#trotzkisme

  • Une théorie du mouvement révolutionnaire
    https://lundi.am/Une-theorie-du-mouvement-revolutionnaire

    En 1963, Socialisme ou Barbarie (SouB), se scinde en deux. Né au sein de la IVe Internationale, il avait rompu avec celle-ci en 1949, sur base d’un désaccord centré sur la nature du stalinisme et de l’URSS. Lors de la scission de 1963, une partie des membres, regroupés au sein de la Tendance, font leurs le renouvellement théorique avancé par Cornélius Castoriadis (1922-1997), l’un des fondateurs de SouB. Ils gardent le nom de la revue et poursuivent sa publication jusqu’en 1965. Deux ans plus tard, le groupe s’auto-dissout. Les membres qui, eux, refusent cette orientation, l’Anti-tendance, et dont la plupart sont en charge de la publication du bulletin mensuel de SouB, Pouvoir Ouvrier (PO), adopte le nom du bulletin, qu’ils continueront à publier jusqu’en octobre 1969.
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    La question des antagonismes sociaux

    Un demi-siècle après la scission de SouB, la figure du prolétariat comme agent de la révolution a pratiquement disparue. Mais, c’est peut-être moins à sa disparition à laquelle nous assistons qu’à son reclassement implicite dans d’autres figures (femmes, immigrés, etc.). Quoi qu’il en soit, la haine de classes – principalement celle de l’élite pour le « peuple » –, elle, est loin d’avoir été soldée. Demeure également le questionnement sur la représentativité du conflit.
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    Mort et dépassement de la politique

    La mort diagnostiquée de la politique et de ses institutions, ainsi que des formes traditionnelles du mouvement ouvrier, n’empêche pas celles-ci d’opérer et d’avoir des effets. Et de ne plus en finir de mourir. L’enjeu est dès lors d’inventer de nouvelles formes et organisations de faire la politique, qui soient réellement révolutionnaires. À l’encontre de Véga affirmant que « l’organisation d’avant-garde ne peut pas être une préfiguration de la société socialiste », Castoriadis écrivait déjà dans Le mouvement révolutionnaire sous le capitalisme moderne : « Le mouvement révolutionnaire doit donc cesser d’être une organisation de spécialistes. Il doit devenir le lieu – le seul dans la société actuelle, en dehors de l’entreprise – où un nombre croissant d’individus réapprennent la vraie vie collective, gèrent leurs propres affaires, se réalisent et se développent en travaillant pour un projet commun dans la reconnaissance réciproque ».
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    Les relations en sont sein étaient prises, selon Debord, dans un « rapport enseignants-élèves », marqué par quelques vedettes et les entraves implicites à la participation de tous. Bref, la volonté de non-spécialisation, d’exercer une activité totale, venait buter sur le manque de mise en œuvre de la critique de la vie quotidienne. Or, sans celle-ci, « l’organisation révolutionnaire est un milieu séparé » . Toujours est-il que l’IS ne fut pas plus capable que SouB de développer (dans la durée) des relations libres et égalitaires, qui préfigurent la société émancipée. L’objectif reste cependant toujours aussi pertinent.
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    Plus près de nous, si l’incapacité (jusqu’à présent) des « gilets jaunes » à se définir autrement que négativement, a souvent été présentée avantageusement comme un « refus d’étiquettes », elle témoigne surtout d’un défaut de positionnement autonome .

    Enfin, les conséquences et leçons tirées de la prétendue mort de la politique interrogent.
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    Conclusions
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    L’élaboration théorique de SouB demeure une source importante et stratégique pour penser les luttes ici et maintenant. Ce qui s’y est joué soulève une série de problèmes, sur lesquels continuent de buter les groupes, qui n’ont pas renoncé à poser la question de la vie quotidienne dans cette société : comment, justement, faire groupe, créer des formes de luttes renouvelées, doublement fixées sur l’autonomie et sur les luttes, lier théorie et pratique, etc. ?

    #gauche #théorie_politique #trotzkisme #marxisme #occupy #socialisme_ou_barbarie #révolution #histoire #mouvements_sociaux #internationale_situationniste

  • Lu Xun and Leon Trotsky
    http://www.historicalmaterialism.org/book-review/lu-xun-and-leon-trotsky

    Review of Lu Xun and Trotsky: ‘Literature and Revolution’ in China by Nagahori Yūzō

    Gregor Benton

    School of History, Archaeology and Religion, Cardiff University

    Benton@cardiff.ac.uk

    Abstract

    Lu Xun was a giant of modern Chinese literature and a fellow-traveller of the Chinese Communists, to whom he saw no alternative at a time of rampant fascism and the threat of war. However, he was also an admirer of Trotsky, although this fact has been expertly hidden from sight for decades by the Chinese state. Nagahori Yūzō tells the story of Lu Xun’s thoughts about Trotsky, in a book translated into Chinese and published in Taiwan. This article is a review of Nagahori’s book.

    Keywords

    Lu Xun – Trotsky – Mao Zedong – Literature and Revolution – Chinese Trotskyism

    Nagahori Yūzō {長堀祐造}, (2011) Ro Jin to Torotsukī: Chūgoku ni okeru ‘Bungaku to kakumei’ {魯迅とトロツキー: 中国における‘文学と革命’} [Lu Xun and Trotsky: Literature and Revolution in China], Tokyo: Heibon sha,

    Nagahori Yūzō {長堀祐造}, (2015) Lu Xun yu Tuoluociji: ‘Wenxue yu geming’ zai Zhongguo {鲁迅與托洛茨基:‘文學與革命’ 在中國} [Lu Xun and Trotsky: Literature and Revolution in China], translated by Wang Junwen {王俊文}, Taibei: Renjian chuban she.

    #Chine #communisme #trotzkisme #Lu_Xun #histoire #politique #littérature