• Millions predicted to develop tuberculosis as result of #Covid-19 lockdown | Global development | The Guardian
    https://www.theguardian.com/global-development/2020/may/06/millions-develop-tuberculosis-tb-covid-19-lockdown

    “I have to say we look from the TB community in a sort of puzzled way because TB has been around for thousands of years,” Ditiu said. “For 100 years we have had a vaccine and we have two or three potential vaccines in the pipeline. We need around half a billion [people] to get the vaccine by 2027 and we look in amazement on a disease that … is 120 days old and it has 100 vaccine candidates in the pipeline. So I think this world, sorry for my French, is really fucked up,” she said.

    #tuberculose

  • Cure de silence
    Par Guillaume Lachenal
    https://www.liberation.fr/debats/2020/03/17/cure-de-silence_1782096

    Quelqu’un a déjà dû faire la remarque, mais la première chose qu’il aurait fallu fermer, à part les frontières, les écoles et les boîtes de nuit, ce sont nos bouches. Il aurait fallu ajouter un autre pictogramme sur les affiches : se laver les mains, tousser dans son coude, et tourner sept fois sa langue avant de parler. On aurait à peu près tous gagné à se taire, à ne pas épaissir l’archive future des pronostics ratés : la petite grippe, la Chine si lointaine, l’Italie si proche, la bise héroïque, #Jesuisenterrasse. L’histoire est un immense bavardage, la bêtise est démocratique et la stochastique de l’épidémie nous offre à tous, experts ou profanes, une chance égale de voir juste avant tout le monde ou d’avoir tort pour l’éternité. Le coronavirus joue aux quilles avec les petits et grands de ce monde, et l’ensorcellement est complet, puisqu’on ne peut plus parler que de lui et qu’on est à peu près sûr de se tromper.

    #Guillaume_Lachenal #épidémie #covid19 #Tuberculose

  • Migrants en Libye, les oubliés de l’exil

    Venus le plus souvent d’Érythrée, les migrants sont détenus dans des conditions lamentables, et souvent les victimes de milices qui les torturent et les rançonnent. Les Nations unies et l’Union européenne préfèrent détourner le regard. Témoignages.

    L’odeur d’excréments s’accentue à mesure que nous approchons de l’entrepôt qui constitue le bâtiment principal du centre de détention de #Dhar-El-Djebel, dans les montagnes du #djebel_Nefoussa. Un problème de plomberie, précise le directeur, confus.

    Il ouvre le portail métallique du hangar en béton, qui abrite environ 500 détenus, presque tous érythréens. Les demandeurs d’asile reposent sur des matelas gris à même le sol. Au bout d’une allée ouverte entre les matelas, des hommes font la queue pour uriner dans l’un des onze seaux prévus à cet effet.

    Personne dans cette pièce, m’avait expliqué un détenu lors de ma première visite en mai 2019, n’a vu la lumière du jour depuis septembre 2018, quand un millier de migrants détenus à Tripoli ont été évacués ici. #Zintan, la ville la plus proche, est éloignée des combats de la capitale libyenne, mais aussi des yeux des agences internationales. Les migrants disent avoir été oubliés.

    En Libye, quelque 5 000 migrants sont toujours détenus pour une durée indéterminée dans une dizaine de #centres_de_détention principaux, officiellement gérés par la #Direction_pour_combattre_la_migration_illégale (#Directorate_for_Combatting_Illegal_Migration, #DCIM) du gouvernement d’entente nationale (#GEN) reconnu internationalement. En réalité, depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye ne dispose pas d’un gouvernement stable, et ces centres sont souvent contrôlés par des #milices. En l’absence d’un gouvernement fonctionnel, les migrants en Libye sont régulièrement kidnappés, réduits en esclavage et torturés contre rançon.

    L’Europe finance les garde-côtes

    Depuis 2017, l’Union européenne (UE) finance les #garde-côtes_libyens pour empêcher les migrants d’atteindre les côtes européennes. Des forces libyennes, certaines équipées et entraînées par l’UE, capturent et enferment ainsi des migrants dans des centres de détention, dont certains se trouvent dans des zones de guerre, ou sont gardés par des milices connues pour vendre les migrants à des trafiquants.

    Contrairement à d’autres centres de détention que j’ai visités en Libye, celui de Dhar-El-Djebel ne ressemble pas à une prison. Avant 2011, cet ensemble de bâtiments en pleine campagne était, selon les termes officiels, un centre d’entraînement pour « les bourgeons, les lionceaux et les avant-bras du Grand Libérateur » — les enfants à qui l’on enseignait le Livre vert de Kadhafi. Quand le GEN, basé à Tripoli, a été formé en 2016, le centre a été placé sous l’autorité du DCIM.

    En avril, Médecins sans frontières (MSF) pour lequel je travaillais a commencé à faire des consultations à Dhar-El-Djebel. Le centre retenait alors 700 migrants. La plupart étaient enregistrés comme demandeurs d’asile par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), mais selon la loi libyenne, ce sont des migrants « illégaux » et ils peuvent être détenus pour une durée indéterminée.

    N’ayant que peu d’espoir de sortir, plusieurs ont tenté de se suicider au contact de fils électriques. D’autres avaient placé leur foi en Dieu, mais aussi dans les réseaux sociaux et leurs talents de bricoleurs. La plupart des détenus érythréens sont chrétiens : sur le mur face à la porte, ils ont construit une église orthodoxe abyssine au moyen de cartons colorés de nourriture et de matelas verts du HCR, avec des croix en cire de bougie. Sur d’autres matelas, ils ont écrit, avec du concentré de tomates et du piment rouge, des slogans tels que « Nous sommes victimes du HCR en Libye ». Avec leurs smartphones, ils ont posté des photos sur les réseaux sociaux, posant avec les bras croisés pour montrer qu’ils étaient prisonniers.

    Leurs efforts avaient attiré l’attention. Le 3 juin, le HCR évacuait 96 demandeurs d’asile à Tripoli. Une semaine plus tard, l’entrepôt bondé dans lequel j’avais d’abord rencontré les migrants était enfin vidé. Mais 450 Érythréens restaient enfermés dans le centre, entassés dans d’autres bâtiments, à plus de vingt dans une vingtaine de cellules, bien que de nombreux détenus préfèrent dormir dans les cours, sous des tentes de fortune faites de couvertures.

    « Ils nous appellent Dollars et Euros »

    La plupart des Érythréens de Dhar-El-Djebel racontent une histoire proche : avant d’être piégés dans le système de détention libyen, ils ont fui la dictature érythréenne, où le service militaire est obligatoire et tout aussi arbitraire. En 2017, Gebray, âgé d’un peu plus de 30 ans, a laissé sa femme et son fils dans un camp de réfugiés en Éthiopie et payé des passeurs 1 600 dollars (1 443 euros) pour traverser le désert soudanais vers la Libye avec des dizaines d’autres migrants. Mais les passeurs les ont vendus à des trafiquants libyens qui les ont détenus et torturés à l’électricité jusqu’à ce qu’ils téléphonent à leurs proches pour leur demander une #rançon. Après 10 mois en prison, la famille de Gebray avait envoyé près de 10 000 dollars (9 000 euros) pour sa libération : « Ma mère et mes sœurs ont dû vendre leurs bijoux. Je dois maintenant les rembourser. C’est très dur de parler de ça ».

    Les migrants érythréens sont particulièrement ciblés, car beaucoup de trafiquants libyens croient qu’ils peuvent compter sur l’aide d’une riche diaspora en Europe et en Amérique du Nord. « Nous sommes les plus pauvres, mais les Libyens pensent que nous sommes riches. Ils nous appellent Dollars et Euros », me raconte un autre migrant.

    Après avoir survécu à la #torture, beaucoup comme Gebray ont de nouveau payé pour traverser la mer, mais ont été interceptés par les garde-côtes libyens et enfermés en centre de détention. Certains compagnons de cellule de Gebray ont été détenus depuis plus de deux ans dans cinq centres successifs. Alors que la traversée de la Méditerranée devenait plus risquée, certains se sont rendus d’eux-mêmes dans des centres de détention dans l’espoir d’y être enregistrés par le HCR.

    Les ravages de la tuberculose

    Dans l’entrepôt de Dhar-El-Djebel, Gebray a retrouvé un ancien camarade d’école, Habtom, qui est devenu dentiste. Grâce à ses connaissances médicales, Habtom s’est rendu compte qu’il avait la tuberculose. Après quatre mois à tousser, il a été transféré de l’entrepôt dans un plus petit bâtiment pour les Érythréens les plus malades. Gebray, qui explique qu’à ce moment-là, il ne pouvait « plus marcher, même pour aller aux toilettes », l’y a rapidement suivi. Quand j’ai visité la « maison des malades », quelque 90 Érythréens, la plupart suspectés d’avoir la tuberculose, y étaient confinés et ne recevaient aucun traitement adapté.

    Autrefois peu répandue en Libye, la tuberculose s’est rapidement propagée parmi les migrants dans les prisons bondées. Tandis que je parlais à Gebray, il m’a conseillé de mettre un masque : « J’ai dormi et mangé avec des tuberculeux, y compris Habtom ».

    Habtom est mort en décembre 2018. « Si j’ai la chance d’arriver en Europe, j’aiderai sa famille, c’est mon devoir », promet Gebray. De septembre 2018 à mai 2019, au moins 22 détenus de Dhar-El-Djebel sont morts, principalement de la tuberculose. Des médecins étaient pourtant présents dans le centre de détention, certains de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), et d’autres d’#International_Medical_Corps (#IMC), une ONG américaine financée par le HCR et l’UE. Selon un responsable libyen, « nous les avons suppliés d’envoyer des détenus à l’hôpital, mais ils ont dit qu’ils n’avaient pas de budget pour ça ». Les transferts à l’hôpital ont été rares. En revanche, une quarantaine des détenus les plus malades, la plupart chrétiens, ont été transférés dans un autre centre de détention à Gharyan, plus proche d’un cimetière chrétien. « Ils ont été envoyés à Gharyan pour mourir », explique Gebray. Huit d’entre eux sont morts entre janvier et mai.

    Contrairement à Dhar-El-Djebel, #Gharyan ressemble à un centre de détention : une série de containers entourés de hauts grillages métalliques. Yemane a été transféré ici en janvier : « Le directeur de Dhar-El-Djebel et le personnel d’IMC nous ont dit qu’ils allaient nous conduire à l’hôpital à Tripoli. Ils n’ont pas parlé de Gharyan... Quand on est arrivés, on a été immédiatement enfermés dans un container ».
    Des migrants vendus et torturés

    Selon Yemane, une femme a tenté de se pendre quand elle a compris qu’elle était à Gharyan, et non dans un hôpital, comme le leur avaient promis les médecins d’IMC. Beaucoup gardaient de mauvais souvenirs de Gharyan : en 2018, des hommes armés masqués y ont kidnappé quelque 150 migrants détenus dans le centre et les ont vendus à des centres de torture. Le centre a alors brièvement fermé, puis rouvert, avec à sa tête un nouveau directeur, qui m’a expliqué que des trafiquants l’appelaient régulièrement pour tenter de lui acheter des migrants détenus.

    En avril 2019, des forces de Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est de la Libye, ont lancé une offensive contre les forces pro-GEN à Tripoli et se sont emparées de Gharyan. Les troupes d’Haftar se sont installées à proximité du centre de détention et les avions du GEN ont régulièrement bombardé la zone. Effrayés par les frappes aériennes autant que par les migrants tuberculeux, les gardes ont déserté. Chaque fois que je me suis rendu sur place, nous sommes allés chercher le directeur dans sa maison en ville, puis l’avons conduit jusqu’au portail du centre, où il appelait un migrant pour qu’il lui ouvre. Les détenus lui avaient demandé un cadenas pour pouvoir s’enfermer et se protéger des incursions. De fait, des forces pro-Haftar venaient demander aux migrants de travailler pour eux. Yemane indique qu’un jour, ils ont enlevé quinze hommes, dont on est sans nouvelles.

    MSF a demandé au HCR d’évacuer les détenus de Gharyan. L’agence de l’ONU a d’abord nié que Gharyan était en zone de guerre, avant de l’admettre et de suggérer le transfert des détenus au centre de détention #Al-Nasr, à #Zawiya, à l’ouest de Tripoli. Pourtant, le Conseil de sécurité de l’ONU a accusé les forces qui contrôlent ce centre de trafic de migrants, et placé deux de leurs dirigeants sous sanctions.

    « Si vous êtes malades, vous devez mourir ! »

    Les détenus étaient toujours à Gharyan quand, le 26 juin, les forces du GEN ont repris la zone. Le jour suivant, ils ont forcé le portail du centre de détention avec une voiture et demandé aux migrants de se battre à leurs côtés. Les détenus effrayés ont montré leurs médicaments contre la tuberculose en répétant des mots d’arabe que des employés du HCR leur avaient appris − kaha (#toux) et darn (#tuberculose). Les miliciens sont repartis, l’un d’eux lançant aux migrants : « Si vous êtes malades, on reviendra vous tuer. Vous devez mourir ! ».

    Le 4 juillet, le HCR a enfin évacué les détenus restants vers Tripoli. L’agence a donné à chacun d’eux 450 dinars (100 euros) pour qu’ils subvenir à leurs besoins dans une ville qu’ils ne connaissaient pas. L’abri où ils étaient censés loger s’avérant trop coûteux, ils ont déménagé vers un endroit moins cher, jadis une bergerie. « Le HCR dit qu’on sera en sécurité dans cette ville, mais pour nous, la Libye n’offre ni liberté ni sécurité », explique Yemane.

    La plupart des 29 migrants évacués de Gharyan sont maintenant bloqués, et en danger, dans les rues de Tripoli, mais espèrent toujours obtenir l’asile en dehors de Libye. Les combats se poursuivant à Tripoli, des miliciens ont proposé à Yemane de s’enrôler pour 1 000 dollars (901 euros) par mois. « J’ai vu beaucoup de migrants qui ont été recrutés ainsi, puis blessés », m’a-t-il raconté récemment sur WhatsApp. Deux de ses colocataires ont été à nouveau emprisonnés par des milices, qui leur ont demandé 200 dollars (180 euros) chacun.

    Les migrants de Gharyan ont si peur dans les rues de Tripoli qu’ils ont demandé à retourner en détention ; l’un d’entre eux est même parvenu à entrer dans le centre de détention d’Abou Salim. Nombre d’entre eux ont la tuberculose. Fin octobre, Yemane lui-même a découvert qu’il en était porteur, mais n’a pas encore de traitement.
    « Ils nous ont donné de faux espoirs »

    Contrairement à Gharyan, Dhar-El-Djebel est loin des combats. Mais depuis avril, des migrants détenus à Tripoli refusent d’y être transférés car ils craignent d’être oubliés dans le djebel Nefoussa. Selon un responsable de la zone, « notre seul problème ici, c’est que le HCR ne fait pas son travail. Cela fait deux ans qu’ils font de fausses promesses à ces gens ». La plupart des détenus de Dhar-El-Djebel ont été enregistrés comme demandeurs d’asile par le HCR, et espèrent donc être relocalisés dans des pays d’accueil sûr. Gebray a été enregistré en octobre 2018 à Dhar-El-Djebel : « Depuis, je n’ai pas vu le HCR. Ils nous ont donné de faux espoirs en nous disant qu’ils allaient revenir bientôt pour nous interviewer et nous évacuer de Libye ».

    Les 96 Érythréens et Somaliens transférés en juin de Dhar-El-Djebel au « centre de rassemblement et de départ » du HCR à Tripoli étaient convaincus qu’ils feraient partie des chanceux prioritaires pour une évacuation vers l’Europe ou l’Amérique du Nord. Mais en octobre, le HCR aurait rejeté une soixantaine d’entre eux, dont 23 femmes et 6 enfants. Ils n’ont plus d’autre choix que de tenter de survivre dans les rues de Tripoli ou d’accepter un « retour volontaire » vers les pays dont ils ont fui la violence.

    Le rapport de la visite de l’ONU à Dhar-El-Djebel en juin, durant ce même transfert, avait prévenu que « le nombre de personnes que le HCR sera en mesure d’évacuer sera très faible par rapport à la population restante [à Dhar-El-Djebel] en raison du nombre de places limité offert la communauté internationale ».

    De fait, le HCR a enregistré près de 60 000 demandeurs d’asile en Libye, mais n’a pu en évacuer qu’environ 2 000 par an. La capacité de l’agence à évacuer des demandeurs d’asile de Libye dépend des offres des pays d’accueil, principalement européens. Les plus ouverts n’accueillent chaque année que quelques centaines des réfugiés bloqués en Libye. Les détenus de Dhar-El-Djebel le savent. Lors d’une de leurs manifestations, leurs slogans écrits à la sauce tomate visaient directement l’Europe : « Nous condamnons la politique de l’UE envers les réfugiés innocents détenus en Libye ».

    « L’Europe dit qu’elle nous renvoie en Libye pour notre propre sécurité, explique Gebray. Pourquoi ne nous laissent-ils pas mourir en mer, sans souffrance ? Cela vaut mieux que de nous laisser dépérir ici ».

    https://orientxxi.info/magazine/migrants-en-libye-les-oublies-de-l-exil,3460
    #Libye #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_érythréens #santé #maladie #externalisation

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    Et pour la liste de @sinehebdo, deux nouveaux #mots : #Dollars et #Euros

    Les migrants érythréens sont particulièrement ciblés, car beaucoup de trafiquants libyens croient qu’ils peuvent compter sur l’aide d’une riche diaspora en Europe et en Amérique du Nord. « Nous sommes les plus pauvres, mais les Libyens pensent que nous sommes riches. Ils nous appellent Dollars et Euros », me raconte un autre migrant.

    #terminologie #vocabulaire

    • Libye : que se passe-t-il dans le « #centre_d’investigations » de #Tripoli ?

      La semaine dernière, environ 300 migrants interceptés en mer par les garde-côtes libyens ont été transférés dans le centre de #Sharah_Zawiya, au sud de la capitale libyenne. Ouvert depuis au moins un an – avec une fermeture de quelques mois fin 2019 – le lieu est depuis peu contrôlé par le #DCIM et accessible à l’Organisation internationale des migrations (#OIM).

      #Centre_de_détention « caché », #centre_de_transit ou centre « d’investigations » ? Le centre de Sharah Zawiya, dans le sud de Tripoli, est l’objet d’interrogations pour nombre d’observateurs des questions migratoires en Libye.

      Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), contactée par InfoMigrants, le lieu est supposé être un centre de transit : les migrants interceptés en mer sont envoyés dans cette structure afin d’y subir un interrogatoire avant leur transfert vers un centre de détention officiel.

      « Théoriquement, ils [les migrants] ne restent pas plus de 48 heures à Sharah Zawiya », précise l’OIM.

      « Je suis resté au moins trois mois dans ce centre »

      Or plusieurs migrants, avec qui InfoMigrants est en contact et qui sont passés par ce centre, affirment avoir été enfermés plus que deux jours et disent n’avoir jamais été interrogés. « Je suis resté au moins trois mois là-bas l’été dernier, avant de réussir à m’en échapper », indique Ali, un Guinéen de 18 ans qui vit toujours en Libye. « Durant toute cette période, on ne m’a posé aucune question ».

      Ce dernier explique qu’à leur arrivée, les gardiens dépouillent les migrants. « Ils prennent tout ce qu’on a, le plus souvent nos téléphones et de l’argent ». Ibrahim, un Guinéen de 17 ans qui a – lui aussi - réussi à s’échapper du centre ce week-end après avoir été intercepté en mer, raconte la même histoire. « Ils m’ont forcé à leur donner mon téléphone et les 100 euros que j’avais sur moi », soupire-t-il.

      Ali assure également que les Libyens demandent une #rançon pour sortir du centre, avoisinant les 3 000 dinars libyens (environ 1 950 euros). « Un monsieur, un Africain, nous amenait des téléphones pour qu’on contacte nos familles et qu’on leur demande de l’argent. Un autre, un Arabe, récupérait la somme due ». Il détaille également les #coups portés sur les migrants « sans aucune raison » et le #rationnement_de_la_nourriture – « un morceau de pain pour trois personnes le matin, et un plat de pâtes pour six le soir ».

      D’après des informations recueillies et vérifiées par InfoMigrants, le centre est ouvert depuis au moins un an et a fermé quelques mois fin 2019 avant de rouvrir la semaine dernière avec l’arrivée d’environ 300 migrants. Un changement de chefferie à la tête du centre serait à l’origine de cette fermeture temporaire.

      Changement d’organisation ?

      Ce changement de responsable a-t-il été accompagné d’un changement de fonctionnement ? Ali explique qu’il s’est enfui vers le mois d’octobre, après trois mois de détention, avec l’aide de l’ancienne équipe. « Les Libyens qui contrôlaient le centre nous ont dit de partir car un nouveau chef devait arriver. L’ancien et le nouveau responsable n’étaient d’ailleurs pas d’accord entre eux, à tel point que leurs équipes ont tirés les uns sur les autres pendant que nous prenions la fuite ».
      L’OIM signale de son côté n’avoir reçu l’autorisation d’entrer dans le centre que depuis la semaine dernière. « Avant, le lieu était géré par le ministère de l’Intérieur, mais depuis quelques jours c’est le DCIM [le département de lutte contre la migration illégale, NDLR] qui a repris le contrôle », explique l’agence onusienne à InfoMigrants.

      Ibrahim assure, lui, qu’aucune somme d’argent n’a été demandée par les gardiens pour quitter le centre. Les personnes interceptées en mer, mardi 18 février, ont en revanche été transférées samedi vers le centre de détention de #Zaouia, où une rançon de 2 000 dinars (environ 1 300 euros) leur a été réclamée pour pouvoir en sortir.
      Ce genre de centre n’est pas une exception en Libye, prévient une source qui souhaite garder l’anonymat. « Il existe d’autres centres de ce type en Libye où on ne sait pas vraiment ce qu’il s’y passe. Et de toute façon, #centre_d’investigation, de transit ou de détention c’est pareil. Les migrants y sont toujours détenus de manière arbitraire pour une période indéfinie ».

      https://www.infomigrants.net/fr/post/22991/libye-que-se-passe-t-il-dans-le-centre-d-investigations-de-tripoli
      #Zawiya #IOM #détention

  • Tuberculose : l’Inde face au fléau de l’antibiorésistance - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2019/10/26/inde-tuberculose-fleau-antibioresistance

    Le 9 octobre dernier s’ouvrait la conférence internationale du Fonds mondial contre le paludisme, le sida et la tuberculose. On le sait peu, mais c’est aujourd’hui cette dernière qui tue le plus dans le monde. Alors qu’elle concentre 27 % des malades, l’Inde fait face à un phénomène aggravant : la bactérie a muté et résiste aux antibiotiques. Enquête au cœur de cette nouvelle menace à Bombay.

    #santé #antibiotiques #Inde #it_has_begun

  • FDA approves new drug for treatment-resistant forms of tuberculosis that affects the lungs | FDA
    https://www.fda.gov/news-events/press-announcements/fda-approves-new-drug-treatment-resistant-forms-tuberculosis-affects-lungs

    #Pretomanid in combination with bedaquiline and linezolid is approved for treating a limited and specific population of adult patients with extensively drug resistant, treatment-intolerant or nonresponsive multidrug resistant pulmonary TB. Multidrug-resistant TB and extensively drug-resistant TB are difficult to treat due to resistance to available therapies. According to the World Health Organization, in 2016, there were an estimated 490,000 new cases of multidrug-resistant TB worldwide, with a smaller portion of cases of extensively drug-resistant TB.

    [..,]

    The most common adverse reactions observed in patients treated with Pretomanid in combination with bedaquiline and linezolid included damage to the nerves (peripheral neuropathy), acne, anemia, nausea, vomiting, headache, increased liver enzymes (transaminases and gamma-glutamyltransferase), indigestion (dyspepsia), rash, increased pancreatic enzymes (hyperamylasemia), visual impairment, low blood sugar (hypoglycemia), and diarrhea.

    #tuberculose #antibiorésistance

  • Tubercolosi, aids, scabbia: ecco cosa dicono i dati sui migranti “untori”

    L’Inmp pubblica un monitoraggio sulle tre patologie, indicate come legate a un afflusso sempre maggiore di persone straniere nel nostro Paese, confutando l’ipotesi contagio.

    Dopo l’ultima inchiesta della procura di Catania su Medici senza frontiere incentrata sullo smaltimento dei rifiuti provenienti dalle navi che fanno soccorso in mare, si torna a parlare di migranti e malattie. Un legame spesso indagato e smentito da medici e ricercatori. Questa volta a smontare la bufala sui migranti “untori” ci pensa l’Inmp, l’Istituto nazionale per la promozione della salute delle popolazioni Migranti e per il contrasto delle malattie della Povertà. In particolare, l’ente pubblica sul suo sito un monitoraggio sulle tre patologie tubercolosi, Aids/Hiv e scabbia, indicate sempre più come malattie il cui contagio sarebbe causato da un afflusso sempre maggiore di persone straniere nel nostro paese.

    Per quanto riguarda la tubercolosi, spiega l’Inmp i dati del Ministero della Salute indicano come negli ultimi 15 anni il numero di casi è rimasto pressoché costante (circa 4.500 segnalazioni l’anno), a fronte di una lenta e progressiva diminuzione dell’incidenza nella popolazione generale: da 9,5 casi/100.000 abitanti nel 1995 a 7 casi/100.000 nel 2012 e 6,6 casi/100.000 nel 2016. In particolare, il tasso di incidenza (dati 2016) è inferiore a quello della media dei Paesi dell’Unione Europea (11,4) e tra i più bassi tra quelli osservati nell’Europa occidentale (superiore solo a Danimarca, Finlandia e Norvegia), secondo i dati del rapporto “Tuberculosis surveillance and monitoring in Europe 2018 – 2016 data” pubblicato dallo European Centre for Disease Prevention and Control/WHO – Regional Office for Europe.

    L’Istituto analizza separatamente i dati relativi alla popolazione straniera, rilevando un andamento altalenante: un aumento del numero assoluto da 1.652 nel 2003 a 2.310 nel 2012, una diminuzione fino al 2015 e un nuovo incremento nel 2016 (2.419 casi), in prima ipotesi da correlare al picco di arrivi nel nostro Paese osservato in quell’anno (181.436). “Tuttavia, – spiega l’Inmp – quando l’aumento dei casi viene posto in relazione con l’aumento della popolazione straniera in Italia (più che raddoppiata negli ultimi 10 anni), si nota che il tasso diminuisce anche tra gli immigrati, con valori più che dimezzati: da 99,5 per 100.000 nel 2003 a 55,3 per 100.000 nel 2012 e 48,1 per 100.000 nel 2016”. I casi sono aumentati, dunque, solo in numero assoluto e non in proporzione all’aumento del numero degli immigrati (+243% nel 2016). L’Inmp esclude, dunque un allarme per la popolazione italiana. “A tale evidenza si aggiunge la maggiore consapevolezza verso la malattia da parte del servizio sanitario nazionale – spiega l’Istituto, – che si è recentemente dotato di apposite linee guida per il controllo delle malattie alle frontiere e per il controllo della tubercolosi”

    Lo stesso vale per il virus dell’Hiv e per l’Aids. Secondo il rapporto Osservasalute 2017, tra il 2006 e il 2016 sono stati segnalati circa 35.000 nuovi casi di infezione di HIV tra gli adulti, di cui 9.705 a carico di stranieri. Tra questi ultimi, il numero assoluto delle diagnosi è andato aumentando (tra gli uomini da 322 casi nel 2006 a 676 nel 2016 e tra le donne da 251 a 461 casi), fenomeno questo correlabile sia ad una maggiore copertura del Sistema di sorveglianza sia all’incremento della popolazione straniera in Italia. “Tuttavia, va segnalato che i tassi di incidenza per l’Hiv mostrano una diminuzione tra gli stranieri inizialmente più accentuata, da 51,3 per mille nel 2006 a 27,7 per mille nel 2011. Poi più graduale, fino a un lieve incremento nel 2016 (28,5 per 100.000). Tale ultimo dato potrà essere meglio interpretato solo con un’osservazione dei trend nei prossimi anni – spiega l’Istituto, ipotizzando anche che questo possa essere legato all’emersione del fenomeno dovuta a un maggior ricorso allo screening per Hiv da parte degli operatori sanitari, più che di una ripresa dell’infezione tra i migranti. A ciò si aggiunge un decremento, negli stessi anni e tra gli stranieri, dei tassi di incidenza di Aids (malattia conclamata), probabilmente grazie all’aumentata disponibilità della terapia antiretrovirale così come alla maggiore opportunità di accesso ai servizi specialistici.

    Infine, per la scabbia l’Istituto sottolinea che si tratta di una patologia “effettivamente diffusa tra i migranti allo sbarco, come conseguenza delle condizioni di scarsa igiene e promiscuità subite nei centri di raccolta nei Paesi di partenza e transito e durante la traversata”. Dai dati raccolti dal team specialistico dell’INMP negli hotspot di Lampedusa e Trapani-Milo nel 2015-2016, su 6.188 persone visitate, il 58 per cento ha ricevuto una diagnosi di scabbia. “Tuttavia, nonostante l’elevato riscontro della diagnosi, non sono stati registrati casi di contagio tra gli operatori sanitari e, più in generale, a seguito di tutti gli sbarchi in Italia, non sono mai state segnalate epidemie tra gli italiani, a conferma” conclude l’Istituto.

    Sul tema si è espresso anche Roberto Burioni, medico ,accademico, attivo come ricercatore nel campo relativo allo sviluppo di anticorpi monoclonali umani contro agenti infettivi. Sul suo nuovo sito di divulgazione scientifica “Medical facts” parla di una ricerca inglese e danese secondo cui i migranti arrivano sani e si ammalano nei Paesi di arrivo. “I batteri resistenti agli antibiotici non li acquisiscono nei loro Paesi poveri e martoriati, dove soldi per gli antibiotici scarseggiano e le medicine vengono usate con il contagocce – spiega l’articolo a firma Roberto Burioni e Nicasio Mancini. – I batteri resistenti, tenetevi forte, i migranti li contraggono quando sono costretti a vivere, pigiati con altre centinaia di persone, in condizioni inumane in Paesi in cui i batteri resistenti agli antibiotici sono presenti in maniera molto abbondante. Indovinate qual è uno di questi Paesi? Avete indovinato: l’Italia, che non solo è un luogo di primo approdo per i migranti, ma anche un Paese (insieme alla Grecia), che primeggia in Europa per la presenza di questi pericolosissimi batteri resistenti ai farmaci. Dunque, non siamo noi che prendiamo questi pericolosi batteri dagli immigrati (le evidenze di trasmissione alle popolazioni locali sono ancora molto scarse). Ma sono i migranti che li prendono da noi”. Il paradosso – spiega il medico – è che in altri Paesi in Europa, dove il numero di batteri resistenti è molto inferiore al nostro, “sono preoccupati da chi proviene dall’Italia, perché potrebbe diffondere questi batteri – aggiunge il medico. – A proposito, a conferma di quanto emerge dallo studio, questo non vale solo per gli immigrati, vale anche per noi italiani. Ci sono nazioni in cui, se un italiano è ricoverato in ospedale, è tenuto in isolamento (potremmo quasi dire in quarantena), durante il periodo di ricovero, per il timore che possa diffondere i batteri resistenti dove non ci sono”.

    L’articolo di Burioni è stato criticato oggi dal quotidiano La Verità. Nel pezzo di apertura del giornale, dal titolo “Le balle del medico prediletto del Pd: gli italiano infettano gli immigrati”, il direttore Maurizio Belpietro accusa il medico di mistificare i contenuti della ricerca di The Lancet. “A leggere ciò che spiega il sito di Burioni, la ricerca sarebbe definitiva, – scrive Belpietro. – Peccato che già sul sito della rivista si capisca che definitiva non è, ma si tratta di una “scoperta” tutta da valutare, innanzitutto perché, come ammettono gli stessi ricercatori, basata su dati un po’ scarsi e poi perché a influire sulla diffusione dei batteri resistenti agli antibiotici non sono gli italiani, ma le “condizioni di viaggio” dei migranti per arrivare da noi”. Non si è fatta attendere la replica di Burioni che su Twitter ha scritto: “Confermo che il contenuto del nostro articolo su http://www.medicalfacts.it rappresenta una corretta e rigorosissima lettura dell’articolo citato, pubblicato su Lancet Infectious Diseases. La Verità gli fa male lo so; ma i fatti sono fatti e bisogna accettarli anche se sgraditi.

    https://www.cartadiroma.org/news/in-evidenza/tubercolosi-aids-scabbia-ecco-cosa-dicono-i-dati-sui-migranti-untori/amp/?__twitter_impression=true
    #maladies #réfugiés #préjugés #contamination #HIV #sida #scabies #tuberculeuse #asile #migrations #fact-checking

    • #Salvini: «Gli immigrati hanno il record di Tbc e scabbia»

      Il vicepremier e ministro dell’Interno leghista replica alle parole del direttore della Pediatria d’urgenza del policlinico S.Orsola di Bologna che aveva detto: "Le malattie che si pensavano debellate ma che stanno tornando non sono causate dai migranti, come qualcuno vuol far credere, ma dall’aumento della povertà”

      http://www.rainews.it/dl/rainews/articoli/Migranti-Salvini-Hanno-record-di-Tbc-e-scabbia-piu-poveri-della-media-4d674e

    • The myth that migrants spread diseases

      ‘Very low risk’ of infectious diseases being transferred from migrant population to host population in WHO European region.

      Myths that migrants spread diseases or that migration is bad for public health were dismissed recently at a special seminar at the graduate entry medical school in the University of Limerick.

      Migration and the health of refugees and migrants in particular is one of a number of issues in health where the truth is in danger of being eroded by myths and falsehoods.

      In an effort to address this the World Health Organisation (WHO) has published a new report on the health of refugees and migrants in the WHO European Region, which was launched at the special in Limerick.

      With the strapline No Public Health Without Refugee and Migrant Health, this is the first WHO report of its kind which sets out to establish the evidence and counter the many damaging myths around migrant health.

      Writing in the foreword to the report, Zsuzsanna Jakab, WHO regional director for Europe, said, refugees and migrants enjoyed the same human right to health as everyone else.

      “One key priority is enhancing social protection for refugees and migrants, including developing sustainable financial mechanisms, both nationally and internationally, to provide for universal health coverage and social protection.

      “Another key priority is reducing the xenophobia, discrimination and stigma often experienced by refugees and migrants through actions such as advocacy and evidence-informed communication with both refugee and migrant communities and host populations.”

      Misinformation surrounding migrant health can fuel stigma, allow dangerous myths to circulate unchallenged and make migrants fearful of accessing vital healthcare services.

      According to the WHO, “almost one in 10 people in the WHO European region is currently an international migrant”.

      “Finding work is a major reason why people migrate internationally, although violence, conflict, natural disasters and human rights abuses are also contributors. Migration and displacement are social determinants of health affecting the health of refugees and migrants.”
      Universal approach

      The WHO seminar in UL on refugee and migrant health was part of a series of events that took place in cities across Europe, including, Athens, Rome, Moscow, Ankara and London, and it was attended by Dr Santino Severoni of the division of policy and governance for health and wellbeing, WHO regional office for Europe.

      Speaking to the Irish Times, Dr Severoni, who oversaw the report, underlined the importance of a universal approach to public health, which he said meant ensuring access to healthcare for all regardless of ethnicity or nationality.

      Dr Severoni said there was a need to strengthen and accelerate investment in research into the public health aspect of migration, and that migration health must be discussed and considered in all aspects of population health.

      Commenting on myths surrounding migrant health, Dr Severoni said there was a lot of confusion and misinformation even among healthcare workers and policy-makers in the healthcare sector which needed to be addressed.

      “There are a number of misinformation or gaps in terms of evidence which are extremely dangerous because they can produce a stigma,” he said.

      One of the biggest myths that has been busted by the WHO report is around fears that migrants bring infectious diseases to host populations. According to the WHO report, the evidence suggests that there is “very low risk” of infectious diseases being transferred from the refugee and migrant population to the host population in the WHO European region.

      In relation to specific diseases, the WHO report found that for HIV, for example, “there is growing evidence to suggest that a significant proportion of refugees and migrants who are HIV positive, including those who originate from countries of high HIV prevalence, acquire infection after they have arrived in the region”.

      The report also points out that in Europe refugees and migrants are more likely to be diagnosed at a later stage of their HIV infection. The reasons for this include “stigma and discrimination; migrant status and fear of administrative consequences; gaps in HIV testing services among refugees and migrants; and barriers to uptake and lack of understanding of service availability”.

      Furthermore, the report highlights that the process of migration itself can “create additional vulnerable situations where infections can occur, such as exposure to sexual violence (with potential for transmission of sexually transmitted infections), substance abuse and secondary risk-taking behaviours linked to poverty, isolation and marginalisation”.
      Perilous journeys

      Commenting, Dr Severoni said one of the biggest myths around refugee and migrant health was the direct link made by too many between migrants and the spread of infectious disease. “The spreading of infectious diseases is related to certain exposure to risk and behaviour which is exactly the same for any person in our society.”

      Dr Severoni added that while the perilous journeys migrants were forced to make may increase their risk of contracting disease, for example, if they don’t have access to clean water, there was also a myth that once they arrive they are at risk of infecting the host population, and this, he said, was also untrue.

      A further myth busted by the WHO report was that the spread of disease only moves from south to north. Dr Severoni said the reality was that anyone travelling to a tropical country was at risk of contracting a tropical disease.

      In relation to non-communicable or chronic disease, the WHO found that on arrival refugees and migrants appear to be healthier and have lower prevalence rates for many non-communicable diseases compared with the host population.

      However, “prevalence rates, especially for obesity, begin to converge with longer duration of stay”, says the report.

      Dr Severoni explained that once they arrive in the host country migrants are two to three times more likely to contract a non-communicable disease compared to the resident population.

      Therefore, Dr Severoni said it was vital to ensure that the entire population including migrants and refugees had access to preventative medicine, and that a universal healthcare system was in place.

      However, he said it was important not to generalise for all non-communicable diseases as, for example, the evidence shows that while there is a reduced incidence of most cancers among migrants, this was not true for cervical cancer which is higher in migrant women, mainly due to a lack of access to screening and vaccination.
      Difficulties

      Participants at the Limerick conference on refugee and migrant health included Alphonse Basogomba. Originally from Burundi, Mr Basogomba arrived in Ireland in 2004, and spent 11 years in direct provision in Limerick. While he said he did not have personal experience of difficulties accessing healthcare, he was aware of those that did.

      Mr Basogomba said some refugees and migrants were afraid of accessing healthcare when they became unwell in the host country due to the real fear that being sick would affect their application or legal status. Unfortunately, he said that for some, the fear was so great that they did not access healthcare until it is was too late.

      “Some people fear that if they find I have this disease I won’t get my status so they hold on until it is too late.”

      Mr Basogomba also said that language difficulties and culture differences added a further layer of complexity, and acted as additional barriers for refugees accessing healthcare.

      Prof Anne McFarlane, chair of primary care healthcare research at the graduate entry medical school in the University of Limerick (UL) , is one of Ireland’s foremost experts in migrant and refugee health.

      It is testament to Prof McFarlane’s pioneering work involving migrants in health research and policy that the public and patient involvement research unit at the graduate entry medical school in the UL which she established has been designated by the WHO as one of just five collaborating centres for migrants’ involvement in health research.

      Prof McFarlane’s particular area of expertise is around the language barriers that migrants face in their host countries.

      “At the moment people are relying on family members or friends or just broken English. Language differences are cited as a barrier to healthcare across countries, healthcare systems and over time. This is a persistent problem, but it can be addressed.
      Consultations

      “We need to advocate for migrants’ basic right to have access to healthcare – the right to a communication flow in their healthcare consultations. We need to disrupt the status quo and implement trained and accredited interpreters in our healthcare system.

      “This status quo compromises healthcare in all consultations, creates clinical risks and will certainly undermine management of infectious disease and non-communicable diseases which refugees and migrants are at risk of.”

      Prof McFarlane said migration was “a global phenomenon” that was not going to go away.

      “Irish people will be familiar with migration for many of their family histories. What changes are the patterns of migration. So we do need to understand who is migrating, why are they migrating, where are they migrating from, where they are migrating to, and then it is about understanding the public health implications of that and responding to it because migrants and refugees have a right to health just like anybody else.”

      https://www.irishtimes.com/life-and-style/health-family/the-myth-that-migrants-spread-diseases-1.3913342

  • Opinion | We Know How to Conquer Tuberculosis - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/09/26/opinion/we-know-how-to-conquer-tuberculosis.html

    And so, tuberculosis remains the world’s leading infectious disease killer, by far. It infects some 10 million people around the world every year, killing roughly 1.5 million. That’s some 4,000 deaths per day. By comparison, Ebola killed four people in 2017. America’s opioid epidemic kills about 115 people a day.

    Still, tuberculosis is rarely the stuff of headlines. It’s ancient. It normally affects only the poorest people in the poorest countries. And when it does spread through wealthier areas, it’s generally curable with antibiotics. But a contingent of doctors, scientists and public health officials have spent the past two decades battling a global epidemic of the disease. And on Wednesday, they got their first hearing at the United Nations General Assembly. In a high-level meeting exclusively about tuberculosis control, those experts called on world leaders to devote more attention and far more resources to the disease. Both are urgently needed. Tuberculosis receives significantly less funding than H.I.V. or malaria, even though TB kills more people each year than both of those diseases combined. The World Health Organization estimates a $3.5 billion funding shortfall for TB control efforts, and says that gap could double in five years.

    But policymakers, industry leaders and doctors on the front lines might also consider a change in strategy: Treat tuberculosis outbreaks in poor countries the same way they are treated in rich ones. That is, don’t just treat those who are sick; find and test their household members, neighbors, classmates and colleagues — and then treat the ones who test positive. Give them medications to kill the bacteria before they develop symptoms and before they pass the bacteria on, through their own coughing, to the next victim.

    #Tuberculose #Maladie_des_pauvres

  • https://www.numerama.com/sciences/406043-il-reste-du-dentifrice-au-fond-de-votre-tube-ces-scientifiques-save

    Pour éviter de gaspiller les liquides qui restent coincés dans nos tubes de dentifrice ou de ketchup, des chercheurs ont une solution. L’ajout d’une huile végétale à des emballages en polymère permet à un liquide de ruisseler plus facilement.


    #la_science_à_plein_tube #hara-kiri #tube_digestif

  • Evadé de l’enfer !

    ‘’Halte !’’ Une voix sortie de nulle part dans l‘obscurité de la mer, nous ordonne de nous arrêter. C’est parti pour un deuxième emprisonnement.
    Pourtant, je croyais avoir fini avec les mauvaises surprises et que l’Eldorado me souriait enfin sur les rives libyennes ; point de départ d’un avenir meilleur.
    Hélas ! Non ! Entre #abus_financiers au niveau des postes de contrôle, #séquestrations, #rapts et #raquettes des passeurs et des groupuscules armés, #rétention et #refoulement des migrants, la migration est un véritable #parcours_de_combattants.
    Je m’appelle S. Zoumana, je suis malien issu d’une famille de trois enfants dont je suis le seul garçon. J’ai 18 ans. Il y’a deux ans, j’ai fait le vent du désert sans m’y être préparé.
    En Libye, dans une geôle de centaines de personnes, toutes nationalités africaines confondues, je vois mon #rêve se brisait ; un Paradis perdu. Quatre mois dans ce #taudis, nous sommes nourris qu’une seule fois par jour et dans une insalubre promiscuité, ont suffi pour attraper cette maladie qui me ronge à petit feu et que je combatte chaque jour.
    Nous devions nous évader de cet endroit et quand plus tard, enfin je décidais de rentrer à la maison, le chemin de retour semblait infernal. C’est à la fois aussi indigne que la montée. En voulant juste traverser la zone algérienne pour le #Mali, nous sommes interpellés, persécutés et livrés par la Police algérienne dans les profondeurs du #désert sans aide humanitaire. Dans ces lots de migrants refoulés y regroupent des femmes enceintes, des enfants, des malades physiques et mentaux. Tous à la merci des rebelles sans cœur qui ont barricadé la route avec de nombreuses postes de transit où l’argent, les portables et même les habits sont monnaie de passage. J’étais vraiment mal en point et je ne croyais pas tenir bon jusqu’à Gao.
    Une fois à la Maison du migrant, je fus administré à l’hôpital. Cela fait plus d’un mois que mon corps est persécuté par les aiguilles de piqûres, de transfusion ou de perfusion. Entre multiples analyses, le médecin soupçonne tantôt une #tuberculose dont les tests de crachats démontent, tantôt une #anémie. En vingt jours, j’ai fondu de 10kg. Pour autant les repas sont riches et variés, pour autant la #maladie gagne du terrain. Je perds espoir !
    Par le biais du centre, j’ai pu entrer en contact avec mon père, lui médecin à l’hôpital à Bamako. En commun accord avec le médecin chef de l’hôpital et du CICR, il a sollicité mon #évacuation sur #Bamako, afin que je puisse bénéficier d’un bon suivi médical et du soutien familial. Hélas le périple continue. A ma grande surprise, j’apprends que le CICR ne déploie leur vol sur Bamako que pour des blessés de guerre et vu les conditions d’insécurité l’hôpital ne compte pas mettre en route leur dernière ambulance. Dès lors, avec la dégradation de la route et l’insécurité sur l’axe #Gao-Bamako qui ont occasionné un détour par #Niamey#Ouagadougou#Bamako, la #Maison_du_migrant prévoit au cours de la semaine, avec le suivi d’un médecin de l’hôpital mettre en disposition un véhicule pour mon voyage. Je prie le Bon Dieu que mon corps puisse résister le trajet et qu’enfin je puisse me rétablir à côté de mes aimés.
    Si par malchance tu viens d’un pays où les questions primaires de #santé et d’#éducation sont mal évaluées par les décideurs comment voudriez-vous que l’immigration s’arrête ?
    Comment pouvons-nous ne pas aspirer à une meilleure vie où les conditions d’un avenir meilleur seront garanties ?
    Telles sont les questions que je me pose sur mon lit de souffrance après deux ans de combat.

    S. Zoumana

    #récit #parcours_migratoire #itinéraire_migratoire #migrations #asile #réfugiés #migrants_maliens #Libye #Algérie #santé

    Reçu via la mailing-list de Migreurop, le 24 juillet 2018. Envoyé par Eric Alain Kamdem de la Maison du migrant de Gao.

    @sinehebdo, voici un autre #mot
    « j’ai fait le vent du désert sans m’y être préparé. »
    –-> #faire_le_vent_du_désert
    #terminologie #vocabulaire

  • The ’deconstruction’ of the most ambitious project of the EU, the ’Southern Gas Corridor’

    http://www.balkaneu.com//the-deconstruction-of-the-most-ambitious-project-of-the-eu-the-southern-ga

    There is nothing that will change except from the supplier country, since instead of Russia, Europe will now depend on Azerbaijan... This is supported by a report published by the Bankwatch Network and signed by two executives of the European Investment Bank (EIB).

    And this, at a time when the EU has made efforts at all levels not to depend on Russian gas by launching its new energy plan, and in fact step by step the so-called “Southern Corridor” is being completed for the transfer to Europe of Azeri gas by linking the Caspian resources to Italy. According to the network, in order to implement this planning, European state budget funds of 7 billion euros will be needed.

    #southstream #gaz #gazprom #europe #italie #ukraine #russie #énergie #guerre_du_gaz #tubes

  • Europe and Nord Stream 2

    https://www.cepa.org/europe-and-nord-stream-2

    Myths, Reality, and the Way Forward

    Today, the Center for European Policy Analysis (CEPA) releases a groundbreaking report, Europe and Nord Stream 2: Myths, Reality, and the Way Forward. This comprehensive analysis of Nord Stream 2 considers the commercial and political implications of the project, while offering actionable recommendations for stakeholders on both sides of the Atlantic.

    #nordstream #gaz #gazprom #europe #allemagne #russie #énergie #guerre_du_gaz #tubes

  • En pleine progression, la #tuberculose_multirésistante inquiète - Science - RFI
    http://www.rfi.fr/science/20180324-pleine-progression-tuberculose-multiresistante-inquiete

    Ce samedi 24 janvier a lieu la journée mondiale contre la tuberculose, une maladie qui a quasiment disparu des pays riches mais frappe de plein fouet les pays pauvres. Depuis quelques années, elle est devenue la #maladie_infectieuse la plus meurtrière au monde, devant le sida. 1,7 millions de personnes en sont mortes en 2016, sur 10 millions de patients touchés. Le défi est d’autant plus grand que des formes résistantes de la maladie se répandent et qu’elles sont très difficiles à soigner.

    #santé

  • EU bank courts controversy with €1.5bn gas pipe investment
    https://euobserver.com/energy/140926

    he European Investment Bank (EIB) decided this week to invest €1.5bn in a natural gas pipeline connecting Italy, Greece, and Albania – despite MEPs having requested a vote on such preferential treatment given to fossil-fuel gas projects.

    The bank’s decision has been heavily criticised by environmental groups, who said it was “one of Europe’s largest ever loans to one of the EU’s largest fossil fuel projects”.

    Among the concerns is that the project will increase greenhouse gas emissions, and that the use of gas will be prolonged beyond what some scientists say is the final gas phase-out deadline if Europe is to keep up to its Paris treaty promises.

    The project is called the Trans-Adriatic Pipeline (TAP), and it is part of a larger concept, the Southern Gas Corridor.

    The latest would transport natural gas from Azerbaijan, through Turkey, to Europe. The TAP would be the last leg of the gas route.

    #énergi #gaz #balkans #adriatique #tube #guerre_des-tubes #russie #gazoducs

  • Régulation d’Internet : le Royaume-Uni donne le sourire au principal fournisseur de contenus porno
    https://reflets.info/regulation-dinternet-le-royaume-uni-donne-le-sourire-au-principal-fourniss

    Le débat autour de la protection des mineurs sur Internet, et notamment de l’accès à la pornographie, a refait surface dans les déclarations récentes d’Emmanuel Macron, sans que ce dernier ne précise ce qu’il entendait […]

    #Economie #Technos #Gaytube #Grande-Bretagne #Mind_Geek #Porn #Pornhub #Redtube #Tube8 #Twistys #YourPorn

  • De la viande de vache malade de la tuberculose serait vendue en France RTS - dk - 25 Octobre 2017
    http://www.rts.ch/info/monde/9028073-de-la-viande-de-vache-malade-de-la-tuberculose-serait-vendue-en-france.h

    Des milliers de tonnes de viande de boeuf issue d’animaux malades de la tuberculose seraient mises en vente dans les rayons des supermarchés en France, affirme Le Canard enchaîné mercredi.

    Chaque année, quelque 8000 vaches sont diagnostiquées positives à la tuberculose en France. Or, leur viande serait tout de même mise en vente sous conditions, révèle Le Canard enchaîné. Cela représenterait plus de 3000 tonnes de viande.


    Si les lésions tuberculeuses sont peu répandues, la viande ne présente en effet aucun danger pour la consommation humaine, dans la mesure où les organes infectés par la maladie sont retirés, selon les autorités sanitaires.
    Du boeuf « premier choix »

    « Lorsqu’une lésion a été découverte dans les ganglions lymphatiques d’un seul organe ou d’une seule partie de la carcasse, seul cet organe ou cette partie de la carcasse (...) doit être déclaré impropre à la consommation humaine », note la directive européenne y relative.

    Reste que, selon le journal satirique, rien n’oblige de préciser que cette viande est issue d’une bête malade. Pire, celle-ci serait souvent vendue sous l’appellation « premier choix », la « quasi-totalité » des vaches tuberculeuses étant des races à viande.

    #agriculture #elevage #maladies #viande #tuberculose #Canard_Enchaîné

  • Il y a un besoin urgent de nouveaux #antibiotiques dans le monde - Sciencesetavenir.fr
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/il-y-a-un-besoin-urgent-de-nouveaux-antibiotiques-dans-le-monde_116

    « La résistance aux antimicrobiens est une urgence sanitaire mondiale qui met sérieusement en péril les progrès de la médecine moderne », souligne le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS dans le rapport de l’organisation. Il estime « urgent de multiplier les investissements dans la recherche et le développement pour les infections résistantes aux antibiotiques, y compris la tuberculose ». L’agence de santé des Nations unies a recensé 51 nouveaux produits antibactériens en développement clinique pour traiter les agents pathogènes prioritaires résistants aux antibiotiques, de même que pour la tuberculose et l’infection diarrhéique parfois mortelle due au Clostridium difficile. Mais, parmi tous ces candidats médicaments, « huit seulement » sont des « traitements innovants » susceptibles de valoriser l’actuel arsenal de traitements antibiotiques, déplore l’OMS dans un communiqué.

    L’OMS, qui tire régulièrement la sonnette d’alarme sur l’augmentation de la résistance aux antibiotiques, a publié en février 2017 la liste de douze familles de « superbactéries » contre lesquelles elle juge urgent de développer de nouveaux traitements, en plus de la #tuberculose résistante déjà prioritaire. Le rapport pointe un « grave manque d’options de traitement » pour la tuberculose résistante, qui tue quelque 250.000 personnes par an, ainsi que pour des bactéries, largement résistantes aux médicaments, dont des Acinetobacter et des entérobactéries (telles que Klebsiella et E. coli). Ces dernières peuvent causer des infections graves et souvent mortelles et représentent une menace particulièrement sérieuse, notamment dans les hôpitaux. Il existe également « très peu » de formes orales d’antibiotiques en développement, pourtant « essentielles pour traiter les infections en dehors des hôpitaux ou dans des contextes à ressources limitées ». « La recherche sur la tuberculose est sous-financée », relève pour sa part le Dr Mario Raviglione, directeur du programme global OMS de lutte contre la tuberculose, alors que plus de 800 millions de dollars par an seraient nécessaires pour trouver de nouveaux médicaments.

    ÉPIDÉMIOLOGIE. La prévention et un usage approprié des antibiotiques (pour l’humain et l’animal) font également partie des moyens de lutte contre cette menace, rappelle l’OMS. Les bactéries résistantes aux antibiotiques pourraient tuer jusqu’à 10 millions de personnes par an d’ici 2050, soit autant que le cancer, selon un groupe d’experts internationaux formé en 2014 au Royaume-Uni, et auteur de plusieurs rapports sur le sujet.

  • #Russie : vers un accord pour le deuxième tronçon du gazoduc #TurkStream ? - REGARD SUR L’EST
    http://www.regard-est.com/home/breves.php?idp=1965

    Russie : vers un accord pour le deuxième tronçon du gazoduc TurkStream ?

    Par Céline Bayou (sources : Kommersant, Vedomosti, Anadolu Agency)

    Alors que la pose du premier tronçon du gazoduc TurkStream, qui doit relier le sud de la Russie au nord de la #Turquie en traversant la #mer_Noire, continue de progresser, les négociations sur le second tronçon pourraient se débloquer bientôt.

    Le TurkStream est né sur les décombres du #South_Stream, qui devait déboucher en Bulgarie mais a été abandonné en 2014 du fait du blocage de l’Union européenne pour non-conformité avec la réglementation communautaire. Rebaptisé et redirigé, le gazoduc doit à terme permettre de transporter 31,5 milliards de m3 de gaz russe par an (soit nettement moins que ce que prévoyait le South Stream) grâce à deux tubes. Le premier, d’une capacité de 15,75 milliard de m3, a fait l’objet d’un accord intergouvernemental entre Russie et Turquie en octobre 2016. Le gaz qu’il transportera sera exclusivement destiné au marché turc. Le gazoduc partira d’Anapa, ville russe côtière, traversera la mer Noire sur 900 km, puis aboutira dans la région thrace de Turquie. Depuis juin 2017, plus de 250 km de ce tube sous-marin ont été posés.

    #gaz #guerre_du_gaz #tubes

  • New report reveals that countries are still not tackling tuberculosis, the world’s deadliest infectious disease
    https://msf-access-campaign.prezly.com/new-report-reveals-that-countries-are-still-not-tackling

    ‘Out of Step,’ a report highlighting the need for governments to increase efforts to combat tuberculosis (TB). The report reviews TB policies and practices in 29[1] countries – which account for 82% of the global TB burden – and shows that countries can do much more to prevent, diagnose and treat people affected by TB.

    #rapport #TB #tuberculose #santé #inégalités #MSF #accès_aux_traitements

  • La tuberculose s’installe chez les Inuits Le Devoir - Marco Fortier - 1 er Juillet 2017

    Signe des conditions de vie dignes du tiers-monde dans le Grand Nord québécois, la tuberculose semble s’installer pour de bon — et même gagner du terrain — dans les communautés inuites du Nunavik.
     
    Cette maladie contagieuse, à peu près éradiquée dans les pays occidentaux, continue de progresser depuis six ans dans les villages de la baie d’Ungava et de la baie d’Hudson. Pas moins de 24 cas actifs ont été signalés au Nunavik depuis le début de l’année 2017, qui s’annonce comme une des plus fertiles pour la tuberculose depuis l’éclosion de la maladie en 2011.
     
    La moitié des 14 communautés du Grand Nord québécois ont eu des cas de tuberculose depuis le début de l’année, y compris le village le plus important, Kuujjuaq, où les conditions de vie et les services sont pourtant de meilleure qualité.


    « La situation est préoccupante. Le nombre de cas reste élevé depuis quelques années » , dit la Dre Marie Rochette, spécialiste en santé publique au Nunavik. Entre 27 et 42 cas actifs de tuberculose sont signalés chaque année depuis six ans, à l’exception de l’année 2012, où 75 cas sont survenus.
     
    La progression de la maladie est sans aucun doute attribuable aux conditions de vie au Nunavik, explique la Dre Rochette.
     
    La tuberculose se développe lors de contacts prolongés entre personnes infectées dans un milieu fermé. Or, jusqu’à 46 % des logements sont surpeuplés dans le Grand Nord.

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    La suite : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/502503/la-tuberculose-s-installe-chez-les-inuits

    #Canada #Inuits #tiers-monde #tuberculose #pauvreté #extermination #génocide #détresse #civilisation
     

  • L’OMS dépense plus en voyages que pour lutter contre la malaria et le sida RTS - vtom - 22 Mao 2017
    http://www.rts.ch/info/monde/8642134-l-oms-depense-plus-en-voyages-que-pour-lutter-contre-la-malaria-et-le-si

    L’Organisation mondiale de la santé (#OMS) dépense 200 millions de dollars en voyages par année, révèle lundi l’agence AP. C’est plus que les sommes investies dans la lutte contre le sida et la malaria.
    Vols première classe, déplacements en hélicoptère et hôtels 5 étoiles. Malgré de nouvelles règles, l’OMS rencontre des difficultés pour maîtriser les coûts engendrés par les voyages de ses employés, selon des documents internes obtenus par AP.

    Depuis 2013, l’OMS a dépensé 803 millions de dollars en voyages, soit environ 200 millions par an. Ces frais dépassent les investissements dans ses programmes de lutte contre de grands problèmes de santé publique.

    L’an passé, l’agence a ainsi investi 71 millions de dollars contre le #sida et l’#hépatite, 61 millions contre la #malaria ou encore 59 millions contre la #tuberculose. Le programme contre la #polio se monte lui à 450 millions.
    Pic avec Ebola

    Les frais en voyages ont atteint un pic en 2014 pendant la crise #Ebola, à un total de 234 millions pour les 7000 employés de l’OMS.
    En comparaison, les frais en voyages de Médecins sans frontière, qui compte 37’000 membres et interdit les vols en classe affaires, se sont montés la même année à 43 millions.

    Suite présidentielle à 900 euros la nuit
    En Guinée pour saluer les succès face au virus Ebola, la directrice générale de l’OMS Margaret Chan a récemment séjourné dans la suite présidentielle d’un grand hôtel de Conakry. Prix de la nuit : 900 euros.

    L’agence onusienne a refusé de dire si elle avait payé pour ce séjour, notant que parfois le pays hôte réglait la facture. Pour certains observateurs, ce type de séjour ne donne pas le bon exemple aux 7000 employés de l’organisation.

    Selon l’agence AP, qui cite des documents internes de l’OMS, les voyages de Margaret Chan sont parmi les plus chers de l’organisation. En 2014, ils ont coûté 370’00 dollars.

    Changement de tête à l’OMS
    Ces révélations interviennent alors que s’est ouvert lundi l’Assemblée générale de l’Organisation mondiale de la santé à Genève. Le successeur de Margaret Chan, qui a eu droit à une ovation debout des représentants des Etats membres pour ses 11 ans à la tête de l’OMS, sera connu mardi.

  • Pipelines and Pipedreams : How the EU can support a regional gas hub in the Eastern Mediterranean | European Council on Foreign Relations
    http://www.ecfr.eu/publications/summary/pipelines_and_pipedreams_how_the_eu_can_support_a_regional_gas_hub_in_7276

    Où l’on reparle de la « guerre du gaz » ou « guerre des pipe ».

    Large natural gas discoveries in the eastern Mediterranean have raised hopes that the region could serve EU energy needs, helping it to fulfil its goals of energy diversification, security, and resilience.
    But there are commercial and political hurdles in the way. Cyprusʼs reserves are too small to be commercially viable and Israel needs a critical mass of buyers to begin full-scale production. Regional cooperation – either bilaterally or with Egypt – is the only way the two countries will be able to export.
    Egypt is the only country in the region that could export gas to Europe independently because of the size of its reserves and its existing export infrastructure. But energy sector reforms will be needed to secure investor confidence in this option.
    There are now two options for regional export: to build a pipeline that connects Israel and Cyprus to southern Europe, or to create a network of pipelines into Egypt, from which gas could be liquefied and exported.
    The EU should explore regional prospects by strengthening its energy diplomacy, developing more projects of common interest, working to resolve the Turkey-Cyprus dispute, and incentivising reforms in Egypt.

    #gaz #europe #guerre_du_gaz #russie #europe #tubes #pipelines #pipedreams (nouveau mot-clé)

  • Centre d’actualités de l’ONU - L’#OMS publie une liste de #bactéries contre lesquelles il est urgent d’avoir de nouveaux #antibiotiques
    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=39034

    L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié lundi sa première liste « d’agents pathogènes prioritaires » résistants aux antibiotiques, énumérant les 12 familles de bactéries les plus menaçantes pour la santé humaine.

    Cette liste a été établie pour essayer d’orienter et de promouvoir la recherche-développement de nouveaux antibiotiques, dans le cadre des efforts de l’OMS pour lutter contre la résistance croissante aux antimicrobiens dans le monde.

    Elle met plus particulièrement en avant la menace des bactéries à Gram négatif résistantes à de nombreux antibiotiques. Elles ont des capacités intégrées de trouver de nouveaux moyens de résister aux traitements et peuvent transmettre le matériel génétique permettant à d’autres bactéries de devenir elles aussi résistantes.

    « Cette liste est un nouvel outil pour veiller à ce que la recherche-développement réponde aux besoins urgents de la santé publique », indique le Dr Marie-Paule Kieny, Sous-Directrice générale à l’OMS pour le Groupe Systèmes de santé et innovation. « La résistance aux antibiotiques augmente et nous épuisons rapidement nos options thérapeutiques. Si on laisse faire le marché, les nouveaux antibiotiques dont nous avons le besoin le plus urgent ne seront pas mis au point à temps ».

    La liste de l’OMS comporte trois catégories selon l’urgence du besoin de nouveaux antibiotiques : critique, élevée ou moyenne.

    Le groupe le plus critique comporte des bactéries multirésistantes qui représentent une menace particulière dans les hôpitaux, les maisons de retraite ou pour les patients dont les soins imposent d’utiliser des dispositifs comme des respirateurs ou des cathéters sanguins. Il comporte Acinetobacter, Pseudomonas et diverses entérobactéries (dont Klebsiella, E. coli, Serratia, et Proteus). Elles peuvent provoquer des infections sévères, souvent mortelles, telles que des infections sanguines et des pneumonies.

    Ces bactéries sont devenues résistantes à un grand nombre d’antibiotiques, y compris les carbapénèmes et les céphalosporines de troisième génération, les meilleurs produits disponibles pour traiter les bactéries multirésistantes.

    Le deuxième et le troisième groupe de la liste – les catégories de priorité élevée et moyenne – comportent d’autres bactéries de plus en plus résistantes provoquant des maladies plus courantes telles que la #gonorrhée ou les intoxications alimentaires par les #salmonelles.

    La liste a pour but de pousser les gouvernements à mettre en place des politiques incitant les agences financées par le public comme le secteur privé à investir dans la recherche fondamentale et la recherche développement avancée pour découvrir de nouveaux antibiotiques. Elle donnera des orientations pour les nouvelles initiatives telles que le partenariat mondial pour la recherche développement d’antibiotiques de l’OMS et de la DNDi (WHO/DNDi Global Antibiotic R&D Partnership) qui s’engage dans le développement à but non lucratif de nouveaux antibiotiques.

    La #tuberculose – dont la résistance au traitement traditionnel a augmenté ces dernières années – n’a pas été incluse dans la liste, car le problème est pris en charge par d’autres programmes dédiés. D’autres bactéries qui n’en font pas partie, comme les #streptocoques A et B et les #chlamydias, ont de faibles niveaux de résistance aux traitements existants et ne constituent pas actuellement une menace sérieuse pour la santé publique.

    Liste OMS des agents pathogènes prioritaires pour la recherche-développement de nouveaux antibiotiques :

    Priorité 1 : CRITIQUE

    1. Acinetobacter baumannii, résistance aux carbapénèmes

    2. Pseudomonas aeruginosa, résistance aux carbapénèmes

    3. Enterobacteriaceae, résistance aux carbapénèmes, production de BLSE

    Priorité 2 : ÉLEVÉE

    1. Enterococcus faecium, résistance à la vancomycine

    2. Staphylococcus aureus, résistance à la méthicylline, résistance intermédiaire ou complète à la vancomycine

    3. Helicobacter pylori, résistance à la clarithromycine

    4. Campylobacter spp., résistance aux fluoroquinolones

    5. Salmonellae, résistance aux fluoroquinolones

    6. Neisseria gonorrhoeae, résistance aux céphalosporines, résistance aux fluoroquinolones

    Priorité 3 : MOYENNE

    1. Streptococcus pneumoniae, insensible à la pénicilline

    2. Haemophilus influenzae, résistance à l’ampicilline

    3. Shigella spp., résistance aux fluoroquinolones

    #antibiorésistance

  • #Tuberculose. L’OMS tire la sonnette d’alarme

    Le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publié le 12 octobre, montre que six pays dont l’Inde et la Chine comptent 60 % des nouveaux cas de tuberculose en 2015. Le rapport est particulièrement sévère pour l’Inde, considéré aujourd’hui comme le pays” le plus vulnérable” à la maladie.


    http://www.courrierinternational.com/article/tuberculose-loms-tire-la-sonnette-dalarme
    #santé #infographie #visualisation