• Côte d’Ivoire : plus de 250 migrants rapatriés depuis le Niger et la Libye via des « retours volontaires » - InfoMigrants
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    Côte d’Ivoire : plus de 250 migrants rapatriés depuis le Niger et la Libye via des « retours volontaires »
    Par La rédaction Publié le : 14/08/2026
    À bord de deux vols charters organisés par l’OIM, 254 migrants ont été rapatriés en Côte d’Ivoire les 11 et 13 août 2026. Ils étaient coincés au Niger et en Libye. Jeudi 13 août, 119 migrants – 79 hommes, 18 femmes et 22 mineurs – sont arrivés à l’aéroport d’Abidjan. Ils avaient embarqué quelques heures plus tôt à bord d’un vol charter opéré dans le cadre du programme de « retour volontaire » de l’OIM. Quelques jours plus tôt, le 11 août, un autre vol venant du Niger avait déjà atterri en Côte d’Ivoire. À son bord figuraient 135 ressortissants ivoiriens, dont deux mineurs, selon l’agence ivoirienne de presse (AIP).
    Ils ont été accueillis par le ministre délégué auprès du ministère des Affaires étrangères, Adama Dosso, la Direction générale des Ivoiriens de l’extérieur (DGIE) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), à leur arrivée à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, toujours selon l’AIP. « Les Ivoiriens où qu’ils se trouvent doivent être secourus », a déclaré le ministre. Depuis le début de l’année, plusieurs opérations de « retour volontaire » vers la Côte d’Ivoire ont eu lieu. En mars dernier, 150 personnes – 134 hommes, 13 femmes et 3 enfants – ont été rapatriées du Niger. Et avant cela, d’autres opérations ont précédé. Le 25 février dernier, 145 personnes ont été rapatriées de Tunisie. Et quelques semaines plus tôt, le 9 février, c’est un autre vol venu du Niger qui avait ramené 149 Ivoiriens dans leur pays.
    Une fois rapatriés, les migrants reçoivent une assistance immédiate pour regagner leurs familles, suivie d’un programme de suivi et de réintégration pouvant s’étendre jusqu’à 18 mois. Ensuite, débute la délicate question de la réinsertion. Une étape qui peut s’avérer difficile car certains sont rejetés par leur famille, et d’autres supportent mal l’échec de leur exil. Rencontrée par InfoMigrants à Abidjan en mars 2025, Reine a vécu cette mauvaise expérience. Après 8 ans passés en Tunisie, cette Ivoirienne, mère de trois enfants, n’a reçu que le mépris de sa famille à son retour : « Ça n’a pas été facile. J’ai été rejetée, je n’ai pas eu l’accueil que j’aurais voulu avoir... ». Et « ce n’est pas un cas isolé », rappelait Denise Origlia, cheffe de projet à AVSI en Côte d’Ivoire. « Il y a encore beaucoup de préjugés autour de l’échec de la migration », expliquait-elle. « La migration est vue comme un investissement de la part de la famille, de la communauté [beaucoup de familles pauvres contribuent à payer les passeurs pour le voyage, ndlr]. Donc leur retour au pays, sans résultats, notamment financiers, peut être mal perçu ».
    De manière générale, « les Ivoiriens qui rentrent au pays sont dans un état psychique très compliqué. Beaucoup ont subi des sévices, ont été victimes de traite, ont été réduits en esclavage », détaillait, elle aussi en mars 2025, Stéphane Guéla, chargé du programme réintégration de l’agence onusienne à Abidjan. « Certains ont été vendus, ils sont passés de mains en mains. Ils ne vont pas bien du tout. C’est pour ça que dès leur retour en Côte d’Ivoire, nous faisons intervenir le ’programme de santé mentale’ pour les prendre en charge, au moins sur le court-terme »

    #Covid-19#migrant#migration#libye#niger#cotedivoire#OIM#retourvolontaire#sante#santementale#tunisie

  • CRLDH Tunisie : La lettre du Comité Juillet 2026

    Ce numéro est consacré à la situation de la Tunisie durant le mois de juillet 2026. À travers des analyses, des enquêtes et des chroniques, il revient sur les principaux événements du mois : l’aggravation de la crise politique, économique et sociale, le recul des droits et des libertés, les tensions sociales et leurs conséquences sur la vie quotidienne des Tunisiennes et des Tunisiens.

    Des prisons aux pénuries, des procès politiques aux atteintes contre les médias et la société civile, en passant par les politiques migratoires et les mobilisations citoyennes, ces articles offrent un éclairage sur les défis auxquels le pays est confronté. Ils témoignent également de l’engagement du CRLDHT et de nombreux acteurs de la société civile pour la défense des droits humains, des libertés et de l’État de droit.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/12/crldh-tunisie-la-lettre-du-comite-juillet-2026

    #tunisie

  • Italie : un réseau de passeurs entre l’Algérie, la Sardaigne et la France démantelé - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72956/italie--un-reseau-de-passeurs-entre-lalgerie-la-sardaigne-et-la-france

    Italie : un réseau de passeurs entre l’Algérie, la Sardaigne et la France démantelé
    Par La rédaction Publié le : 07/08/2026
    Les autorités italiennes ont annoncé jeudi 6 août avoir démantelé un réseau de passeurs. Les huit hommes arrêtés sont accusés d’avoir transportés des migrants depuis les côtes algériennes vers l’île italienne de Sardaigne à bord de petits et rapides bateaux à moteur.
    C’est un réseau de passeurs qui opérait sur une route méconnue qui a été démantelé par les autorités italiennes. Jeudi 6 août, la police italienne a annoncé l’arrestation de huit personnes dans le cadre d’une enquête ouverte depuis le mois de février. Tous originaires d’Algérie, ils sont suspectés d’avoir monté un réseau de passeurs opérant entre l’Algérie, l’ile italienne de Sardaigne et la France.
    Selon les éléments de l’enquête, l’homme à la tête du réseau était un demandeur d’asile résidant à Cagliari, la capitale de l’île. « Cet homme aurait géré le recrutement des migrants et des passeurs en Algérie, la collecte de l’argent nécessaire à la traversée et l’organisation des voyages clandestins vers les côtes de la Sardaigne au moyen d’embarcations dangereuses, ainsi que la présumée corruption de membres des autorités locales afin de faciliter les départs », relève la police.
    En six mois d’enquête, les enquêteurs ont pu reconstituer le fonctionnement de ce réseau criminel opérant entre entre El Kala, Cagliari et Marseille dans le sud de la France. Ils ont recensé au moins cinq traversées.Dans le détail, « en Algérie étaient recrutés les migrants, organisés les départs et mise en place la logistique des traversées ». Ensuite, en Sardaigne, « se trouvait la structure chargée de l’accueil, de la préparation de documents contrefaits et du soutien opérationnel aux complices ».La branche marseillaise de l’opération était uniquement financière, indique la police qui, à travers ses investigations, a découvert que « l’un des principaux financiers de l’organisation », opérait dans cette ville du sud de la France.
    Les traversées coutaient environ 2 500 euros par personne et concernaient à chaque fois entre 10 et 12 migrants. Elles étaient effectués à bord de bateaux « Phantom », une référence bien connue de bateau semi-rigide très rapide. Au moins 50 à 60 migrants - principalement des Algériens et Tunisiens - aurait donc rejoint l’Italie via ce réseau, a détaillé la police à l’AFP.
    Une fois en Italie, de faux documents attestant des demandes de protection internationale en cours étaient fabriqués. « En modifiant des documents authentiques et en remplaçant les photographies, le réseau aurait créé de faux documents, vendus environ 150 €, permettant ainsi à des citoyens étrangers de séjourner ou de circuler illégalement dans le pays », commente la police.Selon le communiqué de la police, le groupe criminel prévoyait d’élargir ses activités afin d’ouvrir une « nouvelle route de trafic d’êtres humains, plus rentable », entre l’île tunisienne de La Galite et les côtes sardes, poursuit la même source

    #Covid-19#migrant#migration#italie#algerie#sardaigne#tunisie#migrationirreguliere#trafic#sante

  • Genre et scène électronique tunisienne : sous les basses, les barrières

    Les femmes sont aujourd’hui plus nombreuses sur la scène électronique tunisienne qu’à ses débuts. Pourtant derrière cette évolution, les parcours de trois DJ tunisiennes, Inès Affes, Rym Charfi et Deena Abdelwahed, dessinent d’autres lignes de fracture : précarité, manque d’infrastructures, mobilité entravée et difficulté à se maintenir dans la durée.

    https://medfeminiswiya.net/2026/08/06/genre-et-scene-electronique-tunisienne-sous-les-basses-les-barrieres

    #tunisie

  • Message de Tasnim Kherrigi, fille de Rached Ghannouchi, au nom de sa famille

    Appel Urgent

    Au cours du mois de juillet, mon père a été transféré en urgence à l’hôpital à six reprises depuis la prison où il est détenu, selon notre famille, de manière arbitraire et injuste par les autorités tunisiennes. Son état de santé ne cesse de se dégrader de façon continue et accélérée depuis les deux derniers mois.

    Il y a près de deux semaines, immédiatement après son retour de l’hôpital, alors qu’il rencontrait son avocat, il a perdu connaissance en raison d’une forte poussée de tension artérielle (sa pression aurait atteint 23). Il a alors été transféré une nouvelle fois à l’hôpital (pour la cinquième fois), peu après en être revenu.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/07/tunisie-la-condamnation-danas-hmaidi-consacre-la-mise-au-pas-de-la-justice-et-autres-textes/#comment-75256

    #tunisie

  • Alerte urgente du CRLDHT

    Tunisie : la canicule transforme les prisons en un danger imminent pour la vie des prisonniers. Il faut protéger immédiatement la vie et la santé des personnes détenues en Tunisie

    Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) exprime sa plus profonde inquiétude face aux informations de plus en plus nombreuses, concordantes et alarmantes faisant état d’une dégradation extrêmement grave des conditions de détention dans les prisons tunisiennes, aggravée par la vague de chaleur exceptionnelle qui frappe actuellement le pays.

    Alors que les températures dépassent 50°C dans plusieurs régions, que les pénuries d’eau et les coupures d’électricité affectent durablement l’ensemble du territoire et que les établissements pénitentiaires connaissent une surpopulation chronique, les prisons tunisiennes sont en train de devenir de véritables espaces de souffrance où la santé, l’intégrité physique et parfois la vie même des personnes détenues sont directement menacées.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/07/tunisie-la-condamnation-danas-hmaidi-consacre-la-mise-au-pas-de-la-justice-et-autres-textes/#comment-75193

    #tunisie

  • Vendredi 24 juillet 2026 à 18 h 30
    📍 Fontaine des Innocents
    Place Joachim-du-Bellay, 75001 Paris

    Cinq ans après le coup de force de Kaïs Saïed :
    ne pas oublier la Tunisie, défendre les libertés

    À l’occasion du cinquième anniversaire du coup de force du 25 juillet 2021, le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) organise un rassemblement de protestation et de solidarité au cœur de Paris, afin de dénoncer le démantèlement de la démocratie et l’enracinement du pouvoir personnel et de l’autoritarisme en Tunisie.

    Depuis que Kaïs Saïed s’est arrogé les pleins pouvoirs, a suspendu le Parlement, puis démantelé progressivement les institutions de contrôle et porté atteinte à l’indépendance de la justice, la Tunisie s’est engagée dans une dangereuse régression politique et démocratique, la plus grave depuis la révolution de 2011.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/07/tunisie-la-condamnation-danas-hmaidi-consacre-la-mise-au-pas-de-la-justice-et-autres-textes/#comment-75175

    #tunisie

  • Tunisie : au premier semestre 2026, 3 295 migrants ont bénéficié d’un « retour volontaire » de l’OIM - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72562/tunisie--au-premier-semestre-2026-3-295-migrants-ont-beneficie-dun-ret

    Tunisie : au premier semestre 2026, 3 295 migrants ont bénéficié d’un « retour volontaire » de l’OIM
    Par La rédaction Publié le : 21/07/2026
    Au premier semestre 2026, un total de 3 295 migrants ont bénéficié du programme d’aide au « retour volontaire » et à la réintégration (AVRR) de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Tunisie. Depuis 2023 et la montée des violences en Tunisie à l’encontre des Subsahariens, plus de 20 000 migrants sont rentrés dans leurs pays d’origine.L’Organisation internationale des migrations (OIM) en Tunisie a annoncé, vendredi 17 juillet, avoir assisté 3 295 migrants dans le cadre de son programme d’aide au « retour volontaire » et à la réintégration (ARVR) au cours du premier semestre 2026. Du 1er janvier au 30 juin, des « retours volontaires » ont été organisés vers 32 pays d’origine au moyen de cinq vols charters et de 182 vols commerciaux. D’après l’agence onusienne, les principaux pays de retour étaient la Guinée (26%), la Côte d’Ivoire (19%) et le Cameroun (9%). Cette assistance a concerné 71% d’hommes adultes, 18% de femmes adultes, 6% de garçons et 5% de filles.
    Depuis 2023 et la montée des violences en Tunisie à l’encontre des Subsahariens, plus de 21 500 migrants ont bénéficié de ce programme « tout en favorisant leur réintégration durable dans leurs communautés d’origine dans 41 pays différents grâce à 45 vols charters et 1 144 vols commerciaux », précise l’OIM dans son communiqué. Le dispositif du « retour volontaire » et réintégration est mené dans le cadre d’une collaboration étroite entre l’OIM en Tunisie, les autorités tunisiennes et les partenaires nationaux concernés, les représentations diplomatiques et consulaires des pays d’origine et grâce au « soutien de bailleurs de fonds : Union européenne, l’Autriche, la France, l’Italie, Pays-Bas, la République tchèque, Royaume Uni, la Suisse et de la Suède », explique encore l’agence onusienne. En parallèle, le gouvernement tunisien met aussi en place des vols de « retour volontaire » depuis un an, censé compléter ceux de l’OIM. Mais à la différence des vols opérés par l’agence onusienne, ceux gérés par l’État tunisien ne sont pas accompagnés d’une aide financière pour la réintégration dans les pays d’origine.
    Depuis son lancement en juillet 2025, près de 5 000 migrants sont retournés dans leur pays d’origine via ce programme tunisien. Et le rythme des retours s’est encore intensifié ces dernières semaines avec « initialement un vol par mois, puis deux, puis un par semaine, puis deux » et désormais « quasiment tous les jours des vols dédiés », d’après Houcem Eddine Jebabli, porte-parole de la Garde nationale tunisienne. La très forte augmentation des demandes de « retours volontaires » s’explique notamment par la considérable détérioration des conditions de vie des migrants en Tunisie. Depuis 2023 et le discours anti-migrants de Kaïs Saïed, la vie des exilés désirant rejoindre les côtes européennes en traversant la Méditerranée au départ de ce pays de transit « empire de jour en jour », selon les mots de Lamine, un Sénégalais vivant près de Sfax, contacté fin 2025 par InfoMigrants. Sans possibilité de travailler ou de se loger, ces migrants d’Afrique subsaharienne sont acculés dans une extrême pauvreté. La majorité d’entre eux vivent dans des champs d’oliviers à al-Amra dans la région de Sfax - bien qu’il leur soit désormais formellement interdit d’installer ces campements informels dans la zone. Leurs tentes sont régulièrement brûlées par la Garde civile.
    Outre les sanctions économiques, les migrants sont aussi la cible d’arrestations arbitraires, de condamnations pour « séjour irréguliers », de rafles. Depuis plusieurs années, ils sont aussi violemment interceptés en mer Méditerranée, puis expulsés dans le désert, vers les zones frontalières de la Libye et de l’Algérie.
    Dans ce contexte, le recours de plus en plus massif aux « retours volontaires » ne fait pas l’unanimité. « Il n’y a rien de moins volontaire que les ’retours volontaires’ », estimait Jean-Pierre Cassarino, enseignant chercheur au Collège d’Europe en Pologne, membre d’un binôme de chercheurs qui a travaillé sur le sujet mi-2025. Ces chercheurs évoquent des migrants « acculés » et des « expulsions » qui ne disent pas leur nom. Selon les deux chercheurs, ces programmes de « retours volontaires » s’inscrivent dans une politique d’externalisation du contrôle des frontières par l’Union européenne (UE) qui exerce une forte pression sur ces pays tiers, en échange de contreparties, afin qu’ils gèrent la migration en son nom

    #Covid-19#migration#migrant#tunisie#OIM#politiquemigratoire#retourvolontaire#sante#droit#migrationirreguliere

  • Tunisie : RSF porte le cas de Mourad Zeghidi devant l’ONU et dénonce la criminalisation du journalisme

    Reporters sans frontières (RSF) a saisi le Rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté d’expression du cas du journaliste Mourad Zeghidi et plus largement pour l’alerter sur la multiplication des poursuites visant les journalistes en Tunisie. Dans un contexte de répression croissante visant la presse, RSF appelle les Nations unies à intervenir auprès des autorités tunisiennes pour qu’elles mettent fin à ces atteintes désormais systématiques à la liberté de la presse et au droit à l’information.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/07/tunisie-la-condamnation-danas-hmaidi-consacre-la-mise-au-pas-de-la-justice-et-autres-textes/#comment-75153

    #tunisie

  • Tunisie : la condamnation du juge Béchir Akremi à vingt-neuf ans de prison, un nouveau clou dans le cercueil de la justice

    Le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) exprime sa profonde préoccupation à la suite de l’arrêt rendu le 13 juillet 2026 par la chambre criminelle du pôle anti-terroriste près la Cour d’appel de Tunis, portant à vingt-neuf ans d’emprisonnement la peine infligée au magistrat Béchir Akremi, aggravant ainsi la condamnation de vingt-trois ans prononcés en première instance.

    Détenu depuis le 12 février 2023, Béchir Akremi fait l’objet de plusieurs procédures pénales engagées à la suite de l’exercice de ses fonctions de procureur de la République puis de premier juge d’instruction dans plusieurs dossiers particulièrement sensibles, notamment ceux relatifs aux assassinats politiques de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/07/tunisie-la-condamnation-danas-hmaidi-consacre-la-mise-au-pas-de-la-justice-et-autres-textes/#comment-75134

    #tunisie

  • Tunisie : « Profonde préoccupation » de l’ONU sur la situation des migrants victimes de « détention arbitraire, d’expulsions collectives et de traite des êtres humains » - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72518/tunisie--profonde-preoccupation-de-lonu-sur-la-situation-des-migrants-

    Tunisie : « Profonde préoccupation » de l’ONU sur la situation des migrants victimes de « détention arbitraire, d’expulsions collectives et de traite des êtres humains »
    Par Leslie Carretero Publié le : 17/07/2026
    Des experts de l’ONU ont exprimé jeudi « leur profonde préoccupation » au sujet de milliers de migrants subsahariens qui seraient victimes de détentions arbitraires, d’expulsions collectives et de traite d’êtres humains en Tunisie et en Libye. Ces accusations ne sont pas nouvelles : depuis trois ans, InfoMigrants a recueilli de nombreux témoignages de migrants faisant état de violences envers les exilés dans ces deux pays.Dans un communiqué publié jeudi 16 juillet, des experts de l’ONU ont exprimé « leur profonde préoccupation » concernant la situation des migrants en Tunisie. Ils font état d’informations selon lesquelles « plus de 7 400 personnes, principalement originaires d’Afrique subsaharienne, auraient été victimes d’un système de détention arbitraire, d’expulsions collectives et de traite des êtres humains systématiques à la frontière tuniso-libyenne et en Libye depuis juin 2023 au moins ».
    Les 14 experts, qui agissent sur mandat du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies mais ne s’expriment pas au nom de l’organisation, indiquent que ces pratiques impliqueraient même « des forces de sécurité tunisiennes ainsi que des acteurs étatiques et non étatiques libyens »."Selon les témoignages reçus, les personnes détenues seraient battues et maltraitées par du personnel en uniforme utilisant des pistolets à impulsion électrique [tasers], des barres de fer, des chiens et des menaces d’armes à feu afin de les intimider et de les punir", détaillent-ils. Ces migrants, réfugiés et demandeurs d’asile « subiraient des fouilles répétées, des humiliations et la confiscation de leurs effets personnels, notamment de leurs téléphones et documents d’identité, tout en étant privés d’un accès adéquat à la nourriture et aux soins médicaux », ajoutent-ils, faisant également état de « viols » et « graves violences physiques ».
    Et beaucoup seraient aussi « traités comme des marchandises et acheminés à travers la frontière tuniso-libyenne en échange d’argent, de carburant, de haschisch ou d’autres formes de paiement à des fins d’exploitation, notamment de travail forcé, d’exploitation sexuelle, d’esclavage sexuel et d’enlèvement contre rançon », ont-ils encore rapporté.
    Alertant sur le fait que ces allégations « pourraient constituer de graves violations du droit international des droits de l’Homme », les experts de l’ONU ont appelé la Tunisie et la Libye « à mener sans délai des enquêtes indépendantes, impartiales et efficaces », et à « assurer aux victimes un accès effectif à des recours juridiques ».Ils ont annoncé avoir pris contact avec ces deux gouvernements au sujet de ces allégations. Depuis 2023 et le discours raciste du président tunisien Kaïs Saïed, les Subsahariens vivant dans le pays sont la cible de violences de la part de la population et des autorités. Les Noirs peuvent être agressés dans la rue par des Tunisiens et risquent aussi d’être raflés par les policiers. Ils sont ensuite envoyés dans des zones désertiques, à la frontière algérienne ou libyenne.
    Les accusations portées par les experts de l’ONU ne sont pas nouvelles. Fin 2023, InfoMigrants révélait, témoignages à l’appui, que les migrants interceptés en mer ou arrêtés sur terre sont envoyés manu militari à la frontière libyenne, d’où ils sont ensuite récupérés par des Libyens et transférés dans des prisons du pays.
    « Le véhicule [de la Garde nationale tunisienne, ndlr] s’est arrêté au niveau d’une montagne de sable. De l’autre côté, c’est la Libye. Les Tunisiens sont montés sur la montagne pour annoncer leur présence. Cinq minutes après, on a entendu des klaxons venus d’en face. Les policiers ont alors braqué leur kalachnikov sur nous et nous ont dit : ‘Haya, haya’ [’allez-y’, en français, ndlr] en montrant la Libye. Tout le monde avait peur », expliquait alors un Guinéen en 2023.Malgré les critiques, cette pratique n’a jamais cessé. « Les policiers tunisiens sont sortis du bus et sont partis à la rencontre de milices libyennes, qui nous attendaient. Il y a eu une concertation entre eux, ils ont discuté un petit moment. Ensuite, les Libyens, armés et cagoulés, nous ont récupérés », racontait à son tour à InfoMigrants un autre Guinéen en 2025. Plusieurs témoignages évoquent également des échanges d’argent au moment du transfert des migrants de la Tunisie vers la Libye. Un petit sac noir, contenant des billets, serait transmis par les Libyens aux Tunisiens. InfoMigrants n’a pas été en mesure de vérifier cette information.
    Les violences exercées par les Tunisiens envers les Subsahariens ont aussi été dénoncées à plusieurs reprises par des ONG, et des migrants eux-mêmes. En juin dernier, une Guinéenne a rapporté à notre rédaction avoir été violée par des membres de la Garde nationale, sur la route menant à la frontière libyenne. « Les Tunisiens nous touchent les cuisses, les parties intimes… Toutes les femmes ont eu affaire à eux au moins une fois », avait-elle affirmé.
    « L’UE complice de violations graves du droit international »
    Malgré ces allégations, l’Union européenne (UE) n’entend pas mettre fin à son partenariat avec la Tunisie centré sur la lutte contre l’immigration irrégulière. Signé à l’été 2023, l’accord prévoyait une aide de 105 millions d’euros pour lutter contre l’immigration irrégulière - dont les départs de migrants depuis les côtes tunisiennes explosaient à cette époque. Les gardes-côtes tunisiens, formés notamment par l’UE, sont désormais chargés d’intercepter les migrants en mer en route vers l’Europe - sur le même modèle que l’accord signé avec la Libye en 2017. Fin juin, Ursula von der Leyen s’est félicitée d’une chute de 97% des arrivées de migrants en Europe en provenance de Tunisie, dans une lettre envoyée aux dirigeants européen. Forte de ces chiffres, l’UE souhaite renforcer sa coopération avec la Tunisie. La présidente de la Commission a annoncé la livraison prochaine de trois nouveaux « navires de recherche et de sauvetage » aux gardes-côtes tunisiens, qui permettront de « renforcer encore les capacités opérationnelles ».
    Mercredi 16 juillet, à l’occasion du troisième anniversaire de l’accord conclu entre Tunis et Bruxelles, une cinquantaine d’ONG - dont Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) - ont, une nouvelle fois, exhorté l’UE à suspendre sa coopération avec la Tunisie en raison des « graves violations des droits humains » que subissent les exilés dans ce pays. Aux yeux de ces organisations, le « mémorandum d’entente » du 16 juillet 2023 entre l’UE et la Tunisie a « alimenté et normalisé » les violations des droits des migrants par les autorités tunisiennes. « Les mesures de contrôle des frontières financées dans le cadre du mémorandum, ainsi que leur lien avec des violations documentées des droits humains, notamment lors des interceptions en mer soutenues par l’UE, soulèvent de graves préoccupations quant au risque que l’Union européenne soit complice de violations graves du droit international des réfugiés » écrivent les ONG

    #Covid-19#migration#migrant#tunisie#routemigratoire#migrationirreguliere#droit#sante#frontiere#UE

  • Tunisie : Des défenseur·e·s des droits condamné·e·s à des peines sévères

    Ces nouvelles condamnations ont été prononcées dans un contexte de rétrécissement drastique de l’espace civique

    (Beyrouth) – Ces derniers jours, des tribunaux tunisiens ont condamné huit défenseur-e-s des droits humains à des peines de prison et à des amendes sur la base d’accusations liées à leurs actions en faveur des droits, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch ; parmi ces personnes figurent deux éminentes activistes qui ont été condamnées à des peines sévères.

    Le 26 juin 2026, un tribunal de première instance de Tunis a condamné Sihem Bensedrine, ex-présidente de l’Instance Vérité et Dignité, à 25 ans de prison et à une amende, à payer conjointement avec plusieurs autres prévenus, d’un montant d’environ 1,8 milliard de dinars tunisiens (environ 600 millions de dollars US). Trois jours plus tôt, la Cour d’appel de Tunis a confirmé la condamnation de Saadia Mosbah, présidente de l’association antiraciste Mnemty (« Mon rêve » en arabe tunisien), à huit ans de prison et à une amende de 122 000 dinars (environ 41 400 dollars). La Cour a condamné cinq autres membres de Mnemty à des peines de prison allant d’un ans à trois ans, dont certaines avec sursis.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/07/tunisie-la-condamnation-danas-hmaidi-consacre-la-mise-au-pas-de-la-justice-et-autres-textes/#comment-74996

    #tunisie

  • La condamnation d’Ajmi Lourimi confirme l’instrumentalisation de la justice au service de la répression politique

    Le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) condamne avec la plus grande fermeté le jugement rendu le 3 juillet 2026 par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis, condamnant M. Ajmi Lourimi, secrétaire général du mouvement Ennahdha, ainsi que M. Moussab Gharbi, à trois années d’emprisonnement.

    Cette condamnation constitue une nouvelle étape dans la politique de répression systématique menée contre les opposants politiques en Tunisie et une illustration supplémentaire de la profonde dégradation de l’État de droit depuis le 25 juillet 2021.

    Ajmi Lourimi n’est pas un inconnu de la vie politique tunisienne. Figure historique du mouvement Ennahdha, il appartient à la génération de militants qui ont connu les prisons et la répression sous les régimes de Habib Bourguiba puis de Zine El Abidine Ben Ali.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/07/tunisie-la-condamnation-danas-hmaidi-consacre-la-mise-au-pas-de-la-justice-et-autres-textes/#comment-74995

    #tunisie

  • Tunisie – La condamnation d’Anas Hmaidi consacre la mise au pas de la justice (et autres textes)

    Le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) condamne avec la plus grande fermeté l’arrêt rendu le 1er juillet 2026 par la Cour d’appel de Tunis in absentia confirmant la condamnation de M. Anas Hmaidi, président de l’Association des magistrats tunisiens (AMT), à une année d’emprisonnement en l’aggravant d’exécution immédiate.

    Cette condamnation constitue une nouvelle étape dans la destruction méthodique de l’indépendance de la justice tunisienne. Elle punit un magistrat dont le seul tort est d’avoir défendu, avec courage et constance, l’indépendance de la magistrature et les libertés d’association et l‘indépendance de ses collègues et de la magistrature.

    Les poursuites engagées contre M. Anas Hmaidi trouvent leur origine dans les mobilisations organisées en juin 2022 par l’Association des magistrats tunisiens pour dénoncer la révocation arbitraire de cinquante-sept magistrates et magistrats, décidée par le président de la République en violation des garanties fondamentales de l’indépendance judiciaire. Ce qui est aujourd’hui criminalisé n’est rien d’autre que l’exercice légitime d’un mandat syndical et la défense des principes les plus élémentaires de l’État de droit.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/07/tunisie-la-condamnation-danas-hmaidi-consacre-

    #tunisie

  • « Nous demandons aux autorités tunisiennes d’assurer la protection de toutes les personnes migrantes présentes sur le territoire »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/07/07/nous-demandons-aux-autorites-tunisiennes-d-assurer-la-protection-de-toutes-l

    « Nous demandons aux autorités tunisiennes d’assurer la protection de toutes les personnes migrantes présentes sur le territoire »
    Un collectif rassemblant des intellectuels, des militants des droits humains et des responsables politiques tunisiens dénonce, dans une tribune au « Monde », la banalisation des violences racistes et sexistes à l’encontre des migrants en Tunisie.
    Face aux graves violations des droits humains commises à l’encontre des personnes migrantes sur le territoire tunisien, nous tenons à exprimer notre profonde indignation. Nous avons nous-mêmes fait l’expérience de l’immigration ou de l’exil, nous ne pouvons pas rester silencieux. Comme de nombreux Tunisiens, nous avons été frappés par une vidéo d’une violence extrême, montrant des individus se filmant en train d’agresser une famille migrante et de proférer des menaces explicites de viol visant une femme subsaharienne. Nous avons également vu circuler des appels à la violence d’une gravité inacceptable, lancés notamment par un poète, allant jusqu’à des propos appelant à empoisonner des migrants. Des députés tunisiens ont enfin fait des déclarations banalisant ou minimisant les violences sexuelles à leur encontre.
    Les faits documentés ces dernières années ne peuvent être considérés comme de simples incidents isolés. Ils révèlent l’installation progressive d’un climat de déshumanisation, de stigmatisation et d’impunité qui menace non seulement les personnes migrantes, mais également les principes fondamentaux sur lesquels doit reposer toute société juste.Le racisme à l’égard des personnes noires en Tunisie s’inscrit dans une longue histoire de préjugés et de rejet. Toutefois, le discours du chef de l’Etat [Kaïs Saïed], en février 2023, reprenant la théorie complotiste du « grand remplacement », a contribué à une multiplication des propos stigmatisants. Cette situation, conjuguée à l’inaction, voire à la complaisance des autorités, a favorisé la banalisation des violences racistes et sexistes.
    Face à la crise profonde que traverse la Tunisie, certains préfèrent désigner des boucs émissaires plutôt que de s’attaquer aux véritables causes des difficultés du pays. Faire des migrants subsahariens les responsables de cette situation ne résoudra ni le chômage, ni la pauvreté, ni les dérives autoritaires, ni l’affaiblissement des contre-pouvoirs, ni le recul des libertés. Cette instrumentalisation de la peur et du ressentiment détourne l’attention des enjeux réels et expose les personnes les plus vulnérables à la stigmatisation et à la violence. Aucune crise, aussi profonde soit-elle, ne saurait justifier la haine ou le racisme.
    Mais cette situation ne peut être comprise sans être replacée dans un cadre plus large. En Europe, dans un contexte marqué par la progression de l’extrême droite, les politiques migratoires ne cessent de se restructurer autour d’une même logique : fermeture, tri, enfermement et dissuasion. Le droit d’asile est progressivement vidé de sa substance, les frontières deviennent des espaces de non-droit et les personnes migrantes sont systématiquement réduites à un « problème sécuritaire ».
    L’Union européenne ne se contente pas de « gérer » les migrations : elle met en place des dispositifs juridiques et financiers qui hiérarchisent les vies et conditionnent ses relations avec les pays du Sud à des objectifs de dissuasion migratoire. Dans ce système, des Etats fragilisés acceptent de tenir ce rôle en échange d’un soutien politique et économique, au prix d’un silence croissant sur les violations des droits humains. L’inscription récente de la Tunisie sur la liste européenne des pays d’origine dits « sûrs » ne peut être dissociée de la place qu’elle occupe dans cette stratégie.
    Depuis l’accord UE-Tunisie de 2023, les autorités tunisiennes bénéficient d’un soutien accru pour freiner les départs vers l’Europe. Un an plus tard, elles revendiquaient avoir empêché plus de 61 000 personnes migrantes de rejoindre les côtes européennes.
    Dans ce contexte, les organisations nationales et internationales de défense des droits humains ont documenté des faits particulièrement préoccupants : plusieurs milliers de migrantes et de migrants auraient été expulsés entre juin 2023 et mai 2025. Plusieurs organisations, dont Amnesty International, ont rapporté des cas de torture, de traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que des violences sexuelles impliquant notamment des agents de l’autorité publique. En mars 2025, près de 600 personnes interceptées en mer auraient été abandonnées dans le désert libyen, selon le site InfoMigrants. En avril 2025, environ 7 000 personnes ont été expulsées du camp d’El Amra à Sfax dans des conditions indignes. Ces faits constituent des violations graves du droit international et engagent la responsabilité de l’Etat tunisien au regard de ses obligations.
    Pourtant, la Tunisie s’est dotée en 2018 d’un cadre législatif avec une loi organique relative à l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Cette loi criminalise les actes racistes et l’incitation à la haine. Elle prévoit également la création d’une commission nationale indépendante chargée de lutter contre les discriminations. Mais, plus de six ans après, cette commission demeure largement inactive et les poursuites judiciaires restent rares. Cette situation entretient un sentiment d’impunité.
    C’est pourquoi nous demandons aux autorités tunisiennes d’assurer la protection de toutes les personnes migrantes présentes sur le territoire, sans distinction d’origine, de nationalité ou de statut administratif ; d’aligner les politiques nationales sur les engagements internationaux de la Tunisie ; d’appliquer pleinement la loi organique n° 2018-50 et de rendre opérationnelle la commission nationale de lutte contre la discrimination raciale ; de mettre fin aux expulsions collectives et de respecter le principe international de non-refoulement.
    De plus, nous appelons les autorités tunisiennes à rompre avec les accords qui font de la Tunisie un sous-traitant des politiques migratoires européennes. Il est incohérent de revendiquer la souveraineté nationale tout en acceptant que les priorités et les financements extérieurs dictent la gestion des migrations sur notre territoire.
    Premiers signataires : Walid Bedhiafi, Parti des travailleurs, section France ; Bochra Belhaj Hmida, avocate, ancienne députée tunisienne, fondatrice et ancienne présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates ; Mohamed Salah Ben Ammar, médecin ; Mohamed Ben Said, membre de la Fédération des Tunisiens des deux rives et du Comité pour respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie ; Sophie Bessis, historienne, économiste et militante féministe ; Yosra Frawes, avocate, défenseuse des droits humains et ancienne présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates ; Alaa Gouja, membre du parti Le Courant démocratique, section France ; Kamel Jendoubi, ancien ministre tunisien ; Amira Mohamed, journaliste ; Ahlam Rouatbi, activiste féministe et pour les droits humains.

    #Covid-19#migration#migrant#tunisie#UE#droit#sante#politiquemigratoire

  • Huit ans de prison pour Saadia Mosbah : la criminalisation de l’antiracisme franchit un nouveau seuil en Tunisie

    Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) exprime sa profonde indignation à la suite de la confirmation en appel de la condamnation de Mme Saadia Mosbah à huit années d’emprisonnement et à une amende de plus de 120 000 dinars.

    Cette décision intervient après plus de deux années de détention, de stigmatisation et de campagnes de diffamation. Elle constitue une nouvelle étape dans une affaire devenue emblématique des reculs que connaît la Tunisie en matière d’État de droit, d’indépendance de la justice et de protection des défenseurs des droits humains.

    Saadia Mosbah est l’une des figures les plus importantes de la lutte contre le racisme en Tunisie. Femme noire, elle a elle-même subi les discriminations et les préjugés qui touchent encore de nombreux Tunisiens noirs. Elle a choisi de transformer cette expérience en un combat pour l’égalité, la dignité et la justice. Son engagement a contribué à faire reconnaître l’existence du racisme en Tunisie et à l’adoption de la loi de 2018 contre les discriminations raciales.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/04/28/tunisie-un-climat-de-repression-croissante-contre-journalistes-opposants-et-societe-civile/#comment-74864

    #tunisie

  • Côte d’Ivoire : depuis le début de l’année, 670 Ivoiriens ont été rapatriés depuis le Maghreb et le Niger - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72047/cote-divoire--depuis-le-debut-de-lannee-670-ivoiriens-ont-ete-rapatrie

    Côte d’Ivoire : depuis le début de l’année, 670 Ivoiriens ont été rapatriés depuis le Maghreb et le Niger
    Par La rédaction Publié le : 24/06/2026
    Depuis le début de l’année, 670 migrants ivoiriens sont rentrés dans leur pays d’origine depuis les pays du Maghreb et du Niger, selon le responsable de la direction générale des Ivoiriens de l’extérieur (DGIE). Des retours souvent motivés par les conditions de vie délétères des migrants en Tunisie notamment.
    Environ 670 migrants ivoiriens en provenance du Maghreb ont bénéficié de « retours volontaires » pour rentrer en Côte d’Ivoire depuis le début de l’année 2026, a indiqué mardi 23 juin à Abidjan, Mathieu Bouabré, un responsable de la direction générale des Ivoiriens de l’extérieur (DGIE).
    Selon ce dernier, ces retours se sont effectués en cinq vagues successives depuis janvier, avec une majorité de migrants provenant de pays du Maghreb - Tunisie, Algérie et Maroc - ainsi que du Niger.
    Parmi eux se trouvaient des hommes, des femmes et des enfants. « Il y a [...] même des bébés qui accompagnent leurs parents », a-t-il précisé. Entre 2022 et 2025, près de 8 700 migrants ivoiriens sont rentrés chez eux avec l’appui de l’Organisation internationale des migrations (OIM), selon RFI. Un tiers d’entre eux sont revenus de Tunisie.
    Beaucoup d’Ivoiriens demandent à rentrer au pays à cause de leurs conditions en Tunisie, notamment à Sfax, dans le centre-est du pays, où ils subissent la politique anti-migrants du gouvernement de Kaïs Saïed. Depuis février 2023, date d’un discours présidentiel virulent, le chef de l’État tunisien a multiplié les restrictions pour pousser les migrants hors du pays. On estime que le nombre de migrants irréguliers en Tunisie se situe entre 20 000 et 25 000, d’après les chiffres des ONG.À Tunis, d’ailleurs, le programme de « retour volontaire » mis en place en juillet 2025 par les autorités - sans le concours de l’ONU - s’est intensifié avec des vols quasi journaliers. Près de 5 000 migrants sont retournés dans leur pays d’origine via ce programme en un an.De nombreux retours sont aussi organisés depuis le Niger car le pays est un carrefour migratoire sur la route vers l’Europe. Mais de nombreux exilés restent bloqués dans ce pays et survivent dans des conditions difficiles. Ils finissent par demander un « retour volontaire ».
    Face à ces flux de retours, l’État ivoirien a mis en place un dispositif d’accueil dès l’arrivée à l’aéroport, incluant des opérations de « profilage » impliquant plusieurs structures, notamment les services de sécurité, les ministères techniques et les services sociaux. Ce mécanisme vise à évaluer les besoins des migrants et à faciliter leur réintégration socio-économique.Les autorités ivoiriennes envisagent également la mise en place d’un guichet unique dédié aux migrants de retour. Ce dispositif permettra de centraliser les données, grâce à un système d’identification reposant sur un numéro unique, afin d’assurer un meilleur suivi des bénéficiaires.
    Une fois rapatrié, les migrants, fragiles et polytraumatisés, devront se réinsérer. Une étape qui peut s’avérer difficile car certains sont rejetés par leur famille, d’autres supportent mal l’échec de leur exil.
    Rencontrée par InfoMigrants à Abidjan en mars 2025, Reine a vécu cette mauvaise expérience . Après huit années passées en Tunisie, cette Ivoirienne, mère de trois enfants, n’a reçu que le mépris de sa famille à son retour : « Ça n’a pas été facile. J’ai été rejetée, je n’ai pas eu l’accueil que j’aurais voulu avoir... ».De manière générale, « les Ivoiriens qui rentrent au pays sont dans un état psychique très compliqué. Beaucoup ont subi des sévices, ont été victimes de traite, ont été réduits en esclavage », détaillait aussi en mars 2025, Stéphane Guéla, chargé du programme réintégration de l’OIM à Abidjan

    #Covid-19#migration#migrant#cotedivoire#tunisie#algerie#tunisie#rapatriement#sante#santementale#OIM#trauma

  • Tunisie : L’incarcération d’un homme de 88 ans arraché à son lit médicalisé constitue une grave atteinte à la dignité humaine

    Le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) a appris avec une profonde consternation l’arrestation et l’incarcération de M. Ezzeddine Bach Chaouch, historien de renommée internationale, archéologue, ancien ministre de la Culture et ancien responsable de l’UNESCO, âgé de 88 ans.

    Selon les informations rendues publiques, cette affaire ne concerne pas uniquement M. Ezzeddine Bach Chaouch. Le mandat de dépôt émis par la Chambre d’accusation vise également plusieurs autres personnes ayant exercé des responsabilités au sein de la municipalité de Carthage, parmi lesquelles figure notamment le journaliste et ancien conseiller municipal Zied El Heni, ainsi que trois autres anciens responsables municipaux.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/04/28/tunisie-un-climat-de-repression-croissante-contre-journalistes-opposants-et-societe-civile/#comment-74715

    #tunisie

  • Affaire dite de l’« appareil secret » : un verdict d’une sévérité sans précédent dans l’histoire politique contemporaine de la Tunisie

    e 2 juin 2026, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès du Tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict dans l’affaire dite de « l’appareil secret », un dossier qui a occupé pendant plus d’une décennie le débat politique et médiatique tunisien.

    Les condamnations prononcées sont parmi les plus lourdes jamais enregistrées dans l’histoire contemporaine du pays. Mustapha Khedher a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 96 années de prison supplémentaires. Ridha Barouni, Taher Boubahri, Kamel Aïfi ainsi que sept autres accusés ont été condamnés à la perpétuité assortie de 76 années de prison supplémentaires. Fathi Beldi a écopé de la perpétuité assortie de 50 années supplémentaires, Abdelaziz Daghsni de la perpétuité assortie de 37 années supplémentaires, Kamel Bedoui de la perpétuité assortie de 32 années supplémentaires et Samir Hannachi de la perpétuité assortie de 30 années supplémentaires.

    Rached Ghannouchi, président historique du mouvement Ennahdha et ancien président du Parlement, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 30 années de prison supplémentaires. Ali Larayedh a été condamné à 42 ans de prison, Kaïs Bakkar à 48 ans, Belhassen Nakkach à 46 ans et Ali Ferchichi à 34 ans. Tous les condamnés sont en outre placés sous surveillance administrative pendant cinq années après l’exécution de leur peine.

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    https://crldht.com/affaire-dite-de-lappareil-secret-un-verdict-dune-severite-sans-precedent-dan

    #tunisie

  • La dignité humaine est indivisible.

    Face à l’escalade inquiétante des discours de haine, de racisme et de discrimination en Tunie, ainsi qu’à la recrudescence des agressions et des violations visant les personnes migrantes originaires d’Afrique subsaharienne et du Soudan, dans un contexte marqué par une impunité persistante, favorisée par la complaisance manifeste des institutions de l’État et la banalisation croissante des actes racistes, les organisations, associations, partis politiques et forces démocratiques et de défense des droits humains signataires de la présente déclaration expriment leur profonde indignation et leur vive colère à la suite du crime odieux révélé par une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux.

    Cette vidéo montre un groupe d’individus pénétrant de force dans le domicile d’une famille migrante, menaçant ses membres à l’aide d’armes blanches et proférant des menaces explicites de viol à l’encontre d’une femme enceinte sous les yeux de son époux.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/02/de-la-frontiere-au-suq-des-corps-comment-la-tunisie-est-devenue-le-rouage-dun-systeme-de-violence-contre-les-femmes-migrantes-noires/#comment-74640

    #tunisie

  • Plus d’une centaine de migrants secourus en Méditerranée - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71725/plus-dune-centaine-de-migrants-secourus-en-mediterranee

    Au moins 105 migrants ont été secourus au cours de deux opérations de sauvetage menées par des ONG, mercredi 3 juin. Les deux embarcations étaient parties de Libye. Les personnes secourues étaient originaires d’Erythrée, du Soudan ou encore du Bangladesh.
    C’est au cours de deux opérations menées en mer Méditerranée que les 105 exilés ont été secourus mercredi. La première a été menée aux premières heures du jour par l’ONG Open Arms. Cinquante-huit personnes originaires d’Érythrée, du Soudan, de Somalie, d’Égypte et du Bangladesh ont été secourues par l’ONG. Parmi elles figuraient 24 mineurs non accompagnés.
    Les exilés étaient en difficulté à bord d’une embarcation partie il y a plus de 24 heures des côtes libyennes.Selon ANSA, le sauvetage a eu lieu dans la zone de recherche et de sauvetage (SAR) maltaise, et Open Arms a, selon l’organisation, signalé l’incident aux autorités compétentes. Mais n’ayant reçu aucune instruction des autorités maltaises, l’ONG est désormais en contact avec les autorités italiennes et attend la désignation d’un port sûr où les personnes pourront débarquer.Plus tard dans l’après-midi, c’est l’équipe de l’Humanity 1 qui a porté secours à 47 personnes dans un bateau pneumatique. « Lorsque notre navire de secours a atteint la scène, l’un des flotteurs se dégonflait déjà : le bateau risquait de couler avec à son bord 15 bébés, enfants et adolescents », a détaillé l’ONG sur X.Les membres de l’équipage ont dû faire face à une opération de sauvetage compliquée. « C’était angoissant de voir un bateau en détresse, avec un flotteur dégonflé et un moteur en panne, sur une embarcation aussi petite transportant autant de personnes. La présence de tant d’enfants et de bébés à bord rendait la situation encore plus accablante : il y avait beaucoup de cris et de pleurs, même si c’était aussi un bon signe, car cela montrait qu’ils n’étaient pas inconscients ou pire encore », a témoigné Sophie, membre de l’ONG.
    Les opérations de sauvetage sont aussi rendues plus difficiles par la législation européenne. Début 2026, l’Italie a approuvé un projet de loi sur un « blocus maritime » des ONG en mer. Depuis 2023, elle dispose aussi d’une loi pour encadrer les activités des ONG en mer. Cette dernière vise à limiter le nombre de personnes ramenées à terre en restreignant le nombre d’opérations de sauvetage que peuvent mener les organisations humanitaires en Méditerranée. Si les règles ne sont pas respectées, l’Italie peut immobilier les navires d’ONG.
    C’est pour cela que l’ONG Sea-Watch a annoncé ce jeudi la mise en service d’un nouveau navire, l’Aurora 2. « Cette initiative fait suite aux saisies répétées de navires de sauvetage civils par les autorités italiennes », explique l’ONG dans un communiqué. Et d’ajouter : « Sea-Watch pourra rester opérationnelle même lorsqu’un de ses navires est immobilisé. Pendant qu’un navire est bloqué au port, l’autre sera disponible pour mener des missions de sauvetage ».
    Depuis le début de l’année, plus de 1 200 migrants sont morts en Méditerranée en tentant de rejoindre les côtes européennes. Canots surchargés et en mauvais état, distances de traversée rallongées, politique d’interceptions en mer, entraves aux activités des navires de sauvetage... sont autant de facteurs permettant d’expliquer cette hausse des morts en Méditerranée.Les accords conclus ces dernières années entre l’Union européenne et les pays de départ, tels que le Maroc, la Tunisie ou la Libye, pour stopper les canots de migrants, sont aussi régulièrement pointés du doigt. « Les autorités européennes ont créé des forces d’interception de l’autre côté de la rive [méditerranéenne] », expliquait le mois dernier Arnaud Banos, directeur de recherches au CNRS, spécialiste des migrations maritimes, interrogé par InfoMigrants. « Les Tunisiens et les Libyens ne sont pas des marins, ils ne font pas de sauvetage. Or, toute interception en mer comporte des risques. Il est impossible de mener une interception sans avoir recours à la force. (…) Beaucoup d’interceptions entraînent des décès, dont nous n’avons pas toujours connaissance », estimait le chercheur.

    #Covid-19#migration#migrant#mediterranee#sante#humanitaire#routemigratoire#tunisie#libye#maroc

  • En Tunisie, la rancœur monte contre le « trafic » des demandes de visa
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/06/04/en-tunisie-la-ranc-ur-monte-contre-le-trafic-des-demandes-de-visa_6697187_32

    En Tunisie, la rancœur monte contre le « trafic » des demandes de visa
    Par Driss Rejichi (Tunis, correspondance)
    Assis sur le canapé du salon, Lassaad Barhoumi et ses enfants ont les yeux rivés sur l’écran de leur ordinateur. Comme chaque jour, le père de famille tunisien actualise frénétiquement le site de prise de rendez-vous pour déposer une demande de visa touristique pour l’Allemagne. « Pour juin, juillet et août, il n’y a plus aucun créneau. J’ai vu des rendez-vous disponibles une seule fois, en me connectant à 4 heures du matin », explique-t-il. En haut de la page, une bulle « Alerte à la fraude » précise que « les rendez-vous doivent être pris exclusivement via le site web ».
    En Tunisie, les ambassades européennes s’appuient sur deux entreprises spécialisées dans l’externalisation des services administratifs, TLScontact et VFS Global, pour la réception des demandes de visa. Leurs sites sont touchés par des pénuries de créneaux, créant des délais d’attente de plusieurs semaines, voire des mois, pour débuter une procédure.Sur les réseaux sociaux, des centaines d’internautes rapportent des difficultés à obtenir des rendez-vous, et pas seulement pour l’Allemagne : l’Italie, les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou encore la France, la destination la plus sollicitée, avec près de 120 000 demandes en 2025. A l’origine de la pénurie, « l’accaparement illégal des rendez-vous et leur revente », selon Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur. Le 29 mai, ce dernier s’est entretenu avec le consul général de France, Dominique Mas, pour renforcer « la lutte contre le trafic des rendez-vous ».
    Sous les publications des internautes tunisiens, des intermédiaires proposent leurs services pour aider à obtenir des rendez-vous. Se présentant souvent comme représentants d’agences de « traitement de visas », ils demandent à être contactés par téléphone. Démarché sous le prétexte d’un voyage touristique vers l’Allemagne, un compte baptisé « Visa Pro Services » promet d’obtenir un rendez-vous « pour juin ou juillet ». Prix de la prestation : 90 euros, dont un tiers payé en avance et le reste après le dépôt de la demande. Ce tarif équivaut au prix d’un visa pour la France, auquel s’ajoutent les frais de service perçus par TLScontact ou VFS Global.« Un véritable marché de l’intermédiation autour de la prise de rendez-vous », déplore Lotfi Riahi. Selon lui, si le phénomène existe « depuis plusieurs années », les intermédiaires ont gagné en « ampleur, en visibilité et en structuration » grâce à la numérisation des procédures. Il souligne que « certains opèrent principalement à travers les réseaux sociaux » et observe même « des individus agissant de manière isolée ».
    Pour l’heure, les autorités françaises sont les seules à avoir déclaré leur intention de lutter contre le phénomène, qui existe aussi dans d’autres pays du Maghreb. Le trafic de rendez-vous augmente les prix d’une procédure déjà très coûteuse pour les Tunisiens. « On y consacre un budget à part, comme pour le billet d’avion ou l’hôtel », explique Lassaad Barhoumi.Le phénomène participe aussi à nourrir les frustrations autour du système d’octroi des visas, décrié par l’opinion publique pour ses taux de refus élevés. En 2025, près de 20 % des demandeurs tunisiens de visas Schengen court séjour ont été déboutés. En septembre 2025, l’ambassadrice de France à Tunis, Anne Guéguen, promettait « de gros efforts » pour faciliter les procédures de demande. La même année, le taux de refus de visas pour la France s’élevait à 18 %.

    #Covid-19#migration#migrant#tunisie#visas

  • UN GEN Z DANS LA RÉVOLUTION

    À travers le regard d’un adolescent, ce récit personnel et profondément subjectif retrace l’histoire de la révolution tunisienne telle qu’elle a été vécue de l’intérieur. Entre souvenirs, émotions, espoirs et bouleversements, l’auteur raconte les événements qui ont marqué une génération et la manière dont ils ont façonné son parcours, son rapport au monde et à l’engagement.

    Cette rencontre sera l’occasion d’échanger autour de la mémoire de la révolution tunisienne, de la place des récits individuels dans l’écriture de l’histoire et du regard porté par la génération qui a grandi au cœur de ces transformations.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/04/tunisie-deux-textes-du-crldht/#comment-74605

    #tunisie

  • De la frontière au Sûq des corps : comment la Tunisie est devenue le rouage d’un système de violence contre les femmes migrantes noires

    Au milieu du désert, entre la Tunisie et la Libye, des femmes disparaissent sans laisser de traces. Certaines sont enceintes. D’autres voyagent avec leurs bébés. Beaucoup ont fui la guerre, la pauvreté ou les violences politiques. Elles pensaient traverser une frontière. Elles entrent en réalité dans un système organisé de déshumanisation, où l’arrestation, l’expulsion, le viol et l’exploitation sont devenus des étapes presque routinières d’un parcours migratoire transformé en machine à broyer des vies.

    De la frontière à l’enfer libyen : une chaîne organisée de violences
    Depuis plusieurs années, les organisations de défense des droits humains alertent sur les violences commises contre les personnes migrantes en Tunisie et en Libye. Mais deux rapports publiés récemment franchissent un seuil supplémentaire : Women State Trafficking, du collectif RR[X] et Les routes de la torture, de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et du Réseau SOS Torture

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/02/de-la-frontiere-au-suq-des-corps-comment-la-tu

    #tunisie #migration #feminisme

  • Côte d’Ivoire : bloqués en Tunisie, plus de 240 migrants font le choix de revenir au pays - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71533/cote-divoire--bloques-en-tunisie-plus-de-240-migrants-font-le-choix-de

    Cote d’Ivoire : bloqués en Tunisie, plus de 240 migrants font le choix de revenir au pays
    Par RFI Publié le : 25/05/2026
    Rapatriés ce week-end à Abidjan, 243 hommes, femmes et enfants ivoiriens qui vivaient depuis plusieurs mois en Tunisie dans des conditions très dures ont décidé de rentrer chez eux. Un « retour volontaire » souvent vécu comme un soulagement, bien qu’ils n’aient pu rejoindre le continent européen comme ils l’espéraient au départ.
    Ils ont fait le choix de rentrer en Côte d’Ivoire. Durant le week-end du 23-24 mai, 243 migrants ivoiriens – des hommes surtout, mais aussi quelques femmes et une poignée d’enfants – sont arrivés à Abidjan à bord d’un vol spécial en provenance de Tunisie. Organisé par les deux pays, selon la Direction générale des Ivoiriens de l’extérieur (DGIE), ce « retour volontaire » représente pour eux un soulagement, malgré l’échec de leur but premier, qui était de gagner le continent européen.
    Dans le centre d’accueil de la commune d’Abobo, par lequel ils transitent en attendant de pouvoir rentrer dans leurs familles respectives, beaucoup témoignent en effet des conditions de vie très dures auxquelles ils ont été exposés en Tunisie.C’est par exemple le cas de Fanta, de retour après avoir vécu deux ans à Sfax, ville du centre-est de la Tunisie connue pour être un lieu de départ des migrants vers l’île italienne de Lampedusa. « Les conditions étaient tellement difficiles. Il y a un endroit à Sfax, au bord de la mer, où quand la police vient, ils cassent tout, brûlent tout, et vous chassent comme des animaux », raconte-t-elle, avant de confier avoir tenté de traverser six fois la mer Méditerranée. « Mais ça n’a pas marché », souffle encore cette dernière, la voix éteinte et le regard fuyant. À l’annonce de son prénom, Fanta – qui patientait sous un préau où une fonctionnaire fait l’appel afin de « libérer » ces Ivoiriens rentrés au pays – saisit sa valise et s’engouffre dans un taxi pour rejoindre ses parents à Yopougon. D’autres attendent des bus pour se rendre à Daloa et Bouaké, entre autres.Et parmi eux, certains préfèrent cacher leur visage, par crainte d’être reconnus. Il faut dire que les « retours volontaires » se font souvent à contrecœur, explique Mamadou Sako, l’un des responsables de la DGIE : « La plupart rentrent avec beaucoup de regrets parce que leurs parents avaient placé leurs espoirs en eux. Or, avec leur retour au pays, ces espoirs s’envolent, ils reviennent bredouille. »
    Pour la DGIE, l’enjeu est donc de convaincre les candidats à la migration que des opportunités existent aussi en Côte d’Ivoire, que ce soit en termes de formations ou d’emplois. "On ne cherche pas à les dissuader, ajoute Mamadou Sakho. On essaie simplement de les persuader qu’ils peuvent rester en Côte d’Ivoire ou qu’il existe de meilleures voies que la migration irrégulière pour partir."Revenu dans son pays après avoir passé deux ans en Tunisie, Cissé, lui, fait partie de ceux qui ne nourrissent aucun regret. « Je suis rentré chez moi en bonne santé. Je peux travailler et avoir une vie meilleure. J’ai toujours l’espoir ! », lance ce chauffeur quadragénaire qui vit son retour en Côte d’Ivoire comme une deuxième chance, après avoir passé huit mois en prison pour défaut de carte de séjour pendant son exil tunisien.
    Entre 2022 et 2025, près de 8 700 migrants ivoiriens sont rentrés chez eux avec l’appui de l’Organisation internationale des migrations (OIM). Un tiers d’entre eux sont revenus de Tunisie

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