• Plus de 1 400 migrants sont arrivés ce week-end sur l’île italienne de Lampedusa
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/10/plus-de-1-400-migrants-sont-arrives-ce-week-end-sur-l-ile-italienne-de-lampe

    Plus de 1 400 migrants sont arrivés ce week-end sur l’île italienne de Lampedusa. Ces débarquements ont été dénoncés par Matteo Salvini, le chef de la Ligue. Une ONG a averti que des centaines d’autres personnes étaient en difficulté dans les eaux maltaises.
    Plus de 1 400 migrants sont arrivés samedi 8 et dimanche 9 mai à bord d’une quinzaine de bateaux sur la petite île de Lampedusa, dans le sud de l’Italie, ont rapporté les médias. Près de 400 migrants de différentes nationalités, dont vingt-quatre femmes et des enfants, se trouvaient à bord d’un navire qui a été intercepté au large de Lampedusa, ont souligné les agences de presse italiennes. Un autre bateau de 20 mètres de long transportant 325 personnes a été intercepté à quelque 13 km des côtes de cette île, tandis que des centaines d’autres migrants sont arrivés à bord d’embarcations plus petites. Ces débarquements ont été dénoncés par Matteo Salvini, le chef de la Ligue (parti d’extrême droite), qui doit être jugé pour avoir bloqué des migrants en mer en 2019 quand il était ministre de l’intérieur. « Avec des millions d’Italiens en difficulté, nous ne pouvons pas penser à des milliers d’immigrants illégaux », a-t-il déclaré, exigeant une rencontre avec le premier ministre Mario Draghi.
    L’organisation non gouvernementale (ONG) Alarm Phone, qui gère une ligne téléphonique d’urgence pour aller au secours des migrants, a lancé un appel à l’aide pour recueillir les passagers de cinq bateaux transportant plus de 400 personnes au large de Malte. « La situation à bord est critique. (…) Un sauvetage est nécessaire maintenant ! », a alerté cette organisation.
    Lire aussi « Je brûle ou je me fais brûler » : Adem, 25 ans et déjà quatre tentatives de quitter la Tunisie. Les autorités judiciaires siciliennes ont entre-temps reconduit ce week-end une mesure d’interdiction de toute intervention en mer du navire de sauvetage Sea-Watch 4 d’une ONG allemande, qui avait dû le garder à l’ancre au port de Palerme, en Sicile, pendant six mois, jusqu’en mars, à l’issue d’une inspection ayant permis de trouver trop de gilets de sauvetage à son bord par rapport à sa taille.
    Les membres de l’ONG estiment que l’inspection était pour les autorités une manière détournée de bloquer le bâtiment et de l’empêcher de porter secours en mer aux migrants. « Nous espérons que les autorités ne nous empêcheront pas de nous rendre en Méditerranée centrale avec les mêmes accusations absurdes auxquelles nous sommes habitués », a tweeté vendredi Sea-Watch Italy au retour de sa dernière mission.Un autre navire, Sea-Watch 3, avait été bloqué en mars par les garde-côtes au port sicilien d’Augusta, sous prétexte, une nouvelle fois, de problèmes de sécurité.
    Malgré la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, le mouvement de migration clandestine à partir des pays du Maghreb, notamment de la Tunisie et de la Libye, vers l’Europe s’est poursuivi, notamment à destination de l’Italie, où les migrants espèrent trouver travail et perspectives. Quelque 530 000 migrants ont atteint les côtes italiennes depuis le début de l’année 2015, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), une organisation intergouvernementale ayant son siège à Genève. Entre le 1er janvier et le 21 avril 2021, 8 604 personnes sont arrivées en Italie et 65 à Malte, tandis que 359 ont péri en route, selon l’OIM.

    #Covid-19#migrant#migration#italie#tunisie#libye#afrique#sante#pandemie#migrationclndestine#UE

  • En Tunisie, l’autre parcours des migrants subsahariens
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/04/27/en-tunisie-l-autre-parcours-des-migrants-subsahariens_6078270_3212.html

    En Tunisie, l’autre parcours des migrants subsahariens. De Tunis à Sfax, de nombreux étudiants mais aussi des travailleurs qui ont pu régulariser leur statut, commencent à entreprendre, malgré de nombreux obstacles.
    A Sfax, cité portuaire de l’est de la Tunisie, les départs clandestins de migrants vers l’Europe et les naufrages mortels de certains bateaux rythment douloureusement le quotidien. Mais d’autres histoires s’écrivent aussi dans ce pôle économique, deuxième ville du pays : celles de projets entrepreneuriaux développés au sein de la communauté de migrants subsahariens de Sfax, qui compte près de 2 500 étudiants et quelque 6 000 à 7 000 travailleurs, grâce à un réseau associatif tissé par la diaspora.
    En plein centre-ville, dans un bâtiment immaculé situé à quelques mètres du port, Paul Laurent Nyobe Lipot, un Camerounais de 28 ans, prépare un week-end de formation, dédié aux femmes migrantes porteuses de projets. Les murs de cet incubateur nommé Kufanya – qui signifie « entreprendre » en langue swahili – sont tapissés de business plans. « Nous avons voulu faire de ce lieu un tremplin pour aider à l’entrepreneuriat et accompagner les projets d’étudiants subsahariens en Tunisie qui sortent diplômés d’universités tunisiennes mais avec un marché du travail où le taux de chômage est élevé », explique Paul Laurent.
    Sa mission, ajoute-t-il, « ne pouvait pas être dissociée de la réalité sociale que vivent aussi beaucoup de travailleurs subsahariens en situation irrégulière ». Il ouvre la porte vers une autre pièce destinée à accueillir des victimes de traumatismes vécus durant leur parcours de migration. Celles-ci peuvent bénéficier sur place d’une assistance psychologique.
    « En tant qu’activiste dans la société civile, j’en avais marre de participer à des conférences sur les conditions des migrants subsahariens en Tunisie sans être proactif », précise Paul Laurent, montrant un placard où s’entassent paquets de pâtes, lessive, gel hydroalcoolique et masques. Une banque alimentaire pour soutenir les migrants en situation précaire, créée elle aussi à l’initiative de l’incubateur.
    L’incubateur Kufanya propose aux aspirants entrepreneurs un accompagnement juridique et un petit soutien financier grâce à l’aide de bailleurs de fonds comme l’Organisation internationale pour les migrations et l’Union européenne. « Beaucoup ne savent pas comment entreprendre ou pensent même que c’est impossible puisqu’ils sont étrangers. Nous voulons leur prouver l’inverse. Même si ce n’est pas une solution miracle pour décourager les départs clandestins vers l’Europe, nous pouvons aider certains à développer un projet en Tunisie », précise cet ingénieur de formation, installé depuis sept ans dans le pays. Plus de trente entrepreneurs sont sortis de ses deux dernières cohortes et finalisent leur projet.La Tunisie, où vivent 30 000 à 40 000 travailleurs migrants subsahariens en situation irrégulière, présente des opportunités. Ainsi, le Start-up Act, voté en 2018 et qui vise à encourager les créateurs de jeunes pousses, est ouvert y compris aux étrangers développant leur entreprise dans le pays. Ce cadre législatif exonère les start-up d’impôts et de taxes pendant près de huit ans, ce dont ont profité quelques anciens de Kufanya.
    Tel est ainsi le cas de Gadus Niyonzima, 24 ans. Cet étudiant à l’école privée polytechnique de Sousse s’est lancé dans un projet de fabrication de drones destinés à son pays d’origine, le Burundi, afin de transporter des médicaments dans des villages isolés. « J’ai bénéficié d’un soutien de mon école ici en Tunisie et de subventions, en remportant des compétitions », explique-t-il. Sa start-up, Wote, a obtenu le label du Start-up Act. Et il travaille à l’élaboration d’un prototype avec une équipe subsaharienne et tunisienne dans un atelier nommé le Makerlab.
    A Tunis, Jean-Philippe Kokora, originaire de Côte d’Ivoire, doté lui aussi du précieux label, est en train de développer un réseau social africain d’e-commerce, Amonak. Passé également par Kunfunya, ce jeune homme de 21 ans voit dans la position géographique de la Tunisie « un tremplin pour échanger avec le reste du continent ».Ahmed Hamouda, entrepreneur et mentor à Kufanya, se réjouit aussi de la ratification par Tunis de la nouvelle zone de libre-échange continentale africaine, la Zlecaf, censée donner un élan aux échanges entre pays africains, y compris ceux du Maghreb. « C’est un écosystème encore naissant mais qui a beaucoup de potentiel car il est tourné vers l’Afrique et non vers l’Europe où le marché est déjà saturé et très compétitif », précise-t-il.
    Autre avantage : une loi sur l’investissement permet depuis 2016 aux entrepreneurs étrangers de fonder une société locale dans les services sans avoir à s’associer à un Tunisien – une obligation dans la plupart des autres secteurs.La plupart de ces entrepreneurs doivent tout de même surmonter bien des obstacles pour mener à bien leurs projets. Franck Yotedje Tafo, directeur de l’association Afrique Intelligence – dédiée à la défense des droits des migrants – et fondateur de l’entreprise Sapientia consulting à Sfax, cite notamment le manque d’accès aux financements, mais aussi des problèmes de racisme. Il évoque la nécessité de changer le regard autour de la migration dans le pays. Les autres profils, non étudiants, dont Paul Laurent Nyobe Lipot s’occupe, témoignent de ces difficultés. Le projet fonctionnait bien mais, récemment, sa carte de séjour qu’elle avait eu tant de mal à obtenir pour monter son projet n’a pas été renouvelée. « J’avoue que je ne comprends pas, je cotise à la CNSS [sécurité sociale] en Tunisie, je paie des impôts à l’Etat tunisien et, au final, on me refuse ma carte, sans raison », lâche-t-elle, découragée par ces problèmes administratifs persistants.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#tunisie#afriquesubaharienne#integration#parcousmigratoire#economie#politiquemigratoire

  • Le mouvement féministe en Tunisie dit adieu à l’écrivain égyptienne Nawal Saadawi

    Le mouvement féministe en Égypte, en Tunisie et dans le monde a perdu l’activiste et la militante égyptienne des droits humains Docteur Nawal Saadawi.

    Nous l’avons connue pour la première fois lors de son arrivée en Tunisie, qui a coïncidé avec le début de l’activité féministe indépendante au du club culturel Tahar Al-Haddad. Sa visite a eu un impact majeur sur les jeunes, les défenseures et les défenseurs des droits des femmes, et nous nous sommes rapprochées d’elle parce que nous partagions ses approches sur la discrimination à l’égard des femmes dans nos sociétés, sur la domination du système patriarcal ainsi que sur l’absence de la démocratie, le rôle des stéréotypes sociaux et des pratiques religieuses inégalitaires.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/16/le-mouvement-feministe-en-tunisie-dit-adieu-a-lecrivain

    #féminisme #tunisie

  • Chroniques de l’occupation de la Rhénanie

    Au lendemain de la Première Guerre mondiale, quelque 100 000 soldats français sont envoyés en #Allemagne pour occuper la Rhénanie. Environ 20 000 d’entre eux sont issus des colonies françaises, notamment de #Tunisie et du #Maroc. Rapidement, ces hommes sont la cible d’une campagne de #diffamation qui fait la une des journaux du monde entier sous le slogan « La honte noire »…

    https://www.youtube.com/watch?v=5LmnuSwdlGg


    #film #documentaire #film_documentaire
    #occupation #histoire #propagande #honte_noire #WWI #première_guerre_mondiale #accord_de_Versailles #troupes_coloniales_françaises #corps #racisme #schwarze_schmach #soldats_africains #Rhénanie #Ray_Beveridge #femmes_allemandes #Luise_Zietz #haine_raciale #stérilisation #Mulatiesierung #nationalisme #enfants_afro-allemands #bâtards_de_Rhénanie #Eugen_Fischer #nazisme #stérilisations_forcées_de_masse #Wolfgang_Abel #commission_spéciale_3 #colonisation #colonialisme #soldats_coloniaux #armée

    ping @nepthys

  • Turkey’s return policies to Syria & their impacts on migrants and refugees’ human rights

    –-> Chapitre 7 de ce rapport intitulé « Return Mania. Mapping Policies and Practices in the EuroMed Region » :

    https://euromedrights.org/wp-content/uploads/2021/03/EN_Chapter-7-Turkey_Report_Migration.pdf

    #renvois #expulsions #Turquie #réfugiés #asile #migrations #réfugiés_syriens #retour_au_pays #droits_humains #rapport #EuroMed_Rights

    –—

    ajouté à la métaliste sur les « retours au pays » des réfugiés syriens :
    https://seenthis.net/messages/904710

    ping @isskein @karine4 @rhoumour @_kg_

  • Libération immédiate des jeunes emprisonnés (Tunisie)

    Collectif de soutien aux mouvements sociaux en Tunisie
    Appel
    Libération immédiate des jeunes emprisonnés

    A l’occasion de la fête de l’indépendance, le collectif de solidarité avec les mouvements sociaux en Tunisie réitère, avec force, sa demande de libération immédiate et inconditionnelle des jeunes arrêtés suite aux derniers mouvements de protestation de janvier 2021.

    Le Collectif qui a placé le devoir de solidarité avec ces jeunes au centre de ses préoccupations a engagé de nombreuses initiatives dans ce sens (pétition internationale, lettre ouverte au Président de la République …)

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/03/22/liberation-immediate-des-jeunes-emprisonnes-tunisie

    #international #tunisie

  • Pour une libération immédiate de Rania Amdouni militante lgbtqi+ et féministe emprisonnée en tunisie

    Militante des droits des femmes et des personnes LGBTQI+ et artiste, Rania AMDOUNI (26 ans) a été arrêtée à Tunis le 27 février 2021 et condamnée à la suite d’un procès expéditif à six mois de prison ferme.

    Il convient de signaler que son arrestation s’est déroulée alors qu’elle venait porter plainte suite à une agression dont elle a été victime dans la rue en raison de son physique jugé « non-conforme » aux stéréotypes de genres.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/03/16/pour-une-liberation-immediate-de-rania-amdouni-militant

    #international #tunisie

  • Crise politique, Covid, tarifs bas des passeurs... : les départs depuis la Tunisie ne cessent d’attirer de nouveaux clients - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/30810/crise-politique-covid-tarifs-bas-des-passeurs-les-departs-depuis-la-tu

    Alors qu’un nouveau drame a endeuillé les côtes tunisiennes mardi, avec la mort de 39 migrants en mer, des ONG pointent une augmentation des tentatives de départ depuis ce pays vers l’Europe. Cette hausse s’expliquerait notamment par des tarifs avantageux des passeurs en période hivernale et par la crise sanitaire privant des milliers d’Africains de travail.Trente-neuf migrants, dont quatre enfants, ont péri mardi 9 mars dans le naufrage de leurs embarcations au large de Sfax, dans l’est de la Tunisie. Si, depuis plusieurs années, la Tunisie fait office de point de départ privilégié pour les candidats à l’exil en Europe, cette énième tragédie vient rappeler que les traversées de migrants à bord de canots de fortune au départ de ce pays continuent d’augmenter. Depuis le début de l’année 2021, près de 95 interceptions ont eu lieu en mer, contre une cinquantaine l’année dernière sur la même période.Et ces passages ne se tarissent pas durant la période hivernale, alors que les conditions climatiques sont encore moins propices aux traversées, déplorent des ONG présentes en Tunisie.
    Explications avec Romdhane Ben Amor, porte-parole du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux, une association qui vient en aide, entre autres, aux migrants.
    InfoMigrants : Constatez-vous une augmentation des départs depuis la Tunisie ?
    Romdhane Ben Amor : Durant les mois de janvier/février 2021, les tentatives de traversées ont augmenté. Les autorités tunisiennes ont procédé à 94 interceptions, qui ont impliqué en tout 1 736 migrants.
    En comparaison, durant la même période l’année dernière, il y avait eu 47 interceptions, soit 887 migrants arrêtés. Nous avons donc le double de tentatives de passage cette année.
    Ces interceptions se font soit en mer, soit sur la terre, avant les départs, dans des maisons où se trouvent les migrants.En février 2021, 30 % de ces interceptions ont eu lieu avant le départ en mer, et 70 % ont eu lieu en mer. Ce chiffre aussi est en augmentation : en décembre 2020, environ 48 % des interceptions seulement avaient eu lieu en mer.
    IM : Quelle est la proportion de migrants étrangers et de Tunisiens dans ces départs ?
    RBA : Actuellement, on comptabilise 55 % de Subsahariens dans ces tentatives de traversée. Durant l’année 2020, la proportion des Subsahariens n’était que de 31 % en moyenne [Les Tunisiens constituaient la première nationalité à arriver clandestinement en Italie, ndlr].
    C’est un constat classique : en janvier/février, l’hiver donc, il y a toujours plus de Subsahariens [qui tentent de traverser la Méditerranée]. C’est le bon moment car les traversées sont moins chères étant donné les risques accrus (températures basses, mer agitée...).
    Les Tunisiens, eux, évitent en général cette période parce que les conditions climatiques ne sont pas bonnes.
    IM : D’où partent ces migrants ?

    RBA : En 2020, 27 % des départs sont partis des environs de la ville de Sfax, et 25 % de Mahdia [toutes deux situées sur la côte est du pays]. Ces deux régions totalisent donc la moitié des tentatives de départ.

    À Sfax, il y a une grosse communauté de migrants subsahariens et beaucoup de réseaux de passeurs très actifs. À Mahdia, il y a davantage de Tunisiens candidats au départ.
    IM : Comment expliquer cette augmentation des départs et tentatives de départ ?
    RBA : En Tunisie, les mois de janvier et de février 2021 ont été très perturbés politiquement et socialement. [Le pays a été agité par une crise politique et un mouvement de contestation sociale sur fond de marasme économique. De nombreuses manifestations ont eu lieu, notamment contre les violences policières, ndlr]. Il y a eu une vague de protestations partout. En réaction, l’Etat a concentré ses forces pour essayer de garder le calme, notamment dans les quartiers populaires. La lutte contre les réseaux de passeurs a donc été délaissée. Ils en ont profité.L’autre raison, c’est l’impact du Covid, surtout sur les communautés subsahariennes présentes en Tunisie. Ces migrants travaillent beaucoup dans le secteur informel [au noir, ndlr], sur les chantiers, dans les cafés, les restaurants… Avec la pandémie, ils ont perdu leur emploi. [Un couvre-feu est en place dans le pays, et les bars et restaurants sont autorisés à accueillir uniquement 30 % de leur capacité maximale dans les espaces fermés, ndlr.]Beaucoup de ces migrants subsahariens étaient jusque-là dans une situation assez stable. Leur projet migratoire existait mais ce n’était pas une priorité.Les Tunisiens qui se sont retrouvés au chômage ont pu recevoir des aides financières de l’Etat mais les Subsahariens, eux, n’ont pas de contrat, ils sont illégaux, ils sont donc privés de cette aide financière. Ils n’avaient pas d’autres solutions que de partir, d’autant qu’on ne sait pas quand cette crise prendra fin.Tout cela mène à des tragédies comme celle qu’on a vue mardi et on peut malheureusement s’attendre à d’autres drames de la sorte dans les prochains jours.

    #Covid-19#migrant#migration#tunisie#afriquesubsaharienne#sante#economie#traversée#migrationirreguliere#projetmigratoire

  • #Refugia : a Utopian solution to the crisis of mass displacement

    And still they come. An apparently endless flotilla of rubber dinghies filled with migrants and refugees making their way across the Mediterranean to Europe. As the numbers and visibility of this migration have gathered pace, even mainstream politicians have expressed their alarm. Antonio Tajani, president of the European Parliament, has talked of an exodus of biblical proportions. Solutions designed for a few thousand people will not work as a strategy for millions, he warned.

    In responsible political circles, let alone in the more feverish popular media, there is an increasing recognition that the three conventional “durable solutions” to displacement – local integration, resettlement and return – cannot meet the scale and speed of the movement of people. The international institutional architecture seems unequal to the task. In 2016, there were no fewer than seven international summits to address the refugee and migrant “crisis”. What is talked about is often a reboot of what has demonstrably failed before.

    Emerging, sometimes from unexpected places, have come a number of imaginative solutions. For example, the proposal to create a separate “refugee nation” was first promoted by a Californian businessman, Jason Buzi. Egyptian telecoms billionaire Naguib Sawiris has also sought to buy an island from Greece or Italy to house those crossing the Mediterranean. The most elaborately worked-out island solution is to create a “Europe-in-Africa” city-state on the Tunisian Plateau – a thin strip of seabed that sits between Tunisia and Italy within the Mediterranean. The concept has been modelled in detail by Theo Deutinger, a respected Dutch architect.

    Other proposals have centred on the creation of “refugee cities” or zones. Drawing from the example of a special economic zone in Jordan near the Za’atari refugee camp, where refugees have been allowed to work rather than languish, migration expert Alex Betts and economist Paul Collier have made the simple but daring point that many refugees can be turned into assets rather than liabilities if the legalities forbidding asylum-seekers seeking paid jobs are set aside.
    Refugia and the Sesame Pass

    My colleague Nicholas Van Hear and I have reviewed most of these proposals and advanced an even more radical plan. Our vision is to create a set of loosely-connected self-governing units we call “Refugia”, brought into being mainly by refugees and displaced people themselves, with some support from sympathisers. Though scattered like an archipelago, Refugia will nonetheless link together many refugee communities – in conflict areas, in neighbouring or transit countries, and in more distant countries of settlement. We are happy to accept the label “utopian” for our scheme, but ours is a more pragmatic idea, a “realistic utopianism” to use a term developed by the philosopher John Rawls.

    We see Refugia as the outcome of a tacit grand bargain – among richer states and emerging countries, nearby countries affected by conflict and, crucially, refugees themselves. After discussions with representatives of Refugia, new constituent zones will be licensed by the nation states within whose territories they lie.

    Refugee camps, hostels, farming communities, self-built housing estates or suburbs of a town might all join Refugia. Though subject to the host states’ laws, zones are created from below. They are self-governing and eventually self-supporting. The upshot is that Refugians hold dual affinities: as well as an affiliation to Refugia they can be long-term residents of the states that license their territories. They can move among different parts of Refugia, and, where negotiated, between sovereign nations.

    Refugians will be issued with a “Sesame Pass”, a super-smart, biometric card that opens up and connects all the nodes and zones of Refugia. This will provide those who have it with a collective identity, the right to vote for a transnational parliament, legal status, entitlements and the facilitation of work, financial transfers and enhanced mobility. The Sesame Pass could also be developed as a machine-readable currency, which will allow tax collection or the administration of a basic income grant for all Refugians.

    There is some sense in which an embryonic form of Refugia already exists. As the length of time in refugee camps has lengthened and more refugees have been accommodated in or near cities, organic urban settlements have developed. A good example is Camp Domiz, a Syrian refugee camp in northern Iraq that has been badged a “Refugee republic”, as its inhabitants have set up community centres, shops and mosques.

    The displaced in control of their future

    In our vision, Refugia is essentially self-organised and self-managed. It does not require political or cultural conformity, rather it subscribes to the principles and deeds of solidarity and mutual aid. But it is absolutely possible that desperation might drive the European Union to come up with a radical blueprint for a dystopian form of Refugia, which does not fit these principles.

    In September 2016, Hungary’s right-wing prime minister Victor Orban suggested that the EU should build a “refugee city” in North Africa. Not only was this explicitly about repression enforced by military might, Orban also declared that “those who came [to Europe] illegally must be rounded up and shipped out”.

    While we must be on the guard for forms of Refugia that are nakedly about subjugation, new territorial units initiated from above should not be discarded in principle. There is no reason why, where these proposals comply with Refugia’s democratic and tolerant values, they should not be incorporated as nodes within the wider idea.

    Precisely because they have been disempowered by their traumatic experiences, those who have been displaced do not need things done to them and may even resist things being done for them. Ideally, Refugians will be in charge of as much of Refugia as is practically possible. This is the promise of the many small initiatives and inventive new solutions in this utopian vision of what could be possible.

    https://theconversation.com/refugia-a-utopian-solution-to-the-crisis-of-mass-displacement-81136
    Je mets ici pour archivage... mais ce projet imaginé par des profs émerites est très douteux !

    #utopie ou, plutôt... #distopie ?!?

    #solution (sic) #alternative (sic) #Jason_Buzi #nation_réfugiée #nation_de_réfugiés #refugee_nation #Naguib_Sawiris #île #Europe-in-Africa #Theo_Deutinger #auto-gouvernance #utopie_réaliste #revenu_de_base #camps_de_réfugiés #Domiz #solidarité #entraide #réseau

    #Sesame_Pass #Nicholas_Van_Hear

    –—
    Le site web de #Refugee_Republic :


    https://refugeerepublic.submarinechannel.com

    Une vidéo introductive :
    https://vimeo.com/113100941

    déjà signalé en 2015 par @fil :
    https://seenthis.net/messages/427762

    ping @isskein @karine4

  • « S’ils ne passent pas la frontière, les fraises sont flinguées » : des agriculteurs inquiets si les travailleurs étrangers ne viennent plus
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/02/26/s-ils-ne-passent-pas-la-frontiere-les-fraises-sont-flinguees-dans-le-vauclus

    Julien Bernard le dit sans ambages : « “Des bras pour ton assiette”, ça n’a servi à rien. » Pendant le premier confinement, le maraîcher installé à Uchaux (Vaucluse) a reçu cinquante candidatures en réponse à l’appel des autorités à venir aider les agriculteurs. Sept ont tenu plus d’une semaine : un coiffeur, une toiletteuse pour chien et cinq étudiants. « Les autres nous ont lâché en disant “c’est trop dur !” et ne sont jamais revenus », rapporte le benjamin de la famille, cogérant de l’exploitation avec son frère Sylvain et sa belle-sœur Carole.La préparation des champs puis les premières récoltes – asperges et fraises – n’auraient pu avoir lieu sans l’aide de 17 travailleurs tunisiens arrivés en France juste avant la fermeture des frontières, le 17 mars 2020. Le schéma se répète cette année : sous les serres couvertes de panneaux photovoltaïques, Wissem et Saber, originaires de la région de Kasserine, s’attellent déjà à la préparation des sillons avant la plantation de tomates et de concombres.
    Tous deux viennent de signer un contrat à durée indéterminée après plusieurs années passées sous le statut d’« OFII ». La procédure, menée avec l’Office français de l’immigration et de l’intégration, permet d’obtenir un visa de travail de six mois sur demande de l’employeur. Vingt-quatre saisonniers tunisiens doivent être embauchés sur ce modèle avant le mois d’avril. « S’ils ne passent pas la frontière, les fraises sont flinguées, prévient Julien Bernard. C’est autour de 600 000 euros d’investissement qui ne seront pas amortis. »Depuis la mi-décembre, plus de 500 saisonniers étrangers sont arrivés dans le département par quatre vols spécialement affrétés depuis le Maroc et la Tunisie. Une dérogation préfectorale obtenue par la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) permet de faciliter le passage aux frontières des travailleurs… tant que celles-ci demeurent ouvertes : comme pour la famille Bernard, la saison de nombreux agriculteurs du Vaucluse dépend de l’évolution des restrictions liées à l’épidémie de Covid-19.
    Le protocole sanitaire pour les saisonniers étrangers, à la charge de l’employeur, est encadré par l’agence régionale de santé : un test PCR est réalisé avant le départ, un dépistage antigénique à l’arrivée avant une période d’isolement de sept jours, puis un nouveau test PCR avant de débuter le travail sur l’exploitation. Un surcoût annuel estimé à 20 000 euros pour 24 saisonniers, selon Carole Bernard, responsable administrative de la ferme d’Uchaux. « On ne demande que ça de recruter des gens du coin, mais Covid ou pas Covid, c’est très compliqué », assure Mme Bernard. La réglementation impose la publication, pendant trois semaines, d’une annonce sur le site de Pôle emploi avant toute démarche « OFII ». Mais les candidatures sont rares ou ne « correspondent pas aux demandes », estiment plusieurs agriculteurs.
    Exigeant physiquement et situés en dehors des centres-villes, les travaux de maraîchage et de culture fruitière demandent aussi une importante rigueur sur de longues plages horaires. « La crise sanitaire a mis en avant que ces “ouvriers non qualifiés” ont, en fait, des profils et compétences spécifiques très demandées par certains agriculteurs », souligne Yannick Becker, membre du bureau de la Confédération paysanne en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le syndicat réclame de meilleures conditions de travail pour les saisonniers étrangers. La FDSEA redoute aussi une répétition de l’année 2020 : une fois les frontières fermées, de nombreux saisonniers n’avaient pu se rendre en France et les agriculteurs s’étaient tournés en urgence vers des acteurs du travail intérimaire, peu respectueux des protocoles sanitaires. Les cas de Covid-19 s’étaient multipliés dans les Bouches-du-Rhône, le Gard et le Vaucluse dans des logements de travailleurs, notamment venus d’Espagne – le recrutement depuis des pays de l’espace Schengen étant soumis à une procédure moins contrôlée par les services de l’Etat.« Que le même phénomène se reproduise, c’est toute notre crainte », abonde la présidente du syndicat majoritaire, Sophie Vache. L’organisation plaide pour un renouvellement des dérogations attribuées au Maroc, fixée jusqu’au 31 mars, et à la Tunisie. La surveillance par la direction de l’emploi et par l’inspection du travail doit aussi être renforcée dans les exploitations, malgré des moyens limités.
    Sur le plan sanitaire, les gérants d’exploitations sont engagés dans une recherche d’hébergements collectifs, qui doivent permettre une mise à l’isolement rapide si une contamination au coronavirus est détectée. « Nous n’avons pas encore de solution pour la moitié des travailleurs prévus », s’inquiète, à Uchaux, Carole Bernard. Pour l’instant, deux mobil-homes sont installés sur l’exploitation et « nous louons une maison dans le village voisin », explique Fethy Gribi, « chef d’équipe » des employés tunisiens.

    #Covid-19#migrant#migration#france#UE#tunisie#sante#economie#travailleurmigrant#travailleursaisonnier#agrciluture#depistage#mesuresanitaire

  • France-Algérie : le retour chaotique des Algériens au pays
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/02/12/france-algerie-le-retour-chaotique-des-algeriens-au-pays_6069658_3212.html

    Quoi qu’il en soit, les témoignages d’Algériens bloqués en France – ou ailleurs dans le monde – ont été massivement relayés ces derniers mois sur les réseaux sociaux. Certaines associations comme le Secours islamique France ont rencontré, lors de leur maraude en Ile-de-France, quelques Algériens à la rue, prisonniers de la crise sanitaire. Après avoir eu connaissance de cette situation, des membres de la diaspora se sont organisés pour proposer des hébergements aux plus précaires en mettant en place des plates-formes collaboratrices.
    (...) à quelques exceptions près, l’Algérie garde ses frontières fermées. Les vols commerciaux n’ont toujours pas repris, contrairement à ce qui se passe avec ses voisins. Ainsi, en décembre 2020, seules 18 000 personnes ont pu se rendre en Algérie depuis la France, selon la direction générale de l’aviation civile. A titre de comparaison, 212 000 passagers se sont envolés vers la Tunisie à la même période. D’autre part, la procédure de rapatriement est difficilement compréhensible. « Une véritable cacophonie », commente même M. Khenissa. Des parlementaires algériens ont dénoncé les dysfonctionnements et la lenteur des prises en charge. Le ministre des affaires étrangères, Sabri Boukadoum, leur a répondu le 1er février en assurant que « l’Etat a mobilisé tous les moyens humains et matériels pour la réussite des opérations de rapatriement ». Or, les témoignages font état d’une « opération » qui a certes démarré il y a plusieurs mois, mais s’est longtemps déroulée dans la pagaille.En effet, le rapatriement ne concerne pas seulement ceux qui sont bloqués en France, mais tous les citoyens algériens désirant retourner au pays. Pour cela, il faut d’abord s’inscrire auprès de l’ambassade ou d’un consulat et justifier d’un motif valable : un décès, un parent dont le pronostic vital est engagé, un problème judiciaire ou bien avoir été victime d’un cambriolage. Puis le ministère de l’intérieur valide l’inscription et l’envoie à Air Algérie, seule compagnie habilitée à transporter des ressortissants algériens. Le site rapt.airalgerie.dz permet de vérifier qu’elle a été approuvée. La compagnie est ensuite censée rappeler puis communiquer un lien pour acheter le billet qui s’élève à 380 euros.
    Problème : un certain nombre de personnes n’ont jamais été contactées par la compagnie aérienne. Une partie s’est rendue à Orly, unique point de départ en France pour les Algériens, pensant pouvoir acheter le billet directement au comptoir. Une situation qui a donné lieu à des scènes chaotiques devant la porte 42d, gardée par des policiers, alors que seuls les passagers munis d’un billet pouvaient entrer dans le terminal.
    « C’est humiliant et honteux », soufflait Mohand, un Parisien d’une cinquantaine d’années, venu à Orly le 28 janvier pour la troisième fois. « Ma mère vient de sortir de l’hôpital, il faut que je parte », expliquait ce serveur en chômage partiel, test PCR en poche et valise à la main. Au cri de « Ouvrez les frontières ! », la foule, patientant des heures dans le froid, espérait pouvoir monter dans l’un des deux vols quotidiens pour Alger.
    D’autres Algériens – détenteurs d’un passeport français – ont choisi de contourner le problème en passant illégalement la frontière algérienne depuis la Tunisie. C’est le cas de Houari qui s’est envolé pour Tunis début janvier. Ce quinquagénaire de la région parisienne s’est pourtant inscrit plusieurs fois auprès de l’ambassade, mais « je n’ai jamais reçu de réponse ». « Avec cinq autres amis, nous avons payé des passeurs, explique-t-il. Mais c’est risqué, on peut se faire arrêter ou dépouiller. » Après trois semaines passées dans sa ville, il est revenu à Paris, fin janvier, depuis Tunis, en empruntant le même chemin. Sur les réseaux sociaux, la diaspora algérienne implore les autorités algériennes de déverrouiller les frontières. Une décision suspendue à l’évolution de la situation sanitaire en Algérie (2 926 morts au 11 février), en France (80 591 décès à la même date) et au succès de la vaccination.

    #Covid-19#migrant#migration#france#algerie#tunisie#sante#test#frontiere#vaccination#rapatriement#retour

  • Déchets italiens : derrière le scandale environnemental, une vaste affaire de corruption | Aïda Delpuech
    https://inkyfada.com/fr/2021/02/11/enquete-dechet-corruption-italie-tunisie

    Derrière ce qui aurait dû être un commerce comme un autre, un trafic illicite de déchets ménagers est peu à peu dévoilé : présentés par l’entreprise tunisienne comme des résidus plastiques voués à être triés, recyclés, puis renvoyés à l’étranger, ces déchets sont en réalité des ordures ménagères urbaines, collectées dans les environs de Naples et possiblement dangereuses. Source : Inkyfada

  • L’« Ocean-Viking », avec 422 personnes sauvées en Méditerranée à bord, va pouvoir accoster en Sicile
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/02/07/avec-422-personnes-a-bord-l-ocean-viking-cherche-en-urgence-un-port-sur_6069

    Alors que les conditions météorologiques se dégradent, le navire humanitaire Ocean-Viking va pouvoir accoster dans le port sicilien d’Augusta, en Italie, a annoncé dimanche 7 février l’ONG SOS Méditerranée, son affréteur. Le bateau, qui devrait arriver aux alentours de 19 heures, transporte 422 migrants recueillis en mer au large de la Libye.
    Le feu vert des autorités italiennes est arrivé quelques heures après un communiqué de SOS Méditerranée relayant l’appel au secours de Luisa Albera, coordinatrice des opérations de recherche et de secours sur le navire : « Les 422 personnes à bord, dont des bébés, des enfants, des femmes enceintes et des mineurs isolés, ont les mêmes droits que toute personne secourue en mer. Ils doivent en toute urgence débarquer dans un port sûr. »Mme Albera alertait alors sur le fait que l’arrivée possible de la pluie et de forts vents risquait d’aggraver encore la situation. Car, insistait-elle, il n’est pas possible de mettre toutes les personnes recueillies à l’abri des intempéries, certaines étant contraintes de rester sur le pont arrière du navire.Depuis qu’il a repris la mer à la mi-janvier à Marseille, après plusieurs mois bloqué à quai en Italie, l’Ocean-Viking a recueilli 424 personnes au total. Deux d’entre elles, une femme enceinte et son compagnon, ont été évacuées par hélicoptère vers Malte, vendredi.
    Selon Luisa Albera, plusieurs personnes à bord « sont dans un état de santé précaire et sous observation permanente » : huit passagers ont notamment été testés positifs au Covid-19 et isolés, afin d’enrayer la propagation du SARS-CoV-2 à bord.Les candidats à l’exil de l’Afrique partent pour l’essentiel de Tunisie et de Libye pour rejoindre l’Europe via l’Italie, dont les côtes sont les plus proches. Plus de 1 200 migrants ont péri en 2020 en Méditerranée, dont la grande majorité sur cette route centrale, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Les navires des ONG, à l’instar de l’Ocean-Viking, sauvent des vies mais sont aussi accusés depuis plusieurs années de faire le jeu des passeurs. L’Union européenne s’est divisée sur la manière de gérer le problème depuis que la crise des migrants clandestins a débuté en 2015, lorsque plus d’un million d’entre eux sont arrivés sur les côtes européennes.

    #Covid-19#migrant#migration#malte#tunisie#libye#ue#ong#omi#sante#parcoursmigratoire#crisemigratoire#vulnerabilite

  • Les mouvements sociaux maghrébins contre la paupérisation et contre la répression

    Les organisations, associations et syndicats membres du Forum Social Maghrébins dénoncent les campagnes de répressions et d’interpellations qui ont visé des centaines de jeunes dans les quartiers populaires paupérisés de nombreuses villes tunisiennes qui protestaient et ce, dix ans après la « révolution de la dignité » qui a revendiqué le droit au travail, la liberté, la justice et l’égalité.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/29/les-mouvements-sociaux-maghrebins-contre-la-pauperisati

    #international #tunisie

  • Tunisie, Gafsa : Ces femmes ont été exclues d’un concours régional de recrutement à la fonction publique (Compagnie des phosphates de Gafsa – CPG) parce qu’elles sont mariées et que leurs maris travaillent. Après trois ans de lutte, elles décident de demander le divorce collectivement.

    https://archive.org/embed/20210126_20210126_1412

    D’ailleurs, avez-vous ici eu connaissance du #divorce_collectif comme moyen / action de lutte féministe ?

    #tunisie #gafsa #femmes #cpg #lutte #luttes_féministes #divorce #mariage #sexisme

  • Comment organiser une journée #sans_voiture
    http://carfree.fr/index.php/2021/01/25/comment-organiser-une-journee-sans-voiture

    L’association CODATU (Coopération pour le Développement et l’Amélioration des Transports Urbains et Périurbains) a réalisé en 2018 un petit #guide pratique de l’organisation d’une journée sans voiture, document indispensable pour Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Guides #Marche_à_pied #Quartiers_sans_voitures #Ressources #Transports_publics #Vélo #Vie_sans_voiture #Ville_sans_voitures #inde #journée_sans_voitures #Solutions #Tunisie #ville

    • Comme beaucoup j’attends depuis longtemps ces excuses comme un acte adulte et juste.
      Et je suis au désespoir pour toutes celleux qui subissent encore les « dommages collatéraux » de cette colonisation, et je me demande combien de générations vont continuer d’être humiliées parce que la france refuse de reconnaitre ses responsabilités ?
      Tant que la France n’aura pas regardé en face ses horreurs commises en Algérie et fait son mea-culpa, le terrain de la politique intérieure restera miné et rien ne pourra avancer vers l’intelligence.
      Macron le crétin en est la preuve même, et le racisme de toute l’organisation sociale, de l’urbanisme au taux de chômage, continue de se déployer avec la police française à la manœuvre.
      Je suis triste pour mes ami·es d’origine algérienne né·es en france tout comme pour les traumatisés de la guerre, mon oncle soldat durant la guerre et qui refuse d’en parler, mon beau-père soldat dans les tirailleurs qui a disparu abandonnant ses trois enfants en bas âge parce que devenu violent au retour de l’Algérie.
      Toute cette haine qui perdure dans la croyance de la supériorité raciale française qui a prévalut à la colonisation et à l’enrichissement de certains, il serait bien temps de s’en excuser.

    • Comme je te l’avais dit, la conquête de l’Algérie est peu documentée, et très mal connue. Alors que ce fut une boucherie. A lire les manuels scolaire, on a l’impression d’une installation presque pacifique dans un pays presque vide. Ce ne fut évidemment pas le cas mais on a bati une légende dorée allant plus ou moins dans ce sens puisque le meilleur et le plus grand lycée d’Alger s’appelait lycée Bugeaud.
      Après formuler des excuses, je ne sais pas si ça a vraiment un sens, pour la conquête s’entend, mais on pourrait au moins faire en sorte que l’enseignement de l’histoire soit correct (et envisager des poursuites au civil pour les mecs qui racontent objectivement n’importe quoi à la télé)

    • Effectivement, surprenant J.-M. Aphatie, à son tout meilleur.

      La référence à l’Argentine est bien venue : il est notoire que ce sont des militaires français, anciens de l’Algérie, qui ont « théorisé » les bases de la contre-insurrection (on dit maintenant à l’états-unienne Coin). David Galula a été LA référence pour les états-uniens et pour les militaires d’Amérique latine aux premiers rangs desquels les Argentins.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Galula

    • Selon ce post LinkedIn qui devient viral sur Facebook, la France a envoyé ces 60 camions de police pour soutenir la répression des manifestations en cours en #Tunisie.
      https://twitter.com/MedDhiaH/status/1353066462848507905


      https://www.linkedin.com/posts/marseille-manutention-roro-terminal_cette-semaine-marseille-manutention-te
      https://www.arquus-defense.com/fr
      On ne change pas une équipe qui gagne !

      Les camions étaient non seulement importés de France mais aussi fabriqués en France par Arquus, le principal fournisseur de l’armée française. Le producteur est anciennement connu sous le nom de Renault Trucks Defense. L’entreprise appartient au groupe suédois Volvo.

      #marchands_de_canons

    • https://www.sudouest.fr/2021/01/24/bugeaud-l-assassin-jean-michel-apathie-veut-que-la-france-demande-pardon-au

      "Bugeaud, l’assassin" : Jean-Michel Apathie veut que la France demande pardon aux Algériens


      Frilosité sur le sujet en Périgord

      Au fil de son réquisitoire (validé par Pascal Blanchard pour sa justesse historique), Jean-Michel Apathie s’est encore une fois prononcé pour "déboulonner" le maréchal colonisateur #Bugeaud, "figure de cette barbarie" et "assassin", en demandant que la Ville de Paris débaptise l’avenue qui porte son nom. La Dordogne, où il possédait une propriété à Lanouaille et fut maire d’Excideuil, est plus prompte à célébrer la figure du "soldat laboureur" à l’origine des comices agricoles. Aucun élu, y compris la nouvelle maire socialiste de Périgueux Delphine Labails, ne se s’est prononcé pour débaptiser les lieux célébrant Bugeaud ou retirer ses statues.

      “Nous, Français, avons martyrisé un peuple pendant un siècle.”
      Pour @jmaphatie, la France doit présenter des excuses aux Algériens. #Clhebdo pic.twitter.com/a2mhqoitJ5
      — C l’hebdo (@clhebdo5) January 24, 2021

      Bugeaud (1784–1849) était l’un des militaires chargé de la conquête de l’Algérie en 1844–1845. Nommé gouverneur général, il y a pratiqué « les enfumades » (mort par enfumage d’Algériens enfermés dans des grottes). Sur ses consignes, « plus de 1 000 hommes, femmes et enfants de la tribu des Ouled Riah qui s’étaient réfugiés avec leur bétail dans une grotte du Dahra, près de Mostaganem », en 1845, ont par exemple été asphyxiés.

    • Guerre d’Algérie : qui est Ali Boumendjel, à qui le rapport Stora recommande de rendre hommage ?
      par Chloé Leprince - france Culture
      https://www.franceculture.fr/histoire/guerre-dalgerie-qui-est-ali-boumendjel-a-qui-le-rapport-stora-recomman

      Le rapport sur “les mémoires de la colonisation et de la guerre d’Algérie de 2021" remis le 19 janvier 2021 à Emmanuel Macron par l’historien Benjamin Stora avait pour objectif officiel de "regarder l’histoire en face" d’une "façon sereine et apaisée" afin de "construire une mémoire de l’intégration". La ligne de crête choisie par Benjamin Stora est celle de la reconnaissance à défaut de "repentance" (ou d’excuses). Pour ça comme pour réanimer la volonté politique en berne, il faut des figures. Et l’une des 22 propositions que compte le rapport Stora (que vous pouvez consulter ici) consiste justement à renflouer, côté français, la #mémoire d’une personnalité importante de la guerre d’Algérie, Ali Boumendjel : l’historien suggère à Emmanuel Macron de reconnaître que l’armée française a assassiné l’avocat et dirigeant nationaliste algérien en 1957.

      Avec cette recommandation, Benjamin Stora met en exergue un dossier essentiel, et laborieux : celui des disparus de la guerre d’Algérie, et en particulier des milliers d’hommes, de frères, de maris, de pères ou d’oncles des Algériens et des Algériennes d’aujourd’hui, qui ont disparu un jour. Ce fut particulièrement le cas dans une période du conflit que l’on appelle “la bataille d’Alger”, et qui correspond à l’année 1957, lorsque le pouvoir civil des représentants de la France métropolitaine en territoire algérien a été confisqué par les militaires. Et en particulier, par des parachutistes. De cette époque demeure la trace d’une impuissance de la justice et de l’administration civile à faire respecter le droit et, en miroir, celle d’une impunité immense. De cette époque, reste, surtout, une mémoire béante dans des centaines de familles où l’on n’a rien su de ses morts. Et un besoin d’histoire.

      https://information.tv5monde.com/afrique/rapport-stora-la-famille-du-militant-assassine-ali-boumendjel-

      « Je crois que les responsables politiques français ne mesurent pas à quel point des familles entières ont été dévastées par les mensonges d’Etat », souligne aujourd’hui la nièce du militant assassiné. Elle aimerait que l’on reconnaisse que « le colonialisme est une atteinte à la dignité humaine au même titre que la Shoah et l’esclavage ».

      « La réhabilitation (d’Ali Boumendjel) est une approche de la vérité. C’est bien, à condition que l’on reconnaisse qu’il a été sauvagement torturé durant des semaines et que son assassinat a été masqué en suicide », dit-elle du rapport Stora.

      « Mais pourquoi le singulariser ? Il faut la vérité pour tous. Célèbres ou anonymes. Pourquoi ne pas célébrer le martyr inconnu ? ».

      #Guerre_d'Algérie #torture #histoire #décolonisation

    • Sur le rapport de Benjamin Stora : le conseiller contre l’historien, par Olivier Le Cour Grandmaison
      https://blogs.mediapart.fr/olivier-le-cour-grandmaison/blog/280121/sur-le-rapport-de-benjamin-stora-le-conseiller-contre-l-historien

      Le Benjamin Stora historien a capitulé devant le Benjamin Stora devenu conseiller pour permettre au second de présenter à Emmanuel Macron un programme commémoriel congruent à ses desseins électoraux. Afin de ne pas heurter certains groupes mémoriels au mieux conservateurs, au pire réactionnaires, et justifier par avance, conformément aux desiderata du chef de l’Etat, l’absence de reconnaissance officielle des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité perpétrés par la France, il fallait euphémiser ces derniers pour mieux rejeter cette revendication en faisant croire qu’elle est dangereuse, irresponsable et inutile.

    • Une histoire française. A propos du rapport Stora
      https://blogs.mediapart.fr/julien-cohen-lacassagne/blog/030221/une-histoire-francaise-propos-du-rapport-stora

      Benjamin Stora sait que l’histoire n’est jamais éloignée de la politique. Son style élégant et son érudition éclectique en ont aussi fait un authentique écrivain. Mais le dispositif d’une commande d’Etat interroge l’exigence d’indépendance qu’un intellectuel doit s’imposer. C’est parce que j’ai toujours aimé lire l’auteur de La Gangrène et l’Oubli que je lui adresse ici ma critique.

  • Tunisie : Une réponse répressive à une crise politico-économique

    La Tunisie traverse aujourd’hui une phase critique de son processus de transition vers la liberté, la dignité et la démocratie, déclenchée par la Révolution de 2011, et ce en raison de l’action politique bien décevante de ses élites politiques. Ces élites ont échoué à répondre adéquatement aux attentes des tunisiennes et des tunisiens : elles ont failli à faire face à la corruption, ont perpétué une politique d’impunité et d’inégalité dans et devant la loi et ont œuvré à paralyser le processus de la justice transitionnelle, en s’engageant dans des conflits politiques et idéologiques, plutôt que de poursuivre les aspirations de la Révolution.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/01/21/tunisie-une-reponse-repressive-a-une-crise-politico-eco

    #international #tunisie

  • l’histgeobox : « Raïs le bled ». Un rap contre la dictature de Ben Ali en Tunisie.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2021/01/rais-le-bled-un-rap-contre-la-dictature.html

    Les dernières années du régime se caractérise par une grande effervescence culturelle. Obsédé par la perpétuation d’un pouvoir kleptocrate et dictatorial, Ben Ali n’a pas su mesurer l’ampleur du désespoir social. La jeunesse est particulièrement en colère car « condamnée dans sa majorité à une instruction au rabais mais massivement éduquée, (...) cloîtrée dans un pays ne lui offrant guère de perspectives d’accomplissement mais ouverte sur le monde et adepte des réseaux sociaux (...). » Grâce à leurs mots, les rappeurs se font les porte-voix de l’exaspération. Ils narguent le pouvoir, témoignent des souffrances et des attentes des populations. Internet et les réseaux sociaux deviennent alors le moyen de contourner la censure, le harcèlement et d’échapper aux indicateurs d’une police omniprésente.

  • Quand la musique sert l’#émancipation des peuples

    Que ce soit au #Maroc, en #Algérie ou en #Tunisie, #chants et #chansons s’imposent comme des outils au service des #luttes politiques, sociales, contre l’oppression coloniale et postcoloniale. Passage en revue de quelques emblèmes avec les historiennes #Hajer_Ben_Boubaker et #Naïma_Yahi.

    Le champ des musiques contestataires étant immensément vaste, notre émission Maghreb express revient sur quelques-uns des symboles connus ou moins connus.

    Yal Menfi par exemple (qui signifie « Le Banni ») est l’une des chansons les plus emblématiques de la contestation durant la colonisation de l’Algérie par la France. Ce vieux chant d’exil kabyle, composé au lendemain de l’insurrection de 1871 et de la condamnation à la déportation en Kanaky (renommé Nouvelle-Calédonie par le colonisateur) de la plupart des meneurs, est devenu un hymne culte qui fait l’objet de multiples reprises.

    Emblème des souffrances endurées par les immigrés algériens de toutes les époques, il est ici repris par le grand Akli Yahiaten en 1962 passé par les geôles coloniales : Qulu l-umm-i Ma tbki… (« Dites à ma mère : “Ne pleure pas…” »)

    https://www.youtube.com/watch?v=DVKBelWpbzQ&feature=emb_logo

    Il a aussi été repris par 1, 2, 3 Soleils, le trio formé le temps d’un album par trois ténors du raï de l’Hexagone qui ont l’Algérie dans le sang et qui ont marqué la fin des années 1990 : Rachid Taha, Khaled et Faudel.

    https://www.youtube.com/watch?v=vhPz7h3UOHo&feature=emb_logo

    En Tunisie, la contestation de l’ordre colonial est passée par la création de la Rachidia, une association culturelle qui luttera pour la préservation des genres musicaux tunisiens contre l’influence française et s’imposera comme un espace pro-indépendance et nationaliste. L’ensemble de ces artistes deviendront l’élite culturelle de la Tunisie indépendante.

    Les femmes ne se sont pas tenues à l’écart. Elles ont pris le parti de défendre l’indépendance et la décolonisation, à l’image de l’une des plus grandes stars marocaines, une voix féminine incontournable : Hajja Hamdaouia, qui en 1953 compose Waili ya chibani, Ayta se moquant de la vieille gueule de Ben Arafa, illégitime remplaçant du roi Mohammed V.

    https://www.youtube.com/watch?v=B26vji-mguk&feature=emb_logo

    On ne peut pas ne pas évoquer aussi le mythe de Kharboucha, repris dans le chaabi marocain. Kharboucha, qui aurait réellement existé, s’est opposée avec courage au pouvoir central et à l’autorité du caïd Aïssa ben Omar en 1895, un homme très fortuné qui sera ministre puis collaborateur du protectorat français. Personnage devenu mythique, figure des luttes paysannes contre la tyrannie des gouverneurs locaux et des pouvoirs coloniaux au Maroc, elle continue de fasciner.

    https://www.youtube.com/watch?v=GhEUz5rFXeM&feature=emb_logo

    Paris sera une base arrière du vedettariat et une place forte de la dissidence, même après les indépendances. Pour pouvoir critiquer, et le fait colonial et l’autoritarisme des régimes post-coloniaux, la capitale française demeure un refuge pour faire caisse de résonance avec une chanson engagée y compris féminine. Plusieurs parcours de chanteuses en témoignent telles ceux de Naâma pour la Tunisie, Noura, Chérifa, Cheikha Remitti pour l’Algérie, Hajja Hamdaouia pour le Maroc, etc.

    https://www.youtube.com/watch?v=MQndYND2s9M&feature=emb_logo

    Les indépendances de la Tunisie, du Maroc en 1956 puis de l’Algérie en 1962 n’ont pas été synonymes d’ouverture démocratique. Dans les trois pays du Maghreb, des régimes autoritaires ont été instaurés. Les musiques sont alors devenues plus que jamais un outil de contestation, à l’image des créations du groupe Nass el Ghiwane, les Rolling Stones du Maroc. Né dans les années 1970 à Casablanca dans le quartier Hay Mohammadi, l’un des plus pauvres de la ville, Nass el Ghiwane va révolutionner la musique marocaine et maghrébine par son talent et son engagement à dénoncer toutes les oppressions, dont celles qui maintiennent les peuples dans la misère.

    https://www.youtube.com/watch?v=ntkLq_6eKmE&feature=emb_logo

    Dans des pays où les manifestations sont violemment réprimées, quand elles ne sont pas interdites, la musique est un langage, un relais des revendications sociales et politiques.

    Ces dernières années, des chants tels la Casa d’el Mouradia d’Ouled El Bahdja, des supporters ultras du club de football algérois l’USMA en Algérie, ont été annonciateurs de soulèvements populaires comme le « Hirak » algérien, qui a chassé l’ancien président Abdelaziz Bouteflika du pouvoir.

    https://www.youtube.com/watch?v=kHZviPhZQxs&feature=emb_logo

    Les stades, derniers lieux de rassemblement massif (avant que le Covid n’arrête tout), sont devenus des tribunes politiques par défaut, des lieux de contestation du pouvoir en place.

    Avec Fi bladi dhalmouni (« Dans mon pays frappé par l’injustice »), les ultras du Raja Casablanca au Maroc ont réalisé l’une des chansons contestataires qui s’est le mieux exportée ces dernières années, car elle peut s’appliquer aux situations des trois pays. Elle a été reprise durant le Hirak algérien, ainsi que durant des manifestations en Tunisie.

    https://www.youtube.com/watch?v=g8kT2_ktY2w&feature=emb_logo

    Au Maghreb, on peut d’ailleurs finir en prison pour une chanson contestataire. En mars 2013, le Tunisien Weld el 15, symbole de la liberté d’expression pour la jeunesse de son pays, est condamné à deux ans de prison ferme pour sa chanson Boulicia Kleb (« Les policiers sont des chiens »).

    https://www.youtube.com/watch?v=T_VYwkZmGIQ&feature=emb_logo

    Au Maroc, la liste est longue de ceux qui finissent dans les geôles pour une chanson. Ceux qui peuvent fuient le pays, à l’instar du rappeur El Haqed, membre actif du Mouvement du 20 février 2011, auteur d’un tube déchirant, Walou (« Rien »).

    https://www.youtube.com/watch?v=dT4yOKnT52I&feature=emb_logo

    https://www.mediapart.fr/journal/international/010121/quand-la-musique-sert-l-emancipation-des-peuples
    #musique #Maghreb #colonialisme #post-colonialisme #musique_et_politique
    #vidéo #interview #entretien

    ping @sinehebdo

  • En #Tunisie, les #déchets_italiens deviennent un scandale d’État

    Un ministre et plusieurs cadres arrêtés, voilà le bilan provisoire d’une affaire d’importation illégale de #déchets_ménagers et hospitaliers en provenance d’Italie qui ne fait que commencer.

    Tout a commencé lorsque, le 2 novembre, l’émission Les Quatre Vérités, sur la chaîne privée El-Hiwar Ettounsi (https://www.elhiwarettounsi.com/vod/video/1792/episode-08-partie-02), l’une des rares émissions d’investigation dans les médias tunisiens, a diffusé un reportage qui évoquait l’importation de déchets ménagers en provenance d’Italie.

    Les déchets italiens arrivent compactés dans de gros conteneurs au port de Sousse, une ville côtière située à 140 kilomètres de la capitale. Les Tunisiens ont découvert que ces déchets n’étaient revalorisés qu’à hauteur de 5 %. Le reste est enfoui dans des décharges et finit par polluer la nappe phréatique.

    Selon l’ONG Robin des bois, citée par le site d’information L’Économiste maghrébin (https://www.leconomistemaghrebin.com/2020/12/21/affaire-dechets-importes-illegalement-italie-enquete-precise), les choses ont commencé en avril 2020 lorsqu’un porte-conteneurs est parti de Naples avec à son bord 282 “boîtes” remplies de déchets, pour rejoindre le port de Sousse. Le chargement était destiné aux usines de Soriplast, entreprise spécialisée dans le recyclage du plastique. Or la cargaison ne contenait que très peu de matières plastiques. Il s’agirait en majorité “d’ordures ménagères et de déchets hospitaliers”.

    Des personnalités du gouvernement impliquées

    Depuis la révélation de cette affaire, plusieurs hauts cadres ont été interpellés dans le cadre de l’enquête, qui concerne jusqu’à présent 23 personnes, révèle le site privé d’information Kapitalis (http://kapitalis.com/tunisie/2020/12/21/affaire-des-dechets-italiens-quatre-mandats-de-depot-dont-un-a-lencontre-). Parmi les personnes impliquées, le ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Mustapha Laroui. Depuis, il a été désavoué et limogé par le chef du gouvernement, Hichem Mechichi, avant d’être arrêté par la police.

    Aujourd’hui, 70 conteneurs remplis de ces déchets indésirables importés d’Italie ont été mis sous scellés par la douane tunisienne, en attendant une solution “diplomatique” pour les réacheminer vers leur pays d’origine, a indiqué le porte-parole de la douane, Haythem Zanned, sur la radio Shems FM.

    https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/environnement-en-tunisie-les-dechets-italiens-deviennent-un-s
    #Italie #déchets #déchets_hospitaliers

  • Tozeur (Tunisie) : des #émeutes pour revendiquer des terres !
    https://fr.squat.net/2020/12/26/tozeur-tunisie-des-emeutes-pour-revendiquer-des-terres

    À Tozeur, aux confins de l’Atlas et du désert du Sahara, des émeutes ont eu lieu dans la soirée du samedi 19 décembre 2020, jusque tard dans la nuit. Les manifestant·e·s, dont certain·e·s font partie de la Coordination de la « création d’une nouvelle Tozeur », revendiquent des terres domaniales, notamment pour y ériger des maisons ou […]

    #Afrique #manifestation #Tunisie

  • Témoigner au Maroc, se révolter en Tunisie
    https://www.franceculture.fr/emissions/nasawiyat-les-nouvelles-feministes-du-monde-arabe/temoigner-au-maroc-se-revolter-en-tunisie

    Au #Maroc en 2014, la parole de celles qui se mobilisent pour rassembler toutes les #femmes, et s’entraider, voilées ou pas. Puis direction la #Tunisie, au côté d’ouvrières qui payaient cher le fait de s’être battues pour leurs droits.

    #féminisme