• ShieldFont : la police d’écriture pour bloquer le scraping IA - Numerama
    https://www.numerama.com/tech/2305671-des-designers-creent-une-police-decriture-gratuite-pour-lutter-con

    Avec ShieldFon, lancé fin juillet 2026, un texte reste lisible à l’écran, mais devient trompeur pour les robots qui l’aspirent. Une nouvelle arme typographique contre l’entraînement des IA sur le web.

    • De ce que je comprends, ça utilise une fonctionnalité standard des polices de caractères qui permet de remplacer une suite de lettres par une ligature. Le texte de base est modifié avec de faux mots, mais ces faux mots font partie de la table des ligatures de la police, et lors de son affichage elle fait apparaître les vrais mots en croyant simplement appliquer les ligatures.

    • Voilà une police qui veut compliquer la vie des IA. ShieldFont est un projet gratuit et open source conçu pour protéger les contenus publiés en ligne contre la collecte massive de données par les entreprises d’intelligence artificielle.

      Présenté fin juillet 2026, son principe est simple : le texte reste parfaitement lisible pour un humain, mais sa version récupérée par un robot peut être différente — et suffisamment crédible pour ne pas être écartée immédiatement.

      Le projet s’inscrit dans une réaction plus large contre le scraping du web. Ses créateurs, le studio brésilien Seneda & Abrucio et la fonderie danoise Playtype, partent d’une idée : publier un texte en ligne ne devrait pas automatiquement valoir autorisation de l’utiliser pour entraîner une IA.

      Comment fonctionne ShieldFont ?

      ShieldFont ne repose pas sur une illusion visuelle. À l’inverse de #Ghost_Font, une autre police anti-IA qui dissimule son message dans une animation, celle-ci s’appuie sur les fonctions de substitution des polices #OpenType.

      En pratique, le texte publié dans le code HTML n’est pas le texte que l’auteur souhaite montrer. Il est d’abord encodé : certains mots sont remplacés par d’autres, de même nature grammaticale et de fréquence comparable. La phrase reste donc suffisamment cohérente pour ne pas ressembler à du charabia.

      La police intervient ensuite au moment de l’affichage dans le navigateur. Elle donne aux mots leurres la forme visuelle des mots d’origine. L’internaute lit donc la phrase prévue par son auteur, tandis qu’un scraper qui se contente de récupérer le HTML obtient une autre version du texte.

      Les remplacements ne sont pas choisis au hasard. ShieldFont échange un nom contre un autre nom, un verbe contre un autre verbe, ou encore un adjectif contre un adjectif proche. Le résultat peut rester grammaticalement correct tout en modifiant le sens d’une affirmation.

      Selon la page GitHub du projet, le remplacement d’environ 25 % des mots suffit à altérer sensiblement le texte récupéré par les robots. Dans leurs tests, le texte encodé n’impliquait plus la même chose que l’original pour 55,8 % des articles de presse, 51,9 % des contenus du web général, 34,5 % des œuvres de fiction et 31,1 % des œuvres de fiction anciennes.

      Une limite importante : ShieldFont ne prend actuellement en charge que l’anglais. Le projet prévoit d’étendre ses substitutions à d’autres langues, dont le français.

      Une protection qui a ses limites

      Pour autant, ShieldFont ne bloque pas magiquement tous les robots. Un #scraper qui analyse le rendu visuel d’une page, par capture d’écran et OCR par exemple, peut retrouver le texte réellement affiché. De même, un acteur qui cible spécifiquement un site peut télécharger la police et en reconstituer les correspondances.

      La méthode peut aussi avoir des effets secondaires importants : les moteurs de recherche, les outils de traduction, le copier-coller et les lecteurs d’écran s’appuient eux aussi souvent sur le contenu brut de la page. ShieldFont déconseille ainsi de l’utiliser sur les pages que l’on souhaite faire remonter dans Google.

      Pour eux, finalement, ShieldFont répond surtout à une limite des outils existants : les consignes de « robots.txt » qui demandent aux robots de ne pas explorer un site, restent faciles à ignorer. Plutôt que de compter sur leur bonne volonté, la police cherche ainsi à rendre les contenus aspirés moins exploitables.

      #ShieldFont #typographie #IA #anti-IA #intelligence_artificielle #police #technologie #résistance

    • Effectivement, j’ai un peu creusé et on trouve facilement la liste des ligatures trafiquées  :
      – récupérer la fonte (identifiée avec dev tools/inspect)  : https://shieldfont.org/fonts/shieldfont-alpha-500.woff2
      – la charger dans un analyseur en ligne  : https://fontdrop.info
      – dans le tab ligatures, la liste des mots échangés va apparaître... bien que je soupçonne le site de n’en afficher qu’une partie.

    • Autrement dit : pour masquer un texte pour l’IA, on rend alors le texte entièrement anti-accessible, pour tous les humains qui ont un handicap visuel, et accessible uniquement à celleux qui sont capables de le lire sur écran.

      Dérisoire et inutile, dans 3 mois (ou 6 mois peu importe) des robots sauront le lire aussi.

      Où comment utiliser du temps et de l’énergie pour empirer les problèmes, ou au moins pour rien, alors que le temps et l’énergie ne sont pas infinis et qu’on en a peut-être besoin ailleurs.

    • Pour avoir accompagné les étudiants en création typographique pendant quelques années à l’école Estienne, j’ai pris l’habitude de voir ressurgir des « sujets à la mode » chaque année. Reposant généralement sur l’idée très crédule qu’Opentype allait résoudre les problèmes sociaux de l’humanité et promouvoir les idées progressistes. Pour les soutenances, l’équipe d’enseignants aidait les étudiants à éviter de tomber dans ces sujets bateaux déjà traités les années précédentes. Mais sur internet, évidemment, chacun fait ce qu’il veut, et ça buzze assez facilement parce que les sujets à la mode, hé ben c’est à la mode.

      Bref jusqu’à récemment, on avait droit avec une régularité d’horloge aux polices « inclusives », gros succès d’estime, mais à l’intérêt à mon avis négatif (pour moi : moins lisibles que de simplement mettre un « petit point » dans les mots). Avant, on avait les polices pour économiser l’encre des imprimantes quand tout le monde a commencé à gueuler contre l’arnaque des cartouches d’encre. Et maintenant ce sont les polices prétendument anti-IA.

      Perso, dans les idées à la mode, je préférais quand la mode concernait les polices visant à faciliter la vie des personnes souffrant de divers handicaps visuels/cognitifs, ou pour les enfants en phase d’apprentissage de la lecture, parce que la question de la lisibilité, c’est effectivement une question centrale de la création typographique. Mais quand on prétend résoudre des problèmes de société, justement dans l’air du temps, avec Opentype, je suspecte assez rapidement qu’on va faire dans le bullshit.

    • @rastapopoulos, je ne sais pas ce que ça vaut mais dans leur FAQ il y a ça:
      What about screen readers and accessibility?
      Screen readers read the source code rather than the words displayed by the font, so the current <Shield> component uses aria-hidden to stop the substituted text from being read aloud. We have a built-in alternative, in beta and on by default, which allows users to spawn the real words on the page through an aria button only screen readers reach. The reader’s browser solves a compute-costly puzzle for the key, taking a few seconds. It works in our Dynamic Websites tier and requires JavaScript, which is part of the point: most scrapers never run any. Tested with VoiceOver and an automated screen reader.

    • Accessibilité problématique (on se passe la main droite par dessus la tête pour se toucher l’oreille gauche pour réussir à rendre le texte d’origine visible, mais en bloquant les robots, ce qu’on aurait pu faire dès le départ, c’est un peu le principe d’Anubis), mais aussi tout usage classique d’un texte rendu très casse-gueule. Basiquement : copier-coller.

    • Le projet tel qu’il fonctionne aujourd’hui est effectivement une machine à gaz et alourdi considérablement le poids d’une page, en plus des problèmes d’accessibilité que vous avez pointé, donc ça n’en fait pas une solution à utiliser massivement, mais je trouve l’idée intéressante et qui peut avoir des applications spécifiques.

      Le fait de pouvoir empoisonner subtilement une IA et sans qu’un humain qui l’utiliserait ne puisse facilement s’en rendre compte est assez bien trouvé et je ne connais pas d’autres méthodes pour arriver au même résultat aussi efficacement.

      Pour comparaison, Anubis aussi est une incongruité informatique à se tapper la tête contre les murs de désespoir, mais son utilité n’est pourtant pas à démontrer en 2026.

  • Marelle | #Police #cursive #libre pour l’enseignement de l’écriture à l’école élémentaire
    https://marelle.forge.apps.education.fr

    Marelle est une police cursive libre pour l’enseignement de l’écriture à l’école élémentaire.La police Marelle est conçue spécifiquement pour l’enseignement de l’écriture cursive à l’école élémentaire, elle a été développée par une équipe d’enseignants et designers spécialisés dans les systèmes d’écriture.

    La police Marelle propose 3 types de variantes  :

    – majuscules bâtons ou cursives
    – avec ou sans lignage Seyes
    – hauteur des ascendantes et descendantes

    Ces variantes peuvent être combinées, pour répondre au mieux aux besoins des enseignants et des élèves.
    Marelle est disponible au téléchargement sous licence libre OFL. Vous pouvez l’utiliser et la diffuser gratuitement.

    #font #typographie

    • Grand #merci !
      C’est très utile pour tous les parents/grand parents/enseignants du francais (avec cédille seulemnt sur les claviers francais, écrit à la main par contre il n’y a pas de problème de codage de caractères) .

      Fable médiatique : Finlande / USA, les écoliers n’apprendront plus à écrire à la main…
      https://seenthis.net/messages/319461

      Je suis POUR l’apprentissage de la calligraphie à l’école. Je suis également pour l’utilisation de tous les outils informatiques à l’école. Il faut par contre faire attention à ne pas détruire/remplacer ses capacités intellectuelles par la confiance dans les robots informatiques.

      voire
      Les chinois oublient comment écrire à cause des SMS
      https://actualitte.com/article/78157/scolarite/les-chinois-oublient-comment-ecrire-a-cause-des-sms

      Inquiétudes gouvernementales

      De son côté, le gouvernement a interrogé les professeurs sur les aptitudes à l’écrit de leurs élèves. 60 % des enseignants ont déclaré avoir noté une baisse des capacités des élèves. Pour faire face au problème, le gouvernement veut les forcer à écrire plus souvent à la main. Une des solutions avancées serait de les obliger à rendre leurs devoirs en version manuscrite. Ce qui aurait aussi l’effet positif de limiter les « copier-coller ».

      Encore cette avant-garde chinoise ;-)

      #Chine #écriture

  • Calibri vs Times New Roman : quand la typographie devient politique | France Culture
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/calibri-vs-times-new-roman-quand-la-typographie-devient-politique-421599

    Les polices de caractères ont aussi leur sens caché, leurs connotations. En témoigne le choix récent de l’administration Trump de changer celle de la diplomatie américaine.

    La Maison Blanche s’attaque aussi à la typographie. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a récemment annoncé un changement de police de caractères sur les documents officiels de toutes les ambassades et consulats. Finie la Calibri, place à la bonne vieille Times New Roman, au nom du « décorum », du « professionnalisme » et d’un retour à la « tradition ». La Calibri avait été choisie par l’administration Biden pour ses qualités d’accessibilité sur écran. Supprimer cette police, c’est donc aussi un geste politique : éliminer ce que certains qualifient de « police woke ».

    La forme des lettres suscite des impressions, des émotions, des symboles, de façon inconsciente. « Car lire, rappelle le concepteur graphique Nicolas Taffin, c’est passer directement de l’image à ce qu’elle signifie. Depuis la maternelle, on a désappris à regarder les lettres. » Pourtant, leur influence est bien réelle : des études sur le comportement des lecteurs le confirment, tout comme une expérience menée par une chercheuse britannique, qui révèle que 72 % des participants ont cru sentir deux parfums différents selon la typographie utilisée sur l’étiquette du flacon.

    #Typographie #Nicolas_Taffin

  • « Partout où il y a du texte, il peut y avoir nos alphabets » : l’art discret (mais omniprésent) des typographes | TF1 Info
    https://www.tf1info.fr/societe/video-tf1-partout-ou-il-y-a-du-texte-il-peut-y-avoir-nos-alphabets-l-art-dis

    La police d’écriture choisie pour transmettre un message ne doit rien au hasard.
    Son élaboration relève d’un travail d’orfèvre, souvent méconnu.
    Une équipe de TF1 a rencontré des typographes français spécialisés, dont les polices s’arrachent dans le monde entier.

    #Typographie #Nicolas_Taffin

  • Die Schwabacher „Judenlettern"
    https://davidkultur.at/artikel/die-schwabacher-8222judenlettern

    Pourqui les nazis sont responsables pour les difficultés qu’a la majorité des Allemands à lire des textes historiques.

    Ausgabe 80 / 2009 von Gerald GNEIST - Bei der typographischen Gestaltung1 von Druck-erzeugnissen kommt der Bruchschrift heute kaum noch eine Bedeutung zu. Die bis zum Jahre 1941 in vielerlei Variationen für den Buchdruck so häufig gegossenen Typen blieben im Gedächtnis des Volkes lediglich als „Nazischrift" in Erinnerung. Dabei sind gerade diese Lettern kein Erbe der Nationalsozialisten, aber wer weiß das heute noch?

    Bereits im 15. Jahrhundert kamen im Schriftsatz neben der alten Antiqua die Fraktur- oder Bruchschriften auf2, sodass die Buchdrucker im Verlauf der Entwicklung bei gegossenen Druckschriften allmählich auf viele verschiedene Schriftgattungen und Sonderschriften3 zurückgreifen konnten. Die Nachfolger Gutenbergs definierten die Frakturschriften auch als gotische oder deutsche Schriften, was aber nicht dazu führte, dass etwa die Antiqua4 gegenüber der Fraktur bedeutungslos geworden wäre. Gerade aus diesem Grund konnte sich im deutschen Raum seither jene so charakteristische Zweischriftigkeit herausbilden, die heute fast völlig verloren gegangen ist. Das Phänomen der Parallelität im Schriftsatz war seitdem innerhalb der Zunft der Buchdrucker verwurzelt, in den alten Schriftgießereien schuf man meist gleichzeitig Fraktur- und Antiquaschriften. Beiden Schriftarten haftete optisch, bedingt durch den Schriftcharakter gerundeter bzw. gebrochener Typen, eine sehr große Gegensätzlichkeit an, die noch gesteigert wurde durch den jahrzehntelang tobenden Streit zwischen Anhängern der lateinischen Antiqua und jenen der deutschen Fraktur. Dies war ein Kampf, der auch auf weltanschaulichem Boden ausgetragen wurde. Trotz dieser Querelen setzte im Schriftsatz eine äußerst schöpferische Entwicklung ein. Aus der Überfülle vorhandener Frakturschriften und ungeachtet unterschiedlichster Schnitte, die eine nahezu unbegrenzter Ausdrucks- und Wandlungsfähigkeit der Typen erlaubten, erlangte dennoch eine einzige Bruchschrift überragende Bedeutung, nämlich die Schwabacher Schrift. Diese überaus beliebte Fraktur war zunächst eigentlich die Schrift der Renaissance- und der Reformationszeit gewesen. Mitte des 16. Jahrhunderts wurde sie weitgehend durch andere Bruchschriften verdrängt, erlebte aber im Zeitungsdruck des deutschen Sprachraumes während der ersten Hälfte des 20. Jahrhunderts eine neue Blüte. Viele Zeitschriften in Deutschland verwendeten im Satz wieder die Schwabacher Lettern; auch in österreichischen Boulevardblättern beherrschten diese den Satzspiegel. Erst durch das Geheime Rundschreiben vom 3. Jänner 1941 wurde im gesamten „Deutschen Reich" und somit auch in der „Ostmark" die Schwabacher für Druckerzeugnisse verboten. Martin Bormann teilte den Reichsleitern, Gauleitern und Verbändeführern im Auftrag des Führers mit:

    „Die sogenannte gotische Schrift als eine deutsche Schrift anzusehen oder zu bezeichnen ist falsch. In Wirklichkeit besteht die sogenannte gotische Schrift aus Schwabacher Judenlettern. Genau wie sie sich später in den Besitz der Zeitungen setzten, setzten sich die in Deutschland ansässigen Juden bei Einführung des Buchdrucks in den Besitz der Buchdruckereien, und dadurch kam es in Deutschland zu der starken Einführung der Schwabacher Judenlettern. Am heutigen Tage hat der Führer in einer Besprechung mit Herrn Reichsleiter Amann und Buchdruckereibesitzer Adolf Müller entschieden, dass die Antiquaschrift künftig als Normal-Schrift zu bezeichnen sei. Nach und nach sollen sämtliche Druckerzeugnisse auf diese Normal-Schrift umgestellt werden. Sobald dies schulbuchmässig möglich ist, wird in Dorfschulen und Volksschulen nur mehr die Normal-Schrift gelehrt werden. Die Verwendung der Schwabacher Judenlettern durch Behörden wird künftig unterbleiben; Ernennungsurkunden für Beamte, Strassenschilder u. dgl. werden künftig nur mehr in der Normal-Schrift gefertigt werden. Im Auftrage des Führers wird Herr Reichsleiter Amann zunächst jene Zeitungen und Zeitschriften, die bereits eine Auslandsverbreitung haben, oder deren Auslandsverbreitung erwünscht ist, auf Normal-Schrift umstellen."5

    Allein die Tatsache, eine Antiquaschrift als „normal" zu bezeichnen, implizierte, die Frakturschriften als „abnormal" zu disqualifizieren. Hier waren handfeste politische Ziele im Spiel, galt es doch, durch die Vereinheitlichung der Schriften die paneuropäischen Herrschaftspläne europäischer Faschisten - natürlich unter deutscher Führung - zu realisieren. Somit lag der Grund für den „typographischen Unfug" Hitlers in der berechnenden Absicht, dieses letternreine „neue Europa" künftig leichter anführen zu können. Mittels dieser Maßnahme wurde Deutschland, das sich damals satztechnisch durch die Dominanz der Frakturschriften ohnehin schon deutlich von kyrillischen Schriften des Ostens distanziert hatte, dem „lateinischen", kapitalistischen Westen zugeschlagen. Steinberg, der Historiker der Druckkunst, bemerkte dazu später trocken, dies sei „the one good thing Hitler did for German civilisation", gewesen.

    Das Bild zeigt einige Zeilen des 1983 in der DDR erschienen Buches Das Hohe Lied Salomo. Es handelt sich um eine Sammlung althebräischer Liebes- und Hochzeitslyrik in der Übersetzung von Martin Luther. Der Text lautet: „Er kusse mich mit dem kusse seyns mundes/denn deyne brüste sind lieblicher denn weyn/. Abbildung mit freundlicher Genehmigung: Gerald Gneist

    Die Entscheidung der Nationalsozialisten, bei Druckerzeugnissen den Antiquaschriften den Vorrang zu geben, um die weitreichenden Pläne einer NS-Herrschaft umsetzen zu können, führte dazu, dass heutzutage die gedruckten Frakturschriften nur mit Mühe gelesen werden können. Jungen Historikern etwa bleibt dadurch das Lesen von Geschichtsquellen im Originaldruck oder in der Originalschrift vorenthalten.

    Rudolf Koch, überzeugter Christ, Lehrer und Ehrendoktor der Theologie schrieb schon zu Beginn des 20. Jahrhunderts:

    „Die Kunst des Schreibens ist heute zu einem großen Teil den Kunstfreunden, ja selbst den Künstlern eine fernliegende, [...] unserer Zeit nicht mehr gemäße Fertigkeit."

    Koch war ein Verehrer der großen Leistungen anderer Völker. Das Alte Testament imponierte ihm; die schönsten Handschriften fanden sich seiner Meinung nach in den Psalmen- und Prophetentexten. Für eine jüdische Gemeinde stellte er handgetriebene Kultgeräte und Schriftteppiche in hebräischer Sprache her. Der spätere Offenbacher Ehrenbürger Siegfried Guggenheim zählte zu seinen besten Freunden. Im nordamerikanischem Exil veröffentlichte Guggenheim in Neu York anno 1948 posthum das Buch Rudolf Koch, His Work and the Offenbach Workshop.

    Koch, am 9. April 1934 verstorben, hatte weder Röhm-Putsch noch Nürnberger Rassegesetze miterleben müssen. Sein früher Tod verhinderte den Konflikt mit den neuen Herren Großdeutschlands, welche die Schwabacher in den Setzkästen nicht mehr dulden wollten. Die Frakturschrift aber ist mehr als ein Mittel zum Zweck: Sie schafft ein erweitertes Lebensgefühl, sie ist ein Mittel der Bildung. 

    1 Mit der Erfindung des Buchdruckes setzte eine Entwicklung der Typographie ein, die, ausgehend von der lateinischen Druckschrift, Anregungen der Kalligraphie aufnahm und die Schwerpunkte der graphischen Gestaltung einerseits auf Formenstrenge und andererseits auf Dekorativität legte.

    2 Die Fraktur erschien zum ersten Mal 1513 in einem Gebetbuch Kaiser Maximilians.

    3 Unter Schrägschriften (Kursivschriften) sind im deutschen Schriftsatz nicht nur Bruchschriften (Frakturschriften) zu verstehen, sondern auch Rundschriften (Antiquaschriften, die alle „s" - Formen aufweisen), die von deutschen Schriftschöpfern bzw. Gießereien als Hausschnitt herausgebracht wurden.

    4 Die Antiqua, Lateinschrift oder noch besser Altschrift genannt, ist eine aus der lateinischen Quadrat- und der Humanistenschrift abgeleitete Druckschrift.

    5 Quelle: Bundesarchiv Koblenz. Man beachte übrigens die „s" - Schreibung der Nationalsozialisten, die unangenehm an die letzte deutsche Rechtschreibreform erinnert.

    #Allemagne #histoire #typographie

  • #Typothèque #Bye_Bye_Binary

    La typothèque Bye Bye Binary rassemble et diffuse une collection de caractères typographiques post-binaires réalisés au sein de la collective et au-delà, pour les usages du plus grand nombre. À la différence d’une fonderie dont la propriété est le socle, la collective #BBB propose cet espace comme un lieu d’accueil et de diffusion pour ses adelphes dessinateur·ices de caractères désireux·ses de publier leurs fontes en communauté de pensée. BBB accompagne la finalisation de la «  qunification  » des fontes pour assurer la compatibilité, la présence et le bon fonctionnement des caractères post-binaires au sein de la fonte (voir page QUNI). BBB n’a pas pour seul but le dessin de caractères mais, plus largement, d’alimenter le débat sur la charge politique du design graphique, du langage, des représentations des corps et des identités. La collective Bye Bye Binary adopte une position de recherche militante et communautaire, c’est-à-dire par et avec des personnes concernées, à travers un prisme féministe, queer, trans*, pédé·e, bi·e, gouin·e.

    https://typotheque.genderfluid.space
    #typographie #genre #non-binaire #non-binarité #font #inclusivité #écriture_inclusive

  • #Écriture_inclusive et langue française : le #Conseil_d’État tranche, l’Académie peste

    La querelle autour de l’écriture inclusive a franchi, fin 2023, un seuil supplémentaire. En rejetant un recours dirigé contre l’usage du point médian sur deux #plaques_commémoratives apposées à l’Hôtel de Ville de Paris, le Conseil d’État a clos un #contentieux apparemment mineur, mais lourd de portée symbolique.

    Pour rappel, ces #plaques mentionnent notamment « les président·e·s du Conseil de Paris » et « les conseiller·e·s de Paris », une graphie contestée par une association estimant qu’elle contrevenait aux règles de la #langue_française et au principe de clarté des inscriptions publiques.

    Saisi après l’échec du #recours devant le #tribunal administratif puis la cour administrative d’appel, le Conseil d’État a jugé que l’emploi du #point_médian ne constituait ni l’usage d’une langue étrangère ni une atteinte manifeste aux exigences légales applicables aux inscriptions officielles.

    Autrement dit : le français, même discuté, reste du français. Une position juridique prudente, presque minimaliste, mais suffisante pour déclencher une réaction immédiate.

    L’Académie monte au créneau

    Quelques jours plus tard, l’#Académie_française publiait un communiqué d’une rare fermeté. Fidèle à une ligne déjà exprimée à plusieurs reprises depuis 2017, l’institution dénonçait une décision qui, selon elle, fragilise la cohérence de la langue commune.

    « Dans la mesure où l’écriture « inclusive » institue arbitrairement des marqueurs orthographiques — dits « points médians » — contraires à la #lisibilité et à l’esprit de notre langue, elle porte une atteinte grave à cette dimension patrimoniale, qui mérite pourtant d’être protégée au même titre que nos monuments et nos paysages », rappelle le texte.

    Et d’ajouter : « Ayant déjà eu l’occasion de faire valoir que cette façon d’écrire nuit à l’apprentissage de notre langue et à son usage national autant qu’international, l’Académie française élève une protestation solennelle contre l’option retenue par cette décision. »

    Ce désaccord n’est pas anodin. Il révèle une fracture entre deux approches : d’un côté, une juridiction administrative qui se prononce sur la #légalité d’un usage précis, sans trancher le #débat_culturel ; de l’autre, une Académie qui se place sur le terrain symbolique, celui de la #norme, de la #transmission et du long temps de la langue.

    Retour sur une escalade de noms d’oiseaux

    Pour mémoire, l’État avait déjà tenté de fixer une ligne claire. En novembre 2017, une circulaire signée par le Premier ministre de l’époque, Édouard Philippe, interdisait l’usage de l’écriture inclusive… mais uniquement dans les actes administratifs officiels. Le texte rappelait alors un principe grammatical classique : « Dans les textes réglementaires, le masculin est une forme neutre qu’il convient d’utiliser pour les termes susceptibles de s’appliquer aussi bien aux femmes qu’aux hommes ».

    Cette même circulaire introduisait toutefois une nuance souvent oubliée dans le débat public. Dans les procédures de recrutement, précisait-elle, le recours au #doublon — « le candidat ou la candidate » — devait être maintenu, précisément « afin de ne pas marquer de préférence de genre ». Une distinction révélatrice : l’écriture inclusive était écartée comme #système_graphique, mais certaines formes d’attention à l’#égalité restaient admises, voire encouragées.

    Saisi à l’époque par des opposants à cette #circulaire, le Conseil d’État avait validé la position du gouvernement. La haute juridiction avait estimé que le texte se limitait à rappeler le cadre linguistique existant, en « prescrivant l’usage du masculin comme forme neutre (…) et en proscrivant le recours à l’écriture dite inclusive ». En ce sens, la circulaire ne faisait, selon les juges, que donner instruction aux administrations de respecter « les règles grammaticales et syntaxiques en vigueur dans la rédaction des actes administratifs ».

    Des années de luttes...

    La saisine du Conseil d’État ne surgit pas dans le vide. Depuis plusieurs années, l’écriture inclusive fait l’objet d’arbitrages successifs. En 2021, une circulaire du ministère de l’Éducation nationale a interdit le point médian dans les écoles, collèges et lycées, au nom des difficultés de lecture et d’apprentissage qu’il pourrait engendrer.

    Cette interdiction a été validée par le Conseil d’État en 2024, dans une autre décision, soulignant la marge de manœuvre de l’administration en matière pédagogique.

    Parallèlement, collectivités territoriales, universités et institutions culturelles ont continué d’expérimenter des formes inclusives, parfois limitées à la féminisation des titres, parfois plus visibles. Les plaques parisiennes s’inscrivent dans ce mouvement diffus, sans valeur réglementaire, mais hautement exposé.

    Une langue, plusieurs champs de bataille

    Ce débat linguistique s’est progressivement déplacé vers l’arène politique. À l’Assemblée nationale, plusieurs initiatives parlementaires ont cherché à proscrire l’écriture inclusive dans les textes officiels, voire dans l’enseignement supérieur. Les arguments reviennent comme un refrain : défense de la clarté, protection des publics fragiles, refus d’une langue perçue comme militante.

    Pour les défenseurs de l’#inclusivité, la question dépasse la #typographie. Il s’agit de rendre visibles celles et ceux que la grammaire traditionnelle relègue au #masculin_générique. Une intention que l’Académie conteste sans détour, estimant que la langue française dispose déjà de ressources suffisantes, et que l’ajout de signes graphiques crée plus de confusion que d’égalité.

    À l’Assemblée, une nouvelle offensive politique

    À l’Assemblée nationale, l’écriture inclusive demeure un marqueur idéologique. Une proposition de loi portée par des députés d’extrême droite vise à interdire son usage dans l’enseignement supérieur et la recherche. Les auteurs du texte dénoncent une incohérence : ce qui est prohibé à l’école continuerait d’être toléré à l’université.

    L’initiative s’inscrit dans une stratégie plus large, où la langue devient un terrain d’affrontement politique, au même titre que d’autres sujets sociétaux régulièrement mobilisés dans le débat public.

    Un désaccord appelé à durer

    Entre le Conseil d’État et l’Académie française, le différend n’est donc ni strictement juridique ni purement linguistique. Il met en lumière deux légitimités qui se croisent sans se recouvrir. La première dit le droit, au cas par cas. La seconde prétend dire la norme, sur le temps long.

    Qui tranchera ? Probablement ni l’un ni l’autre, tant la langue, comme souvent, évolue aussi par l’usage… et par la #controverse.

    https://actualitte.com/article/128623/droit-justice/ecriture-inclusive-et-langue-francaise-le-conseil-d-etat-tranche-l-acade
    #justice #langue #français

    • Sauf que dans l’affaire en question, il n’y a pas de points médians : sur les plaques il est écrit « CONSEILLER.E.S » et non « Conseiller·e·s » :

      C’est d’ailleurs dans les motifs du Conseil d’État, avec un paragraphe explicitant justement qu’il ne s’agit pas de « point médian », mais de l’« usage de points de ponctuation », plus loin qualifié de « simple point ». Du coup, rien n’indique que la décision du Conseil d’État aurait été la même s’il s’était agit réellement de points médians.

      4. Il ressort des pièces du dossier, notamment des photographies produites à l’instance, que les plaques commémoratives portant les noms des anciens présidents et présidentes ainsi que des anciens conseillers et conseillères de la Ville de Paris, situées dans l’enceinte de l’hôtel de ville, dans le couloir menant à l’hémicycle et accessibles au public, comportent des intitulés en forme abrégée faisant usage de points de ponctuation, et non de points « médians » comme le soutient l’association requérante, destinés à séparer les termes « président » et « conseiller » de leur terminaison au féminin et au pluriel.

    • La discussion me fatigue. Je suis pour la solution chinoise.
      https://chine.in/mandarin/grammaire/RGLA1

      La question n’existe simplement pas dans la grammaire chinoise qui ne connaît pas de genre.

      Ceci n’empêche pas que depuis les réformes de Deng Xiao Ping et l’ouverture du pays vers le confucianisme et l’Occident les sociétés chinoises connaissent une renaissance de structures patriarcales et des abus de femmes particulièrement dans les régions encore pauvres du pays.

      La comparaison avec les sociétés chinoises (il y en a des dizaines dans le pays même, la disapora chinoise étant toute aussi variée) nous montre que la question et les problèmes à résoudre sont d’ordre économique, politique et social.

      Les querelles linguistiques occidentales ne constituent dans ma perception que des manœuvres de diversion dans la lutte des classes au niveau national puis au niveau des pays en lutte contre l’impérialisme occidental. Excusez le pléonasme s.v.p.

      女人能顶半边天
      Nǚrén néng dǐng bàn biāntiān.
      (Les femmes soutiennent la moitié du ciel.)

      https://ostasieninstitut.com/bibliothek/sprichwoerter-ostasiens/frauen-tragen-die-haelfte-des-himmels-%E5%A5%B3%E4%BA%BA%E8%83%BD%

      Frauen können die Hälfte des Himmels tragen.

      „‚Frauen tragen die Hälfte des Himmels‘ – sagt ein chinesisches Sprichwort.“

      „Die Frauen tragen die Hälfte des Himmels“, lautet einer der berühmtesten Slogans von Máo Zédōng (毛泽东, 1893 – 1976). Dass sie für die gleiche Arbeit aber nur die Hälfte des Lohnes bekommen, der den Männern bezahlt wird – das steht auf einem anderen Blatt.

      Nach einer von der chinesischen Regierung veröffentlichten Studie arbeiten die Frauen im Durchschnitt zwei Stunden länger als die Männer, ihr Einkommen liegt um etwa vierzig Prozent niedriger. Die Hälfte aller Bus- und LKW-Fahrer sind Frauen, der Frauenanteil in den Bereichen Müllabfuhr, Straßenkehren und Steineklopfen (!) wird als sehr hoch bezeichnet.

      Es war vor allem die konfuzianische Tradition, die die Vormachtstellung des Mannes gegenüber der Frau untermauerte. Die Geringschätzung des weiblichen Nachwuchses beruhte vor allem darauf, dass Töchter nach ihrer Heirat nicht mehr zu ihrer Herkunftsfamilie zählten.

      „Wer eine Tochter großzieht“, so ein Sprichwort, „zieht eine Schwiegertochter für andere Leute auf.“ Das war ein Verlustgeschäft, wenn es nicht durch einen entsprechenden Brautpreis entlohnt wurde.

      Verwendung:

      „Frauen tragen die Hälfte des Himmels – sagt ein chinesisches Sprichwort. Tatsächlich zeigen die Reportagen der beiden Pulitzer-Preisträger Nicholas D. Kristof und Sheryl WuDunn, dass arme Frauen oftmals die Hölle ertragen müssen. Die häufigsten Menschenrechtsverletzungen unserer Zeit richten sich gegen Mädchen und Frauen.“

      Vokabeln:
      女 nǚ Frau
      人 rén Mensch
      能 néng können
      顶 dǐng auf dem Kopf tragen (Langzeichen: 頂)
      半 bàn halb
      边 biān Seite, Ecke, Rand (Langzeichen: 邊)

      Conclusion : vous faites comme bien il vous semble, mais n’imposez rien au gens qui s’expriment en écrit ou oralement. Au contraire, défendez la liberté des tous de s’exprimer comme ça leur vient.

      #Chine #langue #femmes #patriarcat

    • @klaus il est dommage que tu induises en erreur toustes tes lecteurices quitte à leur faire rater l’histoire des combats des féminismes chinois sous le prétexte de lutte des classes prioritaire.

      Des féministes chinoises réinventent la langue pour s’attaquer au patriarcat | Radio-Canada
      https://seenthis.net/messages/1150315

      Pour une raison quelconque, un pervers a eu l’idée géniale de faire en sorte que l’idéogramme composé de 3 femmes kan [姦] signifie fornication, malice, séduction, viol, orgie et bruit. C’est l’un des idéogrammes les plus controversés de tous.

    • @touti merci pour le lien vers Radio Canada. Je viens de parcourir l’article (je lirai plus intensément quand je serai moins fatigué) et je trouve que c’est effectivement très intéressant.

      La question que posent les féministes chinoises n’a strictement rien à faire avec notre question d’écriture inclusive qui est à mon avis plutôt une écriture exclusive car elle rend plus difficiles à lire et moins précises les textes sur lequels elle est appliquée. Mais ce ne sont là que ma perception et mes conclusions qui n’ont de l’importance que pour moi.

      Je ne veux pas entrer dans la discussion du pour ou contre de l’écriture inclusive mais te faire remarquer la différence entre la question qui nous concerne au quotidien et le phénomène abordé par les chinoises.

      Elles ont identifié un problème et proposent une solution conséquente suivant une méthode couramment employée dans l’histoire de l’écriture chinoise. C’est donc autre chose que de vouloir imposer une nouvelle approche radicale au fonctionnement et à l’écriture de nos langues.

      La différence systématique et profonde entre l’approche critique de l’écriture chinoise et les modifications dites inclusives imposées aux gens qui ne cherchent qu’à s’exprimer de la manière la plus simple et précise devient évidente quand on fait une comparaison statistique approximative des problèmes.

      Pour le chinois il s’agit de remplacer au de modifier quelques idéogrammes et mots parmi les 106.230 Hanzi (汉字) répertoriés pa le ministère de l’éducation du Taiwan (donc sans manip communiste ;-) ) dont 3000 à 6000 constituent le niveau de connaissance des chinoises et chinois qui ne sont pas des érudits de lettres hanxue (汉学).

      Les corrections proposées par les Chinoises ne changent rien à la grammaire et ne concernent qu’un petit nombre de mots dans les textes.

      Il va de soi que quelques nouveaux mots ou idéogrammes dans un texte ne nuiront aucunement à sa lisibilité surtout quand ils introduisent de nouvelles notions intéressantes.

      Puis les féministes sont un groupe indépendant à la différence avec les administrations scolaires et autres qui sanctionnent le non respect de ses décisions linguistiques. On souffre depuis longtemps du gender mainstreaming introduit par la droite politique.

      La modification de la grammaire et de l’ortographe dans les langues indo-européennes apportée par l’écriture inclusive modifie massivement les textes car elle concerne tous les noms qui pourraient théoriquement se référer à autre chose que ce qui est exclusivement masculin. Contrairement à la question des idéogrammes chinois dans nos langues un pourcentage considérable de chaque texte est concerné par la modification des règles grammatticales et othographiques de l’écriture inclusive.

      La discrimination des femmes en Chine (dans quelle Chine, où, quelle partie de cette société immense ?) existe et trouve son expression dans des élements des différentes langues du pays.

      L’argument de la critique des féministes chinoises ne contredit alors pas ce que j’ai dit, car leur critique est d’une qualité différente à tous les égards de l’approche de l’écriture inclusive. Il ne faut pas comparer les pommes et les poire comme on dit chez nous.

      Sur la l’écriture appellée inclusive je n’ai qu’une vague idée de ce qu’elle signifie car la discussion de la question ne fait que commencer.

      Il y a sans doute quelques arguments valables qui justifient les efforts pour rendre nos langues moins élitistes et plus égalitaires. Mais il y a des arguments, surtout dans le domaine idéologique du « gender maistreaming », qui ont été démontrés comme faux ou fallacieux comme par exemple l’idée de l’invisibilation des femmes par le masculin générique.

      Il reste beaucoup de travail à faire. En cent ans on saura mieux comment les modifications linguistiques imposées ex cathedra auront impacté la réalité sociale.

      Moi comme personne qui ne dispose que d’un temps trop limité je ne dois pas perdre de temps avec le réapprentissage de tout ce que je cultive depuis longtemps. Je suis déjà victime de l’énième Rechtschreibreform qui m’oblige à oublier tout ce que j’ai appris á l’école quand je veux publier un texte officiel. Cerise sur le gâteau arrive l’écriture inclusive avec ses mille sous-variantes.

      Si dans ma pratique d’auteur je me mettais à m’intéresser aux subtilités de chaque nouveau règlement je finirais par me taire. La langue bouge au rythme du peuple. Qu’on arrête de lui imposer ce qui l’empêche de s’exprimer et d’être entendu.

      Il est fatiguant de se défendre contre la censure par l’imposition de règles qui coûtent tellement de temps que tu n’a plus la force d’exprimer ce qui est essentiel.

      #écriture

    • @klaus, tu n’as pas le temps de lire les liens que je t’envoie et tu souhaites te conforter dans ton point de vue et ne pas le requestionner. Je me demande pourquoi je me fatiguerai à te faire ouvrir les yeux après thousands of years of #mansplaining #inversion_patriarcale dont tu nous rajoutes une nouvelle strate.
      Tout les arguments que tu cites et que tu dis n’appliquer que de ton ’point de vue’ persistent à maintenir la place privilégiée masculine alors même qu’elles sont réfutées par toutes les études de genre. Tu ne veux pas de nouvelles règles qui bouleverseraient ton petit confort ? quoi de plus faut-il mettre dans la définition du vieux con+servateur ? Je t’invite fortement à suivre le lien #ecriture_inclusive sur seenthis. je ne répondrai plus à tes provocations sexistes archaïques.

    • @klaus

      Mais il y a des arguments, surtout dans le domaine idéologique du « gender maistreaming », qui ont été démontrés comme faux ou fallacieux comme par exemple l’idée de l’invisibilation des femmes par le masculin générique.

      J’ai quand même l’impression d’avoir vu pas mal d’études récentes qui disent précisément l’inverse, quelles sont tes sources ?

  • Do fonts have a political party ? - Yello by Hunter Schwarz
    https://www.yellopolitics.com/p/do-fonts-have-a-political-party

    Encore sur la police politique. Lire jusqu’au bout, c’est passionnant, surtout avec les reculs historiques sur les usages des années 50 et 60.

    Different fonts communicate different messages. Some bold fonts shout at you, while the right script font evokes elegance. Helvetica is viewed as confident and modern; Comic Sans is the internet’s biggest typographic joke. Typefaces have all kinds of personalities, but can they also have a partisan ideology?

    It was a question Katherine Haenschen had during a local state race in Virginia in 2017 when she noticed something odd about a candidate’s signage. In her liberal college town of Blacksburg, Va., the candidate used signs with block sans-serif type and the color teal, while out in a rural area he used completely different branding, with fire-engine red and serif type.

    Credit: 97th Floor

    “I assumed it was unauthorized. Why would you have a different sign?” Haenschen, an assistant professor at Virginia Tech, told Yello in an interview. “And then I looked, and it was paid for by the campaign.”

    She wondered whether the candidate was trying to appeal to different voters with different logos. “So we decided to test it,” she said.

    It turns out we do perceive typefaces to have ideological leanings, according to the research Haenschen conducted with fellow Virginia Tech assistant professor Daniel Tamul. They found serif and bold is rated as more conservative, while sans serif and italics is rated as more liberal, per their study “What’s in a Font?: Ideological Perceptions of Typography,” published in the journal Communications Studies in December.

    #Typographie #Police_politique

  • At State Dept., a Typeface Falls Victim in the War Against Woke - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2025/12/09/us/politics/rubio-state-department-font.html

    La police de la pensée ou police politique ;-)

    Secretary of State Marco Rubio called the Biden-era move to the sans serif typeface “wasteful,” casting the return to Times New Roman as part of a push to stamp out diversity efforts.
    Listen to this article · 4:02 min Learn more

    Secretary of State Marco Rubio at the White House last month. Credit...Tierney L. Cross/The New York Times
    Michael CrowleyHamed Aleaziz

    By Michael Crowley and Hamed Aleaziz

    Reporting from Washington
    Dec. 9, 2025

    Secretary of State Marco Rubio waded into the surprisingly fraught politics of typefaces on Tuesday with an order halting the State Department’s official use of Calibri, reversing a 2023 Biden-era directive that Mr. Rubio called a “wasteful” sop to diversity.

    While mostly framed as a matter of clarity and formality in presentation, Mr. Rubio’s directive to all diplomatic posts around the world blamed “radical” diversity, equity, inclusion and accessibility programs for what he said was a misguided and ineffective switch from the serif typeface Times New Roman to sans serif Calibri in official department paperwork.

    In an “Action Request” memo obtained by The New York Times, Mr. Rubio said that switching back to the use of Times New Roman would “restore decorum and professionalism to the department’s written work.” Calibri is “informal” when compared to serif typefaces like Times New Roman, the order said, and “clashes” with the department’s official letterhead.
    Image
    Times New Roman and Calibri typefaces.
    Designers choosing a typeface and font in recent decades have focused more on accessibility.Credit...The New York Times; LucasFonts

    A State Department official confirmed the document’s authenticity.

    Mr. Rubio’s directive, under the subject line “Return to Tradition: Times New Roman 14-Point Font Required for All Department Paper,” served as the latest attempt by the Trump administration to stamp out remnants of diversity initiatives across the federal government.

    Then-Secretary of State Antony J. Blinken ordered the 2023 typeface shift on the recommendation of the State Department’s office of diversity and inclusion, which Mr. Rubio has since abolished. The change was meant to improve accessibility for readers with disabilities, such as low vision and dyslexia, and people who use assistive technologies, such as screen readers.

    Calibri, sometimes described as soft and modern, is typically considered more accessible for people with reading challenges thanks to its simpler shapes and wider spacing, which make its letters easier to distinguish. Mr. Blinken’s move was applauded by accessibility advocates.

    But Mr. Rubio’s order rejected the grounds for the switch. The change, he allowed, “was not among the department’s most illegal, immoral, radical or wasteful instances of D.E.I.A.,” the acronym for diversity, equity, inclusion and accessibility. But Mr. Rubio called it a failure by its own standards, saying that “accessibility-based document remediation cases” at the department had not declined.

    “Switching to Calibri achieved nothing except the degradation of the department’s official correspondence,” Mr. Rubio said. He noted that Times New Roman had been the department’s official typeface for nearly 20 years until the 2023 change. (Before 2004, the State Department used Courier New.)

    Echoing President Trump’s call for classical style in federal architecture, Mr. Rubio’s order cited the origins of serif typefaces in Roman antiquity. Those typefaces, which are used by The New York Times, include small strokes at the edges of many characters.

    Admirers say those flourishes make letters look more elegant and make them easier to distinguish from one another, even though they can also create a sense of clutter.

    Serif typefaces are “generally perceived to connote tradition, formality and ceremony,” Mr. Rubio’s order said, adding that they were used by the White House, Supreme Court and other state and federal government entities, as well as in the script on the side of Air Force One.

    Many diplomats are unhappy with changes Mr. Rubio has made to the department’s structure and leadership, and have reported badly damaged morale within their ranks. But the Biden administration’s move to Calibri prompted some grumbling from some traditionalists who preferred Times New Roman. Mr. Blinken also changed the standard font size, from 14-point to 15-point, requiring extra keystrokes that some diplomats found annoying.

    Michael Crowley covers the State Department and U.S. foreign policy for The Times. He has reported from nearly three dozen countries and often travels with the secretary of state.

    Hamed Aleaziz covers the Department of Homeland Security and immigration policy for The Times.

    #Typographie #Politique #Floride #Police_politique

  • #Point_médian final : #point_d’hyphénation

    L’#écriture_inclusive, c’est bien, l’#écriture_épicène, c’est mieux. Des fois pourtant, on est coincé‧e et le point médian est le plus adapté pour avoir un texte lisible qui fait apparaître le féminin à l’écrit. Dans ces cas-là, quel caractère utiliser pour maximiser lisibilité et accessibilité numérique ?
    Et surtout, comment l’utiliser facilement ?

    Disclaimer : quand (ne pas) utiliser le point médian

    Préalable à cet article : je suppose que vous considérez que faire apparaître le féminin à l’écrit a un effet systémique utile dans le démantèlement du patriarcat, mais que la lisibilité des textes résultants prévaut sur l’affichage politique. Si ça n’est pas clair, lisez l’article en lien ci-dessous avant celui-ci (https://matti-sg-fr.medium.com/p%C3%A9ril-mortel-le-eb66f21d7504?source=post_page-----3f749c32b) 🙂 Si vous n’êtes pas d’accord après lecture, ne perdez pas de temps ici 😙

    Ce sujet a déjà été creusé l’an dernier par Sylvie Duchateau dans Écriture inclusive et accessibilité et Romy Duhem-Verdière dans Faisons le point.
    Vous trouverez dans ces articles une analyse poussée des alternatives, y compris des néologismes. Ici, je me focalise sur le choix du marqueur, du caractère utilisé pour séparer les suffixes masculins et féminins. Il ne s’agit aucunement d’une recommandation de l’utiliser systématiquement, les trois articles cités ci-dessus s’accordent sur cette conclusion :

    Afin que tout le monde comprenne le texte, il vaudrait donc mieux tout écrire, comme « lectrices et lecteurs ». Si ce n’est pas faisable, il est possible d’utiliser le point médian, sans en abuser.

    Les soucis

    De nombreux marqueurs d’écriture inclusive sont utilisés à l’écrit. Le terme « point médian » s’est répandu mais même lui est souvent mal compris, avec une utilisation de la puce (•) plutôt que du point médian (·). Le plus souvent, ceci dit, on va trouver le point (.) ou encore le tiret (-), voire parfois le slash (ou barre oblique en français, /).

    Cette diversité de forme n’aide pas à normaliser l’usage de l’écriture inclusive, car chaque changement demande une petite adaptation cognitive qui peut agacer. Mais elle complique également la tâche des logiciels qui pourraient s’adapter à cette forme d’écriture, par exemple dans l’indexation, la traduction, l’aide à la rédaction ou encore la vocalisation des mots.
    Démonstration

    Très concrètement, qu’est-ce que cela veut dire ? Dans la phrase suivante, essayez de double-cliquer (sur un appareil à interface tactile, appuyez longuement) sur le « Merci », puis sur le « tou•te•s » :
    Merci à tou•te•s les contributeur•trices qui sont venu•e•s.
    Vous avez remarqué comme le double clic sur le premier mot l’a sélectionné intégralement, mais comme l’autre sélection n’a surligné qu’un sous-ensemble du mot ? C’est que pour votre appareil, la puce (•) est un marqueur de séparation de mot. Cela signifie que pour la majorité des logiciels, « tou•te•s » n’est pas un mot mais trois. Et franchement, avec un marqueur aussi présent graphiquement, pour mon cerveau aussi ça demande un petit effort d’en voir un seul.

    S’il y a trois mots et non un seul, cela implique que je ne pourrai jamais faire apprendre « tou•te•s » à mon dictionnaire, et que mon appareil me l’indiquera donc toujours comme une erreur. Et qu’une personne ayant une déficience visuelle (ou qui utilise la synthèse vocale pour lire ses articles en conduisant son vélo) aura une vocalisation du type « tou teuh èsse », ce qui va rendre mon texte particulièrement complexe à déchiffrer.
    Comparaison

    Alors, que faire ? J’ai créé un petit outil logiciel qui va nous aider à comparer chacun des marqueurs potentiels de l’écriture inclusive, en nous indiquant comment il se comporte dans plusieurs dimensions : graphiquement, à la sélection, la vocalisation, la traduction automatique…

    J’ai pour le moment comparé 17 marqueurs, si vous en voyez d’autres à ajouter n’hésitez pas à contribuer directement ou à m’en suggérer. De même si vous voyez d’autres dimensions de comparaison 🙂
    Résultat

    Je cherche donc un marqueur qui soit peu présent graphiquement : il doit se voir mais pas attirer le regard plus que les caractères alphanumériques. Cela élimine à mon sens le • et le /.

    Ensuite, je cherche un caractère qui ne soit pas un séparateur de mots. Il me reste donc trois formes de points médians : ∙, ‧ et ·. Si vous ne voyez pas de différence graphique, ce n’est pas grave, mais il s’agit pourtant de caractères bien distincts d’un point de vue unicode 😉

    Parmi ces trois, un seul est ignoré lors de la vocalisation, ce qui permet de lire « toutes » plutôt que « tou teuh esse » et donc d’avoir l’équivalent vocal de ne pas être un séparateur de mots (ce qui apparaît visuellement dans le tableau plus haut avec une durée de vocalisation d’une seconde et non deux).

    Notre vainqueur est donc « ‧ » ! Et ce n’est pas à proprement parler un point médian (U+00B7) mais un point d’hyphénation (U+2027).

    Notre phrase d’exemple devient donc :
    Merci à tou‧te‧s les contributeur‧trices qui sont venu‧e‧s.

    Le comportement au double-clic peut encore varier selon les plateformes. Par exemple, sous iOS ou sous Firefox+Linux, les mots sont séparés, mais pas sous macOS ou Chromium… C’est dans tous les cas déjà mieux qu’avec un point médian. Alors allez-y, essayez de double-cliquer et de vocaliser, et indiquez si cela fonctionne pour votre système !

    Apostrophes (ajout du 7 avril 2020)

    À la suggestion d’Agathe Mametz, j’ai ajouté à la comparaison les apostrophes et leurs variantes (apostrophes typographiques et décoratives).

    Le résultat a été très intéressant puisque j’ai découvert une nouvelle vocalisation ! Les apostrophes courbes (’) vont en effet vocaliser explicitement la consonne suivante, mais comme un son et non comme une lettre (« tou teuh sse »).

    Cette vocalisation n’est pas franchement souhaitable, car le résultat est encore moins compréhensible que quand la lettre est lue à part entière. Il faudrait donc, en utilisant ce signe, aller à l’encontre des règles typographiques et privilégier une apostrophe droite plutôt que courbe (je ne peux pas montrer la différence sur Medium car l’éditeur applique justement systématiquement cette règle et ne me permet pas d’apostrophe droite 😅).

    Pire encore, les apostrophes tant droites que courbes déclenchent la plus mauvaise traduction de tout notre test ! Le résultat est en effet « thanks to all of the contributors », soit re-traduit en français « grâce à tou‧te‧s les contributeur‧trices » et non « merci à tou‧te‧s les contributeur‧trices » 😦

    Je ne peux donc que déconseiller l’usage de l’apostrophe pour l’écriture inclusive. Merci Agathe pour cette opportunité !

    Utilisation

    Bon, génial, on a donc un caractère qui répond à tous nos critères et clairement tout le monde devrait l’utiliser 😜 Mais comment faire ? Si les gens utilisaient autre chose que le point médian, c’est parce qu’un slash ou un tiret sont bien plus simples à faire apparaître avec un clavier, alors ton point d’hyphénation, comment on va s’en servir ?
    Remplacement automatique de caractères

    Les principaux systèmes d’exploitation fournissent un moyen de remplacer automatiquement les caractères.
    macOS

    Sur macOS, il suffit d’aller dans « Préférences Système » → « Clavier » puis d’ajouter un remplacement avec le bouton +. J’utilise personnellement « -es », qui est simple à taper et une habitude existante d’écriture inclusive, pour le remplacer par « ‧e‧s ». Si je tape « venu-es », je me retrouve avec « venu‧e‧s ». On peut facilement créer d’autres variantes communes, comme « tou-es » pour « tou‧te‧s ».

    Encore plus simple : à partir de macOS Sierra, vous pouvez simplement télécharger ce fichier et le glisser-déposer dans la liste des substitutions pour toutes les installer sans avoir à les saisir !

    iOS

    Sous iOS, cela se fait dans Préférences → Général → Clavier → Remplacement. Mais si vous avez un compte iCloud synchronisé avec votre Mac, rien à faire, vos remplacements sont partagés et déjà ajoutés !
    Windows

    Pour Windows, l’outil Clavier + permet d’associer un raccourci clavier simple à tout caractère, par exemple ^-⌥-. pour sortir un point d’hyphénation.

    Merci à nouveau à Agathe pour cette recommandation !

    Autres systèmes

    Vous savez faire cela avec votre système d’exploitation préféré ? Répondez à ce post ou contactez-moi par mail pour compléter cet article 😃

    Dans le titre de cet article

    Vous êtes sur une machine qui ne vous appartient pas, vous voulez quand même utiliser le point d’hyphénation ? Il est tout en haut, dans le titre de cet article 😉 et tant qu’à faire, le voici à nouveau : ‧
    Par Simonie !

    Pour rappel, ce petit pas d’incarnation de l’égalité de genre dans la langue écrite n’a pas vocation à être utilisé systématiquement : n’oubliez pas que les formulations épicènes telles que « personnes » ou « élèves », ou encore l’infinitif, seront toujours plus lisibles et simples que « participant‧e‧s » 😉

    J’espère que ces outils vous permettront d’utiliser plus facilement et plus lisiblement l’écriture inclusive, et de faciliter ainsi son acceptation 🙂

    https://matti-sg-fr.medium.com/point-m%C3%A9dian-final-point-dhyph%C3%A9nation-3f749c32b659
    #typographie #pratique #logiciel

    ping @reka @fil

    • L’article que tu postes date de janvier 2019, autant dire que nous n’avions pas traversé le covid, metoo et le gouffre fasciste mascu des multis millionnaires n’était pas encore un abîme …

      Depuis 2019 diverses études (que je crois tu as publié sur seenthis @cdb_77 ) tendaient à démontrer que le point médian lève toute ambiguïté et marque réellement la prise en considération des femmes ou celleux qui ne se reconnaissent pas dans le genre masculin. Il me semblait que justement le point médian éviterait ce biais systématique de lecture qui dans l’écriture épicène a tendance à gommer cette inclusivité marquée.

      Ah, et soyons créatives, il est même plus rapide à la lecture comme à l’écriture d’avoir un seul point médian Bonne année à tou‧tes !

      @tetue

    • Je ne sais pas si ça aide, j’utilise sur Mac cette extension. chrome-extension ://dfjcdiknbdbnfgecbkcaobgmeekinphg/aide.html

  • #Obsidian

    Sharpen your thinking.

    Obsidian is the private and flexible writing app that adapts to the way you think.

    https://obsidian.md

    –-

    #Scrivener

    For writing. And writing. And writing.


    Scrivener is the go-to app for writers of all kinds, used every day by best-selling novelists, screenwriters, non-fiction writers, students, academics, lawyers, journalists, translators and more. Scrivener won’t tell you how to write—it simply provides everything you need to start writing and keep writing.

    https://www.literatureandlatte.com/scrivener/overview

    –-
    #Joplin

    Free your notes

    Joplin is an open source note-taking app. Capture your thoughts and securely access them from any device.

    https://joplinapp.org

    –—
    #Zettlr

    From idea to publication in one app: Zettlr supports your writing process at every stage — from initial notes to journal submission or book manuscript.

    https://www.zettlr.com

    #logiciel #écriture #notes #collaboration #idées #éditeur_de_texte

  • 📺🎙️ Abus et noms de domaine, Marianne Georgelin, Directrice juridique à l’Afnic, répondait vendredi dernier aux questions d’Arnaud Dumourier (Le Monde du Droit) pour LexInside sur B SMART.

    🌐🔐 Cybersquatting/Typosquatting, usurpation d’identité ou encore phishing, découvrez les 3 principales catégories d’abus liées aux noms de domaine et surtout comment s’en protéger.

    ⚖️🫴 Une bonne occasion également de rappeler le cadre juridique du .fr et les différents dispositifs pour agir en cas de détection d’un dépôt de nom de domaine portant atteinte à une marque : annuaire Whois, divulgation de données de titulaire anonymes, signalements et procédures alternatives de résolutions des litiges (Syreli, PARL EXPERT en collaboration avec World Intellectual Property Organization – WIPO)

    ▶️👀 Regardez l’intégralité de cette interview sur https://www.bsmart.fr/video/25597-lex-inside-11-octobre-2024

    #LexInside #Abus #ndd #typosquatting #phishing #PointFR #afnic #InternetMadeinFrance

  • #Typographie - Système de Design de l’État
    https://www.systeme-de-design.gouv.fr/elements-d-interface/fondamentaux-de-l-identite-de-l-etat/typographie

    Les typographies Marianne® et Spectral sont les typographies officielles de la charte de l’État. Leur usage crée une cohérence entre les interfaces et offre une expérience positive à l’utilisateur. Leur respect renforce également la reconnaissance de la parole de l’État.

    #webdesign

  • Le masculin n’est plus neutre
    (le neutre non plus)
    Dès son premier numéro, Curseurs a fait le choix d’une écriture inclusive et d’une police intégrant certains caractères – « glyphes » – spécifiques à cet usage. Le texte qui suit revient sur les raisons qui motivent ce choix.
    https://www.curseurs.be/numeros/numero-2/article/le-masculin-n-est-plus-neutre

    #ecriture #typographie #inclusivité #langage #ecriture_inclusive #edition #presse #media

  • Ketty Introduces AI Book Designer: Revolutionizing Book Production
    https://www.robotscooking.com/ketty-ai-designer

    Effortless Book Design with AI

    The AI Book Designer introduces a groundbreaking approach to book design by allowing users to style and format their books using simple, intuitive commands. Users can say “make the book look modern”, “make the text more readable” or click on a chapter title and instruct the AI to “add this to the header,” and the changes are applied instantly. This eliminates the need for knowing complex design software or coding, making professional-grade design accessible to everyone.

    Where we are headed

    As we look towards the future development of the AI Book Designer, there are several ideas we are currently thinking about:

    AI-Generated Cover Designs: Generate a range of cover options based on user input.
    Collaborative AI Design: Enable multiple users to work on the same book design simultaneously (concurrently). This feature could be particularly useful for larger publishing teams or co-authored projects.
    AI-Assisted Image Management: Automatically apply styles and optimize the placement of images within the book layout.

    Join the Movement

    Coko believes AI has the potential to transform book production, making it accessible and efficient for everyone. By combining open-source code and principles with cutting-edge technology, Coko is paving the way for a new era of automated typesetting and book design.

    #Typographie #Coko #Intelligence_artificielle

  • Les féminicides ont-ils vraiment baissé de 20 % en 2023 ?

    Le 2 janvier, le garde des Sceaux Eric Dupont-Moretti a affirmé au Figaro que le nombre de #meurtres de #femmes par leur conjoint ou ex-conjoint était en baisse en 2023, et atteignait 94, contre 118 en 2022, soit une diminution de 20 %.

    « Nous savons que lutter contre ce fléau prend du temps (…). Mais l’engagement de la justice française pour endiguer les féminicides porte tout de même ses premiers fruits », a-t-il commenté. Ces chiffres ont rapidement été contestés par plusieurs associations et collectifs féministes. Qu’en est-il ?

    Premier sujet d’étonnement : en évoquant les 118 féminicides de 2022, le #garde_des_Sceaux fait référence aux chiffres de la #Délégation_aux_victimes (#DAV) du #ministère_de_l’Intérieur, « l’étude nationale sur les morts violentes au sein du couple », publiée chaque année depuis 2006. Or pour l’année 2023, la DAV n’a publié aucun chiffre et indique qu’aucun bilan provisoire ne sera disponible avant le 31 janvier 2024.

    Le chiffre avancé par Eric Dupont-Moretti correspond, selon Franceinfo, aux remontées des parquets, et pourrait être corrigé ultérieurement, même si ce sera vraisemblablement à la marge. Reste une question : pourquoi le garde des Sceaux ouvre-t-il l’année en communiquant sur le sujet au mépris du calendrier retenu par le ministère de l’Intérieur ?

    Des écarts avec les associations féministes

    Deuxième sujet d’étonnement : les associations et collectifs féministes qui ont contribué depuis plusieurs années à mettre le sujet des féminicides sur le devant de la scène obtiennent des chiffres plus élevés, à partir de la veille qu’elles font de la presse nationale et de la presse quotidienne régionale.

    Le #collectif_des_féminicides par compagnon ou ex, qui mène ce travail depuis 2016, en est ainsi à 102 féminicides conjugaux en 2023 et souligne que plusieurs enquêtes pour mort suspecte sont toujours en cours. De son côté, l’#Inter-Orga_Féminicides (#IOF), constituée en 2021, recense 134 féminicides en 2023, dont 72 % conjugaux, soit 97.

    Précisons que les écarts entre les chiffres associatifs sont aisés à expliquer : le travail est entièrement réalisé par des bénévoles et repose sur les articles de presse. Il peut donc y avoir des « trous dans la raquette ».

    A l’inverse, les chiffres du ministère de l’Intérieur reposent sur les déclarations des causes d’#homicides par les services de police et de gendarmerie, complétées par une vérification auprès des parquets afin de préciser la qualification pénale. Sachant que le #droit français ne reconnaît pas la notion de féminicide – le #meurtre d’une femme en raison de son #genre –, mais distingue le meurtre, l’#assassinat (meurtre avec préméditation) et les violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

    Une #définition institutionnelle trop restreinte

    Si les chiffres avancés par le ministre font réagir, c’est aussi que la définition du féminicide retenue par les institutions françaises est très restreinte : elle ne tient compte que des #féminicides_conjugaux et laisse de côté d’autres féminicides, les meurtres de mères par leurs fils, celui de femmes par des collègues ou un inconnu, ou encore les meurtres par des clients ou d’autres personnes sur des femmes exerçant le travail du sexe.

    Si la notion de féminicide fait l’objet de discussions dans les milieux féministes depuis de longues années, c’est avec la publication en 1992 du livre des chercheuses Diana Russel et Jill Radford Femicide : the politics of women killing qu’il gagne en popularité, rappelle la journaliste Laurène Daycard dans Nos Absentes. A l’origine des féminicides (Seuil, 2023).

    Les institutions internationales retiennent elles aussi une définition plus large que celle de la France. Les #Nations_unies distinguent depuis 2012 les #féminicides_intimes, commis par des proches, qu’ils soient conjoints ou parents de la victime, des #féminicides_non_intimes, ceux commis contre les professions stigmatisées comme la #prostitution, et les #féminicides_sexuels_systémiques où il n’y a pas de lien préalable entre la victime et son meurtrier, comme les massacres de femmes parce qu’elles sont des femmes.

    D’autres typologies sont possibles. En Espagne, comme le rapporte Le Monde, cinq types de féminicides sont comptabilisés : conjugaux, familiaux, sociaux (exécuté par un inconnu, un collègue de travail, un ami), sexuels (lié à la violence ou à l’exploitation sexuelle ainsi qu’au travail du sexe, mariage forcé ou mutilation génitale), et enfin, les féminicides par procuration, soit l’assassinat d’une personne (proches, enfants) pour nuire à une femme.

    En France, si le #collectif_Féminicides_par_compagnon_ou_ex recense les féminicides conjugaux, l’Inter-Orga Féminicides retient une définition plus extensive. Elle distingue les féminicides conjugaux, familiaux (commis par un enfant ou un parent) et sociaux.

    Au-delà des féminicides ?

    Au-delà de la définition même du féminicide, d’autres phénomènes s’inscrivent dans le continuum des #violences_de_genre qui structurent encore les sociétés contemporaines et doivent être a minima pris en compte.

    C’est le cas des #suicides_forcés, reconnus dans le Code pénal depuis 2020, et définis comme des suicides ou tentatives de suicides provoquées à la suite de #harcèlement dans le cadre de #violences_conjugales.

    Certains plaident pour leur intégration dans la définition du féminicide. En 2022, les services du ministère de l’Intérieur en ont recensé 759, presque exclusivement des femmes. Cela correspond à une multiplication par 3,3 depuis 2020, qui dit aussi une meilleure appréhension du phénomène.

    A cela s’ajoutent les #tentatives_de_féminicides, qui, si elles n’aboutissent pas à la mort de la victime, ont pourtant des conséquences destructrices. Le ministère de l’Intérieur recense ainsi 366 tentatives d’homicides au sein du couple en 2022, dont 267 contre des femmes. Cela, sans compter les infanticides commis dans le cadre de violences conjugales, ou les traumatismes d’enfants survivants d’un féminicide. Bref, pas de quoi pavoiser.

    https://www.alternatives-economiques.fr/feminicides-ont-vraiment-baisse-de-20-2023/00109303
    #féminicides #statistiques #chiffres #France #typologie

    ping @_kg_

  • Typothèque Bye Bye Binary
    https://typotheque.genderfluid.space

    Des remplacements de glyphes automatiques avec OpenType, à partir d’une écriture plus simple à base de point médian (ami⋅e) ou deux points (ami..e).

    Avec une standardisation des nouveaux glyphes à suivre entre toutes les fontes augmentées :
    https://typotheque.genderfluid.space/quni.html

    Les fontes de cette typothèque proposent de nombreux glyphes (lettres mutantes, ligatures, éléments de symbiose) en addition au point médian et autres solutions régulièrement utilisées pour écrire et composer des textes inclusifs. Nos claviers ne contiennent pas (encore) les touches qui correspondent à ces caractères. Alors pour rendre utilisable cet arc-en-ciel de signes par touls, la collective Bye Bye Binary construit des pratiques en commun, des normes molles, rageuses et aux petits oignons, qui ensemble forment læ Queer Unicode Initiative (QUNI). Le QUNI permet de rassembler nos fontes, avec toute la diversité qu’elles contiennent, autour d’un même système d’encodage en vue de leur utilisation par un large public.

    #typographie #fontes #genre #écriture_inclusive #opentype #unicode #standardisation #quni

  • Microsoft souhaite nous recoiffer - La Libre
    https://www.lalibre.be/debats/entretiens/2023/11/04/microsoft-souhaite-nous-recoiffer-W2YDVSTJVNCO7OVBZMP5EK62AY
    https://www.lalibre.be/resizer/TqEna3mtrXCrLcZW0_8qPWz6oDg=/1200x630/filters:format(jpeg):focal(755x431:765x421):watermark(cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/ipmgroup/OIO44DUUUNC2DB5T3FIJECBT5U.png,0,-0,0,100)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/ipmgroup/DNG3RBA7MRCO7M56N7ACBEPDLE.PNG

    Sur votre traitement de texte Micosoft, tableaux Excel ou adresses mail, la police de caractères par défaut a évolué ou évoluera d’ici peu. Après avoir rangé Times New Roman ou Arial dans ses vieux cartons, Microsoft renvoie Calibri en seconde ligne et fait monter une petite jeune : Aptos. Cette nouvelle police d’écriture recueillera-t-elle les suffrages ? Et que dit-elle de nos goûts, de nos modes, de nos psychologies ? Petit tour de la question avec le graphiste Nicolas Taffin.

    #Nicolas_Taffin #Typotherapie

  • This Just In: Schriftenkartei, a Typeface Index - Letterform Archive
    https://letterformarchive.org/news/schriftenkartei-german-font-index

    Produced between 1958 and 1971, the Schriftenkartei (Typeface Index) represents a West German agency’s effort to catalog all the country’s typefaces in production at the time. The cards are useful for type researchers and designers as they share a common format and show complete character sets — a resource not often included in foundry specimens. Thanks to a generous donation, a set of these cards is now in Letterform Archive’s collection, and scans are available online.

    #typographie

  • La Pétroleuse : une police d’écriture vintage et inclusive inspirée d’une fonte des années 1880
    https://mastodon.art/@lokigwyn/111165199665013520

    🔥Et voilà La Pétroleuse : une police d’écriture vintage et inclusive inspirée d’une fonte des années 1880.
    Avec la Pétroleuse, on fait fondre les caractères entre eux et on fait fondre les cerveaux des réac, des mascus et de toustes celleux qui détestent l’écriture inclusive !

  • loupe-php/loupe: A #fulltext #search engine with #tokenization, #stemming, #typo_tolerance, #filters and #geo support based on only #PHP and #SQLite.
    https://github.com/loupe-php/loupe

    An SQLite based, PHP-only fulltext search engine.

    Loupe…
    –…only requires PHP and SQLite, you don’t need anything else - no containers, no nothing
    –…is typo-tolerant (based on the State Set Index Algorithm and Levenshtein)
    –…supports phrase search using " quotation marks
    –…supports filtering (and ordering) on any attribute with any SQL-inspired filter statement
    –…supports filtering (and ordering) on Geo distance
    –…orders relevance based on a typical TF-IDF Cosine similarity algorithm
    …auto-detects languages
    –…supports stemming
    –…is very easy to use
    –…is all-in-all just the easiest way to replace your good old SQL LIKE %...% queries with a way better search experience but without all the hassle of an additional service to manage. SQLite is everywhere and all it needs is your filesystem.