• Microsoft souhaite nous recoiffer - La Libre
    https://www.lalibre.be/debats/entretiens/2023/11/04/microsoft-souhaite-nous-recoiffer-W2YDVSTJVNCO7OVBZMP5EK62AY
    https://www.lalibre.be/resizer/TqEna3mtrXCrLcZW0_8qPWz6oDg=/1200x630/filters:format(jpeg):focal(755x431:765x421):watermark(cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/ipmgroup/OIO44DUUUNC2DB5T3FIJECBT5U.png,0,-0,0,100)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/ipmgroup/DNG3RBA7MRCO7M56N7ACBEPDLE.PNG

    Sur votre traitement de texte Micosoft, tableaux Excel ou adresses mail, la police de caractères par défaut a évolué ou évoluera d’ici peu. Après avoir rangé Times New Roman ou Arial dans ses vieux cartons, Microsoft renvoie Calibri en seconde ligne et fait monter une petite jeune : Aptos. Cette nouvelle police d’écriture recueillera-t-elle les suffrages ? Et que dit-elle de nos goûts, de nos modes, de nos psychologies ? Petit tour de la question avec le graphiste Nicolas Taffin.

    #Nicolas_Taffin #Typotherapie

  • Nous continuons d’arpenter comme des funambules, entre ombre et lumière… – Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2023/08/31/nous-continuons-darpenter-comme-des-funambules

    Par Didier Epsztajn

    Je n’ai pas les compétences pour suivre Nicolas Taffin dans tous ses développements philosophiques, historiques ou techniques. J’ai cependant savouré ce recueil de textes. Quelques éléments choisis subjectivement.

    Le visible et la part d’invisible, l’écriture alphabétique entre abstraction et convention, « l’univers infini du savoir est renvoyé à une poignée de signe », le regard et la lecture, le caractère typographique, la lisibilité, « L’illisible est tout aussi présent que le lisible dans le caractère typographique », le système de représentation, la lecture et la relecture, la composition, « la typographie parfaite ne se voit plus », la relecture qui n’est pas tout à fait la lecture, l’erreur et non la faute, l’original et la reproduction, les machines…

    Une page, un espace, l’espace blanc, les typologies, les règles, la philosophie, « Il n’est pas si facile d’appréhender la philosophie quant on est dans le dogme, la démocratie quand on vit la monarchie, ou les mythes quand on craint l’hérésie ». Le temps des corrections, des compléments, des annotations, des critiques. Transmettre, passer, comment ne pas penser à Walter Benjamin (cité par l’auteur)…

    Je reviens sur ce blanc, la naissance de ce blanc l’espace non imprimé, la dissimulation « du travail invisible dans la page », la page annotée, la double page, le dos du livre, la marge, « Marge de manoeuvre, marge de liberté, la marge est toujours un interstice étroit qu’on a tendance à négliger », la trame, les libres associations, l’acte de lire et celui d’écrire, la liberté dans la lecture et dans l’interprétation du texte lu, le désir…

    #Typothérapie #Typographie #Nicolas_Taffin

  • La typo vue par la philo – Stéphane Amiot
    https://stephaneamiot.wordpress.com/2023/08/08/la-typo-vue-par-la-philo

    Notes de lecture sur Typothérapie, de Nicolas Taffin (C&F éditions, janvier 2023)

    D’abord la forme : une couverture dans un papier gris chaleureux (FSC© bien sûr), un dessin intriguant en couverture, des typos originales et quelques audaces de mise en page.

    Nous sommes bien chez un designer créatif, car le graphisme est la principale occupation de Nicolas Taffin à travers son agence Polylogue. Mais il est aussi blogueur, philosophe, éditeur, et son sujet de prédilection est… la typographie.

    Comment la typographie peut-elle être un objet philosophique ou politique ? Parce qu’elle l’a toujours été. Rappelons que Gutenberg n’a pas inventé l’imprimerie mais qu’il a perfectionné les techniques chinoise et coréenne par l’utilisation d’un alliage de plomb pour les types, d’une encre plus épaisse et d’une presse à raisin modifiée. C’est dans cette mécanisation que réside l’innovation majeure du XVe siècle, car appliquée à des langues alphabétiques, il lui suffit de quelques dizaines de glyphes gravés dans le plomb pour reproduire à l’infini tout écrit occidental (alors que Bi Sheng avait besoin de milliers d’idéogrammes en porcelaine, en vingt exemplaires pour les plus courants, pour composer toutes ses pages).

    Taffin établit ainsi une filiation entre la typographie et l’atomisme, en particulier celui de Lucrèce. À moins que l’atomisme ne se soit inspiré de la simplicité abstraite de l’alphabet. La lettre est aux livres ce que l’atome est à l’univers : un élément constitutif insécable que l’on peut combiner avec d’autres, presque à l’infini, selon leurs trois propriétés aristotéliciennes : figure (forme de la lettre), ordre (position de la lettre dans l’espace) et orientation (de la lettre dans ce même espace).

    L’humanisme et la typographie sont ainsi liés par l’histoire des premiers livres imprimés. L’industrialisation du processus permet de grands tirages, ce qui suppose une diffusion plus large et des échanges nombreux entre érudits européens pour mettre au point, corriger, traduire, améliorer le texte entre deux séries imprimées. La Renaissance et la science moderne naissent donc de l’imprimerie, et non l’inverse.

    Puis, Nicolas Taffin nous parle du monde actuel et de l’avènement du numérique. Depuis longtemps l’informatique est au cœur de la composition, de la photogravure et de l’impression, mais avec la PAO et le Macintosh (pensée pour Steve Jobs), la créativité typographique s’est mise à la portée de tous ou presque. Avec un corollaire inévitable : la dépendance aux fondeurs (développeurs de nouvelles polices) et aux géants californiens de l’informatique appliquée aux métiers du livre (Apple, Adobe…)

    Mais une nouvelle révolution est en cours, sans que l’on sache exactement de quoi elle pourrait accoucher : la lecture, le texte, et donc la typographie sont aujourd’hui omniprésents sur le web, et le livre est resté en marge de ce bouleversement. Ce codex à double-page, si pratique pourtant, est l’antithèse du « volumen » que déroule l’internaute en scrollant sur son écran. Les polices soigneusement choisies, les espacements et les marges calculées au point près, la mise en page complexe avec ses blancs, ses alinéas, ses encadrés impeccables : tout cela semble suranné à l’heure du web design aux CSS standardisées, aux fontes streamées par Google ou d’autres géants, aux mises en forme appauvries.

    #Typothérapie #Nicolas_Taffin

  • EmelineB (San Mateo, CA)’s review of Typothérapie : Fragments d’une amitié typographique
    https://www.goodreads.com/review/show/5549974871

    EmelineB’s Reviews > Typothérapie : Fragments d’une amitié typographique
    Typothérapie by Nicolas Taffin

    Typothérapie : Fragments d’une amitié typographique
    by Nicolas Taffin,
    Michel Melot (Preface)

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    EmelineB’s review
    May 14, 2023

    Avec Typothérapie, Nicolas Taffin nous offre de beaux aperçus de l’histoire de la typographie en France ces 30 dernières années. Des personnes et des publications qui l’ont fédérée, des Rencontres de Lure, de son parcours personnel (auto-didacte, organisateur, amateur, éditeur).

    Le livre s’ouvre avec des essais sur le rôle de la typographie en vis à vis et avec la philosophie, avec de belles pages sur le rôle du blanc, la question de l’(il)lisibilité. On continue avec des textes sur les problématiques du numérique et de la typographie. De Flash à Google Fonts, qui la contrôle, qui l’utilise, et avec quels desseins ? On y retrouve aussi d’utiles retours d’expériences sur le single-source publishing, une solution technique au problème complexe de la publication multi-formats, multi-médias. J’aurais voulu y voir ici discuté le format epub et ses standards de manière un peu plus développée, mais il s’agit dans tous les cas d’une documentation précieuse de ces années.

    Et puis dans les dernières pages, des hommages aux personnes qui ont fait vivre la typographie, une jolie manière de fermer un recueil de textes personnels en invitant à en rencontrer d’autres.

    #Typothérapie #Recension #Nicolas_Taffin

  • Typothérapie de Nicolas Taffin – 🔴 Info Libertaire
    https://www.infolibertaire.net/typotherapie-de-nicolas-taffin/#

    Typothérapie, qu’est-ce à dire ? S’agit-il de soigner par la typographie ou, à l’inverse, de soigner la typo qui en aurait bien besoin ? Ou des deux ? Et cette amitié : avec la typographie ou bien des typographes ? Ou, là aussi, les deux ? Quoi qu’il en soit, ce volume inaugure une nouvelle collection : Questions de design, chez C&F éditions, dont l’en-tête de la page d’accueil sur Internet annonce : « édition et édition électronique / Création, technologie et citoyenneté ». Il est beaucoup question dans le catalogue de communs, d’acquisition de savoirs, de vie numérique et aussi de soin, mais encore de critiques sérieuses et approfondies de la « Tech » et de sa terre d’élection, la Silicon Valley, de la « data », nouveau champ d’extraction de valeur et du développement de la société de surveillance à travers les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) [1]. Si j’osais, je parlerais volontiers pour désigner le courant de pensée qui s’exprime ici d’humanisme postmoderne.

    #Typothérapie

  • Typographie et philosophie : Nicolas Taffin sur France Inter - étapes :
    https://etapes.com/typographie-et-philosophie-nicolas-taffin-sur-france-inter

    Le concepteur graphique et éditeur Nicolas Taffin publie aux éditions C&F, maison d’édition qu’il a cofondée avec Hervé Le Crosnier, “Typothérapie. Fragments d’une amitié typographique”. Initialement diplômé en philosophie de l’Université Paris Ouest Nanterre, Nicolas Taffin explore dans cet ouvrage la typographie au prisme des affects et du soin. La typographie peut-elle être une pratique de soin du texte, du lecteur et de la lectrice, de la connaissance et de la société ? À cette occasion, il est interviewé sur France Inter par Xavier de La Porte dans l’émission “Le code a changé”. “On se connaît depuis longtemps avec Nicolas et j’aime bien l’écouter parce qu’il parle avec une voix très douce. Mais c’est pas simplement sa voix qui est douce, sa pensée l’est aussi. C’est pas pour rien qu’il a appelé son livre “Typothérapie”, c’est parce que pour lui la typo – du caractère jusqu’à la mise en page – ça relève du soin. Il dit toujours : pour bien mettre en page un texte, il faut beaucoup d’empathie, il faut avoir envie de faire du bien à cet autrui qu’est le lecteur en lui rendant agréable sa rencontre avec le texte et ce qu’il trimballe de signification” affirme le journaliste.

    #Typothérapie #Nicolas_Taffin

  • La typographie : ce qu’on voit, ce qu’on ne voit pas
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-code-a-change/la-typographie-ce-qu-on-voit-ce-qu-on-ne-voit-pas-6729837

    "Ce qu’on aime au fond, c’est ce qui est à la fois hyper-moderne, et très ancien". C’est grâce à cette phrase prononcée par son ami l’écrivain Olivier que Cadiot que Xavier de La Porte a compris pourquoi il aimait le numérique !

    Je l’aime parce que c’est un attribut très fort de notre modernité, ce qui donne forme à l’expérience contemporaine - et sans doute même à l’expérience dans l’avenir. Mais le numérique fait aussi ressurgir, sous une autre forme, les vieilles questions.

    Et c’est pour ça que la typographie m’a toujours intéressé : comme une rencontre de l’hypermoderne et du très ancien, comme un vieil art de la lettre et de la mise en page travaillé par tout ce qui travaille le reste du numérique : la domination de grands acteurs, l’exploitation des données personnelles, l’Intelligence Artificielle et tout ça.

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    Ça faisait longtemps que j’avais envie de discuter de ça, et là, j’apprends la parution d’un livre. Il s’appelle “Typothérapie” et son auteur est Nicolas Taffin, il sort dans les très bonnes éditions C&F, maison d’édition qu’il a cofondée avec Hervé LeCrosnier. Dans le tandem de C&F, Nicolas est celui qui compose les livres.

    On se connaît depuis longtemps avec Nicolas et j’aime bien l’écouter parce qu’il parle avec une voix très douce. Mais c’est pas simplement sa voix qui est douce, sa pensée l’est aussi. C’est pas pour rien qu’il a appelé son livre “Typothérapie”, c’est parce que pour lui la typo - du caractère jusqu’à la mise en page - ça relève du soin. Il dit toujours : pour bien mettre en page un texte, il faut beaucoup d’empathie, il faut avoir envie de faire du bien à cet autrui qu’est le lecteur en lui rendant agréable sa rencontre avec le texte et ce qu’il trimballe de signification.

    Ça, Nicolas le justifie en allant puiser dans l’histoire de la philosophie - parce que la philosophie est sa formation initiale - mais c’est aussi ce qui le guide dans son abord de toutes les questions dont j’ai envie de parler avec lui.

    #Typothérapie #Nicolas_Taffin #Xavier_de_La_Porte #Podcast #Le_code_a_changé