• Face aux variants du Covid-19, l’UE veut encore davantage réduire les déplacements en Europe
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/01/25/face-aux-variants-bruxelles-veut-encore-davantage-reduire-les-deplacements-e

    Restreindre encore la circulation en Europe mais éviter que les frontières se ferment, comme en mars 2020, aux débuts de la pandémie de Covid-19. C’est ce que la Commission recommande en espérant ainsi protéger le marché intérieur de l’embolie, malgré la propagation du virus, la progression de ses variants et la tentation de certains, à commencer par l’Allemagne, de s’isoler à nouveau. Lundi 25 janvier, l’exécutif communautaire a détaillé ses nouvelles préconisations, après celles que les Vingt-Sept avaient adoptées le 13 octobre. Bruxelles veut affiner ce qui est censé permettre aux Etats membres d’avoir une approche commune de la situation sanitaire, c’est-à-dire la définition de seuils à partir desquels une mesure peut être prise.
    Aujourd’hui, les pays européens compilent, chaque semaine et selon les mêmes critères, les statistiques qui leur permettent d’évaluer la diffusion du virus en fonction de son taux d’incidence. Et à partir desquelles l’ECDC (le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, chargé de la surveillance de l’épidémie) cartographie l’Union européenne en trois zones (verte, orange et rouge), dotant ainsi les Vingt-Sept d’une même base de données pour prendre leurs décisions.
    La Commission propose d’y ajouter une catégorie « rouge foncé », au-delà de 500 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants sur quatorze jours, qui concernerait des régions situées dans « dix à vingt pays », dont l’Espagne, le Portugal, la France et l’Italie, explique le commissaire européen, Didier Reynders. Pour ces zones, Bruxelles « décourage fortement les déplacements non essentiels » et préconise que les personnes qui en viennent soient soumises à un test avant leur arrivée et à une quarantaine une fois à destination. De telles pratiques sont déjà très répandues quand il s’agit de passer d’un pays à l’autre en Europe, mais l’exécutif communautaire veut aller plus loin. Elles devraient aussi, juge-t-il, s’appliquer entre régions. Et surtout, ne pas se limiter, comme c’est souvent le cas, au tourisme et autres voyages non essentiels. Les déplacements essentiels (personnel de santé, personnes qui se déplacent pour des motifs familiaux et professionnels) devraient aussi y être soumis, même si une certaine souplesse peut être plaidée pour les transfrontaliers et les transporteurs routiers. Entre deux régions de la même couleur, aucun test ne devrait être imposé, ajoute la Commission. Les Vingt-Sept doivent maintenant se prononcer sur les recommandations de la Commission. « Elles vont dans le bon sens mais on pourrait les appliquer aux zones rouges. Pourquoi ajouter une zone rouge foncé, si ce n’est pour définir des “zones variant” ? », s’interroge un diplomate. Mais même si les Européens se mettent d’accord, rien ne les obligera à suivre ces nouvelles règles, car les frontières et la santé sont des compétences nationales. D’ailleurs, plus de trois mois après les avoir adoptées, ils ne se sont pas encore approprié les premières recommandations de la Commission. Certes, les Vingt-Sept se sont enfin entendus, après de longues discussions, sur une reconnaissance mutuelle de leurs tests, mais ils restent très jaloux de leur souveraineté. Selon les pays, la durée de la quarantaine varie de sept à quatorze jours, les tests demandés à l’entrée doivent avoir été réalisés entre vingt-quatre et soixante-douze heures plus tôt. Et même s’ils envoient tous leurs données épidémiologiques à l’ECDC chaque semaine, ils sont une infime minorité à se servir de cette carte pour déterminer leur action : quatre − l’Espagne, l’Allemagne, la Croatie et l’Irlande −, à en croire le site communautaire « Re-Open EU ». « Jusqu’ici, certains pays comme la France, le Portugal ou le Luxembourg n’imposaient aucune restriction et ne tenaient donc pas compte de cette carte », explique un diplomate, « il ne faut pas y voir une désobéissance civique généralisée ». Reste que la coordination n’est pas spontanée en Europe.

    #Covid-19#migrant#migration#ue#sante#voyageessentiel#test#quarantaine#epidemiologie#cartographie#politique

  • Les frontières au sein de l’UE, autre enjeu du Covid
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/01/23/les-frontieres-au-sein-de-l-ue-autre-enjeu-du-covid_6067360_3210.html

    Arrivé il y a un an sur le continent, le coronavirus à l’origine du Covid-19 n’a pas fini de produire des effets pervers sur la construction européenne. Certains se sont révélés positifs, suscitant une dynamique de solidarité accrue. D’autres, au contraire, soumettent les acquis les plus solides de l’Union, comme le marché unique et la liberté de circulation, à rude épreuve, au gré des vagues de contamination, fluctuantes d’un pays à l’autre.C’est le cas de la question des frontières intra-européennes, que l’on croyait abolies et qui ont ressurgi brutalement en mars 2020, lorsque la pandémie s’est propagée de façon spectaculaire. Confrontée au traumatisme économique et politique de la fermeture des frontières, la Commission européenne s’est efforcée de coordonner ces mesures et d’en atténuer les entraves à la liberté de circulation, notamment pour les travailleurs frontaliers. Mais le problème se pose de nouveau de manière aiguë, alors que l’irruption de nouveaux variants du virus, la flambée des contaminations dans plusieurs pays membres moins atteints par la première vague et la lenteur de l’approvisionnement en doses de vaccin sèment la panique parmi les dirigeants.
    Ce regain de tensions a marqué le conseil européen qui a réuni les leaders des Vingt-Sept, en visioconférence, jeudi 21 janvier. Deux sensibilités s’opposent : celle du président Emmanuel Macron, qui, depuis le début de la pandémie, cherche à éviter les fermetures de frontières pour protéger le marché unique, et celle de la chancelière Angela Merkel, alarmée par l’aggravation de la situation sanitaire en Allemagne. La France a finalement annoncé, à l’issue de la réunion, des restrictions relativement modestes aux frontières, en exigeant des tests PCR négatifs pour les ressortissants de l’UE arrivant par voie aérienne et portuaire, ce qui exempte les voyageurs en train et en voiture. Mme Merkel, pour sa part, estime que, si l’on veut éviter la fermeture des frontières, il faut harmoniser les règles de confinement au sein de l’Union, y compris celle des fermetures de commerces, afin que les ressortissants d’un pays ne soient pas tentés de se déplacer dans le pays voisin pour profiter de conditions plus laxistes. La Belgique a pris, vendredi, une mesure plus radicale : elle interdira à ses habitants les voyages « non essentiels » hors de leurs frontières du 27 janvier au 1er mars, période de vacances scolaires.
    Il devient donc urgent de fournir un nouvel effort de coordination, sous peine de revivre l’expérience désastreuse d’une Union dont les membres, paniqués, tirent à hue et à dia. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, devait avancer, lundi, des propositions à cet effet. Soucieuse d’assurer le fonctionnement du marché unique et consciente des dégâts qu’une fermeture générale des frontières infligerait à l’économie sans pour autant bloquer le virus, elle songe à la création d’une catégorie de « zones rouge foncé » dans les régions où la circulation du virus est particulièrement élevée, et pour lesquelles des tests et une quarantaine seraient exigés. Les Vingt-Sept travaillent aussi sur l’hypothèse d’un certificat de vaccination standard, qui faciliterait la circulation d’un pays à l’autre une fois la vaccination généralisée.

    #Covid-19#migrant#migration#ue#france#politique#sante#frontiere#circulation#confinement#test#vaccination#voyageessentiel

  • Tests PCR pour les voyageurs, masques, campagne vaccinale... les dernières annonces du gouvernement
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/01/21/covid-19-le-variant-britannique-pourrait-necessiter-un-nouveau-confinement-p

    La situation sanitaire reste tendue en France, où la menace des nouveaux variants, dont le « VOC 202012/01 » plus contagieux, fait prendre à l’exécutif des mesures de restrictions supplémentaires. L’Elysée a notamment annoncé, jeudi 21 janvier à l’issue d’un Conseil européen, que des tests PCR seront exigés à tous les voyageurs, y compris européens, avant leur entrée en France. Cette obligation s’appliquera « hors voyages essentiels », a précisé l’Elysée : « Les travailleurs frontaliers et le transport terrestre seront en particulier exemptés. »Le pays a enregistré 346 morts supplémentaires et près de 23 000 nouvelles contaminations en vingt-quatre heures, selon les chiffres diffusés ce jeudi par les autorités sanitaires, alors que 25 735 malades au total demeurent hospitalisés. Parallèlement, on estime à 824 000 le nombre de personnes ayant reçu une première dose de vaccin contre le Covid-19 en France, a précisé la direction générale de la santé – soit 131 000 de plus en vingt-quatre heures.

    #Covid-19#migrant#migration#france#ue#sante#restrictionsanitaire#test#travailleurfrontalier#circulation#frontiere

  • „Hallo, Diktator“ - Orbán, die EU und die Rechtsstaatlichkeit - Die...
    https://diasp.eu/p/12332975

    „Hallo, Diktator“ - Orbán, die EU und die Rechtsstaatlichkeit - Die ganze Doku | ARTE

    „Hallo, Diktator“ | Orbán, die EU und die Rechtsstaatlichkeit

    Es ist ein Ringen um Macht und Milliarden: Seit Sommer 2020 kämpft die Mehrheit der EU-Staaten dafür, die Vergabe von EU-Mitteln an Bedingungen zu knüpfen. Nur wer sich an rechtsstaatliche Spielregeln hält, soll zukünftig Gelder bekommen. „Hallo, Diktator“ - Orbán, die EU und die Rechtsstaatlichkeit - Die ganze Doku | ARTE

    • https://www.arte.tv/fr/videos/099755-000-A/la-hongrie-orban-et-l-etat-de-droit

      Chronique de la crise qui oppose la #Hongrie de l’ultra-conservateur Viktor Orbán à l’#Union_européenne sur la question de l’État de #droit. | 1h, 08-01 jusqu’à 23-03-2021

      Depuis l’été 2020, la bataille fait rage au Parlement européen : alors que le futur plan de relance post-Covid, fruit d’âpres négociations entre les États membres, prévoit de conditionner l’attribution des aides européennes au respect des règles démocratiques, la Hongrie de Viktor Orbán a opposé un veto ferme à ce projet. Soutenu par le gouvernement polonais, le dirigeant ultraconservateur a précipité une crise politique de plusieurs mois, mettant en exergue les tensions à l’œuvre dans une Union qui achoppe sur la question des valeurs fondamentales et de l’État de droit. Face à l’obstruction d’Orbán, l’Allemagne, à la tête du Conseil de l’UE jusqu’à la fin de l’année 2020, s’est résolue à négocier un compromis, permettant la levée du veto polono-hongrois. L’Union cède-t-elle aux autocrates ? Michael Wech se lance dans un road-movie à travers l’Europe pour décrypter cette crise inédite.

      (pour l’instant il n’y a qu’une version en allemand)

      #EU #UE #Pologne
      #fascisme et #racisme du salon,

      #democratie_illibérale

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Illib%C3%A9ralisme

    • #Illibéralisme

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Illib%C3%A9ralisme#Discours_de_Viktor_Orb%C3%A1n

      [...]

      L’universitaire Didier Mineur souligne le caractère « inédit » du fait qu’un homme politique « revendique explicitement » le concept de démocratie illibérale, « et s’en fasse même le théoricien »6. L’universitaire Oana Andreea Macovei résume ainsi l’orientation du discours de #Viktor_Orbán, qu’elle considère comme « la source privilégiée pour esquisser les contours de l’illibéralisme » : « En tant qu’objectif pour répondre à un besoin de compétitivité économique à l’échelle internationale, l’État illibéral présente un nouveau pivot identitaire, la Nation, dont la protection des intérêts justifierait une limitation, voire un détachement par exemple des libertés fondamentales ou de l’État de droit »12. Didier Mineur relève que Viktor Orbán présente la démocratie illibérale « comme une autre forme de démocratie, ou plus exactement comme la « vraie » démocratie : la démocratie libérale est taxée de n’être qu’une oligarchie aux mains de technocrates animés par une idéologie mondialiste et multiculturaliste, tandis que la « démocratie illibérale » serait soutenue par le peuple réel, celui des laissés-pour-compte de la mondialisation attachés à leurs traditions et à leurs cultures. Au contraire de la démocratie libérale, où l’expression de la volonté populaire est encadrée par les garde-fous de l’État de droit, et où elle peut le cas échéant être contredite par des juges constitutionnels qui ne sont pas élus, la démocratie illibérale prétend lui donner libre cours et œuvre à s’affranchir des entraves de l’État de droit »6.

      Viktor Orbán s’inspire du sociologue hongrois Gyula Tellér (hu) — « un homme qui, comme lui, est passé d’une pensée libérale à une pensée conservatrice au cours des années 1990, et qui deviendra, à partir de 1998, l’un de ses principaux conseillers » —, et en particulier de sa « critique du libéralisme en Europe centrale à partir d’une perspective communautariste », selon laquelle « dans cette région, le système politique ne doit pas reposer sur la notion de liberté, mais sur les valeurs morales de la communauté »13. On retrouve à l’identique des éléments du discours de Viktor Orbán dans un texte publié par Gyula Tellér quatre mois plus tôt et envoyé à l’ensemble des députés du Fidesz, le parti de Viktor Orbán13. La journaliste Amélie Poinssot souligne qu’en Hongrie, la notion de démocratie illibérale repose sur « une double opposition » : d’une part, le rejet, « très populaire dans la société hongroise », des « "libéraux", autrement dit la gauche qui était au pouvoir entre 1994 et 1998, puis entre 2002 et 2010, et est considérée par beaucoup comme corrompue et responsable des cures d’austérité imposées au pays » ; et d’autre part, le rejet « des valeurs promues par les sociétés occidentales » : « éclatement du modèle traditionnel de la famille, sécularisation, immigration, mondialisation... »14

      Selon l’universitaire Jean-Paul Jacqué, la théorie développée par Viktor Orbán est « proche de la doctrine de Poutine de la verticale du pouvoir » et « n’est pas sans rapport avec les thèses de Carl Schmitt sur la primauté du politique par rapport à l’État de droit et aux droits fondamentaux. La souveraineté s’exprime dans la nation qui est la valeur suprême ce qui explique l’instauration pour la presse en 2011 d’un délit d’atteinte à l’intérêt public. [...] Il ne s’agit pas (de) supprimer les libertés fondamentales, mais de les soumettre à l’intérêt de la Nation seule juge du bien commun »15.

      Dans un nouveau discours prononcé au début de son nouveau mandat, lors de l’université d’été de Băile Tușnad de juillet 2018, Viktor Orbán promeut cette fois le concept de « démocratie chrétienne à l’ancienne » et déclare que « l’ère de la démocratie libérale touche à sa fin », estimant qu’« elle ne parvient pas à protéger la dignité humaine, est incapable d’offrir la liberté, ne peut pas garantir la sécurité et ne peut plus maintenir la culture chrétienne »16,17,6. Selon l’universitaire Didier Mineur, ce discours « constitue sans doute l’exposé doctrinal le plus complet de sa conception de la « démocratie illibérale » » : Viktor Orbán y présente la « démocratie chrétienne » comme « un modèle de la vie bonne », dont les valeurs ne sont « pas laissées au choix de l’individu, mais érigées au rang de valeurs communes » : sa critique « porte davantage contre la philosophie libérale que contre les démocraties libérales existantes », et sa pensée politique « s’apparente ainsi à la pensée conservatrice ou romantique, pour laquelle le moi, qu’il soit individuel ou collectif, découvre ce qu’il est plutôt qu’il ne se construit »6. Ce discours présente également certaines des valeurs promues par les démocraties libérales, telles que l’égalité des droits entre les femmes et les hommes, comme parties intégrantes de la civilisation chrétienne, conduisant Didier Mineur à considérer que « l’illibéralisme d’Orban ne consiste pas tant à détruire ou dénier les libertés qu’à les considérer comme un élément de la culture et de l’identité traditionnelles, soit dans le langage d’Orbán, « chrétiennes » »6. Avec la défense de ce nouveau concept de démocratie chrétienne, Le Courrier d’Europe centrale s’interroge sur une possible « reculade par rapport à l’« illibéralisme » qu’il a porté depuis 2014 », et qui a « permis à ce dirigeant d’un pays de dix millions d’habitants d’acquérir une renommée mondiale »16.

      [...]

  • EU could ban travellers from Britain to contain Covid variants | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2021/jan/21/eu-could-ban-travellers-from-britain-to-contain-covid-variants
    https://i.guim.co.uk/img/media/cbfda604e5f022b981a0bec7d42e3f41b7f23970/0_148_4425_2655/master/4425.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    The European Union could ban travellers from Britain and restrict movement at the bloc’s own internal borders under proposals to be debated by leaders at a videoconference summit.The need to clamp down on the spread of the new variants of coronavirus will dominate discussions between the 27 heads of state and government on Thursday evening. The prevalence of the variants in any area, whether the country is in the EU or outside the bloc, would be sufficient to ban travel under one proposal paper drafted by the German government.For those outside the EU, such as the UK, the prohibition on movement would be countrywide, according to Berlin. “Where member states consider this necessary to protect public health, they are free to impose further-reaching temporary bans on entry and on transporting passengers entering from third countries with virus variant areas,” German officials write.On Thursday, Angela Merkel’s chief of staff, Helge Braun, told ARD television that the EU’s own internal borders would also need to be closed if the new, more transmissible, variants could not be brought under control.

    #Covid-19#migrant#migration#ue#grandebretagne#variant#propagation#sante#santepublique#frontiere#circulation

  • Covid : en Europe, l’appel de la frontière - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2021/01/20/covid-en-europe-l-appel-de-la-frontiere_1818093

    Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union se réunissent ce jeudi pour acter d’une cohésion d’ensemble en vue d’éviter que chaque pays ne décide seul des mesures de contrôle de leurs frontières. Au risque d’abîmer durablement le principe européen de libre circulation des biens et des personnes. C’est le grand retour des frontières nationales. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, qui se réunissent ce jeudi soir par visioconférence, vont acter du droit de chaque pays à instaurer des mesures de contrôle à leurs frontières pour lutter contre la propagation du coronavirus (interdiction de voyager, tests, quarantaine…), mettant ainsi fin (temporairement ?) à l’espace de libre circulation Schengen. Ce que les souverainistes n’ont jamais réussi à obtenir, le Covid-19 l’a réalisé, alors même qu’on sait qu’une frontière, cette ligne politique immatérielle et poreuse par nature, n’a jamais protégé contre un virus…

    #Covid-19#migrant#migration#ue#frontiere#librecirculation#virus#propagation#sante#restrictionsanitaire#politique

  • Passeport vaccinal : le débat ne fait que commencer en Europe
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/01/20/passeport-vaccinal-le-debat-ne-fait-que-commencer-en-europe_6066925_3244.htm

    Il est urgent d’attendre, tant le sujet est politiquement miné et porte en lui les germes de nouveaux débats entre Européens. Mais les Vingt-Sept ne pourront pas totalement s’en abstraire même s’ils essaieront, lors de la réunion en visioconférence de leurs chefs d’Etat et de gouvernement, prévue jeudi 21 janvier, de ne pas se déchirer sur la question du passeport vaccinal. Dans la mesure où les campagnes de vaccination contre le Covid-19 en sont encore à leurs débuts et où, à ce stade, on ne sait toujours pas dans quelle mesure le vaccin limite la contagion, ils devraient donc renvoyer les chapitres les plus éruptifs de la discussion à plus tard.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le « passeport vaccinal », qui faciliterait les voyages pendant la pandémie de Covid-19, ne convainc pas tout le monde
    Cela fait plusieurs semaines que la Commission européenne travaille sur cette piste, mais, mardi 12 janvier, le premier ministre grec a décidé de porter le débat sur la scène publique. Dans un courrier adressé à Ursula von der Leyen, la présidente de l’exécutif communautaire, Kyriakos Mitsotakis a en effet appelé l’Union européenne (UE) à adopter un certificat « standardisé » de vaccination. « Les personnes vaccinées devraient être libres de voyager », écrit le dirigeant conservateur. Avant de poursuivre : « Pour des pays comme la Grèce, qui dépendent du tourisme, il est impératif que ce problème soit résolu avant la saison estivale. »Alors que la montée des infections dans certains pays et la propagation des variants se traduisent par des restrictions supplémentaires aux frontières intérieures de l’UE, Athènes n’est pas seule à prôner l’instauration d’un tel certificat. Son initiative a d’ores et déjà reçu le soutien, plus ou moins explicite, de plusieurs Etats, notamment de ceux dont l’économie est très tournée vers le tourisme, comme l’Espagne, Malte, ou le Portugal. Mais pas seulement : le Danemark et la Pologne, qui ont pour leur part déjà commencé à délivrer des passeports vaccinaux à leurs citoyens, y sont aussi très favorables.
    Ceci étant dit, la proposition de Kyriakos Mitsotakis rencontre également des oppositions vives. Comme en Roumanie, où le président Klaus Iohannis « ne pense pas que ce soit une bonne idée », car « cela diviserait la population européenne en deux ». Ou en France, où Clément Beaune, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, a très vite fait entendre ses réticences. « C’est un débat qui n’a pas lieu d’être et ce serait choquant, alors qu’on débute partout cette campagne de vaccination en Europe, qu’il y ait des droits plus importants pour certains que pour d’autres », a-t-il lancé, le 17 janvier, sur Franceinfo. « Quand l’accès au vaccin sera généralisé, ce sera un sujet différent », a-t-il précisé.

    #Covid-19#migrant#migration#ue#sante#passeportvaccinal#circulation#frontiere#tourisme#droit#economie#vaccination

  • En Bosnie, une inhumaine route migratoire
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/01/18/en-bosnie-une-inhumaine-route-migratoire_6066667_3210.html

    Les squats se sont multipliés au fur et à mesure que la Bosnie a fermé les camps officiels. Cet hiver est, à cet égard, le pire. La fermeture du camp de Bira, en septembre 2020, au moment où une surenchère politique antimigratoire animait la campagne pour les élections municipales, a donné le ton. La fermeture et l’incendie en décembre du camp de Lipa, qui n’était par ailleurs qu’un camp temporaire d’urgence destiné à faire face à la crise d’épidémie de Covid-19, ont achevé de déshumaniser l’accueil aux migrants. Ce qui fait aujourd’hui office de « camp de réfugiés » à Lipa consiste à entasser près d’un millier de migrants sous des tentes installées à la hâte par l’armée bosnienne. Il n’y a ni eau potable, ni électricité, ni soins médicaux. Les migrants se lavent dans l’eau glacée du ruisseau en contrebas. Ils ne dorment pas la nuit tellement il fait froid, et errent la journée sous la neige, dans l’attente des distributions de vivres.
    « La situation est cette année encore plus précaire qu’auparavant, avec davantage de personnes sans abri, reconnaît Peter Van der Auweraert, le chef de l’Organisation internationale des migrations (OIM) à Sarajevo. Il y a de l’argent européen disponible pour construire des abris, mais tout est bloqué par les autorités bosniennes. » Car la même Union européenne qui organise les refoulements illégaux et tolère les violences à sa frontière fait pression sur la Bosnie pour que les migrants soient traités « humainement », comme on dit à Bruxelles.Ces fermetures de camps et restrictions diverses ne changent rien à la migration elle-même, stable et continue. La Bosnie n’a certes enregistré que 17 000 arrivées en 2020, contre 25 000 à 30 000 les années précédentes, mais c’est surtout parce que l’épidémie de Covid-19 a fait que beaucoup d’enregistrements n’ont pas eu lieu. Et, en dépit des violences et refoulements, cette route reste le chemin principal vers l’UE. « Il y a eu au moins 70 000 entrées dans le pays depuis 2018, et on estime à 8 500 le nombre de migrants présents aujourd’hui. Cela montre bien que la route est ouverte », explique Peter Van der Auweraert, de l’OIM.
    Lire aussi L’UE dénonce les conditions « inacceptables » pour les migrants en Bosnie.

    #Covid-19#migrant#migration#bosnie#balkan#ue#politiquemigratoire#sante#santementale#oim#droit#refugie

  • Passeport vaccinal : qui est pour ou contre ? - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2021/01/18/passeport-vaccinal-qui-est-pour-ou-contre_1817885

    Instaurer un passeport vaccinal pour pouvoir voyager ou aller au restaurant ? L’idée fait doucement débat, à l’heure où les campagnes de vaccination anti-Covid-19 s’accélèrent à travers le monde. L’association internationale du transport aérien (Iata), est l’une des premières à avoir évoqué le sujet, pour tenter de relancer le secteur de l’aéronautique très touché par la pandémie. A quoi pourrait servir ce laissez-passer sanitaire ? Qui pourrait en bénéficier ? Qu’en pensent les Français ? Les autorités françaises et étrangères l’envisagent-elles ? Explications.
    Qu’est-ce que le passeport vaccinal ?Il s’agit d’un document qui serait délivré aux personnes vaccinées contre le Covid-19. Il permettrait de voyager librement et d’avoir accès aux restaurants, bars et lieux culturels. Ce passeport serait similaire au « carnet jaune ». Ce document qui atteste qu’une personne est vaccinée contre la fièvre jaune, indispensable pour se rendre dans certains pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. Il répertorie aussi d’autres vaccins obligatoires comme celui contre la rage ou la rougeole.
    La France est-elle favorable à son instauration ?La plupart des Français souhaitent la création de ce passeport, selon un sondage de l’Ifop publié samedi. D’après l’enquête, 62% des personnes interrogées sont favorables à sa mise en place pour voyager à l’étranger et 52% afin d’utiliser les autres transports en commun. Près de 60% le sont pour visiter les plus fragiles en Ehpad et à l’hôpital. Cependant, seuls 45% des Français souhaiteraient que le vaccin soit obligatoire pour accéder aux commerces, et 50% aux collèges et lycées. Pour le moment, le gouvernement est réticent quant à l’idée de mettre sur place ce passeport sur son sol. C’est ce qu’a indiqué Clément Beaune, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, invité sur Franceinfo, dimanche. « Ce n’est pas notre conception de la protection et de l’accès aux vaccins […]. C’est une idée sur laquelle la France considère qu’on ne doit pas ouvrir le débat maintenant. Quand l’accès au vaccin sera généralisé, ce sera un sujet différent. »
    #Covid-19#migrant#migration#sante#passeportvaccinal#france#ue#circulation

    France assos santé s’y oppose

    France assos santé, une organisation qui représente les patients et défend les usagers du système de santé, est contre l’instauration de ce passeport vaccinal. « Le gouvernement a choisi de ne pas rendre la vaccination obligatoire. Or un passeport vaccinal reviendrait à rendre la vaccination obligatoire », a expliqué Catherine Simonin, membre du conseil d’administration de l’association et de la commission transparence de la Haute Autorité de santé, au journal la Dépêche.
    Qu’en pense-t-on à l’étranger ?

    L’Union européenne est divisée sur la question. Le chef du gouvernement grec, Kyriákos Mitsotákis, a appelé mardi les Vingt-Sept à adopter un certificat « standardisé » de vaccination pour donner un coup de pouce au secteur du tourisme. La Grèce a déjà créé son propre certificat sanitaire destiné à prouver que l’on a été vacciné. Certains Etats européens sont rigoureusement opposés à ce passeport comme les Pays-Bas ou la France. Pour Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, le passeport vaccinal est un « impératif médical ». Un avis que partage Israël qui s’apprête à créer un « passeport vert » pour les vaccinés, afin de leur permettre d’accéder aux restaurants et lieux publics dans le pays. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est, quant à elle, opposée à la mise en place d’un tel document à l’échelle planétaire. Sa circulation pourrait créer des inégalités entre les pays. D’après Amnesty International, dans les pays pauvres, seulement une personne sur dix aura accès à la vaccination en 2021.

  • Covid-19 : le gouvernement français « très réticent » à l’idée un passeport vaccinal pour voyager en Europe
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/01/17/covid-19-le-gouvernement-reticent-sur-un-passeport-vaccinal-europeen_6066574

    Covid-19 : le gouvernement français « très réticent » à l’idée un passeport vaccinal pour voyager en EuropePour le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Clément Beaune, ce débat « n’a pas lieu d’être » alors que la campagne de vaccination ne fait que commencer.Le premier ministre grec a appelé mardi l’UE à adopter un certificat « standardisé » de vaccination pour donner un coup de pouce à l’industrie du tourisme.Le premier ministre grec a appelé mardi l’UE à adopter un certificat « standardisé » de vaccination pour donner un coup de pouce à l’industrie du tourisme. « Nous sommes très réticents. » Le gouvernement est plus que sceptique sur la mise en place d’un passeport vaccinal européen et estime que la question ne doit pas être au menu du Conseil européen de la semaine prochaine, a déclaré, dimanche 17 janvier, Clément Beaune, secrétaire d’Etat aux affaires européennes. « Si on parle d’un papier, un document qui vous autorise à voyager en Europe, je crois que c’est très prématuré », a-t-il dit sur Franceinfo.« Ce n’est pas notre conception de la protection et de l’accès aux vaccins », a ajouté le secrétaire d’Etat aux affaires européennes. « C’est une idée (…) sur laquelle la France considère qu’on ne doit pas ouvrir le débat maintenant. Quand l’accès au vaccin sera généralisé, ce sera un sujet différent », a insisté Clément Beaune.
    Le chef du gouvernement grec, Kyriakos Mitsotakis, avait appelé mardi l’Union européenne à adopter un certificat « standardisé » de vaccination pour donner un coup de pouce à l’industrie du tourisme, terrassée par la pandémie due au coronavirus. La Grèce a déjà mis au point son propre certificat sanitaire destiné à prouver que l’on a été vacciné. « Même si nous n’allons pas rendre la vaccination obligatoire ou en faire une condition préalable en cas de déplacement, les personnes vaccinées devraient être libres de voyager », a ainsi estimé le premier ministre grec dans une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.Selon cette dernière, la Commission européenne est favorable à cette idée qui divise les Vingt-Sept (Malte y est par exemple favorable, tandis que les Pays-Bas sont plus réticents). Ursula von der Leyen évoque pour sa part un « impératif médical ». A l’inverse, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’y est déclarée opposée « pour le moment » à l’échelle planétaire.
    Clément Beaune a par ailleurs évoqué la situation des travailleurs frontaliers – 350 000 Français selon lui. « Nous envisageons de renforcer au sein de l’espace européen les mesures de contrôle », a-t-il dit, assurant qu’il n’y aurait pas de fermeture des frontières de l’espace Schengen. « On vérifie aussi le type de tests que l’on peut exiger. On réfléchit à une liste de tests antigéniques qui seraient reconnus partout en Europe. Aujourd’hui ce n’est pas encore le cas. »Six Français sur dix se disent favorables à la vaccination obligatoire pour prendre un avion à destination de l’étranger ou rendre visite à une personne vulnérable dans un Ehpad ou un hôpital, selon le sondage Ifop réalisé pour Le Parisien Dimanche. Toujours selon l’Ifop, les Français sont aujourd’hui 54 % à souhaiter se faire vacciner, une hausse de 15 points par rapport à un précédent sondage le 29 décembre.

    #Covid-19#migrant#migration#ue#france#grece#sante#oms#circulation#certificatvaccination#passeportvaccinal#travailleurtransfrontalier#tourisme

  • EU: Renewed deportation agreement with #Afghanistan close to approval

    The EU is close to adopting a renewed agreement with Afghanistan to facilitate further deportations to the war-torn country. A note from the Commission to the Council, dated 13 January, says “all requests made by Member States” are included in the new Joint Declaration on Migration Cooperation.

    According to a previous document published by Statewatch (https://www.statewatch.org/news/2020/october/eu-deportations-to-afghanistan-member-states-want-to-simplify-expulsion-), member state demands included a more restrictive definition of “vulnerable groups”. The text of the new agreement also explicitly sets out “a ceiling of 500 returnees a month,” at the request of the Afghan authorities.

    Deportations to Afghanistan have been stepped up significantly in recent years, with assistance from EU border agency Frontex. This has sparked significant opposition, and the plan to renew the EU-Afghanistan agreement (previously known as the ’Joint Way Forward’) was opposed by a number of civil society organisations. Some 40 groups called on the EU and its member states to:

    “Halt forced returns to Afghanistan due to the security situation in the country and the challenge of reintegration for returnees from Europe and the neighbouring region. In particular, vulnerable groups and Afghans who were born and grew up outside of Afghanistan should not be “returned”.”

    However, their demands have fallen on deaf ears. The Commission’s note calls on the Council “to endorse the Joint Declaration on Migration Cooperation, prior to its signing by the High Representative of the Union for Foreign Affairs and Security Policy, the Commissioner for Home Affairs or the person designated by them on behalf of the EU.”

    See: NOTE from: Commission to: Delegations: Commission’s request for endorsement of the #Joint_Declaration_on_Migration_Cooperation between Afghanistan and EU (Council document 5223/21, LIMITE, 13 January 2021: https://www.statewatch.org/media/1693/eu-council-com-call-approval-afghanistan-deportation-agreement-5223-21.p):

    “...the #JDMC also brings significant improvements based on lessons learned from the implementation of the JWF and requests expressed by Member States, including:

    - a tighter definition of vulnerable groups, notably the family unit and seriously sick people (Part I, point 5);
    - clarification that all EU Member States may participate in joint return operations by
    - non-scheduled flights under the JDMC, even if they have concluded a bilateral agreement or arrangement with Afghanistan, while specifying that joint return flights should be carried out under the JDMC (Part II, point 3; Part X);
    - EU escort staff and other accompanying staff do not need to carry a valid Afghan visa unless they must enter the territory of Afghanistan (Part II, point 5);
    - all Afghan returnees to be readmitted upon arrival (Part II, point 4);
    - indefinite duration of the Declaration (Part VIII).

    At the request of the Afghan side, and in line with the ongoing practice, the JDMC sets a maximum number of 50 returnees per non-scheduled flight and a ceiling of 500 returnees per month. Both figures can be increased after prior consultations (Part II, point 4).”

    https://www.statewatch.org/news/2021/january/eu-renewed-deportation-agreement-with-afghanistan-close-to-approval
    #accord #renvois #expulsions #EU #UE #union_européenne #asile #migrations #réfugiés #déboutés #vulnérabilité #Frontex #Joint_Way_Forward #réintégration

  • IOM to Portuguese EU Presidency: Reform of Migration Policy Key to Recovery | International Organization for Migration
    https://www.iom.int/news/iom-portuguese-eu-presidency-reform-migration-policy-key-recovery

    As 2021 begins with a promising COVID-19 vaccine in sight, the International Organization for Migration (IOM) encourages the Portuguese Presidency of the Council of the European Union (EU) to advance an ambitious, forward-looking reform of European migration policy that engenders recovery from the pandemic and long-term resilience. In recommendations to the Presidency released today (15/01), IOM outlines four targeted policy proposals that highlight well-managed human mobility and community-centred actions as key contributors to achieving a global, digital, safe and resilient Europe. “Our recommendations converge on the view that integrating migration and reimagining mobility across sectors – including health, climate, development and the digital agenda – can help us build back from the pandemic and strengthen our approach to the challenges on the horizon,” said António Vitorino, IOM Director General.
    “It is cruxial – for migrants and societies alike – that the Presidency advances negotiations to realise the key principles of the Pact on Migration and Asylum put forward by the European Commission last September,” IOM’s Director General said.
    Finding ways to facilitate human mobility and cross-border trade in a coordinated way will be essential to recovery from the COVID-19 engendered economic downturn. It will also enable migrants to continue to contribute to the longer-term, sustainable development of countries of origin and host countries alike. IOM, therefore, encourages the Portuguese Presidency to adapt immigration and border management schemes in a coordinated, health-sensitive and future-oriented way. The EU’s transformation towards a Digital Europe can spearhead the rollout of innovative digital tools that support migration processes, enhance security and protection of identity, and provide contactless passage that reduces sanitary risks. “Collectively investing in and coordinating global health security across borders and sectors will be key to ensuring that no country is disconnected from global human mobility in the future," stressed DG Vitorino.

    #Covid-19#migrant#migration#ue#mobilite#sante#pandemie#politiquemigratoire#risquesanitaire#securite#iom

  • Le « passeport vaccinal », qui faciliterait les voyages pendant la pandémie de Covid-19, ne convainc pas tout le monde
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/01/12/covid-19-gouvernements-et-acteurs-du-tourisme-divises-sur-l-opportunite-d-un

    « Jab and go » (« vaccine-toi et pars ») : la promesse affichée par la compagnie Ryanair dans une campagne de communication au Royaume-Uni semble, en ce mois de janvier, un peu hâtive, au point de faire l’objet d’une enquête du « gendarme » britannique de la publicité. Mais elle traduit l’espoir d’une partie de l’industrie du tourisme : que le vaccin rende de nouveau le voyage accessible, avant même l’extinction de la pandémie de Covid-19. Les contraintes posées par les Etats – du test PCR négatif jusqu’à la fermeture stricte des frontières – sont aujourd’hui considérées comme le principal frein aux voyages internationaux. Avant même la validation du vaccin de Pfizer-BioNTech par les autorités sanitaires, l’idée d’un « passeport vaccinal » permettant à chacun de se déplacer librement a fait son chemin dans l’esprit des acteurs touristiques.
    « Cela nécessite de nombreuses clarifications, mais ce serait l’opportunité de redonner une perspective de long terme pour la clientèle, car l’organisation d’un voyage ne se fait pas en dernière minute », estime Eric Dresin, secrétaire général de l’Association européenne des agents de voyages et des tour-opérateurs.Les partisans de cette idée rappellent l’existence du « carnet jaune », le certificat de vaccination de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) exigé à l’entrée de plusieurs pays d’Afrique. Les scientifiques y sont plus ouverts qu’au « certificat d’immunité », qui aurait concerné les personnes déjà touchées par le Covid-19.D’ici à six mois, lorsque le passeport vaccinal pourrait connaître une application concrète, les connaissances scientifiques seront plus solides quant à la durée de l’immunité conférée par la vaccination, son effet sur la transmission du virus et son efficacité face aux différentes mutations.« Ce type de certification a été utilisé dans le passé – par exemple, avec la fièvre jaune –, et il n’est pas déraisonnable de l’utiliser à l’avenir pour d’autres maladies contagieuses, y compris le Covid-19 », estime Françoise Baylis, spécialiste d’éthique scientifique et médicale et professeure de philosophie à l’université Dalhousie, à Halifax (Canada).Elle appelle toutefois à la mise en place de garde-fous : « Cela nécessitera une attention particulière aux spécifications techniques et aux caractéristiques de conception numérique. Cela nécessitera également l’introduction de législations ciblées pour protéger les droits de l’homme et interdire l’utilisation illégitime des certificats de vaccination. De plus, il sera important de mettre en place des politiques sociales pour répondre aux besoins des personnes, des communautés et des pays marginalisés et défavorisés. »Pour le professeur Gilles Pialoux, directeur du service de maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Tenon (Assistance publique-Hôpitaux de Paris), « cela servira à désengorger beaucoup de secteurs de l’économie. Le passeport ne masque pas l’incertitude sur le niveau d’immunité, mais ce peut être un message envoyé pour refaire des choses aujourd’hui disparues ».
    L’horizon d’une vaccination du grand public est certes lointain, mais l’expérience de l’année écoulée en termes de coopération internationale rappelle la nécessité de s’y prendre tôt. Mardi 12 janvier, la Grèce a été le premier Etat à soumettre l’idée d’un passeport vaccinal à la Commission européenne.Depuis décembre 2020, l’administration bruxelloise travaille, en lien avec l’OMS, à l’élaboration d’un certificat de vaccination électronique sécurisé à l’échelle du bloc, contenant la date de la vaccination et son fabricant. Athènes le relie explicitement à la question de la mobilité.
    Résoudre le problème « avant la saison estivale »
    (...)Cette initiative devrait rencontrer l’hostilité de la France, tandis que la Belgique, la Hongrie ou l’Espagne ont émis des signaux favorables. Dès les premières discussions sur le sujet, Paris a jugé nécessaire de rappeler que « la libre circulation des personnes ne devrait pas être conditionnée à un certificat ». Lundi 11 janvier, sur LCI, le ministre délégué chargé des transports, Jean-Baptiste Djebbari, a écarté l’idée d’un « passeport vaccinal » pour relancer le transport aérien. Le monde du tourisme n’est pas davantage uni sur la question. Mardi, la présidente du Conseil mondial du voyage et du tourisme, Gloria Guevara, a jugé cette idée contre-productive, lui préférant la généralisation des tests à l’embarquement. Au rythme actuel de la vaccination dans le monde, la généralisation de tests rapides dans les aéroports semble le moyen le plus sûr de relancer l’industrie touristique à l’été. Et les compagnies aériennes ont déjà échoué à promouvoir une application unique qui centraliserait les résultats des tests Covid-19 des voyageurs : trois initiatives se font désormais concurrence.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#passeportvaccinal#vaccin#test#circulation#librecirculation#tourisme#economie#ue#france

  • Automutilations, idées suicidaires… Sur les îles grecques, une dégradation inquiétante de la santé mentale des migrants - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/29311/automutilations-idees-suicidaires-sur-les-iles-grecques-une-degradatio

    Confinement : Pour l’IRC, si le système même d’enfermement des demandeurs d’asile dans des hotspots a constitué un terrain favorable à des souffrances psychologiques, ce sont les longs mois de confinement imposés aux résidents qui ont radicalement aggravé la situation. L’isolement prolongé des camps jusqu’à la fin de l’été, alors que la population grecque a été déconfinée le 4 mai, a créé un fort sentiment d’injustice chez les personnes migrantes.Durant l’été, une vingtaine d’associations, dont Amnesty International, avaient dénoncé une politique « inefficace » et « discriminatoire » envers les exilés."La crainte réelle d’être contaminés a provoqué chez les habitants des centres d’identification et d’enregistrement une détresse considérable. En conséquence, les tensions ont commencé à s’intensifier avec des incendies et des protestations qui éclatent chez les réfugiés des camps de Lesbos, Chios et Samos en avril 2020", détaille également l’IRC dans son rapport.
    Pour mettre fin à cette situation intenable, l’IRC appelle l’Union européenne (UE) à plus de solidarité afin que les demandeurs d’asile des îles grecques soient plus rapidement répartis entre les pays de l’UE.Seuls quelques milliers de réfugiés - dont 1 300 mineurs malades ou non-accompagnés - ont été autorisés à se réinstaller dans d’autres États de l’UE cette année, malgré les demandes répétées d’Athènes et de la Commission européenne d’intensifier les transferts

    #Covid-19#migrant#migration#grece#ue#sante#santementale#refugie#confinement#demandeurdasile#mineur#mna#lesbos#chios#samos

  • Quelque 270 personnes ont bénéficié d’une réinstallation volontaire de l’UE depuis Malte en 2020 en pleine COVID-19 | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/quelque-270-personnes-ont-beneficie-dune-reinstallation-volontaire-de-lue-depui

    L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a soutenu, cette année, la réinstallation volontaire de 270 personnes de Malte vers d’autres États membres de l’UE. Près d’un quart des personnes réinstallées de Malte cette année étaient des femmes, et 28 étaient des enfants de moins de 12 ans.« Malgré les nombreux défis posés par l’épidémie de COVID-19, notamment la logistique et les préoccupations sanitaires accrues, nous continuons à assister à un nombre constant de réinstallations », a déclaré Laurence Hart, Directeur du Bureau de coordination de l’OIM pour la Méditerranée à Rome. « L’OIM est fière de soutenir la réinstallation, qui est une démonstration humaine et concrète de la solidarité intra-européenne avec Malte et les autres pays du littoral méditerranéen de l’UE ».
    La première réinstallation de 17 personnes en France en mai cette année a eu lieu malgré les fermetures d’aéroports et les restrictions de voyage dans toute l’Europe. En novembre, trois vols de réinstallation ont amené 53 personnes en Finlande, en Roumanie et en Allemagne, en suivant tous les protocoles visant à prévenir la COVID-19.
    Le projet de réinstallation a été adapté au cours des derniers mois afin d’atténuer certains de ces défis. Les tests COVID-19 sont devenus courants dans le processus visant à contenir la propagation et à réduire la charge pesant sur les systèmes de gestion des migrations des États.

    #Covid-19#migrant#migration#malte#ue#sante#reinstallation#mesuresanitaire#oim

  • Denying aid on the basis of EU migration objectives is wrong

    –-> extrait du communiqué de presse de CONCORD:

    The Development Committee of the European Parliament has been working on the report “Improving development effectiveness and efficiency of aid” since January 2020. However, shortly before the plenary vote on Wednesday, #Tomas_Tobé of the EPP group, suddenly added an amendment to allow the EU to refuse to give aid to partner countries that don’t comply with EU migration requirements.

    https://concordeurope.org/2020/11/27/denying-aid-on-the-basis-of-eu-migration-objectives-is-wrong

    –---

    Le rapport du Parlement européen (novembre 2020):

    REPORT on improving development effectiveness and the efficiency of aid (2019/2184(INI))

    E. whereas aid effectiveness depends on the way the principle of Policy Coherence for Development (PCD) is implemented; whereas more efforts are still needed to comply with PCD principles, especially in the field of EU migration, trade, climate and agriculture policies;
    3. Stresses that the EU should take the lead in using the principles of aid effectiveness and aid efficiency, in order to secure real impact and the achievement of the SDGs, while leaving no-one behind, in its partner countries; stresses, in this regard, the impact that EU use of development aid and FDI could have on tackling the root causes of migration and forced displacement;
    7. Calls on the EU to engage directly with and to build inclusive sustainable partnerships with countries of origin and transit of migration, based on the specific needs of each country and the individual circumstances of migrants;
    62. Notes with grave concern that the EU and Member States are currently attaching conditions to aid related to cooperation by developing countries on migration and border control efforts, which is clearly a donor concern in contradiction with key internationally agreed development effectiveness principles; recalls that aid must keep its purposes of eradicating poverty, reducing inequality, respecting and supporting human rights and meeting humanitarian needs, and must never be conditional on migration control;
    63. Reiterates that making aid allocation conditional on cooperation with the EU on migration or security issues is not compatible with agreed development effectiveness principles;

    EXPLANATORY STATEMENT

    As agreed in the #European_Consensus_on_Development, the #EU is committed to support the implementation of the #Sustainable_Development_Goals in our development partner countries by 2030. With this report, your rapporteur would like to stress the urgency that all EU development actors strategically use the existing tools on aid effectiveness and efficiency.

    Business is not as usual. The world is becoming more complex. Geopolitical rivalry for influence and resources as well as internal conflicts are escalating. The impact of climate change affects the most vulnerable. The world’s population is growing faster than gross national income, which increases the number of people living in poverty and unemployment. As of 2030, 30 million young Africans are expected to enter the job market per year. These challenges point at the urgency for development cooperation to have a real impact and contribute to peaceful sustainable development with livelihood security and opportunities.

    Despite good intentions, EU institutions and Member States are still mainly guided by their institutional or national goals and interests. By coordinating our efforts in a comprehensive manner and by using the aid effectiveness and efficiency tools we have at our disposal our financial commitment can have a strong impact and enable our partner countries to reach the Sustainable Development Goals.

    The EU, as the world’s biggest donor, as well as the strongest international actor promoting democracy and human rights, should take the lead. We need to implement the policy objectives in the EU Consensus on Development in a more strategic and targeted manner in each partner country, reinforcing and complementing the EU foreign policy goals and values. The commitments and principles on aid effectiveness and efficiency as well as international commitments towards financing needs are in place. The Union has a powerful toolbox of instruments and aid modalities.

    There are plenty of opportunities for the EU to move forward in a more comprehensive and coordinated manner:

    First, by using the ongoing programming exercise linked to NDICI as an opportunity to reinforce coordination. Joint programming needs to go hand in hand with joint implementation: the EU should collectively set strategic priorities and identify investment needs/gaps in the pre-programming phase and subsequently look at ways to optimise the range of modalities in the EU institutions’ toolbox, including grants, budget support and EIB loans, as well as financing from EU Member States.

    Second, continue to support sectors where projects have been successful and there is a high potential for future sustainability. Use a catalyst approach: choose sectors where a partner country has incentives to continue a project in the absence of funding.

    Third, using lessons learned from a common EU knowledge base in a strategic and results-oriented manner when defining prioritised sectors in a country.

    Fourth, review assessments of successful and failed projects where the possibilities for sustainability are high. For example, choose sectors that to date have been received budget support and where investment needs can be addressed through a combination of EIB loans/Member State financial institutions and expertise.

    Fifth, using EU and Member State headquarters/delegations’ extensive knowledge of successful and unsuccessful aid modalities in certain sectors on the ground. Continue to tailor EU aid modalities to the local context reflecting the needs and capacity in the country.

    Sixth, use the aid effectiveness and efficiency tools with the aim of improving transparency with our partner countries.

    We do not need to reinvent the wheel. Given the magnitude of the funding gap and limited progress towards achieving the SDGs, it is time to be strategic and take full advantage of the combined financial weight and knowledge of all EU institutions and EU Member States - and to use the unique aid effectiveness and efficiency tools at our disposal - to achieve real impact and progress.

    https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/A-9-2020-0212_EN.html

    –—

    L’#amendement de Tomas Tobé (modification de l’article 25.):
    25.Reiterates that in order for the EU’s development aid to contribute to long-term sustainable development and becompatible with agreed development effectiveness principles, aid allocation should be based on and promote the EU’s core values of the rule of law, human rights and democracy, and be aligned with its policy objectives, especially in relation to climate, trade, security and migration issues;

    Article dans le rapport:
    25.Reiterates that making aid allocation conditional on cooperation with the EU on migration issues is notcompatible with agreed development effectiveness principles;

    https://concordeurope.org/2020/11/27/denying-aid-on-the-basis-of-eu-migration-objectives-is-wrong
    https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/B-9-2019-0175-AM-001-002_EN.pdf

    –—

    Texte amendé
    https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2020-0323_EN.html
    –-> Texte adopté le 25.11.2020 par le parlement européen avec 331 votes pour 294 contre et 72 abstentions.

    https://www.europarl.europa.eu/news/en/press-room/20201120IPR92142/parliament-calls-for-better-use-of-the-eu-development-aid

    –-

    La chronologie de ce texte:

    On 29 October, the Committee on Development adopted an own-initiative report on “improving development effectiveness and efficiency of aid” presented by the Committee Chair, Tomas Tobé (EPP, Sweden). The vote was 23 in favour, 1 against and 0 abstentions: https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2020-0323_EN.html.

    According to the report, improving effectiveness and efficiency in development cooperation is vital to help partner countries to reach the Sustainable Development Goals and to realise the UN 2030 Agenda. Facing enormous development setbacks, limited resources and increasing needs in the wake of the Covid-19 pandemic, the report by the Development Committee calls for a new impetus to scale-up the effectiveness of European development assistance through better alignment and coordination with EU Member States, with other agencies, donors and with the priorities of aid recipient countries.

    On 25 November, the report was adopted by the plenary (331 in favour, 294 against, 72 abstentions): https://www.europarl.europa.eu/news/en/press-room/20201120IPR92142/parliament-calls-for-better-use-of-the-eu-development-aid

    https://www.europarl.europa.eu/committees/en/improving-development-effectiveness-and-/product-details/20200921CDT04141

    #SDGs #développement #pauvreté #chômage #coopération_au_développement #aide_au_développement #UE #Union_européenne #NDICI #Rapport_Tobé #conditionnalité_de_l'aide_au_développement #migrations #frontières #contrôles_frontaliers #root_causes #causes_profondes

    ping @_kg_ @karine4 @isskein @rhoumour

    –—

    Ajouté dans la métaliste autour du lien développement et migrations:
    https://seenthis.net/messages/733358#message768701

    • Le #Parlement_européen vote pour conditionner son aide au développement au contrôle des migrations

      Le Parlement européen a adopté hier un rapport sur “l’#amélioration de l’#efficacité et de l’#efficience de l’aide au développement”, qui soutient la conditionnalité de l’aide au développement au contrôle des migrations.

      Cette position était soutenue par le gouvernement français dans une note adressée aux eurodéputés français.

      Najat Vallaud-Belkacem, directrice France de ONE, réagit : « Le Parlement européen a décidé de modifier soudainement son approche et de se mettre de surcroit en porte-à-faux du #traité_européen qui définit l’objectif et les valeurs de l’aide au développement européenne. Cela pourrait encore retarder les négociations autour de ce budget, et donc repousser sa mise en œuvre, en pleine urgence sanitaire et économique. »

      « Les études montrent justement que lier l’aide au développement aux #retours et #réadmissions des ressortissants étrangers dans leurs pays d’origine ne fonctionne pas, et peut même avoir des effets contre-productifs. L’UE doit tirer les leçons de ses erreurs passées en alignant sa politique migratoire sur les besoins de ses partenaires, pas sur des priorités politiques à court terme. »

      « On prévoit que 100 millions de personnes supplémentaires tomberont dans l’extrême pauvreté à cause de la pandémie, et que fait le Parlement européen ? Il tourne le dos aux populations les plus fragiles, qui souffriraient directement de cette décision. L’aide au développement doit, sans concessions, se concentrer sur des solutions pour lutter contre l’extrême #pauvreté, renforcer les systèmes de santé et créer des emplois décents. »

      https://www.one.org/fr/press/alerte-le-parlement-europeen-vote-pour-conditionner-son-aide-au-developpement-a

  • ’A mental health emergency’: no end to trauma for refugees on Lesbos | Global development | The Guardian
    https://www.theguardian.com/global-development/2020/dec/22/a-mental-health-emergency-no-end-to-trauma-for-refugees-on-lesbos
    https://i.guim.co.uk/img/media/ac2951555011d9169e38cf44bbd5e71f270dbeb7/0_0_3500_2099/master/3500.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    In 2020 MSF has treated 49 children on Lesbos with thoughts of suicide or for suicide attempts.The current demand for MSF’s services is more than the organisation can meet and there is a lengthy waiting list for the paediatric clinic and the clinic for victims of torture and sexual violence.Rainfall has left parts of the camp waterlogged and tents have been flooded on more than one occasion. Human rights organisations have raised concerns about substandard living conditions for inhabitants of the camp, dubbed “Moria 2.0” by many on the ground. Thirty-six hot water showers have just been installed but many of the 7,300 residents still shower using buckets or water bottles.Lockdown restrictions mean that residents are only allowed to leave once a week to visit the supermarket, a lawyer or the pharmacy. Exits are monitored and fines given out for residents not wearing masks. “Many children are also afraid of the police,” says Chirvatidis, “they are not perceived as protectors but mainly as punishers.”
    Petra Molnar, from the Migration and Technology Monitor, says security measures are having an impact on people’s mental health. “We are seeing the rise of surveillance technologies like drones patrolling the skies, and the increased use of closed and controlled facilities like the new camp on Lesbos,” she says. “This type of omnipresent surveillance and toxic ongoing stress has long-term mental health repercussions, especially for children.”

    #Covid-19#migrant#migration#grece#moria#camp#refugie#sante#santementale#ue#politiquemigratoire#confinement

  • New #Malakasa : Inhuman subsistence, nine months on

    Introduction

    Nine months after their arrival in Greece, refugees who arrived in March 2020, were deprived of the right to seek international protection due to the suspension of the asylum procedure by way of emergency decree and were automatically placed in arbitrary detention, remain exposed to inhuman living conditions in a newly established facility in Malakasa in the midst of winter and a pandemic.

    The so-called “#new_Malakasa” centre, along with Kleidi, Serres, were initially set up as detention centres in March to accommodate new arrivals held in informal detention sites on Eastern Aegean islands before being detained on board the “Rhodes” Navy vessel. Yet, since the end of March, the two facilities have been incorporated into the state reception system as Temporary Reception Facilities for third-country nationals or stateless persons, managed by the Reception and Identification Service (RIS).

    New Malakasa is Ministry of Migration and Asylum a pilot project in independent establishment of reception facilities, contrary to the collaborative approach followed with international actors and organisations for other centres. This #camp, along with Kleidi, Serres and the prospective new centres on Samos, Leros and Kos,[2] is covered by the #METOIKOS programme funded by the European Union (EU) through #Asylum_Migration_and_Integration_Fund (#AMIF) emergency assistance.

    The Ministry awarded on 10 April 2020 a €4.4m construction and maintenance contract to company #VITAEL via direct award. Following the approval on 9 October 2020 of €4.9m in EU funding for construction and maintenance of the facility, the aforementioned project was brought under the METOIKOS programme on 3 December 2020.

    The date of delivery to the Greek authorities was set for 4 October 2020 following an extension of works. A subsequent extension moved the delivery date to 4 January 2021. Site management support in the camp has been delegated to the International Organisation for Migration (#IOM).[3]

    The camp plan raises serious safety concerns, given that no provision has been made for the necessary emergency exits. Among other works approved in October with a view to completion by 4 January 2021, the Ministry has approved activities to bring the camp in line with fire safety standards.

    https://www.youtube.com/watch?v=QLI1yDEpsz8&feature=emb_logo


    https://rsaegean.org/en/new-malakasa-inhuman-subsistence-nine-months-on
    #asile #migrations #réfugiés #Grèce #camp_de_réfugiés #EU #UE #aide_financière #OIM #logement #hébergement #violence #insécurité #isolement #conditions_de_vie #soins #accès_aux_soins #éducation

  • UK ferry passengers disembark in Calais after France eases travel ban | Coronavirus | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2020/dec/23/uk-ferry-passengers-disembark-in-calais-after-france-eases-travel-ban
    https://i.guim.co.uk/img/media/ce7620e3804b518e0dbca1c0f9bb845b6b358dfe/0_284_4448_2670/master/4448.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    The BBC reported that soldiers had joined NHS Test and Trace staff in Kent to carry out rapid tests on stranded lorry drivers. Only those with a negative test are allowed to travel under the new rules.The resumption of travel services to France came as the key transit country of Singapore barred UK arrivals, including if they were in transit, from Wednesday night, following a similar move by Hong Kong. Singapore’s ministry of health said passengers who had been in the UK in the last 14 days would not be allowed entry from 11.59pm until further notice, a move that will affect travellers using it as a stopping off point on the way to countries such as Australia.
    Returning citizens and permanent residents would need to take a Covid test, it said.With regard to the resumption of UK-French travel, the British Department for Transport said on Tuesday night that rail, air and sea services would resume from Wednesday, with all people required to show proof of a negative Covid test taken within the previous 72 hours. The UK transport Secretary Grant Shapps said the deal “will see the French border reopen to those travelling for urgent reasons, provided they have a certified negative Covid test”. However, he urged lorry drivers not to head towards Channel ports hoping to be able to board ferries or trains. The French transport minister Jean-Baptiste Djebarri also confirmed that air travel, ferries and Eurostar trains would “resume service as of tomorrow morning”.
    “French nationals, people living in France and those with a legitimate reason will have to be carrying a negative test,” he said.Thousands of lorries have been stranded in southern England, unable to make the crossing to France. As night fell on Tuesday, drivers of some 800 trucks parked at a nearby disused airport sounded their horns for more than half an hour in protest.
    The measures imposed on hauliers have caused concern over shortages of some fresh food products over a Christmas period already marred by strict coronavirus restrictions.The ban on freight and passengers was imposed by Paris on Sunday evening in an attempt to contain a newly discovered Covid-19 variant thought to have a growth rate up to 70% higher than previous types. France and more than 40 other countries had closed their borders to travellers from the UK since.On Tuesday scientists said thousands of cases of the more infectious variant had been detected across the UK, who said it had clearly spread beyond areas under the most severe tier 4 restrictions.Reports suggested ministers would meet on Wednesday to decide whether more parts of the country would be put under the toughest restrictions amid fears over the spread of a new mutant strain of coronavirus.

    #Covid-19#migrant#migration#france#angleterre#sante#test#contamination#frontiere#UE#australie#singapour

  • France Reopens Border to Truckers, With Proof of Covid Tests - The New York Times
    https://www.nytimes.com/live/2020/12/22/business/us-economy-coronavirus

    France will reopen its border with Britain, allowing truck drivers and their freight to cross the English Channel on Wednesday for the first time since Sunday night. But the deal announced late Tuesday won’t immediately alleviate the lines of trucks parked in the southeast of England and delays to the transport of perishable food on board.All drivers will have to take a rapid coronavirus test and show evidence of a negative result before traveling into France, according to the announcement by the British Department for Transport of an agreement between the British and French governments. The British army will reportedly be used to oversee the thousands of tests that will be needed in the massive logistical effort. Testing the drivers currently waiting near the ports could take several days to complete, and Britain’s transport minister on Tuesday told drivers waiting elsewhere in the country to delay travel to the border. On Sunday night, France closed its border for 48 hours to all travelers, including truck drivers, in response to a new strain of the coronavirus that has been spreading rapidly in England. The decision left more than 2,800 trucks stranded near the Port of Dover and the Eurotunnel in Folkestone, which were shut to outbound traffic.

    #Covid-19#migrant#migration#france#angleterre#sante#test#contamination#frontiere#UE#circulation

  • E.U. Urges Member Countries to Lift U.K. Travel Bans - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/12/22/world/eu-urges-member-countries-to-lift-blanket-travel-bans-for-britain.html

    As Britain found itself even more isolated on Tuesday because of a newly discovered variant of the coronavirus spreading there, the executive arm of the European Union called for member states to lift blanket air- and train-travel bans and ensure essential travel, recommending testing or quarantines instead.The upheaval over the virus variant grew after Prime Minister Boris Johnson of Britain said over the weekend that it had been shown to be more contagious than other variants. British officials said there was no reason to believe that the new variant caused more serious illness, and most experts doubt it will render the current vaccines ineffective.
    But governments around the world were not waiting for a more complete picture of the new variant, instead racing to seal their borders to travelers from Britain. More than 50 governments put in place some sort of regulation, and officials in London warned that the lockdown measures in effect in the capital and southern England might need to be expanded. The United States has not put in place a travel ban on Britain. There are no confirmed cases of the variant circulating in the United States, but that does not mean it hasn’t already reached American shores.The European Commission, the bloc’s executive arm, said on Tuesday that it was important to maintain movement for essential travel and transport between Britain and the European Union, and also suggested that to allow the transport of goods to flow freely, countries should use rapid tests for truckers and haulers rather than time-consuming P.C.R. tests. The recommendations are nonbinding.“Flight and train bans should be discontinued given the need to ensure essential travel and avoid supply chain disruptions,” the commission said in a statement.

    #Covid-19#migrant#migration#angleterre#UE#santecontamination#mutation#frontiere#restrictionsanitaire

  • Covid-19 dans le monde : la France suspend jusqu’à mardi les vols avec la Grande-Bretagne
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/12/21/covid-19-dans-le-monde-de-nombreux-pays-ferment-leurs-frontieres-aux-voyageu

    Le Royaume-Uni fait face ces derniers jours à une nouvelle flambée de l’épidémie de Covid-19. « Il semble que cette propagation soit désormais alimentée par une nouvelle variante du [corona]virus » SARS-CoV-2, laquelle se transmet « bien plus facilement », avec une probabilité « jusqu’à 70 % plus » élevée, a expliqué le premier ministre britannique Boris Johnson. Samedi, le chef de l’exécutif britannique a annoncé le reconfinement en urgence de 16 millions d’habitants de Londres et du sud-est de l’Angleterre. La nouvelle variante du coronavirus « n’est pas hors de contrôle » pour autant, a déclaré l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lundi. « Nous avons eu un R0 [taux de reproduction du virus] beaucoup plus élevé que 1,5 à différents moments de cette pandémie et nous l’avons maîtrisé », a précisé le responsable des situations d’urgence sanitaire à l’OMS, Michael Ryan, en conférence de presse, appelant à appliquer les mesures sanitaires ayant fait leurs preuves. L’annonce de Boris Johnson a suscité la panique dans le monde, entraînant des fermetures de frontières pour les habitants du Royaume-Uni qui souhaiteraient voyager. Lundi, la liste des pays décidant de suspendre leur arrivée a continué de s’allonger avec la Russie et l’Inde, rejoignant le Canada, l’Argentine, la Colombie, le Chili, le Koweït, l’Iran, la Suisse, le Salvador et Israël – ces trois derniers pays ayant également suspendu leurs liaisons avec l’Afrique du Sud, où une nouvelle variante du coronavirus a aussi été détectée.
    En Europe, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, l’Italie et la Bulgarie ont ainsi fait le choix de suspendre, pour quarante-huit heures – jusqu’au mardi 22 décembre à minuit –, les vols avec le pays, à partir de dimanche 20 décembre à minuit. Lundi matin, une réunion d’urgence du Mécanisme européen de réponse aux crises convoquée lundi matin à Bruxelles a permis d’« identifier les différentes options pour une réouverture des frontières de manière coordonnée et avec des mesures identiques », a fait savoir une source diplomatique européenne.

    #Covid-19#migrant#migration#france#ue#angleterre#coronavirus#frontiere#test#sante#mutation#mesuresanitaire

  • EU concludes €6 billion contract for refugees in Turkey

    The European Union has paid the final instalment of a €6 billion fund to Turkey as part of a deal on hosting refugees. The 2016 agreement has led to standoffs, as Turkey claimed that it had not received all the money promised.

    In a statement on December 17, the EU delegation to Turkey, led by Nikolaus Meyer-Landrut, said that it had finalized “the contracting of €6 billion in EU support to refugees and host communities in Turkey,” reported the French news agency AFP. On Twitter, it described the finalization as a “major milestone accomplished.”

    The EU-Turkey deal was struck in March 2016 to try to ease Europe’s biggest refugee crisis since World War Two, which saw more than a million people arrive in Europe in 2015. The terms of the deal stipulated that Turkey would agree to accept the return of migrants from Greece who did not qualify for asylum, and would do more to control its borders and the numbers attempting to leave Turkey for Greece and admission to the EU.

    In return, the EU promised €6 billion in aid. However, earlier this year the Turkish government accused the EU of having reneged on its payments and claimed to have spent around €32 billion on hosting the community of 3.6 million Syrian refugees in Turkey, AFP reports.

    In spring 2020, the EU and Turkey came to a standoff with Turkey saying it would refuse to control its borders to Greece if the monies were not paid. The EU said that it had paid everything it had promised up to that point. Talks between the two sides calmed the waters but not before Turkey had allegedly helped bus thousands of migrants to the Greek border, where some managed to cross but many more were blocked by Greek border guards.
    Focus on making sure refugees benefit

    The EU delegation said that now all the money has been handed over, it hopes that the two countries will “focus on making sure that the refugees and host communities will benefit from our projects.”

    AFP reported that the EU money was not paid directly to the Turkish government but had been “earmarked for specific social projects inside Turkey for helping refugees.” Some of the money supports health services for migrants and other projects seek to improve living conditions for vulnerable refugee communities.

    The English version of Turkish newspaper, Hurriyet Daily News, said the EU delegation was contracted to provide not just basic needs and healthcare for refugees but also “protection, municipal infrastructure and vocational and technical education and training, employment and support to private sector SMEs and entrepreneurship.” This was estimated to cost €780 million.
    Various projects

    Hurriyet added that the EU was allocating €300 million to support Migrant Health Services in Turkey. The Turkish Family, Labor and Social Services Ministry will take charge of two different projects to ease living conditions for vulnerable refugees and offer them “protective social services.”

    A smaller social assistance project to the tune of €245 million will be able to offer refugees cash payments when needed.

    The French development agency AFD will be receiving €59 million to improve municipal infrastructure, including “the construction or the rehabilitation of water, wastewater and solid waste systems.”

    A further €156 million will be for development projects, reported Hurriyet. A German state development bank KfW will be running vocational training projects for young people in the refugee and host communities. They will also receive €75 million to support Syrian and Turkish small and medium businesses.

    According to Hurriyet, Meyer-Landrut commended Turkey for hosting so many refugees and further promised that the EU would “be prepared to continue providing financial assistance to Syrian refugees and host communities in Turkey.”

    Adnan Ertem, the Deputy Family, Labor and Social Services Minister, told Hurriyet that the Turkish Red Crescent would be Turkey’s main partner in the project.
    Turkey ’could face extended sanctions’

    Meanwhile, in Greece, the English language news site Ekathimerini sounded a more negative vote. As one deal was finalized, it warned that Turkey was “at risk of extended sanctions by March,” over its drilling operations inside the Republic of Cyprus’ exclusive economic zone EEZ.

    Ekathimerini said that, if imposed, the sanctions could also be extended to entities and not just placed on individuals. Earlier in October, the European Commission handed a mandate to EU Commissioner Josep Borrell to prepare a report on the “state of play concerning the EU-Turkey political, economic and trade relations and on instruments and options on how to proceed, including on the extension and the scope” of the sanctions.

    https://www.infomigrants.net/en/post/29205/eu-concludes-6-billion-contract-for-refugees-in-turkey
    #Turquie #externalisation #asile #migrations #réfugiés #EU #UE #financement #accord_EU-Turquie #Union_européenne #aide_financière #budget

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    ajouté à la métaliste sur l’externalisation des #frontières :
    https://seenthis.net/messages/731749#message765319