• Procédure contre #Trump : les démocrates exigent de Pompeo des documents - Amériques - RFI
    http://www.rfi.fr/ameriques/20190928-etats-unis-democrates-exigent-pompeo-documents-ukraine-trump-destitutio

    Le #secrétaire_d’État américaine Mike Pompeo est sommé de transmettre au Congrès des documents concernant l’#Ukraine d’ici le 4 octobre. Les chefs de trois commissions de la Chambre des représentants exigent que Mike Pompeo leur adresse les pièces réclamées, sous peine d’être accusé d’entrave à la justice.

  • États-Unis : le signalement explosif du lanceur d’alerte qui accuse Trump
    https://www.mediapart.fr/journal/international/270919/etats-unis-le-signalement-explosif-du-lanceur-d-alerte-qui-accuse-trump

    Mediapart a traduit le signalement du lanceur d’alerte qui accuse Donald Trump d’avoir sollicité l’ingérence de l’Ukraine dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2020, alors que son entourage a tenté d’imposer le silence sur cette affaire.

    #Etats-Unis #Ukraine,_Donald_Trump,_Etats-Unis,_A_la_Une

  • Ukraine : le document explosif du lanceur d’alerte qui accuse Trump
    https://www.mediapart.fr/journal/international/270919/ukraine-le-document-explosif-du-lanceur-d-alerte-qui-accuse-trump

    Mediapart a traduit le rapport du lanceur d’alerte qui accuse Donald Trump d’avoir sollicité l’ingérence de l’Ukraine dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2020, alors que son entourage a tenté d’imposer le silence sur cette affaire. Le document est quasi intégral, hormis des parties techniques sur les classifications et les notes de bas de page.

    #Etats-Unis #Ukraine,_Donald_Trump,_Etats-Unis,_A_la_Une

  • La France en danger : où en est le renseignement ?
    Eric Dénécé, Diffusé en direct le 11 sept. 2019
    https://www.youtube.com/watch?v=mx5QlspmmE8

    La France en danger : où en est le renseignement ?

    vers 24:00 Eric Dénécé émet de forts doutes sur l’autonomie de la diplomatie française
    #Macron, #G7, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad #Javad_Zarif, #John_Bolton.

    Vers 34:50 #Ukraine #CIA
    vers 45:50 #Arabie_Saoudite #Iran
    54 : #Intelligence_économique #Alsthom
    1:09:20 #Affaire_Skripal
    1:11:15 #Yemen
    1:14:50 seule mention de Gaza pour dire que les images sur la #Syrie étaient manipulées, et qu’on montrait à la place les destructions sur #Gaza.
    1:16 frappes chimiques fausses

    Eric dénécé directeur du CF2R : https://www.cf2r.org/#
    Il conseille de lire Le secret de l’Occident : Vers une théorie générale du progrès scientifique de David Cosandey, Flammarion

  • Avec la libération du réalisateur Oleg Sentsov, le nouveau président ukrainien engrange ses premiers succès
    https://www.mediapart.fr/journal/international/110919/avec-la-liberation-du-realisateur-oleg-sentsov-le-nouveau-president-ukrain

    En obtenant un échange de prisonniers, dont le célèbre réalisateur Oleg Sentsov, avec la Russie, le président ukrainien a obtenu une victoire diplomatique. Volodymyr Zelenski met en œuvre une stratégie prudente et, pour l’instant, payante. Même si une partie de la société ukrainienne doute de la possibilité d’une paix réelle avec Moscou et Vladimir Poutine.

    #EUROPE #Ukraine,_Vladimir_Poutine,_Russie,_Oleg_Sentsov,_Emmanuel_Macron

  • Libération d’Alexandre Koltchenko et d’Oleg Sentsov le 7 septembre 2019 - Fondation Besnard
    http://www.fondation-besnard.org/spip.php?article3346

    Libération d’Alexandre Koltchenko et d’Oleg Sentsov le 7 septembre 2019

    dimanche 8 septembre 2019, par frank

    Libération d’Alexandre Koltchenko et d’Oleg Sentsov le 7 septembre 2019

    Le cinéaste et écrivain Oleg Sentsov, militant du mouvement « Automaïdan » et le postier et étudiant anarchiste Alexandre Koltchenko, ont été arrêtés illégalement par la police russe (puisque tous deux étaient ukrainiens) en mai 2014. Le motif était qu’ils protestaient contre l’occupation et l’annexion de la Crimée et qu’ils appartenaient à un groupe fasciste faisant des attentats. Une accusation absurde puisque ce sont des antifascistes actifs.

    En dépit de ces faits évidents (leur nationalité ukrainienne et leur antifascisme), la justice russe les a considérés comme des Russes de Crimée et des fascistes voulant créer « une organisation terroriste » et de « planification d’attentats ». En août 2015, ils ont été condamnés à 20 (vingt) ans de travaux forcés pour Sentsov et 10 (dix) ans pour Koltchenko. Tous deux ont fait des grèves de la faim pour demander leur libération ainsi que celle d’autres prisonniers ukrainiens en Russie. Sentsov fit une grève de la faim de 165 jours entre le 14 mai 2018 et le 6 octobre 2018, bien relayée par la presse internationale.

    Il faut reconnaître que, Alexandre Koltchenko et Oleg Sentsov et 33 autres prisonniers ukrainiens, ont été échangés contre des Russes incarcérés en Ukraine, dans le cadre des tractations entre les présidents de la Russie et de l’Ukraine.

    Auparavant, tous les appels d’organisations humanitaires, militantes et politiques n’avaient servi à rien.

    Cependant, un appel a entraîné des réactions dignes d’être rappelées : le 14 juin 2018 le parlement européen a adopté une « Résolution sur Sentsov et les autres prisonniers politiques en Russie ».

    33 membres et des groupes de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) ont refusé de voter cette résolution.

    Par exemple :
    France insoumise
    Patrick le Hyaric,
    Younous Omarjee,
    Marie-Christine Vergiat,
    Marie-Pierre Vieu

    Podemos
    Xabier Benito Ziluaga
    Tania González Peñas
    Miguel Urbán Crespo
    Lola Sánchez Caldentey
    Estefania Torres Martinez

    Bloco de esquerda
    Marisa Matias

    Alternativa Galega de Esquerda
    Paloma Lopez
    Lidia Senra
    Javier Couso

    Syriza
    Stelios Kouloglou
    Kostadinka Kuneva
    Dimitris Papadimoulis

    Partido Comunista Portugués
    Miguel Viegas
    Joao Pimenta Lopes
    João Ferreira

    L’Altra Europa con Tsipras
    Eleonora Forenza
    Curzio Maltese

    #Koltchenko #Sentsov #Russie #Ukraine #anarchisme #GUE/NGL

  • En Ukraine, les législatives promettent un fort renouvellement
    https://www.mediapart.fr/journal/international/200719/en-ukraine-les-legislatives-promettent-un-fort-renouvellement

    Les législatives anticipées organisées en Ukraine, dimanche 21 juillet, par le nouveau président Volodymyr Zelenski pourraient conduire à changer plus des deux tiers du Parlement. Mais les pratiques anciennes de corruption et de clientélisme font de la résistance.

    #EUROPE #Ukraine,_législatives,_élections

  • Crash du MH-17 : trois Russes et un Ukrainien sont poursuivis pour meurtre par le parquet néerlandais
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/19/vol-mh17-les-pays-bas-vont-juger-trois-russes-et-un-ukrainien-pour-meurtre_5


    Les débris de l’avion de la Malaysia Airlines en Ukraine, en juillet 2014.
    MAXIM ZMEYEV / REUTERS

    Les suspects russes, liés aux services secrets, risquent de ne pas être extradés pour le procès prévu en mars 2020.

    Ils seraient attendus le 9 mars 2020, à 10 heures précises, devant le tribunal hautement sécurisé de Schiphol : trois Russes et un Ukranien sont, selon l’équipe d’enquête internationale (JIT) conduite par les Pays-Bas, les responsables du tir de missile qui, le 17 juillet 2014, a entraîné le crash du vol MH-17 et causé la mort des 298 passagers et membres d’équipage. Le Boeing de la Malaysia Airlines devait relier Amsterdam à Kuala Lumpur.

    Lors d’une conférence de presse à Nieuwegein, les enquêteurs néerlandais, australien, malaisien, belge et ukrainien qui continueront à mener de longues et complexes investigations ont livré, mercredi 19 juin, les noms des Russes Igor Guirkine, Sergueï Doubinski et Oleg Poulatov, ainsi que de l’Ukrainien Leonid Karchenko. Tous les quatre sont poursuivis pour meurtre par le parquet néerlandais, qui ne se fait toutefois guère d’illusion : ces quatre suspects ne seront très probablement pas présents l’an prochain.

    D’autant moins que la Russie n’extrade pas ses citoyens et que les autorités ukrainiennes ignorent où séjourne leur ressortissant. Un traité prévoyant que le procès des responsables présumés se tiendrait aux Pays-Bas a été signé l’an dernier par La Haye et Kiev – qui n’extrade pas non plus, en principe.

  • De la Lozère à Toulouse, les deux jours de calvaire d’une famille urkrainienne
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080619/de-la-lozere-toulouse-les-deux-jours-de-calvaire-d-une-famille-urkrainienn

    Arrêtés, convoyés, placés en rétention, conduits sur le tarmac puis laissés « libres » après un malaise de la mère : entre mardi 4 et jeudi 6 juin, une famille ukrainienne a été ballottée entre Langogne et le centre de rétention adminstratif de Cornebarrieu près de Toulouse. Une séquence éprouvante au terme de laquelle le "statu quo "administratif et le risque de renvoi demeurent pour les Okhomouch, installés en #France depuis quatre ans.

    #Ukraine,_CRA,_asile

  • Les États-Unis risquent de perdre leur statut de pays ayant éliminé la rougeole Afp à Washintown - 30 Mai 2019 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/sante/555680/les-etats-unis-risquent-de-perdre-leur-statut-de-pays-ayant-elimine-la-rou

    Le nombre de cas de rougeole aux États-Unis a atteint son plus haut niveau en 25 ans, et le pays pourrait « perdre son statut d’élimination de la rougeole » si l’épidémie se poursuivait au-delà de l’été, ont prévenu jeudi les autorités sanitaires américaines.

    Le nombre de malades depuis le début 2019 a atteint 971 jeudi, selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), un record depuis les 963 cas enregistrés sur toute l’année 1994.

    En 2000, la rougeole a été déclarée « éliminée » aux États-Unis, un but qui avait été fixé en 1963 avec le début de la vaccination. Ce terme correspond à l’absence de transmission continue pendant 12 mois dans une zone géographique particulière (le terme d’« éradication » correspond à une élimination sur toute la planète).


    Dans le cas présent, c’est l’épidémie persistante de la région new-yorkaise qui alarme les autorités. Elle a commencé officiellement à New York le 30 septembre 2018, et dans le comté voisin de Rockland le 1er octobre. Si elle continuait pendant encore quatre mois, selon cette convention, les États-Unis ne pourront plus dire qu’ils ont « éliminé » la maladie.

    Malgré la vaccination obligatoire décrétée par le maire de New York début avril dans les quartiers de la communauté juive les plus touchés, la ville a eu 173 cas en avril et 60 en mai.

    En pratique, les États-Unis ne sont jamais descendus à zéro cas. Depuis 2000, le nombre de cas oscillait entre quelques dizaines et quelques centaines par an, le maximum étant de 667 malades en 2014, une épidémie qui était alors concentrée pour plus de la moitié dans des communautés amish de l’Ohio (nord).

    La résurgence de foyers est principalement due à des voyageurs non-vaccinés ou sous-vaccinés contaminés à l’étranger et revenant aux États-Unis. C’est le cas depuis l’an dernier dans diverses régions des États-Unis, avec des souches importées notamment des Philippines, d’Israël et d’Ukraine.

    « Le seul moyen de mettre fin à l’épidémie est que tous les enfants et adultes qui peuvent être vaccinés le soient », a déclaré Robert Redfield, le directeur des CDC. « Je veux rassurer à nouveau les parents et leur dire que les vaccins sont sûrs, ils ne causent pas l’autisme. Le danger plus grave est la maladie que la vaccination prévient ».

    #santé #rougeole #vaccination #vaccins #vaccin #maladie #religion #ultra-orthodoxes #ultra-orthodoxe #israel #religieux #Philippines #Ukraine

  • Mémoires de Nestor Makhno

    Didier Giraud

    https://lavoiedujaguar.net/Memoires-de-Nestor-Makhno

    Dans la société dominante actuelle, après la débâcle spectaculaire du communisme à la sauce marxiste-léniniste, les têtes pensantes du capitalisme libéral s’évertuent à nous persuader que toutes les révolutions ont conduit à des impasses et des bains de sang. Ils oublient volontairement de mentionner les expériences communistes libertaires du XXe siècle — en Ukraine en 1917-1921 et en Espagne en 1936-1939 — où des anarchistes locaux avaient aboli les rapports marchands et créé des communautés où chacun participait en toute liberté selon ses moyens et recevait selon ses besoins, prouvant par là qu’une autre société et qu’une vie meilleure étaient possibles. Malheureusement, ces révolutionnaires avaient sous-estimé le danger des démagogues étatistes, lesquels n’avaient reculé devant aucune scélératesse pour les anéantir. Les Mémoires et écrits de notre compagnon Nestor Makhno démontrent ainsi, par son expérience personnelle sur plus de trente ans, la validité du projet révolutionnaire, à condition d’être sans cesse vigilant contre tous les parasites amateurs de pouvoir d’État et d’être précis sur les objectifs à atteindre, sans pour cela faire des promesses sans lendemains. Cette parution est donc un événement, attendu de longue date et promis depuis 1982 par Alexandre Skirda dans sa monographie Nestor Makhno, le cosaque libertaire. Ici, la parole et la plume appartiennent à Makhno lui-même (...)

    #Makhno #révolution_russe #Ukraine #Mémoires #Alexandre_Skirda

  • Militaristic and anti-democratic, Ukraine’s far-right bides its time - CSMonitor.com
    https://www.csmonitor.com/World/Europe/2019/0415/Militaristic-and-anti-democratic-Ukraine-s-far-right-bides-its-time

    Though few in number overall, far-right groups operate with a high degree of impunity in Ukrainian society, allowing them to harass and attack minorities and human rights advocates without repercussions.

    [..,]

    Many Ukrainian analysts argue that these new rightist groups are not “nationalist,” but rather racist, intolerant, and extreme social conservatives. But it may be a problem that more mainstream Ukrainian nationalists, such as the #Svoboda party – which does not participate in street violence – tend to make heroes of 20th-century “fighters for Ukrainian independence.” Those include Stepan #Bandera, whose fascist ideology, collaboration with the #Nazis, and participation in wartime ethnic cleansing against Poles and Jews makes him and those like him poor role models for modern Europe-bound Ukraine.

    The Ukrainian parliament has passed legislation making it illegal to deny the hero status of Mr. Bandera. In Kiev, a major boulevard was recently renamed “Bandera Prospekt.” It should be no surprise that groups like the Right Sector model themselves on such World War II-era Ukrainian nationalist fighters.

    #extrême_droite #ukraine #air_du_temps

  • À la frontière ukraino-polonaise. “Ici, ce n’est pas l’entrée de la Pologne. C’est celle de l’Europe”

    Quand quelqu’un traverse cette ligne, il n’entre pas seulement en Pologne. Il entre en Europe. Demain, il peut être à Bruxelles. Après-demain, en Espagne ou au Portugal...”.

    Paolo, un officier de police portugais détaché à #Medyka, en Pologne, se tient sur une ligne rouge entourée de bandes blanches. “Ne la dépassez pas, sinon on va avoir des problèmes avec les Ukrainiens”, avertit-il.

    “On n’a pas besoin de mur ici”

    Devant lui, des voitures font la file pour sortir d’Ukraine. Des champs bordent le poste-frontière. La terre y a été retournée sur une quinzaine de mètres : sept et demi côté ukrainien, sept et demi côté polonais.
    “Si quelqu’un passe la frontière, il nous suffit de suivre les traces de pied dans la boue. À 10 kilomètres d’ici, il y a une #tour_de_contrôle avec des #caméras_de_surveillance (infrarouge et thermique) qui balaient l’horizon. Quand les conditions météo sont bonnes, elles peuvent voir jusqu’ici. Une deuxième tour va être installée de l’autre côté du #BCP (border check point, NdlR). Peut-être qu’un jour on aura une barrière comme en Hongrie. Mais je ne pense pas. On n’en a pas besoin ici, on a suffisamment d’équipements”, détaille Piotr, un officier qui ressemble comme deux gouttes d’eau au caporal Blutch dans Les Tuniques Bleues.

    Des détecteurs d’explosifs et de radioactivité - “ils sont très puissants et captent même si quelqu’un a suivi un traitement aux isotopes pour guérir du cancer” -, de battements de coeur - “le plus souvent, celui des souris dans les camions” -, #scanners à rayons X pour les véhicules et les cargos, caméras avec #thermo-vision qui peuvent identifier des objets, définir et enregistrer leurs coordonnées géographiques, capables de filmer à une distance maximale de 20 kilomètres, scanners de documents, lecteurs d’empreintes digitales, #terminaux_mobiles pour contrôler les trains... “On ne déconne pas à Medyka”, sourit Piotr.

    De barrière, il y en a bien une. Ou plutôt une simple #clôture, sortie de terre lorsque la Pologne appartenait au camp soviétique.

    Le BCP de Medyka, qui protège une section de 21 kilomètres de frontières entre les deux pays, a été construit en 1945. Parmi les quatorze postes de la frontière (dont onze avec la frontière ukrainienne), il s’agit du plus fréquenté : 14 000 piétons et 2 600 véhicules y passent chaque jour dans les deux sens. À cela, il faut encore ajouter les camions et les trains de passagers et de marchandises. “Certaines personnes passent toutes les semaines pour aller faire leurs courses - contrairement à ce que l’on pourrait croire, la vie est moins chère en Pologne qu’en Ukraine - et on finit par les connaître. Certains en profitent pour faire du trafic. Ils pensent que comme on les connaît et qu’on sait qu’ils sont réglos, on sera moins vigilants. C’est pour ça qu’il ne faut pas laisser la routine s’installer”, observe Piotr.

    Quand la Pologne adhère à l’Union européenne, en 2004, sa frontière orientale devient une des frontières extérieures de la zone Schengen (rejointe quant à elle en 2007). Cette même année, l’agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières (#Frontex) voit le jour. Les opérations de coopération internationale aux postes-frontières polonais se sont multipliées depuis.

    Tous les officiers de la #Bieszczady_BGRU font ainsi partie d’un pôle de #garde-frontières et sont régulièrement envoyés en mission pour Frontex dans d’autres pays européens. À l’inverse, des officiers issus de différents États membres son envoyés par Frontex à Medyka (il y en a trois en ce moment : un Portugais, un Bulgare et un Espagnol). En cela, postuler comme garde-côte ou garde-frontière, c’est comme faire un mini Erasmus de trois mois.

    Dans quelques semaines, Piotr partira pour la treizième fois en mission pour Frontex. Ce sera la deuxième fois qu’il ira à la frontière entre la Bulgarie et la Serbie. Paolo est quant à lui le tout premier policier portugais à être déployé ici. Sa spécialité : détecter les voitures volées. À Medyka, on en repère entre 75 et 90 chaque année. “C’est particulier de travailler ici, à la limite du monde européen : on réalise ce que veut vraiment dire "libre-circulation" et "coopération internationale". C’est ici la première ligne, ici qu’on protège l’Europe, ici qu’on peut détecter si un voyageur est "régulier" ou pas. Si on ne le repère pas... Bonjour pour le retrouver dans Schengen ! En tant que policier, je savais tout ça. Mais je crois que je ne le comprenais pas vraiment. C’est lors de mon premier jour ici, quand j’ai vu la frontière, les files, les contrôles, que j’ai vraiment compris pourquoi c’est super important. Dans mon pays, je suis enquêteur. J’ai fait des tas d’arrestations pour toutes sortes de crimes qui ont été commis au Portugal, en Espagne, en France, en Belgique. Si j’avais pu les stopper ici, en première ligne, peut-être que ce ne serait pas arrivé”, note Paolo.

    Mimi et Bernardo

    Pour la première fois éloigné de sa famille, Paolo a voulu sortir de sa routine en venant à Medyka. Enquêteur principal, la cinquantaine, il estimait avoir fait le tour de sa profession et commençait sérieusement à s’ennuyer. “Dans mon pays, j’étais le type vers qui se tournaient les autres pour avoir des conseils, des réponses. Ici, je suis le petit nouveau, je repars de zéro”, dit-il en buvant son café, entouré par trois collègues, tous nommés Piotr.

    “Raconte-lui l’histoire !”, s’exclame l’un d’eux. “Deux poissons sont dans un aquarium : Mimi et Bernardo. Bernardo est un petit poisson-rouge et Mimi est le plus grand. Il pense qu’il est le roi, qu’il a tout pour lui. Le jour où Mimi est placé dans un autre aquarium, beaucoup plus grand, avec un requin, Mimi se rend compte qu’il est tout petit ! Ici, je suis comme Mimi, je ne suis même pas une sardine (rires) !”. Morale de l’histoire : la taille du poisson dépend de la taille de l’aquarium. Et un enquêteur au top de sa carrière a toujours quelque chose à apprendre. “Oh allez Paolo, la taille ça ne compte pas !”, plaisante un autre Piotr.

    À Medyka, Paolo perfectionne sa connaissance en voitures volées et documents frauduleux. “Quand je faisais des contrôles d’identité au Portugal, je ne savais pas trop comment les reconnaître. Ici, j’apprends tous les jours grâce à leur expérience en la matière. Quand je rentrerai, j’enseignerai tout ça à mes collègues”, se réjouit-il.

    En guise d’illustration, Paolo contrôle notre passeport. Les fibres qui ressortent en couleurs fluo dans le lecteur de documents prouvent qu’il est authentique. “Premier bon signe”, glissent Paolo et Piotr. D’autres détails, qu’il est préférable de ne pas divulguer, confirment leurs certitudes. Un séjour en Afghanistan, un autre en Jordanie, un transit en Turquie et des tampons dans différents pays africains soulèvent toutefois des suspicions. “Si vous passiez la frontière avec ce passeport, on vous aurait signalé aux services secrets”, lâche Paolo.

    "Mon premier jour, on a découvert une Lexus volée"

    Ce cinquantenaire a le droit de circuler où bon lui semble - “c’est l’oiseau libre du BCP” - dans le poste-frontière. Il porte toujours un badge sur lui pour expliquer qui il est et dans quel cadre il intervient. Un détail important qui permet de calmer les tensions avec certains voyageurs qui ne comprennent pas pourquoi ils sont contrôlés par un officier portant un uniforme avec lequel ils ne sont pas familiers.

    Chaque matin, après avoir bu son café et fumé son cigare (il en grille trois par jour), Paolo se rend au terminal des voitures, son terrain de jeu. “Mon premier jour, on a découvert une Lexus volée ! Tout était bon : le numéro de châssis, la plaque d’immatriculation (espagnole), les pièces, les données... Mais un de mes collègues me répétait que quelque chose n’allait pas. J’ai contacté les autorités espagnoles pour leur demander une faveur. Ils ont accepté de vérifier et il se trouve que l’originale était garée à Valence ! Quand il y a deux voitures jumelles dans le monde, ça signifie qu’une des deux est volée. Et il faut trouver l’originale pour le prouver”, explique-t-il.

    Quelques instants plus tard, dans ce même terminal, il scrute un autre véhicule sous toutes ses coutures. Quelque chose cloche avec la vitre avant-gauche. Mais lui faut au moins deux détails suspects pour décider de placer le véhicule dans une autre file, où les fouilles et les vérifications sont plus poussées.

    Le #crime_organisé a toujours une longueur d’avance

    En 2018, Frontex a saisi 396 véhicules volés. Trois Joint Action Days, des opérations internationales organisées par l’agence visant à lutter contre les organisations criminelles, ont mené à la saisie de 530 voitures, 12 tonnes de tabac et 1,9 tonne de différentes drogues. 390 cas de fraudes aux documents de voyage ont été identifiés et 117 passeurs arrêtés.

    À la fin de sa journée, Paolo écrit un rapport à Frontex et signale tout ce qui s’est produit à Medyka. Le tout est envoyé au Situation Centre, à Varsovie, qui partage ensuite les informations récoltées sur des criminels suspectés à Europol et aux autorités nationales.

    Ce travail peut s’avérer décourageant : le crime organisé a toujours une longueur d’avance. “Il faut en être conscient et ne pas se laisser abattre. Parmi les vols, on compte de moins en moins de voitures entières et de plus en plus de pièces détachées. Ce qu’on peut trouver dans les véhicules est assez dingue. Un jour, on a même déniché un petit hélicoptère !”, se rappelle Piotr.

    Derrière lui, un agent ouvre le coffre d’une camionnette, rempli de différents moteurs de bateaux et de pneus. Plus loin, une agent des Douanes a étalé sur une table le contenu d’une voiture : CD, jouets, DVD... Elle doit tout vérifier avant de la laisser passer vers la frontière, où l’attendent Paolo et ses trois comparses.

    Par-delà l’entrée du BCP, la file s’étend sur quelques kilomètres. Les moteurs ronronnent, les passagers sortent pour griller une cigarette. Dans la file pour les piétons, certains s’impatientent et chantent une chanson invitant les officiers à travailler un peu plus vite. “Là où il y a une frontière, il y a toujours une file”, dit Piotr en haussant les épaules. Il faut une minute pour vérifier l’identité d’une personne, trente minutes à une heure pour “innocenter” une voiture.

    "Avant 2015, je ne connaissais pas Frontex"

    Le travail des garde-frontières est loin de refléter l’ensemble des tâches gérées par Frontex, surtout connue du grand public depuis la crise de l’asile en Europe et pour le volet "migration" dont elle se charge (sauvetages en mer, identification des migrants et rapatriements). Son rôle reste flou tant son fonctionnement est complexe. “Je n’avais jamais entendu parler de Frontex avant la crise de 2015. J’ai appris son existence à la télévision et je suis allé me renseigner sur Internet”, avance Paolo.

    Les images des migrants traversant la Méditerranée, qui font régulièrement le tour du monde depuis quatre ans, l’ont bouleversé. “Je trouve ça tellement normal de vouloir une vie meilleure. Quand on voit les risques qu’ils prennent, on se dit qu’ils doivent vraiment être désespérés. Je me souviens que je regardais ma fille qui se plaignait de son iPhone qui n’avait qu’un an mais qu’elle trouvait déjà trop vieux. Je me suis dit que j’étais très bien loti et que je pouvais peut-être faire quelque chose. Alors, j’ai décidé de déposer ma candidature. Je ne savais pas où j’allais être envoyé et j’ai fini ici, à Medyka. Ce n’est pas la même chose que de sauver des vies mais... dans quelques années, je pourrai dire que j’ai fait quelque chose. Que je ne suis pas resté les bras croisés chez moi, à regarder ma fille et son iPhone”.

    Dans le Situation Center de Frontex, coeur névralgique de la surveillance des frontières

    La migration et la #criminalité_transfrontalière sur grand écran

    Le cœur névralgique de l’Agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières (Frontex) est situé à son siège principal, à #Varsovie. Une douzaine d’agents s’y relaient en permanence pour surveiller les frontières extérieures de l’Union européenne.

    Devant eux, trois larges écrans meublent les murs du #Situation_Center. Des points verts apparaissent sur celui du milieu, le plus large, principalement près des côtes grecques et espagnoles. Ils représentent diverses “détections” en mer (sauvetages en mer, navire suspect, etc.).

    Sur une autre carte, les points verts se concentrent près des frontières terrestres (trafic de drogue, voitures volées, migration irrégulière, etc.) de l’Albanie, la Hongrie, la Bulgarie et la Grèce. À gauche, une carte affiche d’autres informations portant sur les “incidents” aux postes-frontières détectés par les États membres. “Ce que vous voyez ici n’est pas diffusé en temps réel mais on tend à s’en rapprocher le plus possible. Voir les données nous aide à évaluer la situation aux frontières, constater si certaines sont soumises à une pression migratoire et à effectuer des analyses de risques”, explique un porte-parole de l’agence. Les images diffusées lors de notre passage datent de février. Dès que nous quittons la pièce, elles seront remplacées par d’autres, plus récentes qui ne sont pas (encore) publiables.

    Le #Frontex_Situation_Centre (#FSC) est une sorte de plate-forme où parviennent toutes sortes d’informations. Elle les les compile et les redispatche ensuite vers les autorités nationales, Europol ou encore la Commission européenne.

    Sur demande, Frontex peut également suivre, par exemple, tel vaisseau ou telle camionnette (le suivi en temps réel dans le cadre de missions spécifiques se déroule dans une autre pièce, où les journalistes ne sont pas les bienvenus) grâce au système européen de surveillance des frontières baptisé #Eurosur, un système de coopération entre les États membres de l’Union européenne et Frontex qui “vise à prévenir la criminalité transfrontalière et la migration irrégulière et de contribuer à la protection de la vie des migrants”.

    Pour tout ce qui touche à l’observation terrestre et maritime, Frontex exploite du Centre satellitaire de l’Union européenne, de l’Agence européenne pour la sécurité maritime et l’Agence européenne de contrôle des pêches.

    Un exemple : en septembre 2015, les garde-côtes grecs ont intercepté Haddad I, un vaisseau surveillé par Eurosur depuis le début de l’année. Le navire, en route vers la Libye, transportait 5 000 armes, 500 000 munitions et 50 millions de cigarette. Autre exemple : en octobre 2015, un radar-satellite utilisé par Eurosur a détecté des objets en mer, au nord de la Libye. Envoyé sur place par les autorités italiennes dans le cadre de l’opération Sophia, le Cavour, porte-aéronefs de la Marine militaire, a trouvé plusieurs bateaux avec des migrants à bord. 370 personnes ont été sauvées et amenées à bon port.

    Surveillance accrue des médias

    Dans un coin de la pièce, des images diffusées par France 24, RaiNews et CNBC défilent sur d’autres écrans. Au FSC, on suit l’actualité de très près pour savoir ce qui se dit sur la migration et la criminalité transfrontalière. Parfois, les reportages ou les flash info constituent une première source d’information. “La plupart du temps on est déjà au courant mais les journalistes sont souvent mieux informés que les autorités nationales. La couverture médiatique de la migration change aussi d’un pays à l’autre. Par exemple, les Italiens et les Grecs connaissent mieux Frontex que les autres”, glisse un porte-parole.

    Les médias sociaux (Twitter, Facebook, Youtube) sont également surveillés quotidiennement par une équipe dédiée depuis 2015. “Pendant la crise migratoire, Facebook était une source importante d’information. On peut y trouver pas mal de choses sur le trafic d’êtres humains, même si ce n’est pas évident. Ça peut être aussi utile quand une personne a traversé une frontière illégalement et poste une vidéo pour dire qu’il a réussi. Mais on ne mène pas d’enquête. On transmet à Europol ce qui peut être intéressant”, décrit-on chez Frontex.

    Depuis 2009, le FSC publie une newsletter en interne, du lundi au vendredi. L’agence a également créé le Frontex Media Monitor, une application gérée par le staff du FSC qui collecte les articles portant sur la gestion des frontières, Frontex et les agences frontalières des États membres. Ils sont issus de 6 000 sources ouvertes en 28 langues différentes.

    Une partie des agents qui travaillent au FSC, des nationaux issus des États membres qui vont-viennent selon une rotation effectuées tous les trois mois, rédige des rapports durant les périodes dites “de crise”. Ceux-ci portent sur les incidents majeurs aux frontières européennes, la situation migratoire dans les différents États membres, les développements politiques et institutionnels au niveau national et international et les crises dans les pays non-européens.

    Paradoxe kafkaïen

    À l’avenir, le programme Eurosur permettra-t-il de sauver des vies, comme dans l’exemple susmentionné ? Alors que l’Union européenne vient de suspendre la composante navale de l’opération Sophia (ou EUNAVFORMED), Frontex va bientôt acquérir ses propres navires grâce à l’élargissement de son mandat. Selon le directeur exécutif de Frontex, Fabrice Leggeri, ceux-ci pourront couvrir plus de kilomètres que ceux déployés par les autorités nationales.

    En vertu du droit maritime international, Frontex est, comme tout navire, tenue de porter assistante aux naufragés et de les ramener dans un port sûr. De port sûr, condition requise par ce même droit pour débarquer des personnes à terre, les autorités européennes considèrent qu’il n’y en a pas en Libye. Mais l’Italie refuse désormais de porter seule la charge des migrants secourus en mer et les Européens n’ont pas réussi à trouver d’accord pour se les répartir à l’avenir. D’où la suspension des activités maritime de Sophia.

    Quid si l’agence est amenée à procéder à un sauvetage pendant une mission de surveillance des frontières extérieures ? L’Europe finira-t-elle par obliger les navires de Frontex, son “bras opérationnel”, à rester à quai ? Et si oui, qui surveillera les frontières ? À quoi serviront alors les investissements que Frontex s’apprête à réaliser, au frais du contribuable européen, pour s’acheter son propre matériel ? Seul l’avenir donnera des réponses.

    “Nous ne construisons pas une Europe forteresse”

    Fabrice Leggeri, directeur exécutif de l’Agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières (Frontex)

    Douze secondes pour décider. C’est le temps dont dispose, en moyenne, un garde-frontière pour décider si un voyageur est “légal” et si ses documents sont authentiques. C’est ce que dit une brochure produite par l’équipe “Information et Transparence” de Frontex, l’Agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières, exposée dans une salle d’attente de ladite agence.

    La tour qui abrite le siège de l’agence a été réalisée par le constructeur flamand Ghelamco, en plein centre des affaires de Varsovie.

    Début avril, l’agrandissement du mandat de Frontex a été confirmé. Dotée de 1 500 garde-côtes et garde-frontières (majoritairement déployés en Grèce, en Italie et en Espagne) empruntés aux États-membres, Frontex en comptera 10 000 d’ici 2027 et pourra acquérir son propre équipement (avions, bateaux, voitures, hélicoptères, etc.). Le tout doit encore être adopté par le Parlement européen et le Conseil – une formalité qui ne devrait pas remettre en question ce projet. Depuis son bureau à Varsovie, situé dans une tour sortie de terre par le constructeur flamand Ghelamco, Fabrice Leggeri, directeur exécutif de l’agence, revient en détails sur cette décision, qu’il considère comme “une grande avancée pour l’Union européenne” .

    Le mandat de Frontex a déjà été élargi en 2016. Celui qui vient d’être avalisé va encore plus loin. Des États membres avaient exprimé leurs réticences par rapport à celui-ci. Qu’est-ce qui a changé ces dernières semaines ?

    2016 a été un véritable tournant pour notre agence, qui a été investie d’un mandat plus robuste avec des moyens plus importants. Aujourd’hui, on ne doit plus seulement renforcer des équipes pour réagir en cas de crise – c’est nécessaire mais insuffisant, on l’a compris en 2015 et 2016. Il s’agit de renforcer de manière durable la capacité européenne de gestion des frontières. Concernant notre futur mandat, il est clair que certains États seront vigilants dans la manière dont il sera mis en œuvre. 2020 était une date qui paraissait, à juste titre, très difficile pour la plupart des acteurs (la Commission européenne souhaitait que les effectifs soient portés à 10 000 en 2020, NdlR). D’ailleurs, j’ai observé qu’on parlait beaucoup plus de cette date que du nombre d’agents lui-même, ce qui me laisse penser que nous sommes donc largement soutenus.

    Un corps européen n’a jamais existé auparavant à une telle échelle. Expliquez-nous comment il va fonctionner.

    Construire la capacité de gestion de frontières efficaces, ça ne veut pas dire qu’on doit se cantonner à l’immigration irrégulière. Il faut aussi s’occuper du bon fonctionnement des franchissements réguliers aux points de passages (dans les aéroports, aux postes-frontières, etc.). En 2018, on a eu 150  000 franchissements irréguliers mais on a 700 millions de franchissements réguliers par an. Donc, on ne construit pas une Europe forteresse mais un espace intérieur de libertés, de sécurité et de justice. L’objectif de la création de ce corps européen et des propositions budgétaires proposées par la Commission est de pouvoir recruter davantage pour augmenter le nombre total de garde-côtes et de garde-frontières. Ce corps européen doit être construit ensemble avec les États. On est là pour se compléter les uns les autres et pas pour entrer en concurrence (lire ci-dessous) . Selon un chiffre qui vient des États membres eux-mêmes, le nombre théorique de garde-frontières que l’Union européenne devrait avoir est de 115  000. Quand on regarde combien il y en a de façon effective, selon les planifications nationales, il y en a – à peu près – 110  000.

    “Nos grosses opérations et nos nouveaux déploiements en dehors de l’Union européenne, sont deux gros morceaux qui vont absorber pas mal de ressources”.

    Au niveau opérationnel, quels sont les grands changements que permet le nouveau mandat ?

    Nous allons pouvoir déployer, en mai, une opération hors du territoire européen, en Albanie. Nous pourrons aussi aller dans un pays tiers sans que ce soit nécessairement un pays directement voisin de l’Union européenne, à condition évidemment que celui-ci nous appelle, donne son consentement et qu’il y ait un accord entre l’Union européenne et ce pays. Autrement dit  : on va avoir des contingents de plus en plus nombreux hors des frontières européennes. Nos grosses opérations et nos nouveaux déploiements en dehors de l’Union européenne, sont deux gros morceaux qui vont absorber pas mal de ressources.

    Une de vos missions qui prend de plus en plus d’importance est d’organiser le rapatriement de personnes dans les pays tiers.

    À ce niveau-là, l’Union européenne est passée dans une autre dimension. L’Europe est devenu un acteur à part entière de l’éloignement. Par rapport à ce qu’on pouvait seulement imaginer il y a quatre ou cinq ans (13 729 personnes ont été rapatriées en 2018 contre 3 576 en 2015, NdlR), on a fait un bond énorme. Pour les éloignements, une partie des ressources humaines sera utilisée soit comme escorteurs, soit comme spécialiste de l’éloignement qui vont aider les États membres à les préparer. Cette dimension est nécessaire à cause d’un goulot d’étranglement administratif  : les États membres n’ont pas augmenté le personnel qui doit préparer les décisions d’éloignement alors que le nombre d’étrangers en situation irrégulière et de demandeurs d’asile déboutés à éloigner croît. Le corps européen peut répondre à cette faiblesse pour qu’elle ne se transforme pas en vulnérabilité.

    Vous parlez de complémentarité avec les États. Certains sont méfiants face à l’élargissement du mandat de Frontex, voire carrément hostiles à sa présence sur leur territoire, en vertu de leur souveraineté nationale. Ont-ils raison de craindre pour celle-ci ?

    Qu’il y ait des craintes, ça peut se comprendre. Mais les déploiements du corps européens se feront toujours avec le consentement de l’État concerné et l’activité se déroulera toujours sous l’autorité tactique de celui-ci. Vous savez, je ne sais pas combien de personnes s’en souvienne mais la libre-circulation dans l’espace Schengen existe depuis bientôt 25 ans. Ça fait donc près d’un quart de siècle que les gardes-frontières nationaux gardent la frontière de “nous tous”. Donc ce qu’on fait aujourd’hui, ce n’est pas si différent… Le vrai changement, c’est que ce sera plus visible. Plus assumé. Que Frontex devient le bras opérationnel de l’Union européenne. Moi, je considère l’agence comme une plateforme d’entraide opérationnelle. Et ce n’est pas parce qu’un État membre nous demande de l’aide qu’il est défaillant. Il ne faut pas non plus percevoir nos actions comme une sanction, une faiblesse ou une substitution à la souveraineté. À l’avenir, il faudra que chaque État puisse avoir un petit bout de ce corps européen présent chez lui. Il contribue à renforcer une culture de travail commune, à homogénéiser des pratiques. Les frontières extérieures sont communes à tous, à notre espace de circulation et il serait absolument incompréhensible qu’on travaille de façon radicalement différente en divers endroits de cette frontière commune.

    Le nouveau mandat vous donne tout de même plus d’autonomie…

    On aura une autonomie opérationnelle plus forte et une flexibilité dans la gestion des ressources humaines, ce qui est effectivement une force. Mais c’est une force pour nous et qui bénéficie aux États membres. On aura aussi une plus grande autonomie technique renforcée grâce à nos propres moyens opérationnels (Frontex emprunte actuellement ce matériel aux États membres et les défraye en échange, NdlR).

    À vous entendre, on croirait que la libre-circulation des personnes a été tellement menacée qu’elle aurait pu disparaître…

    C’est le cas. La crise de 2015-2016 a montré que ce qui était remis en question, c’était la libre-circulation effective. D’ailleurs, un certain nombre d’États membres ont rétablis les contrôles aux frontières. C’est le signe d’un dysfonctionnement. L’objectif des autorités au niveau de l’Union européenne, c’est de retourner au fonctionnement normal. C’est “retour à Schengen”.

    Le visa Schengen est le représentant du collectif des 26 pays européens qui ont mutuellement décidé d’éliminer les contrôles à leurs frontières communes.

    Schengen, c’est quelque chose que l’on prend trop pour acquis ?

    Quand on voyage à l’intérieur de cet espace, ça paraît surprenant de se voir demander sa carte d’identité ou d’entendre que le contrôle a été rétabli aux frontières intérieures. Ça a un impact économique monstrueux qui se chiffre en millions, même en milliards d’euros et ça détricote l’Europe petit à petit. Un espace de libre-circulation, c’est un espace où on circule pour faire du commerce, pour étudier, etc. Et c’est là que le rôle de l’agence de garde-côtes et de garde-frontières est crucial  : les frontières doivent fonctionnent correctement pour sauver et maintenir Schengen. Sans vouloir faire une digression, c’est un peu la même chose avec qu’avec la zone euro. C’est quelque chose de très concret pour le citoyen européen. Vous remarquez que quand vous arrivez en Pologne (nous sommes à Varsovie, où se situe le siège de Frontex, NdlR), vous ne pouvez pas payer votre bus avec une pièce dans le bus. L’espace Schengen, c’est pareil. C’est quand on ne l’a pas ou qu’on ne l’a plus, qu’il est suspendu temporairement, qu’on se dit que c’est quand même bien. Frontex évolue dans un domaine où “plus d’Europe” est synonyme de meilleur fonctionnement et de meilleure utilisation des deniers publics.

    En 2015, le budget de Frontex dédié aux retours était de 13 millions d’euros. En 2018, 54 millions y étaient dédiés. La Belgique n’organisait quasiment pas de vols sécurisés, en collaboration avec Frontex avant 2014. Ces "special flights" sont plus avantageux sur le plan financier pour les États car ceux-ci sont remboursés entre 80 % et 100 % par Frontex.


    https://dossiers.lalibre.be/polono-ukrainienne/login.php
    #frontières #Europe #pologne #Ukraine #gardes-frontières #migrations #asile #réfugiés #surveillance #contrôles_frontaliers

  • #Ukraine: Escalating Pressure on Crimean Tatars

    23 Activists Arrested on ‘Terrorism’ Charges

    Russia’s arrest on March 27 and 28, 2019 of 23 Crimean Tatar activists was an unprecedented move to intensify pressure on a group largely critical of Russia’s occupation of the Crimean Peninsula, Human Rights Watch said today. Russian authorities should drop the charges, release the activists, and, until they are freed, immediately give them access to their lawyers.

    The detainees, all men, are being held on suspicion of participating in a “terrorist organization,” several of their lawyers told Human Rights Watch.

    “The sweeping arrests in Crimea aim to portray politically active Crimean Tatars as terrorists as a way to silence them,” said Rachel Denber, deputy Europe and Central Asia director at Human Rights Watch. “This has been their approach for several years, and it should stop. These men should be released at once.”

    https://www.hrw.org/news/2019/04/02/ukraine-escalating-pressure-crimean-tatars
    #Crimée #anti-terrorisme (well...) #résistance #répression
    ping @reka @simplicissimus

  • Vu à #Lyon, 08.03.2019

    Mon père a planté cet arbre
    Ma mère aimait dire qu’on se ressemble
    Stop war in #Ukraine


    #guerre #conflit

    ça fait déjà 2 mois qu’on n’a pas d’#électricité
    Stop war in Ukraine

    Je vois.
    Mais tu es #aveugle au son de ma #voix

    Face à face, rien ne vous est invisible
    Je n’ai pas d’#ombre à t’oppser


    #invisibilité

    Mort à Lyon

    L’art de la #fougue
    L’art de la #fugue
    Je baiserai le #FN jusqu’à ce qu’il m’aime


    #Front_national

    Parlez-moi d’#amour, allez hop hop hop

    #Teuf partout

    #graffitis #graffiti #art_de_rue #street-art #Lyon #France

    métaliste :
    https://seenthis.net/messages/745557

  • Crescere in isolamento

    Tra il 2014 e il 2016 #Carolyn_Drake ha realizzato Internat, un reportage in un orfanotrofio di #Petrykiv, vicino alla città di #Ternopil, costruito quando l’Ucraina faceva parte dell’Unione Sovietica. La struttura ospita disabili e in particolare, una settantina di giovani donne che affrontano il passaggio dall’infanzia all’età adulta in completo isolamento.

    Drake, fotografa statunitense e associata dell’agenzia Magnum, ha cominciato la sua ricerca anni prima, quando abitava nella regione ed ebbe l’occasione di incontrare le pazienti da bambine. Tornata nel 2014, pensava di incontrare nuove ospiti ma la maggior parte di quelle bambine abitavano ancora lì, ed erano cresciute. Drake decise così di restare e costruire con loro delle vere relazioni, ascoltandone i pensieri, i sogni e le aspirazioni e proponendo progetti per stimolare la loro creatività.

    La reclusione, il rapporto con la natura e le attività quotidiane sono stati i punti di partenza che hanno spinto la fotografa e queste giovani donne (nessuna di loro supera i 35 anni) a riflettere su cosa significa essere invisibili, donne e ad esplorare le proprie potenzialità.

    #Internat è esposto a Officine fotografiche, a Roma, fino all’8 marzo. La mostra è curata da Laura De Marco ed è realizzata in collaborazione con il Si Fest, il festival di fotografia di Savignano sul Rubicone.

    https://www.internazionale.it/foto/2019/02/19/internat-ucraina-carolyn-drake
    #orphelinat #femmes #photographie #Ukraine #femmes_photographes
    ping @albertocampiphoto @philippe_de_jonckheere

  • https://offensivesonore.blogspot.com/2019/02/ukraine-5-ans-apres-maidan.html

    Ukraine, 5 ans après Maïdan

    Emission du 1er février 2019, enregistrement téléphonique réaliser mi-décembre 2018 avec Igor Reshetnyak (Ukraine Action). 5 ans après, que reste-t-il de l’espoir qui avait jeter le peuple ukrainien à s’emparer des places de toutes les villes ukrainiennes ? Comment la société ukrainienne fait face aux conflits sans fin autour de la Crimée désormais rattaché à la Russie et au Dombass toujours en guerre.

    #audio #radio #offensive_sonore #radio_libertaire #audio #ukraine #russie #maïdan #révolution

  • L’#Ukraine cinq ans après l’Euromaïdan (1) - Boulevard Extérieur

    https://www.boulevard-exterieur.com/L-Ukraine-cinq-ans-apres-l-Euromaidan-1.html

    ll y a cinq ans, la fuite de Viktor Yanoukovitch consacrait la victoire du mouvement #Euromaïdan en Ukraine, suivie de l’annexion de la Crimée et de la déstabilisation du Donbass. Récemment, une altercation sérieuse entre marines russe et ukrainienne en mer d’Azov est venue rappeler que la guerre entre Moscou et Kiev est toujours en cours, et que la déstabilisation de la façade orientale de l’Europe qui en résulte est durable.

    #crimée #russie

  • Russia mulls fines for country’s maps without Crimea | UNIAN

    Notre ami Nikolaï Denisov nous informe : bientôt une amende pour « mauvaise représentation » duterritoire russe (sans la Crimée) - Juste 25/30 euros pour l’instant, mais ça pourrait changer...

    https://www.unian.info/politics/10415355-russia-mulls-fines-for-country-s-maps-without-crimea.html

    “the practice of using maps without the peninsula actually violates the integrity of the state’s borders.”

    “We plan to introduce responsibility for the ’incorrect’ indication of Crimea’s territorial affiliation. Earlier we sent a similar bill to the Federation Council, but then we decided to recall and finalize it,”

    #russie #crimée #ukraine #frontière #visualisation #propagande #manipulation