• « Le discours de l’écologie (dé)coloniale est une arnaque totale » (2/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1057-Le-discours-de-l-ecologie-de-coloniale

    Voir la partie précédente (.../...) Déconnexion d’avec le peuple et sa nature Quentin : Tu as raison Rimso, la campagne est presque complètement industrialisée, mais il reste malgré tout un peu plus d’un demi million d’agriculteurs aujourd’hui et il y en a encore beaucoup qui tentent d’en faire une aventure humaine avec des vraies relations aux animaux, aux espèces, aux systèmes d’élevage, aux systèmes agricoles, à l’agrosystème. Il y a aussi tout un mouvement de néo ruralité. Donc c’est quelque chose (...) #Podcasts

    / #Lieux_Communs, #Écologie, #Politique, #Écologisme, #Gauchisme, #Primitivisme, #Entretien, #Pseudo-subversion, #Science, (...)

    #Technoscience

  • Prix de l’électricité - Explosion des factures : la nécessité d’une nouvelle régulation en toute transparence - Action UFC-Que Choisir - UFC-Que Choisir
    https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-prix-de-l-electricite-explosion-des-factures-la-n

    Alors que les discussions autour du devenir d’EDF se déroulent dans une déplorable opacité, l’UFC-Que Choisir publie aujourd’hui une étude exclusive qui tire le bilan de l’actuelle régulation du marché, à l’origine des fortes hausses tarifaires frappant les consommateurs. Compte tenu de l’importance cruciale de l’organisation de la concurrence sur le prix de l’électricité, l’UFC-Que Choisir demande un moratoire sur le projet de restructuration d’EDF et la mise en place d’un débat public sur le devenir de la régulation du marché, au cours duquel l’association exigera la transparence sur les coûts réellement supportés par EDF pour sa production nucléaire, et défendra notamment le maintien d’un tarif réglementé de vente, aujourd’hui menacé.

    #EDF #électricité #énergie (accès à l’) #privatisation (rampante) #macronie #ultra-libéralisme (ou quand la Macronie applique les préceptes du « socialisme hollandien »)

    Voir aussi : https://seenthis.net/messages/899170

  • A seat on Blue Origin’s first crewed space flight is up for auction - SlashGear
    https://www.slashgear.com/a-seat-on-blue-origins-first-crewed-space-flight-is-up-for-auction-056716

    Tout va bien : les super-riches ont trouvé un nouveau joujou et se battent aux enchères pour le prix de leurs 10 minutes de célébrité dans l’espace. NFT, à côté, c’est de la gnognotte pour faux-riches.

    Jeff Bezos’ Blue Origin is opening up a seat on its first flight to space, with an auction to snag the only spare ticket for one lucky would-be astronaut. Blue Origin’s New Shepard is scheduled to launch on July 20, 2021, and will take those onboard above the Kármán Line, officially past Earth’s atmospheric boundary and into space.

    At some point between there and the flight’s apogee – its highest point – at four minutes, the crew will pass the Kármán Line. Then it’ll be time for descent, with gravity returning at approximately six minutes post-launch. The parachutes unfurl at the nine minute mark, and then the capsule lands at approximately 10 minutes after takeoff.

    Just how much someone might be willing to pay for that experience remains to be seen. Blue Origin will have three phases to its auction process, with the first – taking sealed online pre-bids – already open. That’ll run between now and May 19, with the highest bid at each point kept secret.

    The winner will get two days of training and preparation before the flight, and have to sign a fair amount of paperwork. That’ll include not only informed consent and waivers of claim, but a nondisclosure agreement which will limit how much of Blue Origin’s “proprietary information” the astronaut can discuss publicly later on. The winner must be 18 years old, or the age of majority in their country, whichever is higher.

    As for the proceeds, Blue Origin says it plans to donate the winning bid amount to Club for the Future, its own non-profit. If you’re thinking of using this as one huge tax write-off, though, bad luck: Blue Origin says bids won’t be deductible as charitable contributions for federal income tax purposes.

    #Espace #Célébrité #Ultra-riches

  • Jérusalem : un missionnaire chrétien infiltré en rabbin Par Times of Israel Staff 26 avril 2021
    https://fr.timesofisrael.com/jerusalem-un-missionnaire-chretien-infiltre-en-rabbin

    La famille avait été soutenue par la communauté après la mort de la mère ; le père travaillait comme scribe et mohel et aurait fait semblant d’être Juif pour s’installer en Israël

    La communauté ultra-orthodoxe du quartier de la Giva Hatsarfatit (Colline française) a été secouée dimanche après qu’un éminent membre de sa communauté aurait été démasqué comme étant un missionnaire chrétien sous couverture.

    Beynenu, une organisation à but non-lucratif qui surveille les activités des missionnaires en Israël a déclaré dimanche qu’elle avait « enquêté sur le cas d’un missionnaire sous couverture dans la Giva Hatsarfatit depuis des années » mais qu’elle n’a décidé de le démasquer que maintenant « parce que l’un des enfants du missionnaire faisait du prosélytisme à l’école ».

    Les médias israéliens ont déclaré que l’homme, un rabbin dont l’identité n’a pas été dévoilée, se présentait comme un cohen (un prêtre) et travaillait comme scribe et mohel, et pratiquait donc les circoncisions rituelles.

    Cependant, il s’est avéré que sa famille n’était pas juive mais plutôt chrétienne, originaire du New Jersey et qu’il aurait falsifié des documents prouvant sa judéité afin d’immigrer en Israël en vertu de la Loi du retour.

    « Nous sommes certains que les dirigeants juifs prendront des mesures strictes contre cette menace et instaurerons rapidement des mesures de protection pour garantir la sécurité de la communauté juive », a déclaré Beynenu.

    Le journal ultra-orthodoxe Behadrei Haredim a rapporté que lorsque l’épouse de l’homme est tombée malade il y a quelques années – elle a succombé à un cancer – elle avait raconté certaines choses à des amis, qui semblaient étranges et qui ont donné le coup d’envoi de l’enquête.

    La femme du missionnaire aurait déclaré, à tort, être une fille de survivants de la Shoah.

    Les enquêteurs ont alors découvert que la famille des parents étaient des américains non-Juifs qui publiaient du contenu missionnaire sur les réseaux sociaux, selon le journal. Le défunt père de l’homme était enterré dans un cimetière non-Juif. Selon une nécrologie, il était membre d’une Eglise Evangélique Mennonite.

    Beyneny a déclaré que l’organisation « avait pris soin de vérifier chaque preuve avant de dévoiler l’affaire au public », mais n’a pas détaillé les preuves en question.

    « Nous sommes restés silencieux jusqu’à maintenant parce que nous ne voulions pas que le père ne déménage vers un autre quartier (pour continuer son travail) et nous voulions tout faire pour que sa citoyenneté soit révoquée », a expliqué Yoni Kayman, membre de la communauté impliqué dans l’enquête, au site Behadrei Haredim.

    Kayman a déclaré que l’homme avait également récemment tenté de faire disparaitre les preuves en effaçant certaines publications sur les réseaux sociaux et avait enlevé ses filles de l’école religieuse locale et ils ont donc décidé d’informer la communauté de ses activités.

    La Treizième chaîne a publié des extraits datant de 2011 dans lequel l’homme parle à la télévision américaine de Jésus comme étant le Messie.

    L’homme a déclaré à la Treizième chaîne qu’il n’était pas un missionnaire chrétien infiltré.

    « C’est un mensonge. Je suis né Juif », a-t-il dit. Cependant, il a reconnu avoir travaillé comme missionnaire il y a 7 ou 8 ans, mais a assuré s’être « repenti ».

    Les membres de la communauté ont faire part de leur émoi, soulignant que la famille était impliquée dans la communauté, et que celle-ci avait créé un fonds pour leur venir en aide après le décès de la mère.

    « La famille avait l’air complètement ultra-orthodoxe, il avait une longue barbe et chapeau, les garçons avaient des papillotes, les filles fréquentaient les écoles Beth Yaakov », a raconté Kayman à la Treizième chaîne.

    « Pendant cinq ans, nous avons subvenu à leurs besoins, payé leurs courses, leur transport scolaire, tout et ils nous ont trompés », a-t-il dit.

    Israël bénéficie d’un soutien vigoureux de la part des mouvements évangéliques chrétiens des États-Unis, mais garde un œil sur le travail missionnaire en Terre Sainte.

    Si la loi israélienne n’interdit expressément que le don d’argent ou de cadeaux pour encourager les conversions à une autre religion, les activités missionnaires, en général, sont étroitement surveillées par les autorités et sont offensantes aux yeux de nombreux Israéliens.

    La loi interdit également « toute activité missionnaire ou prosélyte visant des mineurs sans l’autorisation de leurs parents. »

    #religion #évangéliques_chrétiens évangéliste #ultra-orthodoxe #missionnaire #israel #usa #prosélytisme #Terre_Sainte

  • Les méthodes douteuses des firmes de renseignement privées israéliennes exposées
    https://fr.timesofisrael.com/les-methodes-douteuses-des-firmes-de-renseignement-privees-israeli

    Selon un reportage, une agence de renseignements aurait usurpé l’identité de journalistes, soulevant des questions sur la régulation et les limites de l’industrie

    Un reportage a accusé, la semaine dernière, une firme israélienne des renseignements d’avoir usurpé l’identité de journalistes pour obtenir de manière illicite des informations d’opposants à un membre de la famille royale émiratie – mettant en lumière ces entreprises israéliennes de cyber-renseignements qui acceptent de travailler pour des régimes totalitaires.

    Une enquête du Times of Israël a révélé que le propriétaire de la firme en question, Bluehawk CI, a été traduit devant la justice au sein de l’État juif, dans le passé, et notamment pour fraude. Le ministère de la Défense a choisi de ne pas répondre à une requête de commentaire du Times of Israël concernant la raison pour laquelle il n’avait pas été amené à réguler les activités menées par la firme à l’étranger.

    Selon un reportage paru le 6 avril sur le site du Daily Beast , des individus qui avaient prétendu, début 2020, être journaliste pour Fox News et reporter pour le journal italien La Stampa avaient approché deux hommes qui s’opposaient aux autorités de Ras Al Khaimah, l’un des sept émirats constituant les Émirats arabes unis (EAU). Selon le Daily Beast , les deux individus qui avaient usurpé l’identité des deux journalistes avaient tenté d’extraire des informations aux deux hommes concernant leurs conflits judiciaires respectifs avec l’émirat.

    L’article publié sur le site souligne comment Israël, ces dernières années, a fait naître une industrie de firmes d’espionnage privées qui, de toute évidence, ne sont pas régulées – avec certains officiers militaires israéliens qui offrent au secteur privé les compétences qu’ils ont acquises dans les unités de renseignement secrètes, vendant souvent leur savoir-faire à des personnalités douteuses ou à des régimes autoritaires.

    Le Daily Beast aurait réussi à établir l’identité de la firme privée de renseignement en contactant Facebook, qui a révélé que les comptes utilisés par les deux journalistes présumés étaient associés à Bluehawk CI.

    Bluehawk CI s’est refusé, de son côté, à tout commentaire.

    Un porte-parole du ministère de la Défense a noté que Bluehawk CI n’apparaissait pas sur sa liste de vendeurs approuvés, mais il n’a pas répondu à une question de suivi sur le rôle présumé du ministère en termes de régulation initiale des initiatives de l’entreprise.

    Selon la loi sur le contrôle des exportations, tout exportateur d’équipements de défense ou de savoir-faire particulier, dans le secteur, doit d’abord s’inscrire et recevoir une autorisation de la part de l’Agence de contrôle des exportations de la Défense au sein de l’État juif.

    Bluehawk CI est l’une des firmes de renseignement privées les moins connues dans le pays. Fondée en juin 2018, elle offre des solutions dans les domaines de la cybertechnologie et des renseignements, notamment dans la « gestion du génie social et de la campagne de relations publiques » et dans les « enquêtes de renseignement complexes », selon son site internet.

    La compagnie a été fondée par Guy Klisman, ancien major au sein de Tsahal – elle lui appartient encore aujourd’hui. Klisman est aussi directeur académique de l’Institut d’innovation Pafos à Chypre, un institut d’études en cybersécurité fondé par Uriel Reichman, professeur de droit à la tête de l’Institut interdisciplinaire de Herzliya. La compagnie de Klisman, Bluehawk CI, est l’un des sponsors de l’équipe de basket du Hapoel Tel Aviv.

    Des documents judiciaires révèlent qu’avant de fonder l’entreprise, Klisman a été mis en examen à deux reprises par les procureurs israéliens – une fois pour contrefaçon et une autre pour répondre de multiples débits non-autorisés réalisés sur la carte de crédit de l’une de ses connaissances. Il a plaidé coupable dans le premier dossier. La mise en examen a finalement été annulée dans le second.

    https://www.youtube.com/watch?v=XifQHRaSWdQ&feature=emb_imp_woyt

    Selon le Daily Beast , au mois de février 2020, une personne prétendant s’appeler « Samantha », journaliste de Fox News, a contacté un homme nommé Oussama El Omari par courriel. El Omari est l’ancien directeur-général de l’Autorité chargée de la zone de libre-échange de Ras Al Khaimah. Il a été condamné par contumace aux Émirats arabes unis pour « détournement de fonds et abus de pouvoir » suite à une bataille de succession à Ras Al Khaimah. El Omari, pour sa part, a dénoncé des inculpations purement politiques.

    « Samantha » aurait tenté d’obtenir des informations sur ses affaires judiciaires l’opposant à Ras Al Khaimah. Contacté par le Daily Beast , Facebook aurait déclaré à ce dernier que le compte de « Samantha » était lié à Bluehawk CI.

    Selon le site d’information, un autre utilisateur de Facebook prétendant être un journaliste pour La Stampa , un journal italien, a contacté Khater Massaad, autre adversaire du régime actuel de Ras Al Khaimah. Massaad était à la tête du fonds souverain de Ras Al Khaimah, RAKIA, jusqu’en 2021. Il a été condamné par une cour émiratie en 2015 pour détournement de fonds au sein de RAKIA, des accusations qui, selon Massaad, étaient tronquées et politiquement motivées.

    Le faux journaliste, que Facebook a lié à Bluehawk CI, a de la même façon tenté d’extraire des informations sur sa relation avec les gouvernants de Ras Al Khaimah, a fait savoir le Daily Beast .

    « Coût de la vie élevé »
    La normalisation récente des liens entre Israël et les Émirats arabes unis a été une aubaine pour les entreprises de renseignement et de cybersécurité, avec des entreprises comme NSO Group, spécialisée dans le hacking téléphonique, Synaptech Capital, spécialisée dans le capital-risque, et Cellebrite, qui ont toutes conclu des accords lucratifs dans ces émirats du désert.

    La cybersécurité est l’un des premiers secteurs technologiques en Israël en terme d’investissements récoltés, selon l’Autorité de l’innovation israélienne.

    Pour Bluehawk CI, travailler aux EAU a pu être une source de liquidités désespérément nécessaire.

    En 2015, avant de fonder Blackhawk CI, Klisman et son épouse – ils ont depuis divorcé – ont déclaré leur faillite devant les tribunaux israéliens. Le couple était endetté à hauteur de centaines de milliers de shekels, dettes qu’ils avaient attribuées au « coût de la vie élevé » au sein de l’État juif.

    Israël est l’un des pays les plus chers au monde. Tel Aviv a récemment intégré la cinquième place des villes les plus chères sur le globe.

    En 2016, les procureurs israéliens ont mis en examen Klisman pour avoir contrefait des documents judiciaires et des assignations de huissiers de justice pour tenter d’empêcher l’armée israélienne de saisir son salaire pour payer des créditeurs. Un juge l’a reconnu coupable, mais il n’a pas été officiellement condamné et a dû effectuer 250 heures de service communautaire. Klisman s’est retiré de Tsahal à la fin de l’année 2017 et a fondé son entreprise six mois plus tard.

    Au mois de janvier 2018, Klisman a été accusé par la police des fraudes d’avoir utilisé la carte de crédit d’une femme rencontrée via un groupe WhatsApp consacré au tennis pour procéder à des achats non-autorisés à hauteur de 1 577 shekels. Une année plus tard, le gouvernement a retiré cette mise en examen.

    Klisman n’a pas donné suite à une requête de commentaire de la part du Times of Israël .

    Tandis que la personnalité qui a eu recours aux services de Bluehawk reste indéterminée, Radha Stirling, directeur-général de Detained à Dubaï – une entreprise qui représente des clients dans des conflits juridiques avec les gouvernements aux EAU – a la certitude qu’il s’agit bien du gouvernement de Ras Al Khaimah.

    « C’est monstrueux », a déclaré Stirling dans un communiqué de presse.

    « En confiant par contrat une mission d’espionnage à une firme privée, le gouvernement de Ras Al Khaimah tente d’échapper à la responsabilité de devoir rendre des comptes pour espionner des ressortissants étrangers en-dehors de sa juridiction – mais c’est bien là une violation majeure. Les EAU et Israël doivent assumer leurs responsabilités », a-t-il ajouté.

    Où placer la ligne rouge de l’éthique ?
    Selon un rapport émis par la cyberadministration israélienne, fin 2018, Israël comptait 421 cyber-entreprises actives dont 7 % – soit une trentaine – sont spécialisées dans le « cyber-renseignement ».

    Elad Ratson, ex-diplomate israélien, qui est aussi le fondateur et le directeur-général de Vayehee, une compagnie qui utilise les technologies pour contrer les Fake-news , la désinformation venant de l’étranger ou ce qu’il qualifie « d’armes en ligne d’obstruction massive », a déclaré au Times of Israël qu’il pensait que ce nombre était supérieur, selon ses propres estimations.


    Elad Ratson. (Autorisation)

    La plus grande partie des firmes de cyber-renseignements israéliennes sont spécialisées dans l’OSINT, ou « renseignements open-source », a-t-il noté. « C’est un secteur d’expertise des services israéliens de renseignement. Il y a une forte quantité de données, en ligne, qui sont ouvertement disponibles et les services israéliens de renseignement sont connus pour leur usage efficace de l’apprentissage automatique et de l’intelligence artificielle et pour extraire des informations de qualité de cet océan de données. »

    La majorité des firmes israéliennes de renseignement se concentrent sur l’OSINT (Renseignement d’Origine Source Ouverte) passif, poursuit-il, en collectant des données qui sont largement disponibles.

    D’autres s’engagent toutefois également dans ce qu’il appelle « l’ingénierie de perception » ou la manipulation du point de vue d’une cible par le biais de méthodes appelées « duperie en ligne ». De telles firmes, affirme-t-il, peuvent souvent avoir mauvaise réputation en résultat de leurs activités. L’une des plus célèbres est Black Cube.

    Toutefois, Ratson estime que de nombreuses entreprises de cyber-renseignement se fixent des lignes rouges en termes d’éthique et qu’elles ne les franchissent pas.

    « Contrairement aux autres ministères en Israël, celui de la Défense a un bureau de régulation des exportations qui est fort. Les cyber-entreprises israéliennes font attention à ne pas travailler avec le ‘mauvais’ type de client et à ne pas se mettre, pour cela, dans une situation délicate vis-à-vis du ministère de la Défense », commente-t-il.

    Toutefois, la « tentation est élevée », ajoute Ratson. « Parfois, quand il y a beaucoup d’argent sur la table, certaines entreprises ont pu tenter de fermer un peu les yeux sur l’éthique. Et c’est là qu’on a pu voir apparaître, dans les médias, une couverture internationale négative concernant des firmes de cyber-renseignement israéliennes. »

    #Émirats_arabes_unis #EAU #israel #Tel_Aviv #espionnage #espionnage_privé #Bluehawk_CI #renseignement #cybertechnologie #cybersécurité #cyber-renseignement #Tsahal #fonds souverain #RAKIA #NSO_Group #hacking #Synaptech_Capital #Cellebrite #Detained #cyberadministration #cyber-entreprises actives #cyber-renseignement #Vayehee #Fake-news #cyber-renseignements #OSINT renseignements_open-source #IA #intelligence_artificielle #ingénierie_de_perception #duperie_en_ligne #Black_Cube #journalistes

  • (Devinette)

    Le néolibéralisme est-il mauvais pour la santé ?
    https://theconversation.com/le-neoliberalisme-est-il-mauvais-pour-la-sante-153493

    La nature des débats publics est parfois surprenante pour qui explore les sciences économiques ; s’il est bon de discuter des croyances et des dogmes, certaines idéologies semblent rarement faire l’objet de grands débats : c’est le cas du néolibéralisme.

    Alors que la mentalité dite « libérale », caractéristique de la tradition rationaliste des Lumières, place au cœur des textes de notre Constitution les principes de liberté, d’égalité, de solidarité ou encore de démocratie, une idéologie semble avoir « furtivement » (selon les termes de la politologue Wendy Brown) mené sa révolution. Cette idéologie néolibérale, reposant sur une forme de rationalité marchande généralisée, est bien connue des chercheur·e·s en gestion.

    #néolibéralisme #ultralibéralisme #idéologies #marchandisation

    • Jeudi 21 janvier 2021, le Président Macron est venu célébrer le lancement du « plan quantique » sur le tout nouveau campus d’excellence Paris-Saclay. À l’occasion de cette visite, avait été prévue une rencontre avec quelques étudiants dans la maison des étudiants, à Bures sur Yvette.

      Cet événement, et surtout l’échange avec les étudiants, a bénéficié d’une vaste couverture pour relayer les nouvelles annonces du Président au sujet des conditions de retour des étudiants à l’Université.

      La SMF souhaite alerter sur les événements survenus lors de cette visite sur le campus, et restée entièrement ignorés par les médias :

      Une visite tenue secrète jusqu’à son annonce par les médias, la veille après-midi, à l’ensemble du personnel de l’université et de ses usagers.

      Un cortège présidentiel d’une ampleur inégalée comportant de nombreuses rues et axes fermés à la circulation sur tout le campus, et un dispositif policier semblable aux encadrements des manifestations parisiennes : plus d’une centaine de cars garés autour des bâtiments d’enseignement, des policiers en casques et tenues de combat, un cordon sécuritaire à plusieurs centaines de mètres du lieu de présence du Président.

      Des contrôles d’identités, photos et films des quelques collègues venus protester avec des banderoles, se déplaçant à pieds sur le campus et retenus par la police à plusieurs centaines de mètres du lieu sécurisé, sans motif.

      Des menaces de garde à vue de collègues en cas de refus de confiscation des banderoles repliés qu’ils avaient avec eux.

      Des ordres d’expulsion du campus envers des collègues assortis de menaces de garde à vue.

      Des contrôles et fouilles d’étudiants et destruction de pancartes et banderoles.

      Encerclement et retenue, pendant plus de 2h d’un groupe d’une trentaine de collègues du campus venus manifester leur désaccord sur les politiques concernant l’ERSI.

      Accompagnement sous escorte policière des manifestants à travers le campus et jusqu’à sa sortie après le départ du Président.

      Il nous faut réfléchir aux conséquences des actes de la police sur un campus universitaire face à des collègues et étudiants venus pacifiquement avec des banderoles ainsi qu’au traitement de l’information choisie par les médias.

      Alors que l’amendement ajouté au Sénat sur l’intention de nuire vient d’être censuré par le Conseil Constitutionnel, les agissements de la police envers les collègues sur le campus universitaires sont graves, et doivent être connus.

    • Sur cette visite, voir aussi :
      https://academia.hypotheses.org/30291
      https://academia.hypotheses.org/30277

      Et plus précisément sur la ministre #Vidal :
      https://seenthis.net/messages/894951#message897615
      https://seenthis.net/messages/894951#message898096

      ... #Frédérique_Vidal, celle qui justifie les mesures d’isolement par le « #brassage » qu’impliquerait la vie étudiante avec ses pauses cafés et les « #bonbons partagés avec les copains » :
      https://academia.hypotheses.org/30215

      #Paris-Saclay #ESR #enseignement_supérieur #université #facs

  • Histoire critique de l’ultragauche, Roland Simon, Deuxième édition, revue et augmentée, éditions entremonde
    https://entremonde.net/IMG/pdf/senonevero_histoire_critique.pdf

    Préface
    Mai 68, année théorique, etc. 9
    Introduction 123
    Sigles 126
    Histoire critique de l’ultragauche 129
    I. La Gauche germano-hollandaise 129
    II. La gauche italienne et les débuts de l’ultragauche en france 155
    III. Les Groupes/revues Socialisme ou Barbarie & Noir et Rouge 201 IV. L’#internationale_situationniste 315
    Postface
    La révolution prolétarienne (1848–1914) 387
    Annexe
    Ultragauche et #négationnisme 463
    Notices biographiques 468
    Bibliographie 490

    #théorie #histoire #ultragauche #Roland_Simon

  • Le foot, les stades : des laboratoires pour la « sécurité globale », par Nicolas Kssis-Martov
    https://www.sofoot.com/ce-que-la-loi-de-securite-globale-doit-malheureusement-au-foot-491505.html

    La très contestée loi relative à la sécurité globale est discutée depuis hier à l’Assemblée nationale. Elle comporte de nombreuses mesures qui interrogent sur l’évolution de notre État de droit. Toutefois, ceux qui ont suivi, sur ce terrain spécifique, l’évolution du #football, notamment dans son rapport à la vidéo, ne seront guère surpris. Et, une fois de plus, seront tentés de ressortir cette vieille évidence que les #stades [et les #ultras] ont servi de laboratoire au sécuritaire 2.0.

  • A Décines, dans la banlieue de #Lyon, l’ombre des « #Loups_gris », des ultranationalistes turcs, sur les #Arméniens
    Par Christophe Ayad // REPORTAGE // Publié hier à 10h15, mis à jour hier à 11h09

    Dans cette ville de la métropole de Lyon, le groupuscule a semé la panique, le 24 juillet, au cours d’un rassemblement arménien. Son leader, Ahmet Cetin, originaire d’Oyonnax (Ain), devait comparaître, jeudi, devant le tribunal de Bourg-en-Bresse.

    Le 24 juillet, au cœur d’un été déjà chargé, la France a échappé, sans même s’en rendre compte, à un drame qui aurait pu déchirer encore un peu plus le tissu fragile d’une société effilochée. A Décines, dans la banlieue de Lyon, des manifestants ultranationalistes turcs ont semé la panique dans une manifestation pro-arménienne, provoquant une réelle inquiétude dans une communauté installée dans la commune depuis bientôt un siècle et n’ayant jamais subi ce genre d’agression.

    Décines, c’est une « petite #Arménie » entre Rhône et Saône. Sur 28 000 habitants, la commune compte aujourd’hui 5 000 Arméniens, dont un nombre important de nouveaux venus arrivés d’Arménie pour des raisons économiques et de Syrie ou d’Irak à cause des guerres. Au tout début des années 1920, la Lyonnaise de la soie artificielle est à la recherche de main-d’œuvre : un recruteur grec part à Thessalonique, où il embauche directement dans un camp de réfugiés des rescapés du génocide arménien. Dès 1932, la Maison de la culture arménienne ouvre ses portes, ainsi que, la même année, une église en face. Le long de la même rue, un monument en mémoire du génocide arménien de 1915 est inauguré en 1972, sur la place de la Libération. C’est le premier en Europe.

    La même rue, rebaptisée « rue du 24-Avril-1915 » – jour du déclenchement du #génocide –, accueille également le Centre national de la mémoire arménienne (CNMA). C’est au pied du mémorial et tout près du CNMA que se tenait le rassemblement du 24 juillet. « Nous avions appelé à une manifestation pacifique et statique de solidarité avec l’Arménie agressée militairement par l’Azerbaïdjan », précise Sarah Tanzilli, 35 ans, membre du Comité de défense de la cause arménienne (CDCA).

    « Tirs de mortiers »
    Dans la nuit du 12 au 13 juillet, en effet, des heurts militaires ont opposé Erevan et Bakou, en conflit depuis 1991 sur le sort du Haut-Karabakh, une enclave peuplée d’Arméniens en territoire azerbaïdjanais. Pour la première fois, les accrochages se matérialisent par une incursion azerbaïdjanaise en territoire arménien, et non pas dans la seule région contestée du Haut-Karabakh. « Etant donné notre histoire, nous ne pouvons qu’être inquiets lorsque la sécurité de l’Arménie est menacée », plaide Sarah Tanzilli. D’autant que la Turquie est un soutien indéfectible de l’Azerbaïdjan, turcophone, face à l’ennemi arménien.

    Quarante-huit heures avant la manifestation, un appel à une contre-manifestation est lancé sur les réseaux sociaux par Ahmet Cetin, une figure connue de la scène nationaliste turque de France, qui multiplie propos à l’emporte-pièce et déclarations d’allégeance au président turc, Recep Tayyip Erdogan. Le jeune homme est originaire d’Oyonnax (Ain), où la communauté turque, souvent originaire d’Isparta, est réputée pour ses idées nationalistes.

    Le jour dit, les manifestants turcs débarquent en ville vers 18 h 30. Ils sont entre 50 et 150, selon les différentes sources. Sur la place de la Libération, quelque 500 Arméniens commencent leur rassemblement à 19 heures. A peine Sarah Tanzilli prononce quelques mots au micro qu’éclatent des « tirs de mortiers » – en fait, des pétards agricoles dont la déflagration est en effet effrayante. Ils ne causent aucun dommage, mais les manifestants sont terrorisés, d’autant que, sur les réseaux sociaux, plusieurs sonnent l’alerte aux Loups gris. Ce groupuscule paramilitaire ultranationaliste (MHP) sévit depuis les années 1970, tantôt avec l’accord tacite, voire les encouragements, du pouvoir turc, tantôt à son insu, contre « les gauchistes », les Kurdes et tous ceux qui dénigrent la grandeur turque.

    Comme l’atteste une vidéo qu’Ahmet Cetin a mise en ligne, certains manifestants sont masqués, arborent l’insigne des Loups gris et font le signe de ralliement du mouvement avec leurs doigts en joignant le pouce, le majeur et l’annulaire, l’index et l’auriculaire dressés pour former le profil et les oreilles d’un loup. Sur cette même vidéo, ils scandent, en turc : « Nous sommes le commando turc ! »

    D’après plusieurs témoins, que Le Monde n’a pas pu rencontrer, ces manifestants étaient armés de couteaux et de barres de fer. Deux couteaux auraient été retrouvés dans la boîte aux lettres d’un médecin. Les manifestants auraient aussi emprunté l’avenue Jean-Jaurès en criant : « Ils sont où les Arméniens ? », avant de s’en prendre à la boutique du cordonnier Arm-Ian, aux origines évidentes, épargnant son voisin, le kebab, sans savoir qu’il est en fait kurde.

    « Pourquoi la police les a laissés arriver ? »
    Interrogé par Le Monde, le cordonnier raconte : « Ils ont commencé à jeter des pierres et des pétards sur mon magasin. Avec mes amis, je les ai menacés avec un marteau et des outils, et ils se sont enfuis. Puis la police a débarqué et a lancé du gaz lacrymogène. C’est eux qui avaient peur plus que nous. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi la police les a laissés arriver en ville. Elle sait très bien que Décines est arménien et qu’il allait y avoir des problèmes. »

    En effet, alors qu’une partie de la population se terre chez elle, de jeunes Arméniens sortent pour en découdre et la police doit s’employer à empêcher les deux groupes de s’affronter. Finalement, il n’y aura pas de confrontation directe, ni de blessé. Quatre Turcs arrêtés par la police font l’objet d’un rappel à la loi avant d’être libérés. L’affaire aurait pu en rester là, mais Ahmet Cetin continue de poster des messages inquiétants après la manifestation. Dans l’un d’entre eux, il déclare : « Que le gouvernement [turc] me donne 200 euros et une arme et je ferai ce qu’il y a à faire partout en France. » Il se plaint de la passivité des Turcs de Paris et de Strasbourg, pourtant plus nombreux mais « pas unis et pas soudés ». « A Lyon, nous, on gère », fanfaronne-t-il.

    A Décines, le choc est réel. Jamais la communauté arménienne n’avait été directement ciblée. Même en mars 2006, lorsque le comité Talaat Pacha, une autre officine d’extrême droite turque, avait organisé une grande marche dans le centre de Lyon, avec 3 000 militants venus de toute l’Europe, contre l’inauguration prochaine d’un monument à la mémoire du génocide arménien place Antonin-Poncet. La marche, émaillée de slogans négationnistes et encadrée par un service d’ordre très agressif, avait affronté des groupuscules étudiants d’extrême gauche qui défilaient à l’époque contre le CPE.

    Cagnotte de soutien
    Très rapidement, le CDCA prend un avocat, Me Charles Consigny, et dépose deux plaintes : l’une pour « appels à la haine » et l’autre pour « attroupement en vue de fomenter des violences ». Le parquet se saisit de la première et décide de l’instruire en comparution immédiate. Placé en garde à vue le 17 août, Ahmet Cetin est interrogé par la police puis relâché. Son procès pour « appels à la haine raciale » est fixé dans l’après-midi de jeudi 17 septembre, au tribunal de Bourg-en-Bresse, le plus proche de son domicile.

    Depuis son arrestation, M. Cetin a supprimé ses comptes sur les réseaux sociaux, mais des activistes arméniens ont archivé ses déclarations et vidéos – dont plusieurs nient la réalité du génocide arménien, ce qui, en France, n’est pas puni par la loi. Il a ouvert un nouveau compte Instagram, où sa communication est nettement plus contrôlée. Mercredi, il a appelé ses soutiens à ne pas se rendre au tribunal. En vue du procès, une cagnotte de soutien a recueilli 1 472 euros. Joint au téléphone, Ahmet Cetin, qui risque jusqu’à un an de prison, préfère ne pas s’exprimer avant le procès, tout comme son avocate, Me Marie Audineau.

    De son côté, Jules Boyadjian, président du CDCA et frère de Sarah Tanzilli, souhaite ne pas en rester là et entend obtenir du ministère de l’intérieur la dissolution des Loups gris en tant que « groupement de fait ». Au-delà de Décines et de la communauté arménienne, l’incident du 24 juillet révèle au grand jour l’émergence d’une jeunesse franco-turque radicale islamiste et nationaliste, très minoritaire au sein des 200 000 Turcs de France mais très organisée et active : une jeunesse intolérante, négationniste, antisémite, antikurde et homophobe. « Cette jeunesse, qui a pu se sentir exclue par la société française, ne sort pas de nulle part, explique Pinar Selek, sociologue franco-turque, qui se présente comme « féministe et antimilitariste ». Elle est le fruit d’années de travail et de maillage associatifs. Elle a grandi dans un univers clos fait de cours de langue, de religion, de propagande télévisée et numérique. Ces jeunes ont un grand mépris pour leurs sociétés d’accueil et les valeurs européennes. Erdogan, en réussissant à marier le nationalisme jeune turc et l’islam ottoman, leur a fourni un contre-modèle fort. » Ce phénomène est présent dans toute l’Europe et la France n’y échappe pas. Mais l’alliance, depuis 2017, entre l’islamiste Erdogan et les ultranationalistes du MHP lui donne un tour franchement inquiétant. D’ailleurs, les actes antikurdes se multiplient ces dernières années dans toute l’Europe, y compris la France.

    Culture en vase clos
    L’un des principaux vecteurs de cette culture en vase clos, qui évoque fortement le « séparatisme » contre lequel le gouvernement Castex veut légiférer, est le Ditib, acronyme d’Union turco-islamique des affaires religieuses. Cette administration de l’Etat turc gère les lieux de culte à l’étranger – en Turquie, c’est le Diyanet – avec l’aide d’associations locales inféodées. « Sous Erdogan, le budget du Ditib a explosé, souligne la chercheuse Elise Massicard, politiste au CERI-Sciences Po et spécialiste de la Turquie. Les islamistes turcs ont toujours choyé la diaspora. Depuis qu’ils sont au pouvoir, c’est encore plus le cas. » M. Erdogan a multiplié les meetings en Europe, faisant des Turcs à l’étranger les « ambassadeurs » de leur pays et de sa vision du monde, très belliqueuse depuis cinq ans.

    A Lyon, les opérations de vote aux dernières législatives turques de 2018 ont eu lieu au Ditib et non pas au consulat : 30 000 Turcs ont ainsi défilé en deux semaines dans la zone industrielle… de Décines. « C’est quand même un choix bizarre d’implanter leur mosquée ici alors que les places fortes de l’immigration turque sont Meyzieu et Vaulx-en-Velin », souligne Dany-Claude Zartarian, une élue locale d’origine arménienne. Coincé entre une déchetterie et une banque alimentaire, le Ditib est un gigantesque ensemble de salles de cours, salles de prière, bureaux et entrepôts.

    Comme par hasard, c’est là que s’étaient donné rendez-vous les manifestants turcs le 24 juillet. Interrogés par Le Monde, les responsables du Ditib ne souhaitent faire aucun commentaire en l’absence de leur directeur, « en voyage ». Un employé local, qui ne souhaite pas donner son nom, assure avoir découvert ce rassemblement avec stupéfaction : « Je ne connaissais pas ces têtes. Je leur ai dit que c’était interdit de stationner ici. Je les ai mis dehors et j’ai fermé le portail », explique-t-il. La mise au jour d’une collusion entre cette nouvelle génération de Loups gris en France et l’Etat turc ferait très mauvais genre. Et alimenterait les tensions, déjà très fortes, entre Paris et Ankara, à couteaux tirés sur le dossier libyen et en Méditerranée orientale.

    Christophe Ayad
    Décines-Charpieu (Rhône), envoyé spécial

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/09/17/l-ombre-des-loups-gris-sur-les-armeniens-de-decines_6052553_3224.html

    #Turquie #ultra_nationalisme #nationalisme

  • Quand la DGSI traque l’ultragauche dans la communauté scientifique française
    https://www.lepoint.fr/societe/quand-la-dgsi-traque-l-ultragauche-dans-la-communaute-scientifique-francaise

    Sur la seule base de contacts avec l’ultragauche, qu’il nie, un ingénieur du Centre national d’études spatiales (Cnes) a été licencié. Il est question de la protection du potentiel scientifique et technique de la nation. Du risque d’affaiblir les moyens de défense de l’État ; de les détourner « à des fins de terrorisme, de prolifération d’armes, de destruction massive ou de contribution à l’accroissement d’arsenaux militaires ». C’est du moins ce qu’affirment notre Code pénal et notre Code de la sécurité (...)

    #activisme #licenciement #surveillance #DGSI

    • Il est question de la protection du potentiel scientifique et technique de la nation. Du risque d’affaiblir les moyens de défense de l’État ; de les détourner « à des fins de terrorisme, de prolifération d’armes, de destruction massive ou de contribution à l’accroissement d’arsenaux militaires ». C’est du moins ce qu’affirment notre Code pénal et notre Code de la sécurité intérieure, et qui justifie, selon le ministère de l’Enseignement supérieur, d’avoir détruit la vie professionnelle de Mathieu*.

      Docteur en informatique, spécialiste en traduction et en gestion de ressources « termino-ontologiques » (sic), cet ingénieur du Centre national d’études spatiales (Cnes) s’est en effet vu reprocher par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) d’avoir eu des contacts en 2010 et 2017 avec l’ultragauche. Des accusations très vagues, mais suffisantes pour que le quadragénaire se voie refuser l’accès à la zone à régime restrictif (ZRR) du #Cnes et, donc, par la suite des choses, à être licencié en octobre 2019.

      Une enquête administrative aux résultats contestés

      L’histoire n’est pas banale. On la connaît pourtant dans un autre contexte, quand des personnes soupçonnées d’accointances djihadistes ou islamistes ont été assignées à résidence pendant l’état d’urgence, sur la base des fameuses notes blanches de la DGSI, des notes non signées, non datées, rarement sourcées, qui mettaient en avant leur dangerosité. Des militants écologistes avaient connu le même sort en novembre 2015, se voyant interdire de manifester par peur qu’ils créent des troubles publics pendant la COP21, dans un contexte élevé de menace terroriste.

      Mais le cas de Mathieu est différent : les autorités, sans fournir la moindre #preuve de sa dangerosité, lui interdisent tout avenir professionnel dans l’#aérospatiale, au nom d’opinions politiques ou d’amitiés à l’ultragauche qu’il est supposément censé avoir. Et qu’il nie. Tout commence en décembre 2017. Mathieu signe un CDD avec un sous-traitant du Cnes et obtient l’autorisation d’accéder à la #zone_à_régime_restrictif (#ZRR), où sont traitées des #données_sensibles.

      L’ingénieur décroche un CDI

      Mathieu travaille bien, ses collègues saluent son implication. Il obtient un CDI en avril 2019. À cette occasion, une nouvelle #enquête_administrative est menée, comme la loi le prévoit, pour vérifier que son « comportement [...] n’est pas incompatible avec l’exercice des fonctions ou des missions envisagées ». Cette enquête est obligatoire pour tout personnel qui souhaite accéder à une ZRR.

      Sans que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche le justifie, et à la surprise générale, un #avis_défavorable va cependant être rendu. Mathieu n’ayant plus accès à la ZRR du Cnes, il ne peut plus exercer ses missions. Il est licencié.

      Une #note_blanche totalement vide

      Le quadragénaire et son avocat, Me Raphaël Kempf, saisissent alors la justice pour tenter d’obtenir l’annulation de cet avis défavorable rendu par le ministère, lequel se cache derrière le « secret de la #défense_nationale » et le « #confidentiel_défense » pour refuser de se justifier. Avant, quelques semaines plus tard, de finalement accepter de livrer la note blanche de la DGSI sur laquelle est appuyée sa décision.

      Cette dernière ne comprend qu’une phrase : « Mathieu X. est connu de la Direction générale de la sécurité intérieure pour être apparu en 2010 et 2017 en relation avec la mouvance de l’#ultragauche_radicale. » De quel mouvement s’agit-il ? Dans quel cadre ? A-t-il bu une bière avec Julien Coupat ou participé à une manifestation violente aux côtés d’Antonin Bernanos ? Les #services_de_renseignements ne disent rien d’autre.

      « Extension du domaine du #soupçon »

      La jurisprudence est claire : pour que ces notes blanches soient prises en considération par le tribunal administratif, elles doivent pourtant apporter des éléments factuels, « précis et circonstanciés », qui puissent être, le cas échéant, contestés. « Or, mon client est ici dans l’incapacité de se défendre, s’insurge Me Kempf. Pour paraphraser Michel Houellebecq, nous sommes dans l’extension la plus totale du domaine du soupçon, soupçon qui n’est absolument pas étayé. »

      L’avocat poursuit : « Qu’est-ce que l’ultragauche ici ? De quoi parle-t-on ? Aucune indication n’est donnée quant aux personnes qui seraient membres de cette mouvance avec lesquelles Mathieu X. aurait été en relation. Il n’est pas plus précisé quelle est la nature de ces relations, si elles étaient voulues, ou seulement fortuites et occasionnelles. »

      Pas de menace

      Dans un jugement du 9 janvier 2020, le tribunal administratif de Toulouse a donné raison à l’ingénieur. « L’accès à une zone à régime restrictif est soumis à l’impératif qui s’attache à protéger les accès aux #savoirs, #savoir-faire et #technologies les plus "sensibles" des établissements publics et privés, dont le détournement et la captation pourraient porter atteinte aux intérêts économiques de la nation, renforcer des arsenaux militaires étrangers ou affaiblir les capacités de défense de la nation, contribuer à la prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs, et être utilisés à des fins terroristes sur le territoire national et à l’étranger », peut-on lire dans la décision.

      Et les juges de conclure : « Il résulte de l’instruction et notamment des documents versés au dossier par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation dans le cadre du débat contradictoire devant le tribunal de céans que les seuls faits reprochés à Mathieu X. ne relèvent pas du secret-défense et se limitent pour Mathieu X. à "être apparu en relation en 2010 et 2017 avec la mouvance de l’ultragauche radicale". Ces éléments peu précis et circonstanciés ne constituent pas des motifs de nature à faire obstacle à ce que le requérant ne puisse pénétrer dans la zone à régime restrictif du Cnes et n’établissent pas en quoi Mathieu X. constituerait une menace pour le potentiel scientifique ou technique de la nation. »

      Le ministère de l’Enseignement supérieur a fait appel. Une audience aura lieu dans les prochains mois. Contacté, le Cnes explique ne pas avoir de marge de manoeuvre dans cette affaire et être « lié à l’avis de son ministère de tutelle ». Mathieu n’a pour le moment pas retrouvé de travail.

      https://www.lepoint.fr/societe/quand-la-dgsi-traque-l-ultragauche-dans-la-communaute-scientifique-francaise
      #DGSI #France #licenciement #extrême_gauche #ultragauche #chercheurs #liberté_académique #recherche #science #nationalisme #sécurité #MESRI

  • Après la tentative désespérée de sauver le soldat Philippe depuis une semaine, nos médias passent à la divination: Remaniement : quel avenir pour Edouard Philippe après son départ du gouvernement ?
    https://www.francetvinfo.fr/politique/gouvernement-d-edouard-philippe/remaniement-quel-avenir-pour-edouard-philippe-apres-son-depart-du-gouve

    Le Premier ministre démissionnaire va rapidement retourner au Havre pour retrouver son fauteuil de maire. Mais certains considèrent que sa forte popularité pourrait lui donner des idées pour la suite.

    Ils pourraient peut-être le nommer à la direction de France Info, la rédaction serait trop contente.

    Fanclubbing we’re fanclubbing
    We’re what’s happening
    Fanclubbing we’re fanclubbing
    We’re an ice machine
    We see people brand new people
    They’re something to see
    When we’re fanclubbing
    Bright-white clubbing
    Oh isn’t it wild?

  • Chassol - Big Sun (Full movie)
    https://www.youtube.com/watch?v=vTL4gZ9ve6E

    Enfin le film complet de Big Sun ! (pas juste la captation concert)

    Avec Big Sun, son rayonnant quatrième album, Christophe Chassol clôt sa trilogie d’ultrascores (la méthode d’harmonisation du réel qu’il a développée) commencée à la Nouvelle-Orléans créole (Nola Chérie, 2011) et poursuivie en Inde (Indiamore, 2013).

    #musique #Chassol #Christophe_Chassol #ultrascore

  • Christophe Kerrero, le directeur de cabinet de Jean-Michel Blanquer siège à l’Ifrap
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/05/11052020Article637247793272742622.aspx

    Peut-on servir l’Etat et un organisme qui souhaite l’affaiblir ? Directeur de cabinet du ministre de l’éducation nationale, Christophe Kerrero est aussi membre du conseil scientifique de l’IFRAP, un lobby libéral très actif politiquement. Alors que l’Ifrap milite pour la réduction des effectifs de fonctionnaires, il est paradoxal de voir à la tête du ministère qui emploie la moitié des fonctionnaires d’Etat un responsable de cet organisme.
     
    Le "conseil scientifique" de l’Ifrap est une des instances dirigeantes de ce lobby. C Kerrero y siège aux cotés de Bernard Zimmern, fondateur de l’IFRAP, ancien membre du Club de l’Horloge et de plusieurs professeurs de l’ESCP Business School.
     
    Fondé par B Zimmern et JY Le Gallou, ancien président du FN, l’Ifrap s’est fait connaitre par son lobbying auprès des politiques, notamment des parlementaires, en faveur de thèses libérales. L’Ifrap a été déclaré d’utilité publique par F Fillon en 2009. Et en 2017, l’institut a soutenu le candidat, malheureux, des Républicains.

     
    En 2011, Franck Ramus, aujourd’hui membre du conseil scientifique de l’Education nationale, avait écrit que qualifier l’iFRAP « d’institut de recherche » est inadéquat car aucun des chercheurs examinés n’est détenteur d’un doctorat ou ni "n’a jamais publié le moindre article dans une revue internationale d’économie".
     
    Inspecteur général depuis 2012, ancien conseiller de Luc Chatel, Christophe Kerrero a été nommé directeur de cabinet de JM Blanquer en 2017. Après l’Institut Montaigne, proche du ministre, voici un second lobby ancré très a droite qui semble exercer son influence rue de Grenelle.

    #Ifrap #ministère #éducation

    • Depuis le terrible assassinat de Samuel Paty le 16 octobre dernier, le Ministre Blanquer a persévéré dans son discours ancré à l’extrême-droite et visant à fracturer la société et à pointer du doigt les organisations qui luttent contre les discriminations.
      https://visa-isa.org/fr/node/145968
      Dès 2017, le ministre Blanquer nommait Christophe Kerrero directeur de son cabinet. Kerrero est aussi membre du conseil scientifique de l’Ifrap, un lobby libéral qui milite pour la réduction des effectifs de fonctionnaires. L’Ifrap illustre bien les liens entre le libéralisme et l’extrême-droite puisque parmi ses fondateurs on trouve Jean-Yves Le Gallou, membre du Front national puis du MNR et co-fondateur club de l’Horloge, mais aussi Bernard Zimmern qui est également un ancien membre du Club de l’Horloge. Le club de l’Horloge est un cercle de pensée qui revendique le mariage entre le libéralisme de la droite traditionnelle avec le nationalisme de l’extrême-droite.

  • #France : #Castaner redoute une montée du #communautarisme

    Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a déclaré jeudi qu’il redoutait une montée du communautarisme en France à la faveur de l’épidémie de #coronavirus et des mesures de #confinement, susceptibles selon lui de provoquer un #repli_communautaire.

    “Je crains le risque de communautarisme et que le communautarisme puisse se développer”, a-t-il déclaré lors d’une audition en visioconférence devant la mission parlementaire portant sur l’impact, la gestion et les conséquences de l’épidémie de coronavirus.

    “L’organisation du renforcement communautaire dans une période où une société doute est quelque chose à laquelle tous les pays ont pu faire face”, a-t-il ajouté. “C’est un sujet qui peut provoquer du repli sur soi et peut provoquer du repli communautaire, c’est un sujet de #préoccupation que nous suivons et que nous analysons pour nous préparer à la sortie du confinement, le moment venu”.

    Christophe Castaner a également évoqué, sans donner plus de précisions, des “réseaux d’ultra droite et d’ultra gauche”, très actifs “sur les réseaux sociaux” et appelant “à préparer un certain nombre d’actes qu’ils voudraient commettre à la sortie de la période de confinement”.

    https://fr.reuters.com/article/idFRKCN21R1EB


    https://cache.media.eduscol.education.fr/file/Reprise_deconfinement_Mai2020/69/5/Fiche-Replis-communautaires_1280695.pdf
    –-> attention à ne pas critiquer devant vos enfants les « mesures gouvernementales », car ielles peuvent après en parler à l’école et... tac :

    certaines questions et réactions d’élèves peuvent être abruptes et empreintes d’#hostilité et de #défiance : remise en question radicale de notre société et des valeurs républicaines, méfiance envers les discours scientifiques, fronde contre les mesures gouvernementales, etc.

    #risque #repli_communautariste #communautarisme #déconfinement #ultra_droite #ultra_gauche #extrême_droite #extrême_gauche #mesures_gouvernementales #fake-news #école #valeurs_républicaines #idéaux_républicains #France #radicalisation #complotisme #idées_radicales #mots #vocabulaire #terminologie #communauté #universalisme #intégration #cohésion_sociale #lien_social #identité #lien_positif #vigilance #peur #religion #vengeance #apocalypse #antagonismes #confusion #autorité_scientifique #science #signalement #indivisibilité_de_la_République #unicité_du_peuple_français #égalité_hommes_femmes #laïcité #esprit_critique #complotisme #socialisation_positive
    #géographie_culturelle

    ping @cede @karine4

    via @isskein

  • Infiltré dans l’#ultradroite - Mon année avec l’#alt-right

    Pendant un an, un étudiant a infiltré la branche anglaise de l’"alt-right", cette mouvance de la droite radicale née aux États-Unis. Une immersion inédite dans les rouages des groupuscules néofascistes.

    Patrik Hermansson, un étudiant suédois à Londres, a infiltré pour le compte de Hope Not Hate, une organisation britannique antiraciste et antifasciste, le London Forum, un think tank de l’ultradroite anglaise. Sous une fausse identité, il a gravi peu à peu les échelons et rencontré les différents membres de l’organisation, dont son influent dirigeant, Jeremy Bedford-Turner, un ancien militaire notoirement antisémite. L’internationalisation du mouvement lui a également permis de nouer des contacts avec les principaux chefs de file de l’"alt-right" américaine. Si certaines figures, comme Richard B. Spencer ou son bras droit Jason Jorjani, expriment publiquement leurs volontés suprémacistes, d’autres se font plus discrets, à l’image de Greg Johnson, défenseur du concept d’ethno-État. Invité par des militants de cette « droite alternative », Patrik Hermansson a assisté, impuissant, à la tragédie de Charlottesville en août 2017.

    Néofascisme décomplexé
    Galvanisés par l’élection de Donald Trump, les partisans de l’ultradroite répandent leurs théories complotistes, antisémites et racistes sur Internet, puissant levier de communication qui leur permet de toucher un public jeune. Tourné principalement en caméra cachée, ce film braque un regard inédit sur les protagonistes et les stratégies de ce mouvement. De Londres à Washington en passant par Charlottesville, une plongée effrayante au cœur d’un néofascisme décomplexé.

    https://www.arte.tv/fr/videos/082246-000-A/infiltre-dans-l-ultradroite-mon-annee-avec-l-alt-right
    #extrême_droite #Forum_de_Londres #réseau_international #Stead_Steadman #anti-sémitisme #antisémitisme #mythologie_nordique #Scandinavie #guerre_raciale #Jeremy_Jez_Turner #Jez_Turner #Jeremy_Turner #liberté_d'expression #Trump #Pepe_La_Grenouille #Millenal_Woes #Colin_Robertson #anti-féminisme #doxing #Greg_Johnson #nationalisme_blanc #diversité #homogénéité #Etats_ethniques #forum_du_Nord-Ouest #ultradroite #ultra-droite #Spencer_Richard #Jason_Reza_Jorjani #contre-culture #Steve_Bannon #anti-musulmans #islamophobie #unite_the_right #Charlottesville #Alex_Fields #Heather_Heyer #déshumanisation #violence #hope_not_hate #ethno-Etat #pureté_ethnique
    #film #film_documentaire #documentaire

  • Les services de #renseignement s’inquiètent d’un regain d’activisme de l’#ultra-gauche
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/04/18/sous-le-feu-du-covid-19-la-soif-d-en-decoudre-de-l-ultra-gauche_6037035_3224

    La forme la plus spectaculaire de cette soif d’en découdre a été relevée, le 1er avril, vers 3 heures du matin, contre les locaux sécurisés des services pénitentiaires d’Amiens (Somme), situés près de la maison d’arrêt. Trois véhicules du service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) et deux fourgons cellulaires ont été incendiés. Un départ de feu dans le bâtiment n’a pas prospéré. Les auteurs ont signé leur acte sur un mur : « crève la justice, crève la taule, crève l’Etat, et crève » suivi d’un « Ⓐ » pour #anarchie.

  • Léo Grasset sur Twitter : « Les éminents chercheurs qui dérapent et se mettent à donner leur opinion sur des sujets en dehors de leur expertise sont assez nombreux. Eh ben aujourd’hui j’ai appris que ça s’appelait de l’ultracrepidarianisme https://t.co/IFlraBKLQa Voici quelques exemples : » / Twitter
    https://twitter.com/dirtybiology/status/1251300336901525504

    Les éminents chercheurs qui dérapent et se mettent à donner leur opinion sur des sujets en dehors de leur expertise sont assez nombreux.

    Eh ben aujourd’hui j’ai appris que ça s’appelait de l’ultracrepidarianisme
    https://en.wikipedia.org/wiki/Ultracrepidarianism

    Kary Mullis, Nobel grâce à son invention de la PCR, était climatosceptique, pensait que le SIDA n’avait rien à voir avec le VIH, et croyait fermement en l’astrologie.

    Peter Duesberg, reconnu pour son apport important sur la connaissance des bases génétiques du cancer, pense que le SIDA vient des drogues et n’a rien à voir avec un virus.

    James Watson, Nobel grâce à la co-découverte de la molécule d’ADN, est partisan de théories racistes claquées, comme le fait que « le soleil active l’ADN des latinos et leur donne envie de faire du sexe » (si seulement c’était une blague T_T )

    Fred Hoyle a formulé l’hypothèse de la nucléosynthèse stellaire (et inventé l’expression « Big Bang »).
    Il pensait aussi que les épidémies étaient causées par les comètes, que l’Archeopteryx était un fake, et que le pétrole n’avait pas d’origine organique.

    Lynn Margulis, à qui on doit la théorie de l’endosymbiose et la compréhension de la symbiose comme force évolutive, pensait aussi que le SIDA était en fait juste une syphilis, et a fini par rejeter une bonne partie du consensus de la biologie évolutive.

    Claude Allègre, géochimiste médaille d’or du CNRS et ... climatosceptique notoire, contre le consensus de la communauté des chercheurs (qu’il a quitté depuis longtemps d’ailleurs).

    Luc Montagnier, Nobel de médecine pour ses travaux sur le SIDA, soutient aussi des thèses comme la mémoire de l’eau, la téléportation de l’ADN, le traitement de Parkison avec de la papaye fermentée... et que le coronavirus a été fabriqué.

  • Will COVID-19 reshape ultra-Orthodox leadership?
    https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2020/03/israel-health-minister-yaakov-litzman-coronavirus-uorthodox.html

    According to figures provided by the Ministry of Health, the rate of coronavirus infection is higher among ultra-Orthodox communities than the national average. In Bnei Brak, the country’s largest ultra-Orthodox enclave, one out of every three people tested was found to have the virus. The densely populated city is home to about 200,000 people, most of them large families of ten or more people living in tiny apartments. Such conditions make it almost impossible to prevent the spread of the virus. In fact, the situation is a ticking time bomb with the potential to collapse Israel’s entire health care system.

    The blame for all this has fallen primarily on Health Minister Yaakov Litzman (Yahadut HaTorah), who has been accused of being exceptionally lenient toward the ultra-Orthodox community from the beginning of the crisis. Prime Minister Benjamin Netanyahu has also come under criticism for ignoring Litzman’s behavior for political reasons, that is, so as not to harm his alliance with the ultra-Orthodox parties. There were even calls for Netanyahu to fire Litzman and replace him with a professional.

    Litzman has rejected the criticism of course, asserting that he has no plans to depart the ministry even after a new government is formed. He has, however, come to realize that he is playing with fire, which is why on March 30 he announced his support for imposing a closure on Bnei Brak to prevent the spread of the virus elsewhere. In doing so, he closed ranks with the professional staff at his ministry, who had asked him to take drastic measures in Bnei Brak before the situation spirals out of control.

    A total closure is yet to be imposed on the city, but it has been cordoned off by police roadblocks and soldiers to prevent non-residents from entering. Furthermore, laws prohibiting prayers in synagogues and immersions in ritual baths have been strictly enforced. The same holds in the ultra-Orthodox neighborhoods of Jerusalem, where such laws have been enforced more severely. For instance in Meah Shearim, synagogue doors were welded shut after it was learned that hundreds of people had been violating the emergency regulations.

    (...)

    According to reports, the situation in Bnei Brak is, in fact, serious. Terrified residents are confined to their homes, while a large police presence patrols the empty streets. Ultra-Orthodox journalists report a humanitarian crisis in the making, with many residents feeling like a flock without a shepherd, just days before the Passover holiday, which begins April 8.

    The public outrage directed at the ultra-Orthodox community can be felt across social networks. “Very soon Bnei Brak will turn Israel into Italy!’’ tweeted the journalist Doron Herman. “All the responsible bodies are dragging their feet, unable to get the sick people out of the city.” Other tweets were even more outspoken. It is becoming increasingly clear that the coronavirus could be a tipping point in ultra-Orthodox society’s relationship with the secular community. Israeli society’s willingness to tolerate the lack of equality when it comes to sharing the burden of military service could well shift as a result of the coronavirus crisis. One expression of this would be a growth in support for political parties with an anti-ultra-Orthodox agenda, such as Yesh Atid and Yisrael Beitenu.

    This is also a big test for the ultra-Orthodox. After all, they will one day have to account for what happens. One potential outcome is that the crisis gives rise to a different kind of leadership among the ultra-Orthodox, producing one that understands the importance of such situations and promotes greater involvement of the ultra-Orthodox in Israeli society at large, including in the workforce and the military.

    #israël #ultra-orthodoxes #covid-19

  • Hôpital public : la note explosive de la Caisse des dépôts
    Laurent Mauduit et Martine Orange
    https://www.mediapart.fr/journal/france/010420/hopital-public-la-note-explosive-de-la-caisse-des-depots?onglet=full

    À la demande d’Emmanuel Macron, la Caisse des dépôts travaille à un plan pour l’hôpital public. Mediapart en révèle le contenu. Au lieu de défendre l’intérêt général, il vise à accélérer la marchandisation de la santé et sa privatisation rampante.

    ...
    La philosophie générale du plan. Tous les experts que nous avons interrogés – professeur de médecine, économistes, sociologue – portent sur cette note un regard similaire. S’ils relèvent ici ou là quelques avancées, ils constatent qu’elle ne tire aucun enseignement de la crise sanitaire historique que nous traversons et cherche à poursuivre et même à accélérer les processus de privatisation rampante et de marchandisation de la santé, qui étaient déjà à l’œuvre les années précédentes.

    ...
    Pierre-André Juven ajoute : « Ce document est le révélateur très net des orientations actuelles en matière de réformes de la santé : nécessité de faire plus de place au privé ; croyance forte dans l’innovation numérique comme solution au double enjeu de la qualité des soins et de la contrainte financière ; responsabilisation et individualisation face au risque. Les quatre points généraux du document ne sont qu’un coup de tampon aux stratégies édictées depuis plusieurs années. Loin de remettre en cause les orientations délétères des réformes conduites depuis plus de vingt ans, ils conduisent à accélérer la casse de l’hôpital public. Ce document n’est pas seulement la marque d’une volonté d’étendre l’emprise du privé au sein de l’hôpital public, il traduit la conception technophile, néolibérale et paternaliste qu’une grande partie des acteurs administratifs et des responsables politiques ont de la santé. »

    Interrogé également par Mediapart, le professeur André Grimaldi, fondateur du Collectif Inter-Hôpitaux, juge aussi sévèrement cette note. Il souligne en particulier qu’elle présente le vice majeur de mettre sur un pied d’égalité l’hôpital public et d’autres établissements, dont les établissements privés de santé à but non lucratif (Espic), qui, même s’ils sont détenus par des mutuelles et des fondations, sont régis par d’autres règles, notamment celles de la concurrence, ce qui leur permet d’embaucher les soignants sous des contrats individuels, de faire leur mercato pour débaucher des professeurs de renom, avec les rémunérations afférentes. Cette mise sur un pied d’égalité de ces établissements a, selon lui, pour effet d’effacer la frontière entre public et privé et s’inscrit dans une logique de marchandisation.

    Jean-Paul Domin, professeur de sciences économiques à l’université de Reims et membre des Économistes atterrés, soulève, avant toute chose, une question de méthode : « N’y a-t-il pas un évident conflit d’intérêts à demander un rapport à la CDC sur l’hospitalisation ? La CDC, via une de ses filiales Icade santé, est un acteur majeur de l’hospitalisation privée lucrative. Icade santé est détenue à hauteur de 38,8 % par la CDC et pour 18,4 % par Prédica SA (la filiale assurance du Crédit agricole). Icade s’est spécialisée sur le marché de l’immobilier sanitaire. Elle possède un portefeuille de 135 établissements de santé valorisé à hauteur de 5,5 milliards d’euros. Elle est déjà partenaire de marques reconnues (Elsan, Ramsay santé, Vivalto) ainsi que des groupes régionaux. Icade souhaite également investir le marché des Ehpad et annonce un accord de partenariat avec le groupe Korian. »

    #Politique-de-santé #Hôpitaux #Emmanuel-Macron #Ultralibéralisme #Privatisation

    • Pour Jean-Paul Domin, la critique est similaire : « C’est le truc à la mode. Les opérateurs complémentaires (mutuelles, assurances) se sont lancés en proposant des solutions de téléconsultation (la société Mesdocteurs.com est financée en partie par Axa, qui est au capital). La CDC oublie que cette fausse solution nécessite que l’ensemble des patients puisse avoir accès au très haut débit, ce qui n’est pas le cas pour tout le monde. L’accès à la télémédecine est marqué par de fortes inégalités. »

      Depuis quelques mois impossible pour moi d’avoir accès à mon compte « Amélie ». J’ai perdu mes codes, comme la fonction pour en demander de nouveaux en ligne est down, je fait une demande écrite par la poste. Un mois plus tard je reçoit le code, il marche pas mon compte est indiqué « indisponible pour l’instant - revenez plus tard ». Je téléphone à la secu, plus de 30 minutes d’attente avec la petite musique qui rend folle au prix standart + 6 centimes la minutes. L’opérateur me donne un nouveau code par SMS.
      Je vais sur Amélie et là encore ca marche pas « votre compte est indisponible pour l’instant - revenez plus tard » avec une image très mignonne et plus aucune fonction accessible meme la demande d’un nouveau code.
      N’étant pas super douée en informatique mais pas non plus totalement incapable je suis toujours dans l’incapacité d’avoir accès à mon compte Amélie. Ca implique que je peu pas avoir de justificatif pour prendre une mutuelle du coup j’ai du payé pas mal de frais médicaux de décembre à mars et j’ose pas imaginé ce que serait une téléconsultation avec ce système.

    • et puis après la lecture de cet article je tombe sur ceci qui m’aurais fait avalé mon dentier si j’en avait un !

      Coronavirus : « La solidarité, ça ne s’instrumentalise pas », dit Paris à Pékin et Moscou

      https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/290320/coronavirus-la-solidarite-ca-ne-s-instrumentalise-pas-dit-paris-pekin-et-m

      La Chine et la Russie ne doivent pas « instrumentaliser » l’aide qu’elles apportent à d’autres dans la crise sanitaire du Covid-19, a déclaré dimanche une ministre française, déplorant des mises « en scène » à des fins de « propagande ».

      « La solidarité, ça ne s’instrumentalise pas », a lancé la secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Amélie de Montchalin dans l’émission « Questions politiques » de la radio France Inter, du journal Le Monde et de France Télévisions.

      « C’est parfois plus simple de faire de la propagande, des belles images et parfois d’instrumentaliser ce qui se passe », a-t-elle relevé. « Je vous parle de la Chine, de la Russie qui mettent en scène des choses », a-t-elle souligné.

    • Et je viens d’apprendre par la MDA que je vais pas pouvoir avoir de dédomagement pour mon expo qui à été annulée le 16mars car j’ai aucun moyen d’avoir cette « attestation de la sécurité sociale des artistes-auteurs de l’année en cours ou précédente ou tout document attestant de votre situation sociale en cours de validité » qui est bloqué sur Amélie et qui m’a déjà couté un bras et qui va me couter les deux jambes.
      https://www.cnap.fr/fonds-durgence
      et pour la seconde aide possible j’ai 0€ de revenus pour mars 2019 tout comme mars 2020, mes premières factures sont daté d’avril 2019....

  • Third of Poland now declared ‘LGBT-free zone’, making intolerance official

    https://www.pinknews.co.uk/2020/02/25/third-of-poland-lgbt-free-zone-atlas-of-hate-homophobia

    A third of Poland has declared itself to be an official “LGBT-free” zone as local municipalities sign a pledge adopting resolutions against “#LGBT propaganda”.

    #violence #haine #homophobie #pologne #populisme #ultra-nationalisme #cartographie #cartoexperiment

  • Abondance et liberté de Pierre Charbonnier / Libres d’obéir de Johann Chapoutot
    https://www.franceculture.fr/emissions/avis-critique/abondance-et-liberte-de-pierre-charbonnier-libres-dobeir-de-johann-cha


    Comme chaque semaine deux essais sous les feux de la critique : « Abondance et liberté : Une histoire environnementale des idées politiques », de Pierre Charbonnier (La Découverte) et « Libres d’obéir : le management du nazisme à aujourd’hui » de Johann Chapoutot (Gallimard).

    #audio