• Tollé au sujet de remises sur des produits de consommation pour les haredim Time of Israel
    Le site de livraison Shufersal Mehadrin, peu connu, offre les mêmes produits que le service régulier pour une fraction du prix - ce qui a provoqué la colère des consommateurs


    Illustration : Des clients devant un supermarché Shufersal à Safed, le 6 avril 2020. (Crédit : David Cohen/Flash90)

    La plus grande chaîne de supermarchés d’Israël a été vivement critiquée mercredi après avoir été accusée de proposer à ses clients de la communauté ultra-orthodoxe des tarifs plus bas sur certains produits que ceux appliqués pour le grand public.

    Un reportage de la Douzième chaine a révélé que les produits proposés sur Shufersal Online, un service de livraison de courses commandées en ligne géré par la chaîne Shufersal, étaient plus chers que les mêmes produits présents sur un autre site géré par le groupe et destiné aux consommateurs ultra-orthodoxes. Ce site ne propose que des produits qui ont une certification casher stricte dite « mehadrin ».

    Selon la chaîne, une pizza surgelée coûte 6 shekels de moins que lorsqu’elle est achetée auprès de Shufersal Mehadrin Direct ; le saumon surgelé passe de 64,90 shekel sur le site régulier à 34,90 shekel sur l’autre ; et un beignet à la confiture ne coûte que 2,90 shekel contre 5,90 shekel sur le portail principal de Shufersal.

    Le reportage a fait sensation parmi un certain nombre de clients de la chaîne. Michael Biton, député de Kakhol lavan, chef de la commission des Finances de la Knesset, a déclaré qu’il ordonnerait aux PDG de Shufersal et d’autres chaînes de comparaître devant la commission pour un échange sur les prix des produits alimentaires, a rapporté la chaîne.

    « Il n’y a aucune raison pour qu’une personne qui mange casher de telle façon paie 30 à 40 % de moins qu’une personne qui respecte un autre type de casheroute », a-t-il déclaré.

    Un certain nombre de consommateurs se sont plaints sur les réseaux sociaux auprès de la chaine au sujet de l’écart de prix et ont déclaré qu’ils n’y feraient plus leurs achats.

    « J’ai fait mes courses chez Shufersal pendant des années. Je suis laïc. Je m’attends à ce que vous me dédommagiez pour toutes ces années où vous m’avez trompé », a écrit un utilisateur nommé Eli Levin sur la page Facebook de la chaine.


    Un livreur transporte des courses du supermarché Shufersal dans un immeuble à Jérusalem, le 29 mars 2020. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

    Dans une déclaration largement diffusée, le groupe Shufersal a déclaré qu’il « dispose d’un certain nombre de formats de vente au détail différents, avec une variété de produits différents, des prix différents et des codes de vente différents, et qu’il n’y a donc pas de comparaison à faire entre eux ».

    Bien que le site Shufersal Mehadrin Direct ne soit pas mis en avant auprès du grand public et que peu de personnes en dehors de la communauté ultra-orthodoxe semblent le connaître, la chaîne a noté que n’importe qui pouvait y faire ses achats sans distinction d’origine, de religion ou de croyance.

    Le site propose une remise sur de nombreux produits, mais la sélection est plus restreinte, puisqu’il ne propose que des produits certifiés mehadrin – ce qui représente une fraction de ce qui est proposé dans la plupart de ses magasins.

    Un responsable du service client a déclaré à la Douzième chaine que les consommateurs s’étaient déjà plaints lorsque les produits étaient remplacés à la livraison par des articles similaires avec une certification considérée par la communauté ‘haredi comme moins stricte.


    Des produits dans un supermarché Shufersal, le 2 décembre 2020. (Crédit : Shoshanna Solomon/Times of Israel)

    Les prix dans les supermarchés en Israël sont une préoccupation permanente pour de nombreuses personnes dans le pays, où le coût de la vie est considéré comme un problème majeur pour les électeurs, dépassant même les questions de sécurité.

    Au cours de la dernière décennie, des protestations majeures ont été déclenchées suite à de prétendues hausse de prix sur des produits de consommation apparemment ordinaires, tels que du fromage https://en.wikipedia.org/wiki/Cottage_cheese_boycott ou des desserts lactés https://www.dw.com/en/milky-protest-not-about-the-chocolate-pudding/a-18005017 .

    #israel #prix #ultra-orthodoxes #alimentation @casher #rabbinats #certification #qualité #normes #supervision #surveillance #surveillance_religieuse #certificat de #casheroute #magasins #restaurants #LP

  • Les méthodes douteuses des firmes de renseignement privées israéliennes exposées
    https://fr.timesofisrael.com/les-methodes-douteuses-des-firmes-de-renseignement-privees-israeli

    Selon un reportage, une agence de renseignements aurait usurpé l’identité de journalistes, soulevant des questions sur la régulation et les limites de l’industrie

    Un reportage a accusé, la semaine dernière, une firme israélienne des renseignements d’avoir usurpé l’identité de journalistes pour obtenir de manière illicite des informations d’opposants à un membre de la famille royale émiratie – mettant en lumière ces entreprises israéliennes de cyber-renseignements qui acceptent de travailler pour des régimes totalitaires.

    Une enquête du Times of Israël a révélé que le propriétaire de la firme en question, Bluehawk CI, a été traduit devant la justice au sein de l’État juif, dans le passé, et notamment pour fraude. Le ministère de la Défense a choisi de ne pas répondre à une requête de commentaire du Times of Israël concernant la raison pour laquelle il n’avait pas été amené à réguler les activités menées par la firme à l’étranger.

    Selon un reportage paru le 6 avril sur le site du Daily Beast , des individus qui avaient prétendu, début 2020, être journaliste pour Fox News et reporter pour le journal italien La Stampa avaient approché deux hommes qui s’opposaient aux autorités de Ras Al Khaimah, l’un des sept émirats constituant les Émirats arabes unis (EAU). Selon le Daily Beast , les deux individus qui avaient usurpé l’identité des deux journalistes avaient tenté d’extraire des informations aux deux hommes concernant leurs conflits judiciaires respectifs avec l’émirat.

    L’article publié sur le site souligne comment Israël, ces dernières années, a fait naître une industrie de firmes d’espionnage privées qui, de toute évidence, ne sont pas régulées – avec certains officiers militaires israéliens qui offrent au secteur privé les compétences qu’ils ont acquises dans les unités de renseignement secrètes, vendant souvent leur savoir-faire à des personnalités douteuses ou à des régimes autoritaires.

    Le Daily Beast aurait réussi à établir l’identité de la firme privée de renseignement en contactant Facebook, qui a révélé que les comptes utilisés par les deux journalistes présumés étaient associés à Bluehawk CI.

    Bluehawk CI s’est refusé, de son côté, à tout commentaire.

    Un porte-parole du ministère de la Défense a noté que Bluehawk CI n’apparaissait pas sur sa liste de vendeurs approuvés, mais il n’a pas répondu à une question de suivi sur le rôle présumé du ministère en termes de régulation initiale des initiatives de l’entreprise.

    Selon la loi sur le contrôle des exportations, tout exportateur d’équipements de défense ou de savoir-faire particulier, dans le secteur, doit d’abord s’inscrire et recevoir une autorisation de la part de l’Agence de contrôle des exportations de la Défense au sein de l’État juif.

    Bluehawk CI est l’une des firmes de renseignement privées les moins connues dans le pays. Fondée en juin 2018, elle offre des solutions dans les domaines de la cybertechnologie et des renseignements, notamment dans la « gestion du génie social et de la campagne de relations publiques » et dans les « enquêtes de renseignement complexes », selon son site internet.

    La compagnie a été fondée par Guy Klisman, ancien major au sein de Tsahal – elle lui appartient encore aujourd’hui. Klisman est aussi directeur académique de l’Institut d’innovation Pafos à Chypre, un institut d’études en cybersécurité fondé par Uriel Reichman, professeur de droit à la tête de l’Institut interdisciplinaire de Herzliya. La compagnie de Klisman, Bluehawk CI, est l’un des sponsors de l’équipe de basket du Hapoel Tel Aviv.

    Des documents judiciaires révèlent qu’avant de fonder l’entreprise, Klisman a été mis en examen à deux reprises par les procureurs israéliens – une fois pour contrefaçon et une autre pour répondre de multiples débits non-autorisés réalisés sur la carte de crédit de l’une de ses connaissances. Il a plaidé coupable dans le premier dossier. La mise en examen a finalement été annulée dans le second.

    https://www.youtube.com/watch?v=XifQHRaSWdQ&feature=emb_imp_woyt

    Selon le Daily Beast , au mois de février 2020, une personne prétendant s’appeler « Samantha », journaliste de Fox News, a contacté un homme nommé Oussama El Omari par courriel. El Omari est l’ancien directeur-général de l’Autorité chargée de la zone de libre-échange de Ras Al Khaimah. Il a été condamné par contumace aux Émirats arabes unis pour « détournement de fonds et abus de pouvoir » suite à une bataille de succession à Ras Al Khaimah. El Omari, pour sa part, a dénoncé des inculpations purement politiques.

    « Samantha » aurait tenté d’obtenir des informations sur ses affaires judiciaires l’opposant à Ras Al Khaimah. Contacté par le Daily Beast , Facebook aurait déclaré à ce dernier que le compte de « Samantha » était lié à Bluehawk CI.

    Selon le site d’information, un autre utilisateur de Facebook prétendant être un journaliste pour La Stampa , un journal italien, a contacté Khater Massaad, autre adversaire du régime actuel de Ras Al Khaimah. Massaad était à la tête du fonds souverain de Ras Al Khaimah, RAKIA, jusqu’en 2021. Il a été condamné par une cour émiratie en 2015 pour détournement de fonds au sein de RAKIA, des accusations qui, selon Massaad, étaient tronquées et politiquement motivées.

    Le faux journaliste, que Facebook a lié à Bluehawk CI, a de la même façon tenté d’extraire des informations sur sa relation avec les gouvernants de Ras Al Khaimah, a fait savoir le Daily Beast .

    « Coût de la vie élevé »
    La normalisation récente des liens entre Israël et les Émirats arabes unis a été une aubaine pour les entreprises de renseignement et de cybersécurité, avec des entreprises comme NSO Group, spécialisée dans le hacking téléphonique, Synaptech Capital, spécialisée dans le capital-risque, et Cellebrite, qui ont toutes conclu des accords lucratifs dans ces émirats du désert.

    La cybersécurité est l’un des premiers secteurs technologiques en Israël en terme d’investissements récoltés, selon l’Autorité de l’innovation israélienne.

    Pour Bluehawk CI, travailler aux EAU a pu être une source de liquidités désespérément nécessaire.

    En 2015, avant de fonder Blackhawk CI, Klisman et son épouse – ils ont depuis divorcé – ont déclaré leur faillite devant les tribunaux israéliens. Le couple était endetté à hauteur de centaines de milliers de shekels, dettes qu’ils avaient attribuées au « coût de la vie élevé » au sein de l’État juif.

    Israël est l’un des pays les plus chers au monde. Tel Aviv a récemment intégré la cinquième place des villes les plus chères sur le globe.

    En 2016, les procureurs israéliens ont mis en examen Klisman pour avoir contrefait des documents judiciaires et des assignations de huissiers de justice pour tenter d’empêcher l’armée israélienne de saisir son salaire pour payer des créditeurs. Un juge l’a reconnu coupable, mais il n’a pas été officiellement condamné et a dû effectuer 250 heures de service communautaire. Klisman s’est retiré de Tsahal à la fin de l’année 2017 et a fondé son entreprise six mois plus tard.

    Au mois de janvier 2018, Klisman a été accusé par la police des fraudes d’avoir utilisé la carte de crédit d’une femme rencontrée via un groupe WhatsApp consacré au tennis pour procéder à des achats non-autorisés à hauteur de 1 577 shekels. Une année plus tard, le gouvernement a retiré cette mise en examen.

    Klisman n’a pas donné suite à une requête de commentaire de la part du Times of Israël .

    Tandis que la personnalité qui a eu recours aux services de Bluehawk reste indéterminée, Radha Stirling, directeur-général de Detained à Dubaï – une entreprise qui représente des clients dans des conflits juridiques avec les gouvernements aux EAU – a la certitude qu’il s’agit bien du gouvernement de Ras Al Khaimah.

    « C’est monstrueux », a déclaré Stirling dans un communiqué de presse.

    « En confiant par contrat une mission d’espionnage à une firme privée, le gouvernement de Ras Al Khaimah tente d’échapper à la responsabilité de devoir rendre des comptes pour espionner des ressortissants étrangers en-dehors de sa juridiction – mais c’est bien là une violation majeure. Les EAU et Israël doivent assumer leurs responsabilités », a-t-il ajouté.

    Où placer la ligne rouge de l’éthique ?
    Selon un rapport émis par la cyberadministration israélienne, fin 2018, Israël comptait 421 cyber-entreprises actives dont 7 % – soit une trentaine – sont spécialisées dans le « cyber-renseignement ».

    Elad Ratson, ex-diplomate israélien, qui est aussi le fondateur et le directeur-général de Vayehee, une compagnie qui utilise les technologies pour contrer les Fake-news , la désinformation venant de l’étranger ou ce qu’il qualifie « d’armes en ligne d’obstruction massive », a déclaré au Times of Israël qu’il pensait que ce nombre était supérieur, selon ses propres estimations.


    Elad Ratson. (Autorisation)

    La plus grande partie des firmes de cyber-renseignements israéliennes sont spécialisées dans l’OSINT, ou « renseignements open-source », a-t-il noté. « C’est un secteur d’expertise des services israéliens de renseignement. Il y a une forte quantité de données, en ligne, qui sont ouvertement disponibles et les services israéliens de renseignement sont connus pour leur usage efficace de l’apprentissage automatique et de l’intelligence artificielle et pour extraire des informations de qualité de cet océan de données. »

    La majorité des firmes israéliennes de renseignement se concentrent sur l’OSINT (Renseignement d’Origine Source Ouverte) passif, poursuit-il, en collectant des données qui sont largement disponibles.

    D’autres s’engagent toutefois également dans ce qu’il appelle « l’ingénierie de perception » ou la manipulation du point de vue d’une cible par le biais de méthodes appelées « duperie en ligne ». De telles firmes, affirme-t-il, peuvent souvent avoir mauvaise réputation en résultat de leurs activités. L’une des plus célèbres est Black Cube.

    Toutefois, Ratson estime que de nombreuses entreprises de cyber-renseignement se fixent des lignes rouges en termes d’éthique et qu’elles ne les franchissent pas.

    « Contrairement aux autres ministères en Israël, celui de la Défense a un bureau de régulation des exportations qui est fort. Les cyber-entreprises israéliennes font attention à ne pas travailler avec le ‘mauvais’ type de client et à ne pas se mettre, pour cela, dans une situation délicate vis-à-vis du ministère de la Défense », commente-t-il.

    Toutefois, la « tentation est élevée », ajoute Ratson. « Parfois, quand il y a beaucoup d’argent sur la table, certaines entreprises ont pu tenter de fermer un peu les yeux sur l’éthique. Et c’est là qu’on a pu voir apparaître, dans les médias, une couverture internationale négative concernant des firmes de cyber-renseignement israéliennes. »

    #Émirats_arabes_unis #EAU #israel #Tel_Aviv #espionnage #espionnage_privé #Bluehawk_CI #renseignement #cybertechnologie #cybersécurité #cyber-renseignement #Tsahal #fonds souverain #RAKIA #NSO_Group #hacking #Synaptech_Capital #Cellebrite #Detained #cyberadministration #cyber-entreprises actives #cyber-renseignement #Vayehee #Fake-news #cyber-renseignements #OSINT renseignements_open-source #IA #intelligence_artificielle #ingénierie_de_perception #duperie_en_ligne #Black_Cube #journalistes

  • Will COVID-19 reshape ultra-Orthodox leadership?
    https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2020/03/israel-health-minister-yaakov-litzman-coronavirus-uorthodox.html

    According to figures provided by the Ministry of Health, the rate of coronavirus infection is higher among ultra-Orthodox communities than the national average. In Bnei Brak, the country’s largest ultra-Orthodox enclave, one out of every three people tested was found to have the virus. The densely populated city is home to about 200,000 people, most of them large families of ten or more people living in tiny apartments. Such conditions make it almost impossible to prevent the spread of the virus. In fact, the situation is a ticking time bomb with the potential to collapse Israel’s entire health care system.

    The blame for all this has fallen primarily on Health Minister Yaakov Litzman (Yahadut HaTorah), who has been accused of being exceptionally lenient toward the ultra-Orthodox community from the beginning of the crisis. Prime Minister Benjamin Netanyahu has also come under criticism for ignoring Litzman’s behavior for political reasons, that is, so as not to harm his alliance with the ultra-Orthodox parties. There were even calls for Netanyahu to fire Litzman and replace him with a professional.

    Litzman has rejected the criticism of course, asserting that he has no plans to depart the ministry even after a new government is formed. He has, however, come to realize that he is playing with fire, which is why on March 30 he announced his support for imposing a closure on Bnei Brak to prevent the spread of the virus elsewhere. In doing so, he closed ranks with the professional staff at his ministry, who had asked him to take drastic measures in Bnei Brak before the situation spirals out of control.

    A total closure is yet to be imposed on the city, but it has been cordoned off by police roadblocks and soldiers to prevent non-residents from entering. Furthermore, laws prohibiting prayers in synagogues and immersions in ritual baths have been strictly enforced. The same holds in the ultra-Orthodox neighborhoods of Jerusalem, where such laws have been enforced more severely. For instance in Meah Shearim, synagogue doors were welded shut after it was learned that hundreds of people had been violating the emergency regulations.

    (...)

    According to reports, the situation in Bnei Brak is, in fact, serious. Terrified residents are confined to their homes, while a large police presence patrols the empty streets. Ultra-Orthodox journalists report a humanitarian crisis in the making, with many residents feeling like a flock without a shepherd, just days before the Passover holiday, which begins April 8.

    The public outrage directed at the ultra-Orthodox community can be felt across social networks. “Very soon Bnei Brak will turn Israel into Italy!’’ tweeted the journalist Doron Herman. “All the responsible bodies are dragging their feet, unable to get the sick people out of the city.” Other tweets were even more outspoken. It is becoming increasingly clear that the coronavirus could be a tipping point in ultra-Orthodox society’s relationship with the secular community. Israeli society’s willingness to tolerate the lack of equality when it comes to sharing the burden of military service could well shift as a result of the coronavirus crisis. One expression of this would be a growth in support for political parties with an anti-ultra-Orthodox agenda, such as Yesh Atid and Yisrael Beitenu.

    This is also a big test for the ultra-Orthodox. After all, they will one day have to account for what happens. One potential outcome is that the crisis gives rise to a different kind of leadership among the ultra-Orthodox, producing one that understands the importance of such situations and promotes greater involvement of the ultra-Orthodox in Israeli society at large, including in the workforce and the military.

    #israël #ultra-orthodoxes #covid-19

  • Le grand rabbin compare les femmes laïques impudiques à des animaux Time of Israel & AFP - 28 Mai 2018
    https://fr.timesofisrael.com/le-grand-rabbin-compare-les-femmes-laiques-impudiques-a-des-animau

    Yitzhak Yosef a expliqué que les religieux pratiquants ont un immense respect pour la dignité de la femme et a donné comme instruction aux soldats de se soustraire aux spectacles où s’illustrent des chanteuses

    Le Grand rabbin séfarade d’Israël a semblé suggérer samedi soir pendant son sermon hebdomadaire que les femmes laïques se comportent comme des animaux, en raison de leur tenue vestimentaire impudique.

    Yitzhak Yosef a également déploré que la communauté non-religieuse soit inconsciente du grand respect que les Juifs pratiquants doivent avoir pour les femmes.


    Il a également conseillé aux soldats religieux pratiquants au sein de l’armée israélienne, qui assistent à des événements au cours desquels des femmes sont amenées à chanter, d’enlever leurs lunettes et de lire un livre d’une manière qui soit visible pour démontrer qu’ils n’y participent pas.

    « Si les laïcs avaient conscience de l’immense respect que nous avons pour les femmes, tout ce que nous entreprenons est pour la dignité de la femme », a déclaré Yosef selon un article paru dimanche sur le site d’information religieux Kikar Hashabat. « Une femme n’est pas un animal, elle doit conserver sa dignité. Etre pudique [dans sa tenue] est sa dignité. »

    Les demandes religieuses en faveur de tenues et de comportement pudiques de la part des femmes sont une cause de friction dans la division entre religieux et laïcs en Israël, ces derniers considérant de telles exigences comme des discriminations sexuelles.

    Donnant des conseils aux soldats, Yosef a noté qu’en raison de sa position, il était parfois placé dans l’obligation de se rendre à des cérémonies officielles comprenant des concerts donnés par des femmes. Rappelant un événement auquel il avait assisté, avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président Reuven Rivlin, Yosef a expliqué que lorsque les femmes avaient commencé à chanter, il avait pris un livre qu’il avait ostensiblement placé devant son visage pour montrer qu’il n’écoutait pas.

    « De cette manière, ils ont tous pu voir que je n’écoutais pas, ma tête plongée dans le livre, près de ce qui est véritablement important », a-t-il raconté, donnant comme instruction aux soldats religieux de faire la même chose dans des circonstances similaires.

    Selon la tradition religieuse, il est interdit aux hommes d’entendre une femme chanter seule, ou dans n’importe quelle autre circonstance, en dehors d’un service religieux.

    L’exclusion des femmes des concerts musicaux pour satisfaire les sensibilités religieuses est un sujet controversé en Israël, les groupes religieux poussant souvent à ce qu’il soit interdit aux femmes de chanter en public.

    Le père de Yosef, Ovadia Yosef, également grand rabbin, était lui aussi connu pour avoir fait des déclarations controversées lors de ses sermons du samedi soir, tenant notamment des propos dénigrant les Arabes, les musulmans et les victimes de la Shoah.
    #religion #racisme #ultra-orthodoxes #ultra-orthodoxe #israel #religieux #discrimination #femmes #dignité #sexisme

  • Les États-Unis risquent de perdre leur statut de pays ayant éliminé la rougeole Afp à Washintown - 30 Mai 2019 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/sante/555680/les-etats-unis-risquent-de-perdre-leur-statut-de-pays-ayant-elimine-la-rou

    Le nombre de cas de rougeole aux États-Unis a atteint son plus haut niveau en 25 ans, et le pays pourrait « perdre son statut d’élimination de la rougeole » si l’épidémie se poursuivait au-delà de l’été, ont prévenu jeudi les autorités sanitaires américaines.

    Le nombre de malades depuis le début 2019 a atteint 971 jeudi, selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), un record depuis les 963 cas enregistrés sur toute l’année 1994.

    En 2000, la rougeole a été déclarée « éliminée » aux États-Unis, un but qui avait été fixé en 1963 avec le début de la vaccination. Ce terme correspond à l’absence de transmission continue pendant 12 mois dans une zone géographique particulière (le terme d’« éradication » correspond à une élimination sur toute la planète).


    Dans le cas présent, c’est l’épidémie persistante de la région new-yorkaise qui alarme les autorités. Elle a commencé officiellement à New York le 30 septembre 2018, et dans le comté voisin de Rockland le 1er octobre. Si elle continuait pendant encore quatre mois, selon cette convention, les États-Unis ne pourront plus dire qu’ils ont « éliminé » la maladie.

    Malgré la vaccination obligatoire décrétée par le maire de New York début avril dans les quartiers de la communauté juive les plus touchés, la ville a eu 173 cas en avril et 60 en mai.

    En pratique, les États-Unis ne sont jamais descendus à zéro cas. Depuis 2000, le nombre de cas oscillait entre quelques dizaines et quelques centaines par an, le maximum étant de 667 malades en 2014, une épidémie qui était alors concentrée pour plus de la moitié dans des communautés amish de l’Ohio (nord).

    La résurgence de foyers est principalement due à des voyageurs non-vaccinés ou sous-vaccinés contaminés à l’étranger et revenant aux États-Unis. C’est le cas depuis l’an dernier dans diverses régions des États-Unis, avec des souches importées notamment des Philippines, d’Israël et d’Ukraine.

    « Le seul moyen de mettre fin à l’épidémie est que tous les enfants et adultes qui peuvent être vaccinés le soient », a déclaré Robert Redfield, le directeur des CDC. « Je veux rassurer à nouveau les parents et leur dire que les vaccins sont sûrs, ils ne causent pas l’autisme. Le danger plus grave est la maladie que la vaccination prévient ».

    #santé #rougeole #vaccination #vaccins #vaccin #maladie #religion #ultra-orthodoxes #ultra-orthodoxe #israel #religieux #Philippines #Ukraine

  • De quoi le « nouvel antisémitisme » est-il le nom ? Annie Benveniste et Annie Cyngiser

    Nous souhaitons contribuer aux vigoureuses protestations qui viennent de s’élever (ici ou là) devant la publication d’un « Manifeste », signé par quelques centaines de personnes du monde politique, artistique et intellectuel et qui de fait constitue un appel à la haine et à une guerre civile larvée qui ne dit pas son nom.

    Prétendant dénoncer « un nouvel antisémitisme », ce manifeste impute au seul « islam radical » les agressions commises à l’égard de citoyens français juifs, sans référence aucune à l’antisémitisme d’extrême-droite qui monte dans toute l’Europe (pays de l’Est, Allemagne, Autriche) et dont on ne peut ignorer la présence en France.

    Dans leur souci d’éviter toute référence aux courants d’#extrême-droite actifs, y compris juifs, est aussi bien passée sous silence, la tentative d’intervention au col de l’Echelle du groupe #génération-identitaire contre les passages de frontières d’immigrés venus d’Italie que la présence tolérée, lors de la dernière marche silencieuse, de la Ligue de défense juive ( #LDJ ) qui a tenté de s’instituer en service d’ordre, alors que ce groupe est interdit en Israël même.

    Leur prétendu antiracisme, dont fait partie la lutte contre l’antisémitisme, est donc à géométrie variable.

    Au mépris total des faits et de l’histoire de France, avec une manipulation douteuse des chiffres en matière d’agressions, cette tribune ne peut qu’exacerber les tensions sociales en France. En outre, elle prend en otage ceux d’entre nous, qui juifs, se sentent constamment soumis au chantage d’un péril antisémite, hélas aujourd’hui réel, dès qu’ils se démarquent de la politique d’un Etat qui n’est pas le leur.

    Elle semble condamner tout communautarisme, mais elle cherche à imposer la notion de « communauté juive » supposée intégrer tous les juifs de France sous la bannière du CRIF( qui n’en représente qu’un nombre infime), et ainsi exacerbe l’antisémitisme qu’elle dit vouloir combattre.

    Cette tribune qui perpétue le fantasme d’une future et discrète Nuit de cristal en France à travers une prétendue « épuration ethnique à bas bruit » semble également ignorer l’article du Monde du 21 avril dernier qui nuance ainsi les faits : « Qu’un certain nombre d’agressions soit le fait de personnes de confession musulmane, nul ne le nie. Reste que les statistiques de la police rappellent que dans 95% des cas, les auteurs de délits antisémites enregistrés en 2017 étaient liés à l’extrême droite » (cf. « La recrudescence des actes violents contre les juifs en Allemagne » ; cf. aussi Nicolas Barotte, « Un nouvel antisémitisme met à l’épreuve la mémoire allemande », Le Figaro du 29/03/2018).

    Aussi, nous dénonçons le tissu d’amalgames et de contre vérités qui courent tout au long de ce « Manifeste » :

    • Amalgame entre, d’une part, des violences et des actes meurtriers perpétrés contre des citoyens juifs français par des terroristes déclarés et, d’autre part, des assassinats de type crapuleux, comme celui de madame Knoll, dont la preuve qu’il relèverait de l’antisémitisme ne repose que sur la connaissance, par l’auteur du crime, de la religion de sa victime.

    • Amalgame entre une #idéologie politico religieuse, le salafisme, et une religion essentialisée comme seule porteuse de violences, l’#islam. Quant à la nécessité de réviser les textes sacrés, ni la #Bible ni les #Evangiles n’ont été critiqués ou remis en cause par Vatican II qui a fait supprimer de la liturgie, certains passages accusant les juifs de #déicide, sauf dans les églises intégristes qui ne reconnaissent pas l’intervention pontificale. Les textes sacrés restent sacrés. Seules leur lecture et interprétation ont été revisitées (cf. Rachid Benzine, « L’urgence n’est pas d’expurger le #Coran mais d’en faire une lecture critique », La Croix, 23/04/2018). S’appuyer sur les prêches et interprétations du Coran des imams salafistes pour demander que « des versets du Coran soient frappés d’obsolescence », c’est attribuer à l’ensemble des croyants multiformes musulmans une attitude haineuse envers les juifs. C’est aussi leur attribuer une identité ethno-religieuse, à l’instar de l’image façonnée, au cours des siècles, des juifs comme « race à part ».

    • Amalgame entre #antisionisme et antisémitisme qui assimile la contestation de la politique coloniale et raciale d’#Israël à l’égard des #Palestiniens (sans oublier les discriminations à l’égard des #Falachas juifs d’Ethiopie et de la récente émigration africaine, commises notamment par les courants #ultra-orthodoxes) à la dite « volonté de destruction des juifs » par des mouvements extrémistes au Proche-Orient. En oubliant que l’Etat israélien s’autoproclame « #Etat_juif » et s’arroge le droit de parler au nom des juifs du monde entier. Amalgame dont plusieurs personnalités « hors de tout soupçon » ont risqué de faire les frais (Maspéro et tant d’autres) lorsque l’on a cherché à les faire condamner par la justice comme antisémites. De même pour tous ceux et celles, juifs et juives, qui ont subi diffamation ou calomnies publiques comme par exemple l’ex-ambassadeur et ancien déporté Stéphane Hessel, auteur du manifeste « Indignez-vous », Edgar Morin ou l’ancien président du #CRIF, Théo Klein dés qu’ils refusèrent de cautionner inconditionnellement l’Etat d’Israël. Et dernièrement l’actrice Natalie Portman, traînée dans la boue par le gouvernement et la presse israélienne parce qu’elle avait refusé de prêter son nom et sa présence à un « Prix Nobel juif ».

    S’il ne faut pas négliger la progression d’une idéologie salafiste et wahhabiste, dans les prisons comme dans les quartiers que la République française nomme de « non droits », il faut rappeler que cette même république a été sourde aux appels de travailleurs sociaux – laïques et musulmans (mais pourquoi définirait-on certains citoyens par leur appartenance religieuse ?) pour lutter contre les prêches de ces imams. Cette même république a été sourde également aux études des anthropologues et des sociologues sur la montée des mouvements religieux servant de rempart ou de colmatage socio-éducatif au retrait des services publics et des pouvoirs régaliens dans certaines périphéries paupérisées. Les attaques contre la pensée critique, appelée par le manifeste pensée de la « gauche radicale » réduisent les analyses des phénomènes de paupérisation et de ségrégation sociale – conjugués à la montée du consumérisme et au ressentiment de ne pas être du bon côté de la fracture – à une unique position idéologique. Les détracteurs de la pensée critique, eux, pensent si bien qu’ils parlent d’épuration ethnique pour désigner la fuite des quartiers paupérisés vers des quartiers plus « sécurisés » et gentrifiés de certaines fractions de la population juive. Quand, dans l’Afrique du Sud post-apartheid, des fractions aisées de la population noire ont quitté les townships pour des quartiers blancs, et que les Blancs ont déserté ces mêmes quartiers a-t-on parlé d’une « #épuration_ethnique » ?
    Tant de confusions et d’amalgames font donc de ce manifeste, à l’opposé du souhait annoncé de bon nombre de ses signataires, une véritable incitation à la #haine_raciste et même #antisémite.

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    Annie Benveniste est anthropologue, Université Paris 8 ; Annie Cyngiser est sociologue retraitée
    Source : Paul Jorion https://www.pauljorion.com/blog/2018/04/28/de-quoi-le-nouvel-antisemitisme-est-il-le-nom-par-annie-benveniste-annie-cyngiser/#more-103934

  • #Ultra-orthodoxes contre passagères : turbulences pour #El_Al
    http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/cafouillage/66-sexisme-ordinaire/3926-ultra-orthodoxes-contre-passageres-el-al-pointee-du-doigt

    « Cessez le harcèlement, l’intimidation et la discrimination contre les femmes sur vos vols ». C’est l’appel lancé sous forme de pétition à l’intention de la compagnie aérienne israélienne El Al. En cause, l’indulgence dont bénéficient les juifs ultra-orthodoxes dans les avions d’El Al. Ils peuvent perturber les vols en toute impunité en refusant de s’asseoir auprès de femmes.

    La semaine dernière, un cas a été très médiatisé. Un vol entre New York et Tel Aviv a eu 11 heures de retard en raison des protestations de passagers ultra-orthodoxes qui refusaient les sièges qui leur avaient été assignés, à côté de femmes. Et cette situation n’est pas un cas isolé, elle semble même de plus en plus fréquente, selon les témoignages recueillis par le quotidien israélien Haaretz.

    #Israël #sexisme #femmes

    • Est-ce le port de l’étoile jaune par les ultra-orthodoxes qui a choqué ou l’intransigeance des ultras ?

      Je me pose souvent la question de la légitimité d’Israël à honorer la mémoire de la shoa au vu de ses agissements.

      Doit-on considérer que l’holocauste est d’abord un crime contre les juifs avant d’être un crime contre l’humanité ?

      Doit considérer qu’Israël représente les juifs, ou seulement une partie d’entre eux ?

      Les juifs de la diaspora sont-ils israéliens ou français, italiens, suisse, ou que sais-je ?

      Lorsque l’on critique Israël, l’accusation d’antisémitisme tombe rapidement. Mais est-on véritablement antisémite ou simplement anti-israélien ?

      De quel manière, dès lors, traite-t-ils les juifs ou les israéliens qui critiquent Israël ?

    • @pierre1, par le port de l’étoile jaune les ultra-orthodoxes se posent en victimes ce qui n’est évidemment pas le cas, ils ont le droit de pratiquer leur religion dans la mesure où ils respectent la liberté des individus. C’est là le hic. Ils font de plus en plus pression sur les autorités pour faire imposer leur dogme à l’ensemble de la population (contre sa volonté), un dogme qui porte atteinte aux libertés individuelles et notamment celles des femmes.

  • Jerusalem dance studio is the new frontline in battle for secular liberty | World news | The Observer
    http://www.guardian.co.uk/world/2011/nov/27/jerusalem-dance-studio-dancers

    Since the company renovated its premises in the centre of Jerusalem, installing picture windows that let passers-by see the rehearsals, ultra-orthodox Jews in the locality have waged a campaign against what they call the “indecency” of the women dancers.

    They have demanded that the company close the blinds to conceal the women, banging on the windows and yelling through the glass whenever it has not complied.

    Last week the company took a stand. It raised the blinds for an informal performance of Babel and the dancers continue to rehearse in full view.

    Tension between the Haredim and other Jews is mounting across Israel. But it is acute in Jerusalem, where the proportion of Haredim is more than 20% and rising fast because of their high birth rate and the flight of many secular Jews from the city. Many non-Haredim say that the ultra-orthodox wield disproportionate influence on Jerusalem’s politics and social policy. Amir Kolben, the founder of the dance company, says its visibility is only one issue. “Jerusalem is full of friction points between ultra-orthodox Jews and secular culture. We have nothing against religious or orthodox Jews, but unfortunately this is not the case from the other side,” he said..

    #Israël #ultra-orthodoxes #sexisme #artistes