• INTERVISTA. Luca Trapanese: «Il welfare è al centro della nostra visione di Regione»
    https://informareonline.com/intervista-luca-trapanese-il-welfare-e-al-centro-della-nostra-visio

    Una vita dedicata al sociale, l’esperienza da assessore a Napoli e oggi il ruolo di Vicepresidente del Consiglio regionale della #campania. Nell’intervista a Informare, Luca Trapanese racconta il suo percorso, le sfide della Regione e le battaglie legislative che intende portare avanti: dai caregiver al fine vita, passando per autismo, disabilità e inclusione. L’impegno nel […] L’articolo INTERVISTA. Luca Trapanese: «Il welfare è al centro della nostra visione di Regione» proviene da Informareonline, scritto da Stefano Errichelli

    #Approfondimenti #EVIDENZA #Magazine_Agosto_2026 #attualità #politica #Una_Voce_Dalla_Regione

  • À la recherche de l’#écoterrorisme : le cas Unabomber
    https://www.terrestres.org/2026/06/10/a-la-recherche-de-lecoterrorisme-le-cas-unabomber

    L’#écologie a-t-elle déjà tué ? Les trois morts causées par les colis explosifs de l’étasunien Theodore Kaczynski, dit “Unabomber”, semblent l’attester. Mais pour être “écoterroriste”, encore faut-il être écologiste. Or ce n’est pas vraiment le cas de Kaczynski, comme le démontre le politiste Sean Fleming dans un examen inédit et précis de ses écrits.

    edit « Nous nous considérons anarchistes parce que nous voudrions, idéalement, décomposer toute la société en de toute petites unités, complètement autonomes »

    #sabotage #anti_tech #bioprimitivisme #darwinisme #terrorisme (et #dégâts_collatéraux)

  • L’Assemblée nationale revoit l’allocation de solidarité aux personnes âgées pour diminuer le non-recours
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/06/11/l-assemblee-nationale-revoit-l-allocation-de-solidarite-aux-personnes-agees-

    Les députés ont approuvé à l’#unanimité [comme le RMI en 1988...] en première lecture jeudi une proposition de loi du groupe communiste et ultramarin visant à diminuer le non-recours à l’allocation de solidarité aux personnes âgées.

    L’#ASPA, qui a remplacé le minimum vieillesse en 2006, est une allocation versée à partir de 65 ans, destinée à compléter les pensions des retraités disposant de faibles revenus ou d’aucun revenu, dans la limite de 1 043 euros pour une personne seule et 1 620 euros pour un couple. Elle bénéficie aujourd’hui à près de 750 000 personnes, selon le ministre du travail et des solidarités Jean-Pierre Farandou.
    Actuellement, l’Etat récupère les sommes versées au titre de l’ASPA sur la succession des personnes âgées si la valeur nette de leur patrimoine successoral dépasse un certain montant (108 586 euros pour une personne seule en métropole). Cela entraîne un fort #non-recours, avec plus de 300 000 personnes âgées éligibles qui y renoncent chaque année, selon la rapporteuse du texte, la députée de La Réunion Emeline K/Bidi (GDR).

    Le texte adopté jeudi instaure un « forfait logement » qui permettra de baisser le montant de l’ASPA pour les retraités propriétaires de leur logement ou hébergés à titre gratuit, et d’annuler dans ce cas la récupération des sommes. Le montant de ce forfait devrait être de quelques dizaines d’euros selon le gouvernement.
    La mesure résulte d’un amendement du gouvernement qui a complètement réécrit le texte.
    Elle aura un coût « neutre » pour les finances publiques, selon M. Farandou. Dans sa version initiale, la proposition de loi de Mme K/Bidi proposait d’extraire le domicile principal du bénéficiaire du calcul de l’actif net successoral.
    Un amendement de la rapporteuse adopté en commission avait étendu la mesure en supprimant complètement la #récupération_sur_succession des prestations versées au titre de l’ASPA. Une suppression qui aurait soulevé une question d’équité, mais aussi de coût, l’Etat récupérant actuellement environ 120 millions d’euros par an sur les allocations versées, selon M. Farandou.

    Endetter ses descendants est une telle malédiction qu’on en oublie de compter (j’en ai connu qui refusait l’ASPA pour une baraque à 70 000 balles qui était leur domicile principal et leur seul « capital » ; tout comme de nombreux gens de gauche pas riches défendent l’héritage contre sa taxation bien qu’il soit exonéré à hauteur de 100 000 balles par descendant).
    Un texte « de gauche » pour diminuer le non recours débouche sur une diminution de l’ASPA pour pas mal de vieux. Comme c’est peut-être pas ces vieux qui votent bien, le sénat trouvera certainement d’autres mesures pour égayer ce mille-feuilles à la merde.

    #forfait_logement

    • Endetter ses descendants est une telle malédiction qu’on en oublie de compter

      Surtout que les descendants peuvent toujours refuser la succession, ils n’ont pas l’obligation d’accepter les dettes.

    • Ils ont aussi l’option d’accepter la succession avec les dettes limitées au montant des actifs de la succession. Donc, leur capital n’est pas touché.
      Mais l’enjeu, c’est la résidence principale. C’est en gros le max de ce que les prolos les + chanceux peuvent espérer laisser à leurs gosses après une vie de sacrifices.
      Donc, les gens vont préféré la piquouse gratuite du gouvernement (ben oui, tout se tient) plutôt que de laisser leur survie bouffer le seul bien de la famille.

    • Question : Est-ce qu’il y a des « prolos » qui possèdent leur logement ?
      Tu n’achètes pas avec un salaire d’ouvrier.

      La génération qui a disparu autour de 2000/2010 en avait encore l’occasion à condition d’avoir trimé pendant toute sa vie et seulement dans les parties riches de la RFA (Bavière, Bade-Wurtemberg, Hambourg) mais pas à Berlin-Ouest.

      Cela m’a lair de sortir d’une légende thatcherienne . Nous, on ne possède rien, strictement rien sauf nos souvenirs de luttes à léguer à ceux de nos enfants qui n’ont pas choisi de faire cause commune avec l’ennemi.

      Ici les petit bourgeois se plaignent quand ils sont obligés de vendre ou d’hypothéquer leur baraque quand il tombent malades pour cause de vieillesse, mais ce sont des petits bourgeois pas des prolos.

      #vieilesse #allocations_sociales

    • Oui, des prolos. certains ont bénéficié de conditions qui permettait l’accès à la propriété : les luttes gagnaient une hausse du salaire ce qui entretenait une inflation qui elle grignotait le poids de traites immobilières (emprunts parfois payés par la CAF au titre le l’allocation logement, mécanisme qui tombe en désuétude).
      La mise en cause du pouvoir du Patron, du Propriétaire-loueur et de la Banque était matérielle. Il y avait même des « fils du peuple » employés de banque pour faire connaitre la martingale.

      Quant aux « petits bourgeois », pas mal d’entre eux avaient des salaires bien inférieurs à ceux des ouvriers hautement qualifiés et des catégories ouvrières centrales pour le capitalisme, ne serait-ce qu’en raison de leur capacité de blocage : nucléaire, ports, armements, imprimerie, et d’autres encore.

    • Dans les années 60-80, il y avait une inflation à deux chiffres mais les salaires étaient encore indexés sur cette inflation (et réciproquement comme le dit justement @colporteur). Ce qui fait que lorsque mes parents ont emprunté (à taux fixe bien sûr) pour financer la construction de leur maison (chantier achevé en 1970), à la fin des échéances du crédit, ils payaient peau de balle en mensualité de remboursement.

  • Natürlich muss die deutsche #Staatsanwaltschaft erst einmal unter D...
    https://diasp.eu/p/17877319

    Natürlich muss die deutsche #Staatsanwaltschaft erst einmal unter Druck gesetzt werden, bevor sie sich bequemt #Ermittlungen einzuleiten 😱

    siehe: https://www.zdfheute.de/politik/muenchener-sniper-ermittlungen-un-100.html

    Damit steigt der Druck auf die deutsche Justiz. Linke und Grüne fordern längst Konsequenzen. So verlangt der Bundestagsabgeordnete Helge Limburg (Grüne) eine Unterrichtung durch den #Generalbundesanwalt in der nächsten Sitzung des Rechtsausschusses am 8. Oktober.

    Ein Armutszeugnis für den deutschen #Rechtsstaat und damit die Gleichheit vor dem #Gesetz, denn bei einem russischen Scharfschützen hätte man nicht mal bis 3 zählen können und es wäre schon Ermittlungen eingeleitet worden.

    #Problem #Arbeitsverweigerung #Mord #UNO #Politik #Unabhängigkeit #Justiz #Problem #Israel (...)

  • Pourquoi la technocritique d’Anti-Tech Resistance n’est pas la nôtre
    https://www.laquadrature.net/2025/07/24/pourquoi-la-technocritique-danti-tech-resistance-nest-pas-la-notre

    Comme de nombreuses associations, collectifs et personnes, nous avons reçu des sollicitations de la part d’Anti-Tech Résistance. Bien qu’iels affirment s’opposer à la surveillance technopolicière et à l’IA nous avons refusé de travailler avec elleux…

    #Non_classé

    • Theodore Kaczynski “Unabomber” ou TedPill
      https://w.wiki/DxFi

      Référence détournée au film des soeurs Wachowski Matrix, dans lequel un personnage propose au protagoniste de choisir entre une pilule bleue (qui laisserait le protagoniste inconscient du fait qu’il vit dans une simulation), ou une pilule rouge (qui lui révélerait la réalité de la matrice). Pour les masculinistes, prendre la redpill c’est se rendre compte que, d’un coté, le féminisme organiserait l’exploitation des hommes et, de l’autre, que les femmes, et surtout les féministes, leur devraient des relation sexuelles au nom de l’ordre patriarcal naturel. « Prendre la redpill », c’est accepter en tant qu’homme qu’il faut dominer et exploiter les femmes : pour qui voudrait passer aux actes, il faudrait « prendre la blackpill » et accepter le faux état de fait selon lequel les femmes ne voudront jamais coucher avec soi, et se venger, notamment en organisant des attentats et des féminicides de masses. Voir Matteo Botto et Lucas Gottzén, « Swallowing and spitting out the red pill : young men, vulnerability, and radicalization pathways in the manosphere », Journal of Gender Studies, 33(5), p. 596–608., 2023, accessible ci-dessous :

      Swallowing and spitting out the red pill: young men, vulnerability, and radicalization pathways in the manosphere
      https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/09589236.2023.2260318
      #masculinisme #autoritarisme #Theodore_Kaczynski #unabomber

    • On nous l’avais pas encore faite, celle-là :

      La radicalité écologique et la technocritique ne peuvent se construire sur le rejet de la complexité.

      Être technocritique aujourd’hui semble vouloir dire que l’on est "ni technophile ni technophobe"...

      Et ce type (d’absence de) réflexion fait écho à la déclaration de Emmanuel #Macron, devant la “French Tech” rassemblée à l’Élysée, le 14 septembre 2020 :

      « J’entends beaucoup de voix qui s’élèvent pour nous expliquer qu’il faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à huile ! Je ne crois pas que le modèle Amish permette de régler les défis de l’écologie contemporaine. »

      Comme beaucoup de textes qui s’en prennent à ATR, leurs auteurs semblent ne pas être capables de faire la différence entre #technique et #technologie...

      #Naufrage_réactionnaire #technophilie #néo-léninisme

    • StopMicro printemps 2025 – Rapport de terrain

      https://ricochets.cc/StopMicro-printemps-2025-Rapport-de-terrain-8319.html

      Nous ne croyons qu’aux actes. Et le lendemain, c’est manifestation. Surprise, les Soulèvements de la Terre ont encore organisé un vote, serré. Après leur campagne idéaliste contre Bolloré, les SDLT semblent décidés à prendre le contrôle d’une nouvelle lutte. La tactique est claire : pour invisibiliser les anti-tech, ils s’emparent de notre terrain, se réapproprient notre discours, occupent chaque espace pour trier à l’entrée et mettre de côté tout discours insurgé. Depuis notre critique stratégique, c’est leur priorité. Est-ce vraiment celle de la Terre ? « On a démocratiquement voté, vous êtes interdits de tracter ». Aucun problème, on sort pas nos tracts, mais une banderole !
      La manif commence et nous la déployons : « CONTRE TOUTES LES INDUSTRIES ; ANTI-TECH RESISTANCE ».
      Nous ne sommes pas là pour diviser la lutte mais contre l’industrie. Jamais d’hostilité horizontale face à un ennemi commun.
      Au même moment, à quelques mètres, des anarchistes écœurées par leur brutalité, des camarades historiques de Stop Micro, déploient « STOP À LA VAMPIRISATION DES LUTTES PAR LES SOULÈVEMENTS DE LA TERRE ».
      Le ton est donné. Le schisme est créé.
      Nous ne croyons qu’aux actes. Et la seule différence pratique avec l’année dernière sont 1000 manifestants en plus et un sabotage d’attrition. Est-ce là tout ce que vaut la « composition » avec EELV ?
      Moins de 10 secondes après notre première déclaration, on entend hurler. Ils arrivent. Notre cortège est vite encerclé. Nos bras sont attrapés. Ils étaient préparés. Des hordes marxistes nous suivent à la trace, recouvrent nos prises de paroles de diffamations. Des camions d’organisateurs et des chars identifiés roulent plus vite pour éviter au public de se rapprocher. Ils manquent de nous écraser. Une sono nous escorte tout du long, musique à fond, espérant masquer nos revendications. Des organisateurs viennent nous menacer indirectement : « si vous rangez pas votre banderole, on pourra pas assurer votre sécurité… » Okay, on va la garder.
      Ils sont plusieurs dizaines à nous huer.
      Nous sommes 6.

      Témoignage intéressant sur les méthodes néo-léninistes des #Soulèvements_de_la_Terre... #StopMicro

      Vous avez dit écofascisme ?

  • est de nouveau tombée sur le gérontophile concupiscent qui la gratifie systématiquement d’un « Bonjour ma p’tite dame » en la toisant avec des yeux de merlan frit, alors qu’elle doit facilement mesurer une tête de plus que lui.

    Las ! la vieille punkàchienne est victime de son propre esprit d’escalier et oublie à chaque fois de lui rétorquer « Bonjour mon grand bonhomme ; on est perdu ? On cherche sa mamie ? »

    Notez que ce ne serait pas sans risque : ce pervers serait bien capable de lui répondre « Oui ».

    #UnAsilePsychiatriqueÀCielOuvert.

  • Data shows post-Oct. 7 emigration surge from Israel, which has since stabilized

    More Israelis were already moving abroad mid-2023 compared to previous year, but departures spiked after Hamas-led attack, before quickly going back down in following months

    19 July 2024
    https://www.timesofisrael.com/data-shows-post-oct-7-emigration-surge-from-israel-which-has-since-st

    Tout en notant une forte augmentation des départs, l’ordre de grandeur (+12000 sur octobre 23-mars 24) reste très intérieur à ce qui était cité dans un article d’Al Mayadeen que @gonzo avait référencé
    https://seenthis.net/messages/1030519 qui parlait d’un demi million de départs, mais visiblement sans prendre en compte les retours.

    • voir aussi cet article assez technique qui évoque des changements de catégories statistiques expliquant une baisse de population de 150.000 résidents en Israël en 2023 par rapport à 2022, avec une accélération en 2023
      Israel’s emigration rate jumps as it learns to count
      https://en.globes.co.il/en/article-israels-emigration-rate-jumps-as-it-learns-to-count-1001472157

      Dr. Ahmad Hleihel, Director of the Demography Sector at the Central Bureau of Statistics, explained that the change in the system increased the number of people emigrating and immediately cut “Census Day 2022” numbers by about 105,000 Israelis: 1.1% of the total population; 0.7% of the Jews, 0.2% of the Arabs, and 12% of the remainder. Since then, the data reveal, another 60,000 Israelis emigrated in 2023, which compares with an average of just 40,000 emigrants annually over the past decade, and 47,000 new immigrants during the last year. “This is a big difference,” emphasizes Hleihel. “Within a year and seven months, the number of Israelis decreased by 150,000, in comparison with the old calculation.”

      The good news is that 30,000 Israelis have also returned during the past year, some to join the war effort. Still, this is an exceptional negative net balance of 30,000 emigrants within one year.

      #Israel #outmigration #émigration

    • Le problème majeur, c’est qu’on ne sait pas s’il s’agit de départ temporaires ou davantage permanents, et surtout on ignore comment les statistiques tiennent compte des très nombreux binationaux. Tout à la fin du post noté hier, celui de Eran Etzion, cette remarque qu’il se refuse à développer : « the wave of departure from the country of our good sons, our daughters, their sons and daughters ».
      « Our good sons », cela doit vouloir dire « nos fils de bonnes familles azkhénazes bien éduqués (et moins fanatisés) »...

    • https://en.globes.co.il/en/article-foreign-residents-gradually-returning-to-israels-housing-market

      Some 28,000 Jews have immigrated to Israel since the start of the war, according to figures from the Ministry of Aliya and Integration. Estimates are that a few more thousand will arrive by the end of 2024, meaning there is a significant decrease from the 46,600 immigrants in 2023.

      Alongside the immigrants there are foreign residents preparing the ground for the future by buying apartments for investment, or the option of moving to Israel at some stage. According to the latest survey of housing sales by the Ministry of Finance chief economist, in July 2024 there was a 62% increase in apartment purchases in Israel by foreign residents compared with July 2023. This figure was included in the investment purchases section of the survey. This sounds like a big increase but overall 174 apartments were purchased by foreign residents in July 2024 - an increase of just 70 over July 2023. Compared with June 2024 the rise was 8%, and still far from the peak in 2022.

      The report found that the dominant location for housing purchases by foreign residents is Jerusalem with 55% of purchases in the capital. Other popular locations for foreign residents are more surprising including Kiryat Ono and Netanya.

      Another interesting trend that has emerged is the purchase of a cluster of homes by community members who come to Israel to buy together and are even prepared to buy complete projects from developers, who for their part invest great efforts in marketing to Jews abroad.

  • Croazia, il fiume Una è salvo
    https://www.balcanicaucaso.org/aree/Croazia/Croazia-il-fiume-Una-e-salvo-233086

    È vittoria per il fiume Una: un gruppo di cittadini e attivisti, supportati da personalità del mondo dello spettacolo e organizzazioni internazionali come Riverwatch, è riuscito a far sospendere i lavori di costruzione di una centrale idroelettrica. Il fiume è salvo, almeno per ora

  • Croazia, allarme fiume Una
    https://www.balcanicaucaso.org/aree/Croazia/Croazia-allarme-fiume-Una-232667

    Un crimine da fermare, un ecocidio. Così ambientalisti, attivisti e qualche politico descrivono quello che sta accadendo al fiume Una, monumento naturale in Croazia e parco naturale in Bosnia Erzegovina. Un privato sta costruendo in fretta e furia una mini idrocentrale, ma a quanto pare senza permessi

  • Catalyse totalitaire

    Il y a une économie générale de la #violence. Ex nihilo nihil : rien ne sort de rien. Il y a toujours des antécédents. Cette économie, hélas, ne connaît qu’un principe : la #réciprocité – négative. Lorsque l’#injustice a été portée à son comble, lorsque le groupe a connu le #meurtre_de_masse et, pire peut-être, l’#invisibilisation du meurtre de masse, comment pourrait-il ne pas en sortir une #haine vengeresse ? Les rationalités stratégiques – faire dérailler la normalisation israélo-arabe, réinstaller le conflit israélo-palestinien sur la scène internationale –, si elles sont réelles, n’en ont pas moins trouvé parmi leurs ressources le carburant de la vengeance meurtrière.

    « #Terrorisme », mot-impasse

    La FI n’a pas commis les erreurs dont on l’accuse. Mais elle en a commis. Une – et de taille. Dans un événement de cette sorte, on ne se rend pas directement à l’analyse sans avoir d’abord dit l’#effroi, la #stupeur et l’#abomination. Le minimum syndical de la #compassion ne fait pas l’affaire, et on ne s’en tire pas avec quelques oblats verbaux lâchés pour la forme. Quand bien même ce qui est donné au peuple palestinien ignore jusqu’au minimum syndical, il fallait, en cette occurrence, se tenir à ce devoir – et faire honte aux prescripteurs de la compassion asymétrique.

    Ce manquement, réel, a cependant été saisi et déplacé pour se transformer dans le débat public en un point de sommation, d’abjuration même, sur lequel la FI, cette fois, a entièrement raison de ne pas céder : « terrorisme ». « Terrorisme » devrait-il être, comme l’affirme Vincent Lemire, « le point de départ du #débat_public » ? Non. Il n’en est même pas le point d’arrivée : juste le cul-de-sac. « Terrorisme » est un mot impasse. C’est ce que rappelle Danièle Obono, et elle a raison. Fait pour n’installer que la perspective de l’éradication et barrer toute analyse politique, « terrorisme » est une catégorie hors-politique, une catégorie qui fait sortir de la #politique. La preuve par Macron : « unité de la nation » et dérivés, 8 occurrences en 10 minutes de brouet. Suspension des conflits, neutralisation des différends, décret d’unanimité. Logiquement : les manifestations de soutien au peuple palestinien sont des manifestations de soutien au terrorisme, et même des manifestations terroristes, en conséquence de quoi elles sont interdites.

    Concéder « terrorisme », c’est annuler que ce qui se passe en Israël-Palestine est politique. Au plus haut point. Même si cette politique prend la forme de la #guerre, se poursuivant ainsi par d’autres moyens selon le mot de Clausewitz. Le #peuple_palestinien est en guerre – on ne lui a pas trop laissé le choix. Une entité s’est formée en son sein pour la conduire – d’où a-t-elle pu venir ? « On a rendu Gaza monstrueux », dit Nadav Lapid. Qui est « on » ?

    Sans avoir besoin de « terrorisme », « guerre » et « #crimes_de_guerre » sont hélas très suffisants à dire les combles de l’horreur. Très suffisants aussi à dire les #massacres abominables de civils. Si dans la guerre, qui est par principe #tuerie, on a forgé sans pléonasme la catégorie de « crimes de guerre », c’est bien pour désigner des actes qui font passer à une chose atroce en soi d’autres paliers d’#atrocité. C’est le moment de toute façon où il faut faire revenir l’#économie_générale_de_la_violence : des #crimes qui entraînent des crimes – des crimes qui ont précédé des crimes. L’acharnement à faire dire « terrorisme » ne satisfait que des besoins passionnels – et aucune exigence intellectuelle.

    En réalité, « terrorisme » et « crimes de guerre » sont deux catégories qui ne cessent de passer l’une dans l’autre, et ne dessinent aucune antinomie stable. Hiroshima est, à la lettre, conforme à la définition ONU du terrorisme : tuer des civils qui ne sont pas directement parties à des hostilités pour intimider une population ou contraindre un gouvernement à accomplir un certain acte. A-t-on entendu parler de terrorisme pour la bombe d’Hiroshima ? Et pour Dresde ? – comme Hiroshima : terroriser une population en vue d’obtenir la capitulation de son gouvernement.

    Mais pour ceux qui, dans la situation présente, en ont fait un point d’abjuration, « terrorisme » a une irremplaçable vertu : donner une violence pour dépourvue de #sens. Et de #causes. Violence pure, venue de nulle part, qui n’appelle rigoureusement aucune autre action que l’extirpation, éventuellement dans la forme relevée de la croisade : le choc des civilisations, l’axe du Bien, à laquelle il n’y a aucune question à poser. Il est vrai qu’ici nous naviguons en eaux vallsiennes où #comprendre est contradictoire avec s’émouvoir, et vient nécessairement en diminution du sentiment d’horreur, donc en supplément de complaisance. L’empire de la bêtise, comme une marée noire, n’en finit plus de s’étendre.

    La #passion de ne pas comprendre

    Surtout donc : ne pas comprendre. Ce qui demande un effort d’ailleurs, car l’évidence est massive et, avoir les yeux ouverts suffit – pour comprendre. Un peuple entier est martyrisé par une #occupation, ça fait bientôt 80 ans que ça dure. On les enferme, on les parque à les rendre fous, on les affame, on les tue, et il n’est plus une voix officielle pour en dire un mot. 200 morts depuis dix mois : pas un mot – entendre : qui se comparerait, même de loin, aux mots donnés aux Israéliens. Des témoignages vidéos à profusion des crimes israéliens encore frais : pas un mot. Des marches palestiniennes pacifiques à la frontière, 2018, 200 morts : pas un mot. Des snipers font des cartons sur les rotules, 42 en une après-midi, pas mal : mais pas un mot – si : « l’armée la plus morale du monde ». D’anciens militaires de l’armée la plus morale du monde expriment le dégoût, l’inhumanité de ce qu’on leur a fait faire aux Palestiniens : pas un mot. À chacune des #abominations du Hamas ce week-end, on en opposerait tant et plus commises par les militaires ou les colons – à peine quelques rides à la surface de l’eau. Les tragédies israéliennes sont incarnées en témoignages poignants, les tragédies palestiniennes sont agglomérées en statistiques. En parlant de statistique : on voudrait connaître la proportion des hommes du Hamas passés à l’attaque ce week-end qui ont tenu dans leurs mains les cadavres de leurs proches, des corps de bébés désarticulés, pour qui la vie n’a plus aucun sens – sinon la vengeance. Non pas « terrorisme » : le métal en fusion de la vengeance coulé dans la lutte armée. L’éternel moteur de la guerre. Et de ses atrocités.

    En tout cas voilà le sentiment d’injustice qui soude le groupe. Une vie qui ne vaut pas une autre vie : il n’y a pas de plus haute injustice. Il faut être épais pour ne pas parvenir à se représenter ça – à la limite, même pas par humaine compréhension : par simple prévoyance stratégique. Qu’un martyre collectif soit ainsi renvoyé à l’inexistence, que les vies arabes se voient dénier toute valeur, et que ceci puisse rester indéfiniment sans suite, c’était une illusion de colonisateur.

    Bloc bourgeois et « importation »

    Maintenant le fait le plus frappant : tout l’Occident officiel communie dans cette illusion. En France, à un degré étonnant. On s’y inquiète beaucoup des risques d’« #importation_du_conflit ». Sans voir que le conflit est déjà massivement importé. Bien sûr, « importation du conflit » est un mot à peine codé pour dire indifféremment « Arabes », « immigrés », « banlieues ». Mais le canal d’importation réel n’est pas du tout celui-là, il est sous nos yeux pourtant, large comme Panama, bouillonnant comme une conduite forcée : le canal d’importation-du-conflit, c’est le bloc bourgeois (Amable et Palombarini ©). Tout son appareil, personnel politique, éditocratie en formation serrée, médias en « édition spéciale », s’est instantanément déclenché pour importer. Pourquoi le point de fixation sur le terrorisme ? Pour la FI bien sûr – nous y revoilà. Cette fois-ci cependant avec un nouveau point de vue : le point de vue de l’importation intéressée. Le bloc bourgeois quand il fait bloc derrière Israël à l’extérieur saisit surtout l’occasion de faire bloc contre ses ennemis à l’intérieur.

    Il faudrait ici une analyse de la solidarité réflexe du #bloc_bourgeois avec « Israël » (entité indifférenciée : population, Etat, gouvernement) et des affinités par lesquelles elle passe. Des affinités de bourgeois : le même goût de la démocratie frelatée (bourgeoise), la même position structurale de dominant (dominant national, dominant régional), les mêmes représentations médiatiques avantageuses, ici celles d’Israël comme une société bourgeoise (start-ups et fun à Tel Aviv). Tout porte le bloc bourgeois à se reconnaître spontanément dans l’entité « Israël », partant à en épouser la cause.

    Et le bloc bourgeois français est plus israélien que les Israéliens : il refuse qu’on dise « #apartheid » alors que des officiels israéliens le disent, il refuse de dire « Etat raciste » alors qu’une partie de la gauche israélienne le dit, et qu’elle dit même parfois bien davantage, il refuse de dire la #responsabilité écrasante du gouvernement israélien alors qu’Haaretz le dit, il refuse de dire la politique continûment mortifère des gouvernements israéliens alors qu’une kyrielle d’officiers supérieurs israéliens le disent, il refuse de dire « crimes de guerre » pour le Hamas alors que l’ONU et le droit international le disent. Gideon Levy : « Israël ne peut pas emprisonner deux millions de Palestiniens sans en payer le prix cruel ». Daniel Levy, ancien diplomate israélien à une journaliste de la BBC qui lui dit que les Israéliens sur le point d’annihiler Gaza « se défendent » : « Vous pouvez vraiment dire une chose pareille sans ciller ? Ce genre de #mensonges ? » Le bloc bourgeois : « Israël ne fait que se défendre ». Il dit « Terreur » quand les Russes coupent toute ressource à l’Ukraine, il ne dit rien quand Israël coupe toute ressource à Gaza. Le bloc bourgeois vit un flash d’identification que rien ne peut désarmer.

    Il le vit d’autant plus intensément que la lutte contre les ennemis du frère bourgeois au dehors et la lutte contre les adversaires du bloc bourgeois au-dedans se potentialisent l’une l’autre. C’est comme une gigantesque résonance inconsciente, qui prend toute son ampleur dans une situation de crise organique où le bloc bourgeois contesté est devenu prêt à tout pour se maintenir.

    Le bloc regarde autour de lui, il ne se voit plus qu’un seul ennemi significatif : la FI. PS, EELV, PC, il a tout neutralisé, plus aucune inquiétude de ce côté-là, ces gens ne représentent aucun danger – quand ils ne sont pas de précieux auxiliaires. La FI, non. Une occasion se présente pour l’anéantir : ne pas hésiter une seule seconde. Comme avec Corbyn, comme avec Sanders, les affabulations d’antisémitisme, connaissaient déjà leur régime de croisière, mais une opportunité pareille est inespérée. Providentiel loupé inaugural de la FI : tout va pouvoir s’engouffrer dans cette brèche : le mensonge ouvert, la défiguration éhontée des propos, les sondages bidons sur des déclarations ou des absences de déclarations fabriquées, les accusations délirantes. La BBC s’abstient de dire « terroriste » mais la FI doit le dire. Des universitaires incontestables produisent de l’analyse sur les plateaux, mais la même analyse fournie par la FI est un scandale. La FI a une position somme toute fort proche de l’ONU, mais elle est antisémite. « Que cherche Jean-Luc Mélenchon ? A cautionner le terrorisme islamiste ? » s’interroge avec nuance La Nuance.

    #Cristallisation

    La violence du spasme que connait la vie politique française n’a pas d’autre cause. L’événement a œuvré comme un puissant réactif, révélant toutes les tendances actuelles du régime, et les portant à un point que même les émeutes de juillet ne leur avaient pas fait atteindre. L’effet de catalyse est surpuissant. Crise après crise, la dynamique pré-fasciste ne cesse de prendre consistance et de s’approfondir. Le terme en a été donné par Meyer Habib député français d’extrême-droite israélienne : « Le RN est entré dans le camp républicain ».

    Les moments de vérité recèlent toujours quelque avantage : nous savons désormais en quoi consiste le #camp_républicain. C’est le camp qui interdit le #dissensus, qui interdit l’#expression_publique, qui interdit les #manifestations, qui impose l’#unanimité ou le #silence, et qui fait menacer par ses nervis policiers tous ceux et toutes celles qui seraient tentés de continuer à faire de la politique autour de la question israélo-palestinienne. C’est le camp qui fait faire des signalements par des institutions universitaires à l’encontre de communiqués de syndicats étudiants, qui envisage tranquillement de poursuivre des organisations comme le NPA ou Révolution permanente, qui doit sans doute déjà penser secrètement à des dissolutions.

    C’est bien davantage qu’un spasme en fait. Par définition, un spasme finit par relaxer. Ici, ça cristallise : une phase précipite. Et pas n’importe laquelle : #catalyse_totalitaire. « Totalitaire » est la catégorie qui s’impose pour toute entreprise politique de production d’une #unanimité_sous_contrainte. L’#intimidation, le forçage à l’alignement, la désignation à la vindicte, la déformation systématique, la réduction au monstrueux de toute opinion divergente en sont les opérations de premier rang. Viennent ensuite l’#interdiction et la #pénalisation. Témoigner du soutien au peuple palestinien est devenu un #délit. Arborer un #drapeau palestinien est passible de 135€ d’amende – on cherche en vain une base légale présentable. « Free Palestine » est un graffiti antisémite – dixit CNews, devenu arbitre des élégances en cette matière, signes de temps renversés où d’actuelles collusions avec des antisémites distribuent les accusations d’antisémitisme, et d’anciennes collusions avec le nazisme celles de nazisme. Sous l’approbation silencieuse du reste du champ politique et médiatique. Dans les couloirs de toute la galaxie Bolloré, on ne doit plus en finir de se tenir les côtes de rire, pendant qu’à LREM, à France Inter et sur tous les C Trucmuche de France 5, on prend la chose au tout premier degré. Le camp républicain, c’est le camp qui suspend la politique, les libertés et les droits fondamentaux, le camp soudé dans le racisme anti-Arabe et dans le mépris des vies non-blanches.

    Le monde arabe, et pas seulement lui, observe tout cela, et tout cela se grave dans la #mémoire de ses peuples. Quand la némésis reviendra, car elle reviendra, les dirigeants occidentaux, interloqués et bras ballants, de nouveau ne comprendront rien. Stupid white men .

    https://blog.mondediplo.net/catalyse-totalitaire
    #à_lire #7_octobre_2023 #Palestine #Israël #Gaza #Frédéric_Lordon #médias

  • Mort de #Unabomber, l’ermite qui a terrorisé l’Amérique durant vingt ans | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/societe/cold-cases-enquetes-relancees/mort-de-unabomber-l-ermite-qui-terrorise-l-amerique-durant-vingt-ans-760661

    Mort de Unabomber, l’ermite qui a terrorisé l’Amérique durant vingt ans

    Depuis sa petite cabane du Montana, Ted Kaczynski a horrifié les États-Unis et nargué le FBI en envoyant à ses victimes des colis piégés. C’est en voulant diffuser ses idées néoluddites, qui prônent la destruction de la société industrielle, qu’Unabomber a permis aux agents de la police fédérale de l’arrêter, au terme de la traque la plus dispendieuse de son histoire.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Theodore_Kaczynski

    Cet article ou cette section traite d’une personne morte récemment (10 juin 2023).
    Le texte peut changer fréquemment, n’est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N’hésitez pas à participer, en veillant à citer vos sources.
    Les biographies étant habituellement écrites au présent de narration, merci de ne pas mettre au passé les verbes qui sont actuellement au présent. L’emploi des mots « mort » et « décès » est discuté sur cette page.
    La dernière modification de cette page a été faite le 11 juin 2023 à 13:22.

    #Theodore_Kaczynski

  • Réfugiés : contourner la #Croatie par le « #triangle » #Serbie - #Roumanie - #Hongrie

    Une nouvelle route migratoire s’est ouverte dans les Balkans : en Serbie, de plus en plus d’exilés tentent de contourner les barbelés barrant la #Hongrie en faisant un crochet par la Roumanie, avant d’espérer rejoindre les pays riches de l’Union européenne. Un chemin plus long et pas moins risqué, conséquence des politiques sécuritaires imposées par les 27.

    Il est 18h30, le jour commence à baisser sur la plaine de #Voïvodine. Un groupe d’une cinquantaine de jeunes hommes, sacs sur le dos et duvets en bandoulière, marche d’un pas décidé le long de la petite route de campagne qui relie les villages serbes de #Majdan et de #Rabe. Deux frontières de l’Union européenne (UE) se trouvent à quelques kilomètres de là : celle de la Hongrie, barrée depuis la fin 2015 d’une immense clôture barbelée, et celle de la Roumanie, moins surveillée pour le moment.

    Tous s’apprêtent à tenter le « #game », ce « jeu » qui consiste à échapper à la police et à pénétrer dans l’UE, en passant par « le triangle ». Le triangle, c’est cette nouvelle route migratoire à trois côtés qui permet de rejoindre la Hongrie, l’entrée de l’espace Schengen, depuis la Serbie, en faisant un crochet par la Roumanie. « Nous avons été contraints de prendre de nouvelles dispositions devant les signes clairs de l’augmentation du nombre de personnes traversant illégalement depuis la Serbie », explique #Frontex, l’Agence européenne de protection des frontières. Aujourd’hui, 87 de ses fonctionnaires patrouillent au côté de la police roumaine.

    Depuis l’automne 2020, le nombre de passages par cet itinéraire, plus long, est en effet en forte hausse. Les #statistiques des passages illégaux étant impossibles à tenir, l’indicateur le plus parlant reste l’analyse des demandes d’asiles, qui ont explosé en Roumanie l’année dernière, passant de 2626 à 6156, soit une hausse de 137%, avec un pic brutal à partir du mois d’octobre. Selon les chiffres de l’Inspectoratul General pentru Imigrări, les services d’immigrations roumains, 92% de ces demandeurs d’asile étaient entrés depuis la Serbie.

    “La Roumanie et la Hongrie, c’est mieux que la Croatie.”

    Beaucoup de ceux qui espèrent passer par le « triangle » ont d’abord tenté leur chance via la Bosnie-Herzégovine et la Croatie avant de rebrousser chemin. « C’est difficile là-bas », raconte Ahmed, un Algérien d’une trentaine d’années, qui squatte une maison abandonnée de Majdan avec cinq de ses compatriotes. « Il y a des policiers qui patrouillent cagoulés. Ils te frappent et te prennent tout : ton argent, ton téléphone et tes vêtements. Je connais des gens qui ont dû être emmenés à l’hôpital. » Pour lui, pas de doutes, « la Roumanie et la Hongrie, c’est mieux ».

    La route du « triangle » a commencé à devenir plus fréquentée dès la fin de l’été 2020, au moment où la situation virait au chaos dans le canton bosnien d’#Una_Sana et que les violences de la police croate s’exacerbaient encore un peu plus. Quelques semaines plus tard, les multiples alertes des organisations humanitaires ont fini par faire réagir la Commission européenne. Ylva Johansson, la Commissaire suédoise en charge des affaires intérieures a même dénoncé des « traitements inhumains et dégradants » commis contre les exilés à la frontière croato-bosnienne, promettant une « discussion approfondie » avec les autorités de Zagreb. De son côté, le Conseil de l’Europe appelait les autorités croates à mettre fin aux actes de tortures contre les migrants et à punir les policiers responsables. Depuis, sur le terrain, rien n’a changé.

    Pire, l’incendie du camp de #Lipa, près de #Bihać, fin décembre, a encore aggravé la crise. Pendant que les autorités bosniennes se renvoyaient la balle et que des centaines de personnes grelottaient sans toit sous la neige, les arrivées se sont multipliées dans le Nord de la Serbie. « Rien que dans les villages de Majdan et Rabe, il y avait en permanence plus de 300 personnes cet hiver », estime Jeremy Ristord, le coordinateur de Médecins sans frontières (MSF) en Serbie. La plupart squattent les nombreuses maisons abandonnées. Dans cette zone frontalière, beaucoup d’habitants appartiennent aux minorités hongroise et roumaine, et Budapest comme Bucarest leur ont généreusement délivré des passeports après leur intégration dans l’UE. Munis de ces précieux sésames européens, les plus jeunes sont massivement partis chercher fortune ailleurs dès la fin des années 2000.

    Siri, un Palestinien dont la famille était réfugiée dans un camp de Syrie depuis les années 1960, squatte une masure défoncée à l’entrée de Rabe. En tout, ils sont neuf, dont trois filles. Cela fait de longs mois que le jeune homme de 27 ans est coincé en Serbie. Keffieh sur la tête, il tente de garder le sourire en racontant son interminable odyssée entamée voilà bientôt dix ans. Dès les premiers combats en 2011, il a fui avec sa famille vers la Jordanie, puis le Liban avant de se retrouver en Turquie. Finalement, il a pris la route des Balkans l’an dernier, avec l’espoir de rejoindre une partie des siens, installés en Allemagne, près de Stuttgart.

    “La police m’a arrêté, tabassé et on m’a renvoyé ici. Sans rien.”

    Il y a quelques jours, Siri à réussi à arriver jusqu’à #Szeged, dans le sud de la Hongrie, via la Roumanie. « La #police m’a arrêté, tabassé et on m’a renvoyé ici. Sans rien », souffle-t-il. À côté de lui, un téléphone crachote la mélodie de Get up, Stand up, l’hymne reggae de Bob Marley appelant les opprimés à se battre pour leurs droits. « On a de quoi s’acheter un peu de vivres et des cigarettes. On remplit des bidons d’eau pour nous laver dans ce qui reste de la salle de bains », raconte une des filles, assise sur un des matelas qui recouvrent le sol de la seule petite pièce habitable, chauffée par un poêle à bois décati.

    De rares organisations humanitaires viennent en aide à ces exilés massés aux portes de l’Union européennes. Basé à Belgrade, le petit collectif #Klikaktiv y passe chaque semaine, pour de l’assistance juridique et du soutien psychosocial. « Ils préfèrent être ici, tout près de la #frontière, plutôt que de rester dans les camps officiels du gouvernement serbe », explique Milica Švabić, la juriste de l’organisation. Malgré la précarité et l’#hostilité grandissante des populations locales. « Le discours a changé ces dernières années en Serbie. On ne parle plus de ’réfugiés’, mais de ’migrants’ venus islamiser la Serbie et l’Europe », regrette son collègue Vuk Vučković. Des #milices d’extrême-droite patrouillent même depuis un an pour « nettoyer » le pays de ces « détritus ».

    « La centaine d’habitants qui restent dans les villages de Rabe et de Majdan sont méfiants et plutôt rudes avec les réfugiés », confirme Abraham Rudolf. Ce sexagénaire à la retraite habite une modeste bâtisse à l’entrée de Majdan, adossée à une ruine squattée par des candidats à l’exil. « C’est vrai qu’ils ont fait beaucoup de #dégâts et qu’il n’y a personne pour dédommager. Ils brûlent les charpentes des toits pour se chauffer. Leurs conditions d’hygiène sont terribles. » Tant pis si de temps en temps, ils lui volent quelques légumes dans son potager. « Je me mets à leur place, il fait froid et ils ont faim. Au vrai, ils ne font de mal à personne et ils font même vivre l’épicerie du village. »

    Si le « triangle » reste a priori moins dangereux que l’itinéraire via la Croatie, les #violences_policières contre les sans papiers y sont pourtant monnaie courante. « Plus de 13 000 témoignages de #refoulements irréguliers depuis la Roumanie ont été recueillis durant l’année 2020 », avance l’ONG Save the Children.

    “C’est dur, mais on n’a pas le choix. Mon mari a déserté l’armée de Bachar. S’il rentre, il sera condamné à mort.”

    Ces violences répétées ont d’ailleurs conduit MSF à réévaluer sa mission en Serbie et à la concentrer sur une assistance à ces victimes. « Plus de 30% de nos consultations concernent des #traumatismes physiques », précise Jérémy Ristor. « Une moitié sont liés à des violences intentionnelles, dont l’immense majorité sont perpétrées lors des #push-backs. L’autre moitié sont liés à des #accidents : fractures, entorses ou plaies ouvertes. Ce sont les conséquences directes de la sécurisation des frontières de l’UE. »

    Hanan est tombée sur le dos en sautant de la clôture hongroise et n’a jamais été soignée. Depuis, cette Syrienne de 33 ans souffre dès qu’elle marche. Mais pas question pour elle de renoncer à son objectif : gagner l’Allemagne, avec son mari et leur neveu, dont les parents ont été tués dans les combats à Alep. « On a essayé toutes les routes », raconte l’ancienne étudiante en littérature anglaise, dans un français impeccable. « On a traversé deux fois le Danube vers la Roumanie. Ici, par le triangle, on a tenté douze fois et par les frontières de la Croatie et de la Hongrie, sept fois. » Cette fois encore, la police roumaine les a expulsés vers le poste-frontière de Rabe, officiellement fermé à cause du coronavirus. « C’est dur, mais on n’a pas le choix. Mon mari a déserté l’armée de Bachar avec son arme. S’il rentre, il sera condamné à mort. »

    Qu’importe la hauteur des murs placés sur leur route et la terrible #répression_policière, les exilés du nord de la Serbie finiront tôt ou tard par passer. Comme le déplore les humanitaires, la politique ultra-sécuritaire de l’UE ne fait qu’exacerber leur #vulnérabilité face aux trafiquants et leur précarité, tant pécuniaire que sanitaire. La seule question est celle du prix qu’ils auront à paieront pour réussir le « game ». Ces derniers mois, les prix se sont remis à flamber : entrer dans l’Union européenne via la Serbie se monnaierait jusqu’à 2000 euros.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Refugies-contourner-la-Croatie-par-le-triangle-Serbie-Roumanie-Ho
    #routes_migratoires #migrations #Balkans #route_des_Balkans #asile #migrations #réfugiés #contournement #Bihac #frontières #the_game

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  • Monthly Report BVMN August 2020

    The #Border_Violence_Monitoring_Network (#BVMN) published 34 cases of illegal pushbacks during August, documenting the experience of 692 people whose rights were violated at the European Union’s external border. Volunteers in the field recorded a variety of cruel and abusive acts by officers, representing at least ten different national authorities. This report summarises the data and narrative testimony shared by people-on-the-move, highlighting the depth of violence being carried out in the service of European borders.

    As a network comprised of grassroots organisations active in Greece and the Western Balkans, this report was produced via a joint-effort between Are You Syrious, Mobile Info Team, No Name Kitchen, Rigardu, Josoor, InfoKolpa, Escuela con Alma, Centre for Peace Studies, Mare Liberum, Collective Aid and Fresh Response

    The report analyses among other things:

    - Czech presence in North Macedonian pushbacks
    - Unrest in the #Una-Sana Canton of Bosnia-Herzegovina
    - Continued Greek Maritime Pushbacks
    - Analyzing a summer of Italian pushbacks

    Special focus is given to the Greek context where in the Evros region, field partners collected several testimonies in August which referenced third-country-nationals facilitating pushbacks across the Evros/Meric River on behalf of Greek authorities. Three reports conducted by members of the Border Violence Monitoring Network allude to this practice and anecdotal evidence from the field reinforces these accounts.

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    The Border Violence Monitoring Network (BVMN) published 34 cases of illegal pushbacks during August, documenting the experience of 692 people whose rights were violated at the European Union’s external border. Volunteers in the field recorded a variety of cruel and abusive acts by officers, representing at least ten different national authorities. This report summarises the data and narrative testimonies shared by peo-ple-on-the-move, highlighting the depth of violence being carried out in the service of European borders.Special focus is given to the Greek context where testimonies in the Evros allude to the trend of Greek au-thorities using third country nationals to facilitate pushbacks across the Evros/Meric River in the last two months. Reports collected by members of the Border Violence Monitoring Network allude to this practice and anecdotal evidence from the field reinforces these accounts. Further analysis covers the way in which Czech forces have been referenced in testimonies collected from push-backs from North Macedonia to Greece in the last month. Returns from Italy to Bosnia also continue to be legitimized by the Italian state and an analysis of recent reports from these returns is included, as well as an update written by volunteers on the ground in Trieste.In this report, BVMN also discusses several cases of pushbacks across the Aegean sea where the Greek au-thorities continue to use worrying methods to force transit ships back into Turkish waters via life raphs. New developments in both Bosnia’s Una-Sana Canton and Serbia’s #Vojvodina region are also noted, showing the situation on the ground and in the legal realm respectively, as it relates to pushbacks.

    https://www.borderviolence.eu/balkan-region-report-august-2020

    #rapport #push-backs #refoulements #asile #migrations #réfugiés #Italie #Grèce #Mer_Egée #Una #Sana #Bosnie #Bosnie_Herzégovine #Macédoine_du_Nord #frontières #Balkans #route_des_Balkans #Serbie

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    • Policajci iz Virovitice prijavljuju šefa: ‘Ilegalno tjera migrante, tuče se pijan, zataškava obiteljsko nasilje’

      ‘Da bi dobili veću plaću, njegovi miljenici tjeraju migrante iz BiH u Hrvatsku, kako bi ih zatim mogli deportirati’, tvrde naši sugovornici...

      https://www.telegram.hr/wp-content/uploads/2020/09/hedl_policija_migranti-840x530.jpeg

      Ovo je naš zapovjednik Andrej Hegediš, kaže jedan od četvorice pripadnika Interventne policije u Policijskoj upravi virovitičko-podravskoj, pokazujući na video-snimku Border Violence Monitoringa, nevladine organizacije koja se zalaže za zaštitu prava migranata. Na tajno snimljenom videu, vide se pripadnici hrvatske policije kako, prema tvrdnjama Border Violence Monitoringa, u šumi kraj Lohova, unutar teritorije Bosne i Hercegove, protjeruju skupinu migranata prema Bihaću.

      Ta snimka prikazana je na više televizija kao jedan od dokaza nehumanog postupanja hrvatske policije prema migrantima, zbog čega su na račun Zagreba stigla i ozbiljna upozorenje iz Bruxellesa. Hrvatski MUP odbacio je takve tvrdnje kao neutemeljene.
      Tvrdnje koje zvuče upravo nevjerojatno

      No, ono što su, vezano uz migrante, Telegramu ispričali pripadnici virovitičke Interventne policije koji su sudjelovali na osiguranju državne granice, zvuči upravo nevjerojatno: “Hrvatska je policija, tvrde naši sugovornici, u nekoliko navrata ulazila na teritorij susjedne BiH da bi odatle potjerala migrante u Hrvatsku, a onda ih deportirala!”

      Zašto bi to radili? Razlog je, kažu virovitički interventni policajci, više nego prozaičan: “boravak na terenu financijski je unosan. Na taj način mjesečno mogu zaraditi nekoliko tisuća kuna više, pa treba dokazati da se na granici nešto radi”, tvrde naši sugovornici. “Tako se migrante prvo iz BiH potjera u Hrvatsku, a zatim natrag. Deportiranje se, naravno, dokumentira video snimkama, kako bi se dokazala nužnost pojačanih policijskih ophodnju iz granicu”, dodaju.
      Iz MUP-a su potvrdili anonimnu predstavku

      Četvorica pripadnika interventne policije s kojima je Telegram razgovarao ovih dana, stoje iza predstavke upućene MUP-u u kojoj iznose brojne optužbe na račun Andreja Hegediša, zapovjednika virovitičke Interventne policije. Iz MUP-a su 3. rujna Telegramu potvrdili da su primili anonimnu predstavku.

      ”Potvrđujemo zaprimanje anonimnih podnesaka te Služba za unutarnju kontrolu u suradnji s policijskim službenicima Ravnateljstva policije i Policijske uprave, sukladno Zakonu o policiji i Pravilniku o načinu rada i postupanja po pritužbama te radu Povjerenstava za rad po pritužbama, provjerava njihovu utemeljenost”, stoji u odgovoru Telegramu.
      Šef policije se napio pa nasrnuo na kolegu

      ”Također vas obavještavamo kako je, nakon provjere navoda iz ranijeg podneska, načelnik Policijske uprave virovitičko-podravske pokrenuo disciplinski postupak pred Odjelom prvostupanjskog disciplinskog sudovanja Službe disciplinskog sudovanja u Osijeku zbog sumnje u počinjene teže povrede službene dužnosti iz čl. 96. stavak 1. točke 7. Zakona o policiji. Navedeni postupak je u tijeku”, napisali su iz MUP-a.

      Kad je riječ o potonjem, radi se o slučaju o kojem je prvi pisao Telegram i koji je do tada javnosti bio nepoznat. Naime, 20. prosinca prošle godine, na božićnom domjenku za čelne ljude Policijske uprave virovitičko-podravske, zapovjednik Interventne jedinice policije, Andrej Hegediš, fizički je nasrnuo na svog kolegu, načelnika Policijske postaje Pitomača, Renata Greguraša. Ali, načelnik virovitičke Policijske uprave, Siniša Knežević, koji je sve to vidio, disciplinski je postupak protiv Hegediša pokrenuo tek tri mjeseca nakon događaja.
      Odlasci u McDonald’s i zubaru u Zagreb

      Dvojica od četvorice Telegramovih sugovornika, bivših i aktivnih pripadnika Interventne policije, kažu da su također bili žrtve Hegediševih nasrtaja i pokušaja fizičkog napada. Neki od njih zbog toga su tražili premještaj. U predstavci koju je Telegram imao prilike vidjeti, navode se i druge pritužbe na njegov rad, a zbog čega je unutarnja kontrola MUP-a prošloga tjedna dva dana provela u Virovitici. No, kako neslužbeno doznajemo, njihov izvještaj ne bi trebao zabrinuti Hegediša. Štoviše, kaže jedan od naših izvora, sada se pokušava istražiti tko su autori anonimne predstavke.

      Jedna od optužbi na koju su se interventni policajci žalili odnosi se, kako tvrde, na zapovjednikovo korištenje službenog automobila u posve privatne svrhe, kao što je odlazak zubaru u Zagreb ili u restoran McDonald’s u Sisak. ”Ako postoji volja, lako je istražiti kako si je zapovjednik Interventne obračunavao prekovremeni rad i u vrijeme kada je već četiri sata bio u Mađarskoj, na privatnom putu prema zračnoj luci u Budimpešti. Treba samo pročešljati popis prekovremenih sati i usporediti to s vremenom kada je napustio granični prijelaz, pa će sve biti jasno. No, bojimo se da u policiji, zbog politike ‘ne talasaj’, za to nitko nema volje”, kažu sugovornici Telegrama iz interventne policije u Virovitici.

      ‘Natjerao me da ostavim ministra i vozim njega’

      Upravo je nevjerojatan podatak kojeg su nam iznijeli, kada je kažu, jedan njihov kolega, morao napustiti osiguranje štićene osobe i uputiti se u Slatinu, gdje zapovjednik Hegediš živi, da bi ga prevezao u bazu, u Viroviticu. Radilo se o osiguranju i obilasku kuće tadašnjeg potpredsjednika Vlade i ministra poljoprivrede, Tomislava Tolušića, kao i nekoliko zgrada u kojima bi znao odsjedati kada dolazi u Viroviticu. Hegediš se na to nije osvrtao, kažu Telegramovi sugovornici, već je policajcu naredio da prekine posao na osiguranju štićene osobe i preveze ga u Viroviticu.

      Detaljno su opisali i navodno samovolju svog zapovjednika Hegediša, zbog čega je nekoliko policajaca zatražilo premještaj. Nabrajaju imena svojih kolega koji su zbog mobinga napustili Interventnu policiju. ”Dok se njegovim poslušnicima i miljenicima sve tolerira, drugima se traži dlaka u jajetu i protiv njih se, i zbog najmanje sitnice, pokreću stegovni postupci”, kažu.
      ‘Miljenici mu pomagali u selidbi, usred radnog vremena’

      Opisuju slučaj, u kojem je nekoliko interventnih policajaca, u radnom vremenu, svom zapovjedniku pomagalo kada je iz jedne kuće selio u drugu. Akciju preseljenja, kažu, vodio je J. J.. No, naročito su ogorčeni na svog kolegu D. S., kojem je Hegediš, kažu, pomogao u zataškavanju obiteljskog nasilja i nedoličnog ponašanja, kada se na području između Kutjeva i Orahovice, u alkoholiziranom stanju, nasilnički ponašao prema supruzi, zaustavio automobil u šumi, ostavio je i otišao.

      Njegova supruga tada je, tvrde, zvala Operativno komunikacijski centar (OKC) u virovitičkoj Policijskoj upravi, prijavila slučaj obiteljskog nasilja, a postupak su proveli policajci iz Orahovice. No, slučaj je zataškan, tvrde sugovornici Telegrama, tako što je Hegediš zatražio da se u tom slučaju ne postupa. Sve, kažu, mogu potvrditi tada dežurni u OKC D. Č. i dežurni u jedinici u Virovitici M. V.. Imena svih osoba čije inicijale navodimo poznata su redakciji.

      ”Našem zapovjedniku unatoč svemu ništa se ne događa i bojimo se da ni dolazak unutarnje kontrole MUP-a neće ništa promijeniti”, kažu sugovornici Telegrama. Zatražili smo i komentar zapovjednika Hegediša, ali nije odgovorio na našu poruku. Kada je Telegram pisao o njegovu fizičkom nasrtaju na načelnika Policijske postaje u Pitomači, također ništa nije htio komentirati. Samo je rekao da kao policijski službenik ne smije javno istupati.

      https://www.telegram.hr/politika-kriminal/policajci-iz-virovitice-prijavljuju-sefa-ilegalno-tjera-migrante-tuce-se-pi

      #Andrej_Hegedis

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      Commentaire reçu via la mailing-list Inicijativa Dobrodosli, mail du 29.09.2020

      Telegram, on the other hand, published the testimony of intervention police officers in Virovitica, who identified their chief #Andrej_Hegediš as one of the police officers on a BVMN video about an illegal expulsion published in December 2018. They also claimed that refugees and other migrants were expelled from BiH to Croatia and back. The Ministry of the Interior confirmed to Telegram that it had received an anonymous complaint, and Virovitica police officers accused Hegediš of other violations of police powers, including violence against police officers.

    • Bosnie-Herzégovine : les migrants pris en #otages du mille-feuille institutionnel

      La complexité du système institutionnel bosnien ne joue pas en faveur des réfugiés. Le 30 septembre dernier, les autorités du canton d’#Una-Sava et celles de la municipalité de #Bihać ont pris la décision unilatérale d’évacuer le #camp de #Bira, à la grande surprise du ministère de la Sécurité intérieure. Depuis, tout le monde se refile la patate chaude : que faire de ces centaines de personnes qui dorment tous les soirs dans les rues ?
      Le ton monte entre les représentants du canton d’Una-Sava et ceux de l’État central de Bosnie-Herzégovine. « Ils vont devoir utiliser les infrastructures qui sont à leur disposition, dans leur intérêt et dans celui des habitants du canton d’Una-Sana », a sèchement expliqué Selmo Cikotić, le ministre de la Sécurité intérieur, qui réagissait aux propos de Mustafa Ružnić, le président du canton d’Una-Sana, et à ceux du maire de Bihać, Šuhret Fazlić. Ces derniers avaient déclaré qu’ils ne permettraient pas le retour des migrants à Bira, le centre d’hébergement de Bihać vidé par les autorités cantonales le 30 septembre dernier. Suite à l’intervention de la police, certains exilés avaient été laissés libres de se diriger vers la frontière croate, d’autres avaient été conduits dans le camp de #Lipa, situé à une trentaine de kilomètres de Bihać, et ceux qui voulaient revenir vers Sarajevo avaient été autorisés à acheter des tickets de bus pour la capitale. Le camp de Lipa étant déjà plein, les migrants avaient ensuite été laissés dans les rues, sans aucun abris.

      Selon Selmo Cikotić, différentes mesures ont été prises pour fermer définitivement les camps de Bira à Bihać et de #Miral à #Velika_Kladuša. Le ministre peine donc à comprendre le refus des élus locaux de ne pas autoriser le retour temporaire des migrants. « Le plan du ministère de la Sécurité intérieure était en accord avec les institutions internationales et les différentes structures bosniennes », assure-t-il. « Nous avions tout organisé en accord avec la présidence, avec les instances internationales, les lois bosniennes, le conseil municipal de Velika Kladuša, les autorités cantonales et les représentants de l’Union européenne (UE). Le volte-face des autorités cantonales est donc pour moi très surprenant. Le camp de Bira devait de toute façon être fermé d’ici trois à quatre semaines, sans porter préjudice aux migrants ni aux habitants du canton. Je ne comprends pas pourquoi le Premier ministre du canton et le maire de Bihać ont précipité les choses. »

      « Cela fait trois ans que la municipalité est abandonnée à son sort », s’emporte Šuhret Fazlić. « C’est terminé, aucun migrant ne reviendra à Bira et nous appliquerons cette décision par tous les moyens à notre disposition. Je ne fais pas comme s’il n’y avait pas de migrants dans notre région, je dis juste qu’il n’y en aura plus à Bira. Nous avons assuré à ces gens un toit dans le camp de Lipa ». Selon le maire de Bihać, ce centre n’est pas encore plein, mais « la crise de l’accueil des migrants a mis à jour absolument tout ce qui ne fonctionne pas au sein de l’État bosnien ».L’évacuation du camp de Bira a en tout cas provoqué de nombreuses réactions. L’ambassade des États-Unis en Bosnie-Herzégovine, l’Organisation Internationale des Migrations (OIM), les Nations-Unies et Amnesty International sont unanimes : le camp de Bira ne peut être laissé vide, tant que des migrants dorment dans les rues. Dans un communiqué daté du 1er octobre, l’UE a jugé « inacceptable » la décision du canton et de la mairie de Bihać de transférer par la force les migrants vers le camp de Lipa. « L’UE a sans cesse répété que Lipa ne pouvait être qu’une solution temporaire, pendant la pandémie de coronavirus, et que ce centre ne remplissait pas les conditions nécessaires à l’accueil de réfugiés et de migrants, en particulier avec l’arrivée de l’hiver. Jamais Lipa n’a été agréé comme un centre d’accueil », précise le communiqué. Selon Šuhret Fazlić, l’UE menace de sanctions pénales la mairie de Bihać et les autorités du canton d’#Una-Sava.

      Un problème financier ?

      Reste que les désaccords persistent entre les autorités locales et le ministère de la Sécurité intérieure, alors que tous sont sous pression pour trouver rapidement une solution. « Il faut aménager le camp de Lipa », souhaite Šuhret Fazlić. « L’électricité vient d’un groupe électrogène, il faudrait 200 000 euros pour que le camp soit raccordé au réseau. L’eau est puisée dans une source, et provient en partie de notre réseau. Il faudrait 140 000 euros pour avoir assez d’eau, les canalisations existent déjà. Avec un peu moins de 350 000, on pourrait donc assurer les approvisionnements en eau et en électricité. Je ne vois pas pourquoi cela ne serait pas faisable. »

      La municipalité a donné cinq hectares de terre pour construire le camp et a pris en charge, avec l’aide du canton, une partie des frais de fonctionnement, ce que l’UE avait demandé. L’argent de l’État bosnien se fait en revanche attendre, car le Conseil des ministres n’a toujours pris aucune décision en ce qui concerne la fermeture du camp de Bira et l’ouverture de celui de Lipa. Deux millions et demi d’euros prévus pour l’accueil des migrants n’ont donc pas pu être débloqués. Selmo Cikotić estime ainsi que le problème n’est pas financier mais politique.

      Reste que pour l’instant, pas un euro n’a été débloqué pour le financement du camp de Lipa. « La présidence avait décidé de verser 2,5 millions d’euros, mais le Conseil des ministres n’a toujours pas pris la décision d’agréer Lipa comme un centre d’accueil, ni celle de fermer Bira. Je ne sais même pas s’il existe un consensus sur ces questions », s’agace le maire de Bihać.

      La société privée Bira, propriétaire du hangar où ont séjourné les migrants, n’a pas répondu aux questions de Radio Slobodna Evropa sur leur éventuel retour. « Nous ne sommes pas en capacité de vous répondre car le président du conseil d’administration n’est actuellement pas en état d’assurer ses obligations professionnelles. Pour toute précision, adressez-vous à l’OIM », a-t-elle répondu. Le principal actionnaire de Bira a également refusé de fournir des précisions sur la durée du contrat de location du hangar.


      https://www.courrierdesbalkans.fr/Bosnie-Herzegovine-migrants-otages-mille-feuille-institutionnel-b

      #Bihac #Velika_Kladusa

    • Croatian police accused of ’sickening’ assaults on migrants on Balkans trail

      Testimony from asylum seekers alleging brutal border pushbacks, including sexual abuse, adds to calls for EU to investigate

      People on the Balkans migrant trail have allegedly been whipped, robbed and, in one case, sexually abused by members of the Croatian police.

      The Danish Refugee Council (DRC) has documented a series of brutal pushbacks on the Bosnia-Croatian border involving dozens of asylum seekers between 12 and 16 October.

      The Guardian has obtained photographs and medical reports that support the accounts, described by aid workers as “sickening” and “shocking”.

      “The testimonies collected from victims of pushbacks are horrifying,’’ said Charlotte Slente, DRC secretary general. “More than 75 persons in one week have all independently reported inhumane treatment, savage beatings and even sexual abuse.’’

      According to migrants’ accounts, the pushbacks occurred in Croatian territory over the border from Velika Kladuša in Bosnia, close to Šiljkovača – a tented forest settlement of around 700 refugees and migrants.

      “All of the persons interviewed by DRC bore visible injuries from beatings (bruises and cuts), as a result of alleged Croatian police violence,” reads the DRC report. “According to the statements provided by interviewed victims (with visible evidence of their injuries), pushbacks included brutal and extremely violent behaviour, degrading treatment, and theft and destruction of personal belongings.” One of the testimonies includes a report of serious sexual abuse.

      On 12 October, five Afghans, including two minors, crossed the Croatian border near the #Šturlić settlement. On the same day, near Novo Selo, an uniformed police officer stopped them and then called two more officers. One of the migrants ran, and the other four were detained at a police station. Two days later they were taken to court, where they say they were to “appear as witnesses in the case launched against the fifth member of the group – the one who escaped”, who had been accused of violent behaviour towards police.

      The asylum seekers told the DRC that the original officers then took them “to some unknown location, where they were put in a van in the charge of 10 armed people, dressed in black and with full face balaclavas, army boots and with flashlights on their foreheads”. Their money was taken, their belongings torched and they were ordered to strip to their underwear. The migrants allege that they were forced to lie face down on the ground.

      “One man in black was standing on the victim’s hands, preventing any movements,” reads the report. “Legs were also restrained. Once the person was hampered, the beating started. They were punched, kicked, whipped and beaten.” Medical reports confirm that migrants’ injuries are consistent with the use of a whip.

      One migrant, MK, says at this point he was sexually assaulted by a man using a branch.

      Mustafa Hodžić, a doctor in Velika Kladuša, examined the man. “The patient had wounds all over the back of his body, on his back and legs. I can confirm the signs of clear sexual violence … I have never seen anything like it. Even if it isn’t the first time as a doctor [that] I have seen signs of sexual violence on migrants, which, according the asylum seekers’ accounts, were perpetrated on Croatian territory by Croatian officials dressed in black uniforms.”

      One Pakistani migrant told of being intercepted with two others near Croatia’s Blata railway station. The police allegedly ordered them to strip naked before loading them into a van and taking them to a sort of garage, where five other migrants were waiting to be sent back to Bosnia. Awaiting their arrival were men dressed in black.

      “They started to beat us with batons, and the third one took his mobile phone and took a selfie with us without clothes,” the Pakistani man said. “The first four of us were on the ground, and we lay next to each other, naked and beaten, and the other four were ordered to lie on us, like when trees are stacked, so we lay motionless for 20 minutes. The last one was a minor. He was from the other group; I saw when the police officer ask him where he was from. He tried to say that he is a minor. He was beaten a lot, and when it was his turn to take off his clothes, he was beaten even more.”

      One man added: “A minor from the second group fainted after many blows. His friends took him in their arms, and one of the police officers ordered them to lay him down on the ground. Then they started hitting them with batons. Before the deportation, police told us: ‘We don’t care where you are from or if you will return to Bosnia or to your country, but you will not go to Croatia. Now you have all your arms and legs because we were careful how we hit you. Next time it will be worse’.’’

      Small groups of asylum seekers attempt to cross from Bosnia into Croatia nightly on the migrant trail into western Europe. The EU’s longest internal border, it is patrolled by police armed with truncheons, pistols and night vision goggles. Aid workers, doctors, border guards and UN officials have documented systematic abuse and violence perpetrated along the border stretch for several years.

      Last May, the Guardian documented a case of more than 30 migrants who were allegedly robbed and had their heads spray painted with red crosses by Croatian officers.

      The UNHCR has asked the Croatian government to set up an independent assessment of the border situation.

      The details of the latest pushback are in a report that the DRC has shared with the European commission, which has yet to investigate.

      ‘’The Croatian government and the European commission must act to put a stop to the systematic use of violence,” said Slente. ‘’Treating human beings like this, inflicting severe pain and causing unnecessary suffering, irrespective of their migratory status, cannot and should not be accepted by any European country, or by any EU institution. There is an urgent need to ensure that independent border monitoring mechanisms are in place to prevent these abuses.”

      Croatian police and the ministry of the interior have not responded to requests for comment.

      In June, the Guardian revealed EU officials were accused of an “outrageous cover-up” for withholding evidence of the Croatian government’s failure to supervise border forces. Internal emails showed Brussels officials were fearful of full disclosure of Croatia’s lack of commitment to a monitoring mechanism that EU ministers had agreed to fund.

      In January, a commission official warned a colleague that Croatia’s failure to use money earmarked two years ago for border police “will for sure be seen as a scandal”.

      The recent accusations come as the commission presented its final report on the grant, in which Croatia asserted that the co-financing project had “helped make the implementation of activities of border surveillance more conscientious and of higher quality, with emphasis on the respect of migrants’ rights guaranteed under international, European and national legislation”.

      Regarding allegations of abuse, Croatian authorities stated: “Every single [piece of] information and every single complaint was inspected in the process called internal control. We did not establish that the police officers committed any criminal or disciplinary offence in any of the cases.”

      Clare Daly, an Irish MEP, is among those who have raised concerns in Brussels. “The blood of these people, so horrifically mistreated on the Croatian border, is on the hands of the European commission. They have enabled this violation of fundamental rights by ignoring the facts presented to them by NGOs and MEPs that all was not well. They turned a blind eye time and again, and now these horrible events have occurred again, even worse than before.”

      She added: “The last time such behaviour occurred, the commission rewarded Croatia with an extra grant even bigger than the first one, and said they were happy with how the funds had been spent … when is someone going to be held accountable for these crimes against humanity?”

      https://www.theguardian.com/global-development/2020/oct/21/croatian-police-accused-of-sickening-assaults-on-migrants-on-balkans-tr

      –----

      See the report of Border Violence Monitoring Network (October 21) with photos and videos:
      Croatian authorities leading choreographed violence near #Cetingrad

      In the last fourteen days, BVMN-member No Name Kitchen have collected testimonies alluding to a spike in pushback violence in the Cetingrad area of the Croatian border with Bosnia-Herzegovina. The veracity of these testimonies is further supplemented with reports from local people and media outlets. The characteristics of this trend in violence have been complex and coordinated assaults by Croatian police, consisting of repetitive baton strikes, lashing and kicking. These tactics leave an indelible mark on returned transit groups, visible in the extensive bruising and lacerations across the legs, torso and upper body of people subject to such violence. First hand testimony of recent pushbacks are examined here, alongside pictures and videos from the HR/BiH border which reveal the deterioration in border violence seen in the last fortnight.


      https://www.borderviolence.eu/15983-2

      https://www.youtube.com/watch?v=C6JnnUfpulA&feature=emb_logo

      #Novo_Selo #Sturlic

  • Réfugiés : #violences et #chaos dans le nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine
    Traduit et adapté par Manon Rumiz (Article original : https://www.balcanicaucaso.org/aree/Bosnia-Erzegovina/Migranti-caos-Bosnia-204594)

    Squats démantelés, familles déportées et laissées sans aide au bord de la route, violentes manifestations anti-migrants.... Dans le canton d’Una-Sana (nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine), la situation des réfugiés devient toujours plus dramatique.

    « C’est le chaos. » Voilà comment Silvia Maraone, qui coordonne les activités de l’ONG italienne Ipsia (https://www.facebook.com/IPSIA.BIH) à #Bihać, résume la situation actuelle dans le canton d’#Una_Sana, explosive depuis le milieu de l’été. « Les conditions imposées par le gouvernement local n’offrent plus de répit à personne. Même les familles, les femmes et les enfants n’ont plus accès aux #camps officiels. Quant aux transports en commun, ils sont désormais interdits aux réfugiés, ce qui permet aux trafiquants de faire des affaires encore plus lucratives. »

    Dans le même temps, la police expulse les #squats et tous les #camps_informels, renvoyant les réfugiés hors des frontières du canton. La population locale, de son côté, manifeste ouvertement son hostilité face à la présence massive de candidats à l’exil. Les agressions verbales et physiques se multiplient, ainsi que les attaques contre les volontaires.

    “Le canton d’Una Sana est plus que jamais le #cul-de-sac de la route des Balkans.”

    Du fait de la #pandémie et de la proclamation de l’#état_d’urgence, la situation s’est encore détériorée depuis le printemps. Les camps officiels, déjà pleins, n’accueillent plus de nouveaux entrants alors mêmes que les arrivées ont repris depuis la réouverture des frontières au mois de juin. Le canton d’Una Sana est plus que jamais le cul-de-sac de la route des Balkans, d’autant qu’à l’ouest, le jeu de domino entre les polices italienne, slovène et croate se poursuit, aboutissant au #refoulement des migrants interceptés dans cette zone frontalière de l’Union européenne.

    La seule réponse apportée par les autorités locales a été l’ouverture, en avril, d’un « #camp_d’urgence » à Lipa, entre Bihać et #Bosanski_Petrovac, dont le millier places a vite été rempli. Les squats se sont donc multipliés dans les #friches_industrielles et dans les bois. De toute façon, les migrants ne souhaitent pas rester ici et le « #game » continue : chaque jour, ils sont des centaines à tenter de déjouer la surveillance de la frontière croate avec l’espoir de ne pas être arrêté avant d’avoir atteint l’Italie.

    Le début du « chaos » qu’évoque Silvia Maraone remonte à la mi-juillet, avec l’expulsion du camp de fortune qui s’était créé à l’entrée de #Velika_Kladuša, près du camp officiel de #Miral, le long de la rivière #Kladušnica. Officiellement, l’opération a été déclenchée à cause des plaintes répétées des riverains. Début août, la police est revenue pour chasser les migrants qui avaient reconstitué un nouveau camp.

    « #Milices_citoyennes »

    Quelques jours plus tard, le maire de Bihać, #Šuhret_Fazlić, déclarait que la situation était aussi devenue insoutenable dans sa commune. « Cela n’a jamais été pire qu’aujourd’hui. Chaque jour, nous assistons à l’arrivée d’un flux incontrôlé de migrants. Il y en a déjà des milliers qui campent un peu partout. Une fois de plus, on nous laisse seuls », avant de conclure, menaçant : « Nous sommes prêts à prendre des mesures radicales ». Ce n’est pas la première fois que le maire de Bihać tire la sonnette d’alarme. Début 2018, au tout début de la crise, l’édile déplorait déjà le manque de soutien des autorités de la Fédération, l’entité croato-bosniaque dont dépend le canton, et nationales. À l’automne 2019, Silvia Maraone s’inquiétait aussi : « La situation ne fera qu’empirer dans les mois qui viennent si de nouveaux camps officiels ne sont pas ouverts d’urgence ».

    Selon les chiffres officiels, plus de 80% des réfugiés présents sur le sol bosnien se concentreraient dans le seul canton d’Una Sana. « Il sont plus de 5000, dont à peine la moitié hébergés dans des centres d’accueil officiels. Les autres dorment dans des bâtiments détruits ou dans les bois en attendant de tenter le game », poursuit Silvia Maraone. Ces dernières semaines, la population de Velika Kladuša a organisé des manifestations hebdomadaires contre la présence de migrants. Organisées sur les réseaux sociaux, ces rassemblements réunissent des habitants venus de tout le canton.

    Pire, des #milices citoyennes ont commencé à se mettre en place pour refouler les migrants. « Dans certains groupes Facebook, des membres signalent les plaques des véhicules qui transportent des migrants », observe Silvia Maraone. « Des routes ont même été bloquées, des pierres et des bâtons jetés sur les véhicules. » Ce n’est pas tout. « Des citoyens ont attaqué des migrants en pleine rue, tandis que les volontaires leur venant en aide se sont faits dénoncer à la police. » Le 17 août, les forces de l’ordre ont dû intervenir à Velika Kladuša où des dizaines de riverains s’étaient massés et avaient attaqué un bus où se trouvaient des migrants.

    Pour justifier de telles actions coup de poing, on trouve la rhétorique habituelle de l’extrême-droite complotiste : la prétendue violence de ces migrants et la menace qu’ils feraient peser pour la sécurité de la population locale. Des arguments balayés par les statistiques officielles, mais qui font mouche auprès de Bosniens fatigués par des décennies de divisions, de corruption et de misère.

    Deux jours après la violente manifestation du 17 août à Velika Kladuša, la cellule de crise du canton d’Una-Sana a décrété des mesures très dures : l’évacuation de tous les migrants vivant hors des structures d’accueil officielles, perquisition dans tous les lieux privés offrants des services aux migrants, interdiction de quitter les camps officiels, d’utiliser les transports en commun et d’entrer dans le canton pour tous les migrants. Des postes de contrôle ont aussi été mis en place sur les routes d’accès au canton.

    “Ils ont tout brûlé, vêtements, téléphones portables, sacs à dos. Ils nous ont frappés avec des matraques.”

    « Les personnes expulsées des squats n’ont pas toutes pu être accueillies au camp de #Lipa et ont été refoulées en #Republika_Srpska (l’autre entité de Bosnie-Herzégovine) », dénonce Silvia Maraone. « Même les familles avec enfants sont abandonnées sans aucune aide. » Ces restrictions à la #liberté_de_mouvement violent les #droits_humains fondamentaux, comme l’a dénoncé Amnesty International dans un communiqué, le 25 août. Le réseau Transbalkanska Solidarnost (https://transbalkanskasolidarnost.home.blog) demande aux autorités locales et aux organisations internationales de « mettre fin à la politique du silence », de condamner publiquement ces pratiques illégales, de poursuivre les responsables et d’assurer un accueil digne et sûr aux migrants.

    Transbalkanska Solidarnost a recueilli plusieurs #témoignages sur ces expulsions, dont celles de l’ONG No Name Kitchen à Bosanska Otoka. « Nous dormions dans une ancienne usine abandonnée près de Bihać quand la police est arrivée. Il devait y avoir 20 ou 25 policiers. Ils ont tout brûlé, vêtements, téléphones portables, sacs à dos. Ils nous ont frappés avec des matraques, puis nous ont expulsés ici où nous sommes sans nourriture, sans rien. Je me suis échappé d’Afghanistan pour me sauver et là je retrouve cette violence... Pourquoi ?! », se désole A., 16 ans. Selon les chiffres des associations, plus de 500 réfugiés se sont retrouvés bloqués sur la ligne de démarcation entre les deux entités bosniennes, personne ne voulant les prendre en charge.

    Malgré les menaces qui se font toujours plus fortes, les réseaux de #volontaires continuent de venir en aide aux migrants : distribution de produits de première nécessité, de vêtements et signalement des violences et des violations des droits. « Ce n’est pas facile », reconnaît Silvia Maraone. « Tout le monde vous regarde mal et ceux que vous aidez sont détestés… Nous restons prudents. » Son ONG, Ipsia ; intervient toujours dans le camp de Bira, géré par l’#Organisation_internationale_pour_les_migrations (#OIM) où elle gère le Café social et prépare un projet plus vaste, soutenu par des fonds européens, pour développer des activités, hors des camps, visant à améliorer les relations entre migrants et population locale. Il y a urgence. « Jamais le bras-de-fer avec le reste de la Bosnie n’a été aussi tendu. »

    https://www.courrierdesbalkans.fr/refugies-chaos-dans-le-nord-ouest-de-la-bosnie-herzegovine

    #asile #migrations #réfugiés #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #Balkans #route_des_Balkans #camps_de_réfugiés #campements #IOM #extrême_droite #solidarité

    –-> « Quant aux transports en commun, ils sont désormais interdits aux réfugiés, ce qui permet aux trafiquants de faire des affaires encore plus lucratives »
    #ségrégation #transports_publics #transports_en_commun #apartheid

    –-> « l’#Organisation_internationale_pour_les_migrations (#OIM) gère le Café social et prépare un projet plus vaste, soutenu par des fonds européens, pour développer des activités, hors des camps, visant à améliorer les relations entre migrants et population locale. Il y a urgence. »
    En fait, ce qu’il faudrait faire c’est ouvrir les frontières et laisser ces personnes bloquées en Bosnie, où elles n’ont aucune intention de rester, de partir...

    ping @karine4 @isskein

  • Bosnie-Herzégovine : un migrant tué près de la frontière croate

    3 juillet 2020 - 12h : Un migrant a été tué le 2 juillet alors qu’il essayait de traverser la frontière croate près de #Kulen_Vakuf, en Bosnie-Herzégovine, a confirmé la police du canton d’#Una-Sana. « Des habitants de Kulen Vakuf ont informé la police locale qu’un groupe de migrants portaient un homme blessé. Les policiers et l’équipe médicale ont déclaré que l’homme est malheureusement mort de ses blessures, causées par une #arme_à_feu. La blessure fatale était localisée dans le dos de la victime, provenant probablement d’un #fusil », explique Ale Šiljdedić, porte-parole de la police du canton d’Una-Sana.

    Selon les médias locaux, l’identité de la victime et des personnes qui le transportaient est pour le moment inconnue. Selon eux, ces personnes utilisaient les services du camp de réfugiés de Lipa et auraient essayé de passer en Croatie près de Kulen Vakuf.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Les-dernieres-infos-Refugies-Balkans-Bosnie-Herzegovine-un-nouvea

    #asile #migrations #réfugiés #décès #morts #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #Croatie #Balkans #route_des_Balkans

    Ajouté à la métaliste sur les morts à la frontière sud-alpine :
    https://seenthis.net/messages/758646#message806449

  • 60 Jahre Unabhängigkeit - Ein Grund zum Feiern für Madagaskar? | DW...
    https://diasp.eu/p/11265461

    60 Jahre Unabhängigkeit - Ein Grund zum Feiern für Madagaskar? | DW | 25.06.2020

    Armut und soziale Ungleichheit prägen den ostafrikanischen Inselstaat Madagaskar. Auch 60 Jahre nach der Unabhängigkeit von Frankreich fehlt es an Perspektiven und das Verhältnis zur Ex-Kolonialmacht könnte besser sein. 60 Jahre Unabhängigkeit - Ein Grund zum Feiern für Madagaskar? | DW | 25.06.2020 #Madagaskar #Unabhängigkeit #Kolonialismus #Frankreich #Afrika #AndryRajoelina #IndischerOzean

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    Fazlić: If the stampede of migrants goes to Bihać, there will be more Vučjak

    The mayor of Bihać, Šuhret Fazlić, warned the authorities that, if a stampede of migrants enters this city, which no one will take care of, he will open five more Vučjak camps.

    Fazlic emphasized the importance of the presence of the EU Delegation, the European Commission and international organizations, without which, as he said, the situation would be chaotic.

    – We should all be professional and quickly continue the successful cooperation so far. Also, I must warn all actors in the process that I will not hesitate to open new Vučjak if Bihać is again exposed to the unbearable pressure of migrants and left to it - said Fazlić.

    The Prime Minister of Una-Sana Canton Mustafa Ružnić, mayors and mayors of Una-Sana Canton emphasized at today’s meeting the importance and success of the current cooperation with the European Commission and international organizations, but also reiterated that the interest of the citizens of that canton is always in the first place. uncompromisingly insists on closing the reception centers “Bira” and “Miral”.

    – We will be maximally professional in further actions, however, it must be clear to everyone that the Una-Sana Canton will not be a yard for solving the problem of migration in this part of Europe. We will not deal with any correspondence, but we will, in accordance with the constitutional powers, take care of the interests and security of our citizens - Ružnić pointed out.

    He mentioned that the closure of “Bira” and “Mirala” was ordered at a joint meeting in Brussels, where it was emphasized that the reception centers must not be in private facilities.

    It is clearly defined how the process of final closure of “Bire” will take place in two phases and that it has actually already begun.

    The Minister of Internal Affairs of the Una-Sana Canton, Nermin Kljajić, pointed out that in the past period, they blocked this reception center by reducing the number of service users from 2,100 people to the current 650 migrants.

    – In the first phase of the further process, we are relocating minors, after which we will transfer about 400 people to a reception camp at the Lipa site. I hope that we will finish everything very soon, and with professional action and with the support of international organizations, finally close the unconditional and undesirable camp in the center of Bihać - said Kljajić.

    The political representatives of the Una-Sana Canton are persistent in the request for the relocation of unaccompanied minors to reception centers outside that canton, federal media report.

    Cantonal Minister of Health Nermina Ćemalović stated that they are already in communication with the authorities for the reception centers Duje and Salakovac, where they want to relocate 150 minors who do not have adequate living conditions in the centers in the Una-Sana Canton.

    – In “Bira” and “Miral”, we currently have 23 children under the age of 15, which is inadmissible. Someone should really think about this big problem, which of course was left to us again in the canton - said Ćemalović.

    The importance of joint action in this situation was emphasized at the meeting, but also the belief that this time there will be support and cooperation between the Ministry of Security in the Council of Ministers and the line minister Fahrudin Radončić.

    https://lat.rtrs.tv/vijesti/vijest.php?id=385146

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Bosnie-Herzégovine #Camp #Una-Sanacanton #Bihac

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    Problems with migrants in the reception camp “Lipa”

    According to the order of the Council of Ministers, the police of Una-Sana Canton have been moving migrants from the streets of Bihać to the newly opened reception camp “Lipa” for the third week. The problem is that “Lipa” is an open camp, so every day a third of migrants return to the city.

    Most of the approximately 5,000 migrants residing in Una-Sana Canton have tried to cross the border at least twice. That is exactly why the newly opened camp Lipa does not suit them, because it is about forty kilometers away from the border.

    NAZIF SHEHERZAD, Afghanistan

    We do not want to live in Lipa or Bihać, we want to go outside Bosnia. We have no reason to stay here because it is very bad and that creates additional problems for us.

    MUSTAFA, Pakistan

    In the morning I sleep and the police come, pick me up and take me to a new camp. I don’t want to be there and I’m back, because I want to go to Italy via Croatia.

    Migrants are still being relocated from abandoned factories and from the streets of Bihac, claims Cantonal Interior Minister Nermin Kljajic, and points out that about 150 are being relocated daily, because detailed health tests are being done, however, many of them are returning to Bihac from the camp.

    NERMIN KLJAJIĆ, Minister of the Interior of the USC

    During the night they try to return to Bihać, in that percentage 30-40% of migrants are continuously returned to the location of Lipa, they have not yet accepted that location and we are aware of the situation that they are far better here in Bihać in terms of their comfort.

    There are currently about 5,000 migrants in Una-Sana Canton, 3,000 are housed in camps while others find a roof over their heads in private accommodation, old buildings and on the street. Considering the migrant crisis and the epidemiological situation in this canton, it is positive that all migrants who have been tested for coronavirus so far are negative, and if that changes, they will be treated like all other citizens.

    https://bhrt.ba/1146661/problemi-sa-migrantima-u-prihvatnom-kampu-lipa

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Bosnie-Herzégovine #Camp #Lipa #Una-Sanacanton #Bihac

  • Migrants au pays d’Orbán : ces « prisons maternelles » remplies d’enfants - Dans les « zones de transit » hongroises où sont enfermés les demandeurs d’asile, les enfants sont majoritaires. Avant 2017, les autorités pouvaient les garder un mois, elles n’ont plus de limites aujourd’hui. Troisième volet de notre série sur les mineurs étrangers aux portes de l’UE.
    #migration, #enfermement, #unaccompaniedminors, #borders
    https://www.mediapart.fr/journal/international/110520/migrants-au-pays-d-orban-ces-prisons-maternelles-remplies-d-enfants

  • Coronavirus Crisis : Kansas Using Residents’ Cell-Phone Location Data to Fight Pandemic | National Review
    https://www.nationalreview.com/news/coronavirus-kansas-using-resident-cell-phone-location-data-fight-pan

    The Kansas Department of Health and Environment is using a GPS program to track residents’ locations through their cell phones in a bid to slow coronavirus cases, Dr. Lee Norman, the head of department, revealed in a press conference Wednesday. Kansas is the first state to publicly acknowledge its use of such a program. Norman said that the state was using a platform called Unacast, which compares anonymized GPS data from before and after the implementation of social-distancing measures to (...)

    #surveillance #santé #COVID-19 #BigData #géolocalisation #anonymat #GPS #tracker #smartphone #contactTracing #algorithme (...)

    ##santé ##Unacast_

  • Bosnia Shifts Vulnerable Migrants and Refugees to New Temporary Camp

    Despite opposition from Bosnian Serbs, migrants and refugees who were living rough are being resettled to a temporary reception centre near the village of Lipa in the country’s north-west.
    The authorities in the Una-Sana Canton, in cooperation with the International Organization for Migration, moved a first group of about 120 migrants and refugees to the new reception centre in Lipa, not far from the town of Bihac, on Tuesday.

    In total, about 1,000 people who have been living on the streets of Bihac and nearby towns in the recent weeks because there is not enough space at existing reception centres will be relocated to the Lipa camp.

    In mid-March, the Bosnian authorities imposed restrictions on the movement of migrants and refugees and ordered them into temporary reception centres as a part of measures to prevent the spread of the coronavirus.

    “Camp Lipa contains all the infrastructure needed to provide basic humanitarian needs to the users in the form of accommodation, food, hygiene, sanitation and medical care,” the Una-Sana cantonal government said in a press statement.

    The mayor of Bihac, Suhret Fazlic, told Bosnian media that moving these people to the new centre will allow their health and safety to be better monitored.

    According to police estimates, there are currently approximately 1,500 migrants in the Bihac area for whom there are no places in existing reception centres.

    Representatives of Serbs who returned to Bosnia’s Federation entity after fleeing during the war strongly opposed the construction of the camp near Lipa, a village where post-war Serb returnees live, because they claimed that the mainly Muslim migrants and refugees could be a threat to them.

    They argued that the construction of a migrant centre in near Lipa was a message to Serbs that they are not welcome in Bosnia’s Bosniak- and Croat-dominated Federation entity.

    They have threatened to block all access roads to the centre after the coronavirus epidemic ends, and have appealed for help to Milorad Dodik, the Serb member of the tripartite Bosnian presidency.

    There are currently about 7,500 registered migrants in Bosnia and Herzegovina.

    https://balkaninsight.com/2020/04/21/bosnia-shifts-vulnerable-migrants-and-refugees-to-new-temporary-camp

    #Covid-19 #Migrants #Migrations #Balkans #Bosnie-Herzégovine #Lipa #camp #Unasanacanton #Fédérationcroatomusulmane #Serbe #Retour

  • Shelter Provided to Migrants Sleeping Rough in Bosnian Capital

    Migrants who have been sleeping on the streets of Sarajevo for the past weeks have been given accommodation at a temporary reception centre located in a military barracks near the city.
    The International Organization for Migration, IOM, the Danish Refugee Council, DRC, the Red Cross of the Federation entity in Bosnia, together with migrants who volunteered, on Friday set up heated isolation tents for migrants in the Blazuj army barracks, furnished with 1,000 beds, mattresses and blankets.

    The idea is to provide temporary accommodation for migrants and refugees who have previously been sleeping rough on the streets of Sarajevo.

    According to the IOM, the migrants will first go through a medical check-up pending registration after which they will have access to shelter, food, medical assistance and other humanitarian needs.

    In mid-March, the Sarajevo Canton, which includes the Bosnian capital and various nearby towns and villages, imposed restrictions on the movement of migrants, and ordered them into temporary reception centres as a part of measures to prevent the spread of the coronavirus.

    However, since the existing temporary reception centres did not have the capacity to host all the migrants located in and around the Sarajevo Canton, more capacity was needed.

    A similar temporary reception centre is being built not far from the village of Lipa, in western Bosnia, in the Una-Sana Canton.

    However, Bosnian Serbs have called on the authorities not to build a tent camp near the village, where post-war Serb returnees live, because they claim the mainly Muslim migrants could be a threat to them.

    There are about 7,500 registered migrants in Bosnia and Herzegovina. For at least 3,000 of them, there are no places in temporary reception centres set up by the authorities.

    https://balkaninsight.com/2020/03/28/shelter-provided-to-migrants-sleeping-rough-in-bosnian-capital

    #Covid-19 #Migrants #Migrations #Balkans #Bosnie-Herzégovine #Lipa #camp #Unasanacanton #Fédérationcroatomusulmane