• « Des marches pour le climat organisées sur Facebook aux hackathons de logiciels libres qui se font grâce à Meetup : pour changer le monde, les utopistes (comme nous !) s’organisent bien trop souvent sur les plateformes centralisées des géants du web. »

    #Framasoft lance une campagne de financement pour développer #Mobilizon, un logiciel libre qui servira à organiser manifestations, réunions, pique-niques, anniversaires et écoles d’été sans passer par les GAFA.

    https://framablog.org/2019/05/14/mobilizon-financons-un-outil-pour-sortir-nos-evenements-de-facebook

    Envoyez les sous ici :

    https://joinmobilizon.org


  • The rise of ‘accent softening’: why more and more people are changing their voices

    Elocution lessons are back in vogue, with many people seeking to disguise their regional accents. But shouldn’t we be beyond this now?

    I am in central London, attending an “accent softening taster session” with the London Speech Workshop. Jamie Chapman, the Henry Higgins to my Eliza Doolittle, tells me that I begin my sentences with lots of energy but they fall flat at the end. He claims that passing the spoons will help me “land” my thoughts: “You have to imagine that, every time you speak, you have put something inside your listener’s hand,” he says.

    I visit Chapman because, since I moved from Manchester to London two years ago, I have been mocked about my accent, which made me think about softening some of my rougher edges. Regional accents not only indicate where we are from, but can reveal our social class, while a recent study found that broad regional accents can be a barrier to social mobility.

    The idea of erasing part of my identity makes me profoundly uneasy, nevertheless, it is something that many people are trying. Superprof, an online tutoring database, has 2,868 online elocution tutors offering one-to-one lessons, and the Tutor Pages, a tutor business directory, reported that, in the three months following 2016’s EU referendum, inquiries for elocution lessons increased by more than 23.5%, compared with the same period in 2015. In the past, elocution teachers offered their clients the ability to speak “correctly” or with “distinction”. Today, businesses – possibly aware of the class connotations – promote their services with more euphemistic words; it’s now about “softening” your accent not changing it and speaking “clearly”, not correctly.

    https://www.theguardian.com/society/2019/mar/20/ugly-rise-accent-softening-people-changing-their-voices
    #accents #uniformisation #homogénéisation #langue #UK #Angleterre #identité #régionalisme


  • Les rats et les pigeons remplacent peu à peu les espèces endémiques
    https://www.nationalgeographic.fr/animaux/les-rats-et-les-pigeons-remplacent-peu-peu-les-especes-endemiques

    Le phénomène de l’« #uniformisation_des_espèces » n’est pas qu’une simple théorie : dans les zones où l’intervention humaine est la plus forte, certaines espèces rares et endémiques disparaissent, comme le gekko gigante, uniquement localisé aux Philippines. Elle favorise cependant des espèces dominantes : le #pigeon, le #rat ou le #moineau par exemple, qui s’adaptent parfaitement aux environnements modifiés par l’être humain en termes d’exploitation, d’agriculture ou encore d’urbanisation. Ces milieux les font au contraire se multiplier et prospérer.

    L’étude menée par des chercheurs de l’University College London concerne la faune et la flore mondiale. Les scientifiques ont corolé et analysé plus d’1 million de données portant sur 19 334 espèces différentes réparties dans plus de 80 pays. On y retrouve 7 048 animaux invertébrés et 5 175 animaux vertébrés... et plus de 7 000 plantes. Les résultats sont limpides : la biodiversité baisse de façon alarmante et le phénomène d’uniformisation touche surtout les milieux urbains. En clair, l’Homme détruit par ses actions (et dans le habitats qu’il contrôle) les espèces rares, ce qui a pour effet de favoriser des animaux plus communs comme le pigeon ou le rat.

    (sans parler des animaux domestiques) #grand_remplacement
    #urbanisation #agriculture #it_has_begun

    https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.2006841


  • Le danger Github (revu et augmenté) | Carl Chenet’s Blog
    https://carlchenet.com/le-danger-github-revu-et-augmente

    Revue critique complète des problèmes et dangers liés à l’utilisation massive et quasi-exclusive du système propriétaire Github comme plate-forme de développement (se réfère aussi au triste sort de Sourceforge)

    L’application Github appartient et est gérée par une entité unique, à savoir Github, inc, société américaine. On comprend donc rapidement qu’une seule société commerciale de droit américain gère l’accessibilité à la majorité des codes sources des applications du Logiciel Libre

    (si vous êtes fan de Github, lisez ce billet avant de vous fourvoyer plus loin...)

    Voir aussi « Du danger d’un acteur non-communautaire dans votre chaîne de production du Logiciel Libre » sur https://carlchenet.com/du-danger-dun-acteur-non-communautaire-dans-votre-chaine-de-production-d

    Devant la massification des interdépendances entre les différents projets et le développement important du Logiciel Libre, aujourd’hui rejoint par les principaux acteurs hier du logiciel privateur comme Microsoft ou Apple qui aujourd’hui adoptent et tentent de récupérer à leur profit nos usages, il est plus que jamais dangereux de se reposer sur un acteur non-communautaires, à savoir en général une entreprise, dans la chaîne de création de nos logiciels.

    Voir aussi : https://seenthis.net/messages/549593

    #github #critique #propriétaire #git #développement #centralisation #uniformisation #npm #npmgate #dépendance



  • N’apprenez pas l’espéranto !

    Gustav Landauer

    http://lavoiedujaguar.net/N-apprenez-pas-l-esperanto

    Les hommes se comprennent et peuvent s’entendre parce qu’ils sont différents ; s’ils étaient identiques, ils finiraient par se détester eux-mêmes et les uns les autres. Ce rêve d’uniformité est absolument impossible et foncièrement répugnant.

    La diversité des langues n’est pas une chose que nous devons regretter ; et encore moins une chose que nous pourrions abolir. Ce qu’il faut contribuer à abolir, ce sont les conditions qui empêchent l’homme d’acquérir la connaissance des langues étrangères. Les anarchistes ne sont-ils pas radicalement opposés à tout palliatif et à tout essai d’amélioration au sein de l’État et de la société capitaliste ? L’espéranto n’est rien d’autre qu’un palliatif de cette sorte, qui plus est laid, inutile et dangereux. (...)

    #anarchisme #Allemagne #diversité_linguistique #uniformisation

    • Je ne sais pas trop quoi penser de cette publication dela part de @la_voie_du (jaguar). Est-ce pour relayer une opinion de leur part ou juste une mise en ligne pour provoquer un débat sur un texte « provocateur » ?
      Étant moi-même (un peu) espérantophone, je ne me sens pas tout à fait espérantiste dans le sens où les sympathisants de ce courant de pensée me semble se contenter d’une pensée simpliste : rassembler l’Humanité en abolissant la barrière des langues.
      C’est vrai que l’humanité se nourrit de diversités et l’esperanto, en tant que langue construite pourrait niveler ces diversités. Mais n’est-ce pas ce qui est en train de se passer avec l’anglo-américain mondialisé du langage des affaires ?
      Il n’empêche que j’invite toutes celles et tous ceux que cette problématique intéresse à se documenter sur l’esperanto qui n’est pas qu’un « sabir » pour que toutes et tous puisse communiquer sur des notions triviales (le bavardage) par delà les frontières. Il existe une littérature en esperanto :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Litt%C3%A9rature_esp%C3%A9rantophone
      Et il me semble que cette langue est capable de véhiculer des subtilités de pensées aussi bien que les langues nationales.

    • Je suis également loin d’être d’accord avec ce texte qui me paraît véhiculer pas mal d’idées assez fausses sur l’esperanto, à commencer par le fait que l’esperanto viserait à uniformiser…
      Cette langue étant une passerelle avant tout et n’a jamais cherché à éliminer la diversité des langues (je dirais bien contrairement à ce qui se passe de-facto avec l’anglais simplifié)…

      Par ailleurs c’est aussi extrêmement facile de créer en esperanto des concepts / idées difficilement traduisibles mais néanmoins très compréhensibles.

      Bref les arguments avancés ne me paraissent pas très convaincants.

      Il dit aussi : « L’espéranto, en revanche, ne saurait être autre chose que du bavardage. ». Bah si déjà on arrivait à cette situation (ie : avoir suffisamment de locuteurs / blogs / vlogs / séries / articles scientifiques / romans / chansons... en espéranto et bavarder), je serais bien content !

      #esperanto

    • Ce texte a été écrit il y a 110 ans dans un monde bien moins globalisé. Aujourd’hui, nous sommes priés d’apprendre la langue de la nation qui domine l’économie mondiale. L’anglais est devenu la langue des échanges internationaux et cela ne nous a pas fait échapper à certaines perversions citées dans ce texte. Et je pense souvent qu’une langue plus neutre comme l’esperanto apporterait un peu plus d’équité entre les peuples. Mais il n’est peut-être pas trop tard ?

    • Salud Hermano et merci à Ben de souligner que ce texte a été écrit il y a cent dix ans. Ce n’est pas par provocation qu’il se trouve maintenant sur “la voie du jaguar” mais pour être mis en perspective avec la pratique des langues “indigènes”. Plusieurs dizaines de langues sont parlées au Mexique et, en elles-mêmes, elles sont une résistance au rouleau compresseur de la culture et de la langue dominantes, en l’occurrence le castillan.

      C’est par la pratique de leur langue que les “peuples originaires” sont reconnus comme tels et ces langues en elles-mêmes définissent aussi leur rapport au monde et leur mode de relations communautaires, intersubjectivité et non relation sujet/objet.

      Quand l’anarchiste Gustav Landauer écrit “Les hommes se comprennent et peuvent s’entendre parce qu’ils sont différents” , il est proche de la pensée zapatiste “El mundo que queremos es uno donde quepan muchos mundos. La patria que construimos es una donde quepan todos los pueblos y sus lenguas”.

    • J’avais bien remarqué que l’auteur du texte écrivait cela au début du XXème siècle.
      Et en quoi, l’esperanto menacerait-il ces différences ? Évidemment qu’il n’a jamais eu pour but de replacer les langues dites « nationales » ou les langues « indigènes ». Je déplore que des langues disparaissent sous les coups de boutoir de la mondialisation capitaliste tout comme j déplore que des « nations » disparaissent.
      L’esperanto en tant que « langue construite » n’a jamais eu pour but de niveler les cultures comme le fait l’anglais.
      Certains espérantistes disent que l’esperanto est une langue a-nationale, c’est à dire qu’elle n’est le véhicule d’aucune culture fût-elle en état de dominer les autres. L’esperanto appartient à tout le monde et chacun est libre d’en faire ce qu’il veut sans l’imposer à quiconque. Son fondateur (L.L. Zamenhof) rêvait qu’elle devînt une langue « internationale » afin de faciliter la communication entre les homme et partant, d’atténuer les conflits. Douce rêverie que je suis loin de partager même si la plupart des espérantistes s’y accroche.
      En pratiqueant cette langue, on s’aperçoit (comme le rappelait Gustav Landauer) que chaque locuteur y apporte des éléments langagiers liés à sa culture. Cela constitue-t-il réellement un problème ? Sûr que si on traduit mot à mot une expression de langue française comme « construire des châteaux en Espagne » en s’adressant à un-e Japonai-es, cette personne risque de vous demander ce que vous voulez dire. L’esperanto a proposé cette expression : « Konstrui kastelojn aere » (construire des châteaux en l’air) ce qui st déjà plus « signifiant » pour une personne d’une autre culture que la nôtre. Utiliser l’esperanto demande aussi d’avoir ce sens du respect de la différence des cultures.

    • Et pour alimenter la discussion :

      http://www.levif.be/actualite/belgique/claude-hagege-imposer-sa-langue-c-est-imposer-sa-pensee/article-normal-165911.html

      Pour le grand linguiste Claude Hagège, le constat est sans appel : jamais, dans l’histoire de l’humanité, une langue n’a été « comparable en extension dans le monde à ce qu’est aujourd’hui l’anglais » (1). Oh ! il sait bien ce que l’on va dire. Que la défense du français est un combat ranci, franchouillard, passéiste. Une lubie de vieux ronchon réfractaire à la modernité. Il n’en a cure. Car, à ses yeux, cette domination constitue une menace pour le patrimoine de l’humanité. Et fait peser sur elle un risque plus grave encore : voir cette « langue unique » déboucher sur une « pensée unique » obsédée par l’argent et le consumérisme. Que l’on se rassure, cependant : si Hagège est inquiet, il n’est pas défaitiste. La preuve, avec cet entretien où chacun en prend pour son grade.

    • Saludos Hermano,

      Il est curieux de faire référence à Claude Hagège au sujet d’un texte anarchiste. Même si — encore heureux — il aligne quelques vérités sur les liens de dépendance entre la langue et l’économie, il reste un des concepteurs de la simplification de l’orthographe de la langue française, qui avait pour but de rapprocher la langue des “nécessités” du marché et pour moyen d’asseoir l’autorité de l’État sur les règles de l’écriture. Cette première tentative — et première étape d’un processus de transformation linguistique par ceux d’en haut (les experts comme Hagège) —, sans résultat, se passait en 1990 sous le gouvernement de Rocard. Par ailleurs ce qu’il dit de la domination de l’anglo-américain est juste mais très incomplet. La contagion de cette langue — souvent déformée par l’argot — passe aussi par les paroles rebelles. “ACAB” est tagué partout sur les murs d’Athènes, où l’on a pu lire en 2008 le très drôle "Merry Crisis and a Happy New Fear". Pourtant la Grèce existe à travers la résistance de sa langue à travers les millénaires et se joue de l’anglais touristique. Bob Dylan, Sam Peckinpah et Muddy Waters — par exemple — ont certainement aussi beaucoup à voir avec la diffusion de leur langue transformée par les mots de la rue et non par ceux de Wall Street. Méfions-nous des simplificateurs, d’autant plus quand ils s’expriment en tant qu’experts et conseillers de l’appareil d’État.

    • Encore heureux qu’on s’autorise à détourner la langue des « vainqueurs qui écrivent l’histoire ».
      Hagège non anarcho-compatible, je m’attendais un peu à cet argument. toutefois reconnaissons que le bonhomme n’est pas tout à fait un abruti ne serait-ce que pour avoir appris toutes les langues mentionnées dans l’article.

      Relisons bien ce qui suit :

      Vous estimez aussi que l’anglais est porteur d’une certaine idéologie néolibérale...

      Oui. Et celle-ci menace de détruire nos cultures dans la mesure où elle est axée essentiellement sur le profit.

      Je ne vous suis pas...

      Prenez le débat sur l’exception culturelle. Les Américains ont voulu imposer l’idée selon laquelle un livre ou un film devaient être considérés comme n’importe quel objet commercial. Car eux ont compris qu’à côté de l’armée, de la diplomatie et du commerce il existe aussi une guerre culturelle. Un combat qu’ils entendent gagner à la fois pour des raisons nobles - les Etats-Unis ont toujours estimé que leurs valeurs sont universelles - et moins nobles : le formatage des esprits est le meilleur moyen d’écouler les produits américains. Songez que le cinéma représente leur poste d’exportation le plus important, bien avant les armes, l’aéronautique ou l’informatique ! D’où leur volonté d’imposer l’anglais comme langue mondiale. Même si l’on note depuis deux décennies un certain recul de leur influence.

      Je suis quasiment certain que Landauer aurait pu tenir ces propos, s’il eût été notre contemporain.

      Et pour revenir à l’esperanto, de quel idéologie est-il porteur ? Staline et Hitler ont pourchassé les espérantistes. Le second disait même de l’esperanto que c’était une « langue de juifs et de communistes ».

    • La langue des “vainqueurs qui écrivent l’histoire” ?

      L’anglais est la langue de Ringolevio, d’Emmett Grogan et des Diggers de San Francisco. L’anglais est la langue dans laquelle Joe Hill, né en Suède, écrivait ses ballades. L’anglais est la langue dans laquelle Emma Goldman, née en Russie, a écrit Living my Life, encore pas traduit intégralement en français. L’anglais est la langue des Wobblies et des Hobos.

      Hagège et Landauer ?! Imagine ce qu’aurait pensé Landauer de ceci :

      « Je leur réponds : "Pourquoi pas la Russie ou l’Allemagne ? Ce sont des marchés porteurs et beaucoup moins concurrentiels, où vos enfants trouveront plus facilement de l’emploi." »

      Les “marchés porteurs” de Poutine et de Schäuble ? Hagège critique du néolibéralisme ou expert en double langage ?

      The end, il est clair, malgré le titre, que l’essentiel de ce qu’écrit Landauer dans ce texte est moins dans la critique de l’espéranto que dans la défense de la multiplicité et de la diversité des langues.

      Hasta luego hermano.

    • Sí, parece una conclusión razonable. Gracias a ustedes por la pequeña antología de escritores, pensadores y poetas anarquistas que se expresan en Inglés. Tal vez podríamos añadir Henry David Thoreau.

      Y de todos modos, las luchas continúan. Saludos compañeros!

    • Pourquoi l’espéranto n’a pas vraiment conquis le monde

      Il y a cent trente ans un ophtalmologiste polyglotte polonais publiait Langue internationale, l’ouvrage fondateur de l’espéranto. Ludovik Zamenhof a puisé à la fois dans les langues germaniques, latines et slaves pour construire un langage qu’il souhaitait accessible au plus grand nombre. Son objectif, louable, était alors d’aider à créer les conditions de la paix dans le monde. Après plus d’un siècle, quelque 2 millions de personnes pratiquent l’espéranto dans le monde. Si la langue de Zamenhof a connu plusieurs coups d’arrêt pendant son histoire, elle trouve aujourd’hui un nouveau souffle avec Internet. Du 22 au 29 juillet, les espérantistes du monde entier se réunissent à Séoul pour leur congrès annuel.

      http://www.lemonde.fr/societe/video/2017/07/25/pourquoi-l-esperanto-n-a-pas-vraiment-conquis-le-monde_5164654_3224.html



  • Des cépages oubliés promis à un bel avenir - 14/09/2016 - ladepeche.fr
    http://www.ladepeche.fr/article/2016/09/14/2417993-des-cepages-oublies-promis-a-un-bel-avenir.html

    l’autre grande problématique : la tendance mondiale à l’#uniformisation. En 1958, les vingt principaux cépages représentaient 53 % du vignoble français alors qu’aujourd’hui ils en couvrent 87 %. Reste à savoir quand donc les cépages minoritaires bien remis « en vitrine » par ces Rencontres ampélographiques vont commencer à inverser la courbe ?

    #vin #ampélographie


  • Le quizz de l’été.

    « mMiaou ! » : un #quizz pour savoir quel #média_libre est fait pour vous.
    « Mon Média indépendant, alternatif ou utopiste » – mMiaou – est un site réalisé par un petit groupe d’amis bénévoles attachés à la pluralité et l’indépendance des médias. Si vous suivez l’actualité mais que vous saturez d’une certaine #uniformisation_éditoriale, si vous êtes en quête d’articles en #accès_libre ou payants visant à donner davantage de sens à l’information, alors mMiaou peut vous aider à trouver un média indépendant, alternatif ou utopiste qui colle à vos envies. Amusez-vous avec son quizz.

    C’est un site ludique en forme de quizz lancé fin mai par trois amis qui vise à faire découvrir des médias indépendants, alternatifs ou utopistes, les « mMiaou ». Yacine, Julien et Clément travaillent dans le #numérique. Mais dans leur temps libre, il lisent la #presse, et sont attachés au #pluralisme des médias. Dans leur entreprise, ils constatent que beaucoup de leurs collègues discutent plus volontiers de faits divers ou des petites phrases qui « font le buzz », tout en étant curieux des questions d’actualité et se disant insatisfaits de son traitement par les médias traditionnels.

    Les trois ont donc eu l’idée d’un jeu permettant à chacun de trouver le média indépendant, alternatif ou utopiste qui lui correspond. Parce qu’il leur apparait d’utilité publique qu’un maximum de personnes puissent s’informer via des médias qui n’appartiennent pas à de grands groupes industriels ou financiers et qui ne recherchent pas à rentabiliser des articles, mais simplement à informer librement.

    Le résultat ? Un site ludique qui fait découvrir une quarantaine de médias qui répondent aux critères d’indépendance, de traitement alternatif de l’information ou d’un parti-pris utopiste. La sélection des médias disponibles sur mMiaou n’est bien entendue pas exhaustive et a vocation à s’enrichir.

    http://www.bastamag.net/Le-jeu-pour-savoir-quel-media-libre-est-fait-pour-vous
    http://www.mmiaou.fr


  • Welcome to AirSpace, by Kyle Chayka | Illustrations by Daniel Hertzberg | The Verge
    http://www.theverge.com/2016/8/3/12325104/airbnb-aesthetic-global-minimalism-startup-gentrification

    “Every coffee place looks the same,” Schwarzmann says. The new cafe resembles all the other coffee shops Foursquare suggests, whether in Odessa, Beijing, Los Angeles, or Seoul: the same raw wood tables, exposed brick, and hanging Edison bulbs.

    It’s not that these generic cafes are part of global chains like Starbucks or Costa Coffee, with designs that spring from the same corporate cookie cutter. Rather, they have all independently decided to adopt the same faux-artisanal aesthetic. Digital platforms like #Foursquare are producing “a harmonization of tastes” across the world

    (...)

    #Airbnb is a prominent example. Even as it markets unique places as consumable goods, it helps its users travel without actually having to change their environment, or leave the warm embrace of AirSpace.

    (...)

    In April of this year, another [Airbnb] spot parodied tourist behavior — selfie sticks, Segway tours — and set it against the “authentic” activities — falling asleep on the couch reading a book or watching your child build a pillow fort — enabled by a stay with one of the platform’s hosts. It offered a vision of possessiveness, in which visitors consume recognizable symbols rather than encountering unfamiliar ones: “The local coffee shop is yours, too.”

    #design #uniformisation #faux #goût #silicon_valley #tourisme #gentrification

    • It offered a vision of possessiveness, in which visitors consume recognizable symbols rather than encountering unfamiliar ones

      A ce mouvement essentiel du spectacle, qui consiste à reprendre en lui tout ce qui existait dans l’activité humaine à l’état fluide, pour le posséder à l’état coagulé, [...], nous reconnaissons notre vieille ennemie [...], la marchandise.

      Guy Debord, La Société du Spectacle (1967, § 35)


  • Quand la République ressort le coup des langues régionales pour faire oublier qu’elle coule
    https://blogs.mediapart.fr/james-costa/blog/211215/quand-la-republique-ressort-de-coup-des-langues-regionales-pour-fair

    Recette pour utiliser le terrain du langage comme cure de jouvence : option 1, vous n’avez aucun régionaliste ou immigré sur lequel taper. Vous prenez alors ‘lalanguefrançaise’, et vous rappelez, au choix, sa clarté, son universalité, ‘notrelanguecommune’, etc. Succès garanti, vous aurez droit à un article dans le Figaro au moins, et peut-être à la caution d’un académicien (toujours bon à prendre, l’académicien). Option 2 : vous avez la chance d’avoir sous la main un débat sur les langues que vous pourrez appeler ‘régionales’ (variante : les patois), et dans ce cas, vous pouvez vous en donner à cœur joie. Personne n’ira vous porter la contradiction dans les media nationaux, pour une simple raison : personne n’en est capable. Les connaissances sociolinguistiques du journaliste parisien moyen étant proches de zéro, vous ne risquez rien. Variante de cette option, si vous êtes d’#extrême-droite (version FN ou Lérépublicains) : vous défendez les ‘languesrégionales’ face à ‘l’arabeàl’école’, mais au fond, l’argument est le même : suraffirmer votre propre légitimité en délégitimant un Autre qui n’aura pas les moyens symboliques de se défendre.

    Dernier épisode d’un feuilleton qui dure depuis plusieurs siècles, et dont on aurait pu penser qu’on se serait lassé : le discours en corse de J.G. Talamoni. Très pratique le corse : ça permet de faire plein de choses en même temps. Parler de la générosité de la métropole envers ses dépendances, rappeler les inégalités fiscales supposées dont bénéficie l’île, en filigrane opposer l’industrieux nordiste au fainéant du sud, et par dessus tout, donc, attirer sur soi les bénéfices moraux liés à la républicanité supposée que confère le culte de la langue française. Culte unique, cela va sans dire, ‘lalanguefrançaise’ est une déesse jalouse. Chevènement est choqué. Mais c’est normal, il est facilement choquable, et puis la question des langues c’est son dada depuis longtemps. Mélenchon est choqué aussi, mais là encore, pas de surprise. Et puis, Mélenchon est choqué par tellement de choses, que ça ne choque plus. Il devrait faire attention : à force d’être trop choqué, on finit, effet Pierre et le Loup, par ne plus choquer. L’UPR (who’s that ??), m’apprend Google, est choquée du discours ‘séditieux’ de Talamoni. Florian Philippot est choqué aussi. Que du beau monde, en somme. Bernard Debré est choqué. Mais c’est normal, il défend l’héritage de l’Amer Michel, also known as ‘Papa’. Jerôme Guedj est choqué, sans doute pour faire bonne mesure — laissons lui le bénéfice du doute (et puis personne ne sait qui c’est, il a besoin de paraître républicain). Et bien sûr l’inénarrable Guéant est choqué.

    On aimerait que cette plaisante compagnie fût choquée par tellement d’autres choses. L’#évasion_fiscale. La non-tenue des promesses électorales de Hollande. La stratégie guerrière de la France au Moyen Orient. Les ventes d’armes françaises. La #pauvreté en France. Les #inégalités. Le fait que des gens dorment dehors. Le #racisme face aux réfugiés syriens. Mais non : ils sont choqués parce qu’un président de région n’a pas parlé français dans son assemblée régionale. Notez que c’est exactement ce que ledit président de région espérait : on a là une chorégraphie soigneusement huilée, répétée, qui vise à provoquer l’indignation et à utiliser le terrain linguistique pour faire passer des revendications politiques autres, en particulier territoriales. Pour affirmer sa propre légitimité face à un pouvoir central qui ne reconnaît qu’une source de légitimité, la sienne, et qui laisse mourir les territoires dont il a la charge depuis des siècles, les transformant en mouroir ou en colonies de vacances, renforçant les inégalités territoriales etc. Tout cela, on le sait. Nihil novi

    Alors à quoi rime ce bal des choqués ? A rien. Pour les choqués, à affirmer leur irréprochable républicanité — et le terrain est chargé, il y a concurrence : surtout ne pas laisser l’autre être plus républicain que soi. Pour les choquants, à déplacer le terrain du débat, à affirmer qu’il y a d’autres sources de légitimité, et, dans un acte de magie sociale, à les faire advenir petit à petit.

    Mais au-delà, cette petite farce en deux actes souligne une chose particulièrement tragique : la France est incapable de concevoir la différence autrement que comme un élément à faire disparaître. Elle n’a jamais su, assimilant toujours le différent à l’ennemi. Du coup, face à la différence, à son expression, à son affirmation, les politiciens français ne savent pas débattre, ne savent pas argumenter. Ils sont choqués, à la manière de poules découvrant un œuf. On aurait attendu une réflexion politique, sociale — culturelle à la limite. Mais comme toujours, elle ne viendra jamais, et le choc face à la question linguistique ne vient que pour masquer une incompétence crasse par rapport à toutes ces questions. Des poules devant un œuf, mais des poules républicaines. Et pour les media qui benoîtement répercutent leurs outrages, c’est sans doute tout ce qui compte.

    #langues_sans_frontières #sociolinguistique #état #uniformisation #assimilation
    #médias



  • OFFF is finally fucking fifteen, but I’m concerned about the adult it might become.

    http://bfluzin.tumblr.com/post/120474255053

    But then I will ask “are we really looking elsewhere than big companies, are we trying to find other clients or sources of income? Or aren’t we because only those type of clients can offer the huge visibility we’re dying for because we are egocentric pricks?”. It hurts, I know. But do you remember all those slides about taking risks, not being afraid of failure, assuming nothing, always reinventing? Wouldn’t be the biggest risk of all to say “fuck you” to AOL / Nike / Samsung?

    What has lifestyle to do with all of this? The fact that design and the designer job is more and more depicted for its “à côtés” is the sign that we are deriving from the function to the form. The function of our job is becoming less and less important, as long as we seem to have fun, travel the world and wear fancy tshirts. We are documenting the way we work in an attempt to forget for who we work.

    par Baptiste Fluzin @bfluzin

    #design #éthique #uniformisation #forme #fond


  • Anti-minority referendum in Croatia to go to the Constitutional Court for review
    http://www.minorityrights.org/12252/press-releases/antiminority-referendum-in-croatia-to-go-to-the-constitutional-court

    Minority Rights Group Europe (MRG) is concerned that the recent demand for a referendum to limit the use of minority languages in public life in Croatia could, if successful, lead to an infringement of key rights. It would disproportionately affect, in particular, the Serbian minority. The referendum claim initiated by a group of Vukovar citizens led by some war veterans should be assessed by the Constitutional Court before any further action is taken, says the international human rights organization.

    Croatia is a multi-ethnic, multi-lingual country, home to minorities such Albanians, Bosniaks, Czechs, Hungarians, Italians, Roma, Serbs and Slovenes, with Serbs being the largest ethnic minority group. The Serbian population of Vukovar exceeded one third according to the 2011 Croatian census, which was a prerequisite to implement the Constitutional Law on the Rights of Ethnic Minorities in Croatia. This entitled the Serb minority to official and public use of their language there in speech and in writing, including the Serbian Cyrillic script.

    #langage #minorités #culture #uniformisation #discrimination #fabrication_d'une_identité_nationale #déculturation


  • #Steinway : les raisons d’une domination
    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/a946e9ca-641c-11e3-afff-b439bcf8b9a3|0

    S’il ne devait en rester qu’un seul, ce serait Steinway. Depuis près d’un demi-siècle, le ­fabricant de pianos dont la légende est née à New York en 1853 fait la quasi-unanimité des pianistes de concert. « Plus de 90% des pianistes demandent à jouer des Steinway, dit Steve Roger, de l’agence Caecilia à Genève. Il y en a même qui poussent jusqu’à demander le numéro de série ! » Que ce soient Martha Argerich, Murray Perahia, Lang Lang ou Michel Legrand, ces vedettes sont les champions d’instruments dont le son s’est imposé comme un standard imparable.

    #piano #son #uniformisation #facture_instrumentale