• Covid-19, la #frontiérisation aboutie du #monde

    Alors que le virus nous a rappelé la condition de commune humanité, les frontières interdisent plus que jamais de penser les conditions du cosmopolitisme, d’une société comme un long tissu vivant sans couture à même de faire face aux aléas, aux menaces à même d’hypothéquer le futur. La réponse frontalière n’a ouvert aucun horizon nouveau, sinon celui du repli. Par Adrien Delmas, historien et David Goeury, géographe.

    La #chronologie ci-dessus représente cartographiquement la fermeture des frontières nationales entre le 20 janvier et le 30 avril 2020 consécutive de la pandémie de Covid-19, phénomène inédit dans sa célérité et son ampleur. Les données ont été extraites des déclarations gouvernementales concernant les restrictions aux voyages, les fermetures des frontières terrestres, maritimes et aériennes et des informations diffusées par les ambassades à travers le monde. En plus d’omissions ou d’imprécisions, certains biais peuvent apparaitre notamment le décalage entre les mesures de restriction et leur application.

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    En quelques semaines, le nouveau coronavirus dont l’humanité est devenue le principal hôte, s’est propagé aux quatre coins de la planète à une vitesse sans précédent, attestant de la densité des relations et des circulations humaines. Rapidement deux stratégies politiques se sont imposées : fermer les frontières nationales et confiner les populations.

    Par un processus de #mimétisme_politique global, les gouvernements ont basculé en quelques jours d’une position minimisant le risque à des politiques publiques de plus en plus drastiques de contrôle puis de suspension des mobilités. Le recours systématique à la fermeture d’une limite administrative interroge : n’y a-t-il pas, comme répété dans un premier temps, un décalage entre la nature même de l’#épidémie et des frontières qui sont des productions politiques ? Le suivi de la diffusion virale ne nécessite-t-il un emboîtement d’échelles (famille, proches, réseaux de sociabilité et professionnels…) en deçà du cadre national ?

    Nous nous proposons ici de revenir sur le phénomène sans précédent d’activation et de généralisation de l’appareil frontalier mondial, en commençant par retrouver la chronologie précise des fermetures successives. Bien que resserrée sur quelques jours, des phases se dessinent, pour aboutir à la situation présente de fermeture complète.

    Il serait vain de vouloir donner une lecture uniforme de ce phénomène soudain mais nous partirons du constat que le phénomène de « frontiérisation du monde », pour parler comme Achille Mbembe, était déjà à l’œuvre au moment de l’irruption épidémique, avant de nous interroger sur son accélération, son aboutissement et sa réversibilité.

    L’argument sanitaire

    Alors que la présence du virus était attestée, à partir de février 2020, dans les différentes parties du monde, la fermeture des frontières nationales s’est imposée selon un principe de cohérence sanitaire, le risque d’importation du virus par des voyageurs était avéré. Le transport aérien a permis au virus de faire des sauts territoriaux révélant un premier archipel économique liant le Hubei au reste du monde avant de se diffuser au gré de mobilités multiples.

    Pour autant, les réponses des premiers pays touchés, en l’occurrence la Chine et la Corée du Sud, se sont organisées autour de l’élévation de barrières non-nationales : personnes infectées mises en quarantaine, foyers, ilots, ville, province etc. L’articulation raisonnée de multiples échelles, l’identification et le ciblage des clusters, ont permis de contrôler la propagation du virus et d’en réduire fortement la létalité. A toutes ces échelles d’intervention s’ajoute l’échelle mondiale où s‘est organisée la réponse médicale par la recherche collective des traitements et des vaccins.

    Face à la multiplication des foyers de contamination, la plupart des gouvernements ont fait le choix d’un repli national. La fermeture des frontières est apparue comme une modalité de reprise de contrôle politique et le retour aux sources de l’État souverain. Bien que nul dirigeant ne peut nier avoir agi « en retard », puisque aucun pays n’est exempt de cas de Covid-19, beaucoup d’États se réjouissent d’avoir fermé « à temps », avant que la vague n’engendre une catastrophe.

    L’orchestration d’une réponse commune concertée notamment dans le cadre de l’OMS est abandonnée au profit d’initiatives unilatérales. La fermeture des frontières a transformé la pandémie en autant d’épidémies nationales, devenant par là un exemple paradigmatique du nationalisme méthodologique, pour reprendre les termes d’analyse d’Ulrich Beck.

    S’impose alors la logique résidentielle : les citoyens présents sur un territoire deviennent comptables de la diffusion de l’épidémie et du maintien des capacités de prise en charge par le système médical. La dialectique entre gouvernants et gouvernés s’articule alors autour des décomptes quotidiens, de chiffres immédiatement comparés, bien que pas toujours commensurables, à ceux des pays voisins.

    La frontiérisation du monde consécutive de la pandémie de coronavirus ne peut se résumer à la seule somme des fermetures particulières, pays par pays. Bien au contraire, des logiques collectives se laissent entrevoir. A défaut de concertation, les gouvernants ont fait l’expérience du dilemme du prisonnier.

    Face à une opinion publique inquiète, un chef de gouvernement prenait le risque d’être considéré comme laxiste ou irresponsable en maintenant ses frontières ouvertes alors que les autres fermaient les leurs. Ces phénomènes mimétiques entre États se sont démultipliés en quelques jours face à la pandémie : les États ont redécouvert leur maîtrise biopolitique via les mesures barrières, ils ont défendu leur rationalité en suivant les avis de conseils scientifiques et en discréditant les approches émotionnelles ou religieuses ; ils ont privilégié la suspension des droits à grand renfort de mesures d’exception. Le risque global a alors légitimé la réaffirmation d’une autorité nationale dans un unanimisme relatif.

    Chronologie de la soudaineté

    La séquence vécue depuis la fin du mois janvier de l’année 2020 s’est traduite par une série d’accélérations venant renforcer les principes de fermeture des frontières. Le développement de l’épidémie en Chine alarme assez rapidement la communauté internationale et tout particulièrement les pays limitrophes.

    La Corée du Nord prend les devants dès le 21 janvier en fermant sa frontière avec la Chine et interdit tout voyage touristique sur son sol. Alors que la Chine développe une stratégie de confinement ciblé dès le 23 janvier, les autres pays frontaliers ferment leurs frontières terrestres ou n’ouvrent pas leurs frontières saisonnières d’altitude comme le Pakistan.

    Parallèlement, les pays non frontaliers entament une politique de fermeture des routes aériennes qui constituent autant de points potentiels d’entrée du virus. Cette procédure prend des formes différentes qui relèvent d’un gradient de diplomatie. Certains se contentent de demander aux compagnies aériennes nationales de suspendre leurs vols, fermant leur frontière de facto (Algérie, Égypte, Maroc, Rwanda, France, Canada, entre autres), d’autres privilégient l’approche plus frontale comme les États-Unis qui, le 2 février, interdisent leur territoire au voyageurs ayant séjournés en Chine.

    La propagation très rapide de l’épidémie en Iran amène à une deuxième tentative de mise en quarantaine d’un pays dès le 20 février. Le rôle de l’Iran dans les circulations terrestres de l’Afghanistan à la Turquie pousse les gouvernements frontaliers à fermer les points de passage. De même, le gouvernement irakien étroitement lié à Téhéran finit par fermer la frontière le 20 février. Puis les voyageurs ayant séjourné en Iran sont à leur tour progressivement considérés comme indésirables. Les gouvernements décident alors de politiques d’interdiction de séjour ciblées ou de mises en quarantaine forcées par la création de listes de territoires à risques.

    Le développement de l’épidémie en Italie amène à un changement de paradigme dans la gestion de la crise sanitaire. L’épidémie est dès lors considérée comme effectivement mondiale mais surtout elle est désormais perçue comme incontrôlable tant les foyers de contamination potentiels sont nombreux.

    La densité des relations intra-européennes et l’intensité des mobilités extra-européennes génèrent un sentiment d’anxiété face au risque de la submersion, le concept de « vague » est constamment mobilisé. Certains y ont lu une inversion de l’ordre migratoire planétaire. Les pays aux revenus faibles ou limités décident de fermer leurs frontières aux individus issus des pays aux plus hauts revenus.

    Les derniers jours du mois de février voient des gouvernements comme le Liban créer des listes de nationalités indésirables, tandis que d’autres comme Fiji décident d’un seuil de cas identifiés de Covid-19. Les interdictions progressent avec le Qatar et l’Arabie Saoudite qui ferment leur territoire aux Européens dès le 9 mars avant de connaître une accélération le 10 mars.

    Les frontières sont alors emportées dans le tourbillon des fermetures.

    La Slovénie débute la suspension de la libre circulation au sein de l’espace Schengen en fermant sa frontière avec l’Italie. Elle est suivie par les pays d’Europe centrale (Tchéquie, Slovaquie). En Afrique et en Amérique, les relations avec l’Union européenne sont suspendues unilatéralement. Le Maroc ferme ses frontières avec l’Espagne dès le 12 mars. Ce même jour, les États-Unis annonce la restriction de l’accès à son territoire aux voyageurs issu de l’Union européenne. La décision américaine est rapidement élargie au monde entier, faisant apparaitre l’Union européenne au cœur des mobilités planétaires.

    En quelques jours, la majorité des frontières nationales se ferment à l’ensemble du monde. Les liaisons aériennes sont suspendues, les frontières terrestres sont closes pour éviter les stratégies de contournements.

    Les pays qui échappent à cette logique apparaissent comme très minoritaires à l’image du Mexique, du Nicaragua, du Laos, du Cambodge ou de la Corée du Sud. Parmi eux, certains sont finalement totalement dépendants de leurs voisins comme le Laos et le Cambodge prisonniers des politiques restrictives du Vietnam et de la Thaïlande.

    Au-delà de ces gouvernements qui résistent à la pression, des réalités localisées renseignent sur l’impossible fermeture des frontières aux mobilités quotidiennes. Ainsi, malgré des discours de fermeté, exception faite de la Malaisie, des États ont maintenus la circulation des travailleurs transfrontaliers.

    Au sein de l’espace Schengen, la Slovénie maintient ses relations avec l’Autriche, malgré sa fermeté vis-à-vis de l’Italie. Le 16 mars, la Suisse garantit l’accès à son territoire aux salariés du Nord de l’Italie et du Grand Est de la France, pourtant les plus régions touchées par la pandémie en Europe. Allemagne, Belgique, Norvège, Finlande, Espagne font de même.

    De l’autre côté de l’Atlantique, malgré la multiplication des discours autoritaires, un accord est trouvé le 18 mars avec le Canada et surtout le 20 mars avec le Mexique pour maintenir la circulation des travailleurs. Des déclarations conjointes sont publiées le 21 mars. Partout, la question transfrontalière oblige au bilatéralisme. Uruguay et Brésil renoncent finalement à fermer leur frontière commune tant les habitants ont développé un « mode de vie binational » pour reprendre les termes de deux gouvernements. La décision unilatérale du 18 mars prise par la Malaisie d’interdire à partir du 20 mars tout franchissement de sa frontière prend Singapour de court qui doit organiser des modalités d’hébergement pour plusieurs dizaines de milliers de travailleurs considérés comme indispensables.

    Ces fermetures font apparaitre au grand jour la qualité des coopérations bilatérales.

    Certains États ferment d’autant plus facilement leur frontière avec un pays lorsque préexistent d’importantes rivalités à l’image de la Papouasie Nouvelle Guinée qui ferme immédiatement sa frontière avec l’Indonésie pourtant très faiblement touchée par la pandémie. D’autres en revanche, comme la Tanzanie refusent de fermer leurs frontières terrestres pour maintenir aux États voisins un accès direct à la mer.

    Certains observateurs se sont plu à imaginer des basculements dans les rapports de pouvoirs entre l’Afrique et l’Europe notamment. Après ces fermetures soudaines, le bal mondial des rapatriements a commencé, non sans de nombreuses fausses notes.

    L’accélération de la frontiérisation du monde

    La fermeture extrêmement rapide des frontières mondiales nous rappelle ensuite combien les dispositifs nationaux étaient prêts pour la suspension complète des circulations. Comme dans bien des domaines, la pandémie s’est présentée comme un révélateur puissant, grossissant les traits d’un monde qu’il est plus aisé de diagnostiquer, à présent qu’il est suspendu.

    Ces dernières années, l’augmentation des mobilités internationales par le trafic aérien s’est accompagnée de dispositifs de filtrage de plus en plus drastiques notamment dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Les multiples étapes de contrôle articulant dispositifs administratifs dématérialisés pour les visas et dispositifs de plus en plus intrusifs de contrôle physique ont doté les frontières aéroportuaires d’une épaisseur croissante, partageant l’humanité en deux catégories : les mobiles et les astreints à résidence.

    En parallèle, les routes terrestres et maritimes internationales sont restées actives et se sont même réinventées dans le cadre des mobilités dites illégales. Or là encore, l’obsession du contrôle a favorisé un étalement de la frontière par la création de multiples marches frontalières faisant de pays entiers des lieux de surveillance et d’assignation à résidence avec un investissement continu dans les dispositifs sécuritaires.

    L’épaisseur des frontières se mesure désormais par la hauteur des murs mais aussi par l’exploitation des obstacles géophysiques : les fleuves, les cols, les déserts et les mers, où circulent armées et agences frontalières. À cela s’est ajouté le pistage et la surveillance digitale doublés d’un appareil administratif aux démarches labyrinthiques faites pour ne jamais aboutir.

    Pour décrire ce phénomène, Achille Mbembe parlait de « frontiérisation du monde » et de la mise en place d’un « nouveau régime sécuritaire mondial où le droit des ressortissants étrangers de franchir les frontières d’un autre pays et d’entrer sur son territoire devient de plus en plus procédural et peut être suspendu ou révoqué à tout instant et sous n’importe quel prétexte. »

    La passion contemporaine pour les murs relève de l’iconographie territoriale qui permet d’appuyer les représentations sociales d’un contrôle parfait des circulations humaines, et ce alors que les frontières n’ont jamais été aussi polymorphes.

    Suite à la pandémie, la plupart des gouvernements ont pu mobiliser sans difficulté l’ingénierie et l’imaginaire frontaliers, en s’appuyant d’abord sur les compagnies aériennes pour fermer leur pays et suspendre les voyages, puis en fermant les aéroports avant de bloquer les frontières terrestres.

    Les réalités frontalières sont rendues visibles : la Norvège fait appel aux réservistes et retraités pour assurer une présence à sa frontière avec la Suède et la Finlande. Seuls les pays effondrés, en guerre, ne ferment pas leurs frontières comme au sud de la Libye où circulent armes et combattants.

    Beaucoup entretiennent des fictions géographiques décrétant des frontières fermées sans avoir les moyens de les surveiller comme la France en Guyane ou à Mayotte. Plus que jamais, les frontières sont devenues un rapport de pouvoir réel venant attester des dépendances économiques, notamment à travers la question migratoire, mais aussi symboliques, dans le principe de la souveraineté et son autre, à travers la figure de l’étranger. Classe politique et opinion publique adhèrent largement à une vision segmentée du monde.

    Le piège de l’assignation à résidence

    Aujourd’hui, cet appareil frontalier mondial activé localement, à qui l’on a demandé de jouer une nouvelle partition sanitaire, semble pris à son propre piège. Sa vocation même qui consistait à décider qui peut se déplacer, où et dans quelles conditions, semble égarée tant les restrictions sont devenues, en quelques jours, absolues.

    Le régime universel d’assignation à résidence dans lequel le monde est plongé n’est pas tant le résultat d’une décision d’ordre sanitaire face à une maladie inconnue, que la simple activation des dispositifs multiples qui préexistaient à cette maladie. En l’absence d’autres réponses disponibles, ces fermetures se sont imposées. L’humanité a fait ce qu’elle savait faire de mieux en ce début du XXIe siècle, sinon la seule chose qu’elle savait faire collectivement sans concertation préalable, fermer le monde.

    L’activation de la frontière a abouti à sa consécration. Les dispositifs n’ont pas seulement été activés, ils ont été renforcés et généralisés. Le constat d’une entrave des mobilités est désormais valable pour tous, et la circulation est devenue impossible, de fait, comme de droit. Pauvres et riches, touristes et hommes d’affaires, sportifs ou diplomates, tout le monde, sans exception aucune, fait l’expérience de la fermeture et de cette condition dans laquelle le monde est plongé.

    Seuls les rapatriés, nouveau statut des mobilités en temps de pandémie, sont encore autorisés à rentrer chez eux, dans les limites des moyens financiers des États qu’ils souhaitent rejoindre. Cette entrave à la circulation est d’ailleurs valable pour ceux qui la décident. Elle est aussi pour ceux qui l’analysent : le témoin de ce phénomène n’existe pas ou plus, lui-même pris, complice ou victime, de cet emballement de la frontiérisation.

    C’est bien là une caractéristique centrale du processus en cours, il n’y a plus de point de vue en surplomb, il n’y a plus d’extérieur, plus d’étranger, plus de pensée du dehors. La pensée est elle-même confinée. Face à la mobilisation et l’emballement d’une gouvernementalité de la mobilité fondée sur l’entrave, l’abolition pure et simple du droit de circuler, du droit d’être étranger, du droit de franchir les frontières d’un autre pays et d’entrer sur son territoire n’est plus une simple fiction.

    Les dispositifs de veille de ces droits, bien que mis à nus, ne semblent plus contrôlables et c’est en ce sens que l’on peut douter de la réversibilité de ces processus de fermeture.

    Réversibilité

    C’est à l’aune de ce constat selon lequel le processus de frontiérisation du monde était à déjà l’œuvre au moment de l’irruption épidémique que l’on peut interroger le caractère provisoire de la fermeture des frontières opérée au cours du mois de mars 2020.

    Pourquoi un processus déjà enclenché ferait machine arrière au moment même où il accélère ? Comme si l’accélération était une condition du renversement. Tout se passe plutôt comme si le processus de frontiérisation s’était cristallisé.

    La circulation internationale des marchandises, maintenue au pic même de la crise sanitaire, n’a pas seulement permis l’approvisionnement des populations, elle a également rappelé que, contrairement à ce que défendent les théories libérales, le modèle économique mondial fonctionne sur l’axiome suivant : les biens circulent de plus en plus indépendamment des individus.

    Nous venons bien de faire l’épreuve du caractère superflu de la circulation des hommes et des femmes, aussi longtemps que les marchandises, elles, circulent. Combien de personnes bloquées de l’autre côté d’une frontière, dans l’impossibilité de la traverser, quand le moindre colis ou autre produit traverse ?

    Le réseau numérique mondial a lui aussi démontré qu’il était largement à même de pallier à une immobilité généralisée. Pas de pannes de l’Internet à l’horizon, à l’heure où tout le monde est venu y puiser son travail, ses informations, ses loisirs et ses sentiments.

    De là à penser que les flux de data peuvent remplacer les flux migratoires, il n’y qu’un pas que certains ont déjà franchi. La pandémie a vite fait de devenir l’alliée des adeptes de l’inimitié entre les nations, des partisans de destins et de développement séparés, des projets d’autarcie et de démobilité.

    Alors que le virus nous a rappelé la condition de commune humanité, les frontières interdisent plus que jamais de penser les conditions du cosmopolitisme, d’une société comme un long tissu vivant sans couture à même de faire face aux aléas, aux zoonoses émergentes, au réchauffement climatique, aux menaces à même d’hypothéquer le futur.

    La réponse frontalière n’a ouvert aucun horizon nouveau, sinon celui du repli sur des communautés locales, plus petites encore, formant autant de petites hétérotopies localisées. Si les étrangers que nous sommes ou que nous connaissons se sont inquiétés ces dernières semaines de la possibilité d’un retour au pays, le drame qui se jouait aussi, et qui continue de se jouer, c’est bien l’impossibilité d’un aller.

    https://blogs.mediapart.fr/adrien-delmas/blog/280520/covid-19-la-frontierisation-aboutie-du-monde
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    • Épisode 1 : Liberté de circulation : le retour des frontières

      Premier temps d’une semaine consacrée aux #restrictions de libertés pendant la pandémie de coronavirus. Arrêtons-nous aujourd’hui sur une liberté entravée que nous avons tous largement expérimentée au cours des deux derniers mois : celle de circuler, incarnée par le retour des frontières.

      https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/droits-et-libertes-au-temps-du-corona-14-liberte-de-circulation-le-ret

    • #Anne-Laure_Amilhat-Szary (@mobileborders) : « Nous avons eu l’impression que nous pouvions effectivement fermer les frontières »

      En Europe, les frontières rouvrent en ordre dispersé, avec souvent le 15 juin pour date butoir. Alors que la Covid-19 a atteint plus de 150 pays, la géographe Anne-Laure Amilhat-Szary analyse les nouveaux enjeux autour de ces séparations, nationales mais aussi continentales ou sanitaires.

      https://www.franceculture.fr/geopolitique/anne-laure-amilhat-szary-nous-avons-eu-limpression-que-nous-pouvions-e

    • « Nous sommes très loin d’aller vers un #repli à l’intérieur de #frontières_nationales »
      Interview avec Anne-Laure Amilhat-Szary (@mobileborders)

      Face à la pandémie de Covid-19, un grand nombre de pays ont fait le choix de fermer leurs frontières. Alors que certains célèbrent leurs vertus prophylactiques et protectrices, et appellent à leur renforcement dans une perspective de démondialisation, nous avons interrogé la géographe Anne-Laure Amilhat Szary, auteure notamment du livre Qu’est-ce qu’une frontière aujourd’hui ? (PUF, 2015), sur cette notion loin d’être univoque.

      Usbek & Rica : Avec la crise sanitaire en cours, le monde s’est soudainement refermé. Chaque pays s’est retranché derrière ses frontières. Cette situation est-elle inédite ? À quel précédent historique peut-elle nous faire penser ?

      Anne-Laure Amilhat Szary : On peut, semble-t-il, trouver trace d’un dernier grand épisode de confinement en 1972 en Yougoslavie, pendant une épidémie de variole ramenée par des pèlerins de La Mecque. 10 millions de personnes avaient alors été confinées, mais au sein des frontières nationales… On pense forcément aux grands confinements historiques contre la peste ou le choléra (dont l’efficacité est vraiment questionnée). Mais ces derniers eurent lieu avant que l’État n’ait la puissance régulatrice qu’on lui connaît aujourd’hui. Ce qui change profondément désormais, c’est que, même confinés, nous restons connectés. Que signifie une frontière fermée si l’information et la richesse continuent de circuler ? Cela pointe du doigt des frontières aux effets très différenciés selon le statut des personnes, un monde de « frontiérités » multiples plutôt que de frontières établissant les fondements d’un régime universel du droit international.

      Les conséquences juridiques de la fermeture des frontières sont inédites : en supprimant la possibilité de les traverser officiellement, on nie l’urgence pour certains de les traverser au péril de leur vie. Le moment actuel consacre en effet la suspension du droit d’asile mis en place par la convention de Genève de 1951. La situation de l’autre côté de nos frontières, en Méditerranée par exemple, s’est détériorée de manière aiguë depuis début mars.

      Certes, les populistes de tous bords se servent de la menace que représenteraient des frontières ouvertes comme d’un ressort politique, et ça marche bien… jusqu’à ce que ces mêmes personnes prennent un vol low-cost pour leurs vacances dans le pays voisin et pestent tant et plus sur la durée des files d’attentes à l’aéroport. Il y a d’une part une peur des migrants, qui pourraient « profiter » de Schengen, et d’autre part, une volonté pratique de déplacements facilités, à la fois professionnels et de loisirs, de courte durée. Il faut absolument rappeler que si le coronavirus est chez nous, comme sur le reste de la planète, c’est que les frontières n’ont pas pu l’arrêter ! Pas plus qu’elles n’avaient pu quelque chose contre le nuage de Tchernobyl. L’utilité de fermer les frontières aujourd’hui repose sur le fait de pouvoir soumettre, en même temps, les populations de différents pays à un confinement parallèle.

      Ne se leurre-t-on pas en croyant assister, à la faveur de la crise sanitaire, à un « retour des frontières » ? N’est-il pas déjà à l’œuvre depuis de nombreuses années ?

      Cela, je l’ai dit et écrit de nombreuses fois : les frontières n’ont jamais disparu, on a juste voulu croire à « la fin de la géographie », à l’espace plat et lisse de la mondialisation, en même temps qu’à la fin de l’histoire, qui n’était que celle de la Guerre Froide.

      Deux choses nouvelles illustrent toutefois la matérialité inédite des frontières dans un monde qui se prétend de plus en plus « dématérialisé » : 1) la possibilité, grâce aux GPS, de positionner la ligne précisément sur le terrain, de borner et démarquer, même en terrain difficile, ce qui était impossible jusqu’ici. De ce fait, on a pu régler des différends frontaliers anciens, mais on peut aussi démarquer des espaces inaccessibles de manière régulière, notamment maritimes. 2) Le retour des murs et barrières, spectacle de la sécurité et nouvel avatar de la frontière. Mais attention, toute frontière n’est pas un mur, faire cette assimilation c’est tomber dans le panneau idéologique qui nous est tendu par le cadre dominant de la pensée contemporaine.

      La frontière n’est pas une notion univoque. Elle peut, comme vous le dites, se transformer en mur, en clôture et empêcher le passage. Elle peut être ouverte ou entrouverte. Elle peut aussi faire office de filtre et avoir une fonction prophylactique, ou bien encore poser des limites, à une mondialisation débridée par exemple. De votre point de vue, de quel type de frontières avons-nous besoin ?

      Nous avons besoin de frontières filtres, non fermées, mais qui soient véritablement symétriques. Le problème des murs, c’est qu’ils sont le symptôme d’un fonctionnement dévoyé du principe de droit international d’égalité des États. À l’origine des relations internationales, la définition d’une frontière est celle d’un lieu d’interface entre deux souverainetés également indépendantes vis-à-vis du reste du monde.

      Les frontières sont nécessaires pour ne pas soumettre le monde à un seul pouvoir totalisant. Il se trouve que depuis l’époque moderne, ce sont les États qui sont les principaux détenteurs du pouvoir de les fixer. Ils ont réussi à imposer un principe d’allégeance hiérarchique qui pose la dimension nationale comme supérieure et exclusive des autres pans constitutifs de nos identités.

      Mais les frontières étatiques sont bien moins stables qu’on ne l’imagine, et il faut aujourd’hui ouvrir un véritable débat sur les formes de frontières souhaitables pour organiser les collectifs humains dans l’avenir. Des frontières qui se défassent enfin du récit sédentaire du monde, pour prendre véritablement en compte la possibilité pour les hommes et les femmes d’avoir accès à des droits là où ils vivent.

      Rejoignez-vous ceux qui, comme le philosophe Régis Debray ou l’ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg, font l’éloge des frontières et appellent à leur réaffirmation ? Régis Débray écrit notamment : « L’indécence de l’époque ne provient pas d’un excès mais d’un déficit de frontières »…

      Nous avons toujours eu des frontières, et nous avons toujours été mondialisés, cette mondialisation se réalisant à l’échelle de nos mondes, selon les époques : Mer de Chine et Océan Indien pour certains, Méditerranée pour d’autres. À partir des XII-XIIIe siècle, le lien entre Europe et Asie, abandonné depuis Alexandre le Grand, se développe à nouveau. À partir du XV-XVIe siècle, c’est l’âge des traversées transatlantiques et le bouclage du monde par un retour via le Pacifique…

      Je ne suis pas de ces nostalgiques à tendance nationaliste que sont devenus, pour des raisons différentes et dans des trajectoires propres tout à fait distinctes, Régis Debray ou Arnaud Montebourg. Nous avons toujours eu des frontières, elles sont anthropologiquement nécessaires à notre constitution psychologique et sociale. Il y en a même de plus en plus dans nos vies, au fur et à mesure que les critères d’identification se multiplient : frontières de race, de classe, de genre, de religion, etc.

      Nos existences sont striées de frontières visibles et invisibles. Pensons par exemple à celles que les digicodes fabriquent au pied des immeubles ou à l’entrée des communautés fermées, aux systèmes de surveillance qui régulent l’entrée aux bureaux ou des écoles. Mais pensons aussi aux frontières sociales, celles d’un patronyme étranger et racialisé, qui handicape durablement un CV entre les mains d’un.e recruteur.e, celles des différences salariales entre femmes et hommes, dont le fameux « plafond de verre » qui bloque l’accès aux femmes aux fonctions directoriales. Mais n’oublions pas les frontières communautaires de tous types sont complexes car mêlant à la fois la marginalité choisie, revendiquée, brandie comme dans les « marches des fiertés » et la marginalité subie du rejet des minorités, dont témoigne par exemple la persistance de l’antisémitisme.

      La seule chose qui se transforme en profondeur depuis trente ans et la chute du mur de Berlin, c’est la frontière étatique, car les États ont renoncé à certaines des prérogatives qu’ils exerçaient aux frontières, au profit d’institutions supranationales ou d’acteurs privés. D’un côté l’Union Européenne et les formes de subsidiarité qu’elle permet, de l’autre côté les GAFAM et autres géants du web, qui échappent à la fiscalité, l’une des raisons d’être des frontières. Ce qui apparaît aussi de manière plus évidente, c’est que les États puissants exercent leur souveraineté bien au-delà de leurs frontières, à travers un « droit d’ingérence » politique et militaire, mais aussi à travers des prérogatives commerciales, comme quand l’Arabie Saoudite négocie avec l’Éthiopie pour s’accaparer ses terres en toute légalité, dans le cadre du land grabbing.

      Peut-on croire à l’hypothèse d’une démondialisation ? La frontière peut-elle être précisément un instrument pour protéger les plus humbles, ceux que l’on qualifie de « perdants de la mondialisation » ? Comment faire en sorte qu’elle soit justement un instrument de protection, de défense de certaines valeurs (sociales notamment) et non synonyme de repli et de rejet de l’autre ?

      Il faut replacer la compréhension de la frontière dans une approche intersectionnelle : comprendre toutes les limites qui strient nos existences et font des frontières de véritables révélateurs de nos inégalités. Conçues comme des instruments de protection des individus vivant en leur sein, dans des périmètres où l’Etat détenteur du monopole exclusif de la violence est censé garantir des conditions de vie équitables, les frontières sont désormais des lieux qui propulsent au contraire les personnes au contact direct de la violence de la mondialisation.

      S’il s’agit de la fin d’une phase de la mondialisation, celle de la mondialisation financière échevelée, qui se traduit par une mise à profit maximalisée des différenciations locales dans une mise en concurrence généralisée des territoires et des personnes, je suis pour ! Mais au vu de nos technologies de communication et de transports, nous sommes très loin d’aller vers un repli à l’intérieur de frontières nationales. Regardez ce que, en période de confinement, tous ceux qui sont reliés consomment comme contenus globalisés (travail, culture, achats, sport) à travers leur bande passante… Regardez qui consomme les produits mondialisés, du jean à quelques euros à la farine ou la viande produite à l’autre bout du monde arrivant dans nos assiettes moins chères que celle qui aurait été produite par des paysans proches de nous… Posons-nous la question des conditions dans lesquelles ces consommateurs pourraient renoncer à ce que la mondialisation leur offre !

      Il faut une approche plus fine des effets de la mondialisation, notamment concernant la façon dont de nombreux phénomènes, notamment climatiques, sont désormais établis comme étant partagés - et ce, sans retour possible en arrière. Nous avons ainsi besoin de propositions politiques supranationales pour gérer ces crises sanitaires et environnementales (ce qui a manqué singulièrement pour la crise du Cocid-19, notamment l’absence de coordination européenne).

      Les frontières sont des inventions humaines, depuis toujours. Nous avons besoin de frontières comme repères dans notre rapport au monde, mais de frontières synapses, qui font lien en même temps qu’elles nous distinguent. De plus en plus de personnes refusent l’assignation à une identité nationale qui l’emporterait sur tous les autres pans de leur identité : il faut donc remettre les frontières à leur place, celle d’un élément de gouvernementalité parmi d’autres, au service des gouvernants, mais aussi des gouvernés. Ne pas oublier que les frontières devraient être d’abord et avant tout des périmètres de redevabilité. Des espaces à l’intérieur desquels on a des droits et des devoirs que l’on peut faire valoir à travers des mécanismes de justice ouverts.

      https://usbeketrica.com/article/on-ne-va-pas-vers-repli-a-interieur-frontieres-nationales

  • A Lausanne, les chercheurs précaires s’inquiètent pour leurs contrats

    A l’#Université_de_Lausanne (#UNIL), une pétition demande que tous les contrats à durée déterminée soient prolongés de deux mois sur simple demande. Lancée mardi 12 mai par des représentants du corps intermédiaire, une appellation qui désigne le personnel de recherche du doctorant au maître d’enseignement, elle a reçu plus de 400 signatures en deux jours. Les auteurs du texte jugent la gestion de sortie de crise de l’UNIL problématique.

    Pourquoi c’est important. Dans les universités suisses, huit chercheurs sur dix ne disposent pas de contrat fixe. Ces scientifiques, déjà confrontés à des conditions de travail incertaines en temps normal, se sont souvent retrouvés dans l’incapacité d’avancer leurs projets comme prévu ces deux derniers mois en raison de la fermeture des hautes écoles. Certains voient la fin de leur contrat approcher avec anxiété.

    Les raisons de la grogne. L’UNIL a présenté mardi 12 mai ses modalités de prolongation des contrats temporaires du corps intermédiaire. Les auteurs de la pétition, lancée le jour-même, jugent ces directives « consternantes ». L’un d’entre eux, Antoine Chollet, maître d’enseignement et de recherche à l’Institut d’études politiques, explique.

    « La procédure pour déposer une demande est très bureaucratique. Il faut justifier de l’arrêt de la recherche dans un formulaire de sept pages, avoir l’aval de son supérieur hiérarchique, fournir une liste des livres auxquels l’on n’a pas eu accès... Mais qui peut juger de la légitimité de l’utilisation de tel ou tel ouvrage ? De plus, une commission devra statuer sur ces demandes. Au vu du nombre de dossiers qu’elle risque de devoir traiter, cela pourrait prendre beaucoup trop de temps. »

    Les enjeux sont particulièrement importants pour les chercheurs étrangers dont le contrat, et donc le permis de travail, expire alors qu’ils n’ont pas pu finir leurs travaux.

    Les personnes dont le contrat arrive à échéance fin mai ne disposent par ailleurs que de trois jours pour déposer leur demande, soit jusqu’au 15 mai.

    Pour les auteurs, les exigences de l’UNIL ont « toutes les allures d’une procédure dissuasive visant à limiter autant que possible le nombre de demandes de prolongation ».

    ACIDUL, l’association du corps intermédiaire et des doctorant.e.s de l’UNIL, qui n’est pas à l’origine de la #pétition, a pour sa part demandé à la direction de simplifier les modalités des demandes et de supprimer l’exigence du formulaire à rendre par le supérieur hiérarchique. Elle estime que cette exigence suppose « l’absence de tensions entre chercheur-se-s et superviseur-e-s, ainsi que la disponibilité de ces derniers pour remplir de multiples documents circonstanciés dans de brefs délais », ce qui ne correspond pas à la réalité.

    La position de l’UNIL. Le vice-recteur pour la recherche et les relations internationales François Bussy indique que, suite à la fronde, l’UNIL va corriger le tir. « Les motifs de la demande doivent toujours être justifiés, mais avec moins de détails. Concernant l’avis du supérieur hiérarchique, nous laisserons le soin au décanat de chaque faculté d’évaluer si cela est pertinent. La revendication de prolongation automatique ne se justifie pas car certains chercheurs n’ont pas été impactés négativement et ont eu au contraire davantage de temps pour réfléchir et écrire. Notre objectif est de soutenir un maximum de personnes mais il ne serait pas équitable d’accorder une prolongation à toutes, d’autant plus que nous avons un budget limité. »

    François Bussy précise que l’UNIL emploie environ 1300 personnes actives dans la recherche avec des contrats temporaires. Les prolongations d’engagement seront financées via le fonds de réserve de l’université. Une partie du financement proviendra aussi de montants non dépensés, par exemple en raison d’événements annulés, comme la cérémonie du Dies Academicus.

    La situation ailleurs en Suisse. La question de la prolongation des contrats se pose dans l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur de Suisse. A Genève, une pétition similaire circule depuis fin avril. L’Université de Genève est en train d’en élaborer les modalités exactes pour les prolongations de contrats, qui seront publiées le 20 mai.

    La faîtière des associations du corps intermédiaire, actionuni-der Schweizer Mittelbau, se montre moins critique que les auteurs de la pétition. Elle estime que les universités de Lausanne, Genève, Neuchâtel et Bâle montrent des signaux « encourageants », et indique que d’autres institutions suivront.

    Elle rappelle que les principaux défis auxquels ses membres ont été confrontés :

    Impossibilité d’accéder aux infrastructures de recherche provoquant des retards dans les travaux.

    Conditions de travail à domicile compliquées, en particulier pour les parents.

    Attentes irréalistes découlant de l’idée erronée que le travail à domicile permettrait plus de productivité pour l’écriture de travaux scientifiques.

    https://www.heidi.news/sciences/a-lausanne-les-chercheurs-precaires-s-inquietent-pour-leurs-contrats
    #précarité #recherche #Suisse #Lausanne #doctorants #université #coronavirus #covid-19

  • AI systems claiming to ’read’ emotions pose discrimination risks | Technology | The Guardian
    https://www.theguardian.com/technology/2020/feb/16/ai-systems-claiming-to-read-emotions-pose-discrimination-risks

    Expert says technology deployed is based on outdated science and therefore is unreliable Artificial Intelligence (AI) systems that companies claim can “read” facial expressions is based on outdated science and risks being unreliable and discriminatory, one of the world’s leading experts on the psychology of emotion has warned. Lisa Feldman Barrett, professor of psychology at Northeastern University, said that such technologies appear to disregard a growing body of evidence undermining the (...)

    #HireVue #Unilever #Amazon #algorithme #Rekognition #biométrie #émotions #facial #reconnaissance #recrutement (...)

    ##travail
    https://i.guim.co.uk/img/media/663df7c8be079513c315b33fd4dbfe596726445f/0_244_3675_2205/master/3675.jpg

  • These brands spend nearly $100 billion on ads. They want Facebook and Google to raise their game - CNN
    https://edition.cnn.com/2020/01/23/tech/youtube-facebook-advertisers/index.html

    Davos, Switzerland (CNN Business)Some of the world’s biggest advertisers have joined forces with Facebook (FB), YouTube and Twitter (TWTR) in an attempt to prevent harmful online content messing with their campaigns. Companies such as Procter & Gamble (PG), Kellogg (K), Adidas (ADDDF), Unilever (UL), and PepsiCola (PEP), are worried that their ads can pop up next to content they don’t want associated with their brands, such as violent or terrorist videos and hate speech. The Global (...)

    #Procter_&_Gamble #Adidas #Kellogg's #PepsiCo_Inc. #Unilever #Facebook #Twitter #YouTube #censure #lobbying #marketing #publicité (...)

    ##Procter_&_Gamble ##PepsiCo_Inc. ##publicité ##GlobalAllianceforResponsibleMedia-GARM_

  • Les écoles européennes sont-elles des « ghettos surpeuplés ? » 17 Septembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-scan-les-ecoles-europeennes-des-ghettos-surpeuples?id=10019048

    En théorie, les écoles européennes sont ouvertes à tous. La réalité est bien différente.

    À Bruxelles, quatre écoles européennes accueillent près de 13.000 élèves. Ces établissements sont publics et ouverts à tous. Ils sont financés par les institutions et les États membres, dont la Belgique. Le Scan a recueilli le témoignage d’un père de famille qui a tenté, à deux reprises, d’inscrire son fils dans une de ces écoles. Sans succès. « À chaque fois, on m’a répondu que ce n’était pas possible, car les écoles sont surpeuplées ».

    Surpopulation chronique
    Depuis quelques années, les écoles européennes à Bruxelles sont effectivement en surpopulation. Dans son établissement, Simon Sharron accueille 3000 élèves au lieu de 2800. Certains endroits sont désormais trop petits pour accueillir tout le monde. « Nous avons une pièce où doivent se mettre 500 élèves par temps de pluie. C’est trop petit. À chaque fois que l’on tente de faire de la place à un endroit, cela créé des problèmes à un autre ». 

    Élèves classés par catégorie
    Conséquence de cette surpopulation, chaque année, des dizaines de demandes d’inscriptions sont refusées. Mais pas n’importe lesquelles. Ces refus visent avant tout des élèves de catégorie 3. « Chaque élève se retrouve dans une catégorie », analyse Jean-Paul Soyer, secrétaire général de U4U, un groupement syndical de fonctionnaires européens. "Dans la catégorie 1 se trouvent les enfants dont les parents sont issus des institutions européennes. Dans le 2, ceux d’organismes privés ou publics ayant des accords bilatéraux avec l’Europe. Reste la 3, pour Monsieur et Madame Tout-Le-Monde".

    Accords financiers avec le privé
    Les enfants sont donc placés dans une catégorie en fonction de l’employeur des parents. Le fils de notre témoin, lui, se retrouve en catégorie 3. Il n’est donc pas prioritaire, à la différence des enfants des institutions. Reste la catégorie 2…

    Jusqu’à 2005, les communautés européennes ont passé des accords avec des organismes publics comme l’OTAN, mais également des entreprises privées. Le Scan s’est procuré la liste de ces sociétés. On y retrouve notamment des banques et des multinationales.


    Grâce à ces accords financiers, des enfants d’Unilever, Pepsi-Cola ou encore BMW sont donc prioritaires sur la catégorie 3. Cela dépend des accords et des écoles, situées dans l’Union Européenne. Seule le montant du minerval est différent, puisqu’il est parfois deux fois plus élevé.

    La solution : une 5e école ?
    Malgré cette priorité, les enfants des institutions restent de loin majoritaires. Dans les écoles européennes de Bruxelles, 96% des enfants sont désormais issus de la catégorie 1. « À mon époque, il y avait un tiers d’élèves de catégorie 3. Au fur et à mesure, ces établissements se sont transformées en ghettos », constate notre témoin. « C’est vrai, mais ce n’est pas notre volonté. Nous faisons face à la surpopulation. Et nous devons prendre des décisions difficiles », répond Giancarlo Marcheggiano, secrétaire général des écoles européennes.

    Pour diminuer la surpopulation, tous attendent désormais la création d’une cinquième école à Bruxelles. Elle pourrait mettre 10 ans avant de voir le jour. Et selon les estimations, elle devrait déjà être pleine dès son ouverture...

    #privilège #ségrégation #école #UE #Union_européenne #multinationales #OTAN #discriminations #sandoz #pétrofina #banques #ikéa #unilever #scolarité #gethos de #riches #bruxelles #racisme #tri

  • Unilever warns social media to clean up “toxic” content
    https://techcrunch.com/2018/02/12/unilever-warns-social-media-to-clean-up-toxic-content

    Consumer goods giant Unilever, a maker of branded soaps, foodstuffs and personal care items and also one of the world’s biggest online advertisers, has fired a warning shot across the bows of social media giants by threatening to pull ads from digital platforms if they don’t do more to mitigate the spread of what it dubs “toxic” online content — be it fake news, terrorism or child exploitation. “It is critical that our brands remain not only in a safe environment, but a suitable one,” CMO Keith (...)

    #Google #Unilever #Facebook #manipulation #SocialNetwork #publicité

    ##publicité

  • Des résidus de glyphosate retrouvés dans des crèmes glacées Ben & Jerry’s RTBF avec Belga - 10 Octobre 2017

    Des traces de glyphosate ont été découvertes dans des pots de crème glacée de la marque américaine Ben & Jerry’s disponibles sur le marché européen, a indiqué mardi l’eurodéputé Bart Staes (Groen) lors d’une conférence de presse au Parlement européen.

    . . . . . .

    L’étude réalisée par une équipe de scientifiques en France, aux Pays-Bas, en Allemagne et au Royaume-Uni a permis de détecter des résidus de glyphosate dans 12 des 14 produits analysés.


    « Les niveaux observés, allant jusqu’à 1,228 nanogramme par millilitre, suscitent des inquiétudes en matière de santé » , selon le docteur John Fagan, qui a mené les tests pour le Health Research Institute (HRI).

    Une opinion partagée par le professeur Gilles-Eric Seralini de l’Université de Caen, auteur de plusieurs études scientifiques sur les dangers du glyphosate, qui estime que les niveaux de cette substance autorisés par les Etats-Unis et l’Europe sont basés sur des modèles toxicologiques dépassés. « Ces derniers ne prennent pas en compte les propriétés de perturbateurs hormonaux de ces substances, dont même de petites quantités peuvent causer des soucis de santé », a-t-il affirmé.

    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_des-residus-de-glyphosate-releves-dans-des-cremes-glacees-ben-jerry-s?id

    #glyphosate #toxicologie #perturbateurs_hormonaux

  • #Unilever, #McDonald’s et #Nestlé accusés de #déforestation illégale en #Indonésie

    Plusieurs grandes marques agroalimentaires sont impliquées dans un cas de déforestation illégale en Indonésie, selon l’ONG Rainforest Action Network. Plus de 330 hectares de forêt sont partis en fumée en seulement quelques mois sur l’île de #Sumatra qui abrite de nombreuses espèces rares, malgré un moratoire interdisant la plantation de #palmiers_à_huile dans cette région.

    http://www.novethic.fr/empreinte-terre/ressources-naturelles/isr-rse/unilever-mcdonald-s-et-nestle-accuses-de-deforestation-illegale-en-indonesi
    #forêt #industrie_agro-alimentaire #huile_de_palme

  • RDC : à Lusanga, les fantômes d’Unilever au Congo-Zaïre - La Libre

    http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/rdc-a-lusanga-les-fantomes-d-unilever-au-congo-zaire-59059aa2cd70812a65bafd9

    Souvenirs douloureux des travaux forcés et des brimades, mais aussi nostalgie d’une prospérité perdue s’entrechoquent à Lusanga, ancien foyer de l’empire disparu de la multinationale anglo-néerlandaise Unilever en République démocratique du Congo.

    De l’ex-Leverville, à environ 570 km à l’est de Kinshasa, subsistent aujourd’hui des vestiges de villas envahis par des herbes hautes, des bureaux abandonnés, et des usines en ruine.

    La cité est apparue après l’attribution, en 1911, dans ce qui était alors le Congo belge, d’immenses concessions de forêts de palmiers sauvages Elaeis à l’entrepreneur anglais William Lever, dont la société Lever Brothers donnera naissance moins de deux décennies plus tard à Unilever, aujourd’hui mastodonte international de l’industrie agroalimentaire et cosmétique.

    #rdc #huile_de_palme #forêt #unilever

  • Scop-Ti a produit et vendu 30 tonnes de thés et d’infusions Le Courrier - Jeudi 16 février 2017 - Clément Pouré

    Sauvé et repris par ses salariés, Scop-Ti (ex-Fralib), fabriquant de sachets de thé à Gémenos, près de Marseille, tente de pérenniser et de propager son modèle coopératif et solidaire

    Ils faisaient figure de victimes idéales de la mondialisation galopante. La rationalité économique leur prédisait le chômage ou un emploi en Pologne pour 6000 euros par an. Mais en ce début d’année 2017, les salariés de l’usine de Scop-Ti, dans la zone industrielle du village provençal de Gémenos, s’activent toujours à remplir de petits sachets de thé. « On a gagné », résume simplement Olivier Leberquier, grand type au timbre ensoleillé et actuel directeur général adjoint de Scop-Ti.

    Le 28 septembre 2010, quand l’usine s’appelait encore Fralib, il y cravachait déjà. Ce jour-là, la multinationale Unilever, propriétaire de l’entreprise gémenosienne, annonce aux 182 salariés que l’activité de production de sachets de thés et d’infusions – plus de 30 % du marché français – va être délocalisée. Direction la Pologne, où il ne coûte que de 9 centimes d’euros de salaire pour fabriquer une boîte, contre 14 en France.

    Comme les autres, Olivier Leberquier, alors délégué syndical CGT, ramasse la nouvelle sur le coin du visage. « On était bénéficiaire, ça n’avait aucun sens », rappelle-t-il. Ensuite ? Une lutte sans merci. Par trois fois, les employés font retoquer, devant les tribunaux, le plan de licenciement proposé par le géant Unilever. Les Fralibs occupent leur usine pour éviter que les machines soient enlevées et vont jusqu’à envahir le ministère de l’Agriculture. De son coté, Unilever enchaîne les coups bas, jusqu’aux pressions physiques.

    « On n’a pas le droit de se vautrer »

    En mai 2014, la société anglo-néerlandaise finit par rendre les armes et débourse 20 millions d’euros. Dix payent les arriérés de salaires, 1,5 sont répartis entre les 72 salariés encore en lutte. Le reste sert à financer le projet qu’ils ont élaboré, celui d’une entreprise coopérative et démocratique produisant des thés et des infusions, Scop-Ti1.
    Dans le réfectoire de l’usine, Jean-François et Yannick sont assis côte à côte. Les deux sont entrés en interim à Fralib, en 1996 et 1997, avant d’être embauchés en CDI (contrat à durée indéterminée) quelques années plus tard. Comme cinquante-deux anciens salariés de Fralib, restés jusqu’à la fin de la lutte, ils ont déjà été réintégrés. Leurs quelques collègues qui touchent encore le chômage rejoindront l’entreprise courant 2017. « On a pas le droit de se vautrer », constate Yannick.

    La coopérative a lancé deux marques : 1336 – comme le nombre de jours de lutte des salariés –, destinée aux grandes surfaces, et Scop-Ti, qui cible les réseaux spécialisés. Les affaires sont florissantes : 30 tonnes de produits écoulées depuis le lancement. Soit 450 000 euros de chiffre d’affaires en un an et demi.

    Réinventer l’entreprise

    Mais il faudra faire mieux. En s’engageant à reprendre l’ensemble des anciens de Fralib, la coopérative s’est condamnée à un succès rapide. D’ici 2018, l’entreprise doit quadrupler les ventes pour arriver à l’équilibre et pérenniser l’activité.

    Le challenge est aussi personnel : l’ensemble des salariés a dû apprendre de nouveaux métiers, tous les cadres ayant quitté l’entreprise durant la lutte. « J’ai passé une licence professionnelle, trois ans d’études », raconte Yannick. « Jeff » a lui aussi changé de métier. Longtemps opérateur, il s’occupe aujourd’hui de la communication numérique de Scop-Ti. Plus que d’argent, il parle de lutte des classes. « L’enjeu, c’est de démontrer que l’économie peut fonctionner autrement, qu’il y a d’autres solutions », dit-il.

    En ce sens, Scop-Ti fait figure d’anomalie : les anciens salariés sont tous coopérateurs et élisent un comité de direction. Les statuts interdisent de rémunérer le capital et de verser de hauts salaires, ceux-ci variant aujourd’hui entre 1700 et 2000 euros par mois.

    Exporter le modèle

    En sortant, on recroise le directeur-adjoint. Alors Olivier, c’est quoi la suite ? « Là, tout de suite, je pars en formation, glisse-t-il. Pour l’année, je me fixe un objectif plus simple. Trouver du temps pour me remettre au sport. » Et pour la boîte ? « Dans nos murs, on a vaincu le capitalisme, on a fait tomber le système. Mais dehors, il existe toujours », balance-t-il malicieusement.

    Pour continuer le combat, les Scop-Ti ont créé une association, Fraliberthé. L’objectif : promouvoir – « partout ! » – le modèle économique, social, culturel et politique de l’entreprise. A les connaître, on les en croit capables.


    #Coopérative #économie_sociale_et_solidaire #1336 #Scop-Ti #unilever #Thé #ESS #Fraliberthé

    http://www.scop-ti.fr

    http://www.1336.fr

  • #Grèce : des #Anarchistes empoisonnent du Coca-Cola
    http://fr.myeurop.info/2016/12/23/gr-ce-des-anarchistes-empoisonnent-du-coca-cola-14936

    P margin-bottom : 0.21cm ; Un groupe anarchiste grec affirme avoir empoisonné des aliments et boissons des groupes Unilever, Coca-Cola et Nestlé. Les marques ont décidé de retirer leurs produits des supermarchés.

    P margin-bottom : 0.21cm ; lire la suite

    #Société

  • DRC: Communities mobilise to free themselves from a hundred years of colonial oil palm plantations | WRM in English
    http://wrm.org.uy/articles-from-the-wrm-bulletin/section1/drc-communities-mobilise-to-free-themselves-from-a-hundred-years-of-colonial

    Oil palms are native to the forests of Central and West Africa and inseparable from the region’s peoples and their cultures. Communities in this part of the world have relied on oil palms for thousands of years— as a source of food, textiles, medicines and construction materials.

    Most of the world’s oil palms, however, are cultivated far away, in Southeast Asia, and not in forested palm groves, but on massive #monoculture #plantations where tropical forests used to stand. These oil palm plantations are a product of Europe’s brutal colonial legacy.

    When the European colonizers invaded Central and West Africa during the nineteenth century, they came to understand (in a very narrow way) the possible wealth that could be generated from oil palm cultivation. They began taking over the local people’s large oil palm groves and tearing down forests to set up plantations. One of the pioneers of this effort was Britain’s Lord Leverhulme, who, through a campaign of terror against the local people, took over community palm groves and turned vast swathes of the Congo’s forests into slave plantations. His company’s oil palm plantations would eventually expand throughout West and Central Africa and then to Southeast Asia, and provide the foundation for the multinational corporation #Unilever, one of the world’s largest food companies. Unilever sold off its global oil palm plantations about a decade ago but to this day it remains one of the world’s biggest buyers of palm oil.

    ...

    After 100 years in what is now the DRC, Unilever sold three of its oil palm plantations in 2008 to a company called #Feronia, registered until recently in the Cayman Islands. This company, listed on the Stock Exchange in Toronto, Canada and now majority owned by European development funds, had no previous experience in agriculture. Through its sale of these DRC plantations, Unilever made around USD 14 million dollars in cash and left behind around USD 10 million dollars in liabilities to the new owners.

    #industrie_palmiste #esclavage #colonisation #exploitation #terres

  • Le Courrier | Le collectif R s’invite à l’Uni de Lausanne
    http://asile.ch/2015/11/25/le-courrier-le-collectif-r-sinvite-a-luni-de-lausanne

    Un auditoire du bâtiment Geopolis est occupé depuis hier matin par les défenseurs des migrants, qui appellent le monde académique à soutenir une « politique d’hospitalité ». Ils entendent rester jusqu’à jeudi.

  • Les nouveaux Objectifs de développement durable de l’ONU appartiennent-ils à une entreprise privée ?
    http://multinationales.org/Les-nouveaux-Objectifs-de-developpement-durable-de-l-ONU-appartienn

    Les Nations unies viennent d’adopter solennellement une série de 17 « objectifs de développement durable » ou « objectifs mondiaux ». Succédant aux Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), ces objectifs internationaux visent à orienter les flux d’aide au développement et les politiques publiques, dans le but d’en finir avec la pauvreté, la faim, les discriminations, les inégalités et les dégradations environnementales. Problème : les 17 objectifs, ainsi que les icônes qui leur sont associés, sont (...)

    Actualités

    / pauvreté, #propriété_intellectuelle, #privatisation, #influence, #Unilever, Global Policy (...)

    #pauvreté #Global_Policy_Watch
    « http://www.globalgoals.org »
    « https://www.globalpolicywatch.org/blog/2015/09/25/public-sdgs-or-private-ggs »

  • Un #rap contre les méfaits d’#Unilever en Inde crée le buzz - RFI
    http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20150807-inde-unilever-rap-pollution-mercure

    En Inde, un clip de rap cherche à réveiller les consciences. Et cela semble fonctionner . L’objectif : faire monter la pression sur l’entreprise anglaise Unilever, accusée d’être responsable d’une importante pollution au mercure autour de son ancienne usine de fabrication de thermomètres. La multinationale a reconnu certaines erreurs et a dû fermer cette usine en 2001. Mais depuis, de nombreux travailleurs seraient décédés à cause d’une possible contamination au mercure.

    Unilever reconnaît une chose : au début des années 2000, 5,3 tonnes de verre contenant du #mercure ont été revendues à de simples recycleurs près de cette fabrique de #thermomètres, située à Kodaikanal, dans l’Etat du Tamil Nadu, à l’extrême sud de l’Inde.

    Cette violation des règles environnementales, révélée à l’époque par l’association Greenpeace, a entraîné la fermeture de cette usine. Unilever a alors isolé plus de 7 tonnes de verre contaminé au mercure, et les a envoyés aux Etats-Unis pour les recycler. La compagnie affirme que cela a empêché toute contamination de l’environnement de la région. Et depuis, elle est engagée dans une longue procédure d’analyse pour décontaminer le site de l’usine.

    Pour les associations locales, cela n’est cependant pas suffisant. Car selon elles, toute la terre autour de l’ancienne usine est hautement polluée au mercure, ce qui risque de contaminer le lac adjacent. Mais le problème, c’est qu’aucun relevé indépendant n’a été réalisé depuis 14 ans pour évaluer l’ampleur des dommages.

    Et les travailleurs seraient aussi affectés. Ils n’avaient en effet aucun équipement de protection dans l’usine et étaient constamment exposés au mercure. « On en trouvait sur nos mains, sur nos sourcils, et on en emmenait dans notre foyer », témoigne l’un d’entre eux.

    #pollution #santé #Sofia_Ashraf

    https://www.youtube.com/watch?v=nSal-ms0vcI

  • Les anciens de Fralib lancent leur coopérative et leurs nouveaux thés
    http://multinationales.org/Les-anciens-de-Fralib-lancent-leur-cooperative-et-leurs-nouveaux-th

    Après quatre années d’un rude combat, la soixantaine de coopérateurs de la Société coopérative ouvrière provençale thé et infusions, les ex-Fralib, lancent 1336 et ScopTI, leurs nouvelles marques. Exit les actionnaires d’Unilever, l’ancienne multinationale propriétaire, les arômes artificiels et le management néolibéral. Bienvenue à la politique salariale décidée au consensus, au tilleul #bio et au thé centenaire. A Carcassonne, les anciens employés de la Fabrique du Sud se sont engagés dans le même type (...)

    #Contre-pouvoirs

    / #France, #Agroalimentaire, #Démocratie_économique, #alimentation, #salaires, #démocratie_dans_l'entreprise, #Unilever, bio, #commerce_équitable, #éthique, économie sociale et (...)

    #économie_sociale_et_solidaire
    « http://www.bastamag.net/Fralib-des-salaries-creatifs-en »
    « http://www.a-vifs.org »
    « http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/2015/05/19/hollande-carcassonne-la-fabrique-du-sud-est-un-signe-d- »

  • #Huile_de_palme « durable » : un outil de greenwashing pour berner le consommateur - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1308464-huile-de-palme-durable-un-outil-de-greenwashing-pour-berne

    Un fait tout simple permet, en quelques secondes, de comprendre la supercherie qu’est la #RSPO. Pour l’année 2012/2103, Unilever, membre fondateur je vous le rappelle, n’utilisait que 3% d’huile de palme durable dont une (grande) partie en certificat #GreenPalm.

    Ce dernier est un savant outil de #greenwashing inventé une fois de plus pour berner le consommateur. Un produit estampillé GreenPalm ne veut pas dire qu’il contient de l’huile de palme « durable » mais que l’industriel a acheté des certificats vendus par un producteur d’huile de palme « durable ». Ces certificats sont mis sur une plateforme de vente (système de la Bourse) et il est impossible pour l’acheteur de connaitre la provenance de l’huile qu’il a contractée et la façon dont elle a été produite.

    Un détail important est à connaître également : une société peut être membre de la RSPO mais rien ne l’oblige à utiliser de l’huile de palme « durable » portant alors le sigle CSPO. Cette confusion est volontairement entretenue.

    Le filon très rentable qu’est la culture industrielle de l’huile de palme, qu’elle soit conventionnelle, durable ou biologique, a balayé dès le départ les deux fondements pourtant indispensables pour que cet oléagineux devienne durable : absence de déforestation et respect des populations autochtones et des petits paysans.

    #unilever #WWF

    • Greenwashing? RSPO audits rife with ‘mistakes and fraud,’ report finds
      http://news.mongabay.com/2015/11/greenwashing-rspo-audits-rife-with-mistakes-and-fraud-report-finds

      The effectiveness of the RSPO’s mission to drive sustainable practices in the oil palm sector depends heavily on the work of its auditors. But these same auditors have repeatedly failed to uphold the roundtable’s standards in their assessments, the EIA investigation shows. The report found flaws in assessments conducted by “about a quarter” of the accredited auditing bodies working with the RSPO. These findings amount to evidence of “structural and systemic problems” with the RSPO’s certification system and threaten to undermine the very purpose of the roundtable’s existence.

  • L’Éthiopie et ses travailleurs bon marché commencent à attirer les multinationales
    http://multinationales.org/L-Ethiopie-et-ses-travailleurs-bon

    L’Éthiopie pourrait-elle devenir un futur lieu de production privilégié pour les multinationales ? Suite aux controverses sur les #conditions_de_travail dans le secteur #Textile en Asie, H&M a commencé à envisager ouvertement d’y déplacer une partie de sa production. Et le géant #Agroalimentaire #Unilever va prochainement y ouvrir une usine. Selon #Equal_Times, si les #salaires restent relativement bas en #Éthiopie, les #droits_des_travailleurs y sont, en théorie, mieux garantis que dans des pays comme (...)

    Actualités

    / #Textile, Agroalimentaire, Equal Times, H&M, Unilever, #Libertés_syndicales, Textile, salaires, #délocalisation, conditions de travail, droits des travailleurs, (...)

    #H&M
    « http://www.equaltimes.org/la-main-d-oeuvre-bon-marche-attire?lang=fr »

  • Claiming victory against #Unilever, ’Fralibs’ will take over their factory in Gémenos
    http://multinationales.org/Claiming-victory-against-Unilever

    “This is a massive trade-union victory”, say the delighted ’Fralib’ workers. After occupying their tea-producing factory for three and a half years in Gémenos, Southern #France, the ’Fralibs’, as they are called after the name of their former company, finally came to an agreement with Unilever on the 25th May, 2014. This article was originally published in Frenchhttp://multinationales.org/Reprise-de-l-usine-de-Gemenos. Translation: Rebecca Ballard. “This agreement means we can start looking into (...)

    #News

    / #Economic_Democracy, Unilever, France, Food & Agribusiness, #internal_democracy_within_firms, #social_economy, #employment, #workers'_protest, #corporate_social_responsibility, Confédération générale du travail (...)

    #Food_&_Agribusiness #Confédération_générale_du_travail_CGT_

  • Reprise de l’usine de Gémenos : victoire des Fralib contre le géant #Unilever
    http://multinationales.org/Reprise-de-l-usine-de-Gemenos

    « C’est une victoire syndicale de grande portée » se réjouissent les Fralib. Au terme de trois années et demi d’occupation de leur usine à thés et de tisanes à Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône, les Fralib ont signé à l’unanimité le 25 mai un protocole d’accord avec le groupe Unilever. « Cet accord permet d’ouvrir de réelles perspectives de construction de notre Scop [société coopérative de production] », assurent les représentants CGT qui saluent l’investissement du ministère du Travail « dans la dernière (...)

    Actualités

    / #France, #Agroalimentaire, #Démocratie_économique, Unilever, #économie_sociale_et_solidaire, #responsabilité_sociale_des_entreprises, #emploi, Confédération générale du travail (CGT), #démocratie_dans_l'entreprise, mouvement (...)

    #Confédération_générale_du_travail_CGT_ #mouvement_social
    « http://www.bastamag.net/Fralib-des-salaries-creatifs-en »
    « http://www.bastamag.net/Les-employes-de-Fralib-gagnent »
    « http://www.bastamag.net/Cooperative-victoire-des-Fralib »
    « https://www.flickr.com/photos/marcovdz/6216712701/in/photostream

    Flickr
     »
    « http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0OD2V320140527 »

  • Les géants de l’agroalimentaire émettent autant de #gaz_à_effet_de_serre que la Scandinavie
    http://multinationales.org/Les-geants-de-l-agroalimentaire

    Une étude d’Oxfam montre que les dix plus grands groupes agroalimentaires mondiaux - parmi lesquels #Danone, Nestlé, #Unilever et #Coca-Cola - ont émis en 2013, selon leurs propres déclarations, 263,7 millions de tonnes de carbon dans l’atmosphère. Soit autant que le Danemark, la Suède, la Norvège et la Finlande combinés. La production agricole en amont de leur chaîne de production représente près de la moitié de ces émissions. Si ces multinationales commencent à prendre conscience des risques que le (...)

    Actualités

    / #Oxfam, #Agroalimentaire, Danone, Unilever, Nestlé, Coca-Cola, #PepsiCo, #Agriculture_et_alimentation, gaz à effet de serre, #changement_climatique, #agriculture, #alimentation, chaîne (...)

    #Nestlé #chaîne_d'approvisionnement
    « https://www.cdp.net »
    « http://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/bp186-standing-sidelines-big10-climate-emissions-200514-en_2.pdf »

  • #HistoryClass : Who sold #Nigeria to the British for £865k in 1899 ?
    http://africasacountry.com/historyclass-who-sold-nigeria-to-the-british-for-865k-in-1899

    Today we will be discussing the first oil war, which was fought in the 19th century, in the area that became Nigeria. All through the 19th century, palm oil was highly sought-after by the British, for use as an industrial lubricant for machinery. Remember that Britain was the world’s first industrialised nation, so they needed […]

    #General #HISTORY #George_Goldie #Koko_Mingi_VIII #Royal_Niger_Company #Unilever #United_Africa_Company

  • UK ’aid’ is financing a corporate scramble for Africa:
    http://www.theecologist.org/News/news_analysis/2343978/uk_aid_is_financing_a_corporate_scramble_for_africa.html

    £600 million of UK aid money is going to help companies like Unilever and Monsanto take over African land and agriculture, writes Miriam Ross. The corporate power-grab will be disastrous for the small-scale farmers who feed at least 70% of Africa’s people.

    Sub-Saharan Africa produced 10% more food per person in 2011 than in 1991. But the numbers of undernourished people rose by 40% in the same period.

    #Africa #aid #Monsanto #Unilever #food #agriculture

  • The CEO of #Unilever receives a mega bonus for his contribution to “sustainable development”
    http://multinationales.org/The-CEO-of-Unilever-receives-a

    Known in France for his intransigence towards the Fralib workers, the Unilever CEO Paul Polman is also viewed by some as a visionary leader and a champion of sustainable development and responsible capitalism. This apparent contradiction reflects a rather narrow conception of #sustainability and corporate social responsibility. This article was originally published in French. Translation: Mathilde Balland. Who ever said that sustainable development was incompatible with profit? The boss of (...)

    #News

    / #Greenwashing, Unilever, Food & Agribusiness, #executives, #tax_system, #tax_evasion, #financialisation, #social_impact, #environmental_impact, #marketing, sustainability, (...)

    #Food_&_Agribusiness #salary
    http://www.greenbiz.com/blog/2013/04/29/why-unilever-patagonia-puma-lead-pack-say-sustainability-leaders
    http://france.attac.org/se-mobiliser/les-requins
    http://www.lesrequins.org/actions-du-15-mars/article/journee-du-15-mars
    http://www.flickr.com/photos/moneyblognewz/5408773200

    Flickr

    http://www.unilever.com/images/Unilever_AR13_tcm13-383757.pdf
    http://www.theguardian.com/sustainable-business/paul-polman-unilever-sustainable-living-plan
    http://www.mckinsey.com/insights/strategy/mckinsey_conversations_with_global_leaders_paul_polman_of_unilever
    http://www.bastamag.net/Fralib-des-salaries-creatifs-en
    http://www.theguardian.com/news/datablog/2011/oct/11/ftse100-subsidiaries-tax-data

  • Israël menace les Palestiniens de représailles unilatérales
    http://www.romandie.com/news/Israel-menace-les-Palestiniens-de-represailles-unilaterales_RP/465363.rom

    JERUSALEM - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a menacé dimanche les Palestiniens de représailles après la décision de ces derniers de demander leur adhésion à 15 conventions et traités internationaux.

    Nous répondrons de notre côté par des mesures unilatérales à toutes les mesures unilatérales qu’ils (les Palestiniens) prendront, a affirmé M. Netanyahu à l’ouverture du conseil des ministres hebdomadaire.

    Parce qu’avant les représailles étaient négociées ?


    Moemen Faiz from Gaza who lost legs during Israel’s War on Gaza 08-09
    https://twitter.com/samiamebarki1/status/449681964866740224

    https://www.youtube.com/watch?v=j0gTm2jnqyY


    #Moemen_Faiz #Gaza #Palestine #occupation