• Pourquoi des sourcils expressifs ont pu avoir de l’importance dans l’évolution humaine.

    Why expressive brows might have mattered in human evolution - News and events, The University of York 09/04/2018

    Comme les bois sur un cerf, un front prononcé était un signal permanent de domination et d’agressivité chez nos ancêtres. Les humains modernes l’ont échangé pour un front lisse avec des sourcils plus visibles et poilus capables d’une plus grande gamme de mouvement.

    À l’aide d’un logiciel d’ingénierie 3D, les chercheurs ont examiné l’arête frontale emblématique d’un crâne fossilisé, connu sous le nom de Kabwe 1, conservé dans les collections du Natural History Museum.

    L’auteur principal du document, le Dr Ricardo Godinho, a déclaré, après avoir écarté par essais sur le crane modélisé en 3D que, "puisque la forme de l’arrête frontale [n’était] pas uniquement dictée par les exigences spatiales et mécaniques, et que d’autres explications sur les arrêtes des sourcils comme la sueur ou les cheveux [avait] déjà été écartées, nous suggérons une explication plausible dans la communication sociale "

    Selon les chercheurs, nos fronts communicatifs ont commencé comme un effet secondaire de nos visages devenant progressivement plus petit au cours des 100 000 dernières années. Ce processus est devenu particulièrement rapide au cours des 20 000 dernières années et, plus récemment, au moment où nous sommes passés de chasseurs-cueilleurs à agriculteurs.


    Eyebrows on fleek : Model of a modern human skull next to Kabwe 1. Image credit : Professor Paul O’Higgins, University of York.

    https://www.york.ac.uk/news-and-events/news/2018/research/research-to-raise-a-few-eyebrows

    #Préhistoire #évolution #Ricardo_Godinho #Université_de_York #Penny_Spikins





  • Les interventions policières se multiplient à l’université
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130418/les-interventions-policieres-se-multiplient-l-universite

    Devant l’université de Jussieu. © Reuters Depuis plusieurs mois, certains étudiants et enseignants sont mobilisés contre les nouvelles modalités d’accès à l’enseignement supérieur prévues par la loi Vidal. Alors que ce mouvement prend forme, les interventions policières sur les campus se multiplient.

    #France #contestation #evacuations #loi_ORE #Mai-68 #Sorbonne #universités #violences


  • #asile, #SNCF, université, #ZAD : treize voix de la mobilisation contre « Macron et son monde »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/110418/asile-sncf-universite-zad-treize-voix-de-la-mobilisation-contre-macron-et-

    © Mediapart Mediapart Live fait le tour d’horizon des mobilisations en cours contre les politiques gouvernementales. #immigration, transports, enseignement supérieur, écologie… de nombreux invités, dont Olivier Besancenot et la députée LREM Delphine Bagarry, expliquent pourquoi et comment ils se mettent en mouvement.

    #France #Cheminots #Ecologie #Emmanuel_Macron #Gérard_Collomb #Notre-Dame-des-Landes #Parcoursup #Université


  • A l’université de Nice, des masters à 4 000 euros qui passent mal
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/04/11/a-l-universite-de-nice-des-masters-a-4-000-euros-qui-passent-mal_5283895_322

    Ces diplômes en deux ans ont été mis en place par Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, qui a présidé l’université de Nice entre 2012 et 2017. Des étudiants et des professeurs critiquent cette « privatisation ».

    « Etudiants de toutes les facs, unissons-nous », pouvait-on lire mardi 10 avril sur le tableau lors de la dernière assemblée générale du collectif Sauve ta fac 06, qui a voté dans la foulée le #blocage du conseil d’administration de l’université de Nice Sophia-Antipolis. Alors que la mobilisation se poursuit dans une quinzaine d’établissements en France, l’ambiance est de plus en plus tendue sur le campus Valrose.

    « Merde à Vidal et à ses sbires », souffle-t-on dans les rangées d’étudiants présents à l’assemblée générale. Les étudiants protestent contre la réforme de Parcoursup mais aussi (et surtout) contre l’instauration dans leur établissement de nouveaux diplômes à 4 000 euros, remplaçant à partir de la rentrée prochaine trois parcours de masters de biologie dont les tarifs étaient calqués sur ceux en vigueur actuellement, soit 256 euros. Or, ces diplômes – baptisés diplômes d’établissement suivis en deux ans et qui donneront lieu à des équivalences nationales de masters – ont été mis en place par Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, qui a présidé cette université entre 2012 et 2017. Une pétition « Non aux masters payants à Nice », a déjà été signée par 1 600 personnes dont 400 enseignants-chercheurs.

    Jean-Marc Gambaudo, président de l’université Côte d’Azur, tente de tempérer : « Les diplômes d’établissement payants dans les universités existent depuis longtemps », même s’il concède leur caractère assez « inédit » en sciences. « On est clairement dans une logique de privatisation puisqu’on transforme une formation qui était publique – et donc quasiment gratuite – en une formation payante », explique Elisabeth Lemaire, directeur de recherche CNRS et membre du collectif Sauve ta fac 06. L’administration n’a cessé de dire qu’il s’agissait ici d’une « expérimentation ».

    Fuite en avant
    La crainte de beaucoup d’élèves et de professeurs est que cela soit, à terme, généralisé par la ministre. « Elle se sert de Nice comme laboratoire pour ensuite étendre cela au niveau national », assène Jérémie, un étudiant faisant partie du collectif mobilisé. « Pas question », répond Jean-Marc Gambaudo. « Nous avons conscience de la mission de l’université. Mais ce n’est pas en attendant l’argent de l’Etat indéfiniment que l’on va être sauvés. » (...)

    #sélection #privatisation #étudiants #luttes

    • Le diplôme d’établissement (DE) est un diplôme délivré par une #université, un grand établissement ou un autre établissement public ou privé à caractère scientifique, culturel ou professionnel. Sa particularité : il n’est pas délivré par le Ministère de l’Enseignement supérieur comme le sont les Licences, Masters et Doctorats.

      Ainsi, l’établissement a le contrôle total sur son cursus : admission, sélection, contrôle des connaissances et compétences, droits d’inscriptions,... Tout cela est géré sans l’intervention de l’Etat. Néanmoins, l’établissement a l’obligation de s’autofinancer, sans être pris en charge financièrement, sauf cas particuliers.

      http://www.studyrama.com/formations/filieres/universite/c-est-quoi-un-diplome-d-etablissement-101201


  • Dossier services publics : l’intérêt général à la casse (avril 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/04/A/58591

    On ne détruit pas un bâtiment d’un simple coup de pelleteuse. Il faut procéder par petites entailles, ouvrir des brèches, frapper de toutes parts. Ce travail de sape fragilise la structure : un infime mouvement de l’engin peut alors provoquer l’effondrement de l’édifice. Il en va de même des entreprises de démolition sociale. Depuis les années 1970, les libéraux s’emploient à affaiblir les dispositifs organisant la solidarité nationale. Démultipliant les foyers, des #universités au statut des #fonctionnaires, M. Emmanuel Macron semble parier que certains #services_publics, comme les chemins de fer, sont devenus suffisamment dégradés et impopulaires pour qu’il puisse tenter l’estocade au profit du marché. L’heure n’est-elle pas venue, au contraire, de fortifier le principe d’intérêt général ?



  • #ParcourSup à Paris 3 : les chiffres – Paris 3 contre le Plan Etudiant
    https://collectifp3.wordpress.com/2018/04/10/parcoursup-a-paris-3-les-chiffres

    les commissions pédagogiques de Paris 3 devront examiner 37 920 dossiers, pour 3 973 places disponibles en première année de licence (et encore faut-il réserver la place des redoublants). Il y a donc en moyenne 9,5 demandes pour une place ! On imagine que l’on ne va pas passer beaucoup de temps à lire les lettres de motivation et toutes les pièces du dossier patiemment constitué par des lycéens et des familles, à qui on a promis la lune ! Même si on ne prenait que 5 minutes par dossier, cela représenterait quand même 260 journées de travail à raison de 12 heures de travail par jour…

    Le ministère a royalement accordé 70 000 € pour compenser tout ce travail, soit 1,8 € par dossier. Et cette somme mirobolante n’ira même pas entièrement dans la poche des bagnards qui contribueraient à ce travail : une partie de la somme servira à financer le paramétrage de l’application informatique. Mépris des lycéens et de leurs familles, mépris des universitaires, mépris des enseignants du secondaire qui ont dû remplir des dossiers que personne ne lira…

    Ces chiffres sont évidemment variables selon les filières et les disciplines. Ainsi, le nombre de candidatures pour une place disponible varie de 86 (communication avec mineure arts et médias) à 0,8 (LEA anglais-hongrois)


  • La Parisienne Libérée : « L’État de droit »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/100418/la-parisienne-liberee-letat-de-droit

    « L’État de droit du plus fort est toujours le meilleur » © LPL Dans ce nouveau mix orchestré par un avatar en marche : les retrouvailles émouvantes entre CRS et #étudiants, une scandaleuse grève des #Cheminots, des #Zadistes en dehors de la République et la vigilance renforcée contre les #réfugiés. L’État de droit du plus fort est toujours le meilleur !

    #France #Calais #loi_vidal #lycéens #Menton #NDDL #Notre-Dame-des-Landes #Parcoursup #SNCF #Université #ZAD



  • #Fachos 2.0 ou comment les idées d’#extrême_droite se répandent jusque chez vous
    https://theconversation.com/fachos-2-0-ou-comment-les-idees-dextreme-droite-se-repandent-jusque

    Trente personnes – militants associatifs LGBTI, défenseurs du droit d’asile, féministes, artistes, chercheurs – auraient été « fichées » en Bretagne par un site d’extrême droite qui révélaient leurs noms et adresses. Ce lundi 9 avril, le responsable de la publication du site a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Rennes pour « incitation à la haine, diffamation, injures publiques et provocation à la commission de crimes et de délits » selon le quotidien Le Télégramme.

    Celle-ci, comme son nom l’indique, s’inspire des thèses du théoricien politique italien Antonio #Gramsci, appliquées à l’univers numérique. Il s’agit d’édulcorer et de banaliser les thèses de l’extrême droite sur Internet afin de les rendre acceptables auprès de l’opinion publique.


  • Forces de l’ordre liées à l’#ultra-droite violente : la #DGSI s’inquiète - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090418/forces-de-l-ordre-liees-l-ultra-droite-violente-la-dgsi-s-inquiete

    Les #services de renseignement s’inquiètent de la proportion grandissante de membres des forces de sécurité ayant rejoint des #groupuscules_d'autodéfense. Parmi les « objectifs de la DGSI » suivis pour leurs liens avec « l’extrême droite violente », on recense une cinquantaine de policiers, gendarmes et militaires. Les autorités de tutelle ont été alertées à l’automne dernier.

    Ces derniers jours, des membres de cette mouvance se sont manifestés en commettant des exactions à l’intérieur des facultés, que ce soit à Montpellier (ici et là), à Lille, à Angers, à Strasbourg, ou encore au lycée autogéré de Paris. Mais ce n’est pas cette branche-là de l’ultra-droite qui inquiète le plus les services. D’après nos informations, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a récemment souligné la proportion grandissante de militaires ou de membres des forces de l’ordre ayant intégré des groupuscules d’autodéfense nés dans la foulée des attentats. Comme nous l’ont confirmé plusieurs sources, une cinquantaine d’objectifs de la DGSI sont… des fonctionnaires, membres des services de sécurité, en activité ou à la retraite.

    À telle enseigne que les services de renseignement ont dû sensibiliser à ce sujet plusieurs administrations. Parmi lesquelles les différents corps d’armée, la police, la gendarmerie, les douanes ainsi que l’administration pénitentiaire. Cela afin d’améliorer l’échange d’informations sur les fonctionnaires suspects mais aussi afin de prévenir le recrutement de tout nouveau policier ou militaire déjà recensé comme figurant dans cette mouvance. L’« entrisme » de « l’extrême droite violente » au sein des forces de sécurité préoccupe la DGSI, les Renseignements territoriaux (RT) et la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) de Paris.

    Selon une source, certains membres des forces de l’ordre seraient même sollicités pour accéder aux informations confidentielles que recèlent les fichiers de police et de gendarmerie.

    Au premier rang de ces groupuscules de défense civile, Les Volontaires pour la France (VPF), apparus au lendemain du 13-Novembre et ayant pour objectifs de « défendre l’identité française » et de « combattre l’islamisation du pays ». Sur les quelque 200 militants disséminés en France, les VPF comptent une cinquantaine de militaires et de membres des forces de l’ordre à la retraite. Contacté, le groupuscule revendique « près de 800 membres, parmi lesquels de nombreux militaires en retraite dont un certain nombre d’officiers supérieurs et de généraux ».

    Antoine Martinez, l’un des co-présidents de ce groupe désormais constitué en association, est d’ailleurs un ancien général de l’armée de l’air, « spécialiste du renseignement » autoproclamé, et président du comité de soutien au général à la retraite Christian Piquemal qui avait, en février 2016, défrayé la chronique en s’impliquant dans une manifestation non autorisée contre la politique migratoire. L’ancien parachutiste et ex-commandant de la Légion étrangère avait été relaxé par la justice mais radié des cadres de l’armée.

    Le second co-président des VPF, l’ancien député européen (#FN) Yvan Blot, revendique, lui, dans sa biographie être un « ancien haut fonctionnaire au ministère de l’intérieur en charge des affaires de terrorisme ». Il serait désormais, selon la réponse des VPF adressée à Mediapart, « aujourd’hui conseiller du Club Valdaï, proche du Kremlin ».

    Rencontré, un ponte de la lutte antiterroriste confirme : « L’ultra-droite se structure de façon assez inquiétante. Et c’est vrai que l’on retrouve beaucoup de militaires ou d’anciens militaires. En revanche, au sein des forces de l’ordre, ce n’est pas flagrant », tempère ce haut gradé… des forces de l’ordre. « Les dangers sont en province et non à Paris. Ce sont souvent des militaires de retour de mission en Afghanistan ou en Irak, complète un ancien des services. Ils rentrent traumatisés, il faut les surveiller pour ne pas qu’ils continuent leur combat individuel. Certains créent des groupes sur les réseaux sociaux, ou se radicalisent à travers eux, d’autres peuvent passer à l’action. »

    • Tout à fait caractéristique d’un régime proto-fasciste. Toutes les conditions se mettent en place pour l’affrontement qui s’annonce et Macron est le dirigeant adéquat pour permettre d’arriver au stade supérieur vu l’énième aggravation de la violence des rapports sociaux qu’il facilite.
      @ant1 C’est possible d’avoir un copier coller de l’article en entier ?

    • @ninachani
      es services de renseignement ont alerté à l’automne leurs autorités de tutelle. Atone depuis le démantèlement du groupe skinhead « Troisième Voie », dont des sympathisants avaient tué en 2013 le militant d’extrême gauche Clément Méric, la mouvance dite de l’ultra-droite est de retour et, estiment les services, le risque de la voir passer à l’action violente est « évalué à la hausse pour la période à venir » selon les uns, « demeure élevé » selon les autres.

      Ces derniers jours, des membres de cette mouvance se sont manifestés en commettant des exactions à l’intérieur des facultés, que ce soit à Montpellier (ici et là), à Lille, à Angers, à Strasbourg, ou encore au lycée autogéré de Paris. Mais ce n’est pas cette branche-là de l’ultra-droite qui inquiète le plus les services. D’après nos informations, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a récemment souligné la proportion grandissante de militaires ou de membres des forces de l’ordre ayant intégré des groupuscules d’autodéfense nés dans la foulée des attentats. Comme nous l’ont confirmé plusieurs sources, une cinquantaine d’objectifs de la DGSI sont… des fonctionnaires, membres des services de sécurité, en activité ou à la retraite.

      À telle enseigne que les services de renseignement ont dû sensibiliser à ce sujet plusieurs administrations. Parmi lesquelles les différents corps d’armée, la police, la gendarmerie, les douanes ainsi que l’administration pénitentiaire. Cela afin d’améliorer l’échange d’informations sur les fonctionnaires suspects mais aussi afin de prévenir le recrutement de tout nouveau policier ou militaire déjà recensé comme figurant dans cette mouvance. L’« entrisme » de « l’extrême droite violente » au sein des forces de sécurité préoccupe la DGSI, les Renseignements territoriaux (RT) et la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) de Paris.

      Capture d’écran du manifeste des réseaux Rémora. © DR
      Capture d’écran du manifeste des réseaux Rémora. © DR
      Depuis 2015 et le début de la vague d’attentats qui ensanglantent la France, plusieurs groupuscules affiliés à l’extrême droite radicale se sont constitués dans le but de lutter contre « le péril islamique » et de se substituer à un État défaillant, en se préparant à recourir à la violence dans la perspective d’une guerre civile. « Même s’ils restent embryonnaires, ils claironnent leur volonté de riposter et nous suivons cela de très près », concède un autre haut gradé des services de renseignement.

      Déjà en mai 2016, Patrick Calvar, le patron d’alors de la DGSI, avait tiré la sonnette d’alarme lors d’une audition devant la commission de la défense nationale et des forces armées à l’Assemblée nationale : « Les extrémismes montent partout et nous sommes, nous, services intérieurs, en train de déplacer des ressources pour nous intéresser à l’ultra-droite qui n’attend que la confrontation […]. Il nous appartient donc d’anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements intercommunautaires. » Ce que n’avait alors pas encore perçu son service, c’est l’influence grandissante de certains de leurs propres collègues au sein des groupuscules.

      Car, dans ce contexte de conflit larvé, ces milices qui ne disent pas leur nom draguent les membres de services de sécurité, construisent leurs discours à leur attention, veillent à valoriser chaque nouvelle recrue issue des rangs de la police, de la gendarmerie ou de l’armée. Des professionnels recherchés à la fois pour leur savoir-faire en matière de maintien de l’ordre et d’opérations coups-de-poing ainsi que pour leurs réseaux. Selon une source, certains membres des forces de l’ordre seraient même sollicités pour accéder aux informations confidentielles que recèlent les fichiers de police et de gendarmerie.

      Au premier rang de ces groupuscules de défense civile, Les Volontaires pour la France (VPF), apparus au lendemain du 13-Novembre et ayant pour objectifs de « défendre l’identité française » et de « combattre l’islamisation du pays ». Sur les quelque 200 militants disséminés en France, les VPF comptent une cinquantaine de militaires et de membres des forces de l’ordre à la retraite. Contacté, le groupuscule revendique « près de 800 membres, parmi lesquels de nombreux militaires en retraite dont un certain nombre d’officiers supérieurs et de généraux ».

      Antoine Martinez, l’un des co-présidents de ce groupe désormais constitué en association, est d’ailleurs un ancien général de l’armée de l’air, « spécialiste du renseignement » autoproclamé, et président du comité de soutien au général à la retraite Christian Piquemal qui avait, en février 2016, défrayé la chronique en s’impliquant dans une manifestation non autorisée contre la politique migratoire. L’ancien parachutiste et ex-commandant de la Légion étrangère avait été relaxé par la justice mais radié des cadres de l’armée.

      Le second co-président des VPF, l’ancien député européen (FN) Yvan Blot, revendique, lui, dans sa biographie être un « ancien haut fonctionnaire au ministère de l’intérieur en charge des affaires de terrorisme ». Il serait désormais, selon la réponse des VPF adressée à Mediapart, « aujourd’hui conseiller du Club Valdaï, proche du Kremlin ». Sur le site des VPF, on peut lire que « les Volontaires peuvent se former, s’instruire, s’entraîner grâce à des journées, des week-ends ou des séminaires de formation organisés par les cadres de l’organisation et animés par des spécialistes dans tous les domaines ». Toujours dans le mail à Mediapart, les VPF assurent n’être « en aucun cas une milice », ni être « affiliés ou associés à aucun parti politique ». « Nous sommes des pères et des mères de famille lucides et précautionneux, conscients des dangers et de l’utopie du vivre ensemble avec un islam conquérant, pour les avoir déjà vécus sur des théâtres d’opérations extérieures (Liban, Kosovo...) », conclut l’association dans sa réponse.

      Sur le site internet des Volontaires pour la France (VPF).
      Sur le site internet des Volontaires pour la France (VPF).
      À la tête des réseaux Rémora, on retrouve... un ancien inspecteur des renseignements généraux (RG). Âgé de 68 ans, passé par le Bloc identitaire puis le Front national, le militant Luc Sommeyre appelle, sur internet, « la société civile tout entière » à anticiper « la désespérance prévisible de nos Soldats, de nos Gendarmes et de nos Policiers », faute d’être en nombre suffisant pour répondre à des « attentats multiples et coordonnés par Daesh ». Pour ce faire, il invite les « patriotes » à constituer quinze cellules, composées « à l’idéal » de quatre à sept personnes, réparties sur l’ensemble du territoire afin d’« apporter leur connaissance parfaite du terrain et leur soutien aux unités de l’armée, de la gendarmerie et de la police qui pourraient être amenées à intervenir hors de leurs bases naturelles » en cas d’attaques des « islamo-terroristes ».

      Il s’agit de collecter du renseignement opérationnel, comme identifier « l’emplacement des stocks de nourriture et d’eau potable, […] des transformateurs électriques et autres sources d’approvisionnement énergétique » mais aussi localiser « les centres de réunion des individus qui se déclarent ouvertement ennemis de notre Patrie, comme les mosquées salafistes », dénombrer et identifier « les personnes physiques qui manifestent une hostilité ouverte ou larvée à l’encontre de notre Pays et des nôtres ». En clair, procéder à un fichage d’individus et de lieux de culte, autant de procédés qui ne doivent pas tout à fait correspondre avec le « respect absolu de la loi républicaine » affiché en capitales sur le site qui héberge le manifeste fondateur des réseaux Rémora. Une douzaine de cellules seraient néanmoins constituées, remplissant leurs missions « avec sérieux et discrétion ». Luc Sommeyre revendique « plusieurs centaines de femmes et d’hommes répartis sur l’ensemble du territoire national et en Europe ».

      Apparus en Finlande en 2015, les Soldats d’Odin – du nom du roi des dieux dans la mythologie nordique – proposent, eux, des patrouilles de rue afin de lutter contre les migrants et la délinquance que ceux-ci sont supposés occasionner. Un an plus tard, ce mouvement scandinave a le droit à sa déclinaison française avec les « Soldats d’Odin Breizh », basés dans le Finistère. Ils auraient également essaimé à Bordeaux et dans le nord de la France.

      Photo postée sur la page Facebook des Soldats d’Odin avec la légende suivante : « AG 2018 soldats d’Odin officiel France ».
      Photo postée sur la page Facebook des Soldats d’Odin avec la légende suivante : « AG 2018 soldats d’Odin officiel France ».

      « On ignore tout du facho des champs »

      La réédition du livre de Piero San Giorgio.
      La réédition du livre de Piero San Giorgio.
      À l’origine de cette régénérescence : Piero San Giorgio, un officier de réserve suisse dont le best-seller Survivre à l’effondrement économique, réédité en « édition de combat », se revendique « manuel de survie ». L’écrivain, qui a donné des conférences avec Alain Soral, prédit un état de guerre généralisé d’ici à 2025 et propose de développer des zones rurales autosuffisantes pour survivre. Certains militants veulent s’inspirer de son mode d’emploi pour créer des groupes de survie, sorte de « Tarnac de droite ». À Guerlesquin, dans le Finistère, les identitaires avaient déjà créé leur propre lieu, Ty Breizh, qui a depuis été mis en vente.
      Rencontré, un ponte de la lutte antiterroriste confirme : « L’ultra-droite se structure de façon assez inquiétante. Et c’est vrai que l’on retrouve beaucoup de militaires ou d’anciens militaires. En revanche, au sein des forces de l’ordre, ce n’est pas flagrant », tempère ce haut gradé… des forces de l’ordre. « Les dangers sont en province et non à Paris. Ce sont souvent des militaires de retour de mission en Afghanistan ou en Irak, complète un ancien des services. Ils rentrent traumatisés, il faut les surveiller pour ne pas qu’ils continuent leur combat individuel. Certains créent des groupes sur les réseaux sociaux, ou se radicalisent à travers eux, d’autres peuvent passer à l’action. »

      Lors des rassemblements contre le « mariage pour tous » en 2013, certains militaires radicalisés avaient déjà témoigné de leurs velléités. Le collectif Printemps français avait ainsi tenté d’occuper les Champs-Élysées – une idée impulsée par Philippe Darantière, un ancien officier parachutiste reconverti dans l’intelligence économique. Parallèlement, une publication d’extrême droite avait appelé des hauts gradés catholiques – tel Bruno Dary, ancien gouverneur militaire de Paris – à provoquer un coup d’État.

      Ce sont aussi des hauts gradés que l’on retrouve dans des clubs prônant un « réarmement moral », non violent, comme le cercle Renaissance, parfois comparé à une sorte de « maçonnerie blanche ». En février, le colonel Éric du Réau a ainsi remis leur prix 2018 à un ancien aumônier militaire, Jean-Paul Argouarc’h. Dans les années 2000, du Réau a milité sous les couleurs du Front national, où il a notamment fait du rabattage de parrainages pour Jean-Marie Le Pen auprès d’anciens militaires.

      Les « patrouilles » des Soldats d’Odin. © Page Facebook "Soldats d’Odin Officiels France"
      Les « patrouilles » des Soldats d’Odin. © Page Facebook "Soldats d’Odin Officiels France"
      La multiplicité de ces structures complique la tâche des services. « Dans les grandes villes comme Lyon par exemple, c’est facile, nos clients sont sous nos yeux, considère un analyste. Mais on ignore tout du facho des champs… » Selon un vétéran des services, les groupes violents se montent « là où l’extrême droite est la moins suivie » ou bien où « le maillage gendarmesque est allégé ».
      Dans le Grand Ouest, entre Nantes et Angers, les actions violentes de jeunes d’extrême droite liés aux identitaires ou au GUD ont connu une forte résurgence : « Nez de cochons » pour s’opposer à la construction de la mosquée ; descentes en ville ciblant les personnes noires et arabes aux cris d’« À mort les Arabes, à mort les Noirs », avec une matraque de 25 centimètres, propos suprémacistes et racistes, chasse aux antifascistes, tournée de salons du livre dans l’Ouest pour s’en prendre aux stands des « rouges ». Comme « un faux air d’Orange mécanique » dans le Maine-et-Loire, notaient Le Monde et Ouest-France. À Angers, un bar associatif d’extrême droite est depuis le début de l’année le lieu de réunions de militants et a déjà reçu la visite de la police.

      En Loire-Atlantique, le département voisin, des actes de violence ciblant les migrants, non élucidés, inquiètent aussi : cocktails Molotov contre un squat occupé par des réfugiés ici, coups de feu sur un centre d’accueil là. « À Nantes, cette mouvance est plus visible qu’il y a quelques années », avait réagi le directeur départemental de la police, Jean-Christophe Bertrand.

      Dans le nord de l’Hexagone, à Calais, toute l’ultra-droite semble s’être donné rendez-vous ces dernières années, développant des collectifs et milices en réaction aux camps de migrants. On y a vu, pêle-mêle, le général Piquemal, l’ex-policier Luc Sommeyre, ou encore le groupe « Sauvons Calais » de Kevin Reche, un militant issu du Parti de la France (créé par d’ex-FN) dont le tatouage d’une division SS a fait polémique. En 2016, un épisode avait été très médiatisé : un Calaisien lié à l’extrême droite radicale avait brandi un fusil contre des manifestants lors d’une marche en soutien aux réfugiés.

      À Calais, en janvier 2016, un homme brandit un fusil contre des manifestants lors d’une marche en soutien aux réfugiés.
      À Calais, en janvier 2016, un homme brandit un fusil contre des manifestants lors d’une marche en soutien aux réfugiés.
      À Marseille, le retour des violences de l’ultra-droite est venue des rangs des royalistes de l’Action française (AF), avec des actions coups-de-poing et l’installation en 2014 d’un local dans le fief des antifascistes, suscitant des affrontements. Depuis, l’arrivée de Bastion social, d’inspiration néofasciste, est venue cristalliser les tensions (ce sera l’objet du second volet de notre enquête).

      Ce foisonnement n’est pas sans générer quelques frustrations et tensions. Là où les dirigeants, de peur de poursuites pénales, insistent pour inscrire leur action dans un cadre plus ou moins légal, leurs militants ne l’entendent pas de cette oreille. Ainsi, certains groupes d’autodéfense connaîtraient déjà une hémorragie de leurs effectifs, des membres faisant sécession afin de créer des cellules destinées à mener de réelles opérations clandestines.

      Différentes sources au sein des services de renseignement et de la lutte anti-terroriste soulignent « la faiblesse » induite par les scissions successives de ces groupuscules et surtout leur « amateurisme ». « D’un point de vue opérationnel, ils sont mauvais. Mais mauvais… », s’amuse le responsable de la lutte antiterroriste précité. « D’ailleurs, lors de leurs manifestations, on ne dénombre pas de représentants de pays voisins. Il n’y a pas de coopération internationale, de convergence des luttes comme on le constate avec les mouvements de l’ultra-gauche. » Un haut gradé des services de renseignement insiste sur le fait que les groupes de l’ultra-droite, au fil de leurs dissensions successives, ont « perdu de leur superbe ».

      En revanche, ces mêmes sources constatent avec une certaine appréhension que différents groupuscules incitent leurs membres à s’armer, par un biais légal, en leur recommandant de pratiquer la chasse ou le tir sportif. En octobre 2017, la sous-direction antiterroriste (SDAT) et la DGSI démantelaient une cellule constituée autour d’un certain Logan Nisin. Selon nos informations, on recense parmi ses complices présumés un fils de gendarme, un fils de policier ainsi qu’un élève de l’école de formation des sous-officiers de l’armée de l’air.

      Cette « organisation d’ultra-droite à visée terroriste, la première depuis plusieurs dizaines d’années en France », comme la qualifiera un rapport de la SDAT, projetait des actions violentes contre des migrants, des trafiquants de drogue puis des assassinats politiques – Jean-Luc Mélenchon, puis Christophe Castaner avaient été envisagés comme cibles – dans les Bouches-du-Rhône. Sur l’une de ses pages Facebook, dédiée au terroriste norvégien Anders Breivik, on pouvait lire : « Rebeus, blacks, dealers, migrants, racailles, jihadistes, si toi aussi tu rêves de tous les tuer, nous en avons fait le vœu, rejoins-nous ! » Comme l’avait révélé Le Monde (ici et là), plusieurs suspects avaient à leur domicile des armes « toujours détenues légalement », nombre d’entre eux étant des pratiquants de tir sportif ou des amateurs d’airsoft (un jeu d’équipes en plein air avec des répliques d’armes à feu).

      Cette volonté de s’armer fait craindre aux services « des passages à l’acte ». Avant Logan Nisin, il y a eu le précédent du sergent de l’armée de l’air Christophe Lavigne (deux missions en Afghanistan à son actif). En 2013, sa mère prévient la police : elle redoute la radicalisation de son fils de 23 ans. L’ancien militaire est neutralisé en 2013 par la DGSI, qui le suspecte de projeter d’attaquer une mosquée à côté de Lyon. Un an plus tôt, l’ancien militaire avait jeté un cocktail Molotov sur la mosquée de Libourne (Gironde), ce qui lui avait valu une condamnation pour « dégradation d’un lieu de culte en relation avec une entreprise terroriste ».

      En garde à vue, il avait notamment indiqué qu’il voulait créer des émeutes semblables à celles de 2005 en banlieue. Pour le procureur, l’ancien militaire s’était « testé » pour voir s’il était capable de mener « un projet de plus grande ampleur ». En février 2016, Christophe Lavigne est à nouveau condamné, pour “détention d’armes” : des armes et 200 kilos de munitions ont été saisis chez lui et chez son père, lors d’une perquisition administrative dans le cadre de l’état d’urgence. D’après Le Monde, le jeune homme ne figurait sur aucun fichier de renseignement, n’était encarté dans aucune organisation, mais ne cachait pas, sur Facebook, sa sympathie pour la mouvance identitaire.
      Désormais, l’apport de vrais professionnels de la sécurité se fait sentir. La mouvance apprend à mieux cloisonner ses réseaux. Les membres des groupuscules sont invités à protéger leurs communications en ayant recours à des messageries cryptées. « Cette précaution élémentaire réduira à néant la nocivité des taupes qui ne manqueront pas de tenter de s’infiltrer », explique le site d’un de ces groupes. « Attention : on ne joue plus… »

      Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr. Si vous souhaitez adresser des documents en passant par une plateforme hautement sécurisée, vous pouvez vous connecter au site frenchleaks.fr.

      Depuis octobre 2017, Mediapart a interrogé des représentants des différents services de renseignement dépendants de la place Beauvau ainsi que des sources à l’intérieur de divers groupuscules afin d’établir un état des lieux de cette mouvance. C’est au cours de cette enquête que nous avons découvert, incidemment, l’influence grandissante des membres de sécurité au sein des groupuscules de l’ultra-droite.

      Contacté, Luc Sommeyre, le dirigeant des Réseaux Rémora, n’a pas répondu. Sollicité par l’intermédiaire de son avocat Xavier Nogueras, Christophe Lavigne n’a pas souhaité faire de commentaires. Nous avons cité de longs passages du mail de réponse de l’association des Volontaires pour la France (VPF).


  • 22.03.2018 : Das andere 1968 (Tageszeitung junge Welt)
    https://www.jungewelt.de/artikel/329513.das-andere-1968.html

    Vor 50 Jahren reformierte die DDR ihre Hochschulen – eine grundlegende Umgestaltung von Forschung und Lehre

    Von Gregor Schirmer

    Die dritte Hochschulreform der DDR fußte auf den Ergebnissen zweier Vorgänger. Die erste war die antifaschistisch-demokratische Umwälzung an den Universitäten und Hochschulen in der Sowjetischen Besatzungszone 1945 bis 1947. Sie begann mit der Neueröffnung der Universitäten in Berlin, Leipzig, Greifswald, Halle-Wittenberg, Jena und Rostock nach dem Befehl Nr. 50 der sowjetischen Besatzungsmacht vom September 1945. Ihr wesentlicher Inhalt war die Entnazifizierung des Lehrkörpers entsprechend der Direktive Nr. 24 des Alliierten Kontrollrats und seine Öffnung für Antifaschisten sowie die Abschaffung des bürgerlichen Bildungsprivilegs durch Vorstudienanstalten für Arbeiter und Bauern und deren Kinder.

    Die zweite Hochschulreform 1951/1952 brachte eine Neuorganisation des Hochschulwesens, im wesentlichen nach sowjetischem Vorbild. In Stichworten: zentrale Planung und Leitung durch ein Staatssekretariat, dessen Chef Mitglied der Regierung war und das 1966 Ministerium wurde; Einführung eines in allen Studienrichtungen obligatorischen gesellschaftswisssenschaftlichen Grundstudiums, bestehend aus den Fächern Marxismus-Leninismus, Politische Ökonomie und dialektischer und historischer Materialismus, sowie des obligatorischen Russischunterrichts; Regelung des Studienablaufs in einem Zehn-Monate-Studienjahr und mit einer zeitlichen Befristung von vier bis fünf Jahren; Einführung von verbindlichen Studienplänen, Praktika, Zwischen- und Abschlussprüfungen einheitlich für jede Studienrichtung an allen Universitäten und Hochschulen; Konstituierung der Studentenschaft in Seminargruppen, die in der Regel zugleich die Basisorganisationen der FDJ bildeten; Aufbau des Fern- und Abendstudiums sowie der wissenschaftlichen Aspirantur als postgradualer Weg zum Erwerb eines Doktorgrads; last, not least: auskömmliche Stipendien und ausreichend und bezahlbare Wohnheimplätze. Nicht ganz zu Unrecht wird der zweiten Reform der Stempel »Verschulung« aufgedrückt. Aber die eben erst gegründete DDR brauchte dringend und möglichst schnell auf allen Gebieten fachlich versierte Frauen und Männer mit Hochschulbildung, die zugleich überzeugte Sozialisten waren.
    Langandauernder Prozess

    Die dritte Hochschulreform reihte sich in Walter Ulbrichts Reformbemühungen der 1960er Jahre ein. Es ging um eine Umgestaltung der Universitäten und Hochschulen, die der Verwirklichung des Sozialismus (Artikel 1, Abs. 1 der DDR-Verfassung von 1968) als relativ selbständige und länger dauernde Gesellschaftsformation diente. Das Recht aller Bürgerinnen und Bürger auf Bildung bis zum Übergang zu den höchsten Bildungsstätten »entsprechend dem Leistungsprinzip, den gesellschaftlichen Erfordernissen und unter Berücksichtigung der sozialen Struktur der Bevölkerung«, sowie die Befreiung der Direktstudenten von Studiengebühren und die Gewährung von Stipendien erhielten Verfassungsrang (Artikel 25 und 26). Der Staatsratsvorsitzende erklärte damals, »dass die dritte Hochschulreform ein notwendiges und wichtiges Glied in der Kette der Maßnahmen zur Gestaltung des entwickelten Systems des Sozialismus ist, und zwar in doppelter Hinsicht: Sie ist einmal notwendig, um die realen Bedürfnisse unserer Gesellschaft, insbesondere der Wirtschaft nach einer weiteren Entwicklung der Produktivkräfte zu befriedigen, das heißt, die Hochschulreform ist erforderlich, um das »Ökonomische System des Sozialismus« zu realisieren und auf seiner Grundlage die wissenschaftlich-technische Revolution zu vollziehen. Zum zweiten – das ist ebensowichtig – brauchen wir die Hochschulreform, um die sozialistische Menschengemeinschaft zu schaffen, in der sich die Werktätigen zu allseitig gebildeten sozialistischen Persönlichkeiten entwickeln und entfalten können.« Die Hochschulreform sei »ein ständiger und langandauernder revolutionärer Prozess«.

    Einen Impuls bekam die Reform durch das »Gesetz über das einheitliche sozialistische Bildungssystem« vom Februar 1965, mit dem die einzelnen Stufen des Bildungswesens vom Kindergarten über die Schule bis zur Hochschule so zusammengefügt wurden, dass sie ein organisches, in sich abgestimmtes Ganzes bildeten. Der Abschnitt über die Universitäten und Hochschulen enthielt die drei auf Wilhelm von Humboldt zurückgehenden Prinzipien akademischer Bildung: Einheit von Bildung und Erziehung, Einheit von Lehre und Forschung und Einheit von Theorie und Praxis. Festgeschrieben war: »Das Studium des Marxismus-Leninismus ist ein wesentlicher Bestandteil der Hochschulbildung.« Gesetzlich festgelegt wurde die Pflicht der Staats- und Wirtschaftsorgane, »den Einsatz der Hochschulabsolventen so vorzubereiten, dass diese spätestens ein Jahr vor Abschluss des Studiums in ihre künftige Tätigkeit vermittelt werden und nach dem Examen eine ihren Leistungen entsprechende Tätigkeit aufnehmen können«. Nicht zufrieden waren viele Hochschullehrer mit der Verkürzung der Abiturstufe auf zwei Jahre nach der zehnjährigen Polytechnischen Oberschule.

    Die eigentliche Hochschulreform begann mit der öffentlichen Diskussion über das Dokument »Prinzipien zur weiteren Entwicklung der Lehre und Forschung an den Hochschulen der DDR«, das von der IV. Hochschulkonferenz der DDR im Februar 1967 bestätigt wurde, und die Entwürfe von Rechtsverordnungen, die im November 1968 in Kraft traten.
    Einheit von Forschung und Lehre

    Das wichtigste Vorhaben auf dem Gebiet der Ausbildung war, das Studium durchgängig wissenschaftlich-produktiv und die Lehre forschungsbezogen zu gestalten. »Die Forschung ist die Mutter der Lehre« galt als Maxime. Die Studenten sollten Einblick in die Forschungen ihrer Hochschullehrer erhalten und forschungsnahe Aufgaben lösen sowie in Forschungskollektive einbezogen werden. Selbständigkeit, schöpferische Arbeit und mehr Eigeninitiative der Studenten waren gefragt. Dem dienten der Studentenwettstreit, individuelle Studienpläne für besonders begabte Studenten, wissenschaftliche Studentenkonferenzen und andere Formen wissenschaftlich-produktiven Lernens. Eine originelle Novität der Reform war das Forschungsstudium. Es sah vor, dass begabte und an wissenschaftlicher Arbeit interessierte Studenten unmittelbar nach erfolgreich abgelegter Hauptprüfung innerhalb von drei Jahren ein Forschungsergebnis vorlegen, für das der akademische Grad Doktor eines Wissenschaftszweigs verliehen werden kann. Das Diplom war nicht erforderlich oder konnte »nebenbei« erworben werden.

    Das Studium wurde differenzierter strukturiert in Grundlagen-, Fach- und Spezialausbildung. Nach der Fachausbildung war die Hauptprüfung vorgesehen, mit der ein Abschluss der Hochschulbildung in technischen und betriebswirtschaftlichen Studienrichtungen möglich war. Die Studenten sollten eine breite wissenschaftliche und methodologische Bildung erhalten, damit sie mit der nötigen Disponibilität zukünftigen Neuerungen in Wissenschaft und Praxis gewachsen sein würden. Es sollte ein ausgewogenes Verhältnis zwischen der Grundlagen- und einer soliden Fachausbildung hergestellt werden. Dem Druck von Praxispartnern, aber auch mancher Hochschullehrer, die ihr Spezialgebiet für den Nabel der Welt hielten, möglichst frühzeitig mit Spezialisierungen zu beginnen, sollte widerstanden werden. Die Berufsvorbereitung sollte erst in der Spezialausbildung und in der Diplomphase einsetzen. Der Inhalt der Ausbildung sollte beachten, dass auf das Studium eine systematische Weiterbildung während des gesamten Berufs­lebens folgen würde.

    Ein Ziel der Reform war, enge »sozialistische Beziehungen« zwischen Studenten und Hochschullehrern zu gewährleisten. Die Studenten sollten nicht als Objekt weitgehend unkoordinierter Einwirkung konkurrierender Wissenschaftler betrachtet werden, auf die man möglichst viel Lernstoff ausschüttet und deren Betreuung davon abhält, dass man sich stärker der Forschung und Publikation widmen kann. Sie sollten als Partner im Bildungsprozess angenommen werden. Dafür bestanden – statistisch – gute Voraussetzungen. Auf einen Hochschullehrer kamen 1970 im Durchschnitt 22 Direktstudenten; 1988 waren es 15. Jeder Student konnte mit »seinem« Professor oder Dozenten, ins persönliche Gespräch kommen.

    Die ehrgeizigen Ziele in den strukturbestimmenden Wirtschaftszweigen, die mit dem »Neuen Ökonomischen System« verbunden waren, konnten nach damaligen Berechnungen nur mit einem weitaus größeren naturwissenschaftlichen, technischen und ökonomischen Hochschulkader erreicht werden, der dem Welthöchststand, wie man damals sagte, entsprach. Folglich wurden die Zulassungszahlen in den entsprechenden Studienrichtungen sprunghaft von 7.100 (1965) auf 15.350 (1970) pro Jahr erhöht. Die Zahl der Hochschullehrer und wissenschaftlichen Mitarbeiter konnte natürlich nicht im gleichen Tempo wachsen. Die Dauer des Studiums wurde auf vier Jahre begrenzt. Unter diesen Umständen waren Einbußen in der Gründlichkeit der Ausbildung unvermeidlich. Die Situation wurde durch die Gründung von neun Ingenieurhochschulen aus qualitativ hochentwickelten technischen Fachschulen 1969/70 entschärft. Aber als der Einsatz der Absolventen der zahlenmäßig verstärkten Jahrgänge anstand, hatte sich die Wirtschaftspolitik der SED mit dem Machtwechsel von Walter Ulbricht zu Erich Honecker und den Beschlüssen des VIII. Parteitags grundlegend geändert. Der Bedarf an Hochschulabsolventen hatte sich damit verringert. Es war nicht einfach, die Absolventen entsprechend ihrem Recht auf Arbeit »unterzubringen«, aber es gelang. Keiner wurde arbeitslos, aber nicht jeder konnte einen qualifikationsgerechten Arbeitsplatz erhalten.
    Sektionen statt Fakultäten

    Die Forschung an Hochschulen steht im Dilemma, dass der Forscher wegen seiner Lehrverpflichtungen zuwenig Zeit dafür hat. Herausragende Wissenschaftler drängten nicht selten in wissenschaftliche Institutionen außerhalb der Hochschulen oder wurden von dort abgeworben. Das Dilemma sollte mit dem Konzept der forschungsbezogenen Lehre und durch die Einbeziehung der Studenten in die Forschung verringert werden. Die traditionelle kleinteilige Hochschulforschung nach dem Prinzip »Jedem Hochschullehrer sein eigenes Forschungsfeld, das nur er mit seinen Assistenten beackert« und »jedem Ordinarius sein (Klein)Institut« sollte durch Konzentration auf Schwerpunktprojekte überwunden werden. Dabei musste Vorsorge getroffen werden, dass der Konzentration nicht die für die Hochschulforschung typische Reichhaltigkeit und die Pflege von »Orchideenfächern« zum Opfer fielen.

    Die spektakulärste Neuerung in der Reform war sicherlich die Bildung der Sektionen anstelle der bisherigen Fakultäten, Institute, Fachrichtungen, Lehrstühle mit ihren Sonderinteressen und Egoismen. Die Sektionen waren die Struktureinheiten für Lehre und Forschung in bestimmten Wissenschaftszweigen oder Schwerpunktgebieten oder interdisziplinären Wissenschaftsbereichen unterhalb der zentralen Ebene der Universität und Hochschule. Sie wurden von einem Direktor geleitet, der auf Vorschlag des Rates der Sektion nach Einholung der Zustimmung des Ministers vom Rektor ernannt wurde. Als demokratische Beratungsorgane fungierten die Versammlung oder die Delegiertenkonferenz der Wissenschaftler, Studenten und Angestellten, die den Sektionsrat wählten. Zentrale Vorschriften über die inneren Strukturen der Sektionen gab es im Interesse der Vermeidung starrer Formen nicht. Das Innenleben der Sektion sollte flexibel organisiert werden können, Profilierung und interdisziplinäre Zusammenarbeit fördern. In der Sektion sollten die ordentlichen Professoren auf gleichberechtigter Basis zusammenarbeiten. Die Hierarchie Professor mit Lehrstuhl (Ordinarius) – Professor mit vollem Lehrauftrag – Professor mit Lehrauftrag wurde abgeschafft. Der »Lehrstuhl« war nur noch die Bezeichnung für die Planstelle für einen ordentlichen Professor.

    Auch auf zentraler Hochschulebene gab es erhebliche Veränderungen. Es galt nunmehr das Prinzip der Einzelleitung durch den Rektor, der vom Wissenschaftlichen Rat gewählt wurde und vom Minister bestätigt werden musste und dem als Stellvertreter Prorektoren beigegeben waren. Das Konzil war eine jährliche Versammlung von Delegierten, die in den Sektionen gewählt wurden und einen Bericht des Rektors entgegennahmen. Der Wissenschaftliche Rat, in dem der Rektor den Vorsitz führte, beriet Fragen der Wissenschaftsentwicklung, der Profilierung, der Lehre, des Studiums und der Forschung und verlieh die Doktorgrade und die Lehrbefähigung. An Universitäten und breit strukturierten Hochschulen konnte der Wissenschaftliche Rat in einen Senat und in Fakultäten mit einem Dekan an der Spitze gegliedert werden (nun aber nicht mehr im herkömmlichen Sinn einer Fakultät, sondern verstanden als eine Gruppe von Professoren und wissenschaftlichen Mitarbeitern aus verschiedenen Sektionen, die die Promotionsverfahren durchführte). Die Mitglieder des Wissenschaftlichen Rats wurden in Sektionsversammlungen gewählt. Mitglieder des Gesellschaftlichen Rats waren neben Angehörigen der Hochschule, darunter qua Amt der Parteisekretär, der Gewerkschaftsvorsitzende und der FDJ-Sekretär, Vertreter örtlicher Organe und Institu­tionen sowie Partner der Hochschule in Wirtschaft und Staat. Der Rat war ein Beratungs- und Kontrollgremium, das vor allem die Verbindung der Hochschule mit ihren Praxispartnern und ihre Verankerung im Territorium gewährleisten und fördern sollte.
    Akademische Grade

    In drei Stufen neu geregelt wurden die akademischen Grade. Der erste Grad war das Diplom (z. B. Diplomökonom). Voraussetzung war die bestandene Hauptprüfung. Er wurde nach erfolgreicher öffentlicher Verteidigung einer Diplomarbeit von den Sektionen verliehen. Es galten hohe Qualitätsanforderungen. Die Arbeit sollte den Erkenntnisstand der Wissenschaft bereichern. Die Regelung galt auch für die Medizin (Diplommediziner), was nicht überall gut ankam, weil man gewohnt war, den Arzt Doktor zu nennen, als sei das eine Berufsbezeichnung. Der zweite akademische Grad war wie vorher der Doktor eines Wissenschaftszweigs (z. B. Dr. jur. oder Dr. med.). Der Weg zum Doktor ging mit der Promotion A meist über das Forschungsstudium oder die Aspirantur. Auch hier wurde die Niveaulatte höher gelegt. Vorausgesetzt wurde der Besitz eines Diploms. Mit der Dissertation oder mit Veröffentlichungen sollten Forschungsergebnisse vorgelegt werden, die dazu beitragen, das wissenschaftliche Höchstniveau zu entwickeln. Der höchste akademische Grad war der Doktor der Wissenschaften (Dr. sc.). Er wurde durch die Promotion B erworben. Voraussetzung war der Besitz des Doktors eines Wissenschaftszweigs, die erfolgreiche Tätigkeit als Leiter wissenschaftlicher Kollektive und der Nachweis einer besonderen wissenschaftlichen Qualifikation durch eine schriftliche Promotionsleistung mit Forschungsergebnissen, die dem Höchstniveau in der Wissenschaft entsprechen. Für alle drei akademischen Grade wurden entsprechend dem damaligen Bildungs- und Gesellschaftsverständnis Kenntnisse im Marxismus-Leninismus und aktive Mitwirkung bei der Gestaltung des Sozialismus vorausgesetzt.

    Der Erwerb des Dr. sc. und die Erteilung der Lehrbefähigung wurden voneinander getrennt. Die Habilitation (Dr. habil.) wurde abgeschafft. Der Erwerb der Lehrbefähigung war nunmehr die wichtigste Voraussetzung für die Berufung zu Hochschullehrer. Die Trennung war politisch motiviert. Erstens sollten in der Forschung herausragende Wissenschaftler den Dr. sc. erwerben können, auch wenn sie nicht Hochschullehrer werden wollten oder dafür als ungeeignet betrachtet wurden. Zweitens sollten auch Lehrerpersönlichkeiten zu Professoren berufen werden können, die den Dr. sc. nicht besaßen. Diese Regelung hat sich allerdings nicht durchgesetzt. Für die Berufung zum ordentlichen Professor wurde in der Regel nicht nur die Lehrbefähigung, sondern auch der Dr. sc. verlangt.
    Staatsrat statt Partei

    Es war wohl ein historischer Zufall, dass die Hochschulreform mit der westdeutschen Studentenbewegung 1967/68 (»Unter den Talaren – der Muff von 1.000 Jahren«) zeitlich zusammenfiel. Die Bewegung war nicht auf die DDR übergeschwappt, weil sie dort keine Basis hatte. Walter Ulbricht hatte die Studentenschaft der DDR aufgefordert, bei der Reform kräftig mitzutun, was durch die FDJ auch weitgehend geschah.

    Die Reform war auf weite Strecken ein Abschied vom sowjetischen Vorbild. Die Amtskollegen in Moskau haben das Unternehmen zwar bei Besuchen in der DDR misstrauisch beäugt, aber nicht behindert oder gar auf Abbruch gedrängt.

    Des Erinnerns wert ist schließlich, dass der Staatsrat ohne vorherige Beschlussfassung des Politbüros die Regie über die Reform übernommen hatte. Das entsprach der Staatsauffassung Walter Ulbrichts und seinem Bestreben, die führende Rolle der Partei und die demokratische Eigenständigkeit der Staatsorgane ins rechte Lot zu bringen. Der Staatsrat beriet 1968/69 dreimal über die Reform. Er hatte eine Kommission eingesetzt, die einen Beschlussentwurf vorbereitete, der an den Universitäten und Hochschulen und bei ihren Partnern zur öffentlichen Diskussion gestellt wurde. Es gab 2.575 Stellungnahmen, Änderungs- und Ergänzungsvorschläge. Anliegen und Inhalt der Reform wurden im dann verabschiedeten Beschluss des Staatsrats vom April 1969 »Die Weiterführung der dritten Hochschulreform und die Entwicklung des Hochschulwesens bis 1975« festgelegt. Nach der Ablösung Ulbrichts durch Honecker 1971 und dem VIII. Parteitag der SED verschwand der Beschluss stillschweigend aus dem hochschulpolitischen Diskurs.

    Als ehemaliger Beteiligter verhehle ich nicht, dass es in den Reformjahren Formalismus, Übertreibungen und Druck von oben gab. Dass die Reform jedoch nur der Festigung der »SED-Diktatur« im Hochschulwesen diente, ist schlicht falsch. Die dritte Hochschulreform war eine produktive Phase der Entwicklung der Universitäten und Hochschulen der DDR im Rahmen der damaligen realsozialistischen Verhältnisse. Auch unter Honecker wurden die durch die Reform eingeleiteten – nach meiner Meinung positiven – Veränderungen nicht pauschal zurückgenommen. Das blieb den westdeutschen Okkupanten der neun Universitäten und 31 zivilen wissenschaftlichen Hochschulen der DDR mit ihrem Abwicklungsfuror und beflissenen ostdeutschen Bediensteten vorbehalten.

    Prof. Dr. sc. Gregor Schirmer ist Völkerrechtler. Als stellvertretender Staatssekretär im Ministerium für Hoch- und Fachschulwesen wirkte er ab Mitte der 1960er Jahre federführend an der dritten Hochschulreform der DDR mit.

    #DDR #universités #éducation


  • Facs, cheminot·es et postier·es en lutte | Au fond près du radiateur
    https://www.aufondpresduradiateur.fr/?p=4464

    Reportage dans le cortège des cheminots le 22 mars. - Reportage à la fac de Tolbiac bloquée et occupée, puis entretien avec des étudiant-e-s de la Sorbonne-Tolbiac et Nanterre sur la lutte en cours. - Répression syndicale à La Poste : Point sur la procédure de licenciement de Gael Quirante avec des postier-e-s en lutte. Durée : 1h29. Source : Fréquence Paris Plurielle

    https://archive.org/download/FacsEtCheminotsEnLutteAFPDR27032018/Facs%20et%20cheminots%20en%20lutte%20-%20AFPDR%20-%2027-03-2018.mp3


  • The #campus is a food desert

    Comme je réside sur le campus, je mange sur le campus. Eh bien je peux vous dire que j’en ai marre et que ça me rend malade. Pour vous dire l’ampleur de la catastrophe : on y trouve pas d’eau minérale. Et même pas d’eau du tout. Par contre, il y a tout ce qu’il faut en termes de sodas et de boissons énergisantes. J’avoue que le premier matin, j’ai trouvé ça drôle de manger un southern american petit déjeuner. Mais le deuxième matin le muffin avait du mal à passer. Le jus d’orange en poudre m’a fait pouffer. Je n’ose vous parler de la confiture que l’on trouve uniquement dans une bouteille de plastique type bouteille de ketchup. D’ailleurs j’en suis au point où je me demande si je ne vais pas utiliser du ketchup plutôt que la confiture sur mes toasts de pain de mie le matin. Avec un peu de tabasco ça peut être pas mal en fait. Je suis à bout. Heureusement que je suis dans un hôtel ultra chic. Le midi, c’est encore pire. Il n’y a pas de restaurants universitaires ni de restaurants tout court d’ailleurs. Il y #Subway, #MacDo, une version low cost de #PizzaHot, … Bref, toute la #malbouffe est au rendez-vous. Je dépéris à vue d’oeil. Et le soir on remet ça. Même problème. J’en suis malade. Et dire que les étudiant-e-s n’ont pas d’autre choix toute l’année. Je pense à la quantité d’hormones qu’ils ingurgitent. J’en perds l’appétit (c’est dire chez moi). Ce midi par contre j’ai été sauvé par un collègue paysagiste qui m’a amené manger dans un resto vietnamien pas trop loin du campus. Quel plaisir de manger du riz blanc. Et ce soir, c’est une collègue de l’administration qui m’amène manger en ville. Peut-être aurais-je même un petit verre de vin ?


    https://onpartenlouisiane.wordpress.com/2018/04/06/the-campus-is-a-food-desert
    #fac #food_desert #désert_alimentaire #alimentation #junk_food #fast-food #université


  • Le prof de droit mis en examen à #montpellier a son portrait dans la Gazette : « catho tradi », signataire en 2013 d’un appel aux sénateurs à faire échouer le projet de loi sur le mariage pour tous. Désormais connu pour sa photo à une manif de la Ligue du Midi :
    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/fac-de-droit-de-montpellier-jean-luc-coronel-de-boissezon-s-explique-1522

    L’enseignant de la fac de droit est également mis en cause sur les réseaux sociaux pour ses liens présumés avec la Ligue du Midi, une organisation radicale. Une photo (voir plus bas) le montrant assistant à un rassemblement de cette organisation devant la préfecture de l’Hérault, en 2016, fait le tour des réseaux sociaux depuis plusieurs jours.

    Il prétend qu’il ne faisait que traverser l’endroit. La Gazette indique qu’il a donné sa première longue interview à L’Incorrect, « un journal proche de l’extrême droite ».

    Et pour rappel, au lendemain de l’attaque contre les étudiants de la fac de droit, la Ligue du Midi paradait dans le centre ville de Montpellier (arguant rendre hommage au gendarme de Carcassonne). Les manifestants en faveur des étudiants les avaient heureusement confrontés :
    https://seenthis.net/messages/679721


  • Une #milice d’#extrême_droite attaque l’#université bloquée de Paris I
    http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/04/07/une-milice-d-extreme-droite-attaque-l-universite-bloquee-de-paris-i_5281967_

    Les tensions sont montées d’un cran à l’université de Paris I, vendredi 6 avril au soir. Une milice d’extrême droite, composée d’une dizaine de personnes, a attaqué vers 23 heures les étudiants qui occupent la faculté, leur jetant des fumigènes, barres de fer et casques.

    La « Commune Libre de Tolbiac », ainsi que se nomment les étudiants qui mènent le blocage, a expliqué sur Twitter les avoir repoussés. « À notre connaissance, seule 1 étudiante a été blessée à la main suite à un jet de projectile », assure le groupe. Rapidement après, le président de Paris 1, George Haddad, a assuré qu’il n’y aurait aucune intervention sur la faculté de Tolbiac.



  • Un collectif de plus de deux cents trente enseignants-chercheurs à l’université explique dans une tribune au « Monde » pourquoi ils ne veulent pas classer les candidatures des bacheliers, tel que le prévoit la procédure mise en place depuis le déploiement de la plate-forme Parcoursup :

    « Enseignants à l’université, nous refusons d’examiner les dossiers des lycéens »
    Tribune collective, Le Monde, le 6 avril 2018
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/04/06/enseignants-a-l-universite-nous-refusons-d-examiner-les-dossiers-des-lyceens

    Le 31 mars, les bacheliers ont confirmé leurs voeux de poursuite d’études sur la plate-forme Parcoursup . Ils ont eu raison de le faire parce qu’étudier à l’université accroît les connaissances et élargit les horizons. Le diplôme constitue, aussi, la meilleure protection face au chômage. Leur avenir est désormais dans les mains d’une poignée d’enseignants-chercheurs désignée pour examiner leur dossier dans les formations de leur choix.

    Nous faisons partie de ces enseignants, mais nous refusons d’accomplir cette tâche. Nous refusons de classer les candidatures parmi des milliers d’autres (pour une centaine de places dans nos formations). Nous refusons de porter un jugement sur les espoirs, les aspirations et la capacité de chacun à réaliser ses rêves. Cette lettre vise à expliquer pourquoi nous nous considérons incapables d’accomplir une telle tâche.

    Notre métier n’est pas de prédire

    En tant qu’enseignants à l’université, notre métier n’est pas de prédire les chances des uns et des autres de réussite, mais d’accompagner les étudiants dans la poursuite de leur parcours universitaire. Notre mission est de transmettre nos connaissances pour qu’elles puissent leur servir à l’avenir. Il s’agit de leur offrir, tant que possible, les moyens de réaliser leurs ambitions et, en aucun cas, de les restreindre.

    Cette mission est difficile et nous échouons parfois à la mener à bien. Les difficultés que nous rencontrons ne tiennent pas à la « qualité » des dossiers scolaires des bacheliers ou la cohérence de leurs choix (qui à 18 ans n’ont heureusement rien de certain), mais au manque de moyens dont nous disposons pour les soutenir. Amphis parfois bondés, salles occasionnellement non chauffées, équipement informatique insuffisant, enseignants précaires, secrétariat surchargé, les gouvernements successifs ont abandonné l’université au profit d’autres établissements, réservés à une « élite ».

    Des moyens, nous n’en avons pas davantage pour examiner avec soin les dossiers soumis par les bacheliers. Nous disposons d’un outil d’aide à la décision (un logiciel) qui va permettre d’ordonner automatiquement les milliers de candidatures. Les enseignants ne seront pas en mesure de regarder (ou à la marge) le projet de formation motivé et le CV. Ce classement ne pourra donc se faire autrement qu’en donnant la priorité aux notes au lycée. Or, les sociologues l’ont montré, ces dernières reflètent d’autres choses que le « mérite ».

    Dans le dossier d’une bachelière, que l’on nommera Céline, cette dernière explique vivre avec sa mère et sa soeur sans grande aide financière de son père avec qui elle a peu de contacts. Elle raconte avoir réalisé son année de terminale en parallèle d’un emploi à mi-temps dans un fast-food. Cela a sans doute eu un effet sur ses notes au lycée (cas extrait de la plate-forme, anonymisé).

    Désavantagée sur la base de ses notes

    Mais dans le flot de candidatures, cette lettre, les enseignants ne la liront pas ! Si sa situation familiale (son origine sociale) a pesé sur sa scolarité (sur ses dispositions à répondre aux exigences de l’école), elle sera à nouveau désavantagée et, sur la base de ses notes, elle tombera bas dans le classement.

    Matthieu a obtenu de meilleures notes, notamment en anglais. Il se trouve qu’il a réalisé un séjour de plusieurs mois aux Etats-Unis (cas extrait de la plate-forme, anonymisé). Il ne le précise pas, mais on peut supposer que ce dernier a été financé par ses parents (qui ont davantage de ressources), il aura la chance de recevoir des « oui » pour l’ensemble de ses voeux dès sa première connexion.

    Ordonner les dossiers sans moyens de les examiner précisément ou devoir fermer à certains la porte de nos formations faute de ressources, ce n’est rien d’autre que cautionner des classements scolaires dont on sait pourtant à quel point ils reflètent les inégalités sociales. C’est aussi refuser aux bacheliers la possibilité de découvrir leur voie quelles que soient leurs scolarités antérieures.

    Certains disent que, de toute façon, il y en a déjà partout de la sélection, dès le collège et ensuite au lycée. Certes. Justement, il nous paraît d’autant plus important de garder un espace à l’abri de cette aggravation de la sélection. L’université était le seul endroit qui permettait encore à chacun de tenter sa chance dans le supérieur et qui offrait la possibilité à certains de se réconcilier avec l’école.

    Laisser à chacun la possibilité d’entrée à l’université

    Les bacheliers ont pu entendre dire qu’ils risquaient de se « planter » à l’université. Certes, 9 % des étudiants ne poursuivent finalement pas leurs études et 25 % se réorientent ( direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance , 2013) vers une autre formation. L’université constitue donc un moment de réflexion avant de réaliser d’autres projets professionnels ou d’études. Ce serait dommage de s’en priver et cette mission d’accompagnement nous convient.

    En refusant de classer les candidatures, de nombreux départements d’administration économique et sociale (AES), de géographie, de mathématiques, de philosophie, d’histoire, de sciences de l’éducation, de sciences sociales, de science politique, de sociologie, de sciences et techniques des activités physiques et sportives, etc. de nombreuses universités d’Amiens, Aix-Marseille, Bordeaux, Brest, Evry, Lyon, Paris (I et V), Marne-la-Vallée, Nanterre, Lille, Rouen, Saint-Denis, Tours, Versailles, etc. ne souhaitent ni fermer leurs portes de leurs formations, ni envoyer de mauvais signaux.

    Au contraire, notre seul combat est de laisser à chacun, la possibilité d’entrée à l’université (en conservant le diplôme du baccalauréat comme passeport d’entrée) et de s’y investir, parce que chacun peut y réussir.

    Si nous portons tous le même combat et cette même vision, les rectorats et le ministère trouveront sans doute un moyen d’inscrire chacun tous là où va sa préférence. L’université française n’a pas besoin de trier les candidats, elle a besoin de moyens pour garantir une place à tous les bacheliers dans la formation de leur choix et assurer la réussite du plus grand nombre.

    Précédents articles sur le sujet là :
    https://seenthis.net/messages/683337

    #Parcoursup #université #sélection #france #éducation


  • Les #enseignants #précaires de l’#université disent leur #ras-le-bol
    http://abonnes.lemonde.fr/campus/article/2018/04/06/les-enseignants-precaires-de-l-universite-disent-leur-ras-le-bol_528

    Flavien Bouttet, 29 ans, entame sa troisième campagne de recrutement pour décrocher un poste de maître de conférences à l’université. Depuis trois ans, il enchaîne les mi-temps d’enseignement dans la filière Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), de Strasbourg à Nice, en passant par Orléans. « J’occupe un poste d’enseignant-chercheur, mais on ne me finance pas la partie recherche », résume-t-il, quelque peu amer. Une situation totalement « hypocrite » selon lui, dans la mesure où il doit quand même poursuivre de son côté ses travaux de recherche, pour avoir une chance d’être recruté un jour dans une université.

    Comme d’autres, il raconte voir aujourd’hui passer des offres d’emploi « scandaleuses » qu’ils ne voyaient pas il y a quelques années, à 850 euros net pour des services d’enseignement auparavant réalisés sous le statut d’attachés temporaires d’enseignement et de recherche (ATER), à au moins 1 500 euros net. « Les universités savent qu’elles vont trouver des personnes qui vont accepter, parce que c’est souvent ça ou le chômage », argue-t-il.


  • The Guardian : Les étudiants français se préparent à une bataille contre les réformes de Macron... qui dirige un gouvernement « centriste » et « pro-business »

    ’We can’t back down’ : French students dig in for Macron battle | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2018/apr/05/we-cant-back-down-french-students-dig-in-for-macron-battle

    After more than 50 hours manning a barricade at her university faculty building in northern Paris, Camille, 20, said she was tired but determined.

    Night and day the humanities student had been keeping vigil at a lecture-hall sit-in, taking turns with another student to doze in a sleeping bag on the cold floor as they guarded the makeshift barricade made from piles of chairs.

    Camille was one of scores of arts students protesting against the introduction of more selective entry requirements for universities by France’s centrist president, Emmanuel Macron. The growing student protest movement has irked Macron’s government, which is also grappling with strikes by rail staff in the first major test to his pro-business resolve to reshape the French economy and loosen labour rules in the state sector.

    Cf. https://seenthis.net/messages/679256
    #universités #France #universities #éducation #education #médias #media #The_Guardian



  • Parcoursup : des profs de l’Université de Lille refusent d’examiner les dossiers des lycéens FR3 - Claire Chevalier/François Daireaux - 30 Mars 2018

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/parcoursup-profs-universite-lille-refusent-examiner-dos

    C’est un dossier qui fait couler beaucoup d’encre : #Parcoursup. Mais la nouvelle plateforme d’orientation post-bac suscite des inquiétudes et même une franche opposition. Certains professeurs de l’université de Lille menacent de ne pas examiner les candidatures.

    ls entendent être des lanceurs d’alerte. Dans quelques jours, des professeurs d’universités devront étudier les dossiers des futurs bacheliers pour les accepter ou non dans leur filière. Mais le nouveau système Parcourssup les inquiète. Ils ne voient pas comment ils pourront examiner et classer parfois plus de 2000 dossiers dans certaines formations. 

    « Personne ne sait faire ça ! Comment je vais déterminer le 877ème et le 878ème, je ne pourrai pas le déterminer manuellement. Donc en fait, une des raisons pour lesquels les lycéens et les familles peuvent être inquiets, c’est que ce sont des logiciels, des algorithmes qui vont faire ces classements », explique Fabien Desage, Maître de conférence en Sciences politiques.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=41&v=ZLLz1V-wbpo

    Pour ces enseignants, derrière ce système se cache une sélection déguisée. Chaque filière pourra appliquer ses propres critères. Et même si tous les bacheliers seront admis à l’Université, ce ne sera pas forcément dans la formation qu’ils souhaitaient en priorité. 

    Contrairement à l’ancien système APB, les lycéens n’ont plus à hiérarchiser leurs 10 choix. Leur dossier sera donc examiné dans les 10 filières qu’ils ont retenues.

    A #Lille, ces enseignants trouvent ce système chronophage et inéquitable. « Nous décidons de ne pas classer. Nous considéreons que c’est un travail inutile, inégalitaire et nous ne voulons pas assumer la responsabilité de ce travail. Nous renvoyons la responsabilité de cette réforme à ceux qui l’ont portée », explique Thomas Alam, maître de conférence en Sciences politiques. 

    Et pour la réussite de leurs étudiants. Ces enseignants réclament, pour l’Université, des moyens équivalents à ceux accordés aux grandes écoles.

     

    #université #sélection #france #parcoursup #parcours_sup #supérieur #éducation