• Comment les agriculteurs du Néolithique se sont adaptés au changement climatique.

    L’étude, (...) portait sur la ville néolithique et chalcolithique de Çatalhöyük, dans le sud de l’Anatolie, en Turquie.

    Au plus fort de l’occupation de la ville, un événement climatique bien documenté, il y a 8 200 ans, a entraîné une diminution soudaine des températures mondiales provoquée par la libération d’une énorme quantité d’eau de fonte glaciaire provenant d’un immense lac d’eau douce du nord du Canada.

    En examinant les ossements d’animaux mis au jour sur le site, les scientifiques ont conclu que les éleveurs de la ville s’étaient tournés vers les moutons et les chèvres, ces animaux étant plus résistants à la sécheresse que les bovins.

    Étude des marques de coupe sur les os d’animaux au sujet des pratiques de boucherie : le nombre élevé de ces marques au moment de l’événement climatique a montré que la population travaillait à l’exploitation de toute viande disponible en raison de la pénurie alimentaire.

    Les auteurs ont également examiné les graisses animales qui ont survécu dans d’anciennes marmites. Ils ont détecté la présence de graisses de carcasses de ruminants, en accord avec l’assemblage d’os animaux découvert à Çatalhöyük. Pour la première fois, il a été démontré que les composés des graisses animales détectés dans la poterie étaient porteurs d’événement climatique dans leur composition isotopique.

    En effet, en utilisant le principe « vous êtes ce que vous mangez (et buvez) », les scientifiques ont déduit que l’information isotopique transportée dans les atomes d’hydrogène (rapport deutérium-hydrogène) des graisses animales reflétait celle des anciennes précipitations. Une modification du signal de l’hydrogène a été détectée dans la période correspondant à l’événement climatique, suggérant ainsi des changements dans les régimes de précipitations sur le site à ce moment.

    Une nouvelle technique de recherche.

    (...)

    Dr Mélanie Roffet-Salque, auteur principal du document, a déclaré : « Les changements dans les modèles de précipitations dans le passé sont traditionnellement obtenus en utilisant des carottes de sédiments océaniques ou lacustres.
     » C’est la première fois que ces informations proviennent de marmites . Nous avons utilisé le signal véhiculé par les atomes d’hydrogène provenant des graisses animales piégées dans les récipients en céramique après la cuisson.

    « Cela ouvre une toute nouvelle voie d’investigation - la reconstruction du climat passé à l’endroit même où les gens vivaient de la poterie. »

    Le co-auteur, le professeur Richard Evershed, a ajouté : « Il est vraiment significatif que les modèles climatiques de l’événement soient en parfait accord avec les signaux H que nous voyons dans les graisses animales conservées dans les pots. »

    « Les modèles indiquent les changements saisonniers auxquels les agriculteurs auraient dû s’adapter - des températures globalement plus froides et des étés plus secs - qui auraient eu des conséquences inévitables sur l’agriculture. »

    https://doi.org/10.1073/pnas.1803607115
    #Préhistoire #Néolithique #changement_climatique #agriculture #Çatalhöyük
    #8200BP

    #Université_de_Bristol #Université_Adam_Mickiewicz_Pologne #Unversité_de_Plymouth #Université_de_Gdańsk #Université_de_Stanford
    #Mélanie_Roffet-Salque, #Arkadiusz_Marciniak, #Paul_J._Valdes, #Kamilla_Pawłowska, #Joanna_Pyzel, #Lech_Czerniak, #Marta_Krüger, #C._Neil_Roberts, #Sharmini_Pitter, and #Richard_P._Evershed

    http://www.bristol.ac.uk/news/2018/august/neolithic-people-climate-change--.html


  • Les archéologues ont trouvé des traces de la colonisation de l’âge de pierre submergées dans le sud-est de la Finlande

    Le peuplement préhistorique submergé sous le lac Kuolimojärvi nous offre une image plus claire de l’occupation humaine en Carélie du Sud au cours de l’âge de pierre mésolithique et néolithique précoce (environ 10 000 à 6 000 ans) et ouvre une nouvelle voie de recherche en archéologie finlandaise.

    Au début de l’âge de pierre, les niveaux d’eau des petits lacs situés dans les parties méridionales du lac Kuolimojärvi et de Saimaa se situaient à plusieurs mètres sous les niveaux actuels. Après cette période, les niveaux d’eau ont commencé à augmenter en raison du soulèvement inégal des terres et un basculement des lacs et des rivières. L’augmentation des niveaux d’eau s’est terminée avec le débordement violent du fleuve Vuoksi à travers la crête de Salpausselkä, il y a environ 6 000 ans, lorsque les masses d’eau ont creusé un nouveau canal d’écoulement vers le sud-est vers le lac Ladoga.

    Avec la montée des niveaux d’eau, les zones situées sur la terre ferme au début de l’âge de la pierre ont été enterrées dans le fond du lac et ses dépôts littoraux.

    Les trois années d’étude menée par l’Université d’Helsinki avait pour but de trouver des traces de peuplements de l’âge de la pierre au début de l’âge sous les eaux et des zones humides des lacs Kuolimojärvi et Saimaa.

    « Cela signifie qu’il y a une énorme lacune dans nos connaissances archéologiques sur ce domaine particulier parce que nous n’avons pas encore trouvé les premiers sites de l’âge de pierre », explique Satu Koivisto, chercheur postdoctoral qui dirige le projet.

    Jusqu’à présent, les sites les plus anciens ont été occupés après la percée de la rivière Vuoksi (il y a 6000 ans et plus). Cependant, il y a des milliers d’années de peuplement dans cette région, comme le montrent les traces de plus de 10 000 ans découverts à Kuurmanpohja à Joutseno, plus au sud.

    #Satu_Koiv­isto #Université d’Helsinki #Mésolithique #Néolitique #Habitat_lacustre #10000BP

    https://www.helsinki.fi/en/news/language-culture/archaeologists-found-traces-of-submerged-stone-age-settlement-in-southeast-


  • Dans la forêt obscure du monde académique
    https://vacarme.org/article3176.html

    Sans doute, il n’existe pas, en France, une jeune femme en passe de mettre le petit doigt de pied dans le champ académique qui n’a pas entendu d’histoires racontées à la bibliothèque, au café, dans le métro, en chuchotant ou pas, de la part d’une amie ou d’une amie qui a une amie ou d’une amie qui a une amie qui a une amie, qui commencent et finissent toujours de la même manière. Parfois, plus rare, et là, l’amitié doit être très serrée, tout sauf une parole publique, mais exactement ce qui caractérise (...)

    #Autour_d'Avital_Ronell

    / #Avital_Ronell

    • Parfois, aussi, et c’est triste aussi, les femmes qui ont atteint les mêmes statuts que ces derniers, qui sont donc dotées, anomaliquement, des mêmes pouvoirs – on sait qu’elles ont dû se battre férocement pour cela, férocement = comme des hommes – ne se comportent pas très bien non plus vis-à-vis des jeunes héroïnes, quand c’est une héroïne justement, car elles préfèrent favoriser les jeunes hommes académiques, on ne sait pas pourquoi, c’est comme ça, c’est, là encore, sans doute, aussi, un rattrapage de queue de comète néandertalienne qui les dépasse et auquel il semble qu’il leur est impossible d’échapper.

      La même qui s’indigne d’une énième histoire grotesque de micro prédation sexuelle au petit pied soutiendra que l’héroïne a été maladroite de réagir comme cela, qu’elle aurait dû faire attention, … etc. Misère. Misère. Jeunes femmes, ne portez pas de jupes trop courtes quand vous commencez à faire campagne pour obtenir un poste. Ou alors, portez ces jupes trop courtes en connaissance de cause… Et merde. Voilà que l’histoire dérape à nouveau, car, dans le régime néandertalien d’existence académique sus-décrit, les stratégies de défense ne sont pas très nombreuses qui sont mises à la disposition de ces pauvres héroïnes. L’hypocrisie (partagée aussi par les jeunes candidats, pas d’inquiétude), le double-jeu, la flatterie, la flagornerie, la servilité, … toutes les occupations du monde qui restent aux sans-pouvoir, toute la courtisanerie en puissance qui fait masque, paravent, bouclier, est à l’œuvre, forcément à l’œuvre. Un habitus académique, donc ?

      #harcèlement_sexuel #Academia #université #ESR


  • Éducation à l’oppression : les institutions universitaires israéliennes lient leur destin à l’élite sécuritaire israélienne
    Shir Hever, BRICUP, juillet 2018
    https://www.bdsfrance.org/education-a-loppression-les-institutions-universitaires-israeliennes-lien

    Le premier s’est produit à l’Université hébraïque de Jérusalem, alors que l’université accueillait un événement de recrutement pour l’Association de sécurité israélienne (ISA), également connue sous le nom de « Shin Bet », « Shabak » ou simplement police secrète. La militante Ilana Hammerman a assisté à l’événement et en a parlé, exposant comment l’université offrait sans réserve un espace de publicité pour l’une des organisations les plus dangereuses et les moins scrupuleuses d’Israël, impliquée dans la torture, le recrutement de collaborateurs et plus encore.

    Le deuxième événement était que l’Université de Haïfa a remporté l’appel d’offres pour organiser des études supérieures pour l’armée. L’université a conçu un programme spécial pour les officiers militaires afin de leur permettre d’obtenir des diplômes universitaires tout en perturbant le moins possible leurs tâches liées à l’occupation [des territoires palestiniens]. Grâce au programme de l’Université de Haïfa, ils pourraient arrêter les Palestiniens sans procès, ordonner le bombardement de quartiers civils et établir des critères arbitraires aux checkpoints, tout en trouvant le temps de suivre des leçons et de passer des examens. L’Université de Haïfa a obtenu le droit de gérer trois collèges militaires : le Collège de la défense nationale, le Collège de commandement et d’état-major et le Collège du commandement tactique. L’unification des trois collèges sous la supervision académique de l’Université de Haïfa crée une responsabilité directe de l’université en ce qui concerne la formation et l’éducation du corps des officiers israéliens, et les premiers cours débutent déjà en juillet 2018.

    Le troisième événement a été le fonds conjoint de capital-risque de l’université de Tel-Aviv avec l’ISA, pour soutenir des start-ups sécuritaires. La coopération entre l’ISA et l’Université de Tel-Aviv signifie que l’ISA aura accès aux technologies de contrôle des populations, en utilisant l’argent du fonds d’investissement et la réputation universitaires pour donner aux start-ups un air de respectabilité. Selon une déclaration conjointe de l’ISA et de l’Université de Tel-Aviv datée du 3 juillet, quatre start-ups financées comprennent une start-up qui identifie des « fausses informations », une autre un programme d’intelligence artificielle pour analyser des vidéos et des documents, une autre une technologie de réalité virtuelle destinée à être utilisée dans le pilotage de drones à distance et une dernière proposant des prédictions basées sur le big data et l’apprentissage automatique.

    #Palestine #Universités #Armée_israélienne #Collaboration #BDS #Embargo_militaire #Boycott_universitaire


  • Chaires de recherche : où sont les femmes ?
    Thomas Dufour, La Presse, le 21 août 2018
    http://plus.lapresse.ca/screens/80b7d0af-b131-4d0b-ae7f-a09c8a604402__7C___0.html

    En décembre 2019, plusieurs universités québécoises pourraient perdre une partie du financement versé par le gouvernement fédéral à leurs chaires de recherche du Canada (CRC) si elles n’augmentent pas le nombre de femmes titulaires. À moins d’un an et demi de la date butoir, 12 institutions québécoises sur 18 n’ont pas encore atteint leur cible.

    En 2009, le gouvernement fédéral sonne l’alarme : les chaires de recherche du Canada (CRC) manquent de femmes, de personnes autochtones, de personnes handicapées et de membres des minorités visibles à leur tête.

    Les universités canadiennes se dotent alors de cibles à atteindre pour chaque groupe. À partir de 2012, elles doivent rendre compte annuellement de leur progression.

    Puis, en mai 2017, le programme des chaires de recherche du Canada lance un ultimatum aux universités : elles devront atteindre les cibles, notamment de représentativité hommes-femmes, d’ici décembre 2019, sans quoi elles perdront une partie de leur financement.

    Le programme de chaires de recherche impose alors une série de mesures aux universités : ces dernières doivent publier leurs données sur le nombre de femmes titulaires de CRC, mettre sur pied un plan d’action afin d’atteindre leurs objectifs, offrir de la formation au personnel et revoir le processus de sélection des candidats, entre autres.

    Si les cibles ne sont pas respectées à la fin de l’année 2019, le gouvernement fédéral arrêtera d’évaluer les candidatures de titulaires de CRC présentées depuis l’automne 2017, selon le conseiller en communications du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada Jai Aggarwal. Ce faisant, les chaires arrivées à échéance ne seront pas renouvelées, et les universités qui accusent du retard perdront du financement.

    À titre d’exemple, le programme des chaires de recherche du Canada a versé 38,7 millions de dollars aux CRC québécoises à l’automne 2017. Pour le Canada en entier, le budget est d’environ 265 millions par an.

    En compilant les données des CRC, La Presse a pu remarquer que les femmes étaient peu présentes dans plusieurs institutions et domaines au Québec.

    L’Université McGill est la seule institution de grande taille à atteindre sa cible. L’Université de Montréal et l’Université Laval accusent des retards importants.

    Les chaires de recherche du Canada sont issues d’un programme fédéral créé en 2000 pour encourager la recherche au pays. Les candidats au poste de titulaire sont choisis par les universités avant d’être approuvés par un comité d’évaluation des chaires de recherche du Canada. Les CRC représentent plus du tiers de toutes les chaires de recherche des universités québécoises.

    À la naissance du programme, les universités choisissaient un chercheur sans qu’ait lieu d’appel de candidatures. « Ce qu’on voit, c’est que dans l’informel, les femmes étaient désavantagées par rapport aux hommes », expose le professeur titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante à l’Université de Montréal, Vincent Larivière.

    Depuis quelques années, les universités organisent des concours internes afin de choisir un candidat ou une candidate. Cette façon de faire permet de faire émerger plus de femmes, mais certaines universités ont adopté la méthode tardivement.

    Depuis le début des années 2000, le taux de réussite des femmes est le même que celui des hommes devant le comité des chaires de recherche. Cependant, les chercheuses sont moins nombreuses à être proposées par les universités à l’issue des processus de sélection.

    Les CRC se divisent en trois catégories de recherche : les sciences naturelles et le génie ; la santé ; et les sciences humaines. La représentation des femmes n’est pas la même pour tous ces domaines.

    Les cibles à atteindre imposées par le fédéral pour se rapprocher de la parité ne sont pas choisies arbitrairement : elles sont calculées par rapport au nombre de femmes demandant des subventions auprès de trois organismes fédéraux, l’un pour chaque domaine. Pour les sciences naturelles et le génie : 21 % des demandes de subvention proviennent des femmes ; pour les sciences de la santé, c’est 35 % ; et pour les sciences humaines : 45 %.

    Si une université n’a que des chaires dans le domaine de la santé, sa cible sera de 35 %. Par contre, lorsque les trois catégories sont impliquées, la cible représente une moyenne entre les proportions de femmes dans les différents domaines en fonction de leur importance dans l’établissement.

    La moyenne de titulaires femmes au Québec est de 28,36 %, légèrement sous la moyenne canadienne à 30,64 %.

    Les cibles des chaires de recherche du Canada prennent uniquement en compte le nombre global de femmes indépendamment du domaine. Cette façon d’établir les objectifs ne permet pas de voir quels sont les domaines les moins paritaires au sein d’une université.

    À titre d’exemple, à l’Université Laval, 25 % des titulaires de chaire sont des femmes. Par contre, pour les sciences naturelles et le génie, ce pourcentage chute à 11,54 %. C’est pourquoi ce tableau inclut les différents champs de recherche.

    Depuis 2017, toutes les universités ont un plan d’action. Mais certaines universités ont commencé à prendre des mesures bien avant. C’est le cas de l’Université McGill, qui a augmenté la proportion de femmes de près de 73 % en 10 ans, dépassant ainsi la cible de 18 %.

    « On a vraiment fait un effort pour mettre beaucoup de lumières sur les questions d’équité, de diversité et d’inclusion depuis quatre ans », affirme la vice-principale adjointe (politiques, procédures et équité) de l’Université McGill, Angela Campbell.

    « Ça prend une réelle volonté. Quand il y a des départements ou des facultés qui ne veulent rien savoir, il ne se passe rien. Ils vont toujours trouver : “Ah ! vous avez engagé une femme. Donc nous, on est corrects, on va pouvoir engager un homme” », expose la titulaire de la Chaire pour les femmes en sciences et en génie au Québec à l’Université de Sherbrooke, Ève Langelier.
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    La performance des 18 universités québécoises

    Sciences naturelles et génie

    Le domaine des sciences naturelles et du génie est celui qui peine le plus à recruter des femmes, ce qui explique le seuil d’équité plus bas à 21 %. Le bassin pour recruter des femmes est plus bas. Selon des statistiques compilées par La Presse, les femmes représentent 17,23 % des professeurs en sciences naturelles et en génie. Même si les données sont globalement assez faibles, certaines universités sont loin derrière les autres.

    Sciences de la santé

    L’Université de Montréal est l’établissement qui accuse le retard le plus important dans ce domaine. « En 2016, quand j’avais vu ça, c’est un écart qui m’avait frappée. C’était troublant », expose la vice-rectrice à la recherche à l’Université de Montréal, Marie-Josée Hébert. Pour le domaine de la médecine, qui représente la majorité des chaires en sciences de la santé, la parité est atteinte dans la pratique clinique mais pas dans la recherche, explique toutefois Vincent Larivière, professeur à l’Université de Montréal.

    Sciences humaines

    Le domaine des sciences humaines est celui où les universités se rapprochent le plus de la parité. Les universités où la proportion de femmes titulaires est faible dans ce domaine ne possèdent pas beaucoup de chaires, ce qui rend cet écart plus facile à combler. Le nombre d’étudiantes et de professeures est aussi plus élevé dans ce domaine.
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    Les universités confiantes d’atteindre les cibles

    À 15 mois de la date butoir, les universités qui accumulent le plus de retard croient tout de même qu’elles pourront atteindre leurs cibles avant la fin de l’année 2019. Selon la vice-rectrice à la recherche à l’Université de Montréal, Marie-Josée Hébert, l’institution dépassera ses cibles en avril prochain, si le programme de chaires de recherche du Canada accepte ses nominations.

    L’Université Laval croit elle aussi pouvoir rattraper son retard. Les neuf postes de titulaires de CRC à combler en 2019 seront exclusivement proposés à des membres des groupes sous-représentés, soit les femmes, les personnes handicapées, les autochtones et les minorités visibles.

    Ces deux universités reconnaissent qu’elles ont du travail à faire. « Ça nous a frappés nous aussi. Nos statistiques qui venaient du secrétariat étaient rentrées en février 2016 et on s’était rendu compte qu’on n’avait pas la progression qu’on souhaitait », explique Marie-Josée Hébert.

    Son homologue de l’Université Laval, Eugénie Brouillet, a fait les mêmes constats. « Depuis que la dernière direction est entrée en fonction, il y a un an, on s’est rendu compte qu’on avait des efforts à faire », souligne-t-elle.

    Du progrès

    La proportion de femmes dans les chaires de recherche du Canada au Québec a augmenté de près de 8 % depuis 2010. Ce progrès est dû à la série de mesures entreprises par les universités à la demande des chaires de recherche du Canada.

    « Atteindre l’équité et la diversité en recherche n’est pas juste une question de quotas. Il s’agit de mettre en place une infrastructure institutionnelle visant à lever les barrières discriminatoires », affirme Tania Saba, titulaire de la Chaire BMO en diversité et gouvernance de l’Université de Montréal.

    En 2017, les méthodes de sélection des candidats pour les CRC ont changé. Les universités doivent maintenant offrir des formations aux personnes impliquées dans les processus de recrutement afin que ces derniers soient sensibilisés par rapport aux biais inconscients lors de la sélection de candidats.

    Un titulaire de chaire ne peut désormais être renouvelé dans ses fonctions qu’une seule fois. Cette décision du programme des chaires de recherche du Canada permet une plus grande diversité des titulaires.

    « Il y a des choses positives qui se passent. C’est très contraignant [des cibles] pour les universités, on leur impose des choses. Mais ça fait avancer les choses », exprime la chercheuse Ève Langelier.

    Le problème pour certains domaines est le manque de professeures pouvant devenir titulaires. « Pour atteindre la parité ou la bonne représentation en recherche, il faut d’abord l’atteindre au sein du corps professoral », affirme Tania Saba.

    Si les femmes sont majoritaires dans la population étudiante, elles sont minoritaires chez les professeures et encore moins présentes en recherche. « On appelle ça le pipeline qui fuit. Plus tu augmentes dans la progression en carrière, plus tu perds des femmes », explique le professeur titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante à l’Université de Montréal, Vincent Larivière.

    L’excellence intacte

    Si les universités sont en train de développer des structures pour intégrer plus de femmes, l’excellence des candidatures reste toujours le critère principal dans la sélection. « Quand on a mis en place ces quotas-là, on n’a pas eu de misère à trouver des femmes qui étaient excellentes », remarque Vincent Larivière.

    « On ne laisse pas tomber les critères d’excellence, mais il n’y a pas un seul moyen pour mesurer l’excellence. À travers les bourses, les publications, les chaires, est-ce que c’est la seule façon de mesurer du potentiel d’excellence ? », se questionne Tania Saba. Cette dernière croit que la quantité des publications ne devrait pas prévaloir sur la qualité.

    Dans les faits, les femmes s’impliquent plus dans les programmes de premier cycle. « Elles vont donner beaucoup pour faire rouler le programme de bac tandis que les hommes vont se donner plus sur les études graduées, plus sur la recherche. Et qu’est-ce qui est valorisé : c’est la recherche. », dit Ève Langelier.

    Une carrière difficile

    « Il reste deux endroits difficiles [pour les femmes] : l’université et les chantiers de construction. Mais les chantiers de construction, je pense que c’est plus positif que les femmes profs. Elles doivent faire leur place en arrivant, mais après ça, c’est correct », expose Ève Langelier.

    La chaire dont Mme Langelier est titulaire se penche sur la sous-représentation féminine dans le domaine des sciences et du génie. « Quand tu arrives à une table, c’est impressionnant la première fois, tu t’assois pis il y a 30 hommes, plus vieux que toi. C’est intimidant », raconte celle qui a une formation en génie.

    Les raisons qui expliquent le faible nombre de femmes en sciences sont nombreuses. Souvent, un double standard est en jeu. « Dans le domaine des sciences, le fait d’avoir des enfants pour un homme, ça va être un gain de crédibilité et de sérieux. Dans le cas des femmes, c’est associé à un déclin, à la réduction de la visibilité et de la production », relate Vincent Larivière.

    « Les jeunes, tu leur demandes de dessiner un scientifique, la plupart vont dessiner un homme, blanc, vieux, avec des lunettes et des cheveux blancs, avec un sarrau. Si tu vois ça et que tu es une petite fille, tu te dis : “Ce n’est pas pour moi” », décrit Ève Langelier.

    #Femmes #Discrimination #Recherche #Université #Canada


  • Facebook Aims To Make MRI Scans 10x Faster With NYU
    https://www.forbes.com/sites/samshead/2018/08/20/facebook-aims-to-make-mri-scans-10x-faster-with-nyu/#2b6219047a04

    Si même l’Université de New York a besoin de Facebook pour faire des recherches... mais tout est clean hein, peut être même open source.

    Zitnick added that partnering with NYU could help the social media giant get the technology into practice if it proves to be successful. “If we do show success, we have an avenue to get this out into clinical practice, test it out, put it in front of real radiologists, and make sure that what we’re doing is actually going to be impactful,” he said.

    But when asked if Facebook plans to release and build medical products in the future, Zitnick didn’t give much away. Instead, he said that “FAIR’s mission is to push the science of AI forward,” before going on to say that FAIR is looking for problems where AI can have a positive impact on the world.

    Facebook and NYU have a long-standing relationship, with several people working for both organizations including Yann LeCun, who was the director of FAIR before he became Facebook’s chief AI scientist. “This all got started with a connection by someone working both for NYU and in collaboration with FAIR. They suggested it’d be good for us to start talking, which we did,” said Sodickson.

    Facebook and NYU plan to open source their work so that other researchers can build on their developments. As the project unfolds, Facebook said it will publish AI models, baselines, and evaluation metrics associated with the research, while NYU will open source the image dataset.

    Facebook isn’t the only tech company exploring how AI can be used to assist radiologists. For example, DeepMind, an AI lab owned by Google, has developed deep learning software that can detect over 50 eye diseases from scans.

    DeepMind has a number of other healthcare projects but Facebook (who was reportedly interested in buying DeepMind at one stage) claims this project is the first of its kind, as it aims to change the way medical images are created in the first place, as opposed to using existing medical images to see what can be achieved.

    #Facebook #Résonance_magnétique #Neuromarketing #Intelligence_artificielle #Université #Partenariats


  • Évolution de la population et climat. Une étude à l’âge du Bronze.
    8 août 2018

    La population a eu une dynamique très diversifiée à l’âge du bronze en Europe centrale et méridionale. Celle-ci est mise en relation (ou non) avec les schémas climatiques régionaux.

    Highly diverse Bronze Age population dynamics in Central-Southern Europe and their response to regional climatic patterns

    Les auteurs ont utilisé un ensemble de données de datations archéologiques au radiocarbone pour reconstituer les tendances démographiques en Europe centrale et méridionale entre 1800 et 800 av. (note : le fait qu’on ait retrouvé soit des corps inhumés, soit que la pratique était à la crémation a été pris en compte).

    À l’échelle macroscopique, une tendance démographique positive est visible jusqu’à ce que ca. 1450 av. J.-C., suivie d’une phase de déclin de la population jusqu’à environ 1050 av. Jusqu’à ca. 1050 av. J.-C.

    La dynamique de la population à l’échelle macroscopique semble être principalement déterminée par les tendances de la circonférence alpine. Au début du XVIe siècle av. J.-C., il y eut une expansion des colonies de Terramare, dans laquelle la taille de toute la zone peuplée de la plaine du Pô avait été multipliée par trois.
    De même, dans les montagnes du Jura français, il est attesté une période de croissance démographique autour de 1500 av. J.-C..

    De manière significative, le nord de l’Italie, l’est de la France, la région alpine riche en minerai était économiquement les régions les plus dynamiques après 1600 avant JC en Europe, avec des preuves évidentes d’une croissance socio-économique.

    La population diminue après ca. 1470 av. J.-C. coïncide alors avec la crise du système de peuplement lacustre dans la région circum-alpine. De même, la contraction démographique entre 1200 et 1050 av. J.-C. se produit dans un laps de temps défini par l’effondrement de la culture de Terramare vers 1150 av. J.-C.[Italie du Nord].

    Un nouvel épisode de croissance démographique à l’échelle macroscopique est visible après env. 1050 av. J.-C., reflétant probablement à la fois les pics de population enregistrés le long de la côte nord-ouest de la Méditerranée et la tendance au rétablissement de la population visible sur le plateau suisse. Notamment, les tendances positives marquantes dans le nord-ouest de la Méditerranée sont liées à l’adoption locale du rituel de la crémation et pourraient impliquer un afflux démographique en provenance d’Europe centrale.

    (...)

    Le climat semble jouer un rôle non négligeable dans la plaine du Pô , où l’abandon généralisé des colonies se produit dans des conditions de plus en plus arides. Bien que des mandataires archéologiques et paléoenvironnementaux indépendants appuient cette connexion, il reste impossible de déterminer si le climat représente le principal facteur de forçage conduisant à l’effondrement des sociétés locales de l’âge du bronze ou si ses effets sont aggravés par la surexploitation du paysage .

    Les communautés sur le plateau suisse semblent montrer une plus grande résistance aux fluctuations climatiques , l’effondrement des tassements ne se produisant que pendant l’intervalle le plus froid de la courbe de température, après des siècles de conditions de plus en plus froides.

    Une chute de population dans le Massif Central est liée à une phase froide et humide particulièrement prononcée (vers 1700-1500 av. J.-C.). En dehors de cet événement, les communautés locales semblent ne pas être affectées par les autres changements climatiques. La stagnation prédominante qui émerge de la courbe du SCPD du Massif Central semble refléter une stabilité à long terme plutôt rare parmi nos reconstructions, probablement liée à une faible densité démographique et à une mobilité élevée découlant d’une subsistance basée sur l’élevage.

    #préhistoire #age_du_bronze #climat #population #Europe
    Les deux premiers auteurs :
    #Giacomo Capuzzo , Laboratory of Anthropology and Human Genetics, Faculty of Science, #Université_Libre_de_Bruxelles, Brussels, Belgium, Quantitative Archaeology Lab (LAQU), Department of Prehistory, Autonomous University of Barcelona, Faculty of Arts and Humanities, Bellaterra (Barcelona), Spain
    #Marco_Zanon Graduate School “Human Development in Landscapes”, #Kiel_University, Kiel, Germany, Institute of Pre- and Protohistoric Archaeology, Kiel University, Kiel, Germany

    http://journals.plos.org/plosone/article/figure/image?size=inline&id=10.1371/journal.pone.0200709.g011
    http://journals.plos.org/plosone/article/figure/image?size=inline&id=10.1371/journal.pone.0200709.g012
    http://journals.plos.org/plosone/article/figure/image?size=inline&id=10.1371/journal.pone.0200709.g013

    http://journals.plos.org/plosone/article/figure/image?size=inline&id=10.1371/journal.pone.0200709.g001


  • Fac : désorientation, occupation, répression La Brique

    Depuis le mois de novembre, ça bouillonne dans les facs. Les occupations, blocages ponctuels, se multiplient. Des mouvements plus durables de grève prennent forme contre la loi « orientation et la réussite des étudiants » (O.R.E.). Celle-ci, sous couvert de répondre à un manque de moyens, prescrit une sélection sociale inédite à l’entrée des établissements de l’enseignement supérieur.

    C’est au sein de la faculté de droit de Lille 2 que la mobilisation lilloise fait parler d’elle. Dès le premier jour des examens, le 9 avril, des heurts entre étudiant.es, cheminot.es et CRS postés en masse sur le parvis de la fac précipitent la lutte. La majorité des promotions de science politique votent le boycott des épreuves. Il faut frapper fort pour montrer son indignation : on rend copie blanche avec mention « en grève », on se lève et déchire les sujets, les copies sont noircies de pamphlets, raps ou pastiche du « Déserteur » de Boris Vian. Rapidement, l’idée se diffuse, l’action est reprise : à Sciences Po Rennes d’abord, dans les universités de Toulouse, Nantes, Lyon 2 ensuite, on sabote les partiels pour répondre un « non » sans concessions aux prétentions de la loi O.R.E.

    Une mobilisation qui peine à prendre ?
    À Lille, une poignée d’étudiant.es forme le Collectif de résistance à la sélection (C.R.S.). Indépendant de toute organisation syndicale, il se mobilise pour faire réagir l’administration et sensibiliser les étudiant.es sur les aberrations du Plan Vidal. Le logiciel « Parcoursup » qui fait partie du projet, est une véritable gare de triage mise en application avant même le vote de la loi par le Parlement (1). Cantines, assemblées générales, ciné-débats, blocages et occupations sont à l’agenda du C.R.S. Le mouvement se densifie, bien que lentement, face à une indifférence générale et une répression systématisée (2).

    . . . . . .
    La suite : http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/1008-fac-desorientation-occupation-repression


  • USA : Un jeu télévisé qui efface des dettes étudiantes Thomas Urbain - 2 Aout 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/533639/un-jeu-televise-qui-efface-des-dettes-etudiantes

    Rembourser les dettes contractées par de jeunes diplômés pour financer leurs études supérieures, c’est la proposition du jeu Paid Off, lancé par une chaîne câblée, qui attire l’attention sur le dossier explosif des crédits étudiants.

    Selon les chiffres de la Réserve fédérale américaine, l’encours des crédits étudiants a atteint, fin mars, 1380 milliard $US, après avoir plus que doublé en dix ans (+138 %).

    « Ma femme et moi avons galéré avec nos prêts étudiants et nous n’avons pu rembourser que parce que j’ai décroché une pub pour des sous-vêtements », explique Michael Torpey, acteur et présentateur de Paid Off, en préambule de l’émission, diffusée par la chaîne TruTV.

    « Mais comment font les 45 millions d’Américains qui ont des dettes étudiantes ? interroge-t-il. Malheureusement, il n’y a pas beaucoup de pubs pour des sous-vêtements. »

    Selon l’association College Board, le coût moyen d’un cursus universitaire de base (4 ans) aux États-Unis est de 34 740 $US par an dans une université privée, sans compter les frais annexes (hébergement, nourriture).

    La plupart des facultés les plus prestigieuses sont des établissements privés.

    De nombreux étudiants empruntent donc tout ou partie du coût de leur scolarité universitaire.


    Questions-réponses
    Certains des concurrents de Paid Off, jeu hebdomadaire diffusé depuis le 10 juillet, affichent des ardoises de plus de 40 000 $. Pour effacer le tout, il faut passer trois tours de questions d’un bon niveau, parfois pointues.

    En fin d’émission, Michael Torpey rappelle les chiffres, édifiants, des dettes étudiantes. « Cela n’est pas une fatalité, dit-il. Appelez vos élus dès maintenant et dites leur que nous avons besoin d’une meilleure solution que ce jeu. »

    « Pour nous, Paid Off est un jeu télévisé humoristique qui met un coup de projecteur sur une crise nationale », explique Lesley Goldman, producteur exécutif de l’émission.

    « Les dettes étudiantes sont une réalité pour des millions de gens , ajoute-t-il, et s’il faut ce jeu absurde de Michael Torpey pour lancer un débat sur le sujet, nous sommes ravis de travailler avec lui pour faire de son idée une réalité. »

    Lesley Goldman, qui est vice-président de TruTV et responsable du développement des nouveaux programmes, n’a pas souhaité communiquer de chiffres d’audience, mais assure que le buzz et les réactions sur les réseaux sociaux ont été « remarquables ».
    Seize épisodes ont été tournés à ce jour.

    TruTV n’a pas fixé de plafond à la dette de chaque concurrent, mais le responsable explique qu’un budget fixe a été affecté aux 16 épisodes, sans en préciser le montant.

    #Université #dette #tv #jeux #pret


  • Invisibilité des femmes
    L’école d’été de cartographie et de visualisation de l’enssib à Lyon

    J’ai participé à l’édition 2017, participation tardive puisque j’ai répondu à la dernière minute. Le programme étant déjà bouclé, @fil a partagé son temps d’intervention avec moi (merci Filou).
    J’avais alors noté que nous n’étions que 3 femmes pour 17 mecs. Un accident pour cette première édition ?
    http://barthes.enssib.fr/ECV-2017

    Cette année, Eric Guichard, l’organisateur, m’a invité à revenir pour l’édition 2018 sans plus de précision sur le programme et j’ai accepté pour le principe.
    Puis Eric Guichard nous a envoyé la liste des intervenant·es mais je n’ai pas regardé, occupée ailleurs que j’étais. C’est Filou qui a d’abord exprimé son regret de pas voir davantage de femmes parmi les intervenant·es. Du coup j’ai regardé la liste : nous étions 2, Patricia Loué et moi, toutes deux déjà présentes l’année précédente. Et 23 hommes. La réponse de Guichard fut un peu courte : « J’avais invité L., qui ne m’a jamais répondu. » Circulez, y’a rien à voir.

    J’ai laissé passer deux jours avant de décider quoi faire, je trouvais ce copié-collé très gênant. Y aller, était pour moi être l’exception qui confirme la règle et même si je faisais un petit speech en introduction de mon intervention pour dénoncer ce déséquilibre flagrant, cela ne me paraissait vraiment pas suffisant.

    J’avais alors deux options dont j’ai fait part à l’organisateur : soit je fais une intervention sur l’invisibilité des femmes dans ce domaine, soit je ne viens pas. Comme je n’avais pas le temps de préparer une telle intervention (désormais inscrite dans les projets futurs), j’ai décliné l’invitation.
    Je n’ai pas reçu de réponse tout de suite mais quelques jours plus tard, une fois le programme établi.

    Dans sa réponse, Eric Guichard me dit qu’il a réussi à doubler le nb de femmes invitées depuis l’année passé, en me comptant probablement, ainsi que L. En fait seulement 3 femmes contre 26 hommes étaient présentes pour l’édition 2018. C’est pire que 2017 !
    http://barthes.enssib.fr/ECV-2018
    En regardant le programme de plus près, on s’aperçoit que les deux femmes qui ont été programmées à la dernière minute interviennent en même temps et que leur intervention ne dure que 30 mn au lieu de 45 mn.

    • Oui, j’ai noté que partout où j’ai été invitée, ce ne sont jamais des femmes qui tiennent les plénières et quand cette plénière est un plateau, il est assez rare qu’il y ait au moins une femme parmi les intervenants.
      Par contre, les femmes se coltinent les ateliers et les conf’-croupions, celles qui ont lieu pendant un événement important où à une heure physiologique (en gros, trop tard, trop tôt dans la journée, pendant la pause repas ou en entracte entre deux trucs _importants).
      Mais bon, il y a le #quota_nichons, donc nous devrions être reconnaissantes !

    • En 2012 je suis intervenue lors de sudweb, ma micro conférence portait sur Les 48 pixels de l’icône anonyme si souvent masculine encore aujourd’hui, je finissais par la confondre avec la silhouette tronquée de jean-pierre pernaud. Je débutais en demandant aux femmes dans la salle de lever la main, évidemment il n’y en avait pas 10%, et c’était bien pire au niveau des intervenants.
      Je suis intervenue également sur les listes de toulibre pour demander l’usage de l’écriture inclusive. Ça a été un gros clash mais ça semble aujourd’hui acquis.

      Donc je salue les initiatives de sudweb qui a redressé la barre depuis pour avoir 50% d’intervenantes et se débrouille aussi pour inviter des femmes à venir. Et pas les femmes des geeks s’il vous plait, non ça c’est juste a big shame de faire ça, non des femmes dont l’activité a trait avec le web et qui n’osent pas toujours venir.
      Bref, merci aussi à toulibre.
      Et je ne raconte pas ça pour me glorifier (bien que hein on sait jamais) mais juste pour dire que je l’ai fait, à ma petite échelle et que ça a modifié des choses donc qu’il faut prendre la parole encore et encore, et s’il vous plait, ne restez pas seules. Dites ensuite racontez que vous n’avez pas accepté de vous taire devant les 80% d’hommes qui voudraient vous éliminer.

      Merci @odilon donc :)

    • Un jour j’ai assisté à une rencontre décroissante dans le Nord, il y avait une table ronde sur les médias. L’An 02 venait de finir sa publi mais était encore dans toutes les bonnes librairies et j’étais celle qui habitais le plus près mais je ne l’ai pas pris mal, au vu de la brochette de gars, en remarquant que je n’avais pas été invitée. Après tout, je n’avais rien de spécial à dire.

      Mais en entendant mes couilles (six ou sept gars, je crois, pour zéro meuf) raconter des trucs dont beaucoup trop étaient sans intérêt, j’ai commencé à trouver que mon absence était dommageable à l’intérêt de la rencontre et je l’ai ouverte deux fois. Rien dit sur le choix du panel et je ne me souviens plus de quoi j’ai parlé mais j’ai dû la ramener sur l’absence des meufs dans la presse politique super en avance sur son temps. Vraiment, je ne me souviens plus, je n’ai pas été traumatisée comme d’autres fois, mais j’espère que j’ai fait un peu honte à ce monde quand je me suis présentée : Aude, je coordonne la revue écolo Machin.


  • Les plus anciens virus humains découverts étaient âgés d’environ 450 ans, mais la plupart n’avaient pas plus de 50 ans. Maintenant c’est 4500 ans !

    Une étude pionnière a identifié les preuves les plus anciennes de VHB dans les vestiges antiques et prouvé que les virus peuvent disparaître. La signification scientifique de la recherche a été décrite comme « vraiment remarquable » et comparée à la découverte des premiers fossiles.

    Oldest genetic evidence of Hepatitis B virus found in ancient DNA from 4,500 year-old skeletons | University of Cambridge

    http://www.cam.ac.uk/research/news/oldest-genetic-evidence-of-hepatitis-b-virus-found-in-ancient-dna-from-4500-y

    (...)

    La nouvelle recherche, menée par un groupe d’universitaires au Centre for Pathogen Evolution du Département de Zoologie de l’Université de Cambridge et du Centre de GéoGénétique de l’Université de Copenhague, a prélevé des échantillons génétiques de squelettes en Europe et en Asie depuis l’âge du bronze. à la période médiévale, et trouvé 25 squelettes HBV-positifs parmi les restes. Dans 12 de ces squelettes, ils ont trouvé suffisamment de génome du VHB pour effectuer des analyses détaillées - dont la plus ancienne avait 4 500 ans [Soit l’Age du Bronze].

    À partir de ces données, ils ont pu extraire les séquences génétiques du VHB qui ont infecté les individus il y a des milliers d’années.

    (...)

    Bien que le VHB soit un problème de santé mondial, on sait peu de choses sur son origine et son évolution. Comme c’est le cas pour de nombreux virus humains, ceci est dû en grande partie à l’absence de preuves historiques difficiles à localiser et à identifier.

    Le Dr Terry Jones, premier auteur conjoint basé au Département de zoologie de l’Université de Cambridge, a expliqué : « Les scientifiques étudient principalement les souches de virus modernes et nous avons principalement été dans l’ignorance des séquences anciennes - jusqu’à maintenant. C’était comme essayer d’étudier l’évolution sans fossiles. Si nous étudions seulement les animaux qui vivent aujourd’hui, cela nous donnerait une image très inexacte de leur évolution - c’est la même chose avec les virus. "

    En savoir plus sur le VHB peut maintenant être possible. Montrer que le virus a circulé chez les humains depuis au moins l’âge du bronze est un grand progrès scientifique, car les tentatives précédentes pour estimer combien de temps le virus a infecté les humains ont varié de 400 ans à 34 000 ans.

    L’étude a été menée par le professeur Eske Willerslev, qui occupe des postes à la fois au St John’s College, à l’Université de Cambridge et à l’Université de Copenhague.

    Il a déclaré : « Ces données nous donnent une idée de la façon dont ce virus se comporte, et cela nous donne une meilleure idée de ce qui est biologiquement possible dans le futur. L’analyse d’autres échantillons d’ADN anciens pourrait révéler d’autres découvertes et cette étude pionnière pourrait avoir d’énormes implications sur la façon dont le virus affecte les humains aujourd’hui. »

    La recherche montre également l’existence d’anciens génotypes du VHB dans des endroits incompatibles avec leur distribution actuelle, ce qui contredit les origines géographiques du virus précédemment suggérées.

    (...)

    #Préhistoire #Age_du_Bronze #Virus #Université_de_Cambridge #Barbara_Mühlemann #Terry_C._Jones #Eske_Willerslev
    #University_of_Copenhagen #2500BP

    Ancient Hepatitis B viruses from the Bronze Age to the Medieval period.
    Nature (2018).
    DOI : 10.1038/s41586-018-0097-z


  • Création d’un Département de sûreté intérieure à l’#Université de Strasbourg – Alternative
    http://alternative2017.eu/index.php/2018/07/10/creation-dun-departement-de-surete-interieure-a-luniversite-de-stras

    Travailleront au sein de ce département des “agents de sûreté” ayant des missions particulièrement nouvelles pour une université. Selon le diaporama de présentation de la direction, les missions initialement prévues étaient : “Prévenir et lutter contre les risques liés à la malveillance (risques d’origine humaine), pour faire face aux actes spontanés ou réfléchis ayant objectif de nuire ou de porter atteinte, ou dans un but de profit. Exemple : actes d’incivilités, de malveillance, vols, agressions, actes terroristes, etc.”

    Après les protestations légitimes des partenaires sociaux comme des personnels concernés, ces exemples ont été revus : “vols, dégradations de locaux, incivilités, intrusions, mouvements visant à nuire aux personnes et/ou aux biens, etc. […] sensibilisation des personnels, rondes de surveillance, vigilance quant au respect des consignes, assistance aux personnes, gestion et consignation des situations délicates, etc.”.

    Contexte et élaboration

    La création de ce département de sûreté a été dans décidée en avril 2018, dans un contexte très particulier : notre université connaissait alors un mouvement de protestation contre la loi ORE. Cette création n’a donné lieu à aucune concertation ni consultation des conseils centraux de l’Université. Alors que l’engagement en avait été pris, il ne sera finalement pas présenté en Conseil d’administration. La création de nouvelles missions l’intéresse pourtant.

    Les personnels concernés se retrouvent ainsi, contre leur gré, à devoir exercer un tout autre métier que le leur, pourtant indispensable à la #sécurité des bâtiments et des personnels contre les incendies.

    Le fait est suffisamment grave pour que, pour la première fois, les membres du CHSCT le 4 juin, puis du CTE le 28 juin, aient unanimement refusé de voter ce projet de réorganisation.

    Pertinence

    Quelle est la pertinence, pour une université, de développer ce type d’activité ?

    La création d’une mission de sûreté n’est pas une décision anodine. L’inclusion initiale de missions de police, de renseignement et de surveillance est très inquiétante. Et l’absence totale de consultation des instances décisionnaires devrait nous interroger toutes et tous : Quelle Université de Strasbourg voulons-nous ? Comment voulons-nous en décider ?


  • L’orthographe : cause perdue ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/rue-des-ecoles/lorthographe-cause-perdue

    Le niveau baisse ! Concernant l’#orthographe c’est tout à fait avéré et toutes les études sur la question concordent. Les enseignants le constatent de l’école primaire au supérieur... Mais, une fois que l’on a dit cela, que faire ?

    Nos invitées vont partager leurs pistes de réflexion pour améliorer la production écrite et ce à tous les niveaux d’enseignement. Notre réflexion sera double car nous ne pourrions parler de l’orthographe sans nous interroger sur la place de ces fameuses fautes dans nos représentations scolaires, culturelles et sociales.

    Bref, aujourd’hui, dans Rue des écoles nous allons tenter de dépasser la déploration attachée à cette véritable passion française qu’est l’orthographe.

    Super émission sur l’orthographe !
    Après, il y a la présentation d’une association qui lutte pour une meilleure représentation des femmes dans les postes clés dans l’enseignement supérieur. Et la représentante de l’association, en réponse à une question sur le harcèlement sexuel des femmes à l’université, répond « c’est marginal », alors que la journaliste lui parle de l’association CLASCHES (https://clasches.fr) qui s’est créé précisément à cause de ce problème. Ok donc on repassera pour le combat féministe ! Ça sert à quoi de se retrouver au pouvoir si c’est pas pour faire progresser la situation des femmes à l’université franchement ! Surtout que n’étant pourtant pas de ce milieu, j’ai entendu d’innombrables histoires de ce genre et en particulier une de mes meilleures amies qui a dû arrêter sa thèse à cause du harcèlement qu’elle subissait de la part de son directeur de thèse.

    #école #enseignement #université #français #grammaire #sélection


  • Major du bac en Polynésie, elle n’a rien pour l’année prochaine
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/07/07/97001-20180707FILWWW00071-major-du-bac-en-polynesie-elle-n-a-rien-pour-l-an

    Il y a ceux qui se contente d’avoir le bac, ceux qui sont aux rattrapages, ceux qui visent les mentions ou même l’exploit comme cette jeune polynésienne. Avec 20,32 de moyenne générale au baccalauréat elle est la major de l’archipel, une récompense ultime qui se solde par une triste conclusion : elle n’a toujours pas d’établissement pour l’accueillir l’année prochaine en métropole. Elle a été refusée partout à Paris et reste sur liste d’attente dans le lycée toulousain Pierre-de-Fermat pour une classe préparatoire d’ingénieurs.

    « Je trouve ça aberrant. Je ne suis pas la seule dans ce cas : il y a beaucoup de bons élèves qui subissent le fait d’être à Tahiti. Les grandes prépas nous ont laissés de côté, nous les îles d’Outre-mer. On devrait nous laisser notre chance », explique Ranitea Gobrait. Comme elle, plusieurs de ses amies n’ont pas été admise dans l’hexagone avec des moyennes au dessus de 18 au bac. 

    Pour Valérie Faua, directrice du lycée privé La Mennais, « on est forcé de constater qu’être en Polynésie française, ça peut défavoriser les élèves qui demandent des formations bien particulières (..) cette année, avec Parcoursup, ça a été un peu plus flagrant : avec APB, il y avait moins de cas comme ceux-là », affirme-t-elle.


    Photo : http://dom-tom.niooz.fr/ranitea-gobrait-la-collectionneuse-de-20-20-26129055.shtml
    Une lycéenne qui excelle dans tous les domaines
    Pourtant Ranitea se sent tout à fait prête à quitter le Pacifique sud : elle a déjà passé un an en Chine, entre sa Première et sa Terminale, et parle désormais couramment le mandarin. Cette césure dans une éducation entièrement passée dans les établissements catholiques de Tahiti l’a transformée : « La mentalité orientale est plus tournée vers le respect », estime-t-elle. « Ca m’a fait gagner en maturité et en autonomie, j’ai appris sur le partage, et l’humilité ».

    Avec des 20 sur 20 à toutes les matières sauf 15 en TPE, 18 en sport, 17 en SVT et 18 à l’écrit et 19 à l’oral en français, la jeune lycéenne est très ambitieuse : « Elle veut toujours être la meilleure à l’école comme dans le sport : elle veut améliorer ses performances, et en même temps elle est humble et discrète, elle est très réservée », raconte sa mère, Georgette Bryant.

    Car en plus d’avoir une moyenne exceptionnelle au bac, elle est aussi championne de Polynésie du 800 mètres nage libre. Elle nage deux heures tous les soirs, du lundi au jeudi, et affectionne les longues distances. « J’emporte mes devoirs à la piscine », précise-t-elle.

    Avec tous les atouts en poche pour réussir dans la vie, la jeune polynésienne qui rêve de métropole « ne sais pas quel métier faire, mais j’aime les maths : j’aime le fait de ne jamais abandonner quand on a des blocages ».

    #parcoursup #université #sélection #france #Polynésie #éducation #universités #parcours_sup #algorithme #enseignement_supérieur #étudiants #discrimination #Tahiti #grandes_ecoles


  • Contribuer à un logiciel libre dans une formation en école d’ingénieur
    https://framablog.org/2018/07/07/contribuer-a-un-logiciel-libre-dans-une-formation-en-ecole-dingenieur

    Des étudiants de l’Université de Technologie de #Compiègne effectuent, dans le cadre de leur cursus, des Travaux de Laboratoire consistant à avancer sur des tickets du #Projet Framadate (qui n’en manque pas), avec le soutien de leur enseignant Stéphane Crozat … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Contributopia #Dégooglisons_Internet #Framasoft #Libres_Logiciels #Libres_Services #Code #Contribution #contributopia #Éducation #Informatique #Musique_Libre #Universite


  • Alumni Association changes policy after black student is cropped out of photo - The Chronicle
    http://www.dukechronicle.com/article/2018/07/duke-alumni-association-black-student-is-cropped-out-of-photo

    Every year, the Duke Alumni Association holds send-off parties in cities around the world to welcome incoming students and sends emails to invite students and alumni.

    This year, sophomore Cartier Robinson—a black student—noticed something off about a photo in a DAA email. He was the only student cropped out.

    Voici l’explication qui se veut une excuse.

    Because the template resizes photos that don’t fit certain dimensions, a staff member cropped several images to fit the template and pre-empt the automatic resizing, she explained.

    “For the original photo that included Duke student Cartier Robinson: The staffer chose to crop the right side of the photo, which resulted in leaving Robinson out, instead of cropping on the left side, which would have left another student’s arm floating across the photo,” Holder wrote in an email. “Cropping photos is a regular part of our work in DAA communications, but that process can create all kinds of conundrums—especially with group photos—and in this case, both crops were awkward ones.”

    Cette affaire nous rappelle que le métier de photographe a plusieurs raisons d’être. Outre la maîtrise du cadrage et la repartition des sources de lumière le photographe professionnel est au courant des exigences explicites et implicites de ses clients. Un photographe connaissant son métier aurait évité plusieurs défauts de la photo originale mais en le faisant il aurait caché plusieurs éléments qui nous transmettent des informations révélatrices sur les conditions sous lequelles la photo a été prise.

    D’abord la photo est censée exprimer l’union des étudiants. Celle-ci est symbolisée par la l’affiche avec le nom de l’université et par les personnes qui la tiennent dans leurs mains en incluant les personnes derrière l’affiche. La personne sur la droite ne fait évidemment pas partie de cette union.

    L’éditeur avait donc raison de couper la photo à l’endroit où se termine l’union visuelle car la photo originale exprime qu’à Duke University il y a des étudienants qu’on y accepte à peine, de préférence des noirs qui ne font pas 1,95 mètres.

    Cette première impression est renforcée par la ligne descendant de la gauche vers la droite qui constitue l’élément principal de la construction visuelle de l’image. Elle commence à gauche avec le bras de l’homme qui tient l’affiche. Elle a un contre-point naturellement agréable à l’oeil avec la ligne descendant de la droite vers la gauche constituée par les mentons des trois personnes sur la droite. Cette ligne se prolonge implicitement jusqu’à la main de l’homme à gauche qui tient l’affiche et amplifie ainsi l’impression que fait la ligne dominante. La position centrale de l’affiche est soutenue par cette deuxième ligne diagonale aussi.

    Les étudients sur la photo forment deux groupes visuels distinguées par leur tailles différentes. Les grands hommes remplissent le cadre à gauche alors que les petites femmes et le petit homme noir à droite libèrent la vue sur la photo d’une maison qui ressemble à un bâtiment d’université du dix neuvième siècle. Libre au spectateur d’interpréter cette composition. Il ne s’y trompera pas.

    Moi j’y identifie l’intention du photographe peu professionnel de montrer deux niggers of the world aligné sur le véritable nègre dont il souligne la position d’exclu. A gauche on reconnait trois surhommes modernes sportifs souriants imbus de leur futur succès.

    Le photographe professionel intervient lors de la composition des groupes à prendre en photo. Aux mariages il s’informe sur le rôle familial des personnes et leur demande de se positionner en fonction de ce rôle. Souvent ce n’est pas nécessaire parce que tout le monde connaît d’autres photos de mariage et se place automatiquement à l’endroit où le veut la convention.

    C’est ce qu’ont automatiquement fait les personnes sur la photo d’étudiants. Un photographe averti l’aurait vu avant de prendre la photo et il aurait gentiment demandé au grand gaillard au centre de l’image de se mettre sur la droite et de tenir l’affiche à droite comme le fait son collègue à gauche. Ce faisant il aurait obtenu une composition plus dense du groupe soulignant leur union. Par un léger déplacement du groupe vers la droite il aurait placé la photo de l’université près du centre de l’image.

    La signification du positionnement obtenu est discutable aussi parce qu’on risque d’y voir du paternalisme de la part des grands blancs qui protègent les petites femmes et les faibles noirs. Pourtant cette composition aurait évité d’exclure une personne sur la photo.

    L’association d’alumni assure qu’elle veillera désormais à ce que de telles erreurs ne se reproduisent plus. A suivre ...

    “As an organization committed to building the Duke family as students journey through the university and into the alumni network, DAA does not want anyone to think it is intentionally leaving out a student of color," Holder wrote. “That certainly was not our aim, and we’re committed to making sure this does not happen again.”

    #photographie #idéologie #racisme #sexisme #USA #université


  • La #plateforme des chercheurs africains pour donner plus de visibilité à leurs travaux

    Gratuite, cette plateforme destinée à la prépublication en ligne des #articles_scientifiques devrait permettre aux universitaires du continent africain de partager plus facilement leurs recherches.


    https://www.courrierinternational.com/article/la-plateforme-des-chercheurs-africains-pour-donner-plus-de-vi
    #recherche #Afrique #visibilité #visibilisation #université





  • Baccalauréat : Parcoursup met les lycéens à rudes épreuves - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/06/17/baccalaureat-parcoursup-met-les-lyceens-a-rudes-epreuves_1659878

    Au stress des examens qui commencent ce lundi s’ajoute celui lié à la plateforme de vœux des futurs étudiants, suspendue jusqu’au 26 juin. Dans l’attente d’une affectation, certains élèves angoissent, d’autres se découragent. Quatre candidats témoignent.

    Au petit matin, dans les locaux de l’Institut polytechnique de Toulouse, une petite main va appuyer sur pause : l’algorithme Parcoursup, qui répartit les élèves dans les filières du supérieur, s’arrêtera de tourner au niveau national pendant les deux semaines du bac. Les épreuves débutent ce lundi avec la philosophie (lire aussi page 25), pour les trois quarts des 750 000 terminales - les bac pro, eux, sont déjà dans le dur depuis fin mai. « Le fonctionnement de Parcoursup sera suspendu [jusqu’au 26 juin, ndlr] pour que les candidats puissent se concentrer pleinement sur leurs révisions et leurs épreuves », explique le ministère de l’Education nationale dans un communiqué.

    Dédramatiser

    Les dernières semaines ont été bien rudes pour la quasi-majorité des élèves qui, le soir des premiers résultats Parcoursup du 22 mai, se sont retrouvés sans aucune proposition et avec des « en attente » devant chacun de leurs dix vœux. De retour en classe, les profs ont ramé pour dédramatiser, les aiguiller et faire en sorte qu’ils se concentrent sur leur bac. Depuis, les choses se sont (en partie) décantées. Le ministère se vantera à coup sûr d’avoir tenu sa promesse : que les deux tiers des candidats aient au moins une proposition la semaine du bac. Au compteur, samedi, ils étaient 340 000 à avoir validé leur vœu, et donc à savoir ce qu’ils feront à la rentrée, une fois leur bac en poche. Les autres sont encore dans le brouillard : 255 000 ont un choix accepté mais attendent mieux, nourrissant l’espoir de remonter sur les listes d’attente, 165 000 n’ont toujours aucune réponse, et 50 000 ont cliqué sur« abandonner ». Ils ont quitté la procédure Parcoursup, et donc disparu des radars.

    Il est encore trop tôt pour juger l’efficacité de ce nouvel outil d’affectation, mis en place au pas de course (la loi n’a été votée que le 8 mars). Mais une chose est sûre : niveau stress, Parcoursup ne fait pas mieux pour l’instant que l’ancien système #APB, considéré comme anxiogène car très opaque. Parcoursup, c’est un autre genre. Le ministère dit jouer la transparence, mais des pans restent obscurs, comme les critères utilisés par chaque fac pour classer les candidatures. Surtout, en générateur de stress, la palme revient à ce petit compteur qui s’actualise chaque nuit dans le dossier du candidat : il indique l’évolution de son rang sur les listes d’attente… C’est ainsi que, depuis le 22 mai, des élèves (et pas mal de parents) se réveillent en panique au milieu de la nuit pour rafraîchir frénétiquement leur appli. Angoissant à souhait. La décision de mettre en place ce compteur a été prise sur le fil, quelques jours avant le 22 mai. Le ministère aurait-il omis de jeter un œil à la recherche scientifique ?

    « Indécision »

    Les travaux des chercheurs en psychologie sociale font consensus sur ce point : « Les classements ont des effets négatifs sur l’estime de soi et ce qu’on appelle le sentiment d’efficacité personnelle », indique la maître de conférence en psychologie d’orientation au Conservatoire national des arts et métiers Emmanuelle #Vignoli. Il a par exemple été démontré, raconte-t-elle, que si l’on classe de manière aléatoire des élèves, en ne prenant pas en compte leurs compétences, le jeune mal classé qui a pourtant les qualités requises aura tendance à moins bien réussir. « Ce qui veut dire que ce n’est pas seulement la compétence réelle qui joue dans les résultats scolaires, mais aussi le regard que l’on porte sur ses propres capacités, accentué avec un #classement. Dire aux élèves leur rang sur la liste d’attente n’est pas sans conséquence. » Autre effet étayé scientifiquement : les répercussions de l’anxiété. « Elle joue sur l’indécision vocationnelle : il sera plus difficile pour les élèves anxieux de parvenir à faire des choix d’orientation. » Et sur les performances scolaires : « L’état d’anxiété amène à être centré sur soi, sur ses préoccupations. On a donc moins d’attention à allouer à d’autres tâches. » Comme réviser son bac, par exemple.

    Semih, 17 ans, bac pro : « Le stress a augmenté d’un cran »

    « Sur Parcoursup, tous mes vœux pour des BTS technico-commercial sont en attente et un autre a été refusé. Lorsque je l’ai appris, ça m’a beaucoup angoissé, d’autant plus qu’en tant qu’élève de bac pro technicien d’usage [TU, ndlr], je les ai reçus alors que j’étais déjà en train de passer le bac. On a eu les premières réponses le 22 mai, et j’avais des épreuves les trois jours suivants. C’était vraiment dur. Quand j’ai vu que j’étais en attente, le stress a encore augmenté d’un cran. Le bac est un moment difficile et Parcoursup ne fait que renforcer notre anxiété. Lorsque je révise, je pense à [la plateforme], il est difficile de ne me concentrer que sur le bac.

    « Chaque matin, je consulte le site avec l’appréhension de savoir si je suis pris ou pas. Je comprends très bien qu’on décide de mettre Parcoursup en pause pendant le bac pour éviter de nous ajouter un stress supplémentaire. Cette décision est positive pour la plupart des élèves, mais pas dans mon cas. En bac pro, les épreuves générales du bac ne durent plus que deux jours, mais on doit attendre une semaine que les élèves des filières générales finissent pour accéder aux résultats. Une semaine d’attente dans l’incertitude, c’est long.

    « Mes parents aussi sont inquiets. Ils veulent que j’aille au lycée de Brive-la-Gaillarde [Corrèze], mais je suis en attente. Mes autres vœux sont à Clermont-Ferrand et Toulouse. L’éventualité que je puisse partir loin leur fait peur, comme moi. Je souhaite rester proche de ma famille. Ils me disent de réviser mon bac et de ne pas trop angoisser pour Parcoursup, mais je vois bien qu’ils sont eux-mêmes angoissés. » (M.T.)

    Yann, 17 ans, bac pro : « Je ne sais pas si je veux avoir mon bac »

    « J’ai arrêté de réviser pour le bac. Avant de recevoir les résultats de Parcousup, je travaillais car j’aime ma filière [SEN, systèmes électroniques et numériques, ndlr]. Aujourd’hui, je ne sais pas si je veux avoir mon #bac. Je vais y aller uniquement car j’y suis obligé. C’est la première fois que je ne suis pas stressé avant une épreuve : que je l’aie ou pas, l’issue sera la même pour moi. Sur Parcoursup, j’ai formulé des vœux dans la continuité de ma formation : 9 BTS, en SEN et SIO [services informatiques aux organisations], tous dans ma région [Hauts-de-France]. Le 22 mai, tous mes vœux ont été refusés. Si j’ai mon bac, je sais que je serai déscolarisé à la rentrée. J’en arrive à un point où j’ai l’impression qu’avoir mon bac me handicaperait plus que de ne pas l’avoir. Je suis complètement perdu alors que je devrais être confiant et heureux à l’idée d’avoir mon bac. La seule solution que m’offrent les conseillers d’orientation et la Caes [Commission d’accès à l’enseignement supérieur qui, dans chaque académie, s’occupe des élèves n’ayant essuyé que des refus], c’est l’apprentissage. Sauf qu’en pratique, c’est très difficile de trouver une place en tant qu’apprenti, encore plus sans le permis. Je vais essayer, même si je n’y crois pas trop. Ce n’est pas ce que je veux faire. Je voulais un BTS pour continuer mes études, en alliant théorie et pratique, mais je n’ai pas le choix. Je suis blasé. Avec le bac ou pas, et sans apprentissage, les conseillers d’orientation m’ont dit que je risquais de finir à Pôle Emploi. Ce n’est pas faux : dans tous les cas, je n’aurai pas de place et je sais que la valeur d’un bac pro sur le marché du travail n’est pas conséquente. Je me sens livré à moi-même. » (S.-L.B.)

    Audrey, 18 ans, terminale S : « Ça m’a découragée »

    « Mes résultats sur Parcoursup m’ont coupé toute envie de passer le bac. Je n’ai pas eu de très bons résultats tout au long de l’année [au lycée Victor-Hugo, à Besançon, dans le Doubs, ndlr], donc je n’ai pas été acceptée dans les écoles que je voulais qui proposaient un DUT hygiène, sécurité et environnement. J’avais fait d’autres vœux pour cette même formation, un peu dans toutes les villes, mais je n’ai été acceptée qu’à Saint-Denis. Ce n’est pas du tout ce que je voulais et je suis sur liste d’attente dans les autres. A Lyon, là où j’espérais le plus aller, j’ai été refusée.

    « Cette semaine, je n’ai même pas révisé et je n’ai pas assisté aux derniers cours. La seule chose que j’ai faite, c’est regarder des vidéos YouTube de la chaîne « les Bons Profs ». En parallèle, je n’ai pas voulu ouvrir un cahier. Je vais quand même me présenter au bac et faire ce que je peux, « au talent » comme on dit. Ça m’a totalement découragée. Je préfère redoubler que d’accepter un choix par dépit. Mes résultats n’étaient certes pas très bons, mais j’avais quand même l’espoir d’être acceptée. J’avais mis beaucoup de cœur dans mes lettres de motivation, j’ai mis longtemps à les rédiger, notamment pour Lyon, et je pense qu’ils ne les ont même pas lues.

    « Ma mère est du même avis que moi, elle ne veut pas que j’aie le bac non plus. Elle m’a dit : « Je préfère que tu restes encore au lycée l’année prochaine plutôt que d’aller à Saint-Denis. » J’aurais aimé savoir avant que ce nouveau système allait être sélectif. Dans ce cas, je me serais sûrement donné plus de mal pour avoir de meilleurs résultats. C’est ce que je compte faire l’an prochain. » (M.T.)

    Justine, 19 ans, terminale L : « APB, ça allait »

    « C’est la deuxième fois que je passe le bac [au lycée expérimental de Hérouville-Saint-Clair dans le Calvados, ndlr]. L’année dernière, avec mon avis défavorable, je ne suis même pas allée aux épreuves de rattrapage. Cette année, je me suis ressaisie et j’ai obtenu un avis très favorable. Je connaissais le système APB, et mes candidatures sont les mêmes cette année sur Parcoursup. Je trouvais qu’APB, ça allait. Bizarrement, j’avais été acceptée dans plus de formations que cette année. Aujourd’hui, je suis refusée dans sept de mes treize vœux, et je suis sur liste d’attente pour cinq autres. J’ai été refusée à deux BTS qui m’avaient pourtant dit oui l’an dernier. C’est difficile à comprendre. J’ai juste été acceptée à la fac de Caen en arts du spectacle. Je n’ai pas trop envie d’y aller, je ne pense pas que la fac soit faite pour moi. J’ai mis ce vœu par sécurité, sur le conseil de mes profs…

    « J’attends la réponse d’un BTS audiovisuel à Saint-Quentin, dans l’Aisne, où je suis classée 116e sur les 494 élèves sur liste d’attente. Un autre dans la même ville m’intéressait mais je suis pour l’instant 404e sur 447… On a du mal à y voir clair et surtout, on ne peut pas vraiment savoir quand on sera fixé. Parcoursup génère énormément de stress. J’ai déjà passé le bac, alors je sais à quoi m’attendre, mais la pression que nous inflige #Parcoursup est terrible : on doit attendre des réponses et en même temps se concentrer sur nos épreuves. Ce sont deux choses importantes et difficiles à gérer ensemble. J’attends de passer le bac pour réfléchir à ce que je vais faire si je n’ai rien. Je pense à un service civique. Je ne peux pas ne rien faire. C’est inenvisageable. » (S.-L.B.)
    Marie Piquemal , Marlène Thomas , Sarah-Lou Bakouche

    Plus je lis des articles sur parcoursup et plus je suis horrifiée.

    #sélection #éducation #études #université #éducation_nationale #école #enseignement #diplôme #orientation


  • Les algorithmes à l’époque de la start-up nation : sur Parcoursup et la sélection à l’Université
    http://www.platenqmil.com/blog/2018/06/15/les-algorithmes-a-lepoque-de-la-start-up-nation--sur-parcoursup-et-la-se

    Avec une expression qui est devenue célèbre, la Harward Business Review a défini la Data Science comme « le job le plus sexy du 21ème siècle » [1]. La définition - assez débattue - de ce domaine indique en général la capacité d’extraire des prévisions à partir de bases des données massives. Un pilier de la discipline est le Machine Learning (ML), c’est-à-dire l’utilisation de différentes techniques statistiques pour permettre à un ordinateur d’« apprendre » sans être explicitement programmé pour le faire. Par exemple, plus de 95% des profits de Facebook viennent de la vente d’espaces publicitaires « ciblés » [2] : la plateforme est capable de montrer à chaque utilisateur des annonces sélectionnées par les algorithmes de ML sur la base de ses activités passées.
     
    La capacité d’extraire des prévisions à partir de quantités massives de données constitue déjà une des sources du capitalisme moderne : « Data is the oil of the 21st century », pour reprendre une expression très courante dans le domaine du Big Data [3].
     
    Dans ce contexte, un pilier du quinquennat d’Emmanuel Macron à l’Elysée consiste précisément dans la conversion au numérique d’une partie consistante de l’économie française. Les slogans “start-up nation” ou “silicon valley française” sont représentatifs de cette intention et ont été accompagnés par des choix politiques déjà clairs pendant cette première année de présidence. Par exemple, un financement massif dans le domaine de l’Intelligence Artificielle (1,5 milliards d’Euros) a été récemment annoncé, en soutien au « plan pour l’Intelligence Artificielle » dévoilé par Macron en collaboration avec le mathématicien Cédric Villani [4]. Suite à cette décision, de nombreuses plateformes comme Google et Facebook ont annoncé l’ouverture de centres R&D dans la région parisienne. En même temps, un renforcement significatif du secteur de la formation numérique se développe en Île-de-France. Le Président a également prévu un régime fiscal adapté aux besoins de l’économie numérique [5], pour essayer de faire de la France le leader européen du secteur [6], comme l’Allemagne l’est déjà par rapport à l’industrie 4.0.

    #Parcoursup #data #université #sélection



  • Et ailleurs qu’en #France quelques infos sur des #violences_policières qui répriment les mouvements estudiantins...

    A Amsterdam :

    https://www.folia.nl/actueel/122022/politie-ontruimt-roeterseiland-na-protestmars
    la feuille de chou de l’universite


    Het Parool (se croit un quotidien national mais est surtout local )
    https://www.parool.nl/amsterdam/kamervragen-over-politieactie-tegen-studenten~a4599642

    et vendredi
    avant
    https://www.parool.nl/amsterdam/studenten-slaan-tenten-op-uit-protest-tegen-bezuinigingen~a4599607
    (cet article mentionne que l uni avait fermer les portes pendant la demo et que l’on ne pouvait ni entrer ni sortir pendant ce temps.)

    Et apres
    https://www.parool.nl/amsterdam/tentenprotest-roeterseiland-ontruimd-door-politie~a4599650

    et la tele locale
    http://www.at5.nl/artikelen/183049/studenten-willen-overnachten-bij-roeterseiland-uva-vraagt-politie-in-te-grijpen
    rien dans les medias nationaux

    Reçu d’une amie-collègue avec ce commentaire :

    vendredi soir, notre CEO envoyé la police pour déloger les étudiants qui campaient sur la pelouse de la fac (premier soir, à la fin d’une marche contre les économies budgétaires..). Consternation !
    Sur la pelouse entre le Nieuwe Achtergracht et le Nieuwe Prinsengracht en face de CREA)

    #Pays-Bas

    A #Istanbul :

    Naz Oke « Hier à #Kadıköy, (Istanbul) des lycéen.ne.s manifestaient contre la #sélection et pour leur avenir. La #police a attaqué leur manifestation et arrêté 50 lycéen.ne.s. Ils et elles ont été torturé.e.s dans le bus de garde à vue au vu et au su de tous alors que des personnes protestaient à coté du bus. Ils et elles ont été relâchés après plusieurs heures de #garde_à_vue et de tortures. »

    https://www.facebook.com/selocanavrupasevdalilari/videos/918777334969073
    #torture #GAV #Turquie

    #répression #résistance #université #fac #parcours_sup #parcoursup #it_has_begun

    cc @sinehebdo @isskein

    • Message reçu via email concernant l’évacuation à Amsterdam, j’anonymise le message :

      After the video images and my own experience of Saturday’s protests and comments by Geert ten Dam have sinked in, I would like to give my personal impression of what all of this means.

      Unfortunately there is now a pattern indicating that the CvB has a conscious policy of criminalizing any student protest that enters the terrain of civil disobedience and that trespasses any “normal” rule of conduct for the sake of protest.

      1) There was Ten Dam’s statement, after De Decentralen and Humanities Rally had ended their commitment to the student councils.
      They had written in their letter about their disappointment with the given power structures and indicated their assessment that another occupation could become possible in the future. Ten Dam’s then said in an interview for AT5 that the students had “called for violence” (“oproep tot geweld”). This was an astonishing radicalization of language based on two falsehoods: 1. an occupation in itself cannot be labelled violence, 2. the students did not actually “call for” any occupation in their letter.

      2) After a demonstration organized by the students in order to bring to the streets a number of demands backed by the CvB, they intended to playfully extend their protest for a night by installing a small number of little tents on the Roeterseilandcampus. They were asked to leave by the dean of the Social Sciences, but did not want to. Then the riot police came and did what they unfortunately do (remember Bungehuis and especially Maagdenhuis “eviction”), they used physical force to not only evict the students but even people sitting on the terrace of CREA, because they appeared as sympathizing with the protest (according to Folia’s photographer’s Daniël Rommens blog (http://www.danielrommens.nl/2018/06/10/studentenprotest-en-hardhandige-ontruiming-op-uva-campus ) This amounts to a tactic of “purging” the campus of anybody who looked critical.

      The two reasons why it was so urgent that the students had to leave are both not convincing.
      It was said it was too loud while the clients on the terrace café Crea were arguably generating more noise than the student.
      It was said that the terrain was needed the next day to install an alumni-day program for kids. The students had already promised to leave 9h the next day. Yet, the next day at 11.30 h the place was still completely empty, at around 12 h a very small part of the place was prepared for a play.

      3) On Saturday, two policement were on campus. I am not quite sure what they were supposed to do, but at the very least, they sent one student away at the entrance of the campus. The student then found another way in at the back of CREA (I will not comment further on the fact that this was a Dutch student of colour).

      4) Apparently there had been discussions to not let any assumed “protesters” in the “Room of Discussion” venue. During the event, I couldn’t help but think that we were meant to be grateful for this apparent tolerance.

      Personally, the two policement who “welcomed” me on the Roeterseiland campus on Saturday were the most shocking experience. Is THIS going to be the new normal? And what happens next? What kind of message is this for critical students? What kind of message for critical academics?

      Ten Dam said in the discussion that the University of Amsterdam was “the most democratic university in the Netherlands”.
      If this is true, I really fear not only for the future of Dutch universities, but also for the future of democracy in this country.

      Errata corrige :

      It was not the dean of the Social Sciences who asked the students to leave, but Hans Brug, the dean of the economy faculty. (This information gives a certain neoliberal securatization flavour to the whole situation.)