• AMI EUR> AAP SFRI - Structures de formation par la recherche dans les initiatives d’excellence

    L’ANR lancera bientôt un appel à projets (réservé aux IDEX et I-site) concernant des structures de formation par la recherche dans les initiatives d’excellence (SFRI).
    Une SFRI est un ensemble d’écoles universitaires de recherche (EUR) proposant une offre de formation aux niveaux master et doctorat.

    Pardon ? C’est quoi au juste ?
    Message reçu dans ma boîte mail professionnelle (10.09.2019)... mail reçu du président de l’#université Grenoble Alpes...

    Une #novlangue incompréhensible... et évidemment, la belle rhétorique de l’#excellence partout !
    #néolibéralisme #université_néolibérale #IDEX #SFRI #EUR #formation #mots #rhétorique #excellence #vocabulaire

    • Quelques éléments de plus, reçus via une collègue:

      Il s’agit d’un appel à projet (réservé aux IDEX) concernant des structures de formation par la recherche dans les initiatives d’excellence (SFRI). Une SFRI est un ensemble d’école universitaire de recherche (EUR) qui propose une offre de formation aux niveaux master et doctorat. Elle viendrait compléter l’offre de formation « classique », s’adresserait à des étudiants d’excellence avec bien entendu une forte dimension internationale. Un seul projet sera déposé par l’UGA et concernera entre 30 et 40 étudiants pour un budget de 200 k€/an à répartir entre toutes les propositions. Il s’agit dans un premier temps de faire remonter des intentions de projet. Là aussi, nous n’avons pas eu plus d’information que ce qui est inscrit dans le texte.

  • Les décrocheurs des cours en ligne Agence Science-Presse - 4 février 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/education/547027/les-decrocheurs-des-cours-en-ligne

    Ce n’est peut-être plus une surprise que d’apprendre que les étudiants qui s’inscrivent aux cours en ligne, ou MOOC (Massive open online courses), sont très peu nombreux à se rendre jusqu’au bout. Mais à partir de quel seuil pourrait-on parler d’un échec ? Une étude amène pour la première fois des chiffres http://science.sciencemag.org/content/363/6423/130 permettant de conclure que les MOOC sont devenus quelque chose de différent de ce qu’ils annonçaient au départ.


    Photo : iStock Parmi 1,1 million d’étudiants inscrits pour la première fois en 2015-2016, seulement 12% étaient à nouveau inscrits l’année suivante.

    Leur promesse, c’était celle d’un accès gratuit, pour la planète entière, à une éducation de qualité. Ils sont plutôt devenus une aide technique aux établissements d’enseignement qui veulent offrir des cours en ligne. Deux chercheurs du Laboratoire des systèmes d’enseignement du Massachusetts Institute of Technology, Justin Reich et José A. Ruipérez-Valiente, décrivent dans la revue Science six années — de 2012 à 2018 — couvrant 12,6 millions d’inscriptions.

    La principale découverte derrière ces données n’est pas que seul un petit nombre de ces inscrits avaient l’intention d’obtenir un diplôme. C’est plutôt que même le pourcentage de ceux qui ont terminé leur formation a diminué d’année en année. Y compris chez ceux qui avaient payé pour suivre les cours dits « vérifiés », quoique dans leur cas, la diminution ne s’observe que dans la dernière année.

    En chiffres : parmi l’ensemble des inscrits, 6 % avaient terminé leur formation en 2013-2014, contre 3,13 % l’an dernier. Parmi les « vérifiés », le pourcentage avait augmenté de 50 à 56 % entre 2014-2015 et 2016-2017, pour retomber à 46 % l’an dernier.

    Et le faible taux de retour est également troublant : parmi 1,1 million d’étudiants inscrits pour la première fois en 2015-2016, seulement 12 % étaient à nouveau inscrits l’année suivante. Ce « taux de retour » est en déclin depuis la deuxième année du programme (où il était de 38 %).

    Les auteurs concluent par une leçon de prudence pour les milieux universitaires : une démocratisation de l’enseignement supérieur ne pourra pas se contenter de s’appuyer sur de nouvelles technologies, que ce soit la réalité virtuelle ou l’intelligence artificielle. « Une expansion significative des possibilités d’éducation chez les populations mal desservies nécessitera des efforts politiques pour changer l’orientation, le financement et les objectifs de l’enseignement supérieur. »

    #MOOC #enseignement #savoirs #université_en_marche #université #néo-libéralisme #université_néolibérale #teamwork #education #computer-science #cours_en_ligne

  • Contest models highlight inherent inefficiencies of scientific funding competitions

    Scientific research funding is allocated largely through a system of soliciting and #ranking competitive grant proposals. In these competitions, the proposals themselves are not the deliverables that the funder seeks, but instead are used by the funder to screen for the most promising research ideas. Consequently, some of the funding program’s impact on science is squandered because applying researchers must spend time writing proposals instead of doing science. To what extent does the community’s aggregate investment in proposal preparation negate the scientific impact of the funding program? Are there alternative mechanisms for awarding funds that advance science more efficiently? We use the economic theory of contests to analyze how efficiently grant proposal competitions advance science, and compare them with recently proposed, partially randomized alternatives such as lotteries. We find that the effort researchers waste in writing proposals may be comparable to the total scientific value of the research that the funding supports, especially when only a few proposals can be funded. Moreover, when professional pressures motivate investigators to seek funding for reasons that extend beyond the value of the proposed science (e.g., promotion, prestige), the entire program can actually hamper scientific progress when the number of awards is small. We suggest that lost efficiency may be restored either by partial lotteries for funding or by funding researchers based on past scientific success instead of proposals for future work.

    https://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.3000065#sec002
    #compétition #compétitivité #inefficacité #université #science #université_néolibérale #néolibéralisme #recherche_scientifique #financements #projets_de_recherche #classement #excellence #prestige

  • Crainte et vanité ? La soumission des universitaires à la gestion néolibérale

    En 2014, Yves Dupont, socioanthropologue spécialiste du monde rural, a publié un essai qui mérite à nos yeux d’être présenté sous forme de tribune. Son questionnement essentiel est le suivant : comment se fait-il que les universitaires, disposant pourtant des outils intellectuels et de la protection statutaire pour résister aux sirènes néolibérales, acceptent presque silencieusement de se soumettre au processus de #gestionnarisation de l’Université française, c’est-à-dire à une logique basée sur la #productivité et la #rentabilité contrôlées par des procédures normées et des indicateurs chiffrés de #performance.

    Autrement dit, comment se fait-il que les chercheurs consacrent de moins en moins de temps à des questions proprement scientifiques et de plus en plus à la rédaction de « #projets » dont beaucoup n’aboutissent jamais ? Comment se fait-il que les assemblées générales de laboratoire s’éternisent souvent en brainstormings d’agence de communication à la recherche de la meilleure rhétorique pour s’inscrire dans des réseaux, des structures, des axes, des appels ? Comment se fait-il que ceux qui hier étaient voués à critiquer, au sens noble, les innovations rutilantes de la modernité se présentent aujourd’hui comme de simples accompagnateurs du changement social ?

    On l’aura compris, L’Université en miettes est un essai qui prend pour point de départ le constat négatif de la #libéralisation et de la gestionnarisation du modèle universitaire français : diminution des fonds fixes et développement du #financement_par_projets, multiplication des instances de décision et d’#évaluation, dissociation et opposition de l’enseignement et de la recherche, soumission à des impératifs chiffrables d’inscription pour les uns et de publications pour les autres… Ces restructurations sont en effet peu compatibles avec la poursuite des manières d’enseigner et de « faire de la science » telles qu’elles pouvaient exister jusqu’ici. Le recul critique ou les temporalités longues nécessaires à l’#éducation ou à la #recherche fondamentale sont, par exemple, directement opposés aux impératifs de rentabilité et d’#utilité immédiates.

    Si tout ceci est bien connu et documenté, l’originalité de l’ouvrage d’Yves Dupont repose plus particulièrement sur le parallèle entre ce processus de disparition d’une « #université_humaniste » au profit d’une « #université_néolibérale » et la destruction de la paysannerie par le modèle productiviste et l’économie capitaliste.

    De cette comparaison que nous allons développer émerge une réflexion qui ne serait qu’une boutade si elle n’avait pas, dans le quotidien de l’université, une puissance explicative troublante : c’est la peur de la mort qui pousse les universitaires à une #servitude volontaire face à l’idéologie néolibérale. Nous parlons bien sûr ici d’une peur de la #mort_symbolique, d’une #insécurité névrotique qui se transforme en pulsion de puissance : désir de reconnaissance, désir de jouissance, narcissisme, admiration immature de figures mythiques (grandes revues, pontes, et aujourd’hui critères d’évaluation des publications ou labels d’excellence), et tous les avatars de l’hubris, cette ambition démesurée par laquelle les humains cherchent vainement à s’éloigner de leur propre finitude.

    https://sms.hypotheses.org/8471
    #université #fac #néolibéralisme #gestion_néolibérale #restructuration #science

    • Sciences humaines : les jeunes chercheurs à l’épreuve du néolibéralisme académique

      La recherche en #sciences_sociales n’échappe pas à la logique de marché, où la compétition accroît les #inégalités et encourage le #conformisme. Un danger pour les doctorants, de plus en plus précaires, et pour l’université elle-même, en tant qu’institution.

      Les sciences humaines et sociales sont essentielles à une société. Elles permettent de trouver des réponses aux questions qui surviennent sans cesse, de régénérer les savoirs, d’assurer leur transmission, d’en garder la mémoire. Cependant, nous assistons à une dévalorisation progressive de ce champ du savoir, avec des conséquences néfastes à long terme. L’effectif des #doctorants est en baisse continue depuis dix ans, avec -21% de doctorants en sciences de la société et -13% en sciences humaines et humanités. Il se trouve que ce sont également les disciplines les moins financées. Une majorité écrasante de doctorants (70%) ne bénéficie pas d’un contrat doctoral les reliant à l’institution à laquelle ils appartiennent.

      Ces jeunes chercheurs doivent acheter le temps consacré à leurs thèses par le biais d’un autre travail. Ils ne travaillent plus pour s’assurer une existence, mais pour pouvoir travailler. Ils sont, en dehors des laboratoires, des amphithéâtres et des colloques, serveurs, surveillants de lycée, bibliothécaires, baby-sitters, enseignants à domicile, guides touristiques. Plus tragique encore, 10% des doctorants, toute disciplines confondues, n’ont aucune activité rémunérée. Il s’agit de presque 7 500 jeunes chercheurs en France.

      Les doctorants et le #travail_gratuit

      Ce que les statistiques ignorent c’est l’immensité de chaque monde individuel. Ce type de travail « à côté » empêche toute projection vers le futur, car il est sans lien avec la recherche. Les études sociologiques lui opposent le #travail_d’anticipation. Mais les jeunes chercheurs s’inscrivant dans cette dernière catégorie n’ont pas un meilleur sort. A titre d’exemple, ceux qui assurent une charge de cours à l’université en tant que #vacataires sont payés à l’heure, pour un salaire annuel qui équivaut, dans le meilleur des cas, à deux ou trois mois de smic. Même dans ce dernier cas, il arrive trop souvent qu’on ne leur fasse pas signer de contrat. Ils se voient ainsi dans l’impossibilité de fournir une preuve formelle quant à la réalité de leur travail. Ils ne peuvent enseigner qu’à titre secondaire et sont obligés d’avoir un emploi « principal ». Ils cumulent ainsi trois activités professionnelles : le travail de recherche (gratuit), l’enseignement (deux ou trois mois de smic par an) et un emploi principal (précaire).

      Cette situation est permise par le flou dans les textes de loi concernant le #doctorat. D’un côté, les jeunes chercheurs sont considérés comme des étudiants, de l’autre le doctorat est reconnu comme étant une expérience professionnelle. C’est le détail qui ouvre la voie royale vers la précarité. Ce qui est particulier à la situation des doctorants c’est que l’écart entre l’âge social et l’âge biologique est très important. Non seulement ils ne bénéficient plus d’aucun avantage « jeune » (bourses sur critères sociaux, logements, réductions), mais ce statut les exclut également de la plupart des #droits_sociaux. Si les #contractuels sont considérés comme des salariés, par rapport à un même type de travail de recherche les non-contractuels sont des étudiants. Autrement dit, leur travail est gratuit et bénévole.

      Le travail d’un doctorant n’est pas uniquement un investissement de forces et ressources personnelles dans une activité par le biais de laquelle il ou elle se réalise individuellement, il est également une réalisation collective. C’est l’université elle-même, en tant qu’institution, qui se réalise à travers son travail. Un exemple concret concerne ce que le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation appelle la « #production_scientifique ». Quand on évalue la #performance d’une université, on regarde le nombre de #publications. Combien d’articles ont été écrits par des jeunes chercheurs-étudiants et combien le seront encore ?

      La reproduction des inégalités

      La recherche est aujourd’hui évaluée en termes de production et de #performance. Dans cette logique de #capitalisme_académique, le doctorant doit terminer sa thèse le plus rapidement possible et être productif. Plus il s’attarde sur son doctorat, moins il publie, plus il se dirige vers les marges du système. Mais sa production et sa performance sont conditionnées par les ressources disponibles, ce qui trace un premier cercle vicieux. Indifféremment du contenu de la thèse, des arguments défendus dans le travail de recherche ou de la qualité de ce travail, dans ce type de système il n’y a « pas de vérité sans argent », comme le notait déjà Lyotard dans la Condition postmoderne. Ceux qui ont eu des ressources auront raison de leur vérité car elle pèsera plus sur le marché du travail et sur le marché des biens symboliques, tandis que le précariat verra ses vérités diminuées par ce même marché.

      De nombreuses études indiquent que l’accès aux ressources dépend des éléments comme l’origine sociale, la nationalité ou le sexe. En France, presque la moitié des doctorants (41%) est de nationalité étrangère. Une diversité qui pourrait entraîner une immense effervescence intellectuelle. Mais ils sont encore plus touchés par la précarité et ont bien moins de chances de se voir attribuer un contrat. Les raisons sont multiples : absence de capital social, manque de familiarité au régime des concours, rareté des ressources. En ce qui concerne la parité dans la recherche, en 2015, les femmes représentaient 27% des chercheurs. Quand les ressources sont rares, on favorise les acteurs qui savent se plier au mieux au savoir et à l’ordre dominant. Dans une logique de marché, la compétition accroît les inégalités et encourage le conformisme. L’université, au lieu de se régénérer en permanence en permettant l’invention, le renouveau et les divergences critiques, se pétrifie.

      Les sciences humaines et sociales ont un rôle primordial dans une société démocratique. Elles pensent le progrès et empêchent les dérives. Elles sont les garants d’un équilibre sain entre des forces critiques contraires. Elles sont l’expression même de la démocratie et le révélateur de l’état de santé d’une société. La précarité dans les sciences humaines et sociales atteint gravement à cet équilibre présent et futur. La contractualisation à terme de tous les jeunes chercheurs est l’unique mesure capable de diminuer les inégalités causées et perpétuées par le sous-financement dans ces disciplines. Quand l’université repose sur un travail gratuit, invisible, aliéné, ce sont ses propres forces qu’elle s’aliène.

      https://www.liberation.fr/debats/2018/11/02/sciences-humaines-les-jeunes-chercheurs-a-l-epreuve-du-neoliberalisme-aca

      #précarité #précarisation

  • Focus : cinq #étudiants_entrepreneurs sélectionnés pour le #prix Pépite Tremplin

    Cinq projets de l’Académie de Grenoble ont été sélectionnés pour participer au concours national Prix PEPITE Tremplin. Les porteurs sont des étudiants entrepreneurs du Pépite oZer. Les résultats seront annoncés le 15 octobre prochain.


    https://edu.univ-grenoble-alpes.fr/le-projet-idex/news-et-medias/actus-formation/focus-cinq-etudiants-entrepreneurs-selectionnes-pour-le-prix
    #entreprenariat #université_en_marche #université #néo-libéralisme #université_néolibérale #université_grenoble_Alpes (mais je pense que c’est partout la même chose) #France #Grenoble

    (je m’abstiens de tout commentaire)

    • Et un message, arrivé dans ma boîte mail le 9 octobre...

      Comptez le nombre de fois que le mot « entrepreneurs » (ou affins) est mentionné !

      Bonjour à tous,

      Le #Pépite_oZer cherche des enseignants prêts à évaluer des MOOCs dans les domaines de l’entrepreneuriat étudiant. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du projet du Cross Entrepreneurship Training de l’IDEX. Elle consiste à créer un catalogue de MOOCs pour favoriser la formation à distance des étudiants entrepreneurs dans des domaines relatifs à leur projet entrepreneurial.

      Les MOOCs concernent les champs de compétences suivants :
      esprit d’entreprendre,
      finance et comptabilité,
      business plan,
      gestion de projet,
      marketing et vente,
      GRH et management,
      droit,
      Informatique et développement web
      Innovation et créativité.
      Ainsi, l’enseignant devra suivre le MOOC dans son intégralité, puis compléter une grille d’évaluation fournie par le Pépite oZer.

      nb : l’UGA nous a envoyé ce message pour qu’on soit VOLONTAIRE pour assister à ce cirque...