• Passeport vaccinal : non ; pass sanitaire : yes !
    #In_Macron_we_trust

    Les serveurs des « géants du Web » doivent ronronner de bonheur ...

    Covid-19 : Emmanuel Macron évoque la mise en place d’un « pass sanitaire »
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/covid-19-emmanuel-macron-evoque-la-mise-en-place-d-un-pass-sanitaire_43

    La mise en œuvre d’un tel instrument « va poser beaucoup de questions techniques, de respect des données individuelles, d’organisation de nos libertés » et, pour cela, « il faut [la] préparer dès maintenant techniquement, politiquement, juridiquement », a expliqué le président.

    #hyper-surveillance #usine_à_gaz #data

  • Ljubjlana : #expulsion de l’usine autonome ROG
    https://fr.squat.net/2021/01/23/ljubjlana-expulsion-de-lusine-autonome-rog

    Communiqué de l’Usine ROG « Aujourd’hui, le 19 Janvier 2021 à 7h du matin, des employés de l’entreprise de sécurité Valina sont entrés par effraction dans les espaces de l’usine autonome ROG. Avec violence et force physique, ils ont blessés plusieurs de ses utilisateur.ice.s et expulsé tout le monde. Nos possessions personnelles, nos animaux de […]

    #Ljubljana #Metelkova #Slovénie #usine_autonome_ROG

  • #Ljubljana : tout le monde dans la rue. Contre la destruction sociale de la ville !
    https://fr.squat.net/2021/01/21/ljubljana-tout-le-monde-dans-la-rue-contre-la-destruction-sociale-de-la-vi

    Chères habitant-es de Ljubljana, de toute la municipalité et de celles et ceux qui viennent ici pour travailler, étudier ou en raison d’autres obligations et activités de loisirs ! Toustes sont témoins de l’intervention violente de la municipalité de Ljubljana (MOL) dans l’espace de l’usine autonome ROG. #manifestation, vendredi 22 janvier 2021 à 18h sur […]

    #expulsion #Slovénie #usine_autonome_ROG

  • #Bobigny : #procès de l’Usine EIF, appel à soutien
    https://fr.squat.net/2020/11/22/bobigny-proces-de-lusine-eif-appel-a-soutien

    Appel à soutien devant le TGI de Bobigny pour l’occup’ de l’Usine EIF à #Montreuil Nous sommes assignés au TGI lundi 23 Novembre à 9h. Nous appelons nos camarades à venir nous soutenir devant et dans le tribunal de Bobigny lundi 23 Novembre à 9h au Palais de Justice, 173 avenue Paul Vaillant Couturier, 93000 […]

    #97_rue_Pierre_de_Montreuil #Garde_la_Pêche #Murs_à_Pêches #Paris #potager #Seine-Saint-Denis #Usine_EIF

  • 600 millions de masques : l’objectif du « pont aérien » en préparation entre la Chine et la France, Piotr Smolar et Nathalie Guibert
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/03/27/600-millions-de-masques-l-objectif-du-pont-aerien-en-preparation-entre-la-ch
    Déchargement par des soldats de l’armée tchèque de matériel médical en provenance de Chine, sur l’aéroport de Pardubice, le 22 mars. JOSEF VOSTAREK / AFP

    La rotation des avions pourrait durer plusieurs mois, en fonction des aléas de la production, afin de combler la pénurie de matériels dont souffrent les hôpitaux français.

    Six cents millions de #masques chinois, dont 74 millions de FFP2, les protections respiratoires les plus performantes. Tel est l’objectif spectaculaire du marché, en plusieurs volets, qu’est en train de passer la France avec des fabricants de la région de Shenzhen, en urgence. Confronté à la nécessité de reconstituer des stocks quasi vides, pouvant mettre en danger la vie des Français, selon ses détracteurs , le gouvernement compte initier un « pont aérien » avec la Chine.

    Des #appareils_respiratoires sont aussi prévus, mais la question des tests du coronavirus demeure irrésolue. La rotation des avions pourrait durer près de 14 semaines, selon les informations du Monde, en fonction de la rapidité de la production sur place. Un avion-cargo doit décoller le 29 mars, pour ramener dix millions de masques. Un autre le 31 mars, avec une quantité similaire attendue.

    « Nous avons prévu des avions-cargos qui iront en Chine chercher les masques. Ils sont prévus, ils sont affrétés, on peut évoquer l’image du pont aérien. De fait, c’est ce qui va se passer », a expliqué le premier ministre, Edouard Philippe, au Sénat, le 25 mars. Il a fallu raccourcir au maximum les délais, trouver les premiers trajets, sans disposer de toutes les garanties sur la qualité des livraisons à venir. Un marché interministériel d’affrètement en urgence a été passé le week-end des 21 et 22 mars, mentionnant déjà quatre vols – à 1,5 million d’euros l’aller-retour – de 10 millions de masques chacun. L’ordonnateur est la Direction des achats de l’Etat (DAE), qui relève du ministre des finances et des comptes publics. La DAE procède à ces achats sous l’autorité du premier ministre.

    Un défi logistique

    Reste à faire voler des avions, ce qui est une gageure dans la période, des professionnels du secteur logistique évoquant une situation « non plus de crise mais de chaos ». Avico, le courtier privé de la défense qui a effectué, sur divers appareils, une trentaine de vols de rapatriement de Français depuis l’étranger, a ainsi tenté de trouver un avion immédiatement après l’appel gouvernemental. Un A340 portugais qui partait de Shanghaï dans le week-end avec une cargaison de masques disposait de place pour un fret supplémentaire. Mais ce créneau n’a pu être pris.

    Les cinq prestataires du ministère des armées pour les affrètements urgents de fret n’ont toutefois pas été sollicités pour ces vols de matériel médical. Et dans les circonstances actuelles, extrêmement précaires sur le plan de la circulation aérienne, il a été décidé de scinder le marché. En ce qui concerne la partie acheminement, c’est la société Geodis qui en a la charge. A elle de trouver les appareils capables de maintenir ce pont aérien. L’agence nationale Santé publique France est responsable de l’approvisionnement en masques. L’ambassade de France à Pékin essaiera, dans la mesure du possible, de vérifier la qualité de la production chinoise.

    Une fois en France, les équipements seront dans un premier temps acheminés dans les huit entrepôts de Santé publique France, répartis sur tout le territoire. Puis la livraison envisagée par le gouvernement serait confiée à différents prestataires. Selon nos informations, Girodmedical, un distributeur en ligne qui livre de grands comptes tels que les hôpitaux, est concerné. L’entreprise située dans la région de Nantes, a toutefois répondu au Monde : « Nous ne pouvons commenter aucune information ».

    La Chine « veut montrer sa force »

    D’autres pays européens ont procédé différemment, et plus vite. La République tchèque et la Slovaquie ont utilisé leur cotisation au contrat de transport stratégique Salis géré par l’OTAN avec un Antonov 124, le plus gros porteur du monde, pour acheminer des matériels médicaux depuis Shenzen, soit 70 tonnes le 21 mars, opération qui devait être renouvelée les 23 et 31 mars.
    A l’Elysée, on tient à souligner la réciprocité qui a existé entre Européens et Chinois, pour rejeter toute idée de sauvetage du Vieux Continent par Pékin. On rappelle qu’à la fin janvier, le gouvernement chinois avait sollicité l’aide de la Commission européenne, qui avait envoyé 56 tonnes de matériel sanitaire, notamment des combinaisons de protection, du désinfectant et des masques chirurgicaux. Aucune publicité n’avait alors été faite sur ce sujet, pour ne pas embarrasser la Chine. La réciproque n’est guère vraie.

    Aujourd’hui, la donne a changé. « On voit bien le récit géopolitique qui s’installe côté chinois, et dans une moindre mesure côté russe, dit une source à l’Elysée. Pékin veut montrer sa force, prétend avoir surmonté la crise et battu le virus au point de venir en aide au monde entier, en ciblant à court terme l’Europe. Il faut assumer le fait qu’on a besoin de ces masques à court terme, dans la guerre sanitaire dont parle le président. Ensuite, on aura une question plus générale à traiter, sur la dépendance économique, qu’on fait mine de découvrir sur les médicaments par exemple. Comment peut-on produire et distribuer nous-mêmes ? »

    Des contacts nourris entre Paris et Pékin

    Pékin n’a pas seulement davantage de moyens de production que les Européens. Le régime chinois accompagne ses cargaisons d’une puissante propagande, destinée à faire oublier son déni et ses mensonges pendant les deux premiers mois de la crise sanitaire, à Wuhan. Au cours des derniers jours, la Chine a envoyé des équipements respiratoires, des cargaisons de gants et de masques, à de nombreux pays européens, dont l’Italie, l’Espagne, la Grèce, la Serbie, et bien entendu la France. Des fournitures qui comportent de sérieux risques : le quotidien espagnol El Pais soulignait jeudi que les 640 000 tests envoyés au pays étaient défectueux, pas assez sensibles.
    Le milliardaire chinois Jack Ma a aussi organisé son propre réseau d’aide, par exemple vers la Belgique. Mais l’ampleur du marché passé par le gouvernement français dépasse largement les aides ponctuelles, de type humanitaire. Les contacts politiques entre les deux pays ont été nombreux ces derniers jours. En début de semaine, Emmanuel Macron s’est entretenu avec le président chinois Xi Jinping. De son côté, le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a dialogué par téléphone avec son homologue Wang Yi, jeudi 26 mars.

    Pékin est reconnaissant à la France de s’être opposée, parmi d’autres, lors de la visioconférence du G7 tenue la veille, aux propos incriminants tenus par le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo. Celui-ci souhaitait que les participants emploient dans un communiqué final l’expression « virus de Wuhan ». Le responsable américain a mis en cause directement le Parti communiste chinois pour l’ampleur de la crise. Ne pas reconnaître cette responsabilité équivaudrait, selon lui, à une forme de complicité passive, a rapporté une source française au Monde. D’où l’atmosphère extrêmement houleuse de la discussion, par écrans interposés.

    Le 14 mars : Covid-19 : la discrète bataille des masques entre la France, l’Allemagne et l’Italie

    La Commission européenne presse Paris et Berlin de partager leurs stocks avec d’autres pays.

    Montrer l’exemple. Empêcher que d’autres Etats soient tentés, eux aussi, de garder pour eux leurs masques, gants et autres combinaisons médicales. Neuf jours après que la France et l’Allemagne, selon des modalités différentes, ont décidé de conserver les matériels médicaux de protection dont elles disposaient sur leur territoire, alors que la situation italienne commençait à devenir préoccupante, la Commission européenne a fini par réussir, vendredi 13 mars, à les faire revenir à des considérations plus altruistes.

    Face à la progression dramatique de l’épidémie de coronavirus en Italie, Bruxelles ne pouvait pas rester inactive. D’abord, parce que le décret de réquisition de Paris et l’ordonnance d’interdiction d’exportation de Berlin, tous deux publiés le 4 mars, contrevenaient à l’un des principes fondamentaux régissant le marché intérieur de l’Union européenne (UE) : le droit à la libre circulation des marchandises. Ensuite, parce que les deux pays possèdent une quantité importante de matériels médicaux de protection : tandis que la France a constitué des stocks stratégiques, l’Allemagne en fabrique en grande quantité et a sur son territoire le centre de distribution d’un producteur américain.

    Indifférence
    « Les deux cas de figure étaient différents. La France voulait lutter contre la spéculation et garder les masques pour son personnel médical, les chercheurs en laboratoire et les malades. L’Allemagne, elle, gardait ses masques chez elle mais n’empêchait pas quiconque le souhaitait de s’approvisionner pour constituer des stocks », explique une source européenne. Deux situations distinctes, donc, mais pas de différence essentielle du point de vue de Bruxelles : pour la Commission, le décret de réquisition français comme l’interdiction d’exportation allemande étaient tout aussi inacceptables.
    Accusée d’indifférence à l’égard du drame que vivait l’Italie, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a compris qu’elle avait personnellement intérêt à se saisir du dossier. De son côté, le commissaire au marché intérieur, Thierry Breton, a pris contact avec les industriels pour faire un état des lieux des stocks et des capacités de production. Le sujet a été évoqué, le 6 mars, lors de la réunion extraordinaire des ministres européens de la santé, à Bruxelles. Mais c’est la tribune libre de l’ambassadeur italien auprès de l’UE, Maurizio Massari, publiée sur le site Politico, mardi 10 mars, qui a accéléré les choses. Le diplomate y racontait que son pays avait demandé des masques à ses partenaires, mais sans succès. « Seule la Chine a répondu. Ce n’est pas bon signe en ce qui concerne la solidarité européenne », écrivait-il.

    La Chine – d’où la pandémie est partie – a tout fait, de son côté, pour que son geste ait le plus de retentissement possible. Ainsi, dans la soirée de jeudi, un Airbus A350 en provenance de Shanghaï a atterri sur l’aéroport romain de Fiumicino. A son bord, neuf palettes contenant du matériel respiratoire, des électrocardiogrammes et plusieurs dizaines de milliers de masques, et d’autres matériels mis à disposition par la Croix rouge chinoise, mais aussi neuf médecins spécialistes chinois, ayant tous œuvré dans la lutte contre la propagation du virus dans l’empire du Milieu. A l’arrivée de l’avion, le chef de la diplomatie italienne, Luigi Di Maio, a chaleureusement salué les autorités chinoises : « C’est ce que nous appelons de la solidarité et je suis certain que d’autres arrivées se produiront », a-t-il remercié, ajoutant : « Nous ne sommes pas seuls, il y a des personnes dans le monde qui veulent aider l’Italie. » Comment mieux souligner que les partenaires le plus proches de l’Italie, eux, ont manqué à l’appel ?

    Bruxelles a donc demandé à la France et à l’Allemagne de revoir leur copie et d’y stipuler clairement que les matériels de protection présents sur leur sol pouvaient être mobilisés pour les appels d’offres conjoints de l’UE et les besoins de tel ou tel pays. « Il est possible de prévoir des restrictions d’exportations, mais il faut que ceux qui sont en contact avec les malades ou le virus, partout en Europe, soient prioritaires », explique un fonctionnaire.

    Réaction en chaîne

    Compte tenu de l’explosion des besoins en France et en Allemagne, les décisions de leurs gouvernements n’auraient sans doute pas bouleversé la donne. Outre-Rhin, par exemple, une entreprise comme Gehe Pharma Handel, qui fournit quotidiennement plus de 6 500 pharmacies dans le pays, a vu ses demandes en masques de protection respiratoire multipliées par dix depuis février. « Aujourd’hui, nous ne sommes que très partiellement en capacité de livrer les masques qui nous ont été commandés », explique la direction de l’entreprise. Et ce, alors que l’Allemagne – avec plus de 3 600 cas détectés dont 8 mortels – a été pour l’instant beaucoup plus épargnée que la France ou l’Italie.

    Berlin s’y sera repris à deux fois avant de fournir un texte qui convienne aux autorités européennes. Jeudi, le gouvernement allemand a proposé une mouture qui n’a pas été jugée à la hauteur, même si elle prévoyait la possibilité d’exporter du matériel de protection sous certaines conditions. Vendredi soir, Berlin était encore en train de travailler à la modification de son ordonnance. Selon le journal La Repubblica, samedi, l’Allemagne aurait autorisé l’envoi d’un million de masques et autre matériel de protection dans la péninsule.
    Trois autres pays ont cependant notifié à la Commission leur intention d’interdire l’exportation de matériel de protection médicale : la République tchèque, la Bulgarie et… l’Italie. D’autres, comme la Pologne, l’envisagent également. Face à ce début de réaction en chaîne en contradiction avec les promesses de solidarité formulées par Emmanuel Macron et Angela Merkel, la Commission a donc décidé de réagir. Vendredi, Mme von der Leyen a ainsi regretté que des « Etats membres empêchent les équipements de protection médicale d’arriver jusqu’aux patients et médecins qui en ont besoin, en ces temps où la solidarité est nécessaire ».

    Le 7 mars : Pékin a augmenté ses capacités de production et mène une diplomatie du masque à travers le monde pour redorer son blason.

    Foyer principal de l’épidémie due au coronavirus, la Chine démultiplie ses capacités de production de masques. Malgré les pénuries, elle met désormais un point d’honneur à en redistribuer à travers le monde – au côté souvent de matériel médical et de kits de test du virus. L’Iran, qui avait puisé dans ses stocks pour envoyer un million de masques en Chine début février au point d’en manquer très vite, en a reçu 250 000 de Pékin fin février. La Corée du Sud et le Japon, qui en ont fourni plusieurs millions, en ont reçu en retour des centaines de milliers récemment.

    Outre les donations gouvernementales chinoises, les patrons du privé sont appelés à la rescousse : Jack Ma, le fondateur d’Alibaba, a annoncé, lundi 2 mars, une donation d’un million de masques au Japon et à l’Iran. La presse chinoise a rapporté début mars la distribution, fin février, de masques gratuits dans la rue à Nagoya, au Japon, par des étudiants chinois présents dans le pays dans le cadre d’un échange universitaire.

    Eviter la stigmatisation du pays
    Voici le temps de la « diplomatie du masque », devenu un signe de good will (« bonne volonté »), d’abord en Asie puis dans le reste du monde, après les fortes tensions géopolitiques générées par la propagation du coronavirus.
    Séoul était en plein réchauffement avec Pékin quand le Covid-19 a frappé – ce qui explique que la Corée du Sud n’ait pas imposé de quarantaine aux voyageurs venant de Chine – tout comme le Japon, qui devait accueillir Xi Jinping fin avril pour la première visite d’Etat d’un président chinois depuis 2008, après des années d’animosité. Le voyage a été repoussé.

    Dans les premières semaines de l’épidémie, la Chine s’était indignée de voir certains pays, notamment les Etats-Unis, fermer leurs frontières ou stigmatiser ses ressortissants – jusque des pays « amis » comme la Russie – tout en couvrant de louanges les alliés les plus fidèles, comme le Cambodge.
    « Quand une idéologie, une personne détenant des secrets comme Snowden, un nuage radioactif ou des migrants traversent une frontière entre deux pays, et ce faisant, provoquent des conséquences sur les rapports de pouvoir de part et d’autre, on est face à un facteur géopolitique. C’est le cas du virus, et il entraîne une géopolitique du masque », souligne, depuis Taipei, le sinologue Stéphane Corcuff, de Sciences Po Lyon.

    Les masques sont d’autant plus symboliques pour Pékin que Peter Navarro, le conseiller pour le commerce de Donald Trump, connu pour son hostilité à la Chine, en a fait fin février un enjeu stratégique de la bataille pour la « relocalisation » des industries parties dans l’ex-empire du Milieu : Pékin a « placé des restrictions à l’exportation des masques N95 [la meilleure qualité] » fabriqués en Chine par la société américaine 3M « pour que nous n’en recevions pas, elle a nationalisé nos usines », avait-il déclaré le 26 février sur la chaîne conservatrice Fox News, annonçant le projet de construire de nouvelles lignes de production de masques aux Etats-Unis. Dans un communiqué publié le 5 mars, le ministère chinois du commerce a déclaré « n’avoir jamais placé aucune restriction » à l’exportation de masques fabriqués en Chine.

    « L’usine du monde »
    Depuis quelques jours, les médias officiels chinois consacrent une grande place au boom de la production de masques dans le pays : celui-ci produit désormais 1,66 million de masques N95 par jour – soit cinq fois plus que début février. Il produit chaque jour 110 millions de masques toutes qualités confondues – soit douze fois plus que début février. Un long article sur le site de l’agence de lutte contre la corruption, publié le 3 mars, décrit cette montée en puissance industrielle comme un « code secret chinois », entendre, une « arme secrète ».

    « Le masque est devenu l’objet symbolique de la lutte contre l’épidémie. A travers les donations à l’extérieur, la Chine veut aujourd’hui démontrer que l’usine du monde a toujours d’énormes capacités de production », explique le chercheur en sciences politiques indépendant Chen Daoyin. « Avec l’épidémie, il y a eu beaucoup d’interrogations, en Chine comme à l’étranger, sur le “destin commun de l’humanité” [une antienne de la propagande] promis par la Chine, et aussi sur les risques pour les autres pays de mettre tous leurs œufs dans le même panier en faisant tout produire en Chine. Maintenant que l’épidémie s’est stabilisée en Chine et qu’une deuxième phase est en cours dans le reste du monde, Pékin redouble d’efforts pour reconstituer une image de leadership », poursuit-il.

    Le point d’orgue de ce retour en force d’une Chine volontariste et fière devait être un livre publié par le département de la propagande du Parti communiste, et intitulé Da guo zhan yi, soit « La grande puissance combat l’épidémie ». Les médias officiels ont annoncé sa publication officielle le 26 février – mais sa distribution n’a pas encore eu lieu. « L’annonce de la sortie du livre a généré plein de quolibets sur Internet, ils se sont sans doute dit que c’était prématuré et qu’il y aurait un retour de bâton. Donc ils attendent », explique un observateur des réseaux sociaux chinois, qui préfère garder l’anonymat.

    #Chine #usine_du_monde

    • Depuis quelques jours, les médias officiels chinois consacrent une grande place au boom de la production de masques dans le pays : celui-ci produit désormais 1,66 million de masques N95 par jour – soit cinq fois plus que début février. Il produit chaque jour 110 millions de masques toutes qualités confondues – soit douze fois plus que début février.

      C’est dément ces chiffres. Par jour !

    • Coronavirus : 16 millions de masques destinés à la France bloqués en Chine
      https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/les-infos-de-05h-coronavirus-16-millions-de-masques-destines-a-la-france-bloques

      Deux avions cargos n’ont pas pu décoller de Paris à cause de l’évolution récente des contrôles sanitaires effectués par les autorités chinoises à l’arrivée.
      L’annulation fait suite à l’évolution récente des contrôles sanitaires effectués par les autorités chinoises. Par peur d’une nouvelle vague de contamination, elles testent obligatoirement les pilotes à l’arrivée. Par ailleurs, le 31 mars, un pilote d’Air France a été testé positif et a été placé en quarantaine comme l’expliquait Le Monde.

      Les autorités chinoises sont très tatillonnes et des discussions sont en cours pour tenter de trouver une solution rapide. « On est sur de grosses négociations » explique une source gouvernementale. La solution serait peut être de passer par un autre pays et que Shanghai ne soit finalement qu’une escale.

      Cela éviterait aux pilotes de dormir en Chine et donc d’éviter un test à l’arrivée puisqu’ils resteraient tout simplement dans l’avion avant de repartir en France. Lundi 6 avril, ce sont 16 millions de masques qui devaient donc arrivés en France.

      Il n’y a aucun problème sur la marchandise, elle est actuellement sous haute protection à Shanghai mais il manque l’essentiel : l’avion pour les ramener en France. Chaque semaine, Air France a pourtant prévu 6 rotations entre les deux pays. Les négociations se poursuivent en ce moment pour faire redécoller les avions au plus vite et chargés de millions de masques.

    • l’article du monde en paywall
      https://www.lemonde.fr/international/article/2020/04/04/coronavirus-foire-d-empoigne-mondiale-pour-l-achat-de-masques-chinois_603556
      J’écoutais un texte sur yt qui demandait la levée des paywall des journaux nationaux (grassement subventionnés) en ce moment où l’information est nécessaire à tout le monde.
      Du coup, je dois comprendre par hypothèse que la france envoie des pilotes non testés en chine dont certains sont donc porteur du virus. #pas_de_tests = #pas_de_masques

    • Coronavirus : toute la planète cherche à acheter des masques de protection en Chine, 4 avril 2020

      https://www.lemonde.fr/international/article/2020/04/04/coronavirus-foire-d-empoigne-mondiale-pour-l-achat-de-masques-chinois_603556

      Cette foire d’empoigne se fait dans l’urgence, car chaque pays est confronté à la pénurie et à des opinions publiques abasourdies par le manque d’anticipation.

      L’avion d’une équipe de football américain déchargé de sa cargaison de masques en provenance de Chine, à Boston (Massachusetts), le 2 avril. JIM DAVIS / REUTERS

      C’est la grande cohue aux portes des ­usines chinoises, auprès desquelles toute la planète cherche à se procurer des masques de protection pour freiner la propagation du coronavirus. Dans cette foire d’empoigne se font concurrence les Etats entre eux, mais aussi les collectivités locales et les entreprises. Le tout dans l’urgence, car chacun est confronté à la pénurie et à des opinions publiques abasourdies par le manque d’anticipation de leurs dirigeants, et ce alors que l’essentiel du trafic aérien à destination de la Chine a été supprimé. « Il y a une course aux masques en Chine, il faut être prêt à dégainer tout de suite pour ­réussir à passer une commande », résume Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine.

      Le gouvernement français a lancé ce qu’il compare à un « pont aérien » avec la Chine – des vols cargos payés au prix fort pour importer 600 millions de masques. Ils doivent notamment approvisionner les hôpitaux. Mais les régions conservent la responsabilité de trouver des masques pour les établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes et les soignants à domicile. La Nouvelle-Aquitaine devait réceptionner une commande de 2,6 millions de masques ce week-end, à l’issue d’un parcours du combattant : la cargaison devait d’abord décoller de Shenzhen (sud), grand centre industriel qui jouxte Hongkong. Mais face à l’engorgement du terminal cargo de l’aéroport, elle a été envoyée par camion jusqu’à Shanghaï (est). Là, l’attente s’annonçait si longue que le tout a finalement été convoyé pour un décollage depuis Zhengzhou, 950 km à l’ouest.

      « Course contre la montre »

      L’Ile-de-France a connu pire déconvenue. Lorsque, le 20 mars, le gouvernement lève sa réquisition des masques sur le territoire, Valérie Pécresse, présidente de la région, se précipite car les besoins sont grands. Elle procède à une commande de plusieurs millions de masques auprès d’un fournisseur chinois. Mais très vite, sans nouvelles de la cargaison, la région se rend compte que le stock a été tout simplement vendu à une autre partie, plus offrante. « Nous ne savons même pas qui l’a acheté finalement, on parle d’Américains, mais en réalité, c’est difficile à dire », précise-t-on dans l’entourage de la présidente.

      Cette situation ubuesque est la conséquence d’une demande en flux hypertendu et d’une concurrence impitoyable. Il faut désormais payer rubis sur l’ongle dès l’ordre passé, parce que les producteurs peuvent se permettre de l’exiger, mais aussi en raison du coût de leurs matières premières. « Auparavant, il fallait un premier versement, d’environ 30 %, puis le reste après livraison. La nouveauté, c’est que les usines veulent 100 % comptant à la commande, sinon les autres passent avant », explique Melvin Gerard, consultant dans l’import-export avec la Chine.

      L’Ile-de-France a fait appel aux réseaux de ses entreprises, mais également à la communauté d’origine chinoise afin de trouver un producteur fiable. « Nous nous sommes battus car la recherche de masques est une course contre la montre pour identifier les producteurs et, surtout, faire décoller les cargaisons. Nous avons pu sécuriser une filière d’approvisionnement grâce à la communauté franco-chinoise en Ile-de-France », explique Valérie Pécresse.

      Dans un dépôt stockant des masques, à Marolles (Marne), le 30 mars. Photo fournie par l’armée. THOMAS PAUDELEUX / ECPAD VIA AP

      Les différents chefs d’Etat, Emmanuel Macron en tête, ont beau promettre de réfléchir à terme à cette dépendance à la Chine, dont ils prennent conscience avec la crise sanitaire, la République populaire se révèle plus incontournable que jamais. Dès janvier, alors que le virus faisait ses premiers ravages, sa propre demande et celle de ses voisins asiatiques l’ont poussée à augmenter ses capacités de production : 3 000 nouveaux fabricants se sont lancés sur un marché qui en comptait déjà 4 000. La Chine – qui, l’année dernière, livrait la moitié des masques sur la planète – aurait dopé sa capacité de production à 110 millions d’unités par jour fin février, selon les chiffres officiels, cinq fois plus qu’un mois plus tôt.

      Le constructeur automobile BYD se targue d’avoir lancé en deux semaines la plus grosse ligne de production mondiale, et assure au Monde qu’elle sort désormais 10 millions d’unités par jour. Le géant de l’assemblage des smartphones Foxconn s’est jeté dans la mêlée au même moment. Un producteur de serviettes de protection contre l’incontinence de la province rurale de l’Anhui, U-Play, explique s’être converti aux masques en trente-cinq jours car le gouvernement local peinait à en trouver, confronté à la demande des autres provinces.

      Dans cette bataille, la qualité laisse souvent à désirer. Les Pays-Bas ont rappelé 600 000 masques FFP2 défectueux, réceptionnés le 21 mars d’un fabricant chinois. Mais Pékin est soucieux de son image, et se pose désormais d’autant plus en position de sauveur qu’il a été accusé d’avoir étouffé la révélation, par des médecins de la ville de Wuhan, de l’existence d’un nouveau virus, fin décembre 2019. Depuis mardi 31 mars, les usines du pays ne peuvent plus exporter de matériel médical ou de protection si elles n’ont pas reçu la licence les autorisant à vendre sur le ­marché chinois. Selon une source au ministère français de la santé, aucun problème de qualité n’a été décelé sur les premiers arrivages en France, par deux avions affrétés lundi 30 mars et mercredi 1er avril par la société Geodis, qui ont ramené près de 20 millions de masques.

      L’amertume des pilotes

      L’autre défi est logistique. Outre Geodis, qui doit affréter une quinzaine de vols Antonov pendant ce mois d’avril dans le cadre du « pont aérien » avec la Chine, Air France prévoit six rotations par semaine. Les deux premiers vols de la compagnie française ont eu lieu dimanche 29 mars et mercredi 1er avril, acheminant chacun 80 tonnes de matériels – essentiellement des masques, près de 8 millions au total – à destination de la France. Une grande partie, le 29 mars, a été importée à l’initiative du groupe LVMH. Le prochain vol est prévu le 5 avril. En privé, le président Emmanuel Macron a critiqué la lenteur du ministère de la santé, qui s’est fait prendre de vitesse, pour des raisons administratives, dans la prise en charge des masques sur le terrain, en Chine.

      Les équipages qui participent à ces vols à vide dans le sens de la Chine sont soumis à un protocole sanitaire très strict. C’est dans ce cadre qu’un pilote d’Air France a été retenu sur place, selon nos informations, confirmées par Air France. A la suite d’un test positif au Covid-19, il a été « placé en observation dans un centre médicalisé » chinois le 31 mars, précise la compagnie, qui s’efforce d’obtenir son retour « le plus rapidement possible ».

      Du côté des syndicats de pilotes, une certaine amertume s’exprime en raison de l’écho donné aux vols affrétés par Geodis. « On aimerait que le travail d’Air France soit davantage mis en valeur par le ministère des affaires étrangères, dit une source syndicale. On s’offusque du fait que les vols d’Antonov soient tant évoqués, alors qu’ils sont à un tarif délirant de 1,5 million d’euros pièce. »

      La ruée mondiale sur le matériel de protection chinois est source de vives crispations diplomatiques. Le ministre de l’intérieur du Land de Berlin, Andreas Geisel, a ainsi accusé les Etats-Unis de « piraterie moderne » dans un article de vendredi du Tagesspiegel révélant qu’une cargaison de masques de type FFP2 de la marque américaine 3M, produits en Chine à destination des soignants de la capitale allemande, a été « confisquée » lors d’un transbordement à l’aéroport de Bangkok. L’entreprise du Minnesota résiste à une injonction de l’administration de Donald Trump d’expédier l’intégralité de sa production asiatique vers les Etats-Unis et de cesser de fournir le Canada et l’Amérique latine. Cet ordre, qui aurait des « implications humanitaires importantes », selon l’industriel, suscite l’ire du premier ministre canadien, Justin Trudeau.

      Les Etats américains eux-mêmes se plaignent de voir l’administration fédérale se montrer plus offrante à chaque fois qu’ils tentent de passer une commande aux Etats-Unis. Au point que le gouverneur du Massachusetts, Charlie Baker, a utilisé un avion de l’équipe de football des New England Patriots pour aller chercher une livraison en Chine pour sa région. Cette concurrence américaine nourrit la guerre au plus offrant. Un membre de l’état-major américain, l’amiral John Polowczyk, chargé de l’approvisionnement, a assumé avoir une équipe qui « parcourt le monde » pour prendre tous les équipements nécessaires que les Etats-Unis peuvent récupérer. Il a précisé que six avions-cargos avaient déjà ramené du matériel médical et que 28 autres avions étaient prévus dans les jours à venir. Il parle lui aussi de « pont aérien ».

    • Le 28 mars, je taggais ici même #engraissement_en_vue, ben voila, #Geodis (Mediapart ne relève même pas l’incongruité monstrueuse de ces spéculateurs opportunistes dans son article masques-les-preuves-d-un-mensonge-d-etat) bref, voila donc la preuve que Geodis se gave honteusement.
      J’ai du mal à comprendre qu’avec le fric de dingue qu’avale l’armée, pour une fois qu’elle pouvait servir à quelque chose avec ses avions, ben non, faut passer par des boites privées qui vont dealer avec l’industrie de l’armement russe …

      merci @colporteur pour l’article

      C’est dans ce cadre qu’un pilote d’Air France a été retenu sur place, selon nos informations, confirmées par Air France. A la suite d’un test positif au Covid-19, il a été « placé en observation dans un centre médicalisé » chinois le 31 mars, précise la compagnie, qui s’efforce d’obtenir son retour « le plus rapidement possible ».

      Du côté des syndicats de pilotes, une certaine amertume s’exprime en raison de l’écho donné aux vols affrétés par Geodis. « On aimerait que le travail d’Air France soit davantage mis en valeur par le ministère des affaires étrangères, dit une source syndicale. On s’offusque du fait que les vols d’Antonov soient tant évoqués, alors qu’ils sont à un tarif délirant de 1,5 million d’euros pièce. »

      Donc, des avions russes
      https://geodis.com/fr/newsroom/press-release/geodis-realise-un-pont-aerien-entre-la-chine-et-la-france-pour-acheminer


      Tu peux même lire l’url du site sur l’avion de Geodis …
      http://www.volga-dnepr.com/en
      le President de “Volga-Dnepr Group” est Anatoly Isaikin[1] que tu retrouves donc chez Rosoboronexport
      https://en.wikipedia.org/wiki/Rosoboronexport

      The Rosoboronexport Federal State Unitary Enterprise (FSUE) was set up in 2000 by a Decree of the President of Russia and is charged with implementation of the policy of the State in the area of military-technical cooperation between Russia and foreign countries.

      bisou poutine, bouark

    • L’Antonov 225 est tout simplement (et de loin) le plus gros porteur existant actuellement, il détient un monopole total sur le transport de très gros volume.

      Bon, là, c’est du gros volume, mais parfaitement fractionnable. Si on recourt à lui, c’est que c’est le seul moyen trouvé pour aller vite.

      Je ne suis pas sûr que le tarif soit délirant. L’Antonov transporte 250 tonnes, là où un Airbus A-310 en emmène 36 et un A-330, 70…

  • Le Poison de La Mafia Calabraise et La Loi du Silence

    Depuis des années, le journaliste #Sandro_Mattioli enquête sur un trafic de déchets toxiques en Calabre, dans le sud de l’Italie, qui impliquerait la mafia locale : la ‘Ndrangheta. En 1989, soixante tonnes de déchets médicaux prêts à être incinérés ont été découvertes dans un village de la province de Consenza. Des bateaux auraient également servi de vaisseaux-poubelles. D’autres ont disparu en mer. La mafia calabraise semble être aux commandes de ce trafic destructeur.

    https://www.youtube.com/watch?v=FL8Zp5h1upc

    #film #film_documentaire
    #mafia #calabre #déchets_radioactifs #cancer #crime_organisé #Gioia_Tauro #décharges_illégales #Rigel #Natale_de_Grazia #Simona_del_Vecchio #services_secrets #'ndrangheta #ndrangheta #Piana_di_Gioia_Tauro #Rosarno #déchets_nucléaires #déchets_toxiques #nucléaire #IAM #lixiviat #armes_nucléaires #Veolia #dioxine #incinérateur #usine_d'incinération #TEC #multinationales #MCT #Eurogate #Thomas_H_Eckelmann #Cecilia_Battistello #transport_maritime #port #conteneurs #économie #pizzo #poubelle_d'Europe #hypocrisie #Africo_Nuovo #Giuseppe_Morabito #Morabito #Aspromonte #San_Luca #Giuseppe_Giorgi #Torrente_La_Verde #omertà #résignation #omerta #gaz_neurotoxique #Marseille #Italie #Coraline #France #Côte_d'Azur #infiltration_mafieuse #Vintimille #Bevera #Pellegrino #Giovanni_Tagliamento #contship_Italia_group #Crotone #Korabi_Durres #ARPACAL #déchetterie #Rosso #mortalité #santé #Messina_Lines #Oliva #Rosarno

    ping @albertocampiphoto @wizo

    • La malapianta

      Dopo la strage di #Duisburg, nell’agosto del 2007, il mondo sembra finalmente essersi accorto della ’ndrangheta. Eppure la potente organizzazione criminale calabrese esiste indisturbata da decenni, o da decenni c’è chi quotidianamente rischia la vita per combatterla. #Nicola_Gratteri, procuratore aggiunto di Reggio Calabria, è certamente una delle personalità più controverse e affascinanti coinvolte in questa guerra. Spesso criticato per la durezza dei suoi metodi, Gratteri è nato in Calabria e dalla sua regione d origine non ha mai voluto andarsene, anche a costo di grossissime rinunce. Una vita interamente dedicata alla giustizia, a prezzo di scelte difficili, come per esempio quella di perseguire penalmente persone in passato vicine, magari amici di infanzia o compagni di scuola. In questo libro il grande investigatore anti-’ndrangheta si racconta ad Antonio Nicaso.

      https://www.mondadoristore.it/La-malapianta-Antonio-Nicaso-Nicola-Gratteri/eai978880459369
      #livre

    • Porto franco. Politici, manager e spioni nella repubblica della ’ndrangheta

      È vero, della ’ndrangheta ormai si parla abbastanza. Si sa, ci sono i collusi, i corrotti, la zona grigia. Insomma, le solite storie, si dirà. No! Perché bisogna capire cosa c’è dietro. Lo scenario! Questo libro racconta fatti inediti e incredibili, un Paese assurdo che sembra un marcio Macondo di Garcìa Màrquez. C’è il latitante in Venezuela che tratta voti e petrolio con Dell’Utri, e poi compra azioni con una broker in Vaticano che si incontra col cappellano spirituale di papa Wojtyla. C’è la Onlus di un prete nigeriano che smercia medicinali per conto dei boss. Ci sono i cinesi che contrabbandano scarpe e vestiti, amici dei Templari - non i cavalieri del Santo Sepolcro, ma i massoni - che a loro volta riciclano milioni della ’ndrangheta tramite fondazioni «umaniste». C’è il faccendiere che chiede al ministro di intercedere per il boss al 41 bis, e il ministro, a sua volta inquisito, che chiede una mano al faccendiere. C’è lo stimato commercialista uomo dei Servizi che si vende al boss per pura ammirazione, perché quello sì è «un vero uomo». C’è il giudice erotomane che si vende per qualche escort e un po’ di affari... Tutte storie che in un modo o nell’altro attraversano la Piana di Gioia Tauro e il suo porto, crocevia di mezzo secolo di storia repubblicana, da Andreotti a Berlusconi, di intrecci fra massoneria, Servizi deviati, manager corrotti. Mezzo secolo di storia dei #Piromalli, la famiglia che - tra omicidi e tragedie - ha trasformato la vecchia ’ndrangheta in un potere parallelo.

      https://www.libreriauniversitaria.it/porto-franco-politici-manager-spioni/libro/9788866205340

    • In fondo al mar

      In fondo al mar(under the sea) is a data-driven journalism project mapping out shipping accidents suspected of being involved in illegal waste dumping activities, that have been first revealed by judiciary and parliamentary inquiries.

      The original project data stems from a research conducted at the archive of the Lloyd’s Register of Shipping in London and it has been cross-referenced with information obtained from newspaper article, investigations of environmental organizations and specialist sites sites.

      Maps, timelines and other forms of info-visualization are meant to allow users to navigate this complex dataset and see for themselves some of the anomalies that emerge from the data. But the goal is also to lay the foundations for future research on this case in order to ascertain what has happened and the possible health risks.


      https://infondoalmar.fatcow.com

      #cartographie #visualisation #dataset #données

      ping @reka @fil

  • #Visibilité et #invisibilité de la #pollution des #sols dans les territoires (post)industriels : de nouvelles perspectives sur la #résilience et la #justice_environnementale ?

    « Make the valley green again » : la gestion des #sols_pollués au cœur de la #réhabilitation de la basse vallée de #Swansea (#Pays_de_Galles) [Texte intégral]
    « Make the valley green again » : soil pollution management in the reclamation process of the lower Swansea Valley (Wales)
    Cécile Ferrieux et Robin Le Noan

    –----
    Regard géo-historique sur la difficile transformation des #friches_industrielles de la vallée de la #Fensch : l’exemple de la #reconversion en cours du site de l’#usine_sidérurgique intégrée #SMK (1897-2018) [Texte intégral]
    A geohistorical look at the difficult transformation of industrial wastelands in the Fensch Valley : the example of the ongoing conversion of the SMK integrated steel plant (1897-2018)
    Eric Marochini

    #sidérurgie

    –---

    Du trouble privé au problème public ou… l’inverse ? #Mobilisation locale autour d’un #site_industriel pollué [Texte intégral]
    From private concerns to a public issue or… is it the reverse ?
    Maurice Olive

    –-----
    Controverse autour des #stériles_uranifères : de la mise à l’agenda d’un problème public à la remise en cause de l’#expertise [Texte intégral]
    Etude comparative de deux anciens sites miniers : #La_Commanderie (#Vendée/#Deux-Sèvres) et #Pen_Ar_Ran (#Loire-Atlantique)
    Controversy around uranium waste : from putting a public problem on the agenda to challenging expertise. Comparative study of two former uranium mines : La Commanderie (Vendée/Deux-Sèvres) and Pen ar Ran (Loire-Atlantique)
    Saliha Hadna

    #mines

    –-------
    Le laboratoire cévenol de l’après-mine. Une coextensivité des causes et des responsabilités minières, environnementales et sanitaires [Texte intégral]
    The Cevennes laboratory of the post-mine. A coextensivity of mining, environmental and sanitary causes and responsibilities
    Béatrice Mésini

    –--------

    L’#économie_circulaire : cercle vertueux ou cercle vicieux ? Le cas de l’utilisation de terres maraîchères pour aménager des espaces verts urbains [Texte intégral]
    The circular economy : vicious or virtuous circle ? The case of vegetable gardens used to develop green spaces
    Clément Gitton, Yoann Verger, Florence Brondeau, Ronald Charvet, François Nold, Philippe Branchu, Francis Douay, Isabelle Lamy, Christian Mougin, Caroline Petit et Elisabeth Rémy

    –-----

    La strate du sol d’une mégapole : observations localisées sur l’Anthropocène [Texte intégral]
    Les couches issues des périodes préindustrielle et industrielle à #Paris
    A megacity soil’s layer : localised observations about the AnthropoceneThe strata from preindustrial and industrial eras in Paris
    Mathieu Fernandez

    https://journals.openedition.org/geocarrefour/11289
    #revue #in/visibilité #sols

  • Le capitalisme tue. L’obscurantisme aussi : en #Chine, le bilan de l’explosion dans une usine au Jiangsu, dans l’est du pays, est très lourd : 62 morts et 90 blessés graves. Pourtant, les autorités font tout pour dissimuler les informations. Elles sont même allées jusqu’à recourir à des techniques inédites en perturbant un drone utilisé par un média.

    Explosion meurtrière dans une usine en Chine, la presse empêchée de travailler
    https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/chine-explosion-meurtriere-dans-une-usine-en-chine-la-presse-


    #catastrophe_industrielle #explosion #usine_chimique

  • Copyright numérique : stériliser pour mieux tuer - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2018/09/09/copyright-numerique-steriliser-pour-mieux-tuer_1677568

    Le 12 septembre, nos députés européens auront à se prononcer sur la directive relative au « droit d’auteur dans le marché unique numérique », que les Etats membres ont déjà validé. Dès le préambule du texte, le cadre est fixé : il est question d’œuvres, d’auteurs, de patrimoine. Le texte veut clarifier le « modèle économique » qui définira dans quelles conditions les « consommateurs » (le mot apparaît quatre fois dans l’introduction) pourront faire usage de ces œuvres.

    Le monde est ainsi découpé simplement : d’un côté, les artistes et les titulaires de droits d’auteurs, et parfois les structures et les institutions connexes (musées, universités, éditeurs) ; de l’autre, la grande masse des anonymes. La porosité entre les uns et les autres n’est pas de mise : le cas d’une personne écoutant des concerts sur Internet et publiant ses interprétations d’un prélude de Chopin n’est pas évoqué. Les médiateurs entre propriétaires (de droits, de licences) et locataires-utilisateurs sont les Etats, chargés de faire respecter la future loi, et les « prestataires de services en ligne » (les hébergeurs). Là encore, nulle place pour les auteurs-éditeurs de sites web altruistes, qui publient leurs analyses, leurs découvertes, leurs concerts de rock entre amis. On reste dans une logique traditionnelle où l’Etat et l’Union européenne régulent le fonctionnement d’industriels qui seraient laxistes en matière de propriété artistique ou intellectuelle.
    Une volée de récriminations

    Mais comment appliquer une telle loi ? Grâce à de gigantesques algorithmes. L’article 13 précise que les prestataires de services, en étroite coopération avec les titulaires de droits, développeront des techniques de reconnaissance des contenus. Les acteurs hors Facebook, Sacem ou équivalents seront censurés, donc éliminés du Web. Ulrich Kaiser, professeur de musique allemand, l’a vérifié. Il a mis en ligne quelques interprétations de son fait de morceaux de Schubert, tombé depuis longtemps dans le domaine public, et a vérifié comment le logiciel de vérification de droits d’auteur de YouTube (Content ID) réagissait. Il a vite reçu une volée de récriminations prétendant qu’il violait des droits d’auteur. Et ses arguments étaient systématiquement rejetés. En bref, pour qui n’est pas adossé à une agence de droits d’auteur, il y aura toujours un robot ou un digital worker payé au clic qui lui interdira toute publication, au motif qu’il copie une œuvre, même s’il a le droit pour lui. Belle inversion juridique où nous devons faire la preuve de notre innocence, quand sa présomption figure dans notre Constitution.

    Le second souci est que ces algorithmes coûtent très cher (de l’ordre de 50 millions d’euros), et sont évidemment très protégés par… le copyright. Nous sommes ici bien loin des logiciels libres façonnés par des poignées de bénévoles, et qui font vivre Internet. Et notre Union européenne, qui veut protéger les big industries du numérique et de la culture, ne réalise pas qu’elle se transforme en bourgeois de Calais, au seul bénéfice des Etats-Unis, puisqu’elle ne sait produire ces logiciels et bases de données associées.
    La peur du don

    Ainsi, du haut de Bruxelles, on ne fait pas que penser le contemporain avec des catégories obsolètes, aux dépens des citoyens et de leur créativité. On se trompe.

    Apparaît d’abord une étrange peur du don. Le don, ce phénomène social total, qui structure nos sociétés via l’échange, qui nourrit nos idées : celles-ci se confortent et s’affinent au contact d’autrui. Tenter de les censurer, d’en vérifier systématiquement l’authenticité, c’est aller contre l’éducation, contre le développement personnel : la science et la création se nourrissent d’emprunts, d’appropriations, de détournements.

    Ensuite, supposer que la technique va sauver ou protéger la culture relève de l’erreur. De tout temps technique et culture forment une tresse inséparable. Nos films sont faits avec des caméras, qui fonctionnent à l’électricité, désormais montés sur ordinateur. Nous appelons nos ponts (du Gard ou de Tancarville) des « ouvrages d’art ». Et avec l’informatique, nous prenons conscience de la dimension technique de l’écriture, qui nous sert autant à développer un raisonnement, à jeter les bases d’une nouvelle loi qu’à déguster un Rimbaud qui a peu profité de ses droits d’auteur. La grande majorité des productions informatiques relèvent de ces jeux d’écriture où copier, coller, emprunter, détourner, articulent recettes, banales applications et imagination.
    Façonner le monde

    Et enfin, l’idée qu’un algorithme puisse se substituer au jugement humain est erronée. Un algorithme est écrit par des humains, qui y injectent leur subjectivité, leurs représentations du monde, leurs valeurs morales, comme le montre le philosophe Andrew Feenberg. Il n’est pas neutre. Un algorithme l’est d’autant moins s’il appartient à une firme, qui va évidemment l’adapter à ses intérêts économiques. La chose est manifeste quand il s’appuie sur des bases de données massives pour produire du deep learning. C’est le principe même de l’apprentissage : si nous apprenons à des ordinateurs à modéliser le climat, nous ne pouvons leur confier des opérations chirurgicales sur des humains. Et l’idée que les machines puissent résoudre des problèmes moraux (liés au vol, à l’invention) signale avant tout une démission politique. La volonté de déléguer à ces machines des questions qui méritent d’être débattues par tous : démocratiquement.

    C’est toute la question du « numérique » : cette technique a plus que jamais le pouvoir de façonner le monde. Y compris politiquement. Avec les réseaux sociaux, nous ressentons, non pas son pouvoir, mais ses effets sur nos sociétés. L’histoire de l’écriture nous rappelle que ces effets sont lents, variés, particulièrement dépendants de ce que nous voulons qu’ils soient. Moins que jamais, la technique est éloignée de nous. Sauf si nous déléguons à quelques managers le formatage de nos sociétés par le biais de leurs chimères. Souvent, celles-ci se réduisent à quelques croyances, qui confinent à la numérologie. Il s’agit de projeter toute la complexité humaine, ses variations multidimensionnelles, sur une droite, où chacun.e d’entre nous serait évaluable. Avec une seule note entre 0 et 20.

    Le numérique, c’est politique. Ça se pratique aussi, ça s’apprend. Comme l’écriture. Ça se débat. Il est urgent de l’enseigner à toutes les générations, à tous les corps de métier ; d’en expérimenter les facettes actuelles, d’en inventer les futures. Les artistes, les historiens, les physiciennes usent tous de l’écriture. Il en est de même pour le « numérique ». Jeunes et vieux, Chinois, Français et Californiens prenons le temps de penser le numérique, au-delà de nos moules et frontières disciplinaires. La technique nous appartient. A nous tous d’en convaincre nos députés.

    Eric Guichard philosophe, responsable de l’Equipe réseaux, savoirs et territoires de l’ENS-Ulm, maître de conférences HDR à l’Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques (Enssib) , Nicolas Schabanel informaticien, directeur de recherches au CNRS, Laboratoire de l’informatique du parallélisme (LIP), ENS-Lyon, membre de l’Institut rhônalpin des systèmes complexes (IXXI)

    #copyright #partage

  • #Parcoursup 2018 : quelles options pour les candidats encore en attente ou refusés ?
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2018/09/03/parcoursup-2018-quelles-options-pour-les-candidats-encore-en-attente-ou-refu


    #usine_à_gaz #exclusion #sélection #guerre_aux_pauvres

    Enfin, les candidats qui n’auraient pas été pris dans la formation de leur choix ont un mois, à compter de la notification de refus, pour demander à la formation de motiver cette décision administrative, et deux mois pour la contester, comme le stipule l’article D-612-1-14 du code de l’éducation, et ce, même s’ils ont accepté une autre proposition entre-temps. « Chaque candidat non admis dans une formation pourra envoyer une lettre recommandée au chef d’établissement, en lui demandant de motiver les raisons de sa non-inscription, notamment en précisant les critères et modalités d’examen du dossier », explique Me Jean Merlet-Bonnan, avocat spécialisé. Dans sa lettre, le candidat devra aussi inclure une demande expresse d’être inscrit dans la formation.

  • Mer. Quelle est la superficie du domaine maritime français ?
    http://www.letelegramme.fr/soir/mer-quelle-est-la-superficie-du-domaine-maritime-francais-18-04-2018-11


    Domaine Maritime français, SHOM

    Le domaine maritime français est parmi les plus vastes du monde. Mais combien mesure-t-il ? Réponse avec Julien Smeeckaert, chef de la cellule « délimitations maritimes » au Service hydrographique et océanographique de la Marine (Shom) à Brest.

    Quelle est la superficie du domaine maritime français ?
    Nous sommes en train de finaliser nos calculs. Mais selon les chiffres provisoires, transmis lors de la conférence sur les frontières maritimes de la France le 28 mars dernier, on va tourner autour de 10,7 ou 10,8 millions de km².

    Ce qui fait de l’espace maritime français le deuxième plus grand du monde ?
    Oui, avec les chiffres recalculés, la France reste au deuxième rang mondial. Elle n’est jamais passée au premier rang.

    Premier rang occupé par les États-Unis…
    Oui. Mais on ne peut pas affirmer avec certitude l’étendue du domaine maritime américain. Le Shom est le référent au niveau français, mais pas outre-Atlantique. D’une méthode de calcul à l’autre, les chiffres varient… parfois beaucoup. Officiellement, aucun organisme américain ne communique de chiffre précis aux Nations-Unis qui régissent le droit maritime international. C’est un peu le problème. On ne peut pas évaluer la fiabilité des informations qu’on trouve sur Internet. Selon Wikipédia, le domaine maritime américain serait de 11,3 millions de km². Par qui a-t-il été calculé ? Comment ? La comparaison de deux superficies ne peut être fiable que si les résultats ont été obtenus par des méthodes de calcul similaires. Mais on est certain que la France est au deuxième rang mondial.

    Pourtant, selon le ministère des Affaires étrangères, le domaine maritime français est le plus vaste du monde, avec 11,6 millions de km². Comment expliquer une telle différence ?
    Il s’agit de chiffres anciens. Ils ont été calculés avec les outils à disposition à l’époque. À savoir, essentiellement des cartes marines. Ce nouveau chiffre, 10,8 millions de km², ne correspond pas à une perte d’espace maritime. Il s’agit d’une réévaluation au plus juste de la superficie totale.

    Vous avez donc mis au point une nouvelle méthode de calcul () ?*
    Oui. Maintenant que nous sommes passés à l’ère numérique, nous avons remis à jour notre méthode de calcul, plus précise. Nos anciens chiffres dataient de 1999. Tout est basé sur de la géodésie, une science qui étudie la forme et les dimensions de la Terre. On part de la connaissance des espaces maritimes que nous avons, soit au travers des calculs effectués par le Shom conformément au droit international, soit à partir des accords de délimitations maritimes entre états ou des revendications unilatérales de la France en l’absence de ces accords. Tous ces éléments nous permettent de délimiter nos espaces de manière officielle.

  • Le décompte des voix des électeurs donnerait Hillary Clinton gagnante. Étrangeté de la démocratie US ...

    La marge du vote populaire contre Trump atteint 1,7 million de voix
    http://www.wsws.org/fr/articles/2016/nov2016/pers-n23.shtml

    Donald Trump perd le vote populaire aux élections présidentielles américaines avec la plus grande marge jamais enregistrée pour un vainqueur au Collège électoral. Alors que Trump mène contre la démocrate Hillary Clinton par 302 voix contre 236 dans les votes au Collège électoral, attribués au gagnant de chaque état d’après une formule qui favorise les états plus petits et plus ruraux, la marge de Clinton dans les bulletins de vote des électeurs populaires dépasse maintenant 1,7 million.

    ... / ...

    Il est très probable que, sur la base de ces tendances, l’avance de Clinton sur Trump dans le vote populaire finira par franchir la barre des deux millions, soit une marge plus importante que celle des élections pour des présidents du XXᵉ siècle tels John F. Kennedy en 1960, Richard Nixon en 1968 et Jimmy Carter en 1976. Mais Trump deviendra quand même le 45ᵉ président des États-Unis.

    Il n’y a pas de précédent historique pour un écart aussi important entre le Collège électoral et le vote populaire. Pourtant, ni le Parti démocrate, ni les médias contrôlés par les grandes entreprises n’ont insisté sur cette question.

    #WTF

  • Accaparement de terres agricoles en #France : quel est le plan des Chinois ?
    https://reflets.info/accaparement-de-terres-agricoles-en-france-quel-est-le-plan-des-chinois

    (Partie 2) Le procédé et les acteurs des rachats de terres agricoles décrits dans le premier article, permettent de comprendre le « comment » de cette opération orchestrée par un entrepreneur français installé en Chine et les dirigeants de 2 multinationales chinoises. Reste le « pourquoi », et ce qui pourrait survenir dans un futur plus ou moins proche. […]

    #Economie #Accaparement_des_terres #Beijing_Reward_international #Carhaix_usine #Chine_terres_agricoles #Hong_Yang #Keqin_hu #lait_en_poudre #Marc_Fressange #usine_à_lait

  • Un rapport accablant du Sénat sur le CICE | L’Humanité
    http://www.humanite.fr/un-rapport-accablant-du-senat-sur-le-cice-612109

    En vigueur depuis janvier 2013, ce crédit d’impôt, conçu comme un moyen d’abaisser le coût du travail, correspond à 6% de la masse salariale des entreprises, pour les rémunérations inférieures à 2,5 smic. Cette mesure phare du quinquennat de François Hollande, qui visait à améliorer la compétitivité de l’industrie française et à favoriser les embauches, a été fondue dans le pacte de responsabilité. Intitulé « CICE : le rendez-vous manqué de la compétitivité ? », ce rapport décrit cette mesure comme un « véritable saupoudrage », dont la forme laisse à désirer et qui, sur le fond, n’a pas encore démontré son efficacité. Il s’agit d’"un dispositif complexe et dispersé, à l’efficacité incertaine", a souligné Marie-France Beaufils, sénatrice communiste d’Indre-et-Loire et auteure de ce rapport, lors d’une conférence de presse mardi. Complexe à la fois pour l’Etat en termes de pilotage budgétaire, pour les entreprises, en particulier les TPE et PME mais aussi pour les services fiscaux en raison de la masse de déclarations à gérer, cet outil semble en effet ne pas avoir atteint ses objectifs.

    #CICE #entreprises #TPE #PME #compétitivité #usine_à_gaz

  • L’éducation nationale épargnée par la réforme territoriale (LeMonde.fr)
    http://www.lemonde.fr/education/article/2015/08/03/l-education-nationale-epargnee-par-la-reforme-territoriale_4709402_1473685.h

    […] la nouvelle organisation territoriale arrêtée vendredi 31 juillet en conseil des ministres abandonne définitivement l’idée de la fusion d’académies. Alors que le passage de 22 à 13 régions fait disparaître neuf postes de préfets de région et neuf directeurs généraux d’agences régionales de santé, ainsi que plusieurs dizaines de postes de directeurs régionaux des administrations de l’Etat, la réforme n’impliquera pas une remise en cause des rectorats actuels.

    L’arbitrage de Matignon acte le maintien des académies « dans leurs limites géographiques » actuelles. Sur le papier, celles-ci sont cependant regroupées en 13 « régions académiques » chapeautées par un « comité régional académique » où siègent les différents recteurs. L’un d’eux, désigné « recteur de région académique », représentera donc ses collègues auprès du futur super-président de région.

    #éducation #réforme_territoriale #usine_à_gaz

  • Les luttes pour le salaire ménager : théorie et pratique
    http://www.contretemps.eu/lectures/luttes-salaire-m%C3%A9nager-th%C3%A9orie-pratique

    La possibilité de faire ainsi converger des luttes spécifiques vers une revendication commune est évidemment à mettre en lien avec l’inspiration opéraïste des militantes et théoriciennes telles que Mariarosa Dalla Costa, selon laquelle ces différents lieux de lutte constituent « l’autre usine », l’usine sociale : le travail des « ouvrières du trottoir », des « ouvrières de la maison » – jusqu’ici considéré exclusivement comme porteur d’une valeur d’usage – acquiert ainsi une reconnaissance en tant que travail productif, puisque c’est lui qui produit et reproduit la force de travail. Si ce travail n’a pas été considéré comme tel jusqu’à alors, c’est parce que, considéré comme naturel, allant de soi pour les femmes, comme un « travail d’amour », pour reprendre le titre de l’ouvrage de Giovanna Franca Dalla Costa (Un lavoro d’amore), il n’a jamais été salarié ; ou plutôt, c’est parce qu’il n’a jamais été salarié qu’il n’a pas été considéré comme travail. Il sera ici profitable, afin de mieux saisir les dynamiques de cloisonnement entre le travail à la maison, considéré comme non productif et donc non rémunéré, et le travail à l’extérieur, considéré comme productif et donc rémunéré, de lire ces théories au regard de l’ouvrage Caliban et la sorcière de Silvia Federici, qui offre une description du processus de formation de la figure de la « ménagère » dans la transition du féodalisme au capitalisme. En permettant l’intégration des « sans salaire » à la classe ouvrière, ces théories invitent donc à une meilleure compréhension du fonctionnement de l’exploitation capitaliste, notamment de la manière dont le salaire organise également l’exploitation des non-salarié-e-s.

    #féminisme #livres #édition

  • Oubliez l’espace, et si demain on vivait sous la mer ? - L’Obs
    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20141121.OBS5842/oubliez-l-espace-et-si-demain-on-vivait-sous-le-mer.html

    Et si au lieu de songer à coloniser l’espace interstellaire, l’humain s’intéressait davantage à occuper l’aire la plus importante de la planète bleue : la mer ? C’est à un tel projet de « #ville-globe_flottante » que réfléchit très sérieusement une entreprise de construction japonaise.

    Quelque 4.000 résidents et 1.000 visiteurs pourraient vivre et travailler dans une sorte d’Atlantis moderne, une sphère de 500 mètres de diamètre qui abriterait des hôtels, des complexes résidentiels, des bureaux, des sites de recherche et des centres commerciaux.

    Ce globe de béton et matériau transparent flotterait aux neuf dixième plongé dans la mer, mais pourrait être totalement immergé par mauvais temps, en descendant le long de l’axe central, une gigantesque structure hélicoïdale de 600 mètres de diamètre qui s’enfoncerait jusqu’à 4.000 mètres de profondeur.

    Cette construction en spirale constituerait un chemin de 15 kilomètres menant à un bâtiment au fond de l’océan, qui pourrait servir d’usine d’exploitation de métaux rares et autres ressources.

    #usine_sous-marine

  • Gérard Collomb (#PS) propose une période d’essai de deux à trois ans pour les #CDI
    http://www.lemonde.fr/emploi/article/2014/11/19/gerard-collomb-propose-une-periode-d-essai-de-deux-a-trois-ans-pour-les-cdi_

    Le sénateur-maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, préconise une période d’essai de deux à trois ans pour les contrats à durée indéterminée (CDI), dans un entretien accordé à L’Usine nouvelle, mardi 18 novembre.
    Lire aussi : A 30 ans, ils n’ont jamais connu de CDI
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/11/21/j-ai-l-impression-d-etre-une-variable-d-ajustement_3518083_3224.html

    Tenant de l’aile droite du parti socialiste, M. Collomb envisage « plus de #flexibilité au début du contrat ». Celui-ci « serait signé avec une #période_d'essai de deux ou trois ans, par exemple, pour que l’entrepreneur évalue le salarié et l’évolution de l’activité », propose l’élu :

    « La sécurité augmenterait au fil du temps, avec des périodes de préavis rallongées, des indemnités plus conséquentes. »
    « Sur le #CDD [contrat à durée déterminée], ce serait bien d’avoir une période plus ample », avance également M. Collomb, partisan de la « flexisécurité ».

    Dans un entretien accordé à L’Obs, le 22 octobre, le premier ministre, Manuel Valls, a dit vouloir « agir » sur les « inégalités importantes » entre les #salariés « très protégés » en CDI et les salariés #précaires en CDD et en intérim, abordant prudemment la question d’un #contrat_de_travail_unique.

    On peut par ailleurs aller voir le docu « Pôle emploi, ne quittez pas » qui se termine par un « le travail c’est la liberté » du maire et l’aveu satisfait d’un autre notable local du PS de Livry Gargan lors de l’embauche de 4 « contrats d’avenir » comme éboueurs : « 4 pour le prix d’un »...

    #crapules PS = #police_sincère

  • Quand #Fleur_Pellerin finance le [plus grand] FabLab [fantôme] de Paris
    http://reflets.info/quand-fleur-pellerin-finance-le-plus-grand-fablab-fantome-de-paris

    Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin ont lancé un #appel_à_projet_fablabs, fin juin 2013 intitulé « Aide au développement des ateliers de fabrication numérique « : une très bonne idée qui a visiblement donné des ailes à de nombreux « hackers-makers en herbe », puisque 154 dossier ont été renvoyés. Cet appel à projets a débuté le 25 […]

    #A_la_Une #Economie #France #Technos #benjamin_Carlu #elecrolab #FabLabs #usine_paris #usine.io

    • de gentils hackers un peu fâchés me font savoir que le logo d’Usine IO est tout simplement pillé sur le site d’une grande enseigne américaine de fast-food de luxe, Liberty Burger si si : http://givemelibertyburger.com/ethos. Comme d’ailleurs la majorité des illustrations qui proviennent de matériels de constructeurs, puisqu’Usine IO n’a aucune machine, puisque pas de locaux, pas de FabLab, mais un super site web, quand même. Et puis Agathe Fourquet est une ancienne maker/hacker émérite de chez Cap Digital, très orientée comm’… ça aide. Mais rien de tout ça ne doit nous faire imaginer que cet appel à projet est bidonné ou aiderait des petits copains. Non, non, non. Tout ça c’est bien fini, parce que le « CHANGEMENT C’EST MAINTENANT », comme dirait l’autre.

    • Je viens de jeter un oeil sur leur site, c’est en effet clinquant. Mais une question : puisqu’ils offrent des espaces pour travailler, où les mettent-ils leurs client·e·s s’ils n’ont pas de locaux ?

  • F.D.A. Restricts Antibiotics Use for Livestock
    http://www.nytimes.com/2013/12/12/health/fda-to-phase-out-use-of-some-antibiotics-in-animals-raised-for-meat.html

    The Food and Drug Administration on Wednesday put in place a major new policy to phase out the indiscriminate use of antibiotics in cows, pigs and chickens raised for meat, a practice that experts say has endangered human health by fueling the growing epidemic of antibiotic resistance.

  • Petite question naïve au peuple érudit de seenthis : quelqu’un sait-il pourquoi l’ecotaxe a été pensée et conçue avec un système de portiques et caméras et non comme une simple taxe sur la gasoil à usage professionnel (transport, agriculture) ? Je n’avais pas suivi les discussions à l’époque.

    Sachant que la motivation est écolo et fiscale, taxer la consommation d’hydrocarbures est aussi voir plus importante que taxer des kms parcourus, non ?
    A part la tentation sarkozienne de mettre en place une usine à gaz lucrative pour faire brasser de l’air à la nébuleuse industrio-étatique (un second souffle pour l’industrie du radar automatique ?), je vois pas d’arguments contre la taxe gasoil qui ne soient pas facilement contournable.

    Si, finalement j’en vois une, pédagogique, une taxe de plus dans le gasoil, c’est impopulaire puis on l’oublie, alors que faire payer la route, ça rappelle à chacun que le transport n’est pas gratuit et ça peut psychologiquement faire évoluer les consommateurs vers l’usages des autres modes de transport moins polluants (là on est dans le marketing de masses)..

    #ecotaxe
    #usine_a_gaz #technologie

    • Le dispositif retenu met en place un dispositif de suivi de tous les camions et de tous leurs trajets…

      C’est déjà sympa et usine à gaz, mais ça permet en plus de moduler facilement(!?) en fonction de subtilités politico-corporatistes : taxation différentes selon la région, exonération de la collecte laitière…

      Ajoutons le transfert de la collecte au privé, ce qui lui garantit un fromage bien gras pour l’obtention duquel il sera justifié de mettre en œuvre des méthodes variées…

      Très intéressante lecture :
      Ecotaxe. Les portiques, comment ça marche ? — Ouest-France (27/10/12) http://www.ouest-france.fr/ecotaxe-les-portiques-comment-ca-marche-465231

      Sur le marché :
      L’"écotaxe poids-lourds" rapportera plus de 2 milliards d’euros au consortium Ecomov’ — La Tribune (21/10/11) http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20111021trib000658474/l-ecotaxe-poids-lourds-rapportera-plus-de-2-milliards-d-euros-au-consortiu

      Avec des recettes de 240 millions d’euros annuels, l’investissement devrait pourvoir être comblé en deux ans et demi. Or, la concession qu’a signée le consortium avec l’Etat courant sur onze années et demi, c’est la promesse d’un produit d’un peu plus de deux milliards qui se profile pour les associés du consortium, c’est à dire la société italienne gestionnaire d’autoroutes Autostrade, le groupe Thales, la SNCF, l’entreprise Steria (systèmes informatiques) et l’opérateur de téléphonie SFR.

      Avec les soupçons d’un soupirant éconduit…

      Le dispositif créé par la loi de finances pour 2009 a subi plusieurs retards. Prévu pour entrer en vigueur dès 2011, il fut repoussé une première fois à l’été 2012. Puis une seconde fois à la suite d’une plainte d’un consortium concurrent emmené par la société d’autoroutes Sanef dont la candidature fut rejetée et qui, sur des soupçons de corruption, a saisi en février le service central de la prévention de la corruption auprès du garde des sceaux. Une enquête préliminaire est en cours auprès du parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine).

    • Tiens, d’ailleurs, le parquet se réveille après s’être endormi. Ça arrangerait pas mal de monde s’il sortait quelque chose de cette enquête…

      Ecotaxe : pourquoi le contrat Ecomouv’ vire-t-il à la polémique ?
      http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/11/05/pourquoi-le-contrat-ecomouv-vire-t-il-a-la-polemique_3508469_823448.html

      Par ailleurs, si la justice administrative a rejeté les plaintes des concurrents d’Ecomouv’, une enquête pour « corruption » a été instruite au parquet de Nanterre avant d’être abandonnée début octobre 2013. Le parquet vient d’annoncer, mercredi 6 novembre, sa réouverture.

      Et dans le même article, un joli euphémisme du Monde : #exagère_quelque_peu

      Le 26 novembre 2011, le ministère remet sa réponse. Nathalie Kosciusko-Morizet et Thierry Mariani, alors à l’écologie et aux transports, donnent leur classement des offres reçues. Mme Kosciusko-Morizet, qui disait n’avoir « pas initié » ce contrat, qui aurait été « lancé avant et signé après » son passage au ministère, exagère donc quelque peu : c’est bien elle qui a signé la réponse attribuant le marché à la société italienne Autostrade, classée première, suivie de Sanef, puis de France Telecom.

  • Chicken Plant Chemicals Might Mask Salmonella | Mother Jones
    http://www.motherjones.com/tom-philpott/2013/08/your-chicken-swims-chemical-cocktail

    Quelle soupe, bon appétit !

    Here’s how the system is supposed to work, Kindy writes:

    As the chicken moves down the processing line, the bird is sprayed with, and bathed in, an average of four different chemicals. To check that most bacteria have been killed, occasional test birds are pulled off the line and tossed into plastic bags filled with a solution that collects any remaining pathogens. That solution is sent to a lab for testing, which takes place about 24 hours later. Meanwhile, the bird is placed back on the line and is ultimately packaged, shipped and sold.

    But for the pathogen tests to be accurate, the bacteria-killing chemicals must be rapidly neutralized by the solution—"something that routinely occurred with the older, weaker antibacterial chemicals," Kindy writes. If the chemicals aren’t neutralized and instead continue working, the tests will deliver results indicating that the birds are more free of pathogens—and safer to eat—than they actually are.

    There’s circumstantial evidence that new, stronger chemicals are indeed compromising the validity of the tests. For one thing, according to the USDA’s testing program, the rate at which salmonella is found on chicken carcasses has plunged by half over the past few years, Kindy reports. Great, right? Except that, according to the Centers for Disease Control, the actual rates of salmonella infection among the general public have barely budged. Salmonella still leads to more hospitalizations and deaths than any other food-borne pathogen. Poultry products are a major source of salmonella poisoning, the CDC reports.

    #poulet_industriel #usine_à_viande #alimentation #santé #salmonelle