• Bombing Of Osage, Special | 57m 26s
    https://www.pbs.org/video/whyy-specials-bombing-osage-avenue-1986

    Describes the confrontation between Philadelphia Police and members of the MOVE organization on Mother’s Day, 1985, which left 11 men, women and children members of MOVE dead and 61 homes destroyed by fire. The events are situated in the history of Blacks in Philadelphia, the MOVE organization, and the Cobbs Creek neighborhood.

    Aired: 05/01/14

    #USS #racisme #guerre_civile

  • Fusée hors de contrôle : à quoi s’attendre ? - Monde - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/monde/fusee-hors-de-controle-a-quoi-s-attendre-08-05-2021-12746683.php


    La fusée chinoise « Tianhe » (« Harmonie Céleste ») a été lancée le 29 avril.
    AFP

    Une fusée chinoise doit faire, ce week-end, son retour incontrôlé dans l’atmosphère terrestre. Pourquoi ? À quoi s’attendre ? Est-ce une première ? Réponses.

    1 Que se passe-t-il ?
    Le 29 avril, la Chine a lancé le premier élément de sa future station spatiale, « Tianhe » (« Harmonie Céleste »), avec la fusée Longue-Marche 5B. C’est le premier étage de ce puissant lanceur qui revient en ce moment vers nous. Sa trajectoire est hors de contrôle, non pas à cause d’une panne ou d’un incident inexpliqué, mais parce que ses concepteurs ont prévu, dès le départ, que le retour de l’engin se ferait de façon « naturelle ». Ils tablent sur une désintégration dans l’atmosphère. Depuis une orbite basse - là où vole le lanceur chinois -, les fusées retombent d’elles-mêmes, en raison du frottement de l’atmosphère, qui contribue à les consumer presque entièrement. Mais avec sa masse (entre 10 et 18 tonnes), il est peu probable que l’étage de Longue-Marche se consume entièrement, relèvent les experts. « Il y a forcément de gros morceaux qui resteront », anticipe Florent Delefie, astronome à l’Observatoire de Paris-PSL. De plus, « si la fusée est formée de matériaux qui ne se désagrègent pas en rentrant dans l’atmosphère, c’est plus risqué. Ce qui semble être le cas pour Longue-Marche », relève-t-il.

    2 Quels scénarios peut-on prévoir ?
    Vu son altitude - entre 150 et 250 km -, il est très difficile d’anticiper. De ce fait, « on ne peut pas savoir exactement à quel moment la retombée aura lieu », confirme un expert de l’ESA (Agence spatiale européenne). Vendredi après-midi, il était prévu que la retombée sur Terre intervienne entre ce samedi à 23 h 50 et dimanche à 9 h. Plus l’échéance se rapproche, plus les prévisions s’affineront. Seule certitude pour l’instant : l’engin vole sur une orbite de 41 degrés par rapport à l’équateur terrestre et ne peut donc tomber qu’à cette latitude, au nord comme au sud du Globe. La Grèce, l’Espagne ou le Maghreb se situent notamment dans cette ceinture. La France ou l’Allemagne en sont d’emblée exclues.

    Comme le souligne Pékin, le scénario le plus probable est celui d’une chute en mer, dont notre planète est constituée à 75 %, ou dans une zone désertique. « Plus on avance dans le temps, plus on peut exclure de zones. Mais nous n’avons pas les instruments pour prévoir suffisamment à l’avance le lieu précis », regrette Florent Delefie.

    Cependant, la probabilité d’un impact sur une zone habitée est « infime, de moins d’une chance sur un million, sans doute », rassure le responsable de l’ESA. Quand bien même des débris tomberaient sur des maisons, la vitesse d’impact sera relativement faible (environ 200 km/heure). Rien à voir avec la chute d’une météorite, qui fonce à 36 000 km/heure, note-t-il. Mais sur une personne, la chute pourrait être fatale, ajoute Florent Delefie.

    3 Y a-t-il des précédents ?
    En 2020, des débris d’une autre fusée Longue-Marche s’étaient écrasés sur des villages en Côte d’Ivoire, provoquant des dégâts, mais sans faire de blessés. Depuis le lancement du premier satellite en 1957 par les Soviétiques, des tonnes de lanceurs, de véhicules et d’instruments ont été envoyées dans l’espace. Selon des chiffres diffusés par la Nasa en janvier 2020, on estime à 20 000 les « objets » qui se situent dans l’orbite terrestre. Il s’agit là des fragments les plus gros, d’une taille supérieure à 10 cm, qui, plus dangereux, sont suivis depuis la Terre par des radars et télescopes. En soixante ans de vols spatiaux, il y a eu quelque 6 000 rentrées non contrôlées de gros objets fabriqués par l’homme, et un seul débris a touché une personne, sans la blesser, selon Stijn Lemmens, un expert de l’ESA.

  • Face à la Russie, il faut arrêter le gazoduc Nord Stream 2
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/01/25/face-a-la-russie-il-faut-arreter-le-gazoduc-nord-stream-2_6067495_3232.html

    Editorial. La chancelière allemande Angela Merkel et l’Union européenne doivent se rendre à l’évidence. L’affaire Navalny et l’attitude du pouvoir russe exigent une politique plus claire des Européens, et notamment l’arrêt des travaux du gazoduc.

    pas vraiment une surprise…

    • ... et rien de nouveau

      #Nordstream #Nord_Stream 2 #Russie #Allemagne #États-Unis
      #gazoduc #LNG #géopolitique #Navalny

      –---------------

      déjà pendant des années 1960 ...

      Röhrenembargo

      https://de.wikipedia.org/wiki/R%C3%B6hren-Embargo

      Das Röhren-Embargo war ein gegenüber den Staaten des Ostblocks – speziell gegenüber der Sowjetunion – verhängtes Embargo, das den Export von Großröhren für den Bau von Gas- und Öl-Pipelines ab 1963 nahezu komplett unterband. Das Röhren-Embargo wurde in der Bundesrepublik Deutschland am 18. Dezember 1962 verkündet und setzte einen Beschluss des NATO-Rates um, der in der Zeit des kalten Krieges die Politik der kleinen Nadelstiche verfolgte um die Entwicklung des Ostblockes so weit wie möglich zu behindern. Insbesondere sollte der Bau der Erdölleitung Freundschaft verhindert werden, die die DDR mit Rohöl aus der Sowjetunion beliefern sollte. Die Fertigstellung dieser und weiterer Pipeline-Projekte wurde allerdings nur verzögert.

      Das Embargo hatte für die Entwicklung der Ost-West-Beziehungen weitreichende Folgen, da es die wirtschaftlichen Beziehungen zu östlichen Handelspartnern extrem erschwerte, weil auch bereits unterzeichnete Verträge der Unternehmen Mannesmann, Phoenix-Rheinrohr und Hoesch nicht mehr erfüllt werden konnten. Das Embargo hatte Bestand bis November 1966, da es außer dem durch den Vertrauensverlust für die westliche Welt entstandenen Schaden keinen nennenswerten Einfluss hatte. Für westdeutsche Firmen kam der direkte Export von Röhren in die Sowjetunion wieder in Gang mit den 1970 begonnenen Röhren-Erdgas-Geschäften.

      #sanctions et #guerre_froide #USSR

  • Internet access deal allows Chinese government censorship in our UK university (virtual) classrooms

    1. Introduction

    We are a group of academics with many years of experience of teaching on China, including Hong Kong, in the fields of law, political sociology, labour relations, human rights, and gender politics. We are deeply concerned that, in their eagerness to maintain fee income from Chinese international students as near to pre-Covid levels as possible, some UK universities have signed up to a China-based system for providing access to online teaching to students who choose to study for their UK degrees from their homes in the PRC. We are concerned this system potentially endangers our students and invites censorship of the curriculum in our universities.
    2. UK HE and the Great Fire Wall of China

    As has been widely reported, many UK universities that have become dependent on steep international fees from Chinese students faced a sharp fall in their incomes this academic year if applicants failed to enroll on their courses (see #USSBriefs94). In the event, the fall has apparently been less precipitous than forecasted, although reliable data is not yet available, due in part to last minute marketing of courses to students in China. But a significant proportion of these students are joining courses from their homes in China, due to a variety of factors, including worries among students and parents about the UK’s shambolic approach to coronavirus control and late issuance of letters students need to apply for UK visas. The Chinese Ministry of Education has announced that, unlike in the past, it will recognize UK degrees that involve online study.

    But studying online for a UK degree from inside China presents specific challenges. The ‘Great Fire Wall’ restricts access to the internet outside China, imposing mechanisms to filter content and block ‘blacklisted’ sites, including major platforms such as Google, Youtube, Facebook, Twitter; news providers such as the Guardian and the New York Times; and transnational activist networks, among others. The ‘virtual private networks’ (VPNs) that UK universities routinely provide to their staff and students to access much of their content from off campus are blocked as part of a generalized Chinese government ban on VPNs and other forms of encrypted communication. Students in China joining some UK university courses (such as pre-sessional English programmes) during the summer reported significant connection problems.
    3. Over the wall: the Alibaba ‘solution’

    In this context, institutions representing UK universities are rolling out a dedicated service to enable students studying for UK degrees from China to access their course materials. This has been piloted over the summer at a number of UK HEIs, and is a joint project by promoters of all things digital in UK HE Jisc and Ucisa, the British Council (which is involved in marketing UK HE) and Universities UK. The service provides access to UK universities’ online platforms for students within China via a government-approved VPN enabled by Chinese internet and e-commerce giant Alibaba. UK universities want to ensure that students in China can have reliable access to course materials, including recorded lectures, readings and live activities, and are able to participate in their courses, posting comments on discussion boards and submitting assignments.

    From the publicly available information, this service, which has been piloted in a number of UK universities over the summer, and is now being rolled out at some of our institutions, will allow students to access their UK university’s content via a login to a dedicated Alibaba Cloud service on its Cloud Enterprise Network. Although the documentation on the Alibaba service describes this being routed via the company’s ‘virtual private cloud’ on servers in locations outside China, this does not mean that Chinese government surveillance and censorship mechanisms would be avoided, because all traffic would initially be routed through Alibaba’s servers in China.
    4. Censorship, surveillance and students at risk?

    As well as claiming that it will provide ‘fast and reliable access’ to course materials, the documentation states that the Alibaba ‘solution’ would be ‘fully legal and compliant with Chinese laws and regulations’. These laws allow for extensive censorship of public content on social media and news websites, as well as of personal communications, based on broad and vague criteria. While parameters for what is forbidden are set by the authorities, responsibility for deleting and blocking related content, activity and users rests with social media platforms and services, including Alibaba. China’s 2016 Cybersecurity Law makes companies that fail to carry out these responsibilities subject to massive fines, prosecution and even cancellation of business licenses. This legal responsibility implies that Alibaba could face legal sanctions if it failed to block course content on prohibited topics such as protests in Hong Kong or the detention camps in Xinjiang.

    The Alibaba scheme could also put students at risk, as their engagement with their courses can be monitored through Chinese government electronic surveillance systems. This is the case not only for students studying for their degrees remotely from China, but also potentially other students who are in the UK but in the same courses, whose engagement could potentially be monitored via the access of the students joining course activities remotely. This is no idle fear in a context where there have been significant tensions among students over support for the 2019 protests in Hong Kong, for example.

    Repression in China is targeted, and depends on identifying people regularly accessing content or online activities seen as problematic (particularly those engaging in any form of collective action national or local authorities find problematic), and focusing monitoring on such ‘suspect’ people. Using the Alibaba Cloud service, UK universities will not be able identify what kinds of monitoring and censorship happen when and to whom. Given the Chinese government’s demonstrated AI capacities, this monitoring could include automated profiling of student use of materials or interaction with the teaching to infer political reliability or political inclinations. By providing the Alibaba service to their students, UK universities could be complicit in enabling such profiling, and in our view this would be a failure in our duty of care to our students.
    5. China and the chilling effect

    There are broader concerns about the potential chilling effects for teaching of China-related material in UK universities, both short term and long term. This is not an idle concern: in recent years, controversies have erupted as the Chinese government has sought to pressure academic publishers to censor ‘politically sensitive’ content, including Cambridge University Press. It also comes in the context of the newly passed National Security Law in Hong Kong, which criminalizes a broad range of previously acceptable speech, and exerts extraterritorial powers that have raised deep concerns among scholars working on China-related issues. In such an environment, content deemed potentially offensive to the Chinese government may be at risk from (self-)censorship, either because teachers opt to eliminate it or because institutions decide that certain ‘problem’ courses are no longer viable. Documentation for staff at a number of universities offering this service has made vague references to ‘problematic’ content that may result in some teachers preemptively removing any China-related material from their courses.

    Some institutions have effectively started justifying such censorship of courses for Chinese students studying remotely, asking teachers to provide ‘alternatives’ to ‘problematic’ China related content for these students. Such moves presume that all Chinese students will be offended by or want to avoid such content; in our view this is a mistaken assumption based on stereotyped notions of Chinese students. Some of our students from China choose to study at UK universities precisely because they will encounter a different range of approaches and opinions to those they have encountered in universities in mainland China, and some specifically want to hear about alternative analysis of developments in their own country at a time when such debate is being closed down at home. Pro-government, nationalist students may be vocal, but there are many others with a variety of viewpoints. One indication of this in the UK context is a finding from a representative sample of mainland Chinese students studying for undergraduate and postgraduate taught degrees at UK universities. The Bright Futures survey, conducted in 2017–18, found that 71% of respondents said they ‘never’ participated in activities of the Chinese Students Association (which is supported and funded by the Chinese authorities) and a further 22% said they participated once a month or less.
    6. Alternative solutions and academic freedom

    Given the concerns outlined above, we do not believe that UK universities have done enough to find alternatives to the Alibaba service that might mitigate some of the risks we describe. Other academic institutions, including joint-venture universities with campuses in China, have apparently negotiated exceptions to the ban on foreign VPNs. For obvious reasons, these universities do not publicize the ad hoc solutions they have been able to find, as these would technically be violations of Chinese law. In the current context other possibilities for UK HE might include approaching the Chinese Ministry of Education to negotiate access for students in China to UK university VPNs, or to a collectively managed joint UK-university ‘VPN concentrator’ located in China. Another part of a solution could be a joint-UK university project to mirror UK university server content in locations nearer to China (such as Singapore, South Korea or Japan) that would allow for faster access to content via VPNs. These solutions could address some of the key surveillance concerns, but would nonetheless still be subject to censorship demands by Chinese authorities.

    Universities should not plead that they cannot consider alternatives on cost grounds, since the Alibaba service is reportedly costly (although rates have not been made public), with prices likely reaching £100,000 per institution annually depending on data volume. With a model of payment by data volume, UK universities are in the invidious (and likely unworkable) position of distinguishing between ‘study-related’ and other usage of the service. More importantly, no saving of expenditure or maintaining of pre-Covid income levels can justify the ‘costs’ of exposing our students to the risk of persecution as a result of taking UK university courses, or of inviting Chinese government censorship into our university systems.

    Unfortunately, there is little sign that the leaders of the sector are considering the complexity of the risks involved. On 15 October 2020, UUK issued a report entitled ‘Managing risks in internationalisation: security related issues’. Deplorably, this report suggests that universities are, or should become, guardians of UK national security, but fails to recognise the nature of the risks to academic freedom that staff and students in the UK are actually facing. The report certainly makes no mention of the concerns we outline above, despite UUK being a co-sponsor of the Alibaba scheme. Addressing itself exclusively to ‘senior leaders’ in universities, the report also suggests a top-down, managerial approach to addressing the risks of academic internationalisation, without giving sufficient thought to the need to involve academic staff. Self-governance is an important dimension of academic freedom. One reason we are publishing this piece is that we have had little or no say in how our institutions are making policy in this area, despite the evident relevance of our expertise, and the gravity of the concerns we raise. At this moment, we believe UK universities need to commit to strong defense of academic freedom, ensure that this applies equally to staff and students and prevent this key value of our universities being undermined by ‘technical’ or market considerations.

    https://medium.com/ussbriefs/internet-access-deal-allows-chinese-government-censorship-in-our-uk-universi

    #Chine #UK #Angleterre #censure #université #distanciel #enseignement #taxes_universitaires #frais_d'inscription #Great_Fire_Wall #internet #étudiants_chinois #VPN #Jisc #Ucisa #Alibaba #Alibaba_cloud #surveillance #liberté_académique

    ping @etraces

  • L’#Université, le #Covid-19 et le danger des #technologies_de_l’éducation

    La crise actuelle et la solution proposée d’un passage des enseignements en ligne en urgence ont accéléré des processus systémiques déjà en cours dans les universités britanniques, en particulier dans le contexte du Brexit. Même si l’enseignement en ligne peut avoir une portée radicale et égalitaire, sa pérennisation dans les conditions actuelles ouvrirait la voie à ce que les fournisseurs privés de technologies de l’éducation (edtech d’après l’anglais educational technology) imposent leurs priorités et fassent de l’exception une norme.

    Mariya Ivancheva, sociologue à l’université de Liverpool dont les recherches portent sur l’enseignement supérieur, soutient que nous devons repenser ce phénomène et y résister, sans quoi le secteur de l’enseignement supérieur britannique continuera d’opérer comme un outil d’extraction et de redistribution de l’argent public vers le secteur privé.

    *

    Avec la propagation mondiale du coronavirus et la désignation du COVID-19 comme pandémie par l’Organisation mondiale de la santé le 11 mars, les universités de nombreux pays ont eu recours à l’enseignement en ligne. Rien qu’aux États-Unis, dès le 12 mars, plus de 100 universités sont passées à l’enseignement à distance. Depuis, rares sont les pays où au moins une partie des cours n’est pas dispensée en ligne. Les prestataires de services d’enseignement privés ont été inondés de demandes de la part des universités, qui les sollicitaient pour faciliter le passage à l’enseignement à distance.

    Au Royaume-Uni, la réticence initiale du gouvernement et des directions de certaines institutions d’enseignement supérieur à imposer des mesures de distanciation sociale et à fermer les établissements ont mené plusieurs universités à prendre cette initiative de leur propre chef. Le 23 mars, lorsque les règles de confinement et de distanciation sociale ont finalement été introduites, la plupart des universités avaient déjà déplacé leurs cours en ligne et fermé la plus grande partie de leur campus, à l’exception des « services essentiels ». Si un débat sur les inégalités face à l’université dématérialisée a eu lieu (accès aux ordinateurs, à une connexion Internet sécurisée et à un espace de travail calme pour les étudiant.e.s issus de familles pauvres, vivant dans des conditions défavorables, porteurs de responsabilités familiales ou d’un handicap), l’impact sur le long terme de ce passage en ligne sur le travail universitaire n’a pas été suffisamment discuté.

    Ne pas laisser passer l’opportunité d’une bonne crise

    Étant donnée la manière criminelle dont le gouvernement britannique a initialement répondu à la crise sanitaire, un retard qui aurait coûté la vie à plus de 50 000 personnes, les mesures de confinement et de distanciation prises par les universités sont louables. Toutefois, la mise en ligne des enseignements a également accéléré des processus déjà existants dans le secteur universitaire au Royaume-Uni.

    En effet, surtout depuis la crise de 2008, ce secteur est aux prises avec la marchandisation, les politiques d’austérité et la précarisation. Désormais, il doit également faire aux conséquences du Brexit, qui se traduiront par une baisse des financements pour la recherche provenant de l’UE ainsi que par une diminution du nombre d’étudiant.e.s européens. Entre l’imminence d’une crise économique sans précédent, les craintes d’une baisse drastique des effectifs d’étudiant.e.s étranger/ères payant des frais de scolarité pour l’année académique à venir et le refus du gouvernement de débourser deux milliards de livres pour renflouer le secteur, la perspective d’une reprise rapide est peu probable.

    Le passage en ligne a permis à de nombreux étudiant.e.s de terminer le semestre et l’année académique : pourtant, les personnels enseignants et administratifs n’ont reçu que de maigres garanties face à la conjoncture. Pour les enseignements, les universités britanniques dépendent à plus de 50% de travailleurs précaires, ayant des contrats de vacation souvent rémunérés à l’heure et sur demande (« zero-hour contract » : contrat sans horaire spécifié). Si certaines universités ont mis en place des systèmes de congé sans solde ou de chômage partiel pour faire face à la pandémie, la majorité d’entre elles envisage de renvoyer les plus vulnérables parmi leurs employés.

    Parallèlement, les sociétés prestataires d’edtech, qui sollicitaient auparavant les universités de manière discrète, sont désormais considérées comme des fournisseurs de services de « premiers secours » voire « palliatifs ». Or, dans le contexte actuel, la prolongation de ces modes d’enseignements entraînerait une précarisation et une externalisation accrues du travail universitaire, et serait extrêmement préjudiciable à l’université publique.

    Les eaux troubles de l’enseignement supérieur commercialisé

    Au cours des dernières décennies, le domaine universitaire britannique a connu une énorme redistribution des fonds publics vers des prestataires privés. Les contributions du public et des particuliers à l’enseignement supérieur se font désormais par trois biais : les impôts (budgets pour la recherche et frais de fonctionnement des universités), les frais d’études (frais de scolarité, frais de subsistance et remboursement des prêts étudiants) et par le port du risque de crédit pour les prêts étudiants (reconditionnés en dette et vendus aux investisseurs privés)[1].

    Lorsque les directions des universités mettent en œuvre des partenariats public-privé dont les conditions sont largement avantageuses pour le secteur privé, elles prétendent que ces contrats profitent au « bien public », et ce grâce à l’investissement qu’ils permettraient dans les infrastructures et les services, et parce qu’ils mèneraient à la création d’emplois et donc à de la croissance. Mais cette rhétorique dissimule mal le fait que ces contrats participent en réalité à un modèle d’expansion de l’université fondé sur la financiarisation et le non-respect des droits des travailleurs dont les conditions de travail deviennent encore plus précaires.

    À cet égard, les retraites des universitaires ont été privatisées par le biais d’un régime appelé Universities Superannuation Scheme (USS), dont il a été divulgué qu’il s’agissait d’un régime fiscal offshore. Par ailleurs, les universités britanniques, très bien notées par les agences de notation qui supposent que l’État les soutiendrait le cas échéant, ont été autorisées à emprunter des centaines de millions de livres pour investir dans la construction de résidences étudiantes privées, s’engageant à une augmentation exponentielle du nombre d’étudiant.e.s.

    Le marché de la construction des résidences universitaires privées atteignait 45 milliards de livres en 2017, et bénéficiait souvent à des sociétés privées offshores. Les étudiant.e.s sont ainsi accueillis dans des dortoirs sans âme, fréquentent des infrastructures basiques (par exemple les installations sportives), alors qu’ils manquent cruellement d’accès aux services de soutien psychologique et social, ou même tout simplement de contact direct avec leurs enseignants, qu’ils voient souvent de loin dans des amphithéâtres bondés. Ces choix ont pour résultat une détérioration dramatique de la santé mentale des étudiant.e.s.

    Avec des frais universitaires pouvant aller jusqu’à £9 000 par an pour les études de premier cycle et dépassant parfois £20 000 par an en cycle de masters pour les étudiant.e.s étranger/ères (sans compter les frais de subsistance : nourriture, logement, loisirs), la dette étudiante liée à l’emprunt a atteint 121 milliards de livres. La prévalence d’emplois précaires et mal payés sur le marché du travail rend à l’évidence ces prêts de plus en plus difficiles à rembourser.

    Enfin, le financement de la recherche provient toujours principalement de sources publiques, telles que l’UE ou les comités nationaux pour la recherche. Candidater pour ces financements extrêmement compétitifs demande un énorme investissement en temps, en main d’œuvre et en ressources. Ces candidatures sont cependant fortement encouragées par la direction des universités, en dépit du faible taux de réussite et du fait que ces financements aboutissent souvent à des collaborations entre université et industrie qui profitent au secteur privé par le biais de brevets, de main-d’œuvre de recherche bon marché, et en octroyant aux entreprises un droit de veto sur les publications.

    Les edtech entrent en scène

    Dans le même temps, les sociétés d’edtech jouent un rôle de plus en plus important au sein des universités, profitant de deux changements du paradigme véhiculé par l’idéologie néolibérale du marché libre appliquée à l’enseignement supérieur – ainsi qu’à d’autres services publics.

    D’abord, l’idée de services centrés sur les « utilisateurs » (les « apprenants »selon la terminologie en cours dans l’enseignement), s’est traduite concrètement par des coûts additionnels pour le public et les usagers ainsi que par l’essor du secteur privé, conduisant à l’individualisation accrue des risques et de la dette. Ainsi, la formation professionnelle des étudiant.e.s, autrefois proposée par les employeurs, est désormais considérée comme relevant de la responsabilité des universités. Les universitaires qui considèrent que leur rôle n’est pas de former les étudiant.e.s aux compétences attendues sur le marché du travail sont continuellement dénigrés.

    Le deuxième paradigme mis en avant par les sociétés edtech pour promouvoir leurs services auprès des universités est celui de l’approche centrée sur les « solutions ». Mais c’est la même « solution » qui est invariablement proposée par les sociétés edtech, à savoir celle de la « rupture numérique », ou, en d’autres termes, la rupture avec l’institution universitaire telle que nous la connaissons. En réponse aux demandes en faveur d’universités plus démocratiques et égalitaires, dégagées de leur soumission croissante aux élites au pouvoir, les sociétés edtech (dont la capitalisation s’élève à des milliards de dollars) se présentent comme offrant la solution via les technologies numériques.

    Elles s’associent à une longue histoire où le progrès technologique (que ce soit les lettres, la radio, les cassettes audio ou les enregistrements vidéo) a effectivement été mis au service d’étudiant.e.s « atypiques » tels que les travailleurs, les femmes, les personnes vivant dans des zones d’accès difficile, les personnes porteuses de handicap ou assumant des responsabilités familiales. L’éducation ouverte par le biais par exemple de webinaires gratuits, les formations en ligne ouvertes à tous (MOOC), les ressources éducatives disponibles gratuitement et les logiciels open source suivaient à l’origine un objectif progressiste d’élargissement de l’accès à l’éducation.

    Toutefois, avec le passage en ligne des enseignements dans un secteur universitaire fortement commercialisé, les technologies sont en réalité utilisées à des fins opposées. Avant la pandémie de COVID-19, certaines universités proposaient déjà des MOOC, des formations de courte durée gratuites et créditées et des diplômes en ligne par le biais de partenariats public-privé avec des sociétés de gestion de programmes en ligne.

    Au sein du marché général des technologies de l’information, ces sociétés représentent un secteur d’une soixantaine de fournisseurs, estimé à 3 milliards de dollars et qui devrait atteindre 7,7 milliards de dollars d’ici 2025 – un chiffre susceptible d’augmenter avec les effets de la pandémie. Le modèle commercial de ces partenariats implique généralement que ces sociétés récoltent entre 50 à 70% des revenus liés aux frais de scolarité, ainsi que l’accès à des mégadonnées très rentables, en échange de quoi elles fournissent le capital de démarrage, la plateforme, des services de commercialisation et une aide au recrutement et assument le coût lié aux risques.

    L’une des différences essentielles entre ces sociétés et d’autres acteurs du secteur des technologies de l’éducation proposant des services numériques est qu’elles contribuent à ce qui est considéré comme le « cœur de métier » : la conception des programmes, l’enseignement et le soutien aux étudiant.e.s. Une deuxième différence est que, contrairement à d’autres prestataires d’enseignement privés, ces sociétés utilisent l’image institutionnelle d’universités existantes pour vendre leur produit, sans être trop visibles.

    Normaliser la précarisation et les inégalités

    Le secteur de la gestion des programmes en ligne repose sur une charge importante de travail académique pour les employés ainsi que sur le recours à une main-d’œuvre précaire et externalisée. Ceci permet aux sociétés bénéficiaires de contourner la résistance organisée au sein des universités. De nombreux MOOC, formations de courte durée et des diplômes en ligne en partenariat avec ces sociétés font désormais partie de l’offre habituelle des universités britanniques.

    La charge de travail académique déjà croissante des enseignants est intensifiée par les enseignements en ligne, sans rémunération supplémentaire, et alors même que de tels cours demandent une pédagogie différente et prennent plus de temps que l’enseignement en classe. Avec la transformation de l’enseignement à distance d’urgence en une offre d’« éducation en ligne », ces modalités pourraient devenir la nouvelle norme.

    L’université de Durham a d’ailleurs tenté d’instaurer un dangereux précédent à cet égard, qui en présage d’autres à venir. L’université a conclu un accord avec la société Cambridge Education Digital (CED), afin d’offrir des diplômes entièrement en ligne à partir de l’automne 2020, sans consultation du personnel, mais en ayant la garantie de CED que seules six heures de formation étaient nécessaires pour concevoir et délivrer ces diplômes.

    Dans le même temps, les sociétés de gestion de programmes en ligne ont déjà recruté de nombreux·ses travailleur/euses diplômé·e·s de l’éducation supérieure, souvent titulaires d’un doctorat obtenu depuis peu, cantonné·e·s à des emplois précaires, et chargés de fournir un soutien académique aux étudiant.e.s. Il s’agit de contrats temporaires, sur la base d’une rémunération à la tâche, peu sécurisés et mal payés, comparables à ceux proposés par Deliveroo ou TaskRabbit. Ces employés, qui ne sont pas syndiqués auprès du même syndicat que les autres universitaires, et qui sont souvent des femmes ou des universitaires noirs ou issus de minorités racisées, désavantagés en matière d’embauche et de promotion, seront plus facilement ciblé·e·s par les vagues de licenciement liées au COVID-19.

    Cela signifie également qu’ils/elles seront utilisé·e·s – comme l’ont été les universitaires des agences d’intérim par le passé – pour briser les piquets de grève lors de mobilisations à l’université. Ce système se nourrit directement de la polarisation entre universitaires, au bénéfice des enseignant·e·s éligibles aux financements de recherche, qui s’approprient les recherches produites par les chercheur/ses précaires et utilisent le personnel employé sur des contrats uniquement dédiés à l’enseignement [pour fournir les charges d’enseignement de collègues déchargés]. Il s’agit là de pratiques légitimées par le mode de financement de l’UE et des comités nationaux pour la recherche ainsi que par le système de classements et d’audits de la recherche.

    Avec le COVID-19, le modèle proposé par les entreprises de gestion de programmes en ligne, fondé sur l’externalisation et la privatisation des activités de base et de la main-d’œuvre de l’université, pourrait gagner encore plus de terrain. Ceci s’inscrit en réalité dans le cadre d’un changement structurel qui présagerait la fin de l’enseignement supérieur public. Le coût énorme du passage en ligne – récemment estimé à 10 millions de livres sterling pour 5-6 cours en ligne par université et 1 milliard de livres sterling pour l’ensemble du secteur – signifie que de nombreuses universités ne pourront pas se permettre d’offrir des enseignements dématérialisés.

    De plus, les sociétés de gestion de programmes en ligne ne travaillent pas avec n’importe quelle université : elles préfèrent celles dont l’image institutionnelle est bien établie. Dans cette conjoncture, et compte tenu de la possibilité que de nombreux/ses étudiant.e.s annulent (ou interrompent) leur inscription dans une université du Royaume-Uni par crainte de la pandémie, de nombreuses universités plus petites et moins visibles à l’échelle internationale pourraient perdre un nombre importante d’étudiant.e.s, et le financement qui en découle.

    En dépit de tous ces éléments, l’appel à une réglementation et à un plafonnement du nombre d’étudiant.e.s admis par chaque institution, qui permettraient une redistribution sur l’ensemble du secteur et entre les différentes universités, semble tomber dans l’oreille d’un sourd.

    Un article sur le blog de Jo Johnson, ancien ministre de l’Éducation et frère du Premier ministre britannique, exprime une vision cynique de l’avenir des universités britanniques. Sa formule est simple : le gouvernement devrait refuser l’appel au soutien des universités moins bien classées, telles que les « instituts polytechniques », anciennement consacrés à la formation professionnelle et transformés en universités en 1992. Souvent davantage orientées vers l’enseignement que vers la recherche, ceux-ci n’ont que rarement des partenariats avec des sociétés de gestion de programmes en ligne ou une offre de cours à distance. Selon Johnson, ces universités sont vouées à mourir de mort naturelle, ou bien à revenir à leur offre précédente de formation professionnelle.

    Les universités du Groupe Russell[2], très concentrées sur la recherche, qui proposent déjà des enseignements dématérialisés en partenariat avec des prestataires de gestion des programmes en ligne, pourraient quant à elles se développer davantage, à la faveur de leur image institutionnelle de marque, et concentreraient ainsi tous les étudiant.e.s et les revenus. Ce qu’une telle vision ne précise pas, c’est ce qu’il adviendrait du personnel enseignant. Il est facile d’imaginer que les nouvelles méga-universités seraient encore plus tributaires des services de « soutien aux étudiant.e.s » et d’enseignement dispensés par des universitaires externalisés, recrutés par des sociétés de gestion des programmes en ligne avec des contrats à la demande, hyper-précaires et déprofessionnalisés.

    Lieux de lutte et de résistance

    Ce scénario appelle à la résistance, mais celle-ci devient de plus en plus difficile. Au cours des six derniers mois, les membres du syndicat « University and College Union » (UCU) ont totalisé 22 jours de grève. L’une des deux revendications portées par cette mobilisation, parmi les plus longues et les plus soutenues dans l’enseignement supérieur britannique, portait sur les retraites.

    La seconde combinait quatre revendications : une réduction de la charge de travail, une augmentation des salaires sur l’ensemble du secteur (ils ont diminué de 20% au cours de la dernière décennie), s’opposer à la précarisation, et supprimer les écarts de rémunération entre hommes et femmes (21%) et ceux ciblant les personnes racisées (26%). Les employeurs, représentés par « Universities UK » et l’Association des employeurs « Universities and Colleges », n’ont jusqu’à présent pas fait de concessions significatives face à la grève. La crise du COVID-19 a limité l’option de la grève, alors que l’augmentation de la charge de travail, la réduction des salaires et la précarisation sont désormais présentées comme les seules solutions pour faire face à la pandémie et aux crises économiques.

    Dans ce contexte, le passage vers l’enseignement en ligne doit devenir un enjeu central des luttes des syndicats enseignants. Toutefois, la possibilité de mener des recherches sur ce processus – un outil clé pour les syndicats – semble limitée. De nombreux contrats liant les universités et les entreprises de gestion de programme en ligne sont conclus sans consultation du personnel et ne sont pas accessibles au public. En outre, les résultats de ces recherches sont souvent considérés comme nocifs pour l’image des sociétés.

    Pourtant, un diagnostic et une réglementation des contrats entre les universités et ces entreprises, ainsi que celle du marché de l’edtech en général, sont plus que jamais nécessaires. En particulier, il est impératif d’en comprendre les effets sur le travail universitaire et de faire la lumière sur l’utilisation qui est faite des données collectées concernant les étudiant.e.s par les sociétés d’edtech. Tout en s’opposant aux licenciements, l’UCU devrait également se mettre à la disposition des universitaires travaillant de manière externalisée, et envisager de s’engager dans la lutte contre la sous-traitance du personnel enseignant.

    Bien que tout cela puisse aujourd’hui sembler être un problème propre au Royaume-Uni, la tempête qui y secoue aujourd’hui le secteur de l’enseignement supérieur ne tardera pas à se propager à d’autres contextes nationaux.

    Traduit par Céline Cantat.

    Cet article a été publié initialement sur le blog du bureau de Bruxelles de la Fondation Rosa Luxemburg et de Trademark Trade-union.
    Notes

    [1] La réforme de 2010 a entraîné le triplement des droits d’inscriptions, qui sont passés de 3000 à 9000 livres (soit plus de 10 000 euros) par an pour une année en licence pour les étudiant.e.s britanniques et originaires de l’UE (disposition qui prendra fin pour ces dernier.e.s avec la mise en œuvre du Brexit). Le montant de ces droits est libre pour les étudiant.e.s hors-UE, il équivaut en général au moins au double. Il est également bien plus élevé pour les masters.

    [2] Fondé en 1994, le Russell Group est un réseau de vingt-quatre universités au Royaume-Uni censé regrouper les pôles d’excellence de la recherche et faire contrepoids à la fameuse Ivy League étatsunienne.

    https://www.contretemps.eu/universite-covid19-technologies-education

    #le_monde_d'après #enseignement #technologie #coronavirus #facs #UK #Angleterre #distanciel #enseignement_en_ligne #privatisation #edtech #educational_technology #Mariya_Ivancheva #secteur_privé #enseignement_à_distance #dématérialisation #marchandisation #austérité #précarisation #Brexit #vacation #précaires #vacataires #zero-hour_contract #externalisation #ESR #enseignement_supérieur #partenariats_public-privé #financiarisation #conditions_de_travail #Universities_Superannuation_Scheme (#USS) #fiscalité #résidences_universitaires_privées #immobilier #santé_mentale #frais_universitaires #dette #dette_étudiante #rupture_numérique #technologies_numériques #MOOC #business #Cambridge_Education_Digital (#CED) #ubérisation #Russell_Group

  • The Navy Installed Touch-screen Steering Systems To Save Money. Ten Sailors Paid With Their Lives.
    https://features.propublica.org/navy-uss-mccain-crash/navy-installed-touch-screen-steering-ten-sailors-paid-with-thei

    When the USS John S. McCain crashed in the Pacific, the Navy blamed the destroyer’s crew for the loss of 10 sailors. The truth is the Navy’s flawed technology set the McCain up for disaster.

    Pro Publica a poursuivi son enquête sur le désastre de l’#USS_John_S_McCain et lève un lièvre de grande taille. La course à la technologie, voie suivie frénétiquement par les forces armées états-uniennes, produit des instruments hyper complexes aux logiciels hyper patchés dont les opérateurs ignorent une grande partie des caractéristiques. Ajouté au manque d’entrainement des équipages, à leur épuisement résultant du maintien en opération au delà du raisonnable, pointés par le rapport officiel, on a tous les ingrédients de la catastrophe.

    Récit en format long, absolument passionnant ! À tous les étages manque total de maîtrise du système technologique…

  • Stalin and the Struggle for Democratic Reform (http://marxism.halkc...
    https://diasp.eu/p/9250820

    Stalin and the Struggle for Democratic Reform by Grover Furr Grover Carr Furr III (born April 3, 1944) is an American professor of Medieval English literature at Montclair State University, but is best known for his books and articles on the history of the USSR under Joseph Stalin, particularly the 1930s[.](nowhere “#socialism #history #russia #ussr #stalin #groverfurr” )

  • L’amiral commandant le #US_Southern_Command #USSOUTHCOM y va de son couplet : ce n’est plus un régime, c’est une mafia.

    El jefe del Comando Sur advierte que la “mafia” de Maduro amenaza la región
    http://www.el-nacional.com/noticias/mundo/jefe-del-comando-sur-advierte-que-mafia-maduro-amenaza-region_283226

    El almirante Craig Faller considera que la crisis venezolana agrava los problemas de seguridad en el hemisferio occidental

    Ni siquiera creo que pueda llamarlo un régimen, es una mafia. Es un negocio ilegal lo que Nicolás Maduro está dirigiendo con sus 2.000 generales corruptos. Está arruinando el país”, dijo el jefe del Comando Sur de Estados Unidos, almirante Craig Faller, en una entrevista publicada por la página web The Hill.

    Faller considera que la crisis venezolana agrava los problemas de seguridad en el hemisferio occidental. El oficial dirige las tropas de su país asignadas para Suramérica, Centroamérica y el Caribe, excepto México, Puerto Rico, Islas Vírgenes estadounidenses y Bahamas.

  • #USS_Fitzgerald : le rapport de l’Amiral Fort sur la collision de juin 2017, produit moins de 6 semaines après l’événement et resté secret, fuite dans le Navy Times depuis le 14 janvier. Une succession d’articles décrit une situation catastrophique : des marins non formés, ne sachant pas utiliser les équipements, les équipements qui dysfonctionnent et sont bricolés ou carrément ignorés, absence de communication et de confiance entre les équipes, commandement dépassé dont un commandant absent de la passerelle…

    Plusieurs articles, tous aussi effrayants les uns que les autres…

    The ghost in the Fitz’s machine : why a doomed warship’s crew never saw the vessel that hit it
    https://www.navytimes.com/news/your-navy/2019/01/14/the-ghost-in-the-fitzs-machine-why-a-doomed-warships-crew-never-saw-the-v


    The warship Fitzgerald returns to Fleet Activities Yokosuka, Japan, following a collision with a merchant vessel on June 17, 2017.
    U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist 1st Class Peter Burghart/Released

    When Navy Rear Adm. Brian Fort stepped aboard the guided-missile destroyer Fitzgerald in the aftermath of the 2017 collision with a commercial cargo ship, everything was off.

    Any warship would seem a little off after a catastrophe that claimed the lives of seven sailors, but this was different.

    It didn’t look right, smell right, sound right,” Fort said during a hearing last year for a Fitzgerald officer facing court-martial in the wake of the June 17, 2017, disaster.

    After gazing at the gash in the hull through which gushed the seawater that drowned the Fitz’s dead, Fort and his team of investigators walked to the destroyer’s electronic nerve center, the combat information center everyone calls the “CIC.”

    It hadn’t taken a direct hit from the bow of the Philippine-flagged ACX Crystal, but it was trashed nonetheless and smelled like urine.

    He found a pee bottle that had tipped and spilled behind a large-screen display. Fort’s eyes started to take over for his nose, and he took it all in.

    There was debris everywhere,” Fort said under oath. “Food debris, food waste, uneaten food, half-eaten food, personal gear in the form of books, workout gear, workout bands, kettlebells, weightlifting equipment, the status boards had graffiti on them.

    I’d never seen a CIC like that in my entire time in the Navy,” the surface warfare officer of more than 25 years recollected.

    The more Fort looked, the worse it got: broken sensors that were reported for repairs but never fixed, schedule changes ordered by superiors high above the Fitz’s command triad that delayed crucial maintenance, taped-up radar controls and, worse, sailors who had no idea how to use the technology.

    About six weeks after the Fitzgerald collision, Fort signed and submitted his damning internal report to superiors.

    Designed in part to help federal attorneys defend against a wave of lawsuits from the owners and operators of the ACX Crystal and, indirectly, the families of the Fitz’s injured, traumatized and drowned, the Navy sought to keep Fort’s findings from the public.

    But Navy Times obtained a copy of it and began stitching his details to a growing body of court testimony by the crew of the Fitzgerald to reveal just how much worse conditions were on the destroyer than the Navy previously shared with the public.

    What it all reveals is that a mostly green crew joined the Fitzgerald shortly after the warship left dry dock maintenance in early 2017.

    They learned to make do with broken equipment, a lack of communication between departments and, especially in the CIC, a world in which failure had become “systemic across the board,” as Fort put it at last year’s hearing.

    Or as his secret report described it, a lack of training in basic seamanship fatally combined with material deficiencies to create “a culture of complacency, of accepting problems, and a dismissal of the use of some of the most important, modern equipment used for safe navigation.

    • A warship doomed by ‘confusion, indecision, and ultimately panic’ on the bridge
      https://www.navytimes.com/news/your-navy/2019/01/14/a-warship-doomed-by-confusion-indecision-and-ultimately-panic-on-the-brid


      The guided-missile destroyer Fitzgerald’s heavily damaged starboard side as the warship made its way back to port following a 2017 collision off the coast of Japan.
      Photo courtesy Sean Babbitt

      The Navy has paraded out a series of public reports addressing both the Fitzgerald tragedy and the Aug. 21, 2017, collision involving the John S. McCain and the Liberian-flagged tanker Alnic MC that killed 10 more American sailors.

      But none of those investigations so starkly blueprinted the cascade of failures at all levels of the Navy that combined to cause the Fitzgerald disaster, especially the way the doomed crew of the destroyer was staffed, trained and led in the months before it the collision.

      Fort’s team of investigators described a bridge team that was overworked and exhausted, plagued by low morale, facing a relentless tempo of operations decreed by admirals far above them, distrustful of their superiors and, fatally, each other.

      And Navy officials knew all of that at least a year before the tragedy.
      […]
      [The Commanding Officer (CO) Commander] Benson was “a little more active” on the bridge than Shu [his predecessor], but “it was not routine for the CO or (executive officer) to come up to the Bridge from (10 p.m. to 6 a.m.),” Fort wrote.

      Out of 78 underway days from February to May of that year, the CO was on the bridge just four times between the dark hours of 10 p.m. to 6 a.m., according to the report.

      Et donc logiquement, absent de la passerelle quand le navire a croisé le “rail” de nuit…

    • A watery hell: how a green crew fought the Fitz to save her
      https://www.navytimes.com/news/your-navy/2019/01/15/a-watery-hell-how-a-green-crew-fought-the-fitz-to-save-her


      The inside of the destroyer Fitzgerald after it collided with a merchant vessel on June 17, 2017, killing seven sailors.
      U.S. Navy photo

      On the day after the Fitzgerald limped back to Yokosuka, a plane carrying Rear Adm. Brian Fort landed in Japan.

      A surface warfare officer with a quarter-century in uniform, Fort had been tasked with creating a report the Navy would use, in part, to defend itself against potential negligence lawsuits brought by ACX Crystal’s owners and operators and, indirectly, by the families of the Fitz’s dead sailors.

      Completed 41 days after the disaster, it remained secret from the public until it was obtained by Navy Times.

      Far more candid than the parade of public pronouncements by senior Navy officials since 2017, Fort’s report details how the the skills of Fitzgerald’s crew had atrophied in the months since it went into dry dock.

      For example, after reporting to the Fitz, sailors were supposed to receive instruction on how to escape flooded berthing areas, a crucial course that was to be followed up by retraining every six months.

      Of the 38 sailors assigned to Berthing 2, which flooded minutes after the ACX Crystal collision, 36 of 39 “were delinquent in the six-month periodic egress training,” Fort wrote.

    • Et si, le rapport de l’amiral Fort est resté secret, c’est parce qu’"il recouvre très largement les informations fournies dans les rapports publiés" (publiés d’ailleurs, nettement plus tard…

      CNO defends hiding scathing internal report on Fitzgerald collision from public
      https://www.navytimes.com/news/your-navy/2019/02/16/cno-defends-hiding-scathing-internal-report-on-fitzgerald-collision-from-

      The Navy’s top officer Friday defended the decision to keep from the public eye a damning internal report on the 2017 warship Fitzgerald collision that killed seven sailors.

      Speaking to reporters after his appearance at the U.S. Naval Institute’s West 2019 conference here, Chief of Naval Operations Adm. John Richardson said much of the report overlapped with what the service publicly released.

      But much of the probe overseen by Rear Adm. Brian Fort portrayed a far grimmer picture of what the crew of the guided-missile destroyer faced. It also prompted hard questions about the actions taken by the Fitz’s squadron and Navy officials back in the United States.

      First revealed by Navy Times, the Fort report chronicled details that Richardson, other Navy leaders and their public reports never mentioned, such as specifics about the destroyer’s brutal operational tempo, officers who didn’t trust each other, radars that didn’t work and sailors who didn’t know how to operate them.

      The investigators also portrayed the warship’s chiefs mess as ineffective and their sailors plagued by low morale in the months leading up to the June 17, 2017, collision.

      (les 3 expressions en gras sont des liens vers les articles ci-dessus)

  • Smartphonehersteller ZTE: Trump will China bei Rettung von Konzern ...
    https://diasp.eu/p/7156730

    Smartphonehersteller ZTE: Trump will China bei Rettung von Konzern unterstützen

    Chinas zweitgrößter Smartphonehersteller musste nach einer US-Strafe seinen Betrieb einstellen. US-Präsident Trump hat nun aber angekündigt, dem Unternehmen zu helfen.

    #unternehmen #smartphonehersteller #trump #zte #china #rettung #konzer #chinas #us-strafe #strafe #usstrafe #betrieb #us-präsident #news #bot #rss

  • U.S. Navy Pacific commander misses promotion, retiring after collisions
    http://www.reuters.com/article/us-usa-navy-asia/u-s-navy-pacific-commander-misses-promotion-retiring-after-collisions-idUSK

    U.S. Pacific Fleet commander Admiral Scott Swift said he plans to retire after being passed over for promotion to the chief of all military forces in the region in the wake of two deadly collisions involving U.S. warships.

    Swift was in the running to replace Admiral Harry Harris as the Commander, U.S. Pacific Command (PACOM). Whoever the Pentagon chooses to replace Harris will be taking over at a time when North Korea poses a rising threat and China is flexing its military muscle.
    […]
    Under Swift’s command the U.S. Navy’s Third Fleet, which normally operates east of the international date line in the Pacific has taken a command role in Asia alongside the Seventh Fleet, which is headquartered in Japan.

    The move aimed to bolster U.S. forces in the region as a counterweight to China’s growing military might.

    Swift did not refer to the spate naval collisions in the Pacific in recent months when announcing his retirement on Monday in the United States.

    But, he is the most senior naval officer to step down after collisions in June and August in which a total of 17 U.S. sailors were killed.

    #USS_John_S_McCain #USS_Fitzgerald

  • Did a Must-Do Attitude Contribute to Collisions ? | U.S. Naval Institute
    https://www.usni.org/magazines/proceedings/2017-09/did-must-do-attitude-contribute-collisions

    Dans les Proceedings de l’USNI, un questionnement très axé sur la sociologie des organisations autour des abordages des #USS_Fitzgerald et #USS_John_S_McCain
    Il commence par affirmer :

    It is likely that technical failure played little or no role.

    This is why we hypothesize that both warships had information that they were standing into danger, which, if acted upon, would have avoided the collisions.

    With that hypothesis in mind, the following are three areas of inquiry for the Navy investigators:

    What were the barriers to speaking up at the operator level? If there was information on the warship and it was known to operators, did they voice it? If they kept it to themselves, what got in the way of their speaking up? Specifically, the question to be answered is what were the organizational and cultural factors that presented obstacles to saying something. This should not be an investigation into the performance or character flaws of the particular operator; this is an inquiry into the practices around expressing dissenting and differing opinions.

    • What were the barriers to taking action at the officer level? If information was voiced, why was it dismissed or not acted upon? To what degree was there a bias against action by the bridge teams, as evidenced by their day-to-day interactions with the captain? The investigation should examine the language used among the officers and between the teams and the captains. The mindset of decision-makers relative to performance goals should be probed. Was their objective to achieve excellence—what psychologists call a performance-approach mindset—or was it to avoid errors, which psychologists call a performance-avoid mindset? Understanding this is important, because studies have correlated performance-avoid mindsets with worse outcomes. This is an inquiry into the practices around initiative and action.

    What were the barriers to certification at the command level? The Navy has a process for readiness that requires the captain and the commodore to certify that the ship is ready to deploy. The question is how rigorous are those certifications, and how many of the previous ones resulted in failures. How often in the past three years, for example, were ships delayed in deploying because of inadequacies in training readiness? No certifying officer wants to rush a ship out on deployment that isn’t ready, but reporting up the Navy chain that a ship will not make a deployment date is also embarrassing and comes at a cost to professional reputation. If ships never fail certification then this step is simply another performance step preceding deployment. This is an inquiry into the practices of speaking truth to power.
    […]
    The thrust of the three areas of inquiry listed here is to see if Navy crews, like the El Faro crew, are trapped in production work. It is natural to want to do our jobs well, and we don’t want to feel like failures. We don’t want to tell our bosses we can’t do something. This is particularly true for the men and women of the U.S. Navy, which is a #can-do organization. Unfortunately, this dedication to doing can result in a #must-do attitude that sometimes clouds judgment. That is worth investigating.

    • Ball Diamond Ball - The U.S. Navy’s Failure To Reorient To Danger – gCaptain
      http://gcaptain.com/ball-diamond-ball-u-s-navys-failure-reorient-approaching-danger


      USN Guided-missile destroyer USS Mitscher (DDG 57) lights up its mast to indicate restricted in ability to maneuver (RAM) during night delayed landing qualifications.
      Photo via US Navy

      (le Mitscher porte la version nocturne (feux) des marques navire à capacité de manœuvre restreinte dont la version diurne (soit la superposition des marques boule, bicône, boule) se dit en anglais ball, diamond, ball)

      Such is the case with Captain L. David Marquet, US Navy retired who, as Commanding Officer of a submarine, developed a radical new method of leadership that may be the missing link between the psychological research of Gary Klein, innovative communication structures (e.g. Donald Vandergriff’s Mission Command philosophy) and the proven teachings of John Boyd.

      After being assigned to command the nuclear-powered submarine USS Santa Fe, then ranked last in retention and operational standing, Marquet realized the traditional leadership approach of “take control, give orders,” wouldn’t work. He turned his ship around by creating a leader-leader command structure… treating the crew as leaders, not followers, and giving control, not taking control. This approach took the Santa Fe from “worst to first,” achieving the highest retention and operational standings in the navy.

      The leader-leader model not only achieves great improvements in effectiveness and morale but also makes the organization stronger,” says Marquet in his bestselling book Turn the Ship Around!: A True Story of Turning Followers into Leaders. “Most critically, these improvements are enduring, decoupled from the leader’s personality and presence. Leader-leader structures are significantly more resilient, and they do not rely on the designated leader always being right. Further, leader-leader structures spawn additional leaders throughout the organization naturally. It can’t be stopped.

      Éditorial de Joseph Konrad (gCaptain) mettant fortement en avant les idées de David Marquet (qui a l’avantage, de son point de vue, d’être un ancien de la maison…) qui se termine par la vidéo du commentaire précédent.

  • Over a Third of U.S. Navy Ships in Pacific Lack Training Certification -Watchdog – gCaptain
    http://gcaptain.com/over-a-third-of-u-s-navy-ships-in-pacific-lack-training-certification-watc

    Speaking before a House of Representatives Armed Services Committee hearing, John Pendleton, from the U.S. #Government_Accountability_Office (#GAO), said that a report had found that 37 percent of U.S. Navy cruisers and destroyers based out of Japan had expired warfare certifications as of June 2017. That was a five-fold increase from the number in May 2015.

    The certification is a measurement of whether a ship and its crew are well trained and ready for operations.

    The GAO report also found that a reduction in crew sizes was contributing to safety risks, with some sailors working over 100 hours a week and there was limited training because of an increased demand for operations.

    The Navy has made plans to revise operational schedules to provide dedicated training time for overseas-based ships, but this schedule has not yet been implemented,” the report said.

    #USS_John_S_McCain #USS_Fitzgerald

    Ah ouais !
    note : on est plus près de 40% que du tiers…

    • On est encore en dessous de cela : 8 sur 11 navires (72,7% !) n’ont pas la qualification « navigation » en juin 2017…

      Readiness of U.S. Ships in Japan Focus of USS John S. McCain, USS Fitzgerald Collision Hearing - USNI News
      https://news.usni.org/2017/09/07/readiness-u-s-ships-japan-focus-uss-john-s-mccain-uss-fitzgerald-collisio

      I have had made the assumption for many, many years that our forward deployed forces in Japan were the most proficient, well-trained, most experienced force we have because they were operating all the time,” [Navy’s second in command, VCNO Adm.] Moran told a Thursday joint hearing before the House Armed Services readiness and seapower and projection forces subcommittees.

      It was the wrong assumption.
      […]
      As of June 2017, 37 percent of the warfare certifications for cruiser and destroyer crews homeported in Japan had expired, and over two-thirds of the expired certifications—including mobility-seamanship and air warfare—had been expired for five months or more

      There were specific areas that were higher than 37 percent and one of those was seamanship. Eight of the 11 ships had expired certification for seamanship,” he told the panel

      This represents more than a fivefold increase in the percentage of expired warfare certifications for these ships since our May 2015 report.

      Both the Fitzgerald and McCain had expired certifications, but Pendleton wouldn’t detail the precise certifications that were out of date.

      Faut-il s’en étonner quand on voit la programmation du temps consacré aux différentes activités ?


      2015 GAO Image

      Donc, si on lit le graphique, en 2015 le GAO constate sereinement (?) que pour la flotte déployée au Japon, sur un cycle de 2 ans, il n’y aucune séquence consacrée à l’entrainement ou la formation…

      On rappelle par ailleurs que depuis 2003, il n’y a plus non plus de séquence de formation initiale des futurs officiers à la navigation qu’elle soit théorique (uniquement sur CD ou DVD) ou pratique (sur le tas pendant les prochains embarquements)…

    • Arf ! 3 jours après, CNN se réveille. Mais c’est Exclusive !

      Exclusive : US Navy ships in deadly collisions had dismal training records - CNNPolitics
      http://edition.cnn.com/2017/09/11/politics/navy-ships-training-expired/index.html

      The two US Navy destroyers involved in deadly collisions in the Pacific this summer both had lengthy records of failure to fulfill key training requirements, according to Government Accountability Office data provided to Congress and obtained by CNN.

      The USS Fitzgerald had expired training certification for 10 out of 10 key warfare mission areas in June, and the USS John S. McCain had let its certifications lapse in six out of the 10 mission areas, the data show.
      The dismal training record for the two ships sheds new light on one factor that may have contributed to the two collisions with commercial ships in June and August, which killed 17 sailors.
      […]
      A Navy official contested the GAO’s training certification data, arguing that the GAO was focused on higher-level warfighting certifications and not the nuts-and-bolts certifications for operating ships where the Pacific fleet’s destroyers and cruisers have a better record. There are 22 certifications required for each ship and the GAO only reported on half, the official noted, though they declined to provide the full training records for the USS Fitzgerald and USS McCain, citing the ongoing investigations into the collisions.

      Mais, apparemment, il ne s’agit pas des compétences de navigation.

      The GAO examined training records in June for all of the Japan-based destroyers and cruisers, focusing on 10 key warfare training areas. They included air warfare, ballistic missile defense, electronic warfare, fire support, cruise missiles and more.
      The USS Fitzgerald had let its training certifications expire for all of them, according to the GAO data.

      The Navy’s preliminary findings in its Fitzgerald investigation found the crew failed to understand and acknowledge the cargo ship was approaching and failed to take any action necessary to avoid the collision.

      (sur ce dernier point, c’était dans le rapport préliminaire de l’US Navy il y a un peu plus de 3 semaines https://seenthis.net/messages/607667#message623706 )

    • Cyber Probes to be Part of All Future Navy Mishap Investigations After USS John S. McCain Collision - USNI News
      https://news.usni.org/2017/09/14/cyber-probes-part-future-navy-mishap-investigations-uss-john-s-mccain-col

      Probing potential cyber tampering and cyber intrusion will now be a standard part of U.S. Navy accident investigation following the Aug. 21 collision of guided missile destroyer USS John S. McCain (DDG-56) with a chemical tanker, Vice Chief of Naval Operations Adm. Bill Moran told Congress last week.

      As part of the investigation into McCain’s collision, a team from the Navy’s U.S. 10th Fleet cyber arm traveled to Singapore to see if a reported steering failure of the destroyer was a result of cyber tampering, USNI News reported last month.
      […]
      I would also offer to you that just about every three letter agency in Washington, D.C. has looked to see if there were indications of an intent or a potential acknowledgement of a cyber attack. We have seen — I have personally not seen any evidence of that. But we’re not stopping there. The team is in place in Singapore today, has been for several days capturing all of the computer and network information to see if they can find any abnormalities or disruptions.” [Vice Chief of Naval Operations Adm. Bill Moran said]

      The effort, called Operation #Orion’s_Hammer, focused on the reported failure of the aft steering mechanism that early reports say helped cause the collision between McCain and a chemical tanker off the coast of Singapore on Aug. 21 resulting in the death of 10 sailors, several Navy officials have told USNI News.

      On aurait donc bien confirmation d’une avarie de barre.

    • Sen. John S McCain III (R-AZ) dont le grand-père est l’éponyme du USS John S McCain à propos des collisions. Quelles que soient les conclusions des enquêtes, il est facile d’utiliser ces événements pour réclamer une augmentation du budget de la Navy
      #send_more_money

      McCain Laments ’Accident After Accident’ After Military Cuts - Bloomberg
      https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-09-17/mccain-laments-accident-after-accident-after-military-cuts

      Following a series of deadly accidents, Senator John McCain on Sunday renewed his calls to address what he described as a U.S. failure during the past eight years to ensure that the military is prepared, equipped and trained. 

      Whenever you cut defense capabilities, the first thing that goes is the training and the readiness, because that’s easy enough to cancel,” the Arizona Republican and chairman of the Senate Armed Service Committee said on CBS’s “Face the Nation.

      McCain, a Vietnam War veteran from a military family, has been a longtime critic of the automatic cuts in U.S. spending — including reductions in U.S. defense — known as sequestration that began in 2013 under an earlier deal to raise the country’s debt limit.
      […]
      When you really look at how much time they have at actual training and readiness, it’s continued to shrink,” McCain said. “We have accident after accident after accident. We are killing more Americans in uniform in training than we are in engagement with the enemy. That’s not acceptable.

  • Venezuela: Maduro verspottet Trump als Reaktion auf US-Sanktionen (...
    https://diasp.eu/p/5834089

    Venezuela: Maduro verspottet Trump als Reaktion auf US-Sanktionen

    Venezuelas Präsident bezeichnet die gegen ihn gerichteten US-Strafmaßnahmen als eine Verzweiflungstat. In einer Rede attackiert er seinen Amtskollegen Donald Trump.

    #ausland #trump #ussanktionen #maduro #venezuela #sanktionen #us-sanktionen #reaktion #venezuelas #us-strafmaßnahmen #strafmaßnahmen #usstrafmaßnahmen #verzweiflungstat #news #bot #rss

  • USA: Kritik an Russland-Sanktionen aus Deutschland (http://www.zeit...
    https://diasp.eu/p/5795053

    USA: Kritik an Russland-Sanktionen aus Deutschland

    Die russische Regierung und Teile der deutschen Wirtschaft kritisieren die geplanten US-Strafmaßnahmen gegen Russland. Donald Trump lässt offen, ob er ein Veto einlegt.

    #ausland #russland #deutschland #kritik #usa #russlandsanktionen #sanktionen #russland-sanktionen #regierung #wirtschaft #us-strafmaßnahmen #strafmaßnahmen #usstrafmaßnahmen #news #bot #rss

  • During the height of the #Cold_War, the Americans spent 21 years trying to listen in to a secret Soviet radio link used for interplanetary spacecraft. They only succeeded after nabbing a piece of equipment developed by #SETI.
    http://astronomy.com/bonus/secret #URSS #USSR #NSA #radio #space

    "Although the reports are heavily redacted, the story of this quest for the secret Soviet signal is nonetheless astonishing for two interconnected reasons. First, for the sheer depth of effort the Americans spent to uncover the radio signal. And second, for how inconsequential the signal, and the data it hid, actually was"

  • Pyongyang promet de répondre au déploiement « insensé » de la marine américaine

    Washington a annoncé ce week-end que le #porte-avions #USS_Carl_Vinson et son escadre faisaient route vers la péninsule coréenne, alors qu’ils devaient initialement aller faire escale en Australie.


    http://www.courrierinternational.com/depeche/pyongyang-promet-de-repondre-au-deploiement-insense-de-la-mar
    #marine #USA #Etats-Unis #Corée_du_Nord #armée

  • ’Sulla pelle dei profughi hanno mangiato in tanti’

    Per evitare che il sospetto spazzi via anche ciò che di buono viene fatto, e non è poco, il Cantone dovrebbe togliere quel velo opaco che finora ha coperto i mandati ad associazioni e privati che si occupano dei migranti". A sfogarsi è una persona che conosce bene ciò che succede nelle stanze dell’Ufficio cantonale del sostegno sociale e dell’inserimento (Ussi). Una «gola profonda» nauseata da certe situazioni e che ora ha deciso di raccontare cosa, a suo dire, non va. Un racconto che il Caffè riporta tutelando, per ovvie ragioni, la sua identità. Alcune delle accuse riguardano l’#Ussi, il cui capoufficio negli scorsi giorni, per decisione del Dipartimento sanità e socialità, è stato esautorato di ogni responsabilità sul Servizio richiedenti l’asilo. Una conseguenza dello scandalo per il mandato diretto, e non registrato nella lista delle commesse pubbliche, assegnato ad #Argo1, la società di sicurezza privata finita nella bufera giudiziaria, che aveva ottenuto un incarico milionario per la sorveglianza in tre centri per i richiedenti l’asilo (la cifra ipotizzata sarebbe di oltre 3 milioni di franchi sull’arco degli ultimi due anni e mezzo).


    http://www.caffe.ch/stories/cronaca/57256_sulla_pelle_dei_profughi_hanno_mangiato_in_tanti
    #asile #migrations #réfugiés #économie #business #privatisation #Suisse #Tessin

  • Woran das sowjetische Internet scheiterte - Marcus Hammerschmitt
    http://m.heise.de/tp/artikel/49/49780/1.html

    Wiktor Michailowitsch Gluschkow und das OGAS-Projekt

    Von heute aus gesehen ist klar, dass auch das Fehlen einer internetähnlichen Struktur die sozialistische Planwirtschaft zum Scheitern verdammt hat. Da stellt sich natürlich die Frage, warum die Sowjetunion das Internet nicht erfunden oder zumindest nachgeahmt hat, denn die Technologie wäre grundsätzlich da gewesen. Antwort: Sie hat ja. Oder hätte, wenn das Wörtchen „wenn“ nicht gewesen wär.

    Kybernetik, das war in den Jahren nach dem Zweiten Weltkrieg in der Sowjetunion eine verdächtige Wissenschaft. Stalin und die Seinen, deren Ansatz doch eher als Top-Down-Management im Verbrecherstil beschrieben werden kann, hatten keinen Sinn für schwingende, interdependente Regelkreise; man kann sich bildhaft vorstellen, dass sie „Widerrede“ für eine korrekte Übersetzung des Begriffs „feedback“ gehalten hätten.

    Mit dem Tod Stalins änderte sich die Haltung des Sowjet-Sozialismus zur Kybernetik zwar nicht über Nacht, doch recht bald; was bis dahin nur von einigen Spezialisten hinter vorgehaltener Hand besprochen worden war, konnte jetzt frei diskutiert werden. Der Effekt dieser neuen Freiheit war so merklich, dass er noch heute nachhallt.
    Die sowjetischen Kybernetiker

    Wenn man sich zum Beispiel einen Artikel Wolfgang Hoffmanns aus der ZEIT von 1964 anschaut, der als Rezension eines Buchs von George Paloczi-Horvath daherkommt, dann ist die Hoffnung beinahe mit Händen zu greifen, dass die „stille Revolution“ der Kybernetik bald den ganzen sozialistischen Klimbim wegreißen möge.

    Freilich hatten die sowjetischen Kybernetiker nicht die Absicht, den Sozialismus zum Einsturz zu bringen, sondern ihn zu beleben und seine Potenziale überhaupt erst zu verwirklichen. In einem aktuellen Text von Benjamin Peters mit dem launigen Titel The Soviet Internyet wird der Informatiker Wiktor Michailowitsch Gluschkow als der herausragende, visionäre Kopf unter den sowjetischen Kybernetikern dieser Zeit beschrieben. Wiktor Gluschkow. Bild: Ganzzsache der Post der Sowjetunion/gemeinfrei

    Neben seinen vielen Ehrungen zu Lebzeiten ist der posthume Computer Pioneer Award bemerkenswert, der ihm vom New Yorker Institute of Electrical and Electronics Engineers 1996 verliehen wurde und zwar unter anderem für seine Verdienste in der Automatentheorie und bei der Entwicklung innovativer Computer-Architekturen (Pipeline-Architektur und Multiprozessor-Systeme).

    Was den Geist der Freiheit angeht, den Wolfgang Hoffman schon 1964 so nachhaltig durch die Sowjetunion wehen sah, so beschreibt Benjamin Peters das Klima am Kybernetischen Institut in Kiew, seit 1962 unter Gluschkows Leitung, folgendermaßen:

    Außerhalb der Arbeit organisierten sich die Kybernetiker in einem satirischen Club, dessen frivole Aktivitäten von Streichen geprägt waren, die bisweilen an Rebellion grenzten. Als Ventil zum Dampfablassen gedacht, sah sich dieser Club bald augenzwinkernd als eine virtuelle Nation, die von den Moskauer Spielregeln unabhängig war. Bei einer Neujahrsparty 1960 tauften sie ihre Gruppe „Cybertonia“ und organisierten regelmäßige Events wie Tanzveranstaltungen, Symposien und Konferenzen in Kiew und Lviv; sie publizierten sogar Traktate wie zum Beispiel „Das Bedürfnis unsichtbar zu sein - zumindest für die Behörden.“
    Benjamin Peters

    Die ernsthaften Ziele von Gluschkows Gruppe waren mindestens ebenso kühn wie ihre Scherze. Sie erdachten nicht weniger als OGAS, in deutscher Übersetzung etwa:

    Das allgemeine automatische System zur Sammlung und Verarbeitung von Informationen im Zusammenhang mit der Buchführung, der Planung und der Steuerung für die nationale Wirtschaft.

    Der pompöse Titel des Projekts wirkt gegenüber manchen Ideen, die es mitbrachte, oder die doch in seinem Windschatten mitschwammen, eher noch untertrieben. Gluschkow träumte nicht nur von einem ganz Eurasien überspannenden Computernetzwerk mit anfänglich 20.000 Netzknoten allein in der Sowjetunion (wohlgemerkt: in den frühen Sechzigern).

    Die Architektur des ganzen Netzwerks, das existierende und neu zu schaffende Telefonleitungen nutzen sollte, war auf möglichst effiziente Kommunikation zwischen einzelnen Teilnehmern ausgelegt.

    Natürlichsprachliche Programmierung, das papierlose Büro und bargeldloser Zahlungsverkehr waren selbstverständlich Teil der übergreifenden Vision. Rechnet man hinzu, dass Gluschkow selbst an der Miniaturisierung von leistungsfähigen Computern arbeitete, und mit den Modellen der MIR-Reihe auch Ergebnisse in dieser Hinsicht lieferte, ist die Wertung von OGAS als Keimzelle eines sowjetischen Internets absolut gerechtfertigt.
    Die Macht der Phantasielosen

    Wer hielt die klugen Köpfe auf? Zunächst einmal Dummköpfe mit Macht. Obwohl es im Politbüro anfangs durchaus Unterstützung für OGAS gab, behielten letztendlich die Phantasielosen die Überhand. In Benjamin Peters’ Erzählung war es vor allem ein Mann, der auf einer entscheidenden Sitzung des Politbüros am 1. Oktober 1970 die hochfliegenden Pläne Gluschkows hintertrieb: Wassili Garbusow, Finanzminister der Sowjetunion von 1960 bis 1985

    Aber genauso wenig wie das OGAS-Projekt das Werk von Gluschkow allein gewesen wäre, war Garbusow allein imstande, es zu verhindern. Es brauchte schon die Niedertracht einer ganzen Staatsbürokratie im Kampf mit sich selbst, um eine so gute Idee zu sabotieren. Das Projekt wurde nicht etwa umstandslos beerdigt, wie die Vorläuferidee von Anatoli Kitow.

    OGAS wurden zentrale Ressourcen nie zugestanden, es wurde im ermüdenden Kompetenzgerangel zwischen den Ministerien und Apparatschiks redefiniert und kleingeredet, bis am Ende nichts übrig blieb, was dem Entwurf noch ähnlich gesehen hätte. Peters fasst die gegenläufigen Entwicklungen dieser Zeit in West und Ost wie folgt zusammen:

    Das erste globale Computernetzwerk verdankt seine Existenz der Tatsache, dass Kapitalisten wie kooperative Sozialisten handelten, während sich Sozialisten wie konkurrierende Kapitalisten verhielten.

    Das ist zwar ein nettes Bonmot, scheint aber doch nicht ganz treffend zu sein. Viel eher hatten sich im sowjetischen Staatsapparat quasifeudale Strukturen breitgemacht, bei denen die einzelnen Minister und Parteigranden ihre Kompetenzbereiche wie kleine Könige verteidigten.

    Interessanterweise erinnert das sehr an das Gerangel im amerikanischen Militär zu Beginn des US-Weltraumprogramms und ähnliche Prozesse bewirkten das Scheitern der sowjetischen bemannten Mondlandung.
    Zumutungen für den Apparat

    Gluschkow selbst war sich übrigens der Zumutung durchaus bewusst, die sein Projekt für den Apparat darstellte. Er gab gegenüber dem sowjetischen Ministerpräsidenten Kossygin offen zu, dass sein Projekt schwieriger zu realisieren sein würde als die sowjetischen Weltraum- und Nuklearprogramme zusammengenommen. Gleichzeitig zweifelte er nicht im Geringsten daran, dass sich das Projekt schon sehr bald amortisieren würde.

    Der deprimierende Prozess der Zersetzung seiner Ideen muss für Gluschkow belastend gewesen sein, obwohl er zeitlebens fortfuhr, für sie zu kämpfen. Während der von Peters als entscheidend beschriebenen Politbürositzung merkte er laut eigener Erinnerung an:

    Ich kann nur sagen: Wenn wir es jetzt nicht machen, dann werden uns die Schwierigkeiten dazu zwingen, die in der zweiten Hälfte der Siebziger auf die sowjetische Wirtschaft zukommen.
    Gluschkow

    Das war noch zu optimistisch gesehen. In der zweiten Hälfte der Siebziger wurde klar, dass die Sowjetunion in allzu vielen Kernbereichen uneinholbar zurückgefallen war - und der Westen behielt im Kalten Krieg den längeren Atem.

    #internet #histoire #USSR

  • Межвременье: Немецкий фотограф снимает Россию, застрявшую в СССР - Bird In Flight

    Франк Херфорт рос в ГДР и с детства интересовался Советским Союзом. Когда он впервые оказался в этой стране, она уже называлась Россией. Впрочем, очень скоро Франк понял, что не слишком-то и опоздал.

    https://birdinflight.com/ru/vdohnovenie/fotoproect/mezhvremene.html

    #russie #photographie #cccp #ussr #soviétisme