• Le vol d’identité (utiliser votre nom pour souscrire à un crédit ou commander en ligne) est une attaque fréquente (quoique beaucoup moins en France qu’aux États-Unis) et s’est aggravée avec l’épidémie, qui fait qu’on accepte plus facilement des simples numérisations comme preuves d’identité.

    Cette attaque est très douloureuse pour les victimes, qui sont systématiquement suspectées (« c’est vous qui avez pris ce crédit, en fait ») et ont le plus grand mal à faire reconnaitre leur bonne foi, d’autant plus que les organismes de crédit sont impitoyables. Ce témoignage décrit une telle attaque, l’attitude de la police (déplorable) et les mesures de sécurité possibles (watermarquer les documents qu’on envoie).

    https://linuxfr.org/users/malizor/journaux/j-ai-teste-pour-vous-se-faire-usurper-son-identite

    #usurpation_d_identité

    • De ce point de vu, j’en veux réellement aux policiers du commissariat de ma ville. L’aide aux victimes est absolument lamentable, avec des agents qui font le maximum pour refuser les plaintes et qui, lorsqu’ils sont obligés de les prendre, font le strict minimum.

      Ça me fait penser à une histoire vécue dans le cadre d’une asso dont je fais partie. Une personne venait voler le courrier de notre boite aux lettres pendant la période où on recevait des chèques d’adhésion. On s’en est rendu compte quand on a relancé des adhérents qui semblaient ne pas avoir renouvelé leur cotisation, leur réponse : « ben si, on vous a envoyé un chèque par la poste et il a bien été encaissé ». Après quelques tentatives de dépôt de plainte, on a abandonné devant le refus de prise en compte de celle-ci par les policiers et les gendarmes, avec le plus souvent une réponse du type : « ce n’est pas à vous de porter plainte, mais aux personnes qui ont émis les chèques ».

      On a ensuite réussi à motiver un⋅e adhérent⋅e pour déposer une plainte concernant le vol de son chèque, ce qui nous a permis de récupérer une copie du chèque en question auprès de la banque qui l’avait encaissé. La personne qui l’avait volé avait simplement ajouté son nom + prénom derrière le nom du bénéficiaire original, et hop tranquillou la banque encaisse ça...

      Au final, on ne sait toujours pas trop où en est l’affaire, mais comme nos adhérent⋅e⋅s sont sympas la plupart nous a renvoyé un autre chèque pour leur adhésion.

  • Ella Cara Deloria, l’indispensable Sioux de Franz Boas
    https://www.telerama.fr/idees/ella-cara-deloria-lindispensable-sioux-de-franz-boas-6658728.php

    Née en 1889 dans une réserve dakota, Ella Cara Deloria fut, pour le fondateur de l’anthropologie moderne américaine Franz Boas, une indispensable traductrice de la langue et des coutumes sioux. Qu’elle s’employa à défendre et à faire connaître sa vie durant. Pourtant, son travail n’a jamais été reconnu…

    Dans les années 1930, lorsqu’elle résidait à Manhattan, l’Américaine d’origine sioux Ella Cara Deloria (1889-1971) avait l’habitude de déjeuner tous les jeudis avec les représentants éminents des sciences humaines américaines, soit le Pr Franz Boas (1858-1942) et ses élèves, Ruth Benedict et Margaret Mead. Le premier, enseignant à l’université Columbia, spécialiste des Amérindiens, est considéré comme le fondateur, au début du XXe siècle, de l’anthropologie américaine moderne. Les secondes, ses émules, domineront la discipline à sa suite. Ella Cara Deloria, quant à elle, a été la collaboratrice du maître, rencontré dans cette même université en 1914 alors qu’elle étudiait à l’école normale pour devenir institutrice et éducatrice. Elle parle couramment tous les dialectes des communautés sioux sur lesquels il travaille : une « perle rare », comme le lui écrira Boas plus tard.

    Reste que son nom ne dit pas grand-chose aux États-Unis, hormis dans les communautés concernées, et encore moins en Europe. Figure de l’ombre, Ella Cara Deloria a pourtant réalisé durant quinze ans des enquêtes sur le terrain et effectué de nombreuses traductions, cheville ouvrière indispensable aux recherches de Boas. Elle a ensuite continué avec Ruth Benedict, tout en menant des travaux personnels sur la culture traditionnelle et les langues autochtones. Formée sur le tas mais non diplômée, femme, et de surcroît indienne — autant de freins importants, à l’époque, à une pleine reconnaissance —, elle est la première ethno-linguiste de terrain à avoir étudié de l’intérieur sa propre communauté.

    « Belle comme le jour », ou Anpetu Washte-win, son nom en langue dakota (un des trois groupes dialectaux sioux), est née dans la réserve de Yankton, Dakota du Sud, terre ancestrale des Indiens des plaines — les Sioux, de leur nom générique. Ella a 2 ans lorsque l’armée attaque, un petit matin de décembre 1890, un campement dans la réserve voisine de Pine Ridge. Les Sioux y sont réunis autour du chef Big Foot pour une danse rituelle interdite par les autorités. Trois cent cinquante personnes, dont beaucoup de femmes et d’enfants, sont tués. Tragédie historique, le massacre de Wounded Knee marque la fin de plus d’un siècle de guerres indiennes. Parqués dans des réserves qui se réduisent comme peau de chagrin, les autochtones s’étiolent, leur population tombe, fin XIXe, à trois cent mille personnes, voire cent cinquante mille selon les estimations les plus basses ; ils sont cinq millions aujourd’hui. Les enfants sont envoyés dans des pensionnats où il leur est interdit de parler leur langue. Objectif du gouvernement : l’assimilation forcée.

    Une vie nomade et modeste

    L’histoire se répétera à Wounded Knee en 1973, deux ans après la mort d’Ella Cara Deloria, avec l’occupation, cette fois-ci pacifique, du site durant plus de deux mois par des militants autochtones en lutte contre la corruption des Affaires indiennes et la spoliation de leurs droits (Le Renouveau indien aux États-Unis, de Joëlle Rostkowski, éd. Albin Michel). Ella Cara a vécu entre ces deux dates symboliques, consciente que l’époque était en train de basculer. « Elle fait partie de cette génération qui a connu des transformations incroyables, alors elle s’est adaptée. Son idée a toujours été de faire valoir la pertinence de la culture et de l’histoire des siens pour qu’ils puissent se faire eux-mêmes une place moderne dans la société », explique son petit-neveu, Philip Deloria, professeur d’histoire à la prestigieuse université de Harvard, spécialiste de l’histoire indienne. Fils d’un activiste célèbre, Vine Deloria, lui-même neveu d’Ella, il a publié l’année dernière un livre sur une autre inconnue de la famille, Susan, la sœur de notre ethnologue sioux (Becoming Mary Sully : Toward an American Indian Abstract, de Philip Deloria, University of Washington Press, 2019, en anglais). 

    Sur les rares photos en noir et blanc, Ella Cara Deloria incarne les deux faces d’un même personnage complexe et fascinant. D’un côté l’intellectuelle new-yorkaise dynamique, robe à jabot et chignon impeccable, et de l’autre la Sioux dakota tout aussi élégante, robe de peau ornée de perles et de piquants de porc-épic, le front ceint d’un bandeau brodé retenant ses nattes. Le costume traditionnel lui sert surtout pour la promotion de ses conférences sur son peuple, qu’elle organise dans tout le pays, sillonnant les États-Unis en voiture. Elle y dort aussi parfois, et vend, pour gagner quelques sous, des artefacts en perles brodées. Ella vit avec sa sœur, Susan, qui a pris comme nom d’artiste « Mary Sully » pour signer les illustrations de couverture de ses livres et de superbes fresques colorées rappelant l’art brut. En parallèle à ses activités ethnographiques, Ella se fait aussi institutrice dans différents établissements du Dakota, prof de gymnastique et de danse au Texas, éducatrice au YMCA, consultante du Bureau des Affaires indiennes, pour lequel elle effectue des missions, notamment en pays navajo ou en Floride. Sa situation économique est compliquée, avec un père âgé et sa sœur à charge. La famille passant avant tout, elle renonce plusieurs fois à des propositions de travail de Boas.

    Une généalogie étonnante

    Remonter l’arbre généalogique des Deloria révèle les brassages nord-américains. Côté paternel, une arrière-grand-mère yankton a épousé un explorateur français, Philippe Des Lauriers, huguenot établi sur les rives du Missouri en 1822. Comme nombre de ses concitoyens à la charnière du XXe siècle, leur fils, Francis Deloria — version américanisée du patronyme français —, chaman célèbre et leader charismatique, se convertira à la fin de sa vie à la religion chrétienne épiscopale. Le fils de celui-ci, Francis junior, père d’Ella, est le premier Indien ordonné prêtre en Amérique — il a droit à une statue dans la cathédrale nationale de Washington. Côté maternel, la filiation s’avère tout aussi étonnante, avec un arrière-grand-père artiste, d’origine anglaise, Thomas Sully, portraitiste de La Fayette et de la reine Victoria, et un grand-père officier de cavalerie, héros de la guerre de Sécession puis de la conquête de l’Ouest et par conséquent tueur d’Indiens. Pourtant, sa fille épousera le fils du grand chaman Deloria…

    À la fin du XIXe siècle, le père d’Ella fonde une mission dans la réserve de Standing Rock, Dakota du Sud, où grandissent ses enfants. Ils étudient en anglais, mais à la maison tout le monde parle dakota, la langue des ancêtres, qu’Ella Cara étudiera toute sa vie, enregistrant et retranscrivant des milliers de légendes et de mythes, décortiquant la phonétique et la grammaire de dizaines de dialectes, publiant une Grammaire dakota épaisse comme un bottin. Son dictionnaire dakota/anglais, riche de cinq mille entrées, n’a jamais été édité. Rédigé au début des années 1940, son roman Waterlilly (Nénuphar) ne sera publié en anglais et en français par une maison d’édition canadienne que vingt ans après sa mort. Captivant et d’une écriture limpide — exactement comme parle la grand-mère du récit, qui tient en haleine les gamines en mocassins —, il raconte le destin de trois générations de femmes dakota dans la seconde moitié du xixe siècle. Et devient culte. Rendant enfin justice à Ella Cara Deloria, fascinante représentante d’une dynastie étonnante.

    Sophie Cachon

    #peuples_premiers #native_american #anthropologie #linguistique #patriarcat #discrimination

    A propos de Franz Boas : https://fr.wikipedia.org/wiki/Franz_Boas

  • Chez #Chronopost, ces #sans-papiers que l’on ne veut pas voir

    Toutes les entreprises concernées par la #grève des travailleurs de la filiale de la #Poste à #Alfortville se renvoient la balle. Et refusent de traiter le dossier.

    Scoop : Libération a rencontré des gens qui n’existent pas. Début juillet, on relatait le combat des travailleurs sans papiers de Chronopost, qui ont installé le 11 juin un piquet de grève devant le site de la filiale de la Poste à Alfortville (#Val-de-Marne). Ces quelque trente Maliens, Sénégalais ou encore Guinéens chargés de la #logistique demandent depuis trois mois maintenant leur #régularisation, en dénonçant des #conditions_de_travail intenables - conditions contre lesquelles ils peuvent difficilement lutter, vu qu’ils risquent l’expulsion. Mais voilà : ces dernières semaines, les différentes entreprises concernées ont invariablement répondu à Libération, qui voulait savoir ce qu’elles allaient faire pour régler la situation, qu’elles ne connaissaient pas ces personnes. Une pyramide de #déresponsabilisation permise par un système de #sous-traitance en cascade. Reprenons.

    Au sommet de l’édifice, on trouve la #Poste, maison mère de Chronopost, qui sous-traite une partie de sa logistique à #Derichebourg sur son site d’Alfortville, lequel Derichebourg fait appel à une société d’#intérim pour trouver de la #main-d’œuvre. C’est d’abord vers la Poste que l’on se tourne tout naturellement, comme l’a fait en juillet le député PS du Val-de-Marne Luc Carvounas, qui a adressé un courrier au PDG de l’entreprise publique, Philippe Wahl. « Seriez-vous prêt, monsieur le président, à donner les instructions nécessaires afin de régler […] la situation professionnelle de ces travailleurs en leur délivrant enfin un véritable contrat de travail en bonne et due forme ? » demandait Carvounas. Réponse de Philippe Wahl : ces « travailleurs se présentant comme des sans-papiers » ne sont « aucunement des salariés Chronopost », et donc encore moins de la Poste.

    Le deuxième échelon, c’est donc Chronopost. Joint par Libération sur les bons conseils de la Poste, l’entreprise tient sans surprise le même discours : « Nous sommes sensibles à la situation des personnes qui manifestent actuellement devant notre site d’Alfortville. Ces personnes n’ont cependant jamais été employées par Chronopost. » Chronopost, qui « subit une situation dont elle n’est pas responsable » (dixit Philippe Wahl), renvoie donc vers l’entreprise Derichebourg, « qui se porte garante du respect de l’ensemble de ses obligations vis-à-vis de la législation. C’est elle qui recrute, encadre et gère au quotidien les salariés qu’elle emploie ».

    Fort bien, Libé se tourne donc vers Derichebourg. Réponse : « Nous n’avons aucun salarié gréviste. Nous n’avons également aucun salarié sans papiers, ni aucun intérimaire sans papiers. » Etonné, Libération relance : ces salariés rencontrés en juillet devant le siège de Chronopost sont-ils imaginaires ? « Je ne me permettrais pas de dire que ces salariés sans papiers sont imaginaires », rétorque la chargée de communication de Derichebourg, complétant : « Qu’il y ait une manifestation est un fait. Je vous réaffirme simplement que nous n’avons aucun salarié gréviste, aucun salarié sans papiers, ni aucun intérimaire sans papier. »

    Il ne reste alors qu’un acteur à interroger : la société #Groupe_Europa, qui gère l’agence Mission intérim de Corbeil-Essonnes - celle qui fournit la main-d’œuvre. Une femme - dont on ne connaîtra pas l’identité - décroche le téléphone et affirme, catégorique : « Ces gens n’ont jamais été employés par #Mission_intérim. » « Les victimes sont les entreprises », complète-t-elle, sans vouloir qu’on la cite tout en demandant que l’on reprenne ses propos, avant de conclure sur cette observation : « On ne peut pas accueillir les problèmes de tout le monde. »

    Par quel miracle ces quatre entreprises peuvent-elles chacune affirmer qu’elles n’ont rien à voir avec le schmilblick ? En fait, chacune joue sur les mots, et sur une réalité : du fait de leur situation, les sans-papiers doivent recourir à des alias pour travailler. C’est ainsi que la femme de Groupe Europa nous explique tranquillement : « Les journalistes parlent tout le temps de l’#exploitation par les employeurs, mais ce sont les gens qui s’exploitent entre eux. Ils se louent les papiers. » De son côté, elle l’assure : « Nous avons des personnes qui ont les papiers en règle. S’ils trafiquent les papiers entre eux, on ne le sait pas. »

    En réalité, tout le monde a au moins sa petite idée, puisque Philippe Wahl écrit dans sa réponse à Luc Carvounas que des travailleurs « ont ouvertement admis qu’ils pratiquaient l’#usurpation_d’identité pour tromper leur employeur afin de revendiquer leur présence effective au travail ». « La meilleure preuve qu’ils savent, c’est que les sous-traitants et intérimaires n’ont pas de #badge pour accéder au site, précisément parce qu’ils sont sans-papiers », répond Eddy Talbot, membre du bureau fédéral de SUD PTT. Pour lui, Chronopost devrait dire « on ne peut pas vous employer dans ces conditions ». Et rompre avec Derichebourg.

    En attendant, puisque les entreprises refusent de traiter le dossier, le collectif de sans-papiers échange essentiellement avec la préfecture du Val-de-Marne. Théoriquement, cette dernière peut aller au-delà des critères de la circulaire Valls (du nom d’un ancien ministre de l’Intérieur), qui fixe plusieurs conditions, notamment un certain nombre d’heures travaillées au cours des derniers mois, pour prétendre à une régularisation.

    Mais est-elle prête à le faire ? Au téléphone, la préfecture explique que pour se prononcer, elle attend que des dossiers soient déposés. Mais de leur côté, les grévistes demandent un traitement collectif. « Au cas par cas, on n’a pas de garantie que ça ne se terminera pas avec des #OQTF », des obligations de quitter le territoire français, relève Jean-Louis Marziani, de Solidaires 94. Fin septembre, une délégation a pu pour la première fois échanger avec le préfet en personne. « On nous a dit que les dossiers seraient examinés avec bienveillance », rapporte Eddy Talbot, comprenant par là que la #préfecture est prête à aller au-delà des critères Valls. « Mais on nous a aussi dit par avance que tous les dossiers ne seront pas acceptés », regrette-t-il.

    De son côté, la préfecture maintient sa position : impossible de s’engager sur quoi que ce soit tant que les dossiers individuels n’auront pas été déposés. Ni de s’engager publiquement à une certaine mansuétude pour ceux dont le dossier serait refusé, par exemple en les exemptant d’OQTF : « Le préfet est chargé d’appliquer la loi. »


    https://www.liberation.fr/france/2019/10/08/chez-chronopost-ces-sans-papiers-que-l-on-ne-veut-pas-voir_1756319
    #travail #France

  • Gaspard Glanz, le journaliste « à tuer direct » | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/gaspard-glanz-le-journaliste-tuer-direct-633960

    « À tuer direct. Nous sommes en France ou pas ? Les anciens auraient pris le fusil depuis longtemps » ; « C’est sa gueule de con qu’il faut diffuser, avec à la clé une prime à celui qui lui explosera » ; « Y a pas une balle perdue pour ce fils de pute ? » Ces menaces et ces insultes, qui, tour à tour, peuvent prendre un caractère homophobe ou xénophobe, sont actuellement proférées en quantité sur la page Facebook dénommée « Soutien aux forces de l’ordre ». Elles visent toutes Gaspard Glanz, 29 ans, journaliste et gérant depuis 2012 de la société de production Taranis News.

    Le jeune homme fait ses premiers reportages en suivant le mouvement des zones à défendre, puis en se concentrant sur la question des réfugiés. Caméra au poing, il filme la route des Balkans et les différentes étapes de ce qui se trame à Calais, entre 2014 et fin 2016. Ses reportages agacent. Le 26 octobre dernier, à l’heure du démantèlement du bidonville de Calais, Gaspard se fait interpeller et est placé en garde à vue par des policiers en possession d’une photo de lui. On lui signifie une interdiction de séjour dans l’ensemble du Pas-de-Calais dans le cadre de son contrôle judiciaire jusqu’au 2 mars dernier. Le jeune journaliste est accusé par la préfecture d’avoir dérobé un talkie-walkie à un agent de police pendant une précédente manifestation de soutien aux exilés. Lui affirme que le fonctionnaire a fait tomber sa radio. Le procès de Gaspard vient d’être reporté au 7 juin. Rien à voir, cependant, avec les menaces dont il fait aujourd’hui l’objet. Du moins en apparence.

  • Quand la Révolution verte en Afrique vire à la promotion de l’agrobusiness ! - EBURNIE TODAY
    http://www.eburnietoday.com/2017/09/04/revolution-verte-afrique-vire-a-promotion-de-lagrobusiness

    Le thème de cette 7ème édition du Forum pour la révolution verte en Afrique est : « Accélérer la marche de l’Afrique vers la prospérité : Contribuer à la croissance d’économies inclusives et à la création d’emplois à travers l’agriculture ». Selon le communiqué de presse transmis par les organisateurs, ce forum, qui réunit plusieurs parties prenantes pour discuter et élaborer des « plans concrets » visant à réaliser la révolution verte en Afrique, analysera également les innovations et les interventions sur le terrain afin de s’assurer que les petits exploitants agricoles et les petites entreprises agricoles constituent les principaux moteurs et bénéficiaires de la transformation du secteur agricole en Afrique.

    Est-ce une opportunité pour l’agriculture familiale et l’agroécologie ? Pour le Pr Jeanne Zoundjihekpon, « nous avons montré que la révolution verte et l’agriculture industrielle, ce n’est pas pour les petits exploitants. Comme nous avons souvent dit ça, aujourd’hui on nous dit la révolution verte, l’#agriculture_industrielle c’est aussi pour les petits exploitants. C’est pour ça que je parle d’#usurpation ». L’universitaire estime que ce forum ne peut pas servir les intérêts des paysans et agriculteurs qui n’attendent qu’un soutien pour développer davantage l’#agriculture_familiale et l’#agroécologie.

    #Agra

  • On #Equifax

    Professor Bill Black … , … the white-collar criminologist ...

    „… This is like a bad novel that someone wrote who hated corporations…“

    https://youtu.be/xfQWvf2k2lw

    #data_breach #identity_theft #insider_trading #fraud

    The video script, you may find here:http://therealnews.com/t2/index.php?option=com_content&task=view&id=31&Itemid=74&jumival=19960

    [...]

    BILL BLACK: First, this is the third major breach in about two years, so they had plenty of warning that their #security, #cybersecurity, was incompetent, and they obviously didn’t fix it. Second, they now say that the breach began in May and that they didn’t detect it ’til July, while they were, as you said, stealing at least 142 million people’s worth of data, probably multiple times. Along the way, by the way, they said proudly, “Ah, but there was no breach of our core system.” Before you ever get to the core, 142 million customers are thrown under the bus. God only knows what the core is. Presumably their own personal data is what they consider the core.

    Once they did discover, finally, the breach, the very first thing that happened, you mentioned part of it, which is three senior executives sold roughly $2 million-ish in shares, including the chief financial officer, who they’re now claiming wasn’t told of the breach. Now, this would be the number-two person, typically, or number-three person in the entire corporation. If they didn’t tell the senior ranks about the breach, when they discovered one of the largest and most destructive breaches in history, you know, well, you can choose to believe that. No one else does.

    On top of that, there was also an immediate ... in the same time period that these senior executives were selling their stock, there was a massive increase in sales of stock options compared to the normal for Equifax, and that almost certainly was again because people had been tipped about what had happened in the breach.

    [...]

    – posté ici: https://diasp.eu/posts/6026718, via
    http://02mydafsoup-01.soup.io/post/631914392/On-Equifax-Professor-Black-the-white-collar

    #white_collar_criminality

  • #Roland_Gori - La Fabrique des #Imposteurs

    « L’imposteur est aujourd’hui dans nos sociétés comme un poisson dans l’eau : faire prévaloir la forme sur le fond, valoriser les moyens plutôt que les fins, se fier à l’apparence et à la réputation plutôt qu’au travail et à la probité, préférer l’audience au mérite, opter pour le pragmatisme avantageux plutôt que pour le courage de la vérité, choisir l’#opportunisme de l’opinion plutôt que tenir bon sur les #valeurs, pratiquer l’art de l’#illusion plutôt que s’émanciper par la #pensée_critique, s’abandonner aux fausses sécurités des procédures plutôt que se risquer à l’amour et à la #création. Voilà le milieu où prospère l’imposture ! Notre société de la #norme, même travestie sous un hédonisme de masse et fardée de publicité tapageuse, fabrique des imposteurs. L’imposteur est un authentique martyr de notre environnement social, maître de l’#opinion, éponge vivante des valeurs de son temps, fétichiste des modes et des formes.

    L’imposteur vit à crédit, au crédit de l’Autre. Soeur siamoise du #conformisme, l’imposture est parmi nous. Elle emprunte la froide logique des instruments de gestion et de procédure, les combines de papier et les #escroqueries des #algorithmes, les #usurpations de crédits, les #expertises_mensongères et l’#hypocrisie des bons sentiments. De cette civilisation du #faux-semblant, notre #démocratie de caméléons est malade, enfermée dans ses #normes et propulsée dans l’enfer d’un monde qui tourne à vide. Seules l’#ambition de la culture et l’#audace de la liberté partagée nous permettraient de créer l’avenir. » A travers cette conférence, organisée dans le cadre des conférences de l’Université permanente de l’Université de Nantes, Roland Gori revient sur les idées fortes de son dernier ouvrage « La Fabrique des imposteurs ».

    https://www.youtube.com/watch?v=2FEtiA18lZU

  • Pourquoi il ne faut plus faire « peace » avec ses doigts sur les selfies ?, High tech
    http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0211686951077-pourquoi-il-ne-faut-plus-faire-peace-avec-ses-doigts-sur-les-

    Voilà voilà. Et si c’est possible à des pirates, c’est possible pour de la surveillance aussi, je suppute. Ou du ciblage.

    Des scientifiques japonais alertent les adeptes de ce geste des possibilités qu’ont aujourd’hui les voleurs d’identité de capturer leurs empreintes digitales.

    […]

    Le souci, explique Isao Echizu, c’est qu’"il n’est pas possible de modifier les informations biométriques d’une personne au cours de sa vie". Par conséquent, « une seule photo de vous avec vos empreintes visibles » et ces informations peuvent être usurpées pour toujours. Un problème qui est devenu particulièrement inquiétant avec les progrès technologiques. Désormais, les photographies prises avec les smartphones sont de si bonnes qualités que l’analyse des empreintes est tout à fait possible.

    #biométrie #photographie #empreintes_digitales #surveillance #piratage #usurpation #identité #identification

  • Ken Loach : « Pour les sociaux-démocrates, la priorité est que le patron fasse des profits » – metronews
    http://www.metronews.fr/festival-de-cannes/cannes-2016-ken-loach-pour-les-sociaux-democrates-la-priorite-est-que-le-patron-fasse-des-profits/mpem!zdkMjvzA9AIu
    http://www.metronews.fr/_internal/gxml!0/4dntvuhh2yeo4npyb3igdet73odaolf$hdawr74ki3yepx0s8q6wqeszxmlhuk/Capture-decran-2016-05-13-a-17.jpeg

    Lorsqu’un banquier d’affaires comme Emmanuel Macron devient ministre de l’Économie dans un gouvernement socialiste, peut-on encore faire la différence entre la gauche et la droite ?
    Mais les sociaux-démocrates n’ont jamais été de gauche ! Pour moi ils ont toujours été de droite, d’une façon ou d’une autre. De droite extrême ou modérée. Mais jamais de gauche. Blair n’était pas un homme de gauche, Brown n’était pas un homme de gauche. La guerre impérialiste en Irak à laquelle nous avons participé, ce n’est pas la gauche, c’est la droite dure ! Pour les sociaux-démocrates, la première priorité est que le patron fasse des #profits. Avant tout le reste. Pour moi la vraie gauche doit se distancier au maximum des sociaux-démocrates et mettre la défense des travailleurs en tête de ses priorités.

    #libéralisme

  • Fantasy Math Is Helping Companies Spin Losses Into Profits
    http://www.nytimes.com/2016/04/24/business/fantasy-math-is-helpingcompanies-spin-losses-into-profits.html

    L’explication est beaucoup moins fantasque une fois révélée la complicité des soi-disant « régulateurs »,

    What’s surprising, though, is how willing regulators have been to allow the proliferation of phony-baloney financial reports and how keenly investors have embraced them. As a result, major public companies reporting results that are not based on generally accepted accounting principles, or GAAP, has grown from a modest problem into a mammoth one.

    #Etats-Unis « #flexibilité » #corruption #usurpation_d'identité #novlangue

  • Video: Israeli police interrogate 13-year-old accused of stabbing
    Nov. 9, 2015 9:35 P.M.
    http://www.maannews.com/Content.aspx?id=768736

    ❝BETHLEHEM (Ma’an) — In a video obtained by Ma’an, Israeli officials were captured on film during an interrogation of a 13-year-old Palestinian child accused of stabbing two Israelis near the illegal Pisgat Zeev settlement in East Jerusalem.

    The video shows clips of the interrogation of Ahmad Manasra,13, as Israeli detectives yell curses and verbally abuse Manasra, as they question him about the incident and his motives.

    The time of which the footage was recorded is not known.

    On Oct. 30, Israel’s Jerusalem District Court indicted 13-year-old Manasra on charges of attempted murder following an attack on two Israelis, Israeli media reported.

    The stabbing attack took place on Oct. 12 in Jerusalem, with Israeli police reporting that two Israelis, aged 13 and 21, were seriously injured.

    In the video, one interrogator repeatedly shout at Manasra, in Arabic, to “shut up”, as Manansra continuously pleads for the officer to believe that he cannot remember anything about the incident.

    The officer is then seen questioning the boy about a phone call with his lawyer, and then tells him that he is accused of the attempted murder of “two Jews,” and that Manasra had supported “the enemy in time of war,” which Manasra does not seem to understand."

    https://www.youtube.com/watch?v=Y7pAsZx8zdw

  • Activer des paramètres de confidentialité élevés sur les réseaux sociaux que vous utilisez, et ne pas divulguer d’informations personnelles en ligne.
    Vous méfier des e-mails de « phishing » que vous recevez sans les avoir sollicités et qui vous redirigeront vers de vrais sites en apparence, mais qui ont été conçus pour voler votre identité. Ne cliquez pas sur des liens présents dans des emails !
    Ne saisir vos informations personnelles que sur des sites Web sécurisés (possédant une adresse commençant par https:// ou le pictogramme d’un cadenas), et toujours vérifier les identifiants de toute personne demandant vos informations personnelles.
    Maintenir le pare-feu, les anti-spyware et les anti-virus de votre ordinateur à jour et de crypter votre réseau sans fil en utilisant le paramètre de chiffrement le plus élevé possible.
    Protéger tous les terminaux mobiles par des mots de passe et les modifier régulièrement.
    Ne jamais communiquer vos mots de passe ou codes PIN à quiconque, et vous assurer que vous n’utilisez pas le même mot de passe pour tous vos comptes. Celui-ci doit être constitué à la fois de chiffres et de lettres majuscules ou minuscules.

    http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/55726/usurpation-d-identite-sur-internet---comment-s-en-proteger.shtml
    #usurpation #identité #internet

  • CADTM - RuralStruc, le programme de recherche qui révèle les pratiques si peu éthiques de la Banque mondiale
    http://cadtm.org/RuralStruc-le-programme-de

    RuralStruc, le programme de recherche qui révèle les pratiques si peu éthiques de la Banque mondiale

    15 octobre par Najib Akesbi , Mohamed Mahdi , Driss Benatya
    Des chercheurs marocains portent plainte contre la Banque mondiale, pour « faux, usage de faux, usurpation de biens et de noms », et soulèvent le problème des rapports entre chercheurs du Nord et du Sud...

    Le programme RuralStruc est un programme d’étude et de recherche portant sur les « implications structurelles de la libéralisation pour l’agriculture et le développement rural », mis en œuvre par la Banque mondiale (BM) en collaboration avec la Coopération française et le Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA). A ce titre, le Centre de Coopération International en Recherche pour le Développement (CIRAD) avait détaché un de ses chercheurs auprès de la BM à Washington pour être le Task Team Leader (TTL) du programme. Sept pays ont été parties prenantes à ce programme (Kenya, Madagascar, Mali, Maroc, Mexique, Nicaragua, Sénégal), lequel devait se dérouler en deux phases au cours de la période 2006-2010.

    En ce qui concerne la réalisation du programme au Maroc, la première phase avait été réalisée dans le cadre d’un contrat de recherche avec notre employeur, l’Institut Agronomique et Vétérinaire de Rabat, principale Institution d’enseignement et de recherche agricole du pays. Cette phase s’était bien déroulée, et le rapport que nous avions rédigé à cette étape du programme avait été si bien accueilli par les milieux des chercheurs et experts intéressés, que nous en avions décidé la publication, sous forme d’un ouvrage collectif |1|. Ce dernier a ainsi pu faire l’objet d’une vaste diffusion et susciter un débat qui devait très naturellement trouver son prolongement dans les résultats de la deuxième phase du programme RuralStruc.

    RuralStruc, le programme de recherche qui révèle les pratiques si peu éthiques de la Banque mondiale

    #Banque-mondiale
    #faux
    #usage-de-faux
    #usurpation de biens et de noms
    #dette
    #Tiers-Monde

  • SureDate, le #site_de_rencontre qui drague pour vous
    http://fr.myeurop.info/2013/08/12/suredate-le-site-de-rencontre-qui-drague-pour-vous-11858

    Frédéric Therin

    BEST OF DE L’ÉTÉ Les envolées lyriques ne sont pas votre fort et vous avez une peur bleue de la page blanche ? SureDate est fait pour vous… si vous cherchez l’âme sœur en #Allemagne. Mieux que Cyrano, il se fait passer pour vous et trouve les mots pour faire fondre le cœur de celle ou de celui que vous convoitez. (...)

    #Initiatives #Insolites #adultère #Amour #divorce #infidélité #mariage #Sexe #usurpation_d'identité

  • Quand Sarkozy gonflait le nombre de caméras qui le suivaient dans sa conquête du pouvoir - Lelab Europe1
    http://lelab.europe1.fr/t/quand-nicolas-sarkozy-gonflait-le-nombre-de-cameras-qui-le-suivaient-d

    Avant son élection en 2007, je voyais toujours Nicolas Sarkozy arriver entouré d’une nuée de caméras.

    Certaines portaient les sigles de TF1, France 2, etc..., mais d’autres étaient sans marque.

    Ces caméras, placées par le cabinet même de Nicolas Sarkozy, étaient destinées à véhiculer une image de futur président qui monopolise l’intérêt des médias.

  • #travail_sur_soi : Ne pas sous estimer le coté bidon des chiffres et fait divers :

    http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5061

    Derrière la #psychose des usurpations d’identité, un fabricant de broyeurs !

    Il a été utilisé pour faire voter deux textes de loi (dont celle sur le fameux « fichier des #honnêtes_gens »). Cité à l’Assemblée nationale. Repris des dizaines de fois dans tous les médias depuis 2009. Et pourtant, le chiffre de plus de 200 000 Français qui seraient victimes chaque année d’une #usurpation_d'identité ne correspond en rien à la réalité mesurée par les services de police et la justice. Mais s’il bénéficie d’une telle crédibilité, c’est qu’il a été imposé dans le débat public par une étude du #Crédoc. Financée par… un fabricant de broyeurs de documents.

    Attention, article disponible seulement sur abonnement à ASI

  • Les gens honnêtes résistent à leur fichier | Jean Marc Manach
    http://owni.fr/2012/02/20/les-gens-honnetes-resistent-a-leur-fichier

    À en croire l’agenda institutionnel, le fichage des « gens honnêtes » semble figurer au nombre des urgences absolues. La proposition de loi est examinée par le Sénat ce mardi. Le gouvernement pousse des quatre fers pour que soit adopté ce projet de fichier avant les prochaines échéances électorales.

    #Enquête #Pouvoirs #Surveillance #biometrie #fichiers #gens_honnêtes #Gixel #guéant #identité #morpho #usurpation

  • La biométrie supprimée des #fichiers | Jean Marc Manach
    http://owni.fr/2012/02/01/la-biometrie-supprimee-des-fichiers

    La France se prépare à accepter de ficher l’ensemble de la population à partir de ses données biométriques, comme le montrent les débats d’aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Ailleurs, en Grande-Bretagne et au Pays-Bas, de tels projets ont été développés mais vite abandonnés, en raison des risques qu’ils impliquent en termes de libertés publiques. Et de leur manque de fiabilité.

    #Enquête #Pouvoirs #Surveillance #biometrie #gens_honnêtes #Gixel #identité #morpho #papiers #usurpation

  • Fichez les tous ! | Jean Marc Manach
    http://owni.fr/2012/02/01/fichez-les-tous

    Ce mercredi, dans une relative discrétion, l’Assemblée nationale se prépare à adopter un texte permettant de ficher la quasi totalité de la population française à l’aide de multiples données biométriques. Dénommé « Fichier des gens honnêtes », il contiendra les données privées de 60 millions de personnes. Un fichier de ce genre a déjà existé dans l’histoire. En 1940. Il a été détruit à la Libération en raison des risques majeurs qu’il représentait pour les libertés publiques.

    #Enquête #Pouvoirs #Surveillance #biometrie #fichiers #gens_honnêtes #Gixel #identité #morpho #usurpation

  • Le Parlement veut ficher les honnêtes gens | Jean Marc Manach
    http://owni.fr/2012/01/18/le-fichier-des-gens-honnetes-sera-policier

    Le projet de ficher 60 millions de « gens honnêtes » oppose sénateurs et députés. Depuis le 12 janvier dernier, ces derniers veulent en faire un fichier policier aux possibilités infinies. Un rien inquiétantes. Des sénateurs, y compris de la majorité, redoutent une dangereuse dérive liberticide.

    #Best-Of #Enquête #Pouvoirs #Surveillance #base_de_données #biometrie #fichage #fichiers #Gixel #identité #lois_sécuritaires #morpho #politique_sécuritaire #sécuritaire #sécurité #usurpation

  • Guéguerre pour ficher les “gens honnêtes” | Jean Marc Manach
    http://owni.fr/2012/01/17/le-fichier-des-gens-honnetes-sera-policier

    Le projet de ficher 60 millions de « gens honnêtes » oppose sénateurs et députés. Depuis le 12 janvier dernier, ces derniers veulent en faire un fichier policier aux possibilités infinies. Un rien inquiétantes. Des sénateurs, y compris de la majorité, redoutent une dangereuse dérive liberticide.

    #Enquête #Pouvoirs #Surveillance #base_de_données #biometrie #fichiers #Gixel #identité #lois_sécuritaires #morpho #politique_sécuritaire #sécuritaire #sécurité #usurpation

  • Vers un fichage généralisé des “gens honnêtes” | Jean Marc Manach
    http://owni.fr/2011/07/05/carte-identite-biometrique-fichage-generalise-gens-honnetes

    Pour lutter contre l’#usurpation d’identité, qui représente moins de 15 000 faits constatés chaque année, le projet de carte d’identité biométrique sécurisée propose de ficher 45 millions de Français.

    #Enquête #Pouvoirs #Surveillance #base_de_données #biometrie #fichiers #identité #lois_sécuritaires #politique_sécuritaire #sécuritaire #sécurité

  • Oh purée, j’ai vu un de ces trucs à l’instant. N’abandonnez jamais un compte mail Hotmail. Conservez-le à vie. Sinon, un petit malin pourra usurper votre identité.

    Hotmail efface les compte qui ne sont pas utilisés plus de 3 mois, il me semble (à vérifier). Ensuite, ces comptes sont de nouveau libres aux enregistrements de nouveaux utilisateurs au bout de 6 mois (à vérifier).

    Or, si ce compte a été utilisé par ailleurs pour gérer des comptes (réseaux sociaux et autres services web, genre mail secondaire), on a de fait accès à l’ensemble des autres comptes, puisqu’il suffit alors de demander le renouvellement d’un « mot de passe oublié » sur ces autres services.

    Ce n’est pas de la science fiction. J’ai créé un compte Hotmail récemment qui, un jour, a commencé à recevoir des emails de Badoo. (Comme quoi, Badoo se moque de savoir que le compte mail est inactif, il continue. Et Hotmail le laisse faire.) Hasard complet, on a choisi le même nom de compte, et il avait été libéré par son ancien propriétaire. Et évidemment, j’ai pu accéder au compte Badoo de cet ancien propriétaire, soit par liens directs des emails, soit par renouvellement de mot de passe. J’ai évidemment immédiatement vidé, et effacé le compte, manifestement abandonné, lui aussi.

    En fait, je soupçonne un individu mal intentionné d’avoir créé ces deux comptes dans le but de nuire à la réputation de sa victime dont il a usurpé l’identité. En effet, on utilise rarement sa véritable identité, quand on est une jeune femme de 21 ans bien élevée et que l’on s’annonce à tous comme en « recherche d’un mec pour baiser ce soir ». (Quoi que, je suis peut-être vieux jeu ?)

    #avatar #usurpation_identité #diffamation #hotmail #badoo #sécurité #abandon #eréputation #douteux

    • Et la même chose est vraie lorsqu’un nom de domaine est abandonné : j’ai repris un domaine en 2003, et configuré l’email à l’époque en catchall : je recevais des mails perso/pro de tous les salariés de cette boite, y compris la possibilité de récupérer des mots de passe !

    • @monolecte Je suis insomniaque (à moins que la Bretagne ne soit considérée comme un pays étranger, ça se discute, hi hi).

      @ateliermediaslibres En poursuivant mes investigations sur près de 100 comptes Hotmail créés de la même manière, j’ai constaté environ 9 comptes qui présentaient le même souci : ils avaient été créés par des gens qui les ont abandonnés, suite à quoi Hotmail les a effacés, puis réattribués. Pour les délais exacts avant réattribution, il faudrait lire les CGU du service. À noter que l’un de ces comptes a reçu plusieurs mails de PayPal (mails a priori originaux), puis d’une banque (pas sûr qu’il soit original, peut-être un message de hameçonnage), l’alertant du piratage de ses moyens de paiement.

      @wklinger Tu as parfaitement raison. J’ai un domaine comme cela d’un plugin WordPress qui, par défaut, crée des comptes WordPress sur un blog WordPress utilisant ce domaine-là précisément. J’avais d’ailleurs acheté ce domaine — libre — pour sécurisé mes sites WordPress. Un essai — sur l’un de mes propres sites — m’a permis de constater que je pouvais bel et bien renouveler — recevoir — le mot de passe de quelque 100.000 comptes WordPress tiers.

    • @monolecte J’ignore la politique de Google, et en particulier de Gmail (dont découle l’URL de Google Profile et a priori aussi de Google Plus) en matière de recyclage des comptes mail. Hotmail permet le recyclage. Pour les autres services, c’est au cas par cas.

      Globalement, cela signifie qu’il est prudent de ne pas effacer un compte, et de ne pas le laisser s’effacer tout seul pour cause d’abandon. Cela concerne notamment les plateformes de blogs. La plupart bloquent la création de comptes homonymes (en termes d’URL) de ceux préalablement fermés, mais ce n’est pas le cas de tous les sites et réseaux sociaux.

      Pour ce qui est des noms de domaines, comme le fait remarquer @wklinker, il faut savoir que ceux-ci sont rachetés automatiquement par des « domainers », et qu’une fois aux mains des tiers, tous les emails à leur destination nouvellement reçus peuvent être interceptés, ce qui donne de fait accès à tous les emails de renouvellement de mot de passe des comptes tiers associés à ces adresses.

      L’adresse email s’avère donc être un maillon faible de la sécurité sur Internet...