#utopie_numérique

  • AUX SOURCES DE L’UTOPIE NUMERIQUE OU L’AVENTURE LIBERTAIRE DES RESEAUX | Unidivers
    https://www.unidivers.fr/aux-sources-de-lutopie-numerique-ou-laventure-libertaire-des-reseaux

    Il est des acteurs de la Toile devenus célèbres, voire emblématiques, tels Bill Gates ou Steve Jobs. Et d’autres dont l’existence et le rôle sur le net sont restés méconnus. C’est typiquement le cas de Stewart Brand, que le livre de Fred Turner, Aux sources de l’utopie numérique, de la contre-culture à la cyberculture, Stewart Brand, un homme d’influence, dévoile au grand public.

    L’utopie, ça réduit à la cuisson. C’est pourquoi, il en faut énormément au départ.
    Gébé.

    Stewart Brand n’est pas un inventeur du net mais un « passeur », aidé en cela par ses multiples compétences (biologiste, photographe, designer, vidéaste, journaliste, enseignant…) et qui a pu ainsi lancer plus aisément des ponts entre les chercheurs, les artistes, les sociologues, les ingénieurs, les managers.

    #Fred_Turner #Utopie_numérique

  • Book club : « Aux sources de l’utopie numérique » de Fred Turner
    https://fisheyeimmersive.com/article/book-club-aux-sources-de-lutopie-numerique-de-fred-turner

    Avant de s’imposer dans les musées, l’art numérique trouve sa source dans les bibliothèques. « Book Club » revient sur ces livres essentiels des mouvements créatifs explorant les liens avec les nouvelles technologies. IA, métavers, réalité augmentée… Ces auteurs traitent de tout ! Aujourd’hui, focus sur Aux sources de l’utopie numérique, un classique à ranger dans le champ des humanités numériques, un ouvrage essentiel où Fred Turner revient sur l’histoire de la contre-culture américaine à travers la figure de Stewart Brand.
    L’auteur

    Actuellement professeur de Communication à l’Université de Stanford, Fred Turner s’est d’abord illustré comme journaliste au sein de nombreux médias, du Boston Globe Sunday Magazine au The Boston Phoenix, en passant par le mythique Harper’s. À partir de 1987, il se tourne en parallèle vers l’enseignement et rejoint le corps professoral de l’Université Northeastern avant d’intégrer l’Université de Boston, puis Harvard, le MIT et, en 2003, l’Université de Stanford.

    Cependant, le goût de l’écriture ne le quitte jamais. En parallèle à sa carrière d’universitaire, Fred Turner continue ainsi d’analyser des phénomènes culturels bien précis dans divers ouvrages, en rapprochant notamment la contre-culture hippie de la cyberculture.
    Le pitch

    Cette thèse est notamment développée dans son ouvrage le plus connu, Aux sources de l’utopie numérique, publié en 2012 aux éditions C&F (et réédité en 2021). Pour développer sa théorie, il s’appuie sur la biographie de Stewart Brand, hippie technophile et gourou de la contre-culture des années 1970, qu’il érige en personnalité charnière entre plusieurs univers, a priori très éloignés. De la consommation de LSD à sa théorisation, des communautés marginales aux pontes de la Silicon Valley, Aux sources de l’utopie numérique, cité en référence par Grégory Chatonsky, montre que les contre-cultures, aussi distantes semblent-elles, ne sont finalement pas si éloignées. Mieux, elles n’ont cessé de s’influencer mutuellement.
    Fred Turner ©C&F Éditions
    Notre avis

    Fresque colorée et dynamique, Aux sources de l’utopie numérique réussit le tour de force de rendre accessibles des aspects complexes de l’informatique, de la cybernétique mais aussi des différentes contre-cultures américaines, grâce à une figure qui semble presque irréelle tant elle est fascinante. Choisir la personne de Stewart Brand pour étayer son propos relève presque du génie, et l’on se plaît à suivre le parcours hallucinant du créateur du Whole Earth Catalog, comparé par Steve Jobs à une version papier du moteur de recherche Google, tout en faisant des ponts entre différents mondes.

    Au passage, Fred Turner déploie ici un regard critique et des théories, non redevables à l’effet waouh propre aux innovations technologiques, qui annoncent en quelque sorte le thème de son dernier ouvrage (L’usage de l’art : de Burning Man à Facebook, art, technologie et management dans la Silicon Valley), publié en 2020 (toujours chez C&F Éditions), où il écrit ceci : « Le monde de l’art s’est mondialisé et financiarisé. L’art est ainsi devenu une sorte de monnaie mondiale ».

    #Fred_Turner #Utopie_numérique

  • Fred Turner, Aux sources de l’utopie numérique. De la contre-culture à la cyberculture, Stewart Brand un homme d’influence
    https://journals.openedition.org/questionsdecommunication/8619

    Fred Turner revisite l’histoire des origines intellectuelles et sociales de l’internet en suivant le parcours de Stewart Brand, un « entrepreneur réticulaire » (p. 41). L’ouvrage s’ouvre sur une interrogation : comment se fait-il que le mot révolution soit sur toutes les bouches à l’évocation des technologies numériques alors qu’elles étaient le symbole d’un système inhumain qui a mis le monde au bord de l’apocalypse nucléaire ? Pour y répondre, l’auteur s’attache à retracer les origines de l’utopie numérique dans la trajectoire de Stewart Brand, au croisement des mondes sociaux, des idéologies et des objets technologiques.

    #Fred_Turner #Utopie_numérique #Histoire_numérique

  • The Complicated Legacy of Stewart Brand’s “Whole Earth Catalog” | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/news/letter-from-silicon-valley/the-complicated-legacy-of-stewart-brands-whole-earth-catalog

    At the height of the civil-rights movement and the war in Vietnam, the “Whole Earth Catalog” offered a vision for a new social order—one that eschewed institutions in favor of individual empowerment, achieved through the acquisition of skills and tools. The latter category included agricultural equipment, weaving kits, mechanical devices, books like “Kibbutz: Venture in Utopia,” and digital technologies and related theoretical texts, such as Norbert Wiener’s “Cybernetics” and the Hewlett-Packard 9100A, a programmable calculator. “We are as gods and might as well get used to it” read the first catalogue’s statement of purpose. “A realm of intimate, personal power is developing—power of the individual to conduct his own education, find his own inspiration, shape his own environment, and share his adventure with whoever is interested.”

    The communes eventually collapsed, for the usual reasons, which included poor resource management, factionalism, and financial limitations. But the “Whole Earth Catalog,” which published quarterly through 1971 and sporadically thereafter, garnered a cult following that included founders of Airbnb and Stripe and also early employees of Facebook.

    Last month, on a brisk and blindingly sunny Saturday, over a hundred alumni of the “Whole Earth Catalog” network—Merry Pranksters, communards, hippies, hackers, entrepreneurs, journalists, and futurists—gathered to celebrate the fiftieth anniversary of the publication, and, per the invitation, to come together “one last time.” The event was held at the San Francisco Art Institute, a renovated wharf warehouse with vaulted ceilings, views of Alcatraz, and the cool sterility of an empty art gallery. A number of early-Internet architects, including Larry Brilliant, Lee Felsenstein, and Ted Nelson, floated around the room. Several alumni had scribbled their well usernames onto their badges.

    A week after the reunion, Brand and I spoke over the phone, and he emphasized that he had little nostalgia for “Whole Earth.” “ ‘The Whole Earth Catalog’ is well and truly obsolete and extinct,” he said. “There’s this sort of abiding interest in it, or what it was involved in, back in the day, and so the reunion was a way for the perpetrators to get together and have a drink and piss on the grave.” Brand continued, “There’s pieces being written on the East Coast about how I’m to blame for everything,” from sexism in the back-to-the-land communes to the monopolies of Google, Amazon, and Apple. “The people who are using my name as a source of good or ill things going on in cyberspace, most of them don’t know me at all,” he said. “They’re just using a shorthand. You know, magical realism: Borges. You mention a few names so you don’t have to go down the whole list. It’s a cognitive shortcut.”

    Brand now describes himself as “post-libertarian,” a shift he attributes to a brief stint working with Jerry Brown, during his first term as California’s governor, in the nineteen-seventies, and to books like Michael Lewis’s “The Fifth Risk,” which describes the Trump Administration’s damage to vital federal agencies. “ ‘Whole Earth Catalog’ was very libertarian, but that’s because it was about people in their twenties, and everybody then was reading Robert Heinlein and asserting themselves and all that stuff,” Brand said. “We didn’t know what government did. The whole government apparatus is quite wonderful, and quite crucial. [It] makes me frantic, that it’s being taken away.” A few weeks after our conversation, Brand spoke at a conference, in Prague, hosted by the Ethereum Foundation, which supports an eponymous, open-source, blockchain-based computing platform and cryptocurrency. In his address, he apologized for over-valorizing hackers. “Frankly,” he said, “most of the real engineering was done by people with narrow ties who worked nine to five, often with federal money.”

    While antagonism between millennials and boomers is a Freudian trope, Brand’s generation will leave behind a frightening, if unintentional, inheritance. My generation, and those after us, are staring down a ravaged environment, eviscerated institutions, and the increasing erosion of democracy. In this context, the long-term view is as seductive as the apolitical, inward turn of the communards from the nineteen-sixties. What a luxury it is to be released from politics––to picture it all panning out.

    #Stewart_Brand #Utopie_numérique

  • (1) « Afrocyberféminismes » : des pionnières noires du Web aux afroféministes d’aujourd’hui - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2018/02/21/afrocyberfeminismes-des-pionnieres-noires-du-web-aux-afrofeministes-d-auj

    Oulimata Gueye déplore elle aussi le peu de place faite à la question raciale dans l’histoire des technologies de l’information et de la communication. « Le modèle utopique qui a prévalu, autour du livre de Fred Turner Aux sources de l’utopie numérique [dans lequel l’universitaire américain analyse l’impact de la contre-culture hippie sur la révolution numérique] abolit les différences de race, de genre et les frontières, alors que ces histoires restent très masculines, très blanches et classe moyenne », estime Oulimata Gueye, qui appelle à « déconstruire » cette mythologie.

    Je me suis permis d’ajouter un commentaire, car cette approche est biaisée : Fred Turner décrit, et si on lit son texte avec empathie, on voit bien que lui-même serait plutôt d’accord avec Oulimata Gueye.

    Voici le commentaire :
    Cet article est passionnant quand il montre que l’internet n’est pas un produit uniquement occidental.

    Je me permet toutefois de corriger un élément : Fred Turner ne défend pas une utopie numérique blanche et mâle... il la décrit d’une part, et la met en question d’autre part. Il ne faut pas confondre le messager et le message, l’historien qui décrit et l’idéologue qui défendrait. Tout au long de son livre, il articule description et mise en question... et à mon sens, c’est cela qui le rend intéressant.

    Extrait (p. 166) :

    Ce qui n’était pas dans le « Whole earth catalogue » :

    Finalement, quel genre de monde cette élite construirait-elle ? Dans la mesure où le Whole Earth Catalog servirait de modèle à suivre, ce monde serait audacieux, masculin, instruit et blanc. La théorie des systèmes et le pouvoir technologique y seraient vénérés comme vecteurs du changement social. Et il se détournerait des questions de genre, de race, de classe pour s’orienter vers une rhétorique d’émancipation des individus et de petits groupes de personnes.

    Bien que publié dans la période où les Black Panthers et l’American Indian Movement connaissaient leur apogée en tant que mouvements, le Catalogue n’abordait pas les questions d’origine ethnique...

    #Utopie_numérique #Fred_Turner

  • « Aux USA, la contre-culture a produit une société narcissique » - Grazia.fr
    http://www.grazia.fr/article/aux-usa-la-contre-culture-a-produit-une-societe-narcissique-847592

    Le Californien Fred Turner, qui enseigne les sciences de la communication à Stanford, retrace l’histoire mouvementée du multimédia, depuis la résistance au nazisme jusqu’aux « faits alternatifs » de Donald Trump. Interview.

    Et si Donald Trump s’avérait en fait, et contre toute attente, un pur produit de la contre-culture des années 60 ? Aussi osé qu’il apparaisse, ce raccourci permet à Fred Turner (directeur de l’Ecole de communication de la prestigieuse Université californienne de Stanford) d’inscrire ce phénomène politique d’un genre nouveau dans le droit fil d’une histoire américaine qui commence encore bien plus tôt, au moment où les Etats-Unis doivent, dans les années 30, faire face à la propagande nazie. Auteur de deux livres majeurs, enfin traduits en français, l’un sur la matrice de la Web culture et l’autre sur l’invention du multimédia, Turner revient ici sur cette histoire souterraine qui mêle art, politique, sciences et technologie.

    #C&Féditions #Fred_Turner #Utopie_numérique #interview