• « Les #GAFA veulent-ils nous rendre #végans ? »

    https://www.wedemain.fr/Les-GAFA-veulent-ils-nous-rendre-vegans_a3957.html

    « Mais qui se cache derrière les mouvements d’action végans ? Notre enquête montre que des milliardaires de la Silicon Valley financent des associations militantes comme L214, tout en investissant dans une nouvelle industrie agro-alimentaire. »

    #le_Gorafi_encore_plagié


  • Le pitch de ce reportage est très certainement ironique, il serait surprenant que la journaliste ne l’ait pas fait exprès, mais il me semble que les entretiens sont sérieux, et que même les commentaires soient assez neutres, ou en tout cas je ne suis pas assez bon en anglais pour y avoir perçu de l’ironie :

    Why I gave up being vegan
    Jennifer Scott, BBC News, le 5 septembre 2017
    http://www.bbc.com/news/uk-41158365

    #Végétariens #Vegans #Viande

    A mettre en parallèle avec :

    Grizzly bears go vegetarian due to climate change, choosing berries over salmon
    Victoria Ward, The Telegraph, le 28 août 2017
    https://seenthis.net/messages/626975

    #Grizzlys #Ours


  • Grizzly bears go vegetarian due to climate change, choosing berries over salmon
    http://www.telegraph.co.uk/news/2017/08/25/grizzly-bears-go-vegetarian-due-climate-change-choosing-berries

    The study found that during the unusually warm summer of 2014, the bears, which would traditionally kill up to 75 percent of the salmon, were nowhere to be seen near the streams.

    Instead, they were in the hills busy munching on berries, which contain less protein and therefore take less energy to break down, causing them to gain weight more quickly.

    Biologists warned that changes caused by a warming planet were behind the bears’ unusual behavior and could affect the entire ecosystem.

    The researchers found that the forests around the streams suffered because the bears’ fish carcasses were no longer there to enrich the soil.

    “Bears switched from eating salmon to elderberries, disrupting an ecological link that typically fertilizes terrestrial ecosystems and generates high mortality rates for salmon,” the study said.

    On average, red elderberries are said to be ripening two and a half days earlier every decade.

    If the pattern continues, they will regularly overlap with the salmon by 2070.

    The study was published in the Proceedings of the National Academy of Sciences.

    #climat #alimentation #ours #écosystème #sols


  • Conférence au Musée de l’Homme

    Aujourd’hui j’ai été voire une des conférence du cycle « L’animal dans tous ses états » dont j’avais parlé ici http://seenthis.net/messages/445366 (j’étais pas de bonne humeur ce jour là !)

    C’était très interessant, sur les animaux de boucherie.
    En étudiant le programme d’un peu plus près j’ai vu que le Jeudi 28 janvier 2015 de 14 h à 17 h il y a entre autre une intervention de #Jocelyne_Porcher ainsi que des intervenants sur la question du #spécisme et de l’ #antispécisme. Je met le programme complet des deux prochaines conférences.

    Jeudi 21 janvier 2015 de 14 h à 17 h

    Statut(s) de l’animal de compagnie, au service de l’Homme et sacré
    Modérateur : Christophe Guitton (Vétérinaire, spécialiste du droit de l’animal)

    Statut(s) du chat à travers l’histoire par Jean-Denis Vigne (Archéozoologue, Directeur de recherche au CNRS – UMR 7209 Archéozoologie Archéobotanique)
    Peut-on manger le bœuf avec lequel on a labouré ses champs ? Usages et mésusages des animaux domestiques en Grèce et à Rome par Christophe Chandezon (Professeur d’Histoire ancienne, Université de Montpellier Paul-Valéry)
    L’homme et le taureau dans la tauromachie par Francis Wolff (Philosophe, Professeur émérite à l’ENS de Paris)
    Au cœur du sacré, l’animal sacrificiel par Anne-Marie Brisebarre (Ethnologue, Directrice de recherche émérite au CNRS, Collège de France)

    Jeudi 28 janvier 2015 de 14 h à 17 h

    Débats autour des droits des animaux
    Modérateur : Denis Vialou (Préhistorien, Professeur émérite au Muséum national d’Histoire naturelle, Département de Préhistoire)

    Nos cousins les grands singes par Shelly Masi (Primatologue, Muséum national d’Histoire naturelle, Département Hommes, Natures, Sociétés)
    Droits de l’animal et antispécisme par Enrique Utria (Philosophe, Université de Rouen, traducteur de Les Droits des animaux de Tom Regan, éd. Hermann, 2013)
    Point de vue d’un zootechnicien par Bernard Denis (Vétérinaire, Président de la Société d’Ethnozootechnie)
    Théorie du don et travail animal par Jocelyne Porcher (Sociologue, Directrice de recherche à l’INRA-SAD)

    cc @aude_v @sandburg @odilon @martin5 @nicolasm

    J’ai raté la première conférence mais il devrait en principe y avoir un enregistrement disponible sur le site du musée. Je mettrais les liens a ce moment là.

    Le publique semblait principalement composé de collègues archéozoologues, médiévistes, ethnologues, archéologues, historien·ne·s. Il y a eu à la fin un petit débat, sur le #carnisme, #végétarisme, #végétalisme, les #vegans, l’ #industrialisation, la #mécanisation de l’ #agriculture, la #chasse, le #paysage et pas mal de choses souvent bien débattues ici. Les mots #zoophages et #sarcophages ont été prononcés et à la fin j’ai pu discuter un peu de #cannibalisme avec Marylène Patou-Mathis. Du coup je suis de bien meilleur humeur que lors de ma dernière visite au musée. Alors le musée de l’Homme me plait pas mais l’auditorium Jean Rouche il est sympas.



  • #Jardinage, #nutrition et le cas particulier des #vegans évoqué dans The Resilient Gardener de Carole Deppe

    As gardeners, we eat lots of fruits and vegetables of many kinds, and this big variety satisfies our needs for most vitamins, minerals, phytochemi-cals, and fiber. Those nutrients that might be lacking in the fruits and vegetables are generally found in whole grains or beans. So a diet based upon staple whole grains and beans, fruits, and vegetables is likely to be a healthy diet.

    Getting enough iodine used to be a problem for many inland people once. Now, with iodine added to commercial salt and fish available even to people far from oceans, lack of iodine isn’t common.

    Many people in temperate climates don’t get enough vitamin D. The sun isn’t intense enough in winter. Indoor lives, clothes, and sunblock further exacerbate the situation. Eggs may provide vitamin D, but it depends upon what the laying flock is eating and how much sun they are getting. I take a daily (standard, not super-potent) vitamin pill as well as cod liver oil, both of which include vitamin D.

    Most vegan vegetarians can generally get their protein pretty easily from plant sources. Protein needs of individuals seem to vary widely, however. I suspect some people need too much protein to thrive as vegetarians. But clearly some people do fine as vegetarians. Most vegetarians, with a full diet of whole grains, beans, and many vegetables, especially dark green leafy vegetables, probably don’t need to worry about either protein or calcium.

    However, there are three nutrients that are potentially problematic for those who don’t eat at least some animal products. Vitamin B12 is found only in animal foods. Vegan vegetarians are advised to take a B12 supplement or a general daily vitamin containing B12.

    Vegetarians may also lack vitamin D. That, too, can be solved with a simple once-daily all-vegetarian vitamin pill.

    The third potential problem is omega-3 fatty acids. If we could all convert the short-chain plant form of omega-3 fatty acid into the longer-chain animal forms that we need, omega-3 fatty-acid needs of vegetarians could be provided by plant sources such as flaxseed, walnuts, canola oil, and, to some extent, greens. However, as already mentioned, not everyone can convert the short-chained plant-derived omega-3s into the longer-chain ones. Those who cannot need to eat animal products containing the long-chain omega-3s. That is, not everyone can survive and thrive as a vegetarian. For some of us, of whom I am undoubtedly one, eating meat or animal products or fish is obligatory.

    #santé

    • La #vitamine B12 offre un débat sans fin sur sa disponibilité dans le monde végétal, dans le doute je ne suis pas sûr que ce soit possible d’en avoir dans un régime végan mais il existe des compléments végans de B12.

      Pour la vitamine D il semble que ce sont principalement les sources animales qui en dispose mais Paul Stamet a sorti des chiffres très impressionnants de vitamine D2 pour de champignons séchés au soleil quelques heures les lamelles à l’air. J’imagine que me si c’est de la D2 les quantités doivent contrebalancer la moindre absorption.

      Je pense que la discussion sur les omegas longues chaînes met le doigt sur un point important : on est plus ou moins compatible avec un régime végan au niveau de notre génétique. Ça pourrait expliquer pourquoi certain⋅e⋅s vont être en bonne santé avec un régime végétalien alors que d’autres vont voir leur santé décliner.

      J’ai vu les mêmes soucis de conversion vers la vitamine A dans certaines études. (Il semble aussi que la vitamine A peut influencer sur le taux de vitamine D qui lui même influe sur l’absorption de calcium).

      Conclusion : avec une production de shiitake séchés correctement et un petit élevage de volaille nourrie correctement (herbe et insectes), a priori on a tout ce qu’il faut sans se soucier de nos prédispositions génétiques.


  • Le mythe végétarien — Santé et Bien-être — Sott.net
    http://fr.sott.net/article/4030-Le-mythe-vegetarien

    Ceci est une synthèse des arguments présentés dans le livre de Lierre Keith. Elle nous offre plus qu’une simple critique du régime alimentaire vegan (en déconstruisant les arguments utilisés par les vegans du point de vue moral, politique et nutritionnel), elle critique tout le système industriel de produc- tion d’aliments (des plantes et des animaux) et elle explore les liens entre le type d’alimentation et société, les impacts sur la biodiversité, les conditions de vie des civilisées et des non-civilisées, les ressources énergétiques, les intérêts corporatifs et l’évolution des politiques alimentaires.

    #véganisme #primitivisme #agriculture #permaculture #anticiv

    • et puis y a un truc dont ça ne parle pas, en opposant agriculture/civilisation d’un côté et chasse-cueillette/primitivisme de l’autre, c’est de l’horticulture, qui n’a pas tous les défauts sociaux, politiques et écologiques de l’agriculture. cf les thèses de Jason Godesky http://theanarchistlibrary.org/library/jason-godesky-thirty-theses#toc9
      Hemenway en cause un peu ici aussi http://www.patternliteracy.com/203-is-sustainable-agriculture-an-oxymoron

    • J’ai pas trop compris le concept du site qui publie ça :
      http://fr.sott.net/page/1-A-Propos-de-Sott-net
      +
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Laura_Knight-Jadczyk

      Mmmh. Je pars avec un à priori douteux.

      Tous ses arguments sont appuyés par plusieurs sources scientifiques faibles et crédibles, disponibles dans son livre. J’ai décidé volontairement de ne pas reproduire les références pour ne pas allonger le texte. Le but de ce texte est de stimuler la réflexion. Si vous voulez contre- argumenter de manière complète, lisez son livre et évaluer ses références par vous-même.

      Ce qui est totalement faux puisque le texte aurait pu être mot pour mot le même, mais avec des mini-numéros + un bloc de notes de bas de pages indiquant toutes les références. Le texte lui-même n’aurait pas été plus long, mais on aurait eu les références.

      Par ailleurs c’est typiquement la stratégie de la mouvance complotiste : je vous file un gros pâté sans références, et si vous n’allez pas lire par vous-même les 40000 pages qu’il faut pour contre-argumenter, c’est que vous faite partie des méchants.

      Bon désolé de cet apparté, car le sujet est évidemment intéressant et sur le sujet lui-même je partais plutôt avec un à priori positif. :)

    • @koldobika : sur la comparaison anatomique, elle fournit un tableau qui indique des caractéristiques des humain⋅e⋅s, chien et herbivore et les deux premiers sont souvent identiques. J’y attache pas spécialement d’intérêt mais au moins ça contrebalance les schémas opposés des végés (qui ne prennent pas en compte certaines caractéristiques propres au genre humain qui sont la chasse et la cuisson, dans leurs analyses).

      Pour la côté civilisation vs primitif, je pense que c’est plus une déformation du résumé que le livre.Il est « souvent » question de permaculture par exemple.

      @rastapopoulos : il me semble d’ailleurs qu’il y avait eu une polémique sur les sources du livre, genre ça renvoyait à des sites ou wikipédia des fois, mais dans mes souvenirs c’était juste un peu mesquin.

      Mais perso je trouve le livre assez bien car finalement si on enlève les parties où elle règle ses comptes avec ses ancien⋅ne⋅s camarades, je trouve vraiment qu’elle élève le débat en prenant le mal à la racine.

      PDF ici : http://en.bookfi.org/book/1488669

    • Oui, mais de toute façon c’est une voie un peu stérile, car des qu’on s’accorde sur le singe après les différents bords y collent leur propre vision (y a celleux qui sont frugivores pour faire comme les grands singes, celleux qui sont VG pour faire comme les grands singes, et celleux qui citent des études sur les animaux mangés par les grands singes)

    • De toute façon la question n’est pas ce que font les autres, ou même mon voisin, mais ce que l’on fait soit. Et une description anatomique de soi, ne force a rien en terme de choix éthique (sauf allergie et carence évidemment, mais ce n’est pas de choix que l’on peu faire justement).

    • http://vegetarianmythmyth.wordpress.com/vegan-permaculture-ecovillages-busting-keiths-myth-onc

      As stated elsewhere in this blog, humans have evolved many ways to renew topsoil with no or minimal non-human labor; some of these many methods are used alone or in combination and include crop rotation, companion planting, ley farming, composting, using human waste, green manure, and other ways. In farming, there is no necessary connection between renewal of topsoil and grazing animals whatsover– let alone killing them and/or using their products. We need to talk about this if we are to move forward in our pursuit of minimal animal destruction and maximally sustainable agriculture. It is not for lack of means, but for lack of interest and education, an abundance of misinformation, miseducation, and propaganda, that there is not wider action being taken regarding animal-free farming.

      Lierre Keith’s “vegetarian myth” is a myth. To be vegan in a healthy, ecologically sustainable way is entirely possible. In some ways, this blog isn’t needed to challenge and debunk Keith’s book– the mere existence of successful, thriving, vegan permaculture establishments, all over the world, effectively overrides almost all of Lierre Keith’s major theses in The Vegetarian Myth. This includes New Jersey’s Honeybrook Farm, one of the oldest, successful, and well-regarded CSAs in the US. In the UK, farms can even obtain Stockfree Organic certification for their products. Keith does not talk about any of this in her book. It is unclear as to whether she just doesn’t know about vegan permaculture (this is hard to believe), or she is avoiding a confrontation with its reality for the sake of justifying her wide-ranging biases.

    • Comme d’habitude c’est un dialogue de sourd, avec à une extrémité des #végans qui disent que manger de la viande ce n’est pas bon pour la santé, que l’élevage détruit les sols et affame les pauvres ; et de l’autre des omnivores qui disent que le véganisme détruit la santé et les sols.

      Les végan⋅e⋅s qui disent qu’il peut y avoir un mode de vie végan sain et écologique doivent aussi reconnaître qu’il existe des schémas de production et de consommation de viande qui peuvent être écologiques et sains. Et il faut que les omnivores admettent qu’il y a des méthodes végé de production qui peuvent être écologiques.

      Encore une fois pour moi le clivage est plus sur le mode industriel vs non industriel (avec avantage à la végéculture sur les petits espaces, et à l’élevage sur les grands). Mais je pense que la radicalité du véganisme et des réactions épidermiques chez les omnis en font un débat souvent peu intéressant.

    • Et en plus personne ne critique la même chose, car il y a ce qu’il se passe actuellement, ce qui existe (exemples précis et peut être très contextualisés), ce qui pourrait exister, ce qui peut être généralisable (et avec quelles conséquences).


  • Cows Are the Real Hogs: The IPCC and the Demand Side of Agriculture - The Equation
    http://blog.ucsusa.org/cows-are-the-real-hogs-the-ipcc-and-the-demand-side-of-agriculture-486

    As the graphic shows, most of the land and most of the biomass is used to feed cows. But when we look at the proportion of human food that is produced from all this energy, we see how inefficient this part of the human diet is. Cows, despite taking in 86 percent of the biomass, produce very little food (only 8 percent of the total). In contrast, both plant-based foods and chickens and pigs are much more efficient converters of biomass into things we can eat.

    • Il y a #élevage et #zootechnie, il faut faire attention à ne pas mêler les deux.
      Un élevage bien conçu peut être un élément important rendant un système agricole plus résilient et plus économe en énergie.
      http://seenthis.net/messages/220316
      http://seenthis.net/messages/241172
      La zootechnie moderne est d’ailleurs concomitante de l’industrialisation de l’agriculture et de la séparation entre « élevage » (qui a changé de nature pour devenir zootechnie) et culture céréalière.

    • Je la trouve bizarre cette visualisation, je suis pas à l’aise avec les échelles changeantes.

      Je ne veux pas remettre en compte la part trop importante de la consommation de viande ou produits animaux des pays occidentaux. Mais j’aimerai ajouter quelques choses au graphique qui semble sans pitié pour les #vaches :

      – Le problème vient avant tout des pâturages (ou pire des champs de soja) qui sont issus de la déforestation. Dans Meat, A Begnin Extravagance, Fairly montre que les chiffres avancés par certaines études de la FAO (où il était dit que l’élevage émettait plus de #gaz_à-effet_de_serre que les transports) sont boostés par la déforestation et que la prévision de superficie déforestait était au dessus de ce qu’il se passait en réalité. Y aussi des aspects politiques, comme des #vegans qui militent pour la capacité « équivalent-CO² » du méthane soit augmentée (à tord ou à raison) pour que la part de pollution de l’élevage soit augmentée.

      – Dans le graphique les paturages représentent 75% du total et ça me semble pas bien (sauf si c’est pris sur la forêt évidemment) car les paturages sont des systèmes pérennes vivaces, plein de biodiversité, résilients, qui stockent du carbone, qui peuvent être maintenus à peu de frais par l’élevage même.

      – Si l’élevage n’est pas pratiqué sur ces parcelles, selon les régions soit ça se transforme en forêt (mieux pour le carbone en général), soit ça reste en prairies redevenues « sauvage » (autant que ce soit possible, dans les régions morcelées par l’activité humaine), et qui abrite une grosse diversité animale. C’est mieux pour le sauvage, pas forcément pour le climat car les ruminants sauvages dégagent aussi du méthane. Et en général les espaces sauvages sont plus productifs que l’élevage extensif occidental.

      Juste pour nuancer.

    • D’ailleurs on a tendance à trop se focaliser sur les superficies je trouve, qui sont un aspect plus ou moins important selon la répartition et la densité de population.

      Et aussi on se focalise trop souvent sur les capacités de stockage au dessus du sol dans la végétation, et moins dans le stockage du carbone dans le sol.

      J’aimerais bien une mesure de la viariation du taux de matière organique dans le sol ou du rythme d’érosion par calorie créée pour différents systèmes (prairie, forêt, élevage sur prairie, cohons nourris aux grains, blés pour nous). Les résultats pourraient être étonnants.


  • J’ai toujours pensé que l’#élevage d’#insectes était promis à se développer fortement à l’avenir, et que ça pouvait être très bien intégré dans une conception en #permaculture.

    Mais moins poétiquement, je pense qu’on va en manger parce que ça peut être facilement industrialisé, produit hors sol, dans des hangars sans lumière. Une sorte d’élevage comme les poulets en cage sauf que les insectes sont beaucoup mieux adaptés à ça. Ça sera moins triste pour les bestioles, mais pas forcément pour notre rapport à l’alimentation et aux agro-écosystèmes qui nous nourrissent et bien plus encore ...

    Micronutris : le premier élevage d’insectes comestibles est français | Page 2
    http://www.consoglobe.com/micronutris-elevage-insectes-comestibles-cg/2

    #alimentation

    • Should we eat bugs ? (avec sous-titres français)
      http://www.youtube.com/watch?v=rDqXwUS402I

      Manger des insectes ? Ok mais est ce que c’est bon ?
      http://korben.info/manger-insectes-ok-ce-cest-bon.html

      Plus sérieusement, est-ce que c’est bon ? Eh bien non. Enfin, moi je n’aime pas. Ça ne me fait pas vomir, je ne les crache pas après les avoir mis en bouche, mais honnêtement, c’est pas génial niveau goût. Après, peut-être que c’est la façon dont ça a été préparé. Si j’en avais eu des frais à cuisiner avec une sauce à l’ail ou au poivre, peut être que ça m’aurait paru meilleur. Peut-être aussi que mon palais n’est pas habitué à ces saveurs... Et que du coup, j’ai un peu plus de mal.

      Après si un jour, je vois débarquer dans le commerce des « steaks hachés goût bœuf » préparés à base d’insecte, je pense que j’en achèterai une boite pour tester ;-)

    • Y a pas besoin que ce soit bon car je pense que la principale intégration des insectes dans les repas sera par de la poudre d’insectes mélangée à de la farine, comme un supplément ou de la spiruline. Y a plein de bonnes choses dans les insectes, à commencer par des protéines et des acides gras polyinsaturés à longues chaînes. De quoi remplacer la viande, où le soja pour les animaux et les #végans. Nutritionnellement parlant.

    • oui, d’autant que pour inclure l’élevage d’insectes dans nos habitudes et dans nos paysanneries (ou dans ce qui est appelé à être la permaculture dans nos campagnes) il faudrait que nos paysanneries soient encore vivantes et en bonne santé, et il faudrait un délai d’aculturation suffisant. là c’est bien parti effectivement pour que de prime abord le public associe insectes et bouffe #hors-sol et #zootechnie.
      mais la question d’après moi est celle de la permaculture et/ou de l’écoumène : est-ce que le désir de liens plus riches avec les agro-systèmes nous amènera à généraliser des pratiques intelligentes (incluant la production d’insectes) ou est-ce qu’on est déjà trop hors-sol pour en avoir encore l’envie ?

    • Je pense que c’est déjà trop tard, que l’avenir écrit c’est des bouillies infâmes restructurées par hydrogénation ou autre, et colorées et aromatisées avec des produits de synthèse. Les insectes pourraient y jouer un grand rôle parce que je vois peu de choses qui peuvent être aussi industrialisées. Clairement on va par la pour moi, si tout se casse pas la gueule d’ici là, ce qui est possible. La première partie correspond un peu « comment manger sous le scénario Brown Tech d’Holmgren », pour le reste, ça dépendra de quel autre scénario sera possible.

    • ou un monde fractionné : quelques paysans et permaculteurs de luxe qui fournissent les riches (voir par exemple le virage récent de la ferme du Bec Hellouin), et soleil vert pour la plèbe urbanisée par exode rural.
      mais même à base d’insectes, la seconde option est intenable pour tous les autres facteurs en jeu. pour moi la piste ne peut être que dans la décentralisation et dans la re-création de paysanneries locales. pas assez d’énergie et de ressources disponibles pour faire autrement.

      edit : coquille corrigée

    • De quel virage récent tu parles pour le Bec Hellouin ?

      J’imagine que tu veux dire que « la piste ne peut être [que] dans la décentralisation » ... Je ne sais pas, car quand tu es peu regardant pour ce que tu produits ou consommes, y a moyen d’être très productif et très recycleur. Y a qu’à voir la qualité des tilapia chinois que les américains ingurgitent de plus en plus. Tilapia qui barbotent dans les eaux usées, poules en cages, insectes nourris avec les cadavres des dernières ... y a pratiquement plus besoin de sol avec ça, et la matière première déjà concentrée dans les villes.

      J’ai l’impression que la permaculture c’est soit de l’autoproduction, soit pour les riches, soit basée sur des cultures annuelles. En gros pas trop réservés aux riches (mais quand même plus cher que le classique), y a les légumes et le pain. Après y a trop de besoin en main d’œuvre (baies, fruits, noix ...). Reste les animaux, mais qui sont déjà un peu luxueux dans le modèle bio. A voir s’il est possible d’intensifier la production en complexifiant l’agro-écosystème, mais au minimum ça prendra du temps pour que le système arrive à maturité. La production que je vois le plus arrivant à rassembler accessibilité, amélioration écologique et faisabilité ça serait des poules pondeuses dans des systèmes permaculture boisés avec production d’insectes, de tournesols vivaces, mûrier, etc, mais ce n’est pas sans difficulté et il faut régler de nombreuses questions. Bon je digresse comme un sagouin mais c’est une question qui me turlupine depuis que j’ai fait des calculs pour mon diplôme agricole. Améliorer la santé des agrosystèmes tout en gagnant honorablement sa vie, c’est chouette. Mais tout ça pour offrir un produit exceptionnel aux touristes hollandais en vacance, ça a un arrière goût.

    • nicolas m (@nicolasm) :

      La production que je vois le plus arrivant à rassembler accessibilité, amélioration écologique et faisabilité ça serait des poules pondeuses dans des systèmes permaculture boisés avec production d’insectes, de tournesols vivaces, mûrier

      D’ici là je compte bien tester une version non commerciale/autoproduction sur mon terrain, ça fera avancer le schmilblick et la jeune génération prendra le relais :)

    • Merci, ça sera intéressant de voir les résultats. Beaucoup d’insectes sont consommés en Asie et ailleurs, mais si ça se trouve les asiatiques ont développé leurs compatibilité aux insectes pendant que certains européen⋅ne⋅s développaient leur compatibilité avec le lait.

    • @nicolasm pour le Bec Hellouin, attention #gentrification http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/la-jeune-rue-le-projet-gastronomique-et-design-qui-va-changer-paris_1503184
      pour ce qui est du système tilapia - poules en cages - insectes effectivement c’est de la bricole précaire en milieu hors sol, il y a bien du recyclage et un usage pertinent de la matière, mais plus aucun lien avec le sol.
      pour les mûriers vas-y à fond :-) je n’en ai lu que du bien. malheureusement pour moi ça pousse mieux sur sols plutôt légers...

    • Bonjour a tous

      J’ai du mal à comprendre l’idée, avec l’entomophagie, vous n’aimez visiblement pas spécialement ça, donc l’idée est vraiment de se forcer à bouffer un truc chelou juste pour manger quand même une bestiole ? Pour quoi faire ? Il existe déjà tout un tas de produits permettant une alternative à la viande tant pour le côté nutritif que gustatif : protéines de blé ou de soja, tofu, lupin....
      J’ai trouvé très bizarre de penser que de la farine d’insecte puisse convenir à des vegans, dont le crédo est de n’utiliser aucun produit ayant nécessité la mort ou l’exploitation d’animaux. Or un insecte est un animal, et les vegans s’efforcent déjà de virer un maximum de traces d’insectes de leur alimentation (on utilise de la cochenille comme colorant, on pulvérise une substance obtenue à base de scarabées sur les bananes pour qu’elles soient protégées, etc...). Je me doute qu’un insecte aura du mal à vous apitoyer, mais au vu du fait que ça ne sert à rien, pourquoi leur infliger ça ? On a tous vu une araignée blessée se tordre de douleur, et maintenant on va les entasser à 100 dans trois décimètres carrés parce qu’on peut le faire.
      De plus je vois pas mal de coms qui s’inquiètent de ce que l’on va manger dans le futur : permaculture, ou soleil vert ? Sinon, il y a, entre, l’agriculture bio, qui prends actuellement de l’importance sur le marché alimentaire et qui permet aujourd’hui de manger bio pour à peine plus cher que des courses en magasin normal pour peu qu’on ait essayé deux trois enseignes. Notre futur, c’est pas QUE les gros industriels pas beaux qui en décident, c’est aussi nous quand on décide que le fric qu’on aurait investi dans de la bidoche, on le mettra dans des insectes à la con plutôt que dans le léger surcoût d’une alimentation bio.

      Dernière remarque, pourquoi augmenter la production de lait bio ? C’est un produit de luxe dont les subventions masquent le réel coût monétaire, et donc écologique. Pour produire du lait, il faut une vache, nourrie, abreuvée, tout un gaspillage de matières premières. Et un produit encore une fois parfaitement superfétatoire...

    • Pour les vegan⋅e⋅s, s’était une suggestion, libre à elleux de choisir quoi manger. Pour le lait, je parlais d’évolution génétique pour la digestion des protéines du lait, pas d’augmentation de production.

      Puisque tu me lances sur le sujet, je pense qu’une alimentation végétale peut apporter presque tout, mais il y a quelques soucis concernant la vitamine A et les acides gras polyinsaturés à longues chaînes, qui sont présent sous certaines conditions dans les produits animaux et pas végétaux. Les humain⋅e⋅s peuvent en obtenir par conversion à partir d’analogues végétaux, mais ça dépend de la génétique, et d’après certaines recherches scientifiques que j’ai vues, c’est franchement pas universel, les pourcentages de conversion peuvent se compter sur les doigt d’une main au mieux... Y a aussi la fameuse B12 dont je ne sais trop quoi penser. Donc déjà sur ce point je pense que les insectes (comme les autres animaux) peuvent être utiles d’un point de vue nutritionnel.

      Rajouter des insectes dans le système permet de rajouter plein d’opportunités car ils occupent une niche différent. Les plantes sont des producteurs primaires, les animaux des consommateurs, et les insectes des recycleurs. Donc on peut en produire grâce aux déchets du système (résidus de récolte, excréments, etc), et je pense qu’ils vont accélérer les cycles et donc augmenter la productivité du système. C’est un peu pareil avec les champignons qui décomposent la lignine. Si tu cultives des champignons comestibles, tu gagnes une production, tu booste le recyclage des déchets végétaux dans le système, et pein d’autres services écologiques (recherche de potasse et d’eau pour les arbres, blocage de certains métaux lourds, etc).

      Si c’est bien produit, je ne vois aucun mal à consommer des insectes, à part nos tabous culturels (que j’ai aussi). C’est pour ça que dans un premier temps je vais élever des insectes pour mes poules. Mais les œufs et les poules ça se fait croquer ou voler facilement, et dans ce sens les insectes sont pour moi un des piliers d’une sécurité alimentaire quoi qu’il arrive.

    • J’ai cru lire dans ce fil que la commission européenne avait autorisé 10 insectes, mais je ne le vois plus.
      Du coup, en faisant des recherches, les 10 insectes autorisés sont bien en Europe, mais en Belgique depuis fin 2013, avec ceux-ci :

      le grillon domestique (Acheta domesticus) ;
      le criquet migrateur africain (Locusta migratoria migratorioides) ;
      le ver de farine géant (Zophobas atratus morio) ;
      le ver de farine (Tenebrio molitor) ;
      le ver Buffalo (Alphitobius diaperinus) ;
      la chenille de la fausse teigne (Galleria mellonella) ;
      le criquet pèlerin d’Amérique (Schistocerca americana gregaria) ;
      le grillon à ailes courtes (Gryllodes sigillatus) ;
      la chenille de la petite fausse teigne (Achroia grisella) ;
      et la chenille du bombyx (Bombyx mori).

      http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/developpement-durable-dix-insectes-autorises-consommation-humaine-b


  • #Minerai_de_viande : « Avant, on n’osait pas en faire de la bouffe pour chat » | Rue89
    http://www.rue89.com/2013/02/14/le-minerai-de-nos-lasagnes-cest-carrement-de-la-merde-239612

    La « viande » de nos plats préparés porte le nom de minerai, « des bouts de machin, de gras notamment, catégoriquement de la #merde. Il y a 40 ans, cette matière allait à l’équarrissage pour être brûlée », nous dit un expert.

    • j’avais lu il y a quelques temps des articles sur le « pink slime » que le gouvernement des USA avait acheté en masse pour nourrir les enfants à la cantine (ca avait fait scandale aux USA cet été).

      Pink slime is the common name for a controversial beef product. The name used in the meat industry is lean finely textured beef (LFTB)[3] and boneless lean beef trimmings (BLBT).[4] It is also known by the dysphemistic slang term soylent pink.[5][6][7][8] Pink Slime is a processed beef product that was originally used in pet food and cooking oil and later approved for public consumption.[9] In 2001, The United States approved the product for limited human consumption and it was used as a food additive to ground beef and beef-based processed meats as a filler at a ratio of usually no more than 25 percent of any product. The production process uses heat in centrifuges to separate the fat from the meat in beef trimmings.[10] The resulting product is exposed to ammonia gas or citric acid to kill bacteria.[10][11]

      wikipédia

      Les articles disaient tous que ce « pink slime » était interdit à la commercialisation en Europe mais que les USA voudraient bien nous en vendre. Mais en fait avec le « pink slime » on a au moins affaire à du boeuf (ou vieille vache c’est pareil pour l’industrie) alors que le minerai de chaire made in Europe peut être fait avec n’importe quoi, du cheval, de l’opossum, du lombric, de la blatte ... allez savoir.

      Le scandale de cet été c’était que les étatsuniens avaient découvert que les enfants à la cantine étaient nourris de Pink Slime. Mais ca fait combien d’années au fait, que les écoliers européens bouffent du minerai de chaire 4x par semaine ?

      Je regardait hier soir des épisodes des Simpsons (saison 16), à un moment Homer parle de la recette du KrustyBurger, avec un steak de cheval vendu comme étant du boeuf. Il faut que je récupère cette réplique, c’était mots pour mots ce qui se passe avec Comigel. Ca m’a fait pensé que cette arnaque cheval/boeuf est bien connu aux USA et est loin d’être rare dans l’agro-alimentaire.

    • http://seenthis.net/messages/114606#message115235
      C’est toujours la même histoire ! On appréciera à sa juste horreur le mot minerai, qui n’est pas extrait de la terre mais de déchets d’animaux morts.
      Et dans le gore, il y a aussi la colle à viande genre hXXrB3rz-xU si vous insistez chez youtube…

      Donc, voici à bon escient, la recette des lasagnes ou du ragout #vegans :)
      http://recettes.vegan.fr/index.php?recette=lasagnes_a_la_courgette_et_a_l_aubergine

      http://www.gourmet-vegetarien.com/ragout-recette-vegan

    • Je trouve le mot « minerai » très évocateur aussi. Je te recommande la lecture de cet article de la revue Terrain « la viande ou la bête » http://terrain.revues.org/2932
      Tu verra a quel point ce mot est « sarcophage » !

      C’est un sujet que je met souvent dans mes dessins, ci dessous un détail représentant « MaMeat©® » un genre de mine à chaire...

    • merci @mad_meg cet exposé est tout à fait intéressant. Cette distance va de pair avec le développement des villes et une population qui a décroché des réalités rurales et agricoles. Les citadins ne savent pas plus ce qu’est la nourriture. J’ai entendu chez des amis une invitée (enseignante en plus) s’esclaffer en voyant les betteraves que son hôte avait arraché de son jardin : ah c’est marrant, à Paris les betteraves sont molles ! Ouuuiiiii.... Pour en revenir à l’article, l’auteur dit qu’il y a quarante ans une partie de la bête partait à l’équarrissage mais il y a cent ans, tout était utilisé. J’ai lu un article récemment(peut-être de la FAO) sur une expérience menée dans un village kényan où les femmes avaient développé un artisanat à partir des déchets de l’élevage : peau, graisse et os. Elle fabriquaient notamment tout un tas d’objets en os. Cela dit, je suis plutôt favorable à limiter considérablement la
      consommation de viande.

    • Merci pour ton lien @mad_meg, je n’avais pas vu cette dimension.

      Finalement, une seule différence décisive sépare le végétarien du carnivore : c’est la définition du « semblable ». Tous deux en effet sont d’avis qu’il faut s’abstenir de manger le semblable. Mais pour l’un tout animal doté de sang et de souffle vital est un semblable, pour l’autre seuls les carnassiers le sont, avec cette conséquence qu’ils sont virtuellement anthropophages ; l’homme carnivore s’en abstient donc ; il ne consomme que du différent : des animaux strictement végétariens. C’est donc bien encore l’interdit de l’allélophagie qui est en jeu.

      #allélophagie