Shocking, kwilsonhfx.bsky.social
▻https://bsky.app/profile/kwilsonhfx.bsky.social/post/3mrzsrzfvj22r
ici, peu de vélo, de nombreux morts.
edit il semble que ce soit des données obsolètes : 2011-2015
#vélo
Shocking, kwilsonhfx.bsky.social
▻https://bsky.app/profile/kwilsonhfx.bsky.social/post/3mrzsrzfvj22r
ici, peu de vélo, de nombreux morts.
edit il semble que ce soit des données obsolètes : 2011-2015
#vélo
Vélo - Plus de tués ou de blessés chez les cyclistes casqués
▻https://www.quechoisir.org/actualite-velo-plus-de-tues-ou-de-blesses-chez-les-cyclistes-casques-n13
le casque vélo n’est pas fait pour les accidents de voiture.
🚶/ 🚲 Piétons et cyclistes : les meilleurs alliés des commerces de centre-ville ? - YouTube
▻https://www.youtube.com/watch?v=40lS-_WbIRw
Quand on parle de réduire la place de la voiture en ville, beaucoup pensent que les commerçants vont plier boutique. Et pourtant, dans les faits, c’est tout le contraire !
-- Permalien
3 juin • Journée mondiale de la bicyclette | Nations Unies
▻https://www.un.org/fr/observances/bicycle-day
La Journée mondiale de la bicyclette attire l’attention sur les avantages de l’utilisation de la bicyclette - un moyen de transport durable simple, abordable, propre et respectueux de l’environnement. La bicyclette contribue à assainir l’air et à réduire les embouteillages et rend l’éducation, les soins de santé et d’autres services sociaux plus accessibles aux populations les plus vulnérables. Un système de transport durable qui favorise la croissance économique, réduit les inégalités tout en soutenant la lutte contre le changement climatique est essentiel pour atteindre les objectifs de développement durable.
-- Permalien
Le conducteur de SUV qui a écrasé le cycliste Paul Varry sera jugé pour meurtre
▻https://reporterre.net/Le-conducteur-de-SUV-qui-a-ecrase-le-cycliste-Paul-Varry-sera-juge-pour-
« Il ne pouvait ignorer » qu’en accélérant vers le cycliste, sans chercher à l’éviter, avec sa voiture de « plus de 2 tonnes », il « allait causer la mort du jeune homme », estime-t-elle.
La « majorité des témoins oculaires » ont « eu le sentiment », au regard de la « manière » dont le véhicule « a tourné ses roues puis brutalement foncé » vers la victime, que le conducteur avait agi « de manière intentionnelle », rapporte la juge d’instruction. Elle note par ailleurs qu’Ariel M. n’a exprimé devant l’expert qu’une « empathie modeste » vis-à-vis de Paul Varry. Militant pro-mobilités douces au sein de l’association « Paris en Selle », ce dernier avait 27 ans lorsqu’il est mort sous ses roues.
Si c’était dans le Parisien, peut-être. Mais dans un article de Reporterre, je pencherais exactement pour le contraire : sous leur plume ça doit renforcer le sentiment de proximité avec la victime (l’un de nôtres en quelque sorte).
Sinon, il y a eu plainte pour apologie de terrorisme contre le vieux chanteur qui disait à la téloche que quand il voyait un cycliste dans Paris, il avait envie de l’écraser, ou bien ?
Ces automobilistes qui tentent de faire régner leur suprématie sur les piétons, les cyclistes, les femmes au volant et tout autre conducteur d’engin pas assez zélé à les laisser passer, par l’usage déchaîné de leur road rage, on les met dans la catégorie « terroristes », ou bien dans la catégorie des bestiaux qu’il faut castrer ?
Voila une excellente solution pour un problème de suprématie existentielle
▻https://www.youtube.com/watch?v=zDaVPfpQvPI
Deux questions
1. A quand la sonnette pour pietons adultes qui fait fuir les gamins ?
2. Quelle sonnette avertit les meurtriers au volant qu’il faut faire place pour un être supérieur à deux roues ?
#vélo #escalation #wtf
Faire du #vélo électrique fait faire plus d’exercice que du vélo classique • Bon Pote
▻https://bonpote.com/faire-du-velo-electrique-fait-faire-plus-dexercice-que-du-velo-classique/?__r=1.76d91e757218eeac422349ec2b6f0b13
Et si l’on misait davantage sur le vélo électrique pour sortir du tout-bagnole ? À l’heure où les transports représentent 34% des émissions territoriales en France, le vélo à assistance électrique (ou VAE) continue de subir de plein fouet les préjugés. Il serait trop polluant (la faute à sa batterie dévoreuse de ressources) et ne permettrait pas (vraiment) de faire du sport. Les données scientifiques montrent pourtant l’inverse. Non seulement c’est un levier efficace pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles, mais il est aussi peu polluant et encourage l’activité physique… surpassant même en moyenne les vélos traditionnels.
-- Permalien
Faire du #vélo électrique fait faire plus d’exercice que du vélo classique • Bon Pote
▻https://bonpote.com/faire-du-velo-electrique-fait-faire-plus-dexercice-que-du-velo-classique
Et si l’on misait davantage sur le vélo électrique pour sortir du tout-bagnole ? À l’heure où les transports représentent 34% des émissions territoriales en France, le vélo à assistance électrique (ou VAE) continue de subir de plein fouet les préjugés. Il serait trop polluant (la faute à sa batterie dévoreuse de ressources) et ne permettrait pas (vraiment) de faire du sport. Les données scientifiques montrent pourtant l’inverse. Non seulement c’est un levier efficace pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles, mais il est aussi peu polluant et encourage l’activité physique… surpassant même en moyenne les vélos traditionnels.
-- Permalien
L’effort moindre compensé par des trajets en moyenne plus longs, donc au final plus d’effort en tout sur l’année.
Quand je traverse la ville, 15 km aller, puis retour, je vous avoue que ça me crève bien. J’ai beau mettre l’assistance à fond, je pédale aussi à fond la plupart du temps, même dans les pentes (comme celle du Chemin neuf sur la colline de Fourvière, que les droitards vont sans doute rouvrir aux bagnoles hélas, alors que c’est réellement un sas d’accès au centre ville sûr et agréable). Après, je suis crevé, sans avoir eu les muscles des cuisses tétanisés, ni l’impression d’avoir fait du sur-place.
Le traitement médiatique des collisions tend à invisibiliser les automobilistes et à stigmatiser les cyclistes
▻https://www.unil.ch/news/fr/1774286247760
Lors de #collisions avec des #cyclistes, les #automobilistes sont souvent invisibilisé·es ou relégué·es au second plan dans les comptes-rendus #médiatiques. C’est ce que met en évidence une nouvelle étude de l’#Unil. Elle porte sur la #Suisse #romande, mais confirme une tendance #internationale.
l’étude récente en question ;
#motonormativité
Blaming Cyclists, Invisibilising Drivers : How Motonormativity Shapes Swiss Media Collision Reports | Published in Findings
▻https://findingspress.org/article/157545-blaming-cyclists-invisibilising-drivers-how-motonormativity-sh
Abstract
Media reports of collisions both reflect and shape public understanding of road safety. This paper analyses 204 Swiss newspaper articles reporting collisions between car drivers and cyclists. Our analysis shows that these reports reproduce discursive biases rooted in motonormativity. Cyclists are placed at the center of the narrative, while motorists are either omitted or reduced to their vehicles. Passive voice, non-agentive phrasing, and objectifying language implicitly shift blame towards cyclists. Systemic causes are rarely mentioned. Making these biases visible is essential for challenging motonormativity and reframing collisions in ways that promote safer, fairer, and more human-centered mobility.
[…]
In body text, accident (74%) dominates over collision (48%), crash (24%), and tragedy (7%). The systematic use of accident, with its fatalistic connotation, presents crashes as unavoidable, and obscures human or institutional responsibility. Stronger or more critical terms such as tragedy remain marginal. This framing minimizes the seriousness of collisions and contributes to their normalization as isolated incidents rather than structural problems requiring political action.
BOB - Un #vélo dédié aux zones périurbaines et rurales
▻https://sanka-cycle.com/bob
BOB est un vélo extra urbain qui est plus confortable, plus sécuritaire et plus intuitif. Un vélo électrique capotable à 4 roues et 2 places. En cohérence avec ses ambitions écologiques, BOB ne sera proposé qu’en Location Longue Durée (LDD) via des collectivités partenaires avec un engagement minimum de 6 mois.
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Penser l’#après-voiture, une #utopie nécessaire
L’inertie qui entoure la place prépondérante de la #voiture_individuelle est telle que seul un choc d’investissements massifs peut permettre de sortir de cette #dépendance.
On ne sortira pas facilement d’un système du #tout-voiture autour duquel l’organisation de la société a été pensée. La toute-puissance de l’#automobile est telle, son #inertie si grande, que même la certitude de la catastrophe climatique ne change rien ou pas grand-chose à nos usages. Les déplacements sont le seul domaine où les émissions de gaz à effet de serre ne reculent pas. Et les voitures en sont responsables pour plus de la moitié.
Sans même parler de #climat, que certains ont encore la naïveté de penser comme un problème lointain, la liste des méfaits du #tout-automobile est déjà très longue. La #pollution aux #particules_fines ou aux #oxydes_d’azote tue. La #mortalité_routière, même si elle a baissé dans des proportions incroyables, demeure à un niveau intolérable sans susciter l’émotion que devrait provoquer la perte de plus de 3 000 de nos concitoyens chaque année. La #sédentarité induite par la voiture est un problème de #santé public majeur, tout comme les #nuisances_sonores ; son omniprésence a confisqué l’#espace_public. A cela s’ajoutent tout un ensemble de dépendances économiques qu’elle entretient. Le statu quo n’est ni tenable ni enviable.
Si l’on admet qu’un changement de paradigme est indispensable, nous devons être prêts à des renoncements. Mais le sommes-nous ? « Circuler librement » est un droit consacré par la Déclaration universelle des droits de l’homme. Mais il n’est nulle part écrit que celui-ci doit s’exercer grâce à un véhicule à moteur à quatre roues, que possèdent certains foyers en un ou deux exemplaires, et qui assure plus de 80 % des kilomètres parcourus en France.
Dans ce contexte, toutes les initiatives pour réduire notre dépendance devraient être saluées. Non parce qu’elles sont parfaites – aucune ne l’est –, mais parce que, si elles fonctionnent, elles pourraient faire tache d’huile, si l’on ose dire. A Paris, la politique de la Mairie a été accusée de tous les maux, jusqu’à l’absurde. Pourtant, les résultats sont là : la #circulation_automobile y a baissé de moitié depuis le début du siècle et, entre 2012 et 2022, selon Airparif, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé de 35 %.
L’exemple de #Paris, une métropole dense avec un maillage exceptionnel de transports en commun, n’est guère transposable. Pourtant, un phénomène de rééquilibrage similaire s’observe dans bien des villes : 57 % des personnes interrogées pour une étude de l’IFOP commandée par Keolis, filiale de la SNCF exploitant des réseaux de transport, plébiscitent une réduction forte (15 %) ou progressive (42 %) de la place de la voiture en ville. « Globalement, le choix de réduire la place de la voiture est accepté, même si le rythme est questionné », résume le directeur de l’IFOP, Jérôme Fourquet, dans l’étude, publiée le 19 novembre.
On rétorquera que certains n’ont pas le choix. Lancez un débat et ils seront nombreux à soudainement se soucier des personnes âgées ou en situation de handicap, des artisans, des taxis ou des travailleurs de nuit. Certains ont besoin de leur voiture, c’est un fait que personne ne devrait contester, pas même les plus zélés défenseurs du vélo ou des transports en commun. Mais ce ne sont pas les pistes cyclables, ni les voies de bus, ni même les plans de circulation qui gênent ces obligés de la voiture. Ce sont les #bouchons créés par ceux qui sont automobilistes par choix et par flemme, tous ceux qui auraient les moyens physiques et géographiques d’agir autrement.
Un système qui exclut
Le nœud du problème n’est pas en #ville, il est dans sa périphérie et au-delà. C’est autant un enjeu écologique que de #cohésion_sociale. Une partie de la réponse se trouvera dans les #services_express_régionaux_métropolitains (#SERM), lancés par Emmanuel Macron en 2023 sous le nom de « #RER_métropolitains ». Les 26 projets labélisés sont fondés sur des études locales de besoins, ne nécessitent pas de travaux pharaoniques, franchissent les barrières administratives, et mêlent trains, bus, cars et pistes cyclables, selon leur pertinence respective. Ils ont l’ambition de révolutionner la #mobilité autour des grandes villes, hors Paris. L’année 2026 sera cruciale, car les projets doivent obtenir du ministère leur « statut » de SERM, ouvrant les discussions concrètes sur leur financement et leur développement.
Les SERM parviendront-ils à faire baisser la part modale de la voiture ? Même dans les pays cités comme exemple – les Pays-Bas pour sa politique du tout-vélo ou la Suisse comme paradis des trains à l’heure –, cette part est à peine plus faible qu’en France, de l’ordre de 70 %. Sans révolution dans nos #infrastructures, sans un colossal « choc d’offre » dans les #transports_collectifs, il est peu probable que des changements majeurs adviennent.
Le groupe de réflexion #Forum_vies_mobiles, financé par la SNCF, a imaginé dans une vaste étude en septembre ce que pourrait être un « système alternatif de mobilité ». Pas question de grands travaux, mais de #réaffectation de 40 % du million de kilomètres de routes françaises à d’autres usages, du #vélo aux #transports_en_commun cadencés. Le #coût pourrait paraître rédhibitoire – 177 milliards d’euros d’investissement et 55 milliards d’euros de fonctionnement par an –, mais il est « tout à fait raisonnable, en comparaison avec le coût du “système voiture”, estimé à plus de 300 milliards d’euros annuels », selon Sylvie Landriève.
La directrice du Forum vies mobiles et autrice de l’étude rappelle que ce système exclut plus qu’il n’inclut : un tiers des Français ne conduisent pas et seuls 18 % des détenteurs du permis se disent libres de conduire quand ils le souhaitent. La proposition a eu droit à son procès en irréalisme. Mais on aurait tort de se gausser de ces travaux, fussent-ils utopiques. C’est une base réfléchie et chiffrée pour penser un après-voiture dont l’usage sera probablement bouleversé par l’arrivée de la voiture autonome, qui en est à ses balbutiements.
▻https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/12/18/penser-l-apres-voiture-une-utopie-necessaire_6658466_3232.html
#aménagement_du_territoire #urbanisme #espace
Système alternatif de mobilité - Être libre de se déplacer sans voiture sur tous les territoires !
▻https://www.youtube.com/watch?v=_WelBw8XdEU
Et si la France pouvait se passer de la voiture ? En moins de 4 mn, cette vidéo expose l’insoutenabilité du système automobile et présente le Système alternatif de mobilité (SAM) proposé par le Forum Vies Mobiles, plus inclusif, plus écologique et cinq fois moins coûteux que le modèle actuel, qui peut être mis en place dès demain en s’appuyant sur les infrastructures existantes. Non seulement le SAM fonctionne, mais il apporterait aussi des réponses aux grands défis auxquels nous sommes collectivement confrontés : isolement de certains territoires ou de certaines populations, transition démographique, crise climatique, développement d’une autonomie stratégique du pays.
▻https://forumviesmobiles.org/vid%C3%A9os/16484/systeme-alternatif-de-mobilite-etre-libre-de-se-deplacer-sans-voit
#rapport
La réponse d’une mère "irresponsable" à #vélo - La Libre
▻https://www.lalibre.be/debats/opinions/2016/09/14/la-reponse-dune-mere-irresponsable-a-velo-FPMXGAG5K5CGZKGYMFUU2BRMHM
Ne me traitez pas de mère irresponsable ! C’est le contraire. Mon moyen de transport à moi n’est pas responsable du 1,3 million de décès dans le monde causés par la pollution de l’air. Chronique .
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Hier à #Montpellier, c’était l’inauguration de la cinquième ligne de tramway. En mai il y avait eu l’inauguration de la première ligne de bustram. Fin octobre la prolongation de la ligne 1 de tramway jusqu’à la gare Sud de France. Sans compter les nombreux aménagements pour rendre la ville cyclable (c’est encore loin d’être parfait, mais les progrès sont énormes – encore récemment, apparition d’une magnifique piste cyclable complètement séparée de la route et du trottoir le long de la route de Gange).
Et pendant ce temps, on se mange tous les six mois un rapport dénonçant la gratuité des transports de la Métropole de Montpellier, notamment parce que ça réduirait forcément la qualité de l’offre de transports publics. Mouif… pour l’instant c’est exactement le contraire.
Selon la communication de la Métropole :
▻https://encommun.montpellier.fr/articles/2025-12-19-j-1-bus-bustram-tramway-un-reseau-optimise-avec-larr
Dans la Métropole de Montpellier, les 31 communes du territoire, quelles que soient leurs tailles, de Montaud à Villeneuve-lès-Maguelone, de Saint-Brès à Cournonsec, bénéficient d’une offre de transport en commun. 82 % de ses habitants seront à moins de 300 mètres d’un arrêt de bus, moins de 500 mètres d’un arrêt de bustram ou moins de 700 mètres d’un arrêt de tramway...
Franchement, quand on est arrivés il y a bientôt 9 ans, c’était clairement une ville « tout-bagnole », et depuis 2020, l’évolution est très impressionnante (passage en zone 30, limitation de la plupart des « deux-voies » à une seule voie pour les voitures, la voie de droite étant désormais réservée aux bus et aux vélos, suppression du parking de la place Max Rouquette, rues fermées à la circulation, fermeture du souterrain de la Comédie, limitation de l’accès à la place de la Préfecture, plus d’accès au parking de la Comédie en passant devant le musée Fabre, en théorie on devait avoir une ZFE, etc.). Je l’ai déjà écrit plusieurs fois, mais critiquer la gratuité des transports publics sans rappeler toutes ces entraves à la bagnole, ce serait proprement suicidaire, parce que la gratuité permet de faire passer la pilule des limitations à la circulation des voitures individuelles (les gens d’ici adoraient les bouchons quotidiens dans Montpellier – que je connaissais déjà ici dans les années 90 –, alors dès que tu perturbes leur culte de la bagnole, ça beugle à l’écologie-punitive imposée par les envahisseurs-bobos-parisiens ; la gratuité permet clairement de leur clouer le bec).
Et c’est fort judicieusement aujourd’hui que le Figaro publie un article titré : « Tout le contraire de villes apaisées » : de Paris à Montpellier, quand les politiques antivoiture ont des ratés
▻https://www.lefigaro.fr/actualite-france/tout-le-contraire-de-villes-apaisees-de-paris-a-montpellier-quand-les-polit
À Montpellier également, la commune devient aussi une forteresse. « Pour accéder en voiture au centre-ville, il faut s’armer de patience : 30 à 40 minutes d’embouteillage. Et ne parlons pas du stationnement totalement insuffisant dans ce secteur », décrit Pierre Chasseray qui connaît bien ce territoire où la mise en place du tramway complique la circulation. Si bien qu’aux portes de la commune, c’est le même spectacle tous les matins : l’entrée de la ville Montpellier-Est est prise d’assaut par les véhicules. Le trafic est à l’arrêt avec des usagers contraints de faire la queue sur la bande d’arrêt d’urgence, provoquant une file d’attente sur une longueur de 800 à 900 mètres. À ce problème périphérique, s’ajoute un enjeu urbain. Depuis 2022, le « collectif des 4 boulevards » est en lutte contre la municipalité du socialiste Michaël Delafosse. Cette association de 400 membres relaie la colère d’habitants empoisonnés par la modification du plan de circulation qui, par la fermeture d’un boulevard, inonde quatre autres voies par un infernal « trafic de transition ». 400 bus par jour y passent contre 0 en 2021. Pollution au dioxyde d’azote et nuisance sonore sont dénoncées et des procédures engagées devant le tribunal administratif. À l’approche des élections, un dialogue a, enfin, été renoué. Pour l’heure, les banderoles pendues aux balcons des contestataires n’ont pas été retirées.
Et donc pas un mot sur la gratuité, parce que si ça te fait chier d’être coincé dans ta bagnole, tu pourrais simplement te garer à l’entrée de la ville et prendre le tram (parking P+R gratuit et tram gratuit).
Le coup de la file d’attente à l’entrée est de Montpellier, c’est l’argument qui me fait toujours rigoler : quand j’étais étudiant à Montpellier en 1992, j’étais à l’aéroport et tous les matins et tous les soirs on voyait les embouteillages à l’entrée de la ville. Ce n’est pas une conséquence d’une récente « politique antivoiture » : de manière contre-intruitive, on sait pourtant que les embouteillages sont favorisés par les politiques « tout bagnole ».
Et prendre l’exemple du collectif des 4 boulevards (le responsable de l’association est le papa d’un ami de ma fille) pour introduire la question de la « pollution au dioxyde d’azote », c’est osé. Alors certes il y a cette situation extrêmement problématique, mais pour le reste, les restrictions à la circulation automobile sont bien destinées à réduire la pollution, et non le contraire comme c’est ici retourné. Point aveugle, d’ailleurs : les métropoles ont désormais des obligations légales de réduire la pollution, et la droite qui chouine sur le fait que c’est difficile de se garer au « centre-ville » et vote des lois pour annuler les ZFE, faut vraiment aller vous faire cuire le cul. Les 4 boulevards subissent le contre-coup d’un nouveau schéma de circulation qui leur a envoyé d’un coup des milliers de bagnoles supplémentaires ; mais le fond c’est tout de même les voitures qui polluent dans la ville, pas « les politiques antivoiture ». Et encore une fois : à ma connaissance, ce n’est pas la mairie de Montpellier qui a fait pression pour voter le report, voire l’annulation, de la ZFE (on ne sait même plus où ça en est).
M’enfin bon, le seul « témoin » qu’ils citent à propos de Montpellier, c’est : « Pierre Chasseray délégué général de “40 millions d’automobilistes” ». Tu te doutes bien que le monsieur ne va pas se féliciter de la nouvelle ligne de tram et de la gratuité des transports en commun…
▻https://www.lefigaro.fr/automobile/la-fin-de-la-voiture-40-millions-d-automobilistes-s-insurge-contre-jean-mar
Hier, encore un exemple de la politique antivoiture de la municipalité de Montpellier :
L’Heureux Cyclage
En France/Europe :
L’Heureux Cyclage fédère en France plus de 180 #associations qui animent sans but lucratif des ateliers vélo. Les ateliers vélos, dont les premiers vélo sont apparus en #France à Grenoble et à Lyon en 1994 , se définissent par leurs activités de promotion active du vélo basées sur le #réemploi de vélos inutilisés et l’#apprentissage de la mécanique.
►https://www.heureux-cyclage.org/les-ateliers-en-france.html
#vélos #réparation #ateliers #ciclofficina #Europe #cartographie #visualisation #ateliers_vélo #monde
Pour #Paris, c’est cuit, le dernier article a plus de 10 ans....
Reggio di Calabria, une province qui tente d’améliorer le sort des travailleurs migrants agricoles (1/4)
Chaque année des centaines de migrants s’établissent dans la province de Reggio di Calabria (dans le Sud de l’Italie) pour travailler dans les champs d’agrumes le temps de la saison des récoltes. Autrefois largement exploités, ces travailleurs migrants saisonniers voient leurs conditions de travail s’améliorer sensiblement ces dernières années grâce à des initiatives associatives et un engagement politique renouvelé. Malgré tout, l’extrême précarité, le mal logement et l’exploitation de ces populations persistent.
Depuis le début du mois de novembre, des cyclistes peu communs ont fait leur apparition sur les routes de Rosarno et San Ferdinando, deux communes de Calabre (à l’extrême sud de l’Italie). Chaussés de bottes maculées de boue, sac au dos ou petit baluchon accroché au guidon, chasuble réfléchissant sur les épaules, ces hommes sur leur bicyclette sont des travailleurs migrants agricoles saisonniers, venus en Calabre pour travailler dans les champs d’agrumes pour la haute saison des récoltes. Chaque matin, à l’aube, ils rejoignent sur leur deux roues les champs dans lesquels ils travaillent avant d’en repartir en fin de journée une fois leurs heures terminées.
Certains de ces travailleurs saisonniers viennent tenter leur chance pour la première fois comme Abdoulaziz, Sénégalais de 22 ans. "Je travaillais dans un hôtel à Milan qui est fermé actuellement. On m’a dit qu’il y avait du travail ici et qu’on pouvait gagner plus d’argent" , raconte-t-il au lendemain de son arrivée à San Ferdinando, plein d’espoir. D’autres sont des habitués revenant tous les ans pour la saison, le plus souvent avant de repartir pour la récolte de différents fruits ou légumes dans d’autres régions du pays. "Avant de venir j’ai récolté les tomates pendant cinq mois dans les Pouilles", explique Youri, Malien de 31 ans, de retour en Calabre pour la deuxième année consécutive.
Terre agricole, la Calabre fournit un quart de la production nationale d’agrumes. Clémentines, mandarines, oranges et bergamotes sont cultivées dans les nombreux champs de la région et nécessitent une importante main-d’œuvre. Dans la province de Reggio di Calabria, la récolte des agrumes a employé plus de 3 000 immigrés non-européens en 2022 selon les chiffres de l’Observatoire sur l’agromafia sur un total de près de 10 000 travailleurs migrants agricoles pour toute la région de Calabre. La majorité sont originaires d’Afrique de l’Ouest (Mali, Gambie, Guinée, Sénégal, Nigéria, Burkina Faso).
Si la présence de ces travailleurs est essentielle dans l’agriculture, ces migrants ont longtemps été les victimes d’une chaîne d’exploitation dont ils constituent le dernier maillon. Les émeutes des travailleurs - après des attaques racistes - qui ont éclaté à Rosarno en 2010 ont permis de braquer les projecteurs sur cette forme d’esclavage moderne : recrutement informel, salaires impayés, conditions de travail éreintantes. Quinze ans plus tard, grâce aux volontés d’acteurs locaux et associatifs, ainsi qu’aux tentatives des pouvoirs publics pour lutter contre le travail informel et mettre en place des projets communaux destinés aux migrants, la situation a évolué sensiblement.
"Il n’y a presque plus de sans-papiers"
"Il n’y a presque plus de sans-papiers parmi les travailleurs migrants saisonniers", assure Gianluca Gaetano, maire de San Ferdinando. "Avec les changements de politiques, ces personnes ont pu obtenir des permis de séjour".
En effet, la quasi-totalité des migrants rencontrés pendant le reportage détenaient un "permisso di seggiorno" (titre de séjour). Ces permis, d’une durée de six mois à deux ans, sont faciles à obtenir, assurent les travailleurs, il suffit de présenter un contrat de travail pour en bénéficier. Mais ils restent précaires et leur durée constitue un obstacle pour une intégration sur le long terme dans le pays.
Cette ouverture sur le marché de l’emploi s’inscrit dans une vision plus globale en Italie : la cheffe du gouvernement d’extrême droite, Giorgia Meloni, a annoncé en juillet la délivrance d’environ 500 000 visas de travail aux ressortissants de pays hors Union européenne entre 2026 et 2028 dont plus de 260 000 pour le travail saisonnier dans l’agriculture et le tourisme.
En 2016, une autre loi appelée anti-caporalato, du nom du système de recrutement illicite de main-d’œuvre à travers des recruteurs informels (les caporali), avait également joué un rôle important dans la lutte contre l’exploitation des travailleurs et la protection des migrants. Elle ainsi renforçait les sanctions contre les employeurs malhonnêtes. La loi a aussi permis la délivrance d’un permis de séjour spécial pour les travailleurs dénonçant un cas d’exploitation.
"Ces avancées législatives ont été appuyées depuis cinq ans environ par l’augmentation des contrôles de l’inspection du travail auprès des entreprises et producteurs agricoles notamment", assure aussi Gianluca Gaetano.
Reste que le travail dans les champs est particulièrement pénible. "C’est difficile : les cagettes remplies sont lourdes à porter. Certains agriculteurs ont des tracteurs mais pas mon patron actuel. C’est très dur pour le dos mais on n’a pas le choix" indique Bamba, Sénégalais en Italie depuis 23 ans, sans cesser de couper les clémentines avec son sécateur. La saison de la récolte se fait durant l’hiver, les travailleurs doivent donc composer avec le froid et l’humidité. Les accidents d’échelle et autres blessures ne sont pas rares.
"Il y a toujours autant besoin de main-d’œuvre chez les agriculteurs mais moins de travailleurs migrants à cause de la dureté du travail", détaille Giuseppe Pugliese, le cofondateur de la coopérative Mani & Terra, une initiative née suite aux émeutes de Rosarno qui regroupe une centaine de producteurs et qui offre des conditions justes et dignes de travail aux migrants employés.
Il faut dire aussi que les salaires en Calabre sont moins élevés que dans d’autres régions italiennes : dans le nord de l’Italie, la journée de récolte peut être rémunérée 80 euros, contre environ 47 euros en Calabre.
"Les gens ne veulent pas loger des Noirs"
Malgré ces améliorations juridiques et sociales, des problématiques majeurs persistent dans la région, comme le mal logement des travailleurs migrants saisonniers. L’immense majorité vit dans un campement insalubre, aux portes de San Ferdinando : le tendopoli, littéralement "le village de tentes". "C’est très difficile de vivre ici, l’environnement n’est pas sain : il y a beaucoup de mouches, de rats à cause de la saleté. Je suis ici car je n’ai nulle part où aller", rapporte Bakary, Gambien de 36 ans qui revient faire la saison pour la quatrième fois en Calabre.
Érigé en 2019 par le ministère de l’Intérieur comme solution temporaire, ce "village de tentes" est devenu au fil des ans un camp durable informel, laissé totalement à l’abandon. Selon l’ONG Caritas qui intervient dans ce bidonville isolé, environ 500 migrants y survivent actuellement dans des conditions insalubres et très précaires. Un chiffre qui peut atteindre jusqu’à 1 000 personnes au pic de la haute saison. Les tentes sont depuis longtemps devenues des cabanes de fortune, recouvertes de bâches en plastique pour tenter de faire barrage à la pluie. Les incendies, souvent dus à des courts-circuits, y sont fréquents et responsables de plusieurs décès chaque année.
Impossible pour les travailleurs des champs de trouver des alternatives décentes. Depuis le décret-loi Salvini de 2018, ils ne peuvent plus bénéficier de places en centre d’accueil, désormais réservés aux réfugiés statutaires, ni bénéficier d’aide au logement.
Plusieurs migrants interrogés rapportent avoir tenté de louer des appartements, sans succès. "Les gens ne veulent pas de Noirs comme locataires.. Je ne peux pas comprendre” se désole Abdoul, Sénégalais, qui n’a eu d’autre choix que de se rabattre sur le Tendopoli. Le refus de louer illustre la tension persistante entre les populations et les migrants. Un rejet qui s’exprime aussi par des violences et attaques racistes à l’encontre de ceux-ci. "Des jeunes ont déjà frappé des travailleurs circulant à vélo ou bien ont fait exprès d’ouvrir leur portière de voiture pour les faire tomber sur la route", relate Ibrahim Diabate, cofondateur du foyer social Dambe So (maison de la dignité en bambara) qui accueille des travailleurs migrants durant la saison des récoltes.
"La migration est une richesse"
Cette crise du logement préoccupent les édiles des mairies de la région. "Nous tentons d’améliorer les choses", assure le maire de Rosarno, Pasquale Cutri, qui dit avoir besoin de ces travailleurs dans sa commune. “La migration est une richesse. Ces personnes travaillent dans les champs : sans eux, les terres seraient abandonnées". Il souligne aussi l’intérêt démographique pour sa commune, qui subit un important exode de sa jeunesse.
Plusieurs projets, portés par les pouvoirs politiques locaux sont en effet sortis de terre récemment à l’image du "village de la solidarité", à Rosarno. Ce village financé à hauteur de près de trois millions d’euros par le ministère de l’Intérieur italien, et sorti de terre en 2024, peut accueillir jusqu’à 100 travailleurs disposant d’un titre de séjour en échange d’un loyer mensuel de 80 euros. “Nous essayons de trouver des solutions pour proposer un logement digne à ces personnes” argumente le maire de Rosarno qui reconnaît que les émeutes de 2010 ont agit comme une alerte pour mettre en lumière la question du logement.
Du côté de San Ferdinando aussi les initiatives fleurissent. Le maire Gianluca Gaetano travaille sur un projet combinant ferme, marché solidaire et logements. Le tout sur une superficie de trois hectares, des terrains confisqués à la mafia. "Il s’agit de donner une maison et un travail à ces migrants, qu’ils puissent passer de la condition de ’simples bras’ à celle de ’personne à part entière’. Un lieu pour sortir de la charité et qui soit rentable économiquement", détaille l’édile qui veut valoriser l’intégration pour éviter qu’un nouveau ghetto ne se créé. "L’intégration se fait par le partage du quotidien et des ressources publiques. La distance entretient l’exclusion", appuie-t-il.
À Taurianova, au sud de Rosarno, un village de containers a été ouvert depuis mai 2024 pour répondre à l’urgence de l’accueil des travailleurs migrants. Les baraquements colorés et nommés d’après les capitales internationales peuvent accueillir jusqu’à 100 personnes en situation régulière. "J’ai pris la place d’un ami parti au Mali pour quelques mois. Lorsque j’ai vécu dans le tendopoli deux mois en 2015, j’ai beaucoup souffert, j’étais fatigué. Ici c’est mieux" raconte Seydou, un Ivorien de 46 ans, sur le territoire italien depuis 2014.
Enfin, l’ONG Mediterranean Hope a fondé le foyer "Dambe So" qui accueille plus de 60 migrants lors de la saison des récoltes. En plus des appartements qui sont gérés par les migrants, la structure propose des consultations médicales, un soutien juridique ou encore des cours d’italien. Pour les résidents, ce cadre de vie représente une chance, dans un parcours vers l’intégration semé d’embûches.
▻https://www.infomigrants.net/fr/post/68469/reggio-di-calabria-une-province-qui-tente-dameliorer-le-sort-des-trava
#Rosarno #San_Ferdinando #Reggio_di_Calabria #agriculture #travail #conditions_de_travail #précarité #mal_logement #logement #exploitation #saisonniers #travailleurs_étrangers #agrumes #oranges #Gianluca_Gaetano #sans-papiers #permis_de_séjour #caporalato #loi #mani_e_terra #tendopoli #campement #attaques_racistes #Dambe_So #Pasquale_Cutri #Taurianova #Italie #Calabre
DAMBE SO : UNA CASA DELLA DIGNITÀ PER I BRACCIANTI
Dambe So è l’ostello sociale aperto nella Piana di #Gioia_Tauro per ospitare i braccianti. Un progetto di Mediterranean Hope (FCEI) che può finalmente smontare i ghetti. E che è replicabile
Dambe So significa casa della dignità, in lingua Bambarà, una delle più diffuse in Africa occidentale. È il nome, carico di significati, che è stato scelto per l’ostello sociale che, nel febbraio del 2022, ha aperto nella Piana di Gioia Tauro per ospitare i braccianti durante il periodo della raccolta agrumicola. Si tratta di un’idea potenzialmente rivoluzionaria che punta a cambiare finalmente le condizioni di vita dei braccianti, e che può essere un modello da replicare. L’ostello sociale Dambe So è parte dei progetti di Mediterranean Hope, il programma rifugiati e migranti della Federazione delle chiese evangeliche in Italia (FCEI). Ne abbiamo parlato con Francesco Piobbichi, operatore di Mediterranean Hope, noto anche per la sua attività di disegnatore, che per lui è un tutt’uno con quella di operatore. Non si definisce un’artista, ma un “disegnatore sociale” che racconta la sofferenza dei migranti, avendola condivisa in prima persona, nella vita prima che nei disegni. È lui l’autore di quelle immagini con il “mare spinato”, un mare che uccide, degrada e che, anche una volta superato, rimane addosso come una maledizione a chi lo ha attraversato. L’inizio della sua attività di disegnatore è molto toccante, e ve la racconteremo presto. Intanto abbiamo chiesto a #Francesco_Piobbichi, che è stato tra i protagonisti della Settimana del Rifugiato a Rieti con uno spettacolo teatrale, di raccontarci la storia dell’ostello sociale.
La chiave di tutto è il tempo
Quella di Dambe So è un’idea che arriva da lontano. È nata una decina di anni fa, a Nardò, nel Salento. «Conobbi un’associazione di base, di mutualità, Brigate di Solidarietà Attiva, con cui abbiamo fatto uno sciopero» ricorda Francesco Piobbichi. «Lì ho capito che uno dei punti principali per queste persone è il tempo. Il problema del lavoratore bracciante è che non ha potere, perché ci sono leggi sulle frontiere che gli impediscono di avere una stabilità. E perché il sistema della fabbrica verde concentra la forza lavoro in condizioni in cui il salario indiretto non c’è, cioè non ci sono politiche d’accoglienza degne, ma solo il campo, che affronta sempre l’accoglienza in una dinamica di tipo poliziesco». Così non è mai possibile che si stabilizzino le condizioni per cui questi lavoratori possano avere una dignità di salario e di vita. Un bracciante, infatti, è sempre costretto a rincorrere. «Pensiamo alla sua vita» riflette Piobbichi. «Lavora da mattina a sera, torna a casa e magari piove. Arriva alla tendopoli, dove non c’è l’acqua. Deve cucinare. Deve andare a letto, mentre c’è gente che urla. Come fai a organizzarti in termini di assemblea collettiva?». E così è nata la riflessione sulla chiave di tutto, il tempo. E partire da un luogo dove potersi fermare, riposare, vivere una vita dignitosa, era il punto di partenza.
Dambe So non è uno spazio gratuito: i lavoratori contribuiscono alle spese
È nato così l’ostello sociale, un’alternativa alla logica dei campi d’accoglienza. Non è uno spazio gratuito: i lavoratori contribuiscono alle spese con una piccola quota. Un’altra parte dei costi è sostenuta dalla quota sociale proveniente dalla vendita delle arance della filiera di Etika. «Il lavoratore contribuisce per 90 euro al mese alla spesa del mantenimento della struttura» ci spiega Piobbichi. «Non è che paghi l’affitto, ma non è neanche la carità. Si chiama casa della dignità: io sono un lavoratore, io posso pagare, e pago per quello che posso». «Dall’altra parte abbiamo aperto un ragionamento con Mani e terra, abbiamo costruito Etika, e con le chiese italiane e tedesche abbiamo venduto centinaia di migliaia di arance, riflettendo sull’utilizzo sociale della terra».
La quota sociale è un’idea politica
La riflessione sull’utilizzo sociale della terra è uno dei temi legati a questo progetto. «Vuol dire che la solidarietà non va fatta solo sul tema del biologico e del rispetto del lavoro, questo non basta più» ci spiega Piobbichi. «L’altro tema è costruire reti che, attraverso gruppi d’acquisto, contribuiscano a questa quota sociale». Ma a questo proposito si apre una grande discussione. «Se le piccole cooperative riescono a dare una quota consistente del proprio guadagno per sostenere Dambe So, perché la grande distribuzione non lo fa?» si chiede l’operatore di Mediterranean Hope. «E perché continuiamo sempre a far pagare allo Stato, cioè alla fiscalità generale, le politiche dell’accoglienza, quando in realtà chi dovrebbe pagare le politiche dell’accoglienza dei lavoratori braccianti dovrebbe essere la grande distribuzione? L’idea della quota sociale è un’idea politica che dice che serve il prezzo equo dei prodotti, che bisogna riflettere seriamente sul rapporto tra la terra e l’umanità, che apre tantissimi scenari. E che dice anche che non si può andare avanti su una politica in cui si continua a finanziare con risorse pubbliche i produttori e poi la grande distribuzione fa dei prezzi che li fanno saltare per aria. Nel giro di venti, trent’anni hanno chiuso tantissime aziende».
La Calabria, un luogo dove si parla di riscatto
L’ostello non sarà solo a disposizione dei braccianti. L’idea è che, nei mesi estivi, in cui gli appartamenti dovrebbero essere più vuoti, le associazioni non profit del territorio possano usare la struttura per il turismo solidale. «Ci stiamo lavorando» ci racconta Piobbichi. «Tutti gli appartamenti che avevamo sono pieni adesso. Ne stiamo aprendo dei nuovi per accogliere dei turisti solidali, e uno lo lasceremo per chi vuole venire qui a fare la filiera partecipata». Il discorso, infatti, è molto più ampio. Questo progetto non riguarda solo la dimensione del rapporto con i migranti, ma il rapporto con la società. «Per questo abbiamo costruito il Giardino della Memoria, gli interventi di rigenerazione eco-sociale, il Rosarno Film Festival, stiamo aprendo un gruppo d’acquisto che vuole aiutare i produttori locali ad avere uno sbocco alternativo» ci spiega Piobbichi. «Stiamo cercando di costruire un ragionamento sul riscatto. Non solo sul tema dei migranti, ma anche del riscatto della terra, di una popolazione e dei luoghi che per tanti anni sono stati incasellati da una forma di comunicazione che li ha sempre messi dentro un meccanismo. In realtà la Calabria è un luogo dove si parla di riscatto. È un territorio che vive le migrazioni dei giovani, un luogo di contraddizione. Ma io ho trovato molta facilità ad aprire un luogo come questo: non ho trovato gente che faceva la manifestazione davanti come in altre parti d’Italia, ma tranquillità. Lo dico sapendo che a Rosarno è successo quello che è successo. Ma se uno la gestisce in una certa maniera, lavorando sul tema dei diritti del territorio, la terra, la produzione, l’accoglienza, di un welfare senza la mediazione dello stato, si può fare». Dambe So è un progetto che è nato con il sostegno delle chiese evangeliche, ma l’idea è che si possa anche andare verso un meccanismo di sostenibilità economica. «Se riusciamo a fare un ragionamento sul tema di chi paga l’accoglienza, già ammontando a valle di un centesimo tutte le arance, mandarini e kiwi prodotti nella Piana, avremmo qualche milione d’euro» ragiona Piobbichi. «Che passerebbe alla filiera. E si potrebbe passare a una contrattazione di filiera. Ma chi dovrebbe farla? Una chiesa o qualcun altro?»
Dall’ospitalità al subaffitto e all’affitto autonomo
Dambe So nasce per ospitare i braccianti in modo temporaneo, ma la Federazione si occuperà anche di quei braccianti che decideranno di risiedere in modo stabile nella piana, aiutandoli con progetti personalizzati a trovare case in affitto. «I piani sono tutti occupati, perché ci sono braccianti che rimangono qua» ci racconta Piobbichi. «Alcuni vanno via un mese o due e poi tornano. Stiamo cercando di aprire una fase due, di passare dall’ospitalità al subaffitto, e poi all’affitto autonomo. Quattro persone, a 100 euro l’una, ce la possono fare. Il problema è che qui la maggior parte delle case non hanno l’agibilità, e quindi loro non possono rinnovare il permesso di soggiorno». Oggi l’ostello ospita circa 20 persone, ma in vista della prossima stagione si sta ampliando (grazie a un FAMI, con la Prefettura di Reggio Calabria e con finanziamenti di Fondazione Sud e di chiese estere) in modo da arrivare fino a circa 40 posti totali.
Questo modello è replicabile
A quasi un anno dall’apertura dell’ostello, chiediamo a Francesco Piobbichi di fare un primo bilancio. «È andata bene» ci risponde. «Quando abbiamo aperto lo abbiamo fatto quasi come una scommessa. Le cose semplici sono le più difficili da fare. Ma al tempo stesso, una volta che si parte, riesci a far capire che questo modello è replicabile. Noi non possiamo fare venti ostelli, ma se nei luoghi dove ci sono forze lavoro di questo tipo si sviluppano interventi di questo tipo, noi siamo a disposizione per far vedere come si fa. È importante l’esempio. Abbiamo avuto la fortuna di aver finanziamenti, ma questa cosa non l’abbiamo fatta per far vedere quanto siamo bravi, quanto piuttosto per far capire che si può fare, che possiamo smontare i ghetti». «La cosa che si dovrebbe fare», conclude, «è capire e paragonare quanto spende lo Stato per i ghetti, i campi container, e quante persone, invece, si potrebbero accogliere in dignità con un progetto come il nostro ».
▻https://www.retisolidali.it/piobbichi-dambe-so-una-casa-della-dignita-per-i-braccianti
"Avant, les patrons ne faisaient pas de contrat" : une coopérative calabraise s’engage contre l’exploitation des travailleurs agricoles saisonniers (2/4)
L’association SOS Rosarno, à travers un réseau de coopératives agricoles situées dans la province de #Reggio_di_Calabria (sud de l’Italie), milite depuis une dizaine d’années pour un modèle d’économie solidaire et plus juste. En fournissant des contrats réguliers, des salaires équitables et des conditions de travail dignes à ses employés, elle entend lutter contre l’exploitation des travailleurs migrants saisonniers.
Perdus au milieu des champs d’agrumes de la province de Reggio di Calabria, au cœur de la Calabre (sud de l’Italie), les locaux de l’association SOS Rosarno se nichent entre deux virages d’une route sinueuse. Dans la cour, au milieu des serres et parcelles d’arbres fruitiers, des colonnes de cagettes vides sont empilées telles des Lego. Dans le hangar, une dizaine d’employés s’activent autour d’imposantes machines afin de trier et emballer les fruits récoltés récemment. Le rythme ne faiblit pas et les cagettes s’accumulent par centaines, débordantes d’agrumes attendant d’être livrées. Dans son bureau surplombant l’espace, #Giuseppe_Pugliese, alias « Peppe », l’un des cofondateurs de SOS Rosarno, enchaîne les appels téléphoniques.
Entre deux sonneries, il répond à nos questions. « Ici, on rémunère correctement les ouvriers agricoles avec un contrat dans les règles ». Si Peppe le précise, c’est que pendant longtemps, et encore aujourd’hui, les migrants ont été exploités par des employeurs malhonnêtes profitant de leur extrême précarité. « Avant, les patrons ne faisaient pas de contrat, le salaire était petit et même parfois on était carrément pas payé lorsque l’on n’avait pas de papier » rapporte Sedou, un migrant originaire du Mali, qui travaille avec SOS Rosarno aujourd’hui.
C’est suite aux émeutes qui ont secoué la plaine calabraise de Gioia Tauro en 2010 - après des #attaques_racistes contre des travailleurs migrants agricoles - que le projet SOS Rosarno est né. Les engagements défendus par les activistes et les petits producteurs agricoles qui y ont adhéré sont clairs : respecter les droits des travailleurs tout en respectant la terre et en produisant bio.
Depuis 2015, SOS Rosarno chapeaute ainsi la coopérative agricole Mani e Terra qui rassemble une centaine de producteurs biologiques, 70 employés étrangers - principalement originaires d’Afrique de l’Ouest, du Maghreb ou encore d’Europe de l’Est - et quelques 200 hectares de champs où sont cultivés des agrumes (clémentines, oranges, mandarines) mais aussi des kiwi, des olives ou depuis peu des avocats.
C’est sur ces terres que travaille Aboubacar, un Guinéen de 25 ans. « C’est un ami qui m’a parlé de SOS Rosarno. Ici, on débute à 7h30 et on fini vers 15h30/16h avec une heure de pause », détaille le jeune homme sans s’arrêter de travailler. « On a un contrat de travail et un jour de repos par semaine ».
« Pour le respect des droits des travailleurs »
Tous les travailleurs de SOS Rosarno - et de la coopérative - ont signé un contrat de travail en règle, des CDD d’une durée d’an, ce qui aide à obtenir ou renouveler leur titre de séjour. Les journées de travail s’étalent sur 6h40, le minimum syndical en Italie - avec une heure de pause - et la rémunération dépasse légèrement les 47 euros net, le tarif minimum en vigueur. Les salaires en Calabre sont en effet moins élevés que dans d’autres régions italiennes : dans le nord de l’Italie, la journée de récolte peut ainsi être rémunérée 80 euros.
Les avis ne sont pas toujours dithyrambiques. « Avant la Calabre, j’étais à Trente (nord-est de l’Italie) pour récolter les pommes. J’étais payé 80 euros environ la journée, j’étais aussi logé et nourri. Ici, je dois payer un loyer de 90 euros [le producteur a loué pour ses employés des appartement, nldr] et gérer la nourriture », expose Bamba, un Sénégalais de 55 ans dont c’est la première année avec la coopérative. En gagnant entre 1 100 et 1 200 euros par mois, il confie qu’il ne lui reste pas grand chose pour vivre après avoir envoyé « entre 500 et 600 euros à sa femme et ses trois enfants au Sénégal » et payé près de 200 euros pour ses loyers de Calabre et Sicile où il réside le reste de l’année.
« Parfois il est difficile de faire comprendre et accepter des obligations légales. Certains ne voudraient pas faire de pause, ou bien être payés à l’heure ou au poids car ils pensent pouvoir gagner plus. Les travailleurs saisonniers n’ont pas toujours une bonne compréhension de leurs droits et des répercussions sur le long terme », note #Peppe_Pugliese, qui déplore notamment le #travail_au_gris - déclaration d’une partie seulement des journées travaillées -, pratique courante de nombreux employeurs.
Lutter contre l’#exploitation
Si SOS Rosarno se bat au quotidien contre le travail au noir, l’exploitation des travailleurs saisonniers persiste toujours. Selon une étude du syndicat Cgil-Flai, quelque 200 000 à 300 000 #travailleurs_agricoles sont exposés en Italie à un risque de travail irrégulier et d’exploitation, particulièrement les plus précaires. « On peut parler d’#esclavage » dénonce Jean-René Bilongo, directeur de l’Observatoire Placido Rissotto, qui étudie les abus et l’exploitation dans la filière agroalimentaire.
Sur le terrain, cela s’opère notamment via le « #caporalato », un système de recrutement illicite de main-d’œuvre très fréquent dans l’agriculture, même s’il ne se limite pas à ce secteur. « Les caporali, des intermédiaires informels, recrutent des travailleurs en situation de vulnérabilité [titres de séjour expirés ou sans-papiers, ndlr], pour des entreprises agricoles qui les emploient », argumente de son côté Massimo Ferraro, directeur de l’Observatoire de l’Agromafia.
Autre réalité calabraise, l’"#agromafia", qui désigne l’infiltration du #crime_organisé dans la chaîne agroalimentaire - aussi bien par la mafia locale, la ’Ndranhgheta, que par d’autres réseaux criminels ou corrompus - contribue également à cette traite des travailleurs migrants agricoles.
Dans sa lutte contre le secteur informel, « Peppe » n’hésite pas à égratigner un autre responsable de la crise agricole du moment : la #grande_distribution. Il fustige les prix d’achats minimisés qui sont imposés aux petits producteurs et « finissent par les étrangler ». En 2024, au lieu des 0,30 centimes d’euro le kilo de clémentines proposés par la grande distribution, Mani e Terra fixait un prix de 0,90 centimes/kilo avec la prise en charge du transport, en plus d’équiper en matériel les ouvriers agricoles.
▻https://www.youtube.com/watch?v=lDuzNGK2OAs
« Une goutte d’eau face aux injustices »
En plus d’un modèle économique alternatif et éthique, SOS Rosarno se bat aussi pour l’inclusion de ses travailleurs, en soutenant le projet d’hébergement social Dambe So.
Autrefois résidence de tourisme, cette « maison de la dignité » (en bambara) sur deux niveaux, a été rénovée et financée au départ par SOS Rosarno. Depuis fin 2020, les appartements accueillent jusqu’ à 70 travailleurs migrants durant la haute saison, dont un certain nombre travaillent avec Mani e Terra, contre le paiement d’un petit loyer. Mani e Terra contribue annuellement à hauteur de 10 000 euros pour le fonctionnement du foyer.
« C’est une petite dynamique, on aide 70 personnes à être dignes mais il en reste plus de 2 000 qui vivent de façon indigne », soulève Peppe Pugliese. Chaque année, les demandes pour obtenir une place sont en effet très nombreuses. Le cofondateur espère pouvoir agrandir bientôt la coopérative pour embaucher plus.
Cette goutte d’eau face aux injustices offre cependant une alternative à l’absence de solution pour se loger. Les travailleurs migrants saisonniers se retrouvent souvent contraints de vivre dans le « tendopoli » (village de tentes) de San Ferdinando, un bidonville isolé où règne l’insalubrité et qui contribue un peu plus à les invisibiliser.
▻https://www.infomigrants.net/fr/post/68488/avant-les-patrons-ne-faisaient-pas-de-contrat--une-cooperative-calabra
Calabre : le bidonville de #San_Ferdinando, symbole du mal logement des travailleurs migrants agricoles (3/4)
Par manque de solutions d’#hébergement et à cause du refus fréquent des locaux de leur louer des appartements, les travailleurs migrants agricoles saisonniers se retrouvent majoritairement contraints à vivre dans le “tendopoli” (village de tentes) de San Ferdinando, en Calabre, dans le sud de l’Italie. Ce #bidonville insalubre, solution d’urgence proposée par l’Etat devenue permanente, illustre la problématique persistante du #mal_logement de ces populations.
En arrivant dans une des zones industrielles de San Ferdinando, une petite ville de Calabre du sud de l’Italie, le regard est happé par un grand campement de bric et de broc, implanté à quelques mètres de l’autoroute. De plus près, c’est une véritable ville qui apparaît : de la musique aux sonorités africaines s’échappe, une tente laisse entrevoir un homme cuisinant sur une plaque de cuisson bricolée. Un peu plus loin, une mosquée a été bâtie avec des planches de tôles, tandis qu’au détour d’une allée, un petit stand bricolé propose à la vente des vêtements et chaussures... Le quotidien s’organise dans ce "tendopoli", littéralement village de tentes, un bidonville d’une centaines de #baraquements et #tentes.
C’est ici que vivent la majorité des travailleurs migrants agricoles venus en Calabre pour la saison des récoltes des agrumes, entre novembre et mars. Selon l’ONG Caritas qui y intervient, ils sont environ 500 - tous Africains - à y survivre actuellement dans l’extrême #précarité. Un chiffre qui peut grimper jusqu’à 1 000 personnes au pic de la haute saison.
"Je suis ici car je n’ai nulle part où aller"
"C’est très dur de vivre ici, l’environnement n’est pas sain : il y a beaucoup de mouches et de rats à cause de la saleté et des ordures. Je suis ici car je n’ai nulle part où aller", rapporte Bakary, Gambien de 36 ans, qui revient pour la quatrième fois faire la saison en Calabre. Les chats et les chiens errants sont nombreux dans le lieu, attirés par les ordures délaissées à proximité des baraquements.
Érigé en 2019 par le ministère de l’Intérieur comme solution temporaire après le démantèlement d’un camp de fortune, ce "village de tentes" prévu comme solution d’#urgence est depuis "devenu un #camp_informel permanent" abandonné des pouvoirs publics, reconnaît le maire de San Ferdinando, Gianluca Gaetano, interrogé par InfoMigrants. Le logo du ministère de l’intérieur floqué sur les tentes a depuis disparu sous les bâches en plastique et avec l’usure du temps.
"Les tentes sont toutes abîmées, on les a recouvertes pour se protéger de la pluie. Mais l’eau rentre quand même", explique Joseph, un migrant Sud-Soudanais, en montrant les trous dans la toile. Malgré les couvertures achetées, il indique "souffrir du froid durant la nuit".
L’#insalubrité règne et les installations pour assurer l’hygiène de base sont dans un état déplorable. "Je ne peux pas vivre ici, c’est le bordel ! Les douches sont tellement sales, je préfère aller dans la forêt que de les utiliser !", se plaint Abdoulaziz, Sénégalais de 22 ans, débarqué de Milan la veille de notre échange. Alors qu’il espérait pouvoir gagner rapidement de l’argent et trouver facilement un logement, le jeune homme déchante déjà face à la dure réalité du terrain.
Les manquements génèrent des petits business de la débrouille. Plus d’eau chaude pour se doucher ? Des migrants vendent pour 0.50 centimes d’euros des seaux d’eau chauffée. En recherche d’une place pour s’installer ? "Les anciens louent des lits aux nouveaux venus. J’ai payé le mien 150 euros pour la saison", explique Abdoul, Sénégalais de 47 ans venu faire la récolte en Calabre pour la première année.
Dans le bidonville, les #incendies sont fréquents, à cause des courts-circuits ou des bonbonnes de gaz utilisées pour cuisiner. Alors qu’autrefois les pompiers, et la police, étaient présents à l’entrée du camp, ils ont déserté les lieux après le Covid. "Avec l’étroitesse des allées, les camions de pompiers ne peuvent pas passer à l’intérieur", remarque Ferdinando, qui intervient pour Caritas dans le "tendopoli". Deux incendies ont causé le décès de deux migrants la semaine précédant notre venue.
L’hébergement, une problématique persistante
L’absence d’alternatives décentes pour héberger ces populations dans cette province calabraise contraints les migrants à échouer dans ce lieu insalubre. Plusieurs d’entre eux rapportent avoir tenté de louer des appartements, sans succès. "Les gens ne veulent pas de Noirs comme locataires...Je ne peux pas comprendre”, se désole Abdoul, qui n’a eu d’autre choix que de se rabattre sur le Tendopoli comme de nombreux autres travailleurs.
Une situation particulièrement aberrante pour Mauro Destefano, coordinateur du projet Calabre pour l’ONG Emergency. "Il est d’autant plus paradoxal que les conditions minimales de dignité humaine ne soient pas garanties alors que ces populations sont en règle", s’indigne-t-il. Selon Caritas, 80% des habitants ont des permis de séjour.
Le décret-loi Salvini de 2018, qui réserve désormais les places en centre d’accueil aux seuls réfugiés statutaires, a encore accentué la problématique du mal logement de ces populations précaires. Selon une enquête menée par le ministère du Travail et des Politiques sociales et l’Association nationale des municipalités italiennes, ils étaient au moins 10 000 employés migrants travaillant dans l’agriculture à vivre dans des bidonvilles sur le territoire italien en 2022.
Pour tenter de juguler cette crise du logement, plusieurs projets menés par les mairies de la province sont déjà sortis de terre, d’autres sont en prévision. La ville de Rosarno, à quelques kilomètres de San Ferdinando a bâti un "village de la solidarité". Une centaine de places sont disponibles - toutes occupées pendant la haute saison des récoltes. #Taurianova, plus au sud, a installé un "village de #containers" de 100 places également - toutes pourvues. Le maire de San Ferdinando, de son côté, mise beaucoup sur une "#ferme_solidaire", qui devrait voir le jour en 2027 pour 150 à 200 travailleurs africains.
Trop peu, selon les associations. Pour Mauro Destefano, de l’ONG Emergency, il est étrange de ne pas pouvoir faire plus "dans l’une des régions où le taux d’émigration des jeunes est parmi le plus élevé avec un pourcentage important de logements inhabités".
Rôle essentiel des associations
A l’entrée du "tendopoli", plusieurs Algeco servent de bureaux pour les structures associatives et syndicales intervenant dans le lieu. Leur appui est crucial pour les migrants. "Il n’y a aucune implication de la mairie pour améliorer les lieux", met en cause Ferdinando. Avec Caritas, le Calabrais s’implique au quotidien dans le soutien aux migrants du bidonville. Il les renseigne notamment dans les démarches administratives mais aussi les conseille et leur apporte de l’attention.
Depuis un an, une blanchisserie gérée par l’ONG a été installée dans un de ces containers. Les migrants viennent déposer leur sac de vêtements à un bénévole qui se charge ensuite de lancer les programmes. Ouverte tous les jours, les machines et séchoirs fonctionnent à plein régime.
Deux fois par semaine, l’ONG distribue aussi environ 400 repas, cuisinés par des volontaires des paroisses voisines, aux habitants du "village de tentes". Au menu lors de notre venue, pâtes au thon. Les migrants font la queue, certains en peignoir et claquettes, pour venir récupérer leur repas. Pour certains cette aide est vitale. "A cause d’un problème d’orthographe dans mes papiers, je ne peux plus travailler actuellement. C’est difficile car je n’ai plus que 25 euros et rien à manger", confesse Ismaël, Burkinabé de 23 ans.
Un médecin vient également une fois par semaine pour des consultations médicales. Durant la haute saison, les coupures, chutes et membres cassés sont récurrents. Dans la région, l’#accès_aux_soins est compliqué. Et plus encore pour les migrants du fait de la barrière de la langue, des distances pour accéder aux structures de santé, de la méconnaissance et de la peur du rejet.
"Il y a aussi un nombre croissant de migrants souffrant de détresse psychologique, tels que la #dépression, la #dépendance ou le #stress_post-traumatique. Ils souffrent de l’#isolement_social et du labyrinthe administratif qui les rendent fous" détaille le coordinateur. Dans ces conditions, une minorité tombe dans la #dépendance (#alcool, #drogue et 3médicaments). "Il est important de résoudre le problème de ce #ghetto, sinon il sera difficile de traiter ces pathologies efficacement et cela deviendra ingérable" alerte-t-il.
#Ghettoïsation et #invisibilisation
Dans le bidonville excentré du centre-ville de San Ferdinando, les nombreux #vélos déposés le long des tentes illustrent l’isolement dont sont victimes les migrants. Les lacunes dans le système de transport public dans la province de Reggio di Calabria obligent de nombreux travailleurs à se déplacer à vélo, parfois à pied, sur des routes mal éclairées et cabossées. Ils sont ainsi souvent victimes d’accidents de la route, parfois résultats d’attaques racistes délibérées.
"Des jeunes ont déjà frappé des travailleurs circulant à vélo ou bien ont fait exprès d’ouvrir leur portière de voiture pour les faire tomber sur la route", relate Ibrahim Diabate, cofondateur du foyer social Dambe So (maison de la dignité en bambara) qui accueille des travailleurs migrants durant la saison des récoltes. D’autres témoignages rapportent des migrants percutés, laissés sans assistance en bord de route.
L’abandon des pouvoirs publics et l’#isolement général contribuent à la ghettoïsation du "tendopoli", ce qui accroit un peu plus encore l’invisibilisation dont les migrants sont victimes.
En janvier, une dizaine d’associations et d’ONG -dont Caritas et Emergency- ont dans une lettre adressée au préfet de Reggio Calabria réclamé des solutions rapides face à l’aggravation des conditions de vie à l’intérieur du "village de tentes" déplorant un " climat de #tension_sociale qui atteint un niveau de plus en plus critique".
▻https://www.infomigrants.net/fr/post/68516/calabre--le-bidonville-de-san-ferdinando-symbole-du-mal-logement-des-t
L’Atlante italiano dei morti e feriti gravi in bicicletta. Perché gli “scontri” non sono numeri
Nell’incidente stradale si conosce quando la macchina è stata immatricolata, la cilindrata, chi guidava e dove. Delle collisioni in bicicletta, invece, non si sa praticamente nulla. Il progetto di ricerca curato dal Politecnico di Milano colma per la prima volta questo vuoto, mappando la diffusione e la gravità degli incidenti in bici in Regioni, Province e città. Ne abbiamo parlato con gli autori.
Dal 2014 al 2023 in Italia ci sono stati un milione e mezzo di incidenti stradali totali, di cui più di 160.000 hanno coinvolto persone in bicicletta. Ma tutto questo non può rimanere “solo” una fredda statistica. Ecco perché il Centro di competenze territori antifragili (Craft) del Dipartimento DAStU del Politecnico di Milano, ha deciso di analizzare e indagare in modo specifico e approfondito gli eventi, a partire dalla totalità dei dati sugli incidenti stradali pubblicati ogni anno dall’Istituto nazionale di statistica (Istat). Dando così corpo all’Atlante italiano dei morti e feriti gravi in bicicletta.
Il gruppo di ricerca coordinato dal professor Paolo Bozzuto, e formato da Emilio Guastamacchia, Fabio Manfredini e Shidsa Zarei, ha pubblicato infatti a ottobre 2025 la più dettagliata mappatura dell’incidentalità ciclistica mai realizzata in Italia, sintetizzata in cinque dashboard consultabili gratuitamente sul sito del Politecnico, per osservare la consistenza e la distribuzione geografica degli incidenti e dei loro livelli di gravità e mortalità nelle città, Province e Regioni italiane.
L’idea è nata alla fine del 2022 dopo la morte di Davide Rebellin, ciclista professionista travolto da un camion in provincia di Vicenza. Nello stesso anno gli incidenti in bici sono stati 17.065 e le manifestazioni per ricordare le vittime sono aumentate.
Dalle mappe interattive emerge che, a livello regionale, tra il 2014 e il 2023 il numero più elevato di incidenti in bici si è registrato in Lombardia (41.502), Emilia-Romagna (30.447), Veneto (23.139) e Toscana (16.472). Nelle città il podio è detenuto da Milano (10.372), Roma (3.457) e Padova (3.132). Tuttavia, come ricorda ad Altreconomia Emilio Guastamacchia, co-autore della ricerca, “che ci siano tanti incidenti in valore assoluto, come in questo caso, non vuol dire che la Regione è la peggiore, perché probabilmente è anche il territorio in cui c’è più popolazione che si muove in bicicletta”.
Osservando quindi l’incidentalità ciclistica e la quota modale, cioè la percentuale di viaggi effettuati con un certo mezzo di trasporto sul totale dei viaggi, emerge che nel 2022 le Regioni dove si utilizza maggiormente la bici sono Trentino-Alto Adige (7,25%), Veneto (6,63%) ed Emilia-Romagna (6,25%). A specchio, l’incidentalità ciclistica (percentuale di scontri che coinvolgono biciclette sul totale degli incidenti stradali) è più alta in Trentino (18,81%), Emilia-Romagna (18,56%) e Veneto (18,15%). Con questi dati la Lombardia è quarta, con una quota modale di spostamenti in bici pari al 4,32% e un’incidentalità ciclistica del 14,44%.
Anche il numero dei morti è più alto nel Nord Italia, dove la bicicletta si utilizza di più. Tuttavia il tasso di mortalità, ovvero il rapporto tra il numero di ciclisti morti e il numero di incidenti ciclistici, si concentra nelle Regioni del Sud e nello specifico in Calabria, Molise, Campania e Basilicata. “Significa che ci sono più incidenti al Nord ma il livello di pericolosità è più concentrato al Sud. Questo -spiega Guastamacchia- può essere probabilmente dovuto all’assenza di infrastrutture ciclabili. Al Nord, tutto sommato, la presenza di piste ciclabili, anche se progettate male o non a rete, mette più in sicurezza il ciclista”.
Oltre ai filtri geografici, le mappe dell’Atlante permettono di selezionare il genere delle persone coinvolte negli incidenti e, in alcuni casi, anche la loro età e l’orario in cui sono avvenuti gli scontri.
Nell’incidente stradale si conosce quando la macchina è stata immatricolata, quale cilindrata possiede, chi guidava e dove si trovava. Delle collisioni in bicicletta, invece, non si sa praticamente nulla. Gli unici dati che Istat fornisce sono l’orario dell’impatto e se si tratta di una bicicletta normale o a pedalata assistita. “Mancano però informazioni più puntuali -fa notare il ricercatore-, in che condizioni di manutenzione si trovava il mezzo, un conto è guidare una bicicletta con un impianto frenante e un conto è andare con una che non ha i freni; qual era il motivo dello spostamento, professionale, turistico o per uso quotidiano. Questi dati, che ad oggi Istat non fornisce, permetterebbero una lettura più fine del fenomeno, che potrebbe aiutare anche a pianificare interventi infrastrutturali per rendere la viabilità più sicura”.
Conoscere gli orari in cui avviene la maggior parte degli incidenti, sulla base territoriale, permette comunque di iniziare un lavoro di “radiografia” del ciclista perché dà delle informazioni su quando viene utilizzata la bici. Nel caso della provincia di Cremona, per esempio, il livello degli incidenti è molto diffuso in settimana e nel corso dell’intera giornata; quindi, è ipotizzabile che si tratti di lavoratori e city user. A Milano è particolarmente elevato negli orari di punta, al mattino e alla sera. Nel caso della provincia di Lecco, al contrario, si rileva una connotazione più turistica, con incidenti meno distribuiti durante la settimana e più concentrati il sabato mattina.
“Oggi quello che possiamo dire è che la maggior parte degli incidenti avviene in ambito urbano piuttosto che extraurbano. Sicuramente questo è perché in città ci si muove di più. Tuttavia, l’incidente in bici che avviene fuori dalle città è più pericoloso, nel senso che ha degli esiti più gravi. Questo ci suggerisce che, essendo la velocità media nelle zone extraurbane maggiore di quella urbana, una delle questioni su cui lavorare è sicuramente quella della velocità di percorrenza delle strade. Più si riduce la velocità, più ci sono possibilità di abbassare il tasso di incidentalità ciclistica e pedonale -aggiunge il ricercatore-. Il caso del Comune di Bologna, che un anno fa ha imposto in ambito urbano la velocità massima di 30 chilometri all’ora, ha ridotto in modo significativo il numero di incidenti complessivo. Questo è un tema da cui partire”.
Come conferma Guastamacchia, questi primi dati della ricerca sono l’inizio di un lavoro più ampio che i ricercatori del Craft continueranno a portare avanti con nuovi indicatori per avere più informazioni da mettere a disposizione dei cittadini e per la pianificazione di possibili soluzioni urbane. Un cambiamento necessario però deve avvenire anche a livello culturale. Alla pubblicazione delle cinque dashboard dell’Atlante, sulle pagine social del Politecnico sono apparsi commenti violenti come: “La prossima volta che vedo un ciclista lo metto sotto”.
In città come Milano l’automobile privata è ancora tra le modalità privilegiate di trasporto: il 30% degli spostamenti interni alla città avviene in macchina, mentre solo il 6% in bicicletta.
Per il momento -commenta Guastamacchia- la reazione che la ricerca sta ricevendo proviene principalmente dal basso, da associazioni o singoli utenti interessati a capire il fenomeno. “Dalle istituzioni c’è stato qualche primo contatto ma non in modo strutturato”.
Intanto la mobilitazione di associazioni e cittadini che hanno aderito alla campagna di Città delle persone continua. Con la loro lettera aperta hanno chiesto al sindaco di Milano una rete di infrastrutture ciclabili continue e sicure, denunciando che ad oggi il 22% di quelle dichiarate sono controviali promiscui dove non è stato fatto alcun intervento strutturale; un aumento quantitativo e qualitativo del trasporto pubblico e una maggiore intolleranza nei confronti della sosta irregolare.
“Il lavoro del Politecnico di Milano va nella direzione della messa a disposizione di maggiori dati e informazioni su questo fenomeno, ma le domande aperte rimangono tante e il percorso, purtroppo, è ancora lungo -commenta Giovanni Mandelli, portavoce di Città delle persone-. Noi lavoriamo principalmente a Milano dove ci sono ancora troppe automobili e velocità elevate, se compariamo il tasso di motorizzazione e il limite di velocità di altre grandi città europee. La domanda da porsi allora è: vogliamo vivere in una città dove lo spazio pubblico è progettato per le persone o per le automobili? E nel caso delle bici penso che sia fuorviante utilizzare la parola ‘incidente’ perché questa allude a circostanze incontrollabili. Invece, sappiamo tutti che stiamo parlando di eventi che avvengono regolarmente e che sono imputabili a precisi comportamenti scorretti e pericolosi: distrazione, eccesso di velocità, guida in stato alterato. Non incidenti ma ‘scontri stradali’”.
▻https://altreconomia.it/latlante-italiano-dei-morti-e-feriti-gravi-in-bicicletta-perche-gli-sco
#cartographie #visualisation #vélo #accidents #Italie #décès #statistiques #chiffres
ATLANTE ITALIANO DEI MORTI (e dei feriti gravi) IN BICICLETTA
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La ricerca mira ad approfondire la conoscenza sul fenomeno dell’incidentalità ciclistica, indagando i fattori di rischio e le molteplici criticità (condizioni spaziali, dotazioni infrastrutturali, pratiche d’uso della strada, ecc.) che, nei contesti metropolitani, urbani ed extraurbani italiani continuano a causare morti e feriti tra le persone che decidono di impiegare il mezzo a pedali per una molteplicità di pratiche d’uso della città e del territorio: dagli spostamenti sistematici, allo svago, allo sport (amatoriale e agonistico).
La percezione diffusa di un rischio evidente nell’uso della bicicletta lungo le strade italiane – e la conseguente scarsa propensione all’uso del mezzo a pedali da parte delle persone – costituisce uno dei principali fattori critici che oggi minano radicalmente le prospettive di sviluppo della mobilità attiva (e sostenibile) in Italia.
Les #cyclistes ont peut-être raison de brûler #arrêts et #feux_rouges. Voici pourquoi
Sur nos routes, les interactions entre les différents usagers de la route sont souvent une source de #frustration, avec en tête d’affiche celles entre #automobilistes et cyclistes.
Par exemple, plusieurs automobilistes sont frustrés de voir les vélos traverser une #intersection sans s’immobiliser complètement, alors qu’eux-mêmes se voient dans l’obligation de le faire.
Pour beaucoup, ce geste est perçu comme une marque d’#indiscipline, voire une double mesure pour les cyclistes. En effet, les cyclistes ne semblent pas encourir de véritable #risque à ralentir au passage d’un panneau d’arrêt plutôt qu’à s’y immobiliser.
En comparaison, les automobilistes risquent une amende salée pour conduite dangereuse s’ils brûlent un arrêt.
Alors, faut-il exiger des cyclistes qu’ils respectent les mêmes #règles de la route que les automobilistes, ou au contraire, reconnaître que ces règles ne reflètent pas toujours la réalité du #vélo_en_ville ?
En tant que professeur de droit à l’Université d’Ottawa spécialisé dans les questions d’#urbanisme, j’ai étudié diverses approches réglementaires adoptées à travers le monde, qui présentent différents avantages et désavantages.
L’#égalité stricte entre les cyclistes et les conducteurs
Au Québec, comme dans d’autres juridictions, les codes de la route s’imposent à tous les usagers, qu’ils soient automobilistes ou cyclistes.
Par exemple, tous les usagers doivent faire un #arrêt_complet aux arrêts et aux feux rouges. Lorsqu’ils contreviennent à ces règles, les cyclistes « sont assujetti(s) aux mêmes obligations que le conducteur d’un véhicule », selon les mots de la Cour suprême du Canada.
Ainsi, peu importe les différences entre une voiture et un vélo, la loi les traite de façon égale. Bien sûr, cette égalité demeure souvent théorique, car l’application des règles varie selon les contextes et les comportements.
Une égalité trompeuse
L’application uniforme des règles de la route peut sembler juste, mais peut créer une #fausse_égalité dans les faits.
D’une part, les #risques associés aux différents moyens de transport sont incommensurables. Une voiture qui franchit un #feu_rouge peut causer des blessures graves, voire mortelles. Un cycliste, en revanche, peut difficilement infliger de tels #dommages.
D’autre part, l’#efficacité du vélo dépend du maintien de la #vitesse. S’arrêter complètement, encore et encore, décourage l’usage du vélo, malgré ses nombreux bénéfices pour la santé, l’environnement et la fluidité du trafic.
Traiter de la même manière deux moyens de transport si différents revient donc à privilégier implicitement l’automobile, un peu comme si l’on imposait les mêmes limitations de vitesse à un piéton et à un camion.
L’arrêt Idaho
Plutôt que de traiter les vélos et les voitures comme étant égaux, certaines juridictions ont opté pour une autre voie. Un exemple notable d’un traitement différent est celui de l’État de l’#Idaho.
En Idaho, depuis 1982, les cyclistes peuvent traiter un panneau d’arrêt comme un cédez-le-passage et un feu rouge comme un panneau d’arrêt. Plusieurs États américains (comme l’Arkansas, le Colorado et l’Oregon) et pays, comme la France et la Belgique, ont adopté des règlements semblables. Au Canada et au Québec, des discussions sont en cours pour adopter un tel règlement.
Il est important de noter que l’#arrêt_Idaho ne cherche pas à légaliser le chaos sur les routes. En effet, les cyclistes doivent quand même céder la priorité aux voitures qui les précèdent au panneau d’arrêt, ainsi qu’en tout temps aux piétons, et ne peuvent s’engager dans l’intersection que lorsqu’elle est libérée.
L’arrêt Idaho a trois avantages principaux.
Premièrement, la règle reconnaît que les dynamiques du vélo diffèrent fondamentalement de celles de la voiture, et ainsi, que ceux-ci ne peuvent pas être traités de façon équivalente.
Deuxièmement, l’arrêt Idaho permet de décharger les tribunaux et les policiers de #contraventions.
Troisièmement, l’efficacité du vélo dépend de la conservation de l’élan. S’arrêter complètement, encore et encore, décourage l’usage du vélo, malgré ses nombreux bénéfices pour la santé, l’environnement et la fluidité du trafic.
Les effets de la #réforme
Face à ces deux approches très différentes quant au #Code_de_la_route des vélos, on peut se demander laquelle est la plus appropriée.
Plusieurs études empiriques indiquent que l’adoption de l’arrêt Idaho n’entraîne pas d’augmentation des collisions routières.
Certaines études suggèrent même une diminution modeste des collisions avec l’Arrêt Idaho. En effet, les cyclistes libèrent plus rapidement les intersections, ce qui réduit leur exposition aux voitures. De plus, les automobilistes deviennent plus attentifs aux mouvements des cyclistes.
D’ailleurs, la majorité des usagers de la route, automobilistes comme cyclistes, ne respectent souvent pas les arrêts de façon stricte. Selon une étude menée par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), seulement 35 % des automobilistes font leurs arrêts correctement. Encore selon la SAAQ, seulement 27 % des cyclistes déclarent faire un arrêt complet aux panneaux d’arrêt obligatoires.
Bref, l’adoption de l’arrêt Idaho ne créerait pas le chaos, mais viendrait encadrer une pratique déjà commune, et ce, sans compromettre la #sécurité publique, contrairement à certaines inquiétudes. Les cyclistes, qui s’arrêtent rarement complètement en l’absence de circulation, ralentissent toutefois avant de traverser, conscients de leur #vulnérabilité.
Un changement de culture
Par ailleurs, l’arrêt Idaho au Québec invite à une réflexion plus large.
Depuis des décennies, nos lois et nos infrastructures routières sont conçues principalement pour les voitures. Plusieurs automobilistes considèrent encore que les cyclistes sont dangereux et adoptent des comportements délinquants.
Pourtant, il est important de se souvenir que les voitures représentent le principal danger structurel sur nos routes, et que les cyclistes sont en réalité vulnérables. Ce danger structurel s’est d’ailleurs accru avec la croissance des véhicules utilitaires sport (VUS) et camions, ce qui augmente les risques pour les piétons et des cyclistes.
L’adoption de l’arrêt Idaho ne donne pas un passe-droit aux cyclistes, mais reconnaît leurs réalités, et légitimise le vélo comme mode de transport, avec un code routier adapté à ses risques et à ses bénéfices. Cette réforme, modeste mais symbolique, pourrait s’inscrire dans un ensemble plus vaste de changements qui offriraient aux citoyens une véritable liberté et sécurité pour se déplacer.
▻https://theconversation.com/les-cyclistes-ont-peut-etre-raison-de-bruler-arrets-et-feux-rouges-
#urban_matter
–-
A mettre en lien avec cet autre article :
Les cyclistes commettent beaucoup moins d’#infractions que les automobilistes
▻https://seenthis.net/messages/1142996
#vélo #mobilité_douce
Il me semble qu’il existe une échelle dite ? qui précise la responsabilité suivant le degré de dangerosité. Aux personnes qui conduisent d’adapter leur conduite.
Poids lourd > Voiture > Moto > Cycliste > Trottinette > Piéton > Poussette
Et sinon, quels sont ces règlements en france ?
En Idaho, depuis 1982, les cyclistes peuvent traiter un panneau d’arrêt comme un cédez-le-passage et un feu rouge comme un panneau d’arrêt. Plusieurs États américains (comme l’Arkansas, le Colorado et l’Oregon) et pays, comme la France et la Belgique, ont adopté des règlements semblables .
Pour la France, une signalisation spécifique « cédez le passage aux feux » a fait son apparition (timide) pour autoriser une logique qui pourrait s’appliquer plus largement.
▻https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/Céder%20le%20passage%20au%20vélo.pdf
Code de la route vélo : les règles de circulation (divers panneaux spécifiques)
▻https://www.drivecase.fr/conseils-prevention/tag/conseils-experts
Au Québec, il y a beaucoup plus panneaux stop aux intersections (au détriment des priorités à droite) en particulier en milieu urbain.
Sinon, l’argument selon lequel ces pratiques différentes autorisées aux cyclistes éduquent les automobilistes me parait fondé. On peut en attendre une accidentologie en baisse.
Je me fais encore de temps en temps klaxonner quand je passe au rouge alors qu’il y a un panneau m’autorisant à le faire... (rappel d’ailleurs que l’usage de l’avertisseur sonore en ville est interdit en dehors d’un danger imminent) La mentalité de l’automobiliste moyen reste un mystère pour moi, d’autant plus quand je les entends déblatérer leurs conneries sur les autres usagers de la route à la pause du midi (le summum ayant été atteint par une collègue qui se réjouissait d’avoir vu une trottinette se planter).
Ici, les panneaux qui transforment un stop en cédez-le-passage pour les cyclistes sont toujours d’un intérêt extrêmement limité : c’est quasiment uniquement des autorisations de tourner à droite, jamais de traverser complètement le carrefour si la voie est libre.
Je suspecte qu’en France, comme pour le Covid, on déteste l’idée d’un cédez-le-passage dont l’appréciation de sécurité serait laissée à l’usager…
Sinon, un autre intérêt des autorisations différenciées : plutôt que de se préoccuper des abrutis qui gueulent parce que les vélos passent au rouge, ça permettrait de leur dire qu’ils n’ont qu’à se mettre au vélo pour profiter à leur tour de cette extraordinaire libéralité du code la route.
Sinon, il y a tout de même déjà une différence importante entre cyclistes et automobilistes : il n’y a pas de perte de points ni de retrait de permis quand on brûle un feu à vélo.
▻https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F20443
Non, si vous commettez à vélo une infraction au code de la route, vous ne perdez pas de points sur votre permis de conduire.
Toutefois, vous pouvez être sanctionné par une amende.
Par contre, je découvre qu’on peut tout de même se prendre un retrait de permis si on fait du vélo bourré :
De plus, en cas d’infraction grave, le juge peut suspendre votre permis de conduire. Par exemple, en cas de conduite en état d’ivresse ou de mise en danger de la vie d’autrui.
C’est ballot, parce que justement je prends le vélo exprès pour les sorties arrosées (vu que je suis un type responsable).
Les cyclistes commettent beaucoup moins d’#infractions que les automobilistes
Contrairement à une idée reçue, le #taux_d'infraction des cyclistes est très largement inférieur à celui des #automobilistes. C’est en tout cas le résultat d’une étude danoise basée sur de nombreuses observations du #comportement aux #intersections.
A l’aide de données provenant de caméras placées dans les carrefours de nombreuses grandes villes du pays, l’autorité routière du Danemark a observé le comportement des cyclistes. Le constat : en #ville, ils commettent beaucoup moins d’#infractions_routières que les automobilistes. Sur un total de 28 579 passages d’intersection par des #cyclistes, le pourcentage d’infraction est inférieur à 5% lorsqu’il existe des infrastructures cyclables, 14% lorsqu’elles sont inexistantes. L’infraction la plus répandue à vélo est le déplacement sur le #trottoir.
Parallèlement, les autorités routières danoises ont recensé un taux d’infraction de 66% chez les automobilistes en ville, principalement des #excès_de_vitesse. Les conclusions sont les mêmes que celles d’une étude parue l’année dernière, cette fois sur un échantillon de 80 000 passages d’intersections. A Londres, une étude conduite il y a quelques années par l’autorité des transports, concluait qu’environ 16% des cyclistes y commettent des infractions.
Les infractions des cyclistes, moins nombreuses mais plus visibles que celles des automobilistes
Le constat peut étonner. Les cyclistes ont souvent la réputation de prendre de nombreuses libertés avec le code de la route, notamment de griller des feux rouges. C’est surtout que les infractions commises par des cyclistes sont en général plus #visibles : griller un #feu_rouge ou rouler sur un trottoir se voit davantage que les infractions commises régulièrement par des automobilistes en ville : excès de vitesse, refus de priorité à un passage piéton, usage de klaxon en absence de danger immédiat, oubli de clignotant, dépassement d’un cycliste à moins d’un mètre. Ces infractions sont souvent trop peu visibles ou trop habituelles pour être remarquées. En outre, de nombreux feux rouges en villes sont équipés de panneaux autorisant les cyclistes à passer, souvent pour tourner à droite, ce qui peut donner l’illusion d’une infraction.
On ne dispose malheureusement pas encore d’études de ce type en France. On sait cependant que les infractions commises par les automobilistes y sont nombreuses. Selon la plupart des tests effectués, en l’absence de ralentisseurs, d’embouteillages ou de radars, une majorité d’automobilistes français ne respecte pas les zones 30. Et les remontées de données de vitesse des véhicules en free floating des villes européennes montrent que selon les villes, la limite de 50 km/h en ville est franchie dans 35% à 75% des cas.
L’influence des #pistes_cyclables
Le nombre d’infractions commises par les cyclistes baisse drastiquement en présence de pistes cyclables. Au Danemark, le taux d’infraction est même trois fois moins élevé. Mais les #infrastructures_cyclables ont également un impact positif sur la #mortalité_routière urbaine en général.
Des chercheurs de l’Université de Denver ont analysé les données d’accidentologie de 24 grandes villes américaines sur une période de treize ans en étudiant les variables sociologiques, démographiques et leurs infrastructures. Selon leurs conclusions, le facteur le plus influent dans la baisse du nombre de morts sur les routes est l’existence de pistes cyclables. Plus une ville comporte d’infrastructures cyclables, plus ses rues sont sûres pour la totalité de ses habitants (pas seulement pour les cyclistes).
Selon l’étude, ce type d’#infrastructure dans les villes y réduit la mortalité routière de 44% en moyenne et le nombre d’accidents graves de 50%. A Portland, où de nombreuses pistes cyclables ont été installées, la mortalité a même été réduite de 75% entre 1990 et 2015. La ville de Davis en Californie, considérée par beaucoup comme la capitale du vélo aux Etats-Unis, est également celle où la proportion de morts sur la route par habitant est la plus faible du pays, dix fois inférieure à la moyenne nationale.
En Europe également, selon une étude de l’OCDE, plus une ville est équipée de pistes cyclables, plus le risque d’un accident mortel est faible : ▻https://www.itf-oecd.org/sites/default/files/docs/road-safety-european-cities-performance-indicators.pdf
▻https://www.liberation.fr/planete/2019/07/04/les-cyclistes-commettent-beaucoup-moins-d-infractions-que-les-automobilis
#vélos #voitures #idées-reçus #stéréotypes #mobilité #mobilité_douce #urbanisme #géographie_urbaine
ping @reka
A mettre en lien avec cet autre article :
Les #cyclistes ont peut-être raison de brûler #arrêts et #feux_rouges. Voici pourquoi
▻https://seenthis.net/messages/1143953
#arrêt_Idaho
Les vélos blancs dans la région grenobloise
Les vélos blancs : objets de #mémoire et de #sensibilisation
Un vélo blanc est un type de #mémorial de bord de route matérialisé par une bicyclette peinte en blanc, déposé à l’endroit de l’#accident qui a occasionné des blessures, ou qui a coûté la vie à un ou une #cycliste. Initié en 2003 aux États-Unis, ce mouvement s’est répandu dans plusieurs pays dont la France.
Un vélo blanc est généralement installé dans le cadre d’une cérémonie publique en quatre temps, organisée en accord et en concertation avec les proches de la victime : cortège, prises de paroles, moment de recueillement, et dépose du vélo.
Les prises de parole sont l’occasion de rendre #hommage à la victime, d’exprimer de la #solidarité envers ses proches, mais aussi de susciter une réflexion sur la #sécurité de tous les usagers de la route et en particulier des plus vulnérables (piétons et cyclistes).
Dans la région grenobloise
L’émotion légitime suscitée par un accident qui coûte la vie à un ou une cycliste, l’incompréhension voire une forme d’indignation, ont conduit certains collectifs et associations (dont l’ADTC-Se déplacer autrement) de la région grenobloise à se mobiliser pour éviter que cet évènement tragique ne soit banalisé. Depuis 2022, trois vélos blancs ont ainsi été déposés, lors de cérémonies émouvantes et dignes, en présence des proches de la victime, avec pour objectif principal de ne pas oublier les circonstances du décès d’un ou d’une cycliste à cet endroit-là, ce jour-là.
Les trois vélos blancs qui ont dû malheureusement être déposés depuis 2022 :
- Florence, 38 ans, décédée le 25 mars 2021, vélo blanc déposé le 26 mars 2022 au carrefour entre les boulevards Vallier/Foch et Libération à Grenoble
- Alek, 14 ans, décédé le 13 juin 2022, vélo blanc déposé le 24 juin 2023, rue du Général Mangin, à la hauteur de l’entrée du parc Georges Pompidou à Grenoble
- Valéria, 15 ans, décédée le 19 février 2023, vélo blanc déposé le 21 juin 2025 au carrefour de l’avenue du Maquis de l’Oisans et de la rue de la Houille Blanche à Pont-de-Claix
Carte interactive donnant la localisation exacte des vélos blancs :
▻https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/velos-blancs-en-france_1268727#6/43.013/2.637
#vélos_blancs #cartographie #carte_interactive #vélo #victimes #vélo_blanc #Grenoble
Vélos en ville : des tensions qui « résonnent comme des conflits de valeurs et de classes »
▻https://reporterre.net/Velos-en-ville-des-tensions-qui-resonnent-comme-des-conflits-de-valeurs-
Le développement du vélo n’échappe ni aux stéréotypes de genre ni aux conflits de classes, analyse l’urbaniste Claire Pelgrims. Pour elle, la cohabitation passe par une articulation entre modes de transports rapides et lents.
La croissance du vélo en France est forte et rapide. Entre 2019 et 2023, le nombre de passages a augmenté de 37 % d’après les capteurs installés par la Plateforme nationale des fréquentations (PNF). Mais cette tendance masque une réalité contrastée : la pratique du vélo est encore davantage développée chez les hommes et les catégories sociales supérieures. Et le partage de la route est source de nombreux conflits.
[...]
Les discours de promotion de la marche ou du vélo ont aussi fortement évolué depuis les années 1970. Ils portaient à l’époque une critique radicale de la société, promouvant la décélération, la décroissance et une logique d’émancipation.
Toute cette radicalité a été gommée pour faire entrer la « lenteur » dans les logiques économiques actuelles, comme un argument d’attractivité pour les centres-villes touristiques. Le vélo est perçu comme vecteur de productivité et d’efficacité pour les actifs urbains.
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#guides #marche #randonnée #France #Europe #vélo #itinéraires #randonnées #voyage
Perm #méca_vélo #Queer
►https://nantes.indymedia.org/events/147658/perm-meca-velo-queer
le dimanche 22 juin, on refait une permanence d’autoréparation vélo de selle’N’guid(i)on, en mixité choisie queer et/ou en questionnement l’idée c’est d’apprendre à réparer son vélo soi-même (tu peux aussi venir sans vélo et apprendre sur le vélo de qqun-e d’autre) en prenant son temps, sans pression : on peut…
Zurich ouvre le plus grand #tunnel_à_vélos de Suisse
Après deux ans de travaux, un passage autoroutier jamais utilisé construit sous la gare de Zurich s’est mué en large infrastructure cycliste. Un « jalon important » pour faciliter la pratique de la petite reine en ville, se réjouit la municipalité, sans ignorer qu’il reste encore beaucoup de travail
▻https://www.letemps.ch/suisse/suisse-alemanique/zurich-ouvre-le-plus-grand-tunnel-a-velos-de-suisse
#tunnel #vélo #Zurich #aménagement_du_territoire #urbanisme #Suisse
Qui pédale en France ? Spoiler : pas tout le monde, et surtout pas pour aller travailler
►https://www.caradisiac.com/qui-pedale-en-france-spoiler-pas-tout-le-monde-et-surtout-pas-pour-aller
(...)
Commençons par le chiffre phare : 35 % des Français disent utiliser un vélo au moins une fois par mois. C’est mieux que rien, mais moins bien qu’avant : ils étaient 37 % en 2023. La courbe ne monte donc pas, elle vacille. Pire encore, 46 % des Français ne montent jamais sur un vélo. Ni pour bosser, ni pour aller chercher le pain, ni pour flâner le dimanche. Jamais. On peut donc parler, sans trop exagérer, d’un sport minoritaire dans son propre pays.
En comparaison, le nombre de propriétaires de piscines privées en France frôle les 10 %, ce qui signifie que, statistiquement, il y a plus de gens qui entretiennent une piscine que de gens qui utilisent leur vélo tous les jours.
(...)
Aller travailler à reculons en pédalant ce n’est pas possible mais même à pied j’y vais pas. Un peu fainéant, je ne coure plus après mes pompes, je préfère mon lit.
▻https://smap.bandcamp.com/track/n-pour-dormir
Qui pédale en #france ? Spoiler : pas tout le monde, et surtout pas pour aller travailler
►https://www.caradisiac.com/qui-pedale-en-france-spoiler-pas-tout-le-monde-et-surtout-pas-pour-aller
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La recherche d’itinéraires de #transport sur des réseaux pas toujours interconnectés en terme de données est compliquée (surtout quand ils sont concurrents), et s’est même dégradée en 5-10 ans.
Alors qu’il y avait un engouement pour l’#opendata, de bonnes interco et que l’hébergement de petits services servait de vitrine. Tout a peu à peu disparu, s’est merdifié. Pire, aujourd’hui, il faut des appli de smartphone pour ne retrouver que 30% de ce qui fonctionnait en simple app web il y a encore 10 ans (n’est-ce pas Transpole-Ilevia).
Donc quelle joie de voir que le projet libre MOTIS a une web app dédiée qui interconnecte tous les services de transport d’#Europe.
Exemple, pour faire Calais-Dunkerque, pas besoin de prendre le ferry pour l’Angleterre. Je ne rigole pas, si on cherche sur des outils dégradés, c’est la meilleure offre.
A la place, on nous fait voyager sur car régional et bus de ville dans un temps quasi équivalent voiture, donc c’est bon.
Recherche qui prendrait 15 minutes et un bloc-note à un humain vu la faiblesse des sites Internet des 2 prestataires impliqués.
Son interface est un peu crue, mais les requêtes marchent impeccablement, je vous présente Motis :
►https://api.transitous.org
#bus #car #ferry #bateau #train #avion #velo #transport_public #public_transportation