• « Guerres culturelles » : les #sciences_sociales sont prises pour cibles du #Brésil à la #Pologne

    En Amérique du Sud ou en Europe, les universitaires qui travaillent dans des champs attaqués par les conservateurs, comme les #études_de_genre, se retrouvent en première ligne. Parmi eux, la Brésilienne #Marcia_Tiburi, exilée en France, qui juge, malgré tout, nécessaire « de construire une #culture_du_dialogue avec les différences ».

    Comment parler à un fasciste ? C’est le titre, surprenant à première vue, qu’a donné l’universitaire brésilienne Marcia Tiburi à l’un de ses nombreux ouvrages. Un titre bien optimiste puisque de #dialogue, il n’en a pas été question : à partir de la publication de ce livre en 2015, elle a été la cible d’une campagne de #dénigrement et de #violences menée par l’#extrême_droite.

    Cette artiste, universitaire, féministe, engagée en politique avec le Parti des travailleurs (PT) – et qui avait dénoncé le coup d’État contre Dilma Roussef en 2016 – a même dû quitter son pays en 2018, juste avant l’arrivée au pouvoir du funeste Jair #Bolsonaro.

    C’est qu’elle s’était lancée, quelques semaines avant, dans la campagne pour le poste de gouverneure de Rio de Janeiro, « avec l’espoir que tout allait changer ». « J’ai conduit un véhicule blindé pendant la campagne, mais quand le PT a perdu, il n’y avait plus moyen de continuer dans le pays, car il n’y avait plus d’espoir. »

    Elle a été harcelée à l’université, a subi des #accusations calomnieuses. « En 2018, j’ai été victime d’une #embuscade_médiatique dans une station de radio où je donnais une interview. Un groupe fasciste appelé #MBL [#Mouvement_Brésil_libre], financé par des hommes d’affaires nationaux et internationaux, a envahi l’espace où je donnais une interview avec des téléphones connectés pour filmer ma réaction. Je suis partie, mais le lendemain, une campagne de #diffamation, avec de fausses nouvelles, des vidéos et affiches numériques a été lancée contre moi et se poursuit jusqu’à aujourd’hui », explique-t-elle.

    Elle vit désormais en France. Elle a été accueillie par l’université Paris VIII et a obtenu une bourse dans le cadre du programme #Pause (#Programme_national_d’accueil_en_urgence_des_scientifiques_en_exil), après un passage par les États-Unis dans une institution protégeant les écrivains persécutés.

    Le Brésil peut être vu comme un laboratoire de malheur, la vitrine des dégâts que la #politique_de_haine mise en œuvre aujourd’hui par l’extrême droite et relayée par la puissance des réseaux sociaux et des médias de masse peut causer à l’un des piliers de la démocratie, la #liberté_académique (lire ici son analyse publiée par l’Iris).

    De l’expérience de Marcia Tiburi, on retient aussi que dans ces « #guerres_culturelles », les universitaires se retrouvent en première ligne. En particulier ceux qui, comme elle, travaillent dans les sciences sociales et dans des champs pris pour cibles par les conservateurs, en particulier les études de genre.

    « Il s’agit d’une #offensive_néolibérale, juge-t-elle. Le cas du Brésil montre clairement que le #fascisme a été déployé comme une #technologie_politique au service du #néolibéralisme. Bolsonaro n’est qu’un épouvantail dans la #plantation_coloniale (malheureusement, mon pays a encore toutes les caractéristiques d’une #colonie), son but et son rôle sont de maintenir les gens hypnotisés et effrayés. »

    À des milliers de kilomètres du Brésil (où le gouvernement coupe dans les fonds destinés à la philosophie pour les réorienter vers les sciences dures jugées plus « utiles »), le continent européen n’est pas épargné. En #Pologne, en #Hongrie ou en #Italie, des chercheuses et des chercheurs sont victimes de cette offensive contre la liberté académique de la part de pouvoirs qui cherchent à imposer leur vision des sciences.

    À #Vérone, petite ville italienne célèbre pour la pièce de Shakespeare Roméo et Juliette, #Massimo_Prearo, qui travaille sur la #sociologie politique du genre et de la #sexualité, s’est retrouvé dans une tempête médiatique et politique pour avoir voulu organiser en 2018 une journée d’études intitulée « Demandeurs d’asile, orientation sexuelle et identité de genre ».

    La Ligue du Nord de Matteo Salvini venait d’accéder au pouvoir dans un gouvernement de coalition avec le Mouvement Cinq Étoiles. « Il y a eu une réaction très forte de la droite et de l’extrême droite qui s’opposaient à ce que ce sujet soit abordé à l’université, nous accusant d’utiliser des arguments idéologiques et non universitaires, et de vouloir imposer la dictature des études de genre et des questions #LGBT », explique Massimo Prearo.

    Plus inquiétant encore, à l’époque, le président de l’université avait cédé à cette pression en décidant de suspendre le colloque, au motif qu’il existait des risques pour les participants. Finalement, la mobilisation, qui s’est traduite par des manifestations et une pétition internationale, a payé : le président est revenu sur sa décision.

    Depuis 2013, les études de genre sont en Italie dans le viseur du camp conservateur. Si cette année-là est un tournant, c’est que trois projets de loi présentés par le gouvernement de centre-gauche sont alors débattus au Parlement : un légalisant le mariage entre personnes de même sexe, un contre l’homophobie et un dernier ouvrant la voie au financement des études de genre à l’école.

    Tous trois déclenchent d’intenses débats dans la société italienne, qui mettent au premier plan les chercheurs dont ces sujets sont la spécialité.

    « En raison de la traduction politique du travail que nous effectuions depuis des années, nous avons été accusés par ceux qui s’opposaient à ces projets de loi de les avoir promus. Nous avons également été accusés de profiter de l’argent public pour promouvoir des lois qui divisent la société », témoigne Massimo Prearo.

    Bref, les concepts circulent, mais lorsqu’ils quittent l’espace académique pour la sphère publique, les chercheurs sont pris à partie et finissent par trinquer. On leur reproche de manquer d’#objectivité ou de verser dans l’#idéologie – l’idéologie étant le discours de l’autre lorsqu’il s’agit de le disqualifier. Avant les études de genre, ce sont les #études_féministes qui avaient dû subir ce type d’attaques dans les années 1990, explique Massimo Prearo.

    « Pas d’autre moyen que de construire une culture du dialogue avec les différences »

    Plus au nord, en Pologne, les études de genre ou les droits des LGBT+ sont également ciblés par le gouvernement du parti Droit et justice (PiS), qui cherche non seulement à imposer sa vision de l’histoire mais aussi, plus largement, à dicter ses vues sur les sciences sociales, au nom d’un #intégrisme_catholique. Comme l’explique un universitaire polonais qui a requis l’anonymat de peur des représailles, la chose s’est faite en deux temps : le pouvoir polonais a commencé par fusionner le ministère de l’éducation et celui des sciences et de l’enseignement supérieur.

    Puis, sous l’égide de ce super-ministère, un nouveau système d’évaluation scientifique des universitaires a été mis en place, reposant sur un système à points. Dans la liste des publications auxquelles seraient attribués des points, ont subitement surgi « plus de 70 nouvelles revues catholiques qui ne répondent pas aux normes des #revues universitaires » et auxquelles sont accordés « plus de points que de nombreuses autres revues réellement universitaires ». « Puisque nous vivons et travaillons dans le système “publier ou périr”, et que nous sommes évalués sur la base des points obtenus par les publications, la conclusion est évidente. Sur la base de cette évaluation, nous pouvons/ne pouvons pas être licenciés ou nous pouvons/ne pouvons pas être promus au rang de docteur ou de professeur. »

    Un « #agenda_catholique_fondamentaliste » est donc à l’ordre du jour, sous la houlette du super-ministre Przemysław #Czarnek. « Il a initié les changements dans les programmes et les livres scolaires, en effaçant les figures et les événements historiques qui ne correspondent pas à la “politique historique” promue par le ministère de la justice (c’est-à-dire en effaçant ou en diminuant le rôle de #Lech_Walesa dans le processus de rupture du système communiste en Pologne) », explique ce chercheur.

    Par ailleurs, les « #créationnistes », qui croient que leur Dieu est à l’origine de l’univers, ont porte ouverte et l’#éducation_sexuelle est interdite dans les écoles. Pour couronner le tout, à l’université, une nouvelle discipline scientifique a été introduite : la #science_de_la_famille !

    Pour ce chercheur polonais, l’objectif est tout simplement de « détruire ou de discréditer l’#élite_universitaire, les #intellectuels, qui représentent le groupe d’opposition le plus dangereux ».

    Alors que faire ? Dans son ouvrage de 2015 (Comment parler avec un fasciste ?, paru aux éditions Record en portugais, trois ans plus tard, en espagnol chez Akal, et qui paraîtra en anglais cet été), extrêmement stimulant pour ceux qui tentent de se débarrasser du spleen qui nous assaille, Marcia Tiburi plaide pour une #politique_de_l’amour face aux campagnes de #haine, relayées par les #réseaux_sociaux.

    Prenant pour cible le fascisme qui revient, recyclé par un néolibéralisme aux abois, elle espère l’avènement d’un dialogue véritable, à l’opposé des débats de confrontation qui ont essaimé sur les écrans de médias hystérisés ; un dialogue véritable qui nous permette d’écouter l’autre, car, dit-elle, « le dialogue est une aventure dans l’inconnu ».

    « De la possibilité de perforer le blindage fasciste au moyen du dialogue dépend notre survie comme citoyen », explique-t-elle. Il est aussi beaucoup question, dans son ouvrage, des réseaux sociaux et des médias tels que Fox News qui se nourrissent du ressentiment et en ont fait un fonds de commerce.

    Alors, quelle n’a pas été sa stupeur lorsque Marcia Tiburi a vu dans son pays d’accueil les attaques menées contre l’université par des ministres français, celui de l’éducation nationale Jean-Michel #Blanquer et celle des universités Frédérique #Vidal. « J’ai vraiment #peur, dit-elle, parce que la France, où je suis accueillie et envers laquelle j’éprouve la plus profonde gratitude et le plus grand respect pour le monde universitaire, ne peut pas être victime de ce genre de #mystification et de #populisme. J’ai perçu [les attaques de Blanquer et Vidal] comme un manque total de #respect, une #violence_symbolique et un #abus_épistémologique contre les professeurs et toute la communauté académique. »

    Pour #Eric_Fassin, professeur à l’université Paris VIII au département de science politique et à celui des études de genre, même s’il faut se garder de généraliser en rapprochant des situations qui présentent des niveaux de gravité différents, « il n’y a plus d’un coté les pays où l’on est protégé et d’un autre côté ceux où l’on serait exposé ». Pointant « l’#anti-intellectualisme des régimes néolibéraux », il estime qu’« on n’est plus sûr de qui est à l’abri et pour combien de temps ». « C’est relativement nouveau », souligne-t-il, en jugeant indispensable « une #internationalisation_de_la_solidarité ».

    Depuis 2015, Marcia Tiburi a écrit trois autres essais sur le Brésil, dont Ridicule politique (2017) et Le Délire du pouvoir (2019). On l’interroge sur l’ironie de son titre Comment parler avec un fasciste ?, au vu de sa situation actuelle. « L’échec nous appartient à tous, répond-elle. Mais je ne vois pas d’autre moyen que de construire une culture du dialogue avec les différences. C’est la façon de soutenir les droits fondamentaux. »

    Dans un laboratoire, on mène toutes sortes d’expériences. Certaines réussissent, d’autres non. Dans celui du Brésil, il faut espérer que Jair Bolsonaro échoue. Et que Marcia Tiburi réussisse.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/130321/guerres-culturelles-les-sciences-sociales-sont-prises-pour-cibles-du-bresi
    #université #solidarité

    ping @isskein @karine4

  • Italie : une vague féministe contre un congrès mondial anti-avortement

    Du 29 au 31 mars, la ville de #Vérone, dans le nord de l’Italie accueillait le #Congrès_mondial_de_la_famille. Représentants politiques d’extrême droite et membres d’organisations ultra-conservatrices se sont retrouvés autour de leur vision de la #famille. En réponse, le mouvement #Non_Una_Di_Meno (« Pas Une De Moins ») a réuni plusieurs milliers de personnes dans les rues de la ville. Une #mobilisation d’une ampleur inédite.


    https://radioparleur.net/2019/04/04/italie-verone-feministe-avortement-2
    #IVG #droits_des_femmes #avortement #résistance #Italie #femmes #manifestation

  • Italian cities ’turn back the clock’ on women’s reproductive rights
    https://www.pri.org/stories/2018-10-15/italian-cities-turn-back-clock-women-s-reproductive-rights

    Late on Oct. 4, Verona’s local council approved a motion “to prevent abortion and sustain maternity,” which allows the use of public money to fund anti-abortion Catholic organizations and encourages doctors to dissuade women from aborting. The coalition of center-right councilors also tried and failed to present a motion that would require all aborted fetuses to be buried in a cemetery, even without the consent of the woman involved.

    #Italie #avortement #Vérone #catholiques

  • Under our eye

    Nell’anno del quarantesimo anniversario della legge 194, lo scorso 26 luglio al consiglio comunale di Verona era prevista la discussione di due mozioni presentate dalla Lega Nord e firmate dal sindaco di destra Federico Sboarina contro la libertà di scelta e l’autodeterminazione delle donne. Quel giorno, in aula, c’è stata una protesta femminista finita sui giornali nazionali e sostenuta da movimenti e associazioni di tutt’Italia. Che ha avuto successo, almeno per ora, facendo emergere delle divergenze all’interno della maggioranza.

    Sembra banale ricordarlo: la 194 è sì una legge nazionale, ma è anche una legge che permette, a causa di alcune concessioni che fa nel testo, di essere messa a rischio a qualsiasi livello, anche il più piccolo, anche all’interno di un consiglio comunale.

    La prima delle due mozioni presentate a Verona, la numero 434, parlava esplicitamente di aborto e voleva proclamare ufficialmente Verona “città a favore della vita” . La mozione poneva tutta la questione in termini positivi di tutela e incentivo alla maternità, ma in realtà voleva finanziare progetti e associazioni cattoliche che sono esplicitamente contro il diritto di interrompere una gravidanza. Intendeva dunque destinare risorse pubbliche a chi usa la “vita” – parola di cui questi movimenti si sono appropriati, ma a senso unico – per cancellare le libere scelte delle donne.

    La mozione, come è stato scritto, era illiberale fin dalle sue premesse e per i documenti citati: non si usavano ad esempio i dati ufficiali sulle interruzioni di gravidanza e si costruiva un mondo in cui la quantificazione degli aborti clandestini veniva usata per condannare la legalità dell’interruzione di gravidanza. Si diceva che l’aborto era usato come metodo contraccettivo, si pretendeva di stabilire la vera ragione per cui una donna decide di scegliere per sé e si parlava di pillole abortive facendo riferimento alle cosiddette pillole-del-giorno-dopo che, però, non sono farmaci abortivi, ma contraccettivi. I firmatari facevano infine intendere che le donne abortiscono senza capire le conseguenze della loro scelta oppure per problemi facilmente aggirabili (“basta un piccolo aiuto economico”). Le fonti citate erano infine le stesse degli ambienti da cui la mozione proveniva. Tipo: i Centri d’aiuto per la vita, il sito dedicato alla Marcia per la vita, Libertà e persona, Il cuore in una goccia, Notizie pro vita e Basta bugie.

    Legata alla mozione 434 c’era la 441 sulla sistematizzazione del cimitero dei feti: stabiliva una sorta di automatismo nella sepoltura senza prendere in considerazione né il desiderio né la volontà della donna. La scavalcava, ovviamente, pretendendo che la sanità pubblica si occupasse di una questione che dovrebbe dipendere dalle persone direttamente coinvolte e da come quelle persone direttamente coinvolte decidono di elaborare l’eventuale lutto o la loro scelta.

    Non Una di Meno Verona, declinazione locale del movimento femminista nazionale, aveva denunciato la questione delle mozioni. Giovedì 26 luglio alcune attiviste avevano quindi partecipato al consiglio comunale mettendo in scena, così come già avvenuto in molte altre città e paesi, una protesta silenziosa e pacifica: alcune si erano presentate in aula indossando vestiti simili a quelli della serie The Handmaid’s Tale, quelli usati dalle donne che vivono come schiave sessuali e incubatrici viventi.

    La discussione sulle due mozioni non era ancora iniziata, quando il consigliere di maggioranza Andrea Bacciga (che appartiene al movimento Battiti, fondato dal sindaco Sboarina, a sua volta sostenuto dai movimenti integralisti cattolici e di estrema destra) poco dopo aver varcato la soglia dell’aula aveva rivolto provocatoriamente alle attiviste il saluto romano. Bacciga – che aveva confermato e rivendicato il suo gesto citando Mussolini – era stato difeso dal presidente del consiglio comunale Ciro Maschio di Alleanza Nazionale, da altri esponenti locali e nazionali della destra estrema, e anche dal sindaco che in un’intervista aveva messo sullo stesso piano la presenza legittima in aula di alcune cittadine con il gesto fatto dal suo consigliere. Contro Bacciga Non Una di Meno ha presentato ora due esposti in procura per violazione della legge Scelba: «Chiunque, partecipando a pubbliche riunioni, compie manifestazioni usuali del disciolto partito fascista ovvero di organizzazioni naziste è punito (…)» eccetera.

    Quel che era successo quel giorno in aula aveva causato un notevole ritardo e le due mozioni non erano state discusse: erano state dunque rinviate a settembre. Settembre è ora arrivato. Ed ecco la notizia: per ora, le due mozioni non sono state rimesse all’ordine del giorno, perché il rappresentante del gruppo della Lega, evidentemente supportato da altri, ha scelto di non discuterle più.

    Per prassi, quando il consiglio comunale ricomincia, l’ordine del giorno ripesca i punti lasciati in sospeso. La scorsa settimana c’è stato un consiglio, ma convocato per una delibera urgente. Quindi il prossimo “vero” consiglio comunale dopo la sospensione estiva sarà quello di giovedì 13 settembre. Durante la riunione dei capigruppo, lunedì scorso, è stato compilato l’ordine del giorno, sono state inserite le delibere di luglio non ancora discusse, ma Roberto Simeoni, il rappresentante della Lega che faceva le veci del capogruppo, ha chiesto esplicitamente di ritirare le due famose mozioni. Togliendo anche la propria firma dalle mozioni stesse. Due consigliere di minoranza, Elisa La Paglia e Michele Bertucco, hanno parlato di «un passo indietro significativo» e dell’esistenza, all’interno della Lega, di una corrente sorprendentemente «meno arcaica».

    Ho telefonato a Simeoni: mi ha detto che la 194 «è una legge nazionale» e che prima di metterla in discussione vuole «approfondire» le mozioni. Mi ha detto che «il parere della donna è importante», che lui vuole lasciare «la parola alle donne, su questa cosa, perché è un loro diritto esprimersi e gestire la gravidanza come vogliono in base alle situazioni». E ancora: «Anche la mozione sulla sepoltura dei bambini mai nati… ecco, sono cose molto, molto delicate, non mi permetto di decidere al posto delle donne». Quando gli ho chiesto come ha reagito la maggioranza alla decisione di sospendere la discussione delle due mozioni, mi ha detto che «qualcuno è rimasto deluso, ma che siamo in democrazia». Ha detto che la Lega «è comunque unita» e che la sua proposta di posticipare le due mozioni o «di vedere in futuro che cosa ne sarà» è stata accolta. Tutti felici, dunque. Tutte di sicuro.

    https://www.ilpost.it/giuliasiviero/2018/09/11/under-our-eye
    #Vérone #avortement #IVG #it_has_begun #droits_des_femmes #femmes #Italie

    via @isskein

  • Une journée d’étude sur l’asile #LGBT censurée à l’#université de Vérone

    Prononcée par le président de la faculté italienne sous la pression de l’#extrême_droite, l’interdiction de ce colloque universitaire est une attaque contre les études de genre et les recherches sur l’immigration.


    http://www.liberation.fr/debats/2018/05/23/une-journee-d-etude-sur-l-asile-lgbt-censuree-a-l-universite-de-verone_16
    #censure #Vérone #Italie #homophobie #homosexualité #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_LGBT #it_has_begun