• Trump’s Vaccine Chief Has Vast Ties to Drug Industry, Posing Possible Conflicts - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/05/20/health/coronavirus-vaccine-czar.html

    Moncef Slaoui, a former pharmaceutical executive, is now overseeing the U.S. initiative to develop #coronavirus treatments and vaccines. His financial interests and corporate roles have come under scrutiny.

    #conflit_d’intérêt #vaccins #vaccin #vaccination #pharma #porte_tournante

  • Les USA lancent un plan massif de test des #vaccins expérimentaux contre le #coronavirus - sources | Article [AMP] | Reuters
    https://www.reuters.com/article/sante-coronavirus-usa-vaccin-idUSP6N2BW01O

    L’idée est de ramener à une durée de quelques mois seulement un processus qui prend généralement dix ans, illustration de l’urgence de la crise sanitaire qui a paralysé des pans entiers de l’économie mondiale.

    Pour y parvenir, indiquent ces chercheurs, les laboratoires ont accepté de partager leurs données et d’ouvrir leurs réseaux d’essais cliniques à leurs concurrents si leur propre « candidat vaccin » échoue.

    Afin d’obtenir une réponse plus rapidement, ces vaccins seront en outre testés parmi des professionnels du secteur de la santé et des membres de communautés où le virus se répand toujours afin de voir si les injections réduisent l’apparition de nouveaux cas.

    #vaccin #vaccination #sars-cov2

  • #SARS-CoV2 vaccines : Slow is fast | Science Advances
    https://advances.sciencemag.org/content/early/2020/05/22/Sciadv.abc7428.full

    Clinical trials proceed in three phases. In Phase I and II the vaccine is tested on a small cohort of individuals to determine if the vaccine is safe in the short term and elicits immune responses. A Phase III trial follows, which tests the vaccine in a large cohort for actual efficacy against infection and potential adverse effects. Phase III trials are necessarily time-consuming and require that infection among the control group is sufficiently high to draw a conclusion.

    Many advocate “fast-tracking” these trials, and some wish to rely soley on evidence of induction of neutralizing responses. However, this could be catastrophic. In 1966, a large trial of a vaccine for Respiratory Syncytial Virus (RSV) found that the immunized cohort actually faired significantly worse upon infection. There is some reason to worry that the same may occur with some SARS-CoV2 vaccines.

    #vaccin #vaccins #vaccination #précipitation

  • Polio and Measles Could Surge After Disruption of Vaccine Programs - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/05/22/health/coronavirus-polio-measles-immunizations.html

    Many public health experts say they are worried that deaths from diseases including cholera, rotavirus and diphtheria could far outstrip those from #Covid-19 itself.

    #vaccinations #vaccins #vaccin

  • A l’Institut Pasteur, la rage de vaincre le Covid-19
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2020/05/22/a-l-institut-pasteur-la-rage-de-vaincre-le-covid-19_6040379_4500055.html

    Le chercheur a retrouvé une trace de séquence virale qui remonte au 19 février, chez un patient de l’Oise qui n’avait ni voyagé ni été au contact de voyageurs. « Avant même la vague de Covid-19 en France, le virus circulait silencieusement chez des gens asymptomatiques », conclut-il. En termes d’analyses, il lui manque cependant tout un pan de l’histoire, celle du foyer de Mulhouse. Débordés, les hôpitaux du Grand-Est n’ont pas envoyé d’échantillons. Rétrospectivement, on comprend mieux pourquoi les chercheurs étaient rassurants. « Les cas détectés semblaient être essentiellement des cas importés, explique le directeur scientifique Christophe d’Enfert. Ce qu’on ne voyait pas, c’était la partie immergée de l’iceberg, l’épidémie qui se répandait à bas bruit. »

    #Covid-19#santé#vaccin#institutPasteur#circulation#cas-importés#migrant#migration

  • Could the reproduction number of SARS-CoV-2 be double early estimates? | Harvard Magazine
    https://www.harvardmagazine.com/2020/05/r-nought

    A scientific study supporting this suspicion—which would assign #SARS-CoV-2 a reproduction number comparable to smallpox and just slightly below that of the common cold—is a paper from Los Alamos National Laboratory that will appear in the July issue of Emerging Infectious Diseases, a journal published by the U.S. Centers for Disease Control and Prevention. The paper is the kind of hard scientific work that is prompting concerns about the virus’s ability to spread even with partial shutdowns. Senior author Ruian Ke and colleagues at Los Alamos used data from Wuhan, China, to derive a calculation of the SARS-CoV-2 reproduction number, concluding that the R0 of SARS-CoV-2 is likely to be about 5.7, with a 95 percent probability that it lies in a range between 3.8 and 8.9. 

    IF TRUE, this has several important implications, beginning with the concept of herd immunity. Herd immunity occurs when a sufficiently large percentage of a population becomes immune to a disease, either through infection or vaccination, with the result that transmission no longer occurs readily, thus protecting even those who are not immune. In the case of SARS-CoV-2, reports suggesting that herd immunity will be achieved when 55 percent of the population is immune assume that the R0 of the virus is 2.2. If the R0 is 5.7 instead, then 82 percent of the population must acquire immunity—because the higher the reproductive number, the larger the immune population must be to halt the spread of the disease. An #R0 of 5.7 rather than 2.2 would require billions more doses of vaccine globally—or, if herd immunity is achieved only through infection, millions of excess deaths worldwide.

    Another implication of a higher reproduction number is that seasonality—which, if applicable to SARS-CoV-2, is estimated (based on studies of other coronaviruses) to reduce transmission by about 20 percent during the summer—will not lower the R0 to a range anywhere near 1. 

    HOW LIKELY is the 5.7 estimate to be correct? Epidemiologist Marc Lipsitch, a professor at the Harvard T.H. Chan School of Public Health and director of its Center for Communicable Disease Dynamics, says, “There is a view that [the R0] is that high. It stills seems to be a minority view, but I think it is a credible one.”

    #immunité #vaccins

  • #Actu_Coronavirus – 15 mai
    https://www.les-crises.fr/actu-coronavirus-15-mai

    Ce fil d’actualités comprend des informations provenant de trois sources : Les Lives #Covid-19 du Figaro, de 20 minutes et le compte Twitter @Conflits_FR. 15 mai 21h Les Etats-Unis vont fournir des respirateurs artificiels à l’#Inde afin de les aider dans leur lutte contre le #coronavirus. Les #USA assurent coopérer avec le pays dirigé par #Modi dans la recherche pour un #vaccin. (Donald #Trump sur Twitter) #COVIDー19 19h30Lire la suite

    #Revue_de_Presse #SRAS-2 #Revue_de_Presse,_Actu_Coronavirus,_Covid-19,_SRAS-2

  • Sanofi : « La colère du gouvernement est compréhensible sur le plan moral, mais un peu hypocrite »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/05/14/sanofi-la-colere-du-gouvernement-est-comprehensible-sur-le-plan-moral-mais-u

    Vous avez aimé la bagarre entre pays, régions et villes luttant jusque sur le tarmac des aéroports pour arracher de précieuses cargaisons de masques et blouses ? Vous adorerez celle sur les vaccins. Mais attention, petits joueurs s’abstenir. On ne parle plus de protections en papier mais de molécules, d’usines et de dizaines de milliards de dollars. Paul Hudson, le PDG du laboratoire pharmaceutique français Sanofi a mis les pieds dans le plat ce mercredi 13 mai en confiant dans une interview à l’agence Bloomberg que si le vaccin qu’il développait avec des financements publics américains était agréé et produit dans ses cinq usines américaines, il servirait logiquement d’abord les Etats-Unis avant les autres pays du monde.

    Une logique qui visiblement échappe aux autorités françaises. « Pour nous, ce serait inacceptable qu’il y ait un accès privilégié de tel ou tel pays sous un prétexte qui serait pécuniaire », s’est insurgée ce jeudi 14 mai, la secrétaire d’Etat à l’économie Agnès Pannier-Runacher, en réaction aux propos de Paul Hudson. En fait, le patron britannique de Sanofi a sciemment fait cette déclaration afin d’alerter les Européens sur le retard qu’ils prenaient en la matière. L’accord conclu avec l’autorité américaine pour la rechercher et le développement biomédical, la Barda, un organisme spécialement chargé de financer des projets répondant à des crises sanitaires, date en effet de février dernier. La France et l’Europe, qui ne possèdent pas un tel outil public, n’avaient pas réagi. Sanofi s’empresse d’ailleurs d’ajouter avoir entamé des « discussions très constructives avec les instances de l’Union européenne ainsi qu’avec les gouvernements français et allemand entre autres ». Mieux vaut tard que jamais.

    La voix du multilatéralisme
    Car dans le domaine des vaccins, il faut agir très vite et massivement. C’est-à-dire commencer à construire des usines de production pendant la phase de recherche et donc avant même de savoir si le produit sera efficace. La firme garde encore le souvenir cuisant de ses 300 millions d’euros investis pour rénover son usine de Neuville-sur-Saône près de Lyon afin de produire un vaccin contre la dengue qui n’a pas tenu ses promesses. Dans le cas du Covid-19, les investissements seront bien plus importants.

    La colère du gouvernement est donc compréhensible sur le plan moral, mais un peu hypocrite. Les conditions pécuniaires comptent et le nationalisme aussi. La France l’a montré en réquisitionnant ses masques. Et d’ailleurs, les Etats-Unis ne sont pas les seuls à faire jouer la priorité nationale. Les Britanniques ont conclu un accord de ce type avec leur laboratoire Astra Zeneca, tandis que la Chine est à l’offensive. Sur la centaine de vaccins à l’état de recherche, une dizaine en est au stade des essais cliniques, dont quatre chinois. Pour l’empire du Milieu, il s’agit non seulement de protéger sa population mais aussi de démontrer à la face du monde sa supériorité technologique. L’enjeu est donc aussi géopolitique. Autre symbole, après l’affaire de l’équipementier télécoms Huawei, de la guerre froide qui s’installe entre la Chine et les Etats-Unis.

    #paywall

  • More new cases in Wuhan as fears grow of fresh wave - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/05/more-new-cases-in-wuhan-as-fears-grow-of-fresh-wave

    The news of new infections at the global ground zero comes as many European nations begin the tricky task of navigating out of lockdowns imposed to halt the spread of the virus.It also comes as swathes of the United States ease restrictions on movement – despite still rising rates of infection – and as citizens chafe under rules many say are government overreach.Health experts warn that too hasty a return to normal could spark a second wave of infections, and point out that restrictions will have to remain until there is a vaccine.

    #Covid-19#migrant#migration#Chine#wuhan#Europe#EtatsUnisconfinement#restrictions#circulations#experts-santé#vaccin

  • #Actu_Coronavirus – 11 mai
    https://www.les-crises.fr/actu-coronavirus-11-mai

    Ce fil d’actualités comprend des informations provenant de trois sources : Les Lives #Covid-19 du Figaro, de 20 minutes et le compte Twitter @Conflits_FR. 11 mai 18h Le Conseil constitutionnel valide la loi sur le #deconfinement mais censure les éléments liés au traçage et à l’isolement des malades. (AFP) #COVID19 #deconfinementjour1 Le #FBI avertit que des hackers chinois essaient de pirater et voler des informations d’Universités et de laboratoires américains faisant de la recherche sur un #vaccin contre le #coronavirus. #USA (AFP) #COVIDー19 #deconfinementjour1 #ChineLire la suite

    #Revue_de_Presse #SRAS-2 #Revue_de_Presse,_Actu_Coronavirus,_Covid-19,_SRAS-2

  • De l’Assurance maladie à l’Assurance santé. A propos des masques et de la prévention en général | francoisberdougo
    https://francoisberdougo.wordpress.com/2020/05/09/de-lassurance-maladie-a-lassurance-sante-a-propos-des-ma

    La question des masques a fait couler beaucoup d’encre, au cours des dernières semaines, que ce soit sur l’approvisionnement, la distribution ou l’accessibilité. L’enjeu des prix a été maintes fois soulevé, face à la culbute qu’ont opéré tantôt les producteurs, qui font face à une demande mondiale sans précédent, ou les distributeurs. De 0,08€ le masque chirurgical, on est passé à un prix plafonné, en France, à 0,95€ ; la grande distribution s’est engagée à pratiquer une vente « à prix coûtant », situant le prix de ces masques entre 0,30€ et 0,60€ pièce. Sur les masques en tissu, la puissance publique ne s’est pas embarrassée de précautions : pas de prix plafond, car cela découragerait « l’innovation ». Refrain bien connu de l’économie de marché, qui n’a jamais démontré sa pertinence, mais passons. D’autant qu’en guise d’innovation, chacun conviendra que des masques fabriqués selon les recommandations de l’AFNOR feront l’affaire : or, ces modèles ne sont couverts par aucun brevet – dont on rappelle que l’objet premier est précisément de rémunérer l’innovation (avec tous les abus que l’on connaît bien en matière de médicaments et autres produits de santé).

    Ainsi, si l’on suit les recommandations (pas plus de 4 heures d’usage), ce sont, au bas mot, deux masques chirurgicaux par jour qu’un individu est censé porter. Calcul fait, il ressort que s’approvisionner en cette denrée devenue désormais aussi rare que précieuse, pourrait faire peser sur une famille une charge financière de 200€ par mois. Ceci conduira les individus à devoir arbitrer entre s’équiper en matériel de prévention d’un agent infectieux particulièrement transmissible/contagieux et d’autres dépenses non moins nécessaires, pour ne pas dire vitales. Rappelons que, en 2020, le salaire médian dans la population française est toujours de 1 750€ net par mois.

    La gratuité devient, dès lors, une question majeure au regard de l’équité, pour ne pas dire de l’égalité de chacun.e devant sa capacité à se protéger – et à protéger les autres, car c’est bien autour de cet objectif que l’usage des masques est promu.

    Lors du débat du projet de loi de prorogation de l’état d’urgence sanitaire, un député a défendu son amendement en faveur de la gratuité de cette phrase toute simple : « La sanction ne peut aller qu’avec la gratuité ».

    Il se trouve de nombreux acteurs sociaux, y compris dans le monde de la santé (publique), pour contester l’importance de la gratuité : cette charge financière pèserait peu sur les individus, chacun.e devrait faire preuve de responsabilité dans la période, on ne devrait pas attendre de l’Etat que tout arrive tout cuit et tout offert… Ces proclamations oublient qu’il ne s’agit pas d’attendre quoi que ce soit de « l’Etat » mais de la société qui s’incarne en lui et dont il n’est censé être que le bras armé. Tous les outils de prévention ne sont pas traités de la même façon, et c’est bien le problème.

    Parmi les recherches biomédicales menées actuellement dans le contexte du Covid-19, outre les diverses modalités de traitement ou un potentiel vaccin, les pistes qui intéressent particulièrement les responsables de santé publique sont celles qui visent à identifier un médicament préventif. Une « prophylaxie pré-exposition » (PreP) à ce nouveau coronavirus, le SARS-CoV-2. Evidemment, un tel outil de prévention changerait la donne pour les personnes les plus exposées et surtout celles à risque de formes graves de l’infection. A l’échelle collective, de même, puisqu’il rendrait moins nécessaires (ou même utiles) les « gestes barrière » et autres masques destinés à protéger ces mêmes personnes. Imaginons qu’une telle molécule (ou plusieurs) soit identifiée – certains imaginent que ce pourrait être le cas d’ici juillet ou septembre 2020 – et alors, il n’y a aucun doute sur le fait qu’elle serait illico remboursée par l’Assurance maladie. Plus encore : s’il était envisagé qu’elle ne le soit pas, cela ferait scandale.

    Suit une comparaison avec les capotes (payantes) et les médocs contre le VIH.

    La prévention, parent pauvre du système de santé français ? Certainement, cela est largement documenté, et cette idée constitue une ligne de force des revendications d’un grand nombre d’acteurs. La liste est longue des stratégies de santé non biomédicales ou non pharmaceutiques qu’il est question de faire reconnaître et admettre au remboursement. Une terminologie s’est même imposée dans le débat public : « thérapeutiques non médicamenteuses » ou « interventions non médicamenteuses », parmi lesquelles on inclut les règles hygiéno-diététiques (régimes diététiques, activité physique et sportive ou règles d’hygiène), les traitements psychologiques ou les thérapeutiques physiques (rééducation, kinésithérapie). Les choses évoluent un peu, par exemple avec l’introduction du « sport sur ordonnance » pour les personnes concernées par une affection de longue durée (ALD), tant l’activité physique a démontré son bénéfice en matière de prévention tertiaire. En matière de santé mentale, on est loin du compte en ce qui concerne la couverture des frais occasionnés par le recours aux professionnel.le.s, dès lors qu’ils/elles ne sont pas médecins… Aujourd’hui, ce sont les mutuelles qui sont le plus en pointe dans le remboursement de ces thérapeutiques ou interventions.

    l’inventeur d’un vaccin sauve des vies là où celui (ou celle, d’ailleurs) qui apprend à se laver les mains ou à se brosser les dents ne fait pas le poids. Rappelons pourtant que parmi les grandes réussites de la santé publique, depuis le 19ème siècle, celles qui ont permis de prolonger la vie ainsi que la vie en bonne santé, on trouve évidemment l’hygiène et l’amélioration des conditions matérielles de vie telles que l’habitat. Aujourd’hui encore, 5 millions d’enfants meurent chaque année de maladies évitables grâce à l’hygiène et à l’approvisionnement en eau potable.

    Le 19 avril dernier, le Président du Conseil scientifique Covid-19 notait, avec une certaine gourmandise, que l’on « allait faire de la médecine, après avoir fait de la santé publique ». Il entendait par là que le temps allait enfin être venu de parler sérieusement molécules, que ce soit en traitement ou en prévention (PreP ou vaccin).

    Discipline déconsidérée et désertée par les futurs médecins, on voit pourtant bien tout l’intérêt d’une santé publique forte (et pas que médicale) dans des périodes comme celle-ci. Or, mener des recherches sur des thématiques comme le lavage des mains ou l’usage des masques, hors de l’hôpital du moins, n’attire que peu de financements et est difficilement valorisable dans une carrière universitaire.

    La crise liée à l’épidémie de Covid-19 nous rappelle pourtant l’importance de ce type de comportements dans la réponse aux problèmes de santé. On le voit, en l’absence de tout agent pharmaceutique efficace, c’est sur des procédés d’hygiène très simples que reposent, d’abord et avant tout, les stratégies destinées à faire barrage au virus.

    #prévention #santé_publique #masques #solution_technique #médecine

  • En dehors du cas de la #vaccination, l’#immunité de groupe est atteignable dans certaines conditions sans qu’il est besoin d’avoir 60% de la population contaminée du fait que le virus atteint d’abord les personnes les plus exposées donc les plus propagatrices ; ce n’est cependant pas pour demain la veille conclue l’auteur.

    Thread by mlipsitch : Two preprints recently make an important point : for any infection, including COVID-19, it is possible that herd immunity can be accomplished…
    https://threadreaderapp.com/thread/1258827506930667523.html

    #sars-cov2 #vaccins #vaccin

  • ‘Finally, a virus got me.’ Scientist who fought Ebola and HIV reflects on facing death from #COVID-19 | Science | AAAS
    https://www.sciencemag.org/news/2020/05/finally-virus-got-me-scientist-who-fought-ebola-and-hiv-reflects-facing-

    Le virologue Peter Piot raconte sa propre (et très éprouvante) expérience de la COVID-19 et appelle à prendre très au sérieux cette maladie,

    Let’s be clear: Without a coronavirus vaccine, we will never be able to live normally again. The only real exit strategy from this crisis is a vaccine that can be rolled out worldwide. That means producing billions of doses of it, which, in itself, is a huge challenge in terms of manufacturing logistics. And despite the efforts, it is still not even certain that developing a COVID-19 vaccine is possible.

    Today there’s also the paradox that some people who owe their lives to vaccines no longer want their children to be vaccinated. That could become a problem if we want to roll out a vaccine against the coronavirus, because if too many people refuse to join, we will never get the pandemic under control.

    #vaccins #vaccin #vaccination

  • La #vaccination infantile en chute libre aux #États-Unis
    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/202005/09/01-5272867-la-vaccination-infantile-en-chute-libre-aux-etats-unis.php

    La vaccination infantile s’est effondrée aux États-Unis avec la #COVID-19. Depuis la mi-mars, le nombre de bébés qui reçoivent le vaccin de la #rougeole est deux fois moins important que la normale, et la chute est dix fois plus importante chez les enfants de 2 ans et plus. Une situation « terriblement inquiétante », dénonce l’Académie américaine de pédiatrie.

    #vaccins

  • How covid-19 conspiracy theorists are exploiting YouTube culture | MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/2020/05/07/1001252/youtube-covid-conspiracy-theories/?truid=a497ecb44646822921c70e7e051f7f1a

    Covid-19 conspiracy theorists are still getting millions of views on YouTube, even as the platform cracks down on health misinformation.

    The answer was obvious to Kennedy, one of many anti-vaccination leaders trying to make themselves as visible as possible during the covid-19 pandemic. “I’d love to talk to your audience,” he replied.

    Kennedy told Bet-David that he believes his own social-media accounts have been unfairly censored; making an appearance on someone else’s popular platform is the next best thing. Bet-David framed the interview as an “exclusive,” enticingly titled “Robert Kennedy Jr. Destroys Big Pharma, Fauci & Pro-Vaccine Movement.” In two days, the video passed half a million views.

    As of Wednesday, advertisements through YouTube’s ad service were playing before the videos, and Bet-David’s merchandise was for sale in a panel below the video’s description. Two other interviews, in which anti-vaccine figures aired several debunked claims about coronavirus and vaccines (largely unchallenged by Bet-David), were also showing ads. Bet-David said in an interview that YouTube had limited ads on all three videos, meaning they can generate revenue, but not as much as they would if they were fully monetized.

    We asked YouTube for comment on all three videos on Tuesday afternoon. By Thursday morning, one of the three (an interview with anti-vaccine conspiracy theorist Judy Mikovits) had been deleted for violating YouTube’s medical misinformation policies. Before it was deleted, the video had more than 1 million views.

    YouTube said that the other two videos were borderline, meaning that YouTube decided they didn’t violate rules, but would no longer be recommended or show up prominently in search results.

    I asked Bet-David whether he felt any responsibility over airing these views on his channel—particularly potentially harmful claims by his guests, urging viewers to ignore public health recommendations.

    “I do not,” he said. “I am responsible for what comes out of my mouth. I’m not responsible for what comes out of your mouth”

    For him, that lack of responsibility extends to misinformation that could be harmful to his audience. He is just giving people what they are asking for. That, in turn, drives attention, which allows him to make money from ads, merchandise, speaking gigs, and workshops. “It’s up to the audience to make the decision for themselves,” he says. Besides, he thinks he’s done interviewing anti-vaccine activists for now. He’s trying to book some “big name” interviews of what he termed “pro-vaccine” experts.

    #YouTube #Complotisme #Vaccins #Médias_sociaux #Fake_news

  • MGH FLARE - May 5 - New Data on Protective Immunity After COVID-19
    https://mailchi.mp/5516584b186d/tz4idnzryr-4417417?e=06f3eb75c2

    (Analyse la publication suivante:
    Ni, L., Ye, F., Cheng, M.-L., Feng, Y., Deng, Y.-Q., Zhao, H., Wei, P., Ge, J., Gou, M., Li, X., Sun, L., Cao, T., Wang, P., Zhou, C., Zhang, R., Liang, P., Guo, H., Wang, X., Qin, C.- F., Chen, F., Dong, C., Detection of SARS-CoV-2-specific humoral and cellular immunity in COVID-19 convalescent individuals, Immunity (2020)
    https://www.cell.com/immunity/pdf/S1074-7613(20)30181-3.pdf)

    The study by Ni et al. provides encouraging, but not definitive, data that humans will develop protective immunity after COVID-19. However, similar to all of the prior COVID-19 immunology studies, the paper by Ni et al. had a very small cohort of patients, so larger studies across a variety of age ranges and severity of illness are needed. Furthermore, this study does not have data about changes in humoral and cellular immunity over time in the same patients. Lastly, studies will be needed to define the “immune correlates” of protective immunity. That is, what level of antibody or memory T cell pool size is needed to confer host protection? As noted in a prior FLARE [https://seenthis.net/messages/847479], in both SARS and MERS, individuals who suffered more severe primary infection seemed to exhibit more long-lasting, antigen-specific immune memory (Memish et al., 2020; Tang et al., 2011; Zhao et al., 2017).

    While this study provides the most comprehensive evidence that individuals who recover from COVID-19 will acquire protective immunity, the duration of such protection remains unknown. The conclusion of our April 24th FLARE [https://seenthis.net/messages/847479] holds: if SARS-CoV-2 establishes itself in the human population and protective immunity wanes over time, the development of an effective vaccine will be essential to protect both naïve individuals as well as survivors with waning immunity.

    We also await a comprehensive serological assessment of patients with severe COVID-19. Could disease severity correlate with inadequate early humoral response? Or does increased disease severity actually lead to a more robust antibody response, perhaps increasing duration of immunity? As antibody tests become more widely used, especially given FDA’s emergency use authorization of an antibody test by Roche on May 5th, 2020, we anticipate answers to these important questions in the next few weeks.

    #anticorps #immunité #vaccins #vaccin

  • #Covid-19 : l’absence d#'immunité serait « une exception » - Sciences et Avenir
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/covid-19-l-absence-d-immunite-serait-une-exception-explique-le-pr-v

    On n’a pas de données solides qui démontrent qu’il n’existe pas d’immunité pour le Covid-19. D’un point de vue immunologique, ce serait même une exception que l’on n’en développe pas. Cela dit, peut-être que nous sommes dans le cas d’une exception. Mais impossible de le savoir pour le moment. Les questions que nous nous posons sont légitimes pour ne pas mettre en danger les personnes lors du déconfinement. Les personnes contaminées sont-elles protégées ? C’est une question fondamentale à laquelle nous n’avons pas de réponse. En attendant, il faut explorer d’autres pistes pour améliorer l’immunité. Des pistes qui ne passeraient pas par les #vaccins mais en s’intéressant à d’autres aspects, comme les lymphocytes T cytotoxiques (qui jouent un rôle dans la réponse immunitaire en éliminant les cellules infectées, ndlr) ou encore les « natural killers » (des lymphocytes eux aussi capables de tuer des cellules infectées tout en stimulant les autres types de lymphocytes, B et T., ndlr). Mais pour l’instant, toutes ces pistes sont toujours au stade de la recherche."

    #vaccin

  • Juste Avant

    Dans « Juste Avant », un documentaire en 7 épisodes, sortie le 1er décembre 2019, Ovidie questionne la façon dont on éduque une adolescente quand on est mère et féministe, à travers une série de conversations avec sa fille de 14 ans. Les échanges mère-fille s’entrecroisent avec les témoignages des proches et les réflexions sur sa propre construction.

    Juste Avant (7/7) - Epilogue

    Juste Avant (6/7) - Sois belle et bats-toi !

    Juste Avant (5/7) - Toi, moi, et notre petit matriarcat

    Juste Avant (4/7) - Le temps de la capote à 1 franc

    Juste Avant (3/7) - « Tu sais ce que c’est le consentement ? »

    Juste Avant (2/7) - La maman ou la putain

    Juste Avant (1/7) - Moi à ton âge

    http://www.nouvellesecoutes.fr/podcasts/intime-politique

    #maculinity #paternalistic #nightmare #digital_penetration #consent #college #high_school #social_network #Instagram #Snapchat #pressure #toxic_relationship #rape #post_MeToo #safe_place #sexuality #equality #contraception #STI #AIDS #HIV #school #abortion #condom #morning-after_pill #practical_knowledge #theoretical_knowledge #political_reflexion #distance #third_party #vaccination #pregnant #youth #traumatism #mariage #couple #tradition #divorce #matriarchy #co_parent #food #internet #beauty #weight_watchers #epilation #awareness #body

  • MGH FLARE - April 24 - Protective Immunity to SARS-CoV-2
    https://mailchi.mp/c7f6a64d0b90/tz4idnzryr-4407113?e=06f3eb75c2

    (Le passage en gras est dans le texte)

    While we do not yet have definitive evidence of protective immunity to #SARS-CoV-2, multiple lines of experimental evidence suggest that humans will develop protective immunity and not be susceptible to rapid re-infection . Notably, protective immunity to SARS-CoV-2 may wane with time, although the duration is unknown and may be related, in part, to the severity of COVID-19. While a SARS-CoV-2 vaccine will not be available for the first wave of the #COVID-19 pandemic, multiple distinct approaches are currently being pursued to develop an effective vaccine.

    #immunité #vaccins #vaccin

  • #COVID-19 vaccine protects monkeys from new coronavirus, Chinese biotech reports | Science | AAAS
    https://www.sciencemag.org/news/2020/04/covid-19-vaccine-protects-monkeys-new-coronavirus-chinese-biotech-report

    De plus,

    In test tube experiments, the Sinovac researchers mixed antibodies taken from monkeys, rats, and mice given their vaccine with strains of the virus isolated from COVID-19 patients in China, Italy, Switzerland, Spain, and the United Kingdom. The antibodies potently “neutralized” all the strains, which are “widely scattered on the phylogenic tree,” the researchers noted.

    “This provides strong evidence that the virus is not mutating in a way that would make it resistant to a COVID19 vaccine,” tweeted immunologist Mark Slifka of Oregon Health & Science University. “Good to know.”

    #vaccin #vaccins #sars-cov2 #coronavirus #immunité

  • COVID-19 / Prof. Dr. med. Dr. hc Paul Robert Vogt – Considerations of a concerned Swiss citizen | CO-OP NEWS

    Un papier dense et très éclairant

    https://cooptv.wordpress.com/2020/04/14/covid-19-prof-dr-med-dr-hc-paul-robert-vogt-considerations-of-a-co

    Foreword: why am I taking a position?

    For 5 reasons:

    1. I have been working with EurAsia Heart – A Swiss Medical Foundation in EurAsia for more than 20 years, have worked in China for almost a year and have had a continuous connection to the Union Hospital of Tongji Medical College / Huazhong University for 20 years of Science and Technology »in Wuhan, where I have one of my four visiting professorships in China. I have been able to maintain the 20-year connection to Wuhan constantly in the current times.

    2. COVID-19 is not only a mechanical ventilation problem, it affects the heart in a similar way. 30% of all patients who do not survive the intensive care unit die for cardiac reasons.

    3. The last possible therapy for lung failure is an invasive cardiological or cardiosurgical one: the use of an «ECMO», the method of «extracorporeal membrane oxygenation», ie the connection of the patient to an external, artificial lung, which is used in this The clinical picture can take over the function of the patient’s lungs until it works again.

    4. I was asked – quite simply – for my opinion.

    5. Both the level of media coverage and a large number of reader comments are not to be accepted without contradiction in terms of facts, morality, racism and eugenics. You urgently need an objection based on reliable data and information.

    The facts presented come from scientific papers which have undergone a peer review and have been published in the best medical journals. Many of these facts were known until the end of February. If you had taken note of these medical facts and had been able to separate ideology, politics and medicine, Switzerland would most likely be in a better position today: we would not have the second most COVID-19-positive people worldwide and one per capita significantly smaller number of people who lost their lives in the context of this pandemic. In addition, it is very likely that we would have no partial, incomplete lockdown of our economy and no controversial discussions about how we can „get out of here“.

    I would also like to note that all of the scientific works I mention are available from me in their original form.

    • The lifting of the „lock-down“, or the return to what we perceive as normal, is certainly everyone’s wish . Nobody can predict which steps will lead to negative consequences when returning to normalization – that is, if the infection rate flares up again. Every step towards easing is basically a step into the unknown.

      We can only say what is not feasible: an active infection of the non-risk groups with the COVID-19 virus is surely an absolute fantasy. It can only come to mind people who have no idea about biology, medicine and ethics:

      – it is certainly out of the question to deliberately infect millions of healthy citizens with an aggressive virus of which we actually know absolutely nothing, neither the extent of the acute damage nor the long-term consequences;
      – the greater the number of viruses per population, the greater the chance of an accidental mutation, which could make the virus even more aggressive. So we should definitely not actively help to increase the number of viruses per population.
      – The more people are infected with COVID-19, the more likely it is that this virus will adapt to humans “better” and become even more disastrous. It is assumed that this has already happened before.
      – with government reserves of 750 billion ostensibly, it is ethically and morally reprehensible to infect millions of healthy individuals for mere economic considerations.
      – The deliberate infection of healthy people with this aggressive virus would acutely undermine one of the fundamental principles of the entire medical history from pure, short-term economic „concerns“: the principle of the „primum nil nocere“. As a doctor, I would refuse to take part in such a vaccination campaign at all.

    • ouaouh, les recommandations bibliographiques minimales pour comprendre la situation globale…

      Instead of parroting senseless propaganda, one should perhaps deal with authors who actually have something to say at a high level, such as:

      • Pankaj Mishra: „From the ruins of the empire“
      • Kishore Mahbubani: „The Asean Miracle. A Catalyst for Peace“
      • „Has the West lost it?“
      • „Can Asians think?“
      • Lee Kuan Yew: „One man’s view of the world“
      • David Engels: „On the way to the empire“
      • Noam Chomsky: „Who rules the world“
      • Bruno Macàes: „The Dawn of Eurasia“
      • Joseph Stiglitz: „Rich and poor“
      • Stephan Lessenich: „The Deluge Beside Us“
      • Parag Khanna: „Our Asian Future“

      Reading does not mean that all these authors are right in everything. But it would be of great value for the West – including Switzerland – to replace know-it-all, ignorance and arrogance here and there with facts, understanding and cooperation. The only alternative is to try to eliminate our supposed competitors sooner or later in a war. Everyone can decide for themselves what to think of this “solution”.

      In this sense, one can only hope that humanity will remember better. Dreaming is always allowed.

      #on_peut_toujours_rêver

    • En revanche « With a budget of 85 billion, Switzerland – in terms of the number of corona patients per 1 million population – made it to second place worldwide. » c’est pas tout à fait juste ; avec (ce jour) 15 morts p. 100 000, la Suisse est derrière la Belgique (50), l’Espagne (45), l’Italie (40), la France (32), UK (24), les Pays-Bas (22), et à égalité avec la Suède.

  • Societal exit from lockdown/ Déconfinement sociétal /Maatschappelijke exit-strategie

    Apport d’expertises académiques / Inbreng van academische expertise / Contribution of academic expertise

    Preprint Version 1.1April 17, 2020

    https://07323a85-0336-4ddc-87e4-29e3b506f20c.filesusr.com/ugd/860626_731e3350ec1b4fcca4e9a3faedeca133.pdf

    cf. Coronavirus - Une centaine de chercheurs émettent dix recommandations pour le déconfinement
    https://www.lalibre.be/dernieres-depeches/belga/coronavirus-une-centaine-de-chercheurs-emettent-dix-recommandations-pour-le-

    #covid-19 #lockdown #belgique

  • #Déconfinement_sélectif et #expérimentations_sanitaires : la #colère et le #dégoût

    La décision présidentielle de rouvrir les #écoles, #collèges et #lycées le 11 mai n’a dupé personne, que ce soit parmi les professeurs ou ailleurs : ce dont il s’agit, ce n’est pas de pallier les #inégalités_scolaires qu’engendrerait l’arrêt des cours, ce qui est l’argument officiel, mais tout bonnement de remettre les #parents au #travail. Que cette décision intervienne deux jours après les déclarations du président du #Medef invitant les #entrepreneurs à « relancer l’activité » sans plus attendre n’a sûrement rien d’un hasard du calendrier.

    Selon la méthode désormais classique des interventions présidentielles, le ministre #Blanquer est intervenu le lendemain pour « préciser les modalités » de cette #réouverture. Est alors apparu le caractère fonctionnel de ce qui pouvait n’être qu’un effet de discours parmi d’autres : la réouverture des écoles ne se fera pas d’un seul coup le 11 mai, mais d’abord dans les #quartiers_populaires et les #régions_rurales. La communication ministérielle joue elle aussi sur la corde compassionnelle, voire #humanitaire : « le premier critère est d’abord social, les publics les plus fragiles ».

    C’est donc ces « publics les plus fragiles » qui auront la chance de reprendre le travail en premier. Les autres, les moins fragiles, c’est-à-dire les plus favorisés, c’est-à-dire ceux qui télétravaillent actuellement depuis leur résidence secondaire en Dordogne pourront garder leurs enfants chez eux et rester à l’abri du virus. Entre ces deux catégories, tout un tas de gens se demandent encore à quelle sauce ils vont être mangés.

    Il est intéressant de noter que ce sont précisément ces « #publics_les_plus_fragiles » qui se trouvaient déjà être au travail, que c’est parmi ces « publics » que se trouvent ceux pour lesquels la période du confinement n’aura jamais signifié un arrêt de l’activité. La différence est qu’il s’agit là de poser les condition d’une réouverture générale de cet indispensable vivier de #main-d’œuvre bon marché que sont les quartiers populaires, de remettre tout le monde au travail.

    C’est donc encore une fois sur les plus pauvres que la #politique_compassionnelle toute particulière du gouvernement va venir s’abattre, comme un fléau supplémentaire.

    Cette politique peut et doit se lire à plusieurs niveaux, puisque ce qui caractérise toute crise véritable de la totalité capitaliste c’est son existence simultanée à tous les niveaux de cette totalité. Ici, il s’agit d’une #crise_sanitaire qui existe dans ses effets comme dans la gestion de ceux-ci aux niveaux politique, économique, social, etc.

    Les considérations d’ordre purement sanitaires sont alors intégrées à la chaîne des décisions politiques, à leur niveau particulier, et conditionnées à la logique d’ensemble de ces décisions, qui est d’ordre économique et social. La #recherche_scientifique elle-même intervient à son niveau dans la production des savoirs permettant de formuler les doctrines, les thèses étant sélectionnées non tant en raison de leur rigueur que de leur utilité pratique dans les décisions qui fondent l’action de l’Etat. Le but étant de préserver l’ordre économique et social, c’est-à-dire prioritairement, dans le cas qui nous concerne, de relancer l’#activité_économique sur laquelle repose l’ensemble social.

    Mais s’il s’agit bien, d’un point de vue économique, de remettre les gens au travail, et en particulier les plus pauvres, qui sont aussi ceux dont le travail ne peut se faire par internet, qui doivent mettre les mains à la pâte et au mortier, cette remise au travail n’est pas dépourvue d’arrière-pensées d’ordre sanitaire, qui ne sont pas sur la vie des prolétaires d’un meilleur effet que les considérations purement économiques.

    Ces arrière-pensées ne sont pas mises en avant dans les discours du gouvernement, puisque le discours public reste aujourd’hui celui de « la santé d’abord », ce que tout le monde entend comme la santé de chacun. Le problème est que la « santé » qui est contenue dans le terme « sanitaire » n’a pas le même sens pour nous en tant qu’individus que pour l’Etat qui se trouve être en charge de sa gestion : il s’agit alors de « santé publique », ce qui est d’un tout autre ordre que la santé tout court, celle que l’on se souhaite pour la nouvelle année. Dans cette optique, la santé publique est une chose toute différente de l’activité qui a pour finalité de soigner des gens. Les soignants font l’expérience quotidienne de cette différence. Pour eux comme pour les malades, et pour tous ceux qui doivent travailler quotidiennement au risque de contracter et transmettre le virus, ce sont tout autant les défaillances bien réelles de la gestion sanitaire de la crise qu’il nous faut redouter, que la pleine prise en charge de cette même gestion.

    En l’occurrence, pour l’Etat français, la doctrine officielle reste celle mise en œuvre par l’Etat chinois (qui s’embarrasse moins de discours compassionnels), qui est aussi préconisée par l’OMS et par son propre Conseil scientifique : celle du confinement des populations. Le virus circulant à travers les contacts individuels, il s’agit de limiter ces contacts. L’autre doctrine est celle de l’immunité collective, qui reste cependant valable, mais à condition de disposer des vaccins nécessaires, comme pour une grippe ordinaire ; on vaccine les plus fragiles, on laisse le virus courir dans le reste de la population, qui finit par s’immuniser à son contact répété. En revanche, sans vaccin ni traitement efficace, si on laisse courir le virus en espérant obtenir une immunité de masse, il faut s’attendre selon les projections, à un bilan de 40 à 80 millions de morts à l’échelle planétaire, ce qui est insoutenable en termes économiques, sanitaires, et sociaux.

    Cependant, l’activité économique ne peut pas cesser totalement en attendant qu’on dispose des traitements et vaccins nécessaires. Il faut donc pour l’Etat qui est en charge de cette crise trouver des solutions intermédiaires, qui combinent les nécessités sanitaires et les nécessités économiques.

    Actuellement, le niveau de contamination dans la population française est environ de 10%, pour obtenir une immunité collective il faudrait atteindre un seuil de 60%, on voit qu’on est loin du compte.

    En revanche, les « publics les plus fragiles » sont ceux qui ont été le plus touchés par le virus, et ce non pas seulement en raison d’une surmortalité liée à des cofacteurs tels que problèmes cardio-vasculaires et autres pathologies qui se retrouvent parmi des populations dont l’état sanitaire est déjà dégradé, voire aux problèmes liés au mal-logement, etc., mais d’abord parce que ces populations n’ont jamais véritablement cessé de travailler. En clair, s’ils ont été les plus frappés c’est qu’ils ont été les plus exposés. Mais, outre d’en faire un « public » particulièrement frappé, cela crée aussi des zones sociales où le niveau de contamination dépasse largement les 10% nationaux.

    C’est pour cela qu’on peut se demander si le gouvernement ne serait pas en train de mener sur ces territoires (en gros, sur les banlieues) une expérimentation socio-sanitaire in vivo, c’est-à-dire à tenter d’obtenir une immunité de masse, ou en tout cas de voir si cette immunité est possible, dans quelles conditions et à quel coût sanitaire, et ce sur les dos des plus pauvres. On voit ici que cette expérimentation est rendue à la fois possible par les seuils de contamination induits par la pauvreté dans ces zones, et nécessaire par la demande pressante de reprendre la production, et donc de libérer de la main-d’œuvre.

    C’est la doctrine du stop and go, alternative au pur et simple laisser-faire cher aux libéraux qui est ici testée sur les habitants des quartiers populaires : une fois passé le premier pic épidémique et les capacités de soin désengorgées, on fait redémarrer l’activité, en sachant que des recontaminations vont avoir lieu, et qu’un nouveau pic épidémique va se produire, et on renouvelle l’opération jusqu’à absorption du virus par la population. Il faut simplement souligner que cette méthode est uniquement théorique, et qu’elle repose sur l’hypothèse que ce virus réagisse comme ceux sur lesquels on l’a bâtie. Et que donc, on ne sait pas si cela va fonctionner, d’où le caractère expérimental de la chose.

    Par ailleurs, avant même d’avoir des réponses sur la possibilité d’obtenir une immunité de masse à un coût sanitaire acceptable, la réouverture des écoles en milieu rural revient à ouvrir la vanne du virus sur des régions qui ont été jusqu’ici peu touchées, en espérant que la protection par masques et gel et le fait de maintenir les plus fragiles en confinement (personnes âgées et personnes souffrant de pathologies entraînant une surmortalité) suffira à limiter la casse.

    On assiste donc ici à un zonage socio-sanitaire de l’extension du virus. Ce zonage suit une logique à la fois sanitaire, politique et économique. On voit ici à quel point la logique sanitaire ne recouvre pas celle de la santé des individus, ni même une logique scientifique relevant d’une gestion épidémiologique de cette crise. La logique ici à l’œuvre est celle de la gestion de la population par l’Etat, et si on voit à quel point cette gestion convient aux impératifs économiques dont l’Etat est le garant, il faut aussi comprendre les a priori sociaux qui se cachent derrière cette gestion. Il apparaît ici qu’en cas d’un deuxième pic épidémique, l’Etat a choisi de placer en « première ligne » des populations qu’on peut qualifier de son point de vue d’expendable, et vis à vis desquelles au cas où le déconfinement donnerait lieu à des mouvements de protestation comme c’est déjà le cas un peu partout, une réponse autoritaire serait facile à justifier et à mettre en œuvre, puisqu’on la mène déjà au quotidien. Le caractère expérimental de ce déconfinement sélectif intègre la possibilités des révoltes comme une variable supplémentaire.

    On ne détaillera pas ici à quel point ce sont les plus « fragiles socialement » qui ont été le plus touchés par les conséquences de l’épidémie de Covid-19, avec quelle perversion logique le désastre s’articule chez les plus pauvres pour devenir plus désastreux encore, ni à quel point les conséquences se sont pour eux fait sentir à tous niveaux : pour les femmes, par l’accroissement des violences conjugales et la responsabilité accrue de la reproduction familiale occasionnée à l’échelle mondiale par le chômage, le manque de ressources, la maladie, pour les racisés (on connaît l’effrayante disproportion raciale des décès liés au Covid-19 aux Etats-Unis), pour les prisonniers et les réfugiés, pour les travailleurs les plus précaires, etc. Il faudra y revenir par ailleurs. Il nous fallait dire ici, contre ceux qui veulent « sauver le système de santé », que la sollicitude sanitaire de l’Etat est aussi terrible pour les prolétaires que ses défaillances, et que cette fameuse économie censée être source de tous les maux.

    Tout cela devra être précisé. Pour l’heure on se contentera de dire ce que l’utilisation de cette « fragilité » aux fins d’un retour à la normale qui est lui-même ce qui engendre et justifie ces « fragilités », nous inspire de colère et de dégoût.

    https://carbureblog.com/2020/04/16/deconfinement-selectif-et-experimentations-sanitaires-la-colere-et-le-d
    #déconfinement #confinement #France #11_mai #classes_sociales #inégalités #télétravail #santé_publique #gestion_sanitaire #défaillances #vaccin #immunité_de_groupe #immunité_collective #banlieues #expérimentation #stop_and_go #pic_épidémique #zonage_socio-sanitaire #géographie #gestion_de_la_population #pauvres #fragilité
    via @isskein et @reka

  • L’entretien de Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique avec la Repubblica. Est-ce que vous avez déjà lu ce genre de choses de sa part en France ?

    Coronavirus, lo scienziato che consiglia Macron : « Anche noi verso Fase 2 ma gli immuni sono troppo pochi, rischio recidive »
    https://www.repubblica.it/cronaca/2020/04/12/news/coronavirus_infettivologo_macron-253823225

    Se avessimo avuto una capacità giornaliera pari a 100 mila test forse avrei suggerito di agire diversamente. Non era così. Il 10 marzo la capacità della Francia era di 3 mila test al giorno. Il confinamento non era la migliore soluzione. Era la meno peggi.

    […]

    Oggi in Francia capacità giornaliera di test è salita a 30 mila al giorno. L’obiettivo è arrivare a 100 mila entro la fine del mese. La carenza iniziale ha dettato la scelta del confinamento e pesa ancora nella durata.

    […]

    Si comincia invece a sapere quanti sono i francesi immunizzati?

    «Abbiamo i primi studi sierologici e purtroppo non sono incoraggianti. Nelle zone più colpite dall’epidemia vediamo che l’immunità è intorno al 10 per cento. Da quel che so è la stessa cosa in Lombardia. E’ molto meno di quello che ci aspettavamo, e speravamo. Siamo lontanissimi da un’immunità naturale nella popolazione. Ma c’è un altro problema».

    Quale?

    «Questo virus è davvero particolare. Ci siamo accorti che la durata di vita degli anticorpi protettori contro il Covid-19 è molto breve. E osserviamo sempre più casi di recidiva in persone che hanno già avuto una prima infezione».

    Quindi nessuno è davvero protetto contro il coronavirus, neppure chi si è già ammalato?

    «Sembra così. E’ per questo che il nostro comitato non raccomanda più la patente immunitaria, una sorta di lasciapassare per chi ha avuto una prima infezione».

    […]

    Votre modèle est-il coréen?

    «Oui, mais la Corée du Sud a non seulement effectué la traçabilité sur les téléphones portables. Elle a également mobilisé 20 000 personnes qui ont enquêté et rompu les chaînes de transmission. L’innovation technologique doit s’accompagner d’efforts humains.»

    […]

    Pensa che al livello europeo si sia data la priorità alla risposta economica?

    «Purtroppo è così, e ne subiamo tutti le conseguenze. Fino a qualche giorno fa i Paesi europei litigavano tra di loro per accaparrarsi le mascherine in Cina. Abbiamo deciso il confinamento senza coordinarci tra Paesi europei. Adesso è indispensabile non ripetere lo stesso errore».

    […]

    A proposito di mascherine, perché il governo francese continua a non raccomandare di indossarle?

    «Sia l’Oms che il governo hanno faticato ad ammettere la verità, ovvero che non c’erano mascherine in quantità sufficienti per tutti. Sono convinto che le mascherine siano uno degli strumenti essenziali per uscire dal confinamento».

    Devono essere obbligatorie?

    «Qualsiasi francese dovrebbe averle e indossare se lo desidera. Oggi non è così».

    […]

    L’estate ci aiuterà?

    «Tutte le pandemie dell’ultimo secolo si sono attenuate durante la stagione estiva. Questa volta vediamo che il virus si diffonde anche in zone calde. Quindi prudenza. L’altra cosa che vediamo dalla storia delle epidemie è che bisogna prepararsi a un rimbalzo del virus in autunno».

    • #Jean-François_Delfraissy #Delfraissy #coronavirus #interview #covid-19 #phase_2 #confinement #choix #été #tests #dépistage #pénurie #récidive #immunité #anticorps #masques #Corée_du_Sud #déconfinement

      Sur l’#immunité_de_groupe :

      Abbiamo i primi studi sierologici e purtroppo non sono incoraggianti. Nelle zone più colpite dall’epidemia vediamo che l’immunità è intorno al 10 per cento.

      –-> #chiffres pas encourageants : les premières études disent que dans les zones les plus touchées, immunité autour de 10%

      #immunité_collective

      Autre élément sur le #virus :

      Ci siamo accorti che la durata di vita degli anticorpi protettori contro il Covid-19 è molto breve. E osserviamo sempre più casi di recidiva in persone che hanno già avuto una prima infezione

      –-> durée de vie des anticorps qui protègent du #covid-19 = très brève. Ils observent toujours plus de cas de #récidive de personne qui ont déjà eu une infection
      –-> du coup, le comité ne recommande plus le #passeport_immunitaire #attestation_immunitaire

      «Sia l’Oms che il governo hanno faticato ad ammettere la verità, ovvero che non c’erano mascherine in quantità sufficienti per tutti. Sono convinto che le mascherine siano uno degli strumenti essenziali per uscire dal confinamento».

      –-> L’Oms et le gouvernement ont eu du mal à admettre la vérité, à savoir qu’il n’y avait pas assez de masques pour tout le monde.

      –-------

      Et ce commentaire de Mahmoud Zureik Professeur des Universités-Praticien Hospitalier en épidémiologie et en santé publique sur twitter :

      L’entretien accordé par le Pr Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique auprès de M Macron, au journal italien La Repubblica du 12 avril est surréaliste.
      Dire sa #vérité (certes juste) en Italie et priver les français de cette vérité est incroyable !!

      https://twitter.com/Nicolas44862736/status/1250486302178521088

      ping @reka @fil

    • En Belgique, pas J-F Delfraissy mais d’autres médecins et un collectif citoyen ont adressé des questions au gouvernement belge sur le coronavirus, le confinement et les futurs vaccins.
      https://www.kairospresse.be/article/lettre-ouverte-au-gouvernement-wilmes-par-initiative-citoyenne

      Madame la 1ère Ministre, nous essayons de comprendre les mesures contradictoires et souvent contraignantes qui sont prises depuis quelques semaines, notamment par votre Gouvernement. Certes, nous n’ignorons pas les difficultés auxquelles les dirigeants du monde entier, sont confrontés. Aussi, modestement, nous espérons que nos questions participeront à trouver les meilleures solutions pour sortir démocratiquement de la crise dans laquelle nous sommes plongés.

      Nous souhaitons recevoir de votre part des réponses claires et concrètes à nos préoccupations, convaincus qu’elles sont aussi partagées par bon nombre de personnes, que ce soit le personnel soignant soumis à rude épreuve ou le simple citoyen.Constitué en 2009, à l’occasion de la grippe AH1N1, notre collectif citoyen Initiative Citoyenne, avait déjà posé une série de questions sur l’adoption d’une loi d’exception, les contours de la notion de « pandémie », ainsi que sur les implications en termes de libertés et d’information en matière de santé, que ce soit sur la maladie ou les traitements et vaccins.La publication, en 2010, du contrat secret d’achat de vaccins H1N1 entre l’Etat belge et GSK(1), ainsi que la mise en cause du rôle de l’OMS par le Conseil de l’Europe(2) avaient démontré la pertinence initiale de nos questions, de même, hélas, que les nombreux effets secondaires du vaccin H1N1 reconnus dans la littérature médicale, comme la narcolepsie(3).

      Avec la crise du coronavirus, nous assistons à une panique sans précédent à l’échelle du monde et aussi à des mesures inédites de restriction des libertés publiques, comme celles de déplacement et de rassemblement, pourtant garanties par notre Constitution.

      #vaccins #OMS

    • Alors que certains pays européens ont déjà entamé le processus de déconfinement, d’autres sont encore en pleine tourmente virale. Comment s’organiser pour donner une réponse coordonnée ? Pour tenter de le savoir, le médecin et chercheur Philippe Sansonetti est l’invité des Matins.
      https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/covid-19-ce-que-lon-sait-ce-quon-lon-ignore

      Ce mercredi, l’Union Européenne a défendu une approche coordonnée pour sortir du confinement, « indispensable » pour relancer l’économie sans mettre en péril la santé des citoyens. Elle a par ailleurs annoncé une conférence des donateurs pour financer un vaccin contre le coronavirus. Si certains ont déjà entamé le processus, comme le Danemark ou l’Autriche, d’autres planchent sur l’organisation du déconfinement : levée régionale, autorisation de reprise de certaines activités, réouverture des écoles… Face au casse-tête du déconfinement, quelle est la bonne stratégie à adopter, si tant est qu’il en existe une ? Quel rôle joue la découverte d’un vaccin dans la sortie de crise ? Quelles leçons retenir pour faire face aux virus émergents, auxquels nous faisons face depuis plusieurs décades

      # ?

  • #Essais_cliniques : quand la #science recrute ses doublures en #Afrique ou chez les #pauvres

    Alors qu’il est question sur LCI de vérifier une molécule en Afrique avant d’en faire bon usage face au Covid-19 ou que le protocole du professeur Raoult est mis en question, retour sur l’histoire des essais cliniques : quand le progrès médical faisait bombance des corps de peu d’importance.

    C’était sur LCI la semaine dernière, et la scène en a cueilli plus d’un devant le direct :

    Si je peux être provocateur, est-ce qu’on ne devrait pas faire cette étude en Afrique, où il n’y a pas de masques, pas de traitements, pas de réanimation ? Un peu comme c’est fait d’ailleurs pour certaines études sur le Sida. Chez les prostituées, on essaye des choses parce qu’on sait qu’elles sont hautement exposées et qu’elles ne se protègent pas.

    En plateau, c’est #Jean-Paul_Mira, chef de la réanimation à l’hôpital Cochin de Paris, qui prononce cette phrase. En duplex, Camille Locht, directeur de recherche à l’Inserm, acquiesce :

    Vous avez raison, on est d’ailleurs en train de réfléchir à une #étude en parallèle en Afrique.

    Soigner ou punir, pourquoi choisir ?

    L’idée n’a pas choqué ce microbiologiste parce qu’elle est banale : la #délocalisation des essais cliniques, notamment en Afrique, et/ou sur des prostituées, relève au fond d’une pratique ordinaire de la #recherche_médicale. Mais elle a heurté de nombreux spectateurs parce qu’elle embarque tout un chapelet de représentations qui ne ressortent pas seulement de l’#histoire_de_la_médecine mais aussi de l’#histoire_sociale et de l’#histoire_coloniale. Car l’histoire des essais cliniques est l’histoire d’un #rapport_de_pouvoir, et plus précisément d’un rapport profondément inégalitaire. Longtemps, c’est sur cette inégalité-là que s’est juché le progrès scientifique. A bien des égards, c’est toujours vrai.

    L’exemple des prostituées (celles qui “ne se protègent pas”), que prend le médecin sur LCI, ne vient pas de nulle part : dans l’histoire de la médecine clinique, de nombreuses expérimentations ont été pratiquées sur les travailleuses du sexe. Et souvent, de façon coercitive. Leur marginalité par rapport à la société y a souvent été pour beaucoup, au XIXe siècle, à une époque où justement l’expérimentation médicale se stabilisait. Ces femmes n’étaient pourtant pas hors la loi : ni le tout premier code pénal français (qu’on doit aux révolutionnaires, en 1791), ni celui de 1810 (qui restera en vigueur jusqu’en 1994), n’interdiront la prostitution, qui d’ailleurs est aussi pratiquée de façon ordinaire par les femmes de classes populaires, mariées ou non. Mais même si on appelait ça “le cinquième quart”, c’est-à-dire, celui qui met du beurre dans les épinards et souvent sauve le ménage de la misère, la pratique est stigmatisée par les autorités en dépit de ce que l’historienne Clyde Plumauzille appellera une “dépénalisation silencieuse”. Et c’est depuis ce stigmate-là, et aussi parce qu’elles peuvent propager les maladies, qu’on décidera régulièrement de tester sur elles des remèdes.

    A la fin des années 1820, par exemple, on décide de créer un dispensaire spécialement pour elles, géré par les médecins de la Préfecture de police, qui obligent les filles, prostituées officielles ou non (on dit "soumises" ou "insoumises"), à se faire soigner. A partir de 1836, à Paris, les filles soumises (celles qui se sont déclarées) qui pensent être touchées par des maladies vénériennes comme la syphilis n’ont plus le droit de se présenter dans aucun autre hôpital, et relèvent uniquement de l’infirmerie construite sur les flancs de la prison Saint-Lazare. Un hôpital-prison où, au passage, les médecins peuvent aussi renvoyer toutes les autres, dès lors qu’on les jugerait trop turbulentes, rappellent les historiennes Claire Barillé et Sandie Servais dans leur contribution au livre collectif Impossibles victimes, impossibles coupables.
    Un petit goût de mercure dans la tisane

    C’est dans ce cadre répressif-là que se généralisent les essais thérapeutiques sur les prostituées, sur qui l’on teste, par exemple, différents dosages de mercure. Sont-elles averties du risque inhérent aux expérimentations ? Dans sa formidable généalogie des essais cliniques et de la médecine expérimentale, Les Corps vils, parue en 2008 à La Découverte, le philosophe Grégoire Chamayou racontait qu’une véritable sédition avait eu lieu, entre ces murs parisiens où le soin et le contrôle se superposaient : les prostituées avaient découvert qu’une partie d’entre elles, à qui on administrait un simple placebo et non le traitement au mercure, pouvaient aussi guérir. Réponse de l’administration sanitaire : on inventa alors un breuvage suffisamment amer pour donner au placebo le goût du mercure, et leur faire croire ainsi qu’elles étaient toutes à la même enseigne.

    Car le consentement aux essais cliniques est une invention bien plus tardive que la pratique. C’est tout le sens du terme “corps vils”, qui traduit une locution latine centrale dans l’histoire du jargon médical : “fiat experimentum in corpore vili”, qui rappelle explicitement qu’historiquement, on a d’abord testé les médicaments sur ces “corps de peu d’importance” - mais sans toujours leur demander leur avis. Dans le même ouvrage, Chamayou rappelle que, longtemps, on s’accommodera de faire porter sur les plus pauvres, comme sur les prostituées, le risque des essais, puisqu’après tout, c’est leur mode de vie tout entier qui les exposerait à la mort :

    Le médecin ne portera pas la responsabilité d’un risque que la pauvreté leur aurait de toute façon fait courir.

    Ce rapport sacrément décomplexé à l’administration du risque sur les plus modestes vous semble à peine croyable ? On le comprend mieux si on a en tête deux éléments. D’abord, qu’on a longtemps pratiqué les premiers essais sur les suppliciés et les condamnés. Ainsi, il était très courant de voir des médecins faire le pied de grue au pied de l’échafaud en quête de corps à peine morts, prêts pour l’expérimentation. La science prenant son essor, ce seront bientôt les corps des condamnés qui seront mis à disposition, de leur vivant. Au premier chef, les condamnés à mort, mais aussi des bagnards, sur qui l’on testera par exemple au bagne de Rochefort, en Charente-Maritime, divers remèdes qu’on hésitait encore à administrer aux marins. Ces corps-là sont toujours vivants, mais déchus de leur statut social, et c’est depuis cette déchéance-là qu’on les met à disposition pour la recherche. Ils deviennent au fond profitables pour la médecine quel qu’en soit le prix, parce qu’ils n’ont plus de valeur sociale.
    Droit de guerre ou droit de... guérir ?

    Mais il faut aussi avoir en tête que les hôpitaux du XIXe siècle ne sont pas ceux qu’on connait aujourd’hui, mais d’abord des lieux d’accueil, des hospices, dédiés aux indigents. Ainsi s’installe aussi l’idée que les pauvres, dont les soins mais aussi l’inhumation, représentent une charge pour la collectivité, peuvent bien rembourser leur dette vis-à-vis de la société en soumettant leur corps à divers essais réputés nécessaires. Immoral ? Le débat s’installera à l’échelle de toute l’Europe, dès le XVIIIe siècle, et impliquera, dans le giron des Lumières, aussi bien les Encyclopédistes français qu’Emmanuel Kant. La controverse enfle ainsi, tandis qu’on découvre le principe de la vaccination qui implique d’inoculer dans certains corps la maladie à titre de test. Kant répondra par exemple qu’on n’a pas le droit de risquer la vie d’une partie de la population pour que l’autre vive. Mais bien des philosophes des Lumières estiment, eux, que le progrès de la science prime, et Grégoire Chamayou compare finalement la légitimation des expérimentations à un “droit de guerre”, quand un pouvoir politique lève une armée en masse pour sauver un pays.

    Longtemps, ces corps-là, qu’on pense d’une valeur sociale inférieure, font ainsi office de “doublures”, pour reprendre l’image, très éloquente, développée par Grégoire Chamayou dans son livre. Puis l’idée que le consentement éclairé du patient est nécessaire s’installe bon an, mal an. Si le cobaye est consentant, encore faut-il que les essais soient viables. Or la fin du XIXe siècle est aussi le moment où la recherche médicale se sophistique et se rationalise, avec la généralisation des statistiques, et des mesures qui se systématisent dans les essais (on dit notamment “métrologie”). Ce qu’on appelle “la médecine des preuves” est née, et elle implique des tests à grande échelle... et donc, des corps. La conquête coloniale viendra suppléer au manque de corps à cette échelle, et fournir une nouvelle catégorie de “doublures”. C’est dans cette histoire-là que s’enracine la réaction du médecin sur LCI : aujourd’hui, des essais sont encore pratiqués en grand nombre dans les pays en voie de développement, et notamment en Afrique.
    Les doublures africaines

    En 2015, 658 essais étaient pratiqués en Afrique, dont 280 en Egypte - qui, contre toute attente, tiendrait lieu d’eldorado justement parce que ses infrastructures de santé et ses universités y sont plutôt plus développées. Sur place, on n’en est plus aux gigantesques camps coloniaux, où la nouvelle administration coloniale faisait procéder à des tests à grande échelle dans des régions subalternes, qui correspondent aujourd’hui au Sénégal ou au Cameroun. Ces pays sont aujourd’hui indépendants. Mais leur politique sanitaire reste étroitement liée aux anciennes puissances coloniales, ou à leurs industries pharmaceutiques. Si elles sont correctement menées, c’est à dire que les populations y ont un bénéfice thérapeutique réel, ces recherches sont essentielles pour donner accès à des pays entiers à des traitements cruciaux. C’est pour ça, par exemple, qu’une chercheuse sonnait l’alerte dans Le Monde, le 3 avril, alors qu’aucun des 359 essais cliniques aujourd’hui enregistrés sur terre pour la recherche sur les traitements Covid-19 n’avait encore débuté en Afrique. Mais encore faut-il que ces recherches se déroulent dans les règles de l’art. Car, malgré une naissance aussi tardive que laborieuse, des standards ethiques existent aujourd’hui.

    La bascule remonte au procès de Nüremberg, en 1946, après quoi il sera entendu qu’on doit encadrer la recherche pour que rien ne ressemble plus à ce qui a pu se pratiquer dans les camps nazis. Dans les deux ans qui suivent, un premier squelette de charte éthique prend forme, qui débouche, six ans plus tard, sur ce qui restera comme “la déclaration d’Helsinki”.

    La Déclaration d’Helsinki date de 1964, et c’est le tout premier texte qui encadre les essais. Un texte fondateur, qui reconnaît la nécessité des expérimentations humaines “pour le progrès de la science et pour le bien de l’humanité souffrante”, et qui distingue par exemple les expérimentations menées au chevet du malade, des essais sur un non-malade, dans le but d’élargir la connaissance scientifique. L’idée du consentement du cobaye y figure noir sur blanc. Mais il ne s’agit encore que d’une charte de bonnes pratiques : aucune contrainte dans la Déclaration d’Helsinki ou dans les textes qui verront le jour dans la foulée, et qui précisent par exemple que la personne sur qui on expérimente doit avoir un intérêt. Charge, en fait, aux pays de s’en saisir pour transformer ces grands principes moraux en loi. Il faudra 24 ans en tout pour que la France y vienne : la profession médicale et les juristes sont divisés, et une part non négligeable d’entre eux sont loin d’être acquis à l’idée d’avaliser pour de bon l’expérimentation sur des sujets humains.
    1988, et la toute première loi française

    Mais en 1983, la création du Comité national d’éthique, qui prendra position en faveur des essais, paraît avoir accéléré le calendrier : la toute première proposition de loi sur les essais thérapeutiques en France est débattue en 1985 à l’Assemblée nationale. Le blocage du texte dans le champ politique montre bien toute la charge polémique qui entoure la question de l’expérimentation thérapeutique, en France, dans les années 1980. C’est finalement après un rappel à l’ordre du Conseil d’Etat que sera votée la toute première loi sur les essais : du nom des parlementaires qui la portent, ce sera la loi Huriet-Sérusclat, entrée en vigueur un 20 décembre 1988. On y trouve notamment le principe que ceux sur qui sont pratiqués les tests, qui n’ont pas de bénéfice thérapeutique direct, parce qu’ils ne sont pas malades, peuvent être indemnisés - mais pas les autres. Et aussi que les essais ne sont possibles pour toute une catégorie de personnes qu’à la condition expresse qu’elles y aient intérêt pour leur santé : ça concerne par exemple les mineurs, ou des adultes vulnérables comme les détenus et des patients en situation d’urgence.

    Un quart de siècle plus tard, de nombreuses ONG signalent que les essais cliniques ont explosé en Afrique. Même MSF fait désormais des essais sur le sol africain : les premiers essais de l’ONG sur Ebola remontent à 2014 mais dès les années 1990, on trouve dans les archives de Médecins Sans Frontières la trace d’essais liés au paludisme, avec par exemple cette explication :

    Face à l’absence de données, Médecins sans frontières (MSF) a mis en place des études cliniques afin de mesurer l’efficacité des antipaludéens et d’adapter les traitements au sein de ses missions. Entre 1996 et 2004, plus de 12 000 patients furent inclus dans 43 études réalisées dans 18 pays d’Asie et d’Afrique.

    Comme ici, il s’agit parfois de tester, sur place, des pathologies spécifiques, qui séviraient dans certains pays, et pas dans d’autres. Mais pas toujours. Il arrive aussi qu’une firme pharmaceutique délocalise son expérimentation parce que c’est parfois jusqu’à cinq fois moins cher de mener des essais dans un pays africain qu’en Europe. Et aussi parce que la loi Huriet-Sérusclat ne contraint pas les industriels qui délocalisent leurs essais, même lorsqu’il s’agit de laboratoires français ? Et qu’on prendrait bien des libertés sous les tropiques vis à vis de ces principes éthiques dont l’ébauche fut si tardive en France ? Il est caricatural, et souvent carrément faux, d’imaginer qu’on ferait n’importe quoi dans ce nouveau far west de l’innovation thérapeutique. Des protocoles existent, qui montrent que l’éthique n’a pas tout bonnement disparu quelque part au dessus du Détroit de Gibraltar. Et en 1981, un texte international, resté comme “la Déclaration de Manille”, avait complété celle d’Helsinki, en précisant les conditions des essais cliniques dans les pays en voie de développement.
    Asymétrie Nord-Sud

    Malgré tout, le rapport Nord-Sud en matière d’essais reste marqué par une forte asymétrie. Ainsi, plusieurs scandales, dont certains se sont soldés par des actions en justice, montrent que bien des protocoles peuvent se révéler plus laxistes une fois les essais menés à l’étranger. Par exemple, pour tout ce qui concerne le bénéfice des traitements : quand on voit le tarif de commercialisation de bien des molécules, ou encore les maladies pour lesquelles on procède à des tests, on peut douter parfois que la balance des bénéfices et des risques soit toujours favorables aux populations qui se prêtent aux tests. Jean-Philippe Chippaux est médecin et directeur de recherche à l’IRD, l’Institut de recherche pour le développement. Dans un ouvrage éclairant qui date de 2004, et disponible par ici, ce chercheur de terrain, qui a longtemps travaillé depuis Dakar, concluait qu’il y avait urgence à ce que “les Africains s’approprient le concept de l’essai clinique pour répondre à leurs besoins spécifiques de santé publique”. Il rappelait à cette occasion la dimension infiniment politique des essais cliniques. C’était vrai au XVIIIe siècle lorsqu’au pied de l’échafaud, la science faisait bombance des corps des suppliciés ramenés au rang d’objet. Mais c’est toujours vrai à présent qu’il s’agit de géopolitique sanitaire :

    L’essai clinique apparaît comme un instrument incontournable de l’indépendance sanitaire. Car, au-delà de cette appropriation, la finalité de la pratique d’essais cliniques dans les pays africains est bien de susciter une capacité locale permettant d’y décider, réaliser, surveiller et exploiter en toute indépendance les recherches cliniques. Cela nécessite une compétence technique et une maîtrise politique, donc financière, de la recherche et de la santé.

    L’essai thérapeutique comme une émancipation plutôt qu’une double peine ? L’idée a quelque chose de rassérénant tant la lecture de la généalogie de Grégoire Chamayou, Les Corps vils, est édifiante. Mais elle rend encore plus décisive la question du consentement des sujets de l’expérimentation. Or, de ce point de vue-là, c’est peu dire que les garanties ne sont pas équivalentes selon que l’essai a lieu sur le sol français ou, par exemple, au Cameroun. Un essai sur le VIH s’est déroulé sur place entre 2004 et 2005, qui ciblait plus particulièrement 400 prostituées. Objet de l’essai à l’époque : un antiviral du nom de "Tenofovir", qui sera commercialisé en France à partir de février 2002. Mais avant sa mise sur le marché, il avait fallu le tester. Or Act-up avait révélé que, non seulement, les femmes camerounaises qui faisaient partie de la cohorte sous placebo étaient insuffisamment protégées. Mais que, de surcroît, elles étaient très nombreuses parmi toutes celles impliquées dans l’étude du laboratoire Gilead, à avoir signé en pensant qu’on allait leur administrer un vaccin. Et pour cause : le protocole écrit, auquel on leur avait donné furtivement accès, était en anglais. Or, pour la plupart, ces femmes étaient illettrées, et surtout, francophones.

    Le consentement de ces femmes n’était donc pas réel. Leur situation paraît d’autant plus asymétrique qu’en France, au contraire, bien des candidats aux essais cliniques doivent au contraire faire carrément acte de candidature. Contrairement aux travaux sur le don du sang, il existe peu d’enquêtes sociologiques sur les essais thérapeutiques. Mais il existe un travail passionnant, signé du politiste Olivier Filleule. Pour une journée d’études en 2015 (qui donnera lieu à l’ouvrage collectif Recrutement-engagement dans des essais cliniques en prévention, sous la direction de Mathilde Couderc et Caroline Ollivier-Yaniv, également en ligne et en acces libre par ici), le chercheur, spécialiste de l’engagement, a passé au crible les lettres de motivation envoyées par 4259 candidats, entre 1991 à 2001, pour des essais vaccinaux sur le VIH. Il a cherché à comprendre non seulement qui se proposait de participer à de tels essais, non rémunérés (et pourquoi), mais aussi qui était retenu.

    Et on prend bien la mesure, en lisant Olivier Filleule, combien un protocole en bonne et due forme, ici, en France, implique non seulement une information au cordeau des volontaires, à qui on exposera clairement les coûts de l’engagement ou les risques encourus. Mais aussi un tri des motivations des candidats, que les promoteurs des essais avertissent par exemple du “caractère illusoire de rétributions pouvant être espérées”. On découvre ainsi au tamis de son enquête qu’un certain nombre des candidats, notamment du côté des hommes, plaçaient beaucoup d’espoir dans l’idée qu’ils pouvaient se faire d’un partenariat privilégié avec les chercheurs au bénéfice de la science. Pas sûr que c’était ce qu’entendaient ces deux médecins sur LCI, début avril, sur fond d’épidémie de Covid 19.

    https://www.franceculture.fr/societe/essais-cliniques-quand-la-science-recrute-ses-doublures-en-afrique-ou-
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