• Coronavirus: Singapore’s migrant workers remain segregated, weeks after new cases among them dropped to near zero | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/southeast-asia/article/3130225/coronavirus-singapores-migrant-workers-remain-segregated

    Coronavirus: Singapore’s migrant workers remain segregated, weeks after new cases among them dropped to near zero. Most workers remain confined to their dormitories, only able to mix with the wider community on ‘essential errands’ after requesting permission. The government is concerned that, until vaccination is widespread, dormitories remain potential sites for a fresh outbreak

    #Covid-19#migrant#migration#singapour#sante#travailleurmigrant#segregation#dortoir#vaccination#etranger

  • Covid-19 : cinq questions sur l’application TousAntiCovid-Carnet, première étape vers le #pass_sanitaire
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/covid-19-cinq-questions-sur-l-application-tousanticovid-carnet-premiere

    Avec cette nouvelle fonctionnalité de l’application TousAntiCovid, la France se conforme aux demandes de l’Union européenne, qui a demandé aux Etats d’avoir mis en place un système de ce genre d’ici le 17 juin. « Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du certificat européen, nous travaillons en coordination avec l’UE », assure Cédric O. L’objectif est de permettre une « opérabilité des systèmes » de chaque pays européen. « A terme, il serait logique que les résultats certifiés deviennent obligatoires pour voyager au sein de l’Union européenne », explique Cédric O.

    L’UE doit mettre en place d’ici fin juin un sésame destiné à faciliter les déplacements des Européens pouvant attester qu’ils ont été vaccinés contre le Covid-19, qu’ils ont passé un test PCR ou antigénique rapide ou qu’ils sont immunisés après avoir été infectés. Le pass sanitaire européen « ne sera pas déclaratif » et nécessitera par exemple une prise de sang pour assurer de l’immunité acquise, a affirmé le commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton. Le document concerna « tout le monde », y compris les enfants, mais restera « volontaire ».

    Le projet du pass sanitaire est évoqué depuis des mois en France et doit permettre la levée progressive des restrictions de déplacements et l’accès à certains lieux et événements. « Olivier Véran et moi-même avons déjà dit que le pass sanitaire n’était pas envisagé pour des applications quotidiennes tel qu’aller au restaurant ou dans un commerce, a rappelé Cédric O. Des questions peuvent légitimement se poser pour des événements un peu différents qui rassemblent énormément de personnes comme les concerts, les festivals, les salons professionnels. Cela fait encore l’objet de discussions gouvernementales. »

    La #vaccination couplée à l’application #TousAntiCovid nous permettra de « vivre avec le virus » ...

  • B.1.617, le variant « double mutant » qui effraie l’Inde et se propage déjà dans le monde | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/207503/b1617-variant-double-mutant-covid-19-inde

    Ce drôle de nom sorti tout droit d’un film de science-fiction, le B.1.617 le doit à une caractéristique particulière. « Ce variant contient deux mutations spécifiques, appelées E484Q et L452R », décrit dans The Wire Gautam I. Menon, professeur à l’Université Ashoka de Sonipat et à l’Institut des sciences mathématiques de Chennai. Ce sont donc deux mutations du virus qui se rejoignent en une, pour former un nouveau variant du coronavirus. Et ce n’est pas une bonne nouvelle.

    D’un côté, la mutation L452R, détectée dans le variant californien, rend le virus plus transmissible tout en étant davantage résistant aux #vaccins. De l’autre, la mutation E484Q, qui serait similaire à la mutation E484K observée dans les variants sud-africain et brésilien et qui pourrait également réduire l’efficacité des vaccins (des études sont en cours). D’après le ministère de la Santé indien, ces mutations réunies pour la première fois confèrent au variant B.1.617 « un échappement immunitaire et une infectivité accrue ». Bref, c’est du costaud.

    Autre inquiétude sur la détectabilité de ce recombinant : selon L’Obs, un grand nombre de cas ne sont plus décelés par les tests PCR et nécessitent des scans. Le saignement du nez serait un signe d’infection.

    Responsable de la seconde vague ?

    Le terme de seconde vague est presque un euphémisme : c’est un véritable tsunami qui s’abat sur l’#Inde en ce moment. Les cas de Covid-19 flambent dans presque tous les États du pays et plus de 150.000 nouveaux cas par jour en moyenne ont été recensés cette dernière semaine. À titre de comparaison, au pic de la première vague, le pays comptabilisait un peu moins de 100.000 nouveaux cas par jour. Avec un total de près de 13,9 millions d’infections au Covid-19, l’Inde compte désormais le deuxième plus grand nombre de cas au monde, devant le Brésil.

    De multiples facteurs expliquent cette résurgence du virus en Inde depuis le mois de janvier. Outre un relâchement notable des gestes barrières combiné à la réouverture de tous les magasins et lieux publics, les nouveaux variants seraient les principaux fautifs. « Que la circulation des nouveaux variants potentiellement plus infectieux soit responsable du pic de cas après janvier 2021 semble de plus en plus incontournable », estime le professeur Gautam I. Menon.

    Le « double mutant » serait en cause. Le 24 mars, le ministère de la Santé du pays rapportait que 15 à 20% des PCR réalisés dans l’État du Maharashtra concernent le variant indien, B.1.617. Ce dernier serait ainsi responsable de l’augmentation de 55% des cas dans cet État où se trouve la ville de Mumbai, qui vient tout juste de se confiner pour quinze jours.
    En plus du « double mutant », plusieurs nouvelles souches du virus se propagent sur le territoire, notamment le variant du Kent. Le « scénario catastrophe » qu’a exposé Gautam I. Menon il y a quelques jours, soit « la combinaison de réinfections étendues avec une ou plusieurs nouvelles souches se propageant plus rapidement », semble peu à peu se profiler.

    #covid-19 #B.1.617 #B1617

  • « C’est un cauchemar » : en Inde, New Delhi reconfinée face à la flambée de l’épidémie de Covid-19
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/19/c-est-un-cauchemar-en-inde-new-dehli-reconfinee-face-a-la-flambee-de-l-epide

    Le directeur du All India Institute of Medical Sciences (AIIMS), le plus grand hôpital de Delhi, Randeep Guleria, demande trois mesures immédiates : la création de zones de confinement, l’interdiction des foules et le renforcement de la vaccination. « Nous aurions dû être plus vigilants. Nous savions que des variants [du Covid-19] circulaient dans le monde. Ce n’était qu’une question de temps avant que les souches ne soient trouvées en Inde… Nous avons été complaisants », a t-il déclaré sur une chaîne de télévision indépendante, NDTV.Tout le pays est débordé par la deuxième vague. L’Inde a enregistré dimanche 273 810 infections et 1 619 morts et a dépassé le cap des 15 millions d’infections et des 178 769 morts depuis le début de l’épidémie.
    Les chiffres sont impressionnants, mais sont loin de donner une idée exacte de l’ampleur des contaminations, en raison de l’éloignement des campagnes, mais aussi de la volonté de certains dirigeants de minimiser l’épidémie. La presse indienne s’est fait l’écho de plusieurs cas troublants dans différents Etats où les données officielles de décès ne correspondent pas à l’explosion du nombre de personnes incinérées. (...)
    L’investissement du premier ministre et de son ministre de l’intérieur, Amit Shah, apparaît totalement décalé par rapport à la crise sanitaire que traverse le pays. Les deux alliés continuent à rassembler des milliers de personnes, qui font fi des normes de sécurité et de distanciation physique. Samedi, Narendra Modi s’est même réjoui devant ses sympathisants de réunir une foule inédite de partisans. L’opposition de droite comme de gauche crie à la « négligence », à « l’impréparation ». Elle pointe la responsabilité du chef de gouvernement qui, lors de la première vague, a mis à genou l’économie et ignoré le sort de millions de migrants en imposant un confinement extrême et qui, lors de la deuxième vague, beaucoup plus grave, préfère battre les estrades.
    Le premier ministre s’est résigné à demander aux hindous qui célèbrent la Kumbh Mela à Haridwar, un pèlerinage géant dans l’Himalaya, de le faire de manière « symbolique ». L’injonction arrive trop tard : Haridwar, où des millions de dévots se sont pressés pour se baigner dans le Gange, est devenu un super-propagateur du virus.
    En l’absence de mesures de confinement, on voit mal comment l’Inde pourra briser la chaîne des transmissions. Le pays vaccine – 122 millions de doses ont été administrées – mais, rapporté à son 1,3 milliard d’habitants, les efforts sont très insuffisants. L’Inde a atteint seulement 9 % de sa population, quand le Royaume-Uni, avec 42 millions de doses administrées, a vacciné 63 % de ses habitants, et les Etats-Unis, avec 205 millions de doses, a pu faire bénéficier la moitié de sa population de plus de 18 ans d’au moins une dose de vaccin.
    L’ancien premier ministre, Manmohan Singh, est sorti de sa réserve, dimanche, pour appeler M. Modi à intensifier la vaccination et donner plus de souplesse aux gouvernements des Etats pour décider des catégories prioritaires.

    #Covid-19#migrant#migration#inde#sante#travailleurmigrant#deplacementinterne#perlerinage#vaccination#transmission

  • Covid-19 en France : l’application TousAntiCovid intégrera bientôt les certificats de tests et de vaccination
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/18/covid-19-en-france-l-application-tousanticovid-va-certifier-les-tests-et-la-

    Les certifications de tests et de vaccination bientôt disponible sur TousAntiCovid. TousAntiCovid, l’application de suivi des malades du Covid-19, va intégrer un carnet permettant de prouver le résultat positif ou négatif d’un test de détection du virus, puis de certifier l’état vaccinal, a annoncé, dimanche, le gouvernement dans une invitation à la presse.
    « TousAntiCovid-Carnet, dont l’expérimentation débute ces prochains jours, vise à stocker sous forme numérique [dans l’application] et de manière sécurisée [une] preuve de test négatif ou positif certifiée et, demain, une attestation certifiée de vaccination », est-il précisé, alors que le dispositif doit être présenté lundi. « La France s’engage dès maintenant dans l’expérimentation de la fonctionnalité TousAntiCovid-Carnet lors des vols à destination de la Corse et des outre-mer », annonce le gouvernement, qui souhaite ensuite étendre le procédé aux déplacements vers les pays de l’Union européenne.

    #Covid-19#migrant#migration#france#UE#sante#passeportvaccinal#frontiere#circulation#vaccination#test

  • Selbstverwaltung: Schnelltests aus der Kooperative (nd aktuell)
    https://www.neues-deutschland.de/artikel/1150854.selbstverwaltung-schnelltests-aus-der-kooperative.html

    16.04.2021, Von Jürgen Vogt - Vor fünf Jahren ging Roux-Ocefa pleite. Doch das war nicht das Ende von Argentiniens bedeutendstem Pharmaunternehmen. Heute betreiben es über 100 Beschäftigte in Selbstverwaltung.

    Ruhe statt Großstadthektik herrscht in der Straße Piedra Buena im Südwesten von Argentiniens Hauptstadt Buenos Aires. Nur wenige Autos sind unterwegs, an der Bushaltestelle stehen vier, fünf Wartende. Vor dem Gebäude des ehemaligen Pharmaunternehmens Roux-Ocefa wird der Gehweg gefegt. Im Architekturstil des vergangenen Jahrhunderts zieht sich dessen Außenfassade die Straße entlang. Gegenüber glänzt der Neubau des Ministeriums für soziale Entwicklung aus Glas und Stahl. An der Straßenecke beginnt eine der vielen Armensiedlungen der Stadt.

    Edith Pereyra wartet am Werkstor. 2018 hatten 50 Beschäftigte das Unternehmen in Eigenregie übernommen. Edith Pereyra gehörte dazu. Seither ist sie die Leiterin der Produktion. Seit Mai 1983 arbeitet sie bereits bei Roux-Ocefa. Angefangen hatte sie als Fabrikarbeiterin. »Für mich war das damals eine Riesensache, angestellt zu werden bei einem Unternehmen mit solch einem Prestige, wie es Roux-Ocefa hatte«, sagt sie. Nicht im Traum hatte die heute 56-Jährige damals daran gedacht, dass sie einmal die Produktionsleiterin sein würde, in einer Kooperative und in derselben Firma. »Allerdings, der Betrieb war immer mein zweites Zuhause«, sagt sie.

    Die Ruhe von draußen setzt sich drinnen fort. Die Fußwege sind lang, das Gelände weitläufig, die Gebäude hoch. In der Umkleide liegen die Schutzanzüge bereit. Der Raum ist eng. Vorsichtig, nicht mit dem Ellenbogen gegen die Wand stoßen. Klein ist auch das angrenzende Labor. Leise summt dort die Klimaanlage. »Temperatur und Luftfeuchte müssen immer gleich sein«, sagt Pereyra. An einer quadratischen Maschine werkelt sie mit einem Plastikstäbchen. »Sieht aus wie ein Schwangerschaftstest«, lacht sie. Es ist ein Schnelltest für Antikörper bei einer möglichen Infektion mit dem Coronavirus. Drei Tage dauert der Fertigungsprozess, bis der kleine Stab fertig und in der Verpackung eingeschweißt ist.

    Das Werk in der Straße Piedra Buena ist eines von zwei Standorten. Der andere ist fünf Kilometer entfernt in der Straße Medina. 1935 hatte Julián Augusto Roux die Serumfabrik Roux-Ocefa gegründet. 1912 war der in Paris geborene Roux nach Buenos Aires gekommen. Im Laufe der Jahre entwickelte sich die Fabrik zum bedeutendsten Pharmaunternehmen Argentiniens. Auf den beiden fußballplatzgroßen Werksgeländen waren zeitweise bis zu 500 Menschen beschäftigt. Über 100 Medikamente oder medizinische Vorprodukte wurden hier hergestellt, auch für den Export. 1975 starb der Gründer. Die Firma blieb im Familienbesitz.

    Plötzlich kam kein Lohn mehr

    Vor dem Werk in der Straße Medina wartet Bruno Di Mauro. Die Außenfassade ähnelt der des Werkszwillings in der Straße Piedra Buena. Verschlungen ist der Weg zum kleinen Büro des Vorsitzenden der Cooperativa de Trabajo Farmacoop. »An diesem Standort sind die Verwaltung und die Qualitätskontrolle«, sagt Di Mauro auf den Weg nach oben, vorbei an vielen leer stehenden Räumen. »Hier sind wir maximal zehn Beschäftigte. In Piedra Buena ist die Produktion und die Logistik, dort arbeiten mehr.«

    Als Laborassistent hatte er bei Roux-Ocefa angefangen. Heute ist der 30-Jährige der Vorsitzende der Arbeitskooperative Farmacoop. »Die Alten erzählen, dass alles vor etwa zehn Jahren begann: weniger Produktion, schlechte Wartung, keine Ersatzteile, alles wurde nur noch notdürftig repariert«, sagt er. Dann blieben Ende 2015 die Löhne aus und das Unternehmen häufte Schulden an. Ein Jahr später konnte es die Verbindlichkeiten von rund 50 Millionen Dollar nicht mehr bedienen und meldete Konkurs an, schildert Di Mauro den Abstieg des Traditionsunternehmens.

    »Ja, auf einmal kam der Lohn nur noch in Raten oder gar nicht«, bestätigt Edith Pereyra. »Zusatzleistungen wie Weihnachtsgeld wurden ganz gestrichen, Beschäftigte ohne Abfindungen entlassen.« Die Arbeitenden widersetzten sich und schlugen die Gründung einer Genossenschaft vor. Doch die Gewerkschaftsvertretung präsentierte einen Investor, der den Betrieb übernehmen sollte. Als sich schließlich alle Beschäftigten auf der Straße vor den Werkstoren wiederfanden, spaltete sich die Belegschaft. Der größere Teil wollte mit einem neuen Investor weitermachen, den die Gewerkschaft vorgeschlagen hatte. Doch statt zu investieren, wurde mit dem Leerräumen der Fabrik begonnen.

    »Zu fünft hatten wir hier unten vor dem Werkstor in einem Zelt angefangen Wache zu halten«, erzählt Bruno Di Mauro. Mal waren es 20, mal 30 Kolleg*innen. Zwei Jahre verharrten sie in wechselnden Schichten im Zelt auf dem Gehweg vor dem Tor, um »aufzupassen, dass sie nicht die Maschinen wegschleppen«. Unterstützung erfuhren sie von den Nachbarn im Stadtviertel. Die Gewerkschaft wandte sich komplett ab. Um finanziell mehr schlecht als recht durchzuhalten, wurden Solidaritätsfestivals organisiert. Schließlich gründeten sie eine Kooperative und nahmen das juristische Tauziehen auf, um wieder ins Werk zu kommen.

    »Für mich war der rechtliche Teil das Schwierigste«, erinnert sich Edith Pereyra an die Zeit im Zelt. »Für einfache Arbeitende öffnen sich die Türen bei Justitia nicht von alleine.« Ende 2019 erhielten sie vom Konkursrichter die Erlaubnis, das Werk wieder betreten zu dürfen. Der Richter folgte dem 2011 reformierten Konkursgesetz, wonach Kooperativen als Fortführung eines Unternehmens Vorrang vor dessen Auflösung haben. »Es war eine emotionale Achterbahnfahrt, als wir das erste Mal wieder das Werksgelände betraten.« Vieles war zerstört: eingerissene Wände, Löcher in den Fußböden und Decken, Maschinen fehlten. Doch statt zu resignieren, begannen sie, den ganzen Schutt wegzuräumen.

    »Das Schwierigste war, Pharmazeuten und Chemiker davon zu überzeugen, in einem wiedererlangten Betrieb zu arbeiten«, benennt Di Mauro das für ihn größte Hindernis. »Um als Pharmaunternehmen zugelassen zu sein, brauchten wir staatlich anerkannte Fachkräfte.« Ende April 2020 erhielten sie die vorläufige Genehmigung für die Nutzung beider Werke. »Als hätte jemand reinen Sauerstoff in unseren Kampf gepumpt, es war Freude pur«, sagt Di Mauro. Endlich konnten sie die bei der Arzneimittelbehörde anhängigen Genehmigungsverfahren abschließen.

    100 Euro pro Monat

    Eigentümerin der beiden Standorte ist die Kooperative nicht, aber ihr gehören die Nutzungsrechte für das Firmengelände mit allem, was darauf steht. Und sie besitzt die Markenrechte und Produkte der ehemaligen Roux-Ocefa. Angefangen wurde mit 50 Mitgliedern, heute gehören der Kooperative etwas mehr als 100 Mitglieder an. Das Gesetz verlangt die Wahl eines Vorsitzenden, eines Sekretärs und eines Schatzmeisters. »Dem Gesetz ist damit Genüge getan, die Entscheidungen treffen wir auf den Mitgliederversammlungen«, sagt Pereyra.

    Alle erhalten den gleichen Lohn. Der ist das Gegenteil von üppig, umgerechnet knapp 100 Euro im Monat. Dazu kommen monatlich 100 Euro Soziallohn, der vom Ministerium für soziale Entwicklung zugezahlt und den Kooperativen gewährt wird. Wie sie damit über die Runde kommt? Pereyra hebt und senkt die Schultern. »Was ist die Alternative?«, fragt sie.

    Argentinien steckt in der Dauerkrise. Sozialversicherte Arbeitsplätze sind ein rares Gut, und die Pandemie hat alles nur noch verschlimmert. Um satte zehn Prozent ist die Wirtschaftsleistung im vergangenen Jahr eingebrochen. Stattdessen wuchs die Informalität, stieg die Inflationsrate und breitete sich die Armut weiter aus. Ende Dezember lebten 42 Prozent der rund 45 Millionen Argentinier*innen unterhalb der Armutsgrenze, gab die Statistikbehörde vor wenigen Tagen bekannt. Als Teil einer Kooperative um den Erhalt des Arbeitsplatzes zu kämpfen, ist in einem Land mit einem fragilen sozialen Netz eine vernünftige Alternative.

    Nächster Schritt: Arzneimittel

    Nadia Álvarez ist bereits beim Aufräumen. Die 22-Jährige ist für das Abfüllen von Handgel mit Alkohol zuständig. Für heute ist das Produktionssoll erfüllt. Álvarez ist seit einem Jahr bei der Kooperative, ihre Mutter war Gründungsmitglied. Das in Argentinien viel verwendete Desinfektionsmittel und die Schnelltests sind gegenwärtig die wichtigsten Standbeine des Betriebs. Seit Beginn der Corona-Pandemie ist die Nachfrage nach dem Gel kräftig gestiegen, und bei Farmacoop konnten sie sofort in die Produktion und Vermarktung einsteigen.

    Für die Kooperative ist die Pandemie dennoch eine zweischneidige Sache. »Wir hatten alles fertig. Dann kam das Virus, alles wurde gestoppt und liegt seither auf Eis«, sagt Di Mauro. Das Ziel bleibt die Herstellung von Medikamenten. Zwei Projekte sind weit fortgeschritten: die Wiederaufnahme der Produktion der in Argentinien legendären Handcreme Auqualane sowie des Nasensprays Nasilon. »Labore und Fertigungsanlagen sind komplett eingerichtet«, bestätigt Produktionsleiterin Edith Pereyra. »Was jetzt noch fehlt, sind die Zulassungsbescheinigungen der Arzneimittelbehörde. Dann sind wir weltweit das erste wiedererlangte Pharmaunternehmen, das Arzneimittel herstellt.«

    #travail #Argentine #sydicalisme #autogestion #médicaments #vaccin

  • Covid-19 : Emmanuel Macron réaffirme l’objectif de « lever les restrictions début mai »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/04/18/covid-19-macron-reaffirme-l-objectif-de-lever-les-restrictions-debut-mai_607

    Le 31 mars, Emmanuel Macron avait annoncé aux Français le retour du confinement pour une durée de quatre semaines. Le chef de l’Etat a confirmé, dimanche 18 avril, que la réouverture du pays ne serait pas reportée malgré une situation sanitaire toujours tendue, avec plus de 35 000 nouveaux cas recensés samedi et près de 5 900 malades dans les services de réanimation des hôpitaux. « Nous allons progressivement lever les restrictions début mai », a déclaré M. Macron dans un entretien accordé à l’émission « Face the Nation », sur la chaîne de télévision américaine CBS.
    Cet engagement intervient alors que des doutes émergent au sommet de l’Etat sur la possibilité de commencer à rouvrir dès la mi-mai certains lieux accueillant du public, conformément aux promesses présidentielles. La menace des variants dits « brésilien » et « sud-africain » du SARS-CoV-2 a en effet poussé le gouvernement à élargir et à durcir les mesures de restriction contre les voyageurs en provenance de certaines zones à risque. De quoi assombrir la perspective des prochaines semaines.
    Ce contexte n’empêche pas Emmanuel Macron de se montrer positif quant à la possibilité de revoir des touristes américains fouler le sol français dès cet été. Le président de la République a ainsi assuré à CBS que le passeport sanitaire dont l’Union européenne (UE) espère se doter en juin serait « proposé » aux citoyens des Etats-Unis « lorsqu’ils ont décidé de se faire vacciner ou avec un test PCR négatif ». Cette avancée, selon lui, serait rendue possible par les progrès accomplis sur le Vieux Continent en matière de vaccination. (...)
    Afin de contrer les variants qui circulent aujourd’hui en Amérique latine et en Afrique du Sud, le gouvernement a annoncé, samedi, un renforcement des contrôles aux frontières françaises. Le variant brésilien, dit P1, inquiète en particulier les autorités en raison de sa supposée plus grande résistance aux vaccins. Une quarantaine obligatoire de dix jours sera désormais requise pour tous les voyageurs arrivant du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud. Ces derniers devront présenter à leur arrivée un test PCR négatif de moins de trente-six heures, ou bien un test négatif de moins de soixante-douze heures couplé à un test antigénique négatif de moins de vingt-quatre heures. Des mesures qui concernent également la Guyane.
    A l’exception du Brésil, qui voit sa liaison aérienne avec la France suspendue jusqu’au 23 avril, les vols en provenance de ces pays ne seront néanmoins pas interdits. « D’autres pays pourront être concernés par ces mesures sur la base des critères identifiés par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies », a précisé Matignon dans un communiqué. Des discussions doivent avoir lieu à ce sujet en début de semaine.

    #Covid-19#migrant#migration#france#bresil#guyane#chili#argentine#etatsunis#sante#circulation#test#vaccination#passeportsanitaire#quarantaine#variant

  • SARS-CoV-2 seropositivity and subsequent infection risk in healthy young adults : a prospective cohort study - The Lancet Respiratory Medicine
    https://www.thelancet.com/journals/lanres/article/PIIS2213-2600(21)00158-2/abstract

    Réinfection possible chez les jeunes adultes. Formes asymptomatiques ou légères dans la totalité des cas. Charge virale en moyenne 10 fois moindre que celle des primo-infectés sans que l’on sache si cela est suffisant pour éviter la #transmission.

    This analysis was performed as part of the prospective #COVID-19 Health Action Response for Marines study (CHARM). CHARM included predominantly male US Marine recruits, aged 18–20 years, following a 2-week unsupervised quarantine at home. After the home quarantine period, upon arrival at a Marine-supervised 2-week quarantine facility (college campus or hotel), participants were enrolled and were assessed for baseline SARS-CoV-2 IgG seropositivity, defined as a dilution of 1:150 or more on receptor-binding domain and full-length spike protein ELISA. Participants also completed a questionnaire consisting of demographic information, risk factors, reporting of 14 specific COVID-19-related symptoms or any other unspecified symptom, and brief medical history. SARS-CoV-2 infection was assessed by PCR at weeks 0, 1, and 2 of quarantine and participants completed a follow-up questionnaire, which included questions about the same COVID-19-related symptoms since the last study visit. Participants were excluded at this stage if they had a positive PCR test during quarantine. Participants who had three negative swab PCR results during quarantine and a baseline serum serology test at the beginning of the supervised quarantine that identified them as seronegative or seropositive for SARS-CoV-2 then went on to basic training at Marine Corps Recruit Depot—Parris Island. Three PCR tests were done at weeks 2, 4, and 6 in both seropositive and seronegative groups, along with the follow-up symptom questionnaire and baseline neutralising antibody titres on all subsequently infected seropositive and selected seropositive uninfected participants (prospective study period).

    Findings

    Between May 11, 2020, and Nov 2, 2020, we enrolled 3249 participants, of whom 3168 (98%) continued into the 2-week quarantine period. 3076 (95%) participants, 2825 (92%) of whom were men, were then followed up during the prospective study period after quarantine for 6 weeks. Among 189 seropositive participants, 19 (10%) had at least one positive PCR test for SARS-CoV-2 during the 6-week follow-up (1·1 cases per person-year). In contrast, 1079 (48%) of 2247 seronegative participants tested positive (6·2 cases per person-year). The incidence rate ratio was 0·18 (95% CI 0·11–0·28; p<0·001). Among seropositive recruits, infection was more likely with lower baseline full-length spike protein IgG titres than in those with higher baseline full-length spike protein IgG titres (hazard ratio 0·45 [95% CI 0·32–0·65]; p<0·001). Infected seropositive participants had viral loads that were about 10-times lower than those of infected seronegative participants (ORF1ab gene cycle threshold difference 3·95 [95% CI 1·23–6·67]; p=0·004). Among seropositive participants, baseline neutralising titres were detected in 45 (83%) of 54 uninfected and in six (32%) of 19 infected participants during the 6 weeks of observation (ID50 difference p<0·0001).

    Interpretation

    Seropositive young adults had about one-fifth the risk of subsequent infection compared with seronegative individuals. Although antibodies induced by initial infection are largely protective, they do not guarantee effective #SARS-CoV-2 neutralisation activity or immunity against subsequent infection. These findings might be relevant for optimisation of mass #vaccination strategies.

    #réinfection

  • Le géant indien des vaccins demande à Biden de mettre fin à l’embargo sur ses matières premières
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_le-geant-indien-des-vaccins-demande-a-biden-de-mettre-fin-a-l-embargo-su

    Le patron du plus grand fabricant mondial de vaccins, basé en Inde, s’est adressé directement vendredi au président américain Joe Biden sur Twitter pour lui demander de mettre fin à un embargo sur les exportations de composants.

    La méthode peu courante adoptée par Adar Poonawalla, patron du Serum Institute (SII), l’un des principaux fournisseurs des pays en voie de développement, souligne la gravité des difficultés que rencontrent ces pays pour s’approvisionner en vaccins anti-Covid.

    « Respecté Président, si nous voulons sincèrement nous unir dans le combat contre ce virus, au nom de l’industrie de la vaccination à l’extérieur des Etats-Unis, je vous demande humblement de supprimer l’embargo sur l’exportation de produits de base, afin que la production de vaccins puisse augmenter », a-t-il tweeté.

    Il n’y a pas eu de réponse immédiate sur Twitter de Joe Biden. . . . . .
    #covid #coronavirus #vaccins #pénurie organisée #inde #usa #biden

  • How New Mexico Became the State With the Highest Rate of Full Vaccinations - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/04/14/us/new-mexico-covid-vaccines.html

    New Mexico, which has one of the highest poverty rates in the U.S., is a vaccination pacesetter thanks to decisive political decisions, homegrown technology and cooperation.More than 57 percent of New Mexico’s adult population has received at least one dose of the vaccine. And nearly 38 percent of adults are fully vaccinated, a higher rate than in any other state.
    ALBUQUERQUE — Despite having one of the highest poverty rates in the country, New Mexico is surging past states with far more resources in the race to achieve herd immunity against the coronavirus.After New Mexico put into motion one of the most efficient vaccine rollouts in the United States, more than 57 percent of its adult population has now received at least one dose of the vaccine, according to the Centers for Disease Control and Prevention. New Hampshire is the only state with a higher vaccination rate. Nearly 38 percent of New Mexico adults are fully vaccinated, more than any other state.
    The feat is providing some relief in a state where Hispanic and Native American residents — groups that have been among the hardest hit by the coronavirus — together account for 60 percent of the population. Going into the pandemic with a dearth of financial resources compared with richer states, and vulnerabilities like having fewer hospital beds per capita than nearly every other state, the authorities in New Mexico saw the vaccine as their most powerful weapon to stave off an even more harrowing crisis.
    Infectious-disease experts attribute New Mexico’s vaccine success to a combination of homegrown technological expertise, cooperation between state and local agencies and a focus by elected officials on combating the virus.Since vaccines began rolling out in December, new cases of the coronavirus in New Mexico have plunged to fewer than 200 a day from nearly 2,000. Deaths have declined to fewer than five a day from an average of more than 35. In the state’s nursing homes and assisted-care facilities, the average number of deaths each day has fallen from 10 to fewer than one.“New Mexico’s foundational health disparities compel us to think differently than some other states with regard to pandemic response,” Ms. Lujan Grisham said in a statement. “I fully believe New Mexico can be the first state to reach herd immunity and be the first to begin operating in the new post-pandemic ‘normal’ the right way, the safe way.”
    Before vaccines began getting administered last year, Ms. Lujan Grisham mobilized the New Mexico National Guard and Civil Air Patrol, whose pandemic-related missions include operating a large vaccine distribution center in Albuquerque and staffing drive-through testing sites. From the start, the authorities have made both the Pfizer and Moderna vaccines available in roughly equal proportions across the state, accounting for a large majority of doses administered so far.

    In devising its vaccine distribution plan many months ago, the health department also turned to Real Time Solutions, a small software company in Albuquerque. While other states adopted piecemeal registration approaches, resulting in chaotic rollouts, Real Time set up a centralized vaccine portal for all residents to sign up for shots.Big challenges persist during a pandemic, including the threat of new variants and disparities in vaccine acceptance in some communities. According to the health department, Hispanics and African-Americans in New Mexico remain less likely to get the vaccine than Anglos, as non-Hispanic whites are known in the state. (...)But Native Americans in New Mexico, who have endured some of the most severe rural outbreaks during the pandemic, are getting the vaccine at close to the same rate as Anglos in the state. In some instances, tribal nations have done such a thorough job of vaccinating their own citizens that they have begun administering doses to people from neighboring communities, providing another boost to New Mexico’s overall vaccination rate.Health experts say somewhere between 70 to 90 percent of people in a society need to be vaccinated to arrive at herd immunity, a situation in which most of a population is immune to an infectious disease, providing indirect protection to those who are not immune. With less than 40 percent of its residents fully vaccinated, New Mexico still has a long road ahead to reach that point.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#nouveaumexique#vaccination#sante#inegalite#race#systemesante#communuaute#minorite

  • Hong Kong coronavirus: unvaccinated, locally based cargo flight crews can skip quarantine if flying from ‘low-risk’ countries | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/transport/article/3129618/hong-kong-coronavirus-unvaccinated-locally-based-cargo

    exclusive | Hong Kong coronavirus: unvaccinated, locally based cargo flight crews can skip quarantine if flying from ‘low-risk’ countries
    New rules demand though that they remain segregated from local community while overseas; fully vaccinated aircrews, meanwhile, will be allowed to bypass isolation without that conditionCrews from destinations deemed ‘very high risk’, including Britain and the Philippines, will not be exempted even if they have had two jabs
    Why is Hong Kong’s coronavirus ‘vaccine bubble’ plan already drawing flak?
    Hong Kong’s latest efforts to incentivise coronavirus vaccinations have proved unpopular with some.
    Covid-19 contagion among vaccinated individuals is still being studied but the likelihood of post-vaccination spreading is likely to be reduced.
    Hong Kong will allow locally based, unvaccinated cargo flight crews to skip quarantine if they have stayed in six Asia-Pacific countries deemed lower risk, while fully vaccinatedaircrews will also be allowed to bypass isolation, the Post has learned.The new policy, seen in a document obtained by the Post, was revealed hours after the government on Wednesday night tightened criteria for banning flights as well as entry rules for passengers from high-risk countries where new coronavirus
    variants have been identified.

    #Covid-19#migrant#migration#honkong#grandebretagne#philippines#vaccination#circulation#bulledevoyage#risqueepidemique

  • New Zealand suspends travel from India after jump in Covid-19 cases | New Zealand | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/apr/08/new-zealand-suspends-travel-from-india-after-jump-in-covid-19-cases
    https://i.guim.co.uk/img/media/45a0ccc2dd20f57e4a37538ccc129c36ae47a651/0_305_4836_2902/master/4836.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    NZ Prime Minister Jacinda Ardern Announces Plans For COVID Travel Bubble With AustraliaWELLINGTON, NEW ZEALAND - APRIL 06: Prime Minister Jacinda Ardern speaks to media during a press conference at Parliament on April 06, 2021 in Wellington, New Zealand. Prime Minister Jacinda Ardern announced that quarantine-free travel between New Zealand and Australia will start on Monday 19 April. The travel bubble will aid economic recovery by safely opening up international travel between the two countries while continuing to pursue a COVID-19 elimination strategy.
    New Zealand has temporarily suspended entry for all travellers from India, including its own citizens, for about two weeks following a high number of positive coronavirus cases arriving from the South Asian country.
    The move comes after New Zealand recorded 23 new positive coronavirus cases at its border on Thursday, of which 17 were from India.
    “We are temporarily suspending entry into New Zealand for travellers from India,” the prime minister, Jacinda Ardern, said in a news conference in Auckland.India is battling a deadly second wave of Covid-19 with daily infections this week passing the peak of the first wave seen last September.
    How New Zealand’s Covid success made it a laboratory for the world
    The suspension will start on 11 April and will be in place until 28 April. During this time the government will look at risk management measures to resume travel.“I want to emphasise that while arrivals of Covid from India has prompted this measure, we are looking at how we manage high risk points of departure generally. This is not a country specific risk assessment,” Ardern said.New Zealand has virtually eliminated the virus within its borders, and has not reported any community transmission locally for about 40 days.But it’s been reviewing its border settings as more people with infections arrive in New Zealand, the majority from India.Ardern said the rolling average of positive cases has been steadily rising and hit 7 cases on Wednesday, the highest since last October.New Zealand on Thursday also reported one new locally infected case in a worker who was employed at a coronavirus managed isolation facility. The 24-year-old was yet to be vaccinated.The travel suspension came just two days after New Zealand announced it would be launching a trans-Tasman travel bubble with Australia on 19 April.

    #Covid-19#migrant#migration#nouvellezelande#inde#sante#frontiere#circulation#vaccination

  • Pfizer profite de la pandémie pour augmenter le prix de son vaccin (et s’en vante) | korii.
    https://korii.slate.fr/biz/vaccin-covid-19-pfizer-profite-pandemie-augmenter-prix-vaccin-bourse-pro

    Initialement négocié à 12 euros la dose en novembre 2020, le #vaccin #Pfizer avait finalement été acheté à 15,50 euros par l’Union européenne. Selon Borissov, la dose devrait nous coûter à l’avenir 19,50 euros.

    La facture finale risque donc d’être salée. « 19,50 euros pour 900 millions (de doses) coûteront près de 18 milliards d’euros à l’UE », calcule-t-il, avertissant les gouvernements européens qu’il leur faudra réviser à la hausse leur budget vaccination.

    Et encore, il ne s’agit peut-être que d’un début, les négociations n’étant pas terminées, souligne le site Business AM. Par comparaison, AstraZeneca s’est engagé à délivrer son vaccin à prix coûtant, soit 1,78 euro la dose, comme l’avait fait fuiter en décembre dernier la secrétaire d’État au Budget belge Eva De Bleeker. Le vaccin de Pfizer va donc revenir 11 fois plus cher que celui de son concurrent anglo-suédois.

    #spéculation #covid19 #santé #big_pharma

  • Pfizer demande à Israël de payer ses doses sous peine de perdre ses avantages Time of Israel

    Une querelle entre Netanyahu et Gantz retarderait l’approbation du budget nécessaire pour acheter de nouveaux vaccins : "Nous ne sommes pas des philanthropes", aurait dit la firme.

    Pfizer menacerait de retarder de nouvelles livraisons de vaccins au sein de l’État juif en raison d’un retard de paiement, et la firme aurait averti que l’État juif pourrait se retrouver dans la file d’attente si les versements nécessaires n’étaient pas faits, a fait savoir vendredi la Douzième chaîne.

    Pfizer avait indiqué, lundi dernier, avoir terminé ses livraisons de vaccins à Israël dans le cadre de son accord initial, ajoutant que l’entreprise était en pourparlers concernant des approvisionnements supplémentaires à destination de l’État juif.

    « La compagnie travaille actuellement avec le gouvernement israélien pour réactualiser les dispositions de l’accord dans le but de fournir des vaccins supplémentaires au pays. Les livraisons vont être réadaptées tant que cet accord restera en cours de négociation », avait déclaré Pfizer à l’agence Reuters.

    Mais un retard de paiement aurait entraîné un avertissement sévère de la part de l’entreprise.

    La Douzième chaîne a indiqué que la firme avait mis en garde Israël cette semaine, faisant savoir que si les paiements n’étaient pas honorés, alors les doses seraient envoyées ailleurs. Un responsable aurait déclaré au ministère de la Santé israélien que « nous ne sommes pas des philanthropes ».

    Des avertissements similaires ont été lancés par Moderna.

    Israël et Pfizer avaient conclu un accord sur l’achat de vaccins au mois de novembre. La compagnie pharmaceutique, ainsi que son partenaire BioNTech, avaient ainsi livré à Israël un nombre non précisé de doses et le ministère des Finances avait expliqué avoir déboursé la somme de 2,6 milliards de shekels.

    Israël veut acquérir 36 millions de doses supplémentaires, a noté Reuters.

    Ces vaccins seront destinés aux #enfants – une fois qu’ils seront considérés comme éligibles – et pour les piqûres de rappel des Israéliens. Le responsable de la lutte contre le coronavirus au sein de l’État juif, Nachman Ash, avait déclaré dimanche dernier qu’il pensait qu’Israël pourrait commencer à vacciner les enfants au cours des prochaines semaines.

    Pfizer a demandé vendredi l’autorisation Des États-Unis pour vacciner les jeunes de 12 à 15 ans.

    Source : https://fr.timesofisrael.com/pfizer-demande-a-israel-de-payer-ses-doses-sous-peine-de-perdre-se

    #covid #Israel #Pfizer #vaccins #BioNTech #argent #gros_sous

  • #Covid-19. Pfizer augmente encore le prix de son #vaccin... et ce n’est pas fini
    https://www.estrepublicain.fr/sante/2021/04/13/pfizer-augmente-encore-le-prix-de-son-vaccin-et-ce-n-est-pas-fini

    Au mois de mars, deux dirigeants du laboratoire Pfizer parlaient déjà de cette hausse, la justifiant non pas par les variants, mais par « les conditions » du « #marché ».

    « Si vous regardez comment la demande actuelle et les #prix actuels sont déterminés, il est clair qu’ils ne sont pas déterminés par ce que j’appellerais les conditions normales du marché : ils sont déterminés par la situation de pandémie dans laquelle nous nous trouvons et par les besoins des gouvernements de se procurer des doses auprès de divers fournisseurs de vaccins », avait alors déclaré le directeur financier de Pfizer, Frank D’Amelio.

    Le directeur n’avait pas caché que le laboratoire pourrait également profiter du jeu de l’offre et de la demande, du point de vue notamment « des prix ». Frank D’Amelio ne niait alors pas que les prix des doses de Pfizer allaient pouvoir augmenter. Les discussion au sein de l’#UE ne sont pas encore terminées, mais cette hausse du prix est fort probable.

    ##politique #union_européenne

  • Covid-19 dans le monde : l’Allemagne durcit sa loi pour pouvoir imposer des restrictions sur tout le territoire
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/13/coronavirus-dans-le-monde-le-royaume-uni-remplit-son-objectif-pour-la-vaccin


    A Dresde, en Allemagne, le 12 avril.
    JENS SCHLUETER / AFP

    En Allemagne, durcissement de la loi anti-Covid et couvre-feux

    Le gouvernement allemand a approuvé, mardi, un durcissement de sa loi lui permettant d’imposer des restrictions harmonisées sur tout le territoire pour mieux combattre la pandémie de Covid-19. Cette loi confère à l’Etat des pouvoirs accrus face aux régions, avec lesquelles les tensions s’étaient multipliées. Jusqu’ici, les mesures de lutte contre le coronavirus ont été décidées laborieusement entre le gouvernement et les Länder, compétents en matière sanitaire en vertu du fédéralisme allemand.
    Ce projet, qui doit encore être ratifié par le Bundestag, prévoit que si l’incidence, qui mesure les infections sur une semaine, est supérieure à 100 pendant trois jours, l’Etat fédéral imposera des couvre-feux nocturnes, la réduction des contacts entre personnes privées ou encore la fermeture de magasins jugés non essentiels, a annoncé la chancellerie.

  • Pour les sans-abri et dans les hébergements d’urgence, une vaccination contre le Covid-19 lente et compliquée
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/04/13/pour-les-sans-abri-et-dans-les-hebergements-d-urgence-une-vaccination-contre

    Pour les sans-abri et dans les hébergements d’urgence, une vaccination contre le Covid-19 lente et compliquée. Les autorités aimeraient accélérer la cadence avec le vaccin Johnson & Johnson, nécessitant une seule injection. Cependant, l’entreprise américaine a annoncé mardi vouloir retarder le déploiement de son produit en Europe, qui était initialement prévu le 19 avril.Comment la stratégie vaccinale mise en place par le gouvernement prend-elle en compte les personnes les plus éloignées des services de santé ? Comment s’organise plus précisément la prise en charge des personnes sans domicile fixe, celles vivant dans des centres d’hébergement d’urgence ou dans des habitats collectifs ? Parmi elles, enfin, qu’en est-il des personnes en situation irrégulière, notamment pour celles qui ne bénéficient d’aucune couverture sociale ?Au ministère des solidarités et de la santé, on reconnaît un sujet « compliqué », à l’heure où le nombre de doses reste limité et où leur mode de conservation et d’administration entrave la prise en charge des populations les plus vulnérables. En octobre 2020, Médecins sans frontières (MSF) publiait les résultats d’une enquête épidémiologique menée en Ile-de-France, avec Epicentre et l’Institut Pasteur, démontrant une surexposition au virus dans les « lieux de regroupements de personnes en grande précarité ». Parmi eux, différentes formes d’hébergements sociaux collectifs, des endroits où la promiscuité est inévitable et la distanciation sociale impossible.
    Sur les deux foyers de travailleurs migrants étudiés entre le 23 juin et le 2 juillet 2020, l’enquête montre qu’entre 82 % et 94 % des résidents avaient été exposés au Covid-19 et développé des anticorps. En outre, au sein des dix centres d’hébergement d’urgence étudiés – soit 543 résidents – une personne sur deux était positive au Covid-19 au moment de l’enquête.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Vaccin anti-Covid : « Une majorité des bénéficiaires est issue des classes les plus aisées et ne représente pas la population la plus vulnérable »
    Début décembre, à l’approche du lancement de la campagne de vaccination, des réunions ont été organisées au ministère des solidarités et de la santé, en présence de plusieurs associations. « Il y a eu une écoute attentive », estime Corinne Torre, de MSF. Une première question d’ordre technique a été évacuée, avec la possibilité, pour les personnes sans papiers ne bénéficiant pas de l’aide médicale d’Etat, de se voir attribuer un numéro de Sécurité sociale provisoire.« C’est un principe évident pour le gouvernement : toutes les personnes qui se trouvent en France, quelle que soit leur situation administrative, peuvent se faire vacciner gratuitement », explique-t-on au ministère de la santé. Plusieurs parlementaires, rassemblés par le député (Libertés et Territoires) des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert, ont adressé un courrier au ministre de la santé, Olivier Véran, pour réclamer la mise en place d’un indicateur régulier visant à préciser le nombre de personnes sans papiers ayant reçu une injection.Selon quels critères la vaccination de l’ensemble des publics précaires est-elle organisée ? « L’âge et la comorbidité », répond le ministère, ce qui implique de suivre le même calendrier vaccinal que celui qui s’impose au reste de la population. « On regrette que nos publics ne soient pas prioritaires », souligne Bruno Morel, directeur général d’Emmaüs Solidarité. L’association gère notamment des maraudes, des accueils de jour et des centres d’hébergement. « Il s’agit de personnes qui vivent parfois à la rue et qui sont fragiles face au risque épidémique », poursuit-il. Seuls les résidents des foyers de travailleurs migrants âgés de 60 ans et plus ont été éligibles à la vaccination de façon prioritaire.
    Pour l’heure, néanmoins, même pour les personnes d’ores et déjà éligibles, l’accès au vaccin reste extrêmement compliqué. Selon leur situation, elles se retrouvent face à plusieurs difficultés voire impossibilités : l’accès à l’information, la prise de rendez-vous sur Doctolib, la venue dans un centre de vaccination…« Certaines personnes ont beaucoup de défiance vis-à-vis des autorités, ce qui implique de faire une sensibilisation particulière », rapporte Corinne Torre. Des supports de communication ont notamment été créés par Santé publique France et traduit en vingt-trois langues. Au sein des structures gérées par Emmaüs Solidarité, des séances en visioconférence animées par des médecins bénévoles ont été organisées.

    #Covid-19#migrant#migration#france#travailleurmigrant#sante#vaccination#SDF#foyertravailleur#risqueepidemique#senibilisation

  • Covid-19 : l’Inde débordée par la deuxième vague
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/12/covid-19-l-inde-debordee-par-la-deuxieme-vague_6076501_3244.html

    Covid-19 : l’Inde débordée par la deuxième vague

    Le pays a enregistré dimanche près de 170 000 cas supplémentaires de Covid-19. Sous la menace de reconfinements locaux, les travailleurs migrants fuient à nouveau les villes.
    Bombay a retrouvé ses allures de ville morte samedi 10 et dimanche 11 avril. Une vision surréaliste pour la capitale commerciale de l’Inde, 21 millions d’habitants, qui paraissait avoir tourné la page du Covid-19 en février, avec une circulation automobile redevenue quasi normale et des bidonvilles aussi grouillants que d’ordinaire.Face aux ravages de la deuxième vague épidémique, au moment où ils se résignaient à leur premier week-end de reconfinement total, les habitants de la mégapole ont appris que leur enfermement allait en réalité durer jusqu’à fin avril.
    Après avoir longtemps tergiversé, la coalition réunissant le Shiv Sena (extrême droite) et deux partis de gauche à la tête de la région, l’Etat du Maharashtra (123 millions d’habitants), a fini par se résoudre à la solution la plus radicale. Le système de santé est complètement débordé. Les hôpitaux refusent des patients, en l’absence de respirateurs artificiels et de lits disponibles en réanimation. Plus de 63 000 contaminations sont actuellement dépistées quotidiennement au Maharashtra, soit environ 40 % des nouveaux cas de Covid-19 repérés chaque jour en Inde, dont 10 000 rien qu’à Bombay.
    Le confinement était d’autant plus inévitable que la ville souffre d’une pénurie de vaccins. Les deux tiers de ses cent vingt centres de vaccination ont été obligés de garder portes closes tout le week-end. Lundi matin, ils ont commencé à rouvrir lentement, l’agglomération ayant été réapprovisionnée momentanément en Covishield, le vaccin d’AstraZeneca produit dans les laboratoires du Serum Institute of India de Pune, à trois heures de route de là.
    La recrudescence de cas positifs est en train de se généraliser à l’ensemble du sous-continent. New Delhi a dépassé le record de la première vague, avec plus de 11 491 tests positifs lundi. La courbe nationale des contaminations n’est plus exponentielle, elle est quasiment verticale. Entre le 1er et le 11 avril, le nombre de nouveaux cas quotidiens est passé de 72 000 à près de 170 000. Mardi 13 avril, le bilan cumulé de l’épidémie s’établissait à 13,6 millions de cas détectés (l’Inde passe ainsi devant le Brésil) et à 172 289 morts.L’effet boomerang est violent pour Narendra Modi. Le premier ministre nationaliste s’était aventuré à dire au creux de l’hiver qu’il avait sauvé l’Inde du désastre, que le pays était un exemple pour le monde. Le sous-continent enregistrait alors à peine plus de 9 000 cas quotidiens. Son message a été délétère, les Indiens ont baissé la garde, tombé le masque et oublié l’impératif de distanciation sociale. Le voilà maintenant conduisant, en vidéo, réunion de crise sur réunion de crise, avec les exécutifs de tous les Etats et territoires de l’union indienne.
    La gestion de la situation sanitaire n’a jamais été aussi erratique. Le Maharashtra et ses voisins, le Chhattisgarh et le Madhya Pradesh, ont opté pour le reconfinement, le territoire de Delhi, le Pendjab, l’Uttar Pradesh et le Karnataka pour un couvre-feu nocturne et des restrictions de toutes sortes. Désormais, dans la capitale, les bus, les cinémas, les théâtres devront réduire de 50 % leur capacité d’accueil. Les quelques écoles qui avaient rouvert ont de nouveau fermé leurs portes. Des mesures disparates, à l’efficacité douteuse et qui ajoutent à la confusion.Malgré la fulgurance de l’épidémie, le premier ministre et son fidèle lieutenant, le ministre de l’intérieur Amit Shah, sillonnent les Etats, le Bengale-Occidental notamment, où les électeurs sont appelés aux urnes pour renouveler les assemblées régionales, tenant des meetings géants devant des milliers de militants agglutinés sans masque.
    Les autorités laissent par ailleurs se tenir le pèlerinage de la Kumbh Mela, qui a démarré en janvier. Des millions d’hindous prévoyaient de s’immerger dans le Gange à Haridwar, au pied de l’Himalaya, lundi 12 et mercredi 14 avril.Dans l’opposition, les voix s’élèvent pour conspuer la gestion de l’épidémie par le gouvernement. Les Etats fédérés dirigés par l’opposition, onze sur vingt-huit, accusent le Parti nationaliste hindou (BJP) au pouvoir au niveau fédéral de distribuer les vaccins en priorité dans les régions qui lui sont favorables, ce que le ministre de la santé, Harsh Vardhan, dément formellement. Le chef de l’opposition, Rahul Gandhi, a écrit à M. Modi pour demander un moratoire sur les exportations, sous-entendant que le premier ministre s’est fait de la « publicité » au détriment des Indiens, en distribuant des millions de vaccins aux pays voisins. Les envois à l’étranger se sont taris depuis la fin mars mais en trois mois, l’Inde a tout de même exporté 64,5 millions de doses d’AstraZeneca.(...)
    Le scientifique met aussi en garde contre la sous-évaluation du nombre de décès. « Toutes les preuves systématiques que nous avons recueillies, basées sur des millions de recherches de contacts, montrent que les taux de létalité en Inde ne sont pas différents de ceux des autres pays. Tous ces mythes sur l’exception indienne laissent penser que l’épidémie est moins grave qu’aux Etats-Unis alors qu’ils sont tout simplement faux. » La seule différence tient à la jeunesse de la population. Signe de la gravité de la situation : l’Inde a approuvé, lundi 12 avril, l’utilisation du vaccin russe Spoutnik V, en plus des deux vaccins produits sur son sol, l’AstraZeneca de l’université d’Oxford et le Covaxin de la société Bharat Biotech. L’annonce a été faite par le Fonds russe d’investissement direct, quelques heures après qu’un groupe d’experts indiens s’est prononcé pour son utilisation. La veille, le gouvernement indien avait interdit, en urgence, l’exportation de l’antiviral Remdesivir, utilisé pour traiter les patients atteints du Covid 19, malgré son efficacité contestée. Le ministère de la santé a indiqué que la hausse des infections a entraîné un « bond soudain de la demande » de ce produit.
    C’est dans ce contexte extrêmement anxiogène que l’Inde revit un autre cauchemar : celui des migrants pris au piège des restrictions de déplacement et du blocage de l’activité économique. Ces derniers jours, à Bombay comme à Delhi, la main-d’œuvre peu ou pas qualifiée a recommencé à fuir vers ses campagnes d’origine par bus et par train.
    L’an dernier, entre mars et juin 2020, lorsqu’un confinement national brutal avait été imposé au pays, au moins 2,6 millions de travailleurs migrants s’étaient retrouvés à la rue, selon l’Organisation internationale du travail. Un million d’entre eux avaient dû rejoindre leur village à pied ou à vélo, parcourant parfois plus d’un millier de kilomètres sous une chaleur accablante. Mais d’après les calculs du ministère de la formation professionnelle publiés en février 2021, ce sont en fait 6,7 millions de gens qui auraient été alors forcés à l’exode.Le centre de recherches américain Pew Research évalue à 75 millions le nombre d’Indiens ayant plongé en 2020 sous le seuil de pauvreté, avec au mieux 2 dollars (1,68 euro) par jour pour vivre.
    A la gare routière Anand Vihar de Delhi, samedi, des hommes et des femmes chargés de sacs lourds et de bidons attendaient des bus ou des trains. « Je rentre dans le Madhya Pradesh pour essayer de gagner de l’argent avec la saison des mariages », explique un père de famille ouvrier du bâtiment dans la capitale. Hoshiyar, 32 ans, était employé dans un restaurant à Bombay. Il a quitté la ville avant le confinement, rejoint Delhi en train pour attraper un bus pour l’Uttarakhand, où il a laissé sa femme et sa fille. Le futur proche s’annonce difficile, car il a travaillé à peine quelques mois depuis le confinement du printemps 2020.

    #Covid-19#migrant#migration#inde#travailleurmigrant#sante#confinement#deplacementinterne#retour##restrictionsanitaire#vaccination

  • Covid-19 : malgré une vaccination massive, l’épidémie est hors de contrôle au Chili
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/11/au-chili-l-epidemie-est-hors-de-controle-malgre-une-vaccination-massive_6076

    Selon une récente étude réalisée par l’université du Chili, la vaccination affiche, dans le pays, 56,5 % d’efficacité face aux nouvelles contaminations, deux semaines après l’administration de la seconde dose. Après l’injection de la première dose, l’efficacité se révèle quasiment nulle : 3 %. Or, moins d’un quart de la population a tendu le bras aux deux injections. La vaccination n’est, cependant, pas un mirage. « Les courbes de personnes âgées malades ont baissé, ce sont maintenant les 50-70 ans, qui n’ont pas encore complété leur schéma vaccinal, qui sont plus gravement malades », souligne Gabriel Cavada. La tendance est reflétée au sein des hospitalisations, et ces plus jeunes patients, davantage résistants, occupent plus longtemps les soins intensifs. Cette donnée démographique explique la tension vécue actuellement par les hôpitaux, mais aussi, peut-être en partie, le nombre de morts, réduits de moitié en moyenne durant la première semaine d’avril, en comparaison du pic du mois de juin 2020. Au Chili, près de 24 000 personnes sont mortes après avoir contracté le Covid-19.
    « On peut par ailleurs estimer qu’il existe une circulation du variant brésilien, beaucoup plus contagieux », déclare Gabriel Cavada, en l’absence d’un séquençage officiel qui permette d’établir précisément la prévalence de cette mutation. Certains experts ont émis l’hypothèse d’une mutation chilienne du virus, non établie pour l’instant. « Ce qui est certain, c’est que le pays a trop tardé à [suspendre ses vols] avec le Brésil », déplore l’épidémiologiste, relevant comment le désastre sanitaire brésilien devient un fardeau régional. Sans les restrictions nécessaires, le virus s’y réplique avec une plus grande rapidité, augmentant ses chances de muter, avant de s’immiscer dans les pays voisins.

    #Covid-19#migrant#migration#chili#bresil#vaccination#variant#restrictionsanitaire#crisesanitaire#circulation#frontiere

  • Vaccine Passports Could Unlock World Travel and Cries of Discrimination - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/04/09/world/europe/vaccine-passports-virus-issues-legal-ethical.html

    LONDON — For Aruba, a Caribbean idyll that has languished since the pandemic drove away its tourists, the concept of a “vaccine passport” is not just intriguing. It is a “lifeline,” said the prime minister, Evelyn Wever-Croes.
    Aruba is already experimenting with a digital certificate that allows visitors from the United States who tested negative for the coronavirus to breeze through the airport and hit the beach without delay. Soon, it may be able to fast-track those who arrive with digital confirmation that they have been vaccinated. “People don’t want to stand in line, especially with social distancing,” Ms. Wever-Croes said in an interview this week. “We need to be ready in order to make it hassle-free and seamless for the travelers.”
    Vaccine passports are increasingly viewed as the key to unlocking the world after a year of pandemic-induced lockdowns — a few bytes of personal health data, encoded on a chip, that could put an end to suffocating restrictions and restore the freewheeling travel that is a hallmark of the age of globalization. From Britain to Israel, these passports are taking shape or already in use.

    But they are also stirring complicated political and ethical debates about discrimination, inequality, privacy and fraud. And at a practical level, making them work seamlessly around the globe will be a formidable technical challenge.

    The debate may play out differently in tourism- or trade-dependent outposts like Aruba and Singapore, which view passports primarily as a tool to reopen borders, than it will in vast economies like the United States or China, which have starkly divergent views on civil liberties and privacy.
    The Biden administration said this week that it would not push for a mandatory vaccination credential or a federal vaccine database, attesting to the sensitive political and legal issues involved. In the European Union and Britain, which have taken tentative steps toward vaccine passports, leaders are running into thorny questions over their legality and technical feasibility.
    Vaccine Passports: What Are They, and Who Might Need One?
    The concept of documenting vaccinations is being taken to new levels of sophistication, and experts predict that electronic verification will soon become commonplace. And in Japan, which has lagged the United States and Britain in vaccinating its population, the debate has scarcely begun. There are grave misgivings there about whether passports would discriminate against people who cannot get a shot for medical reasons or choose not to be vaccinated.
    Still, almost everywhere, the pressure to restart international travel is forcing the debate. With tens of millions of people vaccinated, and governments desperate to reopen their economies, businesses and individuals are pushing to regain more freedom of movement. Verifying whether someone is inoculated is the simplest way to do that.
    ImageAdministrating a vaccine to a patient in London. In the European Union and Britain, leaders are running into thorny questions over the legality and technical feasibility of vaccine passports.“There’s a very important distinction between international travel and domestic uses,” said Paul Meyer, the founder of the Commons Project, a nonprofit trust that is developing CommonPass, a scannable code that contains Covid testing and vaccination data for travelers. Aruba was the first government to sign up for it.“There doesn’t seem to be any pushback on showing certification if I want to travel to Greece or Cyprus,” he said, pointing out that schools require students to be vaccinated against measles and many countries demand proof of yellow fever vaccinations. “From a public health perspective, it’s not fair to say, ‘You have no right to check whether I’m going to infect you.’”
    CommonPass is one of multiple efforts by technology companies and others to develop reliable, efficient systems to verify the medical status of passengers — a challenge that will deepen as more people resume traveling.At Heathrow Airport in London, which is operating at a fraction of its normal capacity, arriving passengers have had to line up for hours while immigration officials check whether they have proof of a negative test result and have purchased a mandatory kit to test themselves twice more after they enter the country.Saudi Arabia announced this week that pilgrims visiting the mosques in Mecca and Medina during the Muslim holy month of Ramadan would have to show proof on a mobile app of being “immunized,” which officials defined as having been fully vaccinated, having gotten a single dose of a vaccine at least 14 days before arrival, or having recovered from Covid.In neighboring United Arab Emirates, residents can show their vaccination status on a certificate through a government-developed app. So far, the certificate is not yet widely required for anything beyond entering the capital, Abu Dhabi, from abroad.Few countries have gone farther in experimenting with vaccine passports than Israel. It is issuing a “Green Pass” that allows people who are fully vaccinated to go to bars, restaurants, concerts and sporting events. Israel has vaccinated more than half its population and the vast majority of its older people, which makes such a system useful but raises a different set of questions.With people under 16 not yet eligible for the vaccine, the system could create a generational divide, depriving young people of access to many of the pleasures of their elders. So far, enforcement of the Green Pass has been patchy, and in any event, Israel has kept its borders closed.So has China, which remains one of the most sealed-off countries in the world. In early March, the Chinese government announced it would begin issuing an “international travel health certificate,” which would record a user’s vaccination status, as well as the results of antibody tests. But it did not say whether the certificate would spare the user from China’s draconian quarantines.
    Nor is it clear how eager other countries would be to recognize China’s certificate, given that Chinese companies have been slow in disclosing data from clinical trials of their homegrown vaccines.Singapore has also maintained strict quarantines, even as it searches for way to restart foreign travel. Last week, it said it would begin rolling out a digital health passport, allowing passengers to use a mobile app to share their coronavirus test results before flying into the island nation. Like China, Singapore has not said whether that would be enough to avoid quarantine. The heavy focus on international travel points up another inconsistency in the use of passports: between those who can afford to travel freely overseas and those who continue to live under onerous restrictions at home.Free movement across borders is the goal of the European Union’s “Digital Green Certificate.” The European Commission last month set out a plan for verifying vaccination status, which would allow a person to travel freely within the bloc. It left it up to its 27 member states to decide how to collect the health data.

    That could avoid the pitfalls of the European Union’s vaccine rollout, which was heavily managed by Brussels and has been far slower than that in the United States or Britain. Yet analysts noted that in data collection, there is a trade-off between decentralized and centralized systems: the former tends to be better at protecting privacy but less efficient; the latter, more intrusive but potentially more effective.For some countries, the legal and ethical implications have been a major stumbling block to domestic use of a passport. As Prime Minister Justin Trudeau of Canada put it last month, “There are questions of fairness and justice.”And yet in Britain, which has a deeply rooted aversion to national ID cards, the government is moving gingerly in that direction. Prime Minister Boris Johnson last week outlined broad guidelines for a Covid certificate, which would record vaccination status, test results, and whether the holder had recovered from Covid, which confers a degree of natural immunity for an unknown duration.
    “Would we rather have a system where no one can go to a sports ground or theater?” said Jonathan Sumption, a former justice on Britain’s Supreme Court, who has been an outspoken critic of the government’s strict lockdowns. “It’s better to have a vaccine passport than a blanket rule which excludes these pleasures from everybody.”

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#canada#sante#vaccination#passeportvaccinal

  • HCR - Le HCR appelle à garantir un accès équitable aux vaccins contre le Covid-19 pour les réfugiés
    https://www.unhcr.org/fr/news/press/2021/4/606d7d52a/hcr-appelle-garantir-acces-equitable-vaccins-contre-covid-19-refugies.html

    Le HCR appelle à garantir un accès équitable aux vaccins contre le Covid-19 pour les réfugiés. A l’occasion de la Journée mondiale de la santé, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, appelle à une action internationale concertée et à la solidarité pour garantir un accès équitable aux vaccins contre le Covid-19, y compris pour les réfugiés, les déplacés internes et les apatrides.Le HCR est encouragé par le fait que 153 Etats ont déjà adopté des stratégies de vaccination qui incluent les réfugiés. Toutefois, dans de nombreuses régions à travers le monde, la vaccination est confrontée à de vastes défis, notamment du fait de l’inégalité en termes de disponibilité des vaccins et de capacité des systèmes de santé. « Les déséquilibres flagrants observés dans le partage des vaccins entre les États sont contre-productifs et dépourvus de perspective à long terme. Une approche du type ‘mon pays d’abord’ ne peut tout simplement pas fonctionner face à une pandémie qui ignore les frontières », a déclaré le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi.
    Une vingtaine de pays ont déjà commencé à vacciner les réfugiés au même titre que leurs citoyens. Parmi les exemples récents, la Serbie et le Népal ont emboîté le pas à d’autres États, comme le Rwanda et la Jordanie.
    « Nous félicitons ces pays pour leur dévouement et leur leadership exemplaires. En incluant les réfugiés au sein de leurs programmes de vaccination, ils atténuent les risques liés à l’exclusion et à la discrimination », a déclaré Filippo Grandi. Ces risques comptent notamment les conséquences sur la situation générale de la santé publique, l’accès limité aux services ou la restriction de la liberté de mouvement.Le HCR reste attaché aux principes de répartition mis en œuvre dans le cadre de l’initiative COVAX – le mécanisme mondial visant à garantir que les personnes qui en ont le plus besoin bénéficient de la vaccination contre le Covid-19.Environ 85% des réfugiés dans le monde sont accueillis dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, qui sont confrontés à des difficultés financières et à des systèmes de santé fragiles. Ces nations, qui accueillent généreusement la majorité des réfugiés, ont besoin d’un soutien accru pour répondre aux besoins sanitaires urgents de leurs ressortissants et des réfugiés, notamment en matière de vaccination contre le Covid-19.
    Le HCR travaille en étroite collaboration avec les gouvernements, les autorités sanitaires nationales et d’autres partenaires pour aider à lutter contre les effets dévastateurs de la pandémie de Covid-19. Le HCR a intégré la plupart de ses plans de prévention et de lutte contre le Covid-19 dans le cadre de son Appel global 2021, mais l’organisation a d’urgence besoin de 455 millions de dollars supplémentaires pour répondre aux besoins complémentaires. L’agence a déjà reçu des contributions et des engagements de soutien financier qui totalisent seulement 13 pour cent de son appel pour la prévention et la lutte contre le Covid-19.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#UNHCR#vaccination#inclusion#COVAX#refugie

  • « Le pari sur le vaccin Spoutnik V aurait pu réussir. Ce qui lui a manqué définit les limites du poutinisme »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/04/07/le-pari-sur-spoutnik-v-aurait-pu-reussir-ce-qui-lui-a-manque-definit-les-lim

    Le vaccin russe contre le Covid-19 paraissait bien parti. L’hubris, la faiblesse industrielle et la méfiance en ont décidé autrement.

    Chronique. Le 4 octobre 1957, un signal sonore émis toutes les quatre-vingt-seize minutes au-dessus des Etats-Unis figea les savants américains : l’Union soviétique (URSS) venait de gagner la première manche de la course à l’espace. Le satellite Spoutnik 1 était le premier jamais lancé en orbite – et c’est Moscou qui avait réalisé l’exploit. En pleine guerre froide, Nikita Khrouchtchev marquait un point dont, en matière de propagande, personne ne pouvait sous-estimer la valeur.

    Les Russes aiment l’histoire et Vladimir Poutine vénère l’URSS. Six décennies plus tard, il a voulu rééditer l’exploit. Cette fois, ce n’est plus sur les satellites que porte la compétition mais sur les vaccins, seuls capables de vaincre la pandémie de Covid-19. Visionnaire, le président russe fait le pari, dès février 2020 : son pays sera le premier à produire le vaccin.

    La Russie a des atouts. En matière scientifique, elle a beaucoup perdu avec la fuite des cerveaux au moment de l’effondrement de l’URSS en 1991, mais elle a de beaux restes. L’institut de recherche épidémiologique et microbiologique Gamaleïa, qui a déjà travaillé sur un coronavirus, le MERS-CoV, apparu au Moyen-Orient en 2012, et sur le virus Ebola, se met sur le SARS-CoV-2.

    Surtout, Poutine confie la direction des opérations à un homme de confiance, Kirill Dmitriev, as de la finance formé à Stanford et Harvard, passé par Goldman Sachs et McKinsey. A 45 ans, Dmitriev dirige depuis dix ans le très puissant fonds souverain russe, le RDIF (Russian Direct Investment Fund), qui a quelque 10 milliards de dollars (8,4 milliards d’euros) à investir. Dominique Strauss-Kahn siège – seul étranger – à son conseil de surveillance et il arrive à Nicolas Sarkozy de venir célébrer la « puissance russe » à ses dîners de gala.

    A l’instar de Donald Trump avec l’opération Warp Speed aux Etats-Unis ou de Boris Johnson avec sa task force vaccins, confiée aussi à une financière de choc, Kate Bingham, Vladimir Poutine a « mis le paquet », comme dirait Emmanuel Macron en regrettant de ne pas l’avoir fait. Ce pari, le président russe aurait pu le réussir. Ce qui lui a manqué pour y parvenir définit, finalement, les limites de son règne.

    Insuffisance des capacités de production
    Dmitriev baptise le projet Spoutnik, en référence à la gloire passée et ajoute « V » pour vaccin, ou « victory ». Car à nouveau, dit-il en juillet 2020, les Américains découvriront avec surprise que « les Russes y sont arrivés les premiers ». De fait, en août, la Russie revendique le premier vaccin au monde contre le Covid-19.

    la suite des limites du poutinisme est derrière le #paywall :-(

    • C’est là que les ennuis commencent. En claironnant leur découverte alors qu’ils n’étaient qu’en phase 3 des essais, les Russes ont aussitôt suscité la méfiance. Cela fleure trop la propagande. D’autant plus que le même mois, la Russie fait parler d’elle pour un autre exploit chimique, nettement moins glorieux : l’empoisonnement de l’opposant Alexeï Navalny. Spoutnik V devient « le seul vaccin à avoir son propre compte Twitter », dit Dmitriev, qui l’a ouvert en août pour « dissiper les malentendus ». L’institut Gamaleïa a bel et bien mis au point un vaccin, mais il faudra des mois à Moscou pour l’imposer aux experts mondiaux. La reconnaissance arrive en février 2021 dans la revue scientifique The Lancet, qui en admet l’efficacité à plus de 90 %.

      Entre-temps est apparu un autre problème : l’insuffisance des capacités de production en Russie. En octobre, M. Poutine évoque lui-même, devant un forum d’investisseurs, des « problèmes liés à l’absence de certains équipements pour la production de masse ». Le président russe récolte ce qu’il n’a pas su semer en vingt ans : son pays n’a pas d’industrie pharmaceutique digne de ce nom.

      L’économiste russe Sergei Guriev, professeur à Sciences Po, rappelle un épisode révélateur, celui du refus par Moscou en 2013 de la vente de la firme russe Petrovax, créée par des scientifiques en 1996, à la société américaine Abbott Laboratories. Modernisée, elle aurait pu produire du Spoutnik V. Mais le secteur pharmaceutique russe est un secteur « captif », source de multiples trafics, comme celui qui a valu il y a deux semaines au gouverneur régional de Penza et au patron de la firme locale Biotek d’être arrêtés pour corruption.

      Des importations nécessaires

      Dmitriev s’active, vend le Spoutnik V dans plus de cinquante pays, noue des partenariats en Inde, au Kazakhstan ou en Corée du Sud pour le faire fabriquer à l’extérieur. Car la pénurie sévit. Non seulement la Russie n’arrive pas à livrer toutes les doses de Spoutnik promises à l’exportation, mais elle est obligée d’en importer pour ses propres ressortissants https://www.nytimes.com/2021/03/28/world/europe/sputnik-vaccine-russia.html?action=click&module=Top%20Stories&pgtype=Homepa. Non pas qu’ils se battent pour se faire piquer : à peine plus de 5 % de la population russe est actuellement vaccinée. Mais ils n’ont accès à aucun vaccin étranger, et les sondages montrent qu’eux aussi se méfient de Spoutnik V. C’est le troisième écueil.
      La dernière faille est d’ordre géopolitique. Le 7 novembre 2020, Poutine téléphone à Macron, évoque une coopération possible sur Spoutnik V. L’Elysée donne le feu vert à l’envoi d’une délégation, dirigée par la virologue Marie-Paule Kieny, présidente du comité vaccins français, qui se rend à Moscou les 27 et 28 novembre et offre ses conseils pour la procédure d’homologation par l’Agence européenne du médicament (EMA). Des jalons sont aussi posés avec l’Allemagne.

      Mais comme d’habitude, la Russie joue mieux la carte bilatérale que multilatérale ; trop contente de diviser l’Union européenne, elle livre en fanfare des doses à la Hongrie… avant de finir par déposer le dossier de Spoutnik V à l’EMA, fin janvier. Elle fournit la Slovaquie, où l’opération tourne au fiasco. Pendant ce temps, la Chine ramasse la mise en inondant de ses propres vaccins des pays où la Russie espérait marquer des points, comme la Serbie et la Turquie.

      Spoutnik V n’a pas dit son dernier mot – le Covid-19 non plus. Ni Poutine, qui vient de promulguer la loi lui permettant de rester au pouvoir jusqu’à 2036. C’est sa revanche sur Khrouchtchev.

      #covid-19 #vaccins #industrie_pharmaceutique #pénurie #géopolitique #Russie #Chine

    • La Russie n’a le monopole ni de la désindustrialisation, ni de l’incapacité à anticiper sur des besoins émergents. Aucun hexagonal ne devrait en douter. Tous les états qui le peuvent utilisent leur industrie comme arme de propagande. Sur les vaccins, les USA, et surtout la Chine, gagnent.
      Qu’un chef d’état se soit formé en école de commerce ou dans les services secrets, c’est pas la même peste.

  • Les vaccins protègent aussi ceux qui ne les reçoivent pas Nathan Jeffay - 5 avril 2021 - Time of israel
    https://fr.timesofisrael.com/les-vaccins-protegent-aussi-ceux-qui-ne-les-recoivent-pas-etude-en

    Comme les médecins l’espéraient, les injections aident non seulement les personnes vaccinées, mais fournissent aussi une "protection croisée" au reste de la population.

    Les espoirs d’obtenir une immunité collective contre la COVID-19 ont reçu un coup de pouce majeur lundi, après qu’une nouvelle étude israélienne a montré que les personnes vaccinées protégeaient aussi ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas se faire vacciner.

    L’étude, qui n’a pas encore été examinée par des pairs, a révélé que l’effet est si frappant, qu’avec chaque augmentation de 20 points des taux de vaccination des adultes dans une population donnée, le risque que les enfants y reçoivent un résultat de test positif est diminué de moitié.


    Des personnels médicaux et des malades, portant des masques, brandissent des drapeaux israéliens alors que les forces aériennes font une démonstration de vol acrobatique au dessus de l’hôpital Hillel Yaffe à Hadera, dans le nord d’Israël, le 29 avril 2020. (Crédit ;Ariel Schalit/AP)

    Les taux d’infection en Israël ont considérablement baissé ces dernières semaines. Cela n’est pas surprenant, car il a été abondamment démontré qu’une personne qui prend le vaccin Pfizer-BioNTech, administré à ce jour à plus de la moitié de la population israélienne, est très peu susceptible de tomber malade de la COVID-19.

    Mais la recherche est limitée lorsqu’il s’agit de savoir si les vaccins réduisent le risque de transmission du virus.

    Les scientifiques ont remarqué le fait que les personnes qui ont attrapé la COVID-19 après une seule injection ont une charge virale plus faible et semblent donc moins susceptibles de transmettre le virus. Mais il n’est pas encore tout à fait clair comment ce fait se traduit dans la vie réelle : les personnes non vaccinées sont-elles réellement plus à l’abri du virus lorsque leur entourage est vacciné ?

    Il s’agit d’une question importante étant donné le fait que si des vaccins sont en passe d’être approuvés prochainement pour les enfants âgés de 12 ans et plus, les moins de 12 ans ne seront pas vaccinés dans un futur proche, et environ un million d’Israéliens adultes n’ont pas été vaccinés. Le personnel des organisations médicales ne pense convaincre qu’environ la moitié d’entre eux.

    La nouvelle recherche répond par un « oui » retentissant à la question de savoir si les personnes vaccinées protègent leur entourage. Elle a examiné les données médicales provenant d’enfants – qui ne peuvent pas encore recevoir de vaccins – dans quelque 223 communautés israéliennes et a constaté que, plus la vaccination est répandue parmi les adultes de l’entourage, moins les enfants sont susceptibles d’être testés positifs.

    « Ces résultats fournissent des preuves fondées sur l’observation que la vaccination protège non seulement les vaccinés individuels, mais fournit également une protection croisée aux personnes non vaccinées de la communauté », ont écrit les chercheurs de l’Institut technologique Technion-Israel et des services de santé Maccabi.

    Les enfants ont fourni l’échantillon d’étude idéal, car ils ne sont pas vaccinés – à de très rares exceptions. Mais la question clé à laquelle ils permettent de répondre concerne les adultes. Ceux qui ne sont pas vaccinés parce qu’ils refusent ou ne peuvent pas se faire vacciner pour des raisons médicales sont-ils protégés par la vaccination d’autrui ?

    Si la réponse est oui, comme le suggère la recherche, cela indique qu’en dépit de toute l’incertitude quant au pourcentage de vaccination dont une société a besoin pour obtenir l’immunité collective, Israël va fermement dans cette direction. Et d’autres populations qui vaccinent largement le seront aussi.

    La recherche, qui a été publiée en ligne, a comparé le taux de vaccination chez les adultes sur des intervalles de trois semaines, par rapport aux données de test COVID d’enfants de l’entourage 35 jours plus tard. Ils ont trouvé une corrélation claire entre l’ampleur de la vaccination des adultes et l’ampleur de la baisse de résultats positifs chez les tests des enfants.

    « Nous constatons que des taux de vaccination plus élevés sont associés à un taux d’infection plus faible plus tard chez le groupe non vacciné », ont déclaré les chercheurs, dirigés par Tal Patalon de Maccabi et le professeur Roy Kishony du Technion.

    Pendant plusieurs semaines, les médecins se sont montrés prudents lorsqu’il s’agissait de discuter d’immunité collective, en raison du peu de données soutenant l’idée que les vaccins empêchent la transmission, et du sentiment qu’Israël s’approche d’un maximum en termes de taux de vaccination, car la plupart des adultes ont reçu des vaccins mais les enfants ne le peuvent pas.

    A présent, avec la publication de cette étude et le début des préparatifs pour vacciner les enfants de 12 à 15 ans – après que Pfizer a trouvé ses vaccins très efficaces concernant ce groupe d’âge – l’immunité collective est une fois de plus fermement à l’ordre du jour.

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