• Covid-19 dans le monde : Israël va vacciner les Palestiniens qui ont un permis de travail
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/28/covid-19-dans-le-monde-israel-va-vacciner-les-palestiniens-qui-ont-un-permis

    Des vaccins israéliens pour les travailleurs palestiniens. Les autorités israéliennes ont annoncé dimanche 28 février qu’Israël allait vacciner contre le Covid-19 les 100 000 Palestiniens qui travaillent sur le sol israélien ou dans les territoires occupés en Cisjordanie.Le Cogat, l’organe du ministère de la défense qui supervise les activités civiles dans les territoires occupés, a précisé que cette campagne de vaccination, menée avec le ministère israélien de la santé, débuterait dans les « prochains jours » à des points d’entrée de la Cisjordanie occupée à Israël et dans des « zones industrielles » des colonies israéliennes.
    Plus de 4,65 millions d’Israéliens (50 % de la population) ont reçu au moins une première dose depuis le lancement, le 19 décembre, d’une campagne à la faveur d’un accord avec le laboratoire Pfizer. Les Palestiniens, en revanche, n’ont reçu qu’un peu plus de 30 000 doses de vaccins, dont 2 000 d’Israël, qui s’est engagé à leur en fournir 5 000.Une polémique a enflé la semaine dernière en Israël, car le premier ministre, qui avait assuré que les stocks de vaccins étaient suffisants pour sa population, a souhaité distribuer les excédents pour « acheter la bonne volonté » de pays amis. Une initiative bloquée jeudi par le ministère de la justice.

    #Covid-19#migrant#migration#israel#cisjordanie#palestinien#travailleurmigrant#vaccination#inclusion#sante#economie

  • Green pass: how are Covid vaccine passports working for Israel? | Israel | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/feb/28/green-pass-how-are-vaccine-passports-working-in-israel
    https://i.guim.co.uk/img/media/c4b673b20adfe0150a9591ae7115c7b779f6c6c1/0_223_3500_2101/master/3500.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    As the UK and other governments consider whether to give Covid-vaccinated people certificates that allow entry to bars, hotels, and swimming pools, one country, Israel, has already deployed its “green pass”.
    The state of 9 million, which has administered jabs to half its population, released an app a week ago that shows whether people have been fully inoculated against the coronavirus or if they have presumed immunity after contracting the disease.Malls and museums have reopened for all, but green pass holders get exclusive access to gyms, hotels, theatres, and concerts, albeit with some limits. Indoor dining in restaurants and bars is due to be included in the green pass scheme next week.
    Life has not got “back to normal”, but it appears to be on its way. Street-side shops are reopening; hotels are accepting bookings; even live music is reemerging from its long slumber. And while masks remain mandatory, many older people who have already been vaccinated have stopped wearing them outdoors.
    (...)The Israeli system is similar to a British proposal announced last week in which an app would prove someone’s Covid status on entering pubs or theatres in England.Boris Johnson, the prime minister, said there were “deep and complex” issues that needed to be considered first. “Ethical issues about what the role is for government in mandating people to have such things, or indeed banning people from doing such a thing,” he said.The UK’s Equality and Human Rights Commission said vaccine certificates could lead to “unlawful discrimination”.Vaccination pass proposals have already prompted a backlash from privacy campaigners and rights groups in other countries. Germany’s ethics council, an independent body that advises the government, has said special conditions for the inoculated might encourage an “elbow mentality”.In Israel, there is concern that the unvaccinated population, whatever their reasons, will be left behind or shunned. Small protests warning that green passes create a new hierarchy in society have been held.Fresh ethical questions were raised last week when the Knesset, the country’s parliament, agreed to give local authorities personal details of unvaccinated residents to help them carry out targeted inoculation campaigns. Tamar Zandberg, a lawmaker, said it was a “slippery slope” for personal privacy.Israel has also recorded a modest but worrying rise in infections that could stall its green pass plans or even threaten a fresh lockdown.Dr Sharon Alroy-Preis, the director of public health services in the health ministry, said the 7 March date to open restaurants and bars to people with green passes could be pushed back.“We have to see how we do this in an orderly manner,” she told Army Radio. “We will have to see what the infection situation is throughout that reopening.”

    #Covid-19#migrant#migration#sante#grandebretagne#israel#passeportvaccinal#vaccination#test

  • Vaccination contre le Covid-19 : où en est votre département ? | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/vaccination-contre-le-covid-19-ou-en-est-votre-departement-699870

    Regard de cartographe. Pour ce nouveau « regard de cartographe », Nicolas Lambert, ingénieur de recherche au CNRS en sciences de l’information géographique, vous permet de suivre où en est la vaccination contre la Covid 19 dans votre département. Cette carte est régulièrement mise à jour, au fur et à mesure de l’actualisation des données par Santé Publique France.

    https://neocarto.hypotheses.org/author/neocarto
    #cartographie #vaccination #coronavirus

  • Reconfinement : pourquoi Emmanuel Macron ne varie pas
    https://www.lejdd.fr/Politique/reconfinement-pourquoi-emmanuel-macron-ne-varie-pas-4028138

    Quand on aura vacciné 80% des plus fragiles, on aura une réalité épidémiologique proche d’un épisode de grippe. Ce sera le cas en mai

    Finalement, c’est pas l’été qui est attendu pour le mois de mai... C’est la vaccination des vieux.

    #à_chaque_jour_sa_révélation

  • Vaccination : le partenariat avec Doctolib contesté devant le Conseil d’Etat
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260221/vaccination-le-partenariat-avec-doctolib-conteste-devant-le-conseil-d-etat

    Un collectif de professionnels de la santé reproche à Doctolib d’avoir confié l’hébergement des données des patients à Amazon Web Services, une société soumise au droit américain et aux programmes de surveillance permis par celui-ci.

    Un collectif a déposé, jeudi 25 février, une requête devant le Conseil d’État visant à obtenir l’annulation du partenariat passé entre le gouvernement et Doctolib pour la prise de rendez-vous dans le cadre de la campagne de vaccination contre le Covid-19.

    Ce référé-liberté, que Mediapart a pu consulter, a été signé par des professionnels de santé, le collectif InterHop, le professeur Didier Sicard, le Syndicat de la médecine générale, l’Union pour une médecine libre, le Syndicat national des jeunes médecins généralistes et la Fédération des médecins de France, ainsi que par des associations de patients, comme ActUp santé Sud-Ouest ou Marie Citrini, représentante des usagers de l’AP-HP.

    Ils reprochent à la société franco-allemande de mettre en danger les données personnelles des patients en confiant leur hébergement à Amazon Web Services (AWS), une société soumise au droit américain et donc aux programmes de surveillance permis par celui-ci.

    L’annonce de ce partenariat entre le gouvernement et Doctolib avait été faite le mardi 12 janvier par le ministre de la santé Olivier Véran lors d’une audition par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Comme l’a indiqué celui-ci à l’époque, ce sont en fait trois prestataires qui ont été sélectionnés par le gouvernement : les sociétés Doctolib, Maiia et Keldoc. Ce choix a été opéré à la dernière minute, l’État n’ayant pas anticipé ce sujet lors de la construction en catastrophe de son système d’information pour le suivi de la vaccination.

    Cependant, comme le souligne la requête rédigée par Me Juliette Alibert, la plateforme du leader français du secteur est celle vers laquelle les candidats à la vaccination sont renvoyés afin de prendre un rendez-vous. Les requérants expliquent en effet avoir réalisé, le 25 janvier dernier, une « analyse du site Santé.fr », sur lequel les patients doivent se rendre pour prendre rendez-vous.

    Celle-ci révèle « que 861 centres de vaccination passent par la solution de prise de rendez-vous en ligne Doctolib, contre 39 et 97 pour les deux autres solutions (respectivement Maiia et Keldoc) », affirme la requête, soit un taux de redirection de « plus de 80 % ».

    Un chiffre correspondant à un décompte effectué par Mediapart mardi 2 février qui avait alors recensé 925 centres de vaccination utilisant Doctolib, sur un total de 1 133, soit une proportion de 81,6 %.

    En plus d’être en situation de quasi-monopole, Doctolib collecte une quantité importante de données sensibles. Le patient doit tout d’abord donner, lors de son inscription, son identité, sa date de naissance, son adresse mail et son téléphone. Il doit également indiquer le « motif de la consultation », c’est-à-dire la raison pour laquelle il fait partie des personnes prioritaires pour la vaccination.

    Le patient doit ainsi préciser s’il a plus de 75 ans, s’il est un professionnel ou s’il est atteint d’une des « pathologies à haut risque » ouvrant droit à un vaccin, comme les cancers, les maladies rénales ou certaines maladies rares.

    Le recours pointe que, de surcroît, Doctolib dispose déjà d’une importante quantité d’informations sur de nombreux patients, collectées à l’occasion de ses activités habituelles. Ainsi, il y a de fortes chances que des patients souhaitant se faire vacciner disposent déjà chez Doctolib d’un « historique » résumant leurs rendez-vous pris via la plateforme.

    « En croisant les données recueillies en lien avec la vaccination contre le Covid-19 avec l’historique des rendez-vous, il est possible de définir directement les pathologies dont souffre le patient et de renseigner son état de santé », s’inquiètent les requérants. Ils citent l’exemple d’un candidat à la vaccination dont l’historique révélerait de nombreux rendez-vous chez un néphrologue. « Il est dès lors très facile d’en déduire, en croisant les données, qu’il est prioritaire en raison d’une maladie rénale sévère, voire nécessitant d’être dialysé. »

    Mais leur principale critique porte sur les conditions d’hébergement des données de Doctolib. La société a en effet choisi d’avoir recours à la société américaine Amazon Web Services. Or, pointe la requête, cette solution emporte le risque de voir ces données visées par les programmes de surveillance permis par le droit américain, comme l’a d’ailleurs déjà reconnu le Conseil d’État en fin d’année 2020.

    En effet, au mois d’octobre dernier, un collectif avait déjà contesté devant le juge administratif le choix du gouvernement en matière d’hébergement de données de santé. À l’époque, il s’agissait de celles détenues par le Health Data Hub, la gigantesque plateforme devant centraliser, à terme, l’ensemble des données de santé des Français en confiant l’hébergement de celles-ci à la solution Azure de Microsoft.

    Ce recours se fondait sur un arrêt rendu le 16 juillet 2020 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) ayant annulé le « bouclier de protection des données », ou Privacy Shield, accord qui régissait les transferts de données personnelles entre les États-Unis et les pays de l’Union européenne.

    Or, dans cette décision, la CJUE ne se contentait pas d’évoquer le simple cas des transferts volontaires de données et s’inquiétait des cas de transferts imposés ou de consultations à distance par des agences américaines. Elle pointait les dangers de deux textes, le « Foreign Intelligence Surveillance Act » (Fisa) et l’« Executive Order ( EO) 12333 » régissant des programmes de surveillance américains, « qui instituent des programmes permettant l’accès des autorités publiques états-uniennes à des fins de sécurité nationale aux données personnelles transférées de l’UE vers les États-Unis, de façon particulièrement large et sans ciblage ». Parmi ces programmes figurent Prism et UpStream, dont l’ampleur avait été révélée par Edward Snowden en 2013 et qui ont été depuis maintenus.

    Interrogée sur cette question dans le cadre de la procédure contre le Health Data Hub, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) avait, le jeudi 8 octobre, transmis au Conseil d’État un mémoire dans lequel elle rejoignait l’analyse de la CJUE.

    « Même dans le cas où l’absence de transferts de données personnelles en dehors de l’UE à des fins de fourniture du service serait confirmée, affirmait la Cnil, la société Microsoft peut être soumise, sur le fondement du Fisa, voire peut-être de l’EO 12333, à des injonctions des services de renseignement l’obligeant à leur transférer des données stockées et traitées sur le territoire de l’Union européenne. »

    En conséquence, la commission appelait tout simplement l’État à cesser « dans un délai aussi bref que possible » de confier l’hébergement des données de santé des Français à Microsoft ou toute autre société soumise « au droit états-unien ».

    Ces inquiétudes semblaient avoir été entendues par le gouvernement. Dès le jour de la transmission du mémoire de la Cnil, à l’occasion d’une audition au Sénat, le secrétaire d’État au numérique Cédric O avait fait part de sa volonté de trouver une autre solution d’hébergement. « Nous travaillons avec Olivier Véran, après le coup de tonnerre de l’annulation du Privacy Shield, au transfert du Health Data Hub sur des plateformes françaises ou européennes », avait-il affirmé.

    Dans sa décision, rendue le vendredi 14 octobre, le Conseil d’État avait rejeté le recours de SantéNathon en raison de l’utilité du Health Data Hub dans le cadre de la lutte contre l’épidémie, mais tout en reconnaissant les risques de transferts pointés par la Cnil. Il appelait les autorités à concrétiser, « dans les délais les plus brefs possible », leurs engagements.

    Dans un courrier envoyé à la présidente de la Cnil Marie-Laure Denis, et révélé par Mediapart le 22 novembre 2020, Olivier Véran affirmait même souscrire « pleinement » aux craintes exprimées par la Cnil dans son mémoire et s’engageait à trouver une solution technique « dans un délai qui soit autant que possible compris entre 12 et 18 mois et qui, en tout état de cause, ne dépasse pas deux ans ».

    Lundi 22 février, c’est la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam) qui dénonçait, dans un communiqué, le risque de confier les données de santé des Français à une entreprise américaine. « Les conditions juridiques nécessaires à la protection de ces données ne semblent pas réunies pour que l’ensemble de la base principale soit mise à disposition d’une entreprise non soumise exclusivement au droit européen […] indépendamment de garanties contractuelles qui auraient pu être apportées », écrivait-elle au sujet du Health Data Hub.

    « Il s’avère donc qu’ensemble, la CJUE, la Cnil, la Cnam […], le Conseil d’État et le gouvernement lui-même reconnaissent que l’état de la législation américaine ne permet pas une conciliation avec le droit à la protection des données tel que régi par le RGPD, que les données soient hébergées ou non dans l’Union européenne », résume la requête contre le partenariat de Doctolib.

    Pour les requérants, la société française, en recourant aux services d’Amazon, se place dans la même situation que le Health Data Hub avec Microsoft. « Par analogie […], les risques qui entourent l’entrepôt de données de santé hébergé par une société de droit américain sont identiques à ceux liés à une solution privée de prise de rendez-vous dont les données de santé sont hébergées par une société de droit américaine », affirment-ils.

    En conséquence, ils demandent au Conseil d’État d’ordonner « la suspension du partenariat avec Doctolib » et, « au ministère de la santé, d’avoir recours à d’autres solutions de gestion de la prise de rendez-vous ». La requête demande, subsidiairement, au juge administratif de solliciter la Cnil afin d’obtenir son analyse sur cette affaire. Si le référé-liberté est jugé recevable par le Conseil d’État, celui-ci devra normalement se prononcer dans les 48 heures.

    Contacté par Mediapart vendredi dans la journée, Doctolib explique n’avoir pas encore eu connaissance du recours et ne dispose « à date d’aucun élément sur ce sujet ». La société renvoie à sa page consacrée à la protection des données et souligne avoir « pris depuis 2013 des engagements forts pour protéger la vie privée et la sécurité des données de » ses utilisateurs.

    Concernant le recours aux services d’Amazon, Doctolib affirme avoir, depuis mai 2019, « publiquement recours à AWS comme partenaire pour l’hébergement sécurisé des données de santé ». La société souligne le fait que la société américaine héberge ses données « en France et en Allemagne ». Elle a par ailleurs été certifiée « hébergeur de données de santé » et « est à ce jour l’un des tout premiers hébergeurs du monde, notamment en matière de protection des données ».

    « Doctolib a par ailleurs mis en place un chiffrement systématique de l’ensemble des données hébergées chez AWS. Les clefs de chiffrement et déchiffrement sont quant à elles hébergées en France chez un hébergeur français », insiste la société.

    Enfin, concernant le partenariat passé avec le ministère de la santé, Doctolib renvoie vers celui-ci. « Nous pouvons simplement vous dire que nous sommes mobilisés jour et nuit pour aider les citoyens à accéder facilement à la vaccination et les centres de vaccination à gérer cette campagne », ajoute la société.

    Également contacté, le ministère de la santé n’avait, lui, pas encore réagi vendredi en fin d’après-midi.
    #Amazon #AmazonWebServices-AWS #Doctolib #données #CloudComputing #COVID-19 #santé #PrivacyShield (...)

    ##santé ##CJUE

  • Covid-19 : Israël « achète la bonne volonté » de pays alliés avec ses surplus de vaccins
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/02/25/israel-achete-la-bonne-volonte-de-pays-allies-avec-ses-surplus-de-vaccins-an

    Mercredi, M. Nétanyahou a rappelé que plus de 5 millions d’Israéliens ont déjà été vaccinés et que l’ensemble de sa population adulte (6,2 millions) pourrait l’être d’ici quelques semaines. Le premier ministre estimait que son pays disposait de stocks « plus que suffisants » et pouvait se permettre de réduire ceux constitués auprès du laboratoire Moderna.Le ministre de la défense, Benny Gantz, a réagi en déplorant que M. Nétanyahou ne l’ait pas consulté au préalable et n’ait pas réuni le cabinet de sécurité. « Le fait que Nétanyahou vende, sans en répondre, les vaccins qui appartiennent aux citoyens d’Israël, lesquels les ont payés avec leurs impôts, montre qu’il pense diriger un royaume plutôt qu’un Etat », dénonçait-il. On ignore si le laboratoire Moderna a été consulté.
    L’Autorité palestinienne (AP) s’est, quant à elle, vu promettre 5 000 doses par Israël, qui en a déjà livré un ou deux milliers. Elle a également reçu de Moscou 10 000 doses du vaccin Spoutnik V et compte sur le système Covax de l’Organisation mondiale de la santé. Un rival du président Mahmoud Abbas, Mohammed Dahlan, a par ailleurs fait livrer cette semaine 20 000 doses des Emirats arabes unis, où il vit en exil, dans la bande de Gaza, par le biais de l’Egypte. Mais ces arrivages ne peuvent assurer l’injection des deux doses aux quelque 25 000 travailleurs de santé en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Israël estime que rien ne l’oblige légalement à combler cet écart, renvoyant l’AP à sa responsabilité en matière de santé, selon les accords d’Oslo. Mais cette situation pose un problème moral autant que d’image. A tout le moins, elle inquiète les autorités sanitaires israéliennes, nombre d’experts faisant valoir que le pays et les territoires occupés forment un écosystème sanitaire uni. Une immunité de masse pourrait ne pas être obtenue en Israël si la Cisjordanie demeure exclue – à l’exception notable des colonies.
    Israël prend la mesure de cette situation en prévoyant, selon la presse, de vacciner une partie des 120 000 travailleurs palestiniens qui franchissent le mur de séparation quotidiennement. Pendant la première vague de contaminations, en mars 2020, leur circulation avait été bloquée. Mais, durant la deuxième vague, à l’été, nombre d’Arabes israéliens avaient contourné le confinement en se rendant dans des centres commerciaux et des restaurants ouverts dans les territoires. Depuis un an, les allers-retours sont demeurés constants entre Jérusalem-Est et le reste de la Cisjordanie.

    #COvid-19#migrant#migration#israel#gaza#cisjordanie#sante#vaccination#ecosystemesanitaire#politique#frontiere#circulation#diplomatiesanitaire

  • Passeport vaccinal, « QR codes »… Emmanuel Macron réfléchit à une manière de « vivre avec » le Covid-19
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/02/25/mis-sous-pression-par-les-variants-emmanuel-macron-reflechit-a-la-maniere-de

    Mais Emmanuel Macron veut aussi penser à « l’après ». Lors d’un conseil de défense sanitaire, mercredi, le président de la République a demandé à ses troupes d’imaginer les outils qui permettraient aux Français de revivre – quasi – normalement dans les mois et les années à venir, quand bien même le coronavirus rôderait toujours. Un an après l’apparition du SARS-CoV-2 en France, la lassitude de la population est telle que des mesures qui apparaissaient, hier, comme choquantes ou liberticides pourraient devenir acceptables, estime-t-on au sommet de l’Etat.Il en est ainsi de l’utilisation de données personnelles permettant de tracer les citoyens et de remonter les éventuelles filières de contamination. Mais aussi du passeport vaccinal certifiant une immunité acquise contre le Covid-19, que les Français brandiraient pour pouvoir traverser les frontières mais aussi, pourquoi pas, fréquenter salles de sport, musées, cinémas ou restaurants.
    Emmanuel Macron, qui a promis de ne pas rendre la vaccination obligatoire, manie cet objet avec précaution. Fin décembre 2020, la présentation en conseil des ministres d’un projet de loi sur les urgences sanitaires conditionnant l’exercice de certaines activités à la présentation d’un test de dépistage ou « au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin », avait suscité un concert de désapprobations.
    Le texte avait alors été remisé dans un tiroir, dont il ne ressortira pas « avant la sortie de la crise », a promis Olivier Véran. Mais « on nous reprocherait de ne pas regarder le sujet », indique-t-on dans l’entourage de Jean Castex. « Pour le moment, on observe ça de loin. Il nous manque des réponses : le vaccin permettra-t-il d’éviter les contaminations ? Quelle sera la durée de l’immunité obtenue ? Et puis, il faut évidemment que le débat soit concomitant avec la possibilité d’avoir accès au vaccin pour tous. Mais l’idée s’imposera », juge-t-on à Matignon. Un passeport est déjà en vigueur en Israël, note un conseiller, et la population, massivement vaccinée, a pu y reprendre sa vie « d’avant ». Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a donc lancé, mi-février, une consultation en ligne sur le sujet. Pour l’heure, 57 % des Français sont opposés à ce qu’un tel passeport conditionne l’accès à un restaurant ou à une salle de sport, selon un sondage Odoxa publié le 18 février. Mais 59 % s’y montrent favorables en ce qui concerne l’accès au territoire national.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#france#israel#passeportvaccinal#vaccination#frontiere#circulation

  • L’UNESCO appelle à considérer le vaccin contre le COVID-19 comme un bien public mondial
    https://fr.unesco.org/news/lunesco-appelle-considerer-vaccin-contre-covid-19-bien-public-mondial

    Le Comité international de bioéthique de l’#UNESCO (CIB) et la Commission mondiale d’éthique des connaissances scientifiques et des technologies (COMEST) ont appelé à un changement de cap dans les stratégies actuelles de #vaccination contre le #COVID-19, en demandant instamment que les #vaccins soient considérés comme un #bien_public_mondial. L’objectif serait de garantir que leur mise à disposition soit équitable dans tous les pays et ne constitue plus un privilège réservé aux États les plus offrants. Ces deux instances ont une longue expérience en matière d’orientation éthique sur les questions sensibles*.

    La déclaration a été prononcée le 24 février, au cours d’un événement en ligne rassemblant à la fois les organes traitant de l’éthique à l’UNESCO, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Professeur Jeffrey Sachs de l’Université Columbia.

  • Coronavirus. Le Ghana reçoit ses premiers vaccins

    Le pays d’Afrique de l’Ouest est le premier à recevoir des vaccins dans le cadre du programme #Covax, censé combler le fossé entre nations riches et nations pauvres dans la distribution des doses.

    “L’espoir est arrivé”, a commenté en direct Abdul Hayi-Moomen, un journaliste de la radio-télévision publique ghanéenne alors qu’un avion atterrissait à Accra avec à son bord 600 000 doses du vaccin AstraZeneca. Le vol Emirates a quitté mardi l’Inde, où se trouve le Serum Institute, producteur du vaccin, avant de faire escale à Dubaï puis de se poser à 7 heures GMT à l’aéroport de Kotoka, accueilli par le ministre de la santé Kwaku Agyeman-Manu, raconte CNN.

    “Aujourd’hui marque un moment historique pour lequel nous avons travaillé très dur”, s’est félicitée Henrietta Fore, la directrice de l’UNICEF. La cargaison transportée jusqu’à la capitale ghanéenne représente la première livraison dans le cadre du programme Covax. Un programme mis en place notamment par l’organisation mondiale de la santé pour “réduire le fossé entre les pays riches et les pays pauvres incapables d’acheter des doses”, rappelle la BBC.

    Cet “effort global pour une distribution équitable des doses”, comme le décrit le Washington Post, répond à une réalité : plus de la moitié des 210 millions de doses administrées jusqu’ici dans le monde l’ont été aux Etats-Unis et en Chine, souligne le Wall Street Journal. “Au moins 44,5 millions d’Américains et environ 18 millions de personnes au Royaume-Uni ont déjà reçu une dose quand plus de 130 pays n’ont pas encore vacciné un seul individu”, peut-on lire dans le New York Times.

    Avec Covax, l’espoir est d’acheminer deux milliards de doses d’ici la fin de l’année dans environ 90 pays. “Ce n’est pas une question de charité, c’est une affaire d’épidémiologie”, a insisté Tedros Adhanom Ghebreyesus, le secrétaire général de l’OMS. “Personne ne sera en sécurité tant que tout le monde ne le sera pas”, a confirmé Pedro Sánchez, le président du gouvernement espagnol, cité par El Pais.

    Le Ghana, 30 millions d’habitants, va donc commencer sa campagne de vaccination lundi, d’abord avec les travailleurs du secteur de la santé puis les plus de soixante ans. 300 000 personnes ont reçu une formation sur la distribution du vaccin, note le Post. La Côte d’Ivoire devrait également recevoir des doses cette semaine. ”Ce n’est qu’un début”, prévient la BBC.
    Les pays riches ont commandé trop de doses

    “La délégation africaine de l’OMS a déjà admis qu’il sera impossible d’atteindre 60% de la population cette année, un pourcentage estimé pour l’immunité de groupe. L’Union européenne espère avoir vacciné 70% de ses habitants pendant l’été”, compare El Pais.

    “Le timing et les stocks relativement modestes – 1% de la population du Ghana – illustrent des défis majeurs dans l’effort d’immunisation”, observe de son côté le Washington Post. Autre limite soulevée par le WSJ, la majorité des doses livrées au premier semestre seront celles d’AstraZeneca, vaccin moins cher et plus facile à stocker que celui de Pfizer ou Moderna. Mais le choix a soulevé des critiques sachant que plusieurs tests ont montré qu’il était moins efficace contre les variants du virus, précise le quotidien économique.

    Les pays occidentaux sont aussi accusés de commander plus de vaccins que nécessaire, ce qui limite les stocks disponibles pour les nations les plus pauvres et réduit l’impact de leur participation financière. “Si nous ne pouvons pas acheter de doses, l’argent est inutile”, résume Tedros Adhanom Ghebreyesus.

    “En ce sens, le président français Emmanuel Macron a lancé vendredi dernier une proposition de don, par l’Europe et les États-Unis, de 5% de leurs réserves de vaccins au personnel de santé en Afrique”, indique El Pais. Le Royaume Uni prévoit de donner son surplus après avoir commandé 400 millions de doses, constate en effet la BBC. Mais les Etats-Unis n’ont pris aucun engagement à ce sujet, nuance le Washington Post.

    Le Ghana a enregistré depuis le début de la pandémie 80 700 cas et 580 morts mais dans le pays d’Afrique de l’Ouest comme chez ses voisins, ces chiffres restent probablement en dessous de la réalité, faute de tests aussi répandus qu’en Occident. Le New York Times mentionne l’exemple de Lagos au Nigeria où au moins un habitant sur cinq aurait contracté le virus à l’automne dernier. Une étude datat de novembre aboutit à une conclusion similaire au Ghana.

    https://www.courrierinternational.com/article/coronavirus-le-ghana-recoit-ses-premiers-vaccins

    #vaccins #vaccination #covid-19 #coronavirus #Ghana

    ping @fil

    • In Africa arriva l’antidoto al nazionalismo dei vaccini

      In futuro dovremo commemorare la giornata del 24 febbraio. Le prime dosi del vaccino anticovid sono infatti arrivate in Ghana, in Africa occidentale. Il carico non recava la bandiera di uno stato, ma faceva parte del programma Covax, nel quadro dell’Organizzazione mondiale della sanità (Oms), dunque nel nome della comunità delle nazioni, un concetto che è sembrato piuttosto assente dall’inizio della pandemia.

      Questo primo gesto simbolico, che sarà seguito dalla consegna di oltre due miliardi di dosi in Africa entro la fine dell’anno, costituisce il miglior antidoto al nazionalismo vaccinale che sembrava doversi imporre. Nelle ultime settimane abbiamo visto arrivare, in capitali accuratamente scelte, voluminosi colli avvolti in bandiere cinesi o russe, mentre gli occidentali affrontavano i loro problemi di approvvigionamento e sembravano aver dimenticato i più poveri. E in diplomazia ogni vantaggio ha il suo peso.

      L’estrema polarizzazione della pandemia è un fattore costante ormai da un anno, alimentato dalla rivalità tra la Cina e gli Stati Uniti e dalla ricomposizione dei rapporti di forza nel mondo. Di conseguenza era inevitabile che l’accesso al vaccino, un elemento cruciale per uscire dalla crisi sanitaria, fosse influenzato da questo clima deleterio.

      I grandi assenti
      L’avvio del programma Covax segna una rottura con questa concorrenza marcatamente ideologica. Nessuno può rivendicare il programma Covax, lanciato a giugno in occasione di una videoconferenza che ha riunito l’Oms, gli europei (tra cui la Francia, la Germania e l’Italia, oltre alla Commissione), diversi paesi di tutti i continenti e le fondazioni più importanti come quella di Bill e Melinda Gates. Grandi assenti erano gli Stati Uniti di Donald Trump, che si preparavano a uscire dall’Oms. Tuttavia dopo l’avvicendamento a Washington Joe Biden ha annunciato un importante contributo finanziario per Covax e ha riportato gli Stati Uniti all’interno dell’Oms. Anche la Cina partecipa all’iniziativa, seppur modestamente.

      Non sarebbe aberrante se le case farmaceutiche condividessero la proprietà intellettuale dei vaccini

      La logica è quella della solidarietà con i paesi più poveri che non hanno i mezzi per prendere parte alla corsa ai vaccini prodotti nei laboratori, con la consapevolezza che la pandemia sarà superata solo quando il virus sarà sconfitto in tutto il mondo, e non solamente nei paesi ricchi.

      Il vaccino, però, non è un bene pubblico. Anche se il programma Covax alimenta la speranza che il mondo possa accedere senza troppi inconvenienti al vaccino a prescindere dal livello di ricchezza, l’idea di bene pubblico finora è un vuoto slogan.
      Il 24 febbraio l’Unesco invitava ancora a rendere i vaccini un bene pubblico mondiale. Ma questo implicherebbe che l’industria farmaceutica condivida la proprietà intellettuale. Non sarebbe aberrante, considerata la quantità di fondi pubblici investiti nella ricerca, ma finora non è successo.

      La situazione, evidentemente, è tutt’altro che perfetta. Eppure l’avvio del programma Covax resta una buona notizia. Raramente lo scarto temporale nell’accesso a un vaccino tra i paesi poveri e quelli ricchi è stato così ridotto.
      Il Ghana, che tra qualche giorno sarà seguito dalla Cosa d’Avorio, avrà a disposizione 600mila dosi del vaccino di Oxford-AstraZeneca, fabbricato negli stabilimenti indiani e finanziato dalla comunità internazionale. Non capita spesso di avere l’occasione di gioire per la globalizzazione.

      https://www.internazionale.it/opinione/pierre-haski/2021/02/25/vaccini-covax-nazionalismo

  • #COVID19 : mutations, #variants, lignées, N501Y, E484K… de quoi parle-t-on ?
    https://www.vidal.fr/actualites/26672-covid-19-mutations-variants-lignees-n501y-e484k-de-quoi-parle-t-on.html

    Il semble évident que l’émergence de B.1.351 et P.1 (mais pas celle de B.1.1.7, du moins quand elle ne porte pas la mutation E484K) fait peser une menace sur les campagnes de #vaccination actuellement en cours. Les données sur les #vaccins Johnson & Johnson et Novavax, et surtout celles relatives au vaccin AstraZeneca, ne semblent pas rassurantes. Néanmoins, d’autres facteurs sont à considérer pour relativiser cette menace : en particulier, il n’existe aucune évidence à ce jour indiquant une perte d’efficacité de ces vaccins en termes de protection contre les formes sévères (et les hospitalisations). Les anticorps contre la protéine S ne sont pas l’unique forme d’#immunité engendrée par la vaccination : l’#immunité_cellulaire pourrait continuer à être active contre B.1.351 et P.1 (et protéger des hospitalisations).

    Les laboratoires producteurs de vaccins (par exemple Novavax, Pfizer ou Moderna) ont annoncé être déjà en cours de production de vaccins modifiés à partir de protéines S des lignées B.1.351 et P.1. Le scénario de rappels périodiques avec des vaccins adaptés aux lignées prédominantes du moment semble prendre corps.

  • Air New Zealand to trial ’vaccination passport’ - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/02/air-new-zealand-to-trial-vaccination-passport

    Air New Zealand will trial a digital travel pass to give airlines and border authorities access to passenger health information, including their Covid-19 vaccination status, the carrier said Monday.The scheme, dubbed a “vaccination passport” by industry observers, is intended to streamline travel once borders reopen by allowing passengers to store their health credentials in one place.“It’s essentially like having a digital health certificate that can be easily and securely shared with airlines,” said Air New Zealand chief digital officer Jennifer Sepull.It relies on an app developed by the International Air Transport Association (AITA) and other airlines including Etihad and Emirates have already signed up for their own trials.
    The industry body’s senior vice-president Nick Careen said it was an important milestone in restarting international travel as global vaccine rollouts get underway.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#nouvellezelande#vaccination#passeportvaccinal#frontiere

  • Immunization drive in Beijing before congress - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/02/immunization-drive-in-beijing-before-congress

    A universal vaccination drive has been underway in Beijing and 5 million people had already booked their shots last week as the city prepares to host the National People’s Congress (NPC) and the Chinese People’s Political Consultative Conference (CPPCC) – the top political advisory body – in one week.Chinese authorities have been in overdrive getting the virus under control, not only in Beijing but around the regions, before the country’s biggest political event starts in the capital.China reported the all-clear on Monday after the National Health Commission (NHC) removed the last county, in northeastern Heilongjiang province, from the list of medium-to-high risk Covid-hit areas. Also, a Beijing suburb that is home to the capital’s massive new Daxing Airport, where sporadic infections had long gone under the radar, has ridden its population of local transmissions for a fortnight and been taken off the NHC’s hotspot watchlist. The city of Shijiazhuang, the capital of nearby Hebei province, has also been declared “Covid-free,” less than two months after unreported clusters in rural districts there sparked the biggest Covid resurgence in China after the initial epicenter of Wuhan cleared its cases.

    #Covid-19#migrant#migration#chine#sante#vaccination#deplacement#politique#covidfree#urbain#rural

  • Covax delivers first Covid vaccines in ’momentous occasion’ | Society | The Guardian
    https://www.theguardian.com/society/2021/feb/24/first-covax-coronavirus-vaccines-delivered-to-ghanaian-capital
    https://i.guim.co.uk/img/media/2679d29fff29fb86fab5da2c145137e4525f61e2/0_59_2000_1200/master/2000.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Covax has delivered its first Covid-19 doses in a milestone for the ambitious programme that seeks to offset “vaccine nationalism” by wealthy countries and ensure poor ones do not wait years to start inoculating people.An aircraft carrying 600,000 doses of the Oxford/AstraZeneca vaccine landed in Accra, the capital of Ghana, on Wednesday, where jabs will be administered to frontline health workers on Tuesday. Vaccine doses will arrive on Friday in Abidjan, Ivory Coast, and will be given from Monday.
    Covax aims to distribute enough vaccines over the next six months to inoculate 3% of the population of 145 countries – enough to cover health workers and some of the most vulnerable – and plans to deliver tens of millions more by the end of the year.
    “This is a momentous occasion, as the arrival of the Covid-19 vaccines into Ghana is critical in bringing the pandemic to an end,” Anne-Claire Dufay of Unicef Ghana, and the WHO country representative, Francis Kasolo, said in a statement.Though the programme is low profile and complex in its administration – run by four separate organisations including the vaccine alliances Gavi and the Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (Cepi) – Covax is quietly radical in its aims, trying to build a mechanism for the equitable distribution of vaccines in the teeth of the worst pandemic in more than a century. Its 192 members include wealthy countries, whose advance purchases through Covax were used to subsidise vaccine research as well as to secure doses for poorer countries

    #Covid-19#migrant#migration#monde#vaccination#sante#covax#circulationtherapeutique#afrique

  • Opinion | Black Americans should face lower age cutoffs to qualify for a vaccine - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/opinions/black-americans-should-face-lower-age-cutoffs-to-qualify-for-a-vaccine/2021/02/19/3029d5de-72ec-11eb-b8a9-b9467510f0fe_story.html

    In the 1970s, epidemiologist Sherman James described the phenomenon of “John Henryism,” whereby Black Americans must invest immense effort to cope with the chronic stress of racism, leading to poor health and early death.That’s still the case today, especially during the pandemic. In the first half of 2020, Black Americans’ life expectancy declined almost three years to an average of 72 years, compared with a loss of almost one year for White Americans (now 78 years). Meanwhile, Black Americans are not only twice as likely to die of covid-19 as White Americans but also dying at rates similar to those of White Americans who are 10 years older. Moreover, racial inequities are most striking at younger ages; for example, Black people ages 45 to 54 are seven times more likely to die of covid-19 than similarly aged White Americans.

    #Covid-19#migration#migrant#etatsunis#sante#systemesante#race#minorite#inegalite#vaccination#esperancedevie

  • Covid-19 dans le monde : au moins 200 millions de doses de vaccins déjà administrées, en grande partie dans les pays du G7
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/20/covid-19-la-nouvelle-zelande-lance-sa-campagne-de-vaccination_6070633_3244.h

    La Nouvelle-Zélande a lancé samedi 20 février son programme de vaccination contre le Covid-19, avertissant qu’il s’agissait seulement d’un petit pas dans la longue lutte contre la pandémie. « C’est le début de ce que l’on pourrait appeler un nouveau chapitre, mais nous avons encore un long chemin à parcourir », a déclaré Ashley Bloomfield, le directeur général de la santé du pays.
    La campagne de vaccination démarre avec les agents d’immigration, avec le personnel travaillant dans les centres de quarantaine et le transport aérien, ainsi qu’avec les personnes vivant avec ces derniers. Le vaccin de Pfizer-BioNtech a été le premier à être approuvé par les autorités sanitaires néo-zélandaises.
    Le programme de vaccination, qui sera étendu petit à petit au reste de la population, commence quelques jours seulement après que les autorités ont levé un confinement de trois jours à Auckland. Malgré la campagne de vaccination, le gouvernement néo-zélandais a déclaré qu’il était peu probable que les touristes étrangers soient autorisés à revenir cette année.

    #Covid-19#migrant#migration#nouvellezelande#sante#vaccination#immigration#tourisme#etranger#pandemie

  • Covid-19 : à Bobigny, un nouveau centre pour lutter contre les inégalités face à la vaccination
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/02/17/covid-19-a-bobigny-un-nouveau-centre-pour-lutter-contre-les-inegalites-face-

    Certains, comme Mohammed Boubakri, n’ont pas obtenu de rendez-vous, d’autres n’ont pas pu s’y rendre, n’en ont pas voulu ou n’ont pas compris qu’il fallait en prendre un. Tous habitent la Seine-Saint-Denis. Ils ont désormais un centre qui leur est réservé. Au total, sept cents doses sont disponibles cette semaine, mille la semaine prochaine. Ici, pas de créneaux disponibles en ligne sur Doctolib ni de prise de rendez-vous téléphonique, ce sont les services publics qui repèrent, ciblent et appellent les personnes de plus de 75 ans en fracture sociale, en précarité médicale, éloignées des soins, en rupture numérique ou peu réceptives aux messages de santé publique.« Nous allons les chercher un par un », explique Aurélie Combas-Richard, la directrice de la CPAM 93 (Caisse primaire d’assurance-maladie), qui a mis en place une plate-forme téléphonique multilingue, opérationnelle sept jours sur sept, depuis le 12 février. Bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (CSS, ex-CMU), personnes qui n’ont pas eu de remboursement de frais médicaux depuis plus de six mois ou qui n’ont pas de médecin traitant… Il y a plus de vingt mille personnes à joindre. En moyenne, il faut compter quinze appels pour un rendez-vous pris. « Il y a une politique nationale de vaccination qu’il faut assumer, mais que l’on peut équilibrer », poursuit Mme Combas-Richard.
    L’initiative s’inscrit dans le cadre du dispositif pilote « aller vers », mis en place par l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France, l’Assurance-maladie du 93, la préfecture de Seine-Saint-Denis et le département. L’objectif ? « Réduire les inégalités face à la vaccination », dit Aurélien Rousseau, directeur général de l’ARS. La Seine-Saint-Denis est un département qui a connu des taux particulièrement élevés de surmortalité liée au Covid-19, par rapport au reste de l’Hexagone. C’est aussi l’un des territoires les plus jeunes, où seulement 11 % de la population a plus de 75 ans (la moyenne régionale est de 15 %), un pourcentage parmi les plus bas avec le Val-d’Oise (9 %). Or, c’est le critère d’attribution des doses. Au moment d’arbitrer, l’ARS a choisi d’ajuster leur nombre en accordant davantage de vaccins à la Seine-Saint-Denis (5 500 au lieu de 4 500) et de multiplier les centres. Mais la pénurie de doses a limité la portée de cette politique de rééquilibrage.
    Parmi les dix-sept centres de vaccination contre le Covid-19 que compte le département (dix-huit avec celui de Bobigny), nombre d’entre eux se sont aperçus que les doses bénéficiaient en partie à des citoyens extérieurs à la Seine-Saint-denis, souvent plus connectés et plus entourés, certains résidant dans des quartiers parisiens plus aisés. (..) Face à cette tendance, des centres ont cessé de mettre en ligne les rendez-vous, afin de privilégier les patients qui s’étaient déplacés et qui figuraient sur leurs listes d’attente. Une stratégie qui a pour effet secondaire de pénaliser les habitants qui n’ont pas de centre dans leur ville (elles sont vingt-deux). Les services de l’Etat recommandent désormais de répartir les rendez-vous entre les plates-formes Internet et les listes constituées par les centres et les mairies.
    « Dans les deux centres que nous gérons, à Pierrefitte et Noisy-le-Grand, il n’y a pas plus de 35 % d’habitants du département », constate Stéphane Troussel, président (PS) du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, qui forme, depuis le 16 février, des ambassadeurs de la vaccination, qui, à bord d’un bus qui sillonnera bientôt le secteur, renseigneront les habitants sur les vaccins et, à terme, espère-t-il, les vaccineront sur place. « La pénurie de doses et les modalités de prise de rendez-vous ont installé une compétition malsaine entre territoires. Nous ne plaidons pas pour une préférence locale, mais pour que les politiques publiques s’adaptent. »
    Le docteur Joël Moussy vaccine Cherifa Khadhar. Elle est aidée par sa belle-fille Amira, au centre de santé de la CPAM 93, à Bobigny, le 16 février.
    Le docteur Joël Moussy vaccine Cherifa Khadhar. Elle est aidée par sa belle-fille Amira, au centre de santé de la CPAM 93, à Bobigny, le 16 février.
    Le département, qui bénéficiera de deux cents créneaux de rendez-vous par semaine dans le nouveau centre de Bobigny, a lui aussi mis la plate-forme téléphonique lancée lors du premier confinement au service de l’identification des plus précaires (les bénéficiaires de plus de 75 ans de la carte de transport Améthyste, puis ceux de l’allocation personnalisée d’autonomie, l’APA), tandis que les communes font appel aux fichiers des centres communaux d’action sociale (CCAS) et mettent en place des systèmes de navette et de bus pour faciliter le transport des personnes éligibles à la vaccination. Selon les premiers retours de la campagne téléphonique lancée par la CPAM 93 (2 500 appels), 10 % des personnes contactées rencontrent un problème de transport, 30 % sont déjà vaccinées, 30 % ne peuvent pas l’être (elles ont eu le Covid lors de la deuxième vague), et 20 % refusent de l’être pour des raisons idéologiques ou par peur des effets secondaires. Enfin, 10 % demandent à consulter leurs enfants ou leur famille avant d’accepter la vaccination. C’est le cas d’Aïcha Kenniche, 76 ans. Aveugle et diabétique, l’ex-garde d’enfants à domicile vit seule. Déconnectée et isolée. C’est Afafe, sa nièce de 38 ans, qui l’accompagne et la rassure : « Elle a accepté la vaccination, mais ça l’inquiète, raconte la jeune femme. Elle est déjà faible. Elle a peur que ça l’affaiblisse encore davantage. » Cherifa Khadhar, 84 ans, diabétique elle aussi, est soutenue par sa belle-fille, Amira, 35 ans. C’est cette dernière qui a insisté pour qu’elle se fasse vacciner. Les deux femmes sont venues en navette, mise à disposition par la ville d’Epinay-sur-Seine. « C’est en allant chercher tous les publics que l’on peut garantir un accès à la vaccination plus égalitaire », insiste M. Troussel. L’ARS a fléché 50 000 vaccins au mois de mars pour les politiques d’« aller vers », mises en place dans les différents départements de la région

    #Covid-19#migration#migrant#france#sante#vaccination#inegalite#minorite#ARS#seinesaintdenis

  • A Different Early-Bird Special: Have Vaccine, Will Travel - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/02/17/travel/seniors-covid-vaccine-travel.html

    When the coronavirus hit, Jim and Cheryl Drayer, 69 and 72, canceled all their planned travel and hunkered down in their home in Dallas, Texas.
    But earlier this month, the Drayers both received the second dose of their Covid-19 vaccinations. And in March, armed with their new antibodies, they are heading to Maui for a long overdue vacation.Across the United States, older people have been among the first in line to receive their Covid-19 vaccinations. And among hotels, cruise lines and tour operators, the data is clear: Older travelers are leading a wave in new travel bookings. Americans over 65, who have had priority access to inoculations, are now newly emboldened to travel — often while their children and grandchildren continue to wait for a vaccine. For the silver-haired, it’s a silver lining.
    “We’ve very willingly been compliant with masking and social distancing, and have basically lived inside of our bubble here in Dallas,” Mr. Drayer said. “We haven’t been inside a restaurant in a year. So we’re anxious to get out now and do things a little more safely.”
    At the Foundry Hotel in Asheville, N.C., an 87-room luxury hotel housed in what was once a steel factory for the Biltmore Estate, reservations made with the hotel’s AARP promotional rate were up 50 percent last month. Aqua-Aston Hospitality, a Honolulu-based company with resorts, hotels and condos in its portfolio, reports that senior-rate bookings climbed nearly 60 recent in January.The Drayers, who have gone gorilla trekking in Africa and done adventure travel in India, Israel and Egypt, admit that their trip to Hawaii, which they booked through the members-only vacation club, Exclusive Resorts, is something of a baby step. (The vacation club reports that more than 50 percent of their current bookings are vacations for members over the age of 60.)

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#sante#tourisme#vaccination#senior

  • UK quarantine hotels ’a death sentence’ for at-risk Britons, says cancer patient | Coronavirus | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/feb/17/uk-quarantine-hotels-a-death-sentence-for-at-risk-britons-says-cancer-p
    https://i.guim.co.uk/img/media/22f464e88808b46911552e26c2dbc0542b05f547/0_469_998_599/master/998.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-alig

    Thomas, 68, is undergoing treatment for stage four incurable cancer, so had been shielding since the start of the pandemic. He flew out to the Portuguese archipelago for a family holiday in December, but said he has been advised by his GP and oncologist that it would be dangerous for him to return and stay in a quarantine hotel for 10 days, leaving him effectively stranded.As of Monday, Madeira has been listed on the government’s red list of locations from which arrivals to the UK must quarantine in a hotel at their own expense. There are no exemptions for people with medical conditions.Thomas requires a special diet, access to medical supplies and support, and also fears he could contract coronavirus from another guest or member of staff, which he describes as “a death sentence for people like me”.“I’ve been in isolation since the beginning of the pandemic, but also quite a long time before because I wasn’t well enough to do much more than sit around and read books,” he said. “We came out for 10 days in December. I really, really needed a break.”
    In the 10 days he was holidaying in Madeira, coronavirus rates in the UK rose significantly. British Airways cancelled his return flight and rescheduled it for early January, Thomas said, but his GP and oncologist recommended he stay put due to the growing risk of Covid in the UK. The family moved from their hotel to a nearby apartment and began chemotherapy in Madeira. Since the replacement flight, Thomas said all others have been cancelled.
    “Madeira is indeed a part of Portugal, but it’s thousands of kilometres away in the middle of the Atlantic ocean,” said Thomas. “Moreover, the reason we came was because Madeira has very low incidences of Covid, and this remains so. But despite that, our government decided to lump it in with the mainland, which seems absurd.”While those staying in UK quarantine hotels are able to leave for medical attention, Thomas’s GP has told him she thinks it would be too dangerous for him there.“The stress isn’t particularly helpful either,” he added. “It means we’re basically banned from returning to our own country … We can hang out here for a bit, but that’s really not the point. Medium or long term, it’s not going to work. I’ve got a kid who I need to have a life.”He has been offered a coronavirus vaccine from his GP, council and hospital in his home city of London, which he is unable to access, and he cannot get one in Madeira.“I’m not saying anyone intended it to be this way, but they’ve not fully thought through these things that need to be taken into account. Surely there must be other people in a similar boat. It’s illogical. I have friends returning from LA this Thursday … and they’re going to walk through immigration and go home. It doesn’t make any logical sense.”The Department for Health was approached for comment

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#sante#hotelquarantaine#portugal#madere#retour#vaccination

  • Vaccin anti-Covid : « Une majorité des bénéficiaires est issue des classes les plus aisées et ne représente pas la population la plus vulnérable »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/02/12/vaccin-anti-covid-une-majorite-des-beneficiaires-est-issue-des-classes-les-p

    Lors d’une crise, si nous ne pouvons agir sur les inégalités elles-mêmes, au moins devons-nous les intégrer dans l’accès aux moyens de protection disponibles. Cette approche est bien connue des médecins généralistes qui connaissent les conditions de vie de leurs patients, leurs facteurs de risque et leurs comorbidités. Ils réclament aujourd’hui de pouvoir protéger au plus vite leurs patients les plus défavorisés et les plus vulnérables.Des vaccins ont pu être développés en un temps record grâce aux formidables compétences des équipes de recherche des laboratoires et à la mobilisation inédite de fonds tant privés que publics. Comment imaginer que la réponse à une pandémie puisse avoir pour seule réponse une approche réservée aux pays les plus riches ? Ce serait une faillite à la fois éthique et sanitaire.
    Si nous laissons la maladie proliférer en dehors de nos frontières, nous nous exposons pour demain à des reprises de l’épidémie sur notre propre territoire. Or, on estime que neuf personnes sur dix dans les pays à faible revenu ne pourront pas être vaccinées en 2021 car ces pays ne peuvent pas passer des commandes par manque de moyens. Face à l’énormité de la pandémie qui a déjà fait plus de deux millions de morts dans le monde et dont les impacts économiques et sociaux sont terribles, comment ne pas acter que l’intérêt général doit primer sur l’intérêt particulier ? L’accès au vaccin doit être considéré comme un bien commun universel.

    #Covid-19#migrant#migration#monde#inegalite#sante#vaccination#frontiere#pandemie

  • France-Algérie : le retour chaotique des Algériens au pays
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/02/12/france-algerie-le-retour-chaotique-des-algeriens-au-pays_6069658_3212.html

    Quoi qu’il en soit, les témoignages d’Algériens bloqués en France – ou ailleurs dans le monde – ont été massivement relayés ces derniers mois sur les réseaux sociaux. Certaines associations comme le Secours islamique France ont rencontré, lors de leur maraude en Ile-de-France, quelques Algériens à la rue, prisonniers de la crise sanitaire. Après avoir eu connaissance de cette situation, des membres de la diaspora se sont organisés pour proposer des hébergements aux plus précaires en mettant en place des plates-formes collaboratrices.
    (...) à quelques exceptions près, l’Algérie garde ses frontières fermées. Les vols commerciaux n’ont toujours pas repris, contrairement à ce qui se passe avec ses voisins. Ainsi, en décembre 2020, seules 18 000 personnes ont pu se rendre en Algérie depuis la France, selon la direction générale de l’aviation civile. A titre de comparaison, 212 000 passagers se sont envolés vers la Tunisie à la même période. D’autre part, la procédure de rapatriement est difficilement compréhensible. « Une véritable cacophonie », commente même M. Khenissa. Des parlementaires algériens ont dénoncé les dysfonctionnements et la lenteur des prises en charge. Le ministre des affaires étrangères, Sabri Boukadoum, leur a répondu le 1er février en assurant que « l’Etat a mobilisé tous les moyens humains et matériels pour la réussite des opérations de rapatriement ». Or, les témoignages font état d’une « opération » qui a certes démarré il y a plusieurs mois, mais s’est longtemps déroulée dans la pagaille.En effet, le rapatriement ne concerne pas seulement ceux qui sont bloqués en France, mais tous les citoyens algériens désirant retourner au pays. Pour cela, il faut d’abord s’inscrire auprès de l’ambassade ou d’un consulat et justifier d’un motif valable : un décès, un parent dont le pronostic vital est engagé, un problème judiciaire ou bien avoir été victime d’un cambriolage. Puis le ministère de l’intérieur valide l’inscription et l’envoie à Air Algérie, seule compagnie habilitée à transporter des ressortissants algériens. Le site rapt.airalgerie.dz permet de vérifier qu’elle a été approuvée. La compagnie est ensuite censée rappeler puis communiquer un lien pour acheter le billet qui s’élève à 380 euros.
    Problème : un certain nombre de personnes n’ont jamais été contactées par la compagnie aérienne. Une partie s’est rendue à Orly, unique point de départ en France pour les Algériens, pensant pouvoir acheter le billet directement au comptoir. Une situation qui a donné lieu à des scènes chaotiques devant la porte 42d, gardée par des policiers, alors que seuls les passagers munis d’un billet pouvaient entrer dans le terminal.
    « C’est humiliant et honteux », soufflait Mohand, un Parisien d’une cinquantaine d’années, venu à Orly le 28 janvier pour la troisième fois. « Ma mère vient de sortir de l’hôpital, il faut que je parte », expliquait ce serveur en chômage partiel, test PCR en poche et valise à la main. Au cri de « Ouvrez les frontières ! », la foule, patientant des heures dans le froid, espérait pouvoir monter dans l’un des deux vols quotidiens pour Alger.
    D’autres Algériens – détenteurs d’un passeport français – ont choisi de contourner le problème en passant illégalement la frontière algérienne depuis la Tunisie. C’est le cas de Houari qui s’est envolé pour Tunis début janvier. Ce quinquagénaire de la région parisienne s’est pourtant inscrit plusieurs fois auprès de l’ambassade, mais « je n’ai jamais reçu de réponse ». « Avec cinq autres amis, nous avons payé des passeurs, explique-t-il. Mais c’est risqué, on peut se faire arrêter ou dépouiller. » Après trois semaines passées dans sa ville, il est revenu à Paris, fin janvier, depuis Tunis, en empruntant le même chemin. Sur les réseaux sociaux, la diaspora algérienne implore les autorités algériennes de déverrouiller les frontières. Une décision suspendue à l’évolution de la situation sanitaire en Algérie (2 926 morts au 11 février), en France (80 591 décès à la même date) et au succès de la vaccination.

    #Covid-19#migrant#migration#france#algerie#tunisie#sante#test#frontiere#vaccination#rapatriement#retour

  • « Je vais retrouver la dignité d’être légale » : la Colombie s’apprête à régulariser un million de migrants vénézuéliens
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/02/11/je-vais-retrouver-la-dignite-d-etre-legale-la-colombie-s-apprete-a-regularis

    D’aucuns soupçonnent Ivan Duque de vouloir redorer son blason sur la scène internationale par la régularisation des migrants. « [Cette décision] permet au gouvernement de déplacer le débat avec ses différents interlocuteurs internationaux et de récupérer une certaine marge de manœuvre pour faire face aux critiques concernant sa gestion de l’accord de paix », considère Mme Borda. En décembre, le président Ivan Duque déclarait que les Vénézuéliens en situation irrégulière ne seraient pas vaccinés contre le Covid-19, soulevant un tollé chez les défenseurs des droits de l’homme et les épidémiologistes. Le SPT contredit le propos : les Vénézuéliens pourront bénéficier à terme de la politique de vaccination, qui devrait commencer le 20 février.
    « Nous craignions que l’annonce de la régularisation des migrants ne déclenche un pic de xénophobie mais il n’en a rien été », constate le Vénézuélien Alejandro Daly. Venu faire ses études en Colombie, il est un des fondateurs du « baromètre de la xénophobie », une plate-forme technologique qui permet aux chercheurs d’« écouter Twitter » et de mesurer en temps réel le nombre de messages qui associent la migration et les migrants à des termes péjoratifs.
    « Le nombre de réactions positives à l’annonce de la régularisation des migrants a été supérieur au nombre de messages négatifs », confirme la chercheuse Irene Cabrera. « Nous avons enregistré deux gros pics de xénophobie en 2020, décrit Alejandro Daly. L’un après une déclaration de la maire de Bogota, Claudia Lopez, associant les Vénézuéliens à la délinquance. L’autre est celui qui a suivi la déclaration d’Ivan Duque sur la non-vaccination des migrants. » C’est dire que les discours des responsables politiques pèsent lourd dans la balance de la xénophobie. M. Daly conclut : « Les mesures en faveur des migrants sont beaucoup mieux accueillies qu’on pourrait le croire. »

    #Covid-19#migrant#migration#colombie#venezuela#regularisation#vaccination#sante#inclusion#integration#politique#droit

  • People Are Touting Their Covid Vaccines in Their Tinder Bios | Washingtonian (DC)
    https://www.washingtonian.com/2021/02/09/people-washingtonians-promoting-their-covid-vaccine-on-dating-apps-ti

    Y’a un truc qui m’étonne : les vaccins, même aux US sont réservés aux personnes âgées. N’y aurait-il des lacunes dans l’affaire, et des jeunes gens bien portants, mais aisés, ne pourraient-ils pas profiter de vaccins ? Certes, on parle ici de professions « à risque », comme les pompier. Mais si la mention d’une vaccination se répand sur les sites de rencontre, cela veut certainement dire qu’on est au delà de professions spécifiées...

    Goodbye guy-with-a-fish photos, hello vaccinated first responders!
    Written by Ellen O’Brien
    | Published on February 9, 2021

    In pre-Covid times, dropping an impressive line into your dating app profile required creativity, interesting personal experiences, and humor. But these days, it only requires three words and two doses—”I am vaccinated.”

    Yep, slipped in between jokes about 5-in-1 body wash, commentary on Scrubs, and odes to home cooking, DC people on Tinder, Bumble, and Hinge are promoting their immunization status to potential matches.

    “<COVID Vaccinated>,” reads the bio of a local firefighter.

    A doctor’s bio features a photo of him in PPE and the line, “Resident in Emergency Medicine (vaccinated!)”

    A postdoctoral research fellow says he’s bored of the pandemic, “let’s do [something] fun together. #vaccinated.”

    A 20-year-old who we can only assume works in the pharmaceutical industry (other interpretations of “I sell drugs legally” are welcome) drops it in the first line of his bio: “got the vaccine :).”

    This guy decided to brag about the m.o. on Twitter:

    getting the vaccine has made me the most powerful man on DC dating apps

    — jack (@jackinthe202) January 29, 2021

    Since the first Covid-19 vaccine doses were given in December, the number of people across the country mentioning the words “vaccine” or “vaccinated” in their Bumble profiles has steadily increased, a spokesperson for the company told me in an email.

    She didn’t have specific data for the District. But here’s what I can tell you, after swiping through hundreds of profiles of straight men in and around the District. I never spotted a photo of someone actually receiving the vaccine, nor did I see any photos of someone’s personal vaccination cards. But the guys who are crowing about it have jobs that match up with those prioritized for vaccination by the District—doctors, firefighters, and public health workers.

    #Vaccination #Sites_rencontre #Bio_Tinder #Moi_Moi_Moi

  • Covid-19 : Londres promet de vacciner gratuitement les migrants quel que soit leur statut - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/30142/covid-19-londres-promet-de-vacciner-gratuitement-les-migrants-quel-que

    Les migrants sans-papiers au Royaume-Uni auront le droit d’être vaccinés gratuitement contre le coronavirus. Les autorités ne vérifieront pas leur droit de résidence, a indiqué le gouvernement lundi. « Les vaccins contre le coronavirus seront proposés gratuitement à tous ceux qui vivent au Royaume-Uni, quel que soit leur statut migratoire », a déclaré, lundi 7 février, un porte-parole du gouvernement du Royaume-Uni."Ceux qui sont enregistrés auprès d’un cabinet de médecine générale sont contactés le plus tôt possible et nous travaillons étroitement avec des partenaires et organisations extérieures pour contacter ceux qui ne sont pas enregistrés, et nous assurer qu’ils aient accès au vaccin", a-t-il ajouté.
    Le ministère de l’Intérieur a accès à certaines données concernant les patients enregistrés dans des cabinets de médecine générale dépendant du NHS, le service public de santé. Mais le gouvernement a fait savoir aux responsables du NHS que la vaccination, de même que le dépistage et les traitements du coronavirus, ne seraient pas soumis à des vérifications du statut migratoire.
    Le Royaume-Uni déplore plus de 112 000 morts de la pandémie, le plus lourd bilan en Europe. Il a lancé une vaste campagne de vaccination impliquant l’armée et des milliers de bénévoles qui a permis d’administrer une première dose à plus de 12 millions de personnes. Les autorités craignent cependant que certaines catégories de la population ne se fassent pas vacciner par méfiance, notamment au sein des minorités. Selon certaines estimations, le nombre de sans-papiers au Royaume-Uni atteindrait 1,3 million. Interviewé par la BBC, Steve Valdez-Symonds, directeur pour Amnesty UK du programme sur les droits des migrants et des réfugiés, a salué le fait que le gouvernement dise clairement que dans ce contexte, les données recueillies ne seraient pas transmises. Il a tout de même ajouté que l’exécutif allait devoir être convaincant pour que les gens croient en cette affirmation.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#vaccination#inclusion#sante#refugie#minorite#depsitage

  • HCR - Le HCR et l’OIM se félicitent de la décision de la Colombie de régulariser les réfugiés et migrants vénézuéliens
    https://www.unhcr.org/fr/news/press/2021/2/60215fa3a/hcr-loim-felicitent-decision-colombie-regulariser-refugies-migrants-venezueli

    Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, et l’OIM, l’Organisation internationale pour les migrations, ont salué aujourd’hui l’initiative de la Colombie d’accorder un statut de protection temporaire, pour une durée de dix ans, aux Vénézuéliens présents dans le pays. – Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, et l’OIM, l’Organisation internationale pour les migrations, ont salué aujourd’hui l’initiative de la Colombie d’accorder un statut de protection temporaire, pour une durée de dix ans, aux Vénézuéliens présents dans le pays.La Colombie accueille 1,7 million de Vénézuéliens, ce qui représente plus de 37 pour cent des 4,6 millions de réfugiés et migrants vénézuéliens qui se trouveraient en Amérique latine et dans les Caraïbes. Plus de la moitié des Vénézuéliens en Colombie sont en situation irrégulière, ce qui affecte leur capacité à accéder aux services essentiels, à la protection et à l’assistance. (...)
    Du fait de la pandémie de Covid-19 qui accroît les besoins dans toute la région, de nombreux réfugiés et migrants vénézuéliens, ainsi que les communautés locales, luttent pour survivre alors qu’ils sont confrontés à une aggravation de la pauvreté, aux pertes d’emploi, aux expulsions, à la faim, et à un manque de nourriture et d’accès aux traitements médicaux.
    Le statut de protection temporaire leur donnera également accès aux services essentiels, notamment au système national de santé et aux plans de vaccination contre le Covid-19. La régularisation est également essentielle pour les solutions à long terme, notamment l’accès au marché du travail, ce qui permet de réduire la dépendance à l’aide humanitaire tout en contribuant à la relance socio-économique du pays après la pandémie de Covid-19. « La régularisation des réfugiés et des migrants vénézuéliens en Colombie par le biais de l’octroi d’un statut de protection temporaire généreux est primordiale pour faciliter leur intégration socio-économique, ainsi que leur accès au système de santé national et aux campagnes de vaccination contre le Covid-19 », a déclaré le directeur général de l’OIM, António Vitorino.

    #Covid-19#migrant#migration#colombie#venezuela#regularisation#sante#inclusion#vaccination#migrationirreguliere#protection#droit#integration

  • Premiers doutes au Royaume-Uni concernant le vaccin AstraZeneca
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/09/premiers-doutes-au-royaume-uni-concernant-le-vaccin-astrazeneca_6069299_3244

    Seuls 147 cas de variant sud-africain ont pour l’heure été identifiés au Royaume-Uni, et Jonathan Van-Tam, le très pédagogue conseiller médical adjoint du gouvernement, a longuement insisté, lundi : « Rien n’indique qu’il va prendre le pas sur le variant du Kent. » Mais la campagne de tests et d’isolement systématiques des populations concernées ne fait que commencer dans certaines zones (à Bristol, par exemple, dans le sud-ouest du pays). Et les restrictions dures aux frontières pour les voyageurs venant des pays les plus à risque de variants ne sont toujours pas en place : les « hôtels à quarantaine » sur le modèle néo-zélandais ou australien ne seront opérationnels qu’à partir du 15 février. D’ici là, « jusqu’à 205 000 personnes venant de zones à risque pourront encore arriver », affirme le Daily Telegraph.
    Enfin, le gouvernement Johnson s’inquiète de la « résistance » au vaccin qui pourrait augmenter à mesure que le doute sur son efficacité s’installe. Le scepticisme vaccinal est faible dans le pays, sauf chez les populations britanniques d’origine africaine, caribéenne ou asiatiques (« BAME »), selon les témoignages de multiples médecins sur le terrain. Une étude du Royal College of General Practitioners, publiée le 7 février, souligne que les Britanniques blancs sont deux fois plus susceptibles de s’être fait vacciner que les Noirs.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#sante#vaccination#minorite #BAME#inegalite#race#variant#hotelquarantaine#frontiere#restrictionsanitaire