• Depuis l’ouverture du parc éolien de Nozay, les vaches meurent et les humains sont malades Thibault Dumas (Mediacités) - 25 Mars 2019 Reporterre _
    https://reporterre.net/Depuis-l-ouverture-du-parc-eolien-de-Nozay-les-vaches-meurent-et-les-hum

    Nozay (Loire-Atlantique), reportage

    Des animaux qui meurent, des hommes malades, deux agriculteurs au bord de l’asphyxie financière… Depuis l’implantation d’un parc éolien en 2012 à Nozay, entre Nantes et Rennes, les services de l’État sont désemparés face à des effets secondaires aussi alarmants qu’inexpliqués. Une situation qui préoccupe jusqu’au ministère de la Transition écologique.



    Dans un vrombissement régulier, les pales des éoliennes fendent l’air, une centaine de mètres en surplomb des pâturages. Le vent d’ouest souffle et le ciel s’anime en ce mercredi d’hiver, aux alentours de Nozay (Loire-Atlantique), en bordure de la N137, qui relie Nantes à Rennes. Au pied des huit turbines qui tournent à pleine vitesse, les arrêtés préfectoraux s’amoncellent, cloués sur des poteaux en bois. «  C’est sûr que notre histoire, c’est une histoire de fous  » , soupire, en regardant droit dans les yeux, un agriculteur du coin. Du côté de la préfecture de la Loire-Atlantique, on concède, par la voix de son secrétaire général, Serge Boulanger, «  [qu’] on est devant une situation atypique, pour laquelle on se doit de trouver des explications   ».

    Cette «   histoire de fous   » affecterait aujourd’hui des dizaines d’habitants de quatre communes voisines (Nozay, Abbaretz, Puceul, Saffré) et frappe surtout durement deux exploitations agricoles [1], installées autour des éoliennes. «   On va crever dans tous les sens du terme, financièrement ou au niveau de notre santé   », s’alarme l’éleveuse Céline Bouvet, 44 ans, aussi déterminée qu’épuisée par cinq années d’un combat kafkaïen mené au côté de son homologue Didier Potiron, 50 ans. Aucun des deux ne se décrit pourtant comme « anti-éolien ». Ils ont même décliné toutes les offres de service de collectifs d’opposants. 

    «  La coïncidence chronologique avec les travaux de construction puis la mise en route de l’éolienne est suffisamment troublante pour justifier des investigations complémentaires » 
    Tout débute fin 2009 quand l’entreprise toulousaine ABO Wind vend aux deux exploitants un projet (ancien) de champ éolien, exploité par KGAL, un énorme fonds d’investissements allemand, qui en possède une soixantaine. L’argumentaire est tentant : «   Ça sera tout bénéfice pour vous.  » La promesse  ? Respectivement 2.000 et 4.000 euros annuels pour le fonctionnement d’une partie du parc éolien des Quatre Seigneurs, dont les travaux démarrent fin 2012 pour une mise en route en juin 2013. Le début des ennuis pour ces deux exploitants du cru qui ont repris des fermes familiales.
    «   Chez nous, raconte Céline Bouvet, cela a commencé par des problèmes de mammites [inflammation de la mamelle des vaches]. On est obligé de jeter le lait, car il est rempli de caille et de grumeaux. Après, ça a été l’explosion : les vaches refusent parfois de monter dans les salles de traite, ou font demi-tour à l’approche des éoliennes, comme s’il y avait une barrière électrique invisible. Au niveau fécondité, c’est aussi devenu une catastrophe   », dit-elle, dans une étable, au milieu de sa trentaine de vaches laitières.


    Les nombreux arrêtés préfectoraux affichés à proximité des éoliennes

    La synthèse de la dizaine d’expertises réalisées dans le cadre du #GPSE (Groupe permanent pour la sécurité électrique en milieu agricole) confirme le tout, au printemps 2015. «   La coïncidence chronologique avec les travaux de construction puis la mise en route de l’éolienne est suffisamment troublante pour justifier des investigations complémentaires (…) Elles sont absolument indispensables pour essayer de comprendre ce qui se passe dans ces élevages   », conclut son auteure, la professeure émérite Arlette Laval de l’Oniris (École vétérinaire de Nantes), pourtant sceptique au départ. Une alerte que l’on retrouve quasiment mot pour mot dans les longs rapports vétérinaires et médicaux concernant les deux exploitations, dont les équipements ont été définitivement mis hors de cause par les experts.



    _ Dans ue ferme voisine du parc éolien des Quatre Seigneurs.

    Sur celle de Didier Potiron, où pâturent près de 75 bêtes, la perte financière a été évaluée par un cabinet indépendant à 93.000 euros sur une seule année. Un montant énorme pour une entreprise agricole qui affiche 300.000 euros de chiffre d’affaires. En cause  : la surmortalité des #vaches, notamment les plus jeunes, avec une cinquantaine de décès par an. «   Il faut une gestion extrêmement rigoureuse pour arriver à s’en sortir. On fait zéro investissement, on est toujours à la limite. C’est révoltant, parce que, depuis le début, on est transparents et au bout de six ans, on en est toujours au stade des expertises. Pour moi, le dossier a été bâclé par les services de l’État  _ », dit-il. Cette accumulation de problèmes a poussé les deux agriculteurs — et une dizaine de riverains, nous y reviendrons — à déposer plainte contre la ferme éolienne des Quatre Seigneurs dès l’été 2014 puis, à nouveau, en 2017. Tout en privilégiant le dialogue et la collaboration. Pour l’instant…

    «  Pour le moment, sur le plan scientifique, ces études n’ont pas permis de faire le lien entre le parc éolien et les symptômes constatés chez l’être humain et l’animal » 
    Selon notre décompte, pas moins de 20 études [2] de tous ordres ont déjà été réalisées sur place. « C’est le parc éolien le plus étudié en France », glisse Patrick Bessière, PDG d’#Abo_Wind, qui reconnait que «  la discussion avec les exploitants n’est pas toujours sereine  ». Un géobiologue, décontenancé, est venu des dizaines de fois. Un haut-fonctionnaire de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, qui chapeaute l’éolien) a, lui, eu beaucoup de mal à cacher son irritation devant ces problèmes inexpliqués. «   Pour le moment, sur le plan scientifique, ces études n’ont pas permis de faire le lien entre le parc éolien et les symptômes constatés chez l’être humain et l’animal, note Serge Boulanger, le numéro 2 de la préfecture de Loire-Atlantique. Ça ne veut pas dire qu’il y en a pas, mais ça ne veut pas dire qu’il y en a un. On se doit de continuer à explorer les choses.   » La piste de la relocalisation des exploitations n’est néanmoins plus tabou. Dans un courrier que nous nous sommes procuré, la préfecture écrit qu’elle y travaille avec la chambre d’agriculture du département. 



    Le parc #éolien des Quatre Seigneurs.

    Conséquence d’un arrêté préfectoral pris en urgence l’été dernier, une inédite campagne de tests a débuté mi-janvier, sous l’égide d’Oniris et de cabinets spécialisés. «   On met l’ensemble du parc à l’arrêt, puis on va rebrancher les éoliennes une par une pour voir si cela a un effet sur le comportement animal et les êtres humains, explique Serge Boulanger. Cela n’avait jamais été fait jusqu’ici.   » La perte liée à l’arrêt du parc se fait sans compensation [3] pour l’exploitant, KGAL, et les tests sont financés à hauteur de 25.000 euros par une enveloppe publique du ministère de l’#Écologie, une première — jusqu’ici, constructeur et exploitant privés réglaient la facture, alimentant des soupçons de partialité des études. 

    Car, l’affaire a pris une tournure politique. «   L’été dernier, une vache pissait le sang, morte au pied d’une éolienne. C’était le quatrième décès dans la journée   », raconte un agriculteur. Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition écologique, est alerté par le parlementaire La République en marche (LREM) (ex-PS) de la circonscription, Yves Daniel, lui-même issu du monde agricole. «   Au nom de l’application du principe de précaution dans l’éolien pour lequel je me bats depuis des années   » [il avait posé une question écrite sur le sujet dès l’automne 2014], explique ce dernier, qui souhaite néanmoins rester discret sur ce «   dossier sensible    ».

    Dans la foulée d’un entretien informel avec le parlementaire, le ministère de l’Écologie prend les choses en main depuis Paris. Il est vrai que, localement, les maires des communes concernées préfèrent ne pas évoquer l’affaire. La communauté de communes de la Région de Nozay compte deux parcs éoliens et d’autres projets attendent dans les cartons. Quant à celui des Quatre Seigneurs, il rapporte à lui seul pas loin de 84.000 euros par an à la collectivité, dont les élus n’ont jamais donné suite à nos demandes d’interview.

    Pourtant, le temps presse. Outre les animaux, les riverains se plaignent aussi de «   troubles du sommeil importants   », ce qui a conduit une dizaine d’entre eux à se joindre au combat des exploitants. À l’image de Renate, une retraitée franco-allemande venue s’installer ici il y a 30 ans  : «   C’est simple, je me réveille toutes les nuits à deux heures du matin sans pouvoir me rendormir. Et quand je dors ailleurs, tout va bien.   » Un témoignage recoupé par de nombreux autres que nous avons recueillis.

    «  Si, par bonheur, on trouvait de quoi ça provient… » 
    Certaines pathologies sont encore plus préoccupantes  : kyste qui ne se résorbe pas chez un adolescent, #cancer qui s’accélère chez un riverain, crises d’#épilepsie, inflammations musculaires, etc. La fatigue ou l’anxiété fragilisent-elles les corps ? Ou s’agit-il d’un #effet_nocebo https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/medecine-effet-nocebo-12870 (l’inverse de l’effet placebo) ? «   Quand vous allez aux urgences, on vous dit que le problème, c’est vous   », dit une habitante. En attendant, les boîtes de médicaments s’accumulent dans les cuisines et les placards des riverains des éoliennes, qui réclament depuis plusieurs années une étude des effets sur la santé humaine. «   Quelque chose se fera dans les mois à venir sous l’égide de l’Agence régionale de santé (ARS)   », annonce-t-on du côté de la préfecture, sans plus de précisions sur un calendrier ou sur un périmètre.

    En attendant, les autorités butent sur la question que tout le monde se pose  : d’où vient le problème avec ces #éoliennes  ? Si le mouvement des pales fait l’objet d’un certain nombre de travaux — et aussi de fantasmes —, c’est le champ électromagnétique généré par les câbles de 20.000 volts enterrés pour raccorder les huit éoliennes au réseau EDF qui concentre les investigations. Surtout que les sols humides des environs de Nozay sont drainés par des rivières souterraines  : une importante quantité d’eau a été pompée pendant les travaux d’installation.


    Le parc éolien des Quatre Seigneurs.

    Cette hypothèse est défendue par Allain Lamy, 71 ans, ancien cadre d’EDF  : «   Des bactéries dites magnétotactiques s’en serviraient pour proliférer dans l’ensilage des fermes [l’alimentation des animaux], dont la température est déjà montée 20 °C au-dessus de la température ambiante. Pour en avoir le cœur net, il faudrait pousser de vraies investigations sur le sujet   », ajoute ce Nantais qui soutient depuis trois ans les exploitants du parc éolien des Quatre Seigneurs.

    Serge Boulanger, secrétaire général de la préfecture de Loire-Atlantique, le reconnaît  : «   Il y a une particularité dans ce parc éolien : chaque éolienne est reliée aux autres par un câble en cuivre. On appelle ça une liaison équipotentielle, pour une mise à la terre commune, alors que, sur d’autres parcs, on a une mise à la terre par éolienne. Mais, il peut y avoir aussi, sans liens avec l’éolien, l’influence d’un faisceau radar aéronautique, la proximité d’une ligne à haute tension, etc.   »
    Si l’exploitant allemand #KGAL n’a jamais répondu à nos sollicitations et semble ralentir toutes les procédures, le fabricant du parc, la société toulousaine Abo Wind, s’explique, elle, par courriel [4]  : «   Nous avons toujours porté une attention particulière aux problèmes évoqués par les riverains. Ceci est toujours le cas durant la phase de développement, mais également durant la phase post-implantation. Ce n’est pas pour autant que le parc éolien n’est pas conforme aux normes et réglementations en vigueur…   » 

    Une fin de non-recevoir qui ne satisfait évidemment personne. Tandis que les investigations se poursuivent, la FNSEA 44 et les Jeunes Agriculteurs 44, qui suivent l’affaire de près, ont monté un groupe de travail pour recenser les problèmes inexpliqués et élaborer une charte d’implantation des éoliennes. En regardant leurs pales tourner, l’éleveuse Céline Bouvet ne peut retenir un soupir  : «   Si, par bonheur, on trouvait de quoi ça provient… Mais il y a tellement d’enjeux financiers. À côté, nous, on est des merdes.   »

    Article initialement paru dans Mediacités https://www.mediacites.fr/nantes/enquete-nantes/2019/02/14/sante-linquietant-mystere-des-eoliennes-de-nozay Nantes le 14 février 2019. *


  • Les vaches de Monsieur #Yoshizawa

    Monsieur #Yoshizawa est éleveur. Il a vu sa vie basculer le 11 mars 2011 lors de l’accident de la #centrale_nucléaire de Fukushima Daiichi. Il a refusé d’être exproprié et d’abattre ses bêtes comme le demandait le gouvernement. Il a choisi de rester vivre dans la #zone_interdite pour nourrir ses têtes de bétail et leurs permettre d’avoir une fin de vie digne. Il a préféré se sacrifier pour elles et dit de lui-même qu’il est un #Kamikase. Lorsqu’il a eu connaissance de l’histoire de Masami Yoshisawa, Yves Monnier a cherché à entrer en contact avec lui. Il a réalisé les premiers portraits de la série de ce qu’il pensait être à l’époque les vaches 187 de monsieur Yoshizawa en “piquant“ des images sur le blog de sa Fondation : “La Ferme de l’Espoir.“ Le problème c’est qu’en opérant de cette manière et ne connaissant pas les animaux de monsieur Yoshizawa, il a eu la crainte d’en oublier ou même de faire des doublons… Il a donc écrit à monsieur Yoshizawa en lui demandant s’il accepterait de faire pour lui un portrait de chacune de ses vaches à partir d’une notice que Yves Monnier lui a fait parvenir. Aidé par une amie à lui, #Sayuri_Arima, photographe, M. Yoshizawa a accepté. Ils ont donc convenu qu’ils lui enverraient 1 à 2 portraits par semaine durant les 9 à 10 prochaines années afin que Yves Monnier puisse matérialiser la totalité des portraits de vaches qui se sont avérés être aujourd’hui en réalité plus de 350.

    “J’expérimente l’image numérique et ce qu’elle compte de plus mystérieux à mon sens : sa #temporalité. L’#image_numérique a une durée de vie. Qu’elle soit sous forme de fichier ou imprimée, son existence est “garantie“ pour 15 à 20 ans. Je substitue aux écrans, vidéo-projections ou impressions qui l’incarnent au quotidien, d’autres matériaux qui ont tous comme caractéristique commune d’être persistant dans l’environnement. J’applique ainsi mécaniquement, couche après couche, différentes matières issues du bâtiment, de l’artisanat, de l’industrie, des beaux arts, etc. Ce geste confronte l’imagerie numérique avec différentes matérialités, et mon quotidien avec d’autres temporalités.“


    http://lesvachesdemonsieuryoshizawa.com
    #nucléaire #vaches #Fukushima #art


  • La vache a besoin de cornes...
    ... vous ne le saviez pas?

    Pourquoi cette initiative est-elle nécessaire ?

    La dimension d’une #étable à #stabulation_libre pour vaches à cornes doit être supérieure d’un tiers et les équipements d’étable doivent être adaptés au comportement des animaux. Et cela coûte de l’#argent.
    Le plus fort encombrement fait que sur une même surface d’étable moins d’animaux peuvent être détenus. Or, qui dit moins d’animaux, dit moins de #revenus.
    Il faut s’investir davantage dans la relation homme-animal. Ceci prend plus de temps.
    Selon la loi suisse sur la #protection_des_animaux, personne ne doit de façon injustifiée causer à des animaux des douleurs, des maux ou des dommages, les mettre dans un état d’anxiété ou porter atteinte à leur dignité d’une autre manière. Nous estimons que l’écornage porte atteinte à la #dignité de l’animal.
    Les systèmes de stabulation doivent être adaptés aux animaux, et non pas l’inverse.
    L’#écornage ne peut être réalisé sans engendrer la moindre des #douleurs. Il n’est pratiquement impossible de complètement étourdir le grand nerf principal de l’appareil des cornes. L’anesthésie et les médicaments analgésiques induisent une sédation qui rend faibles les réactions que le veau exprime face à la douleur, mais cela n’empêche pas que celles-ci soient néanmoins bien perceptibles.
    Les bovins écornés doivent régler leurs luttes de préséance avec contact physique direct, ce qui provoque des blessures internes invisibles de l’extérieur. Mais le boucher ne peut pas utiliser la viande contusionnée.
    Et pourquoi donc les vaches que l’on voit dans la publicité ou sur les emballages arborent-elles toujours des cornes ?

    https://www.youtube.com/watch?v=KMJCaknUxRM


    https://www.youtube.com/watch?v=IqhFL4d52ko

    https://www.youtube.com/watch?v=YpZTt3M0rTA


    https://hornkuh.ch/fr/home
    #vaches #cornes #suisse #initiative #votation #élevage

    Eh bhein oui...

    ping @simplicissimus

    • Un Suisse milite pour les bêtes à cornes

      En Suisse, neuf vaches sur dix ont les cornées coupées, une pratique qui permet de faire tenir plus d’animaux dans un espace restreint. Non seulement cette ablation est douloureuse, mais les scientifiques estiment que les cornes jouent un rôle important dans la communication entre les bêtes.

      Armin Capaul, un paysan suisse qui plaide pour la dignité des vaches, a décidé de lancer une initiative populaire sur le sujet : il souhaite que les paysans qui renoncent à écorner leurs animaux bénéficient d’une aide financière. Après avoir récolté 154 071 voix permettant au référendum d’avoir lieu – la votation est prévue le le 25 novembre –, il se prépare à présent pour la campagne.

      https://www.arte.tv/fr/videos/079473-001-A/arte-regards


  • La planète Lait Réalisateur Andreas Pichler - 2017

    En Europe, en Asie ou en Afrique, le #lait s’impose comme le symbole de la croissance démesurée d’une production mondialisée. Comment les vaches sont-elles devenues les fournisseurs d’une industrie hautement technologique ?
    Qui trouve-t-on derrière ce marché ?
    Existe-t-il des alternatives ?
    Quels sont les bienfaits du lait ?
    Ce film part à la rencontre des agriculteurs, des représentants de la filière laitière, des politiques, des lobbyistes et des scientifiques sur plusieurs continents en quête de réponses.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=Z8LjZOEhPX0

    Version française

    https://rutube.ru/video/7919deb969c0e869b71c1721cb874701/?pl_type=user&pl_id=1299361

    https://rutube.ru/video/9da565d25d7dad48f2cc26f2b6ff526c/?ref=search

    #agriculture #alimentation #santé #élevage #agroalimentaire #quelle_agriculture_pour_demain_



  • [vidéo] Hommage à la ZAD
    http://www.lille43000.com/index.php/joomla-fr/en-santiags/889-hommage-a-la-zad

    « Ce qui se passe à Notre Dame des Landes illustre un conflit qui concerne le monde entier. Il met aux prises, d’une part, les puissances financières résolues à transformer en marchandise les ressources du vivant et de la nature et, d’autre part, la volonté de vivre qui anime des millions d’êtres dont l’existence est précarisée de plus en plus par le totalitarisme du profit. » Raoul Vaneigem. Durée : 18 min. Source : Lille 43000


  • Les vaches de Monsieur #Yoshizawa

    #Monsieur_Yoshizawa est éleveur. Il a vu sa vie basculer le 11 mars 2011 lors de l’accident de la #centrale_nucléaire de #Fukushima #Daiichi. Il a refusé d’être exproprié et d’abattre ses bêtes comme le demandait le gouvernement. Il a choisi de rester vivre dans la #zone_interdite pour nourrir ses têtes de bétail et leurs permettre d’avoir une fin de vie digne. Il a préféré se sacrifier pour elles et dit de lui-même qu’il est un Kamikase.

    Lorsqu’il a eu connaissance de l’histoire de #Masami_Yoshisawa, #Yves_Monnier a cherché à entrer en contact avec lui. Il a réalisé les premiers portraits de la série de ce qu’il pensait être à l’époque les vaches 187 de monsieur Yoshizawa en “piquant“ des images sur le blog de sa Fondation : “La Ferme de l’Espoir.“ Le problème c’est qu’en opérant de cette manière et ne connaissant pas les animaux de monsieur Yoshizawa, il a eu la crainte d’en oublier ou même de faire des doublons… Il a donc écrit à monsieur Yoshizawa en lui demandant s’il accepterait de faire pour lui un portrait de chacune de ses vaches à partir d’une notice que Yves Monnier lui a fait parvenir. Aidé par une amie à lui, #Sayuri_Arima, photographe, M. Yoshizawa a accepté. Ils ont donc convenu qu’ils lui enverraient 1 à 2 portraits par semaine durant les 9 à 10 prochaines années afin que Yves Monnier puisse matérialiser la totalité des portraits de vaches qui se sont avérés être aujourd’hui en réalité plus de 350.


    http://lesvachesdemonsieuryoshizawa.com/oeuvres-originales
    #vaches #art #Fukushima #vaches #nucléaire
    cc @reka @albertocampiphoto


  • Condamné pour l’odeur du fumier et de ses vaches, un agriculteur du Cantal soutenu par son village
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/cantal/condamne-odeur-du-fumier-ses-vaches-agriculteur-du-cant

    L’odeur du fumier et des vaches d’un agriculteur du Cantal continue d’incommoder ses voisins
    A Lacapelle-Viescamp, petit village du Cantal, une partie de la population se mobilise pour venir en aide à un éleveur condamné à déplacer son troupeau de vaches ainsi que le stockage de fumier. Incommodé par l’odeur, un couple de voisins avaient saisi la justice. Vendredi 12 janvier, un huissier a dressé un premier constat.

    #paysan #vaches #fumiers #bruit_et_odeur

    Je ne sais pas quel tag mettre, dans la même veine, il y avait la mare des grenouilles et les cloches du village.


  • Des nanoparticules auraient causé la mort de dizaines de vaches dans le Haut-Rhin
    https://reporterre.net/Des-nanoparticules-auraient-cause-la-mort-de-dizaines-de-vaches-dans-le-

    C’est l’aboutissement de deux ans d’une enquête minutieuse... Les victimes ? Plus de 70 #vaches d’un cheptel situé à Roderen, dans le Haut-Rhin, sur l’exploitation d’un agriculteur reconnu par ses pairs. Quasiment toutes sont mortes les unes après les autres, entre 2014 et 2016. Les dernières ont été vendues pour abattage avant leur décès. Le tueur ? Jusqu’ici, personne n’en avait la preuve. Mais ce jeudi matin 9 novembre, Michael Loeckx, journaliste scientifique travaillant pour les journaux allemands (Der Spiegel et ARD), et consultant en environnement, apporte des éléments de réponse, accompagné d’associations environnementales et de la Confédération paysanne locale. Selon ses recherches approfondies, les coupables seraient des #nanoparticules de dioxyde de titane rejetées par l’usine Cristal, située sur la ville de Thann, voisine de moins de quatre kilomètres de la ferme. Le dioxyde de titane sert notamment d’additif alimentaire (E171), qui est utilisé de façon courante, en confiserie particulièrement.

    #pollution


  • Flying Cows to Qatar Is One Man’s Way to Beat the Saudis - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-06-12/flying-cows-to-qatar-is-one-man-s-way-to-beat-the-saudis

    The showdown between Qatar and its neighbors has disrupted trade, split families and threatened to alter long-standing geopolitical alliances. It’s also prompted one Qatari businessman to fly 4,000 cows to the Gulf desert in an act of resistance and opportunity to fill the void left by a collapse in the supply of fresh milk.

    It will take as many as 60 flights for Qatar Airways to deliver the 590-kilogram beasts that Moutaz Al Khayyat, chairman of Power International Holding, bought in Australia and the U.S. “This is the time to work for Qatar,” he said.

    #Qatar #importation #vaches #lait #produits_laitiers #transport


  • Des suceurs de sang, voilà en réalité ce qu’est devenu le monde du libre. Sans cesse on crée de nouveaux projets issus de produits existants, on les utilise, les distributions mères, on crée et invente de nouveaux besoins pour, au final, appeler aux dons. Les utilisateurs du libre sont vus essentiellement comme des vaches à laits, d’autres formes de produits.

    Tails - Pourquoi nous avons besoin de dons
    https://tails.boum.org/news/why_we_need_donations/index.fr.html

    Aujourd’hui nous démarrons notre campagne de dons pour financer notre travail en 2017.

    À la différence de la plupart des autres outils sur Internet, Tails est distribué librement et gratuitement. Nous ne vendons pas vos données, nous ne vous envoyons pas des publicités ciblées et nous ne vendrons jamais notre projet à une grande entreprise. Nous distribuons Tails gratuitement simplement car tout le monde mérite d’être protégé contre la surveillance et la censure. Mais également car être un logiciel libre est une condition nécessaire pour que nos outils soient sûrs et vous protègent comme prévu. Si notre code source était fermé, il n’y aurait aucun moyen de vérifier que notre logiciel est digne de confiance.

    Depuis 2014, nous avons récolté 210 000€ en moyenne chaque année,

    #libre #tails #debian #dons #vaches_à_lait


  • En Chine, les fermes sont déjà passées aux 10 000 vaches RTBF - AFP ce 26 Décembre 2016
    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_en-chine-les-fermes-sont-deja-passees-aux-10-000-vaches?id=9489609

    La consommation de lait explose en Chine. A quel prix ? Des fermes géantes comptant parfois 10 000 vaches y produisent des monticules de fumier noir pestilentiel et des effluents verdâtres qui s’infiltrent dans les sols.

    L’industrie laitière, soutenue par le gouvernement, représente un chiffre d’affaires de 38 milliards d’euros en Chine. Elle illustre l’attrait croissant des 1,4 milliard de Chinois pour le lait, malgré une intolérance de nombre d’entre eux, plus ou moins forte, au lactose.
    Pour répondre à cette demande, la production, naguère assurée par de petites exploitations, est confiée de façon croissante à des « méga-fermes ». Mais celles-ci génèrent en parallèle d’immenses quantités de déchets.

    « En été, l’odeur du fumier est très forte » , explique Ren Xiangjun, un paysan du district de Gannan.

    Du doigt, il pointe la ferme géante du groupe agroalimentaire chinois Feihe International, de laquelle s’échappe un flux d’eau verte. Des seringues et des emballages de médicaments vétérinaires usagés jonchent le sol à proximité : « Après les injections, ils jettent tous ces déchets ici. Mes terres sont directement affectées ».


    Lors de son ouverture en 2012 dans les vertes prairies de la province du Heilongjiang (nord-est), non loin de la Russie, la ferme Feihe s’enorgueillissait d’élever 10 000 vaches.

    « Le fumier est aussi haut qu’une montagne. Pour nous, cela n’apporte rien de bon. Juste de la pollution et du bruit », peste Mme Ren, habitante du village voisin de Daxing.

    L’industrie laitière a bondi de plus de 12% par an depuis 2000 en Chine. Un boom alimenté par l’attrait de la classe moyenne grandissante pour le lait, perçu depuis peu comme un aliment sain en Chine après une absence millénaire dans la culture et l’alimentation de ce pays.

    ’L’odeur est insoutenable’
    . . . . .

    La suite : http://www.rtbf.be/info/economie/detail_en-chine-les-fermes-sont-deja-passees-aux-10-000-vaches?id=9489609
    #agriculture #élevage #alimentation #mille_vaches #Chine #Délire #folie #vaches #animaux #paysannerie #environnement #lait #beurk #puanteur


  • « Une mère seule, on ne lui fait pas de cadeau… » | L’Humanité
    http://www.humanite.fr/une-mere-seule-ne-lui-fait-pas-de-cadeau

    Pour elle, ce n’est pas tant le regard négatif sur son statut de foyer monoparental qui prime mais «  quelque chose de pénible sur la vie quotidienne, sur l’argent, sur le boulot  ». Quand Shaïna est née, Christelle travaillait à plein temps et donnait la moitié de son salaire à l’assistante maternelle. Malgré sa demande de crèche, elle n’a jamais rien obtenu. «  Je bossais, je ne voyais pas ma fille et je ne m’en sortais pas avec le Smic, je n’avais pas de quoi vivre. Du coup, j’ai démissionné et j’ai commencé à toucher l’aide de la CAF parent isolé. C’était dur, parce que je me suis retrouvée enfermée à la maison avec un bébé, sans comprendre ses besoins. Pour moi, c’était contre nature de lâcher mon travail pour faire vivre ma gosse. Avec une crèche, tout se serait passé différemment  », raconte-t-elle avec amertume.

    #femmes

    • Le commentaire de Carole :

      [sentiment perso]
      En Thailande, il y a aussi énormément de femmes seules avec des enfants ... et qui travaillent ... seulement j’y ai vu une énorme entraide entre femmes. Un réseau étendue, où les enfants sont gardés par les unes ou les autres. Ou les enfants avec les femmes dans les commerces qu’elles tiennent, ce n’est pas un souci. J’ai vu aussi pas mal d’hommes, plutôt âgés, les grands-pères , s’occupaient des petits, les ventilaient dans des hamacs par exemple.
      Impression qu’ici en France, l’individualisme a fait d’énormes dégâts.

    • Ma réponse :

      En fait, le manque de solidarité, c’est un des petits effets secondaires des politiques sociales dans un premier temps, mais surtout de leur régression dans un second.
      En France, la Sécu, entre autres, prend en charge les accidents de la vie, alors que dans les autres pays sans Sécu, ce sont les familles et plus particulièrement les femmes qui le font « naturellement ». Ce qui est une bonne chose, puisque nous cotisons tous et toutes pour que le travail gratuit « naturel » des femmes régresse.
      Le soucis, c’est que du coup, comme la Sécu y pourvoira, personne ne se sent plus trop concerné par le sort de son voisin (surtout si c’est une voisine) : « après tout, je paye pour ça, moi ! ».
      Du coup, quand la solidarité d’État régresse là où elle a été importante, il y a surtout du vide qui remplace. Et c’est particulièrement vrai pour les mères célibataires que le RMI puis le RSA, avec leur obligation de travail, ont fortement exposé à des doubles contraintes indépassables : avoir des horaires scolaires pour s’occuper des gosses et en même temps avoir un boulot, sachant que les boulot déqualifiés pour femmes sont précisément souvent à horaires décalés et de surcroît incompatibles avec les transports en commun.

    • Un grand classique … je me souviens que mère seule avec ma fille de 2 ans pour retravailler sans place en crèche, j’avais du faire appel à une autre femme, la moitié de mon salaire y partait. J’ai finalement renoncé au salariat mais je n’avais plus droit à l’ASS (où il fallait prouver 10 ans de salariat). Pendant 6 mois sans revenus j’ai espéré que mon dossier soit revu aux Assedic mais ils ont refusé systématiquement de comptabiliser mes congés maternité, j’ai été obligé d’attendre que l’on m’accorde le RMI.
      Les copains de #AC m’avaient conseillé de porter plainte pour discrimination et parce que le fait de reprendre un travail m’avait fait perdre mes droits, mais je n’avais plus d’énergie pour me battre.
      Ah tiens, et la blague c’est que l’url donné transforme le titre en

      humanite.fr/une-mere-seule-ne-lui-fait-pas-de-cadeau

      parce qu’évidemment c’est toi qui perturbe le monde et on te reproche toujours, en plus du père, d’être seule. Si tu es seule, et que tu t’en prends plein la gueule, on te culpabilise parce que tu l’as bien cherché, d’où ce droit de te faire payer cher ta liberté.
      #paria #guerrière #vaches_maigres



  • La ferme-usine des 1000 vaches bientôt autorisée à s’agrandir ?
    http://www.bastamag.net/La-ferme-usine-des-1000-vaches-en-voie-de-regularisation

    Une nouvelle enquête publique s’ouvre ce 2 novembre, pendant un mois, concernant l’extension du cheptel de la ferme-usine dite des « mille vaches ». Elle porte sur l’autorisation de passer de 500 à 880 vaches laitières et « vise à assurer la complète information du public et le recueil de l’opinion et des suggestions de toutes les personnes intéressées par ce projet ». Problème : selon un contrôle mené le 9 juin 2015 par la préfecture, la ferme-usine compte déjà 796 bêtes, alors que 500 vaches sont (...)

    En bref

    / Agriculture , Quelle #Agriculture_pour demain ?

    #Quelle_agriculture_pour_demain_ ?


  • Vu aujourd’hui à #Genève... une ville qui se rebelle contre #Maudet et en soutien à l’#usine (centre culturel auto-géré) :


    #graffitis #Suisse #féminisme #anarchisme #paix_sociale

    (heureusement que ce matin mon les pneus de mon vélo étaient plats... comme cela je suis allée au boulot à pied... et j’ai donc vu ces graffitis, que je n’aurais pas vu à vélo)


  • ‘Les 18 Fugitives’ : film d’animation palestinien soumis à pré-sélection pour les Oscars | Agence Media Palestine | 3 septembre 2015
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2015/09/03/les-18-fugitives-film-danimation-palestinien-soumis-a-pre-selec

    Un documentaire sur 18 vaches recherchées par l’armée israélienne pendant la première Intifada a été inscrit dans la catégorie des Récompenses pour le Meilleur Film en Langue Étrangère.

    Le film sélectionné, réalisé par le Palestinien Amer Shomali et le Canadien Pal Cowan, raconte l’histoire de 18 vaches pourchassées par l’armée israélienne pendant la première Intifada. Ce documentaire se distingue par son utilisation combinée d’animation, d’interviews et de reconstitutions pour raconter l’histoire de ces vaches dont on s’est servi pour une « production indépendante de lait » dans une ferme collective palestinienne au plus fort du boycott des produits israéliens. Dans le film, Israël considérait les vaches comme une « menace pour la sécurité nationale de l’Etat d’Israël ».




  • « Un GPS à la place des cloches ? Meuh alors ! » - un article avec plein de #collectors à l’intérieur : la #mauvaise_foi scientifique pour pousser vers la #technologie, les hésitations touristiques pour savoir si le #folklore est plus ou moins vendeur que le #silence, la subtilité sociologique pour mêler #anthropocentrisme et #sexisme
    http://www.migrosmagazine.ch/societe/reportage/article/un-gps-au-lieu-des-cloches

    Trop lourdes, trop bruyantes. C’est la conclusion d’une étude de doctorat menée à l’EPFZ et dénonçant la pratique ancestrale d’accrocher des #cloches au cou des #vaches. Assortie de la proposition de remplacer par des #GPS ces sonnailles dont le bruit et le poids pourraient nuire à la santé des animaux.

    Il semblerait y avoir quelques #biais dans l’étude :

    Selon Jacques Bourgeois, les chercheurs se seraient fourvoyés en utilisant pour leurs expériences de cloches de 5,5 kilos qui ne servent qu’une fois l’an lors de manifestations folkloriques. « A se demander, persifle le directeur de l’USP, s’ils sont déjà montés sur un alpage en dehors de leur laboratoire. » Les défenseurs des cloches invoquent dans la foulée un patrimoine aussi sonnant que vénérable. Pour eux, les toupins au cou des vaches « font partie de notre culture, de nos traditions et contribuent à la beauté de nos alpages ». Quant à l’idée du GPS, elle est jugée absurde, nombre de zones spécialement en montagne n’étant pas couvertes.

    Mais bon, quoi, faut-il être pour, faut-il être contre ? Figure-toi que d’un point de vue international, c’est compliqué :

    Des réactions, il y en a aussi eu du côté de Suisse Tourisme, où l’on estime que des alpages sans cloches « seraient la fin d’un mythe, d’une image de la Suisse ». Mais également que la Suisse s’en remettrait : « Nos montagnes ont d’autres attraits, comme le silence. » Dans sa réponse, le Conseil fédéral invoque, lui, la liberté académique et souligne que ce genre de recherches a déjà permis aux animaux de rente suisses d’être parmi les mieux traités de la planète.

    Et pour finir, le winner-sociologue #Gabriel_Bender t’apporte quelques éléments supplémentaires pour étayer ta réflexion :

    Que vous inspire ce débat sur le remplacement des cloches de vache par des GPS ?

    Au départ, la fonction d’une cloche était de pouvoir retrouver le bétail égaré. A cette utilité première, une autre est venue s’ajouter. On a commencé à fabriquer des cloches qui étaient belles et qui sonnaient bien. Un peu comme les voitures, qui se sont beaucoup éloignées de leur fonction d’origine qui était de se rendre plus rapidement d’un point à un autre. Que les cloches soient donc devenues trop lourdes et trop bruyantes est bien possible. La solution logique, plutôt que des GPS, serait de fabriquer des cloches plus légères et moins bruyantes. Et qui sait : le bétail a peut-être une certaine fierté à faire sonner les cloches.

    C’est une vache qui vous l’a dit ?

    Presque. Mon grand-père avait fait fabriquer la meilleure des cloches pour une de ses vaches, Griotte, qui était reine d’alpage. Quand elle marchait avec cette cloche-là, on avait l’impression qu’elle faisait exprès de balancer la tête avec vigueur pour la faire sonner le plus fort possible. Les jours où elle se retrouvait, en revanche, avec une cloche ordinaire, fêlée, autour du cou, elle marchait avec beaucoup de raideur, comme si elle ne voulait pas qu’on l’entende sonner. Pourquoi ne pas penser que, comme les humains, les vaches peuvent parfois décider de négliger un peu leur santé, pour des raisons esthétiques ? Comme une #femme portera des talons hauts tout en sachant qu’ils sont pourtant très mauvais pour le dos.

    Via le Scoopit Desartsonnants



  • Un interview intime... *#Yann_Arthus-Bertrand*

    Darius Rochebin reçoit Yann Arthus Bertrand. Dans le sillage de la Fête nationale, il présente les beautés de la #Suisse photographiées du ciel, selon une technique qu’il a éprouvée dans le...

    Arthus-Bertrand : “Je ne supportait pas l’#école et l’#autorité
    « On peut toujours réaliser ses #rêves, il faut essayer »

    Darius Rochebin : “Vous avez survolé la terre entière, le plus bel endroit c’est quoi ?”
    Arthus-Bertrand : “#Chez_moi, avec ma famille, de loin”

    “Il n’y a pas d’endroits moches, il n’y a pas de paysages moches. Mon travail c’est d’essayer d’esthétiser”
    « Etre un #écolo, c’est aimer la #vie et penser que la vie est belle. C’est de s’aimer soi-même et surtout d’aimer les autres. L’#écologie_politique est morte car elle est dans le combat, alors qu’elle devrait être plutôt dans l’#amour »
    #beauté #laideur #moche #paysage #esthétique #esthétisation

    http://www.rts.ch/video/emissions/pardonnez-moi/6042355-yann-arthus-bertrand.html

    #interview #témoignage #photographie

    “La Suisse ressemble à ce qu’on croit”, dit Arthus-Bertrand
    “Il n’y a pas de publicité en Suisse” (—> dans le sens, des panneaux publicitaires)

    Darius Rochebin : “Vous avez filmé la terre entière, et la Suisse ça ressemble à quoi ?”
    Arthus-Bertrand : “ça ressemble à la Suisse, à l’image qu’on retrouve sur les boîtes de chocolat, c’est-à-dire les #vaches, les #montagnes, les #glaciers ! Et puis les petites #fermes. On sent que ce n’es pas si facile que ça, vous voyez des #paysans qui avaient 20-30 vaches. On m’a dit ’non non , mais ils sont très aidées !” Ils sont peut-être aidés, mais n’empêche que c’est une vie difficile. "

    Minute 11 : images de glaciers et montagnes...

    L’association de Arthus-Bertrand au #Congo, #association_Badao :
    http://www.associationbadao.org
    v. dès la minute 16’ des images tournées au Congo dans l’#orphelinat
    Le film #Marie_Thérèse_et_ses_enfants :
    https://www.youtube.com/watch?v=YjgDikqDbBU

    Minute 19’10 sur le #végétarisme et les #abattoirs : “Ce qui est étonnant c’est qu’on n’arrive pas à filmer les abattoirs des élevages industriels. On ne peut pas faire entrer les caméras, ce qui montre bien qu’il y a un truc qui est gênant pour tout le monde”
    Il parle d’un #film qui l’a fait décidé à devenir végétarien, je pense que c’est celui-ci, “#Alma” :
    http://www.almathefilm.com
    Bon après, dans l’interview, quand il parle de cela... je ne sais pas... il fait des liens entre consommation de viande et production de CO2, entre démographie/croissance démographique et problèmes écologiques... il fait ses analyses d’une façon un peu trop simpliste peut-être...

    #mythe #stéréotype #chateau_de_Chillon #chutes_du_Rhin

    L’interview est intéressant, mais sur ce coup, les questions du journaliste... mah !


  • De l’incongruité des pratiques agricoles et alimentaires du XXIe siècle
    http://www.laviedesidees.fr/De-l-incongruite-des-pratiques.html

    Ce discours a été prononcé par le Surintendant européen du territoire et de l’alimentation à l’occasion des XXVIIIe Causeries d’Oulan-Bator, qui se sont tenues en Mongolie du 9 au 13 juillet 2112. Il rappelle – avec indulgence – les errements de la civilisation prébatorienne : destruction de la biodiversité, technolâtrie, misère de l’#agroforesterie, #surpêche, pauvreté de l’#alimentation.

    Mesdames, Messieurs,

    Notre humanité a connu, au siècle dernier, une crise et une mutation dont le seul précédent digne de comparaison est la grande révolution néolithique. Nos ancêtres eurent à faire face à la fois aux dérèglements #climatiques, à l’épuisement des ressources fossiles (le #pétrole, incontournable pour produire des engrais azotés, les phosphates) et à la demande de production d’agro- ou bioénergie, énergies issues de la biomasse, comme le bois, l’éthanol issu des sucres ou l’huile. Il s’en est suivi des tensions sociales, voire géopolitiques, pour l’accès à l’#eau, à la terre, à la #biodiversité ou tout simplement à la nourriture. C’était là le fond de la grande crise des années 2020 dont vous avez tous entendu parler et qui s’est heureusement conclue par le fameux traité d’Oulan Bator, qui façonna de façon décisive le monde actuel auquel il donna d’ailleurs son nom d’« ère batorienne ».

    Si vous reprenez les textes de l’époque, disons ceux produits entre 1970 et 2020, vous constaterez en effet qu’il y eut alors un immense débat, moins sur la nécessité de la transition qui s’imposait à tous, que sur la nature de cette #transition. Vous m’excuserez de caricaturer les choses, mais, compte tenu des limites de temps, je dirai qu’il y avait globalement deux grandes positions.

    La première nous apparaît, avec le recul, totalement incroyable et fantaisiste, et je vous surprendrai sans doute encore plus en vous disant qu’elle eut longtemps la faveur des décideurs et de l’opinion. Mais je tiens à vous rappeler l’état primitif de la conscience politique et morale de l’âge industriel prébatorien. Cette position reposait sur l’idée que l’ensemble des problèmes seraient résolus en perpétuant la logique qui les avait favorisés ! Il s’agissait de s’appuyer sur des innovations techniques (#biotechnologie, #géo-ingénierie, biologie synthétique, grands #barrages, clonage, fermes verticales dans des grandes tours, etc.) développées et contrôlées par une #oligarchie d’entreprises privées, quoique très liées aux États. Bien sûr, l’avantage de cette proposition était d’éviter toute réforme en profondeur des modes de vie et de la gouvernance du système.

    S’il est si important de rappeler les termes de ce projet, que l’on peut qualifier de « technolâtre », c’est que notre société a fait un choix opposé. C’est la deuxième option. Considérez en effet un instant notre mode de gestion de la biodiversité. Au contraire du projet de centralisation et de normalisation à outrance (c’est la logique des clones), la plupart des plantes et des animaux domestiques que nous cultivons et élevons sont sélectionnés sur un mode décentralisé et diversifié en réseau, impliquant des stations de sélection locales et des maisons des #semences, qui animent elles-mêmes des réseaux de paysans-sélectionneurs.

    Vous voyez apparaître sur l’écran une photo de la Beauce datant de 1990. Je dis bien la Beauce, car ceux qui connaissent ce pays actuellement croiront plutôt qu’il s’agit d’une image prise par un de nos satellites sur quelque planète hostile. Eh bien oui, mesdames et messieurs, au moment même où des projets délirants prétendaient « biotiser » la planète Mars en y implantant une vie primitive en vue d’hypothétiques colonisations, les hommes dégradaient toute forme d’#écosystème élaboré dans ces plaines si fertiles de la région parisienne. Ils prétendaient créer sur Mars ce qu’ils avaient détruit sur la Terre. Et sachez pourtant que la #civilisation_industrielle prébatorienne considérait ces terres comme les plus prospères !

    Si vous imaginez ce qu’était alors l’état de nos territoires, le degré de dégradation biologique qui les affectait dans leur ensemble, vous pourrez vous représenter l’effort considérable de nos prédécesseurs pour inverser cette tendance mortifère et couvrir d’un vert manteau la terre dénudée. Pardonnez-moi ce lyrisme, mais la question est absolument capitale. Il a fallu une réforme profonde de nos systèmes psychologiques, économiques, techniques et fiscaux pour retrouver le potentiel détruit. Nous sommes les héritiers – et les heureux bénéficiaires – de cet effort sans précédent, et nous nous devons d’en conserver soigneusement les avantages pour nos enfants.

    Mais, me direz-vous, que mangeait-on en ce temps-là ? L’alimentation a connu un appauvrissement stupéfiant dans le premier quart du siècle dernier. L’alimentation mondiale tenait à une poignée de productions : #blé, #maïs, canne et betterave à sucre, riz, #soja et #palmier_à_huile. Seuls les trésors d’imagination et de technicité de l’#agro-industrie permettaient de recréer par les couleurs et odeurs de synthèse un faux-semblant de diversité. Les animaux étaient soumis au même régime. Des #vaches ne mangeaient jamais d’herbe, des #porcs jamais de glands et des #poulets jamais d’insectes. Maïs, soja, sels minéraux : telle était alors pour tous la triade miracle.

    Quel contraste avec notre politique vigoureuse visant à utiliser au mieux la #biomasse fixée par le territoire ! Ces merveilleux systèmes associant production de chênes de qualité et élevage de porcs, que nous nommons Dehesa et qui nous semblent si évidemment performants, ne se trouvaient plus qu’en Espagne et sur une surface qui n’excédait guère 20 000 kilomètres carrés. Faute d’une attention soutenue et d’une recherche de qualité – notamment sur la fructification des chênes –, cette Dehesa n’avait d’ailleurs que peu de chose à voir avec celle que nous avons aujourd’hui sous les yeux.

    Après de vrais progrès au XXe siècle, on était allé beaucoup trop loin dans la même direction, sans avoir le courage ou l’idée de sortir de l’ornière. On mangeait trop de #viande de qualité médiocre, trop de sucre, trop de sel. Il s’ensuivait une perte de #fertilité, des #maladies_cardiovasculaires, du #diabète, de l’#obésité, etc. Étrange civilisation que la civilisation prébatorienne, où la mauvaise alimentation allait de pair avec une surmortalité évitable ! Obnubilée par les maladies bactériennes, qu’elle réussit à prévenir avec succès (du moins momentanément), cette civilisation en oublia toutes les autres dimensions du lien entre santé et alimentation. Il y avait, dans tout l’espace public – je dis bien dans tout l’espace public, jusque dans les établissements scolaires – des distributeurs de boissons et d’aliments surchargés en sucre et en sel !

    Nous n’avons pas seulement diminué la quantité moyenne de viande consommée, nous avons surtout appris à la moduler dans le temps. Ainsi, si les enfants et les adolescents continuent de consommer de la viande, nous diminuons rapidement cette quantité à partir de trente ou quarante ans, selon les âges et les professions.[...] Il m’arrive de rencontrer des mouvements végétariens stricts qui me demandent pourquoi nous n’avons pas interdit la viande purement et simplement. À ceux-là je rappelle que notre élevage n’est pas dépourvu de qualités agronomiques et également paysagères. C’est partout un élevage raisonné et bien intégré que nous avons promu. Dans certains territoires particulièrement frais, voire froids et humides, favorables à une pousse abondante de l’herbe, l’élevage demeure le meilleur mode de valorisation des surfaces. Si donc nous avons cessé de faire de l’élevage pour l’élevage et d’accumuler #surproduction et #pollution, nous n’avons pas renoncé à l’élevage partout où celui-ci nous paraissait bénéfique tant d’un point de vue agricole que paysager. Certes, les produits animaux sont redevenus des produits semi-festifs. Mais il vaut mieux savourer en petites quantités un bon fromage avec des amis que d’avaler quotidiennement et précipitamment à la cantine un succédané lacté dépourvu de saveur.

    J’en viens, pour terminer, au #poisson et autres produits aquacoles. Vous raffolez tous de la carpe, ce « cochon des étangs » que nous préparons sous un nombre incroyable de formes. Au point que le mot carpe est désormais synonyme de « poisson » pour beaucoup d’entre vous. C’est en effet un poisson d’eau douce que nous élevons dans les nombreux étangs que nous entretenons. Rappelons que ces étangs jouent un rôle fondamental aussi bien en réserves d’eau et en lieux d’épuration, qu’en réserves de biodiversité et d’#agronomie ! Vidés tous les sept ans, ils offrent trois ans d’excellentes récoltes. Au début du XXIe siècle pourtant, cette culture des étangs et des poissons d’eau douce était résiduelle, sauf en Asie, dans les cultures de rizière. C’est bien simple : le poisson d’eau douce avait quasiment disparu, au profit du poisson de mer. Mais la surpêche avait presque vidé les océans. Quant à l’élevage de poissons tels que les saumons, le remède était pire que le mal. Le saumon étant carnivore, il fallait pêcher toujours plus de poisson pour élever les saumons. C’est un peu comme si nous avions mangé du tigre et raflé régulièrement tous les animaux de la jungle pour nourrir nos tigres d’élevage !

    Ce sont paradoxalement les problèmes climatiques et le problème des réserves en eau qui nous ont amenés à réfléchir à des modes intelligents de retenues d’eau. Quitte à construire des barrages, pourquoi ne pas en faire également des lieux de production piscicole ? Ainsi, dans un lieu donné, plutôt que de faire un seul grand bassin, il est apparu qu’il valait mieux en faire toute une série, reliés entre eux et permettant une exploitation raisonnée. L’obligation alors émise, pour toute demande de construction d’une retenue, de fournir une capacité de production piscicole a profondément changé la logique des aménagements. Au lieu de créer quelques grands barrages, profonds, lourds d’entretien, concentrés en un lieu, nous avons constitué un système hydraulique #décentralisé, complexe, flexible, d’une grande #résilience et hautement productif ! C’est à lui que nous devrons le délicieux pâté de carpe au coulis de groseille avec sa mousse de châtaigne qui constitue l’entrée de notre repas.

    et aussi #permaculture #agroécologie #aquaculture #paysannerie #prospective


  • Cows Are the Real Hogs: The IPCC and the Demand Side of Agriculture - The Equation
    http://blog.ucsusa.org/cows-are-the-real-hogs-the-ipcc-and-the-demand-side-of-agriculture-486

    As the graphic shows, most of the land and most of the biomass is used to feed cows. But when we look at the proportion of human food that is produced from all this energy, we see how inefficient this part of the human diet is. Cows, despite taking in 86 percent of the biomass, produce very little food (only 8 percent of the total). In contrast, both plant-based foods and chickens and pigs are much more efficient converters of biomass into things we can eat.

    • Il y a #élevage et #zootechnie, il faut faire attention à ne pas mêler les deux.
      Un élevage bien conçu peut être un élément important rendant un système agricole plus résilient et plus économe en énergie.
      http://seenthis.net/messages/220316
      http://seenthis.net/messages/241172
      La zootechnie moderne est d’ailleurs concomitante de l’industrialisation de l’agriculture et de la séparation entre « élevage » (qui a changé de nature pour devenir zootechnie) et culture céréalière.

    • Je la trouve bizarre cette visualisation, je suis pas à l’aise avec les échelles changeantes.

      Je ne veux pas remettre en compte la part trop importante de la consommation de viande ou produits animaux des pays occidentaux. Mais j’aimerai ajouter quelques choses au graphique qui semble sans pitié pour les #vaches :

      – Le problème vient avant tout des pâturages (ou pire des champs de soja) qui sont issus de la déforestation. Dans Meat, A Begnin Extravagance, Fairly montre que les chiffres avancés par certaines études de la FAO (où il était dit que l’élevage émettait plus de #gaz_à-effet_de_serre que les transports) sont boostés par la déforestation et que la prévision de superficie déforestait était au dessus de ce qu’il se passait en réalité. Y aussi des aspects politiques, comme des #vegans qui militent pour la capacité « équivalent-CO² » du méthane soit augmentée (à tord ou à raison) pour que la part de pollution de l’élevage soit augmentée.

      – Dans le graphique les paturages représentent 75% du total et ça me semble pas bien (sauf si c’est pris sur la forêt évidemment) car les paturages sont des systèmes pérennes vivaces, plein de biodiversité, résilients, qui stockent du carbone, qui peuvent être maintenus à peu de frais par l’élevage même.

      – Si l’élevage n’est pas pratiqué sur ces parcelles, selon les régions soit ça se transforme en forêt (mieux pour le carbone en général), soit ça reste en prairies redevenues « sauvage » (autant que ce soit possible, dans les régions morcelées par l’activité humaine), et qui abrite une grosse diversité animale. C’est mieux pour le sauvage, pas forcément pour le climat car les ruminants sauvages dégagent aussi du méthane. Et en général les espaces sauvages sont plus productifs que l’élevage extensif occidental.

      Juste pour nuancer.

    • D’ailleurs on a tendance à trop se focaliser sur les superficies je trouve, qui sont un aspect plus ou moins important selon la répartition et la densité de population.

      Et aussi on se focalise trop souvent sur les capacités de stockage au dessus du sol dans la végétation, et moins dans le stockage du carbone dans le sol.

      J’aimerais bien une mesure de la viariation du taux de matière organique dans le sol ou du rythme d’érosion par calorie créée pour différents systèmes (prairie, forêt, élevage sur prairie, cohons nourris aux grains, blés pour nous). Les résultats pourraient être étonnants.


  • Le génie de #Bill_Mollison, co-créateur de la #permaculture, ne cessera jamais de m’étonner :

    Par exemple, si nous déboisons des régions on a typiquement une grosse perte de nutriments et cela s’accumule en bas des coteaux et fini dans l’océan, mais si nous faisons une chose tout simple pour les vaches comme mettre un résineux sur les crêtes, les vaches vont toutes aller se poser dessous et vous obtenez un mélange d’aiguilles de pin et de bouse qui est un système de distribution goutte à goutte de nutriments pour tout le versant. Vous n’avez pas dû trimbaler le fumier jusqu’en haut mais vous avez dû mettre des résineux ou n’importe quels autres arbres à aiguilles. Cela apportera toujours les vaches sur la crête, et pourquoi donc ? Elles préfèrent une litière d’aiguilles à n’importe quel autre système. Elles s’allongent toujours sous les tamaris, sous les résineux, c’est leur endroit favori pour se poser.

    Tiré de « Cours de design en permaculture de Bill Mollison » mais j’ai pas pu trouver la source originelle.

    #élevage #vaches #fertilité #érosion #relief