• Sofiane Saidi, Camelia Jordana & Théo Ceccaldi - Jazz à Porquerolles 2026 - Regarder le programme complet | ARTE Concert
    https://www.arte.tv/fr/videos/133223-001-A/sofiane-saidi-camelia-jordana-theo-ceccaldi
    https://www.youtube.com/watch?v=VAzTfljSvUU

    Sofiane Saidi et Camélia Jordana unissent leurs talents pour une création unique entre raï et jazz. Accompagnés par les frères Ceccaldi, les deux artistes jettent un pont musical magistral entre les deux rives de la Méditerranée.

    Pionnier du raï contemporain, Sofiane Saidi insuffle ses machines électroniques au cœur des chants traditionnels oranais et de l’héritage des medahates - chants féminins traditionnels de célébration et de transmission.

    À ses côtés à Jazz à Porquerolles, la voix lumineuse de Camélia Jordana apporte une intensité rare à cette célébration métissée, qui redéfinit la place des femmes dans cette histoire sonore. Portée par la rythmique percutante de Tao Ehrlich et sublimée par le violon de Théo et le violoncelle de Valentin Ceccaldi, la performance célèbre une mémoire vivante, libre et en perpétuel renouvellement.

    #Camelia_Jordana #chanson #concert #Jazz_à_Porquerolles #live #musique #raï #Sodiane_Saidi #Theo_Ceccaldi #Valentin_Ceccaldi #violon #violoncelle

  • Les IA vont-elles tuer les liens hypertextes, ces briques fondamentales du Web ?
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/08/02/les-ia-vont-elles-tuer-les-liens-hypertextes-ces-briques-fondamentales-du-we

    (...) pourquoi cliquer sur ces [liens] puisque tout peut être servi à votre porte ? Le 22 juillet, Google a déployé en France ses « aperçus IA » (« AI Overviews »). Quand elle est activée, la fonctionnalité relègue l’antique liste des « 10 premiers liens » au fond de la première page de résultats du moteur de recherche et la remplace par un résumé, écrit automatiquement par l’intelligence artificielle (#IA) Gemini.

    Résultat : de nombreux éditeurs de sites Internet craignent pour l’avenir de leurs activités en ligne. En Allemagne, où l’option était déjà en place, la société de référencement Sistrix enregistrait une chute de 6,6 % du nombre de clics en provenance du Google. Mais plus encore qu’une problématique de modèle économique pour les sites Internet, la question est presque philosophique. Le #Web s’est bâti sur le concept même de #liens qui, par leur multiplication, forment ce qu’on appelle communément la « Toile ». Si ces liens ne sont plus parcourus, ont-ils encore une raison d’exister ?

    [...]

    « Les hyperliens et l’hypertexte [la technologie qui les sous-tend] ont été mis au défi par le tournant commercial du Web », complète Valérie Schafer, évoquant la transformation d’un « réseau de pages et documents » en un « réseau de services et plateformes, où sont incorporés de multiples outils, contenus et liens cliquables dont certains sont fournis par les plateformes, ou encore générés par des machines ».
    En parallèle, d’autres mécanismes mettent à mal les principes initiaux de l’hypertexte.
    « Les réseaux sociaux, les applications mobiles, les environnements derrière un paywall… ont érodé la notion de liens ouverts, souvent pour des raisons uniquement commerciales »_, explique au Monde Alberto Di Meglio, responsable de la stratégie numérique du CERN. Les choix de développement de ces plateformes ont, souvent, consisté à faire rester le plus longtemps possible leurs utilisateurs dans leur environnement, et dévalorisé les liens externes permettant de s’en échapper.
    Et cette tendance se poursuit : les utilisateurs qui conversent avec les agents conversationnels comme ChatGPT (OpenAI) ou qui se voient proposer les résumés par IA de Google n’ont en théorie plus de raison de cliquer sur des liens puisque les réponses à leurs interrogations leur sont fournies clés en main.

    https://justpaste.it/abrgm

    #hypertexte #hyperliens

    • Pour une fois que les femmes ne disparaissent pas de l’histoire du web note l’apparition bienvenue de ces chercheuses :
      #Anne_Helmond, de l’université d’Utrecht (Pays-Bas) Historiographie de l’hyperlien » parue en 2018
      #Olia_Lialina, artiste russe parmi les pionnières de l’art en ligne
      #Valérie_Schafer, historienne des télécommunications, de l’informatique et des cultures numériques

    • Avec l’introduction des « aperçus IA », « le Web et les applications mobiles pourraient n’avoir été qu’une étape intermédiaire dans la transformation numérique »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/04/avec-l-introduction-des-apercus-ia-le-web-et-les-applications-mobiles-pourra

      Est-il imaginable que les #médias ferment leurs contenus aux fournisseurs d’IA, comme la plateforme Reddit semble désormais vouloir le faire aux Etats-Unis ? Peu d’acteurs disposent d’un tel pouvoir de négociation. Pour la plupart des médias, le dilemme est redoutable : accepter que leurs #contenus alimentent ces nouveaux systèmes au risque de perdre leur audience, ou s’en retirer au risque de devenir progressivement invisibles dans les interfaces qui structureront demain l’accès au #savoir. Et dans cette lutte, il n’est pas certain que Google gagne à ne pas rémunérer équitablement les producteurs d’information.

      En effet, si les interfaces d’IA promettent de rendre l’information plus accessible que jamais, leur succès conduit à fragiliser ceux qui produisent cette information. Elles risquent de compromettre, à terme, la ressource dont elles se nourrissent. Une société qui ne finance plus la production des faits ne pourra pas longtemps bénéficier de la qualité de leurs synthèses.

      Déplacement du pouvoir

      Ce que l’introduction des AI Overviews traduit, c’est l’effacement du Web, qui avait lui-même remplacé une partie des médiations traditionnelles. Il devient une infrastructure invisible, tout comme les applications mobiles qui s’effacent également derrière des interfaces conversationnelles. Le Web et les applications mobiles pourraient n’avoir été qu’une étape intermédiaire dans la transformation #numérique.

      https://justpaste.it/dtnq8

  • Immigration : pourquoi le débat est‑il si peu objectif ?

    Alors que les institutions et les chercheurs multiplient la publication de #données pour rétablir la vérité factuelle, pourquoi, en matière d’#immigration, le débat démocratique est-il si peu objectif ?

    Dès qu’il s’agit d’immigration, ce sont toujours les mêmes #clichés qui reviennent : les migrants refusent de s’intégrer ; ils volent les emplois des nationaux ; ils islamisent l’Europe et « grand-remplacent » ses habitants ; ils profitent de l’« Europe passoire » pour abuser de la protection sociale ; ils feraient mieux de rester chez eux et de développer leur pays – et ainsi de suite.

    Ces #préjugés sont aussi anciens que l’immigration. Au XIXᵉ siècle, Marx et Engels débattaient déjà des effets préjudiciables de l’immigration irlandaise sur la classe ouvrière anglaise et, malgré une réalité sensiblement plus nuancée, la crainte que le travailleur étranger ne pénalise le « natif » reste ancrée dans le débat public. En France, les #stéréotypes actuels sur les immigrés d’Afrique subsaharienne ou du Maghreb ressemblent beaucoup à ceux que subissaient les Italiens ou les Polonais il y a un siècle.

    Aujourd’hui comme hier, ces #idées_reçues ont des conséquences bien réelles. Elles renforcent le #rejet des immigrés et empêchent de tirer profit de leur apport économique ou démographique. En biaisant le #débat_démocratique, elles alimentent une demande pour des politiques restrictives, mais inefficaces, car en #décalage avec la réalité qu’elles prétendent gouverner.

    À titre d’exemple, malgré la nouvelle loi française sur l’immigration de janvier 2024 (« loi Darmanin »), malgré le pacte européen sur la migration et l’asile de 2024, malgré plusieurs mesures prises par le gouvernement britannique, et malgré un nouvel accord franco-britannique en été 2025, les traversées de la Manche ont atteint le chiffre de 41 000 en 2025, au plus haut depuis 2022.

    Une multiplication des efforts

    La lutte contre ces préjugés est donc une priorité pour un vaste éventail d’acteurs. Au niveau des pouvoirs publics, c’est le cas de l’Union européenne, qui s’alarme des fake news, des théories conspirationnistes, et de leurs effets sur l’adhésion au projet européen. En France, le ministère de l’Europe et des affaires étrangères s’est employé à combattre les rumeurs concernant, par exemple, son soutien au Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées ou régulières (ou « Pacte de Marrakech »). En 2024, c’est le premier ministre espagnol Pedro Sanchez qui invalidait les idées fausses (bulos) sur le sujet devant le Parlement.

    Au niveau international, le Forum d’examen des migrations internationales qui s’est tenu à l’ONU, en mai 2026, a été l’occasion pour le secrétaire général Antonio Guterres de dénoncer la désinformation sur l’immigration. Des agences comme le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) ou l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) conduisent des programmes de lutte contre les stéréotypes qui affectent les migrants et les réfugiés. Une des stratégies de ces agences est de fournir des données sur le sujet, comme en atteste la création par l’OIM du Global Migration Data Analysis Centre en 2015. L’Union européenne a publié en 2025 un « Atlas of migration », partageant cet objectif de mettre à disposition les chiffres à même de combattre les fake news.

    Plusieurs ONG et associations de premier plan (parmi lesquelles Oxfam, le Syndicat de la magistrature, Emmaüs solidarité, Médecins du monde ou Médecins sans frontières) se sont réunies autour de la chercheuse en droit des étrangers Sophie-Anne Bisiaux pour publier, en 2025, En finir avec les idées fausses sur les migrations, un ouvrage qui réfute de façon systématique un vaste éventail de préjugés. Un inventaire récent a identifié plus de 200 publications visant le même objectif depuis 1990, dont 46 en français : pour les spécialistes de l’immigration, la lutte contre les idées reçues est donc un travail à plein temps.

    Une tâche sisyphéenne ?

    Pour vulgariser les résultats de la recherche scientifique, les chercheurs font pourtant face à des obstacles importants.

    La réfutation d’une idée reçue demande sensiblement plus de temps et d’énergie que sa production : c’est la « #loi_de_Brandolini », en vertu de laquelle ceux qui débitent des inepties ont toujours un temps d’avance sur ceux qui les corrigent.

    Un second obstacle tient à la posture de l’expert ou du chercheur. Déconstruire des préjugés peut s’avérer compliqué à mettre en œuvre lorsque les « sachants » sont soupçonnés de vouloir imposer leurs vues. À l’instar du « #grand_remplacement », nombre de préjugés anti-immigration et de théories conspirationnistes sont imprégnés d’une hostilité à l’égard des élites, accusées d’être déconnectées de la réalité, voire d’agir sciemment contre les intérêts du peuple.

    Les acteurs qui se positionnent contre les idées reçues se placent enfin dans une posture défensive, qui confère paradoxalement une visibilité accrue aux préjugés. On parle d’« #effet_Streisand » pour désigner ce mécanisme par lequel, en voulant combattre la diffusion d’une idée, on contribue à la placer au centre de l’attention, voire même à la légitimer.

    Limites et ambiguïtés des chiffres

    Une stratégie éprouvée pour réfuter les idées reçues est le recours aux données produites par les statistiques publiques.

    Les chiffres indiquent par exemple que, contrairement à une affirmation fréquente, il n’y a pas beaucoup de réfugiés en France. Entre 2014 et 2020, dans le contexte de la guerre en Syrie, la France a reçu 25 000 demandes d’asile en provenance de ce pays, contre 633 000 en Allemagne. Pareil avec la guerre en Ukraine en 2022, suite à laquelle la France a protégé environ 73 000 personnes, sur un total de plus de 4 millions de réfugiés ukrainiens en Europe, et là où l’Allemagne et la Pologne en ont chacun accueilli autour d’un million.

    Quelques incontestables que soient ces données, force est toutefois d’admettre qu’elles n’empêchent pas l’antienne habituelle selon laquelle la France serait excessivement laxiste ou généreuse. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, tenait en septembre 2025 les propos suivants :

    « Chaque année, 500 000 personnes entrent dans notre pays. Et sur ce demi-million, seulement 50 000 viennent pour travailler. La question est simple : que font les 450 000 autres, et surtout, qui paie ? »

    Il s’agit là d’une accumulation de #contre-vérités.

    En 2024, environ 343 000 premiers titres de séjour ont été délivrés en France (et non 500 000), et le taux d’emploi parmi les immigrés s’élève à environ 63 % (et non 10 %). Mais il peu probable que l’auditoire se scandalise de ces inexactitudes : ce qui compte, c’est le récit qui lui est proposé ainsi que ses valeurs sous-jacentes, fondées sur la distinction entre « eux » et « nous » et sur les difficultés socioéconomiques vécues par une partie de la population française.

    Les chiffres entraînent en outre le débat sur un terrain parfois glissant. Imaginons que la situation s’inverse et que la France accueille plus de Syriens et d’Ukrainiens que l’Allemagne, serait-ce une catastrophe ?

    Les politiques migratoires ne se résument pas aux chiffres. Elles soulèvent des questions fondamentales en termes de #valeurs. Que le nombre de réfugiés en France soit de mille ou d’un million est alors secondaire. Ce qui compte, c’est l’importance accordée à certains principes, comme le droit d’asile, et le type de société que l’on souhaite : plus ou moins ouverte sur le monde, plus ou moins cosmopolite ou solidaire.

    Ce débat-là ne peut se passer des chiffres (ce n’est pas pareil d’accueillir un millier ou un million de réfugiés), mais les interrogations qu’il pose vont bien au-delà des querelles statistiques.

    Un débat polarisé

    Une dernière difficulté soulevée par la lutte contre les idées reçues est que la méthode peut s’inverser. C’est le cas avec un livre récent du directeur d’un think tank nommé « Observatoire de l’immigration et de la démographie », Nicolas Pouvreau-Monti, très commenté depuis sa parution dans les médias marqués à droite. Intitulé Immigration, mythes et réalités, il confronte les idées reçues à l’analyse, à ceci près que ce sont cette fois les « mythes » qui seraient favorables à l’immigration, tandis que l’analyse de la « réalité » inviterait à lutter encore davantage contre l’immigration.

    La démarche n’est pas très crédible.

    D’une part, et malgré une réalité souvent complexe, l’hostilité à l’égard de l’immigration est bien présente dans la société française et une trentaine de lois ont été adoptées depuis 1980, toutes plus restrictives les unes que les autres : il est donc incorrect de dire que les idées reçues dominantes en France sont excessivement bienveillantes à l’égard de l’immigration.

    D’autre part, la « réalité » décrite par ce livre ne fait pas l’objet d’une analyse scientifique rigoureuse, car l’objectif est moins de comprendre les dynamiques migratoires que d’élaborer un programme radical en vue des élections de 2027 en France, clairement aligné sur les positions de l’extrême droite.

    En janvier 2025, cet institut disait par exemple craindre l’afflux de 580 millions de réfugiés en France, ce qui multiplierait par cinq le nombre total de personnes déplacées dans le monde (117 millions selon le HCR), et par huit la population du pays… Mais un tel scénario suppose que non seulement l’ensemble des personnes affectées par les conflits quittent leur pays, mais aussi qu’elles décident toutes de venir en France. Ces deux conditions sont aussi irréalistes l’une que l’autre, et un tel pronostic ne vise donc qu’à électriser le débat et à appeler au démantèlement du droit d’asile.

    Cette lutte inversée contre les idées reçues n’en est pas moins symptomatique d’une forte #polarisation, qui voit chaque camp délégitimer la position de son adversaire en la traitant d’idée reçue – avec le risque de ne parler qu’à ses propres coreligionnaires, et au détriment de la qualité démocratique, mais aussi de la prospérité du pays et des droits des migrants et des réfugiés.

    https://theconversation.com/immigration-pourquoi-le-debat-est-il-si-peu-objectif-282212
    #objectivité #chiffres #statistiques #dissuasion #inefficacité #migrations
    ping @karine4 @reka

  • Aérotorshow 2026 #Valence-Chabeuil : alerte canicule ! Alerte endoctrinement des enfants et jeunes
    https://ricochets.cc/Aerotorshow-2026-Valence-Chabeuil-alerte-canicule-Alerte-endoctrinement-de

    L’aéroport Valence-Chabeuil de l’Aérotorshow 2026 est situé en plaine, en plein cagnard, sans arbres, ouvert aux vents brûlants du sud. Il y a mieux à faire (piscine, cinéma, rivière...) que de venir cramer au soleil par 38° à l’ombre pour venir voir des engins bruyants carburants au pétrole qui attisent le réchauffement climatique et la guerre ! Alerte canicule : les personnes fragiles, les personnes âgées, les enfants en bas âge sont invités à ne pas venir à l’Aérotorshow 2026 Les (...) #Les_Articles

    / Valence, #Chabeuil, #Drôme, #Technologie, #Guerres

    https://www.ici.fr/auvergne-rhone-alpes/drome-26/aerotorshow-2026-a-chabeuil-les-organisateurs-s-adaptent-face-a-la-canicule-6847
    https://www.ici.fr/auvergne-rhone-alpes/drome-26/chabeuil/aerotorshow-2026-un-spectacle-aerien-exceptionnel-et-gratuit-aux-portes-de-valen
    https://www.nonamemusic.fr/agenda-et-concerts
    https://www.facebook.com/20531316728/posts/10154009990506729

  • En Belgique, des communes wallonnes coupent les ponts avec les nouvelles villes #RN

    Au nom du « cordon sanitaire » instauré pour lutter contre la montée de l’extrême droite, des municipalités belges comme #Huy ou #Namur remettent en question leur #jumelage avec des mairies françaises conquises par le #Rassemblement_national aux élections municipales de mars.

    Juché sur un éperon rocheux, le fort de Huy offre une vue imprenable sur les bords de Meuse et les ruelles pavées du centre-ville de #Huy, une cité de presque 22 000 habitants dans la province wallonne de Liège, en Belgique. Au pied de cette forteresse construite au XIXe siècle, des plaques commémoratives mentionnent la part sombre de l’histoire de l’édifice.

    Entre 1940 et 1944, l’armée allemande, qui occupait la Belgique lors de la seconde guerre mondiale, s’en servit de prison pour y détenir des milliers de Belges et d’étrangers, avant de les envoyer vers des camps de concentration. Parmi les prisonniers : 273 mineurs originaires de la ville de Grenay (Pas-de-Calais), arrêtés en 1941 lors de la grève des 100 000 mineurs du Nord-Pas-de-Calais, l’un des premiers actes de résistance collective à l’occupation nazie en France. Ils furent déportés à Sachsenhausen. La moitié d’entre eux y ont perdu la vie.

    Le fort de Huy est devenu aujourd’hui un site touristique et un lieu de mémoire. En 2016, pour marquer le 75e anniversaire du mouvement social des mineurs, l’ancien maire communiste de #Grenay, Christian Champiré, prend attache avec le bourgmestre de Huy, Christophe Collignon, élu maire socialiste quelques mois auparavant. Depuis, chaque année au mois de juillet, une commémoration se déroule aux abords du fort en présence d’un représentant de la ville de Grenay.
    Ce lien donne naissance, en 2022, à un « #pacte_d’amitié », suivi, deux ans plus tard, d’un « #serment_de _jumelage » signé le 23 juillet 2024. Les deux communes s’engagent alors à « maintenir des liens permanents et à favoriser les échanges entre leurs habitants pour développer par une meilleure compréhension mutuelle le sentiment vivant de la fraternité européenne ».

    « Ce parti incarne le #rejet_de_l’autre »

    En cette fin mai, les choses ont bien changé. Assis dans son bureau avec vue sur le fort belge, Christophe Collignon tourne littéralement le dos à ce serment, accroché sur un mur derrière lui. A Grenay, la candidate du Rassemblement national (RN) Daisy Duveau l’a emporté au second tour des élections municipales de mars avec un score de 42,43 %. Face à ce changement d’orientation politique dans la ville du bassin minier français, la municipalité de Huy a décidé, le 13 avril, lors d’un conseil communal, de rompre le pacte. « Rencontrer des élus RN est une #ligne_rouge, confie posément l’édile belge. Pour nous, celui qui s’intègre à notre société est le bienvenu, on prône une ouverture sur le monde. A contrario, ce parti incarne le #rejet_de_l’autre, il est incompatible avec nos #valeurs. »

    La ville de Huy n’est pas la seule à remettre en question son jumelage avec une commune récemment con­quise par le RN. C’est le cas aussi de #Namur. La capitale de la #Wallonie a décidé, le 21 avril, de mettre fin à son jumelage de soixante-dix ans avec #Menton (Alpes-Maritimes), après l’élection d’#Alexandra_Masson, la candidate du RN, au scrutin de mars. Le conseil communal de la ville belge a décidé de « suspendre, à titre conservatoire et avec effet immédiat, les relations entre la ville de Namur et la ville de Menton, dans leur dimension institutionnelle ».

    Pour justifier cette mise à distance, Christophe Collignon invoque « le cordon sanitaire » mis en place en Belgique depuis plus de trente ans pour lutter contre l’extrême droite. Le 24 novembre 1991, le Vlaams Blok, un parti d’extrême droite flamand, créait la surprise en obtenant 12 sièges au Parlement belge. Dans la foulée, les partis francophones et néerlandophones décidèrent d’adopter une charte édictant les règles de bonne conduite liant les partis démocratiques et d’inscrire dans le marbre le « cordon sanitaire ». Celui-ci consiste, aussi bien en Flandre qu’en Wallonie, à refuser toute #alliance avec l’extrême droite, laquelle se voit également privée d’antenne par les #médias. Un #cordon_médiatique uniquement en vigueur en Wallonie, dont la dernière charte actualisée date de 2022 tandis qu’en Flandre, la dernière version remonte à 2000.

    Des décisions symboliques

    Alors même que le cordon sanitaire n’englobe pas le jumelage des villes, les communes wallonnes d’#Arlon et de #Farciennes avaient déjà suspendu en 2014 leur jumelage avec les villes de #Hayange (Moselle) et de #Beaucaire (Gard), emportées par le FN (ex-RN) cette année-là. « Tous les partis démocratiques y sont ­attachés, argue Christophe Collignon. On a grandi dans cette culture politique, et il n’est pas question d’y transiger. »

    Depuis 2006, la mairie de Namur est dirigée par #Les_Engagés, un parti politique belge francophone centriste et social-libéral. Dès les résultats du premier tour des élections municipales en France, consigne a été donnée par le parti « de suspendre les jumelages avec les communes dirigées par les extrêmes ». « Ils mettent en danger notre modèle de société et notre vivre-ensemble », affirme au téléphone Yvan Verougstraete, eurodéputé (Renew) et président des Engagés.

    « En avril 2025, la ville de Namur a voté une motion qui réaffirme notre attachement aux valeurs démocratiques, à l’Etat de droit, à l’#égalité et au respect des #droits_fondamentaux, détaille Stéphanie Scailquin, adjointe au maire de la ville. Cette motion nous oblige, en cohérence, à veiller à ce que nos relations extérieures ne contredisent pas ces principes. »

    En Wallonie, être lié à une commune d’extrême droite relève du pacte avec le diable. « Il y a une défiance viscérale vis-à-vis de l’extrême droite, y compris au sein de la population, explique Benjamin Biard, politologue belge et chercheur au Centre de recherches et d’information socio-politiques. La prise de distance de Namur ou de Huy en est une illustration. Ces décisions sont surtout symboliques, car leurs jumelages n’ont en réalité jamais été très actifs. »

    Les relations associatives perdurent

    L’association entre Namur et Menton avait été conclue en 1956 mais n’avait en effet jamais fait l’objet de relations particulières. En 2023, à l’initiative de la municipalité française, la coopération avait été relancée. Une fois par an, l’une des deux délégations faisait le déplacement. Un panneau à l’entrée de la ville des Alpes-Maritimes indique le jumelage, tandis qu’une « allée de Menton » a vu le jour près de la citadelle de la capitale wallonne.

    « Menton n’a pas changé d’histoire le soir du scrutin, écrit par mail la nouvelle maire RN, Alexandra Masson. Elle n’a pas changé d’âme. Elle n’a pas changé d’habitants. Elle demeure une ville ouverte, frontalière, attachée à ses traditions, à son patrimoine, à ses relations d’amitié et à la dignité de ses engagements. Je crois que la démocratie mérite mieux que cela. Elle suppose d’accepter le verdict des urnes, y compris lorsqu’il ne correspond pas à ses préférences politiques. » Selon l’adjointe Stéphanie Scailquin, le divorce entre Namur et Menton « ne concerne que les relations entre ­exécutifs locaux. Les relations associatives et entre les habitants des deux communes peuvent naturellement se poursuivre ».

    A Huy, Christophe Collignon assure que la rupture des liens avec l’édile de Grenay ne portera pas non plus préjudice aux relations associatives unissant les deux communes. « Cela peut être même une bonne chose que des liens perdurent, notamment pour que notre histoire commune ne soit pas caviardée par les autorités de Grenay. » La municipalité du Pas-de-Calais n’a pas répondu à nos sollicitations. Les habituelles commémorations de juillet à Huy se dérouleront cette fois sans élus officiels de la ville de Grenay. Des habitants ont en revanche manifesté leur souhait de se joindre à l’événement pour rendre hommage à leurs martyrs de la seconde guerre mondiale, et continuer ainsi à entretenir leur histoire.

    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2026/06/19/en-belgique-des-communes-wallonnes-coupent-les-ponts-avec-les-villes-passees
    #jumelage #collaboration #arrêt #cordon_sanitaire #Belgique #France #extrême_droite #suspension

    ping @karine4

  • #Emmanuel_Macron juge les « hubs retour » pour migrants « ni efficaces », ni conformes aux #valeurs de l’Union européenne

    Le président français a affirmé vendredi que la France ne mettrait pas en place de centres pour migrants en dehors des frontières de l’Union européenne, comme le prévoit le « règlement retour » adopté la semaine dernière par les eurodéputés. Emmanuel Macron estime que ce dispositif n’est « ni efficace, ni ne correspond aux principes qui sont les nôtres ».

    La France est, avec l’Espagne, le seul État de l’Union européenne (UE) a faire part de ses réserves sur les « hubs retour », ces fameux centres situés dans des pays hors UE où peuvent être envoyés les migrants déboutés de l’asile.

    Paris a, dès le départ, émis des réticences, tandis que Madrid s’y est catégoriquement opposée.

    Vendredi 19 juin, le président Emmanuel Macron a réaffirmé sa position à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles. Le chef de l’État a indiqué que la France ne mettrait pas en place de centres pour migrants en dehors des frontières de l’UE.

    « Oui pour une politique qui lutte contre l’immigration illégale, qui nous rend plus efficaces, qui conduit à des retours (...) Pour ce qui est de la France, non à des centres de retour ou des ‘hubs de retour’ dans des pays tiers », a déclaré Emmanuel Macron. « Parce que je crois que ce n’est ni efficace ni ne correspond aux principes qui sont les nôtres », a-t-il poursuivi.

    « Je n’ai jamais vu un centre de retour dans un pays tiers fonctionner », a insisté le président français.

    L’idée de créer des « hubs retour », sans lien avec le pays d’origine des migrants, n’est pas nouvelle. Elle a été testée par l’Italie de Giorgia Meloni en Albanie, les étrangers y étant envoyés avant même l’examen de leur demande d’asile, contrairement à ce que prévoit la nouvelle loi européenne. Mais le dispositif a connu un échec cuisant, après plusieurs revers judiciaires. Tout comme celui mis en place entre le Royaume-Uni et le Rwanda, mais qui n’a jamais vu le jour.
    Le Rwanda, l’Ouganda ou l’Ouzbékistan comme potentiels candidats

    Le Parlement européen a approuvé mercredi 17 juin le règlement sur les retours de migrants déboutés du droit d’asile, une réforme qui inclut la possibilité pour les États membres de conclure des accords pour installer des centres de rétention hors des frontières de l’Union.

    Ces structures pour migrants en dehors du territoire de l’UE sont vivement plébiscitées par plusieurs pays européens comme le Danemark, l’Italie ou l’Autriche, qui estiment qu’ils pourraient faciliter les rapatriements et dissuader les candidats potentiels à l’émigration irrégulière. Le Rwanda, l’Ouganda ou l’Ouzbékistan sont déjà évoqués par certaines capitales européennes pour y construire ces centres.

    Le président français a par ailleurs précisé qu’il s’opposerait à ce que le budget européen soit utilisé pour bâtir ces centres de retour, comme cela été évoqué dans le cadre des négociations en cours sur le futur budget pluriannuel européen (2028-2034). « Cela doit relever des politiques de chaque État », a-t-il martelé.

    Plusieurs États membres ont en effet demandé à l’UE de financer la création de ces « hubs retour ». Mardi 16 juin, un texte approuvé par les Vingt-Sept demande que le budget commun contribue à des « retours sûrs, dignes, durables et efficaces », ainsi qu’à des « solutions innovantes » en matière de migration. Cette dernière expression est un terme vague pour désigner les idées défendues par les tenants d’une ligne dure sur la migration, comme l’Italie et les Pays-Bas, et recouvre notamment la création de centres hors de l’UE pour traiter les demandes d’asile et faciliter les expulsions des candidats déboutés.
    « Hauts risques de violation des droits humains »

    À l’unisson, les ONG et la gauche critiquent vivement ces structures qui risquent, selon eux, de créer des « zones de non-droit ».

    « L’efficacité ne peut pas justifier l’injustifiable », a affirmé l’eurodéputé belge (Renew) Yvan Verougstraete. L’élue écologiste française Mélissa Camara a, quant à elle, fustigé « l’erreur impardonnable et historique de renoncer aux droits et à la dignité des personnes exilées pour approuver un texte dont la seule boussole est la xénophobie ».

    Amnesty International a dénoncé une « extension des mesures punitives et restrictives » risquant de « plonger davantage de personnes dans des situations précaires ».

    L’ONU s’est aussi insurgée, samedi 20 juin, de la création de ces « hubs retour ». « Les pays de l’UE ne peuvent pas simplement externaliser dans des pays tiers leurs obligations en termes de droits humains », a déclaré dans un communiqué Volker Turk, le haut-commissaire de l’ONU aux Droits humains.

    « La détention et le retour vers des pays tiers de personnes vulnérables, y compris des enfants, sont un exercice particulièrement délicat du pouvoir étatique, et portent de hauts risques de violation des droits humains », a-t-il ajouté.

    « La législation internationale sur les droits humains et sur les réfugiés est très claire : personne ne devrait être renvoyé vers un endroit où il risquerait de graves violations des droits humains », a souligné Volker Turk. Le haut-commissaire aux Droits humains a souligné la nécessité d’une approche de la question « prenant en compte la contribution des migrants aux sociétés et économies européennes ».

    https://www.infomigrants.net/fr/post/72020/emmanuel-macron-juge-les-hubs-retour-pour-migrants-ni-efficaces-ni-con
    #return_hubs #migrations #réfugiés #efficacité #externalisation #renvois #expulsions #déboutés
    ping @karine4

  • Meeting Aerotorshow 2026 : avec Airbus, vendeur d’armes à l’armée israélienne et fournisseur de Frontex
    https://ricochets.cc/Meeting-Aerotorshow-2026-avec-Airbus-vendeur-d-armes-a-l-armee-israelienne

    Le Meeting Aerotorshow 2026 est fier d’annoncer que Airbus (dont MBDA est une filiale) fait partie de ses partentaires/mécènes Fier d’être partenaire d’une énorme entreprise qui vend des armements, des hélicoptères, des missiles un peu partout, qui alimente la répression anti-migrants de Frontex aux frontières, et qui avait été épinglée par rapport à Gaza : Devoir de vigilance : Airbus et sa filiale d’armement MBDA mis en demeure par des actionnaires et ONG - Deux actionnaires d’Airbus, (...) #Les_Articles

    / #Valence, #Chabeuil, #Drôme, #Les_enquêtes_de_RICOCHETS, #Guerres

    https://www.aefinfo.fr/depeche/744538-devoir-de-vigilance-airbus-et-sa-filiale-darmement-mbda-mis-en-demeur
    https://www.survey-copter.com
    https://www.meretmarine.com/fr/defense/dans-son-usine-de-pierrelatte-airbus-helicopters-devoile-ses-plans-pour
    https://ujfp.org/IMG/2024/03/Guide_des_entreprises_d_armement_fran_aises_complices_d_israel_mars_2024_5Mo.p
    https://www.humanite.fr/monde/armement/embargo-sur-les-contrats-darmement-avec-israel-lespagne-cede-face-au-chanta
    https://cric-grenoble.info/infos-locales/article/incendie-de-l-armoire-a-fibre-optique-de-dassault-5221

  • « Le nombre de jours de #vagues_de_chaleur sera multiplié par dix à l’horizon 2100 »

    Face à des canicules toujours plus précoces, #Valérie_Masson-Delmotte critique un « #déni de #responsabilité » de la part des politiques et s’inquiète d’une « #trumpisation » en France, entre coupes budgétaires et licenciement de scientifiques.

    Les prochains jours s’annoncent suffocants. Le 17 juin, 24 départements ont été placés en vigilance jaune canicule par Météo-France, à l’approche de ce qui se dessine comme la toute première vague de chaleur de l’année 2026. Et sa précocité, au même titre que le coup de chaud observé en mai, interroge. Jusqu’à présent, l’Hexagone n’avait connu que quatre vagues de chaleur à cette période de l’année. C’était en 2005, 2017, en 2022 et en 2025. Autrement dit, toutes des années récentes.

    Faut-il y voir le signe d’un emballement du changement climatique ? À quoi ressembleront les étés d’ici 2100, si la trajectoire actuelle se poursuit ? Et les politiques à la manœuvre en France sont-elles à la hauteur des enjeux que posent ces canicules ? La paléoclimatologue de renommée internationale et membre du Haut Conseil pour le Climat, Valérie Masson-Delmotte, répond à Reporterre.

    Reporterre — Quinze jours à peine après l’épisode de chaleur de mai, inédit par sa précocité, les températures s’envolent à nouveau. Des pics à 40 °C sont attendus dimanche dans l’Hexagone. Est-ce historique, ou simplement une « nouvelle normalité » ?

    Valérie Masson-Delmotte — Deux épisodes de chaleur si tôt dans la saison, c’est exceptionnel. Exceptionnel, et en même temps attendu. Bien sûr, il y a une part de hasard dans la formation ou non d’un dôme de chaleur en fonction de la circulation atmosphérique. Toutefois, une des conséquences directes d’un climat qui se réchauffe, c’est l’augmentation de la fréquence et de l’intensité de ces phénomènes. Des configurations météorologiques tout à fait banales peuvent donner lieu à des événements exceptionnels.

    Ces épisodes peuvent-ils être le signe d’un emballement du réchauffement climatique ?

    Non, personnellement, je n’utilise jamais ce terme. Car, pour l’instant, ce que l’on observe au niveau planétaire est cohérent avec les projections climatiques antérieures. Beaucoup de personnes l’utilisent non pas au regard de l’état du climat, mais par rapport à l’expérience vécue des événements extrêmes toujours plus fréquents et intenses. En France, notamment, le réchauffement est beaucoup plus prononcé en été qu’il ne l’est sur la moyenne annuelle. Le fait d’affronter plus souvent des températures dépassant 30, 35, voire 40 °C donne un sentiment d’emballement alors que c’est juste la fréquence de l’apparition de ces extrêmes qui augmente.

    D’autant que des effets amplificateurs se greffent aux vagues de chaleur successives. Les dômes de chaleur conduisent non seulement à un réchauffement de l’air, mais aussi à l’assèchement très rapide des sols. En temps normal, les sols sont remplis d’humidité et peuvent évaporer ou transpirer pour limiter le réchauffement de surface. Là, ce facteur limitant disparaît.

    Même chose avec les vagues de chaleur marines, en Méditerranée, dans le golfe de Gascogne et parfois même dans la Manche. Pour peu qu’elles persistent, elles nous privent de l’effet rafraîchissant de l’eau de mer lié à la circulation de la brise. Résultat : la nuit, les températures baissent beaucoup moins que d’ordinaire. C’est ce que l’on appelle les nuits tropicales. L’été dernier, on en avait observées un nombre impressionnant du côté de Nice.

    Si la trajectoire actuelle se maintient, la France pourrait connaître un réchauffement à 4 °C à la fin du siècle. À quoi ressembleront les mois de juin à ce moment-là ?

    À l’horizon 2100, le nombre de jours de vagues de chaleur sera multiplié par dix. Et ce, sur une saison qui s’élargira plus tôt au printemps et plus tard en automne. C’est vraiment une augmentation extrêmement forte de l’occurrence de ces événements chauds.

    Je ne peux pas vous décrire à quoi ressemblera le mois de juin en 2100, mais globalement, il faut s’imaginer des sols secs deux mois de plus dans l’année, beaucoup moins d’enneigement en montagne, des glaciers en recul massif, des risques de feux de forêt beaucoup plus élevés sur l’ensemble du territoire, une augmentation des précipitations très intenses, et une montée du niveau de la mer dépassant potentiellement 60 centimètres. En d’autres termes, les extrêmes seront dopés.

    Dès 2050, si le réchauffement planétaire atteint 2 °C, la pire configuration possible pourrait conduire une ville comme Paris à atteindre 50 °C. En comparaison, le record de température en France a été enregistré en 2019, près de Montpellier, et s’élève à 46 °C. En région parisienne, il avoisine 42 °C. Le dépassement de 40 °C, autrefois rarissime, est en train de devenir fréquent.

    Comment éviter ce scénario ?

    La réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment liées à la combustion des énergies fossiles, est cruciale. Si l’on atteint un pic et que l’on engage une baisse nette au niveau mondial, on pourra en observer les effets positifs en une vingtaine d’années seulement. En revanche, tant que ce ne sera pas le cas, le climat continuera d’accumuler de la chaleur et les extrêmes poursuivront leur intensification sur terre comme en mer.

    En septembre, vous disiez à Reporterre : « L’été 2025 nous montre à quel point nous ne sommes pas prêts pour faire face au dérèglement climatique. » Vous critiquiez notamment la stratégie du gouvernement, se cantonnant à de la gestion de crise. Neuf mois plus tard, votre opinion a-t-elle changé ?

    La planification et la déclinaison du plan national d’adaptation au changement climatique ont un peu avancé depuis. Seulement, ça ne suffit pas. Des points m’inquiètent réellement. Au moment des alertes canicules du mois de mai, le gouvernement a empêché le lancement de la campagne de prévention sur les risques liés à la chaleur. Elle était pourtant prête. C’est très préoccupant.

    Dans les écoles, des aménagements — aussi simples que des volets ou des ventilateurs — manquent à l’appel pour limiter les conditions dégradées dans les salles de classe exposées au sud avec des baies vitrées. C’est révélateur d’un manque de préparation.

    Encore une fois, le gouvernement a réagi à la dernière minute. En mai, des lycéens ont passé leur bac professionnel sous des températures insupportables. Et les épreuves orales du bac général devraient aussi se dérouler — y compris en après-midi — à partir de lundi. L’égalité des chances est sapée par les conditions de repos dont dispose chaque élève chez lui. Sans parler des enseignants et de tout le personnel de ces établissements bien densément peuplés qui, eux aussi, souffrent de ces conditions.

    Alors oui, certaines choses ont évolué… mais pas du tout suffisamment. Il n’y a pas de prise de conscience assez claire que ces événements records seront sûrement dans quelques dizaines d’années des événements jugés frais. Nos infrastructures, notre aménagement du territoire, notre organisation de société… Tout ça a été pensé pour un climat qui n’existe plus.

    Prenons par exemple les normes thermiques pour le confort des logements. La référence, encore en vigueur, est la canicule de 2003. Certes, elle était exceptionnelle en intensité comme en durée, mais elle s’est produite au cœur du mois d’août. On parle là d’un record datant d’il y a plus de vingt ans.

    Cette canicule n’est pas représentative des vagues de chaleur des vingt à trente prochaines années, c’est-à-dire l’échelle de temps associée à la rénovation ou à la construction d’un bâtiment. Intégrer dans notre système de pensée les vagues de chaleur d’une France à +4 °C, ça pose des questions beaucoup plus vives que de simplement se dire qu’on tire les leçons de 2003.

    Vous parlez d’ailleurs parfois de « déni collectif » sur ces questions-là.

    Oui. Certaines personnes ont pris conscience des risques liés à la chaleur. Notamment les personnes âgées, fragiles ou les femmes enceintes, pour qui la canicule rime souvent avec enfermement. En revanche, on a encore tendance à sous-estimer nos vulnérabilités face à la crise climatique. Quand survient un événement auquel on n’est pas prêt, et qu’il révèle notre inadaptation et engendre des pertes en termes de qualité de vie ou de production agricole, une sorte de déni collectif se met en place. Une fois l’épisode terminé, on se dit que l’essentiel de l’activité peut continuer. On promet de se préparer un peu mieux pour le prochain, mais en fin de compte, on repart comme avant.

    Ce déni collectif est notamment à l’œuvre du côté des responsables politiques. Le gouvernement est sur le pont le temps de l’épisode, il fait de la gestion de crise, sans qu’aucun changement structurel ne soit mis en place. Il est aussi à l’œuvre dans les médias. En mai, les journaux et les télés ont parlé des décès liés à une activité sportive, au travail d’un homme dans le bâtiment ou aux noyades. Et effectivement, c’est choquant.

    Mais presque personne ne parle de la surmortalité des personnes fragiles, âgées. Quelque 5 700 décès liés aux chaleurs extrêmes ont été enregistrés l’été dernier. Trois quarts d’entre eux concernent des personnes de plus de 75 ans, avec une majorité de femmes âgées. Et pourtant, on n’a jamais un visage, jamais un portrait. Comme si on voulait les rendre invisibles.

    À quelques mois de l’élection présidentielle, l’influence croissante de l’extrême droite sur le déni de ces événements extrêmes vous inquiète-t-elle ?

    Dans les déclarations de campagne qu’on entend foisonner, je n’entends presque pas de propositions abordant l’adaptation au changement climatique. Au contraire, on assiste plutôt à une surenchère pour essayer de déconstruire, détricoter le droit de l’environnement. Cela m’inquiète profondément. J’ai peur que l’on sombre dans une forme de « trumpisation », avec un déni complet intégrant des censures, des coupes budgétaires, des licenciements de scientifiques, des destructions de systèmes d’observation.

    À ma connaissance, les différentes personnalités politiques françaises s’accordent toutes à dire que, oui, il y a un changement climatique dû aux activités humaines. En revanche, il y a souvent un silence assez profond, notamment de l’extrême droite, sur la manière d’y faire face. Foisonnent plutôt des propositions visant à maintenir le statu quo, à mettre des petits pansements par-ci par-là pour maintenir le système tel qu’il est, le plus longtemps possible. Il ne s’agit plus du déni brutal sur la réalité du réchauffement climatique, que l’on pouvait observer il y a quelque temps encore. En revanche, c’est un déni de responsabilité, de devoir à agir.

    Ces vagues de chaleur répétées sont la réalité du changement climatique qui se rappelle à nous. Même si l’on construit un déni, même si l’on a des visions idéologiques qui ne l’intègrent pas, cette réalité se rappelle à nous. Plus on tergiverse, moins on se prépare, et plus complexe sera la capacité à y faire face.

    https://reporterre.net/Valerie-Masson-Delmotte-Le-depassement-de-40-oC-autrefois-rarissime-est-
    #chaleur #canicule #climat #changement_climatique #dôme_de_chaleur

  • St Péray : Chantier illégal, militant-es au tribunal !
    https://ricochets.cc/St-Peray-Chantier-illegal-militant-es-au-tribunal-9273.html

    Chantier illégal, militant-es au tribunal ✊ Rendez-vous le 6 Juillet pour le procès de la reconnaissance faciale Après 35h de garde a vue, 3 nuits en détention provisoire et une comparution immédiate, le procès des 8 militant-es contre la déviation de Saint-Peray aura finalement lieu Lundi 6 Juillet. Dénouement du cirque judiciaire initié par le parquet de #Valence, nous ferons de ce procès une tribune contre l’autoritarisme d’État qui s’acharne chaque jours à protéger les intérêts (...) #Les_Articles

    / #Ecologie, Valence, #Saint_Peray, #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, Autoritarisme, régime policier, démocrature...

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://www.streetpress.com/1780479420-prison-reconnaissance-faciale-menaces-drome-ardeche-calvaire
    https://le-crestois.fr/index.php/journal-le-crestois/actus/10624-en-cellule-pour-une-banderole

  • « Nous sommes débordés par l’IA » : chercheurs, ils refusent d’utiliser l’intelligence artificielle

    À rebours de leur institution, des enseignants-chercheurs appellent à refuser d’utiliser l’IA générative. Au nom de l’écologie et du besoin de reprendre la main face à une technologie imposée à marche forcée.

    Non à l’intelligence artificielle générative (IAg). La revendication ne vient pas du mouvement technocritique, mais de scientifiques français de toutes disciplines, mathématiques, informatique ou encore histoire. Leur manifeste intitulé Face à l’IA générative, l’#objection_de_conscience, lancé en décembre 2025, a recueilli six mois plus tard 3 200 signatures de membres de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) et de l’éducation nationale. « Nous ne les utiliserons pas, à moins d’y être expressément contraint·es, dans nos cours, dans nos communications, dans nos recherches, dans nos activités administratives », s’engagent les signataires.

    Le cas de conscience n’est pas pris à la légère. L’IA générative est déclarée « incompatible avec les valeurs de rationalité et d’humanisme » que leurs métiers sont censés représenter. En particulier le gouffre en énergie et autres ressources nécessaires à ces technologies, incompatible avec les engagements internationaux sur le climat et la protection du vivant.

    « Travailler sur le numérique à l’ère de l’Anthropocène nous oblige à développer une approche critique, sachant qu’une trajectoire vers la neutralité carbone en 2050 est incompatible avec la croissance du numérique, en particulier avec l’IAg grand public », souligne Olivier Michel, enseignant-chercheur en informatique à l’université Paris-Est Créteil.

    Il défend « une voix discordante face aux mots d’ordre proches de l’injonction par les médias et les politiques gouvernementales comme quoi le numérique serait l’instrument de la transition ». Les auteurs listent aussi les dégâts humains, de l’ultraprécarité des « travailleurs du clic » à la déstabilisation géopolitique des régions minières.

    Si la puissance des algorithmes est largement utilisée en sciences de longue date, c’est l’IAg telle qu’elle s’est imposée depuis 2022 qui est la cible du manifeste. Cette IA, destinée à générer du texte, des images, des sons, des vidéos, sur la base de modèles de langage (LLM) entraînés sur de vastes corpus de données, a déjà fait exploser la consommation énergétique mondiale. Même si l’estimation réelle est difficile à quantifier, faute notamment de données transparentes des industriels.
    Écrits puis évalués par IA

    La nécessité de réagir s’est d’abord imposée dans leur activité d’enseignement, explique Olivier Lefebvre, auteur du manifeste. L’IA générative bouleverse en effet largement les pratiques d’apprentissage alors que la machine a réponse à tout : elle peut préparer les cours, faire les devoirs, faire les corrections…

    « Nous sommes débordés par l’irruption de l’IA dans nos universités et la réponse de nos institutions est une injonction à s’adapter aux outils et à se former pour les intégrer dans nos pratiques. Au sein de l’Atelier d’écologie politique (Atécopol) de Toulouse, nous refusons de rejoindre cette position », raconte le docteur en robotique, qui a aujourd’hui repris une thèse de sciences sociales à l’université Toulouse-Jean Jaurès.

    L’IA générative vient aussi exacerber certaines dérives de la recherche, en particulier la course aux publications scientifiques, principale mesure de la valeur d’un chercheur. Les éditeurs scientifiques croulent sous les soumissions d’articles écrits par IA, puis évalués par IA.

    Au niveau européen, dans l’évaluation des projets de recherche, on est autorisé à utiliser l’IA et il nous est expressément demandé de ne pas pénaliser des projets qui affichent avoir été écrits avec l’aide de l’IA », raconte Olivier Lefebvre, effaré du blanc-seing donné à cette technologie. L’institut de recherche Inrae a toutefois rédigé un Guide du bon usage des assistants à base d’IA génératives, soulignant « les risques et impacts que chacun doit connaître et évaluer avant de les utiliser ».

    Les politiques publiques de recherche dédient également de nombreux financements au développement d’outils d’intelligence artificielle. La stratégie IA du gouvernement a été dotée de 2,5 milliards d’euros dans le plan France 2030. « Il y a une incitation très forte à prendre l’argent et à foncer sur l’IA », commente Matthieu Romagny, signataire du manifeste et mathématicien à l’Institut montpelliérain Alexander Grothendieck.
    Les totems de la tech

    Le chercheur souligne l’ambiguïté de sa communauté vis-à-vis de cette technologie et la difficulté à se positionner. Lui insiste sur la responsabilité des scientifiques face aux utilisations qui sont faites de leurs travaux. L’IA sert notamment au déploiement des outils de contrôle des populations, comme les techniques de reconnaissance faciale.

    D’un autre côté, il reconnaît que les grands modèles de langage (Large Language Model, LLM) sont largement utilisés en mathématiques, associés parfois avec des assistants de preuve, même s’il ne s’en sert personnellement pas dans ses recherches fondamentales.

    Dans les débats avec ses pairs, toutes les nuances de positions existent. Certains utilisent l’IA, mais réfléchissent à sa frugalité, d’autres sont hérissés par ces discours considérés comme technophobes.

    Le manifeste des chercheurs insiste quant à lui sur l’importance d’agir vite, avant que l’IA générative ne refaçonne nos sociétés. « L’apparition des IAg est récente et ses usages ne sont pas profondément intégrés dans nos pratiques professionnelles », dit le texte qui plaide pour une pause. Attendre, c’est au contraire s’exposer à un « verrouillage sociotechnique » qui empêcherait tout retour en arrière. Comme pour la voiture qui a redéfini nos modes de vie et nos paysages. Ou les pesticides qui ont figé notre modèle agricole.

    Les auteurs notent que « s’il n’est pas réaliste de tout remettre en cause, il s’agit au moins de stopper ce qui peut encore l’être ». Sachant que la vitesse de déploiement de l’IA générative est sans équivalent dans l’histoire des technologies : ChatGPT atteignait 1 million d’utilisateurs seulement quelques jours après son lancement.
    Informatique low-tech

    « Beaucoup de tribunes sur les dangers de l’IA appellent à mieux la cadrer et la contrôler. Mais la question ne me semble pas là. C’est renégocier sa présence elle-même qui est nécessaire », commente Olivier Michel. Il admet que les enseignants-chercheurs sont dans une position privilégiée pour se permettre ce refus : « On est même un des derniers endroits dans l’administration publique où on peut dire non. Au sein de l’université, le personnel administratif aura plus de mal à s’affranchir de ces outils. »

    Les auteurs du manifeste se veulent porteurs d’une approche technocritique qui ne soit pas technophobe : les chercheurs pointent des voies intéressantes d’un numérique et d’IA sobres. « Les mathématiques utilisent souvent des bases de données énormes, une logique catastrophique du point de vue énergétique. Certains scientifiques travaillent volontairement sur de petits corpus, par souci d’échelle pour une consommation maitrisée », décrit Matthieu Romagny.

    Olivier Michel cherche aussi une informatique low-tech. Comme son projet d’un petit data center construit à partir du stock de vieux ordinateurs mis au rebu par l’université, alimenté par des panneaux photovoltaïques. « On doit composer avec l’âge des machines et leurs lots de pannes et de dysfonctionnements, avec de l’énergie solaire intermittente… pour comprendre quelle informatique est possible dans un monde où les ressources sont fortement contraintes », explique-t-il.

    Depuis sa sortie, le manifeste n’a pas fait réagir les institutions de recherche. Mais Olivier Lefebvre se réjouit des premiers échos, comme une rencontre avec l’école doctorale de Toulouse, sensible à leur critique de l’utilisation de l’IA générative dans un manuscrit de thèse. « Quelle serait la valeur d’un doctorat produit par un logiciel, sachant que c’est moins le résultat que le processus d’élaboration de la pensée qui fait la valeur du travail ? Une interdiction répondrait aussi au sentiment d’injustice des étudiants qui peuvent être assez critiques des outils d’IAg, mais qui craignent de se pénaliser s’ils ne les utilisent pas. »

    À ceux qui pensent que leur bataille est perdue d’avance, les objecteurs répondent que leur #résistance consiste « à s’opposer à ce qui contrevient à nos #valeurs fondamentales non pas parce que l’on pense que l’on va “gagner”, mais parce que l’on a la certitude que c’est ce qui est juste et digne, ici et maintenant ».

    https://reporterre.net/Nous-sommes-debordes-par-l-IA-chercheurs-ils-refusent-d-utiliser-l-intel
    #désobéissance #IA #AI #intelligence_artificielle #refus #ESR #recherche #enseignement #université #technologie #opposition

  • Soutien a la global Sumud Flotilla / Rassemblement à #Valence lundi 11 mai
    https://ricochets.cc/Soutien-a-la-global-Sumud-Flotilla-Rassemblement-a-Valence-lundi-11-mai-92

    Le 29 avril, la flotte israélienne a mené une action de piraterie et intercepté la « Global Sumud Flotilla » débarqué de force plus de 200 militants et kidnappé deux d’entre eux : Saif Abukeshek et Thiago Ávila. Attaquer une mission humanitaire en eaux internationales est une violation grave du droit international. Face au silence des gouvernements et à l’impunité d’Israël, nous appelons à une mobilisation massive lundi 11 mai pour une Palestine libre, pour la protection de la flottille, (...) #Les_Articles

    / Valence

  • Droga e pistole, i giochi dei ragazzi invischiati con la mafia

    Un documentario della RSI ripercorre la cronaca degli anni ’90 e il legame tra il paese calabrese di Mesoraca e Lamone, dove vivono molti mesorachesi immigrati.

    Lamone ¨è un comune svizzero, nel distretto di Lugano, che oggi conta poco meno di 1’800 abitanti. Mesoraca si trova in Calabria, nel Crotonese, e ne ha circa 6’500.

    A legare questi due luoghi, negli anni ’90, è la densità di persone immigrate da Mesoraca e trasferite a Lamone. Tra queste, a infiltrarsi nella popolazione onesta e lavoratrice, ci sono stati anche esponenti della mafia.

    La cosiddetta Cosca di Mesoraca nasce nel 1990 grazie in gran parte al traffico di armi proveniente dalla Svizzera. Un legame che rende il clan potente agli occhi dei rivali che diventano dipendenti dalla Cosca per i suoi legami con la Svizzera.

    A risentirne è tutta la comunità di immigrati già installata in Ticino, vista suo malgrado dalla criminalità come una presenza nella quale confondersi: la rispettabilità dei lavoratori uno scudo dietro al quale nascondersi.

    Ma se a viaggiare verso sud ci sono le armi, a tornare al nord è il traffico di droga. La vita di diversi giovani cresciuti in Ticino e in Calabria negli anni ’90 è stata segnata dalla presenza della ‘ndrangheta.

    Il documentario di Anna Bernasconi e Matteo Born andato in onda all’interno del programma della RSI Storie ripercorre la cronaca di quegli anni:

    https://www.tvsvizzera.it/tvs/qui-frontiera/droga-e-pistole-i-giochi-da-ragazzi-quando-si-%C3%A8-invischiati-con-la-mafia/87577355

    Possible de voir le documentaire sur PlaySuisse:
    Giochi da ragazzi
    https://www.playsuisse.ch/detail/3472412

    #Suisse #Calabre #Tessin #Masoraca #Masoraca_boys #Lamone #armes #trafic_d'armes #ndrangheta #film #documentaire #film_documentaire

    • Associazione Mesorachesi in Ticino

      L’Associazione Mesorachesi in Ticino, (A.M.I.T.) nasce nel mese di aprile del 1999 a Bellinzona, città della Svizzera italiana, dove è forte la presenza di calabresi; del resto, la sola comunità mesorachese nel Canton Ticino è formata da oltre tremila persone. Da qui l’esigenza di costituire un sodalizio stabile in grado di rendere visibile questa presenza: nasce così l’AMIT. Quali sono gli impegni dell’Associazione svizzera di mesorachesi è presto detto: creare occasioni d’incontro di tipo culturale, sociale e ricreativo fra i conterranei; la prima festa sociale si è svolta a metà ottobre ’99, con una massiccia presenza di pubblico (circa un migliaio di persone, Un altro impegno assunto dall’AMIT è di adoperarsi per rafforzare le condizioni d’inserimento nel Cantone Ticino da parte dei nostri lavoratori immigrati e le proprie famiglie. Infine, l’AMIT rivolgerà i propri sforzi per favorire lo sviluppo dell’economia del comune d’origine, la lontana Mesoraca di cui si vuole conservare vivo il rapporto.

      https://amit.altervista.org

    • ‘Ndrangheta di confine, così le cosche hanno preso il controllo

      Omicidi, racket, traffici e incendi. Ecco come le cosche calabresi hanno preso il controllo di Luino e Ponte Tresa, a un passo dalla Svizzera. «Il piano per sterminare gli imprenditori rivali»

      Questi monti che si tuffano nell’acqua azzurra erano la terra dei contrabbandieri raccontata dallo scrittore Piero Chiara. Ma la gente del lago oggi conta gli incendi dolosi, dodici soltanto dallo scorso novembre. E impara i nomi di chi, in questa zona di confine, ha trovato il modo di comandare con le leggi alla rovescia della ‘ndrangheta. Bruciano le macchine, s’incendiano i camion e si raccontano storie che puzzano di mafia. Si narra, adesso, la storia di due clan calabresi che hanno deciso di prendersi l’ultimo pezzo d’Italia, che da Ponte Tresa arriva fino a Luino, e buona parte della Svizzera. Trafficando armi ed esportando cocaina, trasformando i soldi in case, villette e locali. Un «patto mafioso» che vede dietro a estorsioni, incendi e omicidi i terribili Torcasio di Lamezia Terme e l’élite della cosca Ferrazzo di Mesoraca in provincia di Crotone sovraintendere al traffico di droga e a quello di armi. Pistole e fucili partiti dalla Svizzera e arrivati fino alla faida di Scampia. Un traffico - documentato dai carabinieri - di 284 tra revolver, pistole semiautomatiche e Kalashnikov, gestito dagli uomini di Mario Donato Ferrazzo, 54 anni e dal broker delle cosche trapiantato a Winterthur (Canton Zurigo ) Fortunato Andali, 59 anni. Un intreccio di omicidi e morti sospette rimasti senza colpevole. Una storia che qui, dove tra villette, ristoranti a menu fisso e capannoni la ‘ndrangheta neppure tenta di nascondersi, mette davvero i brividi.

      Gli omicidi

      Per capire cosa sta succedendo oggi bisogna riavvolgere il filo della memoria. Occorre tornare indietro di 22 anni, al 15 maggio del ‘94 quando in un’auto bruciata nei boschi di Bedero Valcuvia furono scoperti i corpi di Filippo Marini e Patrizia Ferraro, ammazzati con un colpo di pistola in testa. Le indagini dicono che Marini, pregiudicato, frequentava Giuseppe Torcasio (mai condannato per mafia) e il suo luogotenente Giorgio Perboni. L’11 ottobre del ‘97 viene ucciso a Marchirolo un altro pregiudicato, Sergio Bosio, mentre il 9 luglio di un anno dopo colpi di kalashnikov contro un’auto in corsa uccidono Antonio Bevaqua, calabrese di Motta Santa Lucia. L’ultimo delitto, il solo risolto, è del 28 maggio 2001 quando vicino al cimitero di Cugliate Fabiasco viene freddato Giorgio Perboni. Per quell’omicidio sarà arrestato Pietro Pollizzi, braccio destro di Torcasio. Pollizzi diventerà un collaboratore di giustizia, poi cercherà di evitare l’ergastolo dicendosi pazzo. Ma nei suoi verbali, finiti alla Dda di Milano, il pentito racconta gli affari della ‘ndrangheta e la volontà di Giuseppe Torcasio, imprenditore, di «uccidere tutti i concorrenti per accaparrarsi il mercato delle costruzioni». Tanto che Perboni - secondo Pollizzi - sarebbe stato ucciso proprio perché si era rifiutato di assassinare, su ordine di Torcasio, un imprenditore.

      Le morti sospette

      Ma non è tutto. Perché ci sono altre due morti misteriose classificate dalla polizia elvetica come suicidi ma per i quali - scrivono i carabinieri di Varese - si nutrono forti dubbi circa la loro effettiva natura. Il 23 febbraio 2001 #Valerio_Mascaro, 24enne di Senago, muore in un bosco di Lamone nel Canton Ticino. La pistola che l’ha ucciso viene ritrovata sul petto. Due anni dopo, il 23 agosto 2003, il fratello di Pietro Pollizzi, Antonio, viene trovato senza vita nella sua casa di Emmen nel Cantone di Lucerna. «Morte provocata dall’esplosione di un colpo di pistola». Per gli svizzeri è suicidio. Il rapporto tra i Torcasio e i Ferrazzo viene svelato da una serie di informative dell’Arma: «I due gruppi si sono spartiti le attività illecite spadroneggiando nella zona approfittando del clima di terrore instauratosi tra la popolazione che ha assistito, nel tempo, alla consumazione di gravi e plateali delitti che avevano come scopo proprio quello di seminare il panico tra la gente inducendola a sottostare alle volontà dei protagonisti». ù

      Fiamme e politica

      La «Vecchia Brera» di Marchirolo è un ristorante dai prezzi onesti gestito da tunisini. Qui a giugno sono andati a fuoco due furgoni. «Torcasio? Viene qui spesso, una brava persona. Dà sempre una mancia ai miei figli», racconta il titolare. Lungo la strada che porta a Ponte Tresa sono andate a fuoco 12 macchine. A due passi da un cantiere di Torcasio a Cadegliano Viconago il 13 novembre brucia una Kia Picanto parcheggiata nel cortile di un autosalone. Nelle telecamere si vede un uomo che versa benzina. Caso irrisolto. Torcasio è già stato coinvolto in indagini sul racket. «Paga che stai per morire», le minacce agli imprenditori. E quando una vittima si rifiuta di pagare (e anzi fa denuncia) un finanziere (infedele) in servizio a Ponte Tresa avvisa Torcasio: «Quello ha parlato con i carabinieri». Ma le minacce arrivano anche alla politica. A Marchirolo, picchia un consigliere comunale, agente della polizia locale a Ponte Tresa, che ha scattato foto a un suo cantiere. «Torcasio? Una storia chiusa, non voglio saperne niente».

      https://milano.corriere.it/notizie/cronaca/16_ottobre_15/ndrangheta-confine-cosi-cosche-hanno-preso-controllo-04057b4a-92ac-1

  • Journée internationale contre le racisme le 21 mars : manifs et stands à #Valence
    https://ricochets.cc/Journee-internationale-contre-le-racisme-le-21-mars-manifs-et-stands-a-Val

    L’AFPS 07-26 participe, avec plusieurs associations et syndicats, à l’organisation de la Journée Internationale pour éliminer les discriminations, le samedi 21 mars à Fontbarlette. Une manifestation contre le racisme est prévue à 13h devant la Maison Pour Tous à Fontbarlette (près de la Maison des Syndicats). Le parcours sera assez modeste (1km600). L’après-midi sera très animé au Village des Luttes, toujours devant la Maison pour Tous, avec des expositions, (notamment découverte de la (...) #Les_Articles

    / Valence, #anti-racisme_et_anti-validisme

  • Exocapitalism et le Romantisme de l’Autonomie
    https://lundi.am/Exocapitalism-et-le-Romantisme-de-l-Autonomie

    Dans cette perspective, l’idée que la valeur pourrait se créer à partir de rien, indépendamment de toute logique matérielle, sociale ou politique, apparaît non comme une découverte théorique, mais comme un symptôme avancé de cette trajectoire d’autonomisation. Marx, Camatte et Cesarano ont montré que la part du travail vivant dans la production de la valeur tend historiquement vers une place infinitésimale. Mais confondre cette asymptote avec l’infini d’une disparition réelle revient à transformer une limite historique en absolu ontologique. La réduction du travail à quantité négligeable ne signifie pas son abolition totale. Elle signale au contraire un degré d’extrême abstraction où la médiation humaine devient d’autant plus invisible qu’elle est indispensable.

    […]

    La thèse centrale d’Exocapitalism s’inscrit pleinement dans cette logique romantique. En affirmant que la valeur peut être « générée hors de rien, indépendante de toute logique matérielle », et en la fondant sur l’abstraction (volatilité et friction), les auteurs créent une force similaire à ce que Girard décrit comme la « création ex nihilo d’un Moi quasi-divin », ce qui est le cœur de l’illusion romantique. En attribuant au capital une forme de désir propre, une agentivité indifférente à la condition humaine et une capacité d’auto-engendrement toute vitaliste, le livre voile la médiation humaine tout en étant entièrement structuré par elle. Le capital y apparaît comme un sujet sans origine, opérant sur des échelles où toute responsabilité politique se dissout. Cette autonomisation radicale a l’implication dangereuse de liquider l’agence politique en naturalisant le capitalisme dans une destinée. Cette posture n’est pas neutre car elle place l’ordre existant hors d’atteinte de toute imputation humaine.

    #capitalisme #livre #recension #techno-béat #valeur #travail #agentivité

  • Demain, quel environnement pour nos enfants ?
    https://ricochets.cc/Demain-quel-environnement-pour-nos-enfants-8999.html

    Soirée-débat organisée par le CPNG, 4 rue Auguste Giraud à #Valence constats de la situation actuelle : perte de biodiversité, pillage des ressources fossiles, dérèglement climatique, croissance des inégalités, etc. typologie des postures de la résignation à la désobéissance civile témoignages des acteurs locaux : LPO, FRAPNA, Planeterre, etc. débat sur les formes d’engagement #Les_Articles

    / #Ecologie, #Catastrophes_et_atrocités_climatiques,_écocide_et_destructions_écologiques, Valence, #Luttes_sociales

  • Documentaire « Soulèvements », avant première à #Valence
    https://ricochets.cc/Documentaire-Soulevements-avant-premiere-a-Valence-8965.html

    🌱AVANT-PREMIÈRE À VALENCE 🌱 Nous avons le plaisir de vous annoncer l’avant-première de SOULÈVEMENTS, ce jeudi 8 janvier à 20h au cinéma Le Navire (9, boulevard d’Alsace à Valence), en présence de Corinne Morel-Darleux et Thomas Lacoste, et en partenariat avec les Amis du Diplo, Amnesty International et l’Atelier paysan. Nous vous attendons très nombreuses·x✨ 👉 Réservation conseillée sur le site du cinéma Le Navire SOULÈVEMENTS Un long-métrage documentaire de Thomas Lacoste 105’ | (...) #Les_Articles

    / #Ecologie, Valence, #Luttes_sociales

  • #Valence : rassemblement en soutien au Venezuela suite à l’attaque des USA
    https://ricochets.cc/Valence-rassemblement-en-soutien-au-Venezuela-suite-a-l-attaque-des-USA-89

    Suite à l’attaque des États-Unis au Venezuela et l’enlèvement du président Maduro, un rassemblement est prévu ce lundi à 18h à la fontaine monumentale à Valence en soutien au Venezuela. Crest : covoiturage au parking du Auchan à 17h15. #Les_Articles

    / Valence

  • AquiLANA

    Sul #Gran_Sasso nella piana di #Campo_Imperatore pascolano le mie pecore. Lo scenario è il lago di Passaneta ed i ruderi dell’abbazia cistercense di S.Maria del Monte, del XIII sec.: fino al secolo scorso, era abitata da monaci che riscuotevano il dazio ai pastori che custodivano le loro greggi durante la transumanza estiva. Il lago era uno dei pochi posti in cui si potevano abbeverare gli animali.. INFO: lanaquilana@gmail.com

    https://lanaquilana.blogspot.com
    #laine #Italie #Abruzzes

    • AQUILANA: La Rivoluzione della Lana Abruzzese di #Valeria_Gallese

      In Abruzzo, a #Santo_Stefano_di_Sessanio ho incontrato Valeria Gallese fondatrice di AquiLANA, un progetto che non è solo un’attività commerciale, ma una missione per ridare dignità alla lana italiana e ai suoi pastori.

      Valeria è una veterinaria che a 26 anni, dopo la laurea, si è appassionata al mondo della pastorizia.

      La sua storia non inizia in un’aula di business, ma tra le montagne aspre e affascinanti del Gran Sasso.

      Ha compreso presto che la lana, un tempo risorsa preziosa, era diventata un peso per gli allevatori. Sebbene la tosatura sia essenziale per la salute delle pecore, smaltire il vello ha un costo non indifferente.

      È proprio in questo scarto, però, che Valeria ha visto una grande opportunità. Non solo economica, ma anche morale. È nata così l’idea di AquiLANA: un progetto per valorizzare la lana delle pecore autoctone, dimostrando che non solo è un materiale di alta qualità, ma che può anche raccontare una storia di sostenibilità, di territorio e di fiducia.

      È partita con solo una cinquantina di chili ma lentamente il suo progetto ha convinto gli allevatori della zona.

      Valeria ha stabilito con loro una partnership basata sulla fiducia. La lana viene pagata 2 euro al chilo, trasformando un onere in un guadagno e un incentivo a continuare la tradizione pastorale. Quest’anno, grazie al lavoro di questa rete virtuosa, AquiLANA ha raccolto ben 30.000 kg di lana. E oggi sono 12 le aziende agricole che si affidano a lei.

      La qualità è il fulcro di tutto. Valeria e i suoi collaboratori hanno dimostrato che la lana abruzzese può competere con le più celebri lane australiane. Con i suoi 21,86 micron, è una delle lane più sottili e preziose prodotte sul territorio italiano.

      Il vello raccolto viene imballato e spedito per la filatura a Biella, in Piemonte.

      Ma il tocco finale, quello che rende ogni gomitolo un pezzo unico, avviene proprio in Abruzzo. Valeria si occupa personalmente della tintura, usando solo ingredienti naturali che raccontano la storia della sua terra: piante, radici, fiori, cortecce e persino il rosso intenso del Montepulciano, il vino che è simbolo della regione.

      La lana italiana, a lungo snobbata, sta tornando ad essere un prodotto di eccellenza. Il progetto di Valeria dimostra che la pastorizia ha un futuro e che i pastori, con un’età media tra i 30 e i 50 anni, sono pronti a scommettere sul loro mestiere.

      E ogni volta che acquisti un suo gomitolo, non stai comprando solo del filo, ma una storia di rinascita, di etica e di profondo amore per l’Abruzzo.

      Oltre a Santo Stefano di Sessanio in Piazza Medicea 8 e 9, puoi trovare Valeria e la sua lana ad Abilmente Roma e Vicenza e a Creattiva Bergamo e Napoli.

      https://dolceretrobottega.com/2025/08/28/aquilana-la-rivoluzione-della-lana-abruzzese-di-valeria-gallese

  • Déplacer son regard sur les #mobilités

    Toutes les mobilités, du tourisme à la migration, provoquent des débats et conflits. La géographe Camille Schmoll décrit les différentes morales qui sous-tendent ces #conflits, avant les arguments et les chiffres. Elle invite à comprendre nos biais pour un débat plus juste sur les mobilités.

    La question migratoire est devenue centrale dans le débat politique et scientifique, en particulier depuis les printemps arabes et l’augmentation des migrations en Méditerranée. Les chercheurs sont très mobilisés, en plus de leurs travaux scientifiques, avec des rapports, synthèses, pour entrer dans le débat public. Camille Schmoll nourrit le champ des #mobility_studies avec une approche nouvelle : rapprocher les migrations d’autres formes de mobilité, pour décrire les transformations de société en termes de déplacements, et proposer un traitement des migrations comme intégré au champs plus large des mobilités, et non comme un champ à part. Ce faisant, elle offre une nouvelle façon de travailler sur les dimensions morales de la mobilité. Nos #représentations et la façon de traiter ces questions est empreinte de jugements moraux sur des mobilités considérées comme légitimes ou non, justes ou non. Sans comprendre cette architecture morale, on ne peut pas comprendre notre façon de traiter ces questions dans le débat public.

    Toutes les mobilités sont affaires de politique et de morale, leurs causes ne sont pas neutres, et l’avis qu’on pose dessus non plus. Faire une géographie morale des mobilités, c’est tenter de comprendre ce qui se cache derrière les points de vue des uns et des autres sur la mobilité. Lorsqu’une mobilité génère #désir ou #rejet, c’est parce qu’elle incarne nos #valeurs, nos avis politiques, nos #imaginaires. La preuve, c’est que les chiffres utilisés dans les débats ne sont pas toujours pertinents. Pour lutter pour ou contre une mobilité, définir leur légitimité, les entrepreneurs de morale, aux pouvoirs inégaux, utilisent des arguments moraux ou des alibis. Ces conflits racontent surtout nos façons de penser l’Autre. Le parti pris de l’autrice, c’est que les mobilités existeront toujours, les lieux ne seront jamais intouchés par la mobilité. Il faut se défaire de l’idée du local ou du pur, pour diminuer les #conflits_de_mobilité. Il s’agit donc, en observant les conflits de mobilité, de comprendre les idées reçues qui y sont liées et qui autorisent ou interdisent ces mobilités.

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-lundi-15-decembre-2025-4085871
    #podcast #audio
    #mobilité #tourisme #migrations #légitimité #alterité
    #Camille_Schmoll

    ping @reka @isskein @karine4

    • Chacun sa place. Une géographie morale des mobilités

      Dans cet ouvrage, Camille Schmoll interroge les inégalités liées aux mobilités contemporaines. Loin de considérer la mobilité comme un phénomène neutre, elle l’explore comme un révélateur des tensions sociales, politiques et éthiques. En observant la mobilité jugée «  désirable  » et celle jugée «  indésirable  » , l’autrice met en lumière un ordre moral des mobilités, structuré par des normes implicites, des jugements de valeur et des rapports de pouvoir. Les «  conflits de mobilité  » deviennent alors une clef de lecture d’un monde toujours plus vulnérable et intensément connecté.
      À partir d’exemples concrets – l’arrivée de demandeurs d’asile à Saint-Brévin, l’occupation de plages grecques par des touristes privilégiés, la construction de l’autoroute A69, la figure de la joggeuse assassinée, la dépendance automobile dans la France périurbaine –, Camille Schmoll montre que chaque forme de mobilité est imbriquée dans un conflit de légitimité, révélant des hiérarchies sociales et spatiales. L’ouvrage nuance l’idée d’une «  société hypermobile  », en soulignant les nombreuses immobilités imposées, en particulier pour les plus vulnérables, et montre aussi que la mobilité suscite des anxiétés bien au-delà de ses impacts réels. Il relie les expériences vécues de déplacement aux enjeux globaux : genre, écologie, numérique, politique urbaine, etc.
      Enfin, Camille Schmoll y interroge la notion de «  place  » – à la fois position sociale, droit et capacité à se déplacer. Loin d’être une simple question de géographie, la mobilité devient ici un enjeu moral et politique, au cœur des transformations du monde contemporain.

      https://www.cnrseditions.fr/catalogue/societe/chacun-sa-place
      #livre