• L’écran de la Samaritaine Didier Rykner
    https://www.latribunedelart.com/l-ecran-de-la-samaritaine

    La Tribune de l’Art avait combattu le projet de la Samaritaine, mené par LVMH avec le soutien de la Ville de Paris et du Ministère de la Culture ( https://www.latribunedelart.com/paris-samaritaine ). Détruire un ensemble de maisons anciennes des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles au cœur de Paris nous faisait revenir au vandalisme des années 1960. La décision du Conseil d’État validant cette opération en désavouant le tribunal administratif était un parfait scandale. Mais on ne lutte pas contre Bernard Arnault, surtout quand celui-ci bénéficie de tous les soutiens politiques, de la droite à la gauche, en passant par une grande partie de la presse ( https://www.latribunedelart.com/la-samaritaine-lvmh-et-la-presse-l-eternel-retour ).


    8. La vue panoramique sur écran depuis la Samaritaine : un écran filmant la Seine... - Photo : Didier Rykner

    Le bâtiment construit par SANAA, nous avons déjà eu l’occasion de l’écrire ( https://www.latribunedelart.com/samaritaine-la-victoire-de-bernard-arnault-la-defaite-du-patrimoine ), est d’une grande médiocrité, et en rupture totale avec son environnement. Contrairement au procès d’intention que nous font certains, nous ne sommes évidemment pas hostile à l’architecture contemporaine. Il y a d’excellents architectes comme Tadao Andō ou Rudy Ricciotti [1], des architectes capables du meilleur comme du pire, tel Jean Nouvel. Mais il y a aussi des architectes que nous préférons ne pas qualifier, comme Yves Lion, Dominique Perrault ou encore Bruno Gaudin.

    Il paraît que SANAA est un grand cabinet d’architectes. Le Louvre Lens n’en témoigne pas vraiment, même si l’on peut trouver pire. L’édifice qu’ils viennent de construire pour la Samaritaine n’est pas seulement médiocre extérieurement (ill. 1), il l’est aussi à l’intérieur (ill. 2 et 3). Ce n’est même pas médiocre, ce n’est rien. On pourrait se trouver dans un centre commercial de Tokyo ou de Dubaï, il n’y aurait aucune différence. Voilà pourquoi on a détruit un îlot du Paris historique !


    Intérieur du nouveau bâtiment de la Samaritaine - Architectes : SANAA - Photo : Didier Rykner

    La restauration elle-même des bâtiments Art nouveau et Art déco de la Samaritaine nous semble plutôt réussie (ill. 4 à 6), même s’il faudrait sans doute l’étudier plus soigneusement. L’architecte qui en est le maître d’œuvre est un de nos bons architectes en chef, Jean-François Lagneau. Nous l’avons contacté sur un point qui nous inquiétait : à l’origine, le bâtiment d’Henri Sauvage était construit avec des dalles Saint-Gobain en verre qui faisaient office de planchers à tous les niveaux, et qui donnaient à l’ensemble une luminosité et une transparence exceptionnelles. Cet aspect a complètement disparu et Jean-François Lagneau nous a indiqué que ce n’était pas faute d’avoir cherché une solution qui puisse correspondre aux normes de sécurité actuelles. Or, il semble impossible d’installer des planchers en verre qui ne s’écrouleraient pas au moindre incendie. Dont acte, même si cela est bien triste.


    Un des grands halls de la Samaritaine après restauration - Photo : Didier Rykner

    Nous nous interrogions sur deux autres points. D’abord, les lettres formant le mot « Samaritaine », qui datent de l’origine et font partie de la façade classée, n’ont pas encore été remplacées (ill. 6 et 7) et l’on pouvait s’inquiéter d’y voir à la place apparaître les mots « Cheval Blanc », nom de la chaîne d’hôtels de luxe qui s’y est installée. C’était en tout cas le souhait de LVMH. Heureusement, la DRAC Île-de-France nous a confirmé qu’elle tient à sa repose après restauration. Espérons que ce sera le cas.


    Façade de la Samaritaine d’Henri Sauvage (état actuel, sans le nom sur la façade) - Photo : Didier Rykner

    Le second point concernait des appliques Art déco de part et d’autre de la porte d’entrée du magasin, qui n’existent plus. Il s’avère qu’il s’agissait en réalité d’œuvres récentes, datant des années 1980, d’un designer américain, Hilton McConnico. Celui-ci avait créé deux pastiches fort réussis, qui furent vendus chez Lucien à Paris https://www.lucienparis.com/lot/6580/1482598?offset=170& le 14 juin 2010. Si l’on peut regretter que ces deux éléments, qui d’une certaine façon faisaient partie de l’histoire du bâtiment, aient été supprimés, on ne peut décemment crier au scandale. La commande était celle de l’ancien restaurant Toupary qui occupait la terrasse au dernier étage.


    8. La vue panoramique depuis la Samaritaine : un écran filmant la Seine... - Photo : Didier Rykner

    Rappelons qu’Anne Hidalgo célébrait ce projet https://twitter.com/Anne_Hidalgo/status/2518629569 en soulignant qu’il « servait au mieux la mixité sociale » sous prétexte qu’une crèche de 80 places devait être créée. Pas de chance : pour l’instant, aucune place de crèche n’existe encore ( https://www.leparisien.fr/paris-75/paris-la-creche-de-la-samaritaine-n-a-aucun-enfant-pour-ses-80-berceaux-0 ), et cela n’en prend pas le chemin, le Ier arrondissement n’étant pas « une zone prioritaire » . Mieux encore : désormais, seuls les clients de l’hôtel de luxe qui s’est installé derrière la façade sur la Seine pourront jouir de la vue magnifique qui autrefois était accessible à tous. Les simples parisiens pourront monter à l’étage sous les toits et s’asseoir pour regarder un écran géant montrant en direct la Seine qu’ils ne peuvent plus admirer de la terrasse (ill. 8). La mixité sociale, pour Anne Hidalgo, c’est mettre ses administrés devant un écran filmant la Seine. Peut-on imaginer un tel mépris ?

    #anne_hidalgo #bourgeoisie #mépris #Grand_Paris #urbanisme #métropole #métropolisation #france #logement #hidalgo #ps #ville_de_paris #mixité_sociale #ségrégation #luxe #vandalisme #Art_nouveau #Art_déco #ecrans

  • Straßen nach im Dienst getöteten Polizisten benannt: Unbekannte überkleben Straßenschilder mit Namen von Anschlagsopfern - Berlin - Tagesspiegel Mobil
    https://www.tagesspiegel.de/berlin/strassen-nach-im-dienst-getoeteten-polizisten-benannt-unbekannte-ueberkleben-strassenschilder-mit-namen-von-anschlagsopfern-/26743274.html

    Da waren ein paar Anwohner nicht mit dem Heldengedenken für Polizisten einverstanden. Manche im Kiez kennen die Polizei nicht als „Freund und Helfer“ sondern als Feind und Unterdrücker. Die Heldensträßchen wurden ihnen genau vor die Nase gesetzt und erinnern sie jeden Tag daran, wo der Feind steht. Straßenschnipsel laden ein, auf die zu speien, die keine Gnade verdienten. Deeskalation sieht anders aus.

    Wäre es den Straßenumbenennern ausschließlich um eine angemessene Würdigung der im Dienst verstorbenen Beamten gegangen, hätten ihre Namen einen Platz auf einer Gedenktafel in einem Polizeigebäude gefunden. Hier wurde statt dessen einem Kiez der Krieg erklärt.

    22.12.2020 von Madlen Haarbach - Erst im Februar wurden zwei Straßen in Neukölln nach im Dienst getöteten Polizisten umbenannt. Nun haben Unbekannte die Namen überklebt – mit jenen der Anschlagsopfer aus Halle.

    Am Montagmittag überklebten Unbekannte Straßenschilder in Berlin-Neukölln, die die Namen von zwei im Bezirk im Dienst getöteten Polizisten tragen. 

    Sowohl die Schilder der Roland-Krüger-Straße als auch der Uwe-Lieschied-Straße wurden beidseitig mit einem neuen Namen überdeckt. Alarmierte Einsatzkräfte entfernten die Überklebungen.

    Die Schilder seien mit den Namen der beiden bei dem Anschlag in Halle getöteten Menschen verdeckt worden, sagte eine Polizeisprecherin am Dienstag der Deutschen Presse-Agentur. Auf zwei Schildern wurde außerdem eine Seite mit dem Schriftzug „say their names“ (Deutsch: Sagt ihre Namen) versehen.

    Bei dem Anschlag in Halle am 9. Oktober 2019 wurden Jana L. und Kevin S. getötet, nachdem ein Terrorist versucht hatte, in die Synagoge in Halle einzudringen und dort die Gläubigen umzubringen.

    Das Oberlandesgericht Naumburg verurteilte den rechtsextremen Attentäter am Montag zu lebenslanger Haft mit anschließender Sicherungsverwahrung.

    Die überklebten Straßenschilder stehen vermutlich in Zusammenhang mit dem Prozess. Zu den genauen Hintergründen machte die Polizei zunächst keine Angaben.

    Die Straßen wurden erst im Februar nach den beiden Polizisten benannt, die 2003 und 2006 im Dienst getötet wurden. In der Vergangenheit waren ihre Gräber und auch Gedenktafeln wiederholt Ziel von Farbanschlägen und Vandalismus.

    Im April wurden die beiden Gräber verwüstet, Grabsteine umgeschmissen und mit Hakenkreuzen beschmiert.

    Lasst die Toten ruhen, heisst es. Das funktioniert nicht nicht mit Helden, auch nicht mit verbeamteten.

    OSM Roland-Krüger-Straße: https://www.openstreetmap.org/way/32133489

    OSM Uwe-Lieschied-Straße / Uwe-Liedschied-Straße: https://www.openstreetmap.org/way/32118083

    Roland-Krüger-Straße in Berlin - KAUPERTS
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Roland-Krueger-Strasse-Berlin

    Ehemaliger Bezirk Neukölln
    Vorheriger Name Kopfstraße (zwischen Morusstraße und Lessinghöhe)
    Name seit 27.02.2020
    Der Kommissar Roland Krüger stürmte 2003 an der Spitze eines Spezialeinsatzkommandos eine Wohnung in Neukölln, um einen gesuchten Täter festzunehmen. Der gesuchte Mann schoss mehrfach auf die Polizisten. Roland Krüger wurde am Kopf getroffen und starb wenige Tage später.

    Uwe-Liedschied-Straße in Berlin - KAUPERTS
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Uwe-Liedschied-Strasse-12053-Berlin

    Ehemaliger Bezirk Neukölln
    Vorheriger Name Morusstraße (zwischen Rollbergstraße und Werbellinstraße)
    Name seit 27.02.2020
    Uwe Lieschied wurde im März 2006 erschossen, als er auf Zivilstreife am Volkspark Hasenheide unterwegs war. Als er zwei Handtaschenräuber festnehmen wollte, schoss einer der beiden Männer um sich und traf die linke Schläfe des Polizisten. Er verstarb vier Tage später.

    Der Autor dieser Zeilen fühlt sich nicht so getroffen von den Polizeistraßenumbenennungen wie manche in Neukölln. Ihn stört die Zerstückelung über Jahrhunderte gewachsener städtischer Zusammenhänge, die sich als Straßennamen äußern und täglich in das Unterbewusstsein der Städter einbrennen.

    Die Morusstraße teilweise umzubenennen zerstört, was vom städtischen Kontext nach Krieg, brutaler Kiez-Modernisierung und scheibchenweiser Umnutzung der ehemaligen Schultheiss-Brauerei noch übrig ist. Eine alte Lessingstraße 1950 in Morusstraße umzubenennen wäre besser in Tiergarten erfolgt, wo bereits zuvor viele andere christliche Rebellen mit Straßennamen geeehrt wurden. Immerhin blieb die Neuköllner Lessing- und nunmehr Morusstraße ein Ganzes mit einheitlichem Namen. Das 2020 umbenannte Zipfelchen zwischen Rollber- und Werbellinstraße überschreibt den historischen Straßenverlauf und bedeutet einen weiteren Identitätsverlust für Berlin und seine Bewohner.

    Das gilt auch für die ebenso halbherzig teilweise umbenannte Kopfstraße.

    Im Zeitalter der Mini-Bildschirme von Navigationsgeräten ist dieser Umgang mit Straßen und ihren Namen zugleich Folge und Verstärker der grassierenden Unfähigkeit, Zusammenhänge wahrzunehmen. Sogar der patentgefaltete Falk-Plan vermittelte immer einen größeren Zusammenhang. Im Digitalzeitalter gibt es für Menschen nur noch winzige Kartenausschnitte, zusammengesetzt aus unendlich kleinen Punkten im Raum, symbolisiert und lokalisiert von ausschließlich durch EDV-Systeme verarbeitbare Koordinaten.

    Dank der Nachlässigkeit des Kaupert-Verlags erstreckt sich die Morusstraße zumindest in ihrem Datenbankeintrag weiter bis zur Rollbergstraße.

    Morusstraße 1-32 in Berlin - KAUPERTS
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Morusstrasse-12053-Berlin

    Straßenverlauf von Rollbergstraße bis Mittelweg
    Falk‑Stadtplan Planquadrat P 19
    Geschichte von Morusstraße
    Ehemaliger Bezirk Neukölln
    Alte Namen Lessingstraße (vor 1882-1950)
    Name seit 14.2.1950
    More (Morus, Moore), Thomas, * 7.2.1478? London, + 6.7.1535 London, englischer Politiker, Philosoph.

    Auch die Kopfstraße ist und bleibt wahrscheinlich unangetastet im nach und nach verlotternden Kaupert.

    Kopfstraße 14-65 in Berlin - KAUPERTS
    https://berlin.kauperts.de/Strassen/Kopfstrasse-12053-Berlin

    Straßenverlauf von Hermannstraße über Morusstraße rechts Nr 14-26, links 38-65
    Falk‑Stadtplan Planquadrat P 18-19
    Geschichte von Kopfstraße
    Ehemaliger Bezirk Neukölln
    Name seit vor 1877
    Sie soll nach den Kopfschmerzen, die die Suche nach einem Straßennamen verursacht haben, benannt sein.

    Wie schön, wenn es ein wenig menschelt. Das läßt auf Zusammenhänge hoffen.

    #Berlin #Neukölln #Straßenumbenennung #Roland-Krüger-Straße #Uwe-Lieschied-Straße #Uwe-Liedschied-Straße #Morusstraße #Kopfstraße #Lessingstraße #Polizei #Widerstand #Vandalismus #Revierkämpfe #Heldenverehrung #ACAB

  • Nantes Révoltée - #INTERVIEW : L’ART DE PEINDRE LES #BANQUES
    https://www.nantes-revoltee.com/interview-lart-de-peindre-les-banques
    #art #rue #peinture #vandal #graff #seday #tag #pollock #harcor
    " Parle moi de ton parcours.

    – Je viens du graff. Du vandal pur et dur. J’ai pendant longtemps tagué des métros, des trains, de la street, avec différents pseudos. Un jour, je me suis rendu compte que ça n’était pas l’ego trip qui m’importait mais le cri de révolte. J’ai toujours aimé l’art de Jackson Pollok, la gestuelle, le corps, les trips, et les cris. Mon parcours est un cri de couleur. C’est mon langage contestataire.

    – Parle-moi de la première banque que tu as « attaquée »

    – C’était un Crédit lyonnais. Au début, je ne cassais que des banques Crédit lyonnais. Avec un tag qui disait : « Give me my money back. » C’était il y a environ douze ans, lorsque le Crédit lyonnais était à deux doigts de faire faillite. Le gouvernement avait alors obligé chaque citoyen inscrit à la banque à payer 250 euros – c’était directement prélevé de notre compte pour « sauver la banque », prétendu pilier de notre économie. Est-ce que, maintenant qu’ils font à nouveau des milliards de bénéfices, ils nous ont rendu nos 250 euros ? Non, bien sûr. Ils ont juste changé de nom. Ils s’appellent désormais le LCL. Je sais bien que l’on n’arrêtera pas le capitalisme en cassant des banques – il s’agit d’un symbole.

    – Depuis, il me semble que tu t’es diversifié. Tu attaques d’autres enseignes que le LCL

    –En effet. Aujourd’hui, je m’attaque à toutes les banques, avec une petite préférence pour la Société Générale, surtout depuis la fuite des Panama Papers.

    – Depuis les manifestations des Gilets Jaunes, on a vu de nombreux casseurs de banques agir. Dirais-tu que chaque casseur a un style particulier ?

    – Oui, il y en a que l’on reconnaît tout de suite. Quand je vois tel ou tel slogan, je sais direct qui est l’auteur. C’est un peu comme dans le graffiti, chacun a sa patte. Il y a aussi celui qui peint toutes « ses » banques systématiquement en jaune. Pour moi, c’est comme du Land Art, en version hardcore. Sinon, je crois en effet avoir influencé des plus jeunes avec des bank paintings, pourvu que le mouvement continue à prendre de l’ampleur … »"

  • Palestinian volunteers help olive harvesters in ways the Palestinian Authority can’t
    Amira Hass | Oct. 23, 2020 | 10:49 AM | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-palestinian-volunteers-help-olive-harvesters-in-ways-the-palestini

    In dozens of villages, the harvest has become life-threatening, and Israel prevents Palestinian security forces from protecting farmers. Volunteers have fill the vacuum – but settler violence isn’t limited to three weeks a year

    Volunteers with the Palestinian group Faz3a, whose members accompany olive harvesters to protect them from attacks by settlers, fill a vacuum. It’s a vacuum that the Palestinian Authority’s security forces never could fill in the West Bank’s areas B and C, where the Oslo Accords bar them from operating.

    Tens of thousands of Palestinian youths train in martial arts and the use of weapons for recruitment to the Palestinian security forces, including the police. Under the agreements with Israel, they must help the Shin Bet security service and the army monitor Palestinians, arrest and interrogate them.

    They’re expected to avert any harm to Israeli citizens. But they’re barred from protecting Palestinian civilians against attacks by thugs who are Israeli citizens.

    All the PA can do is “condemn” the violence. Its security agencies may pass the complaints of the assaulted Palestinians to the Israeli police (before coordination was halted in May), and write down the details of the assaults.

    At the beginning of the month, Palestinian media outlets reported on the establishment of the group Faz3a for the 2020 olive harvest. They quoted one of its founders, Mohammed al-Khatib of Bil’in, as saying that faza’a – Arabic for a response or a call for help during a war – is a Palestinian tradition of coming to the rescue of the masses in times of trouble.

    Faza’a operations in 1948 are etched in the Palestinian collective memory, when residents of Palestinian villages gathered their guns from their hideouts and went out to help the organized Palestinian fighters in the fighting against the armed members of the Jewish community.

    Olive harvesting isn’t just any seasonal farming or source of income. It’s a cultural, multigenerational and festive family event that everyone eagerly awaits. Entire families take part, young and old alike, and the process is a skill taught by the grandparents.

    But in dozens of villages in the West Bank, the olive harvest, and agriculture in general, have become dangerous activities, even life-threatening, due to the proximity of the ever-spreading outposts and the settlements that spawn these outposts. Settler violence and the Israeli authorities’ refusal to stop it have had a chilling effect: Not everyone dares to take the risk, not everyone wants to bring the women and children along, for fear of putting them in harm’s way.

    Year-round violence

    Unlike the faza’a of 1948, the volunteers today have no weapons, only determination, courage and political awareness. They know that an abandonment of the farmers and villages contributes to social disintegration.

    Khatib was among the founders of the coordinating committee of popular resistance against Israel’s separation barrier in the early 2000s and was arrested for this, stood trial and went to prison. If we wish to draw any conclusions from his past, the volunteers take into account the possibility that the army will arrest them. When it comes to Palestinians, even self-defense can be considered a crime in Israel and reason for arrest.

    Faz3a says about 200 volunteers have joined so far, and they are expecting to work for around three weeks until the harvest is over. But the violence isn’t seasonal. It’s a problem year-round, and the Palestinian farmers stand alone in the battle, as if it were a personal problem, not one of Israel’s direct and indirect methods of shrinking the Palestinian space.

    The violence during the olive harvest is only one of many Israeli measures that have had a chilling effect or killed the joy of farming. In some regions the army routinely denies Palestinians access to their land “to prevent any friction” with violent settlers, except for three times a year, a few days each time: to plant, plow and harvest grain crops, and for the trees, to harvest, trim and plow.

    These farmers have had to give up on the custom of growing vegetables among the trees for private consumption or small-scale marketing. Ten or even 20 days of access a year aren’t enough, though some owners of land beyond the separation barrier have turned, against their will, into 10-day-per-year farmers.

    An example of this can be seen in villages like Biddu and Beit Ijza, whose orchards are surrounded and cordoned off by the large Israeli-only expanse that the settlements of Givat Ze’ev and Givon have created.

    “At one time the orchards were a place for the entire family to relax on Fridays,” a resident of Biddu said while waiting for soldiers to open a gate for the villagers to get to their land. “We would come to work here a few times a week. Now accessing the area is like visiting a prisoner in jail.”

    Fewer permits allotted

    Thousands of Palestinian families own tens of thousands of dunams of fertile agricultural land that has been imprisoned beyond the Israeli separation barrier. The barrier has 74 gates that allow farmers to pass through to reach their land. Forty-six of them are defined as “seasonal” and are opened only a few days a year. Twenty-eight are supposed to open every day or at least three times a week.

    The soldiers arrive, open and shut the gates a short time later, three times a day. Since the barrier was built, Israel has gradually stiffened its terms for obtaining a permit to access farmland. The number of permits has decreased, and thus, so has the number of family members reaching the orchards. Young people in particular show less and less interest in enduring the hassle.

    Each permit is issued only after a run-around from one Israeli Civil Administration office to another. The shortage of working hands is noticeable in the number of thornbushes among the trees, as well as in the decayed leaves and unpicked fruit. Sometimes farmers must go through a gate quite a distance away and then get to their plots on foot, because not everyone receives a permit to enter with a tractor or a donkey and wagon.

    Beyond the fixed opening time of the gates, the farmers have no control over what happens on their land. Harvested crops and equipment are stolen. Garbage gets dumped there. There are fires, whether due to negligence or a stun grenade or tear gas canister shot by a soldier; the Palestinian farmers depend on the Israeli firefighters’ goodwill to put out these blazes.

    Here the Faz3a volunteers can’t be helpful. Though it’s public and private Palestinian land, part of the West Bank, they are barred from reaching it. Only Israelis and foreign tourists may freely access this Palestinian land.

    The attitude of Palestinians to this situation falls somewhere between feeling a bit sorry for the Palestinian Authority to being angry and mocking it. “What can it do?” the farmers wonder when access to their land is blocked by settler violence or Civil Administration rules.

    Some people conclude from this state of helplessness that “they don’t even care there in the PA.” This is how Israel widens the gap and sense of alienation and distrust between the Palestinian citizen and a disabled Palestinian self-rule.

    #colons #olives

    • Settlers hurled rocks at the Palestinian farmer’s head. His age didn’t deter them
      Gideon Levy, Alex Levac | Oct. 22, 2020 | Haaretz.com
      https://www.haaretz.com/israel-news/.premium.highlight.MAGAZINE-settlers-hurled-rocks-at-the-palestinian-farmer

      Settlers stoned and injured a 73-year-old Palestinian in his grove, others vandalized another farmer’s 200 trees. A journey during the season of harvest – which is also clearly the season of settler violence

      At home on the outskirts of the West Bank village of Na’alin, an elderly farmer, Khalil Amira, is nursing a head wound he suffered when settlers stoned him while he harvested olives in his grove – in front of his daughter and grandchildren. About an hour’s drive south, in the village of Jab’a, two other aged farmers are lamenting the damage wrought to their olive trees by other thugs. And these are only three recent examples of the dozens of Palestinian harvesters who are being assaulted on their lands on an almost daily basis.

      It’s autumn, with its clouds and its howling wind, as the old Israeli song goes, and it’s also the season of the olive harvest – and with it settlers who go on a rampage every year at this time, across the West Bank. It’s not autumn if there’s no olive harvest, and there’s no olive harvest without settler rampages. And the start of this season bodes ill.

      Several weeks into the harvest, which began this year on October 5, the Yesh Din – Volunteers for Human Rights NGO has already documented 25 violent incidents, and no one apparently intends to put a stop to them. The police accept complaints and take down testimonies, but that seems to be the extent of their activity.

      According to Yesh Din, between 2005 and 2019, only 9 percent of the complaints filed by Palestinians over Israelis’ violence against them ended with the alleged perpetrators being brought to trial. Fully 82 percent of the cases were closed, including nearly all of the complaints about the destruction of olive trees.

      Amira is surrounded by family in his fine house in Na’alin, west of Ramallah. His head is bandaged, concealing 15 stitches; his family envelops him with concern and warmth. Since being wounded last week by a stone thrown at him by settlers, he’s returned to the hospital twice, because of possible intracranial bleeding. A working man of 73, Amira was employed for 20 years as a welder in the predominantly ultra-Orthodox city of Bnei Brak, in Israel; he also worked for years at Elco, an industrial conglomerate. His father left him, his two sisters and his six brothers 100 dunams (25 acres) of olive trees, which he has been cultivating since his retirement, after becoming ill with a heart ailment. He speaks Hebrew fluently, and he and his family are gracious hosts.

      Amira’s access to his land was cut off in 2008 by the construction of the West Bank separation barrier – a fate that befell many Palestinian farmers. Part of his property was also expropriated for the establishment of a settlement called Hashmona’im, which is on the other side of the barrier, yet another annexation-type stunt. Recently, settlers ruined the two wells that were his on land adjacent to Hashmona’im. They would descend into one of the wells with a ladder and wash themselves in it, contaminating the water. The settlers also made a breach in the fence that encircles Hashmona’im and dumped garbage and construction debris on another part of his land – the evidence is still there. Amira filed a complaint with the Binyamin District police, and the dumping stopped for a time, but it resumed last February. It was clear that the perpetrators of the recent assault on him also set out from Hashmona’im, even if they were not necessarily residents of the settlement.

      For 11 years, the farmer was unable to visit the land he owns, adjacent to the fence surrounding Hashmona’im – others were able to work it for him – until last fall, when he was able to harvest his olives with no interference. He wanted to do the same this year. The Israel Defense Forces allow him four days to pick olives – with advance coordination. Amira was supposed to start picking Monday last week, but because of a doctor’s appointment, he didn’t arrive until the following day.

      They set out early in the morning: Amira, his son Raad, 47, his daughter Halda, 35, and three young grandchildren. The IDF does not permit them to arrive at their lands by vehicle, so they had to walk about a kilometer from the gate in the separation fence. By about midday they had collected enough olives to fill a large sack. Raad hoisted a bag with half of the olives onto his shoulder and carried it to the gate, and then returned for the other half. Seeing that Raad was tired, his father told him he didn’t have to come back again.

      At 2:30 P.M., Amira hid the tools he had used in the grove, before his departure. When he returned from the hiding place, he saw that his daughter and grandchildren had already left. On his way to the gate he saw his grandson’s knapsack on the ground. He picked it up and continued to walk, when suddenly he heard shouts.

      In a nearby grove, he saw four masked young people throwing rocks at his nephew, Abd al-Haq, and his son, Yusuf, who were working there separately. Spotting Amira, the masked men began hurling rocks at him as well. The fact that he was elderly apparently made no impression on them. According to Amira, they had large rocks that they had brought with them. Otherwise, they were not armed and did not wield clubs. He tried to evade the onslaught but could not escape. At one point, he was struck on the left side of his head, and he collapsed to the ground. He doesn’t know how long he lay there, nor does he remember any more about the person who threw the rock that hit looked like.

      “They didn’t look like people to me, but devils,” he tells us now.

      Soldiers appeared out of nowhere and administered first aid. His wife and the three grandchildren, also arrived, and were distraught. Blood streamed from his head, and an army paramedic stanched the wound. The soldiers summoned an Israeli ambulance to meet them at Hashmona’im. Amira managed to walk with the aid of the soldiers, but the Druze guard at the settlement’s gate refused to allow any of them to enter.

      “Your dogs attacked me and you guard them and don’t let me in?” Amira said to him angrily, in Arabic.

      An IDF jeep arrived and took him to the Nili checkpoint, where he was transferred to a Palestinian ambulance and taken to the Ramallah Governmental Hospital. There Amira was stitched up and held for three days to check for possible intracranial bleeding. After he was released at the end of the week, however, he started to suffer from headaches and vomiting. He returned to the hospital this past Sunday, was checked and released again. He was still experiencing headaches and continuing to throw up this week when we visited.

      Amira tells us that he feels even more determined than he did before the incident. Of course he will return to his land, there’s no question, he asserts. It’s his property, no one is going to stop him. He has already filed a complaint with the police, and handed over an Israeli ID card that his nephew found at the site of the attack. It belongs to a Y.C., born in 2003, resident of Ganei Modi’in, a neighborhood in the ultra-Orthodox settlement of Modi’in Ilit.

      •••

      Mohammed Abu Subheiya, 63, a father of eight, is waiting next to his house in Jaba, north of Hebron. For 24 years he worked in Ashdod for Ashtrom, an Israeli construction company. Lately he’s been working in construction in Israel with other employers.

      In 1990, Abu Subheiya’s father planted 22 dunams of olive trees, which Abu Subheiya tends in his spare time.

      We walk with him down a precipitous, rock-strewn trail to his plot of land, which lies in the valley that runs between Jaba and the settlement of Bat Ayin, which gained notoriety in 2002 when a terrorist underground was uncovered there. Some of the settlers there are newly religious, including some from the Bratslav Hasidic sect. Bat Ayin is where the assailants of the Jaba groves come from.

      Abu Subheiya hadn’t visited his grove since early March, because of the coronavirus crisis, which forced him to remain in Israel and not go back and forth to the West Bank. At the beginning of October, the International Red Cross informed him that days had been set for him to harvest the trees in his grove, which lies in a danger zone because of the Bat Ayin settlers. Arriving there on October 4, he was stunned to see that only about half of the 48 trees he has here were still intact. The assailants had gone from tree to tree and sawed off the branches or uprooted the trunks completely. It will take five years for the damaged trees to recover and bear fruit again, he tells us.

      We walk from one tree to the next, examining their battered branches, and reflect on the malice of people who are capable of wreaking such destruction upon the fruit of the earth and upon those who work the land. An aroma of sage wafts from bushes along the edges of the grove. Across the way, the mobile homes of Bat Ayin are perched on the slope of a hill. Abu Subheiya says that when the settlers approach his land he flees in fear. After the incident early this month, he too filed a complaint with the police, at the station in the ultra-Orthodox settlement of Betar Ilit; some officers even came to see his grove, but since then he has heard nothing from them. Nor will he. Five years ago, settlers spread a chemical substance on the ground that poisoned 13 of his oldest trees, whose jagged trunks still stand as a silent monument in the grove.

      “They work very slowly,” he says of his attackers. “That’s their politics. To destroy slowly, every time somewhere else, so we will remain without olives.”

      We descend the hill on the other side of the village, opposite Betar Ilit. The road leading to the olive groves was demolished by the Israeli Civil Administration six years ago, because this is Area C (under full Israeli control). Access now is possible only in a 4x4 vehicle.

      “Why does a road bother anyone,” asks Abu Subheiya. “You want to take our land – take it. But why does a road bother anyone? We paved an asphalt road. They came and smashed it to bits.”

      We are now making our way on foot to the grove belonging to Khaled Mashalla, 69, on the lower slope of the steep valley. The remains of the ruined road are still evident under the dirt. Only the section near the village was demolished, the rest was left paved as it was.

      Last week, assailants came here, too, and uprooted dozens of trees; trunks and broken branches are strewn along the way. Mashalla estimates that he lost 220 trees. He’s an amiable, colorful man who works in the improvised parking lot at the Gevaot checkpoint for Palestinian laborers who cross into Israel, Together with his business partner, he takes 7 shekels ($2) protection money per car per day to guard it against theft. Plump and gleeful, he wears a tattered felt hat that he removes in a theatrical gesture to reveal his bald head. He and his brothers own 400 dunams of olive trees in the area.

      The vandalism occurred on the night between Tuesday and Wednesday of last week. The Bedouin who live on the edge of the village called Mashalla to say that they saw headlights in his grove that night. The next afternoon, when he got there after working at the checkpoint, he couldn’t believe his eyes. Dozens of branches had been sawed off. When we visit, we see that the younger trees were spared. They had been wrapped in plastic tubing, to protect them from the gazelles.

      #vandalisme #barbares

  • Destructions à Marseille : quelle différence avec l’ancienne municipalité ?
    https://www.latribunedelart.com/destructions-a-marseille-quelle-difference-avec-l-ancienne-municipa

    Il y a trois semaines, nous nous sommes rendu à Marseille afin d’enquêter sur l’effondrement de la rue d’Aubagne et les destructions prévues. Nous avons alors découvert, ce que nous ignorions, l’ampleur du problème qui ne se limite pas à la rue d’Aubagne, mais concerne plusieurs quartiers faisant pourtant partie de sites patrimoniaux remarquables, le nouveau nom des secteurs sauvegardés.

    Finalement, ce changement de nom avait un sens. S’ils sont remarquables, ils ne sont plus sauvegardés. Car entre temps, la loi Elan, voulue par Emmanuel Macron et Édouard Philippe, a été votée et promulguée. Et celle-ci a eu les effets qu’on pouvait redouter : il suffit de décréter en péril des immeubles se trouvant en secteur sauvegardé pour que l’on puisse les détruire, quel que soit l’avis de l’architecte des bâtiments de France. Un exemple saisissant est donné actuellement à Marseille, un exemple que nous avions prévu de citer dans un article plus développé mais qui devenait urgent à écrire puisque la destruction définitive est prévue demain, le 9 juillet 2020.

    Si le maire et la couleur politique ont changé, les pratiques demeurent hélas. La nouvelle municipalité - nous avons contacté en urgence le premier adjoint, Benoît Payan, qui ne nous a pas répondu - est bien dans la ligne marseillaise : de Gaston Defferre à Jean-Claude Gaudin, ses maires n’ont jamais considéré le patrimoine comme une priorité (c’est un euphémisme de le dire).


    2. Les immeubles 4, 6, 8 rue de la Butte, en juin 2020, Photo : Didier Rykner


    3. Les immeubles 4, 6, 8 rue de la Butte, 8 juillet au soir après début des démolitions Photo : S. R.

    Les maisons en question se trouvent à proximité immédiate de la porte d’Aix (ill. 1), ce qui aurait dû les protéger à un double titre. Remarquons que pour nous, qui avons connu ce quartier il y a de nombreuses années, la mairie avait pourtant fait beaucoup pour restaurer, nettoyer et embellir l’endroit qui n’était alors qu’un no man’s land absolument infréquentable (il était pratiquement impossible de s’approcher de l’arc sous lequel était un véritable cloaque). Pourquoi, dans ces conditions, détruire ces immeubles anciens qui ont un véritable intérêt, reconnu comme tel par le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur ? On se perd en conjecture. Car contrairement à ce que prétend la ville, ces immeubles, fragilisés par des démolitions d’édifices qui les entouraient (et qui n’avaient pas d’intérêt patrimonial), menés dans le cadre du projet Euroméditerranée, sont parfaitement restaurables. Si l’on trouve toujours des experts complaisants pour justifier l’injustifiable, d’autres expertises, notamment celles demandées par la copropriété du n° 6 (le jaune, qui se trouve entre les deux autres) le démontrent. L’une d’entre elle conclut sans ambiguïté : « Nous engageons notre responsabilité à dire que ce bâtiment ne présente aucun risque d’effondrement à ce jour. Tous les éléments analysés ne peuvent démontrer un défaut grave de la structure extérieur. Les façades fissurées ont suscité une présomption de dégradation structurelle qui est malgré tout minime grâce au travaux de renforcement de plancher réaliser les années précédentes. » Il explique ensuite ce qu’il faut faire pour consolider l’immeuble.

    D’ailleurs, le soi-disant risque « imminent » d’effondrement n’était pas si imminent, puisqu’il était constaté il y a presque un an. Les bâtiments étant évacués, et leurs abords sécurisés, rien ne justifie donc leur démolition plutôt que leur restauration. On apprend d’ailleurs, en lisant l’arrêté de « déconstruction », que l’on trouve en ligne (toujours ce terme ridicule employé par des mairies car cela fait sans doute plus joli que « destruction » ou « démolition »), que l’architecte des bâtiments de France s’est opposé à ce vandalisme en préconisant : « la préservation des façades des immeubles sis 4, 6 et 8 rue de la Butte et la conservation et réemplois de tout élément de pierre taille ou de second œuvre récupérable (porte d’entrée par exemple). » Un avis simple désormais, pour lequel la Ville peut passer outre, ce qu’elle ne s’est pas privée de faire. Cela démontre parfaitement qu’une autre solution que la destruction est possible, et que celle-ci n’est rien d’autre qu’un vandalisme municipal, sur une zone d’intérêt patrimonial majeur, qui ne peut être mené que grâce à cette loi Elan. Emmanuel Macron et son ancien Premier ministre Édouard Philippe sont bien les premiers responsables.


    4. 76-80 rue Bernard Du Bois à Marseille, Immeubles menacés de destruction, Juin 2020, Photo : Didier Rykner


    5. 76-80 rue Bernard du Bois à Marseille, Immeuble menacée de destruction, Juin 2020, Photo : Didier Rykner

    Même si la destruction était prévue avant les élections municipales, rien n’interdisait la mairie récemment élue de poser un moratoire sur ce chantier afin d’y substituer une réhabilitation. Rien, d’ailleurs, ne s’y oppose encore, à l’heure où nous écrivons cet article, l’irrémédiable n’étant pas encore accompli (ill. 3). Nous ne sommes d’ailleurs pas seul dans ce combat. L’association Sites & Monuments nous a prévenu (voir son article), et Stéphane Bern, que nous avons joint, est également scandalisé par ces démolitions en cours : « c’est le cœur historique de Marseille qu’on détruit avec ces maisons du XVIIIe siècle. Maintenant, quand on veut détruire, on n’entretient plus et on dit qu’elles vont tomber. » Ceci est d’autant plus vrai que d’autres démolitions sont prévues dans les prochaines semaines ou les prochains mois, ailleurs dans Marseille, mais tout autant dans des secteurs sauvegardés. Aux 76-80 rue Bernard du Bois, pas très loin non plus de la porte d’Aix, mais plus à l’est, plusieurs maisons, des propriétés municipales et à l’abandon depuis plusieurs années, sont également gravement menacées, sans doute de manière « imminente », l’état de péril datant de 2014 (ill. 4 et 5). Comme le dit Stéphane Bern : on n’entretient plus, on décrète un péril, et on démolit. Tout cela est bien pratique.


    7. Plan de sauvegarde et de mise en valeur avec la portion de la rue d’Aubagne concernée (nous avons rajouté les numéros). Les immeubles en orange sont théoriquement « à conserver »

    Et il y a bien sûr aussi la rue d’Aubagne (ill. 6) où, après avoir laissé s’écrouler deux immeubles avec les conséquences humaines que l’on connaît (huit morts), on s’apprête encore à en détruire deux autres, les numéros 69 et 71. Or, une consultation du plan de sauvegarde (ill. 7) et une comparaison avec Google Map pour y situer les numéros montre quelque chose de très curieux [1] : l’arrêté de déconstruction des n° 69 et 71 ne cite à aucun moment l’avis de l’architecte des bâtiments de France, alors que le numéro 71 est à conserver [2]. Or, si celui-ci, en cas de péril, est désormais un avis simple, il reste qu’il doit être demandé. Tel qu’il est rédigé, cet arrêté est donc irrégulier. Mais qu’importe après tout : on est à Marseille, et le maire est Jean-Claude Gaudin. Ah non ? C’est désormais Michèle Rubirola. Aucune différence semble-t’il.

    Didier Rykner

    Notes

    [1] Note parue après la mise en ligne de notre article : nous avions dans un premier temps confondu le 69 avec le 67. Or, le 67 a été détruit juste après l’effondrement.

    [2] Remarquons par parenthèse que la pertinence de certains Plans de sauvegarde n’est pas évidente : pourquoi indiquer comme à conserver le n° 71 et pas le 69 qui est comparable ?

    #Marseille #patrimoine #destruction #sauvegarde #immobilier #vandalisme #benoît_payan #Euroméditerranée #destruction #démolition #loi_elan #Michèle_Rubirola #secteurs_patrimoniaux_remarquables #Patrimoine_remarquable #Ville

  • » Armed Israeli Settlers Burn Hundreds of Olive Trees south of Nablus
    June 27, 2020 7:54 PM – IMEMC News
    https://imemc.org/article/colonist-israeli-settlers-burn-a-hundreds-of-olive-trees-in-southern-nablus

    Colonist Israeli settlers set on fire to a Palestinian-owned farm land, on Saturday, in Burin village, south of the northern West Bank city of Nablus.

    Palestinian chief of the profile for illegal Israeli settlements in the northern West Bank, Ghassan Daghlas, told media outlets that several armed Israeli colonists, from the illegal Israeli settlement of Giv’at Ronaie, broke into the nearby Palestinian-owned farm land, east of Burin village.

    Daghlas said that right after they invaded the farm land, they set fire to hundreds of fruitful olive trees among other crops.

    He added that after the attack, the colonists fled the area, back to their illegal settlement.

    Noteworthy, Israeli colonial settlers repeatedly attack Palestinian-owned farm lands throughout the West Bank. There are almost 200 illegal Israeli settlements, erected on Palestinian lands, across the West Bank.

    These settlers’ attacks on Palestinians and their property, are widely perceived by Palestinians as vicious attempts to disrupt the already difficult lives of Palestinians, intending to force them to concede their farmlands, which are adjacent to the colonial Israeli settlements.

    #colonialisme_de_peuplement #vandalisme

  • Palais de la découverte danger 2020
    https://www.palais-decouverte-danger-2020.fr

    le Palais de la découverte ne sera pas rénové, mais saccagé puis remplacé

    En effet, un nouveau plan d’occupation des sols imposera une restructuration d’une partie du bâtiment. Le choix d’une seule entrée pour l’ensemble du Grand Palais imposera la création de grandes artères internes. Or, l’une d’elles passera là où sont disposées nos grandes expériences spectaculaires qui, trop volumineuses, intransportables, seront supprimées. La création de boutiques, d’un vaste restaurant panoramique et les exigences architecturales de mise en valeur de la structure interne du bâtiment imposeront la disparition de la majorité de nos salles d’exposés, leur nombre passant de 35 aujourd’hui à près de 15 en 2024.

    De plus, le nouveau projet scientifique, s’adaptant aux exigences architecturales, ne prévoit de ne garder qu’une seule salle par discipline (contre 11 aujourd’hui rien qu’en physique, 4 en chimie, 8 en biologie,…). Aussi, de nombreux thèmes fondamentaux qui jusqu’à présent bénéficient d’une salle totalement dédiée (acoustique, radioactivité, lumière, mécanique, …), richement équipée, ne seront présentés que superficiellement, voire plus du tout ! Un véritable #vandalisme au regard de l’esprit de notre établissement qui a toujours offert à son jeune public l’initiation la plus complète aux concepts fondamentaux des différentes disciplines scientifiques ainsi que des approfondissements exigeants et conséquents pour son public averti.

    Par ailleurs, il vise essentiellement à présenter la #science contemporaine. C’est une programmation volontairement élitiste qui accueillera nos futurs visiteurs. Elle s’illustre sans complexe par cette profession de foi martelée fièrement dans le texte du projet à plusieurs reprises :

    « Notre dessein n’est pas de combler les « lacunes » scientifiques de nos visiteurs » !

    #marchands_du_temple

  • Barak Ravid sur Twitter : “WATCH: U.S. ambassador to Israel David Friedman takes a 10 pounds hammer and breaks open a tunnel which runs under the Palestinian village of #Silwan to the old city of #Jerusalem. This happens at a settlers organisation event with Sara Netanyahu and Sheldon Adelson at his side” / Twitter
    https://twitter.com/BarakRavid/status/1145362268022067200

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1145362068507430912/pu/vid/640x360/A_akO0XpJxkZ-Rl-.mp4?tag=10

    Des officiels américains à un évènement lié aux colons israéliens à Jérusalem-Est - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1176973/des-officiels-americains-a-un-evenement-lie-aux-colons-israeliens-a-j

    Deux responsables américains ont assisté dimanche à l’inauguration à Jérusalem-Est d’un site archéologique organisée par une association ultranationaliste israélienne, une présence qui rompt une nouvelle fois avec la pratique diplomatique s’agissant de la colonisation et du secteur palestinien de la ville occupé par Israël.

    Jason Greenblatt, conseiller du président américain Donald Trump, et David Friedman, ambassadeur en Israël, ont assisté en compagnie de responsables israéliens à une cérémonie dévoilant le résultat de travaux archéologiques à Silwan, quartier palestinien de Jérusalem-Est. Silwan, situé en contrebas des murailles de la Vieille ville, est le théâtre de tensions permanentes entre les résidents palestiniens et des colons juifs de plus en plus nombreux.

    Les travaux archéologiques, portant sur une route souterraine utilisée il y a environ 2.000 ans pour le pèlerinage vers le Second Temple juif, ont été entrepris par l’association Elad, dont le but avoué est de renforcer la présence juive à Jérusalem-Est.

    [...]

    Les Palestiniens accusent Israël et la fondation Elad de chercher à les chasser de Jérusalem.

    [...]

    L’ONG israélienne Emek Shaveh, qui lutte contre l’usage de l’archéologie au service de la colonisation, a également critiqué la présence d’officiels américains à la cérémonie. Elle dénonce un « acte politique qui se rapproche le plus d’une reconnaissance américaine de la souveraineté israélienne » sur toute la Vieille ville de Jérusalem.

    Israël considère Jérusalem comme sa capitale « unifiée et indivisible ». Mais la communauté internationale ne reconnaît pas l’annexion en 1967 de la partie orientale occupée de la ville, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

    Le président Donald Trump a rompu en décembre 2017 avec des décennies de consensus diplomatique en reconnaissant Jérusalem comme la capitale d’Israël, poussant les Palestiniens à couper tout contact formel avec Washington.

    L’ambassadeur américain en Israël David Friedman est un fervent soutien des colonies israéliennes dans les Territoires palestiniens, considérées comme illégales par la communauté internationale.

    #sionisme #etats-unis

    • Editorial Settlers From the White House
      Haaretz Editorial
      Jun 30, 2019 11:20 PM
      https://www.haaretz.com/opinion/editorial/settlers-from-the-white-house-1.7424748

      The event held Sunday in a tunnel under the main street of the Silwan neighborhood in East Jerusalem, just outside the Old City walls, would have been impossible only a few years ago. Two of the U.S. administration’s most senior diplomats, Special Envoy to the Middle East Jason Greenblatt and U.S. Ambassador David Friedman, were there alongside Israeli ministers at the inauguration of the Path of the Pilgrims – a tunnel excavated by the right-wing Elad organization with generous help from the state.

      The tunnel, which according to Elad exposed a street from the Second Temple period that brought pilgrims from the Shiloah pool to the Temple Mount, is a central project in the organization’s efforts to Judaize Silwan and its environs by way of archaeology and tourism. When the tunnel opens to the public, presumably in a few months, it will become a major tourist attraction.

      The participation of American diplomats at an event sponsored by a right-wing group in East Jerusalem constitutes de facto recognition of Israeli sovereignty in Jerusalem’s historic basin. If anyone had any doubts about that, Friedman made clear in an interview with the Jerusalem Post that, “The City of David is an essential component of the national heritage of the State of Israel.” Giving it up, even in the context of a peace agreement, he said, “would be akin to America returning the Statue of Liberty.”

      This recognition doesn’t just put the American administration on the extreme right of the Israeli political map – thus undercutting the claim that American can be an unbiased broker between Israel and the Palestinians – but it also ignores the complicated reality in Silwan, East Jerusalem and the entire region. The tunnel, which was excavated using controversial methods from a scientific standpoint, harnesses archaeology to politics while ignoring the nuances of Jerusalem’s ancient past.

      But the main problem is that excavating under the street blatantly ignores what’s happening at street level. In Silwan alone there are 20,000 Palestinians without citizenship or civil rights, who justifiably feel that this archaeological project is aimed at forcing them out of their neighborhood. Surrounding Silwan are another 300,000 Palestinian residents of East Jerusalem, also without rights.
      https://www.youtube.com/watch?v=zfbMcYhJY6Q


      Anyone having even a passing familiarity with the Palestinian people knows that there’s no chance of arriving at any kind of agreement that will end the occupation so long as Israel continues to control East Jerusalem and the Temple Mount. Thus, by mere words and an event dripping with sweetness and smiles, the administration of U.S. President Donald Trump has sentenced Israelis to a life of constant conflict, or to an apartheid state in which there are two types of residents, those with rights and those without them.

  • Comment se passer du code du patrimoine ? Emmanuel Macron en stage à Amboise ! Didier Rykner - 30 avril 2019 - La Tribune de l’Art
    Ou bien, comment massacrer, détruire le patrimoine historique français
    https://www.latribunedelart.com/comment-se-passer-du-code-du-patrimoine-emmanuel-macron-en-stage-a-

    Emmanuel Macron a prévu de visiter jeudi, et d’y déjeuner, le manoir du Clos-Lucé, un monument historique qui vient d’être gravement vandalisé par ses propriétaires, avec des travaux réalisés sans autorisation. Les dégâts sont si importants que la Direction régionale des affaires culturelles du Centre Val-de-Loire a même porté plainte en 2017 auprès du procureur de la République de Tours [Erratum : il ne s’agit pas d’une plainte, mais d’un signalement comme l’a signalé le procureur à l’AFP http://www.lefigaro.fr/culture/leonard-de-vinci-les-travaux-du-clos-luce-a-amboise-dans-le-viseur-des-enqu . Ce qui ne change absolument rien sur le fond.]. Nous avons interrogé celui-ci, qui nous a fait la réponse suivante : « Une enquête de police judiciaire, confiée à la Compagnie de gendarmerie d’Amboise, est en cours s’agissant des faits que vous évoquez. De ce fait, aucune information, qu’elle soit relative aux faits concernés ou aux éventuelles suites judiciaires à venir, ne saurait être actuellement communiquée. » Parfois, des refus de répondre équivalent à une réponse.


    1. Salon XVIII au Clos-Lucé dans son état antérieur, aujourd’hui détruit Photo : Ceridwen CC BY SA 3.0


    2. Ancien Salon XVIIIe (ill. 1) transformé en « atelier de Léonard ». La cheminée du XVIIIe a également été remplacée Photo : Didier Rykner

    Cette affaire est donc entre les mains de la justice. Il faut espérer que le procureur de la République ne classera pas l’affaire sans suite, ce qui serait particulièrement choquant tant les faits sont avérés. Les travaux ont eu lieu avant 2017, et ont porté sur trois pièces du rez-de-chaussée et deux pièces de l’étage. Les atteintes les plus graves au monument classé ont eu lieu sur le niveau bas, puisque trois salons possédant des boiseries du XVIIIe siècle ont été entièrement détruits : les boiseries ont été arrachées, ainsi qu’au moins une cheminée d’époque, le niveau des sols a été changé, et ils ont été refaits, et les plafonds ont été modifiés, tandis que des fenêtres ont été bouchées et que de nouvelles baies ont été percées. À l’étage, où il n’y avait pas de boiseries du XVIIIe, les travaux ont néanmoins été également importants touchant les plafonds et les sols.

    Cette bâtisse du XVe siècle a eu la chance - ou plutôt la malchance - d’abriter Léonard de Vinci les trois dernières années de sa vie, de 1516 à 1519, alors qu’il était l’hôte en France de François Ier. La famille Saint-Bris, qui en est propriétaire, n’a eu de cesse ces dernières années de la transformer en un décor à la gloire de l’artiste et inventeur italien. L’objectif de ces travaux était bien entendu de rendre leur pureté « léonardienne » à ce manoir. On est ici dans une problématique de parc d’attraction : un atelier de Léonard totalement fantaisiste a même été « reconstitué » dans un des anciens salons du XVIIIe siècle. Inutile de dire qu’on n’a pas la moindre idée où était exactement l’atelier de Léonard, ni à quoi il ressemblait. Ce qui est certain en revanche, c’est que ce n’était pas à ça.


    3. Anciens salons du XVIIIe siècle. Au fond, celui que l’on voit ill. 1 Photo : Hervé Grandsart


    4. Ancien salon du XVIIIe siècle (celui que l’on voit au premier plan ill. 3) transformé en « cabinet de curiosité de Léonard » Photo : Didier Rykner

    Il suffit de comparer les photographies avant-après pour comprendre l’étendue du désastre. Celui-ci est tel qu’il n’y a aucune possibilité de remettre les lieux dans leur état d’origine. Ces trois pièces comptaient parmi les rares éléments authentiques, mais elles avaient le mauvais goût de dater du XVIIIe siècle. Elles étaient classées monument historique, avec l’ensemble du bâtiment, depuis 1862. Elles sont désormais remplacées par l’ « atelier » donc (ill. 1 et 2), mais aussi par le « cabinet scientifique » (ill. 3 et 4) [1] et enfin la « bibliothèque » de Léonard de Vinci dont nous n’avons pas de photos mais qui a été traitée exactement comme les deux pièces précédentes ! On peut lire sur le site du Clos-Lucé que « 2 ans de recherche et de travaux et 15 corps de métier ont été nécessaires pour [les] restituer » . En réalité tout est faux, tout est en toc.

    Il faut saluer l’action de la Direction régionale des affaires culturelles, et donc du ministère de la Culture dont elle est un service déconcentré, qui a porté l’affaire devant la justice. Mais comment ceux-ci ont-ils pu laisser l’Élysée organiser un déjeuner d’Emmanuel Macron au Clos-Lucé, alors qu’une plainte [un signalement donc, pas une plainte]  pour travaux sur monument historique sans autorisation et destruction de monument historique a été déposée ? On imagine difficilement que la présidence de la République n’était pas au courant (en tout cas elle l’est depuis aujourd’hui puisque nous l’avons interrogée sans recevoir d’ailleurs aucune réponse [2]).

    Sans doute le chef de l’État, qui souhaite faire passer une loi d’exception pour « reconstruire Notre-Dame, plus belle qu’avant » (voir notre article https://www.latribunedelart.com/notre-dame-un-projet-de-loi-scelerat ), veut-il prendre des cours auprès de celui qui vient de piétiner allègrement du code du patrimoine pour rendre le Clos-Lucé « plus beau qu’avant »  ? On aurait aimé qu’un meilleur signal soit envoyé par lui aux 1170 scientifiques et professionnels qui lui demandent, justement, de respecter les lois de protection des monuments historiques.

    #Léonard_de_Vinci #Clos-Lucé #vandalisme #Amboise #emmanuel_macron & la La famille #Saint-Bris porte bien son nom, comme le disait valérie giscard d’estaing #attraction #DRAC #monument_historique #Toc #bidonnage #Élysée #destruction #enMarche vers #notre_dame_de_paris

  • Faut-il déboulonner les statues qui glorifient la #France coloniale ?

    Ils s’appellent #Marchand, #Faidherbe, #Bugeaud et ont fait la #gloire de la France coloniale du 19e siècle. Aujourd’hui, les #monuments érigés à leur #mémoire suscitent la #polémique et sont parfois vandalisés. De la gloire à l’#oubli, voire à la #destruction, petit tour d’horizon de quelques unes de ces #statues qui sont, parfois, aujourd’hui contestées.


    https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/senegal/faut-il-deboulonner-les-statues-qui-glorifient-la-france-coloniale_3202
    #toponymie #histoire #colonialisme #colonisation #Afrique #vandalisme

    • Pfff ! ça fait du monde !

      Parmi celles à Paris que je connais bien pour passer (ou être passé très régulièrement devant), je cite de mémoire : généraux (ou maréchaux) Gallieni, Lyautey (qui a remplacé un Mangin fondu par les Allemands), Mangin (justement), Joffre et parmi les officiers morts aux colonies, Francis Garnier, Paul Flatters, sans compter le grand nombre (mais sans statue…) morts de fièvres et parasitoses diverses…

  • A #Ladispoli una piazza per #Almirante. Anpi: «Tra trent’anni intitoleremo vie a Mussolini»

    Una piazza dedicata a #Giorgio_Almirante, la piazza più grande di Ladispoli. È questa la decisione della giunta di centrodestra guidata dal sindaco #Alessandro_Grando che ha suscitato lo sdegno dell’Anpi e di tanti ladispolani che scesi in piazza a protestare in occasione della cerimonia di intitolazione. «La costituzione è antifascista», o «#No Piazza Almirante» e foto dei rastrellamenti contro gli ebrei: sono questi gli striscioni che accompagnavano la manifestazione sulle note di Bella Ciao. Alla cerimonia, invece, a difendere la memoria di Giorgio Almirante c’era la figlia Giuliana De Medici: «Le persone che protestano non conoscono la storia, all’epoca erano tutti fascisti». Davanti alla nuova piazza non è mancato chi, sulle note dei vecchi comizi di Almirante, si è esibito in un saluto romano.


    https://video.repubblica.it/edizione/roma/a-ladispoli-una-piazza-per-almirante-anpi-tra-trent-anni-intitoleremo-vie-a-mussolini/329671/330272?ref=fbpr
    #extrême_droite #Italie #toponymie #fascisme #noms_de_rue #toponymie_politique

    ping @albertocampiphoto @wizo

  • Vandalism forces New Zealand council to remove Captain Cook statue

    A year ahead of 250th anniversary of explorer’s arrival, monument will be replaced by ‘cultural designs’

    A statue of Captain Cook in New Zealand that has been repeatedly defaced and daubed with graffiti is to be removed by the council a year out from the 250-year anniversary of his arrival in the country.

    The statue of Cook in Gisborne has been repeatedly targeted by vandals amid a heated debate about the portrayal of the town’s complex colonial history.

    The Cook statue has had red paint smeared on its face and coat, and a bikini and a pair of thongs have also been painted on.

    With the 250th anniversary of Cook’s landing in New Zealand only a year away, tensions are high in the city which lies 350km south-east of Auckland.

    Many residents have posted on social media describing Cook as a “murderer” and “crooked Cook”.

    Cook and the crew of the Endeavour landed in Gisborne’s Poverty Bay in 1769 and the first significant meetings of Europeans and Māori took place nearby.

    Nick Tupara, spokesman for the #Ngati_Oneone tribe, said according to historical records, Cook’s crew shot nine #Maori men of his tribe, including Tupara’s ancestors. Six of the men are believed to have died.

    Ngati Oneone has long opposed having the controversial statue of Cook placed on the sacred mountain of #Titirangi, and on Monday the #Gisborne district council said it would be moved to the Tairawhiti Museum instead.

    The council said the mountain would now be adorned with “iwi [tribal] stories and cultural design elements can be shared from this significant location”.

    The council would also consult with the local community regarding the renaming of the Cook Plaza on top of Titirangi, as well as various walking tracks and sites on the mountain.

    Meredith Akuhata-Brown, a local councillor, told Maori Television the removal of the statue would allow a more nuanced and “honest” story about New Zealand’s history to emerge.

    Discussions are under way in the Gisborne region for Poverty Bay – so named by Cook in 1769 – to be replaced by its Māori name, or given a dual name.
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    Akuhata described the name of Poverty Bay as “horrendous” and said it was particularly painful as the region had numerous social and economical challenges it was working to overcome.

    https://www.theguardian.com/world/2018/oct/02/vandalism-forces-new-zealand-council-to-remove-captain-cook-statue?CMP=
    #mémoire #Cook #Nouvelle_Zélande #post-colonialisme #vandalisme #histoire #colonialisme #James_Cook #musée #espace_public #toponymie (même si je ne sais pas si la place s’appelle Cook, mais c’est pour retrouver l’article) #peuples_autochtones
    ping @reka

    • Il faudrait que je retrouve le nom d’un film superbe (australien je crois) qui mets en scène aborigènes et communautés allochtones, et dans lequel une actrice aborigène lance l’insulte suprême « Tu n’es qu’un fils batard du capitaine Cook ! »

  • Memorial for drowned refugees completely destroyed on Lesvos

    Unknown perpetrators on the island of Lesvos have completely destroyed the memorial dedicated to the refugees who have lost their lives in the Aegean Sea.

    They have even removed the base of the memorial made of concrete.

    Locals have reported that they saw plastic parts of the memorial floating in the sea, a few days ago.

    The memorial was set up at the edge of #Thermi harbor around six years ago and was dedicated to the victims of older shipwrecks whose bodies were washed ashore in the area.

    Last November, also unknown perpetrators had vandalized the monument. they had thrown black paint on the memorial surface where the victims’ names were written.

    With the help and contributions from local bodies like the fishermen of Thermi and the solidarity collectives the memorial was restored.

    According to local media, there have been often denouncements about the presence of a group of extremists in the area of Thermi. The group was reportedly active against the presence of refugees in local homes, rooms to let and hotels leased by organizations and NGOs.

    So far there has been no reaction to the memorial destruction neither by local bodies nor the police, notes local media lesvosnews.


    http://www.keeptalkinggreece.com/2018/09/03/memorial-for-drowned-refugees-completely-destroyed-on-lesvos
    #mémoire #monument #vandalisme #asile #migrations #réfugiés #Grèce #Lesbos
    signalé par @isskein via FB

    • Ολοσχερής καταστροφή από αγνώστους του μνημείου στη Θερμή για τους πρόσφυγες

      Άγνωστοι κατέστρεψαν ολοσχερώς τις τελευταίες μέρες το μνημείο των προσφύγων που χάθηκαν στα νερά του Αιγαίου, και βρισκόταν στην άκρη του μικρού λιμανιού της Θερμής, οκτώ χιλιόμετρα βόρεια της πόλης της Μυτιλήνης. Μάλιστα εξαφάνισαν ακόμα και την τσιμεντένια βάση του πετώντας την, φυσικά μαζί με όλο το μνημείο, στη θάλασσα. Κάτοικοι της περιοχής αναφέρουν ότι πριν μέρες είδαν πλαστικά τμήματα του μνημείου να επιπλέουν στη θάλασσα.

      Το μνημείο είχε στηθεί πριν από έξη περίπου χρόνια για τα θύματα παλιότερων ναυαγίων, οι σοροί των οποίων είχαν εκβραστεί στην περιοχή. Από τον Οκτώβριο του 2013 δε, πραγματοποιείτο εκεί τελετή μνήμης οργανωμένη από το δίκτυο « Welcome to Europe ». Ας σημειωθεί ότι πέρυσι το Νοέμβριο, άγνωστοι επίσης, είχαν βανδαλίσει το μνημείο πετώντας πάνω στην επιφάνεια του όπου αναφέρονταν τα ονόματα των ναυαγών, μαύρη μπογιά. Τότε είχε επισκευασθεί με τη συμβολή συλλογικοτήτων και τοπικών φορέων όπως οι ψαράδες της Θερμής.

      Ας σημειωθεί ότι όπως επανειλημμένα έχει καταγγελθεί, στην περιοχή της Θερμής λειτουργεί ομάδα ακροδεξιών που στο παρελθόν έχουν κάνει μάλιστα και δημόσιες εμφανίσεις. Εστιάζοντας τη δράση τους εναντίον της παρουσίας προσφύγων σε σπίτια, δωμάτια και ξενοδοχεία που έχουν ενοικιασθεί για τη στέγαση τους από οργανισμούς και ΜΚΟ.

      Μέχρι στιγμής δεν έχει υπάρξει η παραμικρή αντίδραση από τοπικούς φορείς και αστυνομικές αρχές για την καταστροφή του μνημείου.

      http://www.lesvosnews.net/articles/news-categories/koinonia/olosheris-katastrofi-apo-agnostoys-toy-mnimeioy-sti-thermi-gia

  • Human Rights and Neoliberalism - Los Angeles Review of Books
    https://lareviewofbooks.org/article/human-rights-and-neoliberalism

    The puzzle he seeks to explain is: How is it that the era of neoliberalism, commonly said to have begun in the mid-to-late 1970s, coincides almost perfectly with the triumphant rise of a discourse of human rights? In other words, how can it be that an era whose ethical self-conception was rooted in a transnational movement to prevent abuses such as torture, disenfranchisement, and political imprisonment has also been an era in which national and global economies were remade in ways that have allowed wealthy capital owners to capture the large majority of economic productivity gains, creating in-country inequalities not seen since the late 19th century?

    #discours #droits_humains #actes #vandalisme #inégalités

  • Être usurier à SIngapour

    Dans le quartier chinois, il y a quelques tours de 20 étages, habitées par une population plutôt modeste souvent tentée d’emprunter de l’argent - facilement - à des usuriers d’un type très particulier qu’on appelle les « Ah Longs ». Les taux d’intérêt sont - comme vous pouvez l’imaginer - vertigineux.

    Quand les gens ont du mal à rembourser, les Ah Longs exercent des pressions progressives, et depuis quelques années, ils sont passé à des actions un peu plus brutales, du genre balancer un pot de peinture sur la porte du « débiteur » pour bien lui foutre la honte auprès de ses voisins. D’où la pub sur l’ascenseur en forme d’installation artistique :

    « Evitez les "Ah Longs" ou votre vie se transformera en cauchemar. Ne leur empruntez rien, ne vous engagez dans aucune activités lié à cette forme d’emprunt »

    Une référence ici de 2013 sur les pratiques des ces crapules.

    http://www.asiaone.com/print/News/Latest%2BNews/Singapore/Story/A1Story20130104-393365.html

  • Emmett Till Historical Marker in Mississippi Destroyed By Vandals

    A historical marker created in Mississippi to memorialize and educate the public about the 1955 kidnapping and lynching death of 14-year-old Emmett Till was destroyed by vandals who obliterated all visible information about the death that helped galvanize the civil rights movement.


    http://www.theroot.com/emmett-till-historical-marker-in-mississippi-destroyed-1796440470

    #vandalisme #mémoire #mémoriel #monument #USA #Etats-Unis #Noirs #racisme #xénophobie

  • De Trump à Léophane : d’une débâcle journalistique à une victoire désinformationnelle ? | Sciences communes
    http://scoms.hypotheses.org/775

    On est ainsi face à la création délibérée de fausses informations et le vandalisme de diverses ressources sur l’encyclopédie en ligne. Si l’on y regarde de plus près, une telle démarche est irrespectueuse quant au travail entièrement bénévole des modérateurs, administrateurs et contributeurs de Wikipédia. Ceux-là ont ainsi raison de se sentir dénigrés et pris pour des “rats de laboratoire”. La démarche de P. Barthélémy est d’autant plus incompréhensible qu’elle émane d’un compte utilisateur “jetable” (Pomlk2) et de plusieurs adresses IP : toutes les éditions sont donc faites anonymement, même s’il est très facile d’identifier à quelle institution appartient l’adresse. Si un tel anonymat peut être évoqué pour mimer une prétendue démarche de “fausseur”, on ne comprend pas pourquoi l’équipe de modération Wikipédia n’est pas informée. Par conséquent, l’une des adresses IP utilisées par P. Barthélémy, appartenant aux adresses du Monde, est bloquée pour neuf mois pour vandalisme. Bel exploit.

    Il y a un abus de confiance de la communauté des contributeurs Wikipédia. P. Barthélémy s’est longuement entretenu avec deux des administrateurs de Wikipédia en français et, malgré l’assurance de ses bonnes intentions, les actes en disent autrement. Ainsi, initialement P. Barthélémy parlait d’“une expérience […] sur la vérifiabilité des infos sur Internet à l’heure des fake news” ; lors de son échange avec Jules, admin Wikipédia : “[l]e but (« avoué ») de l’expérience était de mettre en lumière les limites de l’encyclopédie”. Finalement, avec la publication de l’article de P. Barthélémy, on lit un appel de “mise en quarantaine” a priori des contributions.

    Cette transformation pose de nombreux problèmes : il s’agit de création avouée et élaborée de fausses informations et de vandalisme de pages pré-existantes mais aussi de non-prise en compte de l’historique de ce genre de débats. Cette mise en quarantaine a déjà fait débat et ce de nombreuses fois… depuis 2007 : sa mise en œuvre sur la Wikipédia Germanophone débouche sur des délais d’attentes considérables (deux semaines pour approuver une contribution) et a probablement contribué au déclin significatif de la participation depuis son activation en 2008. Un sondage proposant la mise en place d’un système similaire sur la Wikipédia francophone avait été très largement rejeté en 2009 (78% d’opposition), notamment sur la base de ces résultats empiriques. Par ailleurs, les réponses au tweet de P. Barthélémy sur la question sont sans exception en opposition.

    Il n’y a qu’à remonter les tweets outragés de nombreux professionnels de la recherche pour se rendre également compte de l’image qu’une revendication de la part de P. Barthélémy donne de la pratique de la science : il suffit d’avoir une idée dans l’air du temps et d’aller vandaliser quelques pages web pour être chercheur donc ? Dans un pays où les chercheurs sont dévalorisés, leurs moyens financiers inexistants et où la médiation et la communication scientifiques sont en voie de disparition, avons-nous vraiment besoin d’une telle démarche de la part du “Passeur de Sciences” du Monde ?

    Et si l’on transposait cette même démarche ?

    “Vous êtes journaliste au Monde. Avez-vous tenté de faire des erreurs volontaires dans un sujet obscur destiné au journal papier  ? sur le journal en ligne  ? Avez-vous même tenté de faire un faux sur votre blog et voir s’il serait détecté  ?

    Je doute que ce soit bien vu. Il s’en trouvera pour dire que ça montre les failles d’un journal qui se veut sérieux, ou que vous transformez après coup le contenu erroné en fausse expérience, ou qu’à tout le moins ils ne pourront pas se fier au contenu à l’avenir faute de savoir si c’est une nouvelle expérience. Ne parlons même pas du risque d’un mauvais buzz où les gens n’entendent parler que de l’erreur mais pas de l’explication qui suit.”

    #wikipedia #vandalisme #éthique #communs

    • très très intéressante démarche :

      Et puisque notre démarche est de co-construire la connaissance en respectant la véracité des informations et le sérieux de la démarche, nous invitons Pierre Barthélémy et toute personne le souhaitant à nous aider à compléter la page recensant les diverses critiques et études scientifiques traitant de Wikipédia, ses processus et ses communautés. Comme vous l’imaginez sans doute, il y a mille et une façons dignes, respectueuses et productives de renverser le cours du flux de fausses informations qui tente de nous submerger. Soyons-en les acteurs et non pas les pourfendeurs.

    • Histoire similaire en 2012 avec ce prof qui se vantait d’avoir « pourri le Web », en ajoutant des détails biographiques imaginaires dans la fiche d’une poète obscure dans le but assez évident de planter ses élèves :
      https://seenthis.net/messages/62764

      Il en concluait assez réjoui qu’il avait bien planté ses élèves, et je me souviens que j’avais été un peu minoritaire à trouver ça pas malin du tout.

  • #Bosnie-Herzégovine : à #Mostar, l’#antifascisme est toujours un combat

    Les partisans de Tito ont libéré la ville de Mostar le 14 février 1945. Samedi, des militants antifascistes de toute la région s’étaient joints aux survivants pour célébrer cet anniversaire, alors que le #cimetière des #partisans de la ville est régulièrement vandalisé.


    http://www.courrierdesbalkans.fr/le-fil-de-l-info/commemoration-de-la-liberation-de-mostar-l-antifascisme-plus-nece
    #anti-fascisme #spomenik #vandalisme #mémoriel #monument #spomeniks
    cc @albertocampiphoto

  • #ISRAËL
    Un haut lieu du christianisme visé par un probable geste haineux
    http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/443115/israel-un-haut-lieu-du-christianisme-vise-par-un-probable-geste-haineux

    La suspicion d’un acte d’intolérance a été immédiate. Les auteurs ont laissé derrière eux, en grand et en rouge sur l’un des murs du complexe, un graffiti en hébreu biblique appelant à éliminer d’Israël les idoles païennes.

    Le graffiti est tiré d’une prière juive prononcée trois fois par jour.

    Depuis des années, des activistes d’extrême droite ou des colons se livrent en Israël et dans les Territoires palestiniens, sous le label « le prix à payer », à des agressions et des actes de #vandalisme contre des #Palestiniens, des Arabes israéliens, des lieux de culte musulmans et chrétiens, ou même l’armée israélienne.

    L’émoi causé par l’incendie est d’autant plus vif que le lieu est insigne. Le sanctuaire attire chaque jour environ 5000 visiteurs, selon les autorités catholiques. Il est bâti sur une église et une basilique des 4e et Ve siècles elles-mêmes édifiées là où le Christ aurait multiplié cinq pains et deux poissons pour nourrir des milliers de fidèles.

    Il abrite des mosaïques des 4e et Ve siècles qui sont parmi les plus anciennes de l’art figuratif chrétien dans la région, et dont l’une évoque le miracle de la multiplication.

    Le site de #Tabgha avait déjà été visé en avril 2014, peu avant la visite du pape en Terre sainte. Selon des responsables catholiques, de très jeunes juifs avaient endommagé des croix et s’en étaient pris à des religieux.

    #price_tag #israel #sectarisme