• L’#extrême_droite britannique multiplie les #raids racistes sur le littoral français

    Les attaques de militants de l’#UKIP visant des exilés se sont succédé ces derniers mois autour de #Dunkerque, s’ajoutant à de nombreuses pressions. Des associatifs dénoncent le laisser-faire des autorités et craignent l’escalade.

    La #vidéo ne dure qu’une quarantaine de secondes. Sur les premières images, on distingue une douzaine de personnes, de nuit, portant une banderole floquée du message « Islamist invaders not welcome in Britain » (« Les envahisseurs islamistes ne sont pas les bienvenus en Grande-Bretagne »). Dans la séquence suivante, au moins sept hommes, casquettes noires vissées sur le crâne, marchent à vive allure dans les rues de #Grand-Fort-Philippe, en périphérie de Dunkerque, dans le Nord.

    L’un d’entre eux porte un drapeau de l’Angleterre, un autre, celui de l’Union Jack. On les voit, munis de puissantes lampes torches, se rapprocher puis s’en prendre à un groupe d’une vingtaine de personnes exilées, assises et assoupies sur le trottoir. Ces dernières sont réveillées dans leur sommeil, la plupart semblent stupéfaites. La bande-son de la vidéo se résume à un slogan, qui tourne en boucle : « You shall not pass ! » (« Vous ne passerez pas ! »)

    Cette vidéo, rendue publique le 30 septembre sur les réseaux sociaux du parti d’extrême droite britannique UKIP (#United_Kingdom_Independence_Party), a été tournée dans la nuit du 9 au 10 septembre. « Ce soir-là, les militants du UKIP ont insulté les exilés, ils ont également volé les gilets de sauvetage de certains et sont même allés jusqu’à frapper plusieurs personnes, dont une femme », détaille Salomé Bahri, coordinatrice de l’association Utopia 56.

    Au cours de leur maraude nocturne, les bénévoles de cette association ont rencontré les exilés victimes de cette #agression et ont recueilli leurs témoignages. « Ils ont vraiment eu peur, certains ont cru qu’ils allaient mourir », confie Salomé Bahri.

    À leur tête, un leader raciste et masculiniste

    Cette agression xénophobe, préméditée et mise en scène, perpétrée par des militants d’extrême droite britanniques sur le littoral nord de la France n’est pas un événement isolé. Ces dernières semaines, les actes d’#intimidation ou de #violence à l’encontre de personnes exilées et de leurs soutiens se sont succédé à Dunkerque et #Calais. Le 7 novembre au matin, encore à Grand-Fort-Philippe, une petite dizaine de militants britanniques d’extrême droite du mouvement « Raise The Colours » (« hissez les couleurs ») se filme au bord du fleuve Aa en exhibant un immense drapeau de l’Union Jack tout en proférant leur haine des personnes migrantes.

    Alors que le #Royaume-Uni est confronté depuis plusieurs mois à d’importantes mobilisations anti-immigrés, les plages de la #Côte_d’Opale sont devenues le nouveau terrain de jeu de l’extrême droite britannique, suscitant peu de réactions des pouvoirs publics.

    « Il y a toujours eu cette menace de l’extrême droite sur le littoral, mais cela s’est nettement accéléré ces derniers temps », note Salomé Bahri. Début juin, les militants de l’UKIP sont restés plusieurs jours à Calais et ont multiplié les intimidations envers les exilés et les personnes solidaires, postant systématiquement ensuite leurs vidéos sur les réseaux. À leur tête, une des figures du parti, #Nick_Tenconi, ouvertement islamophobe, masculiniste et anti-LGBT+, promeut l’expulsion en masse des immigrés présents sur le territoire britannique.

    Les humanitaires dépeints comme des « terroristes de l’intérieur »

    « Nick Tenconi et son groupe sont restés entre une heure trente et deux heures devant l’accueil de jour à nous menacer et à nous insulter, nous traitant de “terroristes de l’intérieur” et de “méchants petits communistes” », se remémore Léa Biteau, du Secours catholique. Les images publiées sur X montrent le leader de l’UKIP, dans une posture d’intimidation, accuser les équipes du Secours catholique « d’être complices de l’envoi de migrants illégaux vers le Royaume-Uni ».

    Dans une autre vidéo postée le 7 juin, Nick Tenconi, mégaphone en main, hurle sur un groupe d’exilés attendant le début d’une distribution alimentaire : « Vous êtes tous filmés ! Nous allons transmettre ces images aux services de renseignement britanniques ! Vous n’êtes pas les bienvenus en Grande-Bretagne, faites-le savoir à vos amis et vos familles ! »

    Le parti d’extrême droite a lancé pendant l’été une cagnotte en ligne destinée à « maintenir une présence dans le nord de la France » de ses militants « afin de localiser et stopper les bateaux ». Plus de 21 000 euros ont pour l’heure été récoltés par la plateforme GiveSendGo, déjà épinglée pour avoir hébergé des appels à dons en faveur de militants suprémacistes et #néo-nazis. Ces raids de militants de l’UKIP ne constituent toutefois pas la seule menace à laquelle ont dû faire face les personnes exilées et leurs soutiens ces derniers mois sur le Calaisis et la Côte d’Opale.

    Croix gammée, doigts d’honneur et excréments

    « Ces dernières semaines, nous avons constaté que certaines cuves d’eau avaient été sabotées : des robinets ont été volés, l’#eau a été polluée par du produit vaisselle ou encore des personnes ont volontairement déversé le contenu », indique Lachlan Macrae de Calais Food Collective.

    Ce groupe de solidaires installe des citernes d’eau sur les camps de fortune où survivent les exilés, palliant ainsi les carences assumées de l’État français en matière d’accès à l’eau, un droit pourtant fondamental. « Dernièrement, une des citernes a même été taguée d’une #croix_gammée », ajoute le militant.

    « Le 26 septembre, nous avons découvert un sac d’excréments à l’entrée de l’entrepôt », détaille Jade Lamalchi de l’Auberge des migrants, en reprenant un document sur lequel elle consigne, avec d’autres solidaires, les #menaces et intimidations auxquelles ils et elles font face. La responsable associative évoque également le cas récent de filatures, par un couple dans un véhicule, au cours desquelles les personnes solidaires ont été prises en photo. « On se demande si c’est une manière de préparer de futures actions », s’inquiète la jeune femme.

    « Il y a un climat ambiant qui favorise ce type d’agissements isolés, cela décomplexe le passage à l’acte », estime Léa Biteau du Secours catholique, également confrontée à « des actes de #vandalisme, tels que des dépôts d’excréments ou de la glue dans les serrures des locaux ».

    La salariée associative n’impute toutefois pas directement ces actes à l’extrême droite organisée, mais souligne que ces actions, qui peuvent venir d’habitants, participent à « décourager les initiatives solidaires ». Un constat partagé par Salomé Bahri qui observe régulièrement des riverains du camp de #Loon-Plage, près de Dunkerque, « faire des doigts d’honneur ou insulter des bénévoles d’Utopia et des personnes exilées ».

    Les groupuscules néo-fascistes français en embuscade

    « À Londres comme à Paris, les responsables politiques usent d’un discours politique toujours plus dur et déshumanisant à l’encontre des personnes exilées, cela normalise ces idées et ce type de comportements, s’alarme Lachlan Macrae, ce n’est pas surprenant ensuite de voir ces agitateurs fascistes se sentir encouragés pour agir ». Le militant de Calais Food Collective rappelle que Nick Tenconi et le parti UKIP étaient aux avant-postes du mouvement anti-immigrés qui s’est répandu cet été outre-Manche.

    Dans de nombreuses villes du Royaume-Uni, des rassemblements hostiles, attisés sur les réseaux sociaux par l’extrême droite, ont eu lieu devant les hôtels hébergeant les demandeurs d’asile, avec comme slogan principal « Send them home, protect our kids ! » (« Renvoyez-les chez eux, protégez nos enfants ! ») « Après ça, pour Nick Tenconi et l’UKIP galvanisés par ces mobilisations, la prochaine étape était de venir à Calais », observe Lachlan Macrae.

    « On craint que les actions menées par UKIP sur le #littoral ne donnent des idées à des groupes d’extrême droite locaux », analyse Salomé Bahri. Le 1er septembre, les groupuscules #identitaires #Nouvelle_droite, basé à Lille, et #Les_Normaux, venus de Rouen, se sont retrouvés pour une action de communication sur une plage proche du #cap_Gris-Nez. Les militants d’extrême droite se sont pris en photo arborant des banderoles « #Stop_the_boats » et en soutien à #Tommy_Robinson, un ancien hooligan à l’origine de l’#English_Defence_League, un groupuscule nationaliste et islamophobe. L’activiste d’extrême droite, très influent sur les réseaux sociaux, est à l’origine de la manifestation anti-immigrés qui a rassemblé 100 000 personnes au cœur de Londres le 13 septembre dernier.

    Les autorités très lentes à réagir

    Le raid de l’UKIP de début septembre a donné lieu à un signalement d’Utopia 56 auprès du parquet de Dunkerque le 18 septembre. Ce n’est toutefois qu’après la publication de la vidéo sur X de l’agression perpétrée contre des exilés que la procureure de Dunkerque a ouvert une enquête. Contacté par Basta !, le parquet de Dunkerque n’a pas partagé de nouveaux éléments relatifs à cette affaire. Plusieurs associatifs restent toutefois sceptiques quant à la capacité de réaction des autorités françaises, les mêmes qui, par ailleurs, organisent des expulsions de campements toutes les 48 heures à Calais ou cautionnent les interceptions violentes de zodiacs sur les plages du littoral.

    « Une ligne rouge a été dépassée : les pouvoirs publics laissent faire les propos et actes racistes et nous, en tant qu’associatifs, on se retrouve à devoir s’organiser, faire de la veille sur les réseaux sociaux afin de prévenir de futurs agissements de l’extrême droite », estime Jade Lamalchi, de l’Auberge des migrants, qui a de son côté signalé les cas de filatures auprès de la sous-préfecture de Calais, sans suite pour le moment. « On essaie désormais d’anticiper de nouvelles menaces de l’extrême droite, abonde Salomé Bahri. On prévient les bénévoles et les personnes exilés via des stories WhatsApp et on adapte nos missions sur le terrain. »

    Fin septembre, dans un courrier adressé au Premier ministre britannique, Keir Starmer, un collectif de 150 organisations de la société civile britannique appelle à une réponse forte des autorités face aux intimidations et menaces grandissantes de l’extrême droite auxquelles elles sont confrontées.

    Salomé Bahri conclut : « En #Angleterre comme en #France, cette volonté de beaucoup de responsables politiques de ne pas pointer du doigt les discours et les actes racistes est un terreau fertile, c’est une incitation à continuer et aller plus loin. »

    https://basta.media/extreme-droite-britannique-multiplie-les-raids-racistes-sur-littoral-franca
    #racisme #UK #Manche

  • Rage against the racism. Prendre le temps de penser, s’armer avec les sciences sociales

    « It’s raining haine miskina » - Les moules s’en frittent

    Dans le contexte actuel d’attaques contre les personnels de l’université sur les questions de #discrimination ainsi que contre les militantes et militants qui luttent sur ces questions, nous souhaitons donner des éléments de compréhension de ce qui se joue dans notre université suite à la #censure par le président de l’UGA d’œuvres d’art sur notre campus.

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    Signer la pétition intersyndicale : pour le rétablissement de l’intégrité de l’œuvre artistique réalisée par les étudiants et personnels de l’UGA pendant le « #Mois_de_l’égalité », exposée dans la galerie des amphithéâtres du bâtiment Pierre Mendès France :
    https://mobilisation-uga.ouvaton.org/2025/05/21/petition-pour-defendre-la-liberte-dexpression-a-luga
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    Très récemment, l’#UNI, soutenue par des médias d’extrême droite (CNews) et de droite réactionnaire (Le Figaro), s’est offusqué de l’affichage (sous forme de stickers) de messages construits et produits lors d’activités organisées pour le mois de l’Égalité. L’UNI a aussi annoncé avoir porté #plainte contre l’Université. Le président a décidé suite à cela de faire retirer certains de ces stickers qui selon lui « sont incompatibles avec les #valeurs et les #principes républicains que l’université incarne ».


    Le communiqué du président, puis son message à tous les personnels, relayé à sa demande expresse dans certaines structures (notamment plusieurs laboratoires), soulève plusieurs questions de fond, notamment quant aux « valeurs » et aux « principes » mentionnés.

    Quelles sont ces « valeurs » et « principes » qui sont mentionnés, mais jamais définis explicitement par le président ?

    Qui décide, et comment, quelles sont ces « valeurs » ? Est-on sûr·es qu’elles soient largement partagées dans notre communauté universitaire ?

    Comment ces valeurs sont-elles censées être mises en œuvres, sans réponse à ces premières questions ?

    Les décisions prises, de communications, et de censures de certains messages, ont été prises sans consulter aucune instance représentative. Au vu du contenu des écrits du président, on peut aussi légitimement se demander si les personnels et services compétent·es ou expert·es de ces questions ont bien été impliqué·es ou au moins consulté·es pour ces décisions et communications.

    Dès les premiers articles parus dans les médias, et en prévention d’éventuelles réactions irréversibles, la CGT a pris contact avec le président avant que les messages ne soient enlevés, et s’est rendue disponible pour échanger avec lui sur ces questions que l’on sait sensibles. Cet échange n’a finalement pas pu avoir lieu. Les méthodes de communication du président, qui choisit lui-même, plutôt que le dialogue apaisé, de diffuser au maximum sa propre analyse, nous contraint à des modes d’échanges publics que nous regrettons, mais qui nous paraissent nécessaires pour rétablir un peu d’équilibre et de pluralisme dans l’analyse de la situation.

    Voici donc quelques clés pour vous faire une idée par vous même, loin des discours réducteurs et simplistes.

    Prenons par exemple l’accusation de « #racisme_anti-blanc », lancée sur CNews en particulier.

    Le #racisme kesako ?
    À part pour les personnes qui militent ou qui se forment sur ces questions-là, la question peut sembler absurde. Voyons, nous savons toutes et tous ce que c’est que le racisme ! Sauf que c’est un peu plus compliqué que ce qu’on peut penser au premier abord.

    Si on pense que le racisme c’est insulter une personne pour ce qu’elle est, alors oui tout le monde peut en être victime. Cela semble simple… sauf que. Nous y reviendrons plus bas.


    En revanche, si on considère le racisme par ses conséquences sociales ou par le biais de la statistique, alors tout d’un coup les choses changent. En effet, statistiquement, en France, les personnes qui sont discriminées dans l’accès au logement, l’accès au travail, l’accès aux stages, le droit à la santé, ou les personnes victimes d’agressions racistes ou des violences policières, ce sont les personnes identifiées comme noires, arabes, musulmanes, juives, roms ou asiatiques [1]. Pas les personnes perçues comme blanches.

    Cela ne veut pas dire que ces dernières ne vivent pas des situations sociales difficiles mais être non-blanc·he implique un risque largement accru de vivre des #discriminations et des #violences_sociales.

    Revenons sur la question des insultes et du fameux « racisme anti-blanc » si cher à l’extrême-droite.

    Statistiquement, ce racisme en direction des blancs est inexistant. Par exemple, il est socialement toujours avantageux d’être identifié comme blanc pour trouver un logement ou un emploi.

    Quelques repères pour comprendre certains concepts
    Personne racisée : il s’agit non pas de dire que ces personnes sont d’une race différente mais bien de dire qu’elle subissent une assignation à l’appartenance à un groupe supposé (« les noirs », « les arabes » par exemple) et aux #représentations_racistes qui y sont attachées.

    Blanc : utiliser les termes « noir » ou « asiatique », etc, qui renvoie à une caractéristique biologique floue (couleur de peau, forme du visage, …), ou à une origine supposée, peut sembler étrange pour des militants de l’#anti-racisme. Sauf que cela recouvre des réalités sociales de discrimination et de violence. L’utilisation du terme « blanc » est une façon de renvoyer les personnes non racisé·es à leurs caractéristiques pseudo-biologiques, comme pour les personnes racisées. Sauf que dans ce cas, cela ne recouvre pas des réalités de #discriminations.

    #Privilège_blanc : les avantages qu’ont les blancs dans les différentes sphères (accès au logement, à l’emploi etc) en comparaison des personnes non blanches, sans qu’ils ou elles s’en rendent compte. On peut de la même façon parler de #privilège_masculin pour parler de la question féministe, de #privilège_bourgeois pour parler de déterminisme social, de #privilège_valide pour parler du handicap, de privilège lié à l’âge, etc.

    #Intersectionnalité : l’idée ici est de dire que ce que subit une personne discriminée par plusieurs critères n’est pas la simple addition de chacun des effets associés. Par exemple, ce que subit comme violence sociale une femme noire n’est pas la simple addition des violences racistes et des violences sexistes. Le monde n’est pas linéaire, les représentations complexes.

    #Racisme_structurel : on utilise cette expression quand un effet raciste est fortement ancré dans la société. Il n’est pas forcément la conséquence d’une intention directe mais peut aussi l’être d’une façon d’organiser la société, un procédé administratif, etc. et de représentations racistes établies. On peut aussi parler de sexisme structurel, de validisme structurel, etc.

    #Woke : c’est aussi l’occasion de rappeler ici que le terme woke est utilisé depuis longtemps aux États-Unis, qu’il désigne simplement pour les personnes victimes de racisme le fait de rester éveillées sur ces questions et de ne rien laisser passer. Ce n’est en rien une théorie, juste un slogan pour la mobilisation et la vigilance.

    Murs blancs, peuple muet

    Revenons sur les #stickers, créés dans le cadre d’un #atelier organisé à l’occasion du mois de l’égalité, stickers qui ont été tant décriés par l’UNI et les médias de droite réactionnaire et d’extrême droite. Les réactions de ces médias servent le programme politique de l’#extrême_droite qui se présente aujourd’hui comme anti-raciste et premier rempart contre l’antisémitisme, alors que les liens des partis concernés ou des propriétaires de ces grands médias avec les mouvements néonazis ou ouvertement racistes, homophobes et sexistes sont parfaitement établis.

    Mais il n’est pas inutile, pour les personnes non spécialistes et honnêtes intellectuellement, de donner quelques clés de lecture de certains des stickers incriminé.

    Parmi les 32 messages initiaux, collés lors de l’atelier, et qui sont restés un mois et demi sur les vitres, seuls 16 restent intacts à l’heure actuelle. Les 16 autres ont donc été soit effacés à la demande du président, soit vandalisés. Le président n’ayant pas précisé quels messages étaient « incompatibles avec les valeurs », difficile de connaître le responsable réel de l’effacement de chaque message ; reste que nous faisons le lien entre la #censure_institutionnelle largement revendiquée, qui ouvre la porte au #vandalisme des messages restants.

    Voici les phrases qui ont été retirées :

    – « La Terre est monochrome comme un arc-en-ciel, le racisme est juste blanc »
    – « Le monde a mal, normal, il est dirigé par des blancs et des mâles. »
    – « Le bruit et l’odeur de la lacrymo et de la peur, dans les quartiers où les fachos sont passés. »
    – « Halal z’enfants de la patrie »
    – « J’aimerais grand remplacer le gouvernement français »
    – « Il était une fois des corps de mille couleurs illuminant le ciel d’un nuage iridescent les cœurs » (waaaa <3)
    – « Les fascistes c’est comme les enfants, c’est mieux chez les autres »
    – « Toutes les soirées en amphi mais pas de diplôme à la sortie. Qui suis-je ? » (à l’envers, en-dessous : « Le personnel de ménage »)
    – « Ce n’est pas du racisme, c’est une question de culture mais ce sont eux qui font votre couture »
    – « La pookie dans le faf »
    – « Aux échecs comme dans la vie, les blancs ont un coup d’avance »
    – « Racines emmêlées qui renvoient à une même forêt »
    – « Le bruit hait l’odeur »
    – « C’est le travail d’arabe qui a construit Versailles »
    – « L’amour est enfant de Bohème mais on les a mis dans des HLM »

    Sur ces 15 messages seuls 3 parlent explicitement des « blancs » ; les actions de censure ou de vandalisme visaient donc plus largement certains messages du fait de leur simple caractère politique.

    Ces messages nous inspirent ces quelques explications ou interprétations possibles, forcément partielles et partiales, comme le sera toute interprétation de messages à portée artistique.

    La notion de « #hiérarchie_des_races » a été inventée en Europe au moment où celle-ci a commencé à conquérir le monde. Nos plus grands penseurs de la Renaissance et des Lumières, que nous adorons citer, nos penseurs et scientifiques des 18ème, 19ème et 20ème siècles ont produit des textes d’un racisme incroyable, justifiant la domination coloniale et esclavagiste ainsi que l’antisémitisme par des #théories_racistes. C’est une production de notre civilisation européenne et il faut bien le reconnaître. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de violence ou d’#esclavage avant. Mais la théorisation de la #hiérarchisation_des_races comme justification à ces violences, c’est chez nous, européens. Cela appartient à notre civilisation. Et cela a permis de justifier les pires horreurs, de l’extermination quasi complète des peuples autochtones d’Amérique, l’esclavage des peuples noirs d’Afrique pour remplacer cette population, les massacres de la colonisation comme à Madagascar, en Algérie, en Indochine comme dans toutes les colonies qu’elles soient françaises ou pas, et bien évidemment la solution finale nazie contre les juifs et les roms. En ce sens, le racisme est blanc.

    Le racisme au sens de domination sociale est produit et maintenu par les dominants, les décideurs. Or dans nos sociétés européennes, très majoritairement, les dominants sont blancs. En ce sens, le racisme est (majoritairement) blanc.

    Même lecture sociale : en France comme dans de nombreux pays qui dominent économiquement, ceux qui dirigent font partie des catégories privilégiées : des blancs, des #hommes, CSP+ qui n’ont aucun intérêt objectif à voir les choses s’améliorer pour les autres. Et la lutte pour l’égalité passe bien évidemment par la question démocratique, la question de la légitimité de nos représentants (voir leurs catégories socio-professionnelles, leur genre, leur couleur, leur age, ...) ainsi que des ministres qui sont par exemple très nombreux à être millionnaires.

    Il s’agit de dénoncer le racisme comme phénomène social et structurel. Le privilège blanc.

    Pour en revenir au contexte


    Le racisme est bien du côté de l’UNI dont plusieurs de ses membres ont soutenu des candidats aux élections objectivement racistes et parfois multi-condamnés pour cela, ou qui sont aussi membres de partis d’extrême droite.

    Le racisme est dans le camp du RN et de Reconquête qui utilisent des signes distinctifs de ralliement appelés #dog_whistles (https://blogs.mediapart.fr/ilkor/blog/211222/les-dog-whistles-des-extremes-droites-liste-non-exhaustive) pour continuer à communiquer et militer avec les pires militants néonazis et racistes.

    Le racisme est du côté du #ministre_de_l’Intérieur qui désigne systématiquement les musulmans comme la source de tous les maux.

    Il est du côté du président de la République qui laisse depuis des mois les Palestiniens se faire massacrer sans réagir sérieusement, et laisse depuis des années les migrants crever en Méditerranée et dans l’Atlantique en laissant les ONG agir dans des conditions déplorables.

    Dans notre Université, le choix du Président de qualifier de non conforme à nos valeurs les stickers cités plus haut, les retirer, sans en faire l’analyse, sans discuter avec le groupe qui les a créés, est un cadeau fait à l’UNI et à l’extrême droite, ainsi qu’aux médias tenus par celle-ci. C’est un manque de respect et de solidarité avec les personnels et les étudiant.es qui ont passé du temps à travailler pour produire ces œuvres, et à qui nous apportons tout notre soutien. C’est une porte ouverte aux prochaines attaques racistes et réactionnaires qui ne manqueront pas de venir.

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    [1] Pour creuser la question, de nombreux travaux et études sont disponibles : voir par exemple le dossier « Racisme et discrimination » de l’Ined (https://www.ined.fr/fr/ressources-methodes/etat-de-la-recherche/racisme-et-discrimination), les rapports de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) (https://www.cncdh.fr/actualite/cncdh-publie-le-rapport-2023-lutte-contre-racisme-antisemitisme-xenophobie), le guide de ressources UGA « Lutter contre le racisme et l’antisémitisme » (https://www.univ-grenoble-alpes.fr/lutte-contre-le-racisme-et-l-antisemitisme/guide-de-ressources-de-lutte-contre-le-racisme-et-l-antisemitism), l’enquête « ACADISCRI : Inégalités de traitement, conditions d’étude et de travail dans l’enseignement supérieur et la recherche (https://acadiscri.hypotheses.org).

    https://cgt.fercsup.net/syndicats/auvergne-rhone-alpes/universite-de-grenoble/uga/article/rage-against-the-racism-prendre-le-temps-de-penser-s-armer-avec-les-sci

    #UGA #Université_grenoble_alpes #petite_poissonne #tags #graffitis #art #oeuvres_d'art #ESR #universités #France

    ping @karine4

  • Hagar Shezaf sur X : “אחת לשלושה חודשים צה”ל מכניס כפר פלסטיני שלם לעוצר. הסיבה: יהודים נכנסים להתפלל בקבר יהושע בן נון שנמצא בלב הכפר. במשך שעות הכפר כפל חארס הופך לטיילת ליהודים בלבד. צעירים על קורקינטים ומשפחות עם ילדים הולכים בו בזמן שמאות שוטרי מג"ב וחיילים מאבטחים אותם > https://t.co/zynQGqwnSq" / X
    https://x.com/hagar_shezaf/status/1920830378203365562

    Tous les trois mois, l’armée israélienne impose un couvre-feu à un village palestinien entier. La raison : les Juifs viennent prier sur le tombeau de Joshua Ben Nun, qui se trouve au cœur du village. Pendant des heures, le village de Kafel Hares devient une promenade réservée aux juifs. Des jeunes en scooter et des familles avec enfants marchent le long de la route tandis que des centaines d’agents de la police des frontières et de soldats les sécurisent >

    Cet événement véritablement dérangeant est rarement évoqué dans les médias israéliens, car les visiteurs ont également tendance à vandaliser les biens des résidents : graffitis racistes, bris de vitres des maisons et déconnexion de leurs systèmes d’eau. Cet acte de #vandalisme, qui, s’il s’était produit dans une colonie israélienne, aurait été qualifié de « #pogrom », n’est certainement pas une exception. C’est la règle.

    […] La dernière « festivité » sur place a eu lieu, d’une manière symbolique et presque kitsch, le soir de la Journée de commémoration de l’Holocauste. Je ne pense pas avoir jamais vu quelque chose d’aussi #dégoûtant de ma vie. À côté de la définition du terme apartheid israélien dans le dictionnaire, nous devons mettre des photos et des vidéos de cet événement.

  • Paris : les réverbères de l’esplanade des Invalides ont-ils été « détruits » en vue des Jeux olympiques ? La Tribune de l’Art - Le Parisien . . .

    Alors qu’une vidéo de candélabres couchés sur l’esplanade du VIIe arrondissement circule sur les réseaux sociaux, la mairie de Paris dément et condamne les « mystifications » de plus en plus nombreuses dès lors que des aménagements sont réalisés dans le cadre des Jeux de Paris 2024.


    Ils accompagnent les badauds depuis le pont Alexandre-III jusqu’à l’hôtel des Invalides (VIIe). Les réverbères de l’avenue du Maréchal-Gallieni font partie du patrimoine parisien, éclairant à la nuit tombée cet axe très fréquenté par les touristes de la capitale. Mais ces mâts faits d’acier ont-ils été détruits ?
    Vidéo : https://twitter.com/ReaActuelle/status/1695746092405604430
    _ ( Malgré les dénis officiels. Pourquoi les démonter ? )
    C’est ce que sous-entendent plusieurs membres du collectif Saccage Paris qui relaient sur les réseaux sociaux une vidéo tournée, comme la publication récente le laisse à penser, fin août, mais sans aucune certitude sur cette date. Sur les images, les lampadaires sont déboulonnés et couchés au sol.
    . . . . . .
    La suite : https://www.latribunedelart.com/esplanade-des-invalides-et-champ-de-mars-etude-de-cas-de-desinforma

    #vandalisme #destruction #dénaturation #saccage #ps #anne_hidalgo #hidalgo #bêtise #immobilier #béton #Paris #saccageparis #ville_de_paris #ville #dénaturations #jo #jeux_olympiques #JO2024 #paris2024

    Autre sources : https://www.leparisien.fr/paris-75/paris-les-reverberes-de-lesplanade-des-invalides-ont-ils-ete-detruits-en-

  • Une France bouclée John R. MacArthur - Le Devoir

    Pour ne pas dire plus, la France traverse une crise politique et culturelle de grande ampleur. La réforme des retraites, la mort de Nahel Merzouk, abattu par un policier, la violence qui en a résulté dans la rue, la violence rhétorique qui émane des rangs de l’Assemblée nationale — tout signale une inversion des « valeurs républicaines » vantées par les politiciens de toutes allégeances. La beauté philosophique de la France — incarnée par le concept essentiel de la fraternité — cède le pas à une laideur d’esprit qui se traduit par une métaphorique défiguration du corps politique et du contrat social.

    Bizarrement, le monde extérieur agit comme si de rien n’était. Les touristes étrangers continuent d’inonder les lieux iconiques de l’Hexagone, et en si grand nombre que le gouvernement a lancé un programme pour réguler le « surtourisme ». Nulle part ce surtourisme n’est-il plus mis plus en évidence qu’au pied de la tour Eiffel ; nulle part le déclin de l’idéal républicain à la française n’est-il plus frappant.

    Comment ça ? Le pourrissement de la République n’est-il pas surtout démontré par l’inégalité des banlieues comme celle de « Nahel M. », par l’isolement des pauvres immigrants arabes et africains, ainsi que les petites gens démunis des villes et villages oubliés qui ont créé le mouvement des gilets jaunes ? D’une part, oui. Cette France que ni les touristes ni Emmanuel Macron ne connaissent est une tumeur attisée par l’indifférence des élites.

    Cependant, la belle France, celle des Lumières, donne toujours le meilleur d’elle-même quand elle exsude son assurance, c’est-à-dire une authentique croyance sans peur — en la liberté, en l’égalité et en la fraternité. La tour Eiffel est le symbole parfait de cette confiance populaire — brillante ingénierie ouverte sur le monde érigée pour l’Exposition dite universelle de 1889 —, un phare dédié dans une certaine mesure à la liberté d’imaginer et de réfléchir. Aujourd’hui, cette magnifique structure est enfermée derrière un hideux mur de verre pare-balles afin de protéger les visiteurs contre le « terrorisme ».

    Depuis l’aboutissement de ce projet sécuritaire, le parcours aléatoire et aisé sous la tour — à mon avis aussi le meilleur poste d’observation pour l’apprécier — est interdit. Pour ne serait-ce qu’accéder à l’esplanade, il faut se plier à un contrôle de sécurité (bien que son accès reste gratuit). Pire encore peut-être, ce bouclage a ruiné la promenade agréable qui faisait partie intégrante du charme du Champ-de-Mars.


    En pleine pandémie, la société de préservation SOS Paris a expliqué les dégâts collatéraux de cette décision : « Pendant que les Parisiens étaient cruellement privés d’espaces verts [… ], d’importants travaux de terrassement avaient lieu dans les allées latérales de la tour Eiffel. Les millions de visiteurs doivent désormais s’entasser pour franchir les sas de sécurité, comme dans un aéroport. Ceux-ci ont été intégrés au grand mur de verre et de métal qui emprisonne et enlaidit depuis deux ans la vieille dame ainsi que les deux charmants jardins à l’anglaise, réduits à des zones de file d’attente. Ces allées n’ayant pas été conçues pour résister à une telle fréquentation, il a donc fallu… les bétonner. »

    Voisin à mi-temps de la vieille dame, je peux témoigner de l’effet esthétiquement ravageur de sa sécurisation sur elle. Faire le tour de la tour vous oblige à percer des phalanges de touristes et de vendeurs à la sauvette, tous pressés et confinés pour obéir aux forces de l’ordre. Déjà, l’image d’une France suffoquée, fermée et craintive est déprimante. Mais est-ce que ce vandalisme d’espace public est même une mesure de sécurité efficace ? Conçu à la suite des attentats terroristes de novembre 2015, dont celui du Bataclan, cet aménagement a été pensé par la préfecture de police et la mairie, qui ont voulu, selon Le Parisien, « renforcer » le site contre d’éventuels attentats et tueries de masse.

    Dans un premier temps, j’étais plutôt d’accord avec le sénateur Eugene McCarthy, qui estimait qu’entourer la Maison-Blanche d’une clôture pour empêcher l’approche d’assassins servait d’encouragement aux fous les plus ambitieux. En 1968, année d’extraordinaire violence en Amérique, McCarthy déclara que, s’il était élu président, il démantèlerait la clôture. Sans défi lancé à leur ingéniosité, les tueurs aspirants perdraient tout intérêt, assurait-il. Même teintée d’ironie, son idée était, au fond, sérieuse. 

    Comme l’a remarqué le journaliste Russell Baker en 1995, McCarthy avait compris que trop de sécurité s’avérait finalement autodestructeur, le rêve d’une sécurité absolue n’étant en effet rien de plus qu’un… rêve. Ce qu’Oussama ben Laden a illustré le 11 septembre 2001 (ainsi que les assassins de Charlie Hebdo, 14 ans plus tard), c’est que l’imprévu et l’audace ont toujours un avantage contre la technologie, même la plus haute, de même que contre la surveillance, même la plus attentive.

    Le nouvel édifice de protection de la tour Eiffel dessiné par l’architecte Dietmar Feichtinger se veut transparent — il l’est, littéralement —, mais c’est également un leurre. On n’a qu’à penser à la tentative d’assassinat contre le maire de L’Haÿ-les-Roses durant les récentes émeutes pour démasquer les experts en sécurité trop sûrs d’eux. Là-bas, une voiture-bélier en feu lancée par des « terroristes » a défoncé le portail du domicile du maire. Les auteurs ont ensuite incendié la voiture familiale avec l’intention, presque réussie, de mettre le feu à la maison et d’en tuer ses habitants.

    Je suis tout à fait favorable à la prudence civique. En revanche, j’appuie le grand Russell Baker quand il dit ceci : « Chaque renforcement de ce qu’on appelle la sécurité augmente le risque qu’un autre morceau de liberté soit sacrifié pour en payer le prix. » Ainsi qu’un morceau de l’âme nationale, pourrait-on ajouter.

    John R. MacArthur est éditeur de Harper’s Magazine. Sa chronique revient au début de chaque mois.

    #France #macron #émmanuel_macron #néolibéralisme #capitalisme #idéologie #sécurité #crise #GJ #gilets_jaunes #nahel #retraites #laideur #défiguration #vandalisme #Paris #PS #anne_hidalgo

    Source : https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/795804/chronique-une-france-bouclee

  • #Mémorial de #Souvorov

    Le mémorial de Souvorov (appelé en allemand #Suworow-Denkmal, également #Russen-Denkmal), est un monument situé dans les #gorges_des_Schöllenen, près du #pont_du_diable, sur le territoire de la commune uranaise d’#Andermatt, en #Suisse.

    Le monument a été dressé en mémoire des #soldats_russes morts au combat lors de leur traversée des Alpes en septembre #1799 sous le commandement du général #Alexandre_Souvorov. Il rappelle en particulier les combats qui se sont déroulés dans la région le 25 septembre 1799 entre les troupes russes et celles commandées par le général napoléonien #Lecourbe.

    Le monument a été érigé en 1895-1898 selon des plans d’A. Werschinsky, avec l’approbation de la Suisse. Le terrain sur lequel il se dresse est la propriété de l’État russe ; cependant, contrairement à une légende urbaine, la parcelle n’est ni une zone extraterritoriale, ni une enclave russe en Suisse.

    Lors de sa visite d’État en Suisse, le président russe Dmitri Medvedev a visité le monument le 22 septembre 2009 en compagnie du président suisse Hans-Rudolf Merz.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9morial_de_Souvorov
    #monument #Suisse #Russie

    –-> on en parle dans cette série historique sur le canton Tessin :
    https://seenthis.net/messages/978229

  • #Bruxelles : Manifestation à Schaerbeek : la signalisation du plan Good Move retirée par les manifestants

    Le troisième volet du plan Good Move n’aura pas tenu 24 heures à Schaerbeek.

    Les manifestants présents au conseil communal mercredi dernier auront mis leurs menaces à exécution. Le plan Good Move inauguré ce lundi matin dans le quartier « Cage aux Ours » a été mis à mal par la centaine de protestataires présents. Au final, tous les panneaux, blocs ou barrières qui pouvaient l’être sont détruits, déplacés ou bâchés. La circulation se fait désormais sans prendre en compte le nouveau plan de circulation, relate le conseiller communal Georges Verzin. L’avenue Stephenson est empruntée dans les deux sens et se croisent sur la place éponyme, tout comme sur la place Pavillon ou le filtre a été annihilé.


    . . . . .
    Ce lundi, la commune de Schaerbeek a officiellement lancé la troisième phase de son plan de circulation Good Move. Après le quartier des Azalées et le quartier Royale Sainte-Marie, le quartier de la Cage aux Ours était désormais concerné par ces changements de mobilité. Concrètement, les principaux changements concernaient la rue et la place Stephenson ainsi que la place et la rue Pavillon.

    Ces nouvelles modifications ont mené, ce lundi soir, à une nouvelle manifestation proposée par des opposants au plan Good Move. Ces derniers se sont rassemblés sur la place Stephenson vers 18h00, où divers représentants se sont succédés pour exprimer leur opposition à ce projet. Les conseillers communaux de l’opposition Georges Verzin (ex-MR, indépendant) et Abobakre Bouhjar (PS) étaient notamment présents, le député bruxellois Youssef Handichi (PTB) a pour sa part apporté son soutien au mouvement.


    Cette manifestation fait écho aux oppositions constatées dans le quartier Cureghem à Anderlecht https://bx1.be/categories/news/good-move-a-cureghem-le-college-communal-renonce-au-plan-actuel/?theme=classic et dans le quartier Lecharlier à Jette, https://bx1.be/categories/news/filtres-enleves-evaluation-avancee-jette-suspend-son-plan-de-mobilite-lecharlier/?theme=classic où les plans de mobilité proposés par les communes ont été suspendus.

    #good_move #vandalisme_vert #urbanisme #ségrégation_sociale Le #béton , c’est chez les pauvres. #discrimination #cyclistes #vélo #mobilité #experts #cabinets_de_conseils #concertation_bidon

    Source : https://www.lalibre.be/regions/bruxelles/2022/10/24/manifestation-a-schaerbeek-la-signalisation-du-plan-good-move-retiree-par-le
    & : https://bx1.be/communes/schaerbeek/schaerbeek-des-manifestants-demontent-la-signalisation-du-plan-good-move

  • #Bruxelles : Le député écolo(groen) se blesse en vélo sur les blocs de béton qu’il a fait installer
    https://bx1.be/categories/news/cureghem-un-depute-bruxellois-blesse-apres-avoir-heurte-un-bloc-de-beton-deplace/?theme=classic

    Juan Benjumea-Moreno, député bruxellois (Groen) circulait à vélo à Cureghem, lorsqu’en prenant un virage Rue Georges Moreau, il a percuté un bloc de béton, rapporte Bruzz. Le cycliste a été catapulté à travers la piste cyclable. Résultat : des blessures aux jambes et aux épaules, et une dent cassée.

    Cela fait plusieurs jours que la colère gronde à Cureghem, où le plan Good Move déplaît particulièrement. Pour exprimer leur mécontentement, certains riverains n’ont pas hésité à déplacer les blocs de béton qui les empêchent de passer en voiture. “Un habitant du quartier avait filmé plus tôt dans la journée comment des personnes avec une camionnette et des cordes avaient déplacé le filtre de circulation vers la bande cyclable“ , a expliqué Benjumea-Moreno à nos confrères.

    Le député a raconté sa mésaventure sur Twitter, en déplorant le vandalisme dans la commune qu’il juge “hyper-dangereux“. “J’étais encore ‘chanceux’ de faire du vélo. Si vous conduisez une moto à pleine vitesse contre un tel bloc de béton, vous n’auriez pas pu survivre“ , reproche-t-il.

    #good_move #vandalisme_vert #urbanisme #ségrégation_sociale Le #béton , c’est chez les pauvres. #discrimination #cyclistes #vélo

  • Coupes d’arbres à la tour Eiffel : petite étude de texte Didier Rykner - latribunedelart - mardi 3 mai 2022
    Intégralité de l’article : https://www.latribunedelart.com/coupes-d-arbres-a-la-tour-eiffel-petite-etude-de-texte
    . . . . .
    Une explication de texte est donc nécessaire :


    Platane bicentenaire menacé par une construction trop proche de lui qui endommagera irréversiblement son réseau racinaire Photo : Tangui Le Dantec/FNE

    « On a bien vu que ce sujet de sensibilité aux coupes d’arbres était important »  : les coupes d’arbres ne sont pas un « sujet de sensibilité » (sic). C’est un sujet majeur de la politique de la municipalité parisienne qui procède à des coupes d’arbres massives partout, et en permanence. Si ceux du Champ-de-Mars seront peut-être sauvés, qu’en est-il de ceux de la porte de Montreuil, où 76 platanes en parfaite santé ont été abattus pour un projet immobilier et où d’autres suivront bientôt ? Cette véritable déforestation urbaine est un classique de la Ville de Paris dirigée par Anne Hidalgo. Il suffit d’aller voir sur Google Earth pour découvrir l’ampleur de ce massacre, dont certains sont documentés sur Twitter avec le hashtag #deforestationurbaine.


    pendant les travaux de construction du mur de verre - Photo : Google Streets, tweetée par Tangui le Dantec

    « c’est tout l’objet de la concertation de l’écouter et de le prendre en compte »  : il faut un sacré culot pour oser prétendre que la Mairie de Paris pratique la concertation. Vue par elle, la concertation se passe ainsi : vous êtes d’accord, elle y va ; vous n’êtes pas d’accord, elle y va quand même. Et c’est exactement ce qui s’est passé au Champ-de-Mars où une « concertation » très large a eu lieu, via l’enquête publique. Celle-ci a été sans aucune ambiguïté : 90 % des participants rejetaient le projet. Vous n’en voulez pas ? On le fera quand même a poursuivi sans hésiter la mairie, faisant ainsi un grand bras d’honneur aux Parisiens. En réalité, comme l’a démontré cette affaire, seule la médiatisation, et mieux encore la reprise par des personnalités médiatiques (Hugo Clément, Guillaume Canet, Nagui, Guillaume Gallienne…), ainsi qu’une pétition largement diffusée https://www.change.org/p/tour-eiffel-non-aux-abattages-d-arbres-non-%C3%A0-la-b%C3%A9tonisation-en-es qui dépasse désormais les 130 000 signatures les ont convaincus de faire marche arrière.

    « donc d’ores et déjà on a sur les 42 arbres qui étaient anticipés pour être coupés baissé ce chiffre à 22 » : oui, le rétropédalage est un art en plusieurs temps. Emmanuel Grégoire a d’abord assuré qu’aucun arbre « centenaire » ne serait abattu, feignant de croire que le problème ne concernait pas tout le projet et sous-entendant ainsi que la coupe d’arbres non centenaires était acceptable.
    . . . . . .


    Le même arbre mourant à cause des travaux du mur de verre, qui a abîmé ses racines au printemps 2019 - Photo : Google Streets, tweetée par Tangui le Dantec
    Mais qu’en est-il en réalité ? Faut-il croire Emmanuel Grégoire ? On nous permettra d’en douter. C’est bien tout le projet pompeusement appelé « projet OnE » qui doit être remis en cause. Rejeté par une très grande majorité de Parisiens, affreusement coûteux alors que la dette de la Ville devient abyssale, ce chantier est la dernière chose dont ont besoin le Champ-de-Mars et la tour Eiffel. Ce que nous voulons, c’est l’enlèvement du mur de verre qui ne protège en rien du terrorisme (voir notre article https://www.latribunedelart.com/le-mur-murant-paris-rend-paris-murmurant-6630-6630-6630 ) mais défigure les lieux et empêche de se promener librement dans les jardins entourant le monument, c’est l’entretien du Champ-de-Mars, la remise en état des pelouses et des fontaines et le retour de la sécurité dans un lieu fréquenté désormais par les vendeurs à la sauvette et les joueurs de bonneteau… Et bien entendu, sans les grilles que voudrait instaurer Rachida Dati (une grille pour rendre plus sûr le mur de verre antiterroriste sans doute ?).
    . . . . . .


    Après la coupe du sophora. Il est vrai, pour reprendre les arguments de la Ville de Paris, qu’il était dépérissant... Photo : Google Streets, tweetée par Tangui le Dantec
    Cet article nous a été inspiré par ce fil Twitter de Tarpin Serrant https://twitter.com/ChakTarSan/status/1521198042615009281 qui a attiré notre attention sur le discours d’Emmanuel Grégoire.
    #vandalisme #destruction #dénaturation #arbres #ps #anne_hidalgo #hidalgo #bétise #immobilier #béton #Paris #saccageparis #arbre #écologie #ville_de_paris #ville

  • https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/02/06/a-amboise-vandalisme-memoriel-contre-la-statue-de-l-emir-abdelkader_6112501_

    A Amboise, vandalisme mémoriel contre la statue de l’émir Abdelkader

    Par Frédéric Bobin, 07 février 2022, photo AFP

    L’œuvre représentant le héros de la résistance algérienne, devenu pionnier du dialogue interreligieux, a été découpée à la meuleuse, samedi 5 février, à quelques heures de l’inauguration officielle du monument.

    Un gros trou, vide amer, orné de linéaments de métal entortillés. A quelques heures de son inauguration officielle, la statue érigée en l’honneur de l’émir Abdelkader (1808-1883) a été amputée de la partie basse de sa gandoura au petit matin du samedi 5 février, à Amboise (Indre-et-Loire). L’acte de vandalisme ne visait à l’évidence pas que l’œuvre de Michel Audiard, artiste familier des portraits ciselés dans une feuille d’acier rouillé. Il ciblait avant tout le symbole de ce héros de la résistance algérienne à la conquête française devenu, après sa captivité et sa résidence surveillée au château royal d’Amboise (1848-1852), un pionnier du dialogue interreligieux ; bref, une figure de l’amitié franco-algérienne.

    Les auteurs du forfait avaient apparemment mûri leur projet, attendant la fin des rondes de gendarmerie – à 4 heures du matin – pour actionner leur meuleuse.

    Fichée dans le gazon, la silhouette déchiquetée de l’émir est lourde de sens, glaçant comme une matinée d’hiver sur les bords de la Loire. L’hommage qui devait lui être rendu, et qui fut maintenu malgré l’outrage, s’inscrit dans la série de gestes préconisés par le rapport de l’historien Benjamin Stora sur la réconciliation mémorielle entre la France et l’Algérie.

    Après avoir découvert le forfait, la petite assemblée d’élus, de représentants de l’Etat, d’officiels algériens et d’Amboisiens a exprimé son émotion. Le maire d’Amboise, Thierry Boutard, a dénoncé la « bêtise » d’un « saccage ignoble » dans une « période où certains se complaisent dans la haine des autres » et la « réécriture de l’histoire ». L’ambassadeur algérien en France, Mohamed Antar Daoud, présent sur les lieux, a appelé à « dépasser ce qui n’est qu’un acte de vandalisme », affirmant que le « combat pour l’amitié entre la France et l’Algérie continue ».❞
    (...)

    #émir_Abdelkader #Algérie #mémoires_coloniales #extrême_droite

  • Cisjordanie : Des véhicules palestiniens vandalisés par des extrémistes juifs Times of Israel Staff
    https://fr.timesofisrael.com/cisjordanie-des-vehicules-palestiniens-vandalises-par-des-extremis

    Des pneus ont été crevés et des graffitis, notamment des étoiles de David, ont été dessinés sur des véhicules à Qira ; les violences des extrémistes juifs sont en hausse


    Une voiture vandalisée dans le village palestinien de Qira, en Cisjordanie, le 23 janvier 2022. (Crédit : Police israélienne)

    Plusieurs véhicules ont été vandalisés dans le village de Qira, situé dans le nord de la Cisjordanie, dans la nuit de samedi, a annoncé la police dimanche matin dans un contexte de recrudescence des attaques commises par des Juifs extrémistes.

    Des graffitis sous forme d’étoile de David, ainsi que des slogans appelant à mettre un terme aux ordonnances administratives – ces ordonnances permettent à des suspects d’être placés en détention sans inculpation préalable – ont été dessinés sur les véhicules. Les pneus d’un certain nombre de voitures ont été crevés.

    La police a indiqué que les forces de sécurité se rendraient sur les lieux pour collecter des éléments susceptibles d’identifier les vandales.

    Ce genre d’actes perpétrés contre les Palestiniens et les forces israéliennes de sécurité est généralement désigné sous le nom d’attaques du « Prix à payer », leurs auteurs affirmant qu’elles viennent répondre à des violences palestiniennes ou à des politiques gouvernementales considérées comme hostiles au mouvement pro-implantation.

    Ces attaques visent notamment le recours à la détention administrative, qui permet aux autorités israéliennes d’appréhender des individus qui présenteraient une menace imminente sans mise en examen préalable ou autre forme de procès.

    De plus, les arrestations de ces extrémistes juifs sont excessivement rares. Les groupes de défense des droits de l’Homme déplorent un très faible nombre de condamnations, la majorité des charges retenues dans ce type de dossier étant finalement abandonnées.


    Une voiture vandalisée dans le village de Qira, en Cisjordanie, le 23 janvier 2022. (Crédit : Police israélienne)

    Ces derniers mois, des responsables du Shin Bet ont mis en garde contre une hausse de 50 % des violences commises par les extrémistes juifs.

    Ces actes de vandalisme perpétrés à Qira surviennent quelques jours après l’agression violente de Palestiniens et de militants de gauche dans le village de Burin, en Cisjordanie, qui ont été attaqués à l’aide de bâtons et de pierres. Six personnes ont été blessées et une voiture a été incendiée.

    Commentant cette attaque commise à Burin, le ministre de la Sécurité intérieure Omer Barlev a dit, dimanche, qu’il s’agissait de « l’action organisée d’un groupe terroriste ».

    #Israel #violence #Palestine #Cisjordanie #extrémistes #extrémisme #vandalisme #terrorisme #implantations

  • L’écran de la Samaritaine Didier Rykner
    https://www.latribunedelart.com/l-ecran-de-la-samaritaine

    La Tribune de l’Art avait combattu le projet de la Samaritaine, mené par LVMH avec le soutien de la Ville de Paris et du Ministère de la Culture ( https://www.latribunedelart.com/paris-samaritaine ). Détruire un ensemble de maisons anciennes des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles au cœur de Paris nous faisait revenir au vandalisme des années 1960. La décision du Conseil d’État validant cette opération en désavouant le tribunal administratif était un parfait scandale. Mais on ne lutte pas contre Bernard Arnault, surtout quand celui-ci bénéficie de tous les soutiens politiques, de la droite à la gauche, en passant par une grande partie de la presse ( https://www.latribunedelart.com/la-samaritaine-lvmh-et-la-presse-l-eternel-retour ).


    8. La vue panoramique sur écran depuis la Samaritaine : un écran filmant la Seine... - Photo : Didier Rykner

    Le bâtiment construit par SANAA, nous avons déjà eu l’occasion de l’écrire ( https://www.latribunedelart.com/samaritaine-la-victoire-de-bernard-arnault-la-defaite-du-patrimoine ), est d’une grande médiocrité, et en rupture totale avec son environnement. Contrairement au procès d’intention que nous font certains, nous ne sommes évidemment pas hostile à l’architecture contemporaine. Il y a d’excellents architectes comme Tadao Andō ou Rudy Ricciotti [1], des architectes capables du meilleur comme du pire, tel Jean Nouvel. Mais il y a aussi des architectes que nous préférons ne pas qualifier, comme Yves Lion, Dominique Perrault ou encore Bruno Gaudin.

    Il paraît que SANAA est un grand cabinet d’architectes. Le Louvre Lens n’en témoigne pas vraiment, même si l’on peut trouver pire. L’édifice qu’ils viennent de construire pour la Samaritaine n’est pas seulement médiocre extérieurement (ill. 1), il l’est aussi à l’intérieur (ill. 2 et 3). Ce n’est même pas médiocre, ce n’est rien. On pourrait se trouver dans un centre commercial de Tokyo ou de Dubaï, il n’y aurait aucune différence. Voilà pourquoi on a détruit un îlot du Paris historique !


    Intérieur du nouveau bâtiment de la Samaritaine - Architectes : SANAA - Photo : Didier Rykner

    La restauration elle-même des bâtiments Art nouveau et Art déco de la Samaritaine nous semble plutôt réussie (ill. 4 à 6), même s’il faudrait sans doute l’étudier plus soigneusement. L’architecte qui en est le maître d’œuvre est un de nos bons architectes en chef, Jean-François Lagneau. Nous l’avons contacté sur un point qui nous inquiétait : à l’origine, le bâtiment d’Henri Sauvage était construit avec des dalles Saint-Gobain en verre qui faisaient office de planchers à tous les niveaux, et qui donnaient à l’ensemble une luminosité et une transparence exceptionnelles. Cet aspect a complètement disparu et Jean-François Lagneau nous a indiqué que ce n’était pas faute d’avoir cherché une solution qui puisse correspondre aux normes de sécurité actuelles. Or, il semble impossible d’installer des planchers en verre qui ne s’écrouleraient pas au moindre incendie. Dont acte, même si cela est bien triste.


    Un des grands halls de la Samaritaine après restauration - Photo : Didier Rykner

    Nous nous interrogions sur deux autres points. D’abord, les lettres formant le mot « Samaritaine », qui datent de l’origine et font partie de la façade classée, n’ont pas encore été remplacées (ill. 6 et 7) et l’on pouvait s’inquiéter d’y voir à la place apparaître les mots « Cheval Blanc », nom de la chaîne d’hôtels de luxe qui s’y est installée. C’était en tout cas le souhait de LVMH. Heureusement, la DRAC Île-de-France nous a confirmé qu’elle tient à sa repose après restauration. Espérons que ce sera le cas.


    Façade de la Samaritaine d’Henri Sauvage (état actuel, sans le nom sur la façade) - Photo : Didier Rykner

    Le second point concernait des appliques Art déco de part et d’autre de la porte d’entrée du magasin, qui n’existent plus. Il s’avère qu’il s’agissait en réalité d’œuvres récentes, datant des années 1980, d’un designer américain, Hilton McConnico. Celui-ci avait créé deux pastiches fort réussis, qui furent vendus chez Lucien à Paris https://www.lucienparis.com/lot/6580/1482598?offset=170& le 14 juin 2010. Si l’on peut regretter que ces deux éléments, qui d’une certaine façon faisaient partie de l’histoire du bâtiment, aient été supprimés, on ne peut décemment crier au scandale. La commande était celle de l’ancien restaurant Toupary qui occupait la terrasse au dernier étage.


    8. La vue panoramique depuis la Samaritaine : un écran filmant la Seine... - Photo : Didier Rykner

    Rappelons qu’Anne Hidalgo célébrait ce projet https://twitter.com/Anne_Hidalgo/status/2518629569 en soulignant qu’il « servait au mieux la mixité sociale » sous prétexte qu’une crèche de 80 places devait être créée. Pas de chance : pour l’instant, aucune place de crèche n’existe encore ( https://www.leparisien.fr/paris-75/paris-la-creche-de-la-samaritaine-n-a-aucun-enfant-pour-ses-80-berceaux-0 ), et cela n’en prend pas le chemin, le Ier arrondissement n’étant pas « une zone prioritaire » . Mieux encore : désormais, seuls les clients de l’hôtel de luxe qui s’est installé derrière la façade sur la Seine pourront jouir de la vue magnifique qui autrefois était accessible à tous. Les simples parisiens pourront monter à l’étage sous les toits et s’asseoir pour regarder un écran géant montrant en direct la Seine qu’ils ne peuvent plus admirer de la terrasse (ill. 8). La mixité sociale, pour Anne Hidalgo, c’est mettre ses administrés devant un écran filmant la Seine. Peut-on imaginer un tel mépris ?

    #anne_hidalgo #bourgeoisie #mépris #Grand_Paris #urbanisme #métropole #métropolisation #france #logement #hidalgo #ps #ville_de_paris #mixité_sociale #ségrégation #luxe #vandalisme #Art_nouveau #Art_déco #ecrans

  • Palestinian volunteers help olive harvesters in ways the Palestinian Authority can’t
    Amira Hass | Oct. 23, 2020 | 10:49 AM | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-palestinian-volunteers-help-olive-harvesters-in-ways-the-palestini

    In dozens of villages, the harvest has become life-threatening, and Israel prevents Palestinian security forces from protecting farmers. Volunteers have fill the vacuum – but settler violence isn’t limited to three weeks a year

    Volunteers with the Palestinian group Faz3a, whose members accompany olive harvesters to protect them from attacks by settlers, fill a vacuum. It’s a vacuum that the Palestinian Authority’s security forces never could fill in the West Bank’s areas B and C, where the Oslo Accords bar them from operating.

    Tens of thousands of Palestinian youths train in martial arts and the use of weapons for recruitment to the Palestinian security forces, including the police. Under the agreements with Israel, they must help the Shin Bet security service and the army monitor Palestinians, arrest and interrogate them.

    They’re expected to avert any harm to Israeli citizens. But they’re barred from protecting Palestinian civilians against attacks by thugs who are Israeli citizens.

    All the PA can do is “condemn” the violence. Its security agencies may pass the complaints of the assaulted Palestinians to the Israeli police (before coordination was halted in May), and write down the details of the assaults.

    At the beginning of the month, Palestinian media outlets reported on the establishment of the group Faz3a for the 2020 olive harvest. They quoted one of its founders, Mohammed al-Khatib of Bil’in, as saying that faza’a – Arabic for a response or a call for help during a war – is a Palestinian tradition of coming to the rescue of the masses in times of trouble.

    Faza’a operations in 1948 are etched in the Palestinian collective memory, when residents of Palestinian villages gathered their guns from their hideouts and went out to help the organized Palestinian fighters in the fighting against the armed members of the Jewish community.

    Olive harvesting isn’t just any seasonal farming or source of income. It’s a cultural, multigenerational and festive family event that everyone eagerly awaits. Entire families take part, young and old alike, and the process is a skill taught by the grandparents.

    But in dozens of villages in the West Bank, the olive harvest, and agriculture in general, have become dangerous activities, even life-threatening, due to the proximity of the ever-spreading outposts and the settlements that spawn these outposts. Settler violence and the Israeli authorities’ refusal to stop it have had a chilling effect: Not everyone dares to take the risk, not everyone wants to bring the women and children along, for fear of putting them in harm’s way.

    Year-round violence

    Unlike the faza’a of 1948, the volunteers today have no weapons, only determination, courage and political awareness. They know that an abandonment of the farmers and villages contributes to social disintegration.

    Khatib was among the founders of the coordinating committee of popular resistance against Israel’s separation barrier in the early 2000s and was arrested for this, stood trial and went to prison. If we wish to draw any conclusions from his past, the volunteers take into account the possibility that the army will arrest them. When it comes to Palestinians, even self-defense can be considered a crime in Israel and reason for arrest.

    Faz3a says about 200 volunteers have joined so far, and they are expecting to work for around three weeks until the harvest is over. But the violence isn’t seasonal. It’s a problem year-round, and the Palestinian farmers stand alone in the battle, as if it were a personal problem, not one of Israel’s direct and indirect methods of shrinking the Palestinian space.

    The violence during the olive harvest is only one of many Israeli measures that have had a chilling effect or killed the joy of farming. In some regions the army routinely denies Palestinians access to their land “to prevent any friction” with violent settlers, except for three times a year, a few days each time: to plant, plow and harvest grain crops, and for the trees, to harvest, trim and plow.

    These farmers have had to give up on the custom of growing vegetables among the trees for private consumption or small-scale marketing. Ten or even 20 days of access a year aren’t enough, though some owners of land beyond the separation barrier have turned, against their will, into 10-day-per-year farmers.

    An example of this can be seen in villages like Biddu and Beit Ijza, whose orchards are surrounded and cordoned off by the large Israeli-only expanse that the settlements of Givat Ze’ev and Givon have created.

    “At one time the orchards were a place for the entire family to relax on Fridays,” a resident of Biddu said while waiting for soldiers to open a gate for the villagers to get to their land. “We would come to work here a few times a week. Now accessing the area is like visiting a prisoner in jail.”

    Fewer permits allotted

    Thousands of Palestinian families own tens of thousands of dunams of fertile agricultural land that has been imprisoned beyond the Israeli separation barrier. The barrier has 74 gates that allow farmers to pass through to reach their land. Forty-six of them are defined as “seasonal” and are opened only a few days a year. Twenty-eight are supposed to open every day or at least three times a week.

    The soldiers arrive, open and shut the gates a short time later, three times a day. Since the barrier was built, Israel has gradually stiffened its terms for obtaining a permit to access farmland. The number of permits has decreased, and thus, so has the number of family members reaching the orchards. Young people in particular show less and less interest in enduring the hassle.

    Each permit is issued only after a run-around from one Israeli Civil Administration office to another. The shortage of working hands is noticeable in the number of thornbushes among the trees, as well as in the decayed leaves and unpicked fruit. Sometimes farmers must go through a gate quite a distance away and then get to their plots on foot, because not everyone receives a permit to enter with a tractor or a donkey and wagon.

    Beyond the fixed opening time of the gates, the farmers have no control over what happens on their land. Harvested crops and equipment are stolen. Garbage gets dumped there. There are fires, whether due to negligence or a stun grenade or tear gas canister shot by a soldier; the Palestinian farmers depend on the Israeli firefighters’ goodwill to put out these blazes.

    Here the Faz3a volunteers can’t be helpful. Though it’s public and private Palestinian land, part of the West Bank, they are barred from reaching it. Only Israelis and foreign tourists may freely access this Palestinian land.

    The attitude of Palestinians to this situation falls somewhere between feeling a bit sorry for the Palestinian Authority to being angry and mocking it. “What can it do?” the farmers wonder when access to their land is blocked by settler violence or Civil Administration rules.

    Some people conclude from this state of helplessness that “they don’t even care there in the PA.” This is how Israel widens the gap and sense of alienation and distrust between the Palestinian citizen and a disabled Palestinian self-rule.

    #colons #olives

    • Settlers hurled rocks at the Palestinian farmer’s head. His age didn’t deter them
      Gideon Levy, Alex Levac | Oct. 22, 2020 | Haaretz.com
      https://www.haaretz.com/israel-news/.premium.highlight.MAGAZINE-settlers-hurled-rocks-at-the-palestinian-farmer

      Settlers stoned and injured a 73-year-old Palestinian in his grove, others vandalized another farmer’s 200 trees. A journey during the season of harvest – which is also clearly the season of settler violence

      At home on the outskirts of the West Bank village of Na’alin, an elderly farmer, Khalil Amira, is nursing a head wound he suffered when settlers stoned him while he harvested olives in his grove – in front of his daughter and grandchildren. About an hour’s drive south, in the village of Jab’a, two other aged farmers are lamenting the damage wrought to their olive trees by other thugs. And these are only three recent examples of the dozens of Palestinian harvesters who are being assaulted on their lands on an almost daily basis.

      It’s autumn, with its clouds and its howling wind, as the old Israeli song goes, and it’s also the season of the olive harvest – and with it settlers who go on a rampage every year at this time, across the West Bank. It’s not autumn if there’s no olive harvest, and there’s no olive harvest without settler rampages. And the start of this season bodes ill.

      Several weeks into the harvest, which began this year on October 5, the Yesh Din – Volunteers for Human Rights NGO has already documented 25 violent incidents, and no one apparently intends to put a stop to them. The police accept complaints and take down testimonies, but that seems to be the extent of their activity.

      According to Yesh Din, between 2005 and 2019, only 9 percent of the complaints filed by Palestinians over Israelis’ violence against them ended with the alleged perpetrators being brought to trial. Fully 82 percent of the cases were closed, including nearly all of the complaints about the destruction of olive trees.

      Amira is surrounded by family in his fine house in Na’alin, west of Ramallah. His head is bandaged, concealing 15 stitches; his family envelops him with concern and warmth. Since being wounded last week by a stone thrown at him by settlers, he’s returned to the hospital twice, because of possible intracranial bleeding. A working man of 73, Amira was employed for 20 years as a welder in the predominantly ultra-Orthodox city of Bnei Brak, in Israel; he also worked for years at Elco, an industrial conglomerate. His father left him, his two sisters and his six brothers 100 dunams (25 acres) of olive trees, which he has been cultivating since his retirement, after becoming ill with a heart ailment. He speaks Hebrew fluently, and he and his family are gracious hosts.

      Amira’s access to his land was cut off in 2008 by the construction of the West Bank separation barrier – a fate that befell many Palestinian farmers. Part of his property was also expropriated for the establishment of a settlement called Hashmona’im, which is on the other side of the barrier, yet another annexation-type stunt. Recently, settlers ruined the two wells that were his on land adjacent to Hashmona’im. They would descend into one of the wells with a ladder and wash themselves in it, contaminating the water. The settlers also made a breach in the fence that encircles Hashmona’im and dumped garbage and construction debris on another part of his land – the evidence is still there. Amira filed a complaint with the Binyamin District police, and the dumping stopped for a time, but it resumed last February. It was clear that the perpetrators of the recent assault on him also set out from Hashmona’im, even if they were not necessarily residents of the settlement.

      For 11 years, the farmer was unable to visit the land he owns, adjacent to the fence surrounding Hashmona’im – others were able to work it for him – until last fall, when he was able to harvest his olives with no interference. He wanted to do the same this year. The Israel Defense Forces allow him four days to pick olives – with advance coordination. Amira was supposed to start picking Monday last week, but because of a doctor’s appointment, he didn’t arrive until the following day.

      They set out early in the morning: Amira, his son Raad, 47, his daughter Halda, 35, and three young grandchildren. The IDF does not permit them to arrive at their lands by vehicle, so they had to walk about a kilometer from the gate in the separation fence. By about midday they had collected enough olives to fill a large sack. Raad hoisted a bag with half of the olives onto his shoulder and carried it to the gate, and then returned for the other half. Seeing that Raad was tired, his father told him he didn’t have to come back again.

      At 2:30 P.M., Amira hid the tools he had used in the grove, before his departure. When he returned from the hiding place, he saw that his daughter and grandchildren had already left. On his way to the gate he saw his grandson’s knapsack on the ground. He picked it up and continued to walk, when suddenly he heard shouts.

      In a nearby grove, he saw four masked young people throwing rocks at his nephew, Abd al-Haq, and his son, Yusuf, who were working there separately. Spotting Amira, the masked men began hurling rocks at him as well. The fact that he was elderly apparently made no impression on them. According to Amira, they had large rocks that they had brought with them. Otherwise, they were not armed and did not wield clubs. He tried to evade the onslaught but could not escape. At one point, he was struck on the left side of his head, and he collapsed to the ground. He doesn’t know how long he lay there, nor does he remember any more about the person who threw the rock that hit looked like.

      “They didn’t look like people to me, but devils,” he tells us now.

      Soldiers appeared out of nowhere and administered first aid. His wife and the three grandchildren, also arrived, and were distraught. Blood streamed from his head, and an army paramedic stanched the wound. The soldiers summoned an Israeli ambulance to meet them at Hashmona’im. Amira managed to walk with the aid of the soldiers, but the Druze guard at the settlement’s gate refused to allow any of them to enter.

      “Your dogs attacked me and you guard them and don’t let me in?” Amira said to him angrily, in Arabic.

      An IDF jeep arrived and took him to the Nili checkpoint, where he was transferred to a Palestinian ambulance and taken to the Ramallah Governmental Hospital. There Amira was stitched up and held for three days to check for possible intracranial bleeding. After he was released at the end of the week, however, he started to suffer from headaches and vomiting. He returned to the hospital this past Sunday, was checked and released again. He was still experiencing headaches and continuing to throw up this week when we visited.

      Amira tells us that he feels even more determined than he did before the incident. Of course he will return to his land, there’s no question, he asserts. It’s his property, no one is going to stop him. He has already filed a complaint with the police, and handed over an Israeli ID card that his nephew found at the site of the attack. It belongs to a Y.C., born in 2003, resident of Ganei Modi’in, a neighborhood in the ultra-Orthodox settlement of Modi’in Ilit.

      •••

      Mohammed Abu Subheiya, 63, a father of eight, is waiting next to his house in Jaba, north of Hebron. For 24 years he worked in Ashdod for Ashtrom, an Israeli construction company. Lately he’s been working in construction in Israel with other employers.

      In 1990, Abu Subheiya’s father planted 22 dunams of olive trees, which Abu Subheiya tends in his spare time.

      We walk with him down a precipitous, rock-strewn trail to his plot of land, which lies in the valley that runs between Jaba and the settlement of Bat Ayin, which gained notoriety in 2002 when a terrorist underground was uncovered there. Some of the settlers there are newly religious, including some from the Bratslav Hasidic sect. Bat Ayin is where the assailants of the Jaba groves come from.

      Abu Subheiya hadn’t visited his grove since early March, because of the coronavirus crisis, which forced him to remain in Israel and not go back and forth to the West Bank. At the beginning of October, the International Red Cross informed him that days had been set for him to harvest the trees in his grove, which lies in a danger zone because of the Bat Ayin settlers. Arriving there on October 4, he was stunned to see that only about half of the 48 trees he has here were still intact. The assailants had gone from tree to tree and sawed off the branches or uprooted the trunks completely. It will take five years for the damaged trees to recover and bear fruit again, he tells us.

      We walk from one tree to the next, examining their battered branches, and reflect on the malice of people who are capable of wreaking such destruction upon the fruit of the earth and upon those who work the land. An aroma of sage wafts from bushes along the edges of the grove. Across the way, the mobile homes of Bat Ayin are perched on the slope of a hill. Abu Subheiya says that when the settlers approach his land he flees in fear. After the incident early this month, he too filed a complaint with the police, at the station in the ultra-Orthodox settlement of Betar Ilit; some officers even came to see his grove, but since then he has heard nothing from them. Nor will he. Five years ago, settlers spread a chemical substance on the ground that poisoned 13 of his oldest trees, whose jagged trunks still stand as a silent monument in the grove.

      “They work very slowly,” he says of his attackers. “That’s their politics. To destroy slowly, every time somewhere else, so we will remain without olives.”

      We descend the hill on the other side of the village, opposite Betar Ilit. The road leading to the olive groves was demolished by the Israeli Civil Administration six years ago, because this is Area C (under full Israeli control). Access now is possible only in a 4x4 vehicle.

      “Why does a road bother anyone,” asks Abu Subheiya. “You want to take our land – take it. But why does a road bother anyone? We paved an asphalt road. They came and smashed it to bits.”

      We are now making our way on foot to the grove belonging to Khaled Mashalla, 69, on the lower slope of the steep valley. The remains of the ruined road are still evident under the dirt. Only the section near the village was demolished, the rest was left paved as it was.

      Last week, assailants came here, too, and uprooted dozens of trees; trunks and broken branches are strewn along the way. Mashalla estimates that he lost 220 trees. He’s an amiable, colorful man who works in the improvised parking lot at the Gevaot checkpoint for Palestinian laborers who cross into Israel, Together with his business partner, he takes 7 shekels ($2) protection money per car per day to guard it against theft. Plump and gleeful, he wears a tattered felt hat that he removes in a theatrical gesture to reveal his bald head. He and his brothers own 400 dunams of olive trees in the area.

      The vandalism occurred on the night between Tuesday and Wednesday of last week. The Bedouin who live on the edge of the village called Mashalla to say that they saw headlights in his grove that night. The next afternoon, when he got there after working at the checkpoint, he couldn’t believe his eyes. Dozens of branches had been sawed off. When we visit, we see that the younger trees were spared. They had been wrapped in plastic tubing, to protect them from the gazelles.

      #vandalisme #barbares

  • Destructions à Marseille : quelle différence avec l’ancienne municipalité ?
    https://www.latribunedelart.com/destructions-a-marseille-quelle-difference-avec-l-ancienne-municipa

    Il y a trois semaines, nous nous sommes rendu à Marseille afin d’enquêter sur l’effondrement de la rue d’Aubagne et les destructions prévues. Nous avons alors découvert, ce que nous ignorions, l’ampleur du problème qui ne se limite pas à la rue d’Aubagne, mais concerne plusieurs quartiers faisant pourtant partie de sites patrimoniaux remarquables, le nouveau nom des secteurs sauvegardés.

    Finalement, ce changement de nom avait un sens. S’ils sont remarquables, ils ne sont plus sauvegardés. Car entre temps, la loi Elan, voulue par Emmanuel Macron et Édouard Philippe, a été votée et promulguée. Et celle-ci a eu les effets qu’on pouvait redouter : il suffit de décréter en péril des immeubles se trouvant en secteur sauvegardé pour que l’on puisse les détruire, quel que soit l’avis de l’architecte des bâtiments de France. Un exemple saisissant est donné actuellement à Marseille, un exemple que nous avions prévu de citer dans un article plus développé mais qui devenait urgent à écrire puisque la destruction définitive est prévue demain, le 9 juillet 2020.

    Si le maire et la couleur politique ont changé, les pratiques demeurent hélas. La nouvelle municipalité - nous avons contacté en urgence le premier adjoint, Benoît Payan, qui ne nous a pas répondu - est bien dans la ligne marseillaise : de Gaston Defferre à Jean-Claude Gaudin, ses maires n’ont jamais considéré le patrimoine comme une priorité (c’est un euphémisme de le dire).


    2. Les immeubles 4, 6, 8 rue de la Butte, en juin 2020, Photo : Didier Rykner


    3. Les immeubles 4, 6, 8 rue de la Butte, 8 juillet au soir après début des démolitions Photo : S. R.

    Les maisons en question se trouvent à proximité immédiate de la porte d’Aix (ill. 1), ce qui aurait dû les protéger à un double titre. Remarquons que pour nous, qui avons connu ce quartier il y a de nombreuses années, la mairie avait pourtant fait beaucoup pour restaurer, nettoyer et embellir l’endroit qui n’était alors qu’un no man’s land absolument infréquentable (il était pratiquement impossible de s’approcher de l’arc sous lequel était un véritable cloaque). Pourquoi, dans ces conditions, détruire ces immeubles anciens qui ont un véritable intérêt, reconnu comme tel par le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur ? On se perd en conjecture. Car contrairement à ce que prétend la ville, ces immeubles, fragilisés par des démolitions d’édifices qui les entouraient (et qui n’avaient pas d’intérêt patrimonial), menés dans le cadre du projet Euroméditerranée, sont parfaitement restaurables. Si l’on trouve toujours des experts complaisants pour justifier l’injustifiable, d’autres expertises, notamment celles demandées par la copropriété du n° 6 (le jaune, qui se trouve entre les deux autres) le démontrent. L’une d’entre elle conclut sans ambiguïté : « Nous engageons notre responsabilité à dire que ce bâtiment ne présente aucun risque d’effondrement à ce jour. Tous les éléments analysés ne peuvent démontrer un défaut grave de la structure extérieur. Les façades fissurées ont suscité une présomption de dégradation structurelle qui est malgré tout minime grâce au travaux de renforcement de plancher réaliser les années précédentes. » Il explique ensuite ce qu’il faut faire pour consolider l’immeuble.

    D’ailleurs, le soi-disant risque « imminent » d’effondrement n’était pas si imminent, puisqu’il était constaté il y a presque un an. Les bâtiments étant évacués, et leurs abords sécurisés, rien ne justifie donc leur démolition plutôt que leur restauration. On apprend d’ailleurs, en lisant l’arrêté de « déconstruction », que l’on trouve en ligne (toujours ce terme ridicule employé par des mairies car cela fait sans doute plus joli que « destruction » ou « démolition »), que l’architecte des bâtiments de France s’est opposé à ce vandalisme en préconisant : « la préservation des façades des immeubles sis 4, 6 et 8 rue de la Butte et la conservation et réemplois de tout élément de pierre taille ou de second œuvre récupérable (porte d’entrée par exemple). » Un avis simple désormais, pour lequel la Ville peut passer outre, ce qu’elle ne s’est pas privée de faire. Cela démontre parfaitement qu’une autre solution que la destruction est possible, et que celle-ci n’est rien d’autre qu’un vandalisme municipal, sur une zone d’intérêt patrimonial majeur, qui ne peut être mené que grâce à cette loi Elan. Emmanuel Macron et son ancien Premier ministre Édouard Philippe sont bien les premiers responsables.


    4. 76-80 rue Bernard Du Bois à Marseille, Immeubles menacés de destruction, Juin 2020, Photo : Didier Rykner


    5. 76-80 rue Bernard du Bois à Marseille, Immeuble menacée de destruction, Juin 2020, Photo : Didier Rykner

    Même si la destruction était prévue avant les élections municipales, rien n’interdisait la mairie récemment élue de poser un moratoire sur ce chantier afin d’y substituer une réhabilitation. Rien, d’ailleurs, ne s’y oppose encore, à l’heure où nous écrivons cet article, l’irrémédiable n’étant pas encore accompli (ill. 3). Nous ne sommes d’ailleurs pas seul dans ce combat. L’association Sites & Monuments nous a prévenu (voir son article), et Stéphane Bern, que nous avons joint, est également scandalisé par ces démolitions en cours : « c’est le cœur historique de Marseille qu’on détruit avec ces maisons du XVIIIe siècle. Maintenant, quand on veut détruire, on n’entretient plus et on dit qu’elles vont tomber. » Ceci est d’autant plus vrai que d’autres démolitions sont prévues dans les prochaines semaines ou les prochains mois, ailleurs dans Marseille, mais tout autant dans des secteurs sauvegardés. Aux 76-80 rue Bernard du Bois, pas très loin non plus de la porte d’Aix, mais plus à l’est, plusieurs maisons, des propriétés municipales et à l’abandon depuis plusieurs années, sont également gravement menacées, sans doute de manière « imminente », l’état de péril datant de 2014 (ill. 4 et 5). Comme le dit Stéphane Bern : on n’entretient plus, on décrète un péril, et on démolit. Tout cela est bien pratique.


    7. Plan de sauvegarde et de mise en valeur avec la portion de la rue d’Aubagne concernée (nous avons rajouté les numéros). Les immeubles en orange sont théoriquement « à conserver »

    Et il y a bien sûr aussi la rue d’Aubagne (ill. 6) où, après avoir laissé s’écrouler deux immeubles avec les conséquences humaines que l’on connaît (huit morts), on s’apprête encore à en détruire deux autres, les numéros 69 et 71. Or, une consultation du plan de sauvegarde (ill. 7) et une comparaison avec Google Map pour y situer les numéros montre quelque chose de très curieux [1] : l’arrêté de déconstruction des n° 69 et 71 ne cite à aucun moment l’avis de l’architecte des bâtiments de France, alors que le numéro 71 est à conserver [2]. Or, si celui-ci, en cas de péril, est désormais un avis simple, il reste qu’il doit être demandé. Tel qu’il est rédigé, cet arrêté est donc irrégulier. Mais qu’importe après tout : on est à Marseille, et le maire est Jean-Claude Gaudin. Ah non ? C’est désormais Michèle Rubirola. Aucune différence semble-t’il.

    Didier Rykner

    Notes

    [1] Note parue après la mise en ligne de notre article : nous avions dans un premier temps confondu le 69 avec le 67. Or, le 67 a été détruit juste après l’effondrement.

    [2] Remarquons par parenthèse que la pertinence de certains Plans de sauvegarde n’est pas évidente : pourquoi indiquer comme à conserver le n° 71 et pas le 69 qui est comparable ?

    #Marseille #patrimoine #destruction #sauvegarde #immobilier #vandalisme #benoît_payan #Euroméditerranée #destruction #démolition #loi_elan #Michèle_Rubirola #secteurs_patrimoniaux_remarquables #Patrimoine_remarquable #Ville

  • » Armed Israeli Settlers Burn Hundreds of Olive Trees south of Nablus
    June 27, 2020 7:54 PM – IMEMC News
    https://imemc.org/article/colonist-israeli-settlers-burn-a-hundreds-of-olive-trees-in-southern-nablus

    Colonist Israeli settlers set on fire to a Palestinian-owned farm land, on Saturday, in Burin village, south of the northern West Bank city of Nablus.

    Palestinian chief of the profile for illegal Israeli settlements in the northern West Bank, Ghassan Daghlas, told media outlets that several armed Israeli colonists, from the illegal Israeli settlement of Giv’at Ronaie, broke into the nearby Palestinian-owned farm land, east of Burin village.

    Daghlas said that right after they invaded the farm land, they set fire to hundreds of fruitful olive trees among other crops.

    He added that after the attack, the colonists fled the area, back to their illegal settlement.

    Noteworthy, Israeli colonial settlers repeatedly attack Palestinian-owned farm lands throughout the West Bank. There are almost 200 illegal Israeli settlements, erected on Palestinian lands, across the West Bank.

    These settlers’ attacks on Palestinians and their property, are widely perceived by Palestinians as vicious attempts to disrupt the already difficult lives of Palestinians, intending to force them to concede their farmlands, which are adjacent to the colonial Israeli settlements.

    #colonialisme_de_peuplement #vandalisme

  • Palais de la découverte danger 2020
    https://www.palais-decouverte-danger-2020.fr

    le Palais de la découverte ne sera pas rénové, mais saccagé puis remplacé

    En effet, un nouveau plan d’occupation des sols imposera une restructuration d’une partie du bâtiment. Le choix d’une seule entrée pour l’ensemble du Grand Palais imposera la création de grandes artères internes. Or, l’une d’elles passera là où sont disposées nos grandes expériences spectaculaires qui, trop volumineuses, intransportables, seront supprimées. La création de boutiques, d’un vaste restaurant panoramique et les exigences architecturales de mise en valeur de la structure interne du bâtiment imposeront la disparition de la majorité de nos salles d’exposés, leur nombre passant de 35 aujourd’hui à près de 15 en 2024.

    De plus, le nouveau projet scientifique, s’adaptant aux exigences architecturales, ne prévoit de ne garder qu’une seule salle par discipline (contre 11 aujourd’hui rien qu’en physique, 4 en chimie, 8 en biologie,…). Aussi, de nombreux thèmes fondamentaux qui jusqu’à présent bénéficient d’une salle totalement dédiée (acoustique, radioactivité, lumière, mécanique, …), richement équipée, ne seront présentés que superficiellement, voire plus du tout ! Un véritable #vandalisme au regard de l’esprit de notre établissement qui a toujours offert à son jeune public l’initiation la plus complète aux concepts fondamentaux des différentes disciplines scientifiques ainsi que des approfondissements exigeants et conséquents pour son public averti.

    Par ailleurs, il vise essentiellement à présenter la #science contemporaine. C’est une programmation volontairement élitiste qui accueillera nos futurs visiteurs. Elle s’illustre sans complexe par cette profession de foi martelée fièrement dans le texte du projet à plusieurs reprises :

    « Notre dessein n’est pas de combler les « lacunes » scientifiques de nos visiteurs » !

    #marchands_du_temple

  • Comment se passer du code du patrimoine ? Emmanuel Macron en stage à Amboise ! Didier Rykner - 30 avril 2019 - La Tribune de l’Art
    Ou bien, comment massacrer, détruire le patrimoine historique français
    https://www.latribunedelart.com/comment-se-passer-du-code-du-patrimoine-emmanuel-macron-en-stage-a-

    Emmanuel Macron a prévu de visiter jeudi, et d’y déjeuner, le manoir du Clos-Lucé, un monument historique qui vient d’être gravement vandalisé par ses propriétaires, avec des travaux réalisés sans autorisation. Les dégâts sont si importants que la Direction régionale des affaires culturelles du Centre Val-de-Loire a même porté plainte en 2017 auprès du procureur de la République de Tours [Erratum : il ne s’agit pas d’une plainte, mais d’un signalement comme l’a signalé le procureur à l’AFP http://www.lefigaro.fr/culture/leonard-de-vinci-les-travaux-du-clos-luce-a-amboise-dans-le-viseur-des-enqu . Ce qui ne change absolument rien sur le fond.]. Nous avons interrogé celui-ci, qui nous a fait la réponse suivante : « Une enquête de police judiciaire, confiée à la Compagnie de gendarmerie d’Amboise, est en cours s’agissant des faits que vous évoquez. De ce fait, aucune information, qu’elle soit relative aux faits concernés ou aux éventuelles suites judiciaires à venir, ne saurait être actuellement communiquée. » Parfois, des refus de répondre équivalent à une réponse.


    1. Salon XVIII au Clos-Lucé dans son état antérieur, aujourd’hui détruit Photo : Ceridwen CC BY SA 3.0


    2. Ancien Salon XVIIIe (ill. 1) transformé en « atelier de Léonard ». La cheminée du XVIIIe a également été remplacée Photo : Didier Rykner

    Cette affaire est donc entre les mains de la justice. Il faut espérer que le procureur de la République ne classera pas l’affaire sans suite, ce qui serait particulièrement choquant tant les faits sont avérés. Les travaux ont eu lieu avant 2017, et ont porté sur trois pièces du rez-de-chaussée et deux pièces de l’étage. Les atteintes les plus graves au monument classé ont eu lieu sur le niveau bas, puisque trois salons possédant des boiseries du XVIIIe siècle ont été entièrement détruits : les boiseries ont été arrachées, ainsi qu’au moins une cheminée d’époque, le niveau des sols a été changé, et ils ont été refaits, et les plafonds ont été modifiés, tandis que des fenêtres ont été bouchées et que de nouvelles baies ont été percées. À l’étage, où il n’y avait pas de boiseries du XVIIIe, les travaux ont néanmoins été également importants touchant les plafonds et les sols.

    Cette bâtisse du XVe siècle a eu la chance - ou plutôt la malchance - d’abriter Léonard de Vinci les trois dernières années de sa vie, de 1516 à 1519, alors qu’il était l’hôte en France de François Ier. La famille Saint-Bris, qui en est propriétaire, n’a eu de cesse ces dernières années de la transformer en un décor à la gloire de l’artiste et inventeur italien. L’objectif de ces travaux était bien entendu de rendre leur pureté « léonardienne » à ce manoir. On est ici dans une problématique de parc d’attraction : un atelier de Léonard totalement fantaisiste a même été « reconstitué » dans un des anciens salons du XVIIIe siècle. Inutile de dire qu’on n’a pas la moindre idée où était exactement l’atelier de Léonard, ni à quoi il ressemblait. Ce qui est certain en revanche, c’est que ce n’était pas à ça.


    3. Anciens salons du XVIIIe siècle. Au fond, celui que l’on voit ill. 1 Photo : Hervé Grandsart


    4. Ancien salon du XVIIIe siècle (celui que l’on voit au premier plan ill. 3) transformé en « cabinet de curiosité de Léonard » Photo : Didier Rykner

    Il suffit de comparer les photographies avant-après pour comprendre l’étendue du désastre. Celui-ci est tel qu’il n’y a aucune possibilité de remettre les lieux dans leur état d’origine. Ces trois pièces comptaient parmi les rares éléments authentiques, mais elles avaient le mauvais goût de dater du XVIIIe siècle. Elles étaient classées monument historique, avec l’ensemble du bâtiment, depuis 1862. Elles sont désormais remplacées par l’ « atelier » donc (ill. 1 et 2), mais aussi par le « cabinet scientifique » (ill. 3 et 4) [1] et enfin la « bibliothèque » de Léonard de Vinci dont nous n’avons pas de photos mais qui a été traitée exactement comme les deux pièces précédentes ! On peut lire sur le site du Clos-Lucé que « 2 ans de recherche et de travaux et 15 corps de métier ont été nécessaires pour [les] restituer » . En réalité tout est faux, tout est en toc.

    Il faut saluer l’action de la Direction régionale des affaires culturelles, et donc du ministère de la Culture dont elle est un service déconcentré, qui a porté l’affaire devant la justice. Mais comment ceux-ci ont-ils pu laisser l’Élysée organiser un déjeuner d’Emmanuel Macron au Clos-Lucé, alors qu’une plainte [un signalement donc, pas une plainte]  pour travaux sur monument historique sans autorisation et destruction de monument historique a été déposée ? On imagine difficilement que la présidence de la République n’était pas au courant (en tout cas elle l’est depuis aujourd’hui puisque nous l’avons interrogée sans recevoir d’ailleurs aucune réponse [2]).

    Sans doute le chef de l’État, qui souhaite faire passer une loi d’exception pour « reconstruire Notre-Dame, plus belle qu’avant » (voir notre article https://www.latribunedelart.com/notre-dame-un-projet-de-loi-scelerat ), veut-il prendre des cours auprès de celui qui vient de piétiner allègrement du code du patrimoine pour rendre le Clos-Lucé « plus beau qu’avant »  ? On aurait aimé qu’un meilleur signal soit envoyé par lui aux 1170 scientifiques et professionnels qui lui demandent, justement, de respecter les lois de protection des monuments historiques.

    #Léonard_de_Vinci #Clos-Lucé #vandalisme #Amboise #emmanuel_macron & la La famille #Saint-Bris porte bien son nom, comme le disait valérie giscard d’estaing #attraction #DRAC #monument_historique #Toc #bidonnage #Élysée #destruction #enMarche vers #notre_dame_de_paris

  • Faut-il déboulonner les statues qui glorifient la #France coloniale ?

    Ils s’appellent #Marchand, #Faidherbe, #Bugeaud et ont fait la #gloire de la France coloniale du 19e siècle. Aujourd’hui, les #monuments érigés à leur #mémoire suscitent la #polémique et sont parfois vandalisés. De la gloire à l’#oubli, voire à la #destruction, petit tour d’horizon de quelques unes de ces #statues qui sont, parfois, aujourd’hui contestées.


    https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/senegal/faut-il-deboulonner-les-statues-qui-glorifient-la-france-coloniale_3202
    #toponymie #histoire #colonialisme #colonisation #Afrique #vandalisme

    • Pfff ! ça fait du monde !

      Parmi celles à Paris que je connais bien pour passer (ou être passé très régulièrement devant), je cite de mémoire : généraux (ou maréchaux) Gallieni, Lyautey (qui a remplacé un Mangin fondu par les Allemands), Mangin (justement), Joffre et parmi les officiers morts aux colonies, Francis Garnier, Paul Flatters, sans compter le grand nombre (mais sans statue…) morts de fièvres et parasitoses diverses…

  • A #Ladispoli una piazza per #Almirante. Anpi: «Tra trent’anni intitoleremo vie a Mussolini»

    Una piazza dedicata a #Giorgio_Almirante, la piazza più grande di Ladispoli. È questa la decisione della giunta di centrodestra guidata dal sindaco #Alessandro_Grando che ha suscitato lo sdegno dell’Anpi e di tanti ladispolani che scesi in piazza a protestare in occasione della cerimonia di intitolazione. «La costituzione è antifascista», o «#No Piazza Almirante» e foto dei rastrellamenti contro gli ebrei: sono questi gli striscioni che accompagnavano la manifestazione sulle note di Bella Ciao. Alla cerimonia, invece, a difendere la memoria di Giorgio Almirante c’era la figlia Giuliana De Medici: «Le persone che protestano non conoscono la storia, all’epoca erano tutti fascisti». Davanti alla nuova piazza non è mancato chi, sulle note dei vecchi comizi di Almirante, si è esibito in un saluto romano.


    https://video.repubblica.it/edizione/roma/a-ladispoli-una-piazza-per-almirante-anpi-tra-trent-anni-intitoleremo-vie-a-mussolini/329671/330272?ref=fbpr
    #extrême_droite #Italie #toponymie #fascisme #noms_de_rue #toponymie_politique

    ping @albertocampiphoto @wizo

  • Vandalism forces New Zealand council to remove Captain Cook statue

    A year ahead of 250th anniversary of explorer’s arrival, monument will be replaced by ‘cultural designs’

    A statue of Captain Cook in New Zealand that has been repeatedly defaced and daubed with graffiti is to be removed by the council a year out from the 250-year anniversary of his arrival in the country.

    The statue of Cook in Gisborne has been repeatedly targeted by vandals amid a heated debate about the portrayal of the town’s complex colonial history.

    The Cook statue has had red paint smeared on its face and coat, and a bikini and a pair of thongs have also been painted on.

    With the 250th anniversary of Cook’s landing in New Zealand only a year away, tensions are high in the city which lies 350km south-east of Auckland.

    Many residents have posted on social media describing Cook as a “murderer” and “crooked Cook”.

    Cook and the crew of the Endeavour landed in Gisborne’s Poverty Bay in 1769 and the first significant meetings of Europeans and Māori took place nearby.

    Nick Tupara, spokesman for the #Ngati_Oneone tribe, said according to historical records, Cook’s crew shot nine #Maori men of his tribe, including Tupara’s ancestors. Six of the men are believed to have died.

    Ngati Oneone has long opposed having the controversial statue of Cook placed on the sacred mountain of #Titirangi, and on Monday the #Gisborne district council said it would be moved to the Tairawhiti Museum instead.

    The council said the mountain would now be adorned with “iwi [tribal] stories and cultural design elements can be shared from this significant location”.

    The council would also consult with the local community regarding the renaming of the Cook Plaza on top of Titirangi, as well as various walking tracks and sites on the mountain.

    Meredith Akuhata-Brown, a local councillor, told Maori Television the removal of the statue would allow a more nuanced and “honest” story about New Zealand’s history to emerge.

    Discussions are under way in the Gisborne region for Poverty Bay – so named by Cook in 1769 – to be replaced by its Māori name, or given a dual name.
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    Akuhata described the name of Poverty Bay as “horrendous” and said it was particularly painful as the region had numerous social and economical challenges it was working to overcome.

    https://www.theguardian.com/world/2018/oct/02/vandalism-forces-new-zealand-council-to-remove-captain-cook-statue?CMP=
    #mémoire #Cook #Nouvelle_Zélande #post-colonialisme #vandalisme #histoire #colonialisme #James_Cook #musée #espace_public #toponymie (même si je ne sais pas si la place s’appelle Cook, mais c’est pour retrouver l’article) #peuples_autochtones
    ping @reka

  • Memorial for drowned refugees completely destroyed on Lesvos

    Unknown perpetrators on the island of Lesvos have completely destroyed the memorial dedicated to the refugees who have lost their lives in the Aegean Sea.

    They have even removed the base of the memorial made of concrete.

    Locals have reported that they saw plastic parts of the memorial floating in the sea, a few days ago.

    The memorial was set up at the edge of #Thermi harbor around six years ago and was dedicated to the victims of older shipwrecks whose bodies were washed ashore in the area.

    Last November, also unknown perpetrators had vandalized the monument. they had thrown black paint on the memorial surface where the victims’ names were written.

    With the help and contributions from local bodies like the fishermen of Thermi and the solidarity collectives the memorial was restored.

    According to local media, there have been often denouncements about the presence of a group of extremists in the area of Thermi. The group was reportedly active against the presence of refugees in local homes, rooms to let and hotels leased by organizations and NGOs.

    So far there has been no reaction to the memorial destruction neither by local bodies nor the police, notes local media lesvosnews.


    http://www.keeptalkinggreece.com/2018/09/03/memorial-for-drowned-refugees-completely-destroyed-on-lesvos
    #mémoire #monument #vandalisme #asile #migrations #réfugiés #Grèce #Lesbos
    signalé par @isskein via FB

    • Ολοσχερής καταστροφή από αγνώστους του μνημείου στη Θερμή για τους πρόσφυγες

      Άγνωστοι κατέστρεψαν ολοσχερώς τις τελευταίες μέρες το μνημείο των προσφύγων που χάθηκαν στα νερά του Αιγαίου, και βρισκόταν στην άκρη του μικρού λιμανιού της Θερμής, οκτώ χιλιόμετρα βόρεια της πόλης της Μυτιλήνης. Μάλιστα εξαφάνισαν ακόμα και την τσιμεντένια βάση του πετώντας την, φυσικά μαζί με όλο το μνημείο, στη θάλασσα. Κάτοικοι της περιοχής αναφέρουν ότι πριν μέρες είδαν πλαστικά τμήματα του μνημείου να επιπλέουν στη θάλασσα.

      Το μνημείο είχε στηθεί πριν από έξη περίπου χρόνια για τα θύματα παλιότερων ναυαγίων, οι σοροί των οποίων είχαν εκβραστεί στην περιοχή. Από τον Οκτώβριο του 2013 δε, πραγματοποιείτο εκεί τελετή μνήμης οργανωμένη από το δίκτυο « Welcome to Europe ». Ας σημειωθεί ότι πέρυσι το Νοέμβριο, άγνωστοι επίσης, είχαν βανδαλίσει το μνημείο πετώντας πάνω στην επιφάνεια του όπου αναφέρονταν τα ονόματα των ναυαγών, μαύρη μπογιά. Τότε είχε επισκευασθεί με τη συμβολή συλλογικοτήτων και τοπικών φορέων όπως οι ψαράδες της Θερμής.

      Ας σημειωθεί ότι όπως επανειλημμένα έχει καταγγελθεί, στην περιοχή της Θερμής λειτουργεί ομάδα ακροδεξιών που στο παρελθόν έχουν κάνει μάλιστα και δημόσιες εμφανίσεις. Εστιάζοντας τη δράση τους εναντίον της παρουσίας προσφύγων σε σπίτια, δωμάτια και ξενοδοχεία που έχουν ενοικιασθεί για τη στέγαση τους από οργανισμούς και ΜΚΟ.

      Μέχρι στιγμής δεν έχει υπάρξει η παραμικρή αντίδραση από τοπικούς φορείς και αστυνομικές αρχές για την καταστροφή του μνημείου.

      http://www.lesvosnews.net/articles/news-categories/koinonia/olosheris-katastrofi-apo-agnostoys-toy-mnimeioy-sti-thermi-gia

  • Human Rights and Neoliberalism - Los Angeles Review of Books
    https://lareviewofbooks.org/article/human-rights-and-neoliberalism

    The puzzle he seeks to explain is: How is it that the era of neoliberalism, commonly said to have begun in the mid-to-late 1970s, coincides almost perfectly with the triumphant rise of a discourse of human rights? In other words, how can it be that an era whose ethical self-conception was rooted in a transnational movement to prevent abuses such as torture, disenfranchisement, and political imprisonment has also been an era in which national and global economies were remade in ways that have allowed wealthy capital owners to capture the large majority of economic productivity gains, creating in-country inequalities not seen since the late 19th century?

    #discours #droits_humains #actes #vandalisme #inégalités

  • Être usurier à SIngapour

    Dans le quartier chinois, il y a quelques tours de 20 étages, habitées par une population plutôt modeste souvent tentée d’emprunter de l’argent - facilement - à des usuriers d’un type très particulier qu’on appelle les « Ah Longs ». Les taux d’intérêt sont - comme vous pouvez l’imaginer - vertigineux.

    Quand les gens ont du mal à rembourser, les Ah Longs exercent des pressions progressives, et depuis quelques années, ils sont passé à des actions un peu plus brutales, du genre balancer un pot de peinture sur la porte du « débiteur » pour bien lui foutre la honte auprès de ses voisins. D’où la pub sur l’ascenseur en forme d’installation artistique :

    « Evitez les "Ah Longs" ou votre vie se transformera en cauchemar. Ne leur empruntez rien, ne vous engagez dans aucune activités lié à cette forme d’emprunt »

    Une référence ici de 2013 sur les pratiques des ces crapules.

    http://www.asiaone.com/print/News/Latest%2BNews/Singapore/Story/A1Story20130104-393365.html