• Intégralité de l’entretien accordé par Raoul Vaneigem
    au journal Le Monde (paru le 31 août 2019)

    https://lavoiedujaguar.net/Integralite-de-l-entretien-accorde-par-Raoul-Vaneigem-au-journal-Le-

    Le quotidien Le Monde a amputé d’une part significative l’entretien par écrit avec Raoul Vaneigem paru dans l’édition du 31 août 2019. Nous en publions la version intégrale.

    Est-il possible de sortir de la spirale des violences ?

    Il faut poser la question au gouvernement et lui rappeler le propos de Blanqui : « Oui messieurs, c’est la guerre entre les riches et les pauvres, les riches l’ont voulu ainsi, ils sont en effet les agresseurs. Seulement, ils considèrent comme action néfaste le fait que les pauvres opposent une résistance. Ils diraient volontiers en parlant du peuple : cet animal est si féroce qu’il se défend s’il est attaqué. » Le projet de Blanqui, qui prône la lutte armée contre les exploiteurs, mérite d’être examiné à la lumière de l’évolution conjointe du capitalisme et du mouvement ouvrier, qui luttait pour l’anéantir.

    La conscience prolétarienne aspirant à fonder une société sans classe a été une forme transitoire dont l’histoire a revêtu la conscience humaine à une époque où le secteur de la production n’avait pas encore cédé la place à la colonisation consumériste. C’est cette conscience humaine qui resurgit aujourd’hui dans l’insurrection dont les gilets jaunes ne sont qu’un signe avant-coureur. Nous assistons à l’émergence d’un pacifisme insurrectionnel qui, avec pour seule arme une irrépressible volonté de vivre, s’oppose à la violence destructrice du gouvernement. (...)

    #Vaneigem #entretien #censure #violence #gilets_jaunes #zapatistes #insurrection #civilisation

  • Appel à la vie contre la tyrannie étatique et marchande

    Ernest London

    https://lavoiedujaguar.net/Appel-a-la-vie-contre-la-tyrannie-etatique-et-marchande

    Raoul Vaneigem
    Appel à la vie contre la tyrannie étatique et marchande
    Le cri des rebelles est le cri de la vie qui renaît

    Raoul Vaneigem jette ici « de quoi grappiller quelques hypothèses et suggestions » avec le seul souci « qu’elles marquent une rupture absolue avec les préjugés et les dogmes du passé ». Il s’adresse aux révoltés qui « se sentent démunis devant l’effondrement du vieux monde et la trop lente émergence du nouveau » et « mise sur la radicalisation spontanée des individus et des collectivités ». Il prône l’autogestion généralisée.

    Notre « civilisation pyramidale », « vieille et pourrie dès le départ », s’effrite et s’effondre. « Autorité, patriarcat, patrie, famille, travail, idéologies, religions, sacralité ne suscitent plus que des ricanements, jusque dans la bouche de ceux qui veulent y croire malgré tout. » « La civilisation marchande crève et fait crever sans apprêt. Sa purulence est à vif. Elle prête à son agonie la rentabilité d’une faillite frauduleuse, elle ne s’en cache pas. » (...)

    #Vaneigem #travail #autogestion #Mai68 #gilets_jaunes

  • Le combat des zapatistes est le combat universel de la vie
    contre la désertification de la terre

    Raoul Vaneigem

    https://lavoiedujaguar.net/Le-combat-des-zapatistes-est-le-combat-universel-de-la-vie-contre-la

    Alors que les intérêts financiers et le totalitarisme de l’argent tuent tout ce qui vit en le transformant en marchandise, le vent d’une révolte se lève et se propage, issue moins du souffle des idées que de l’existence intolérable imposées aux hommes et aux femmes du monde entier.

    Cela fait cinquante ans que ce qu’il y avait de plus radical dans le Mouvement des occupations de mai 1968 a manifesté son refus de cette imposture qu’était le welfare state, l’état de bien-être consumériste. Il y a vingt-cinq ans qu’a retenti le « ¡Ya basta ! » par lequel les zapatistes manifestaient leur volonté de décider librement de leur sort en formant des collectivités capables de mettre fin à l’oppression qui depuis des siècles bafouaient leurs droits et leur dignité d’hommes et de femmes. Si cette expérience d’une vraie démocratie a très vite suscité des échos bien au-delà d’un petit territoire, dont le mensonge médiatique aurait aimé souligner le caractère strictement local, c’est que le volcanisme de cette éruption sociale faisait resurgir dans l’émoi la ligne de rupture sismique tracée par la liberté tout au long de l’histoire. (...)

    #Vaneigem #Mexique #zapatistes #Mai68 #Notre-Dame-des-Landes #gilets_jaunes #Internationale

  • Ce film, diffusé en coopération avec le CHS du XXe siècle, retrace l’histoire, la mémoire et la légende d’un mouvement subversif… qui a fini par être patrimonialisé par la société qu’il voulait renverser :

    https://sms.hypotheses.org/13472

    #film, #documentaire, #histoire, #situationnisme, #internationale_situationniste, #IS, #debord, #Vaneigem, #révolution, #révolutionnaire, #patrimoine, #patrimonial, #mai_1968, #étudiant, #subversif, #subversion

  • Tout est possible, même les assemblées d’autogestion
    au milieu des carrefours, dans les villages, dans les quartiers

    Raoul Vaneigem

    https://lavoiedujaguar.net/Tout-est-possible-meme-les-assemblees-d-autogestion-au-milieu-des-ca

    (...) le propos de mon livre est principalement de secouer la résignation, l’indifférence et l’apathie qui jusqu’à ce jour ont toléré que la désertification de la terre et de la vie soit froidement programmée et imposée, avec un cynisme croissant, aux dépens des populations du Globe. Qu’une grande explosion de colère éclate soudain, inopinément, avec les mobiles dont l’apparence seule est futile, me procure donc une grande satisfaction. Ils se sont levés pour préserver leur place, dites-vous ? Quelle place ? Ils n’ont pas de place dans ce beau monde affairiste qui les exploite comme consommateurs télécommandés, comme producteurs de biens qu’ils doivent payer, comme fournisseurs, bureaucratiquement contrôlés, de taxes et d’impôts qui vont renflouer les malversations bancaires. Certes, le grand cri du « ¡ya basta ! », du « il y en a marre ! », peut retomber, tourner court. La servitude volontaire a maintes fois connu des révoltes sans lendemain. Mais même si la colère des gilets jaunes stagne et reflue, une grande vague véritablement populaire — et non pas populiste — s’est élevée et a prouvé que rien ne résiste aux élans de la vie. (...)

    #Vaneigem #entretien #gilets_jaunes #conscience_humaine #autogestion #démocratie_totalitaire #Notre-Dame-des-Landes

    • Il n’y a ni bon ni mauvais usage de la #liberté_d'expression, il n’en existe qu’un usage insuffisant. » L’affirmation de Raoul Vaneigem donne le ton de cet essai qu’il consacre à la liberté la plus fondamentale de l’être humain. Un texte sans concession pour défendre une liberté qui ne doit, d’après lui, rencontrer aucune limitation, qu’elle soit politique, morale ou juridique.
      Contre les vérités-sanctuaires et les secrets d’État, contre les lois sur la calomnie, le racisme et la pornographie, l’auteur considère qu’on ne combattra et vaincra la bêtise et l’ignominie qu’en travaillant à faire disparaître les conditions qui les rendent possibles. Il affirme haut et fort : « Autorisez toutes les opinions, nous saurons reconnaître les nôtres, nous les combattrons, nous apprendrons à annuler la force attractive des nuisances. [...] Nous les combattrons par la seule critique qui les puisse éradiquer : en pensant par nous-mêmes... ». L’enjeu de l’usage illimité et entier de la liberté d’expression est, pour Raoul Vaneigem, que l’homme parvienne enfin à sortir de son état de minorité et de dépendance, à se restaurer dans sa pleine humanité.
      Ce texte provocateur, d’une grande qualité littéraire, met en pièces les idées reçues qui courent dans le débat public. Il ébranle les certitudes raisonnables des bien-pensants et bouscule les bonnes intentions des juges et des apprentis censeurs qui toujours veulent imposer des limites à une activité qui ne peut en tolérer aucune.

    • Le préfacier a été ajouté tardivement, je dispose heureusement de l’ancienne version sans cette racaille de Béziers.
      Précisons qu’en 2008, jusqu’a fin Septembre il était encore directeur de reporter sans frontières... (mais je me rapelle que j’avais déja pas apprécié ses accointance avec le réseau voltaire).
      La page wikipédia précise :

      Il abandonne ses idées de gauche et devient réactionnaire au cours de sa direction de RSF — sans que cela apparaisse évident auprès des observateurs, ou auprès de ses collaborateurs —47,128, puis se rapproche de l’extrême-droite française au tournant des années 2010129, bien qu’il assure penser « pis que pendre » de certains de ses représentants. Dans le même temps, il se coupe de quasiment tous les intellectuels et journalistes de gauche qu’il côtoyait avec son épouse57. Cette évolution suscite l’incompréhension de ses anciens amis de l’époque RSF. Robert Ménard perçoit quant à lui son parcours politique comme l’histoire d’une « maturation » : « Peut-être est-ce ça, devenir adulte ? Je dis ouvertement des choses que je pensais sans oser les dire ou me les avouer »32. Il est par ailleurs un « europhile proclamé »8.

    • « Je dis ouvertement des choses que je pensais sans oser les dire ou me les avouer ».
      Comme l’a dit Audiard, c’est à cela qu’on les reconnaît. Si quelqu’un en a l’usage, avis aux intéressés : comme il l’avoue lui-même, la conscience de Robert Ménard ne lui sert plus de rien...

      Ménard va vernir sa provocation de liberté là où il peut. On appelle cela de la récupération. Et Vaneigem ne l’avait pas attendu pour mal vieillir !
      Laissez donc les situs hors de cela, il y a 42 ans que l’IS n’existe plus.

      « bien pensant » est un pauvre anathème.
      La question de la liberté d’expression abordée de façon absolue, idéaliste, hors de toute considération des conditions et de la compagnie dans lesquelles on se trouve, hors de toute pensée historique, ce n’est pas la première fois qu’un libertaire renommé se prend les pieds dedans... déjà, en son temps, Noam Chomsky avait fait montre d’inconséquence en accordant un texte à Faurisson au nom d’une « défense de la liberté d’expression » qui se prétendait un peu vite au-dessus du moment et de la manière dont elle était manifestée.

    • Le talent ne suffit pas pour tout justifier... Et ok pas de liberté sans totale liberté d ’expression ... C est simplisime : ces complicités des avant garde éclairées m’interroge sur leurs « lucidités ». Désolé il y a des lignes à ne pas franchir. Et les soutiens à Zemmour de la part de Mélenchon, Cohn Bendit, Onfray (et j en passe) heurtent le peu d’éthique qui m anime... On peut comprendre et ne pas être d accord.
      #CohnBendit #Zemmour #Ménard #Mélenchon #Onfray

  • N’oubliez pas qu’il existe d’autres possibilités ! (Épisode 1)

    par Christine Treguier

    http://www.politis.fr/N-oubliez-pas-qu-il-existe-d,27699.html

    Comme chaque année, des chroniques à suivre (3), avec quelques ouvrages, livres, revues, et DVD, entre critique, révolte et œuvres d’artistes, pour ne pas bronzer idiotEs et ne pas oublier que, souvent, les autres possibilités sont à portée de main, plus près qu’on ne le pense… Tout d’abord, plusieurs revues-livres-objets singuliers, nouveaux ou moins nouveaux, énergétiques et inspirants.

    La bande (franco-belge) à Zélium, revue-journal satirique irrégulomadaire n’a pas la plume et le crayon dans sa poche. Son n °16 (format journal papier) est intitulé « Wallonie, terre d’asile » : 24 pages de BD, caricatures méchantes, chroniques et articles monolingues mais binationaux. La moitié du journal est gérée par une rédaction multi-têtes française. On y trouve de jeunes talents et de moins jeunes dessinateurs et plumitifs pas nés de la dernière pluie, comme Noël Godin, Jérôme Thorel, Yves Frémion, Jérôme Bonnet, pour ne citer qu’eux. L’autre moitié (à lire à l’envers) est concoctée par une rédaction wallonne. Vous aurez la bonne surprise d’y déguster les écrits d’un autre vieux routard, Raoul Vaneigem en personne, et de quelques autres. Le n° 15 (format revue) a pris pour cible l’écologie : croquis saignants et vertes critiques du greenwashing et autres pratiques qui ont l’air, le goût et l’odeur du vert, mais ne sont pas ce qu’elles prétendent être. « 100 % biodégradant », annonce la rédaction ! Zélium se trouve dans les bonnes librairies et les points de vente amicaux. Et, via son site internet, vous pouvez vous abonner bien sûr, mais aussi devenir relais, voire diffuseur… pour la bonne cause. L’équipe des éditions Jack is on the road a également commis un petit livre, Dieu est amûûûr, de Decressac : « 56 dessins bénis » qui cognent dur, dans la grande tradition de Siné, Cavanna ou Reiser. Mixant sexe, politique et religion, Decressac revisite la Bible, cogne sur le clergé et l’actualité, qui est ou qui vient, avec un « humûûûr » noir et des encres caustiques à souhait.

    Autres revues, autres genres, Tête-à-tête et Orbs, l’autre planète. Toutes deux se veulent thématiques, tricotant arts, sciences, esthétique, informations et pensées hautement protéinées et nourrissantes pour l’esprit. Les deux sont profondément actuelles, se situant volontairement hors du galop frénétique de « l’actu », et en cela nécessaire et de salubrité publique.La première, annuelle, éditée par Le Bord de l’eau et pilotée de main de maîtresse par Anna Guilló, artiste catalane polyvalente, propose une collection d’entretiens réalisés par divers auteurs avec des artistes. D’où son titre : Tête-à-tête. Le n° 5 a exploré le thème de « Human Inside », le n° 6 s’est focalisé sur « Partir ». « Partir c’est faire la démonstration d’une capacité d’agir », écrit Anne Guilló, dans son édito intitulé « Ce qui reste ». Celui-ci s’achève sur une évocation du « partir » ultime que d’aucuns croient définitif, de ces départs douloureux que nous éprouvons et éprouverons tous un jour ou l’autre. Un « partir » qui peut se révéler être non une fin, mais le début d’une autre possibilité, d’« une épique destinée [qui] ne s’arrête pas au dernier souffle ». Elle s’écoute et s’entend, ajoute-t-elle, « à travers la polyphonie des voix [qui racontent] ce qu’il reste de ces voyages, souvenirs que l’on fait revenir dans les œuvres – échos d’un lointain requiem que l’on compose pour lui ». Au menu de ce n° 6, Bureau d’étude, Mathias Énard, Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, Laura Restrepo, Richard Pottier, Frank Koolen et quelques autres à découvrir…

    Orbs, résurgence rêvée par plus d’un(e) d’entre nous de la mythique revue Planète, de Louis Pauwels, entend (re)connecter arts, sciences, humanité et consciences. C’est dire si pour ce Planète 2.0, « irruptant » dans un XXIe siècle à dominante high-tech-scientiste-transhumaniste, il y a du pain sur la planche. En trois numéros, son instigateur, Maxence Layet (et ses tribus) semble être en passe de gagner son pari. Comme son ancêtre, cette revue-livre est tout d’abord un magnifique objet : fabriqué selon des règles éthiques (imprimé en France, avec des encres si possible moins polluantes, etc.), elle tisse dessins, graphismes variés, images et textes, mis en valeur par une maquette créative et riche de sens. Côté contenu, la revue fait elle aussi le choix d’une thématique autour de laquelle se raccordent et s’entrecroisent des sujets divers. Le n° 2 (3e du genre) tisse autour de la notion de « transformation » et jette des passerelles (en anglais « bootstrap » intraduisible) entre le « Discours de la huppe aux oiseaux » (Cantique des oiseaux, de Farid ad-din Attar-1177), l’Exoplanète Darwin IV (Wayned Barlowe), les Mandalas du ciel (Howard Crowhurst), Passeurs de rêve, histoires de l’art aborigène (Pierre Grundmann) ou de la thèse de la thermodynamique de l’économie de François Roddier. À commander en ligne et à déguster sans modération. Ajoutons que les souscriptions sont permises, Orbs étant une revue indépendante, sans publicité cela va sans dire, et autofinancée !

    Dans la catégorie dessinateurs-créateurs d’images sans fond, vous tomberez peut-être sous le charme déstabilisant de Erreur dans le titre, signé par Erro et sa tribu chez Gallimard, « Collection Alternatives ». Un ouvrage détonnant plastiquement, textuellement et bourré de talents. Graffeur de la première heure, ex-membre du collectif SRE, Sans rancune Émile (Émile étant le préposé au nettoyage des graffitis), adepte du verdana barré et du Wysiwyg (What You See Is What You Get, traduction « Erroesque » : négation de l’image), l’artiste se présente comme un joueur/détourneur de codes (graphique, informatique, publicitaire, etc.) et amateur d’exercices de style. Erro crée aussi collectif. Pour réaliser ce bel objet-livre – qui s’ouvre sur une citation d’Edmond Jabès : « Ce n’est pas la plume qui barre le mot » – il a invité 25 artistes, qui ont travaillé sur 26 thèmes et réalisé avec lui cet abécédaire d’un autre type. Chaque lettre est une clé pour déjouer « un obstacle, une cloison qui empêche » : de A comme abandon, à Z comme zoom, en passant par L comme line (ligne) ou U comme usage.Le petit dernier, Black Fez Manifesto, est signé Hakim Bey, alias Peter Lamborn Wilson, déjà auteur du mythique TAZ, Temporary Autonomous Zone, aux éditions de l’Éclat. Ce manifeste poétique est lui aussi un objet textuel étrange et non identifié. Il commence ainsi : « Nous prêtons allégeance au Califat Ottoman & à sa longue retraite dans le Mundus Imaginalis pas tout à fait encore mort mais en décomposition. Puisque notre ancienne anarchie s’accorde si bien pour une fois comme Punch & Judy avec un sultanat superbe & corrompu… » Édité en 2008 chez Autonomedia, il vient d’être traduit par les Éditions èRe. L’acheter aura un autre effet : soutenir èRe, petit éditeur farouchement indépendant, prenant le risque de textes complexes, qui, comme tant d’autres, est menacé de disparition.

    Où les trouver ?

    Zélium :http://www.zelium.info, http://www.editionsalternatives.com/site.php?type=P&id=1189&marecherche=erro

    Tête-à-tête :http://www.revue-tete-a-tete.org

    Orbs :http://www.orbs.fr/Black Fez Manifestohttp://www.editions-ere.net

    TAZ :http://www.lyber-eclat.net/collections/secours.html#bey1

    et

    http://www.virtualistes.org

    @seenthis chronique librement diffusable sous réserve de mention de la source

    #Zélium #Decressac #ORBS_l'autre-Planète #Tête_àTête #Erro #Hakim_bey #Black_Fez_Manifesto #TAZ #Vaneigem #Jérome_thorel #Frémion #Noel_Godin #etc_etc_etc

  • In Conversation with Raoul Vaneigem | e-flux
    http://www.e-flux.com/journal/in-conversation-with-raoul-vaneigem

    Hans Ulrich Obrist : I just visited Edouard Glissant and Patrick Chamoiseau, who have written an appeal to Barack Obama. What would your appeal and/or advice be to Obama?

    Raoul Vaneigem: I refuse to cultivate any relationship whatsoever with people of power. I agree with the Zapatistas from Chiapas who want nothing to do with either the state or its masters, the multinational mafias. I call for civil disobedience so that local communities can form, coordinate, and begin self-producing natural power, a more natural form of farming, and public services that are finally liberated from the scams of government by the Left or the Right. On the other hand, I welcome the appeal by Chamoiseau, Glissant, and their friends for the creation of an existence in which the poetry of a life rediscovered will put an end to the deadly stranglehold of the commodity.

    HUO: Could we talk about your beginnings? How did your participation in situationism begin, and what was your fundamental contribution? At the outset of your relationship with the SI, there was the figure of Henri Lefebvre. What did he mean to you at the time? Why did you decide to send him poetic essays?

    RV: I would first like to clarify that situationism is an ideology that the situationists were unanimous in rejecting. The term “situationist” was ever only a token of identification. Its particularity kept us from being mistaken for the throngs of ideologues. I have nothing in common with the spectacular recuperation of a project that, in my case, has remained revolutionary throughout. My participation in a group that has now disappeared was an important moment in my personal evolution, an evolution I have personally pressed on with in the spirit of the situationist project at its most revolutionary. My own radicality absolves me from any label.

    #situationnistes #Vaneigem #anarchisme #spectacle

  • Le parti #situationniste - Lieux Communs
    http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article655

    Deux ouvrages viennent de paraître qui, partant d’une critique globale du vieux monde, découvrent dans les nouvelles formes de contestation de l’ordre établi le signe d’une révolution sans précédent. Ils se présentent, l’un et l’autre, précédés de leur commune réputation. De l’invention d’une internationale situationniste, de la séduisante outrecuidance de quelques pamphlets, de l’agitation qu’ont faite en leur nom des étudiants strasbourgeois — assez bruyants pour inquiéter un moment l’autorité du syndicat et celle de l’université — ils ont tiré un prestige qui désigne leurs livres à l’attention particulière d’un petit nombre. Ces livres, après le temps des déclarations, des déclamations et des dénonciations inaugureraient-ils celui de la réflexion ? Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations [1], La Société du spectacle [2], leurs titres font attendre un mode d’expression auquel #Debord et #Vaneigem ne s’étaient pas encore décidés. Se pourrait-il donc que prenne forme un discours subversif d’un nouveau genre ? Il n’est pas jusqu’à la coïncidence de leurs publications qui ne nous mette en alerte. Un discours qui, dans le même moment, naît de deux sources différentes, semble échapper à l’arbitraire, il multiplie son effet.

    Texte de #Claude_Lefort paru le 15 décembre 1968 dans la Quinzaine Littéraire. Repris dans Le Temps Present, Ecrits 1945-2005, Belin, Paris, 2007, p.211-215.