• 13 millions de victimes et plus de 3 000 morts en 2025 : l’Afrique paie un lourd tribut aux événements climatiques extrêmes

    L’agence onusienne, qui fait autorité pour les questions relatives à l’atmosphère terrestre, au climat et à l’eau, recommande aux pays africains de renforcer leurs systèmes d’alerte précoce, et d’investir davantage dans l’adaptation au changement climatique et la préparation aux catastrophes.

    Les #phénomènes_extrêmes liés au #climat ont sinistré au moins 13 millions de personnes et entraîné plus de 3 000 décès recensés en #Afrique en 2025, avec des répercussions sur l’ensemble des secteurs de l’économie et les moyens de subsistance des populations, selon un rapport publié le jeudi 18 juin par l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Intitulé « State of the Climate in Africa 2025 », le rapport révèle que les #inondations et #sécheresses ont constitué les #catastrophes_météorologiques les plus importantes sur le continent durant l’année écoulée, les inondations représentant plus de la moitié de tous les événements extrêmes signalés.

    L’#Afrique_de_l’Est a été particulièrement touchée, avec plus de 8,5 millions de personnes affectées par la sécheresse, alors que des conditions de sécheresse prolongées ont aggravé l’#insécurité_alimentaire et les pénuries d’#eau dans la #Corne_de_l’Afrique et les régions voisines. En #Afrique_de_l’Ouest, le #Nigeria a connu en mai des inondations dévastatrices qui ont fait plus de 200 #morts, tandis que les inondations en #République_démocratique_du_Congo (#RDC) ont coûté la vie à plus de 160 personnes en avril, soulignant l’intensité croissante des #précipitations saisonnières extrêmes.

    Le #Sahel a enregistré des précipitations supérieures à la moyenne, prolongeant une tendance observée ces dernières années, tandis qu’une grande partie de l’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique est restée plus sèche que d’habitude. En Afrique australe, les précipitations ont été marquées par une forte #variabilité, avec des épisodes intenses qui ont provoqué des inondations. En #Afrique_de_Nord, les #vagues_de_chaleur et les sécheresses prolongées ont causé des dégâts considérables à la #production_agricole, menaçant la #sécurité_alimentaire et les #moyens_de_subsistance.

    Le rapport précise également que l’Afrique se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale. La #température moyenne annuelle de l’air en surface enregistrée à l’échelle continentale s’est classée entre le troisième et le septième rang des valeurs les plus élevées jamais enregistrées en fonction des données utilisées, avec une anomalie positive de 0,51 °C par rapport à la moyenne de la période 1991-2020.

    C’est l’Afrique du Nord qui a connu la plus forte anomalie de #températures en 2025 comparativement aux autres sous-régions africaines, soit +0,76 °C par rapport à la moyenne de la période 1991-2020. À l’inverse, l’Afrique australe a enregistré l’anomalie de températures la plus faible, soit +0,21 °C par rapport à la même période de référence.

    40 % des pays africains disposent de systèmes d’alerte précoce multi-dangers

    Au-delà des inondations et des sécheresses, le rapport met en évidence des changements climatiques à long terme qui sont déjà en train de remodeler le continent.

    Les #glaciers africains ont perdu plus de 90 % de leur superficie depuis la fin du XIXe siècle. La couverture glaciaire du #mont_Kilimandjaro est passée de 11,4 km2 en 1900 à 0,98 km2 ces dernières années. La superficie des glaces du #mont_Kenya et des #montagnes du #Ruwenzori (une chaîne de montagnes d’Afrique centrale, située à la frontière entre l’#Ouganda et la RDC) a aussi diminué, passant respectivement de 1,64 km² à 0,07 km², et de 6,51 km² à seulement 0,38 km².

    D’autre part, l’élévation du niveau de la mer le long des côtes africaines entre 1999 et 2025 dépasse la moyenne mondiale (estimée à environ 3,6 mm par an) dans plusieurs régions, atteignant environ 4,2 mm par an le long de la côte atlantique, 5,2 mm par an le long de la côte de l’océan Indien, et 5,6 mm par an en mer Rouge. Parallèlement, le réchauffement et l’#acidification croissante des océans endommagent les écosystèmes marins et menacent les moyens de subsistance des communautés qui dépendent de la #pêche. La température de la mer en surface (SST) a augmenté de 0,14 °C en moyenne en Afrique par décennie depuis la fin du 19e siècle, tandis que le PH de surface de l’océan a diminué de 0,017 unité par décennie.

    Malgré la fréquence et la gravité croissantes de ces changements qui favorisent des phénomènes météorologiques extrêmes plus destructeurs et exercent une pression croissante sur des communautés déjà vulnérables, seulement 40 % des pays africains disposent de systèmes d’alerte précoce multi-dangers, privant ainsi des millions de personnes d’#alertes en temps utile qui pourraient contribuer à sauver des vies et à réduire les dégâts, surtout dans les zones rurales particulièrement affectées.

    Alors que les coûts associés aux changements climatiques dans les pays africains peuvent atteindre jusqu’à 5 % de leur produit intérieur brut (PIB) et représenter ainsi un obstacle considérable à leur développement ainsi qu’à leur capacité à réduire la #pauvreté, l’OMM les appelle eux et leurs partenaires au développement, à renforcer les #mesures_d'adaptation au changement climatique, à améliorer la préparation aux catastrophes et à accroître les #investissements dans les infrastructures d’alerte précoce, afin de protéger les communautés contre des événements climatiques de plus en plus fréquents et intenses.

    https://www.agenceecofin.com/actualites/2306-139549-13-millions-de-victimes-et-plus-de-3-000-morts-en-2025-laf
    #changement_climatique #Sud_global

    • State of the Climate in Africa 2025

      Key messages

      Extreme weather wreaks heavy economic and human cost
      – Floods are most common reported hazard
      - African glaciers – including iconic Mt #Kilimanjaro - are vanishing
      - Sea level rise along some African coasts outpaced the global average since 1999
      - Africa faces critical gap in early warning systems but is making progress

      –-

      he African continent is warming faster than the global average, and the rate of warming across the continent since 1991 is substantially higher than in any of the previous 30-year periods. The annual mean surface air temperature averaged over land areas in 2025 ranked between the third and seventh warmest on record, depending on the dataset used, according to the report.

      Extreme weather is hitting the continent hard. Floods accounted for more than half of reported events – for instance severe flooding in Nigeria in May led to over 200 deaths, and flooding in the Democratic Republic of the Congo in April led to over 160 deaths. The 2024/2025 tropical cyclone season was particularly active in the South Indian Ocean. Drought affected more than 8.5 million people in East Africa.

      https://www.youtube.com/watch?v=MMwJ4-LQz5I

      https://wmo.int/resources/publication-series/state-of-climate-africa/state-of-climate-africa-2025
      #climat #rapport

  • Da #messina a #varanasi in bici: il motivo è straordinario. Il viaggio di #federico e #franco
    https://informareonline.com/da-messina-a-varanasi-in-bici-il-motivo-e-straordinario-il-viaggio-

    Una bicicletta, poche borse, migliaia di chilometri davanti e un’idea semplice quanto rivoluzionaria: dimostrare che un altro modo di vivere è possibile. È con questo spirito che Federico e Franco, protagonisti del Terra Comune Project, hanno fatto tappa nella redazione di #Informare a #caserta, accompagnati dal presidente FIAB Caserta Carlo Scatozza, per raccontare il viaggio che […] L’articolo Da Messina a Varanasi in bici: il motivo è straordinario. Il viaggio di Federico e Franco proviene da Informareonline, scritto da Gianrenzo Orbassano

    #Approfondimenti #Attualità #terra_comune_project

  • Processo Hydra

    «Milano è un contesto mafioso, né più né meno di come può esserlo la Calabria». Sono le parole della procuratrice aggiunta di Milano, Alessandra Cerreti, pronunciate durante la requisitoria al processo #Hydra. Ieri c’è stata la prima sentenza per una settantina di imputati che hanno scelto il rito abbreviato. Tra i condannati (#Mariano_Rosi, #Filippo_Crea, #Giuseppe_Fidanzati e altri), stando all’inchiesta della Procura di Milano ci sono figure di primo piano del crimine organizzato in Lombardia. L’inchiesta Hydra - che ha portato al processo - ha messo in luce “un sistema mafioso lombardo”, un’alleanza tra esponenti di ‘ndrangheta, cosa nostra e camorra. Un sistema per compiere dalle rapine alle truffe, dal riciclaggio di denaro alle intestazioni fittizie di beni, fino alle false fatturazioni, alle estorsioni. Tra i reati contestati c’è anche il traffico di droga e di armi. Pubblica ha ospitato lo storico Enzo Ciconte e il ricercatore dell’università Statale di Milano, Andrea Carnì, autore - insieme a Nando dalla Chiesa, sociologo, docente di Sociologia della criminalità organizzata alla Statale di Milano - di un fondamentale studio per la conoscenza del fenomeno mafioso in Lombardia dal titolo «Mafia ed economia. Il rischio criminale in Lombardia» (Futura Editrice, 2025).

    https://www.radiopopolare.it/puntata/popolare-pubblica/pubblica_13_01_2026_11_00
    #mafia #ndrangheta #Italie #Lombardie #Italie_du_Nord #concordat #entente #cosa_nostra #camorra #opération_Hydra #Hydra #procès #podcast #audio #Milan

    • Processo Hydra, ecco le condanne dell’abbreviato

      Poco dopo le 20:00 il Giudice per l’Udienza Preliminare Emanuele Mancini ha sciolto la camera di consiglio per il processo in abbreviato di 1° grado del Processo Hydra, scaturito dall’indagine omonima della Direzione Distrettuale Antimafia di Milano, condotta dai pm Alessandra Cerreti e Rosario Ferracane, coadiuvati dal procuratore Marcello Viola.

      Lo scorso 13 novembre, i pm avevano chiesto la condanna per 75 dei 78 imputati dell’abbreviato. Il giudice ha condannato x persone, ne ha assolte Y e ha rinviato a giudizio X persone delle 59 che avevano scelto il rito ordinario.
      Processo Hydra, cos’è

      Secondo la procura esisterebbe un “sistema mafioso lombardo“, frutto di un patto tra le tre principali organizzazioni mafiose del Paese (Cosa nostra, ‘ndrangheta e camorra).

      A differenza di quel che dicono diversi commentatori, quella del patto di collaborazione non è una novità: come abbiamo ricordato nella nostra memoria, già diversi collaboratori di giustizia ne hanno parlato in riferimento alla realtà criminale degli anni ’80 e ’90. All’epoca si spartivano i settori criminali, ora, essendo un attore oramai ben inserito nell’economia regionale, anche i settori economici “legali”.

      La novità è che la Procura ipotizza che sia nata un’associazione mafiosa a sé, autonoma dai tre sodalizi originari, una sorta di “super-mafia”. Per capire se la tesi è stata accolta, al di là delle condanne, bisognerà aspettare le motivazioni.
      Le condanne

      Complessivamente sono state 62 le condanne, con pene fino a 16 anni, 9 hanno patteggiato, 11 sono stati prosciolti in udienza preliminare (prima della requisitoria finale e della sentenza) e 45 sono stati rinviati a giudizio nel processo per rito ordinario, che inizierà il 19 marzo 2026, presso l’Aula Bunker di San Vittore.

      Le condanne più elevate, già al netto della riduzione di un terzo per la scelta del rito abbreviato, e comunque generalmente più basse delle richieste dell’accusa, sono 16 anni a Massimo Rosi, 14 a Filippo Crea, 12 a Giuseppe Fidanzati (candidati tutti a vent’anni dai pm), 14 a Bernardo Pace e 12 ai figli, 13 anni e quattro mesi a Giovanni Abilone, mentre tra i rinviati a giudizio sono Gioacchino Amico, Rosario Abilone e quel Paolo Errante Parrino parente (attraverso la moglie) di Matteo Messina Denaro.

      Gli imputati che nel corso del processo hanno scelto di diventare collaboratori di giustizia – William Cerbo, Francesco Bellusci e Saverio Pintaudi – si sono visti riconoscere la speciale attenuante e hanno avuto 4 anni e mezzo.
      I risarcimenti di parte civile

      Il giudice ha stabilito che i risarcimenti per le parti civili andranno stabiliti in un diverso procedimento civile, disponendo una provvisionale di 10mila euro ciascuno + 6mila euro per le spese legali.
      La dichiarazione di WikiMafia

      “Siamo soddisfatti per l’esito del processo, che dimostra ancora una volta come la Lombardia possa essere oramai annoverata tra le regioni a tradizionale presenza mafiosa“, afferma il Presidente e direttore dell’Enciclopedia, Pierpaolo Farina. “Ringraziamo la Procura per il lavoro svolto e il nostro Avvocato, Marco Griguolo, che oramai da cinque anni ci assiste nel costituirci parte civile nei principali processi di mafia in Lombardia, troppo spesso da soli, cosa che per fortuna in questo processo non è stato“.

      https://www.wikimafia.it/processo-hydra-abbreviato

    • #Sistema_criminale_integrato

      «Ormai non esiste più una ’ndrangheta, una mafia siciliana o pugliese, sono organizzazioni fluide che in accordo fra loro gestiscono affari diversi»

      (Procuratore DNA Federico Cafiero de Raho alla conclusione dell’operazione Galassia, 2018[1])

      L’espressione sistema criminale integrato definisce un legame tra organizzazioni criminali per raggiungere obiettivi comuni.

      https://it.wikipedia.org/wiki/Sistema_criminale_integrato
      #quarto_livello #stato_parallelo

    • Mafia ed economia. Il rischio criminale in Lombardia

      Quanto è presente il fenomeno mafioso in Lombardia? Qual è, più specificamente, il livello di infiltrazione della ’ndrangheta nella regione più popolosa, ricca e progredita d’Italia? Quale il suo grado di insediamento o – ancor più – di radicamento?

      https://www.futura-editrice.it/prodotto/mafia-ed-economia
      #économie

    • HYDRA: La Nuova Mafia del Nord Italia che unisce Cosa Nostra, ’Ndrangheta e Camorra

      “Hydra” racconta la nascita dell’alleanza tra Cosa Nostra, ’Ndrangheta e Camorra a Milano, il processo che sta riscrivendo la storia delle mafie in Italia e rivelando un sistema criminale nuovo, orizzontale e invisibile.

      Questo documentario ripercorre l’intera inchiesta Hydra, nata tra il 2020 e il 2023 grazie al lavoro del Nucleo Investigativo di Milano e #Varese e della Direzione Distrettuale Antimafia. Un’indagine che ha svelato 21 summit segreti, una rete mafiosa costruita tra Lombardia e Piemonte e un modello criminale dove Cosa Nostra, ’Ndrangheta e Camorra collaborano stabilmente per gestire traffici di droga, riciclaggio, estorsioni, evasione fiscale, appalti, logistica e perfino circuiti finanziari paralleli.

      Il video analizza la struttura dell’alleanza, definita dai magistrati una “confederazione orizzontale”, senza un capo unico ma basata su capitali, rapporti personali e una cassa comune che finanziava affari, detenuti e famiglie dei boss. Raccontiamo le relazioni con il mondo imprenditoriale, gli intrecci con la politica locale, le conversazioni intercettate e i meccanismi di riciclaggio ricostruiti dai collaboratori.

      Hydra non è solo un processo, ma uno spartiacque: mostra come le mafie italiane non cerchino più territori da controllare con la violenza, ma mercati, denaro, relazioni politiche e imprenditoriali. Milano diventa così il laboratorio della nuova criminalità organizzata, un luogo dove i clan collaborano, investono, si infiltrano e si trasformano.

      https://www.youtube.com/watch?v=UK0UiEtavfw

      #alliance #marché #procès #summit #Dairago #Cinisello_Balsamo #Abbiategrasso #business #affaires #structure_confédérative_horizontale #horizontalité #Castelvetrano #armes #drogue #trafic_de_drogue #évasion_fiscale #trafic_d'armes #covid-19 #services_sanitaires #bâtiment #BTP #restauration #carburant #blanchissement_d'argent #Chinese_underground_bank #bacinella #caisse_commune #supermafia #mafiosità_immanente #intimidation #politique #Paolo_Errante_Parrino #Matteo_Messina_Denaro #zio_Paolo #Castelvetrano #41_bis

    • Hydra, prime condanne nel processo contro l’alleanza tra Cosa nostra, ’ndrangheta e camorra in Lombardia

      Il gup Emanuele Mancini ha condannato 62 degli 80 imputati a processo col rito abbreviato. Riconosciuta l’associazione mafiosa nei confronti di 24 persone. Undici le assoluzioni e 45 rinvii a giudizio. L’inchiesta della Dda di Milano e dei carabinieri aveva rivelato l’esistenza di un «sistema mafioso lombardo» che si spartiva gli affari illeciti

      Aggiornamento del 12 gennaio 2026: Arrivano le prime condanne per l’operazione Hydra, la grande inchiesta della Direzione distrettuale antimafia di Milano sul «sistema mafioso lombardo», l’organizzazione criminale composta da esponenti di ’ndrangheta, cosa nostra e camorra per spartirsi affari e controllo del territorio, esiste.

      Il giudice per le udienze preliminari del Tribunale di Milano, Emanuele Mancini, ha condannato 62 degli 80 imputati che avevano scelto di essere processati con il rito abbreviato, che dà diritto a uno sconto di un terzo della pena, e ha assolto 18 persone. Gli imputati erano accusati a vario titolo di associazione a delinquere di stampo mafioso, estorsione, traffico e spaccio di droga, tentata rapina, detenzione abusiva di armi, intestazione fittizia di beni, frode fiscale e omesso versamento delle imposte, riciclaggio e false fatture. L’accusa di associazione mafiosa è stata riconosciuta contro tutti i 24 imputati a cui era contestata. La pena più alta, 16 anni, è stata inflitta a Massimo Rosi, considerato esponente di vertice della ’ndrangheta e reggente della locale di ’ndrangheta di Legnano-Lonate Pozzolo.

      La decisione del gup è arrivata dopo sei ore di camera di consiglio. Undici persone che non hanno fatto richiesta di riti alternativi e sono state prosciolte in udienza preliminare. Nove i patteggiamenti e 45 gli imputati rinviati a giudizio. Il dispositivo, che ancora non è stato messo a disposizione dei legali, è stato letto a tarda sera nell’aula bunker del carcere di Opera dove si è recato il procuratore di Milano, Marcello Viola, per la sentenza.

      Il gup di Milano, Emanuele Mancini, «ha ritenuto che si è in presenza dell’operatività sul territorio lombardo di un’associazione costituita da singoli soggetti – alcuni dei quali già in passato ricondotti giudiziariamente alle cosiddette mafie storiche (cosa nostra, camorra, ’ndrangheta) e altri comunque collegati a tali soggetti – che ha esercitato la propria capacità intimidatoria determinando condizioni di assoggettamento e di omertà sulla collettività mediante il ricorso alla violenza e alla minaccia, gestendo l’attività di cessione delle sostanze stupefacenti (del tipo cocaina, hashish, marijuana) e inserendosi nella realtà economica locale con proprie società le cui attività erano finalizzate principalmente all’attività di riciclaggio di denaro proveniente da precedenti illeciti», hanno spiegato in una nota congiunta il presidente del tribunale di Milano, Fabio Roia, e la presidente dell’ufficio gip/gup, Ezia Maccora. A Milano – avevano sostenuto i pm nel corso della loro requisitoria l’11 novembre – ci sarebbe un «contesto mafioso» simile a quello calabrese, «né più né meno della Calabria».

      Qui di seguito, l’articolo sul procedimento

      *

      A Milano, nell’aula bunker del carcere di Opera, sono in corso le udienze preliminari del processo Hydra. È un processo importante, nato dall’inchiesta condotta dai carabinieri del Nucleo investigativo e coordinata dalla Direzione distrettuale antimafia (Dda) di Milano sulla presunta alleanza delle tre mafie – Cosa nostra, camorra e ‘ndrangheta – in Lombardia. Il quadro è innovativo. Secondo i sostituti procuratori Alessandra Cerreti e Rosario Ferracane – che hanno chiesto il processo per 143 persone – tra Milano e Varese c’era “una imponente e capillarmente strutturata associazione mafiosa (...) costituita da appartenenti alle tre diverse organizzazioni di stampo mafioso cosa nostra, ‘ndrangheta e camorra, avente struttura confederativa orizzontale, nell’ambito della quale i vertici di ciascuna delle tre componenti mafiose operano sullo stesso livello, contribuendo alla realizzazione di un sistema mafioso lombardo”.

      Tra tutti gli indagati, circa quaranta hanno richiesto al giudice per l’udienza preliminare (gup) Emanuele Mancini di accedere ai riti alternativi (come il patteggiamento o l’abbreviato, che permette lo sconto della pena per un terzo). Lo scorso 18 giugno il gup ha accettato la costituzione come parte civile nel processo di alcuni enti locali (il Comune di Milano, di Varese e di Legnano, la Regione Lombardia, la Città metropolitana di Milano), di Libera e di WikiMafia, ma anche del giornalista di Report Giorgio Mottola, minacciato da uno dei principali indagati, e dalla Rai, che potranno chiedere un risarcimento. Il cronista di Report e un altro privato cittadino sono le uniche due persone delle 13 individuate come persone offese, destinatarie di minacce e aggressioni, che hanno deciso di schierarsi nel processo.

      Il «sistema mafioso lombardo»

      In questo nuovo sodalizio, i presunti appartenenti alle tre storiche organizzazioni mafiose italiane non erano in rivalità tra di loro, ma alleati, con una “struttura confederativa orizzontale”, con i vertici posti “allo stesso livello”, come sostengono i pm. A farne parte sono – sempre secondo le ipotesi investigative – uomini legati a Cosa nostra, come la famiglia Fidanzati, originaria di Palermo ma da decenni stabilmente insediata a Milano; uomini della famiglia Rinzivillo, basati a Busto Arsizio e dintorni; del gruppo Maffei, originari di Catania; e mafiosi trapanesi, collegati al mandamento di Castelvetrano (guidato da Matteo Messina Denaro). Tra questi ultimi spicca il nome di Paolo Aurelio Errante Parrino, condannato più volte per associazione mafiosa e cugino acquisito di Matteo Messina Denaro.

      Ci sono poi uomini della ‘ndrangheta appartenenti alla locale di Legano-Lonate Pozzolo collegata alla locale di Cirò (Crotone), dominata dalla cosca Farao-Marincola; uomini della cosca Iamonte legata alla locale di Desio e collegata alla locale di Melito Porto Salvo (Reggio Calabria) e un uomo – Antonio Romeo – legato alle cosche di San Luca e al suo boss, Sebastiano Romeo detto “u staccu”. A rappresentare la camorra, uomini legati alla famiglia di Michele Senese, il boss che dalla Campania ha creato un suo feudo a Roma.

      I summit tra uomini di cosa nostra, ‘ndrangheta e camorra e le loro attività

      Nel corso delle indagini, i carabinieri di Milano e Varese hanno documentato molti incontri – ben ventuno – tra i rappresentanti delle diverse organizzazioni mafiose, a Dairago, Cinisello Balsamo, Abbiategrasso e zone limitrofe tra il 2020 e il 2021.

      Il “sistema mafioso lombardo” era attivo nei traffici di droga e di armi, nelle estorsioni, nel controllo del territorio per risolvere le controversie legate agli affari, illeciti o leciti. L’aspetto più rilevante riguarda gli affari imprenditoriali, finanziari, le truffe legate ad esempio all’ottenimento dei bonus, l’apertura di società con il solo scopo di evadere il fisco e riciclare i guadagni illeciti. Molti indagati avevano acquisito “direttamente e indirettamente la gestione e/o il controllo di attività economiche” nel settore della logistica, nell’edilizia, nel settore sanitario (con particolare riferimento alle forniture legate all’emergenza Covid, alle procedure di sanificazione, al servizio ambulanza per trasporto dializzati), e molti altri ambiti (e-commerce, ristorazione, noleggio auto, parcheggi aeroportuali, importazione di gasolio). Erano anche interessati ad acquisire “appalti pubblici e privati, anche attraverso l’attivazione di canali istituzionali opportunamente e preventivamente compulsati”.

      Nel corso dell’indagine, ai cinque pentiti che hanno reso dichiarazioni utili se n’è aggiunto uno nuovo, Saverio Pintaudi, indagato quale uomo vicino alla ‘ndrangheta con ruoli in molte società per reinvestire il denaro frutto delle attività illecite. Da marzo sta spiegando agli inquirenti in che modo i soldi sporchi vengano ripuliti attraverso società fittizie, prestanomi, fatture false e con la complicità di “banchieri” cinesi, imprenditori dotati di grandi disponibilità e contatti per riciclare con il sistema della Chinese underground bank.

      A dimostrare l’unione di questo nuovo sodalizio criminale c’era la “bacinella”, dove mettere i soldi per i detenuti o le esigenze degli associati. L’organizzazione “imponeva il versamento di somme di denaro nella cassa comune, destinate al sostentamento dei detenuti di ciascuna componente e pretese quale corrispettivo per l’assegnazione e/o agevolazione nella assegnazione di affari leciti o illeciti, in virtù della forza di intimidazione dell’intera associazione”, perché “i carcerati vanno mantenuti prima di ogni altra cosa a questo mondo”, e non importa la provenienza territoriale e la relativa organizzazione.

      Alcuni presunti appartenenti al sistema mafioso lombardo tenevano contatti con esponenti del mondo politico, istituzionale, imprenditoriale, bancario, “in modo da ottenerne favori, notizie riservate, erogazione di finanziamenti, rete di relazioni, tutti in grado di fornire un contributo rilevante al mantenimento in vita, al rafforzamento dell’organizzazione e ad aumentarne il prestigio”.

      Da alcune intercettazioni realizzate dai carabinieri nel corso dell’inchiesta emerge anche il sospetto che alcuni appartenenti all’organizzazione fossero in grado di condizionare “il libero esercizio del voto”: “Ci sono tutti i miei parenti, adesso maschi e femmine, siamo… abbiamo un bel pacchetto voti, perché posso portare o senatori in Europa, miei parenti – diceva uno degli indagati, Filippo Crea –. Poi abbiamo preso un partito, una lista civica”, fatta dalle sue cugine “tutte avvocatesse”. “Stiamo parlando di persone che hanno 4-500 (quattro, cinquecento) voti a testa”, aggiungeva.

      Il dilemma: supermafia o no?

      Una “supermafia”, una confederazione o altro? Sin da quando l’inchiesta Hydra è diventata pubblica, con l’arresto di 11 persone il 25 ottobre 2023, i magistrati hanno avuto vedute contrastanti.

      Per la procura esisteva “un accordo stabile e duraturo” tra le diverse componenti calabrese, siciliana e campana/romana, dimostrato da una serie di elementi come “l’apporto comune di capitali”, “la messa a disposizione di risorse umane, la costituzione di società” per uno scopo comune, fare profitto. Sarebbe “un sistema di tipo confederativo”. In altre parole: “Pur nel rispetto dei legami con le cosche d’origine, questa eterogenea associazione gode di propria organizzazione, di un proprio ed autonomo programma, di proprie regole e ritorsioni per chi le viola, di propri sodali che apertamente ne manifestano l’appartenenza e agisce in modo indipendente rispetto alle singole componenti”. Questo è il sistema mafioso lombardo.

      La valutazione del gip

      Il gip, che ha dovuto valutare le 153 richieste di arresto, ha fornito una valutazione molto diversa e così ha rigettato ben 142 richieste ritenendo che non ci fossero elementi per contestare il reato di associazione a delinquere di stampo mafioso (416 bis). Secondo lui, l’ipotesi investigativa di un gruppo composto dalle tre mafie, “un unicum nella storia giudiziaria” in Italia, non era stata “sufficientemente suffragata dagli elementi di prova raccolti” e in alcuni episodi non emergeva la “mafiosità”: il procedimento, “muovendo dal postulato che si tratta di soggetti appartenenti ad un sodalizio confederativo di stampo mafioso, ha avvolto qualsiasi attività, lecita o illecita che fosse, svolta dagli odierni indagati, in un mantello di cosiddetta mafiosità che è arduo scorgere nelle sue pieghe, se non in via intuitiva”, si legge in un passaggio dell’ordinanza. Su alcune contestazioni, “è del tutto assente la prova del fatto che gli odierni indagati si siano avvalsi della forza di intimidazione scaturente dal vincolo associativo, al fine di sbaragliare la concorrenza”. Di alcuni indagati, inoltre, per il giudice non erano emerse prove di affiliazione al “sistema mafioso lombardo” o alle mafie tradizionali: “Nella maggioranza dei casi, invero, si tratta di soggetti incensurati o che vantano precedenti per reati non connessi alle dinamiche di tipo mafioso”.

      In sostanza, “non vi è prova, quindi, che tra gli indagati di appartenere al sodalizio sia stata costituita un’organizzazione stabile, posta in essere allo scopo di realizzare un programma criminoso comune e protratto nel tempo, con una ripartizione di compiti tra gli assodati, ossia il vincolo associativo”, si legge nell’ordinanza di custodia cautelare.

      Invece “certamente emerge la presenza sul territorio milanese di soggetti che, vantando, per lo meno almeno alcuni di essi, rapporti qualificati con alcuni soggetti di sicura appartenenza mafiosa, sia pur accertata in altre regioni, commettono attività lecite, ma anche delittuose, soprattutto di tipo economico, in territorio lombardo”.
      Il ricorso della procura

      Alla bocciatura di molte richiesta, la pm Alessandra Cerreti ha replicato subito ricorrendo al tribunale del Riesame (anche detto tribunale delle Libertà) e sottolineato che “gli innumerevoli elementi investigativi” sono stati “incredibilmente parcellizzati e banalizzati dal giudicante”, aggiungendo, a differenza di quanto scritto dal giudice, di non aver “mai sostenuto trattarsi di una super associazione mafiosa (...) composta dalle 3 mafie italiane che si sarebbero consorziate sul territorio (addirittura nazionale)” o “mondiale”: “Né mai il pm ha parlato di ’egemonia’ sul territorio lombardo, come ha erroneamente ritenuto il giudicante, che ne ha escluso l’esistenza anche argomentando sulla mancata opposizione da parte di altre associazioni mafiose radicate sul territori”.

      Nelle 1121 pagine del ricorso, la Dda, guidata dal procuratore Marcello Viola e dall’aggiunta Alessandra Dolci, aveva precisato di non aver “mai sostenuto trattarsi di una super associazione mafiosa (...) composta dalle tre mafie”. Ovvero di una «federazione» autorizzata dall’alto. Il capo di imputazione sul punto, ha scritto la Dda, è «estremamente chiaro: trattasi di mere ’componenti’ delle tre tradizionali associazioni mafiose, operative sul territorio milanese, che si alleano strutturalmente tra loro per aumentare le possibilità di profitto» ed «evitare i conflitti».

      La decisione del Riesame

      Quasi un anno dopo, il tribunale del Riesame ha “riesaminato” (appunto) le misure cautelari disponendo gli arresti in carcere per 41 indagati e stabilendo che l’organizzazione va considerata come una nuova e unica associazione mafiosa composta da presunti affiliati alle tre mafie, come fosse un consorzio basato su un’alleanza. Si può ritenere, scriveva il presidente del Tribunale di Milano Fabio Roia in una nota, che “singoli soggetti anche appartenenti alle mafie cosiddette storiche abbiano costituito una associazione di stampo mafioso, non configurabile però né come una confederazione di mafie, né come una ‘supermafia’, avendo trasferito nel sodalizio orizzontale tutti i tratti genetici delle associazioni di appartenenza”.

      Nelle motivazioni il tribunale del Riesame parla di “mafiosità immanente” della nuova associazione in Lombardia e ritiene “ampiamente dimostrato che il sodalizio contestato abbia fatto effettivo, concreto, attuale e percepibile uso, anche con metodi violenti o minacciosi, della forza di intimidazione nella commissione di delitti come nella acquisizione del controllo e gestione di attività economiche, che sono propriamente gli ambiti di attività” che caratterizzano “la natura mafiosa”. L’uso “del metodo mafioso e il programma criminale” non lascia mai “dubbi sulla qualità propria dell’associazione”. Sulla base della giurisprudenza, “il sodalizio”, con “strutture e capitali comuni” e “partecipato” da persone “di diversa provenienza mafiosa”, si “connota indubbiamente in termini mafiosi”.

      Le decisioni del Tribunale delle libertà sono state poi confermate dalla Cassazione.

      Va anche aggiunto un dettaglio. Per saltare il vaglio del gip, la procura di Milano avrebbe voluto procedere con il fermo di 70 indagati nel 2023, ma le perplessità di alcune procure del Sud e la richiesta di un coordinamento da parte della Direzione nazionale antimafia hanno fatto cambiare i piani.
      La costituzione di Libera come parte civile

      Il 18 giugno scorso il gup Emanuele Mancini ha accolto la richiesta di costituzione di parte civile delle amministrazioni di Milano, Varese e Legnano, della Regione Lombardia e della Città metropolitana di Milano.

      Ha riconosciuto questa possibilità anche ad associazioni come WikiMafia e Libera, assistita dall’avvocato Giuseppe Rizzo. Si tratta di “un risultato importante”, in linea con altre iniziative simili di Libera in altri processi, che dà “un segnale di impegno e di responsabilità per tutta la società civile e responsabile a fronte dell’ipoteca criminale che l’alleanza tra le diverse organizzazioni mafiose determina sull’economia e sulla società in Lombardia”.

      Per l’organizzazione presieduta da don Luigi Ciotti “la presenza nel processo Hydra rappresenta un’occasione importante per fare crescere la sensibilità delle giovani generazioni nei riguardi di mafie e di corruzione, con il coinvolgimento di scuole e di università nel corso di un procedimento che per le sue dimensioni si annuncia di lunga durata”.

      https://lavialibera.it/it-schede-2370-hydra_prime_condanne_contro_l_alleanza_tra_mafiosi_di_cos

  • #caserta, #villa_giaquinto: firmata la #variante_di_progetto, ripartono i lavori
    https://informareonline.com/caserta-villa-giaquinto-firmata-la-variante-di-progetto-ripartono-i

    Ci siamo lasciati a sabato mattina scorso, dove Piazza Ruggiero si è trasformata in una piccola agorà cittadina. Famiglie, bambini, ragazzi e residenti si sono radunati sotto il Comune di Caserta per chiedere la riapertura dei lavori a Villa Giaquinto, il parco urbano chiuso da mesi e diventato simbolo di partecipazione e vita sociale per […] L’articolo Caserta, Villa Giaquinto: firmata la variante di progetto, ripartono i lavori proviene da Informareonline, scritto da Gianrenzo Orbassano

    #Approfondimenti #Attualità

  • L’ARS confirme 9 cas de Mpox à Mayotte et juge la situation « peu inquiétante » à ce stade
    https://la1ere.franceinfo.fr/mayotte/l-ars-confirme-9-cas-de-mpox-a-mayotte-et-juge-la-situation-peu-in

    L’Agence Régionale de Santé de #Mayotte a tenu à rassurer au sujet de la circulation du #Mpox, de la #variole du singe, sur le territoire. Avec 9 cas confirmés, la situation est « peu inquiétante » selon l’#ARS, qui rappelle pratiquer une #vaccination préventive et réactive.

    #tout_est_sous_contrôle :-)

  • MV Louise Michel - Mastodon
    https://kolektiva.social/@louisemichel/115649596664814984

    EU-funded Libyan patrol boat fires shots close to Louise Michel

    Today, a patrol boat of the so-called Libyan Coast Guard closely approached the Louise Michel and fired shots into the water at just 200-300 metres away. Shortly after the incident, our crew found an empty rubber boat - the sad evidence of what we assume to be an illegal pull back to #Libya.

    This continued aggressive behaviour by the Libyan organisation is not only known of, but seems to be encouraged by #Europe as part of its brutal border regime.

    Italy and the #EU train, arm, and legitimise Libyan groups to enforce their illegal border violence. The specific vessel that shots were fired from today was gifted to Libya in 2023, with a ceremony that Italian Foreign Minister Tajani, Interior Minister #Piantedosi, and EU Commissioner #Várhelyi were present at.

    Even as aggression against NGO ships has increased, those most violently targeted are people on the move, who face shootings, kidnapping, sexual assault, detention and other human rights violations on a daily basis.

    Today’s shots were fired with the confidence of actors who know they are protected.

    This violence needs to stop. Safe passage and human rights for all!

    A côté de ces évènements, en lien avec Frontex, tu vois sur les réseaux sociaux des gens qui disent que l’Occident est immigrationniste, et que l’Occident encourage l’immigration à tort et à travers et que c’est vraiment la cause de tous les maux.

    La réalité, c’est que Frontex commet des crimes contre l’humanité aux frontières, l’UE encourage et paie les pays limitrophes pour commettre de tels crimes, afin de décourager les migrants à se déplacer en zone sûre, en Occident.

    La suite de cette réalité, c’est que ces migrants n’arrivent pas de nulle part. Ils arrivent de zones où la vie est plus difficile, du fait du monde comme il évolue. Quand les allemands ont accepté la venue des migrants syriens, ce n’était pas que pour faire joli, c’était aussi parce que la guerre en Syrie, c’était notre guerre à nous, européens, quoi qu’on ait pu claironner en faisant comme si c’était une révolution intérieure spontanée... alors que désormais, partout, tous les jours, on te dit que oui, c’est vrai, les protagonistes les plus malfaisants avaient été envoyés, payés, armés, au préalable et tout du long, par l’Occident et ses alliés dans la région. Et qu’en fait de révolution... euh... les vrais révolutionnaires se sont retrouvés massacrés, entre la dictature, et les libérateurs occidentaux.

    Il n’y a pas si longtemps, on te disait que la cause de tous les maux, c’était les LGBTQIA+. Comme Trump est passé par là, l’argument tombe à l’eau. C’est toujours autant la déconfiture pour l’Occident, alors même qu’on peut à nouveau discriminer en toute tranquillité. Mais on ne peut plus utiliser cet argument. Et donc, on passe au suivant. C’est la faute aux migrants, aux étrangers, aux pas pareils.

    Les lumières sont éteintes, dans le chef des zélites qui peuvent parler dans le poste.

  • Bosnia Erzegovina, materie critiche e appetiti neocoloniali
    https://www.balcanicaucaso.org/aree/Bosnia-Erzegovina/Bosnia-Erzegovina-materie-critiche-e-appetiti-neocoloniali-239441

    Grazie ad un enorme affare minerario, la Bosnia Erzegovina ha attratto il più importante investimento estero della sua storia recente. Lo stato continua a promuovere “l’estrattivismo verde”, pur non essendo capace di proteggere le proprie risorse naturali e la popolazione dagli effetti dannosi dei progetti minerari

    • Grazie ad un enorme affare minerario, la Bosnia Erzegovina ha attratto il più importante investimento estero della sua storia recente. Lo stato continua a promuovere “l’estrattivismo verde”, pur non essendo capace di proteggere le proprie risorse naturali e la popolazione dagli effetti dannosi dei progetti minerari

      A solo un anno dall’apertura della miniera di #Rupice e dai primi ricavi derivanti dalla lavorazione e dall’esportazione dei minerali estratti, la compagnia britannica #Adriatic_Metals ha deciso di vendere l’intero capitale azionario del complesso minerario di Vareš alla società canadese Dundee Precious Metals (DPM) per 1,25 miliardi di dollari.

      Oltre alla valutazione dei guadagni sul mercato dei metalli, la decisione dei vertici di Adriatic Metals con ogni probabilità è legata ad enormi perdite subite dopo la distruzione della rete ferroviaria di Jablanica. Le alluvioni dello scorso anno hanno infatti provocato l’interruzione delle principali vie di comunicazione nell’area, in precedenza utilizzate per l’esportazione dei minerali estratti.

      Ad accomunare le due aziende coinvolte in questa transazione “storica” sono anche altri progetti controversi avviati nei Balcani occidentali.

      L’azienda canadese DPM è nota per i suoi progetti “d’oro” in Serbia, ma anche per la forte resistenza della popolazione locale che denuncia il prosciugamento delle sorgenti e la distruzione dell’area boschiva di Homolje, nell’est del paese. In questa zona, la DPM da anni ormai sta esplorando i grandi giacimenti d’oro nella località di Čoka Rakita .

      Come nel caso di Vareš, anche in Serbia gli ambientalisti si sono impegnati per salvare la straordinaria biodiversità e le fonti di acqua potabile in un’area, come quella di Homolje, dove le risorse naturali dovrebbero essere protette dalla legge per evitare le conseguenze dannose dell’attività esplorativa ed estrattiva.

      Nel frattempo, entrambe le compagnie minerarie vanno avanti con i loro progetti, nonostante le molteplici critiche e denunce.
      Il progetto Vareš

      Se da un lato gli analisti evidenziano le potenziali criticità normative e geopolitiche nell’implementazione del nuovo progetto della Dundee Precious Metals in Bosnia Erzegovina, dall’altro l’azienda vede questo affare come un passo strategico per un’ulteriore crescita. Per la DPM, il progetto Vareš è un’opportunità straordinaria per aumentare la produzione di oro, attività per cui la compagnia canadese è conosciuta in tutto il mondo.

      Uno studio pubblicato nell’aprile di quest’anno – commissionato dalla DPM in conformità alle norme canadesi sulla pubblicazione dei dati relativi ai progetti minerari – prevede che la miniera di Vareš rimanga attiva per quindici anni producendo circa 168mila once equivalenti d’oro (GEO) all’anno. È previsto anche un ampliamento di attività esplorativa, attualmente circoscritta ad un’area di 4.400 ettari.

      Sin dall’inizio il progetto Vareš è stato accompagnato da polemiche. In un primo momento, la popolazione aveva accolto con entusiasmo l’annuncio di una rivitalizzazione definitiva della vecchia miniera che per decenni, insieme all’acciaieria, ha fornito linfa vitale a questo piccolo comune della Bosnia centrale.

      Le autorità hanno dichiarato lo sfruttamento di argento, piombo, zinco e oro a Vareš un progetto di interesse nazionale, presentando Adriatic Metals come un’azienda capace di salvare uno dei comuni più poveri della Bosnia Erzegovina.

      D’altra parte, gli attivisti locali da anni evidenziano gli effetti negativi del progetto, rilevati già nella prima fase esplorativa, sulla qualità dell’acqua potabile a Vareš e nel vicino comune di Kakanj. Gli ambientalisti denunciano anche la distruzione di una foresta durante i preparativi per l’attività estrattiva nella miniera di Rupice.

      L’ong Bankwach, che monitora gli investimenti nel settore energetico e i loro effetti sulle comunità locali, in un commento pubblicato nel luglio 2023 si chiede perché le ambasciate di Gran Bretagna, Norvegia e Stati Uniti a Sarajevo – i cui rappresentanti si sono recati a Vareš per ribadire il loro sostegno al progetto minerario – “facciano orecchie da mercante” e perché la Banca europea per la ricostruzione e lo sviluppo (BERD) continui a tacere di fronte alle conseguenze disastrose che il progetto comporta per l’ambiente e per la comunità locale.

      È chiaro quindi che il nuovo proprietario della miniera di Vareš, oltre ad un’attività redditizia, ha ereditato anche una moltitudine di problemi riguardanti le autorizzazioni, le procedure di cambio di destinazione d’uso dei terreni, le denunce e le critiche avanzate da attivisti e organizzazioni.

      Nonostante la questione dell’utilizzo delle proprietà dello stato non sia mai stata risolta, la leadership della BiH sembra pronta a scendere a compromessi e a sostenere in maniera incondizionata investimenti esteri. Una dinamica che, in ultima analisi, rischia di danneggiare un’azienda, come Dundee Precious Metals, che si è pubblicamente impegnata a rispettare i principi ambientali, sociali e di governance.
      Resistenza ambientalista vs opportunismo politico

      Alla fine del 2024, a seguito di una segnalazione presentata dall’azienda idrica di Kakanj – che ha denunciato un forte aumento della concentrazione di cadmio in un fiume che fornisce acqua potabile alla popolazione locale – è stata annullata l’autorizzazione rilasciata ad Adriatic Metals per lo sfruttamento minerario. Il permesso è stato revocato in modo da poter sciogliere alcune perplessità sull’utilizzo dei terreni non inclusi nell’area estrattiva della miniera di Rupice.

      Tuttavia, una decina di giorni dopo, l’autorizzazione è stata rinnovata, grazie al tempestivo intervento del ministero dell’Energia, delle Miniere e dell’Industria della Federazione BiH. I responsabili dei danni causati alle risorse idriche non sono mai stati identificati.

      In precedenza, la Corte costituzionale della Bosnia Erzegovina aveva sospeso la decisione con cui il governo della Federazione BiH – violando la legge sul divieto temporaneo di uso dei beni statali – aveva consentito alla compagnia britannica di “utilizzare temporaneamente”, o meglio di disboscare 7,24 ettari di terreno forestale di proprietà statale.

      Adriatic Metals non solo non ha rispettato la decisione della Corte costituzionale, ma – come denuncia la Direzione per le foreste del cantone di Zenica-Doboj – ha abbattuto illegalmente un’altra foresta demaniale, estesa su una superficie di 3000 metri quadrati nell’area di Vareš. Nermin Nikšić, primo ministro della Federazione BiH, ha reagito definendo gli alberi distrutti “una foresta brulla e inutile” che avrebbe messo a repentaglio un investimento allettante.

      Il Comitato della Convenzione di Berna, reagendo alla denuncia sporta dall’attivista Hajrija Čobo, ha esortato la Bosnia Erzegovina a sospendere l’attività esplorativa ed estrattiva a Vareš fino a quando non verranno accertate le accuse contenute nella denuncia.

      Nel documento presentato da Hajrija Čobo si afferma che nell’area data in concessione ad Adriatic Metals si trova una foresta vergine ricca di biodiversità, che rappresenta un habitat unico di numerose alghe, pesci e crostacei e un’importante rotta migratoria per gli uccelli. Un ecosistema che, secondo l’attivista, rischia di essere gravemente danneggiato da un progetto minerario, come quello di Vareš, che comporta la deforestazione e l’inquinamento dell’acqua, dell’aria e del suolo.

      Nella risposta fornita dal governo della Federazione BiH, tutte le accuse relative alla violazione delle disposizioni della Convenzione di Berna sono state respinte come errate e infondate. La Bosnia Erzegovina ha scelto di ignorare la Convenzione di Berna e il progetto Vareš è proseguito senza intoppi.

      Nel frattempo, Adriatic Metals ha intentato una causa per diffamazione contro Hajrija Čobo, ben presto però decidendo di ritirarla.

      I boschi lungo le sponde dei fiumi Trstionica e Bukovica, in particolare una foresta vergine che si estende sui pendii del rilievo interessato dalle attività minerarie, costituiscono il fulcro del progetto del parco naturale Trstionica-Boriva.

      Anche se il consiglio comunale di Kakanj, già nell’autunno del 2023, aveva deciso all’unanimità di istituire un’area protetta, devono ancora essere completate diverse procedure riguardanti le analisi, la stesura della documentazione e la definizione dei migliori modelli di gestione.

      Gli attivisti che si battono per proteggere questo particolare ecosistema sperano che la creazione di un parco naturale possa fermare il progetto di espandere le attività minerarie nell’area di Vareš. A sfavore agli ambientalisti, oltre ai mega-affari conclusi di recente, gioca però il fatto che in questa zona è già stata avviata la ricerca per esplorare altri giacimenti minerari potenzialmente redditizi, compresi alcuni depositi di cromo.
      Le voci critiche

      Un altro aspetto problematico è che Vareš viene presentato come un’area mineraria attraente, capace di soddisfare gli appetiti neocoloniali. Così si crea un clima che permette agli investitori stranieri di portare avanti indisturbati i propri progetti, ignorando le critiche fondate e i danni ambientali, ben evidenti, che queste attività lasciano in eredità alle generazioni future in Bosnia Erzegovina.

      “La miniera di metalli preziosi più promettente del sud est Europa, quella di Vareš, anziché diventare un pilastro della sovranità economica della BiH, è stata trasformata in un laboratorio che genera guadagni per un’azienda straniera, con canoni demaniali minimi e un caos legale totale”, denuncia Boris Britvar, noto architetto bosniaco-erzegovese.

      “L’accordo è stato siglato nonostante la miniera non sia prevista dal piano urbanistico federale né tanto meno da quello cantonale, rendendo così il progetto estrattivo privo di qualsiasi fondamento giuridico. Le istituzioni avrebbero dovuto reagire, però l’intero sistema giudiziario è stato ridotto ad un osservatore passivo oppure ad un complice attivo”, sottolinea Britvar.

      Il Regolamento europeo sulle materie prime critiche incoraggia ulteriormente l’attività esplorativa legata ai minerali strategici e prevede diversi meccanismi per accelerare le procedure per ottenere i permessi necessari. Gli ambientalisti temono che, considerando l’atteggiamento delle élite politiche locali, l’intera area dei Balcani occidentali possa diventare una cava di materie prime per il raggiungimento degli obiettivi della “transizione verde”.

      “Questo è molto preoccupante, anche perché in Bosnia Erzegovina le procedure sono già veloci. Si tende ad ignorare l’opinione pubblica e l’atteggiamento delle comunità locali, tutto avviene in modo segreto, secondo uno schema ormai consolidato. Ci vogliono dieci, quindici, talvolta anche vent’anni per aprire una miniera nei paesi UE, proprio per via delle procedure per ottenere i permessi e della necessità di includere l’opinione pubblica. Nel nostro paese, invece, questo processo è molto più breve”, spiega l’attivista Majda Ibraković per il progetto PULSE.

      Ibraković cita il caso della miniera di Vareš, aperta a soli sette anni dall’avvio delle ricerche, ma anche l’esempio di Majevica, dove l’opinione pubblica a lungo è rimasta all’oscuro dell’attività esplorativa nell’area di Lopare.

      L’attivista evidenzia anche alcune decisioni sbagliate prese dalle istituzioni della BiH dopo la guerra, creando così le condizioni per un assetto politico favorevole a “eminenze grigie e investitori controversi”.

      “Ci dobbiamo preoccupare di un accordo commerciale, sottoscritto dalla Bosnia Erzegovina già nel 1995 e successivamente ratificato. Il cosiddetto Energy Charter Treaty protegge certi investimenti e investitori. Oggi diversi paesi europei si stanno ritirando da questo trattato dannoso”, spiega Ibraković. “Dopo la guerra, la Bosnia Erzegovina ha adottato anche una legge sugli investimenti esteri, spianando così la strada a privatizzazioni deleterie e un’ulteriore svendita delle nostre risorse”.

      Anche l’attivista Anes Podić è dello stesso parere.

      “Negli ultimi trent’anni, i nostri beni sociali e naturali sono stati oggetto di continui saccheggi. Prima hanno distrutto le nostre aziende, poi tutto il resto. In questo contesto, la normativa in materia di concessioni svolge un ruolo molto importante essendo concepita in modo da agevolare un processo decisionale lontano dagli occhi e senza alcun coinvolgimento dell’opinione pubblica. Stiamo svendendo le nostre risorse senza ottenere nulla in cambio”, ha dichiarato Podić a OBCT.

      Per l’architetto Boris Britvar, il modo in cui è stata concepita la legislazione nazionale in materia di concessioni – che si traduce in un atteggiamento servile nei confronti degli investitori stranieri – la dice lunga sull’effettiva sovranità della Bosnia Erzegovina, come ben dimostra anche il caso di Vareš.

      “La Bosnia Erzegovina non guadagnerà un soldo bucato con questo accordo stratosferico. Volendo fare un confronto, secondo l’organizzazione Eko Akcija, nella Repubblica Democratica del Congo, dilaniata da guerre, la legge prevede che lo stato detenga una quota del 20% di ogni progetto minerario [avviato sul suo territorio]. Se Vareš si trovasse in Congo, questa compravendita frutterebbe allo stato oltre quattrocento milioni di marchi [poco più di duecento milioni di euro]. La Bosnia Erzegovina invece riscuote canoni demaniali miseri, pari a 3,9 marchi per tonnellata di minerale, una delle imposte sugli utili più basse d’Europa”, denuncia l’architetto.

      “Anziché di uno sviluppo, come lo presentano le istituzioni e i media allineati, si tratta di un colonialismo economico legittimato dal consenso interno. Il paese è stato derubato per l’ennesima volta, con tanto di sorrisi dei politici, titoli sugli ‘investimenti esteri’ e silenzio delle istituzioni. [...] Quando qualcuno nel cantone di Zenica-Doboj vi dice che la Bosnia Erzegovina è uno stato sovrano, mostrategli la miniera di Vareš”, conclude Britvar.

      #extractivisme #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #investissement #terres_rares #extractivisme_vert #Vareš #Dundee_Precious_Metals (#DPM) #résistance #Balkans

  • Varenna, vittima del suo successo

    Decine di migliaia di visitatori al giorno per un borgo di 700 abitanti: il sindaco vuole introdurre una tassa di sbarco

    Durante le vacanze pasquali di quest’anno, Varenna è stata letteralmente presa d’assalto: 18’000 turisti in un solo giorno, oltre 100’000 in cinque. Numeri da capogiro per un borgo di appena 700 abitanti, affacciato sul ramo orientale del lago di Como.

    A richiamare folle tanto numerose è la bellezza del lungolago, con la vista unica su #Bellagio e sui panorami più iconici del #Lario. Ma anche #Instagram ci mette del suo: per lo più vengono gli #influencers, racconta Lucrezia, dell’ufficio turistico: “Vengono qui sul lago di Como, fanno le foto” e se ne vanno. Solo nella mattinata, quasi 700 persone varcano la porta del piccolo infopoint.

    Il risultato, però, non sembra essere sempre positivo. Treni e battelli strapieni, turisti seduti per terra in stazione, vicoli congestionati. “Sembra un turismo mordi e fuggi”, commenta la signora Rizzi, commerciante del borgo, “non so quanta ricchezza portino a questo paese tutti questi turisti”. Giorgio, titolare di una boutique, è ancora più diretto: “Tanta gente, ma non comprano molto: prima c’era poca gente, però con i soldi”.

    Il sindaco Mauro Manzoni non vuole restare a guardare. La sua idea è introdurre una tassa di sbarco di 5 euro, sulla scia di Venezia, per limitare gli accessi e riportare un po’ di equilibrio. Una proposta che divide: “Chi vuole venire, paga il biglietto” dice Lucrezia. Ma altri temono il contrario. Giada, che organizza esperienze turistiche, sottolinea: “Abbiamo un ottimo riscontro, contiamo tantissimo sui turisti”. Secondo lei, la tassa “potrebbe limitare il numero di arrivi: questo potrebbe essere un fattore limitante”.

    https://www.rsi.ch/info/ticino-grigioni-e-insubria/Varenna-vittima-del-suo-successo--3049019.html
    #overtourism #taxe #surtourisme #Varenna #Italie #Lac_de_Côme #tourisme

  • So haben Berlins Abiturienten abgeschnitten – das sind die besten Schulen
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/so-haben-berlins-abiturienten-abgeschnitten-das-sind-die-besten-sch

    L’Allemagne aussi dévéloppe sa culture élitiste et d’exclusion. On fait peur aux parents qui s’exécutent et tentent de placer leurs petis dans les « meilleurs » lycées de la ville. Cette liste comprend les « meilleurs » lycées privés et sous régime international à Berlin.

    Compte rendu des lycées où la sélection est la plus dure. (Légende : M = municipal, P = privé, R = religieux, I = international

    Berlin Cosmopolitan School (1,50) PI
    Gymnasium zum Grauen Kloster (1,63) R
    Käthe-Kollwitz-Gymnasium (1,66) M
    Französisches Gymnasium FG (1,67) MI
    Evangelisches Gymnasium zum Grauen Kloster (1,63) R

    Georg-Friedrich-Händel-Gymnasium (1,77) M
    Katholische Theresienschule (1,79) R
    Heinz-Berggruen-Gymnasium (1,87) M
    Arndt-Gymnasium Dahlem (1,82) M
    John-F.-Kennedy-Schule JFK (1,92) I
    Nelson-Mandela-Schule NMS (1,93) MI

    La sélection est d’abord d’ordre culturelle et financière pour les lycés privés, par la culture générale, la discipline et le talent pour les lycées-conservatoire, la nationalité pour le FG et JFK, la situation professionnele des parents (diplomates et cadres internationaux) pour le NMS, par les résultats du primaire pour les lycées municipaux, religieux et la partie allemande du FG.

    La préférence religieuse permet à quelques enfants de bonne famille « moins doués » au départ d’intégrer les lycées religieux et d’y suivre les cours intensifs pour se rattrapper. Le lycée jésuite se montre comme peu compétent en.la matière car il ne figure pas parmi les écoles aux meilleures moyennes. Sans doute on y souffre encore des abus sexuels qui y furent coutumières pendant des décennies.

    23.7.2025 von Jannik Läkamp - Abi gut, alles gut? So haben Berlins Abiturienten dieses Jahr abgeschnitten. Und diese Schüler und Schulen stachen dabei besonders heraus.

    Gebäude der Nelson-Mandela-Schule in Wilmersdorf: Eine der besten Schulen Berlins?
    Gebäude der Nelson-Mandela-Schule in Wilmersdorf: Eine der besten Schulen Berlins?Steinach/imago

    In Berlin stehen die Sommerferien bevor. Das heißt neben vollen Autobahnen und überfüllten Freibädern vor allem auch: Zeugnisvergabe. Ganz besonders wichtig ist die für die Abiturienten der Hauptstadt. Wie haben sie abgeschnitten? Wie viele sind durchgefallen? Und welche waren die besten Schulen?

    Im Schnitt erreichten Berlins Abiturienten in diesem Jahr die Note 2,3 – derselbe Durchschnitt wie in den beiden Vorjahren. Die durchschnittliche Gesamtpunktzahl lag bei 601. Das geht aus einer Auswertung der Bildungsverwaltung hervor, die der Berliner Zeitung vorliegt. Den Schnitt deutlich nach oben gezogen haben 489 Abiturienten – sie durften sich über die Bestnote 1,0 freuen.

    Die beste Abiturientin Berlins erreichte an der Jane-Addams-Schule, einem Oberstufenzentrum für Sozialwesen in Hohenschönhausen, rekordverdächtige 899 von 900 möglichen Gesamtpunkten. Der beste männliche Abiturient mit 891 Punkten stammt vom Canisius-Kolleg, einer Schule der Jesuiten in Tiergarten. Die mit nur 14 Jahren jüngste Abiturientin Berlins legte am Hans-Carossa-Gymnasium in Kladow ihre Prüfungen mit 1,1 ab.

    Von den insgesamt 15.211 Berliner Schülern, die zum Abitur angetreten waren, bestanden 838 das Abitur nicht. Die Erfolgsquote liegt immerhin bei 94,5 Prozent und somit etwas über der im Vorjahr mit 93,8 Prozent.

    Ebenfalls bemerkenswert: Die Anzahl der Abiturientinnen und Abiturienten, die Deutsch nicht als Muttersprache haben, hat sich in der Gruppe mit den Durchschnittsnoten 1,0 und 1,1 im Vergleich zum Vorjahr knapp verdoppelt.

    „Diese Spitzennoten zeigen das hohe Engagement und die harte Arbeit sowohl unserer Lernenden als auch unserer Lehrkräfte“, sagte Bildungssenatorin Katharina Günther-Wünsch (CDU). Ein guter Abschluss eröffne die besten Möglichkeiten für den weiteren Bildungs- und Lebensweg.
    Die Schulen mit den besten Abi-Noten in den Bezirken

    Auch in den Bezirken wurden die Schulen mit den besten Abiturschnitten im Durchschnitt gekürt. Das sind die besten Beruflichen Gymnasien, Gymnasien, Integrierten Sekundarschulen, Gemeinschaftsschulen und Schulen in freier Trägerschaft pro Bezirk – aufgeführt jeweils in dieser Reihenfolge.

    Mitte: OSZ Banken, Immobilien und Versicherungen (2,62), Französisches Gymnasium (1,67), Heinrich-von-Stephan-Gemeinschaftsschule (2,63), Berlin Cosmopolitan School (1,50)

    Friedrichshain-Kreuzberg: Jane-Addams-Schule (2,49), Georg-Friedrich-Händel-Gymnasium (1,77), Margarethe-von-Witzleben-Schule (2,33)

    Pankow: Max-Bill-Schule (2,25), Käthe-Kollwitz-Gymnasium (1,66), Wilhelm-von-Humboldt-Schule (2,10), Katholische Theresienschule (1,79)

    Charlottenburg-Wilmersdorf: Anna-Freud-Oberschule (2,55), Heinz-Berggruen-Gymnasium (1,87), Nelson-Mandela-Schule (1,93), Evangelisches Gymnasium zum Grauen Kloster (1,63)

    Spandau: OSZ TIEM (2,57), Freiherr-von-Stein-Gymnasium (2,24), Martin-Buber-Oberschule (2,30), Wilhelmstadtschulen (2,18)

    Steglitz-Zehlendorf: Louise-Schroeder-Schule (2,60), Arndt-Gymnasium Dahlem (1,82), John-F.-Kennedy-Schule (1,92), Bilinguale Schule Phorms Berlin Süd (2,03)

    Tempelhof-Schöneberg: OSZ Logistik, Touristik und Steuern (2,73), Paul-Natorp-Gymnasium (2,05), Sophie-Scholl-Schule (2,28), Katholische Schule Sankt Franziskus (2,51)

    Neukölln: Lise-Meitner-Schule (2,52), Albert-Einstein-Schule (2,25), Gemeinschaftsschule auf dem Campus Rütli (2,49), Evangelische Schule Neukölln (2,22)

    Treptow-Köpenick: Hermann-Scheer-Schule (2,41), Gerhardt-Hauptmann-Gymnasium (2,08), Flatow-Oberschule (2,26), Evangelische Schule Köpenick (1,95)

    Marzahn-Hellersdorf: Rahel-Hirsch-Schule (2,53), Otto-Nagel-Gymnasium (1,80), Rudolf-Virchow-Oberschule (2,69), Internationale Lomonossow-Schule Berlin-Marzahn (1,94)

    Lichtenberg: Max-Taut-Schule (2,38), Johann-Gottfried-Herder-Gymnasium (1,84), Schul- und Leistungssportzentrum Berlin (2,26)

    Reinickendorf: Georg-Schlesinger-Schule (2,41), Humboldt-Gymnasium (2,04), Bettina-von-Arnim-Schule (2,63), Evangelische Schule Frohnau (1,65)

    #Berlin #école #éducation #sélection #varrière

  • Hanns Heinz Ewers, Die Tomatensauce 1905
    https://seenthis.net/messages/921882

    Les médias et le gouvernement allemand nous font assister aux meurtres en Palestine/Gaza d’une position qui ressemble à la perspective du narrateur de l’histoire sanglante de Hanns Heinz Ewers. Par curiosité il rejoint les spectateurs d’un combat aux couteaux entre adversaires attachés au sol.

    La réalité est pire. Les nouvelles de Gaza sont comme des reportages en direct de la déstruction du ghetto de Varsovie. Comme à l’époque le monde est au courant des crimes mais laisse faire les assassins. Il n’ya que les valeureux Houthis qui font exception à la règle.

    En Allemagne c’est prèsque comme en 1943 . On nous fait assister au spectacle afin de nous rendre complices des meurtriers. Ton grand père a menti quand il a dit qu’il n’en savait rien. Il ne voulait pas savoir parce que comme aujourd’hui on lui a dit que les massacres étaient des actes d’autodéfence. Aujourd’hui comme en 1943 on te persécute si tu oses afficher une opinion différente. C’est une vieille tradition allemande.

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Ghetto_de_Varsovie

    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Hanns_Heinz_Ewers

    Texte de la nouvelle Die Tomatensauce (1905)
    https://seenthis.net/messages/921882

    #guerre #massacre #génocide #Gaza #Varsovie #philosemitisme #antisemitisme

  • Pourquoi le #lien entre #immigration et #délinquance est une #illusion

    L’immigration suscite des craintes persistantes, en partie liées à la perception qu’immigration et délinquance vont de pair. Celle-ci repose principalement sur l’observation d’une #surreprésentation des étrangers (immigrés n’ayant pas acquis la nationalité française) dans les #statistiques sur la délinquance.

    L’immigration suscite des craintes persistantes, en partie liées à la perception qu’immigration et délinquance vont de pair. La Commission nationale consultative des droits de l’homme rappelait ainsi, en 2022, que 52 % des Français considéraient l’immigration comme la principale cause d’insécurité.

    Plus récemment, le projet de loi repoussé sur l’immigration proposait de « rendre possible l’éloignement d’étrangers constituant une menace grave pour l’ordre public ». Pourtant, les recherches en sciences sociales montrent que l’immigration n’est pas la cause de la délinquance. C’est ce décalage entre réalités et perceptions que nous avons cherché à comprendre dans la lettre d’avril 2023 du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII).

    La perception d’un lien entre immigration et délinquance repose principalement sur l’observation d’une surreprésentation des étrangers (immigrés n’ayant pas acquis la nationalité française) dans les statistiques sur la délinquance. En France, la proportion d’étrangers dans la population totale était, en 2019, de 7,4 %, mais s’élevait à 14 % parmi les auteurs d’affaires traitées par la justice, à 16 % dans ceux ayant fait l’objet d’une réponse pénale et à 23 % des individus en prison.

    De nombreux facteurs, certains quasi mécaniques, peuvent expliquer cette surreprésentation sans que le statut d’immigré ne soit en lui-même lié à une probabilité plus forte de commettre une infraction.

    Une probabilité ? de contrôle plus forte

    Tout d’abord, certains délits ne peuvent, par définition, être commis que par des étrangers (soustractions à l’exécution d’une mesure de reconduite à la frontière, travail sans titre de séjour, etc.). De plus, ces infractions sont résolues lorsqu’elles sont constatées puisque l’auteur de l’infraction est identifié sur-le-champ. De ce fait, elles peuvent faire l’objet d’un ciblage particulier lors de pressions politiques à l’amélioration des statistiques, comme lors de la mise en place de la « politique du chiffre » entre 2002 et 2012.

    Ensuite, les immigrés présentent des caractéristiques individuelles qui les rendent plus susceptibles d’être en infraction avec la loi. Les hommes, jeunes, sont ainsi surreprésentés dans la population immigrée, deux caractéristiques systématiquement associées à des niveaux de délinquance plus élevés.

    Surtout, les immigrés sont en moyenne plus pauvres que les natifs. Or, la précarité économique reste un des principaux déterminants de la délinquance. Ce n’est donc pas le fait d’être immigré en soi qui conduit à plus de délinquance, mais des caractéristiques qui, lorsqu’elles se retrouvent chez les natifs, conduisent également à plus de délinquance.

    À caractéristiques similaires, les étrangers sont plus souvent et plus longtemps condamnés que les Français.

    Enfin, les immigrés subissent un traitement différencié ? à toutes les étapes du système pénal : de la probabilité ? d’arrestation à celle d’être incarcéré. Ainsi, les minorités visibles issues de l’immigration ont une probabilité ? plus forte d’être contrôlées, mais aussi de recevoir des peines plus lourdes. En moyenne, pour un même délit avec les mêmes antécédents judiciaires, en ayant suivi la même procédure et avec les mêmes caractéristiques individuelles (âge, sexe, lieu et date de jugement), les étrangers ont non seulement une probabilité plus forte (de 5 points de pourcentage) que les Français d’avoir une peine de prison ferme, mais sa durée est également plus longue, de 22 jours.

    Dynamiques locales

    Ce traitement différencié entre immigrés et natifs se retrouve aussi dans les médias. Des recherches ont montré que la presse pouvait renforcer les croyances initiales sur le lien entre immigration et délinquance en reportant plus systématiquement les infractions commises par les immigrés ou en divulguant de manière plus fréquente l’origine des suspects lorsqu’ils sont immigrés.

    La perception d’un lien entre immigration provient aussi de l’observation par les natifs d’un plus grand nombre d’infractions reportées dans les zones ou les immigrés sont majoritairement installés. Or, pour évaluer l’impact de l’immigration sur la délinquance, il est nécessaire de dépasser cette simple comparaison qui ignore que les immigrés ne se répartissent pas de manière uniforme sur le territoire national. Leur présence est en effet plus concentrée près des frontières, zones plus propices aux trafics, ou dans des quartiers où les logements sont plus abordables et qui concentrent le plus souvent des populations pauvres ou marginalisées.

    De plus, les vagues migratoires, plus soudaines et perceptibles que des changements démographiques de long terme, augmentent le nombre d’infractions, dans la mesure où il y a plus d’habitants, mais sans nécessairement augmenter le taux de délinquance par habitant. Et quand bien même on adopterait le bon raisonnement en taux, l’augmentation simultanée de la part de la population immigrée et des infractions ne vaut pas preuve que les immigrés en sont la cause car des dynamiques locales peuvent être à l’œuvre.

    Par exemple, le départ de natifs d’une zone dans laquelle la délinquance et la pauvreté sont en augmentation peut libérer des logements sociaux et attirer de nouveaux immigrés. Immigration et délinquance augmentent alors de concert sans que l’immigration n’en soit la cause.

    Face à ces difficultés, les recherches en sciences sociales se sont penchées sur la question du lien entre immigration et délinquance en prenant soin d’éliminer les bais précédemment évoqués. La conclusion de ces études est sans appel. L’immigration n’est pas à l’origine d’une augmentation des taux de délinquance.

    La régularisation entraîne une baisse des infractions

    Au Royaume-Uni, une étude a examiné l’effet de deux vagues migratoires récentes, la première liée aux guerres d’Irak, d’Afghanistan et de Somalie à la fin des années 1997-2002, la seconde, à l’entrée de huit anciens pays de l’Est dans l’Union européenne entre 2004 et 2008. Pour les deux vagues, les localités ayant accueilli plus d’immigrés n’ont pas vu leur taux d’infractions moyen évoluer plus rapidement que dans le reste du pays.

    En revanche, une légère augmentation des atteintes aux biens a été observée pour la première vague des années 2000. Cette différence provient d’un accès au marché du travail différent : là où les nouveaux citoyens de l’Union européenne avaient le droit d’exercer un emploi, les demandeurs d’asile ne pouvaient pas travailler légalement la première année de leur arrivée sur le sol britannique.

    Ce constat est confirmé par d’autres travaux. En Italie, un dispositif de décembre 2017 permettait aux immigrés en situation irrégulière de faire une demande de régularisation en ligne. Les permis de travail étaient accordés dans l’ordre des demandes et jusqu’à épuisement de quotas préalablement définis.

    Avec ce dispositif, des immigrés s’étant connectés au site à quelques minutes, voire à quelques secondes d’intervalle, se sont trouvés dans des situations très différentes : ceux ayant demandé un visa juste avant l’épuisement des quotas ont acquis le droit de travailler et de résider légalement en Italie, tandis que ceux ayant posté leur dossier l’instant d’après sont restés sans-papiers. En comparant ces deux groupes, il apparaît que les immigrés ayant obtenu un visa ont eu une probabilité deux fois plus faible de commettre une infraction au cours de l’année suivante. Une différence qui s’explique entièrement par une baisse significative des infractions générant des revenus, telles que les vols et les trafics.

    Immigration et délinquance ne sont donc pas liées, une fois les raisonnements simplificateurs écartés. Au contraire, si la surreprésentation quasi mécanique des immigrés dans les statistiques peut créer l’illusion d’une relation entre immigration et délinquance, les études rigoureuses montrent qu’il n’en est rien. Des résultats à garder en tête lors des discussions autour de la loi immigration à venir pour traiter le sujet sans passion et au plus près des réalités.

    https://www.cepii.fr/blog/bi/post.asp?IDcommunique=982

    #migrations #immigration #criminalité #chiffres

    ping @karine4

    • voir aussi cet article, publié en 2015 sur asile.ch :
      Comment s’explique la surreprésentation des étrangers dans la criminalité ?

      La présente réflexion tente de montrer de manière simple combien l’usage de statistiques bivariées peut être trompeur, allant jusqu’à faire croire que la couleur d’un passeport pourrait avoir une influence sur la criminalité, alors qu’il n’en est rien.

      Le lecteur de la présente contribution sait probablement que les adultes de plus de 175 centimètres commettent davantage d’infractions pénales que ceux de moins de 175 centimètres… Il s’agit là d’une évidence criminologique et la raison en est très simple : la population adulte de plus de 175 centimètres est principalement formée d’hommes, alors que les femmes sont largement surreprésentées parmi les adultes de moins de 175 centimètres. Sachant par ailleurs que les hommes sont davantage impliqués dans le phénomène criminel que les femmes, il est logique que les adultes les plus grands commettent la plus grande partie des infractions pénales. Néanmoins, chacun comprendra aisément que cette surreprésentation des grands dans la statistique criminelle n’a évidemment rien à voir avec la taille des personnes, mais bien avec leur sexe. Personne ne prônera donc une action sur l’hormone de croissance ou le coupage de jambes comme politique de prévention de la criminalité…

      Mais si ce raisonnement est tellement évident, alors pourquoi bon nombre de personnes ne sont-elles pas en mesure de le reproduire en matière d’implication des étrangers dans la criminalité ?

      Comme pour les adultes de plus de 175 centimètres, il est très simple de démontrer que les étrangers sont surreprésentés dans le phénomène criminel. Ces derniers représentent en effet un peu plus de 20% de la population de Suisse, mais quelque 50% des condamnés par les tribunaux suisses [1]. Mais, de la même manière que pour les adultes de plus de 175 centimètres, il est aussi relativement simple de démontrer que ce sont d’autres éléments que la nationalité qui influencent la criminalité.

      II. Les principales variables influençant la criminalité

      Sachant que la surreprésentation des immigrants dans la criminalité est un phénomène universel – qui s’observe donc dans tous les Etats –, il paraît évident qu’il ne peut pas s’agir d’un simple problème de couleur de passeport ! Mais quelles sont alors les variables déterminantes dans l’explication du phénomène criminel ? Comme il a été mentionné en introduction, l’une des principales variables explicative est le sexe. En effet, pour une distribution hommes/femmes d’environ moitié-moitié dans la population, il y a en Suisse quelque 85% d’hommes dans la statistique de condamnations pour seulement 15% de femmes.

      Une autre variable importante dans l’explication du phénomène criminel est l’âge. Pour une proportion de quelque 30% de personnes de moins de 30 ans en Suisse, celles-ci sont environ 50% dans la statistique de condamnations.

      C’est ainsi que le volume de la criminalité d’un Etat dépend fortement de la composition démographique de sa population. En effet, plus il y a de personnes du sexe et de la classe d’âge les plus criminogènes (soit des hommes et des jeunes), plus il y a de criminalité.

      Puis vient encore le niveau socio-économique, puisqu’il ressort des derniers sondages que quelque 37% des résidents en Suisse proviennent de milieux socio-économiques modestes ou moyens inférieurs et que ces mêmes milieux produisent environ 60% de la délinquance. Pour leur part, les milieux moyens supérieurs et aisés (soit 63% de la population sondée) produisent environ 40% de la criminalité [2].

      Et finalement, ce qui vaut pour les différences de statuts socio-économiques vaut également pour le niveau de formation. C’est ainsi que la moitié de notre population est de niveau de formation « modeste » (primaire, secondaire, école professionnelle, apprentissage), alors que ce même niveau de formation se retrouve pour quelque 68% de personnes en détention [3].
      III. Modèle multivarié

      Ce que nous avons présenté dans les deux sections précédentes permet de constater que le phénomène criminel est lié de manière bivariée à plusieurs facteurs. Mais cela ne nous avance pas beaucoup, puisque le crime proviendrait des grands, des étrangers, des jeunes, des hommes, des pauvres et/ou des plus modestement formés. A partir de là, chacun tirera ses conclusions, non pas sur la base de connaissances scientifiques, mais bien en fonction de sa tendance politique. En d’autres termes, ces corrélations bivariées ne nous disent pas grand chose – pour ne pas dire rien du tout – sur le phénomène criminel. Nous tenterons dès lors d’affiner l’analyse afin de rendre notre propos un peu plus scientifique.

      Si nous avons déjà vu que la taille en tant que telle n’influence en rien le crime mais est entièrement contenue dans la variable sexe, il nous reste encore à déterminer quel est le poids respectif de chacune des cinq variables restantes dans l’explication du phénomène criminel. Pour ce faire, il est nécessaire de mettre l’ensemble des variables explicatives du crime relevées ci-dessus dans un même modèle (qui ne sera donc plus bivarié, mais multivarié), modèle qui nous permettra de déterminer laquelle de ces variables explique la plus grande partie du crime, puis la valeur explicative supplémentaire de chacune des autres variables introduites dans le modèle.

      En agissant de la sorte, on observe que la variable numéro un dans l’explication de la criminalité est le sexe. Le fait d’être un homme plutôt qu’une femme est donc l’élément le plus prédicteur de la commission d’une infraction [4]. En deuxième position on trouve l’âge ; ainsi, le fait d’être un jeune homme est plus criminogène que le fait d’appartenir à toute autre catégorie. En troisième position vient ensuite le niveau socio-économique et finalement le niveau de formation.

      En d’autres termes, le profil type du criminel est celui d’un homme, jeune, socio-économiquement défavorisé et de niveau de formation plutôt bas.

      Et alors la nationalité dans tout cela ? Eh bien la nationalité n’explique généralement aucune partie supplémentaire de la variance de la criminalité. En effet, la population migrante étant composée de manière surreprésentée de jeunes hommes défavorisés, la variable « nationalité » est comprise dans les autres et n’explique aucune part supplémentaire de la criminalité par rapport aux autres variables prises en considération ; ceci de manière identique à la taille qui est comprise dans le sexe dans l’exemple mentionné en introduction, les hommes étant – en moyenne – plus grands que les femmes.

      Ce qui vient d’être exposé permet par ailleurs de comprendre pourquoi le constat que les étrangers commettent davantage de crimes que les nationaux est un phénomène universel. En effet, la migration, de manière générale, est principalement une affaire de jeunes plutôt que de vieux et d’hommes plutôt que de femmes. Sachant que les jeunes hommes représentent justement la partie de la population la plus criminogène, il est donc logique que la population migrante soit plus criminogène que ceux qui ne bougent pas de leur lieu de naissance.

      Il est dès lors totalement erroné de comparer les étrangers aux nationaux, puisque l’on compare alors une population faite essentiellement de jeunes hommes à une population de nationaux vieillissants et composés des deux sexes à proportions à peu près égales. C’est ainsi que si l’on compare le taux de criminalité des étrangers à celui des nationaux du même sexe, de la même classe d’âge, de la même catégorie socio-économique et du même niveau de formation, la différence entre les nationaux et les étrangers disparaît.

      Il arrive néanmoins que la nationalité explique tout de même une petite partie de la criminalité ; ceci dans le cas très particulier de migrants provenant d’un pays en guerre. En effet, l’exemple violent fourni par un Etat en guerre a tendance à désinhiber les citoyens qui deviennent alors, eux aussi, plus violents et exportent ensuite cette caractéristique dans le pays d’accueil. Ce phénomène est connu en criminologie sous le nom de « ##Angbrutalisation ». Ainsi, il semblerait que, lorsque l’immigration provient d’un pays en guerre, les quatre premières variables (sexe, âge, statut socio-économique et niveau de formation) ne suffisent pas à expliquer toute la criminalité ; la nationalité entre alors aussi dans le modèle explicatif, en cinquième position. Au contraire, lorsque l’immigration provient de pays non en guerre, la nationalité n’explique rien de plus que ce qui est déjà expliqué par les quatre premières variables.

      Mentionnons encore que le phénomène de « brutalisation » que nous avons évoqué ci-dessus explique également pourquoi les Etats qui ont réintroduit la peine de mort aux Etats-Unis ont connu ensuite une augmentation de leur criminalité violente [5]… En effet, lorsque l’État procède lui-même à des exécutions capitales, il désinhibe les citoyens en les confortant dans l’idée que la violence est une manière adéquate de résoudre les conflits, augmentant ainsi le nombre de crimes violents. Le même effet de « brutalisation » permet probablement aussi de comprendre pourquoi, en Suisse, la punition ordinaire qu’infligent certains parents à leurs enfants lorsque ceux-ci font une bêtise est l’enfermement dans la chambre, alors qu’il s’agit – aux yeux de la loi pénale – d’une séquestration, passible d’une peine privative de liberté de cinq ans… Nous sommes donc tous brutalisés par nos systèmes étatiques respectifs que nous reproduisons ensuite, sans même nous en rendre compte, à plus petite échelle.
      IV. Considérations de politique criminelle

      Nous savons donc maintenant que les variables qui expliquent le phénomène criminel sont dans l’ordre :

      Le sexe ;
      L’âge ;
      Le niveau socio-économique ;
      Le niveau de formation ;
      La nationalité (parfois).

      La question qu’il reste à résoudre est de savoir comment cette connaissance peut être transposée en termes de mesures de prévention du crime. Si l’on prend les variables dans leur ordre d’importance explicative du phénomène criminel, on devrait envisager en premier lieu une politique de réduction de la masculinité… Il va néanmoins de soi que des politiques préconisant l’élimination des hommes ou l’encouragement de la natalité féminine contreviendraient non seulement à notre droit, mais seraient également fondamentalement contraires à notre sens de l’éthique. Les mêmes griefs peuvent d’ailleurs être avancés contre des politiques qui préconiseraient une élimination ou une ghettoïsation des jeunes. Quant à une politique de « dénatalisation », elle irait à l’encontre de l’intérêt de l’Etat à long terme.

      Notons néanmoins que, pour ce qui est de la variable sexe, la féminisation d’une société ne passe pas forcément par une féminisation physique, mais pourrait tout aussi bien être à caractère sociologique. Cela reviendrait donc à rejeter les valeurs généralement attribuées à la gent masculine (tel le machisme) et à favoriser des valeurs que la société attribue plus volontiers aux femmes (telles que la tendresse).

      En troisième lieu – donc après le sexe et l’âge –, il serait envisageable de songer à une prévention du crime passant par davantage d’égalité entre les habitants d’un pays et donc à éviter toute « société à deux vitesses ». Puis, en quatrième lieu, il s’agirait d’envisager une amélioration du niveau de formation des plus démunis et des moins bien formés.
      V. Conclusion

      Si l’on cherche véritablement à lutter contre le crime et que l’on désire investir dans les mesures qui ont le plus grand potentiel de succès, il est impératif de commencer par envisager une action sur les variables les plus explicatives de la criminalité. Sachant par ailleurs que l’action sur le sexe et sur l’âge est difficilement réalisable et surtout éthiquement douteuse, les actions les plus à même de combattre le phénomène criminel semblent manifestement être les actions sociale[6] et éducative.

      Comme le fait de s’attaquer à la taille des personnes, s’en prendre aux migrants consiste donc à se tromper de cible. Sans compter par ailleurs qu’il n’est pas certain qu’une politique d’élimination des étrangers soit vraiment plus éthique qu’une politique d’élimination des hommes ou des jeunes…
      [1] Pour des données plus précises, nous renvoyons le lecteur au site internet de l’Office fédéral de la statistique, rubrique 19 – Criminalité, droit pénal. Cela vaut d’ailleurs pour toutes les données chiffrées contenues dans le présent texte, à l’exception de celles pour lesquelles une autre source est indiquée.
      [2] Sources : sondages suisses de délinquance autoreportée, de victimisation et de sentencing.
      [3] Sources : sondages suisses et statistiques pénitentiaires américaines. Il n’existe pas en Suisse de données sur le niveau de formation des personnes condamnées et/ou incarcérées.
      [4] Cela n’implique évidemment pas que tous les hommes commettent des crimes et que les femmes n’en commettraient jamais, mais simplement que, parmi les criminels, il y a une forte surreprésentation masculine.
      [5] Dans ce contexte, l’hypothèse de la « brutalisation » a par exemple été vérifiée dans l’Etat d’Oklahoma par W. C. Bailey, « Deterrence, Brutalization, and the Death Penalty : Another Examination of Oklahoma’s Return to Capital Punishment », Criminology, vol. 36, 1998, pp. 711ss.
      [6] Dont font d’ailleurs partie les politiques d’intégration des étrangers.

      https://asile.ch/prejuge/criminalite/1-le-point-de-vue-dun-criminologue

      #préjugés #variables #sexe #âge #niveau_socio-économique #niveau_de_formation #nationalité #André_Kuhn

  • #Varia #download_manager Adds yt-dlp Support
    https://www.omgubuntu.co.uk/2025/01/varia-download-manager-adds-yt-dlp-support

    A new version of the Varia download manager was released at the weekend – an update described by its developers as probably the “biggest since the first release”. I’ve written about Varia before and, as I said then, I appreciate that the idea of using a dedicated download manager app on the desktop isn’t as obvious today as it was a decade ago. Most people have fast internet connections, meaning even large downloads complete in seconds, and the built-in download tools in web-browsers are sufficient. Plus, we all tend to use streaming media services these days thus negating the need […] You’re reading Varia Download Manager Adds yt-dlp Support, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without (...)

    #News #App_Updates

  • #Dis_voir

    Dis voir ! est une initiative innovante visant à explorer et à valoriser les #variations_linguistiques du français parlé en #Suisse_romande. Ce projet, dirigé par le Centre de Dialectologie et d’étude du français régional de l’Université de Neuchâtel, est financé par le programme Agora du Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique (FNS). L’application développée dans le cadre de ce projet est disponible sur Android et iOS. Elle se base sur la méthode des #sciences_participatives, et permet aux initiateurs du projet de récolter des données afin de documenter le français parlé en Suisse romande. En retour, les utilisateurs et les utilisatrices apprennent à mieux connaître les particularités du français de leur région, et enrichissent du même coup leurs connaissances.

    https://dis-voir.ch

    #langue #Suisse #français #app

  • #sgombero in corso del presidio a difesa del bosco di Gallarate
    https://radioblackout.org/2024/10/sgombero-in-corso-del-presidio-a-difesa-del-bosco-di-gallarate

    Il comitato Salviamo gli #alberi di Gallarate da mesi sta lottando per difendere gli alberi del bosco, attivandosi è venuta a crearsi così una dimensione di presidio permanente, di solidarietà diffusa e senso di comunità. Gli abitanti e il comitato stanno difendendo il bosco in provincia di #Varese per ostacolare l’ennesimo progetto di cosiddetta “rigenerazione […]

    #L'informazione_di_Blackout #comitato_salviamo_il_bosco_di_gallarate #salviamo_gli_alberi

    • L’UNION EUROPÉENNE A DÉTRUIT SON PAYS...NOUS SOMMES LES PROCHAINS - Yánis Varoufákis - 70 Mins. - 2024-09-21

      ▶ Yánis #Varoufákis est #économiste, il a été ministre des Finances de la #Grèce en 2015, durant la crise de la dette grecque, où il a mené des négociations tendues avec l’Union européenne [#EU #UE] et le #FMI [#IMF]. Fortement opposé aux mesures d’#austérité imposées par la #Troïka, il a finalement décidé de démissionner lorsque le « plan de sauvetage » européen a été accepté par son gouvernement. Il est l’auteur de nombreux ouvrages critiques sur le #capitalisme et l’#économie mondiale, dont récemment « Les nouveaux serfs de l’#économie » (LLL, 2024).
      Il est également co-fondateur du mouvement politique européen #DiEM25, plaidant pour une démocratisation de l’#Europe.

      Pour Élucid, Yánis Varoufákis revient sur ses années de combats contre le capitalisme mondialisé responsable de tant d’#inégalités, mais également sur la crise grecque, symptomatique de la nature profonde de l’Union européenne : austéritaire, dysfonctionnelle et antidémocratique.

  • #mpox décrypté par act-up Paris

    Contexte historique et géographique

    Le virus de la variole du singe, appelé Mpox, a été découvert en 1958 lors de deux foyers distincts survenus dans des colonies de macaques importés de Singapour vers des laboratoires au Danemark. Les premiers cas humains de variole du singe ont été signalés en 1970 en République démocratique du Congo (RDC) chez des personnes ayant eu un contact direct avec des animaux sauvages infectés.

    La variole du singe est endémique dans certains pays d’Afrique centrale et de l’Ouest. La plupart des cas humains sont dus à une transmission zoonotique, c’est-à-dire par contact avec des animaux infectés, principalement des rongeurs. Des épidémies de variole du singe de taille humaine se sont produites en Afrique de l’Ouest et du Centre, notamment en République démocratique du Congo, en République centrafricaine, au Liberia, au Sierra Leone et au Nigeria.

    Première épidémie hors d’Afrique et flambée de 2022-2023 :
    En 2003, la première épidémie de variole du singe en dehors de l’Afrique a eu lieu aux États-Unis. L’épidémie a été causée par un contact avec des rongeurs de Gambie importés du Ghana.
    En mai 2022, un cas de Mpox a été signalé au Royaume-Uni chez une personne de retour du Nigéria et le 23 juillet l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare que l’épidémie est une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). Il s’agit du plus haut niveau d’alerte de l’organisation pour déclencher une série d’actions des pays membres et de débloquer des fonds d’urgence. Elle sera levée en mai 2023.
    Depuis le 1er janvier 2022, des cas de variole simienne ont été notifiés à l’OMS par 116 États membres dans les 6 régions de l’OMS où la maladie n’était pas endémique. Au 30 juin 2024, un total de 99 176 cas confirmés en laboratoire et 535 cas probables, dont 208 mortels, ont été notifiés à l’OMS. Sans oublier l’augmentation du nombre des cas et les nombreux décès dans 16 pays africains touchés par l’épidémie rapportés par l’agence de santé de l’Union africaine, Africa CDC.
    En France, le premier cas d’infection par le virus Mpox a été confirmé le 19 mai 2022 en Ile-de-France. Sur cette période, ce sont 5 027 cas qui ont été déclarés. Côté vaccination, au 2 mai 2024, 152 411 doses ont été administrées, dont une partie concerne des personnes transfrontalières. L’épidémie a pu être rapidement contrôlée grâce à la forte mobilisation des associations de lutte contre le VIH-SIDA – Act Up-Paris, Aides, SIS, STRASS.. – et d’activistes qui, en plein cœur de l’été 2022, ont su faire pression sur les autorités sanitaires. Face aux défaillances en matière d’organisation et à la lenteur administrative, la protection des personnes concernées les plus exposées au Mpox et le respect de leurs droits, en particulier les travailleurSEs du sexe, a été et reste une priorité.

    Diffusion d’un nouveau variant en 2024 :
    En septembre 2023, une nouvelle souche du virus, le variant Clade 1b, est détectée en République démocratique du Congo (RDC). Cette souche, plus mortelle et plus transmissible que les précédentes, se propage en Afrique, avec des cas recensés dans différentes régions. Selon les Centres africains pour la surveillance et la prévention des maladies, le taux de létalité du virus est supérieur à 3% et les enfants de moins de 15 ans sont les plus touchés, représentant au moins 60% des cas.
    Selon des données publiées début août 2024 par l’agence de santé Africa CDC, un total de 38 465 cas et 1 456 décès ont été recensés dans 16 pays africains depuis janvier 2022, soit une augmentation de 160% du nombre de cas en 2024 par rapport à l’année précédente.
    Le 13 août 2024, Africa CDC déclare une urgence de santé publique (son plus haut niveau d’alerte) face à l’épidémie de Mpox sur le continent. Le lendemain c’est au tour de l’OMS de décréter une urgence de santé publique de portée internationale, pour la seconde fois en deux ans.
    En France, le nombre de cas de Mpox signalés tous les mois depuis le début de l’année 2024 a nettement diminué par rapport au nombre de cas signalés en 2022. Cependant, le virus continue de circuler à bas bruit et la vigilance est de mise face à la circulation du variant Clade 1b.
    Différents modes de transmission

    Le Mpox est causé par un virus zoonotique du genre Orthopoxvirus, de la famille des Poxviridae. Le virus se transmet par contact direct avec un animal infecté, généralement par des lésions cutanées ou des fluides corporels. La transmission interhumaine peut également se produire dès l’apparition des premiers symptômes et jusqu’à la cicatrisation des lésions par :

    - le contact de la peau ou des muqueuses (bouche, sexe, anus), notamment lors d’un rapport sexuel (avec ou sans pénétration et même avec préservatif), avec les boutons, les lésions ou les croûtes
    - la présence d’une personne malade à moins de 2 mètres pendant au moins 3 heures
    - les gouttelettes (postillons, éternuement…) et la salive
    - le partage de linge (vêtements, draps, serviettes…), d’ustensiles de toilette (brosses à dents, rasoirs…), vaisselle, sextoys, seringues (à ne pas partager)…

    Selon l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), le risque de transmission du Mpox de l’humain à l’animal est faible, mais réel. Un seul cas de transmission de l’humain à l’animal a été confirmé à ce jour, il s’agit d’un chien vivant dans le même foyer que des personnes infectées.

    Les animaux les plus susceptibles d’être infectés par le Mpox sont les rongeurs, tels que les rats, les souris, les écureuils et les hamsters. D’autres animaux, comme les primates non humains, les chiens et les chats, pourraient également être sensibles à l’infection.

    Voici quelques précautions à prendre pour éviter de transmettre le Mpox aux animaux :
    >> Les personnes infectées doivent éviter tout contact avec les animaux, y compris les animaux de compagnie, les animaux d’élevage et les animaux sauvages.
    >> Les personnes infectées doivent se laver les mains fréquemment avec du savon et de l’eau, surtout après avoir été en contact avec des lésions cutanées.
    >> Les lésions cutanées des personnes infectées doivent être couvertes par des vêtements amples, des bandages ou des pansements.
    >> La litière et les déchets des animaux doivent être éliminés soigneusement, de préférence dans des sacs en plastique fermés.
    >> Les animaux morts ou malades doivent être signalés aux autorités locales.

    Il est important de noter que la recherche sur la transmission du Mpox de l’humain à l’animal est en cours. Les recommandations ci-dessus peuvent être modifiées à mesure que de nouvelles informations deviennent disponibles.
    Symptômes

    Les symptômes du Mpox apparaissent 7 à 14 jours après exposition au virus, mais peuvent varier de 5 à 21 jours. Les premiers symptômes comprennent :

    - de la fièvre
    - des maux de tête
    - des maux de gorges
    - des douleurs musculaires
    - des ganglions lymphatiques enflés et douloureux
    - une fatigue importante

    Une éruption cutanée apparaît généralement 1 à 3 jours après l’apparition de la fièvre, d’abord sur le visage, puis s’étendant à d’autres parties du corps, principalement au niveau du sexe et/ou de l’anus, mais aussi dans la bouche, les paumes de mains, les plantes des pieds, sur le buste ou les membres. L’éruption évolue par étapes, passant de taches plates à des bosses surélevées, puis à des vésicules remplies de pus, avant de sécher, de se croûter et de tomber.

    Ces symptômes varient d’une personne à l’autre.

    De plus, il est possible que le sperme soit également contagieux et pendant une plus longue durée. Il est donc conseillé de porter un préservatif pendant 8 semaines après la disparition des symptômes et la cicatrisation complète des boutons.
    Gravité du virus et traitement existant

    La plupart des cas de Mpox (clade 2) sont bénins et durent généralement 2 à 4 semaines. Cependant, la maladie peut être plus grave chez certains groupes, tels que les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées, notamment les personnes vivant avec le VIH qui ne sont pas sous traitement. Des cas de transmission de Mpox de la mère à l’enfant pendant la grossesse ou l’accouchement ont également été signalés. Il n’existe actuellement aucune preuve de transmission du virus par le lait maternel.

    Destiné aux personnes atteintes de formes graves et aux personnes les plus fragiles, le tecovirimat est prescrit en première intention, du fait de sa disponibilité par voie orale et sa tolérance. Ce traitement a obtenu une autorisation européenne de mise sur le marché sous circonstances exceptionnelles le 6 janvier 2022 dans le traitement des infections à Mpox chez les adultes et les enfants pesant au moins 13 kg.

    D’autres antiviraux sont envisageables : le brincidofovir par voie orale en deuxième intention ou le cidofovir en troisième intention (médicament administré par voie injectable, ayant une toxicité rénale et hématologique ainsi qu’un potentiel effet carcinogène, tératogène et nocif pour la reproduction).

    Les personnes pour lesquelles les antiviraux ne peuvent pas être prescrits (femmes enceintes, jeunes enfants avec un poids de moins de 13 kg) peuvent recevoir des immunoglobulines humaines anti-vaccine.

    Plus d’infos : Traitement du Mpox (ameli.fr)
    La prévention du Mpox : ça fonctionne quand on sait ce qu’il faut faire

    La prévention du Mpox repose sur la limitation des contacts avec des animaux infectés, la réduction du nombre de partenaires sexuels (en cas de reprise de l’épidémie) et sur l’adoption de pratiques d’hygiène rigoureuses. En juin 2022 nous avions relayé quelques infos de base qui restent d’actualité : Monkeypox / variole du singe : ce qu’il faut savoir.

    Les personnes exposées au virus peuvent recevoir une prophylaxie post-exposition (PPE) pour réduire le risque de développer la maladie. La vaccination post-exposition contre le Mpox est recommandée pour les personnes à risque. Cela inclut :

    – Les contacts proches d’une personne infectée, y compris les membres du foyer, les partenaires sexuels et les professionnels de santé n’ayant pas porté d’équipement de protection adéquat.
    – Les personnes ayant eu un contact cutané, muqueux ou sexuel avec une personne ou un animal infecté.

    Le vaccin doit être administré dans les 4 jours suivant le contact, et au maximum 14 jours après. Plus tôt il est administré, plus il est efficace pour prévenir la maladie. La vaccination post-exposition peut également réduire la gravité des symptômes si la personne développe la maladie.

    Pour trouver un lieu de vaccination contre le Mpox en France :
    >> Centres de vaccination : Vous pouvez trouver un centre de vaccination près de chez vous sur le site de Monkeypox Info Service.
    >> Certains hôpitaux proposent également la vaccination contre le Mpox. Renseignez-vous auprès de votre hôpital local pour plus d’informations.

    Il est important de noter que la vaccination post-exposition ne remplace pas les autres mesures de prévention, telles que :

    - Éviter les contacts étroits avec les personnes malades
    - Porter un masque FFP2 si vous êtes en contact avec une personne malade (et contre le COVID c’est bien aussi)
    - Se laver les mains régulièrement avec du savon et de l’eau ou un gel hydroalcoolique
    - Couvrir les lésions cutanées avec des vêtements amples

    Si vous pensez avoir été exposé au Mpox, il est important de contacter immédiatement un médecin.

    Puis on ne le dira jamais assez, si vous vous inquiétez de choper le Mpox et pas le COVID, nous vous recommandons de lire ceci : https://www.actupparis.org/2024/07/15/65-millions-de-covid-long-et-ca-continue-un-apercu-de-la-recherche-covid
    Recommandations à retenir

    Avant un voyage, restez informéE sur la situation :
    >> Consultez régulièrement les sites web des autorités sanitaires nationales et internationales, telles que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) et Santé publique France, pour obtenir les dernières informations sur le Mpox.
    >> Prêtez attention aux pays où la maladie est présente et aux mesures de prévention recommandées pour les voyageurs.
    >> Inscrivez-vous aux alertes par e-mail ou aux flux RSS des autorités sanitaires pour recevoir des mises à jour en temps réel.

    Vérifiez si vous êtes éligible à la vaccination :
    >> La vaccination contre la variole peut vous protéger contre le Mpox.
    >> Les critères d’éligibilité à la vaccination varient d’un pays à l’autre.
    >> Consultez votre médecin ou les autorités sanitaires locales pour savoir si vous êtes éligible à la vaccination. Si vous êtes éligible, faites-vous vacciner bien avant votre voyage.
    >> Il est important de noter que la vaccination n’est pas une garantie contre le Mpox, mais elle peut réduire votre risque de contracter la maladie et de développer des symptômes graves.

    Prenez des mesures de prévention :
    >> Pratiquez une bonne hygiène des mains : se laver fréquemment les mains à l’eau et au savon pendant au moins 20 secondes, surtout après avoir été aux toilettes, avant de manger et après avoir touché des surfaces publiques. Si l’eau et le savon ne sont pas disponibles, utilisez un désinfectant pour les mains à base d’alcool contenant au moins 60 % d’éthanol.
    >> Évitez les contacts étroits avec des personnes malades : si vous présentez des symptômes de Mpox, tels que fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, ganglions lymphatiques enflés et éruption cutanée, isolez-vous immédiatement et consultez un médecin. Évitez les contacts étroits avec des personnes présentant des symptômes similaires. Si vous devez prendre soin d’une personne malade, portez un équipement de protection individuelle (EPI), tel qu’un masque, des gants et une blouse, et suivez les instructions des autorités sanitaires.
    >> Portez un masque dans les lieux publics bondés : le port d’un masque FFP2 peut aider à réduire le risque de transmission de Mpox par les gouttelettes respiratoires (tout comme le COVID). Portez un masque bien ajusté qui couvre votre nez et votre bouche dans les lieux publics bondés, tels que les transports en commun, les centres commerciaux et les événements sportifs.
    Vaccination Mpox : un outil indispensable

    La protection offerte par la vaccination contre les formes sévères n’est pas immédiate après la première injection. Elle atteindra son plein effet seulement après la deuxième injection, en permettant au système immunitaire de créer des anticorps protecteurs contre le virus.

    Le schéma vaccinal contre le Mpox en France dépend de plusieurs facteurs, dont l’âge de la personne, ses antécédents vaccinaux et son état de santé :

    – Personnes n’ayant jamais été vaccinées contre la variole ni le Mpox : 2 doses de vaccin (pas besoin de tout refaire depuis le début si une seule injection a été faite en 2022)
    - Personnes ayant été vaccinées contre la variole avant 1980 : 1 dose de vaccin suffit.
    – Personnes immunodéprimées, dont les personnes vivant avec le VIH sans traitement antirétroviral : 3 doses espacées selon les recommandations médicales.

    Recommandations particulières :

    La vaccination est recommandée en priorité aux personnes les plus exposées au virus, notamment les professionnels de santé, les personnes ayant des partenaires sexuels multiples et les voyageurs se rendant dans des pays où le Mpox est endémique.

    La vaccination peut être effectuée après un contact avec une personne infectée, mais il est important de la faire dans les 4 jours suivant le contact pour une protection optimale.

    Les personnes enceintes ou allaitantes doivent consulter un médecin avant de se faire vacciner.

    Effets indésirables :

    La vaccination contre le Mpox peut entraîner des effets indésirables, généralement bénins et passagers, tels que douleur, rougeur et gonflement au site d’injection, fatigue, maux de tête, douleurs musculaires et ganglions lymphatiques enflés.

    Des effets indésirables plus graves, mais rares, peuvent également survenir. Il est possible de les déclarer ici : signalement-sante.gouv.fr

    Pour plus d’informations sur la vaccination contre le Mpox :
    >> monkeypox-info-service.fr
    >> ansm.sante.fr/actualites/monkeypox-informations-sur-les-vaccins
    Critères d’éligibilité à la vaccination contre le Mpox

    En France, depuis le 11 juillet 2022, la vaccination contre le Mpox est ouverte à titre préventif aux personnes répondant aux critères suivants :

    Pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) / gay / bi
    >> Il n’est pas nécessaire de prouver le nombre de partenaires sexuels.
    >> Le statut vaccinal contre l’hépatite B n’est pas pris en compte.

    Pour les personnes trans
    >> Il n’est pas nécessaire de prouver le nombre de partenaires sexuels.
    >> Le statut vaccinal contre l’hépatite B n’est pas pris en compte.

    Pour les travailleurSEs du sexe
    >> Indépendamment du genre ou de l’orientation sexuelle.

    Pour les professionnels exerçant dans les lieux de « consommation sexuelle »
    >> Lieux de prostitution, saunas, clubs sexuels, etc.
    >> Indépendamment du genre ou de l’orientation sexuelle.

    Autres personnes
    >> Les femmes cis partenaires d’HSH
    >> Les personnes ayant eu un contact rapproché avec un cas confirmé de Mpox, y compris les professionnelLEs de santé.
    >> Les personnes présentant un risque élevé d’exposition professionnelle, comme les laboratorins de recherche sur les orthopoxvirus.

    Depuis le 9 août 2022, la vaccination est également accessible en pharmacie pour les personnes répondant à ces critères.

    Informations complémentaires :

    - La vaccination contre le Mpox est recommandée par la Haute Autorité de Santé (HAS) pour les personnes les plus exposées.
    – Le vaccin est sûr et efficace.
    – Il n’est pas nécessaire de justifier de votre situation pour obtenir le vaccin. Pas besoin de carte Vitale ni d’AME, la vaccination est gratuite pour touTEs.
    – Il est important de noter que les critères d’éligibilité à la vaccination contre le Mpox peuvent évoluer. Il est donc recommandé de consulter les informations officielles régulièrement.

    Prise en charge des cas de Mpox en France : on résume

    En cas de suspicion ou d’apparition de symptômes, il est important de contacter le plus rapidement possible votre médecin traitant ou un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD).

    1. Consultation médicale
    >> Le médecin évaluera les symptômes du patient et s’il présente des facteurs de risque d’infection par le Mpox.
    >> Si le médecin suspecte une contamination, il prescrira des tests biologiques pour confirmer le diagnostic.

    2. Tests biologiques
    >> Les tests biologiques sont réalisés sur un prélèvement de sang ou de lésion cutanée.
    >> Les résultats des tests sont généralement disponibles dans les 24 à 48 heures.

    3. Confirmation du diagnostic
    >> Si le diagnostic de Mpox est confirmé, le patient sera informé et des mesures d’isolement devront être mises en place.
    >> Prévenir ses partenaires (dans la mesure du possible) et les personnes avec qui il y a eu un contact rapproché, elles pourront rester attentives et accéder à une vaccination en priorité. Si c’est plus simple de le faire anonymement, c’est possible ici : longchamp.lespot.org/notifier-ses-partenaires

    4. S’isoler
    >> Les cas confirmés de Mpox doivent s’isoler à leur domicile, toujours dans la mesure du possible, pendant 21 jours (voir plus).
    >> L’isolement permet de limiter la transmission du virus à d’autres personnes. Mais il est important de maintenir un lien social à distance avec des amiEs, des proches ou des assos pour trouver du soutien.
    >> Si l’isolement total n’est pas possible, il faut veiller à ne pas exposer d’autres personnes au virus, en recouvrant les boutons et les croutes par exemple.

    5. Prise en charge des symptômes
    >> La prise en charge consiste à soulager les symptômes, tels que la fièvre, les maux de tête, les douleurs musculaires et les lésions douloureuses.
    >> Dans certains cas, des médicaments par voie orale ou des crèmes peuvent être prescritEs.

    6. Vaccination
    >> La vaccination contre la variole peut protéger contre le Mpox et réduit les formes graves.
    >> La vaccination est recommandée pour les personnes à risque d’exposition au virus, telles que les professionnels de santé et les voyageurs se rendant dans des zones où le Mpox est endémique.

    Pour toute question sur le Mpox, vous pouvez appeler la ligne Monkeypox Info Service au 0 801 90 80 69 (appel et services gratuits, anonyme et confidentiel, accessible tous les jours de 8h à 23h)

    Act Up-Paris exige …

    Pour mettre fin à l’épidémie de Mpox, nous exigeons un accès effectif et égalitaire aux outils de prévention et aux vaccins en Afrique. Nous ne pouvons pas accepter que toute l’attention médiatique et sanitaire sur le Mpox soit uniquement focalisée sur l’impact que peut avoir le virus sur les pays riches alors que le virus est présent depuis des décennies dans certains pays africains. Cette exigence a été formulée lors de la AIDS 2022 à Montréal et la AIDS 2024 à Munich par des activistes du monde entier. Comme pour le VIH-SIDA, l’accès aux soins ne doit pas être à géométrie variable et réservé à certaines populations favorisées. Du VIH au Mpox, même combat, même freins et même colère !

    https://www.actupparis.org/prevention/mpox
    #Variole_du_singe #épidémie

  • Terezin, l’imposture nazie (2019)- YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=Ai2zZ-bA09o

    Près de 15000 enfants juifs de Prague, de Bohême-Moravie, d’Allemagne, de Hollande et du Danemark ont été enfermés dans la forteresse de Terezín, avant d’être déportés à Auschwitz. À la libération, des milliers de dessins, des centaines de poèmes et des dizaines de journaux intimes de ces enfants ont été découverts dans les casernes de la citadelle. À partir de ces témoignages exceptionnels, le film de Chochana Boukhobza retrace l’histoire du camp-ghetto de Terezín.

    Cette chronique du ghetto à hauteur d’enfants, évoque aussi le rôle des éducateurs et des artistes qui, jour après jour, ont encadré et accompagné ces enfants, jusqu’à partager leur sort à Auschwitz.
    Réalisateur : Chochana Boukhobza

  • Discours de la commémoration 2024 de l’Insurrection du ghetto de Varsovie

    Discours de la commémoration 2024 de l’Insurrection du ghetto de Varsovie
    Discours de Sacha Schiffmann (UPJB) et Germano Mascitelli, du Casi-UO

    Merci d’être venus en ce samedi matin du 20 avril 2024 pour commémorer ensemble l’insurrection du ghetto de Varsovie. C’est une longue tradition pour l’UPJB et ses membres, ses amis, ses amies, de nous retrouver ici afin de déposer une gerbe de fleurs à la mémoire de tous les résistants et résistantes tombé.e.s sous la barbarie nazie. En préparant cet événement, j’ai relu d’anciens textes adressés ici-même les années précédentes, discuté avec des ami.e.s, relu encore et encore l’histoire que nous commémorons pour mieux comprendre comment l’UPJB parvient à replacer cet événement historique dans un contexte et une actualité. Nous avons ici rendu hommage aux réfugiés, aux migrants, aux populations civiles de Syrie, nous avons dénoncé la politique de Donald Trump et le régime de Bachar El-Assad. Aujourd’hui la guerre est de retour en Europe, en Ukraine, et le fascisme et l’extrême droite devient une réalité au quotidien dans de nombreux pays. Je me suis rendu compte à quel point il est important de continuer à nous rassembler dans ce lieu chaque 19 avril afin de nous souvenir et de transmettre.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/04/30/discours-de-la-commemoration-2024-de-linsurrec

    #histoire #memoire #ghetto #varsovie