• Covid-19 : peut-on alléger les restrictions tout en reprenant le contrôle de l’épidémie ?
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/21/covid-19-comment-alleger-les-restrictions-tout-en-reprenant-le-controle-de-l

    Quels tests privilégier, les uns par rapport aux autres ? « Les recommandations de la Haute Autorité de santé [HAS] se suivent et ne se ressemblent pas, c’est franchement déroutant, même pour nous, les biologistes », abonde Lionel Barrand, président du Syndicat national des jeunes biologistes médicaux, qui préconise la diffusion d’une infographie simple pour expliquer quand effectuer quel test.Selon lui, le test PCR nasopharyngé, à la sensibilité la plus forte, doit rester celui de référence en cas de risque avéré, de symptômes ou quand la personne est cas contact. Toutefois, son prélèvement invasif n’est pas adapté à toutes les situations, particulièrement lorsque le test doit être répété, ou en cas de dépistage de masse. « Par exemple, pour les transfrontaliers ou pour prendre des vols intérieurs, on peut imaginer faire des tests un peu moins sensibles mais plus facilement et rapidement réalisables : soit des PCR salivaires, soit des autotests », avance-t-il. Surveiller de près les performances des tests par rapport aux variants s’avère capital : « Tous nos tests PCR détectent les différents variants », assure Lionel Barrand, qui émet une réserve au sujet du variant breton, dans la mesure où, dans son cas, le virus se loge quasiment directement dans le poumon.
    « Il faut par ailleurs faire beaucoup de séquençages et procéder au rétro-tracing [remonter à la source de la contamination] mais, là encore, impossible avec un nombre de cas de contamination très élevé », insiste Mahmoud Zureik. Un traçage rétrospectif qui a notamment fait ses preuves en Asie et pour lequel plaident depuis longtemps les épidémiologistes. (...)
    Pour les épidémiologistes, plus d’un an après le début de la pandémie, il importe de sortir de la logique qui prévalait jusqu’à présent partout en Europe : croire qu’il est possible de vivre avec le virus, à l’instar de la grippe. « A cause de la surdispersion du SARS-CoV-2, on ne peut plus considérer qu’on peut laisser des gens circuler sur le territoire avec le virus », résume Antoine Flahault.Pour son confrère Mahmoud Zureik, « il faut raisonner en matière de risque d’arrivée de nouveaux variants quelle que soit l’échelle, nationale ou internationale, pour en réduire drastiquement l’arrivée et les tuer dans l’œuf ». Cela passe pour lui par « une coordination européenne pour fermer les frontières quand c’est nécessaire et l’adoption d’une politique de quarantaine. En théorie, il faudrait isoler systématiquement les gens à l’hôtel ou à domicile, mais est-ce faisable ? », interroge-t-il.Des pays comme l’Australie, le Japon ou l’Angleterre ont choisi d’imposer un confinement à l’hôtel pour leurs résidents en provenance de pays à risque. Jusqu’à présent, la France n’a pas choisi cette option radicale et se contente d’instaurer à compter du 24 avril une quarantaine obligatoire de dix jours pour les voyageurs en provenance du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud, une mesure qui s’appliquera également à ceux en provenance de Guyane. « Des contrôles du respect de la quarantaine seront effectués au domicile par la police ou la gendarmerie nationale, accompagnés d’un renforcement des amendes en cas de non-respect de l’isolement », a précisé Matignon.En amont de cette surveillance des variants, la France commence à rattraper son retard dans le séquençage du génome, qui permet de surveiller avec plus de précision leur émergence. Quatre grandes plates-formes nationales traitent désormais de 1 000 à 2 000 génomes par semaine chacune.Reste encore à définir plus précisément le rôle des laboratoires privés dans cette surveillance nationale pour gagner en réactivité. Actuellement, seulement 5 % des tests positifs sont étudiés pour repérer l’éventuelle émergence de nouveaux variants, ce qui a permis notamment de mettre un nom sur le « A.27 » (séquencé pour la première fois par l’hôpital Henri-Mondor), le troisième variant qui circule le plus en France.

    #Covid-19#migrant#migration#france#sante#variant#circulation#frontiere#travailleurfrontalier#test#quarantaine

  • Au Royaume-Uni, un déconfinement prudent face à la menace des variants
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/21/au-royaume-uni-un-deconfinement-prudent-face-a-la-menace-des-variants_607751

    Lundi 19 avril, le Royaume-Uni a atteint la barre symbolique des 10 millions de Britanniques ayant reçu leurs deux doses de vaccin contre le Covid-19 – 33 millions ont par ailleurs déjà bénéficié d’une première dose. Pour autant, « il va falloir que nous apprenions à vivre avec le virus, car nous ne savons pas jusqu’où va la protection de la population grâce aux vaccins. A en croire le consensus des scientifiques, nous n’échapperons pas à une troisième vague d’infections plus tard cette année », a prévenu le premier ministre, Boris Johnson, lors d’une conférence de presse mardi 20 avril.Malgré la très forte baisse des contaminations dans le pays (elles sont au plus bas depuis l’été 2020, avec désormais moins de 2 000 malades à l’hôpital), pas question pour le 10 Downing Street d’accélérer un calendrier de déconfinement annoncé dès février et jugé très prudent, trop pour l’aile droite, très pro-business, du parti conservateur. Les voyages internationaux sont toujours prohibés jusqu’au 17 mai au plus tôt, date à laquelle les théâtres, salles de cinéma et musées devraient enfin pouvoir accueillir du public – la plupart sont fermés depuis plus d’un an maintenant.Le gouvernement Johnson, qui a promis que le troisième confinement (commencé le 19 décembre 2020) « sera le dernier », a été très critiqué pour sa gestion brouillonne et à contretemps de la pandémie en 2020.
    La propagation de variants susceptibles d’échapper aux vaccins le tétanise, d’autant plus qu’une grande part de la population britannique a reçu des doses d’AstraZeneca. Or, des études cliniques ont déjà montré que l’efficacité de ce produit chutait fortement au contact notamment du variant sud-africain.« Il est trop tôt pour réserver vos vacances », a prévenu le premier ministre, mardi 20 avril au soir, sachant que la « liste rouge » des pays à forts taux d’infection aux coronavirus « évolue en permanence ». Lundi, c’est l’Inde qui a été ajoutée à la liste (comptant déjà l’Argentine, le Chili, la Guyane ou le Bangladesh) : à partir du 23 avril, toutes les personnes résidant au Royaume-Uni revenant d’Inde devront s’isoler, à leurs frais, dix jours dans des « hôtels quarantaines » près des aéroports anglais. En cause, le variant « indien », dit B.1.617, responsable d’une brutale troisième vague en Inde. Le nombre de cas détectés au Royaume-Uni reste marginal mais progresse très vite : 215 cas déjà mardi soir, révélait le Daily Mail, contre 77 la semaine dernière, avec un test positif sur 200 relevant du variant indien.
    sLa polémique montait, mardi, dans les rangs de l’opposition travailliste et chez les experts. Pourquoi avoir tant hésité avant de mettre l’Inde sur la liste ? Parce que Boris Johnson avait planifié un voyage officiel – qu’il s’est finalement résolu à annuler lundi ? Et pourquoi attendre le 23 avril pour imposer les « hôtels quarantaines » de retour d’Inde, alors que 16 vols directs depuis le pays sont encore programmés d’ici là, avec potentiellement jusqu’à 4 500 arrivées au Royaume-Uni ? Des moyens inédits, avec de multiples centres de tests mobiles, ont par ailleurs été déployés depuis le 12 avril dans Londres pour tenter de circonscrire l’apparition de cas d’infections au variant sud-africain. A en croire la BBC, la personne à l’origine de ces infections serait revenue d’Afrique en février, d’un pays qui n’était pas encore sur la liste rouge. Et, sur dix pensionnaires d’une maison de retraite déclarés positifs à la mi-avril, six avaient déjà reçu une dose du vaccin AstraZeneca deux ou trois semaines avant leur test positif…

    #Covid-19#migration#migrant#grandebretagne#sante#variant#inde#quarantaine#circulation#frontiere

  • Covid-19 en France : les voyageurs venant d’Inde soumis eux aussi à un isolement obligatoire de dix jours
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/21/covid-19-en-france-les-voyageurs-venant-d-inde-soumis-eux-aussi-a-un-isoleme

    Covid-19 en France : les voyageurs venant d’Inde soumis eux aussi à un isolement obligatoire de dix joursCette mesure a été prise en conseil de défense sanitaire dans la matinée, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.Les voyageurs arrivant d’Inde vont être également soumis à un isolement obligatoire de dix jours à leur arrivée en France, a annoncé mercredi 21 avril le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.« Pour quelques pays où la situation sanitaire est gravissime et particulièrement inquiétante et préoccupante, nous serrons encore la vis », a-t-il déclaré à l’issue du conseil des ministres. Plus tôt, le conseil de défense sanitaire a ainsi décidé d’ajouter l’Inde à la liste de pays dont les voyageurs sont déjà soumis à une quarantaine obligatoire : le Brésil, le Chili, l’Argentine et l’Afrique du Sud, en plus du département français de Guyane.

    #Covid-19#migrant#migration#france#inde#sante#variant#circulation#transmission#frontiere#quarantaine

  • #Covid-19 : la #France, « terrain de jeu pour les #variants » comme le Brésil et l’Inde
    https://fr.news.yahoo.com/covid-19-france-terrain-de-jeu-variants-comme-bresil-inde-080318599.h

    La France est actuellement l’un des pays d’Europe où le virus circule le plus activement, avec 484 cas par million d’habitants sur les sept derniers jours. Soit plus de deux fois plus de cas que l’Allemagne et l’Italie (244 cas), trois fois plus que l’Espagne (182 cas), et plus de 10 fois plus que le Royaume-Uni (39 cas). Seuls la Croatie (531 cas) et la Suède (604 cas par million d’habitants) font pire.

    [...]

    « Une bonne campagne de vaccination a lieu quand le virus circule peu. Là, on vaccine lentement, avec un très haut niveau de circulation du virus, et sans prendre de mesure pour faire chuter fortement la courbe du virus. Avec cette campagne de vaccination et la stratégie de ’vivre avec le virus’, qui maintient un haut niveau de circulation pendant plusieurs semaines, la France fait tout faire émerger un variant français » déplore Philippe Froguel, généticien et endocrinologue au CHRU de Lille.

    #politique

  • zeynep tufekci sur Twitter s’adresse au trop prolifique Eric Feigl-Ding : “

    DrEricDing There is no excuse for what you do. Stringing together words “double mutant” “schools” 5X blah blah to scare people baselessly. It took me five minutes to provide context. 103 cases, vast majority travel-linked, oversampled in genomic database because travel-linked. Just stop.” / Twitter
    https://twitter.com/zeynep/status/1384358217547980803

    #covid-19 #variants

  • Experts in Singapore wary of rise in mutant coronavirus strains amid plans to relaunch Hong Kong travel bubble | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/week-asia/health-environment/article/3130159/experts-singapore-wary-rise-mutant-coronavirus-strains

    Experts in Singapore wary of rise in mutant coronavirus strains amid plans to relaunch Hong Kong travel bubble. Health care experts say the trend should be closely watched as the island nation continues to open its borders. They also say the detection of two new local infection clusters in the past week is a sign residents should not let their guard down
    Singaporeis facing an uptick in Covid-19 cases amid reports of a rising number of mutant strains circulating overseas, with health care experts saying this trend should be closely watched as the city state seeks to launch a quarantine-free travel bubble with Hong Kong.
    Health authorities on Monday afternoon reported 20 new infections, 19 of which were imported. Of the island nation’s 170 imported cases
    in the past week, 63 came from India, which is battling a deadly new wave of cases stemming from a new and possibly more virulent variant of the disease.While Singapore has largely brought the virus under control, in recent months it has reported between 10 and 40 imported cases a day as foreigners with work passes and student passes return to the country, along with those on dependent passes.

    #Covid-19#migrant#migration#singapour#hongkong#inde#sante#bulledevoyage#variant#circulation#frontiere

  • Covid-19 : 1 500 euros d’amende en cas de non-respect de la quarantaine pour les voyageurs venant du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/19/covid-19-1-500-euros-d-amende-en-cas-de-non-respect-de-la-quarantaine-pour-l

    Covid-19 : 1 500 euros d’amende en cas de non-respect de la quarantaine pour les voyageurs venant du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud. Matignon avait annoncé samedi que la France allait instaurer une quarantaine obligatoire de dix jours pour les voyageurs en provenance de ces destinations. Au début de la deuxième semaine de vacances unifiée, la situation sur le front épidémique est toujours fragile en France et le gouvernement cherche à éviter une éventuelle propagation des « variants » du coronavirus, comme celui qui ravage le Brésil.
    Le nombre de malades du Covid-19 en « soins critiques » (réanimation, soins intensifs et surveillance continue) s’est stabilisé depuis une semaine, d’abord légèrement au dessus de 5 900, légèrement en dessous depuis samedi. Un niveau encore loin du pic de la première vague en avril 2020 (7 000), mais tout de même un « plateau haut », mettent en garde les médecins, comme l’épidémiologiste Dominique Costagliola lundi sur France Inter. Et comme les contaminations restent à un niveau élevé, « plus de 30 000 par jour », la France n’est « certainement pas dans une situation qui permet d’espérer une embellie proche » dans la lutte contre le virus qui a déjà causé plus de 100 000 morts, a-t-elle averti.
    D’autant que les vacances scolaires, dont le gouvernement a unifié les dates sur tout le territoire à l’occasion des nouvelles mesures de semi-confinement imposées fin mars, s’achèvent bientôt. Les élèves du primaire doivent retourner en classe le 26 avril, collégiens et lycéens début mai. Pas de quoi « espérer une baisse massive (de la circulation du virus) d’ici à fin mai, » selon cette spécialiste. Et ce alors que le gouvernement espère toujours commencer à desserrer l’étau des restrictions mi-mai, objectif avancé par Emmanuel Macron, tandis que certains pays voisins ont déjà entamé un déconfinement.
    Les voyageurs en provenance du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud encourent 1 500 euros d’amende en cas de non-respect de la quarantaine imposée à leur arrivée en France, a annoncé lundi 19 avril le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Il y aura « à la clé des amendes, ce sera une contravention de cinquième classe, c’est donc je crois 1 500 euros, 3 000 euros en cas de récidive, ça me semble être tout à fait dissuasif et un cadre extrêmement strict », a-t-il déclaré sur Europe 1.
    « Quand vous arriverez, au lieu d’avoir comme aujourd’hui une demande d’auto-isolement, vous aurez une obligation de vous isoler, avec un arrêté préfectoral nominatif qui sera rendu, avec votre nom » pour une durée de « dix jours », et « il y aura des contrôles par la police, par la gendarmerie, qui permettront de vérifier que vous êtes bien dans le lieu où vous devez vous isoler », a-t-il confirmé.Matignon avait annoncé samedi que la France allait instaurer une quarantaine obligatoire de dix jours pour les voyageurs en provenance du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud face à l’inquiétude sur les variants du Covid-19. Les liaisons aériennes avec le Brésil sont suspendues jusqu’à ce vendredi inclus, mais celles avec l’Argentine, le Chili et l’Afrique du Sud – où, selon Paris, la présence de variants n’atteint « pas les niveaux observés au Brésil » – sont maintenues. Les voyageurs venant de ces trois pays, ainsi que du Brésil, devront toutefois se soumettre désormais à un isolement de dix jours, accompagné de restriction des horaires de sortie, avec un renforcement des amendes. La mesure sera progressivement mise en œuvre jusqu’à sa pleine entrée en vigueur samedi 24 avril et s’appliquera également aux voyageurs en provenance de Guyane.

    #Covid-19#migration#migrant#france#bresil#argentine#chili#afriquedusud#variant#sante#quarantaine#circulation#frontieree

  • Covid-19 : Emmanuel Macron réaffirme l’objectif de « lever les restrictions début mai »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/04/18/covid-19-macron-reaffirme-l-objectif-de-lever-les-restrictions-debut-mai_607

    Le 31 mars, Emmanuel Macron avait annoncé aux Français le retour du confinement pour une durée de quatre semaines. Le chef de l’Etat a confirmé, dimanche 18 avril, que la réouverture du pays ne serait pas reportée malgré une situation sanitaire toujours tendue, avec plus de 35 000 nouveaux cas recensés samedi et près de 5 900 malades dans les services de réanimation des hôpitaux. « Nous allons progressivement lever les restrictions début mai », a déclaré M. Macron dans un entretien accordé à l’émission « Face the Nation », sur la chaîne de télévision américaine CBS.
    Cet engagement intervient alors que des doutes émergent au sommet de l’Etat sur la possibilité de commencer à rouvrir dès la mi-mai certains lieux accueillant du public, conformément aux promesses présidentielles. La menace des variants dits « brésilien » et « sud-africain » du SARS-CoV-2 a en effet poussé le gouvernement à élargir et à durcir les mesures de restriction contre les voyageurs en provenance de certaines zones à risque. De quoi assombrir la perspective des prochaines semaines.
    Ce contexte n’empêche pas Emmanuel Macron de se montrer positif quant à la possibilité de revoir des touristes américains fouler le sol français dès cet été. Le président de la République a ainsi assuré à CBS que le passeport sanitaire dont l’Union européenne (UE) espère se doter en juin serait « proposé » aux citoyens des Etats-Unis « lorsqu’ils ont décidé de se faire vacciner ou avec un test PCR négatif ». Cette avancée, selon lui, serait rendue possible par les progrès accomplis sur le Vieux Continent en matière de vaccination. (...)
    Afin de contrer les variants qui circulent aujourd’hui en Amérique latine et en Afrique du Sud, le gouvernement a annoncé, samedi, un renforcement des contrôles aux frontières françaises. Le variant brésilien, dit P1, inquiète en particulier les autorités en raison de sa supposée plus grande résistance aux vaccins. Une quarantaine obligatoire de dix jours sera désormais requise pour tous les voyageurs arrivant du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud. Ces derniers devront présenter à leur arrivée un test PCR négatif de moins de trente-six heures, ou bien un test négatif de moins de soixante-douze heures couplé à un test antigénique négatif de moins de vingt-quatre heures. Des mesures qui concernent également la Guyane.
    A l’exception du Brésil, qui voit sa liaison aérienne avec la France suspendue jusqu’au 23 avril, les vols en provenance de ces pays ne seront néanmoins pas interdits. « D’autres pays pourront être concernés par ces mesures sur la base des critères identifiés par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies », a précisé Matignon dans un communiqué. Des discussions doivent avoir lieu à ce sujet en début de semaine.

    #Covid-19#migrant#migration#france#bresil#guyane#chili#argentine#etatsunis#sante#circulation#test#vaccination#passeportsanitaire#quarantaine#variant

  • Covid-19 : nouveau confinement en Martinique
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/16/covid-19-la-martinique-a-nouveau-confinee_6077012_3244.html

    Les annonces outre-mer ne se ressemblent pas : la Polynésie française va rouvrir ses frontières aux visiteurs américains à partir du 1er mai, mais ne recevra pas de touristes français, tandis que la Martinique va se reconfiner et que la Guyane a renforcé son couvre-feu.Jeudi, Emmanuel Macron a évoqué le calendrier du progressif déconfinement en métropole, lors d’une visioconférence avec plusieurs maires. Il a donné pour horizon « vers la mi-mai », sans plus de précisions. L’hypothèse d’une différenciation territoriale en fonction de la situation sanitaire est aussi étudiée par le gouvernement.
    En Martinique, le préfet, Stanislas Cazelles, a annoncé jeudi 15 avril dans la soirée, lors d’une conférence de presse, que l’île était de nouveau confinée, le nombre de patients Covid-19 n’ayant pas cessé d’augmenter ces dernières semaines.Ce troisième confinement intervient après une première mesure de couvre-feu décrétée fin mars. Le préfet a invoqué la nécessité de « réduire les contacts » pour espérer freiner la propagation du virus, « surtout [celle du] variant anglais, qui est de plus en plus présent et qui fait des ravages ».En Guyane, devant l’intensification de la circulation du virus, la préfecture a renforcé les mesures de couvre-feu dans huit communes, dont Cayenne. Il y sera étendu de samedi 19 heures à lundi 5 heures. « Le variant P1, dit brésilien, représente aujourd’hui plus de 84 % des prélèvements positifs en Guyane », souligne un communiqué.
    La Polynésie française n’est pas confinée mais le couvre-feu y est maintenu de 22 heures à 4 heures. La collectivité rouvrira ses frontières aux visiteurs américains à partir du 1er mai. « Nous avons fait le choix de n’ouvrir à ce stade qu’aux voyageurs en provenance des Etats-Unis et y ayant séjourné plus d’un mois, principalement car la vaccination est désormais ouverte à tous et 3 millions de doses sont administrées chaque jour aux Etats-Unis », a expliqué jeudi le haut-commissaire de la République, Dominique Sorain.
    Les touristes américains devront présenter un résultat négatif de test RT-PCR trois jours avant leur vol, subiront un test antigénique à leur arrivée puis un nouveau test quatre jours après. Chaque visiteur devra aussi présenter une preuve de vaccination ou une sérologie démontrant qu’il dispose d’anticorps. Les passagers non vaccinés et sans preuve sérologique pourront venir en Polynésie mais seront placés dix jours en quarantaine et subiront un quatrième test huit jours après leur arrivée. Ce protocole sanitaire vise à empêcher l’introduction de variants. Vingt cas ont été détectés en Polynésie, tous contrôlés grâce aux tests et à la quarantaine.

    #Covid-19#migrant#migration#france#outremer#polynesie#martinique#guyane#variant#sante#circulation#frontiere#confinement#test

  • Covid-19 en France : les voyageurs en provenance de Guyane soumis à des tests antigéniques dès jeudi
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/15/covid-19-les-fetes-de-bayonne-annulees-pour-le-deuxieme-ete-consecutif_60768

    Covid-19 en France : les voyageurs en provenance de Guyane soumis à des tests antigéniques dès jeudi. Outre un test PCR datant de moins de soixante-douze heures lors de l’embarquement, des tests antigéniques « par précaution » vont être effectués dès jeudi sur les voyageurs venant de Guyane à leur arrivée en métropole.Le Covid-19 a emporté 100 000 personnes en France en un peu plus d’un an. Il y aura « évidemment [un] moment d’hommage et du deuil pour la Nation » en faveur des victimes, a déclaré mercredi 14 avril le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Il a précisé que le président, Emmanuel Macron, avait « déjà eu l’occasion d’en parler dans les conseils des ministres », mais sans fournir de date d’un éventuel hommage national.
    Mercredi soir, la France comptait 5 902 personnes atteintes du Covid-19 hospitalisées en réanimation, soit cinquante de moins que la veille ; un niveau qui reste toutefois largement supérieur au pic de la deuxième vague, à l’automne. La métropole n’est pas la seule touchée : les autorités de la Guadeloupe se sont, elles aussi, résolues à prendre de nouvelles mesures pour lutter contre une recrudescence de la maladie. Et les voyageurs en provenance de Guyane vont être soumis dès jeudi 15 avril à des tests antigéniques à leur arrivée en métropole.
    Dès jeudi, les voyageurs en provenance de Guyane sont systématiquement soumis « par précaution, à des tests antigéniques à leur arrivée » en métropole, a annoncé le ministère de l’intérieur. La mesure est entrée en vigueur pour les voyageurs partis mercredi de Guyane et arrivant jeudi à l’aéroport d’Orly, a-t-on ajouté au ministère. En outre, les voyageurs restent tenus de présenter, lors de leur embarquement, un test PCR datant de moins de soixante-douze heures.
    Cette décision survient après que la France a décidé de suspendre les liaisons aériennes avec le Brésil jusqu’au 19 avril pour tenter de contrer une propagation du variant brésilien. La Guyane partage 730 km de frontières avec le Brésil, en grande partie le long du fleuve Oyapock. Cette frontière fluviale est davantage surveillée depuis plusieurs mois, afin d’empêcher les mouvements de population. Mercredi, le taux d’incidence en Guyane était de 141 pour 100 000 habitants.

    #Covid-19#migrant#migration#france#bresil#guyane#variant#circulation#frontiere#test

  • Covid-19 : la suspension des vols venant du Brésil, une mesure jugée tardive et insuffisante
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/15/covid-19-la-suspension-des-vols-venant-du-bresil-une-mesure-jugee-tardive-et

    Covid-19 : la suspension des vols venant du Brésil, une mesure jugée tardive et insuffisante.Les derniers passagers en provenance du Brésil ont atterri à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, mercredi 14 avril, vers 7 h 30, débarquant, au terminal 2E, des deux vols d’Air France, AF 457 arrivant de Sao Paulo, puis AF 443 de Rio de Janeiro, alors que Jean Castex avait annoncé, la veille, la suspension « jusqu’à nouvel ordre » des vols en provenance de ce pays. Une annonce précisée par un décret et au Journal officiel : « Eu égard à la situation sanitaire au Brésil (…), les déplacements de personnes en provenance de ce pays vers le territoire de la République sont, à l’exception de ceux nécessaires au transport de marchandises, interdits jusqu’au 19 avril 2021 à zéro heure. » Dans la foulée, Air France a confirmé l’annulation de tous ses vols en provenance du Brésil « jusqu’au 18 avril inclus » pour répondre aux inquiétudes liées à la propagation du variant P.1. « Nos vols emporteront des passagers de la France vers le Brésil, et reviendront à vide, hors le fret qu’ils pourront transporter », explique la compagnie aérienne.A la sortie de la zone de récupération des bagages, Romane Legal se montre soulagée. « Je devais partir mercredi, mais en apprenant la décision du gouvernement, j’ai pu changer en urgence mon billet et partir mardi, car j’avais déjà les résultats négatifs de mon test PCR. J’ai eu de la chance, mais mes amis qui devaient aussi rentrer en France et n’avaient pas encore fait le test vont essayer de passer par un autre pays pour contourner cette suppression des vols », confie l’étudiante de 23 ans, qui estime qu’une mesure de quarantaine à l’arrivée serait plus efficace.A l’arrivée sur le sol français, cinq ou six vols en provenance de pays hors Union européenne sont contrôlés quotidiennement de façon aléatoire. Tous les passagers doivent alors passer un test antigénique, qui doit se révéler négatif pour entrer sur le territoire – après avoir dû justifier, pour embarquer dans l’avion, d’un test PCR négatif de moins de 72 heures. Isolée dans un coin de l’immense salle de livraison des bagages, Noémie (qui souhaite garder l’anonymat), 37 ans, est dépitée. Après avoir embarqué, mardi à Rio, munie d’un test PCR négatif, elle se retrouve positive après le nouveau test subi à l’arrivée. « Je dois attendre un avis d’isolement que la police va me délivrer et je ne sais pas ce que je ferai après », explique la voyageuse, qui doit rentrer chez elle à Martigues, et dit se sentir « très bien ».
    siLes personnes testées positives à l’arrivée sont confinées dans un hôtel de la plate-forme aéroportuaire, ou doivent rentrer chez elles pour s’isoler. Noémie, qui au vu de son test positif ne peut plus prendre le vol qu’elle avait réservé pour Marseille, rejoindra donc sa destination finale, Martigues, par le train. « Les compagnies sont censées ne pas embarquer des personnes sans test négatif, mais il arrive que des cas se déclarent durant le voyage. Nous avons donc, depuis ce week-end dernier, intensifié le ciblage des vols et nous passons plus de passagers dans les barnums de tests », déclare la commissaire de police du service du contrôle transfrontière de l’aéroport, Cécile Aerdeman.Un dispositif insuffisant pour Renaud Piarroux, épidémiologiste, chef du service de parasitologie du CHU Pitié-Salpêtrière (AP-HP). « Le problème n’est pas de bloquer les avions, mais que les passagers soient mis en quarantaine à leur arrivée. Avec un test PCR au début et un dix jours après, à la fin de l’isolement. Car si vous venez juste d’être contaminé, vous pouvez être négatif au départ de l’avion, négatif à son arrivée mais positif quelques jours après. »
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Je ne sais pas si Sao Paulo va s’en remettre » : le Covid-19 met à terre la capitale économique du Brésil
    De plus, cibler le seul Brésil n’est pas efficace. « Le problème n’est pas que brésilien. Il y a aussi la Guyane, où le variant est présent quasiment à 79 %. Il faut donc, au-delà de la suspension de vols, insister sur les tests au départ et à l’arrivée, et organiser les quarantaines. D’autant que les arrivées indirectes sont difficilement contrôlables », analyse aussi Mahmoud Zureik, professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.
    Pour les scientifiques, compte tenu de la plus grande transmissibilité du variant P.1, dit « brésilien », il faut agir vite. En France, ce dernier circule depuis plusieurs mois déjà. Et l’exemple du cluster canadien, dans la province de la Colombie-Britannique, avec près de 900 cas de variant brésilien, inquiète. « C’est quand il est présent à 1 % qu’il faut l’écraser. Après, avec le brassage, cela devient plus difficile. C’est ce qui est arrivé avec le variant britannique », assure Mahmoud Zureik. « Il faut faire du criblage systématique. Or, selon les dernières données de Santé publique France [du 8 avril], sur 300 000 tests positifs, seuls 130 000 ont donné lieu à une recherche de variant. C’est trop peu », s’inquiète aussi l’épidémiologiste Renaud Piarroux.
    La mesure de suppression des vols en provenance du Brésil n’est-elle pas trop tardive, alors que la situation sanitaire y est quasiment hors de contrôle depuis plusieurs semaines, comme en atteste le chiffre des 4 000 morts enregistrés presque quotidiennement dans le pays ? « Il existe plusieurs réponses. On peut retarder la circulation du virus, mais on vit dans un monde où il est difficile de tout fermer. La réponse sanitaire pure exige d’être radicale, mais quelles seraient les conséquences sociétales, familiales, économiques ? La décision est politique », décrypte Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Bichat, à Paris.Politique fut donc la réponse du gouvernement, qui a surtout cherché à éteindre le procès en impuissance qui lui était intenté. « La situation s’aggrave » au Brésil, avait expliqué mardi Jean Castex avant d’annoncer la suspension des vols. Peu importait que, la veille, le secrétaire d’Etat aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, ait expliqué qu’au nom de la liberté de circulation, la France se devait de « garder quelques lignes » avec le pays.L’exigence, depuis la fin janvier, d’un test PCR négatif de moins de 72 heures pour les passagers embarquant depuis le Brésil vers la France n’est pas, contrairement à ce qui se fait en Allemagne ou en Italie, assortie d’une quarantaine obligatoire à l’arrivée. En France, un tel dispositif, très encadré juridiquement, avait semblé plus complexe à mettre en place et, surtout, plus difficile à contrôler. Face à la dégradation de la situation, le gouvernement évolue. « On va renforcer ce système de quarantaine, car la situation sanitaire exige plus de vigilance. On suspend les vols le temps de construire cela et, idéalement, de rapprocher, autant que possible, les pratiques européennes », explique Clément Beaune, le secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes.
    Au-delà du Brésil, de nouvelles mesures plus contraignantes pour les voyages avec les pays les plus touchés par l’épidémie de Covid-19 seront aussi annoncées lundi 19 avril, a affirmé mercredi le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du conseil des ministres, précisant toutefois que la France laisserait « toujours la possibilité à [ses] ressortissants qui sont dans ces pays de pouvoir être rapatriés sur [son] sol ».Ces mesures viseront les pays où « un variant particulièrement à risque est dominant », a-t-il insisté, soulignant que le dispositif prévu au Brésil « conduisait évidemment à des mesures qui renforcent le contrôle à la frontière entre le Brésil et la Guyane ». Selon Matignon, un décret doit paraître très prochainement sur les contrôles à cette frontière très empruntée, alors que les vols entre Cayenne et la métropole sont toujours quotidiens… et sans exigence autre que le test PCR demandé à l’embarquement.« Tout cela arrive bien tard. Même si on bloque l’entrée du variant, quelle est la stratégie à moyen terme ? », interroge l’épidémiologiste Renaud Piarroux. Le conseil scientifique Covid-19 doit adresser dans les prochains jours au gouvernement une note sur le variant brésilien. Pour son président, l’immunologiste Jean-François Delfraissy, l’important n’est pas tant le risque qu’il représente actuellement en France. « Il y a une sorte d’affolement, car la situation au Brésil, au Chili aussi, malgré le fort taux de vaccination, est dramatique. Mais la question posée est de savoir ce qui se passera cet été. Nous sommes encore “protégés” par la prédominance du variant britannique, mais pour combien de temps ? Par quel variant sera-t-il remplacé ? », questionne Jean-François Delfraissy

    #Covid-19#migrant#migration#france#bresil#guyane#chili#frontiere#variant#circulation

  • #COVID-19 | Le #variant britannique n’entraînerait pas plus de formes graves | La Presse
    https://www.lapresse.ca/covid-19/2021-04-12/covid-19/le-variant-britannique-n-entrainerait-pas-plus-de-formes-graves.php

    Deux études publiées mardi affirment que le variant « britannique » du coronavirus n’entraîne pas plus de formes graves de COVID-19, à rebours des conclusions de précédents travaux de recherche, mais confirment qu’il est bien plus contagieux que les souches précédentes.

    [...]

    Dans un commentaire portant sur la première étude, trois chercheurs du Centre national des maladies infectieuses (NCID) de Singapour soulignent que ses conclusions contrastent avec trois précédents articles, qui associent le variant « britannique » à une probabilité plus élevée de décès et de formes graves de COVID-19.

    Ils notent que l’étude parue dans le Lancet a l’avantage d’avoir utilisé des séquençages complets du virus dans ses analyses mais que sa conclusion « rassurante » doit « être confirmée par des études de plus grande ampleur ».

    « Cette étude se concentre sur les résultats cliniques d’un groupe de personnes déjà hospitalisées avec la COVID-19 », observe toutefois l’épidémiologiste Nicholas Davies, cité par le Science Media Centre britannique. 

    Elle « ne dément pas les éléments déjà rassemblés par de précédentes études », qui tendent à montrer que « l’infection par le B.1.1.7 est globalement associée à un risque plus élevé de mortalité, d’hospitalisation et d’admission aux urgences parmi l’ensemble des individus testés positifs au #Sars-CoV-2 », ajoute-t-il.

  • Face à la menace de nouveaux variants, l’exécutif se résigne à suspendre les vols en provenance du Brésil
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/04/13/face-a-la-menace-de-nouveaux-variants-du-covid-19-l-executif-se-resigne-a-su

    Face à la menace de nouveaux variants, l’exécutif se résigne à suspendre les vols en provenance du Brésil Le premier ministre, Jean Castex, a annoncé des mesures de restriction, mardi, alors que 92 nouvelles souches du SARS-CoV-2 seraient en circulation au Brésil.Il y a tout juste un an, Emmanuel Macron mettait en garde les Français contre la tentation du « repli nationaliste » en réponse à l’épidémie de Covid-19. A l’heure d’annoncer le premier confinement, en mars 2020, le chef de l’Etat l’assurait : « Ce virus n’a pas de passeport. » Douze mois d’une crise « historique » ont semble-t-il ébranlé ses convictions, même les plus profondes.
    Mardi 13 avril, face à la propagation hors de contrôle, en Amérique latine, du variant brésilien, le premier ministre, Jean Castex, a annoncé, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, la suspension « jusqu’à nouvel ordre » de tous les vols en provenance du Brésil. La veille, le secrétaire d’Etat aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, justifiait pourtant au nom de la liberté de circulation le fait d’avoir « gardé quelques lignes » avec le pays. Mais la pression était trop forte, tant cette nouvelle souche du virus inquiète.Selon Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), ces mesures de restriction devraient néanmoins être coordonnées au niveau européen pour être efficaces. Le premier cas détecté en France d’un malade atteint par le variant P1, dit « brésilien », le 4 février, provenait de Manaus, via Sao Paulo, puis Francfort, en Allemagne, pour finalement atterrir à Marseille. Plutôt que la suspension des vols avec le Brésil, le professeur préférerait l’instauration d’une quarantaine, à l’image de celle mise en place par les Britanniques. « De plus, le Brésil n’est pas seul concerné. Il faut des mesures pour tous les pays qui connaissent des explosions épidémiques, avec des variants que l’on ne connaît pas forcément bien, comme avec l’Inde », estime M. Salomon.
    « Le variant en soi n’est pas une nouveauté, la souche circule déjà en France. Mais il y a désormais toute une série d’autres variants qui se propagent », insiste-t-on à Matignon, où l’on redoute le scénario cauchemardesque d’un virus devenu résistant aux vaccins. Au Brésil, où l’on déplore jusqu’à 4 000 morts du Covid par jour, l’Institut Fiocruz – équivalent local de l’Institut Pasteur – a identifié près de 92 nouvelles souches du SARS-CoV-2 en circulation. Le Portugal avait, dès la fin janvier, interrompu les liaisons aériennes commerciales avec son ancienne colonie, sans avoir été suivi, jusqu’ici, par ses partenaires européens.« Emmanuel Macron et un caméléon. Il change de pied, mais à chaque fois avec une foulée de retard », réagit Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat. « C’est une bonne décision, la menace est très sérieuse », salue de son côté Boris Vallaud, député socialiste des Landes. « Mais il y a par ailleurs un enjeu qui est le séquençage génomique pour suivre l’apparition et le développement des variants, et là on est très en retard par rapport à ce que fait le Royaume-Uni », souligne le porte-parole du Parti socialiste..

    #Covid-19#migrant#migration#france#bresil#portugal#sante#variant#frontiere#circulation

  • Covid-19 et variants : les contrôles des passagers en provenance du Brésil sont-ils suffisants ? - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/faits-divers/covid-19-et-variants-les-controles-en-provenance-du-bresil-sont-ils-suffi


    Les passagers en provenance d’un pays étranger doivent désormais justifier d’un motif impérieux de déplacement.
    LP/Olivier Corsan 

    Des scientifiques estiment que les mesures de quarantaine pour les passagers qui arrivent du pays sud-américain, où circulent plusieurs variants, sont trop légères. Le gouvernement met en avant le durcissement des mesures décidé fin janvier.

    La France se protège-t-elle assez du variant « brésilien » ? Non, estiment plusieurs médecins, inquiets que cette souche « P1 » ou « 20J/501Y.V3 » n’explose en France comme cela s’est produit au Brésil, où la situation sanitaire est jugée catastrophique. Elle serait de 40 % à 120 % plus transmissible que celle prédominante jusqu’au début de l’année, soit bien plus que le variant britannique (entre 36 et 75 %), d’après les premiers éléments rapportés par Santé publique France. Plus inquiétant sans doute, elle échapperait « potentiellement » en partie à l’immunité, acquise suite à une infection ou grâce au vaccin. Sans parler des 92 autres variants identifiés au Brésil.

    Dans le viseur de ces scientifiques, les contrôles à l’arrivée en France sont jugés trop souples. Depuis le 31 janvier, tout déplacement depuis un pays non européen (sauf l‘Australie, la Corée du Sud, Israël, le Japon, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et Singapour) est soumis à la présentation d’un motif impérieux. Quatorze raisons sont listées sur le formulaire téléchargeable sur le site du ministère de l’Intérieur, comme le fait d’avoir sa résidence en France ou de travailler dans le secteur du transport. Ce document doit s’accompagner d’un test PCR négatif réalisé « moins de 72 heures avant le départ » et d’une attestation sur l’honneur certifiant que l’on est ni symptomatique ni cas-contact.

    Un millier d’arrivées par semaine ?
    Le gouvernement vante régulièrement ce cadre durci. « On ne peut pas empêcher un Français de revenir sur le territoire national, et pour les autres il faut un motif impérieux et un test PCR, sinon vous n’embarquez pas. Et si des compagnies ne respectent pas les règles, on les suspend », a martelé ce dimanche le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Clément Beaune, sur RTL et LCI. À l’en croire, il y aurait aujourd’hui un millier d’arrivées en provenance du Brésil par semaine, « essentiellement des Français », contre 50 000 en temps normal. D’après le ministre délégué en charge des Transports Jean-Baptiste Djebbari, interrogé sur LCI ce lundi matin, ce serait même « 50 par jour ». Le site d’Aéroports de Paris, consulté ce lundi matin, fait état de l’arrivée de deux vols directs dans la journée à Roissy, l’un en provenance de Sao Paulo et l’autre de Rio de Janeiro.

    Ce dispositif durci comporte néanmoins toujours « des trous dans la raquette », estime Rémi Salomon, le président de la Commission médicale d’établissement de l’AP-HP. Premièrement, la règle des 72h pour le dépistage n’est pas infaillible. « Si vous vous contaminez la veille ou l’avant-veille du départ, vous serez en pleine période d’incubation donc asymptomatique et non détectable au test », juge le pédiatre de profession. « Les 72 heures sont la fameuse zone grise entre le moment où on est contaminé et le moment où on devient positif », complète Eric Billy. « 1 000 personnes par semaine, cela ferait 150 par jour. Je ne vois pas pourquoi on ne les dépisterait pas aussi tous à l’arrivée », estime ce chercheur en immuno-oncologie, ajoutant qu’une telle stratégie devrait s’appliquer à « tous les pays où des variants circulent fortement ».

    La préfecture de police assure ce mardi matin au Parisien que cela a été mis en place, dimanche 11 avril. Désormais, « les passagers des vols en provenance du Brésil sont systématiquement contrôlés par un test antigénique à l’arrivée ». Le site du ministère des Affaires étrangères indique simplement que tout voyageur doit « accepter qu’un test puisse être réalisé à son arrivée sur le territoire national », sans en préciser le caractère automatique.

    Quatorzaine à l’hôtel au Royaume-Uni
    Rémi Salomon plaide de son côté pour une quatorzaine véritablement contraignante, à l’image de ce qu’applique le Royaume-Uni. Toute personne arrivant de l’un des 28 pays placés sur « liste rouge » doit rester pendant 10 jours en quarantaine dans un hôtel. Les conditions sont draconiennes et bien éloignées de ce qui se fait en France. Les visites et les sorties de chambre sont notamment interdites (sauf dans quelques cas très limités, comme une convocation judiciaire, des funérailles, etc), tandis que les repas sont fournis par l’établissement. Et si les règles sont bafouées, la personne risque une amende de 10 000 livres, soit près de 12 000 €.

    À l’arrivée en France, toute personne doit s’engager à s’isoler pendant une semaine. Concernant les retours du Brésil, « les passagers positifs au test antigénique font l’objet d’un test PCR complémentaire et d’un arrêté de placement à l’isolement dans un lieu déterminé par le passager (domicile, hôtel, chez un tiers…) », assure la préfecture de police, reprenant une disposition rendue possible par un décret présenté en Conseil des ministres le 24 mars. Mais cela n’est donc pas le cas pour tous les passagers négatifs.

    Par ailleurs, une fois le pied posé au sol, cette mesure d’isolement (volontaire ou sur arrêté) ne fait pas l’objet de contrôles poussés de la part des autorités. « On peut trouver des faux certificats de tests négatifs sur Internet, et les attestations sur l’honneur valent ce qu’elles valent », grince le biologiste Claude-Alexandre Gustave. Une solution encore plus radicale serait de suspendre tous les vols avec le Brésil, comme l’a fait le Portugal et comme la France l’avait fait avec le Royaume-Uni pendant 48h fin décembre. Mais maintenir des lignes « est imposé par le droit », a justifié Jean-Baptiste Djebbari.

    « Les déplacements depuis l’étranger vers la France et de France vers l’étranger, même lorsqu’ils ne sont pas formellement interdits, restent strictement déconseillés jusqu’à nouvel ordre. L’engagement et la responsabilité de chacun sont nécessaires pour limiter la diffusion du virus en France et en Europe », se contente de rappeler une source diplomatique française.

    Pour l’heure, les variants « brésilien » et « sud-africain » ne représentent que 5 % des cas positifs passés au « criblage » en France (une mutation commune à ces deux souches est traquée). D’après les données de séquençage obtenues de la dernière enquête « Flash », « P1 » ne concerne même que 0,5 % des séquences interprétables.

    Mais cela ne signifie pas qu’il restera aussi minoritaire durant les prochaines semaines. « Dans cette compétition entre variants, P1 ne se diffuse pas massivement quand le britannique est prédominant. Mais il est arrivé dans un pays en plein été, de même que le sud-africain. Donc peut-être qu’il augmentera ici avec l’arrivée de la saison estivale », imagine Eric Billy. Contactés, ni Aéroports de Paris ni la préfecture de police n’ont répondu à nos questions à l’heure de publication de cet article.

    • Importer le variant brésilien ! Spoil sur le confinement de septembre

      Au fait, on a un département français avec 84,9% de #variantbrésilien. C’est la Guyane, qui est reliée à Orly par des vols quotidiens et qui possède 730km de frontière terrestre avec le Brésil, la plus longue du pays.

      Au #Brésil, l’hécatombe.
      « Le variant découvert à Manaus semble se propager à l’ensemble du Brésil. C’est particulièrement préoccupant parce qu’il peut bien évidemment se diffuser sur le reste de la planète » alerte Fabio Biolchini de @MSF_brasil

      Sauf en France !

    • Ah mais c’est que depuis tchernobyl on a une expertise internationalement reconnue en « stoppage de trucs à la frontière » sans même qu’on ait à faire quoi que ce soit : nuages, virus, y’a pas de limite !

    • AFP : Paris a décidé de suspendre « jusqu’à nouvel ordre » tous les vols entre le Brésil et la France en raison des inquiétudes autour du variant brésilien du Covid-19, a annoncé mardi le Premier ministre Jean Castex.

      c’est pas comme si nos voisins Italiens, Belges, Espagnols et Portugais étaient déjà pestiférés :-p Leurs virus s’arrêteront net à nos frontières, au pire à 10 km, sauf attestation professionnelle ; ça ne fait aucun doute.

    • Pour l’heure, les variants « brésilien » et « sud-africain » ne représentent que 5 % des cas positifs passés au « criblage » en France

      C’est exactement l’argument qu’on nous servait début janvier 2021 au sujet du variant anglais ! On connait la suite.

    • Noémie, qui souhaite garder l’anonymat, est positive à sa descente d’avion, arrivée du Brésil. Elle ne peut donc prendre son vol intérieur vers Marseille. Elle rejoindra Martigues… en TGV.

      Je suis un peu anxieux des conséquences possibles du thread, de la sur-réaction. Même si les données sont maintenant fiables, je repousse encore le moment de faire une estimation avec l’effet de la vaccination et de l’immunité croisée avec P.1.

      L’exécutif a ignoré les alertes sur la souche B1.1.7 condamnant des dizaines de milliers de personnes, détruisant des centaines de milliers de vies. Je voudrais être convaincu d’alerter à bon escient et je dois auto-modérer par principe de responsabilité.

      Suspension du thread.

      https://twitter.com/Pr_Logos/status/1382074768854245377

  • #COVID-19 : Plusieurs #variants se développent chez un même patient | santé log
    https://www.santelog.com/actualites/covid-19-plusieurs-variants-se-developpent-chez-un-meme-patient

    [Une] nouvelle technologie révèle [...] de nouvelles variantes du #SRAS-CoV-2 survenant chez le même patient au cours d’une infection aiguë. Les mutations précises de ces variantes suggèrent qu’elles surviennent en réponse à une pression sélective du système immunitaire.

    Source :
    High-throughput, single-copy sequencing reveals SARS-CoV-2 spike variants coincident with mounting humoral immunity during acute COVID-19
    https://journals.plos.org/plospathogens/article?id=10.1371/journal.ppat.1009431

  • Covid-19 : malgré une vaccination massive, l’épidémie est hors de contrôle au Chili
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/11/au-chili-l-epidemie-est-hors-de-controle-malgre-une-vaccination-massive_6076

    Selon une récente étude réalisée par l’université du Chili, la vaccination affiche, dans le pays, 56,5 % d’efficacité face aux nouvelles contaminations, deux semaines après l’administration de la seconde dose. Après l’injection de la première dose, l’efficacité se révèle quasiment nulle : 3 %. Or, moins d’un quart de la population a tendu le bras aux deux injections. La vaccination n’est, cependant, pas un mirage. « Les courbes de personnes âgées malades ont baissé, ce sont maintenant les 50-70 ans, qui n’ont pas encore complété leur schéma vaccinal, qui sont plus gravement malades », souligne Gabriel Cavada. La tendance est reflétée au sein des hospitalisations, et ces plus jeunes patients, davantage résistants, occupent plus longtemps les soins intensifs. Cette donnée démographique explique la tension vécue actuellement par les hôpitaux, mais aussi, peut-être en partie, le nombre de morts, réduits de moitié en moyenne durant la première semaine d’avril, en comparaison du pic du mois de juin 2020. Au Chili, près de 24 000 personnes sont mortes après avoir contracté le Covid-19.
    « On peut par ailleurs estimer qu’il existe une circulation du variant brésilien, beaucoup plus contagieux », déclare Gabriel Cavada, en l’absence d’un séquençage officiel qui permette d’établir précisément la prévalence de cette mutation. Certains experts ont émis l’hypothèse d’une mutation chilienne du virus, non établie pour l’instant. « Ce qui est certain, c’est que le pays a trop tardé à [suspendre ses vols] avec le Brésil », déplore l’épidémiologiste, relevant comment le désastre sanitaire brésilien devient un fardeau régional. Sans les restrictions nécessaires, le virus s’y réplique avec une plus grande rapidité, augmentant ses chances de muter, avant de s’immiscer dans les pays voisins.

    #Covid-19#migrant#migration#chili#bresil#vaccination#variant#restrictionsanitaire#crisesanitaire#circulation#frontiere

  • #SARS-CoV-2 infection rates of antibody-positive compared with antibody-negative health-care workers in England: a large, multicentre, prospective cohort study (#SIREN) - The Lancet
    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(21)00675-9/abstract

    Résumé :
    https://twitter.com/EricTopol/status/1380665520366579714

    Eric Topol sur Twitter : “Protection from natural immunity in follow-up of over 25,000 healthcare workers:

    If you’ve had covid, there’s an 84% lower risk of (re)infection for at least 7 months. 93% reduction in symptomatic infections.

    No effect of #B.1.1.7.”

    #immunité #variants

  • #Covid-19 : situation sanitaire « absolument dramatique » au Brésil
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/08/bresil-une-situation-sanitaire-absolument-dramatique_6076001_3210.html

    Plus contagieux et sans doute plus agressif, le variant amazonien #P1 poursuit, quant à lui, sa diffusion foudroyante. Le #Brésil est désormais décrit par les experts comme une gigantesque usine à #variants, mettant en péril la lutte contre l’épidémie dans la région et le reste du monde. L’Institut Fiocruz – équivalent local du Pasteur français – a ainsi identifié près de 92 nouvelles souches du coronavirus en circulation dans le pays. « Et d’autres pourraient surgir, car le virus circule ici trop librement », alerte M. Menezes.

    Sous pression, Jair Bolsonaro a finalement annoncé, au mois de mars, la création d’un comité de gestion de crise et nommé à la tête du ministère de la santé un médecin reconnu, Marcelo Queiroga. Mais le président s’oppose toujours avec virulence aux mesures de confinement décrétées par les autorités locales. « Le Brésil doit retourner au travail », a-t-il intimé, le 5 avril.

  • Dr Zoë Hyde sur Twitter : “(1/12) The Brazilian #COVID19 #variant is up to 2 times more transmissible, more likely to cause serious illness in young people, and may evade immunity. Worryingly, it’s starting to spread rapidly in British Columbia, Canada. 🇨🇦 A thread summarising the latest evidence. 🧵” / Twitter
    https://twitter.com/DrZoeHyde/status/1379081837532749824

    (12/12) These findings also reinforce the importance of trying to suppress #transmission as much as possible, rather than trying to “learn to live” with the virus.

    Don’t think the tragedy unfolding in Brazil can’t also happen to your country.

    #variants #suppression

  • Matchs de football et boîtes de nuit : un passeport vaccinal expérimenté dès la mi-avril au Royaume-Uni
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/04/matchs-de-football-et-boites-de-nuit-un-passeport-vaccinal-experimente-des-l

    Ainsi, une « certification du statut Covid », indiquant qu’une personne a été vaccinée, qu’elle est négative au coronavirus ou qu’elle dispose d’anticorps, sera développée « au cours des prochains mois » pour permettre des rassemblements de masse. Il ne sera pas exigé dans les transports publics et les commerces essentiels, ni dans les pubs lors de leur réouverture.Neuf essais-pilotes seront lancés dès la mi-avril, notamment pour la demi-finale puis la finale de la Coupe d’Angleterre de football au stade de Wembley, lors d’une soirée en boîte de nuit et une conférence à Liverpool. Le service public de santé travaille à un moyen permettant de montrer son statut via une application ou sous format papier, selon Downing Street. Ce projet de passeport sanitaire a été accueilli avec hostilité par plus de 70 députés britanniques de tout l’échiquier politique, qui l’ont jugé « discriminatoire ».
    De nombreux pays sont en train de réfléchir à la mise en place d’un passeport sanitaire et certains l’ont déjà lancé. L’Union européenne a présenté en mars un projet de certificat, réclamé par des pays très dépendants du tourisme comme la Grèce, visant à faciliter les déplacements sur son territoire dans la perspective de la saison estivale.Concernant les voyages à l’étranger, le gouvernement britannique prévoit un système de feu tricolore pour classer les pays selon le degré d’avancement de leur campagne de vaccination, leur taux de contaminations ou la présence de variants. Les destinations « vertes » seront exemptes de quarantaine au retour, contrairement aux pays « orange » et « rouge ». La liste des pays n’a pas encore été établie.

    #Covid-19#migrant#migration#grandebretagne#sante#passeportvaccinal#circulation#frontiere#tourisme#economie#variant#tauxcontamination

  • [Pfizer] BNT162b2 #Vaccination in People Over 80 Years of Age Induces Strong Humoral Immune Responses with Cross Neutralisation of P.1 Brazilian Variant
    https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3816840

    #covid-19

    ... although neutralisation titres were reduced 14-fold against the P.1 variant first discovered in Brazil they remained largely effective.

    Interpretation: These data demonstrate that the mRNA vaccine platform delivers strong humoral immunity in people up to 96 years of age and retains broad efficacy against the P.1 Variant of Concern.

    #variants

  • Ongoing trial shows Pfizer #Covid-19 vaccine remains highly effective after six months - CNN
    https://www.cnn.com/2021/04/01/health/pfizer-covid-vaccine-efficacy-six-months-bn/index.html

    The findings indicate protection will last even longer than six months, vaccine experts said.

    “The information coming from Pfizer-BioNTech is good news with evidence that those enrolled in the clinical trials last year are still protected. So we know that immunity will not be short-lived,” Dr. Peter Hotez, a vaccine expert and dean of the school of tropical medicine at Baylor College of Medicine, told CNN.

    “Hopefully the protection might last years, but we won’t know until we know.”

    Par ailleurs il est dit qu’en Afrique du Sud le #vaccin est « 100% efficace » mais le nombre de participants, 800, est trop limité pour être aussi affirmatif :

    “In South Africa, where the #B.1.351 lineage is prevalent and 800 participants were enrolled, nine cases of COVID-19 were observed, all in the placebo group, indicating vaccine efficacy of 100%,” the company said.

    #variants

  • Five reasons why COVID herd immunity is probably impossible
    https://www.nature.com/articles/d41586-021-00728-2

    De la difficulté à établir des modèles de prévision du fait de la variabilité des comportements humains

    The most challenging aspects of modeling #COVID-19 are the sociological components, Meyers says. “What we know about human behaviour up until now is really thrown out of the window because we are living in unprecedented times and behaving in unprecedented ways.” Meyers and others are trying to adjust their models on the fly to account for shifts in behaviours such as mask wearing and social distancing.

    Sur l’importance des mesures barrières même après #vaccination :

    To understand the additive effects of behaviour and immunity, consider that this flu season has been unusually mild. “Influenza is probably not less transmissible than COVID-19,” Scarpino says. “Almost certainly, the reason why flu did not show up this year is because we typically have about 30% of the population immune because they’ve been infected in previous years, and you get vaccination covering maybe another 30%. So you’re probably sitting at 60% or so immune.” Add mask wearing and social distancing, and “the flu just can’t make it”, Scarpino says. This back-of-the-envelope calculation shows how behaviour can change the equation, and why more people would need to be immunized to attain herd immunity as people stop practising behaviours such as social distancing.

    Changer d’espérance :

    Ending transmission of the virus is one way to return to normal. But another could be preventing severe disease and death, says Stefan Flasche, a vaccine epidemiologist at the London School of Hygiene & Tropical Medicine. Given what is known about COVID-19 so far, “reaching herd immunity through vaccines alone is going to be rather unlikely”, he says. It’s time for more realistic expectations. The vaccine is “an absolutely astonishing development”, but it’s unlikely to completely halt the spread, so we need to think of how we can live with the virus, Flasche says. This isn’t as grim as it might sound. Even without herd immunity, the ability to vaccinate vulnerable people seems to be reducing hospitalizations and deaths from COVID-19. The disease might not disappear any time soon, but its prominence is likely to wane.

    #immunité_de_groupe

    • Vaccinating quickly and thoroughly can prevent a new variant from gaining a foothold. But again, the unevenness of vaccine roll-outs creates a challenge, Ferrari says. “You’ve got a fair bit of immunity, but you still have a fair bit of disease, and you’re stuck in the middle.” Vaccines will almost inevitably create new evolutionary pressures that produce #variants, which is a good reason to build infrastructure and processes to monitor for them, he adds.

  • Efficacy of ChAdOx1 nCoV-19 (AZD1222) vaccine against SARS-CoV-2 variant of concern 202012/01 (B.1.1.7) : an exploratory analysis of a randomised controlled trial - The Lancet
    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(21)00628-0/abstract

    (Variant britannique)

    L’étude est analysée dans un éditorial de la même revue, qui met en avant deux constatations occultées dans le résumé de ladite étude :

    1) le vaccin pourrait être nettement moins efficace contre les formes #asymptomatiques du variant britannique (nombre de malades trop faible pour tirer des conclusions fermes)

    2) les intervalles de confiance, trop larges, ne permettent pas de tirer des conclusions solides concernant les formes symptomatiques.

    Although based on small case numbers, a larger difference in efficacy was observed for #SARS-CoV-2 infections with no or unreported symptoms (28·9% [–77·1 to 71·4] for B.1.1.7 and 69·7% [33·0 to 86·3] for other #variants).

    [...]

    Given the wide CIs in these exploratory analyses, no firm conclusions can be drawn on the precise clinical efficacy against the B.1.1.7 variant and, importantly, how this efficacy compares with efficacy against the original circulating variants. However, the results point towards lower efficacy, which also seems consistent with the nine-times reduction in neutralising activity against the B.1.1.7 #variant compared with non-B.1.1.7 variants in the serum samples from vaccinees in this study.

    #vaccins #vaccination

  • #COVID-19 Hospitalizations, ICU Admissions and Deaths Associated with the New Variants of Concern - Ontario COVID-19 Science Advisory Table
    https://covid19-sciencetable.ca/sciencebrief/covid-19-hospitalizations-icu-admissions-and-deaths-associated-

    Essentiellement le variant britannique,

    Summary

    Background

    As of March 28, 2021 new #variants of concern (VOCs) account for 67% of all Ontario SARS-CoV-2 infections. The B.1.1.7 variant originally detected in Kent, United Kingdom accounts for more than 90% of all VOCs in Ontario, with emerging evidence that it is both more transmissible and virulent.

    Questions

    What are the risks of COVID-19 hospitalization, ICU admission and death caused by VOCs as compared with the early variants of SARS-CoV-2?

    What is the early impact of new VOCs on Ontario’s healthcare system?

    Findings

    A retrospective cohort study of 26,314 people in Ontario testing positive for SARS-CoV-2 between February 7 and March 11, 2021, showed that 9,395 people (35.7%) infected with VOCs had a 62% relative increase in COVID-19 hospitalizations (odds ratio [OR] 1.62, 95% confidence interval [CI] 1.41 to 1.87), a 114% relative increase in ICU admissions (OR 2.14, 95% CI 1.52 to 3.02), and a 40% relative increase in COVID-19 deaths (OR 1.40, 95% CI 1.01 to 1.94), after adjusting for age, sex and comorbidities.

    A meta-analysis including the Ontario cohort study and additional cohort studies in the United Kingdom and Denmark showed that people infected with VOCs had a 63% higher risk of hospitalization (RR 1.63, 95% CI 1.44 to 1.83), a doubling of the risk of ICU admission (RR 2.03, 95% CI 1.69 to 2.45), and a 56% higher risk of all-cause death (RR 1.56, 95% CI 1.30 to 1.87). Estimates observed in different studies and regions were completely consistent, and the B.1.1.7 variant was dominant in all three jurisdictions over the study periods.