• À la frontière ukraino-polonaise. “Ici, ce n’est pas l’entrée de la Pologne. C’est celle de l’Europe”

    Quand quelqu’un traverse cette ligne, il n’entre pas seulement en Pologne. Il entre en Europe. Demain, il peut être à Bruxelles. Après-demain, en Espagne ou au Portugal...”.

    Paolo, un officier de police portugais détaché à #Medyka, en Pologne, se tient sur une ligne rouge entourée de bandes blanches. “Ne la dépassez pas, sinon on va avoir des problèmes avec les Ukrainiens”, avertit-il.

    “On n’a pas besoin de mur ici”

    Devant lui, des voitures font la file pour sortir d’Ukraine. Des champs bordent le poste-frontière. La terre y a été retournée sur une quinzaine de mètres : sept et demi côté ukrainien, sept et demi côté polonais.
    “Si quelqu’un passe la frontière, il nous suffit de suivre les traces de pied dans la boue. À 10 kilomètres d’ici, il y a une #tour_de_contrôle avec des #caméras_de_surveillance (infrarouge et thermique) qui balaient l’horizon. Quand les conditions météo sont bonnes, elles peuvent voir jusqu’ici. Une deuxième tour va être installée de l’autre côté du #BCP (border check point, NdlR). Peut-être qu’un jour on aura une barrière comme en Hongrie. Mais je ne pense pas. On n’en a pas besoin ici, on a suffisamment d’équipements”, détaille Piotr, un officier qui ressemble comme deux gouttes d’eau au caporal Blutch dans Les Tuniques Bleues.

    Des détecteurs d’explosifs et de radioactivité - “ils sont très puissants et captent même si quelqu’un a suivi un traitement aux isotopes pour guérir du cancer” -, de battements de coeur - “le plus souvent, celui des souris dans les camions” -, #scanners à rayons X pour les véhicules et les cargos, caméras avec #thermo-vision qui peuvent identifier des objets, définir et enregistrer leurs coordonnées géographiques, capables de filmer à une distance maximale de 20 kilomètres, scanners de documents, lecteurs d’empreintes digitales, #terminaux_mobiles pour contrôler les trains... “On ne déconne pas à Medyka”, sourit Piotr.

    De barrière, il y en a bien une. Ou plutôt une simple #clôture, sortie de terre lorsque la Pologne appartenait au camp soviétique.

    Le BCP de Medyka, qui protège une section de 21 kilomètres de frontières entre les deux pays, a été construit en 1945. Parmi les quatorze postes de la frontière (dont onze avec la frontière ukrainienne), il s’agit du plus fréquenté : 14 000 piétons et 2 600 véhicules y passent chaque jour dans les deux sens. À cela, il faut encore ajouter les camions et les trains de passagers et de marchandises. “Certaines personnes passent toutes les semaines pour aller faire leurs courses - contrairement à ce que l’on pourrait croire, la vie est moins chère en Pologne qu’en Ukraine - et on finit par les connaître. Certains en profitent pour faire du trafic. Ils pensent que comme on les connaît et qu’on sait qu’ils sont réglos, on sera moins vigilants. C’est pour ça qu’il ne faut pas laisser la routine s’installer”, observe Piotr.

    Quand la Pologne adhère à l’Union européenne, en 2004, sa frontière orientale devient une des frontières extérieures de la zone Schengen (rejointe quant à elle en 2007). Cette même année, l’agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières (#Frontex) voit le jour. Les opérations de coopération internationale aux postes-frontières polonais se sont multipliées depuis.

    Tous les officiers de la #Bieszczady_BGRU font ainsi partie d’un pôle de #garde-frontières et sont régulièrement envoyés en mission pour Frontex dans d’autres pays européens. À l’inverse, des officiers issus de différents États membres son envoyés par Frontex à Medyka (il y en a trois en ce moment : un Portugais, un Bulgare et un Espagnol). En cela, postuler comme garde-côte ou garde-frontière, c’est comme faire un mini Erasmus de trois mois.

    Dans quelques semaines, Piotr partira pour la treizième fois en mission pour Frontex. Ce sera la deuxième fois qu’il ira à la frontière entre la Bulgarie et la Serbie. Paolo est quant à lui le tout premier policier portugais à être déployé ici. Sa spécialité : détecter les voitures volées. À Medyka, on en repère entre 75 et 90 chaque année. “C’est particulier de travailler ici, à la limite du monde européen : on réalise ce que veut vraiment dire "libre-circulation" et "coopération internationale". C’est ici la première ligne, ici qu’on protège l’Europe, ici qu’on peut détecter si un voyageur est "régulier" ou pas. Si on ne le repère pas... Bonjour pour le retrouver dans Schengen ! En tant que policier, je savais tout ça. Mais je crois que je ne le comprenais pas vraiment. C’est lors de mon premier jour ici, quand j’ai vu la frontière, les files, les contrôles, que j’ai vraiment compris pourquoi c’est super important. Dans mon pays, je suis enquêteur. J’ai fait des tas d’arrestations pour toutes sortes de crimes qui ont été commis au Portugal, en Espagne, en France, en Belgique. Si j’avais pu les stopper ici, en première ligne, peut-être que ce ne serait pas arrivé”, note Paolo.

    Mimi et Bernardo

    Pour la première fois éloigné de sa famille, Paolo a voulu sortir de sa routine en venant à Medyka. Enquêteur principal, la cinquantaine, il estimait avoir fait le tour de sa profession et commençait sérieusement à s’ennuyer. “Dans mon pays, j’étais le type vers qui se tournaient les autres pour avoir des conseils, des réponses. Ici, je suis le petit nouveau, je repars de zéro”, dit-il en buvant son café, entouré par trois collègues, tous nommés Piotr.

    “Raconte-lui l’histoire !”, s’exclame l’un d’eux. “Deux poissons sont dans un aquarium : Mimi et Bernardo. Bernardo est un petit poisson-rouge et Mimi est le plus grand. Il pense qu’il est le roi, qu’il a tout pour lui. Le jour où Mimi est placé dans un autre aquarium, beaucoup plus grand, avec un requin, Mimi se rend compte qu’il est tout petit ! Ici, je suis comme Mimi, je ne suis même pas une sardine (rires) !”. Morale de l’histoire : la taille du poisson dépend de la taille de l’aquarium. Et un enquêteur au top de sa carrière a toujours quelque chose à apprendre. “Oh allez Paolo, la taille ça ne compte pas !”, plaisante un autre Piotr.

    À Medyka, Paolo perfectionne sa connaissance en voitures volées et documents frauduleux. “Quand je faisais des contrôles d’identité au Portugal, je ne savais pas trop comment les reconnaître. Ici, j’apprends tous les jours grâce à leur expérience en la matière. Quand je rentrerai, j’enseignerai tout ça à mes collègues”, se réjouit-il.

    En guise d’illustration, Paolo contrôle notre passeport. Les fibres qui ressortent en couleurs fluo dans le lecteur de documents prouvent qu’il est authentique. “Premier bon signe”, glissent Paolo et Piotr. D’autres détails, qu’il est préférable de ne pas divulguer, confirment leurs certitudes. Un séjour en Afghanistan, un autre en Jordanie, un transit en Turquie et des tampons dans différents pays africains soulèvent toutefois des suspicions. “Si vous passiez la frontière avec ce passeport, on vous aurait signalé aux services secrets”, lâche Paolo.

    "Mon premier jour, on a découvert une Lexus volée"

    Ce cinquantenaire a le droit de circuler où bon lui semble - “c’est l’oiseau libre du BCP” - dans le poste-frontière. Il porte toujours un badge sur lui pour expliquer qui il est et dans quel cadre il intervient. Un détail important qui permet de calmer les tensions avec certains voyageurs qui ne comprennent pas pourquoi ils sont contrôlés par un officier portant un uniforme avec lequel ils ne sont pas familiers.

    Chaque matin, après avoir bu son café et fumé son cigare (il en grille trois par jour), Paolo se rend au terminal des voitures, son terrain de jeu. “Mon premier jour, on a découvert une Lexus volée ! Tout était bon : le numéro de châssis, la plaque d’immatriculation (espagnole), les pièces, les données... Mais un de mes collègues me répétait que quelque chose n’allait pas. J’ai contacté les autorités espagnoles pour leur demander une faveur. Ils ont accepté de vérifier et il se trouve que l’originale était garée à Valence ! Quand il y a deux voitures jumelles dans le monde, ça signifie qu’une des deux est volée. Et il faut trouver l’originale pour le prouver”, explique-t-il.

    Quelques instants plus tard, dans ce même terminal, il scrute un autre véhicule sous toutes ses coutures. Quelque chose cloche avec la vitre avant-gauche. Mais lui faut au moins deux détails suspects pour décider de placer le véhicule dans une autre file, où les fouilles et les vérifications sont plus poussées.

    Le #crime_organisé a toujours une longueur d’avance

    En 2018, Frontex a saisi 396 véhicules volés. Trois Joint Action Days, des opérations internationales organisées par l’agence visant à lutter contre les organisations criminelles, ont mené à la saisie de 530 voitures, 12 tonnes de tabac et 1,9 tonne de différentes drogues. 390 cas de fraudes aux documents de voyage ont été identifiés et 117 passeurs arrêtés.

    À la fin de sa journée, Paolo écrit un rapport à Frontex et signale tout ce qui s’est produit à Medyka. Le tout est envoyé au Situation Centre, à Varsovie, qui partage ensuite les informations récoltées sur des criminels suspectés à Europol et aux autorités nationales.

    Ce travail peut s’avérer décourageant : le crime organisé a toujours une longueur d’avance. “Il faut en être conscient et ne pas se laisser abattre. Parmi les vols, on compte de moins en moins de voitures entières et de plus en plus de pièces détachées. Ce qu’on peut trouver dans les véhicules est assez dingue. Un jour, on a même déniché un petit hélicoptère !”, se rappelle Piotr.

    Derrière lui, un agent ouvre le coffre d’une camionnette, rempli de différents moteurs de bateaux et de pneus. Plus loin, une agent des Douanes a étalé sur une table le contenu d’une voiture : CD, jouets, DVD... Elle doit tout vérifier avant de la laisser passer vers la frontière, où l’attendent Paolo et ses trois comparses.

    Par-delà l’entrée du BCP, la file s’étend sur quelques kilomètres. Les moteurs ronronnent, les passagers sortent pour griller une cigarette. Dans la file pour les piétons, certains s’impatientent et chantent une chanson invitant les officiers à travailler un peu plus vite. “Là où il y a une frontière, il y a toujours une file”, dit Piotr en haussant les épaules. Il faut une minute pour vérifier l’identité d’une personne, trente minutes à une heure pour “innocenter” une voiture.

    "Avant 2015, je ne connaissais pas Frontex"

    Le travail des garde-frontières est loin de refléter l’ensemble des tâches gérées par Frontex, surtout connue du grand public depuis la crise de l’asile en Europe et pour le volet "migration" dont elle se charge (sauvetages en mer, identification des migrants et rapatriements). Son rôle reste flou tant son fonctionnement est complexe. “Je n’avais jamais entendu parler de Frontex avant la crise de 2015. J’ai appris son existence à la télévision et je suis allé me renseigner sur Internet”, avance Paolo.

    Les images des migrants traversant la Méditerranée, qui font régulièrement le tour du monde depuis quatre ans, l’ont bouleversé. “Je trouve ça tellement normal de vouloir une vie meilleure. Quand on voit les risques qu’ils prennent, on se dit qu’ils doivent vraiment être désespérés. Je me souviens que je regardais ma fille qui se plaignait de son iPhone qui n’avait qu’un an mais qu’elle trouvait déjà trop vieux. Je me suis dit que j’étais très bien loti et que je pouvais peut-être faire quelque chose. Alors, j’ai décidé de déposer ma candidature. Je ne savais pas où j’allais être envoyé et j’ai fini ici, à Medyka. Ce n’est pas la même chose que de sauver des vies mais... dans quelques années, je pourrai dire que j’ai fait quelque chose. Que je ne suis pas resté les bras croisés chez moi, à regarder ma fille et son iPhone”.

    Dans le Situation Center de Frontex, coeur névralgique de la surveillance des frontières

    La migration et la #criminalité_transfrontalière sur grand écran

    Le cœur névralgique de l’Agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières (Frontex) est situé à son siège principal, à #Varsovie. Une douzaine d’agents s’y relaient en permanence pour surveiller les frontières extérieures de l’Union européenne.

    Devant eux, trois larges écrans meublent les murs du #Situation_Center. Des points verts apparaissent sur celui du milieu, le plus large, principalement près des côtes grecques et espagnoles. Ils représentent diverses “détections” en mer (sauvetages en mer, navire suspect, etc.).

    Sur une autre carte, les points verts se concentrent près des frontières terrestres (trafic de drogue, voitures volées, migration irrégulière, etc.) de l’Albanie, la Hongrie, la Bulgarie et la Grèce. À gauche, une carte affiche d’autres informations portant sur les “incidents” aux postes-frontières détectés par les États membres. “Ce que vous voyez ici n’est pas diffusé en temps réel mais on tend à s’en rapprocher le plus possible. Voir les données nous aide à évaluer la situation aux frontières, constater si certaines sont soumises à une pression migratoire et à effectuer des analyses de risques”, explique un porte-parole de l’agence. Les images diffusées lors de notre passage datent de février. Dès que nous quittons la pièce, elles seront remplacées par d’autres, plus récentes qui ne sont pas (encore) publiables.

    Le #Frontex_Situation_Centre (#FSC) est une sorte de plate-forme où parviennent toutes sortes d’informations. Elle les les compile et les redispatche ensuite vers les autorités nationales, Europol ou encore la Commission européenne.

    Sur demande, Frontex peut également suivre, par exemple, tel vaisseau ou telle camionnette (le suivi en temps réel dans le cadre de missions spécifiques se déroule dans une autre pièce, où les journalistes ne sont pas les bienvenus) grâce au système européen de surveillance des frontières baptisé #Eurosur, un système de coopération entre les États membres de l’Union européenne et Frontex qui “vise à prévenir la criminalité transfrontalière et la migration irrégulière et de contribuer à la protection de la vie des migrants”.

    Pour tout ce qui touche à l’observation terrestre et maritime, Frontex exploite du Centre satellitaire de l’Union européenne, de l’Agence européenne pour la sécurité maritime et l’Agence européenne de contrôle des pêches.

    Un exemple : en septembre 2015, les garde-côtes grecs ont intercepté Haddad I, un vaisseau surveillé par Eurosur depuis le début de l’année. Le navire, en route vers la Libye, transportait 5 000 armes, 500 000 munitions et 50 millions de cigarette. Autre exemple : en octobre 2015, un radar-satellite utilisé par Eurosur a détecté des objets en mer, au nord de la Libye. Envoyé sur place par les autorités italiennes dans le cadre de l’opération Sophia, le Cavour, porte-aéronefs de la Marine militaire, a trouvé plusieurs bateaux avec des migrants à bord. 370 personnes ont été sauvées et amenées à bon port.

    Surveillance accrue des médias

    Dans un coin de la pièce, des images diffusées par France 24, RaiNews et CNBC défilent sur d’autres écrans. Au FSC, on suit l’actualité de très près pour savoir ce qui se dit sur la migration et la criminalité transfrontalière. Parfois, les reportages ou les flash info constituent une première source d’information. “La plupart du temps on est déjà au courant mais les journalistes sont souvent mieux informés que les autorités nationales. La couverture médiatique de la migration change aussi d’un pays à l’autre. Par exemple, les Italiens et les Grecs connaissent mieux Frontex que les autres”, glisse un porte-parole.

    Les médias sociaux (Twitter, Facebook, Youtube) sont également surveillés quotidiennement par une équipe dédiée depuis 2015. “Pendant la crise migratoire, Facebook était une source importante d’information. On peut y trouver pas mal de choses sur le trafic d’êtres humains, même si ce n’est pas évident. Ça peut être aussi utile quand une personne a traversé une frontière illégalement et poste une vidéo pour dire qu’il a réussi. Mais on ne mène pas d’enquête. On transmet à Europol ce qui peut être intéressant”, décrit-on chez Frontex.

    Depuis 2009, le FSC publie une newsletter en interne, du lundi au vendredi. L’agence a également créé le Frontex Media Monitor, une application gérée par le staff du FSC qui collecte les articles portant sur la gestion des frontières, Frontex et les agences frontalières des États membres. Ils sont issus de 6 000 sources ouvertes en 28 langues différentes.

    Une partie des agents qui travaillent au FSC, des nationaux issus des États membres qui vont-viennent selon une rotation effectuées tous les trois mois, rédige des rapports durant les périodes dites “de crise”. Ceux-ci portent sur les incidents majeurs aux frontières européennes, la situation migratoire dans les différents États membres, les développements politiques et institutionnels au niveau national et international et les crises dans les pays non-européens.

    Paradoxe kafkaïen

    À l’avenir, le programme Eurosur permettra-t-il de sauver des vies, comme dans l’exemple susmentionné ? Alors que l’Union européenne vient de suspendre la composante navale de l’opération Sophia (ou EUNAVFORMED), Frontex va bientôt acquérir ses propres navires grâce à l’élargissement de son mandat. Selon le directeur exécutif de Frontex, Fabrice Leggeri, ceux-ci pourront couvrir plus de kilomètres que ceux déployés par les autorités nationales.

    En vertu du droit maritime international, Frontex est, comme tout navire, tenue de porter assistante aux naufragés et de les ramener dans un port sûr. De port sûr, condition requise par ce même droit pour débarquer des personnes à terre, les autorités européennes considèrent qu’il n’y en a pas en Libye. Mais l’Italie refuse désormais de porter seule la charge des migrants secourus en mer et les Européens n’ont pas réussi à trouver d’accord pour se les répartir à l’avenir. D’où la suspension des activités maritime de Sophia.

    Quid si l’agence est amenée à procéder à un sauvetage pendant une mission de surveillance des frontières extérieures ? L’Europe finira-t-elle par obliger les navires de Frontex, son “bras opérationnel”, à rester à quai ? Et si oui, qui surveillera les frontières ? À quoi serviront alors les investissements que Frontex s’apprête à réaliser, au frais du contribuable européen, pour s’acheter son propre matériel ? Seul l’avenir donnera des réponses.

    “Nous ne construisons pas une Europe forteresse”

    Fabrice Leggeri, directeur exécutif de l’Agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières (Frontex)

    Douze secondes pour décider. C’est le temps dont dispose, en moyenne, un garde-frontière pour décider si un voyageur est “légal” et si ses documents sont authentiques. C’est ce que dit une brochure produite par l’équipe “Information et Transparence” de Frontex, l’Agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières, exposée dans une salle d’attente de ladite agence.

    La tour qui abrite le siège de l’agence a été réalisée par le constructeur flamand Ghelamco, en plein centre des affaires de Varsovie.

    Début avril, l’agrandissement du mandat de Frontex a été confirmé. Dotée de 1 500 garde-côtes et garde-frontières (majoritairement déployés en Grèce, en Italie et en Espagne) empruntés aux États-membres, Frontex en comptera 10 000 d’ici 2027 et pourra acquérir son propre équipement (avions, bateaux, voitures, hélicoptères, etc.). Le tout doit encore être adopté par le Parlement européen et le Conseil – une formalité qui ne devrait pas remettre en question ce projet. Depuis son bureau à Varsovie, situé dans une tour sortie de terre par le constructeur flamand Ghelamco, Fabrice Leggeri, directeur exécutif de l’agence, revient en détails sur cette décision, qu’il considère comme “une grande avancée pour l’Union européenne” .

    Le mandat de Frontex a déjà été élargi en 2016. Celui qui vient d’être avalisé va encore plus loin. Des États membres avaient exprimé leurs réticences par rapport à celui-ci. Qu’est-ce qui a changé ces dernières semaines  ?

    2016 a été un véritable tournant pour notre agence, qui a été investie d’un mandat plus robuste avec des moyens plus importants. Aujourd’hui, on ne doit plus seulement renforcer des équipes pour réagir en cas de crise – c’est nécessaire mais insuffisant, on l’a compris en 2015 et 2016. Il s’agit de renforcer de manière durable la capacité européenne de gestion des frontières. Concernant notre futur mandat, il est clair que certains États seront vigilants dans la manière dont il sera mis en œuvre. 2020 était une date qui paraissait, à juste titre, très difficile pour la plupart des acteurs (la Commission européenne souhaitait que les effectifs soient portés à 10 000 en 2020, NdlR). D’ailleurs, j’ai observé qu’on parlait beaucoup plus de cette date que du nombre d’agents lui-même, ce qui me laisse penser que nous sommes donc largement soutenus.

    Un corps européen n’a jamais existé auparavant à une telle échelle. Expliquez-nous comment il va fonctionner.

    Construire la capacité de gestion de frontières efficaces, ça ne veut pas dire qu’on doit se cantonner à l’immigration irrégulière. Il faut aussi s’occuper du bon fonctionnement des franchissements réguliers aux points de passages (dans les aéroports, aux postes-frontières, etc.). En 2018, on a eu 150  000 franchissements irréguliers mais on a 700 millions de franchissements réguliers par an. Donc, on ne construit pas une Europe forteresse mais un espace intérieur de libertés, de sécurité et de justice. L’objectif de la création de ce corps européen et des propositions budgétaires proposées par la Commission est de pouvoir recruter davantage pour augmenter le nombre total de garde-côtes et de garde-frontières. Ce corps européen doit être construit ensemble avec les États. On est là pour se compléter les uns les autres et pas pour entrer en concurrence (lire ci-dessous) . Selon un chiffre qui vient des États membres eux-mêmes, le nombre théorique de garde-frontières que l’Union européenne devrait avoir est de 115  000. Quand on regarde combien il y en a de façon effective, selon les planifications nationales, il y en a – à peu près – 110  000.

    “Nos grosses opérations et nos nouveaux déploiements en dehors de l’Union européenne, sont deux gros morceaux qui vont absorber pas mal de ressources”.

    Au niveau opérationnel, quels sont les grands changements que permet le nouveau mandat  ?

    Nous allons pouvoir déployer, en mai, une opération hors du territoire européen, en Albanie. Nous pourrons aussi aller dans un pays tiers sans que ce soit nécessairement un pays directement voisin de l’Union européenne, à condition évidemment que celui-ci nous appelle, donne son consentement et qu’il y ait un accord entre l’Union européenne et ce pays. Autrement dit  : on va avoir des contingents de plus en plus nombreux hors des frontières européennes. Nos grosses opérations et nos nouveaux déploiements en dehors de l’Union européenne, sont deux gros morceaux qui vont absorber pas mal de ressources.

    Une de vos missions qui prend de plus en plus d’importance est d’organiser le rapatriement de personnes dans les pays tiers.

    À ce niveau-là, l’Union européenne est passée dans une autre dimension. L’Europe est devenu un acteur à part entière de l’éloignement. Par rapport à ce qu’on pouvait seulement imaginer il y a quatre ou cinq ans (13 729 personnes ont été rapatriées en 2018 contre 3 576 en 2015, NdlR), on a fait un bond énorme. Pour les éloignements, une partie des ressources humaines sera utilisée soit comme escorteurs, soit comme spécialiste de l’éloignement qui vont aider les États membres à les préparer. Cette dimension est nécessaire à cause d’un goulot d’étranglement administratif  : les États membres n’ont pas augmenté le personnel qui doit préparer les décisions d’éloignement alors que le nombre d’étrangers en situation irrégulière et de demandeurs d’asile déboutés à éloigner croît. Le corps européen peut répondre à cette faiblesse pour qu’elle ne se transforme pas en vulnérabilité.

    Vous parlez de complémentarité avec les États. Certains sont méfiants face à l’élargissement du mandat de Frontex, voire carrément hostiles à sa présence sur leur territoire, en vertu de leur souveraineté nationale. Ont-ils raison de craindre pour celle-ci  ?

    Qu’il y ait des craintes, ça peut se comprendre. Mais les déploiements du corps européens se feront toujours avec le consentement de l’État concerné et l’activité se déroulera toujours sous l’autorité tactique de celui-ci. Vous savez, je ne sais pas combien de personnes s’en souvienne mais la libre-circulation dans l’espace Schengen existe depuis bientôt 25 ans. Ça fait donc près d’un quart de siècle que les gardes-frontières nationaux gardent la frontière de “nous tous”. Donc ce qu’on fait aujourd’hui, ce n’est pas si différent… Le vrai changement, c’est que ce sera plus visible. Plus assumé. Que Frontex devient le bras opérationnel de l’Union européenne. Moi, je considère l’agence comme une plateforme d’entraide opérationnelle. Et ce n’est pas parce qu’un État membre nous demande de l’aide qu’il est défaillant. Il ne faut pas non plus percevoir nos actions comme une sanction, une faiblesse ou une substitution à la souveraineté. À l’avenir, il faudra que chaque État puisse avoir un petit bout de ce corps européen présent chez lui. Il contribue à renforcer une culture de travail commune, à homogénéiser des pratiques. Les frontières extérieures sont communes à tous, à notre espace de circulation et il serait absolument incompréhensible qu’on travaille de façon radicalement différente en divers endroits de cette frontière commune.

    Le nouveau mandat vous donne tout de même plus d’autonomie…

    On aura une autonomie opérationnelle plus forte et une flexibilité dans la gestion des ressources humaines, ce qui est effectivement une force. Mais c’est une force pour nous et qui bénéficie aux États membres. On aura aussi une plus grande autonomie technique renforcée grâce à nos propres moyens opérationnels (Frontex emprunte actuellement ce matériel aux États membres et les défraye en échange, NdlR).

    À vous entendre, on croirait que la libre-circulation des personnes a été tellement menacée qu’elle aurait pu disparaître…

    C’est le cas. La crise de 2015-2016 a montré que ce qui était remis en question, c’était la libre-circulation effective. D’ailleurs, un certain nombre d’États membres ont rétablis les contrôles aux frontières. C’est le signe d’un dysfonctionnement. L’objectif des autorités au niveau de l’Union européenne, c’est de retourner au fonctionnement normal. C’est “retour à Schengen”.

    Le visa Schengen est le représentant du collectif des 26 pays européens qui ont mutuellement décidé d’éliminer les contrôles à leurs frontières communes.

    Schengen, c’est quelque chose que l’on prend trop pour acquis  ?

    Quand on voyage à l’intérieur de cet espace, ça paraît surprenant de se voir demander sa carte d’identité ou d’entendre que le contrôle a été rétabli aux frontières intérieures. Ça a un impact économique monstrueux qui se chiffre en millions, même en milliards d’euros et ça détricote l’Europe petit à petit. Un espace de libre-circulation, c’est un espace où on circule pour faire du commerce, pour étudier, etc. Et c’est là que le rôle de l’agence de garde-côtes et de garde-frontières est crucial  : les frontières doivent fonctionnent correctement pour sauver et maintenir Schengen. Sans vouloir faire une digression, c’est un peu la même chose avec qu’avec la zone euro. C’est quelque chose de très concret pour le citoyen européen. Vous remarquez que quand vous arrivez en Pologne (nous sommes à Varsovie, où se situe le siège de Frontex, NdlR), vous ne pouvez pas payer votre bus avec une pièce dans le bus. L’espace Schengen, c’est pareil. C’est quand on ne l’a pas ou qu’on ne l’a plus, qu’il est suspendu temporairement, qu’on se dit que c’est quand même bien. Frontex évolue dans un domaine où “plus d’Europe” est synonyme de meilleur fonctionnement et de meilleure utilisation des deniers publics.

    En 2015, le budget de Frontex dédié aux retours était de 13 millions d’euros. En 2018, 54 millions y étaient dédiés. La Belgique n’organisait quasiment pas de vols sécurisés, en collaboration avec Frontex avant 2014. Ces "special flights" sont plus avantageux sur le plan financier pour les États car ceux-ci sont remboursés entre 80 % et 100 % par Frontex.


    https://dossiers.lalibre.be/polono-ukrainienne/login.php
    #frontières #Europe #pologne #Ukraine #gardes-frontières #migrations #asile #réfugiés #surveillance #contrôles_frontaliers


  • #Solidarité avec les manifestations en France! Lutte mondiale contre le pouvoir et le capital! Ambassade de France à #Varsovie. / #Solidarity with the protests in France! Global struggle against Power and Capital! French Embassy in #Warsaw/ #Solidaridad con los protestas en Francia. Lucha internacional contra el Poder y Capital! Embajada de Francia en #Varsovia.

    https://www.facebook.com/154456751882/posts/10155712615016883


  • A #Varsovie, le pouvoir veut créer un « Etat nouveau »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/190917/varsovie-le-pouvoir-veut-creer-un-etat-nouveau

    « Hitler était un gauchiste » / « Les racines nazies de l’énergie renouvelable ». Deux hebdomadaires polonais, fin août 2017. A Varsovie, un pouvoir en pleine dérive (2/2). Le parti Droit et Justice (PiS) s’est fait élire en octobre 2015 sur un programme de refonte intégrale de l’État polonais. Deux ans et quelques avertissements de la Commission européenne après, il veut encore réformer la presse ou l’université...

    #International #droite #Jaroslaw_Kaczynski #PiS #Pologne #réfugiés #Ryszard_Czarnecki #union_européenne #Witold_Waszczykowski


  • #Pologne : la #droite ultra au pouvoir est déterminée à s’opposer à Bruxelles
    https://www.mediapart.fr/journal/international/180917/pologne-la-droite-ultra-au-pouvoir-est-determinee-s-opposer-bruxelles

    Le #PiS (Droit et Justice) s’est fait élire en octobre 2015 sur un programme de refonte intégrale de l’État polonais. Il a surtout provoqué quantité de manifestations et reçu plusieurs avertissements de la Commission européenne. Plongée en deux volets au cœur d’un pouvoir enfermé dans un nationalisme nauséabond. La première ministre polonaise Beata Szydło, lors d’un sommet européen en mars 2017 © Reuters

    #International #Jaroslaw_Kaczynski #réfugiés #Ryszard_Czarnecki #union_européenne #Varsovie #Witold_Waszczykowski


  • En #Pologne, la fracture se creuse entre le pouvoir et la population sur l’UE
    https://www.mediapart.fr/journal/international/100817/en-pologne-la-fracture-se-creuse-entre-le-pouvoir-et-la-population-sur-l-u

    La #Commission_européenne a ouvert fin juillet une procédure d’infraction à l’encontre de la Pologne pour ses réformes du système judiciaire. Alors que le pouvoir s’enferme dans une posture hostile à #Bruxelles, la mobilisation dans la rue a atteint un niveau sans précédent, révélant un profond attachement aux institutions européennes. Manifestation contre les réformes judiciaires à #Varsovie, le 26 juillet 2017 © Reuters

    #International #Etat_de_droit #infraction #Kaczynski #PiS #réfugiés



  • Dans une #Pologne divisée, les résistances tentent de faire surface
    https://www.mediapart.fr/journal/international/281016/dans-une-pologne-divisee-les-resistances-tentent-de-faire-surface

    Varsovie a rejeté, ce jeudi 27 octobre, les recommandations de la commission européenne pour se remettre sur les rails de l’État de droit. Tandis que le pouvoir ouvre un nouveau front, cette fois-ci en #europe, des Polonais continuent de s’insurger contre ses dérives autoritaires.

    #International #église #femmes #KOD #manifestation #médias #opposition #PiS #Razem #TVP #Varsovie


  • Fanny Vaucher
    http://fixement.com

    Née en Suisse, diplômée en Lettres de l’Université de Lausanne et en Illustration/BD de l’Ecole des Arts Appliqués de Genève, je travaille en tant que correctrice freelance et illustratrice indépendante. Je réside et travaille actuellement entre Lausanne et Varsovie.

    Membre de la SCAA – Swiss Comics Artists Association

    Signataire de la charte du Collectif des créatrices de bande dessinée contre le sexisme

    Publications

    2013 | Pilules polonaises (en Pologne,
    Fondation Bec Zmiana)
    2014 | Pilules polonaises (en Suisse/France,
    Editions Noir sur Blanc)
    2014 | Les aventures de Paprika, vol. 1 (texte de
    Bernadette Richard, L’Âge d’Homme)
    2014 | BRK, zona i ja, (texte de Przemek Corso,
    Fundacja Viva !)
    2015 | Les amis de l’ours
    (Collection V – L’Âge d’Homme)
    2015 | Les aventures de Paprika, vol. 2 (texte de
    Bernadette Richard, L’Âge d’Homme
    A paraître nov. 2016 | Varsovie métropole
    (avec Matthieu Gillabert, Editions Noir sur Blanc)
    A paraître été 2016 | Pilules polonaises 2
    (Fondation Bec Zmiana/
    Editions Noir sur Blanc)

    #dessin #fanny_vaucher #Pologne #Varsovie @reka #Pilules_polonaises


  • #Bruxelles hésite à sanctionner l’ultraréactionnaire gouvernement polonais
    https://www.mediapart.fr/journal/international/130116/bruxelles-hesite-sanctionner-lultrareactionnaire-gouvernement-polonais

    En quelques semaines, le nouveau gouvernement polonais a imposé un virage autoritaire à #Varsovie. Dans le sillage de l’expérience Orbán, l’Union européenne s’était dotée d’instruments pour empêcher de telles dérives. Mais sont-ils si simples à mettre en place ? Alors que la Commission se saisit du dossier ce mercredi 13 janvier, Mediapart a interrogé des élus et des analystes européens.

    #International #cour_constitutionnelle #députés_européens #europe #Fidesz #Jaroslaw_Kacynski #médias_publics #PiS #Pologne #Viktor_Orban


  • Ce qui distingue les droites réactionnaires en #Pologne et en #Hongrie
    https://www.mediapart.fr/journal/international/241215/ce-qui-distingue-les-droites-reactionnaires-en-pologne-et-en-hongrie

    Le nouveau gouvernement à #Varsovie a annoncé, depuis son entrée en fonctions début novembre, une série de mesures fracassantes mettant à mal certains principes de la démocratie polonaise. Face à ce virage autoritaire, la société civile proteste et dénonce une « orbanisation » de la Pologne, du nom du premier ministre hongrois. Varsovie et #Budapest sont-elles en train de prendre le même chemin ?

    #International #droite_conservatrice #europe #Europe_centrale #Fidesz #Jaroslaw_Kaczynski #PiS #union_européenne #Viktor_Orban


  • C’est le bordel ! _ Tempête autour d’un centre de contre-espionnage parrainé par l’Otan à Varsovie

    Le nouveau pouvoir polonais a soulevé une tempête politique en faisant investir dans la nuit de jeudi à vendredi un centre de #contre-espionnage polono-slovaque à #Varsovie parrainé par l’#Otan, pour en expulser l’ancienne direction, opération décriée par l’opposition.

    Des responsables du ministère de la Défense, accompagnés de la gendarmerie militaire, ont pénétré dans les locaux du centre à 01h30 (même HB), a indiqué à la télévision publique son ancien chef, le colonel Krzysztof Dusza.

     » Je leur ai dit que leur présence ici était illégale. Quand ils sont partis, j’ai demandé à la gendarmerie de poser des scellés sur la porte", a-t-il ajouté.

    Selon un responsable de l’Otan à #Bruxelles, cette affaire ne concerne que les autorités polonaises.  » Le Centre d’excellence du contre-espionnage en Pologne ("NATO’s Counter Intelligence Centre of Excellence") n’a pas encore été accrédité par l’Otan" , a-t-il déclaré à l’AFP.
     » De manière générale, les centres d’excellence sont des centres de recherche internationaux, financés et dotés en personnel à l’échelle nationale ou multinationale pour travailler aux côtés de l’Alliance, mais ce ne sont pas des organismes de l’Otan" _ , a-t-il expliqué. . . . .


    La suite : http://www.rtbf.be/info/monde/detail_tempete-autour-d-un-centre-de-contre-espionnage-parraine-par-l-otan-a-va


  • Marche des chômeurs - Non Fides - Base de données anarchistes
    http://www.non-fides.fr/?Marche-des-chomeurs

    https://www.youtube.com/watch?v=cduQgkQGSh8

    [La Marche des Chômeurs, (« Arbetloze marsh »), est un des plus importants chants révolutionnaires en yiddish durant l’insurrection de Varsovie. Il fut composé par Mordechaj Gebirtig, tué par les nazis en 1942 lors de la révolte du ghetto de Cracovie.]

    Une, deux, trois, quatre
    Nous sommes chômeurs
    Depuis des mois nous n’entendons plus
    À l’usine sonner nos heures
    Nos outils gisent froids et oubliés
    Et la rouille déjà les a rongés
    Et nous nous baladons dans les rues
    Comme les riches, sans rien faire,
    Comme les riches, sans rien faire.

    Une, deux, trois, quatre
    Nous sommes chômeurs
    Sans vêtements, sans foyer,
    Notre lit est de terre et de boue
    Si quelqu’un a encore quelque chose à manger
    Il le partage en petits bouts
    Nous buvons de l’eau
    Comme les riches boivent du vin
    Comme les riches boivent du vin.

    Une, deux, trois, quatre
    Nous sommes chômeurs
    Nous avons travaillé dur pendant des années
    Et trimé toujours plus pour construire
    Maisons, châteaux, villes et pays
    Pour un tas de flambeurs.
    Nous n’avons eu comme récompense
    Que faim, privations et chômage.
    Que faim, privations et chômage.

    Une, deux, trois, quatre
    Et ainsi, à présent, nous marchons
    Chômeurs, pas après pas
    Et nous chantons la chanson
    D’une nouvelle terre, d’un monde nouveau
    Où vivent des hommes libres
    Où personne ne sera plus sans rien
    Sur la nouvelle terre libre.
    Sur la nouvelle terre libre.


  • Grande manifestation contre le gouvernement à #Varsovie
    https://www.mediapart.fr/journal/international/131215/grande-manifestation-contre-le-gouvernement-varsovie

    Des dizaines de milliers de manifestants, brandissant des drapeaux polonais et européens, ont défilé samedi à Varsovie pour "défendre la démocratie" et dénoncer le gouvernement conservateur au pouvoir depuis un mois.

    #International #Fil_d'actualités #europe #manifestations_sociales #Pologne


  • #Ghetto_de_Varsovie et #pédagogie_autogestionnaire
    http://forum.anarchiste.free.fr/viewtopic.php?f=5

    Je ne connaissais pas l’histoire de la résistance libertaire dans le ghetto de Varsovie (cf. http://seenthis.net/messages/383824). Mais, j’ai lu il y a quelques années le livre-témoignage de #Stanislas_Tomkiewich ( « Une adolescence volées » ) qui raconte ses années d’#enfance dans le #ghetto, sous l’occupation nazi. Le livre est intéressant à plus d’un titre. En particulier, il montre que la violence et la haine peuvent être transcendées : soumis à une violence inouï dans le ghetto, Tomkiewich est devenu psychiatre et a protégé toute sa vie des enfants et adolescents en créant une sorte de « lieu de vie » avant l’heure et en dénonçant la violence institutionnelle (école, prisons, foyers pour enfants…).
    J’ajoute que Tomkiewich a fait connaitre en France #Janusz_Korczak qui « pourrait tout aussi bien être aussi reconnu comme un « pédagogue autogestionnaire, aux côtés de #Paul_Robin, #Sébastien_Faure et #Francisco_Ferrer (1859-1908), anarchiste espagnol qui reste le seul pédagogue avec Korczak à avoir été assassiné pour ses idées » (http://www.korczak.fr). Korczack était responsable d’un foyer pour orphelins dans le ghetto de #Varsovie. Quand les nazis sont venus prendre les enfants, alors qu’il avait la possibilité de rester, il a choisi de partir avec les orphelins. Lui-même et ces enfants ont été gazés à #Tréblinka le 5 août 1942. On dit qu’en partant ils ont chanté #la_Varsovienne.



  • Cyberattaque. L’aéroport de Varsovie victime de hackers
    http://www.ouest-france.fr/laeroport-de-varsovie-victime-de-hackers-3507916

    Les systèmes informatiques de la compagnie aérienne polonaise LOT ont été piratés, dimanche, immobilisant 1 400 passagers de l’aéroport de Varsovie pendant cinq heures.

    [...]

    Elle « a visé un système informatique auxiliaire en charge de la génération des plans de vol », sans lequel aucun décollage ne peut se faire [...].

    [...]

    Insérer une clé USB pour lire ses propres contenus comme cela est désormais possible dans les A380 les plus récents, chatter en ligne avec d’autres passagers, ou se connecter en Wifi embarqué vers le sol, leur offre selon lui de nombreuses perspectives. De par ses conséquences, cette attaque n’a pas vraiment de précédent, même si en 2009, le ver informatique Conflicker avait infecté les réseaux de l’armée française, clouant notamment au sol les Rafale pendant plusieurs semaines avant l’intervention du géant américain Microsoft.

    #Aéroport_Frédéric-Chopin_de_Varsovie #Cyberattaque #LOT_Polish_Airlines #Numérique #Pologne #Sécurité_informatique #Varsovie


  • 1944 : La Compagnie Noire et Rouge lors de l’insurrection de Varsovie contre l’occupation nazie | Bienvenue sur le site du C.A.T.S. de Caen
    http://ablogm.com/cats/2015/06/12/1944-la-compagnie-noire-et-rouge-lors-de-linsurrection-de-varsovie-contre-lo

    Court texte sur la constitution par les syndicalistes révolutionnaires polonais des #ZSP d’une compagnie combattante lors de l’insurrection de #Varsovie et sur les rapports difficiles qu’elle entretint avec la direction de l’Armée Nationale clandestine.

    http://ablogm.com/cats/download/La_Compagnie_Noire_et_Rouge_lors_de_linsurrection_de_Varsovie_1944.pdf


  • Climat : les 10 mesures urgentes et concrètes que François Hollande n’a pas prises

    Lors de la conférence environnementale, François Hollande a indiqué qu’il espérait « laisser sa trace » dans l’histoire en obtenant un « accord historique » en 2015. Peut-être ferait-il bien de commencer par ces dix mesures urgentes. Pour passer aux actes et ne plus se payer de mots.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/011214/climat-les-10-mesures-urgentes-et-concretes-que-francois-hollande-na

    #Chambarans
    #charbon
    #Climat
    #Conférence_environnementale
    #EDF
    #énergies_fossiles
    #énergies_renouvelables
    #financements
    #François_Hollande
    #gaz_de_schiste
    #gdf
    #grands_projets_inutiles
    #Lima
    #Manuel_Valls
    #NDDL
    #négociations
    #ONU
    #Sivens
    #TTF
    #Varsovie


  • « Changeons le système, pas le climat », les propositions de la société civile

    http://blogs.mediapart.fr/blog/attac-france/101114/changeons-le-systeme-pas-le-climat-les-propositions-de-la-societe-ci

    Ce jeudi 6 novembre, les organisations citoyennes internationales ont présenté leurs exigences et leurs propositions concrètes en matière de lutte contre les dérèglements climatiques à une quarantaine de gouvernements réunis à l’occasion de la PreCOP sociale organisée au Venezuela. Nous y étions. Compte-rendu

    #agroécologie
    #budget_carbone
    #Climat
    #Cop21
    #dialogue
    #énergies_fossiles
    #Etats-unis
    #fausses_solutions
    #france
    #GIEC
    #girardin
    #Lima
    #négociations
    #ONU
    #Paris
    #Paris2015
    #PreCOP
    #REDD
    #SocialPreCOP
    #Souveraineté_alimentaire
    #Transition
    #Union_européenne
    #Varsovie
    #venezuela

    @rezo



  • De l’insurrection du ghetto de Varsovie (1943) à Gaza

    Philosophie juive contre philosophie israélienne

    L’homme n’a pas froid aux yeux. En 1943, il a dirigé l’insurrection du ghetto de Varsovie, et il ne mâche pas ses mots face à la journaliste israélienne qui lui demande"benoîtement" s’il n’est pas « logique » que les Juifs fassent « tout pour survivre » :

    Ça, c’est votre philosophie d’Israélienne, assène Marek Edelman, celle qui consiste à penser qu’on peut tuer vingt Arabes pourvu qu’un Juif reste en vie. Chez moi, il n’y a de place ni pour un peuple élu ni pour une Terre promise. Israël, affirme-t-il ailleurs, s’est coupé de Yitzkhok Ley- bush Peretz [écrivain et poète de langue yiddish, 1852- 1915], de Chagall, du yiddish. Israël s’est créé sur la des- truction de cette immense culture juive multiséculaire qui s’était épanouie entre la Vistule et le Don. La culture israé- lienne, ce n’est pas la culture juive. Quand on a voulu vivre au milieu de millions d’Arabes, on doit se mêler à eux et laisser l’assimilation, le métissage, faire son œuvre. [...] D’ailleurs, seule une minorité de juifs a émigré en Israëlþ : l’écrasante majorité des juifs s’est exilée au Canada et aux États-Unis

    Extrait de De quoi la Palestine est-elle le nom ? http://boutique.monde-diplomatique.fr/boutique/livres/de-quoi-la-palestine-est-elle-le-nom.html


  • Climat : 10 défis et 10 questions pour François Hollande et le gouvernement

    A prétendre disposer d’un « leadership en matière de lutte contre le changement climatique » avec les Etats-Unis et Barack Obama, on peut se demander si François Hollande a bien saisi les défis que pose le péril climatique. Des défis qui sont autant de questions pour un gouvernement qui multiplie les incohérences. Tour d’horizon.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/170214/climat-10-defis-et-10-questions-pour-francois-hollande-et-le-gouvern

    @rezo
    #2020, #adaptation, #Areva, #Barack_Obama, #Climat, #climaticide, #conférence_bancaire, #COP, #EDF, #efficacité_énergétique, #émissions, #emplois, #énergies_renouvelables, #Etats-unis, #financements, #Flamanville, #François_Hollande, #fukushima, #gaz_de_schiste, #GES, #gouvernement, #grands_projets_inutiles, hydrocarbures, #investissements, #Kyoto, #leadership, #lobbies, #moratoire, #Notre-Dame_des_Landes, #Nucléaire, #Penly, #réduction, #relocalisation, #sommet_européen, #transactions_financières, #transition_écologique, #transition_énergétique, TTF, #Union_européenne, #Varsovie


  • A Varsovie, « tout ce qu’on a eu, ce sont des cacahuètes ».

    « Un accord de dernière minute sauve la conférence de Varsovie » ont titré les médias à la fin de la conférence climat de l’ONU, ce samedi 23 novembre. Ce dénouement tragi-comique, désormais coutumier, ne peut masquer les régressions et impasses actuelles. Si le gouvernement français veut tirer les leçons de Varsovie, organisateur de la conférence 2015, il doit agir sans attendre. Voici quelques pistes.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/251113/varsovie-tout-ce-quon-eu-ce-sont-des-cacahuetes

    #climat #varsovie #COP19 #COP21 #Paris #Canfin #Fabius #Martin #Etats-Unis #gaz_à_effets_de_serre #accord #négociations #ONU #ONG #engagement #contribution #Union_européenne


  • Assez c’est assez !
    Climat : les mouvements et ONG quittent les négociations – Explications !`

    En décidant de quitter les négociations climat ce jeudi 21 novembre à Varsovie, les mouvements sociaux et ONG veulent faire dérailler le train-train de conférences qui nous mènent dans le mur. Place aux véritables solutions portées par les populations !

    http://blogs.mediapart.fr/blog/attac-france/211113/climat-les-mouvements-et-ong-quittent-les-negociations-explications

    @rezo
    #charbon #Climat #climaticide #COP19 #énergies_fossiles #Etats-unis #France #gaz_de_schiste #lobbies #ONU #Pologne #secteur_privé #Union_européenne #Varsovie #Paris #COP2015

    • La fin pitoyable d’une conférence sur le climat vampirisée par les multinationales - Reporterre
      http://www.reporterre.net/spip.php?article5041

      Une BMW surpuissante est-elle le meilleur moyen de lutter contre le changement climatique ? C’est ce que laisse croire la firme - et l’ONU qui a accepté cette provocante turlupinade - en exhibant un de ses derniers modèles à l’entrée du lieu de la conférence sur le climat à Varsovie. Elle n’était d’ailleurs pas seule, puisque les firmes multinationales ont lourdement marqué leur présence durant la conférence : « Dès l’entrée, les logos sont partout : les distributeurs d’eau sont siglés Alstom, les fauteuils Emirates, le mobilier Ikea…Ce fut un vrai choc à notre arrivée ! », décrit sur Novethic Célia Gautier, du Réseau Action Climat. Et derrière l’affichage, les lobbies industriels, recensés par Corporate Europe Observatory, occupaient couloirs et sièges d’observateurs.

      Le pays hôte, la Pologne, en a rajouté dans la provocation, accordant le statut de partenaire à douze entreprises, relève Basta !, tout en organisant un sommet sur le charbon au moment même de la conférence sur le climat et à cinq cent mètres de celle-ci.

      Excédées et désolées, les ONG environnementales présentes ont décidé de ne plus participer à cette #mascarade, quittant en masse la conférence jeudi 21 novembre.


  • #Varsovie : deux squats attaqués par des néonazis
    http://lahorde.samizdat.net/2013/11/12/varsovie-deux-squats-attaques-par-des-neonazis

    Peut-être en représailles des trois flash-mobs antifascistes qui s’étaient déroulées deux jours avant, les squats squats #Przychodnia et #Syrena situé dans le centre de Varsovie ont été attaqués en marge de la marche nationaliste du 11 novembre. Beaucoup de dommages, et quelques blessés légers. Les nazis ont violemment attaqué la façade avec des cocktails Molotov et lancés des [&hellip

    #Autres #International
    http://fr.squat.net/uploads/2013/11/2013-11-11_Varsovie_Squat_Przychodnia_attacked_by_nazis.flv