• #Eco-Cooler : un #climatiseur écolo qui fonctionne sans électricité

    Fabriqué à partir de matériaux de récupération, l’Eco-cooler est un rafraîchisseur d’air qui peut être reproduit par n’importe qui pour un prix très dérisoire. Et il fonctionne !

    Les systèmes les plus rudimentaire sont parfois les plus surprenants. L’exemple qui va suivre en est la parfaite illustration : des ingénieurs du Bangladesh ont mis au point un climatiseur 100 % écolo… qui n’a besoin d’aucune électricité pour fonctionner ! Surtout que les climatiseurs sont l’un des appareils électriques les plus énergivores.

    Cette invention s’appelle l’Eco-cooler et a été créé par #Grameen_Intel_Social_Business, une entreprise qui cherche des solutions technologiques accessibles à toute la population.

    Pourquoi avoir travaillé sur une clim’ low cost ? Parce que le Bangladesh est régulièrement soumis à de grandes chaleurs (jusqu’à 45°) et que les gens en souffrent beaucoup : la plupart des habitations sont en tôle et la température peut rapidement devenir insoutenable.

    Le cahier des charges était donc simple, mais très ambitieux ! Il fallait mettre au point un rafraîchisseur d’air à la fois écologique, efficace… et bon marché ! Quelques temps plus tard, le défi est remporté haut la main : l’Eco-cooler remplit toutes ces conditions…

    A partir d’une simple planche et de quelques #bouteilles_en_plastique, on peut désormais faire chuter la température de 5° en quelques minutes seulement !

    ▻https://sain-et-naturel.ouest-france.fr/eco-cooler-climatiseur-ecolo-electricite.html
    #low-tech #technologie #alternative #climatisation #fraîcheur #recyclage #bouteilles_en_PET #chaleur #canicule #astuce

  • Fortes chaleurs : cette médiathèque parisienne mise sur la #low-tech plutôt que sur la clim

    Face aux fortes chaleurs, tous les bâtiments publics ne se valent pas. À Paris, la médiathèque James Baldwin, conçue par #Philippe_Madec – pionnier d’une architecture écoresponsable –, dans l’ancien lycée Jean-Quarré, montre comment la low-tech peut aider à garder un lieu respirable : #ventilation_naturelle, patio, ombre, réemploi, bois et #terre_crue.

    Quand le thermomètre grimpe, certains bâtiments deviennent vite invivables. Trop vitrés, trop minéraux, trop dépendants de systèmes techniques énergivores, ils révèlent brutalement leurs limites. À Paris, dans le XIXe arrondissement, la médiathèque James Baldwin propose une autre voie : celle d’un bâtiment public bas-carbone, pensé dès sa conception pour limiter le recours à la climatisation, favoriser la ventilation naturelle et utiliser au maximum l’existant. Installée à deux pas de la place des Fêtes, dans l’ancien lycée hôtelier Jean-Quarré, cette nouvelle médiathèque, livrée à l’été 2024 et conçue par l’atelier Philippe Madec, est un concentré d’#architecture_écoresponsable. Structure en béton conservée, matériaux réemployés sur place, patio central à ciel ouvert, résille en bois pour créer de l’ombre, murs en terre crue, isolation biosourcée, apports de lumière naturelle : tout concourt à faire de ce lieu un #démonstrateur de #frugalité appliquée. Rien de punitif ou d’austère, mais une manière de construire autrement, avec moins de matière neuve, moins d’énergie et davantage d’#intelligence_climatique.

    La médiathèque James Baldwin répond aussi à un besoin local : le XIXe arrondissement ne disposait jusqu’ici d’aucune médiathèque de cette ampleur. Mais elle va plus loin. Elle forme, avec la Maison des réfugiés, un équipement hybride, à la fois culturel, social et écologique. Un lieu où l’on peut emprunter des livres, travailler, apprendre le français, assister à des ateliers, se poser dans un jardin ou simplement trouver un peu de fraîcheur lorsque la ville suffoque.

    Un bâtiment qui travaille avec l’#air

    Dans beaucoup de bâtiments récents, le confort d’été reste encore pensé après coup. Lorsque la chaleur entre, on compense. Lorsque l’air devient lourd, on ventile mécaniquement. Lorsque les façades surchauffent, on ajoute des équipements. À la médiathèque James Baldwin, la logique est différente : l’architecture elle-même organise une partie du #rafraîchissement. Le geste le plus visible se trouve au cœur de l’ancien lycée. Les circulations verticales existantes ont été supprimées pour créer un #patio_végétalisé autour d’un Charme commun. Ce #vide agit comme un poumon. Il apporte de la lumière naturelle au centre du bâtiment, facilite l’évacuation de l’air chaud et évite l’effet de masse que pouvait produire la structure d’origine, très répétitive, en poteaux, poutres et panneaux préfabriqués.

    Certains planchers ont aussi été démolis afin de créer des doubles hauteurs. Là encore, il ne s’agit pas seulement d’un choix esthétique. Ces percées permettent à l’air de mieux circuler, aux regards de traverser les niveaux et aux espaces de perdre leur caractère fermé. Le bâtiment devient plus lisible, plus lumineux, plus vivant. Cette approche résume bien l’esprit low-tech du projet pensé par Philippe Madec, pionnier d’une #architecture_low-tech et écoresponsable. La solution ne consiste pas à ajouter toujours plus de machines, mais à réduire les besoins dès le départ. Créer de l’#ombre avant de refroidir. Ventiler naturellement avant de climatiser. Tirer parti de l’#inertie, des #vides, de l’#orientation, des #matériaux et des #usages. En période de fortes chaleurs, cette #sobriété n’a rien d’un renoncement : elle devient une condition de #confort.

    Et, effectivement, quand on se promène à l’intérieur du bâtiment, par 38 degrés en extérieur, les zones fraîches – là où s’organisent la lecture ou la consultation de contenus multimédias, les cours d’informatique ou encore l’espace de coworking pour association – contrastent avec des zones plus chaudes, pensées uniquement pour la circulation. Apporter de la fraîcheur là où c’est nécessaire, s’en passer là où l’humain n’est que de passage. Évidemment, plus on monte dans les étages, plus la température est difficile à maîtriser mais l’ensemble reste malgré tout supportable. Beaucoup plus qu’un appartement passoire thermique d’un des immeubles alentour.

    Certes, la ventilation naturelle atteint ses limites lorsque les températures dépassent durablement 35 à 38 °C, surtout si les nuits ne permettent plus au bâtiment de se décharger de la chaleur accumulée. Mais c’est précisément là que l’approche low-tech garde son intérêt : elle ne promet pas de transformer un bâtiment en frigo, elle réduit les besoins, retarde la surchauffe, améliore le confort ressenti et limite le recours systématique à la #climatisation.

    Philippe Madec, l’architecte du “faire avec”

    Cette manière de concevoir un bâtiment public porte la signature de Philippe Madec. Architecte, urbaniste, écrivain, il défend depuis des décennies une architecture attentive aux lieux, aux climats, aux usages et aux ressources disponibles. Cofondateur du mouvement de la “#frugalité_heureuse_et_créative”, il plaide pour une transformation profonde du secteur : moins de démolitions, moins de béton neuf, plus de #réhabilitation, de matériaux bio et géosourcés, de #sobriété_énergétique et d’#intelligence_collective.

    Dans un entretien accordé à WE DEMAIN, il résumait cette urgence par une formule directe : “N’attendons pas de notre gouvernement la possibilité de faire autrement ! Faisons !” À la médiathèque James Baldwin, ce “faisons” prend une forme très concrète. Il ne s’agit pas d’un manifeste théorique, mais d’un bâtiment ouvert au public, inscrit dans un quartier dense, confronté aux mêmes contraintes que le reste de la ville : chaleur, manque d’espace, besoin d’équipements, pression sur les ressources.

    Lors du Forum de l’Économie Légère, Philippe Madec invitait aussi à poser la question “to build or not to build”. Faut-il toujours construire ? Faut-il repartir de zéro ? Ou peut-on d’abord regarder ce qui existe, le réparer, le prolonger, le transformer ? La médiathèque James Baldwin répond clairement : dans une ville déjà largement bâtie, l’avenir passe aussi par l’art de composer avec l’existant.

    Faire du bâtiment sa propre matière première

    L’ancien lycée Jean-Quarré aurait pu être rasé. C’est souvent ainsi que l’on traite les bâtiments jugés obsolètes. On démolit, on évacue, on reconstruit, en oubliant que chaque mur contient déjà de la matière, de l’énergie grise et une histoire. Ici, l’atelier Philippe Madec a choisi une autre méthode : conserver, transformer, réemployer avec une philosophie : faire du bâtiment “sa propre matière première”. Budget total de la création de la médiathèque et de la Maison des réfugiés ? Environ 21 millions d’euros.

    Concrètement, la déconstruction a été très sélective. Des dalles industrielles, des panneaux, des éléments de façade ou de structure ont été déposés, découpés, broyés ou réutilisés sur place. Certains matériaux servent aux cheminements, d’autres à des murs ou à des aménagements. Le bâtiment devient ainsi une carrière de lui-même. Ce qui aurait pu finir en gravats retrouve une fonction.

    Ce geste est essentiel à l’heure où la construction reste l’un des grands secteurs consommateurs de ressources. Réhabiliter plutôt que démolir permet de limiter les déchets, de réduire la quantité de matériaux neufs, mais aussi de préserver une part de la mémoire du site.

    Entre les deux bâtiments du site, une nouvelle structure joue un rôle central. Elle porte un nom simple : “Le Lien”. Elle connecte la médiathèque et la Maison des réfugiés, accueille les circulations principales et donne au projet sa silhouette la plus reconnaissable. Sa résille en bois forme une sorte de mantille courbe, à la fois signal architectural et pare-soleil autoportant. Ce “Lien” n’est pas qu’une belle image. Il incarne l’un des principes du projet : relier plutôt que séparer. Relier les bâtiments, les usages, les publics, les fonctions. Il accueille, selon les niveaux, des espaces de cafétéria, de tisanerie ou des lieux associés à la lecture. Il organise les passages et rend visible la transformation de l’ancien lycée dans le tissu urbain.

    La terre crue joue elle aussi un rôle important. Utilisée sous forme de terre coulée (technique encore expérimentale), elle permet de reprendre les outils et savoir-faire de la construction en béton, mais avec un matériau géosourcé, moins transformé, à plus faible énergie grise. Des panneaux préfabriqués en terre coulée, c’est-à-dire de la terre crue coulée dans un coffrage, ont été expérimentés sur le chantier, avec l’idée de tester ce procédé et d’en faire, demain, une technique plus courante. Là encore, la low-tech n’est pas un bricolage : c’est une innovation par la sobriété.
    Des jardins pour rafraîchir et relier

    La réponse aux fortes chaleurs ne se joue pas seulement à l’intérieur du bâtiment. Elle se joue aussi dehors. Le projet accorde une place importante à la #végétalisation : jardins en pleine terre, espaces plantés, toitures végétalisées, terrasses, jardins partagés, espaces de lecture en extérieur. Ces lieux ne sont pas de simples ornements paysagers. Ils participent au confort, à la biodiversité, à l’infiltration, à l’ombre et à la qualité d’usage.

    Dans un quartier dense, ces respirations comptent. Elles prolongent la #rénovation de la place des Fêtes et étendent son aire d’influence vers l’est. Elles donnent aux habitants des espaces où se poser sans consommer, lire dehors, attendre un rendez-vous, discuter, cultiver, traverser. Elles contribuent aussi à faire du site un équipement public plus poreux, moins fermé, plus accueillant.

    La végétalisation ne remplacera pas, à elle seule, une politique ambitieuse d’adaptation des villes aux fortes chaleurs. Mais elle en constitue un maillon essentiel, surtout lorsqu’elle est pensée avec le bâtiment, et non ajoutée après coup. À la médiathèque James Baldwin, les jardins, le patio, la mantille en bois, les matériaux et la ventilation naturelle forment un même système. Un système discret, mais cohérent.

    Un #refuge_climatique et démocratique

    À l’heure où les vagues de chaleur se multiplient, les #bâtiments_publics vont devoir changer de rôle. Ils ne seront plus seulement des écoles, des bibliothèques, des gymnases, des mairies ou des centres sociaux. Ils devront aussi devenir des #refuges_climatiques, des lieux capables d’accueillir les habitants lorsque les logements surchauffent, lorsque les places minérales deviennent impraticables, lorsque les plus fragiles cherchent un espace respirable.

    La médiathèque James Baldwin montre une piste. Elle prouve qu’un équipement public peut être pensé autrement : avec moins de béton neuf, plus de réemploi, des matériaux moins énergivores, une ventilation naturelle, des espaces ombragés, des jardins et une attention réelle aux usages. C’est peut-être cela, la leçon la plus forte du projet. La ville de demain ne sera pas seulement une ville bardée de capteurs, de climatiseurs et de solutions techniques sophistiquées. Elle devra aussi réapprendre des gestes simples : ouvrir, ventiler, ombrager, planter, réutiliser, ménager. Non par nostalgie, mais par lucidité.

    ▻https://www.wedemain.fr/maison-responsable/fortes-chaleurs-cette-mediatheque-parisienne-mise-sur-la-low-tech-plutot-qu

    #alternative #architecture #canicule #fraîcheur

    • Mouvement pour la frugalité heureuse et créative dans l’architecture et le #ménagement_du_territoire

      ▻https://www.youtube.com/watch?v=tgHKSrluVss

      Le « Mouvement pour une Frugalité heureuse et créative » dans l’architecture et le ménagement des territoire promeut la frugalité à travers l’architecture frugale et le ménagement des territoires.

      Il est né du Manifeste du même nom, lancé le 18 janvier 2018 par Dominique Gauzin-Müller (architecte-chercheur), Alain Bornarel (ingénieur) et Philippe Madec (architecte et urbaniste). Reconnaissant « la lourde part des bâtisseurs » dans les désastres en cours, ce manifeste appelle à développer des établissements humains frugaux en énergie, en matière et en technicité, créatifs et heureux pour la terre et l’ensemble de ses habitants, humains et non humains.

      En réponse à cet appel, des groupes locaux ou thématiques se sont créés pour mobiliser les signataires du manifeste, puis de grandes rencontres nationales ont été organisées. Le mouvement s’anime aujourd’hui de multiples initiatives décentralisées, proposant visites, conférences, ateliers, formations, publications, partages d’expériences, et de nombreux outils de développement tels que ce site web ou encore la cartographie collaborative des ressources frugales.

      Le mouvement est ouvert à toutes et à tous, aux professionnels engagés dans la « métamorphose de l’acte de construire » et la « révolution du ménagement« , mais aussi à tous les citoyens désireux de voir se développer d’autres façons d’habiter nos territoires.

      C’est un réseau engagé et bienveillant qui repose entièrement sur les initiatives bénévoles des signataires s’investissant dans les groupes locaux, qui décident en toute autonomie de leurs activités, et qui sont le cœur vivant et actif du mouvement.

      L’association, gérée par un conseil collégial, a vocation à assurer la logistique et le financement des projets, notamment grâce à la redistribution des ressources des dons et des adhésions.

      Il est encore temps, il est toujours temps de nous rejoindre : bienvenue à vous, bifurquons ensemble sur les chemins de la Frugalité !


      ▻https://frugalite.org

    • Associer

      Une architecture engagée, libre

      Vers une #habitabilité des mondes heureuse et équitable

      Dans un monde fini, à toutes les échelles de projet, notre atelier s’engage dans la métamorphose des établissements humains, entendus comme milieux garants d’une coexistence heureuse entre les hommes et avec les mondes du vivant. Au début des années 1980, Philippe Madec mène un travail théorique pour se libérer de l’opposition modernisme / postmodernisme, et pour fortifier son engagement écoresponsable. Ce travail émancipateur a ouvert un passage du modernisme au durable et donné sens aux pratiques professionnelles des quelques 35 architectes et urbanistes qui collaborent aujourd’hui au sein de l’atelier.

      Après plus de trois décennies d’existence, l’atelierphilippemadec est devenu (APM)&associés en 2022 puis « associer » en 2025. Comme de nombreux ateliers nés dans les années 1990, construits autour d’une personnalité qui l’incarne, nous avons enclenché une mutation. Moment délicat qui peut se lire comme un projet à part entière. Ce dernier ouvre sur la pérennisation d’un outil de travail tissé de valeurs partagées, mais aussi la reconnaissance de la nature essentiellement collective du travail des architectes et urbanistes, en l’occurrence réunis autour d’une personnalité fédératrice. Ce projet relève d’une transmission entre générations unies dans leur compréhension des conditions contemporaines de vie. Il tient aussi et surtout du désir d’être en mesure de s’engager, aujourd’hui, pour continuer de proposer des alternatives aux modes conventionnels de penser et de faire l’architecture, la ville et les territoires.

      De cette histoire collective, il résulte en 2025 le nom d’atelier « associer » qui fait référence à ce qui nous tient à cœur au quotidien dans notre travail : associer sociétés, climats, territoires, écologies, matières et savoir-faire.

      À l’heure où la notion de sobriété s’impose dans le débat public, l’atelier porte en étendard celle de frugalité, par son engagement dans le Manifeste éponyme, comme au jour le jour de son travail. Le débat n’est pas terminologique : il impose de se questionner sur notre capacité collective à agir dans des conditions de plus en plus complexes et contraignantes. Face aux bouleversements environnementaux, nous portons la conviction qu’un projet partagé et désirable permet d’éviter l’expression unilatérale de contraintes restrictives, voire inéquitables. Une architecture qui peut être à l’avant-garde d’un nécessaire ré-enchantement du monde.

      ▻https://associer.archi

    • ▻https://mamot.fr/@n1k0/116826744529879889

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      Canicule : À Grabels, près de Montpellier, cette école perd 7 °C face à la chaleur

      Face aux fortes chaleurs, l’école maternelle Jean Ponsy à Grabels teste des solutions simples pour améliorer le confort des élèves. Résultat : jusqu’à 7 °C ressentis en moins.

      ▻https://actu.fr/occitanie/grabels_34116/canicule-a-grabels-cette-ecole-perd-7-c-face-a-la-chaleur_64449580.html

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      #Projet_racine

      La canicule, un enjeu majeur pour les #écoles

      Face à l’intensification des vagues de chaleur, le sujet de l’adaptation des écoles primaires est central. Les périodes de canicule peuvent entraîner des conséquences graves sur la santé, en particulier pour les enfants, qui font partie des publics vulnérables.

      L’intensification des périodes caniculaires, d’année en année, amène ce sujet à un point particulièrement critique, avec notamment la fermeture des établissements scolaires dans les moments les plus chauds.

      Du fait du dérèglement climatique, les vagues de chaleur sont amenées à être plus intenses, plus longues, et à survenir sur une période de l’année plus étendue, de mai à octobre, dans l’ensemble des régions (scénario +4°C de la TRACC).

      D’année en année, la situation devient de plus en plus préoccupante.
      Les écoles publiques, pour la plupart très peu adaptées aux épisodes climatiques extrêmes, nécessitent une attention particulière.

      Ce sont souvent des bâtiments anciens, peu isolés, mal ventilés, dont l’inertie thermique est faible. Les conditions d’accueil y deviennent rapidement inconfortables, voire dangereuses, en période de forte chaleur.
      Adapter les bâtiments et les usages pour maintenir l’activité

      En appliquant des gestes simples mais efficaces, comme la protection solaire, la ventilation nocturne et l’utilisation de brasseurs d’air, il est possible de limiter la montée en température dans les locaux et d’améliorer le confort des enfants. Ces leviers permettent d’assurer un environnement plus supportable pour toutes et tous et de limiter l’impact des canicules sur les activités scolaires.

      Au-delà des solutions matérielles, une bonne organisation (décalage des horaires de cours, migration des activités dans des zones plus fraîches de l’école ou de la cour) peut également permettre d’assurer la continuité pédagogique, même pendant les pics de chaleur.

      Ces solutions existent, elles sont éprouvées. Pourtant, leur mise en œuvre reste rare. Les vagues de chaleur sont encore trop peu anticipées, et les réflexes d’adaptation encore peu intégrés dans le fonctionnement quotidien des écoles. Car les freins à l’adaptation ne sont pas seulement d’ordre technique ou budgétaire, ils sont souvent organisationnels. C’est précisément le cœur du projet RACINE : identifier ces freins organisationnels, en comprendre les mécanismes, et tester des méthodes concrètes pour les dépasser.

      ►https://programme-cee-actee.fr/programmes/projet-racine

    • Façade en forme de vagues, murs ajourés... Dans cet immeuble de Montpellier, tout a été conçu pour limiter la chaleur

      Comment l’#architecture_bioclimatique peut-elle réduire la température intérieure de 8 degrés sans climatisation ? À Montpellier, des bâtiments utilisent l’effet Venturi et des moucharabiehs modernes pour créer des courants d’air naturels et protéger les appartements du soleil brûlant.

      35 degrés(Nouvelle fenêtre) cet après-midi-là à Montpellier. La ville suffoque, mais quand cette habitante rentre chez elle, elle respire. Dans son appartement tout neuf et traversant, Adia Guasproca n’a pas la climatisation. « Niveau fraîcheur, franchement, on est bien là. En ressenti, on a quoi ? 23, 25 degrés ? », indique-t-elle.

      Deux étages plus haut, même impression agréable, y compris sur la terrasse. Grâce à ce mur ajouré, inspiré des moucharabiehs orientaux, le lieu est à la fois ventilé et ombragé. Car dans cet ensemble immobilier, tout a été conçu pour limiter la chaleur. Sur cet immeuble, par exemple, très bien isolé, les façades font des vagues. Ce choix n’est pas seulement esthétique. Les courbes agissent comme un parasol géant qui limite l’entrée du soleil dans les appartements. Malgré les 33 degrés mesurés dans le patio, Eliott Mio peut profiter de la terrasse. « Dans notre précédent appartement, c’est vrai qu’on avait un balcon qui servait à rien parce qu’il était en plein soleil et il faisait trop chaud. Là, ici, c’est clair que ça fait vraiment une pièce de vie supplémentaire. La plupart de la journée, vraiment jusqu’à 17 heures, on est à l’ombre. Bon, il fait chaud, mais c’est quand même agréable. Il y a beaucoup d’air », confie-t-il.
      Une architecture rafraîchissante

      À l’intérieur, 8 degrés de moins que dehors. Le logement est très bien ventilé. Et en effet, cette ventilation ne doit rien au hasard, mais tout à l’architecture. Le vent marin, plus frais, rentre au cœur des habitations, dopé par les courbes de la façade.

      « Cette architecture finement biseautée en courbe permet aussi d’accentuer la vitesse du vent et de créer des mini-dépressions et des mini-turbulences. C’est ce qu’on appelle l’effet Venturi. Par exemple, si on se promène au pied des tours à la Défense à Paris, on a souvent des bourrasques de vent ou même dans le métro des différentes villes françaises. À ce moment-là, on tourne derrière un pilier et on a une bourrasque de vent. C’est exactement ce qui se passe », explique Vincent Callebaut, architecte spécialisé en architecture bioclimatique. Enfin, d’ici quelques années, les arbres et les végétaux plantés dans la cour et sur les terrasses feront de ce lieu un îlot de fraîcheur.

      ▻https://www.franceinfo.fr/environnement/evenements-meteorologiques-extremes/vagues-de-chaleur-canicules/architecture-des-immeubles-ou-tout-a-ete-concu-pour-limiter-la-chaleur_80

      #effet_venturi

    • Dans le Sud, le village de #Castillon-du-Gard suffoque sous la chaleur… sauf son école et son « ambiance de fraîcheur »

      Alors que le thermomètre remonte ces jours-ci avec sept départements en vigilance orange canicule, les enfants et enseignants de la petite commune gardoise se félicitent de l’établissement inauguré l’an dernier, et de son architecture écologique dernier cri.

      Dans la salle polyvalente accolée à l’école Rosa-Bonheur de Castillon-du-Gard, qui sert exceptionnellement de lieu de récréation, Nolan, 10 ans, est lucide : « On sait qu’on vit l’été le plus froid de notre vie. » Ce vendredi 4 septembre, le département du Gard est placé en vigilance orange canicule. Les membres du personnel de l’établissement scolaire ne sont pas toutes raccord sur la température – « 38 °C à l’ombre », « 40 au soleil », « hier il faisait 41 °C » –, mais toutes s’accordent : dehors, on suffoque. Et dans cette fournaise qui n’en finit pas depuis mai, l’école est un havre de fraîcheur. Le tout sans clim.

      « On est très bien dans les classes, il fait bon, on n’a pas à se plaindre, nos conditions de travail sont exceptionnelles. Les collègues d’autres écoles qui viennent ici pour des réunions me disent qu’on a une chance inouïe », résume la directrice. Ici la canicule, c’est « comme les autres jours », ça n’a « pas d’impact » sur les élèves, poursuit-elle.
      Ventilateurs à l’arrêt

      Dans la salle aux stores baissés, des avions en papier volent dans un joyeux brouhaha. Dans moins d’une heure, c’est le week-end. Les élèves de CM2 glissent un mot sur leur école, avant de retrouver leur classe : « cool », selon Louison, « chouette », pour Layel. Et bien mieux que la précédente : « C’était dur, on transpirait. » Vétuste, trop petite, pas aux normes, l’ancienne école est un lointain souvenir. Désormais, dans l’établissement flambant neuf inauguré en mai 2025, le thermomètre oscille autour de 25 °C, grâce à la géothermie et à un ingénieux système de circulation de l’air.

      Au plafond, les ventilateurs sont à l’arrêt. « On n’en a pas vraiment besoin l’été, ils servent surtout l’hiver à rabattre la chaleur, explique la maire de la commune, Muriel Dherbecourt, réélue en mars pour un second mandat. « Sans étiquette, en tant que maire », elle est aussi conseillère départementale Les Républicains. Et VRP passionnée de ce bâtiment, dont la construction avait été décidée par son prédécesseur, avant qu’elle ne reprenne le dossier en 2020.

      Outre la salle communale, il accueille cinq classes, pour 110 élèves, un réfectoire, mais aussi une bibliothèque, et une salle des profs cosy avec petit sofa. Derrière chaque porte, un petit air frais, et une maîtresse pour dire qu’elle est « contente de venir à l’école » ou combien « la classe est agréable, avec cette ambiance de fraîcheur. C’est mieux qu’une clim ». Même discours à la cantine : « Même en cuisine quand le four est allumé, c’est supportable », dit une agente.
      « Reins solides »

      L’édile vante les trouvailles et autres ingéniosités pensées par l’architecte : ici un puits de lumière, orienté nord, là des fenêtres qui s’ouvrent automatiquement la nuit, 400 m² de panneaux photovoltaïques sur le toit, l’isolation acoustique, la récupération d’eau de pluie qui permet d’avoir des pelouses toutes vertes.

      Labellisé « bâtiment durable Occitanie or » pour sa réalisation et sa conception écologique et économique, la bâtisse conçue par l’architecte Daniel Fanzutti se distingue par ses larges « casquettes » protégeant les baies vitrées et ses matières isolantes biosourcées. Dont la pierre locale, extraite de la carrière voisine. Autonome en énergie, il bénéficie d’un éclairage naturel − « On n’allume quasiment pas les lumières », précise la maire. Surtout, il intègre un système de géothermie permettant d’aller chercher la fraîcheur dans le sol.

      Coût de l’opération : près de 6,5 millions d’euros, financée à environ 50 % par des subventions de l’Etat, de l’Ademe, de la région et du département. « Ce n’est pas possible partout, nous sommes une commune qui a les reins solides », reconnaît l’élue.
      « Parcours du combattant » pour la commune

      La visite se poursuit. Sous le préau, les mèches de cheveux collent au front des maternelles. Ici, le mercure grimpe un peu. « On n’est pas ravis d’être sous le préau, mais on sait que c’est mieux que d’autres écoles », dit une maîtresse. Puis, direction la salle technique. Ici, des gros tuyaux gris partent dans tous les sens. Et la maire prévient : « Ne nous demandez pas trop d’infos… C’est très technique. » Et c’est d’ailleurs un peu « la contrepartie » de ce type de projet, souligne-t-elle : la commune ne peut se passer d’un contrat d’entretien avec une société spécialisée, pour un coût d’environ 1 200 euros par an. Elle vient notamment pour faire les paramétrages lors des changements de saison. « Ce sont des réglages compliqués, on a mis une année à trouver l’équilibre. Là, cette année, c’est super », poursuit-elle.

      Avant que la sonnerie ne retentisse. Devant le portail, les parents récupèrent leurs enfants au compte-goutte. L’école ? Ils la trouvent « au top », « bien étudiée », félicitent la maire. « Merci, car j’ai beaucoup galéré », répond l’intéressée qui remonte le temps : le projet lancé avant le Covid, les aides publiques obtenues puis retirées, les coups de fil pour aller chercher des subventions ou auprès de la préfecture pour éviter un nouveau retard lié à des fouilles archéologiques. « On est une petite mairie, parfois on se sent seule. Il faut tout savoir faire. C’est le parcours du combattant. J’y ai laissé une partie de moi », résume Muriel Dherbecourt.

      Place à d’autres projets. Devant l’école, les enfants goûtent sur le trottoir, à l’ombre. L’édile projette d’ajouter des bancs en pierre – une demande de longue date formulée par des parents, disent certains d’entre eux – et une « canopée », en plantant deux arbres. « Les arbres, c’est super, mais ça fera de l’ombre dans vingt ans », commente un père de famille dans un petit groupe qui papote sur un bout de bitume. Il s’interroge sur le coût de cette école qu’il juge surdimensionnée, alors qu’elle ne serait pas à l’abri d’une fermeture de classe. « Il manque un voile d’ombrage dans la cour », dit une autre, qui trouve dommage que les enfants de l’élémentaire restent enfermés dans une salle, pour les récrés les jours de canicule. « Mais on reste des privilégiés », reconnaissent-ils. « En vivant dans les lieux, on se rend compte des améliorations à apporter, dit de son côté la maire. On ne peut pas tout faire d’un coup. »

      ▻https://www.liberation.fr/environnement/climat/dans-le-sud-le-village-de-castillon-du-gard-suffoque-sous-la-chaleur-sauf

    • « 36 °C dehors, 26 °C dans les classes » : ces écoles s’adaptent aux canicules grâce aux low-tech

      C’est un fait : très peu d’écoles sont adaptées aux vagues de chaleur. Face à l’urgence, certaines communes expérimentent des solutions low-tech et peu chères. Résultat, près de Montpellier : jusqu’à -10 °C de différence dans les classes.

      Au premier abord, l’école maternelle de Grabels coche toutes les cases de la passoire thermique. Une cour goudronnée, de grandes baies vitrées, et un bâtiment conçu il y a plus de vingt-cinq ans. « On pouvait monter à 33 °C dans les classes », confirme Yann Issard, directeur jeunesse à la mairie. S’il emploie le passé, c’est que de petits aménagements ont radicalement changé la donne cette année.

      Brasseurs d’air dans les classes, ombrières dans la cour, aération nocturne… Résultat, lors de la canicule de juin, « quand il faisait 36 °C dehors, on était à 26 °C dans les salles, se réjouit-il. Avec des mesures simples, on peut sacrément améliorer le quotidien des élèves et des enseignants ».

      À l’origine de cette transformation, le projet Racine, auquel participe une trentaine d’établissements à travers tout le territoire. « On veut montrer qu’on peut s’adapter aux canicules sans détruire et reconstruire toutes les écoles », résume Guillaume Perrin, directeur des programmes à l’Actee, la fédération d’élus à l’origine du programme. Car il y a urgence : « Près des trois quarts du bâti scolaire sont dépassés face aux chaleurs, alors que nous vivons les années les plus fraîches du reste de nos vies. »

      Or les communes n’ont bien souvent ni les moyens ni l’expertise pour se lancer dans des travaux d’ampleur. Résultat, la rénovation des écoles patine. Le 31 août, en pleine rentrée scolaire, le gouvernement a annoncé que 2 500 écoles jugées « vulnérables » bénéficieront ainsi d’un plan d’adaptation accéléré et qu’un plan de gestion des vagues de chaleur sera renforcé d’ici au printemps. En attendant, le projet Racine permet lui, déjà, de faire baisser le thermomètre en déployant des solutions low-tech — simples et peu énergivores.

      Ventilateurs de plafond et aération nocturne

      Pour ce faire, les villes et villages sélectionnés doivent expérimenter une méthode, en trois axes. Premier pilier, « ne pas faire entrer le soleil, indique Guillaume Perrin, car une fenêtre qui laisse passer le soleil, c’est l’équivalent d’un chauffage qu’on laisse ouvert ». Volets, stores, persiennes… À Grabels, la cour de récréation s’est parée de toiles en fibre de coco, notamment le long des coursives donnant sur les classes.

      « Ça fait des rideaux qui créent de l’ombre tout en laissant passer l’air, explique Yann Issard. Et on peut les humidifier pour rafraîchir l’atmosphère. » Ensuite, il s’agit de faire circuler l’air, avec des ventilateurs de plafond. Deux classes ont été équipées chacune de quatre brasseurs d’air. Avec succès : « On a fait baisser la température ressentie de 2 à 4 °C », observe le directeur.

      « On a fait baisser la température ressentie de 2 à 4 °C »

      Dernier point, et non des moindres : la ventilation nocturne. « Il faut profiter de la nuit pour évacuer la chaleur accumulée dans la journée, explique Guillaume Perrin. Ça paraît simple, mais c’est le plus compliqué à mettre en place. » Par peur des insectes ou des intrusions, nombre de collectivités rechignent en effet à ouvrir les fenêtres la nuit. « On peut mettre des barreaux devant les vitres, mais ça ne plaît pas trop », ajoute-t-il.

      La commune héraultaise a pour sa part embauché un gardien pendant les semaines de canicule, qui ouvrait les fenêtres et veillait. Et cerise sur le gâteau glacé, dans une des ailes de l’école dotée de fenêtres en hauteur, un imposant destratificateur a été installé, sorte de brasseur d’air XXL qui tourne à l’envers et fait ainsi remonter l’air vers les ouvertures. Ailleurs, « ce sont les élus eux-mêmes ou des retraités qui se sont relayés bénévolement pour ouvrir les fenêtres la nuit », complète Guillaume Perrin.

      « Il ne faut pas s’arrêter là »

      En parallèle de ces petits chantiers, l’école de Grabels a fait son introspection. Enseignantes, Atsem, élus, parents d’élèves ont réfléchi à toutes les réorganisations possibles. Proposer des repas froids à la cantine, organiser des jeux d’eau l’après-midi, nettoyer les salles quand elles ne sont pas au soleil pour éviter de faire entrer trop de chaleur… « L’adaptation n’est pas que technique, il s’agit aussi de changer les usages », remarque Yann Issard.

      Forte de ce succès, la municipalité envisage désormais de déployer les brasseurs d’air, de végétaliser la cour de récréation, d’installer la clim dans la salle de motricité « pour avoir une zone refuge ». Coût total de l’opération : 400 000 euros répartis sur trois ans, pour un établissement accueillant 160 élèves. « Pour nous, c’est bien plus abordable qu’une rénovation d’ampleur », glisse l’employé municipal.

      Côté Racine, le projet de recherche-action devrait donner lieu à une thèse, afin de mesurer l’efficacité des différents dispositifs et d’identifier les freins à l’adaptation. « On pense ces solutions comme une première étape, mais la rénovation reste essentielle, surtout l’isolation des bâtiments, insiste Guillaume Perrin. Il ne faut pas s’arrêter là. »

      ▻https://reporterre.net/36-oC-dehors-26-oC-dans-les-classes-ces-ecoles-s-adaptent-aux-canicules-

  • France topped EU arms sales to Israel while backing mini-sanctions
    By Andrew Rettman, Brussels, 29 April 2026 17:09 – EUobserver
    ▻https://euobserver.com/214004/france-topped-eu-arms-sales-to-israel-while-backing-mini-sanctions

    France, Germany, and Greece led EU arms sales to Israel in 2024, even as pressure now builds for new sanctions due to ongoing Israeli war crimes.

    Romania, the Czech Republic, and Finland also licensed millions of euros of arms exports to Israel in 2024, despite its mass killing of Palestinians in Gaza at the time, which led the International Criminal Court to issue a war-crimes indictment against Israeli prime minister Benjamin Netanyahu the same year.

    France granted some €362m of arms-export licences to Israel in 2024, according to the latest EU data published on Wednesday (29 April), while Germany granted €169m, Greece €114m, Romania €103m, the Czechs €35m, and Finland €17m. (...)

    #marchand_de_canons #vente_armemements

  • « On vit dans un #dépotoir_numérique » : en #Seine–Saint-Denis, les #data_centers dégradent le quotidien des #riverains

    Entre #pollution de l’air, #nuisances_sonores et #risques liés aux #substances_chimiques, l’implantation annoncée d’un data center au #Bourget cristallise les inquiétudes des riverains. Dans une Seine–Saint-Denis déjà marquée par la forte concentration de ces infrastructures numériques, beaucoup redoutent une altération durable de leur #cadre_de_vie et des conséquences encore mal mesurées sur la #santé_publique.

    « Si le projet aboutit, j’envisage de déménager. » Depuis la fenêtre de sa chambre, située au deuxième étage d’une résidence du Bourget, Adil Champion avait pris l’habitude de scruter l’horizon. Bientôt, des cheminées viendront se hisser dans le décor. La Ville souhaite implanter d’ici 2030 un data center de 25 300 m² sur l’ancien site d’un entrepôt H&M, à moins de 200 m de chez lui. Père d’un enfant de deux ans, Adil Champion refuse qu’il grandisse à côté d’une zone « risquée pour sa santé et sa sécurité ». Alors les jours de marché, emmitouflé dans une épaisse doudoune, il distribue des tracts aux côtés de membres du collectif de 120 riverains déterminés à s’opposer à l’arrivée de cette nouvelle ferme numérique.

    En une décennie, une trentaine de data centers ont poussé en Seine–Saint-Denis. Véritable « cœur du réacteur », le département est aujourd’hui celui qui en concentre le plus dans l’Hexagone, porté par un foncier abordable et une bonne capacité de raccordement au réseau électrique. « Les habitants ont l’impression de vivre dans un dépotoir numérique, s’insurge Jean-Marie Baty, président du Mouvement national de lutte pour l’environnement (MNLE) du département. Rien que sur 2 km² vont se trouver trois énormes centres de données qui ensemble vont produire une puissance proche de celle d’un réacteur nucléaire [soit environ 800 MW, NDLR]. »

    Une concentration qui nourrit l’inquiétude des riverains face à la proximité du site du Bourget, encore suspendu à l’aval de la préfecture, du #Digital_Park de #La_Courneuve, déjà opérationnel, et de celui de #Dugny, dont le permis de construire vient d’être accordé. Plus ces data centers sont regroupés, plus les risques se cumulent, notamment en matière de #pollution_de_l’air. « On parle de la présence de plus de 200 #groupes_électrogènes », alerte le président du MNLE 93. Ces moteurs, destinés à alimenter les centres de données en cas de coupure électrique, fonctionnent pour la plupart au #fioul. Lorsqu’ils sont en marche, ils rejettent des particules d’#oxydes_d’azote et de #dioxyde_de_carbone.

    Un impact sur la #qualité_de_l’air sous-évalué

    Pour chaque projet, les maîtres d’ouvrage réalisent une étude d’impact environnemental pour démontrer que les quantités de polluants seront minimes. Sauf que les avis rendus par la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) d’Île-de-France pointent que les tests ne se déroulent jamais dans les conditions réelles. Par exemple, pour celui de Dugny, l’#étude_d’impact n’a observé que des tests réalisés par lots de sept, pendant 1 h 30, en été et sans vent, alors que « les 108 groupes électrogènes vont tourner tous ensemble au moins trois à quatre heures par mois pour vérifier leur bon fonctionnement » , détaille Philippe Schmit, ancien président de la MRAe.

    L’impact réel sur la qualité de l’air est donc plus élevé, même si aucune étude ne permet d’en quantifier précisément l’ampleur. D’autant qu’il est déjà arrivé qu’un data center fonctionne sur groupes électrogènes pendant 270 heures — un épisode survenu en Essonne en 2022. « Sans oublier que la qualité de l’air du département n’est pas réputée pour être bonne et que le vent peut orienter les mouvements d’air du site vers les zones habitées », ajoute Philippe Schmit. Au Bourget, devant le terrain du futur data center, Adil Champion pointe du doigt les bâtiments les plus proches avec agacement : « Là il y a une école primaire et là-bas une maison de retraite, deux populations particulièrement fragiles. »

    Les systèmes de #refroidissement des data centers posent également des questions sur la #santé des habitants. Pour maintenir les serveurs qui surchauffent à une température de 28 °C, des #fluides_frigorigènes sont utilisés. L’un d’eux, le barbare #R1234ze, se dégrade en formant du #TFA, un #polluant_éternel qui augmente les risques de maladies, comme les #cancers ou les problèmes de #thyroïde. L’Autorité environnementale alerte par ailleurs sur les impacts potentiels pour les riverains en cas d’incendie, si ces substances venaient à se diffuser dans l’air. « On nous dit qu’au moindre problème, tout restera confiné strictement dans le périmètre du data center, s’esclaffe Jean-Marie Baty. Comme pour le nuage de Tchernobyl », ironise-t-il.

    Du #bruit et de la #chaleur

    À La Courneuve, difficile de louper le Digital Park. Surnommé la « soucoupe volante », le mastodonte de 400 000 m² est au cœur d’une zone urbaine dense. Les logements les plus proches se trouvent à 20 m. Des arbres ont été plantés et un parc a été créé. Mais rien n’y fait : on le voit de partout. « De base, les datacenters sont implantés dans les champs, aujourd’hui on se rapproche des villes sans s’adapter aux nouvelles contraintes », explique Philippe Schmit de la MRAe. Résultat, des riverains se plaignent de nuisances sonores causées par les #ventilateurs, les groupes électrogènes et de refroidissement. « Ce n’est pas tous les jours ni toute la journée, mais avec le sens du vent, cela peut indisposer des personnes qui vivent jusqu’à 500 m de l’infrastructure, surtout la nuit », rapporte l’ancien président.

    L’installation de gigantesques centres de données en pleine #ville n’arrange également rien au réchauffement climatique. Avec leurs serveurs qui tournent sans arrêt, presque toute l’#électricité consommée est transformée en chaleur. Sans refroidissement, la température intérieure peut grimper jusqu’à 60 °C. Elle est ensuite évacuée vers l’extérieur par les systèmes de climatisation, ce qui contribue à la formation d’#îlots_de_chaleur autour des habitations et affecte les riverains à proximité. Un phénomène qui vient s’ajouter à la vulnérabilité de la Seine–Saint-Denis, déjà régulièrement confrontée aux fortes températures, en grande partie à cause de sa bétonisation.

    Les entreprises promettent de récupérer ce surplus d’énergie appelé chaleur fatale pour chauffer des bâtiments proches du data center. C’est le cas pour la piscine olympique de Saint-Denis. Mais, dans les faits, seule une minorité de sites récupère réellement cette chaleur. « Cela suppose de lourds aménagements pour la transporter et c’est à la charge des contribuables », souligne Jean-Marie Baty, du MNLE. D’autant que, pour le projet du Bourget, à peine 13 % de cette énergie pourrait être exploitée.

    Beaucoup ne savent pas ce qu’est un data center

    Ce sont ces mêmes arguments que le collectif contre le data center du Bourget répète auprès des passants du marché qui prennent le temps de s’arrêter. « La plupart ne se sentent pas concernés », confie Adil Champion avec dépit. Le bout des doigts rougi par le froid, il ne désespère pas et continue de tendre des flyers : « Beaucoup ne savent pas ce qu’est un data center et ce que cela implique, on est là pour les sensibiliser. » Le groupe accuse la mairie de ne pas avoir organisé de réunion publique et d’avoir annoncé le projet le plus discrètement possible dans le journal de la ville.

    Une pétition a malgré tout recueilli 18 000 signatures, alors que Le Bourget ne compte que 16 000 habitants. Au-delà des associations environnementales mobilisées, les signataires sont aussi « des riverains des communes voisines, comme Dugny ou La Courneuve, qui n’ont pas réussi à se mobiliser à temps contre les data centers chez eux et tentent aujourd’hui de se rattraper », explique le militant. Le marché touche à sa fin, mais la lutte, elle, est loin d’être terminée. Adil Champion glisse les derniers tracts dans son sac à dos, prêt à les déposer dans les boîtes aux lettres sur son chemin.

    ▻https://synthmedia.fr/vie-quotidienne/impact-des-datacenters-en-seine-saint-denis
    #infrastructure #France #data_center #localisation #cartographie

    ping @xbodin

  • Il Montenegro rischia di svendere agli Emirati le sue ultime spiagge selvagge

    Il Paese che punta all’ingresso nell’Ue ha stipulato un accordo di cooperazione turistica con gli Emirati Arabi Uniti, aprendo così ai progetti immobiliari del discusso imprenditore #Mohammad_Alabbar, noto per aver costruito a Dubai il Burj Khalifa. La popolazione locale si oppone alla privatizzazione e distruzione di preziose riserve naturali e di biodiversità. Intanto l’uomo d’affari finanzia scuole e associazioni sportive nel tentativo di ripulirsi l’immagine

    ▻https://altreconomia.it/il-montenegro-rischia-di-svendere-agli-emirati-le-sue-ultime-spiagge-se
    #plages #Monténégro #privatisation #vente #Emirats_arabes_unis #mer #accès_à_la_mer #Balkans #bétonisation

  • Ventilation naturelle, respirer sans machines
    ▻https://topophile.net/rendez-vous/ventilation-naturelle-respirer-sans-machines

    Pratiquée depuis près de 3000 ans, la ventilation naturelle a disparu dans le neuf, au profit de la VMC, dans le courant des années 70. Elle n’a cessé de se développer ces dernières années. Issue des architectures vernaculaires et des savoirs traditionnels les plus anciens, elle fonctionne uniquement grâce aux forces du climat, quand la... Voir l’article

  • Ventilation naturelle, guide pratique et technique
    ▻https://topophile.net/rendez-vous/ventilation-naturelle-guide-pratique-et-technique

    Lancement du livre Switch vous invite avec TRIBU DD au lancement du livre Ventilation naturelle – Guide pratique et technique (Éditions Eyrolles, 2026) écrit par Alain Bornarel, Mathieu le Bourhis, Kevin Maiquè, Giampiero RIpanti. La ventilation naturelle n’a cessé de se développer ces dernières années. Issue des architectures vernaculaires et des savoirs traditionnels les plus... Voir l’article

  • Syndromes d’apnées du sommeil - Prescrire
    ▻https://www.prescrire.org/strategies-de-soins/412-syndromes-d-apnees-du-sommeil

    Syndromes d’apnées du sommeil
    Pression positive continue : pas de bénéfice démontré au-delà d’une amélioration de la qualité de sommeil.

    Il parait que l’apnée du sommeil touche 5% de la population.

    #paywall #SAHOS

    #business_santé #non_prouvé_scientifiquement #vente_forcée #sur_le_dos_de_la_sécurité_sociale #santé #ppc #oam #médecins_complices #IA

    #témoignages_bienvenus

    • D’après un ami médecin, plus de 30% des personnes à qui ont à proposé le PPC pour traiter leur apnée du sommeil ne supportent pas l’appareillage (PPC pour Pression Positive Continue). Certains ont même le sentiment qu’on leur met un sac plastique sur la tête, du coup 1/3 de sa vie à étouffer, c’est énorme, oui.
      Mais tant mieux si ça fonctionne pour certaines personnes. C’est juste que je découvre le processus et que je vais faire un tour chez les juristes d’une asso de consommateurs demain pour éclaircir les choses.

      Ah oui, aussi, le côté prosaïque c’est un coût d’environ 100€ par mois pour un effet non prouvé scientifiquement et l’appareil est loué et remboursé à 60% par la sécu. Reste à charge de 40€.

    • la promesse, c’est pas juste ... la qualité du sommeil, c’est celle de la vie elle-même (la privation de sommeil est une réelle torture : les connections synaptiques se déglinguent ; le mauvais sommeil, suffit de demander à des parents de nourrissons, surtout solo). un ami a ça : insomnies, maux de tête, fatigue (sans parler de conséquences hypothétiques à venir), on lui parle de le suppléer en oxygène...

      #apnée_du_sommeil #appareillage_médical #médecine

    • Il me semble qu’à se focaliser sur une machine, on oublie de panser les causes (de santé et de politique) pour s’en tenir aux symptômes. Ici, ce qui m’intéresse, c’est de comprendre la mise en place du business de la location de ces machines et l’abandon à des sociétés privées de juteux « dispositifs médicaux à domicile ». Ou quand les médecins ne savent plus faire que des prescriptions de machines dictées par d’autres machines, et que le malade passe à l’arrière plan.

      Il me semble avoir retrouvé le lien du texte de Prescrire
      ▻https://www.sleepclinic.be/wp-content/uploads/La-pression-positive-continue-am%C3%A9liore-la-qualit%C3%A9-du-sommeil-m

    • J’ai testé la PPC, le genre d’appareillage qui te fait faire le « Dark Vador » toute la nuit. Je ne pouvais plus dormir. Donc en fait, le résultat était au rendez-vous : plus de sommeil, plus d’apnée.
      Après, une pneumologue m’a proposé une orthèse d’avancée mandibulaire (OAM).
      ▻https://centre-sommeil-respire.fr/traitements/orthese-davancee-mandibulaire

      Effets indésirables
      Il s’agit essentiellement d’inconforts liés au dispositif dentaire. Par exemple, une sécheresse/hypersalivation buccale, des douleurs dentaires et/ou articulaires temporo-mandibulaires, etc. Ces inconforts, habituellement d’intensité modérée, sont surtout perçus en début de traitement et ne justifient que rarement son interruption. Cependant, à long terme, il peut exister chez certains patients une modification de l’occlusion dentaire (inclinaison des incisives).

      Donc obligé de faire quelques exercices de mandibules chaque matin pour détendre les muscles et les articulations de la mâchoire pour ramener tout ça à la « normale ». Le pire c’est que j’y ai laissé une prémolaire qui s’est mise à « chasser sur son ancre ». Extraction de la dent, alvéole dentaire en miettes, douleurs, anti douleurs (ibuprofène, paracétamol, tramadol), emmerdements pendant deux mois. Une dent en moins, nouvelle orthèse à fabriquer. J’ai lâché l’affaire.
      Je continue à ronfler (plus ou moins bruyamment), je suis toujours un « apnéiste » et j’ai des gros coups de mou pendant la journée. Je m’adapte avec des siestes plutôt longues (où je ronfle toujours et respire mal).

      Parlons aussi (peut-être) de la qualité de l’air intérieur dans nos logements et de celle de l’air extérieur (évidemment).

    • @sombre merci de ton témoignage.

      Tout à fait aussi pour réduire la pollution atmosphérique !

      Alternatives et aides possibles : perdre du poids, chanter (muscler les tissus mous de la gorge), faire de l’hypnose, respirer par le nez.

    • Alors, ma visite à l’UFC-Que Choisir qui concernait les installations de matériel médical à domicile s’est soldée par un échec, refus de prise en considération. Je souhaitais questionner les pratiques actuelles, connaitre leur encadrement juridique, mais aussi dénoncer un mode de vente forcée quand c’est la sécu qui paye et que cela se nomme de la location.

      Actuellement, pour une affaire individuelle, la société privée qui a installé le matériel ne veut pas le récupérer et argue qu’il faut l’autorisation du pneumologue prescripteur, pas de la personne. Or, le secrétariat du prescripteur refuse de prendre la demande en considération.

      Le juriste apathique de l’UFC-Que Choisir a réfuté tout mes arguments en prétextant qu’il en va de la responsabilité du médecin prescripteur et que la médecine a des lois spéciales. Lesquelles ? Impossible de savoir.

      #chasse_gardée #consentement_éclairé

      Consentement libre et éclairé du patient (définition)
      ▻https://www.france-assos-sante.org/66-millions-dimpatients/patients-vous-avez-des-droits/consentement-aux-soins

      Consentement éclairé du patient : définition et pré-requis

      Avant de donner son consentement aux soins, le patient doit bénéficier d’informations loyales, claires et adaptées à son degré de compréhension de la part des équipes soignantes et médicales tout en étant libre de toute pression ou contrainte. Donner son consentement éclairé implique de connaître les alternatives thérapeutiques envisageables, c’est-à-dire les autres moyens de traiter le(s) problème(s) de santé rencontré(s) avec leurs avantages et leurs inconvénients… C’est sur la base de cet échange que le patient pourra accepter ou refuser ce que préconisent les professionnels de santé. Ces derniers devront obligatoirement respecter la volonté du patient.

    • J’ai une amie qui a utilisé le dispositif pendant quelques années.
      Bénéfice immédiat : en retrouvant un sommeil de qualité, elle a retrouvé une vie dont elle était privée car étant fatiguée tout le temps. Rien que pour ça, ça vaut le coup.

      Ensuite, il semblerait qu’elle ait pu se passer de l’appareil au bout de quelques années. Pourquoi, comment ? Je ne sais pas. Mais pour elle, c’était tout bénéfice.

      Deuxième cas : ma camarade de piaule à l’hosto. 75 ans, multi-problèmes et voilà qu’à l’heure du dodo, elle sort sa machine PPC. J’ai commencé à pleurer à l’intérieur de moi en me disant que pour ma gueule, c’était mort la récup’.
      Mais que nenni !

      Déjà, c’est un petit machin de la taille de mon mini PC. Et l’embout, c’est juste pour le nez et elle me disait que c’était vraiment mieux que le gros bidule.

      Mais surtout, les gus ont trouvé le moyen d’avoir un compresseur… silencieux. Ce truc fait moins de bruit qu’une clim bien réglée. Donc, je suppose qu’il existe des devices pour richoux et que j’ai partagé quelques nuits avec l’un d’entre eux, sachant que j’ai le sommeil affreusement léger.

      Donc, pas de bruit de l’enfer, pas de Dark Vador et une voisine qui ne ronfle pas et qui est de bonne humeur au matin.

    • Une première connaissance qui avait du mal à dormir, se retrouvait en burn-out au boulot... a eu du mal à trouver sa machine. Et a finalement trouvé ce qui lui convenait. Il revit.

      Une seconde connaissance, idem, qualité de vie en effondrement total, difficultés dans les relations avec les autres au boulot. Il trouve la bonne machine. Il revit. Vraiment.

      Il y a aussi @paul_denton sur Mastodon, dont on parle d’ailleurs ce matin sur SeenThis, qui a raconté son odyssée à ce sujet et qui lui aussi a retrouvé une relative qualité de vie de ce qu’il a partagé.

      Ce sont des hommes tous les trois. Ont-ils bénéficié d’une prise en charge spécifique ? Je n’ai pas la réponse, même si la documentation dit que la probabilité est non-nulle.

    • J’ai retiré le lien. C’était pour montrer de qui je cause (je ne retrouve pas le lien vers son profil, là en 30 secondes, et quand je dis « qui », je dis pas que c’est une pourriture antisémite, ce n’est pas du tout ça, je le précise, c’est maladroit de ma part de choisir ce lien oui ; dans la vraie vie (des réseaux sociaux), c’est une personne très gentille, et soucieuse de bien faire, une vraie belle personne, un petit peu paumée dans l’horreur de notre société fasciste)

    • Le lien de profil : ▻https://mastodon.social/@paul_denton

      Oui, il avait parlé de ses problèmes de sommeil.

      Mes deux exemple sont des femmes et elles étaient satisfaites du résultats.

      Après, c’est pareil : j’ai eu une excellente prise en charge de mon problème médical, depuis le 15 jusqu’à la visite de contrôle post-op.
      Beaucoup d’autres gens, dans le même hosto ou ailleurs avec le même problème n’ont pas du tout bénéficié des mêmes soins.

      Donc quelles sont les variables qui expliquent de tels écarts aléatoires entre les personnes ?
      Je pense que la couleur, le genre et la classe sociale comptent beaucoup. La manière de s’exprimer aussi (c’est multifactoriel entre ton origine, ton éducation et ta psychologie) qui fait qu’un soignant sera ± à l’écoute.

      Après, on a un système tellement dégradé qu’il n’y a plus aucune égalité de traitement entre les citoyens.

    • @monolecte Je ne coche aucune des cases (couleur/genre/classe sociale) Le pneumo pourrait sûrement faire autrement que d’expédier ses patient·es à qui il prescrit toute la journée des PPC à partir du diagnostic que lui ressort une machine. Il doit se morfondre au bout de 20 ans à faire la même chose enfermé dans un bureau d’hôpital avec les photos de ses vacances au mur et un ordinateur qu’il commande grâce à une IA.
      Et bien sûr des patient·es qui ne comprennent pas trop ce qui leur arrive et qui se ressemblent étonnamment. Le tout fait que soit il sait renouveler une capacité d’accueil bienveillant soit l’indifférence le submerge et le sadisme n’est pas loin pour calmer ce pouvoir et cet ennui.
      De mes expériences traumatisantes avec du personnel médical agresseur dès mon enfance, je suis souvent en défiance même si je m’efforce de ne pas abandonner l’idée de me soigner. Et on me le fait payer assez cher, que je l’exprime ou pas, 90% des médecins veulent trop souvent des malades dociles et admiratifs. Je me bats pour n’avoir que les 10% d’écoutants, je suis assez fière de ne pas avoir abandonné l’idée que soigner c’est prendre soin.

      Je colle ici un lien au casou
      ▻https://www.allianceapnees.org

    • Ah oui, aussi, le côté prosaïque c’est un coût d’environ 100€ par mois pour un effet non prouvé scientifiquement et l’appareil est loué et remboursé à 60% par la sécu. Reste à charge de 40€.

      L’article de Prescrire est un peu trompeur j’ai l’impression, c’est bien prouvé scientifiquement que les appareils améliorent la qualité du sommeil (ce qui n’est pas rien) mais par contre ça n’améliore pas l’espérance de vie, ce qui était probablement une promesse de ces fabricants de machines... Bon ensuite je suppose que plus on met cher là dedans, mieux c’est (comme pour tout le reste : appareils auditifs, tout ce qui est dentaire aussi etc.).

  • 20K è morto, viva 20K
    ▻https://www.meltingpot.org/2025/10/20k-e-morto-viva-20k

    Pubblichiamo il testo collettivo con cui il Progetto 20k ripercorre la fine della propria esperienza politica attiva per 8 anni alla frontiera di #Ventimiglia. Nel luglio 2024 una casa bruciava nell’entroterra di Ventimiglia. Era quella che da qualche anno tuttǝ noi chiamavamo CDP, casa del popolo. Lo spazio, che avremmo voluto safe, solidale e accogliente, dove decine di persone negli anni hanno trascorso periodi più o meno lunghi, mentre si sfidava collettivamente quella maledetta frontiera. Anni vissuti in un flusso costante di relazioni, emozioni, conflitti, alleanze, incomprensioni, gioia, rabbia, che hanno cambiato radicalmente tuttǝ coloro che li hanno vissuti. Anni (...)

    #Comunicati_stampa_e_appelli #Confine_tra_Italia_e_Francia #Italia #Liguria #Solidarietà_e_attivismo

  • Budget 2026 : La CFDT exfiltre Bayrou dans l’Essonne | Le Canard enchaîné
    ▻https://www.lecanardenchaine.fr/politique/51661-la-cfdt-exfiltre-bayrou-dans-lessonne

    Pour éviter les manifs de protestation des autres syndicats, la confédération a finalement déplacé sa rencontre avec le Premier ministre dans un lieu plus discret et plus champêtre que le centre de Paris.

    Des syndicats qui appellent à manifester contre l’université de rentrée d’un autre syndicat, voilà qui est inédit. L’invitation lancée par la CFDT à François Bayrou pour s’exprimer devant ses troupes le 26 août à 15h à la Bourse du travail de Paris a hérissé le poil de la CGT, de FO, de Solidaires et de la FSU.

    Leurs unions départementales parisiennes ont vu rouge et décidé de tenir, au même moment, un rassemblement à un jet de pavé du lieu du rendez-vous. « L’occasion pour les travailleurs-euses de faire entendre leur refus du plan Bayrou » proclame leur communiqué commun. L’initiative a été vite relayée par des groupes plus radicaux appelant carrément à « aller chercher Bayrou chez la CFDT » (sic !). Les initiales du syndicat réformiste étant traduites au passage par un délicat « C’est Fini De Trahir ». Las, la lutte finale n’aura pas lieu. Lundi 25 août, la #CFDT a jugé plus prudent de délocaliser la rencontre en Essonne [à Bierville, commune de Boissy-la-Rivière], dans un château dont elle est propriétaire et qui lui sert de centre de formation.

    • “Alla memoria dei morti preferisco il relax dei turisti”, il sindaco cancella i migranti

      Nel mirino il Memoriale di Ventimiglia. Dal 2015 le vittime sono state 38.

      «Sindaco, verrà mantenuto il Memoriale al confine?» . La risposta è stizzita: «Assolutamente no». E riguardo alla lettera firmata da una quarantina di associazioni e Ong, italiane e francesi, che chiedono di trovare una soluzione alternativa alla demolizione, il primo cittadino di Ventimiglia #Flavio_Di_Muro è indispettito e la replica è netta: «Non ho ancora letto nulla, potevano scrivere prima a me invece di dare subito la lettera ai giornali. È un cattivo gesto, con una volontà politica chiara. Per me comunque è una bocciatura».

      Quelle pietre devono sparire

      Irremovibile il primo cittadino, quasi infastidito dalla richiesta di mantenere un luogo della memoria intatto: «Vogliamo creare un posto dove i turisti si possano rilassare», le spiazzanti parole. E la memoria? E il ricordo dei migranti morti nel tentativo di oltrepassare la frontiera? Per l’esattezza 38 persone dal 2015 ad oggi. La replica – ancora una volta– è fulminea, ma anche evasiva: «Il progetto non verrà assolutamente cambiato, lì vogliamo una piazza ordinata. I massi e le pietre devono sparire».

      Insomma, secondo il sindaco Di Muro, il Memoriale occupa «uno spazio importante» e non favorisce quello che – a suo dire– sono le due priorità per la città: ordine e turismo. Eppure le due cose potrebbero tranquillamente convivere: non esiste solo un turismo epicureo, ma anche (e per fortuna) un turismo interessato alla storia di un luogo, ai suoi monumenti e – perché no– ai memoriali, se ci sono. La storia di un luogo non si cancella con un progetto di riqualificazione, ma soprattutto il Memoriale ha un valore umano, non politico.

      L’ipotesi di spostarlo

      Di Muro è fermo nel suo pensiero: «Lo dirò anche alle associazioni che mi hanno scritto: quelle pietre devono andare via» rimarca con forza il concetto. E con esse, evidentemente, anche le iniziative, le commemorazioni, le manifestazioni e le preghiere che ogni anno, da sei anni, si svolgono in quel fazzoletto di terra. E riguardo all’incontro richiesto dai firmatari della lettere, rimane una flebile apertura: «Sono disposto ad incontrarli, ma la mia posizione è chiara». E trovare un altro luogo che possa ospitare il Memoriale? : «Non lo so – conclude-, ma non lì: magari da un’altra parte e molto più piccolo».

      ▻https://www.lastampa.it/imperia-sanremo/2025/07/31/news/di_muro_cancella_i_migranti_le_pietre_devono_sparire-15252701
      #ordre #tourisme

    • Il sindaco di Ventimiglia eliminerà il memoriale per i migranti morti: “Degrado da riqualificare”

      Il primo cittadino leghista Di Muro toglierà le pietre che simboleggiano i 49 disperati che hanno perso la vita sul confine cercando di entrare in Francia. La protesta delle associazioni

      La parola chiave è “riqualificazione”, l’altra “degrado”. E dunque, in nome della “riqualificazione” e della “lotta al degrado”, il memoriale a ponte San Ludovico dedicato ai migranti morti di frontiera, 49 in dieci anni al confine con la Francia, sarà spazzato via. Non torna indietro, il sindaco leghista di Ventimiglia Flavio Di Muro.

      Nonostante la lettera aperta firmata da oltre quaranta associazioni, da Amnesty International ad Anpi, Caritas Intemelia, Arci, Baobab Experience, Roya Citoyenne, WeWorld Onlus, che hanno chiesto un incontro urgente al Comune e fanno appello di non “infliggere un’ulteriore forma di violenza a queste vite spezzate” e di non eliminare “uno spazio di memoria, umanità e coscienza civica”.

      “Una lettera aperta che non si capisce se sia una richiesta di incontro o già una polemica politica - esordisce Di Muro rispondendo a Repubblica - la lettera è arrivata prima ai giornali che a me. In ogni caso non mi sottraggo all’incontro, ma mi sembra evidente che abbiamo visioni e priorità differenti”.

      La priorità, secondo la visione di Di Muro, avvezzo a questo tipo di polemiche - come quella che seguì alla decisione di piazzare due guardie all’ingresso del cimitero di Ventimiglia per evitare che le persone migranti entrassero per usare le fontanelle, visto che il centro di accoglienza Campo Roja è chiuso da anni - è “trasformare l’area di Ponte San Ludovico in una piazza che sia il biglietto da visita della città”.

      E il biglietto da visita, nei programmi del Comune, non prevede quel memoriale realizzato da attivisti e attiviste vicino al confine che da più di sei anni ricorda, con tre cerchi di pietre e lumini, i nomi e le vite di chi è morto nel tentativo di passare la frontiera.

      “La massa di pietre non è confacente, in mezzo alla piazza è impattante – spiega ancora Di Muro a Repubblica - i massi, poi, sono stati imbrattati dai no No Borders e sono indecorosi. L’area è di proprietà del Comune ma anche di Anas e del Demanio, e a questo progetto di riqualificazione abbiamo lavorato per oltre un anno. D’altronde era il mio programma da sindaco: creare una piazza accogliente e in sicurezza, e lo rispetterò”.

      Le associazioni che hanno firmato l’appello chiedono al sindaco una soluzione condivisa che rispetti il valore simbolico del luogo e la memoria di vittime, perché non siano condannate anche all’invisibilità. Di Muro apre solo sulla possibilità di spostare il memoriale altrove, “in uno spazio più piccolo, non lì. Devo ancora leggere la lettera, risponderò e poi sono disponibile all’incontro”. Ma a Ponte San Ludovico, per il ricordo non ci sarà spazio.

      ▻https://genova.repubblica.it/cronaca/2025/08/01/news/il_sindaco_di_ventimiglia_dimuro_confine_eliminera_il_memoriale_pe

    • Memoriale migranti morti al confine, il sindaco leghista di Ventimiglia vuole demolirlo: “I turisti si devono rilassare”

      Il monumento ricorda i migranti rimasti uccisi nel tentativo di superare il confine tra i due Paesi. Il primo cittadino, intervistato da la Stampa, ha difeso il suo progetto di demolizione.

      Il sindaco leghista di Ventimiglia Flavio Di Muro le chiama “quelle pietre” e dice che “devono andare via”. Intervistato da la Stampa, il primo cittadino se la prende con il Memoriale che ricorda i migranti morti nel tentativo di passare dall’Italia alla Francia, 49 persone in dieci anni, da quando la libera circolazione tra i due Paesi si è interrotta e il confine è divenuto un simbolo delle sorti di chi migra e fugge.

      Il sindaco, sempre parlando con il quotidiano torinese, difende il suo progetto di riqualificazione della zona che “non verrà assolutamente cambiato, lì vogliamo una piazza ordinata. I massi e le pietre devono sparire”. Non parla di rotte o politiche migratorie, Di Muro ha un’idea precisa della città: “Vogliamo creare un posto dove i turisti si possano rilassare“, spiega, trovando la lettera contro la demolizione firmata da circa quaranta associazioni e Ong italiane e francesi e consegnata ai giornali invece che a lui privatamente un “cattivo gesto, con una volontà politica chiara”.

      La richiesta dei firmatari è la ricerca di una soluzione alternativa alla demolizione, a cui però l’amministrazione non sembra interessata. Il Memoriale si trova da oltre sei anni nel piazzale di Ponte San Ludovico, a poche centinai di metri dal confine. Si tratta di uno spiazzo che fa da divisorio tra le due corsie dell’Aurelia, quasi davanti al mare. Lì tre cerchi di pietre ricordano i nomi di chi è arrivato da lontano ed è morto mentre provava a passare da un paese all’altro, il passato alle spalle e il futuro che si interrompe di colpo su un confine straniero. “Sono disposto ad incontrarli,” dice il sindaco parlando di chi ha chiesto il mantenimento del memoriale “ma la mia posizione è chiara“. Un’apertura non apertura che lascia poco spazio anche all’idea di ricostruire il Memoriale da un’altra parte, e in quel caso, Di Muro ci tiene a specificarlo, che sia “molto più piccolo”. Affinché la memoria non disturbi la vista del turismo che si affaccia sul mare a pochi chilometri dalla Costa Azzurra.

      ▻https://www.ilfattoquotidiano.it/2025/07/31/memoriale-migranti-ventimiglia-demolizione-notizie/8080461

  • #inventaire

    - Faites l’inventaire de vos livres
    – Partagez vos inventaires entre ami⋅es et communautés
    – Garder la trace des livres que vous prêtez et empruntez

    ►https://inventaire.io

    Mis en ligne en 2015, Inventaire, outil de partage de livres basé sur les données de #Wikidata, fête ses 10 ans ! L’occasion de faire un point d’étape et de parler du futur du projet.

    Avec les années, le projet a trouvé sa place au service des bibliothèques associatives et militantes, et des amateur·ice·s de livres et de savoir libre. Comme d’autres projets libres, Inventaire peine néanmoins à atteindre un public plus large. Quoique l’on soit déjà très heureux·ses de servir ces usages restreints, mais qui ont toute notre sympathie, cela pose des questions sur le mode de financement à plus long terme. Nous avons pu bénéficier ces dernières années des financements NGI/NLnet, mais ceux-ci ne seront pas éternels.

    Né comme un projet centralisé sur la seule instance #inventaire.io, 2025 marque le début d’une nouvelle ère pour le projet, avec l’invitation qui est faites à toutes les personnes versées dans les bibliothèques amateurs et l’auto-hébergement à lancer leur propre instance !

    La fédération d’instance est encore partielle et le terme même de fédération pourrait prêter à débat : les derniers développements permettent à une instance d’avoir ses propres bases de données d’utilisateur·ice·s et d’inventaires de livres, tout en se basant sur les données bibliographiques mutualisées sur inventaire.io. L’étape d’après serait de pouvoir fédérer les #inventaires eux-mêmes : afficher les inventaires d’autres instances et pouvoir faire des demandes d’échanges, pouvoir constituer des groupes sans êtres tou·te·s sur la même instance, etc.

    L’année passée a été également riche en termes de développements autour du modèle de données bibliographiques : construire un service web autour des données d’un wiki tel que Wikidata requière une résilience, une créativité et un zen à toutes épreuves. Typage des entités, couche de données locale, outils de réconciliation avec des bases de données tierces (OpenLibrary, BNF, etc), les sujets ne manque pas, mais on n’aura pas le temps de tout traiter : on ira vers ce qui intéresse les personnes présentes !

    ▻https://pretalx.jdll.org/jdll2025/talk/TBC7YS

    #prêt #vente #livres #quartier #inventaire #cartographie #OSM #partage #échange #voisins #bibliothèques

  • Aie !
    Condamnée à rembourser 10 000 € à sa CAF, à cause de ses ventes sur Vinted
    ▻https://leparticulier.lefigaro.fr/aides-allocations-sociales/condamnee-a-rembourser-10-000-a-sa-caf-a-cause-de-ses-ventes-

    Le #tribunal de Nîmes vient de rappeler que les #allocataires du RSA doivent déclarer leurs ressources, y compris celles issues des ventes d’objets de #seconde_main sur Ebay, LeBonCoin ou Vinted.
     
    L’absence de déclaration justifiée par moins de 20 ventes par an et moins de 3 000 € générés est une #légende_urbaine [alimentée par 1000 sites qui se goinfrent de clics en prétendant aider les pauvres à survivre, connaître leurs droits, bricoler, etc., ndc]

    Pendant deux ans Julie* a perçu chaque mois sur son compte bancaire le RSA (Revenu de solidarité active), ainsi que la prime de Noël, en fin d’année. Et, un beau jour, avec stupéfaction, cette jeune femme de 35 ans a reçu une demande de remboursement de sa CAF (Caisse d’allocations familiales) pour un montant avoisinant 10 000 €. La raison ? Elle n’avait pas déclaré des ventes d’objets personnels sur des plateformes en ligne telle que Vinted ou Momox, ainsi que des #virements_bancaires [don’t do that ! ndc] effectués par des proches et par elle-même [ceux en provenance des ventes en ligne ? à éviter absolument : les plates formes concernées ont d’ailleurs créées des "portes monnaie" en ligne pour éviter de tels mouvements vers les comptes bancaires : acheter sur le site, pour soi, voir acheter pour d’autres, sans créditer son compte bancaire, reste, avant une éventuelle jurisprudence hostile, une précaution possible].

    Mécontente et estimant n’avoir pas bénéficié d’un « accompagnement personnalisé dans la compréhension et le suivi de ses droits » [utiliser les déclarations de l’ennemi à propos de ses bonnes intentions est souvent indispensable, mais pas toujours suffisant], Julie a saisi le tribunal de Nîmes pour obtenir l’annulation de la décision de la CAF.

    La bonne foi n’évite pas la restitution de l’indu

    Selon l’instruction, le remboursement demandé par la #CAF à Julie résulte de l’absence de déclaration de l’intégralité de ses #ressources. Elle n’avait notamment pas mentionné sur ses déclarations trimestrielles de RSA, l’argent généré par des ventes d’objets personnels, réalisées sur des plateformes en ligne.

    Pour sa défense, Julie soutient qu’elle a déclaré de bonne foi ses ressources trimestrielles et que ses #ventes_en_ligne n’avaient pas à être prises en compte dans le calcul de ses droits au RSA, dès lors qu’elle s’était livrée à moins de 20 transactions par an pour un montant annuel inférieur à 3000 €.

    Le seuil de déclaration des plateformes en ligne n’est pas celui du #RSA

    Les valeurs seuils invoquées « ne concernent pas l’obligation de déclaration par un particulier de ses ressources aux organismes chargés du service des prestations sociales, mais l’obligation qui incombe aux plateformes de vente en ligne dans leurs relations avec l’administration fiscale », lui a répondu le tribunal administratif de Nîmes.

    Donc, en première intention, si on est contraint à faire le vendeur, ne pas arrondir ses fins de mois qui commencent le 10 par des mouvements bancaires, tenter plutôt soit de laisser l’argent en ligne puis de l’utiliser à cet endroit, soit de bénéficier d’un lien de solidarité avec quelqu’un qui ne dépend en rien de prestations CAF qui permette de réaliser avec son accord ces ventes sous prête nom, ce qui suppose là-aussi de rester cohérent, de ne fabriquer le moins de preuves possible contre soi, sachant que l’on a pas affaire ici aux moyens alloués à des enquêtes criminelles.

    #paywall #propagande #contrôle #justice

    • La CAF met en garde les utilisateurs de Vinted et d’autres plateformes de seconde main. Les ventes en ligne doivent être déclarées même en étant au RSA, sous peine de devoir rembourser des milliers d’euros d’allocations.

      ▻https://www.clubic.com/actualite-552530-au-rsa-il-faut-declarer-ses-revenus-vinted-et-leboncoin-a-l

      Le tribunal administratif de Nîmes vient de rendre un jugement qui pourrait bien inquiéter la communauté des vendeurs sur #Vinted, #Leboncoin et les autres #plateformes_de_seconde_main. Une allocataire du RSA a été condamnée à rembourser près de 10 000 euros à la CAF pour ne pas avoir déclaré ses revenus issus de ventes en ligne. La décision rappelle que même les petites sommes doivent être déclarées, contrairement à ce que l’on pourrait croire.

      Les fausses croyances sur Vinted, Leboncoin et le RSA enfin démystifiées

      Les réseaux sociaux regorgent hélas de conseils erronés sur les seuils en dessous desquels il ne serait pas nécessaire de déclarer ses revenus issus des plateformes de revente. Une utilisatrice de Vinted, comme nous l’apprend Le Figaro, en a fait les frais.

      Cette dernière pensait, à tort, que ses ventes, inférieures à 3 000 euros par an et limitées à moins de 20 transactions, n’avaient pas à être déclarées. Ces seuils correspondent en réalité à l’#obligation_fiscale des plateformes vis-à-vis de l’administration, et non aux obligations des bénéficiaires du RSA.

      Car oui, les plateformes sont tenues de déclarer aux impôts les informations relatives aux transactions de leurs utilisateurs au-delà de ces seuils. Les vendeurs qui les dépassent sur une année calendaire font donc l’objet d’une transmission de leurs données aux services des impôts.

      Mais du point de vue des particuliers, le tribunal a été très clair. Tous les revenus, quelle que soit leur origine, doivent être mentionnés dans les déclarations trimestrielles.

      La CAF peut aussi surveiller vos virements issus des plateformes de second main

      La CAF dispose d’outils de contrôle de plus en plus sophistiqués pour détecter les #mouvements_bancaires suspects. Dans cette affaire, ce sont les #virements réguliers provenant des plateformes de vente qui ont alerté les services. Une enquête approfondie sur les revenus non déclarés fut alors lancée.

      La décision de justice rendue par le juge administratif aura probablement un impact sur les pratiques des allocataires du RSA qui utilisent les plateformes de revente. Le montant du remboursement, environ 10 000 euros, montre aussi que les conséquences financières peuvent être très lourdes pour des personnes déjà en situation de précarité.

      Quant aux plateformes comme Vinted, dont le succès est incontestable, elles devront sans doute renforcer leur communication sur les obligations déclaratives. Cette clarification juridique pourrait aussi pousser certains utilisateurs à revoir leur façon de vendre en ligne.

      Le jugement rappelle que le RSA est une allocation différentielle. Cela veut dire que son montant est calculé pour compléter les revenus existants jusqu’à un certain seuil (actuellement 635,71 euros pour une personne seule). Les gains issus de la revente en ligne doivent donc forcément être intégrés dans ce calcul, au même titre que les autres sources de revenus. Tout le monde sait à quoi s’en tenir désormais.

      #indu #trop_perçu

    • Ce qui me semble contestable c’est la notion de revenu pour ces sommes issues de la vente de seconde main. Alors qu’en réalité en liquidant son patrimoine il n’y a aucun gain

    • « L’ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l’article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active, dans des conditions fixées par un décret en Conseil d’Etat qui détermine notamment :
      « 1° Les ressources ayant le caractère de revenus professionnels ou qui en tiennent lieu ;
      « 2° Les modalités d’évaluation des ressources, y compris les avantages en nature. L’avantage en nature lié à la disposition d’un logement à titre gratuit est déterminé de manière forfaitaire ;
      « 3° Les prestations et aides sociales qui sont évaluées de manière forfaitaire, notamment celles affectées au logement mentionnées à l’article L. 821-1 du code de la construction et de l’habitation ;
      « 4° Les prestations et aides sociales qui ne sont pas incluses dans le calcul des ressources à raison de leur finalité sociale particulière. ».
      24. L’article L.132-1 du CASF, visé par ce dernier texte, dispose en son premier alinéa qu’« Il est tenu compte, pour l’appréciation des ressources des postulants à l’aide sociale, des revenus professionnels et autres et de la valeur en capital des biens non productifs de revenu, qui est évaluée dans les conditions fixées par voie réglementaire ».
      25. À ce titre, l’article R.132-1 du CASF énonce : « Pour l’appréciation des ressources des postulants prévus à l’article L. 132-1, les biens non productifs de revenu, à l’exclusion de ceux constituant l’habitation principale du demandeur, sont considérés comme procurant un revenu annuel égal à 50 % de leur valeur locative s’il s’agit d’immeubles bâtis, à 80 % de cette valeur s’il s’agit de terrains non bâtis et à 3 % du montant des capitaux ».
      26. Il résulte de ces textes que lorsqu’un allocataire du RSA possède un capital placé, celui-ci est pris en compte dans l’évaluation des ressources, soit à hauteur du revenu qu’il produit, soit en l’absence d’un tel revenu, pour un montant annuel de 3% de sa valeur.

      ▻https://juridique.defenseurdesdroits.fr/doc_num.php?explnum_id=22205

      [A.N] Question écrite n° 16118 :Revenus de ventes occasionnelles entre particuliers pour le calcul du RSA
      ▻https://questions.assemblee-nationale.fr/q16/16-16118QE.htm

      M. Olivier Falorni attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé et des solidarités sur les ventes occasionnelles entre particuliers qui entrent en compte pour le calcul du revenu de solidarité active. Selon l’article R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles, le montant du revenu de solidarité Active (RSA) se calcule ainsi : « Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l’ensemble des ressources, de quelque nature qu’elles soient, de toutes les personnes composant le foyer et notamment les avantages en nature [cf. "forfait logement"] ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux ». Le montant du RSA dépend en effet des revenus de l’allocataire, qui est tenu à une obligation de déclaration trimestrielle de ses ressources. Cette dernière peut engendrer une révision à la baisse du montant de l’allocation en raison des ressources perçues. Ainsi une personne seule percevant 598,54 euros de RSA peut être amenée, afin de faire face à une difficulté ponctuelle, à vendre quelques objets sur des plateformes de seconde main comme LeBonCoin ou Vinted. Ces revenus sont pris en compte par la CAF et le montant du RSA est ainsi modifié à la baisse, sans préavis. Les textes ne distinguent donc pas l’argent issu de la vente d’un bien neuf, qui procure au vendeur un bénéfice, de l’argent issu de la vente occasionnelle d’un bien usagé, soit une vente à perte. Le calcul de ce montant net social intègre donc des éléments qui n’étaient auparavant pas pris en compte dans le calcul ouvrant droit à certaines prestations [dont les allocations familiales]. Ceci est d’autant plus incompréhensible que la lutte contre le gaspillage est une priorité affichée du Gouvernement, qui encourage l’économie circulaire. Il est évident que ces petites ventes d’objets,dont le prix de vente est inférieur de beaucoup au prix d’achat, ne changent pas de façon définitive le niveau de vie des allocataires du RSA. [sauf lorsqu’il s’agit d’une activité régulière ou pas, par exemple, de récup, de vol, d’achat en vide grenier ou ailleurs, suivi de revente, because il faut bien compléter le revenu minimum, ndc] La vente d’objets personnels n’est d’ailleurs pas imposable du moment où l’on vend des biens à une valeur inférieure au prix où on les a achetés . Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage d’ajouter l’exclusion des revenus issus de la vente occasionnelle de biens personnels dans les ressources prises en compte pour le calcul du montant du RSA.

      voom voom voom dans mon SUV avec chauffeur, un avertissement aux pauvres plus cheb
      ▻https://www.tiktok.com/@lassistantesociale/video/7400473686672723232

      #code_de_l'action_sociale_et_des_familles #DTR

    • 25. À ce titre, l’article R.132-1 du CASF énonce : « Pour l’appréciation des ressources des postulants prévus à l’article L. 132-1, les biens non productifs de revenu, à l’exclusion de ceux constituant l’habitation principale du demandeur sont considérés comme procurant un revenu annuel égal à 50 % de leur valeur locative s’il s’agit d’immeubles bâtis, à 80 % de cette valeur s’il s’agit de terrains non bâtis et à 3 % du montant des capitaux ».

      pourtant quand tu déclares être propriétaire de ton logement la CAF minore tes allocations, considérant que le loyer que tu ne payes pas est là aussi un « revenu » !

    • Ben, les deux. C’est disposer d’un logement, comme proprio, locataire ou hébergé (mieux vaut alors être prêt à déclarer que l’hébergement est administratif, pour recevoir son courrier, et que l’on navigue par-ci par-là, situation très fréquente de fait) qui entraine une diminution du montant du RSA de 12% par un forfait logement appliqué à plus de 90 ou 95% des allocataires car c’est considéré comme un avantage en nature. Pour y échapper faut être/se déclarer sans-domicile, se faire domicilier administrativement dans une asso...
      Quant au 3% de taux d’intérêt forfaitaire sur le capital détenu, ça a plutôt été une clarification « protectrice » face aux essais (qui ne cessent pas) des CAF d’évincer du RSA les personnes ayant des économies.

      À 3%, il faut détenir plus de 280 000€ pour se faire sucrer le RSA. Bien sûr, si on hérite de 50 000€ ou plus, par exemple, il vaut mieux en dépenser une partie (quitte, là aussi, à compter sur des proches de confiance sans CAF pour les restituer en cash). Par ailleurs, il semble que soit toléré de ne pas déclarer (ce qui reste heureusement très courant !) jusqu’à 30 OOO balles. De toute manière, dire que l’absence de déclaration de réserves financières est un oubli évitera la case fraude avec coupure et pénalités. Le « droit à l’erreur », bien qu’il s’applique peu aux soucis de pauvres, est venu le confirmer.

      Plus ces contrôles sont effectifs, plus il est nécessaire d’être inséré dans un tissu de relations qui ne comporte pas que des pauvres ah ah ah.

    • 13,6 M€ de fraude aux prestations sociales dans l’Hérault : comment la CAF développe de nouveaux outils de contrôle
      ▻https://www.midilibre.fr/2025/03/11/136-meur-de-fraude-aux-prestations-sociales-dans-lherault-comment-la-caf-d

      La dématérialisation des informations est une mine d’or en termes de données et… de contrôles possibles. La Caf ne se prive pas de puiser dans cette manne numérique qu’elle passe à la moulinette de l’analyse analytique pour en extraire les informations utiles (processus du #Data_mining). Ainsi, pour lutter contre la fraude à la résidence, réseaux sociaux, adresse IP, relevés bancaires, présence des enfants dans leurs établissements scolaires… sont autant de faisceaux
      d’indices à même de définir si la présence du prestataire sur son lieu de résidence est réelle ou fictive.

      Une autre fraude qui est aussi dans son collimateur est celle liée aux usurpations des coordonnées bancaires. Pour la traquer, et à l’instar d’un pare-feu contre un virus sur votre ordinateur, une base de données commune à tous les organismes de protection sociale a été créée répertoriant tous les RIB frauduleux identifiés.

      De plus, à nouvelle activité ou source de #revenu, nouveaux critères. Jusqu’ici, les ressources générées par l’économie collaborative (ventes sur Internet, Airbnb ou autre plate-forme dite collaborative…) n’étaient pas prises en compte dans le calcul des prestations, car elles n’étaient pas déclarées. Le Code général des impôts a changé les règles, toutes ces plateformes doivent désormais transmettre leurs ressources à l’#administration_fiscale. Conséquence : elles seront donc prises en compte dans les prestations versées par la CAF.

    • La suspicion de fraude au RSA après quelques ventes de vêtements [défenseur des droits]

      Un délégué [du défenseur des droits] a été saisi en juillet 2024 par une allocataire de prestations sociales, vivant seule avec son fils adulte sans activité. Elle a été contrôlée par la caisse qui lui verse ses allocations. Lors de ce contrôle, l’agent a relevé qu’elle n’avait pas déclaré des revenus provenant des intérêts de livrets et de ventes sur des plateformes en ligne. Sans détails précis, l’agent a annoncé que ces montants seraient intégrés à ses ressources pour recalculer ses droits au RSA et à l’aide au logement. Quelques jours plus tard, elle a reçu une notification indiquant une dette de 3 483,13 € à rembourser sous 20 jours, ce qu’elle ne comprenait pas. Elle a alors sollicité une remise de dette, ce qui a suspendu le recouvrement.
      Le délégué a constaté plusieurs manquements dans la procédure. D’une part, les documents de la caisse, comme le rapport d’enquête, ne précisaient ni les dates, ni les montants exacts des ventes en ligne retenues, rendant impossible toute contestation. D’autre part, l’examen des relevés bancaires de l’allocataire montrait que les ventes concernaient des objets personnels (livres, bibelots) pour un montant total de 1 713 € sur deux ans, bien loin de la somme retenue par la caisse. En raison d’une procédure de contrôle expéditive, la caisse n’a ainsi pas été en mesure de prendre en compte la situation personnelle de la réclamante qui, dans une situation de précarité, avait dû se séparer de certains de ses biens.
      Grâce aux interventions répétées du délégué et au dialogue rétabli avec la caisse, l’allocataire a enfin reçu la liste détaillée des montants retenus et demandé alors une rectification. Elle a bénéficié d’une remise de dette à hauteur de 50 % des montants considérés comme indus, sans que la qualification de fraude soit retenue.

      ►https://www.defenseurdesdroits.fr/sites/default/files/2025-03/ddd_rapport-annuel-2024_20250305.pdf

      #calcul

  • Une pertinente question sur la prise en compte des ventes occasionnelles entre particuliers pour le calcul du RSA | Michel Abhervé
    ▻http://blogs.alternatives-economiques.fr/abherve/2025/01/22/une-pertinente-question-sur-la-prise-en-compte-des-ve

    La question QE 3260 posée par Olivier Falorni, député MODEM de Charente-Maritime porte sur les ventes occasionnelles entre particuliers qui entrent en compte pour le calcul du RSA
    [...]

    Le montant du #RSA dépend en effet des revenus de l’allocataire, qui est tenu à une obligation de déclaration trimestrielle de ses #ressources. Cette dernière peut engendrer une révision à la baisse du montant de l’allocation en raison des ressources perçues. Ainsi une personne seule percevant [par impossible] 598,54 euros de RSA peut être amenée, afin de faire face à une difficulté ponctuelle, à vendre quelques objets sur des plateformes de seconde main comme LeBonCoin ou Vinted. Ces revenus sont pris en compte par la #CAF et le montant du RSA est ainsi modifié à la baisse, sans préavis. Les textes ne distinguent donc pas l’argent issu de la vente d’un bien neuf, qui procure au vendeur un bénéfice, de l’argent issu de la vente occasionnelle d’un bien usagé, soit une vente à perte. Le calcul de ce montant net social intègre donc des éléments qui n’étaient auparavant pas pris en compte dans le calcul ouvrant droit à certaines prestations. Ceci est d’autant plus incompréhensible que la lutte contre le gaspillage est une priorité affichée du Gouvernement, qui encourage l’économie circulaire. Il est évident que ces petites ventes d’objets, dont le prix de vente est inférieur de beaucoup au prix d’achat, ne changent pas de façon définitive le niveau de vie des allocataires du RSA. La vente d’objets personnels n’est d’ailleurs pas imposable du moment où l’on vend des biens à une valeur inférieure au prix où on les a achetés. Il a déjà fait état de cette situation le 12 mars 2024 restée sans réponse. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage d’ajouter l’exclusion des revenus issus de la #vente occasionnelle de biens personnels dans les ressources prises en compte pour le calcul du montant du RSA.

    • Bidonvilles à Mayotte : le préfet prend un arrêté pour restreindre la #vente de #tôles bac acier

      Le Premier ministre avait promis de prendre des mesures pour empêcher la reconstruction des bidonvilles à Mayotte, après le passage du cyclone Chido.

      Le préfet de Mayotte annonce, vendredi 3 janvier, sur X, avoir pris un arrêté « restreignant la vente de tôles bac acier aux particuliers réparant leur domicile sur présentation d’un justificatif d’identité et d’un justificatif de domicile, et les professionnels ». Il entre en vigueur samedi. Lors de son déplacement dans le département, le Premier ministre François Bayrou a promis de prendre des mesures pour « interdire et empêcher la reconstruction des bidonvilles ». Il a détaillé son plan « Mayotte debout » pour la reconstruction sur l’archipel après le passage du cyclone Chido.

      « Cette mesure vise à protéger les Mahorais, alors que lors du passage du cyclone Chido, les constructions et clôtures en tôle ont été détruites et les tôles ont constitué des projectiles, occasionnant un risque pour la vie humaine et la sécurité des biens et des personnes », justifie vendredi le préfet de Mayotte.

      ►https://www.francetvinfo.fr/meteo/cyclone-ouragan/cyclone-chido-a-mayotte/bidonvilles-a-mayotte-le-prefet-prend-un-arrete-pour-restreindre-la-ven

  • #Ventimiglia : frontiera dimenticata

    La frontiera di Ventimiglia è una cartina di tornasole del sistema italiano ed europeo di accoglienza. Da dieci anni i controlli sono diventati pressanti e avvengono su base razziale. E i migranti che restano bloccati spesso finiscono in accampamenti di fortuna, in cui la dignità umana è gravemente violata.
    “Ventimiglia, frontiera dimenticata” ha raccolto le voci di alcune associazioni - Caritas Intemelia, Diaconia Valdese, WeWorld e No Name Kitchen - che cercano di dare risposte a bisogni primari, adattandosi a un contesto in continuo cambiamento e a nuove leggi che restringono i diritti delle persone migranti.

    ▻https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=TmS2MDJ_-9w&embeds_referring_euri=https%3A%2F%2Fwww.car


    #Vintimille #reportage #frontière_sud-alpine #Alpes_Maritimes #Italie #France #migrations #réfugiés #PAD #frontières #encampement #SDF #sans-abris #femmes #traite_d'êtres_humains #militarisation_des_frontières #militarisation #contrôles_au_faciès #contrôles_frontaliers

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    #mémoriel aux personnes décédées à la frontière (à partir de la min 9’18) :

  • #Géophyto : la #carte des #achats de substances #pesticides

    Pourquoi cette carte des pesticides ?

    Pour quiconque s’intéresse au sujet des pesticides, savoir où ils sont achetés et utilisés est une information essentielle. Riverains vivant en milieu rural, journalistes en quête de précisions, associations locales en lutte contre l’utilisation de ces produits, chercheurs ou enquêteurs désirant savoir quels produits ont été épandus et à quel endroit.. Autant de personnes et d’organisations pour lesquelles cette information, difficilement accessible aujourd’hui, est pourtant très utile.

    Depuis des années, nous avons le désir d’offrir ce service et ce sera chose faite sous peu avec la publication de notre carte interactive basée sur les données d’achats des pesticides disponibles dans la BNVD. Tant que les registres d’épandages ne seront pas rendus publics, ces données relatives aux achats de pesticides sont les meilleures indications disponibles à ce jour pour estimer les lieux d’utilisation effective de ces substances. Ainsi, grâce à cette carte, n’importe quel internaute pourra désormais savoir quelle substance active pesticide a été achetée, et donc probablement utilisée, près de son domicile !

    Géophyto : Une première version et de nouvelles fonctionnalités à venir en janvier 2025

    Mais notre carte ira plus loin : elle permettra d’affiner la recherche en filtrant certaines catégories de substances selon leur fonction (#herbicide, #insecticide, #fongicide etc.), selon leur autorisation en #agriculture biologique ou non et selon leur catégorie de danger. Il sera ainsi possible de visualiser en 1 clic où sont le plus achetées les substances cancérigènes, perturbatrices du système endocrinien, neurotoxiques, toxiques pour les pollinisateurs ou les milieux aquatiques. La carte permettra aussi de voir où sont achetées les substances polluant les nappes phréatiques et les substances pesticides #PFAS, 2 thématiques importantes mises en avant par Générations Futures ces dernières années.

    Autant d’informations apportées sous la forme d’une carte interactive d’abord à l’échelle départementale puis à l’échelle du code postal et ce pour chaque année à partir de 2015. Des filtres vous permettent également de connaître la nature précise des substances pesticides épandues près de chez vous. D’autres éléments viendront compléter rapidement cette carte, notamment des courbes de tendance pour apprécier l’évolution des achats sur les cinq dernières années ou encore des classements des substances les plus achetées dans une zone donnée.

    Générations Futures vous offrira très prochainement cet outil complet indispensable pour répondre à toutes vos questions sur les pesticides utilisés près de chez vous. Notre association vous propose en avant-première, ce 12 décembre 2024, un aperçu de notre travail, via une version très simplifiée de cette carte GéoPhyto. Elle vous permet d’effectuer une recherche par année, par nom de substances et aussi de savoir où sont acheté les Cancérigènes, Mutagènes et Reprotoxiques 1 (avérés) et 2 (suspectés) = CMR 1 et 2.

    ▻https://www.generations-futures.fr/cartes-achats-phytosanitaires
    #cartographie #visualisation #ventes #France

  • ‘It could disappear for ever’: Anger over sale of George Orwell archive

    Businesses are selling off priceless documents piecemeal, after publisher gave the order to ‘get rid of’ them.

    George Orwell’s archives provide an invaluable insight into one of the most influential British writers of the 20th century, casting light on how he produced his most memorable books, his sensitivity to criticism, and his fears that legal threats could ruin his work. Now the treasure trove that is the extensive archive of correspondence and contracts amassed by Orwell’s original publisher, Victor Gollancz, could be scattered to the winds in what has been described as an act of “cultural vandalism”.

    Crucial correspondence involving the Nineteen Eighty-Four author and Observer correspondent is being offered for sale on the open market, following a decision in 2018 by the publisher’s parent company to sell the archive because the warehouse was closing.

    Richard Blair, 80 – whose father Eric Blair wrote under the pen-name George Orwell – is dismayed by the loss: “It’s terribly sad … Once Gollancz material is acquired by private collectors, it could disappear into the ether for ever.”

    For £75,000, Peter Harrington, a leading antiquarian bookseller, is currently offering Gollancz papers relating to Orwell’s second novel, A Clergyman’s Daughter. They include his original contract, a letter with his corrections, and a 1934 report by Gerald Gould – then fiction editor of the Observer and a Gollancz manuscript reader – stating that it should be published.

    Harrington is also selling letters for £50,000 relating to Orwell’s third novel, Keep the Aspidistra Flying, which show that libel concerns led to key alterations in the final text. In 1936, dismayed by Gollancz’s desired changes, Orwell wrote that he would nevertheless do what he could to meet his publisher’s demands – “short of ruining the book altogether”.
    Victor Gollancz in 1959.

    For £35,000, Jonkers Rare Books, another prominent bookseller, is selling papers relating to The Road to Wigan Pier, Orwell’s classic study of industrial poverty in the north of England. It includes a long letter to Gollancz denying accusations that he was a middle-class snob, asking him to intervene and threatening legal action against his detractors.

    Documents relating to A Clergyman’s Daughter include Orwell’s letter clarifying that none of the characters could be linked to any persons living. Correspondence about Animal Farm records Gollancz’s famous rejection of the classic anti-totalitarian fable first published in 1945, due to the pro-Soviet political environment created by the second world war. Orwell wrote: “I must tell you that it is I think completely un­acceptable politically from your point of view (it is anti-Stalin).” Gollancz initially took issue with the notion that he was beholden to the Stalinist line but, after reading the manuscript, wrote on 4 April 1944: “You were right and I was wrong. I am so sorry. I have returned the manuscript.”

    Victor Gollancz founded one of the most influential publishing houses of the 20th century. The company was acquired by the Orion Group, which became part of Hachette, owned by the French multinational Lagardère.

    Rick Gekoski, a leading antiquarian bookseller, was asked to dispose of the archive, which included correspondence with Kingsley Amis and Daphne du Maurier, among other Gollancz authors. Last week, he dismissed criticisms of the disposal as “misguided”, saying: “The whole thing was sanctioned by Malcolm Edwards, publishing director of Orion, and it was sold at the request of the board.” In Gekoski’s 2021 book Guarded by Dragons, he wrote: “No one on the Orion board cared where they went, or to whom.”

    He recalled a warehouse full of tens of thousands of volumes as well as dozens of filing cabinets – “rusty and dusty, stuffed with all of the production, editorial and rights files of Gollancz publishers, the vast majority unopened for perhaps 50 years”.

    After he tried in vain to sell the entire archive to various institutions for around £1m, it was divided up between dozens of dealers, private collectors and libraries: “All the board asked us to do was to get rid of as much material as possible… and the rest… had to be thrown away.”

    Jean Seaton, director of the Orwell Foundation, said: “That nobody had opened those filing cabinets for 50 years was because they were idiots and didn’t understand the archive’s value. Why didn’t their board consult experts and historians, who would have understood that they needed perhaps to make some revenue from it, but would have understood the real public worth? Instead, they have dispersed a national archive.”

    The Orwell biographer DJ Taylor recalled that, when he and the Orwell Foundation discovered that the Gollancz archive was being sold, they tried to raise money: “We couldn’t because these were very valuable documents. We were worried of course that the archive would simply be sold off piecemeal.”

    He added that the publisher’s handling of its “incredibly valuable” archive had always been “amateurish”. He recalled lax security when he was working on his first Orwell book 23 years ago. “I remember once coming into the office, and they went ‘oh, where’s it gone?’ A box containing Orwell’s letters to Victor Gollancz had just gone awol somewhere in the building,” he said.

    Bill Hamilton, a literary agent at AM Heath and executor of Orwell’s estate, said: “The archiving of literary material is just not something that commercial publishers think about particularly, which is kind of ironic.”

    He observed that most authors are today “keenly aware of what role their archive has in their literary heritage”. The late Wolf Hall author Hilary Mantel, for example, sent her papers to the Huntington Library in America.

    Liz Thomson, who reported on the book trade for 35 years, described the sell-off as “cultural vandalism”: “Britain’s cultural heritage was going cheap via second-hand booksellers… What hope for future biographers and historians?”

    She singled out Gollancz’s Animal Farm correspondence – sold by Jonkers with an asking-price of £100,000 – which included Orwell’s 1944 letter describing it as “a little fairy story… with a political meaning” and the publisher’s rejection. “Gollancz refused to publish the novel because he feared it would upset Anglo-Soviet relations… The archive is priceless,” Thomson said.

    The publisher’s disposal contrasts with Richard Blair’s efforts to maintain an archive of the writer’s correspondence. In 2021, he bought 50 letters so that he could donate them to the Orwell Archive at University College London, fearing that they would otherwise have gone on to the market and be “never seen again”.

    Pom Harrington, son of Harrington’s founder, said: “Of course, it would be lovely if institutions can step up to acquire these unique materials. It’s not reasonable for them to expect it to be given to them.” Christiaan Jonkers, founder of Jonkers Rare Books, said: “There wouldn’t be nearly as much of this sort of material made available if people like us weren’t enabling the process. Even something as monumental as this Orwell archive might simply be thrown out were it not for the market.”

    Hachette declined to comment.

    ▻https://www.theguardian.com/books/article/2024/aug/17/it-could-disappear-for-ever-anger-over-sale-of-george-orwell-archive

    #archives #disparition #George_Orwell #privatisation #vente