• Ce qu’il y a de bien dans les groupes indépendants comme CMI France, c’est qu’on peut, en toute indépendance, choisir de consacrer la couverture et 10 pages (sur 50) à la compagne du président (non exécutif) et à ses conseils mode-beauté avec 6 photos pleine page où l’ex-manneqin présente des vêtements dont la plupart son sous sa marque ou celle de l’entreprise où elle conçoit des collections…

    Version Femina n°928
    https://www.femina.fr/frontpage-html/dans-votre-magazine-version-femina-cette-semaine

    L’invitée surprise
    Nous y avions pensé depuis longtemps : ouvrir nos pages mode et beauté à une personnalité inspirante, qui traverse les années sans dommages apparents, avec une vivacité et une gentillesse communicatives et qui, en plus, adore partager – ses trucs mode, ses routines beauté –, au point de nous recevoir chez elle au cœur de l’hiver pour une séance photo des plus informelles… Mannequin, égérie, muse, créatrice de sa propre marque mais aussi d’un style reconnaissable entre tous : Ines de la Fressange illumine ce numéro de janvier !

    (note : supplément fourgué d’office avec le numéro du dimanche d’un grand nombre de titre de la PQR #vente_forcée)

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Czech_Media_Invest

  • Amazon se dote d’une impressionnante flotte de 20.000 vans Mercedes Gilles Boutin - 9 Aout 2018 - le figaro _
    http://www.lefigaro.fr/societes/2018/09/09/20005-20180909ARTFIG00095-amazon-se-dote-d-une-impressionnante-flotte-de-20

    Le géant du e-commerce complète son offre aux États-Unis avec une flotte de 20.000 camionnettes, destinées à effectuer la livraison dite du « dernier kilomètre ».

    Les images parlent d’elles-mêmes. Amazon a annoncé la semaine dernière avoir passé commande de 20.000 vans Mercedes-Benz Sprinter pour constituer sa toute première flotte de véhicules légers de livraison aux États-Unis. La commande initiale était de 5000, mais face à l’afflux de candidatures pour postuler à ce nouveau service, le géant du web dit avoir réévalué ses ambitions. Les premiers utilitaires aux couleurs du géant du e-commerce sont sortis ces derniers jours de l’usine du constructeur allemand, récemment installée à Charleston, dans l’État de Caroline du Nord. Dave Clark, vice-président des opérations mondiales d’Amazon, a diffusé le 5 septembre sur son compte Twitter une vidéo sur laquelle on peut voir des milliers de camionnettes arborant sur leur flanc une flèche bleue et un sobre « Prime », en référence au service de livraison auquel les clients d’Amazon peuvent s’abonner. « J’ai hâte de les mettre entre les mains de nos partenaires du service de livraison », écrit Clark.

    Ce dernier fait référence au lancement du nouveau service de livraison d’Amazon, qui entre directement en concurrence avec les acteurs traditionnels du secteur que sont FedEx, UPS ou encore DHL et Chronopost. La société de e-commerce s’attaque ainsi au marché dit du « dernier kilomètre ». Les Américains qui le désirent peuvent, depuis le mois de juillet, postuler pour devenir livreurs pour le compte d’Amazon, sans pour autant être salariés. En échange d’un investissement minimum de 10.000 dollars, ils pourront ouvrir et gérer leur propre service de livraison de colis Amazon et se verront confier des camionnettes, des uniformes et bénéficieront de formations de trois semaines délivrées par l’entreprise. Selon cette dernière, un entrepreneur à la tête d’une petite flotte de 40 camionnettes Amazon pourrait générer un profit de 300.000 dollars, rapportait le New York Times en juin.

    Dans une interview accordée à CNN, Dave Clark affirme s’attendre à développer une centaine de partenariats et voir rouler plusieurs milliers de ses vans sur les routes américaines d’ici la fin de l’année. D’après lui, « des dizaines de milliers » de personnes ont déjà déposé leur candidature pour devenir collaborateurs d’Amazon. Le représentant n’a pas indiqué si la compagnie comptait étendre son service à d’autres pays.

    #gafa #amazon #mercedes #uberisation les #drones à la poubelle #vente_forcée #has_been #raket

  • http://www.arbre-vengeur.fr/?p=4625

    Chevillard, on y souscrit ardemment

    Précédé d’une préface inédite de l’auteur, ce volume contient la dernière année qui ne sera pas éditée en volume séparé .

    Ben justement, non, je ne souscris pas du tout à cette saloperie. Il est hors de question, quand bien même j’adorerais pouvoir lire la dernière année, comme j’ai lu les neufs premières années chaque automne, c’était même mon plaisir annuel de lecture, il est hors de question que je raque pour me racheter les neufs volumes précédents. C’est un procédé vil et dégueulasse, indigne. Peigne-culs

    Et donc je le volerai. Et je donnerai les neufs volumes précédents, désormais surnuméraires, à une bibliothèque communiste de ma connaissance. Vous faites chier.

    Et désormais les blagues entendues de Monsieur Chevillard sur son peu de lecteurs j’arracherai leurs pages, vu l’irrespect total envers sans doute l’un de ses très rares lecteurs de tous les livres à leur sortie depuis 1987 de ce fât môssieur. Mourrir m’enrhume et Chevillard m’emmerde.

    #peigne-cul

  • Le remède, c’est la pauvreté
    http://dormirajamais.org/parise

    Cette fois je ne répondrai pas ad personam, je parlerai à tous, en particulier cependant à ces lecteurs qui m’ont âprement reproché deux de mes phrases : « Les pauvres ont toujours raison », écrite il y a quelques mois, et cette autre : « le remède c’est la pauvreté. Revenir en arrière ? Oui, revenir en arrière. » écrite dans mon dernier article. [Article paru sur le Corriere della Sera le 30 juin 1974, repris dans l’anthologie Dobbiamo disobbedire, Adelphi 2013.] Source : Corriere della Sera via Dormira jamais

    • @monolecte :

      La pauvreté n’est pas la misère, comme le croient mes contradicteurs de gauche. La pauvreté n’est pas le « communisme », comme le croient mes grossiers contradicteurs de droite.

      La pauvreté est une idéologie, politique et économique. La pauvreté, c’est jouir des biens minimums et nécessaires, comme la nourriture nécessaire et non superflue, les habits nécessaires, la maison nécessaire et non superflue. La pauvreté et la nécessité nationale sont les transports public, nécessaire est la santé de ses propres jambes pour aller à pied, sont superflus l’automobile, les motocyclettes, et les fameux yachts, d’une parfaite crétinerie.

      La pauvreté signifie surtout se rendre parfaitement compte (même au sens économique) de ce que l’on achète, du rapport entre la qualité et le prix : c’est-à-dire savoir bien choisir, minutieusement, ce qu’on achète parce que cela nous est nécessaire, connaître la qualité, la matière dont sont faits les objets nécessaires.

      D’autres appeleraient ça la « simplicité volontaire ». Mais la « pauvreté », ça me semble intéressant pour renverser le stigmate et pour remettre en question des normes sociales que très majoritairement nous avons fini par ne plus refuser.

      En note de bas de page, il y a aussi cela :

      La distinction entre « pauvreté » et « misère » a été théorisée en France par André Gorz, dont on peut lire un texte sur ce site.
      http://dormirajamais.org/gorz

    • La #consommation_ostentatoire de camelote plus ou moins luxueuse a lassé bien du monde en se banalisant, y compris des #riches dont certains se débarrassent au maximum d’objets dont l’accumulation est considérée comme vulgaire et dégradante, et qui choisissent avec soin des objets peu nombreux et durables. Sur cet axe, divers commerces prolifèrent niches par niches, cible par cible, on peut louer partout où on veut aller plutôt que de s’embarrasser d’une iou de plusieurs propriétés, aimer le « vintage », les chaines hifi et leurs vynils sont remplacées par des disques durs branchées sur des enceintes audiophiles haut de gamme qu’on ne confondra pas avec de grosses colonnes encombrantes, passer à la tablette pour mettre fin à une accumulation de livres, créer des marques pour friqués qui s’appellent « clochard ». Tout pour ne pas ressembler aux « nouveaux riches » comme aux #prolos voire aux #racailles (qui ont bouffé l’image de Lacoste, quelle tristesse), devenir imperceptibles aussi (pas de logo, pas de frime, etc), (pas tout à fait) comme disait l’autre, ce qui ne gâte rien en termes de sécurité (il y’a plein de pauvres, faut pas être lisible, ça peut craindre).
      Ces jeux d’allure rendent pour partie inopérationnelle une efficace sociologie spontanée dont chacun savait faire preuve sans même passer par une quelconque intellection, la saisie instantanée, un simple regard, enregistrant la posture, le type de chaussures, avant toute parole.

      On vend aussi beaucoup aux cadres sup sup, des échappées hors de la trépidante vie mondaine impliquée par leur travail (retraites en monastères, sports dit extrêmes).

      Et pendant ce temps, la #dépense et la dilapidation peuvent rester des instants de joie collective, y compris du fait de n’en avoir rationnellement pas les moyens.

      Ce discours sur la pauvreté rejoins celui de Pasolini contre l’#embourgeoisement des prolos. Aujourd’hui, il peut prendre effet chez une partie des hauts revenus à patrimoine (pour bien faire comprendre que le pouvoir est anonyme, soyons le), comme chez nombre assistés et autres smicards pour qui la fièvre acheteuse comme les besoins élémentaires sont inassumables.
      Aucune pauvreté n’est acceptable sans que puisse lui correspondre une pratique positive du #luxe.

      #Goffredo_Parise #littérature #obsolescence_de_l'accumulation ?

    • Oui, j’ai aussi pensé à Pasolini dans la manière de pratiquer la #critique_sociale.

      Après, que l’accumulation soit devenue une affaire ancienne, je n’en suis pas aussi persuadée : elle se dématérialise (achats numériques ou achats de services), mais elle n’en devient pas nécessairement gratuite et surtout elle ne rompt absolument pas avec la logique de consommation dans laquelle on est sacrément empêtré⋅e⋅s. C’est même l’inverse qui se produit avec la dématérialisation : la recherche de possession peut devenir littéralement infinie. C’est bien ce que veulent toutes les boîtes qui fixent des limites à la propriété, pour se la réserver et recommencer la vente éternellement : obsolescence programmée, abonnement perpétuel à des outils, etc. (il y avait eu pas mal de billets sur seenthis à ce propos à une époque, je tente de les retrouver).

      Sinon, je ne comprends pas ta phrase finale :

      Aucune pauvreté n’est acceptable sans que puisse lui correspondre une pratique positive du luxe.

    • « Pratique positive du luxe », je veux dire par là qu’il est hors de question de laisser le luxe aux bourgeois, au capital. Le luxe n’implique pas l’accaparement et Marie Antoinette avait raison :) : pas seulement du pain, aussi de la brioche. Luxe pour tous, ou pour personne. On nous a bassiné avec la supériorité morale de la pauvreté pour mieux nous faire attendre le paradis.

      C’est très concret. Par ex. lors d’autoréductions négociées dans des supermarchés, les responsables de mags râlent toujours qu’il y’a ait autre chose que des pâtes et des couches culottes. Faut parfois planquer les bons fromages, le whisky ou les pinards pas pourris. Potlacher, c’est un luxe. On nous fait comprendre que « ça se mérite ». Moi pas comprendre.

      Sinon, bien d’accord pour dire qu’"on" est empêtré dans la conso. Sans doute aurais-je du mieux trier les exemples d’écarts qui se cherchent, du côté des bourgeois pour s’en dépêtrer.

    • On nous a bassiné avec la supériorité morale de la pauvreté pour mieux nous faire attendre le paradis.

      tout à fait d’accord, mais justement il me semble que Parise évite cet écueil et remet bien en cause le consumérisme, non le désir d’objets de belle facture ou au goût fin :

      Acheter un objet parce que la qualité de son matériau, sa forme dans l’espace, nous donne une émotion.

    • Oui, son texte paradoxal nous dit qu’une certaine pauvreté peut être riche, sensible. Les moines le montraient eux aussi, pendant que l’église amassait des biens. Une des vulgates actuelles est que la richesse « intérieure », l’authenticité ne peut pas tolérer l’amassement (voir le sens péjoratif courant du mot « matérialiste »). Point de vue qui, j’essayais de le dire, peut orienter les gavés dans le trop plein (à la recherche d’un art de vivre) comme les pauvres, dans le trop plein de fausse richesse, ou dans le manque de richesse. Mais il y a manifestement là trop de morale et d’esthétique, trop de phénomènes variés et de différences sociales solides pour conclure quoi que ce soit, manque une ou des enquêtes sur les pratiques.

    • Pas besoin d’un yacht, voilà le genre de produit à 2000 boules qui se banalisent pour le chez soi : "L’équipement audio vidéo tout-en-un : serveur de stockage et lecteur multimedia HD. Disque dur de 2 à 4 To en RAID 5 - Rip CD, DVD, Blu-ray - Diffusion multiroom et partage en réseau - Compatible tuner TNT HD"ajouter un ampli bien cher et des enceintes itou, et on gagne en simplicité et dépouillement. En option une consultations Feng shui à domicile (vous savez là où les toubibs vont plus, et là où déboulent les contrôles Caf) sont pas à négliger

  • Un jour Google vous livrera vos objets avant que vous ne le demandiez - Wired.com
    http://www.wired.com/business/2013/09/google-ebay-ambient-commerce

    Google vient de lancer Google Shopping Express, un service de livraison dans la journée sur San Francisco et la Silicon Valley. Mais un jour, Google ira plus loin encore, estime Marcus Wohlsen en évoquant le « commerce ambiant », qui, grâce à l’internet des objets, vous livrera votre papier toilette quand vous n’en avez plus. Vos baskets se commanderont automatiquement dès qu’elles seront usées... « Le commerce ambiant, c’est quand les consommateurs font confiance à la machine » estime John Sheldon, (...)

    #prospective #ecommerce #marketing #internetofthings #iot #internetdesobjets