• #Errances_paramédicales. Une perspective féministe sur la #naturopathie

    Une copine consulte une naturopathe pour sa fibromyalgie, une collègue accompagne son père malade d’un cancer avec une plante recommandée par un praticien, une autre s’est formée dans une école quelque temps par curiosité, une quatrième essaie d’en vivre.

    Doctrine historiquement réactionnaire et mystique, la naturopathie s’épanouit aujourd’hui dans le marché du #bien-être et attire particulièrement les #femmes et #minorités_de_genre. Tentative pour injecter quelques enjeux du féminisme dans l’analyse de cette thérapeutique.

    Ce texte est issu du dernier numéro de la revue papier Jef Klak, intitulé « Lait de vache », qui s’intéresse au fait d’ingérer et de digérer.

    Médecines douces, naturelles, non conventionnelles, complémentaires, alternatives, bordent le système de santé publique. Femmes et minorités de genre sont particulièrement nombreuses à butiner un peu ou beaucoup parmi ces propositions thérapeutiques à portée de main, avec la conscience de chercher quelque chose dans le dos du corps médical.

    Cette #quête s’opère souvent dis­crètement. Les débriefs de couloir et d’arrière-cuisine sont des espaces de confiance féminine où ces questionnements et expériences se partagent, mais les discussions autour des #souffrances de #santé ne se jouent pas sur la place publique. Ce #silence est entretenu par le fait que les #pratiques_thérapeutiques dites naturelles se sont développées loin de la #recherche_scientifique sur la santé et font l’objet de critiques acides de la part du corps médical, qui les qualifient de charlataneries, de #fake_meds, de pratiques sectaires. Alors comment penser le recours important des femmes et des minorités de genre à ces thérapeutiques au statut incertain ?

    Revenir sur l’histoire occidentale de la naturopathie depuis une perspective féministe pourrait nous aider à mettre au jour les enjeux politiques autour de la santé des femmes et des #promesses que certaines médecines naturelles nourrissent à cet endroit.

    #Jésus-Christ et #Bouddha naturopathes

    L’histoire de la naturopathie 1 commence à la fin du XIXe siècle, alors que la #médecine_microbiologique de Pasteur, la compréhension du germe et la généralisation du principe de la #vaccination contribuent à résorber de nombreuses maladies. La prophylaxie mise en place par les États conduit à l’amélioration de l’état de santé général. Parmi les courants hygiénistes qui se développent2, certains portent une vision plus mystique. En Allemagne et en Suisse, un mouvement appelé le #Lebensreform rassemble penseurs, artistes et poètes3 autour d’un projet vitaliste de défense d’un mode de vie proche de la nature, jugé plus sain que celui de la société industrielle, et qui passe par des régimes alimentaires végétariens ou des pratiques du corps comme le #yoga. Le néologisme hellénisant naturopathie apparaît aux États-Unis dans les années 1900. Il désigne « les maux par la nature » tout en jouant avec une image : nature’s path, « le chemin de la nature ». #Benedict_Lust, chiropracteur allemand émigré aux États-Unis, le reprend pour nommer l’école qu’il fonde en 1902 à New York : l’#American_School_of_Naturopathy.

    La doctrine naturopathique essaime en Europe. Autour de praticiens réputés charismatiques, les récits de #guérisons_miraculeuses s’accumulent. En Allemagne, cette doctrine est adoptée par les instituts de #médecine_naturelle qui ouvrent depuis la fin du XIXe siècle (l’Université libre des médecines naturelles de Berlin est fondée en 1892). #Pierre-Valentin_Marchesseau l’adapte pour la France à partir des années 1940. Le « père fondateur » français affirme que « la naturopathie est l’art et la science de préserver, optimiser ou recouvrer sa santé par des moyens naturels. » Auteur prolifique (La Santé sans médicament par la naturopathie, Qu’est-ce que la naturopathie ?, Ni médecin, ni guérisseur, le naturopathe est avant tout un hygiéniste, Jésus-Christ naturopathe), il enseigne à partir des années 1960 et jusqu’aux années 1980 une discipline hygiéniste fondée sur une #mystique_du_corps, tout en commercialisant une gamme d’#aliments_biologiques avec la société #Vitagerminels.

    Dans sa thèse, la sociologue Anahita Grisoni relate qu’au cours du XXe siècle, la naturopathie se développe en plusieurs courants. Plus institutionnalisée en Allemagne, elle se maintient en France comme une pratique marginale surtout présente dans les milieux ruraux. Acclimatée à la pensée New Age4 qui se développe, ses repères idéologiques et ses postures thérapeutiques montrent un goût pour l’orientalisme. Les acteur·ices de ces courants invitent un renouvellement du rapport au corps et à la santé. Récemment, iels se sont structuré·es autour d’écoles agréées, d’associations et de syndicats, et la décrivent désormais comme une médecine manuelle et prescriptive, qui fait la synthèse entre les méthodes naturelles de santé. Au sein du réseau de la naturopathie, certain·es défendent son caractère alternatif et contre-culturel, d’autres l’envi­sagent comme étant complémentaire à la médecine publique et ont obtenu qu’elle soit reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une « médecine non conventionnelle », aux côtés des médecines chinoise et ayurvédique.

    L’expression fait côtoyer toutes sortes de médecines, populaires, savantes ou autochtones, mais la naturopathie a une histoire propre, bien distincte de celle des savoirs empiriques et situés des pharmacopées traditionnelles.

    Un socle idéologique persistant

    Nombre de praticien·nes ne se réfèrent pas aux préceptes posés par les fondateurs. Iels bricolent entre plusieurs manières d’envisager le corps et la santé et entre des pratiques hétérogènes : phytothérapie 5, prescriptions alimentaires, massages, réflexologie, iridologie6.

    Que dire alors d’une thérapeutique aussi plastique dont les pratiques comprennent des références scientifiques à l’anatomie et à la nutrition, mais aussi des notions ésotériques ?

    La thérapeutique est pourtant difficile à saisir sans la situer dans l’histoire doctrinaire qui la balise et lui donne sens. Les programmes des écoles de naturopathie, labellisées par la Féna (Fédération des écoles de naturopathie), comme les présentations des praticien·nes, mentionnent systématiquement un socle idéologique : causalisme, vitalisme, humorisme, hygiénisme, holisme7. Derrière ces mots obscurs et pour certains surannés se dresse une conception du corps héritée des hygiénismes du XIXe siècle. Le corps est mu par une force vitale, principe spirituel et métabolique, qui se réalise dans un équilibre sans cesse menacé par la surcharge et l’accumulation de toxines.

    Les courants hygiénistes vitalistes du XIXe siècle sont animés par un dégoût esthétique des grandes villes, dans lesquelles arrive une population rurale appelée à travailler dans les industries périurbaines. Ces travailleur·ses mal logé·es, paupérisé·es, vulnérables aux épidémies et aux maladies professionnelles, inspirent chez les tenant·es de l’hygiénisme un sentiment de dégénérescence liée à l’urbanité. Iels en conçoivent une vision inquiète du corps, souillé au niveau intestinal comme moral par un environnement et une alimentation produites par la modernité industrielle. Il faut chercher à éviter les poisons, sinon les expurger. La Nature y est une idée forte : elle devient une source de valeurs qui stimule et oriente des programmes thérapeutiques. Maintenir son corps sain, c’est le discipliner par des moyens naturels, comme l’héliothérapie ou l’hydrothérapie8.

    Les courants hygiénistes, creusets des médecines dites naturelles, établissent un lien entre le corps et l’état de l’environnement. La façon dont ils problématisent la santé pose les bases d’une écologie corporelle qui résonne avec les menaces écologiques contemporaines de pollutions du sol et de l’air. Ces médecines s’insèrent aisément dans le très contemporain thème du retour à la terre9.

    Une capture des vulnérabilités

    L’autorité que cette doctrine donne historiquement à la nature devrait activer une alarme féministe. Selon la sociologue Colette Guillaumin, la référence à cette « grande organisatrice et régulatrice des rapports humains10 » est un vieux levier réactionnaire pour légitimer l’ordre social et sexuel. Et à raison : plusieurs des représentant·es les plus visibles et médiatisé·es de la naturopathie associent leur discipline de santé par les moyens « naturels » à un discours nettement traditionaliste, insistant sur la différence sexuelle, assignant les personnes qui y ont recours à leur rôle de genre, diffusant plus ou moins explicitement un rejet de l’homosexualité11. Relire l’émergence de cette thérapeutique à partir de ses principes mystiques et conservateurs donne des sueurs froides.

    Le recours banalisé à la nature ne vaut pas pour autant adhésion à l’idéologie réactionnaire ; il est souvent sélectif et critique. Mais un autre malaise fait son chemin. Dans le monde de la naturopathie, des parcours de reconversion et de formation jusqu’aux usager·es, les femmes sont surreprésentées. Endométriose, fibromyalgie, Covid long, dépression : les souffrances corporelles et psychiques que proposent d’adresser celleux qui exercent ont en commun de faire l’objet d’une mauvaise prise en charge médicale. Les maladies chroniques ou les problèmes gynécologiques, ces souffrances marquées des femmes et minorités de genre, sont mal diagnostiquées et soignées. Ces dysfonctionnements ne révèlent pas une négligence marginale, mais un sexisme structurel qui agit depuis les angles morts de la recherche scientifique jusqu’à la position autoritaire et infantilisante des médecins « sachants », en passant par l’organisation gestionnaire du système médical public.

    Les brochures des naturopathes et praticien·nes des médecines non conventionnelles racontent en creux la solitude, les symptômes mal identifiés ou psychologisés, l’errance médicale. Elles racontent les stress particuliers qui touchent au médicament : les trai­tements aux résultats décevants, la crainte des effets secondaires, le manque de transparence, d’information, de reconnaissance des affects et des compétences des personnes soignées. La confiance a aussi été entamée par les scandales sanitaires comme celui du Médiator12, l’escroquerie du Spasfon13, où les industries pharmaceutiques et les pouvoirs publics ont sciemment mis en danger des gens pour engranger des bénéfices à court terme. Ces brochures disent enfin les vulnérabilités historiquement produites par le milieu médical, autant de « zones d’expérience dévastées », pour reprendre l’expression utilisée par Isabelle Stengers dans son Sorcellerie capitaliste14.

    Au regard du coût des formations (12 995 euros pour la formation de quinze mois à l’Institut supérieur de naturopathie), des consultations (entre 60 et 110 euros), des probiotiques et des compléments alimentaires, de l’acquisition ou de la location de machines (osmoseur, physioscan), la surreprésentation des femmes et minorités de genre parmi les usager·es de ces médecines se traduit par une saisie directe de leurs ressources. L’enjeu est économique, mais aussi clinique. Selon la morale vitaliste dix-neuviémiste que diffusent les médecines naturelles, il ne s’agit pas exactement de prévenir ou de guérir la maladie mais de produire plus de vie. Le programme thérapeutique associé à cette idée est assez opaque : évacuer des toxines (mais que sont-elles exactement ?), dynamiser l’organisme, régénérer les cellules (qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?). Dans ce rapport métaphorisé au corps, la matérialité des maladies s’estompe15. Connaître précisément leur fonctionnement biologique perd de l’intérêt ; la guérissabilité n’est pas nécessairement à l’agenda. Femmes et minorités de genre font ainsi l’expérience d’une autre errance médicale, tout aussi fragilisante, prenant les chemins de traverse enherbés des médecines douces et naturelles, ce qui retarde souvent leur prise en charge médicale.

    L’enjeu de genre autour de l’alimentation est par ailleurs exacerbé. Les médecines naturelles diffusent implicitement ou explicitement une critique de la modernité alimentaire, et avec elle, l’idée selon laquelle on s’intoxiquerait en mangeant mal, que des aliments comme le sucre seraient « meurtriers » quand d’autres prolongeraient la vie16. Le rapport à soi encouragé par ce programme thérapeutique pousse à une amélioration constante de son alimentation et de son hygiène, gage d’une aptitude à la santé et à la vitalité. Chez une population féminine historiquement sujette aux privations et à un contrôle social permanent exercé sur ce qu’elle mange, la discipline de la bonne alimentation est un pipeline menant droit à des conduites à risque, comme l’orthorexie17. C’est également majoritairement aux femmes qu’incombe la responsabilité de l’alimentation des enfants, et pour elles les injonctions sophistiquées à parfaire son alimentation peuvent déboucher sur des préoccupations sans fin. L’essor de thérapeutiques onéreuses et incertaines dans leurs effets cliniques capture ainsi les multiples vulnérabilités féminines.

    Réappropriations féministes de la santé

    Le sexisme structurel du milieu médical a fait ­l’objet d’une longue et intense lutte féministe. Celle-ci a montré comment la professionnalisation et la masculinisation de la médecine en Europe avait dépossédé les femmes de leurs savoirs et du contrôle de leur corps18.].

    Elle a pris pour objet le rapport de pouvoir, paroxystique à ­l’endroit de la gynécologie, haut lieu des violences sexistes et sexuelles et du bafouement du consentement. Pour échapper à la soumission à l’autorité du médecin sachant, des groupes sont nés aux États-Unis et en France dans les années 1970 et ont expérimenté l’autogynécologie19. L’incroyable Our Bodies, Ourselves est publié en anglais en 1971, puis traduit et adapté en France sous le titre Notre corps, nous-mêmes en 197720. Ce manuel a aidé à poser les bases d’une réappropriation féministe des questions de santé, aussi appelée self-help : connaître son corps, s’auto-examiner, se débarrasser de la honte, faire circuler la parole, comprendre et pouvoir reproduire un acte médical, avoir son mot à dire sur les procédures, etc. Des groupes locaux du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC) au Planning familial, ces expérimentations nées dans les années 1970 ont propulsé un grand mouvement féministe d’éducation populaire en matière de santé sexuelle et de sexualité, dont les actions récentes contre les violences gynécologiques et obstétricales renouvellent la nécessité21.

    Les luttes écoféministes, en prenant pour thème l’alimentation, la santé, l’environnement ou l’industrie nucléaire, ont aussi largement mis en cause l’association néfaste entre les femmes et la nature. Elles ont retourné cette dévalorisation conjointe pour en faire un élément critique de compréhension de nos expériences individuelles et collectives. Pour les militant·es écoféministes, le fait de « se réapproprier ce qui a été distribué du côté de la féminité22 » relève d’un essentialisme stratégique. Aucune vision idéalisée et harmonieuse des femmes dans la nature ici : les pratiques, les luttes et les écrits écoféministes montrent une mobilisation conflictuelle, instable et renégociable, critique sur les ambiguïtés qu’elle peut recouvrir.

    S’adressant à un ensemble de problématiques de santé des femmes, les médecines naturelles convoquent elles aussi l’association entre femme et nature, mais elles la font basculer sur un versant essentialiste, et non critique. Très empreintes d’une pensée de la différence sexuelle, mettant l’utérus au centre de la vie psychique et subjective des femmes, elles ravivent l’idée tenace que les femmes sont plus « naturelles » que les hommes, qu’elles sont « naturellement spécifiques » pour le dire avec les mots de la sociologue Colette Guillaumin23.
    Sorcières naturopathes et autonomie féministe

    L’antagonisme est fort entre l’histoire des luttes féministes autour de la santé et le développement historique des médecines naturelles. Pourtant en Allemagne, des femmes ont créé un regroupement de naturopathes féministes, le réseau des Frauenweise, les « femmes sages24 ». En Suisse, le Dispensaire des femmes, un centre de santé autogestionnaire autour de la santé sexuelle et reproductive ouvert entre 1978 et 1987, a très tôt mis la naturopathie en pratique. Rina Nissim, membre du Dispensaire et militante du Mouvement de libération des femmes genevois, publie en 1994 Le Manuel de gynécologie naturopathique à l’usage des femmes chez la maison d’édition féministe Mamamélis. Ce manuel est une référence dans les groupes Santé-femmes25 et au-delà. Comment la naturopathie, doctrine et mystique de santé historiquement réactionnaire, aujourd’hui bien plus intégrée au marché du bien-être qu’au militantisme de la santé, a-t-elle pu croiser l’histoire du féminisme ?

    Figure centrale de cette jonction, Rina Nissim raconte cette réappropriation féministe de la naturopathie comme une façon hétérodoxe de pratiquer la doctrine sans hériter de ses aspects réactionnaires. Elle propose de redéfinir la santé des femmes en valorisant leur autonomie ; la promesse est séduisante.

    « Pour moi, ce qui est central c’est qu’on se réapproprie sa santé, qu’on ait envie de reprendre un petit peu les choses en main. Or, je prétends que la médecine par les plantes, la phytothérapie, c’est une chose que chacune peut se réapproprier, c’est du niveau de la cuisine. Si une femme ose mettre du romarin sur son plat pour le rendre plus digeste, si elle prend du bicarbonate de soude qu’elle met dans la fondue pour diminuer l’acidité de ce plat, je prétends qu’elle est à deux doigts de faire une recette populaire pour la toux de son fils et qu’il suffit de peu pour qu’elle fasse aussi une petite préparation pour elle-même. Alors, si on peut lui rendre accessible cette possibilité et en même temps l’aider à se rendre compte qu’un certain nombre de ses maladies sont liées à sa position sociale, à savoir à son oppression en tant que femme, si on arrive à lui faire prendre conscience de cela et qu’à la fois on lui donne un ou deux outils simples et efficaces, il peut se passer quelque chose de sensationnel. Et cela, c’est féministe. C’est le but de mon travail26. »

    Les luttes féministes sur la santé fabriquent des dispositions collectives : être indocile par rapport au contrôle autoritaire exercé par l’institution médicale, sentir le besoin de se réapproprier son corps, savoir qu’une connaissance empirique de soi est possible et peut aiguiller les choix de santé, avoir du goût pour l’expérimentation à plusieurs.

    La naturopathie réinventée de cette façon depuis le féminisme voudrait la placer comme un cadre qui favorise ces dispositions. Elle se définit comme une pratique empirique de soi : observer ce que ça fait de manger ceci, d’arrêter de manger cela, ce qui marche par rapport à un état, une souffrance physique ou psychique. La façon dont cette naturopathie féministe cherche à hacker sa propre doctrine réactionnaire peut être un malentendu fécond, une façon de la voler à sa propre histoire. Mais il faut mesurer le risque pris, et s’interroger honnêtement sur les bénéfices de cette confusion.

    Les positions de Rina Nissim résonnent avec ce qu’Ivan Illich appelle l’autonomie-santé, qui renvoie au fait de trouver les conditions d’une indépendance vis-à-vis du système médical et pharmaceutique industriel. Elle défend le projet d’une médecine populaire qui s’appuie sur les savoirs locaux et les relais féminins de transmission, pour bâtir une alternative à une médecine patriarcale. Savoirs et pratiques locales sont valorisées comme des viviers de pratiques alternatives supposées échapper « aux impasses et nuisances perçues dans la médecine officielle27 ».

    Ce féminisme de la santé met fondamentalement au centre la posture de santé et la responsabilité de l’usager·e. Et dans l’idée attrayante d’une santé qui passe par des comestibles et des gestes accessibles et quotidiens, la valeur que prend la nature tient à une promesse de simplicité. Or les pratiques thérapeutiques liées aux plantes et à l’alimentation sont extrêmement complexes à mettre en œuvre et à maîtriser. Plus critiquement encore, la plupart des gros enjeux de santé qui touchent les femmes et les minorités de genre, handicapées, malades chroniques, etc., ne peuvent pas être résolus par des moyens à portée de main. Tandis que la pandémie de Covid-19 a vu les femmes surexposées au risque de Covid long, les représentant·es des médecines naturelles valorisaient des solutions qui masquaient les enjeux vitaux et diffusaient des conceptions validistes et individualistes de la santé. L’éloge de l’autonomie par l’alternative peut s’articuler insidieusement à la destruction néolibérale du système de santé publique et au définancement d’associations de santé comme le Planning familial. Il fonctionne à merveille avec le marché du bien-être et la capture mercantile des vulnérabilités28.

    Une question forte demeure : quelle autonomie voulons-nous porter ? La valorisation du self-help, liant autonomie et pouvoir autour de sa propre santé, prend un sens particulier au sein des groupes Santé-femmes, qui portent une pratique féministe communautaire pensant ensemble santé individuelle et environnement sociopolitique. Le self-help réduit l’impuissance que charrient les problèmes de santé. Pour autant, il ne peut pas défaire seul l’association entre savoir et pouvoir que le corps médical monopolise et qui cimente son fonctionnement sexiste et patriarcal.

    Si les compositions politiques expérimentées dans l’autogynécologie et les groupes Santé-femmes sont un modèle d’autonomie, d’autres interprétations féministes et d’autres compositions politiques sont possibles et semblent même nécessaires. L’anthropologue mexicaine Denisse Guerrero Márquez, activiste au sein du collectif Nuestra Salud Feminista, propose de bâtir une épidémiologie féministe29 qui nous permettrait de penser les processus santé-maladie30 dans un cadre stratégique qui ne soit pas celui de l’alternative, mais celui d’une réappropriation féministe d’une science médicale pluralisée et conflictualisée. Un tel projet mettrait au centre d’autres questions : comment accéder à la littérature médicale et aux données scientifiques, nous former tout en travaillant à les mettre en perspective collectivement31 ?

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    Quelques ressources :

    « Ne plus subir le médical. Discussion avec des membres d’un groupe “Santé-femmes”, propos recueillis par Naïké Desquesnes, Z : Revue itinérante d’enquête et de critique sociale 2016 (n° 10), Éditions de la dernière lettre, p. 180-185 ; le documentaire Regarde, elle a les yeux grand ouverts de Yann Le Masson (1980). L’Auto-examen, un geste de santé, édité par le Centre de santé des femmes de Montréal (Éditions du remue-ménage),
    la brochure S’armer jusqu’aux lèvres à lire ici, et enfin l’ouvrage de Lucile Queré, Un corps à nous. Luttes féministes pour la réappropriation du corps, Presses de Sciences Po, 2023.

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    Notes :
    Cette histoire s’appuie sur la thèse de sociologie rédigée par Anahita Grisoni, « Sous les pavés, la terre : culte du bien-être et nouveaux métiers. La naturopathie en transformation à la conquête du marché », éditions EHESS, 2011. ↩
    Voir dans ce numéro l’entretien avec Hourya Bentouhami, « La nation est obsédée par la manière dont les gens mangent », p. 26, ainsi que Ni Dieu ni maître, ni viande ni alcool, p. 52. ↩
    Parmi eux, on peut citer Adolf Just, Louis Kuhne, Karl Wilhelm Diefenbach, Hugo Höppener ou encore Gustav Gräser, mais aussi Rudolf Steiner, le fondateur de l’anthroposophie. ↩
    Courant spirituel occidental apparu dans les années 1960, le New Age est un syncrétisme entre les spiritualités et médecines orientales, intégrant des éléments du bouddhisme et des médecines savantes, essentiellement chinoises et ayurvédiques reprenant les notions de réincarnation, de karma, de chakras et d’énergie. La médecine ayurvédique, originaire d’Inde, est fondée sur la théorie selon laquelle les maladies résultent d’un déséquilibre des forces vitales (prana), et vise à rétablir l’équilibre de l’organisme. ↩
    Nom donné aux diverses pratiques de santé qui impliquent l’usage de plantes. ↩
    La réflexologie est une pratique de santé utilisant le massage de zones censées correspondre à des organes ou fonctions physiologiques. L’iridologie est le nom d’une pratique fondée sur l’observation de l’iris. ↩
    Le causalisme suppose que nos symptômes résultent d’une cause qu’il faut considérer en priorité. Le vitalisme envisage la vie comme de la matière animée d’une force vitale. L’humorisme vient de la médecine d’Hippocrate qui envisage la santé comme variant selon l’équilibre des humeurs (le sang, la bile, l’atrabile, la lymphe). Les thérapies holistiques prétendent soigner en tenant compte de la « globalité de l’être humain ». ↩
    L’hydrothérapie désigne un ensemble de pratiques qui mobilisent l’eau, le bain dérivatif ou le bain de siège. L’héliothérapie prône l’exposition corporelle totale à la lumière du soleil pour guérir les maladies. ↩
    « Naturopathie et écofascisme. Quand l’extrême-droite se mêle de santé et d’environnement », Ruptures, printemps 2007. ↩
    Colette Guillaumin, Sexe, race et pratique du pouvoir. L’idée de nature, côté-femmes éditions, 1992, p.61. ↩
    On peut citer plusieurs de ces figures charismatiques à la tête de modèles économiques juteux. Irène Grosjean prône le bain de siège, l’alimentation crue, les purges, le jeûne en même temps que les thérapies de conversion, et responsabilise les femmes des violences sexistes et sexuelles qu’elles subissent. Thierry Casasnovas tient des positions masculinistes hostiles aux droits reproductifs, et désinforme au sujet de la contraception et de l’avortement. Le collectif l’Extracteur mène une veille sur ces réseaux traditionalistes, voir le site du collectif . ↩
    Voir la BD Mediator – Un crime chimiquement pur d’Irène Frachon, Éric Giacometti et François Duprat. Delcourt, 2023. ↩
    Voir le livre Pilules roses de Juliette Ferry-Danini sur le Spasfon, majoritairement prescrit aux femmes sans qu’aucun résultat clinique n’ait été prouvé. ↩
    Isabelle Stengers et Philippe Pignard, La Sorcellerie capitaliste. Pratiques de désenvoûtement, La Découverte, 2005. ↩
    Susan Sontag, La Maladie comme métaphore, Christian Bourgois, 2009. ↩
    Le sociologue Gilles Tétart décrit la valeur de certains aliments, comme le miel ou la gelée royale, perçus comme pouvant rendre le corps plus vivant. Voir « Consommer la nature et parfaire son corps. Les produits apicoles », Études rurales, 165-166, 2003, p. 9-31. ↩
    Trouble alimentaire caractérisé par une volonté obsessionnelle d’ingérer une nourriture saine et le rejet systématique des aliments perçus comme malsains. ↩
    Silvia Federici, Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive, Entremonde, 2014 ; Barbara Ehrenreich et Deirdre English, Sorcières, sages-femmes et infirmières. Une histoire des femmes et de la médecine, éd. Cambourakis, 2015 [1976 ↩
    L’autogynécologie recouvre un spectre de pratiques qui va de la gynécologie médicale – contraception, traitement de pathologies gynécologiques, dépistage du cancer du sein par l’autopalpation, avortement, traitement de la ménopause, sexualité – à la réappropriation du corps et des représentations qui y sont liées. ↩
    Un groupe féministe l’a tout récemment repris et réécrit. Notre corps, nous-mêmes, Hors d’atteinte, 2020. ↩
    Le collectif Stop-VOG anime aujourd’hui cette lutte en levant le silence autour des violences commises par le médecin Émile Daraï, officiant à l’hôpital Tenon. Leur site. ↩
    Expression utilisée par Émilie Hache, dans Reclaim, Anthologie de textes écoféministes, Cambourakis, 2016, p. 25. ↩
    « Du fait que les femmes sont une propriété matérielle concrète, se développe sur elles (et contre elles) un discours de la Nature. On les crédite (comme le croient certaines optimistes), on les accuse (en fait) d’être des êtres naturels, immergés dans la Nature et d’être mues par elle. Des choses vivantes, en quelque sorte. », ibid., p. 80. ↩
    À retrouver ici. ↩
    Groupe de femmes se réunissant afin de mieux connaître leur corps, prendre soin de leur santé et trouver plus d’autonomie, fabriquant ce faisant une auto-expertise collective. ↩
    Catherine Fussinger, Séverine Rey et Marilène Vuille, « S’approprier son corps et sa santé. Entretien avec Rina Nissim », Nouvelles Questions féministes, no 25, Éditions Antipodes, 2006, p. 98-116. ↩
    C’est une expression du collectif Cabrioles. Voir « L’autodéfense sanitaire. Entretien avec le collectif Cabrioles », propos recueillis par Aliènor Bertrand, Patrick Giraudoux et Arnaud Macé dans Les Temps des pandémies, Belin, 2023. ↩
    Nicolas Marquis, Du bien-être au marché du malaise, Presses universitaires de France, 2014, et Katie Thornton, « L’industrie des médecines alternatives voit dans le Covid long une opportunité commerciale », disponible ici. ↩
    Denisse Guerrero Márquez, « Approches théoriques et conceptuelles pour une épidémiologie féministe », traduction effectuée par le collectif Cabrioles, à lire ici ↩
    Expression utilisée par Denisse Guerrero Márquez. ↩
    Un grand merci au collectif Cabrioles dont je reprends ici les pistes et questions posées.

    https://www.jefklak.org/errances-paramedicales

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    déjà signalé ici par @lyco :
    https://seenthis.net/messages/1103951

    • #Anthroposophie et #écofascisme, par #Peter_Staudenmaier

      L’anthroposophie est la religion ésotérique fondée par #Rudolph_Steiner dont les avatars tentaculaires et pseudo-scientifiques infiltrent aussi bien le tissu institutionnel et politique de l’écologie que les milieux de l’agriculture, éducation et médecine alternatives. Son histoire est indissociable du #totalitarisme_raciste.

      Historien et écologiste social, engagé dans le mouvement anarchiste, le mouvement vert, et le mouvement coopératif aux États-Unis et en Allemagne, Peter Staudenmaier est professeur à l’université de Marquette (Wisconsin).

       » En juin 1910, Rudolf Steiner, le fondateur de l’anthroposophie, commença une tournée d’exposés en Norvège par une conférence devant un public nombreux et attentif. Le cycle de conférences était intitulé « La mission des âmes nationales en relation à la mythologie germano-nordique ». Dans les conférences d’Oslo, il présenta sa théorie des « âmes de peuple » ou « nationales » (#Volksseelen en allemand, la langue natale de Steiner) et accorda une attention particulière aux questions mystérieuses de « l’#esprit_nordique ». Les « #âmes_nationales » de l’Europe du Nord et Centrale appartiennent, expliqua Steiner, aux peuples « germano-nordiques », le groupe ethnique le plus spirituellement avancé du monde, qui avait été à l’avant-garde de la plus élevée des cinq « races- racines » historiques. Cette cinquième race-racine supérieure, raconta Steiner à ses auditeurs d’Oslo, était bien sûr la race « #race_aryenne ».

      Si cette cosmologie particulière semble étrangement similaire aux mythes teutons de Himmler et Hitler, la ressemblance n’est pas fortuite. L’anthroposophie et le national socialisme ont tous deux des racines profondes dans la confluence des nationalismes, populismes de droite, romantismes proto-environnementalistes, et #spiritualismes_ésotériques qui caractérisaient une grande partie de la culture allemande et autrichienne à la fin du dix-neuvième siècle. Mais le lien entre la pseudo-religion stratifiée racialement et la montée des nazis va bien au-delà de simples parallèles philosophiques. L’anthroposophie a eu une influence concrète sur l’« aile verte » du #fascisme allemand. En outre, la politique réelle de Steiner et de ses disciples a toujours montré une ligne profondément réactionnaire.

      Pourquoi l’anthroposophie, en dépit de ses éléments racistes évidents et son passé de compromission, continue-t-elle à jouir d’une réputation progressiste, tolérante, éclairée et écologique ? Les détails des enseignements de Steiner ne sont pas bien connus en dehors du mouvement anthroposophique, et dans ce mouvement la longue histoire de l’implication idéologique dans le fascisme est en général refoulée ou carrément niée. De plus, de nombreux anthroposophes ont individuellement gagné du respect pour leur travail dans l’éducation alternative, dans l’agriculture biologique, et dans le mouvement écologiste. Néanmoins, il est regrettable que la collaboration anthroposophique avec une racine spécifiquement “écologiste” du fascisme persiste au XXIe siècle.

      Les groupes anthroposophiques organisés sont souvent mieux connus à travers leur vaste réseau d’institutions publiques. Les plus populaires d’entre elles sont probablement le mouvement des #écoles_Waldorf, avec des centaines d’écoles dans le monde, suivi par le mouvement d’#agriculture_biodynamique, qui est particulièrement actif en Allemagne et aux États-Unis. D’autres entreprises anthroposophiques bien connues comprennent les produits cosmétiques et pharmaceutiques #Weleda et le label #Demeter pour les produits alimentaires sains. La communauté nouvel-âge de #Findhorn en Écosse possède aussi une forte composante anthroposophique. Les anthroposophes ont joué un rôle important dans le développement des #Verts allemands et l’ancien ministre de l’intérieur allemand, #Otto_Schilly, un des plus importants fondateurs des Verts, est un anthroposophe.

      Compte tenu de cette vaste visibilité publique, il est peut-être surprenant que les fondements idéologiques de l’anthroposophie ne soient pas mieux connus. Les anthroposophes eux-mêmes, cependant, considèrent leur doctrine hautement ésotérique comme une « #science_occulte » propre à une élite éclairée spirituellement. Le nom même d’anthroposophie suggère à beaucoup d’étrangers une orientation humaniste. Mais l’anthroposophie est à bien des égards une vision du monde anti-humaniste, et des humanistes comme Theodor Adorno et Ernst Bloch s’y sont opposés dès le début. Son rejet de la raison au profit de l’expérience mystique, sa subordination des actions humaines à des forces surnaturelles, et son modèle complètement hiérarchisé du développement spirituel, tout cela montre que l’anthroposophie est contraire aux valeurs humanistes. »

      https://www.ccmm.asso.fr/anthroposophie-et-ecofascisme-par-peter-staudenmaier
      #ésotérisme #racisme #humanisme

      Le texte téléchargeable en pdf :
      https://jf.bizzart.biz/ArticlesPDF/PS_EcofascismeV2.pdf

  • L’#Allemagne rate son siège au Conseil de sécurité de l’Onu
    https://www.dw.com/fr/lallemagne-%C3%A9choue-%C3%A0-obtenir-un-si%C3%A8ge-non-permanent-au-conseil-de-s%C3%A9curit%C3%A9-de-lonu/a-77410291

    Johannes Varwick, professeur en relations internationales de l’Université de Halle, estime que le choix de l’Allemagne n’était pas garanti : « Pendant des décennies, l’Allemagne a été saluée dans de nombreuses régions du monde comme un moteur des solutions politiques multilatérales. Aujourd’hui, les sujets de discorde sont nombreux », relève-t-il avant de donner la guerre Israël-Hamas, la guerre d’Iran et la guerre Russie-Ukraine en exemples.

    […]

    […] l’insistance de l’Allemagne sur le #droit_international n’est pas sans poser un problème dans le contexte des Nations unies, estime le professeur Johannes Varwick. Certains reprochent à l’Allemagne de faire deux poids deux mesures : « Par exemple, lorsqu’elle se range si clairement du côté d’Israël dans la question de Gaza. Je pense que presque tout le monde aux Nations unies peut comprendre que l’Allemagne entretient d’autres liens historiques avec Israël, cela ne fait aucun doute. » 

    Et là, Johannes Varwick fait référence à l’Holocauste, le génocide qui a tué environ six millions de Juifs pendant la période du nazisme en Allemagne. Il explique toutefois que « le fait de se ranger si clairement du côté de l’agresseur – c’est ainsi que beaucoup le perçoivent – tout en brandissant de manière quasi dogmatique le drapeau du droit international en Ukraine, cela ne colle pas vraiment. »

  • Spekulationen über Schwarz-Grün : Die Grünen machen sich hübsch für die Union
    https://www.tagesspiegel.de/politik/spekulationen-uber-schwarz-grun-die-grunen-machen-sich-hubsch-fur-die-u

    Après des purges en série le parti vert allemand est un parti libéral de droite. Le reste de la droite allemande commence à comprendre ce développement.

    1.6.2026 von Felix Hackenbruch - Lange hat die Union die Grünen in aller Schärfe kritisiert. Doch seit die schwarz-rote Koalition im Stimmungstief hängt, ändert sich die Tonlage. Das hängt auch am Kurswechsel der Ökopartei.

    Mittwoch vergangener Woche im Stuttgarter Landtag: Cem Özdemir hält seit fünf Minuten seine erste Regierungserklärung als frisch gewählter Ministerpräsident von Baden-Württemberg. Gerade hat der Grünen-Politiker der CDU dafür gedankt, dass in den Koalitionsgesprächen „etwas ins Rollen“ gekommen sei und man „viel mehr als den kleinsten gemeinsamen Nenner“ erreicht habe.

    In diesem Moment wird Özdemir von Thomas Strobl unterbrochen. Der CDU-Politiker hatte als Innenminister zehn Jahre vertrauensvoll mit Özdemirs Vorgänger, Winfried Kretschmann, zusammengearbeitet.

    Nun leitet Strobl die Sitzung als neuer Landtagspräsident und ermahnt Innenminister Manuel Hagel von der CDU, weil der – entgegen der parlamentarischen Gepflogenheiten – von der Regierungsbank überschwänglich applaudiert hatte. „Wenn Sie der nachvollziehbaren Begeisterung für die Rede des Herrn Ministerpräsidenten Ausdruck verleihen wollen, tun Sie das bitte von Ihrem Abgeordnetensitz“, rügte Strobl seinen Parteifreund.

    Es ist ein heiterer, aber auch ein bemerkenswerter Moment. Im Wahlkampf hatten sich Hagel und Özdemir ein erbittertes Duell geliefert. Wegen des „Rehaugen-Videos“ von einem alten Interview warf der CDU-Politiker den Grünen später eine Schmutzkampagne vor. Davon belastet zogen sich die Sondierungsgespräche zwischen beiden Parteien über Wochen hin. Hinter den Kulissen wurde heftig gestritten.

    Doch Grüne und Konservative haben sich zusammengerauft. 163 Seiten Koalitionsvertrag hat man verhandelt und dabei vorrangig die kriselnde Wirtschaft in den Fokus genommen. Nach zehn Jahren Grün-Schwarz unter Kretschmann und Strobl soll im Ländle auch in den kommenden fünf Jahren ein Bündnis der beiden Parteien fortgesetzt werden.

    Was in Stuttgart gelungen ist, wird dieser Tage in Berlin genau beobachtet. Zwar regiert die Union im Bund mit der SPD, doch ein gutes Jahr nach Beginn der schwarz-roten Koalition ist der Aufbruch längst dahin.

    Die Koalition steckt im Stimmungs- und Umfragetief, seit Monaten kommt man beim Versuch eines großen Reformpaketes nicht voran. Und auch wenn es momentan keine Mehrheit für Schwarz-Grün gibt, scheint ein solches Bündnis näherzurücken.

    Das liegt vor allem an den Grünen, die sich in der Opposition neu positionieren. Nach der verlorenen Bundestagswahl hatten sich die Stimmen gemehrt, die angesichts der starken Konkurrenz der Linkspartei eine linke Kurskorrektur gefordert hatten. Doch der fulminante Wahlsieg Özdemirs in Baden-Württemberg hat die Debatte verändert.

    Als Grüne müssen wir uns auch im Bund als glaubwürdige Reformpartei positionieren. Danyal Bayaz (Grüne), baden-württembergischer Finanzminister, im „Spiegel“

    Parteichef Felix Banaszak, der eigentlich zum linken Flügel der Grünen zählt, schwärmte auf dem Parteitag von seinem ersten Auto und brachte zuletzt Lockerungen beim Kündigungsschutz ins Gespräch. Seine Co-Parteivorsitzende Franziska Brantner wiederum zeigte sich im Tagesspiegel-Interview offen für eine Ausweitung der täglichen Maximalarbeitszeit.

    Die Grünen bewegen sich bei der Rente

    Im Hintergrund arbeiten die Grünen aktuell zudem an einem eigenen Vorschlag für eine Rentenreform. Bereits vor Monaten machte Banaszak deutlich, wohin die Reise dabei gehen könnte: „Die reale Lebensarbeitszeit muss steigen“, sagte er im „Spiegel“. Zudem sollten auch Beamte, Freiberufler und Politiker in die gesetzliche Rentenversicherung einzahlen.

    Das Kalkül der Grünen scheint klar. In den aktuellen Reformdebatten gibt sich die Partei deutlich kompromissbereiter als die SPD. Mit einem pragmatischen Kurs in der Sozial- und Wirtschaftspolitik will man die schwächelnden Sozialdemokraten abhängen und sich gleichzeitig für CDU/CSU hübsch machen. „Als Grüne müssen wir uns auch im Bund als glaubwürdige Reformpartei positionieren“, sagte der baden-württembergische Finanzminister Danyal Bayaz dem „Spiegel“.

    Bei der Reformagenda könnten wir mit den Grünen wahrscheinlich mehr erreichen als mit der SPD. Lukas Krieger (CDU) schätzt die Grünen.

    Bei der Union, die im Wahlkampf noch mit scharfer Rhetorik gegen die Grünen mit Spitzenkandidat Robert Habeck aufgefallen war, wird das genau registriert. „Bei der Reformagenda könnten wir mit den Grünen wahrscheinlich mehr erreichen als mit der SPD“, sagt etwa der Berliner CDU-Politiker Lukas Krieger dem Tagesspiegel.

    Der Charlottenburger Abgeordnete pflegt auf Landesebene, wo im Herbst ein neues Abgeordnetenhaus gewählt wird, bereits Kontakt zu Vertretern der Grünen. Angesichts der engen Umfragen scheint es gut möglich, dass auch in der Hauptstadt künftig Konservative und Grüne zusammenarbeiten könnten.

    Krieger hält diese Option strategisch für relevant. „Für die Union ist es wichtig, dass wir uns nicht für immer an die Sozialdemokraten ketten, sondern auch offen für eine Zusammenarbeit mit den Grünen bleiben“, sagt er.
    Pizza-Connection trifft sich in Moabit

    Selbst frühere Kritiker der Grünen klingen in der Union inzwischen so: „Ich kann mir durchaus vorstellen, dass die Grünen weniger strukturkonservativ sind als die Sozialdemokraten“, sagte etwa der Vorsitzende der Jungen Union, Johannes Winkel, dem Fachdienst „Table Briefings“. Noch vor zwei Jahren hatte Winkel dem Tagesspiegel gesagt, eine Koalition mit den Grünen liege „völlig außerhalb der politischen Vorstellungskraft“. Schwarz-Grün sei „kein Zukunftsmodell“.

    Ich schaue realistisch auf CDU und CSU. Die sind reichlich unsortiert, und deshalb habe ich auch keine Sehnsucht nach Schwarz-Grün. Franziska Brantner, Co-Chefin der Grünen

    Doch inzwischen scheint sich die Stimmung zu verändern. Die Pizza-Connection, ein diskreter Gesprächskreis von Konservativen und Grünen, trifft sich wieder regelmäßig in einem italienischen Restaurant in Berlin-Moabit. Und auch auf höherer Ebene gibt es mit Innenminister Alexander Dobrindt von der CSU und Grünen-Fraktionschefin Katherina Dröge ein Duo, das sich überraschend gut versteht.

    Doch längst ist nicht alles Sonnenschein zwischen Union und Grünen. In der Migrationspolitik trennen beide Parteien Welten. Doch das Thema hat an Brisanz verloren. Und auch hier bemüht sich die Grünen-Spitze im Hintergrund, eine gemäßigtere Position zu finden, die von beiden Parteiflügeln unterstützt wird. Vor allem beim Klimaschutz bleiben jedoch Differenzen.

    Zu offensiv wollen die Grünen daher nicht um die Union buhlen. „Ich schaue realistisch auf CDU und CSU“, sagt Grünen-Chefin Brantner dem Tagesspiegel. „Die sind reichlich unsortiert, und deshalb habe ich auch keine Sehnsucht nach Schwarz-Grün.“

    Gleichzeitig setzt Brantner auf einen konstruktiven Umgang mit dem Kanzler und seiner Partei: „Friedrich Merz hat als Oppositionschef so auf die Ampel-Parteien draufgehauen, dass er sich nun schwertut, mit der SPD zu regieren. Wir machen eine andere Oppositionsarbeit.“ Wo grüne Stimmen – etwa im Bundesrat – für vernünftige Politik nötig seien, lasse man mit sich reden.

    Über den Bundesrat wird künftig auch Özdemir den Kurs seiner Partei prägen. Via „FAZ“-Interview gab er dafür bereits den Kurs vor: „Ich würde mir wünschen, dass die Grünen stärker das Potenzial für sich erkennen, das in der Mitte da ist“, sagte Özdemir und erinnerte daran, dass man auch in der Außenpolitik viele Schnittmengen habe. Dass sich Grüne und Union wieder annähern, freut den Realo-Grünen: „Ich verfolge das mit Interesse.“ (Mitarbeit: Caspar Schwietering)

    #Allemagne #politique #droite #verts

  • Zeitenwende und Geschichtspolitik : Revanche für den 8. Mai
    https://www.jungewelt.de/artikel/523025.zeitenwende-und-geschichtspolitik-revanche-f%C3%BCr-den-8-mai.html

    Le parti vert allemand ressemble de plus en.plus aux vieux partis de droite et anticommunistes de 1949 . Sa dernière campagne réactionnaire doit aboutir à la disparition de la mémoire des soldats soviétiques qui ont libéré l’Allemagne du fascisme.

    23.5.2026 von Nico Popp - Berlin: Ein Antrag der Grünen zielt auf die Zerstörung der sowjetischen Prägung der drei Ehrenmale, die an den Sieg über Nazideutschland erinnern.

    Die Grünen arbeiten in Berlin weiter an der kriegstüchtigen Formierung des Hinterlandes. Ein paar Tage nach einer Veranstaltung, bei der sich die Partei als treibende Kraft in der Kampagne für eine Schließung des Russischen Hauses in Szene setzte, werden die Hauptstadt-Grünen an der geschichtspolitischen Front aktiv. Am Donnerstag wurde ein Antrag ihrer Fraktion mit dem Titel »Sowjetische Ehrenmale in Berlin geschichtlich einordnen und vor politischer Instrumentalisierung schützen« in das Landesparlament eingebracht und an den Ausschuss für Kultur, Engagement und Demokratieförderung zur Beratung überwiesen.

    Mit dem Antrag wird die von unterschiedlichen Akteuren – ukrainischen Nationalisten, den Maßgaben der außenpolitischen Frontenbildung verpflichteten Historikern, antisowjetischen bzw. antikommunistischen Instituten und Vereinen – zunehmend koordiniert vorangetriebene Umgestaltung und »Neuinterpretation« der drei sowjetischen Ehrenmale in Berlin auf die nächste Ebene gehoben.

    Das formelle Ziel des Antrages ist es, den Senat durch Beschluss des Abgeordnetenhauses aufzufordern, hinsichtlich der Ehrenmale »ein umfassendes Konzept zur historisch-kritischen Einordnung, zur Weiterentwicklung einer lebendigen Erinnerungskultur sowie zum Schutz vor politischer Instrumentalisierung vorzulegen und umzusetzen«. Inhaltlich läuft der Antrag darauf hinaus, die sowjetische Prägung der Ehrenmale zu zerstören. In der Begründung heißt es, die Ehrenmale spiegelten ein »Geschichtsbild« wider, »das einseitig durch die stalinistische Sowjetunion geprägt ist«. »Ausgeblendet« blieben nämlich »der Hitler-Stalin-Pakt, die Gewaltverbrechen des Stalinismus sowie die Erfahrungen derjenigen Völker und Minderheiten, die unter sowjetischer Herrschaft verfolgt und unterdrückt wurden«.

    Hier wird kaum verklausuliert eingefordert, Ehrenmale, die an den Sieg über den deutschen Faschismus erinnern, mit den Großerzählungen der antikommunistischen Geschichtsschreibung zur Sowjetunion zu überschreiben. Das wird als »historisch-kritische Kontextualisierung« verkauft, die nicht im Widerspruch stehe zu den »bestehenden rechtlichen Verpflichtungen Deutschlands zum Schutz von Kriegsgräberstätten«. Richten soll sich das Vorhaben angeblich auch gegen »historische wie aktuelle Formen politischer Instrumentalisierung« – ein auch in diesem Antrag unbelegter Vorwurf, der noch dazu aus einem politischen Spektrum kommt, das seit 2022 alles unternommen hat, um die Ehrenmale in Berlin zu Schauplätzen der Auseinandersetzung um die Deutung des Ukraine-Krieges zu machen. Letztlich ist auch dieser Antrag ein Versuch, die Ehrenmale für tagespolitische Zwecke zu instrumentalisieren. Mit der Formel von der »zeitgemäßen Erinnerungskultur« wird das auch unfreiwillig eingeräumt.

    Zu den in dem Antrag aufgeführten Arbeitsaufträgen gehört neben der »Kontextualisierung« (über Informationstafeln und »digitale Vermittlungsformate«) die »Sichtbarmachung der Vielfalt der Roten Armee« (die gerade die sowjetische Erinnerungskultur nie »unsichtbar« gemacht hat), ein »Maßnahmenkonzept zur wirksamen Unterbindung des Missbrauchs der Ehrenmale« (was offenbar auf die dauerhafte Institutionalisierung der jährlich zum 8. und 9. Mai verfügten Verbote zielt), die Einschaltung von »Wissenschaft und Zivilgesellschaft« (also der Partner der Grünen in der Kampagne) und zuletzt die »Entwicklung und Umsetzung spezifischer Bildungsangebote« unter »Einbeziehung der späteren Teilung und Diktaturen in Deutschland und Europa« – ein unmissverständlicher Fingerzeig, dass an diesen Orten perspektivisch die Erzählung vermittelt werden soll, dass in Osteuropa 1945 »eine Diktatur durch die andere« ersetzt worden sei, also gar keine Befreiung stattgefunden habe.

    Als Mitglied des Kulturausschusses wird sich der ehemalige Innensenator Andreas Geisel (SPD) mit dem Antrag befassen, der öffentlich als Befürworter von Eingriffen in die Gestaltung der Ehrenmale hervorgetreten ist. Im Kulturausschuss sitzt auch die CDU-Abgeordnete Stefanie Bung, die bereits 2022 gefordert hatte, die beiden Panzer vor dem sowjetischen Ehrenmal im Tiergarten zu entfernen. Man darf also davon ausgehen, dass der Antrag der »oppositionellen« Grünen mit ausgesprochenem Wohlwollen behandelt werden wird.

    Nicht in dem Ausschuss vertreten ist der einzige profilierte Kritiker der Umgestaltungsinitiativen im Abgeordnetenhaus, der BSW-Abgeordnete Alexander King. Er sagte am Freitag gegenüber jW, der Antrag der Grünen sei »purer Revanchismus«: »Nicht die Deutschen und auch nicht die deutschen Grünen haben Berlin befreit, sondern die Rote Armee.« Die Vornahme von Veränderungen an den Ehrenmalen und die Vermischung des Gedenkens »mit der eigenen Sicht auf die Geschichte der Befreier und aktuelle Entwicklungen« sei »wirklich unsäglich«. Für Geschichtsrevisionismus brauche es »längst keine Rechten mehr. Das können die Grünen mindestens genauso gut.«

    #Allemagne #Berlin #anticommunisme #russophobie #verts

  • Grüne wollen Russisches Haus in Berlin schließen
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1199657.kulturdiplomatie-gruene-wollen-russisches-haus-in-berlin-schliess

    Das Russische Haus zählt nach eigenen Angaben rund 200 000 Besucher im Jahr. Foto : Imago/Berlinfoto

    Les bellicistes du parti vert allemand font ce qu’ils peuvent pour fermer la dernière institiuion culturelle russe à Berlin.

    Pendant une discussion à propos de la question ils admettent la modification profonde du parti avec les mots que les défenseurs des droits de l’homme y ont gagné contre les pacifistes qui ont fondé le parti vert. Je ne comprends pas l’argument. Il n’y a pas de pire violation des droits de l’homme que les massacres de la guerre.

    12.5.2026 von Andreas Fritsche - Die Arbeitsgemeinschaften Ukraine und Europa der Ökopartei suchen nach Wegen, EU-Sank­tionen gegen das Kultur­zentrum in Berlin durchzusetzen.

    Die EU-Sanktionen gehen am Russischen Haus in Berlin nicht spurlos vorüber. Am 2. April wurde dort eine kleine Ausstellung über die sowjetischen Offiziere Boris Kapustin und Juri Janow eröffnet. Sie hatten, nachdem 1966 am Himmel über Westberlin beide Triebwerke ihres Jagdflugzeugs ausgefallen waren, die Maschine noch in den Stößensee gelenkt und waren dabei tödlich verunglückt. Sie hätten rechtzeitig mit dem Fallschirm abspringen können. Doch dann wäre das Flugzeug in ein Wohngebiet gekracht und Hunderte Menschen wären gestorben.

    Der damalige Regierende Bürgermeister Willy Brandt (SPD) würdigte mitten im Kalten Krieg diese Heldentat von Kapustin und Janow in einer Fernsehübertragung des Senders Freies Berlin (SFB). Ausstellungsmacher Christian Hufen wollte den Ausschnitt im Russischen Haus zeigen. Er erhielt jedoch vom Rundfunk Berlin-Brandenburg (RBB) keine Lizenz dafür.

    Der Abgeordnete Alexander King (BSW) erkundigte sich nach den Gründen und bat, die Entscheidung zu überdenken. Von Vize-Chefredakteurin Stephanie Pieper hat er daraufhin schriftlich die Auskunft erhalten, man habe nicht außer Acht lassen können, wo die Ausstellung zuerst gezeigt werden sollte, bevor sie später noch im Luftfahrtmuseum Finowfurt zu sehen ist. Grundsätzlich sei der RBB zwar immer geneigt, Ausstellungen mit Archivmaterial zu unterstützen. Doch: »Das Russische Haus in Berlin wird, wie Sie mutmaßlich wissen, von der Organisation Rossotrudnitschestwo betrieben. Diese steht im Zusammenhang mit dem russischen Angriffskrieg auf die Ukraine seit 2022 auf der EU-Sanktionsliste.« So schreibt Pieper in einer E-Mail an Alexander King.

    Eigentlich verstoße bereits gegen die EU-Sanktionen, wer sich eine Eintrittskarte für ein Konzert im Russischen Haus kaufe, wird am Dienstagabend bei einer Podiumsdiskussion im Pilecki-Institut am Pariser Platz gesagt. Die Podiumsdiskussion wird von zwei Arbeitsgemeinschaften der Grünen veranstaltet – von der Arbeitsgemeinschaft Ukraine und der Landesarbeitsgemeinschaft Europa. Es sollen Wege aufgezeigt werden, die EU-Sanktionen durchzusetzen.

    »Man darf denen nichts geben«, argumentiert der per Videoübertragung zugeschaltete Rechtsanwalt Patrick Heinemann. Aber wer sich eine Eintrittskarte kauft, gibt sein Geld. Ähnlich formuliert es Stephan Bischoff, ein Mitarbeiter des Bundestagsabgeordneten Robin Wagener (Grüne). Bischoff zufolge dürfe das Russische Haus seit 2022 wirtschaftlich nicht aktiv sein, aber das sei es »fortwährend«.

    Die DDR hatte den Block an der Friedrichstraße 176-179 ab Herbst 1981 gebaut und der Sowjetunion geschenkt. Er wurde am 5. Juli 1984 eröffnet. Kulturabkommen von 1993 und 2013 sichern dem Kulturzentrum die Existenz. Der Bund zahlt für das Grundstück 70 000 Euro Grundsteuer im Jahr an den Berliner Senat. Es ist quasi ein Austauschgeschäft. Denn auf russischem Territorium arbeiten nach wie vor Goethe-Institute.

    Für Stephan Bischoff aber zählt das alles nicht. »Keiner dieser Verträge rechtfertigt das aktuelle Handeln«, sagt er am Montagabend. »Die EU-Sanktionen stehen über diesen Verträgen.« Dass Russland als Reaktion auf Maßnahmen gegen das Russische Haus in Berlin die Goethe-Institute in Moskau und St. Petersburg schließen könnte, ficht ihn nicht an. Denn die Goethe-Institute bieten Bischoff zufolge ja nur Deutschkurse an und »esoterische« Vorträge zu Mensch und Universum, die »keinen Mehrwert« für die russische Zivilgesellschaft haben. Das sei verzichtbar. Doch das Außenministerium sei »zu träge« und ihm fehle der politische Wille, die EU-Sanktionen durchzusetzen.

    »Am Ende kriegen wir auch noch das Russische Haus geschlossen.«
    Bettina Jarasch Grünen-Fraktionschefin

    Maßnahmen gegen das Russische Haus einzuklagen, ist allerdings schwierig bis unmöglich, wie Rechtsanwalt Heinemann eingesteht. Es kann auch nicht einfach der Strom abgeschaltet, sondern maximal die Energiezufuhr auf ein Minimum gedrosselt werden. Heinemanns Ansicht nach könnte man jedoch »kreativ« sein und kontrollieren, ob das Kulturzentrum modernen Anforderungen an den Brandschutz noch genüge, und falls nicht, deshalb dichtgemacht werden könnte. Außerdem denkt Heinemann laut nach, ob die alte Baugenehmigung überhaupt noch aufzutreiben ist. Falls nicht, könnte das Haus womöglich als »Schwarzbau« deklariert werden, glaubt er.

    Die Grünen versprechen ihren Wählern, etwas gegen das Russische Haus zu unternehmen, wenn sie nach der Berliner Abgeordnetenhauswahl im September in der Hauptstadt wieder mitregieren. Dem Regierenden Bürgermeister Kai Wegner (CDU) werfen sie Untätigkeit vor.

    Die Bezirksbürgermeisterin von Berlin-Mitte, Stefanie Remlinger (Grüne), hat aber bisher auch nichts unternommen. Remlinger könne allerdings wenig tun, wird sie von Grünen-Fraktionschefin Bettina Jarasch in Schutz genommen. Jarasch selbst konnte früher als Berliner Verkehrssenatorin nicht viel mehr tun, als das Russische Haus nicht einzuladen, wenn mit Anliegern über eine verkehrsberuhigte Friedrichstraße gesprochen wurde. Außenpolitik ist nun einmal Sache des Bundes.

    Unverdrossen äußert Jarasch am Montagabend: »Am Ende kriegen wir auch noch das Russischen Haus geschlossen.« Die Politikerin erinnert an heftige Debatten innerhalb ihrer Partei, ob sie die Menschenrechte verteidigen wollen oder konsequente Pazifisten bleiben, als die sie sich einmal gegründet hatten. Die Menschenrechts-Richtung habe sich durchgesetzt. »Darüber bin ich froh«, sagt Jarasch. Der Krieg des russischen Präsidenten Wladimir Putin könne das nahe der polnischen Grenze liegende Berlin schnell treffen. Man müsse sich vorbereiten, sagt sie.

    US-amerikanische Institutionen will Jarasch nicht schließen, obwohl US-Präsident Donald Trump ebenfalls völkerrechtswidrige Angriffskriege führt. Dass die Grünen keine Sympathien für Trump hegen, betont Jarasch. Doch gegen die USA gebe es keine EU-Sanktionen.

    Dem Russischen Haus wird am Montagabend wieder einmal vorgeworfen, es mache Propaganda. Als Beleg dafür diente in der Vergangenheit immer wieder ein im Kino des Russischen Hauses gezeigter Dokumentarfilm, in dem Ukrainer angeblich als Faschisten dargestellt werden. Wenn aber von 300 Filmen, die von 2022 bis 2025 im Kino des Hauses liefen, nur ein Film Propaganda gewesen sein soll, dann ist das nach Ansicht von Direktor Pavel Izvolskiy ein Beleg dafür, dass das Russische Haus »eigentlich null Propaganda« mache. Denn wenn die Kritiker Beispiele derart suchen und finden müssten, dann gebe es offensichtlich keine, sagte Izvolskiy dem »nd« im vergangenen Jahr. Für Politik sei die Botschaft zuständig, winkte er ab. Das Russische Haus kümmere sich um Kultur.

    Der eine kritisierte Film war eine Dokumentation über die Ermordung der Juden in Belarus während des Zweiten Weltkriegs, der vor lediglich zwölf Zuschauern zum 80. Jahrestag der Vernichtung des Ghettos von Minsk vorgeführt wurde, wie Pavel Izvolskiy dem »nd« sagte. »Niemand hat diesen Film gesehen, aber alle behaupten, in diesem Film werden alle Ukrainer als Nazis dargestellt – und das ist eine Lüge.«

    Gezeigt hatte das Russische Haus übrigens auch »Leto« (Sommer) – einen von der Kritik sehr gelobten Spielfilm über den unangepassten sowjetischen Rockmusiker Viktor Zoi (1962–1990). Regisseur Kirill Serebrennikow war 2017 während der Dreharbeiten in St. Petersburg festgenommen worden, weil er angeblich 68 Millionen Rubel unterschlagen hatte. Weltweite Proteste und ein Brief des französischen Außenministers an Wladimir Putin änderten nichts daran: Der Regisseur blieb unter Hausarrest und konnte nicht bei den Filmfestspielen in Cannes auftreten.
    Für die meisten Veranstaltungen ist der Eintritt frei.

    Für die meisten Veranstaltungen ist der Eintritt frei.

    Foto: Imago/Itar-Tass

    Dennoch sagt die Ukrainerin Iryna Shulikina über das Kulturzentrum an der Friedrichstraße: »Es ist super gruselig.« Das riesige Haus repräsentiere von allen Seiten die russische Macht. Dass der Aggressor hier im Herzen Berlins ungehindert agieren könne, schmerze sie sehr. Shulikina ist Vorsitzende des proukrainischen Vereins Vitsche und bedauert, dass viele Ostdeutsche glauben, die Sowjetunion sei der Befreier vom Faschismus gewesen.

    Das klingt nach der Desinformation, die hier eigentlich der Gegenseite vorgeworfen wird. Grünen-Fraktionschefin Bettina Jarasch stellt dann aber klar, man könne russischen und sowjetischen Soldaten nur dankbar sein für die Befreiung vom Faschismus. Doch Wladimir Putin vereinnahme die Geschichte im Krieg gegen die Ukraine.

    Der BSW-Abgeordnete Alexander King hat die Veranstaltung am Montagabend besucht. Er hat sich geduldig alles angehört und einmal gefragt, ob die Anwesenden überhaupt jemals das Russische Haus besucht haben. King bleibt bei seiner Meinung, dass man dieses Kulturzentrum nicht schließen sollte. »Man kann nicht zum Frieden kommen, wenn man alle Kontakte abbricht«, erklärt er dem »nd« am Dienstag.

    #Berlin #Mitte #Friedrichstraße #Russie #culture #guerre #sanctions #politique #verts

  • Recul des écolos aux élections municipales : une analyse de leur échec dans certaines grandes villes et de leur faiblesse en général :
    https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/pourquoi-les-ecologistes-sont-ils-les-perdants-des-elections-municipale
    pour laquelle l’analyste invité évoque

    - une mauvaise gestion des communes que les Verts avaient gagnées il y a six ans ;
    – un problème de gouvernance, les Écologistes peuvent être de bons adjoints, mais pas forcément de bons maires ;
    – et un déclin de l’écologie dans les préoccupations des Français

    Pour les équipes ayant gagné une mairie, ça semble matière à creuser afin de leçons tirer.
    #municipales #elections #ecolo #verts #mairie #gouvernance

  • Les verts allemands se libèrent du droit international
    https://x.com/phoenix_de/status/2028104296177279471

    1.3.2024 @phoenix_de - Der Angriff auf den Iran sei zwar „klar völkerrechtswidrig“, so Anton Hofreiter @GrueneBundestag​, doch es handele sich um ein „extrem verbrecherisches Regime“. Man könne daher darüber diskutieren, ob dieses Regime noch legitim oder „vom Völkerrecht geschützt ist.“

    Je me demande si le cerveau de « Anton Hofreiter » est encore protégé par une loi quelconque. Ce veinard vert a la chance qu’aujourd’hui on peut examiner la question in vivo . Avec Rosa Luxemburg il a encore fallu le faire post mortem . On l’a d’ailleurs enterré sans.

    Non, détrompez vous, ceci n’est pas un appel à assassiner l’énergumène vert . On ne crois pas en l’efficacité de la méthode « un oeuil pour un oeuil ».

    #droit_international #verts #guerre #wtf

  • L’Union européenne, tabou de la #gauche à l’heure de la servitude
    https://lvsl.fr/lunion-europeenne-tabou-de-la-gauche-a-lheure-de-la-servitude

    Fin juillet, Donald Trump exultait : un « accord très important » venait d’être extorqué à l’Union européenne. Le Vieux continent capitulait, acceptant des tarifs douaniers asymétriques et une importation massive d’armes et d’énergie américaines. Quelques semaines plus tôt, le premier ministre François Bayrou annonçait un plan d’austérité d’une ampleur historique, incluant des coupes budgétaires à hauteur de […]

    #Politique #LFI #PCF #PS #souveraineté #Souverainisme #Stratégie #UE #Union_Européenne #verts

  • #Merz mit den Stimmen der Linken gewählt / Grüne stimmen gemeinsam mit AfD - Prof. Rieck

    via https://diasp.eu/p/17612702

    https://www.youtube.com/watch?v=2IhYGihS_N0

    || 2025-05-06 - 15 Min.

    Dies ist die teuerste #Kanzlerwahl aller Zeiten: Ein #CDU-Kanzler wird mit den Stimmen der Linken gewählt und hebt dafür den #Unvereinbarkeitsbeschluss auf. Die CDU macht sich also endgültig von linken Parteien abhängig. (Als Hinweis: Es ist zwar nicht sicher, dass bei der eigentlichen Kanzlerwahl stimmen der Linken mit dazu gekommen sind, aber die Linken haben die Wiederholung der #Wahl am selben Tag ermöglicht.)

    Außerdem zeige ich hier, wieso die Vorgabe eines Unvereinbarkeitsbeschlusses generell logisch nicht mit Rationalverhalten vereinbar ist. Man sieht das daran, dass heute die Linke und die Grünen gemeinsam mit der AfD gestimmt haben.

  • Chaos bei Berlins Grünen : Welche Rolle spielt im Fall Stefan Gelbhaar das Team Habeck ?
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/chaos-berlin-gruene-welche-rolle-spielt-im-fall-stefan-gelbhaar-das

    D’après ce reportage la bande à Habeck aurait fait éliminer de la liste électorale verte un politicien populaire en fabriquant des accusations infondées d’agression sexuelle. L’engagement dans les partis politiques est un pur plaisir pour ceux qui aiment lutter le couteau entre les dents.

    11.1.2024 von Niklas Liebetrau - Dem Bundestagsabgeordneten aus Pankow wird Belästigung vorgeworfen, seine Karriere liegt in Trümmern. Der Zeitpunkt, zu dem die Vorwürfe laut werden, wirft Fragen auf.

    Am Ende eines langen Abends steht der Besiegte mit einer Flasche Bier am Rand. Stefan Gelbhaar wirkt in sich gekehrt. Verloren in der großen Kulturmarkthalle in Prenzlauer Berg, in der sich die Menschen an ihm vorbeidrängen, um der neuen Siegerin zu gratulieren. Nur ein paar Schritte entfernt nimmt Julia Schneider die Glückwünsche entgegen, mit einem Blumenstrauß in der Hand und einem breiten Lächeln im Gesicht: die neue Direktkandidatin der Grünen für Pankow. Gelbhaar presst die Lippen aufeinander. Manch einer klopft ihm im Vorbeigehen auf die Schulter.

    Noch vor wenigen Wochen, am 12. November, war er der Sieger, hatte der Pankower Kreisverband ihn zum Direktkandidaten für die Bundestagswahl nominiert. Fast einstimmig, mit mehr als 98 Prozent der Stimmen. Er hatte gute Chancen, für den größten Berliner Bezirk erneut in den Bundestag einzuziehen, wie schon 2017, 2021 und auch 2024 bei der Wiederholungswahl. Bis heute ist er der einzige Grüne, der je einen ostdeutschen Wahlkreis gewonnen hat. Ein Ost-Berliner, ein Pankower.

    Seit Dezember aber stehen Belästigungsvorwürfe gegen ihn im Raum. Mehrere Frauen sollen sich an die Ombudsstelle der Grünen gewandt haben und auch an den rbb, der mehrere von den Frauen in einem Bericht anonym zitiert. Sie werfen Gelbhaar vor, sie gegen ihren Willen berührt, geküsst oder anzügliche Bemerkungen gemacht zu haben. Ihre Schilderungen hat sich der Sender an Eidesstatt versichern lassen. Gelbhaar bestreitet die Vorwürfe gegen ihn, beteuert bis heute seine Unschuld. Gegen die Berichterstattung setzt er sich juristisch zur Wehr. Bei der Polizei hat er Anzeige gegen Unbekannt gestellt, wegen Verleumdung.

    Grüne in Berlin-Pankow: Julia Schneider neue Direktkandidatin, Gelbhaar verliert

    Ungeachtet dessen hat der Kreisverband Pankow die Wahl vom 12. November, bei der Gelbhaar zum Direktkandidaten gewählt wurde, in dieser Woche wiederholen lassen. Sowohl der Kreis-, der Landes- als auch der Bundesvorstand legten Gelbhaar nahe, auf eine erneute Kandidatur zu verzichten. Gelbhaar trat trotzdem nochmal an, kämpfte. Und verlor am Mittwochabend mit 126 zu 269 Stimmen gegen Julia Schneider, ebenfalls eine Ost-Berlinerin. Sie sitzt momentan für die Grünen im Abgeordnetenhaus.

    In Parteikreisen kursiert ein Begriff: Intrige

    Bis zu diesem Zeitpunkt galt Stefan Gelbhaar, 48 Jahre alt, Vater von zwei Kindern, in Friedrichshain geboren und in Pankow aufgewachsen, als versierter Fachpolitiker. Er ist Sprecher für Verkehrspolitik seiner Bundestagsfraktion, behandelt damit ein für seine Partei hochrelevantes Themenfeld. Im persönlichen Gespräch wirkt er nahbar, kumpelhaft, erinnert mit seinen verwuschelten Haaren und dem verträumten Blick mitunter an den großen Mann seiner Partei. Ein ostdeutscher Robert Habeck. Als politisches Vorbild nennt er die SPD-Politikerin Regine Hildebrandt, die beliebteste Ost-Politikerin der Nachwendezeit. Binnen weniger Wochen liegt seine politische Karriere nun in Trümmern.

    Sein Fall ist damit aber längst nicht abgeschlossen. Im Gegenteil, er wirft Fragen auf. Fragen, die über die nach der Belastbarkeit der Vorwürfe hinausgehen. In Parteikreisen kursiert schon seit Wochen immer wieder ein Begriff: Intrige. Gelbhaar selbst spricht von einer Kampagne, die „ersichtlich“ das Ziel verfolge, ihn „politisch und parteiintern im laufenden Wahlkampf auszuschalten“. Kann das stimmen?

    Da ist zunächst der Zeitpunkt, zu dem die Vorwürfe bekannt geworden sind, der stutzig macht. Nämlich unmittelbar vor der Landesdelegiertenkonferenz am 14. Dezember, bei der Gelbhaar um Platz zwei der Landesliste kandidieren wollte. Eine Kampfkandidatur. Sein Gegner: Andreas Audretsch, Direktkandidat der Grünen in Neukölln, Fraktionsvize im Bundestag, ein aufstrebender Parteilinker. Und Wahlkampfmanager von Robert Habeck.

    Wenige Tage vor dem Duell mit Audretsch sollen am Montag, den 9. Dezember, bei einer Veranstaltung des linken Parteiflügels erstmals Belästigungsvorwürfe gegen Gelbhaar laut geworden sein. Aus Parteikreisen heißt es, ein Mitglied der ebenfalls linken Grünen Jugend aus dem Kreisverband Mitte habe sie vorgebracht.

    Kurz vor der Wahl zur Landesliste: 18 Meldungen in drei Tagen

    Kurz darauf, am Freitag, den 13. Dezember, so schreibt Gelbhaar es selbst auf seiner Website, habe sich die Ombudsstelle der Grünen Bundespartei bei ihm gemeldet und ihn zum Gespräch geladen. Innerhalb von drei Tagen, zwischen Mittwoch und Freitag, seien dort zwölf Meldungen von Betroffenen und sechs von Nichtbetroffenen gegen ihn eingegangen.

    Was genau beim Treffen zwischen Gelbhaar und den Ombudsleuten besprochen wurde, ist bis heute nicht bekannt. Sowohl die Partei als auch Gelbhaar betonen die Vertraulichkeit der Anlaufstelle. Gleichzeitig erklärt Gelbhaar auch, dass ihm bis heute keine genauen Vorwürfe mitgeteilt worden seien – wohl, um die Anonymität derjenigen, die sich beschwert haben, zu schützen. Auf der Website der Ombudsstelle heißt es unter anderem: „Wir stellen die Betroffenengerechtigkeit in den Vordergrund. Die Perspektive der Betroffenen ist für uns handlungsleitend.“

    Nach Informationen dieser Zeitung nahmen neben Gelbhaar an dem Treffen zwei Personen teil. Eine Mitarbeiterin der Bundesgeschäftsstelle und auch ein Mitglied des Bundesvorstandes, mit anderen Worten: ein Mitglied aus dem Team Habeck. Aus dem Umfeld Gelbhaars heißt es außerdem, ihm sei in dem Gespräch nahegelegt worden, seine Kandidatur um Listenplatz zwei am nächsten Tag aufgrund der Vorwürfe zurückzuziehen.

    Warum sich eine Ombudsstelle, die eigentlich Betroffene beraten und schützen will, auch in demokratische Entscheidungsfindungsprozesse einmischt? Unklar. Zumal die Vorwürfe bis heute nicht aufgeklärt sind.

    Gelbhaar zieht zurück, Audretsch gewinnt

    Am nächsten Tag zog Gelbhaar dennoch seine Kandidatur zurück. Andreas Audretsch, Habecks Wahlkampforganisator, dessen Direktkandidatur in Neukölln gegen starke Konkurrenten von der SPD, der CDU und den Linken alles andere als sicher gilt, wurde ohne Gegenkandidaten auf Platz zwei gewählt. Sein Wiedereinzug in den Bundestag ist damit so gut wie sicher.

    Am selben Tag trat Leonie Wingerath, die Sprecherin der Grünen Jugend Berlin, vor die Kameras des rbb. Sie wisse, „dass es mehrere schwere Vorwürfe im Bereich sexualisierter Gewalt gegen Stefan Gelbhaar“ gebe, sagte sie. Woher sie das wusste, wo doch die Ombudsstelle vertraulich arbeitet? Ebenfalls unklar. Kurz darauf zog sie ihre Aussage zurück. Sie findet sich heute nur noch im Internetarchiv.

    Zwei Tage vor Weihnachten wandte sich Gelbhaar in einer Rundmail an die Pankower Grünen-Mitglieder. Es tue ihm leid, dass Menschen sich bei ihm unwohl gefühlt hätten, schrieb er da. „Sollte ich Grenzen verletzt haben, werde ich hoffentlich die Gelegenheit erhalten, mich dafür zu entschuldigen. Ich werde mich aktiv damit auseinandersetzen und sicherstellen, künftig achtsamer mit den Gefühlen anderer umzugehen.“ Gegen „absurde Falschbehauptungen“ werde er juristisch vorgehen.

    Rbb veröffentlicht „konkrete Belästigungsvorwürfe“ gegen Gelbhaar

    Am 27. Dezember, also zwei Wochen nach der Landesdelegiertenkonferenz und den Meldungen bei der Ombudsstelle, veröffentlichte der rbb seinen Bericht. Von „schweren Vorwürfen sexualisierter Gewalt“, wie die Grüne Jugend Sprecherin sie genannt hatte, ist dort eher nicht zu lesen. Wohl aber in einer Anfrage des rbb an Gelbhaar, die dieser wenig später selbst auf seiner Website veröffentlichte. In der Anfrage wird der Verdacht erweckt, Gelbhaar habe eine Frau mit K.O.-Tropfen gefügig gemacht, sie möglicherweise gar vergewaltigt. Im Bericht des rbb taucht dieser Verdacht nicht mehr auf.

    Stattdessen wird eine Frau anonym zitiert, die davon erzählt, wie Gelbhaar einmal ihren Kopf gegen ihren Willen festgehalten und sie geküsst habe. Zudem wird die Mail einer Frau an die Ombudsstelle der Grünen genannt, in der von Berührungen auf dem Nachhauseweg von einer Parteiveranstaltung gesprochen wird. Eine andere Frau berichtet davon, Gelbhaar habe sie am Arm gestreichelt und bei anderer Gelegenheit am unteren Rücken angefasst. Zudem hab er ihr Komplimente auf Social Media gemacht und sie einmal eingeladen, mit ihm in eine Wohnung zu gehen. Auch sie habe diesen Fall im Jahr 2023 der Ombudsstelle gemeldet. Das Verfahren sei inzwischen abgeschlossen.

    Stefan Gelbhaar hat am Mittwoch, wenige Stunden vor der erneuten Wahl im Pankower Kreisverband, dem Magazin Businessinsider ein Interview gegeben. Darin legt er mehrere eidesstattliche Versicherungen vor, darunter auch von seiner Lebensgefährtin, die seine Aussage stützen, dass der Vorwurf mit den K.O.-Tropfen „frei erfunden“ sei. Zudem bestreitet er, Frauen je belästigt zu haben und bezeichnet die im rbb genannten Vorwürfe als „Lügen“.

    Lange habe er sich in der „kafkaesken“ Situation befunden, sich gegen Vorwürfe wehren zu müssen, deren Inhalt ihm nicht näher benannt wurden. Ein Angeklagter ohne Kenntnis seiner Anklage. Erst durch den rbb sei das Bild klarer geworden. Von der Ombudsstelle gebe es weiterhin keine näheren Informationen, gegen die er sich wehren könne.

    Der Fall Gelbhaar wirft ein Schlaglicht auf die Grünen

    Der Fall Gelbhaar wirft ein Schlaglicht auf eine Partei, die sich nach außen stets als Verfechterin von Empathie und demokratischen, rechtsstaatlichen Prozessen versteht – und die MeToo-Vorwürfe mit besonderer Ernsthaftigkeit behandeln will. Robert Habeck stellt das Menschsein in den Vordergrund seines Wahlkampfs.

    Gerade deshalb überrascht der Umgang mit den Anschuldigungen: Warum gingen innerhalb von drei Tagen 18 Meldungen gegen Gelbhaar bei der Ombudsstelle ein – und warum unmittelbar vor der Wahl zur Landesliste und nicht früher? Warum bewerteten die Ombudsleute diesen Aspekt nicht als eine mögliche Intrige, als sie Gelbhaar zwar konkrete Details zu den Vorwürfen vorenthielten, ihm aber zur Rücknahme seiner Kandidatur rieten? Wie gelangten die vertraulichen Vorwürfe in die Öffentlichkeit, und warum waren mehrere Mitglieder der Grüne Jugend darüber informiert? Wie überprüfte der rbb die Aussagen der Frauen? Und schließlich: Wem könnte Gelbhaars politischer Sturz am ehesten nutzen?

    Natürlich stellt sich außerdem die Frage, welches Verhalten sich Gelbhaar zuschreiben muss. Sollte er Frauen belästigt haben, muss er sich dafür verantworten. Allein: Bis heute ist bei der Polizei keine Strafanzeige gegen ihn eingegangen.

    Was gilt die rechtsstaatliche Unschuldsvermutung in der Politik?

    Am Mittwochabend, auf der Wahlversammlung in der rappelvollen Kulturmarkthalle von Prenzlauer Berg, war sein Auftritt mit Spannung erwartet worden. Nicht wenige der vielen hundert Teilnehmer zollten ihm Respekt dafür, trotz allem noch einmal vor die Menge zu treten. Manche Frau äußerte gar die Sorge, dass künftig Männer mit Belästigungsvorwürfen politisch ausgeschaltet werden könnten.

    Vorne am Pult wehrte Gelbhaar sich erneut gegen die Vorwürfe. Es bewege ihn, dass die Unschuldsvermutung im politischen Raum nicht zu existieren scheine, sagte er. Doch als Abgeordneter bewege er sich auch in hierarchischen Verhältnissen, das habe er sich nicht immer bewusst gemacht. Während er sprach, war es in der Halle mucksmäuschenstill. Der Mann, der bis vor kurzem noch als unanfechtbar galt, hatte noch einmal die ganze Aufmerksamkeit. An einer Stelle sagte er: „Über dem ehemaligen Palast der Republik stand mal in großen Lettern Zweifel. Ich finde Zweifeln ist eins der wichtigsten politischen Momente, die es gibt. Ihr kennt mich, als jemanden, der zweifelt, in Frage stellt. Auch sich selbst.“

    Für die Pankower Grünen überwog am Ende der Zweifel an Stefan Gelbhaar. Er will nun die Vorwürfe gegen sich aufklären. Wie es danach für ihn weitergeht? Auch das ist unklar.

    #Allemagne #Berlin #Panoiw #politique #verts #wokisme #hypocrisie #intrigues

  • Von der Kriegsdienstverweigerung zur Kriegstreiberei
    https://overton-magazin.de/top-story/von-der-kriegsdienstverweigerung-zur-kriegstreiberei

    Où sont passés les pacifistes des années 1980 ? Johanbes Schillo explique qu’ils sont toujours présents. Au fond ils n’ont pas changé. Leur pacifisme particulier justifie les guerres allemandes d’aujourd’hui.

    Les arguments des ennemis essentiels de toutes les guerres n’ont jamais compté. On a toujours refusé le droit de refuser le service armé aux communistes et anarchistes. Ne pas vouloir tuer ses camarades de classe n’est pas un argument acceptable pour les représentants état botugeois.

    17.12.2024 von Johannes Schillo - Wo sind sie hin, die Anhänger der Gewaltfreiheit im friedenspolitisch geläuterten Deutschland, all die Verweigerer, die es einmal gab? Ja, wo sind sie geblieben? Was ist geschehen?

    Die Wehrpflicht kommt wieder – erneuert, erweitert, verbessert, wie auch immer. Darüber gibt es, jedenfalls im Grundsatz, eine große christ- und sozialdemokratische Einigkeit. Im CDU/CSU-Wahlprogramm wird eine aufwachsende Wehrpflicht gefordert. Und das Verteidigungsministerium arbeitet schon einmal am Aufwuchs, auch wenn seinem Kanzler das Vertrauen fehlt. Pistorius hat es jedenfalls angewiesen, „die Parameter zur Einführung eines neuen Wehrdienstes weiter auszuplanen und gemeinsam mit der Umsetzung zu beginnen“.

    Wo die Pflicht zum Kriegsdienst auf die Tagesordnung gesetzt wird, kommt natürlich – speziell in Deutschland, wo dem WK-II-Verlierer einst eine Entmilitarisierung verordnet und ein Artikel 4,3 im Grundgesetz zugestanden wurde – wieder das Grundrecht auf Kriegsdienstverweigerung (KDV) zu politischer Bedeutsamkeit. Es besteht ja auch bei ausgesetzter Wehrpflicht weiter fort und wird in Anspruch genommen. In der Friedensbewegung wird über diese Option diskutiert, ihre Zeitschrift Friedens-Forum wird das in der Nr. 2/25 dokumentieren. Und im Netz gibt es bereits einschlägige Anleitungen für Interessenten (sogar Interessentinnen!), angeblich könnte es sich „lohnen, schonmal die Kriegsdienstverweigerung anzugehen“.
    Eine exemplarische bundesdeutsche Polit-Karriere

    Ein KDV-Antrag bedarf nämlich einiger Vorbereitung. Man kann diese Möglichkeit nicht wie das Grundrecht auf Meinungs- oder Glaubensfreiheit einfach so in Anspruch nehmen. Kriegsdienstverweigerung, von Anfang an mit gewissen bürokratischen Hürden versehen, führte auch in den zehn Jahren nach der Wiederbewaffnung ein Schattendasein und stieg erst danach, im Zuge der Unruhen von APO und antiautoritärer Revolte, zu einer Massenbewegung auf. Sie erwarb sich sogar später, als Zivis viele nützliche Dienste leisteten, ein positives Image. Und last but not least ist daran zu erinnern, dass sie wesentliche Teile der politischen Klasse geprägt hat, vor allem beim rotgrünen Nachwuchs, wo Verweigerung fast schon zum guten Ton gehörte.

    Kanzler Scholz und Vizekanzler Habeck konnten es z.B. damals nicht mit ihrem Gewissen vereinbaren, auf Menschen zu schießen. Regiert wurden wir ja in der letzten Zeit von einem „Ampelkabinett aus Wehrdienstverweigerern“. Thematisiert wird das in der Öffentlichkeit bei Gelegenheit. Im April 2022 war Olaf Scholz zu Gast bei „Deutschland3000“, um mit Eva Schulz über den russischen Krieg gegen die Ukraine zu sprechen – und über seine eigene Kriegsdienstverweigerung Ende der 70er Jahre. Auf die Frage der ARD-Moderatorin, wie er seine Verweigerung begründet habe, kam folgende Antwort:

    „Also, ich kannte mich mit dem Thema aus und deshalb hab ich das begründet mit Erfahrungen, die ich gemacht habe, Erzählungen auch meiner Eltern über ihre Kriegserfahrungen, mit Dingen, die mich später bewegt haben, mit humanistischen Perspektiven, wie sie mit Martin Luther King verbunden waren, aber eben auch, indem ich mir einen Witz erlaubt habe und gesagt habe, ich hätte alle Bücher von Karl May gelesen und die jeweiligen Helden hätten niemals jemanden getötet, auch wenn da viele Leute in den Büchern ums Leben gekommen sind. Das hätte mich moralisch sehr geprägt. Irgendwie bin ich mit dem Witz durchgekommen.“

    Kurz kommt Heiterkeit auf bei Herrn Scholz und Frau Schulz, die (laut Auszeichnung von 2020) Deutschlands besten Interview-Podcast moderiert. Was soll man dazu sagen? Bei lebensentscheidenden Stationen mit Witzen aufwarten und die Blödelei auch noch verbreiten? Hat man hier einen „inkompetenten Narren“ vor sich, wie der hochkompetente Elon Musk vermutet? Nein, es ist schlimmer, es handelt sich nicht um einen Einzelfall, sondern um einen typischen bundesdeutschen Karrierepfad.

    Gewaltfrei im Krieg ankommen

    Scholz war nicht nur Verweigerer, sondern auch von 1982 bis 1988 stellvertretender Juso-Vorsitzender sowie Verbindungsmann zur Friedensbewegung, wo er die Demonstrationen gegen den NATO-Doppelbeschluss mitorganisierte. Währenddessen formulierten die Grünen, die im Zuge der Friedensbewegung entstanden, als einen ihrer Grundwerte gleich die „Gewaltfreiheit“ und bewerkstelligten damit ihren Aufstieg zur Politikfähigkeit. Und jetzt sitzt diese Generation „an den Schaltstellen der Macht“, so wundern sich bei Gelegenheit immer noch Fachleute und Laien! Nicht die Scharfmacher vom konservativen Stahlhelmflügel der Nation sind es, sondern die ehemaligen Friedenshänger, die Deutschland in den großen, seit 70 Jahren anstehenden Krieg treiben.

    Eine Außenministerin Baerbock macht die Ansage, dass „wir“, moralisch gesehen, bereits im Krieg mit Russland sind. Rotgrün strebt dessen Ruin an und will, im Konsens mit Frei- oder Christdemokraten, alles für die weitere Kriegsertüchtigung tun. Das Ganze im Bunde mit einer NATO, die eine echte „Kriegsmentalität“ fordert und auch schon mit Terminangaben für den Dritten Weltkrieg aufwartet, sowie unterm Schutzschild der USA, deren Weltherrschaft gerade auf das Kommando eines (so US-Rivalen und auswärtige Experten:) wahnsinnigen Faschisten hört, was ein paar Unsicherheiten mit sich bringt.

    Wer sich darüber wundert, hat allerdings zwei Dinge übersehen. Erstens die Vorgeschichte des neuen deutschen Militarismus und zweitens den systematischen Grund, der politisch denkende Menschen zu diesem eigenartigen Übergang – von der Verweigerung zum glatten Gegenteil – bewegt. Dazu hier einige Anmerkungen.
    Deutsches Militär wieder da

    Der erste Punkt dürfte den heutigen Resten der Friedensbewegung kein Geheimnis sein. Es war ja gerade der grüne Anspruch auf „robuste“ Durchsetzung von Menschenrechten, der neue „Bellizismus“ von Gutmenschen, der nach der Wende im Osten die Weichen hin auf Kriegsbeteiligung stellte und der schließlich im Bündnis mit der Sozialdemokratie 1999 – in einem völkerrechtswidrigen Angriffskrieg, wie Kanzler Schröder später einräumte – Serbien zur Räson brachte. Nämlich Jugoslawien abschließend mit einem Bombenhagel beibrachte, wie die Regeln im vielbeschworenen Gemeinsamen Haus Europa aussehen. Und damit klarstellte, dass die EU mit ihrer Führungsmacht Deutschland bei der Neuordnung des Kontinents das Sagen hat – und nicht Moskau, das unter Gorbatschow ja gerade zu erkennen gegeben hatte, dass es der NATO-Feindschaft mit ihrer Nach- und Totrüstungsdrohung nicht mehr gewachsen war.

    Bei den ersten Bürgerkriegen in Kroatien oder Bosnien, deren nationalistischen Furor der Westen anheizte und antiserbisch dirigierte, schürten die Grünen an vorderster Front die Stimmung, um die direkte militärische Beteiligung Deutschlands auf den Weg zu bringen. Kanzler Kohl dagegen zögerte und berief sich auf die „historische Verantwortung“. Deutsche Schuld hatte ihn natürlich vorher bei keiner antisowjetischen Auf- oder Nachrüstungsmaßnahme belastet. Aber in dieser Umbruchphase der 90er kriegerisch vorzupreschen – das zeigte ja dann die spätere Einschaltung der USA – setzte militärische Potenzen voraus, die Deutschland nicht zu bieten hatte. Es setzte also die maßgebliche US-Entscheidung voraus, die dann von Figuren wie Albright, Biden, Clinton kam.

    Aber ideologisch waren die Grünen als Wegbereiter wichtig. In der Partei bedurfte dies einiger Auseinandersetzungen, mit alter Politikdistanz musste aufgeräumt werden. Außenminister Fischer befragte seine KontrahentInnen und die politische Öffentlichkeit, in der man wahlkämpferisch Punkte machen wollte: „Können Pazifisten, kann gerade eine Position der Gewaltfreiheit den Sieg der brutalen, nackten Gewalt in Bosnien einfach hinnehmen? Können wir Prinzipien höher stellen als Menschenleben, und was wird aus unserem Prinzip der Gewaltfreiheit, wenn es sich vor der menschenverachtenden Gewalt beugt?“ (Frankfurter Rundschau, 2.8.1995)

    Aus dem Prinzip wird erst dann etwas, wenn es selber bereit ist, Menschenleben zu opfern! Denn das ist ja die Realität von Kriegen, die in den 90ern freilich noch (und das galt auch lange für den folgenden Afghanistankrieg) unter dem Ticket „Friedenseinsätze“ liefen. Das Prinzip gebot also nach der neuen Linie sein genaues Gegenteil – eine irre Logik, die sich aber durchsetzte. Und so war mit der Unterscheidung zwischen menschenverachtender und menschenachtender Gewalt das bekannte Geschäft dieser Partei etabliert, mit fundamentalistischer Sicherheit gute und böse politische Kräfte zu sortieren.
    Gewissenhafte Verweigerer

    Die weitere Entwicklung ist bekannt. Deutschland machte bei der militärischen „Befriedung“ Jugoslawiens mit, dann in Afghanistan, im Irakkrieg nur am Rande, da hier der nationale Ertrag zweifelhaft erschien, und wurde schließlich zu einem der größten NATO-Truppensteller bei Auslandseinsätzen. Insofern ist die Verwunderung darüber, dass Sozialdemokraten und Grüne heute Einiges an Militarismus aufzubieten haben, fehl am Platz. Es handelt sich um die konsequente Fortsetzung der Linie, die unter Schröder & Fischer eingeschlagen wurde. Und auch gegenwärtig ist es ja, wie damals gegen Milošević, noch nicht der ganz große Krieg gegen die feindliche Atommacht Russland. Man hat schließlich einen willfährigen Stellvertreter gefunden, der die Rolle des Frontstaates unter rücksichtsloser Opferung seines Menschenmaterials spielt.

    Gerade über diese Rolle – die Möglichkeit, dass Deutschland zum atomaren Schlachtfeld wird – machten sich ja seinerzeit große Teile der Friedensbewegung Sorgen. Hier war mehr Nationalismus als Pazifismus im Spiel. Aber man muss sich auch einmal klar machen, dass im Pazifismus, wie ihn etwa der KDVler repräsentiert, selber eine Schwäche liegt, dass der dort übliche Moralismus auch zu blanker Selbstgerechtigkeit fähig ist. Ob stimmt, was Scholz über seine damalige Verweigerung erzählt, mag dahin gestellt bleiben (bekanntlich leidet er fallweise an Erinnerungslücken). In dem Bericht über deren läppischen Charakter steckt aber eine Wahrheit in Sachen KDV: Man muss sich dort als „moralisch geprägtes“ Individuum vorstellen.

    Das ist die logische Konsequenz des hoch geschätzten Grundrechts aus Artikel 4,3 Grundgesetz. Man darf den Kriegsdienst nur aus Gewissensgründen verweigern. Man darf nicht mit politischen Einwänden gegen die Beteiligung an einem Krieg antreten, etwa mit einer Kritik am imperialen Ausgreifen der eigenen Nation auf fremde Herrschaften oder der Behauptung gegen deren Sicherheitsinteressen, und natürlich auf keinen Fall mit dem simplen Wunsch, sich lieber aus solch mörderischen Angelegenheiten herauszuhalten. Ein Ole Nymoen hätte mit seiner – ein paar rationale Gründe ins Feld führenden – Weigerung, sich an den Händeln der regierenden Warlords zu beteiligen, keine Chance auf Anerkennung.

    Man ist nämlich als sittliche Person gefragt, daher die Rede vom Gewissen. Das soll ja eine Instanz im Menschen sein, die berühmte Stimme des Gewissens, die ihm dies und das ge- oder verbietet – tendenziell schon eine Mystifikation, denn wer in seinem Kopf Stimmen hört, ist bekanntlich ein Problemfall. Aber man muss sich nicht unbedingt religiös zur Nächsten- und Feindesliebe oder ähnlichen Kuriositäten bekennen, sondern nur die eigene Moralität als Berufungsinstanz ins Spiel bringen, sich also inszenieren, mit welchem Quatsch auch immer und sei es Karl May (natürlich nicht mit Karl Marx!). „Mit dem Thema“ kannte sich Scholz – gewiefter Taktiker von Jugend an – in der Tat aus.

    Dem Gesetzgeber und den Prüfungsausschüssen reicht es dabei, diese Art der Personalisierung vorzuschreiben und damit eine Haltung der Kandidaten zu befördern, die als staatsbürgerliches Plus zu Buche schlägt: Hier bekennt sich jemand zur Ablehnung von Gewalt, die ja im Alltag der Konkurrenzgesellschaft sowieso gefordert ist, obwohl dort dauernd Anlässe zur Grenzüberschreitung geschaffen werden und, beginnend mit Sandkasten & Schulhof, entsprechende Ausraster produzieren. Hier dokumentiert also eine Person, dass sie die staatlichen Gebote buchstäblich verinnerlicht hat.

    Und geprüft wird in dem Verfahren beim gewissenhaften Jungvolk noch eine andere staatsbürgerliche Leistung: die Bereitschaft, dem Kommando der Obrigkeit an allen anderen Stellen zu gehorchen und dort, wo man gebraucht wird, seinen Ersatzdienst zu leisten. Ein Ersatz für Personal, das sonst staatlicherseits Kosten verursachen würde, so dass dank seiner Einsparung mehr Geld in die Rüstung gesteckt werden kann. Und im Kriegsfalle sind die zivilen Dienste in der Nation ja sowieso also Hinterland der Front verplant, wobei die Neujustierung des zivil-militärischen Verhältnisses, wie die Ansagen der Ampel-Regierung gezeigt haben, jetzt schon auf der Tagesordnung steht.

    Man wird abwarten müssen, wie die Neufassung oder Wiederinkraftsetzung der Wehrpflicht im Einzelnen aussieht. Die Abschaffung des KDV-Rechts ist dabei kaum zu erwarten. Wird es nach dem Geist des Gesetzes ausgeführt, schafft es eine individualisierte Haltung, die nicht zu Opposition anregt. Natürlich kann man es als Möglichkeit zum antimilitaristischen Einspruch nehmen. Doch ist das mehrstufige Prüfverfahren so angelegt, dass auf dem Verwaltungswege die Anerkennungskriterien ohne großen Aufwand verschärft werden können: Die Ausschussmitglieder brauchen im Prinzip nur zu sagen, dass sie vom persönlichen Auftreten des Prüflings nicht beeindruckt sind, dass sie also nicht, wie im Fall Scholz, ein x-beliebiges Bekenntnis zur Menschenliebe durchgehen lassen…

    #Allemagne #guerre #pacifisme #verts #social-démocrates

  • Martin Sonneborn : EU-Grüne mischen sich in US-Wahlkampf ein
    https://www.berliner-zeitung.de/news/martin-sonneborn-eu-gruene-mischen-sich-in-us-wahlkampf-ein-li.2268

    Die Europäische Grüne Partei hat die grüne US-Präsidentschaftskandidatin Jill Stein aufgefordert, sich aus der Wahl zurückzuziehen und Kamala Harris zu unterstützen.

    Les verts européens n’hésitent pas à essayer ouvertement d’influencer les élections présidentielles états-uniennes. L’ironie de l’histoire est qu’à l’Ouest on accuse Poutine de ce que les acolytes des États Unis pratiquent sans se gêner.

    Est-ce à mourir de rire ? Je ne pense pas car la transformation du mouvement alternatif écologiste et antiimpérialiste dans une bureaucratie « verte » favorable à l’impéralisme et au sionisme réactionnaire a nuit autant au combat contre la catastrophe climatique qu’au mouvement pour la paix.

    Les verts états-uniens sont directement face aux candidats et comprennent que Harris ne resoudra pas les problèmes ignorés par Trump.

    4.11.2024 von Katerina Alexandridi - Die Europäische Grüne Partei fordert die Grüne US-Präsidentschaftskandidatin Jill Stein zum Rückzug aus dem Rennen auf. Sonneborn wirft ihnen indirekt Heuchelei vor.

    Die Europäische Grüne Partei hat die grüne US-Präsidentschaftskandidatin Dr. Jill Stein aufgefordert, sich aus der Wahl zurückzuziehen, um eine Rückkehr von Donald Trump ins Weiße Haus zu verhindern. Stein forderte daraufhin, dass „die europäischen Grünen aufhören sollen, den Völkermord in Gaza zu unterstützen und die Demokratie bei den US-Wahlen zu unterdrücken“.

    In ihrem am vergangenen Freitag veröffentlichten Brief forderten Vertreter der Europäischen Grünen aus mehreren Ländern, darunter auch aus Deutschland, Stein auf, Kamala Harris zu unterstützen – um der Demokratie willen. In Bezug auf ihren republikanischen Herausforderer Donald Trump, schreiben sie: „Wie andere ultrakonservative Politiker auf der ganzen Welt, zu denen er enge Beziehungen unterhält, wie Wladimir Putin, Viktor Orbán und Jair Bolsonaro, würde er die Demokratie untergraben“, so die Unterzeichner. „Wir sind uns sicher, dass Kamala Harris die einzige Kandidatin ist, die Donald Trump und seine antidemokratische, autoritäre Politik aus dem Weißen Haus verbannen kann.“

    A coalition of Green parties from 16 different European countries just released a statement calling Jill Stein a Putin shill and telling her to drop out of the race. pic.twitter.com/PlGoXywrc8
    — Kareem Rifai 🌐 (@KareemRifai) November 1, 2024

    Zudem argumentieren die EU-Grünen, dass Stein, indem sie Harris Stimmen wegnimmt und einen Sieg von Trump zulässt, nicht in der Lage sein wird, „einen gerechten und nachhaltigen Frieden im Nahen Osten herbeizuführen“, ein Thema, auf das die Kandidatin der US-amerikanischen Grünen ihre Kampagne für 2024 ausgerichtet hat.
    Was antwortet Jill Stein den Europäischen Grünen?

    In einer detaillierten Antwort auf ihrer Website fordert die US-amerikanische Grüne Partei die EU-Grünen auf, direkt mit ihr zu kommunizieren, „um unsere Positionen und unsere Teilnahme an Wahlen zu verstehen“. Sie wirft der Europäischen Grünen Partei vor, „zu Israels Apartheidpolitik, der illegalen Besetzung palästinensischer Gebiete und den Gräueltaten in Gaza (die sich nun auf das Westjordanland und den Libanon ausbreiten) zu schweigen oder diese zu billigen“.

    Zwischen der US-Grünen Partei und den Europäischen Grünen gibt es keine formellen Beziehungen mehr, was zum Teil auf Verschiedenheiten in ihrer Ukraine-Politik zurückzuführen ist. Laut Stein teilen die US-Grünen nicht die „offensichtliche Abneigung der europäischen Grünen, die Rolle der Nato infrage zu stellen, die allzu oft die globale Vorherrschaft und militärische Aggression der USA fördert“. Jill Stein und ihre Partei behaupten, dass der „Expansionismus der Nato“ dazu beigetragen habe, den russischen Einmarsch in die Ukraine zu provozieren, wie die Kandidatin in einem Interview mit der Berliner Zeitung wiederholte.

    Der Europaabgeordnete Martin Sonneborn von der Partei Die Partei fand ebenfalls deutliche Worte zum Brief der Europäischen Grünen. „Wir müssen in diesem Zusammenhang daran erinnern, dass die EU-Grünen uns durch ihre Stimmen sowohl die vergangenen als auch die kommenden fünf Jahre von der Leyen eingebrockt haben“, schrieb der deutsche Politiker und Satiriker auf Facebook. „Wir möchten sie daher nachdrücklich auffordern, sich künftig aus sämtlichen demokratischen (und undemokratischen) Wahlen herauszuhalten, um Tüpen („Typen“, Anm. der Redaktion) wie von der Leyen, Baerbock, Habeck, Scholz & Lindner zu verhindern.“

    Kann Stein Kamala Harris wirklich daran hindern, gegen Trump zu gewinnen?

    Dr. Jill Stein, Ärztin aus Chicago, tritt zum dritten Mal an. Im Jahr 2012 kam die Politikerin der US-Grünen auf 0,4 Prozent der Stimmen, 2016 auf ein Prozent. Damals wurde ihr vorgeworfen, der Demokratin Hillary Clinton Wähler abspenstig gemacht und damit zum Sieg von Trump beigetragen zu haben. Im Wahlkampf verwies sie darauf, dass sie mit ihren Ideen die Umweltpolitik von Präsident Joe Biden beeinflusst habe und brandmarkte Israels Krieg im Gazastreifen als „Völkermord“ an der palästinensischen Zivilbevölkerung.

    Derzeit liegt Stein landesweit in Umfragen bei weniger als 2 Prozent, könnte aber in umkämpften Bundesstaaten mit einem hohen Anteil an arabischer und muslimischer Bevölkerung wie Michigan und Pennsylvania einen größeren Stimmenanteil erzielen

    Green Party of the United States responds to European Greens : November 1, 2024
    https://www.gp.org/gpus_responds_to_european_greens

    We invite European Greens to communicate directly with us to understand our positions and participation in elections, and to support our demand for a national popular vote by ranked-choice voting (RCV) for president, which would eliminate the alleged spoiler factor.

    They seem to have swallowed the myth that Stein voters would have voted for the Democrat if Jill Stein had never entered the presidential race, and that Dr. Stein’s withdrawal would release her supporters to vote for Harris.

    The feedback we are receiving from voters is that Dr. Stein’s supporters had no intention of voting for either of the major-party candidates in the first place. Dr. Stein and the Green Party are drawing support from Americans who are appalled by US military aid for Israel’s ethnic cleansing and extermination of civilians in Gaza. Large numbers of voters refuse to vote for any candidate who favors more aid for genocide or hesitates to call for an immediate ceasefire, which describes both Harris and Donald Trump.

    US Greens have been dismayed by European Green silence or complicity in response to Israel’s apartheid policies, illegal occupation of Palestinian lands, and atrocities in Gaza (now spreading to the West Bank and Lebanon). This issue is conspicuously absent from their recent statement on the US elections.

    Regarding Ukraine: US Greens don’t share European Greens’ apparent reluctance to question the role of NATO, which too often promotes global US dominance and military aggression. US Greens have been critical of NATO expansionism, which helped provoke the current proxy war in Ukraine. This isn’t an endorsement of Putin’s actions — military invasion of another country is always a crime and targeted killing of civilians is always an atrocity that deserves prosecution under international law. Dr. Stein and US Greens have repeatedly called for a ceasefire and negotiation to halt the bloodshed in the Russia-Ukraine war.

    We also recognize that, while Trump is calling climate change a hoax, Harris and Democrats will do as little as possible to reduce fossil-fuel extraction and consumption in the US. Harris boasted during the Sept. 10 debate that the Biden-Harris administration has facilitated “’the largest increase in domestic oil production in history,” which suggests she will continue to promote an increase as president. See “Green Party: Both Harris and Trump would be a disaster for the climate”: https://www.gp.org/harris_trump_would_be_a_disaster_for_the_climate

    US Greens and other Stein supporters are as concerned about Trump’s anti-democratic, authoritarian policies as anyone else — perhaps even more so than Democrats, who have consistently compromised with and capitulated to Republicans during recent decades on policy. Harris is already parroting Trump’s demagogic fear-mongering positions on immigrants to the US. Democrats have also worked aggressively to suppress Green voters’ voting rights by attempting to remove the Green Party from the ballot in many states.

    The Green Party of the US exists and Dr. Stein is running because our country needs a real opposition party and a permanent alternative to the two parties of war and Wall Street.

    We invite European Greens to communicate directly with us to understand our positions and participation in elections, and to support our demand for a national popular vote by ranked-choice voting (RCV) for president, which would eliminate the alleged spoiler factor.

    The Democratic Party has ignored and rejected this demand, which leads us to suspect that Democrats would rather lose to Republicans like Trump than tolerate the presence of more than two parties and real competition in U.S. elections.

    European Greens have the privilege of living under fairer and more democratic proportional representation electoral systems. Their public critiques of US politics should focus on why the unfair US system needs to be reformed. This would be more constructive than questioning, without talking to US Greens, the strategies of Green organizers, activists, and candidates here on the ground who must operate under the current system.

    #USA #élections #verts #wtf

  • Wie Baerbock sich selbst sieht : In ihrer Fantasie verhindert sie den Kollaps von Nationen
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/geopolitik/wie-baerbock-sich-selbst-sieht-in-ihrer-fantasie-verhindert-sie-den

    L’Allemagne est en train de se ruiner, d’abord ses classes laborieuses, puis sa réputation internationale hors OTAN et pour mettre les points sur les « I » son industrie.

    En matière de réputation c’est la ministre des affaires étrangères du parti vert qui brille par son incompétence, son trsasatlantisme aveugle et sa ferme volonté de faire représenter l’Allemagne à l’étranger plutôt par ses forces armées que par les diplomates professionnels.

    On a l’impression que son égocentrisme la fait suivre la ligne du belliqueux pasteur Gauck, qui a annoncé les prépararifs nationaux pour les guerres prévues il y a dix ans et demi au mois de janvier.

    Rede des Bundespräsident Gauck zur Eröffnung der 50. Münchner Sicherheitskonferenz, 31. Januar 2014
    https://seenthis.net/messages/239860

    Le journal Berliner Zeitung comnente la dernière interview que Frau Baerbock a accordé au hebdomadaire Der Spiegel . Sa publication a sans doute été autorisée ce qui rend son contenu encore plus incroyable.

    6.9.2024 von Thomas Fasbender - Der Spiegel will von der Außenministerin wissen, was sie außer Papieren, Flugmeilen und Social-Media-Bildern eigentlich geschafft hat. Ein entlarvendes Interview.

    Dass Annalena Baerbock auf den Mund gefallen wäre, wird niemand ihr nachsagen. Bei Licht besehen ist sie ein Paradebeispiel dafür, wie die Kombination aus „Frechheit siegt“ und „Angriff ist die beste Verteidigung“ für höchste Ämter qualifiziert. Der Dunning-Kruger-Effekt, fleischgeworden. Ihm zufolge neigen Menschen, die nicht in der Lage sind, eigene Defizite zu erkennen, zu nachhaltiger Selbstüberschätzung.

    Eine Kostprobe bietet das jüngste Interview mit ihr im Wochenmagazin Der Spiegel, betitelt: „Frau Ministerin, für wen machen Sie eigentlich Außenpolitik?“ Die Frage bleibt unbeantwortet. Oder die Antworten werfen neue Fragen auf, etwa mit Blick auf ein Kernthema, die umstrittenen Abschiebungen. Überspitzt ließe sich formulieren: Macht sie Außenpolitik in Sorge um das Schicksal abgeschobener Straftäter oder um die Wehrhaftigkeit des Staats in der Auseinandersetzung mit ausländischen Rechtsbrechern?

    Vorweg gesagt: Die Floskelbekenntnisse hat sie alle drauf. Ihre Außenpolitik ist geleitet „von unserer Geschichte, unseren Werten und Interessen. Mit der Europäischen Union im Zentrum, transatlantisch ausgerichtet und im klaren Verständnis“ für den Schutz der Menschen- und Freiheitsrechte. Aber auch: „Schwerstverbrecher verwirken ihren Schutz, unabhängig davon, wo sie herkommen.“

    Zu den Menschen- und Freiheitsrechten der ausländischen Schwerstverbrecher scheint zu gehören, dass sie nach der erzwungenen Rückkehr keinen Gefahren ausgesetzt sind. Anders ist Baerbocks Sorge um die Sicherheitslage in fernen Ländern nicht nachvollziehbar. Abschiebungen nach Syrien etwa „sind daher alles andere als trivial. Zumal Syrien nicht gleich Syrien ist.“

    Schlimmer Verdacht: Hält Baerbock Wähler für Populisten?

    Die Machtverhältnisse seien hochkomplex. Selbst im kurdisch kontrollierten Nordosten gebe es „Kampfhandlungen, nicht zuletzt türkische Militärschläge“. Im gesamten Land komme es immer wieder zu gewaltsamen Auseinandersetzungen mit zivilen Opfern.

    Den Hinweis, dass die Welt auch für Schwerstverbrecher kein Ponyhof ist, würde die Ministerin als extrem populistisch von sich weisen. Ebenso das Argument, die Sicherheitslage in Fußgängerzonen und Bahnhöfen, auf Volksfesten und generell in der Öffentlichkeit sei für die deutschen Wähler von größerer Bedeutung als die Sicherheitslage in Syrien oder Afghanistan.

    Aber vielleicht sind die Wähler auch nur Populisten.

    Selbst die Spiegel-Redakteure scheinen die Ministerin nicht ganz für voll zu nehmen. In fast drei Jahren, so die Feststellung, habe Baerbock „eine Strategie zur Nationalen Sicherheit und zur Klimaaußenpolitik sowie Leitlinien zur feministischen Außenpolitik erarbeitet“ und an die 200 Auslandsreisen unternommen: „Was haben Sie außer vielen Papieren, Flugmeilen und schönen Bildern diplomatisch erreicht?“

    Jetzt wird Baerbock schnippig, wie damals bei Schweinestall und Völkerrecht (wer sich noch erinnert): „Ernsthaft? Soll ich jetzt hier das restliche Interview wirklich darauf verwenden, runterzurattern, was wir alles erreicht haben?“

    Doch dann tut sie genau das. Von der Sudan-Evakuierung und der Visadigitalisierung über usw. usf. Und wem es nicht gereicht hat, für den noch der Hinweis: „Der größte Erfolg ist manchmal die abgewendete Krise, die keine großen Schlagzeilen macht.“ Ihr Beispiel: „Unsere Moldau-Plattform, die den Kollaps des Landes verhindert hat.“

    Nun kann man über die reale Bedeutung von Ministerkonferenzen, in diesem Fall der 2022 von Deutschland angestoßenen Moldau-Partnerschaftsplattform, trefflich streiten. Ob damit jedoch ein Staatskollaps verhindert wurde? Wenn ja, dann wohl primär in der Fantasie der Ministerin.

    Die Fragesteller lassen sich nicht beirren. Sie wissen – „in den großen Krisen sind die diplomatischen Initiativen von anderen Akteuren gekommen, im Ukrainekonflikt zum Beispiel von der Türkei, den Südafrikanern, der Schweiz.“ Baerbock kontert: „Jetzt mal nicht Äpfel mit Birnen vergleichen.“ Russland habe im Februar 2022 auch „unsere europäische Friedensordnung“ angegriffen. „Als größter EU-Staat war und ist unsere wichtigste Aufgabe, ein weltweites Bündnis zur Unterstützung der Ukraine zu schaffen und zusammenzuhalten.“ Daran arbeite sie weiter „Tag und Nacht“.

    Äpfel und Birnen, das lässt tief blicken. Waffen liefern ist das eine, Vermittlungsversuche sind das andere. Baerbocks Satz macht auch deutlich, dass ihre Aussage im Januar 2023 doch nur ein freudscher Versprecher war: „Wir sind schließlich im Krieg gegen Russland.“ Diplomatische Initiativen sind da nicht zu erwarten. Nicht von einer Außenministerin, die sich wohl insgeheim als Verteidigungsministerin sieht.

    #Allemagne #politique_étrangère #verts #les_nuls

  • La Serbie relance un projet controversé de mine de lithium avec le géant Rio Tinto
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/06/17/la-serbie-relance-un-projet-controverse-de-mine-de-lithium-avec-le-geant-rio

    Le gouvernement serbe avait officiellement annoncé en janvier 2022 « la fin » du projet et la révocation de toutes les licences accordées au géant minier anglo-australien #Rio_Tinto pour ouvrir sur le territoire de ce pays des Balkans l’une des plus grandes mines de #lithium d’Europe. Mais, surprise, dimanche 16 juin, le président et homme fort de la #Serbie, Aleksandar Vucic, a annoncé dans les colonnes du quotidien financier britannique Financial Times la relance de ce gigantesque projet minier visant à produire 58 000 tonnes de lithium par an.

    Un volume suffisant pour « fournir 17 % de la production européenne annuelle de véhicule électrique », vante M. Vucic dans cette interview en justifiant son retournement deux ans et demi après son annonce d’annulation par de « nouvelles garanties » qui auraient été apportées par Rio Tinto pour rassurer l’opinion publique serbe, fortement opposée à la mine. Ce brusque changement de pied devrait soulager l’#Union_européenne (#UE), qui essaie désespérément de sécuriser ses sources d’approvisionnement de ce minerai crucial pour la transition écologique.

    Situé dans le sud-ouest de ce pays candidat à l’adhésion à l’UE, le filon de Jadar est en effet considéré depuis longtemps comme un des plus prometteurs du Vieux Continent.

    [...]

    Si la relance du projet s’annonce aussi facile, c’est qu’en réalité il n’avait pas été totalement enterré, en dépit des annonces. Depuis 2022, Rio Tinto avait notamment continué d’acquérir des terres dans la région de Loznica, où la mine devrait avoir, en tout, une emprise de près de 400 hectares. Les diplomates européens – à commencer par les Allemands très inquiets pour l’approvisionnement de leur puissante industrie automobile – continuaient aussi discrètement à faire pression en coulisses sur la Serbie pour qu’elle revienne sur sa décision en promettant en contrepartie d’installer sur son territoire plusieurs activités liées à la mobilité électrique.

    L’Allemagne mise sur la Serbie pour approvisionner son industrie automobile en lithium
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/07/19/l-allemagne-mise-sur-la-serbie-pour-approvisionner-son-industrie-automobile-

    Même si le chancelier allemand a joué de la fibre européenne, il s’agissait avant tout de promouvoir une mine essentielle pour l’#industrie_automobile_allemande, qui cherche à s’extraire de sa dépendance actuelle presque totale à la Chine en ce qui concerne ses approvisionnements en batterie. Pour Berlin, le gisement de #Jadar présente de nombreux avantages, notamment sa proximité géographique (il se trouve à quelques centaines de kilomètres seulement de ses usines automobiles) et son installation dans un pays candidat à l’adhésion à l’UE.

    [...]

    « Nous ferons tout pour respecter l’ensemble des normes de protection de l’#environnement_ », a promis M. Scholz, vendredi, aux Serbes, en s’épargnant par ailleurs toute critique contre les dérives autoritaires de M. Vucic, un dirigeant nationaliste qui compte visiblement sur le lithium pour s’attirer les bonnes grâces de l’UE. Même s’il a reconnu que la population regimbait toujours contre le projet, « _il n’y a pas de meilleures garanties environnementales que celles de l’UE », a estimé M. Vucic. Ce dernier a aussi vanté « les milliards d’euros d’investissement et les dizaines de milliers d’emplois » qui devraient être générés, non seulement par l’ouverture de la #mine, mais aussi par des usines de #batteries.

    « Nous n’avons pas conclu d’accord avec Vucic. C’est Rio Tinto, et nous avons obtenu qu’il améliore son projet sur tous les aspects environnementaux grâce à la pression de la société », se défend auprès du Monde Franziska Brantner, secrétaire d’Etat (écologiste) au ministère allemand de l’économie, chargée des industries extractives. Également présente à Belgrade, cette élue des #Verts, qui gouvernent en coalition avec les sociaux-démocrates à Berlin, a largement participé aux efforts diplomatiques pour convaincre les Serbes. Elle a par ailleurs tenté de rassurer les partis écologistes locaux, en promettant que Rio Tinto avait pris des engagements supplémentaires pour protéger l’environnement.

    Même s’ils ont promis de nouveaux blocages, les opposants serbes sont de toute façon sonnés et divisés par leurs défaites électorales successives aux élections législatives et locales. Ils ne semblent pas en mesure de reproduire le mouvement de blocage qui avait entraîné la suspension du projet, en 2022. « Nous devons prouver que l’extraction de lithium peut être faite de façon écologique et nous allons suivre de près la mise en œuvre du projet, promet Mme Brantner. Si les Chinois avaient mené le projet, je ne suis pas sûre qu’ils auraient insisté sur la mise en œuvre de critères européens. » Alors que le filon de Jadar était aussi lorgné par Pékin, M. Vucic s’est fermement engagé à ce qu’il desserve uniquement les usines européennes.

    • The influence of exploration activities of a potential lithium mine to the environment in Western Serbia
      https://www.nature.com/articles/s41598-024-68072-9

      The lithium ore excavation in Western Serbia (Jadar) in a populated and lively agricultural area would be the first and unique such a case in the World. The construction of a mine and processing plant, within the same industrial complex, for the extraction of lithium and boron would destroy the life activities of about 20.000 people of the local community which already make a very good living. The company plans to place a mine and processing plant in the mid of fertile soil surrounded by settlements that resides above the biggest reserve of underground drinking water in western Serbia, and also tailings dump waste between two torrential rivers that are flooding the field every couple of years. The big problem related to the exploitation of lithium in the world is the aggressive chemical extraction process that involves huge amount of concentrated mineral acids, primarily concentrated sulfuric acid. The consumption of enormous amount of water to produce lithium carbonate consequently would generate vast amounts of wastewater which would be of great permanent polluting threat to the surface and underground water.

      #pollution #eau #déforestation #terres #arsenic

  • German FM hyping China issues during trip to S.Pacific exposes Germany’s deep political divisions
    https://www.globaltimes.cn/page/202405/1311758.shtml


    Héhé, les communistes chinois prononcent une vérité difficile à faire passer en Allemagne : nos verts se comportent désormais comme des extrémistes de droite. Bref, ils ont totalement change de camp. A l’époque de leur fondation à la fin des années 1970 ils étaient de notre côté, là ils ont viré du côté des belliqeux réactionnaires.

    6.5.2024 - German Foreign Minister Annalena Baerbock’s ongoing visit to Australia, New Zealand and Fiji in the South Pacific is a way of balancing the impact of German Chancellor Olaf Scholz’s China trip, which exposed deep political divisions within the German government, said Chinese analysts when commenting on Baerbock’s recent remarks in which she warned against becoming too reliant on China.

    While Scholz recently visited China and reached many positive agreements, Germany’s foreign and economic departments, controlled by the far-right Greens, have been at odds with the Social Democratic Party led by Scholz, especially on China policy, which could affect China-Germany cooperation and hinder Germany’s own economic and social recovery, analysts warned. At the same time, they believe sustainable cooperation remains the dominant factor in China-Germany relations.

    According to a report by the German Press Agency (DPA), Baerbock is setting off on a week-long visit to Australia, New Zealand and Fiji, and is using the trip to send a message to China, the report said.

    During her visit to Australia, which was her first to the country, Baerbock said Germany has overhauled its strategic approach to China to avoid a repeat of the past when the NATO member failed to realize the extent of its economic dependence on Russia, Australian media outlet ABC reported on Sunday.

    Baerbock, who is a Greens politician within Chancellor Scholz’s coalition, said Germany has now developed a comprehensive China policy to diversify its supply chains, while maintaining a strong trade relationship with Beijing, ABC reported.

    Baerbock set off on the South Pacific trip just weeks after Scholz concluded his China trip in April. Analysts said Scholz’s “high-profile” visit to China was a return to the normalcy of bilateral relations.

    It is clear that Baerbock rushed to visit the South Pacific in order to strike a “diplomatic balance” on China policy, Liu Zuokui, a research fellow on European studies at the Chinese Academy of Social Sciences, told the Global Times on Monday.

    Now, more and more people and corporations in the international community are increasingly focusing on and optimistic about China’s market and economic potential, a sentiment shared by Scholz, who aims to lead Germany in developing close cooperation with China, Liu said.

    However, Baerbock and her far-right party are heavily biased in ideology, prioritizing values and security risks over economic cooperation, conflicting with Scholz’s advocacy for pragmatic cooperation with China, Liu noted.

    As a result, cooperation between Germany and China could face various disruptions, something that is supported and welcomed by the US, Liu warned. He noted that the German federal elections next year will be crucial in determining whether the German government can effectively manage these internal political struggles and contradictions.

    “However, we believe that the closeness of business and economic cooperation will always remain the mainstream in China-Germany relations,” Liu stressed.

    Germany has been China’s largest trading partner in Europe for 49 consecutive years, while China has been Germany’s largest global trading partner for eight consecutive years. The facts show that practical cooperation is not just an option, but a necessity.

    Also during Baerbock’s visit to New Zealand on Saturday, the foreign minister did not rule out the possibility of a German frigate crossing the Taiwan Straits, DPA reported.

    According to DPA, German frigate Baden-Württemberg and a supply ship will set off on Tuesday on a training mission to the Pacific lasting several months. The vessels will enter the Pacific Ocean through the Panama Canal and later also cross the South China Sea.

    In 2021, German frigate Bayern took part in maneuvers with allies at the time, but avoided Taiwan during its voyage to the Pacific, DPA reported.

    If the German frigate crosses the Taiwan Straits, it would be a very dangerous and irrational move for China-Germany relations, Chinese analysts warned. They said hyping the Taiwan question will not bring any benefits to Germany, but will only disrupt the normal development of its ties with China and affect Germany’s national interests.

    Politicians like Baerbock are trying to gain domestic votes by hyping up the Taiwan question, as those politicians’ considerations are more focused on personal and party interests rather than their country’s interests, Liu believes.

    If German frigates were to cross the Taiwan Straits, China would likely respond resolutely and forcefully, Liu said.

    #Allemagne #politique #verts #guerre #extrême_droite

  • Historiker Moshe Zuckermann : Annalena Baerbock „ist schlicht und ergreifend keine Israelin“
    https://www.berliner-zeitung.de/open-source/historiker-moshe-zuckermann-baerbock-ist-schlicht-und-ergreifend-ke

    La plupart des politiciennes allemandes passe actuellement par une crise de philosemitisme obsessionnel. Un cas grave de cet état d’esprit est la ministre des affaires étrangères allemande qui a déclaré en public qu’elle était israëlienne. Le professeur de l’université de Tel Aviv Moshe Zuckermann explique pourquoi en réalité elle est ni juive ni citoyenne de l’état hébreux.

    18.10.2023 von Ramon Schack - „In diesen Tagen sind wir alle Israelis“, erklärte Annalena Baerbock bei ihrem Israel-Besuch. Moshe Zuckermann erzürnt solche „fremdbestimmte Israelsolidarität“.

    Prof. Dr. Moshe Zuckermann, Soziologe, Professor für Geschichte und Philosophie an der Universität in Tel Aviv, polemisiert in seinen Büchern gegen die inflationäre Verwendung des Begriffes „Antisemitismus“ in Deutschland und die von ihm dadurch diagnostizierte Methode, Kritik an der israelischen Politik zu diskreditieren. Zuckermann gilt als scharfer Kritiker der israelischen Politik und Gesellschaft. Leidenschaftlich plädiert er für eine Konföderation zwischen Israel und einem unabhängigen Staat Palästina als langfristige Lösung des Konflikts. Das Interview führt Ramon Schack.

    Herr Zuckermann, in den Morgenstunden des 7. Oktober wurde Israel von einem der schwersten Terroranschläge seiner Geschichte heimgesucht. In den folgenden Kommentaren wurden Analogien bemüht, wie „Israels Nine-Eleven“, „Israels Pearl Harbour“, oder gar an die Überfälle auf jüdische Siedlungen im Jischuw – also der jüdischen Gemeinschaften in Palästina vor der Staatsgründung – erinnert. Flankiert von dem offenkundigen Versagen der Geheimdienste, wird aber überwiegend die Tragödie vom Beginn des Jom-Kippur-Krieges 1973 als Vergleich bemüht. Würden Sie dieser Sichtweise zustimmen?

    Ich stimme Ihrer Sichtweise zu, nicht der Analogie zum Jom-Kippur-Krieg von 1973. Zwar ist Israel wie auch damals überrascht worden, und ähnlich wie damals haben die Armee (vor allem der Geheimdienst) und die Politik anfangs versagt. Aber Israel ist diesmal – bei aller unsäglichen Leiderfahrung und Monstrosität der Exzesse – nicht in seiner Existenz bedroht gewesen. Ganz anders war es im Oktober 1973: Israel war damals in seiner Existenz bedroht, und zwar so sehr, dass selbst ein Moshe Dayan am zweiten Tag nach Ausbruch des Krieges in Panik geriet, die Amerikaner eine Luftbrücke von Waffen für Israel einrichteten, und die 6. Flotte der Amerikaner im Mittelmeer in Bereitschaft gestellt worden ist. Damals musste Israel gegen zwei starke Armeen kämpfen (die Armeen Ägyptens und Syriens). Diesmal handelt es sich um eine zwar erstaunlich gut trainierte und agierende militärische Formation, die aber mitnichten vergleichbar ist mit großen staatlichen Armeen – schon gar nicht mit der mächtigen Armee Israels.

    Für innen- und außenpolitische Beobachter ist das Scheitern der israelischen Geheimdienste erstaunlich. Auffällig ist hierbei, dass die Sicherheitssysteme unerwartet und offensichtlich zur gleichen Zeit ausgefallen waren. Haben Sie eine Erklärung dafür?

    Für mich (und nicht nur für mich) erklärt sich das aus der Prädominanz dessen, was man in Israel (schon beim 1973er-Krieg) die „Konzeption“ nennt, nämlich eine vorgefasste Einschätzung, die zur Doktrin gerinnt. So wie man beim Jom-Kippur-Krieg der Konzeption anhaftete, dass weder von Ägypten noch von Syrien eine Attacke zu erwarten sei, so hielt man sich diesmal an der Konzeption, dass die Hamas kein Interesse an einem Waffengang habe. Und sobald sich die Konzeption eingefräst und verfestigt hat, werden die relevanten Institutionen (auch aus Überheblichkeit) blind, gleichsam „immun“ gegen Informationen, die dieser Konzeption widersprechen. Es tritt eine fatale Nonchalance ein.

    Der Terror traf Israel zu einem Zeitpunkt, in dem die Protestbewegung – die Israels gesellschaftliche Opposition in den letzten Monaten prägte – das innenpolitische Klima dominierte. Welche Auswirkungen wird der Massenmord an Zivilisten durch die Hamas auf das innenpolitische Klima haben? Wird sich der Rechtsruck weiter verstärken, oder könnte das Gegenteil der Fall sein?

    Das ist keine Frage, die ich mit Bestimmtheit beantworten kann. Zurzeit ist die Protestbewegung erlahmt. Es war in Israel schon immer so, dass wenn ein Krieg ausbricht, innere Konflikte vertagt werden. Die äußere Bedrohung schafft eine innere Konsolidierung, die einzig dazu beitragen soll, den Krieg zu gewinnen. Deshalb werden auch kritische Analysen und Kommentare öffentlich geahndet oder zumindest verschoben. Wie es dann nach Beendigung des Krieges aussieht, kann nicht prinzipiell vorhergesagt werden: Wenn der Sieg im Krieg Errungenschaften zu verzeichnen hat (etwa im aktuellen Fall die Eliminierung der Hamas), mag das den größten Teil der Bevölkerung so begeistern, dass man die ursprüngliche Opposition aufgibt. Aber es ist mitnichten auszuschließen, dass man dann erst recht die ursprünglich Schuldigen an der Katastrophe zur Rechenschaft wird ziehen wollen – etwa mit einer staatlichen Untersuchungskommission. So war es nach dem Jom-Kippur-Krieg, als eine riesige Protestbewegung entstand, die zum Sturz der regierenden Arbeitspartei führte. Ich hoffe, dass es auch diesmal der Fall sein wird, weiß aber nicht, ob dem so sein wird.

    Sie selbst haben seit Jahren die Besatzungspolitik Ihrer Regierung massiv kritisiert. Fühlen Sie sich angesichts der Ereignisse der letzten Tage eher bestätigt oder haben Sie sich vielleicht auch Illusionen hingegeben, bezüglich der politischen Absicht der Hamas?

    Über die politische Absicht der Hamas habe ich mir noch nie Illusion gemacht. Konnte ich auch gar nicht – sie hat stets hervorgehoben, was sie will: die Eliminierung des Staates Israel. Allerdings war Hamas immer flexibler, als die von ihr vertretene Doktrin, und es gab ja auch eine israelische Interaktion mit ihr, welche die Realität vorschrieb: de facto hat die Hamas, über ihre militärischen Ambitionen hinaus, den Gazastreifen (zwei Millionen Palästinenser) zu verwalten. Die Frage der Besatzung, mithin des Konflikts mit den Palästinensern, bemisst sich für mich nicht nur am Stand der Dinge bei der Hamas. Es gibt ja auch die PLO. Aber das war es ja – Israel hat immer gerade auf das Ausspielen der Hamas gegen die PLO gesetzt, um ja eine Lösung des Konflikts im Sinne der Zweistaatenlösung zu verhindern. An dieser Grundeinsicht haben auch die Ereignisse der letzten Tage nichts geändert.

    „Israel brauche die Hamas und die Hamas brauche Netanjahu“, haben Sie vor rund zwei Jahren in einem Interview geäußert. Sehen Sie das immer noch so?

    Selbstverständlich sehe ich das immer noch so. Israel war Geburtshelfer der Hamas, und Netanjahu hat nachgerade die Doktrin geprägt, dass er die Hamas erhalten möchte, weil sie ihm die Verhinderung der Gründung eines palästinensischen Staates garantiere. Er hat in dieser Hinsicht stets die PLO für die eigentliche politische Bedrohung Israels erachtet. Dass es nun zum Fiasko gekommen ist und die Hamas eventuell untergehen wird (was noch nicht ausgemacht ist), war gewiss nicht sein Plan; er hat das nicht gewollt. Aber schauen Sie, welche Ironie hier im Spiel ist: Selbst der Untergang der Hamas kommt Netanjahu zupass – er wird ihn vielleicht vor gerichtlicher Verurteilung „retten“. Selbst in ihrem Untergang kann er die Hamas gebrauchen.

    In Deutschland wird dieser Tage viel über Antisemitismus berichtet, vor allem mit Blick auf pro-palästinensische Demonstrationen. Sie selbst, als israelischer Staatsbürger und Jude, wurden schon in Deutschland von Deutschen des Antisemitismus beschuldigt. Werden die Begriffe „Juden“, „Zionismus“, „Israel“ und „Antisemitismus“ in der deutschen Öffentlichkeit verwechselt oder gar falsch verwendet?

    Das ist gelinde ausgedrückt. Ich kann nur wiederholen, was ich in Deutschland schon seit Jahren (offenbar vergeblich) zu erklären versuche: Juden, Zionisten und Israel sind mitnichten identische Kategorien, und sei’s, weil nicht alle Juden Zionisten sind, nicht alle Zionisten Israelis, und nicht alle Israelis Juden. Und weil Juden, Zionisten und Israel nicht gleichzusetzen sind, sind auch (negativ gewendet) Antisemitismus, Antizionismus und Israelkritik voneinander zu unterscheiden. Man kann Zionist sein und dennoch Israel kritisieren. Man kann Jude sein, ohne dem Zionismus anzuhängen. Man muss nicht antisemitisch sein, um sich gegen den Zionismus zu stellen und Israel für seine Politik zu kritisieren. Wohl kann ein Israelkritiker auch antisemitisch sein, aber das besagt nicht, dass da ein zwingender Kausalzusammenhang zwischen beiden Kategorien besteht. „Israelbezogener Antisemitismus“ ist primär ein Slogan, um legitime und notwendige Israelkritik zu verhindern, nicht um Antisemitismus zu bekämpfen.

    „Wir sind alle Israelis in diesen Tagen!“, äußerte die deutsche Außenministerin Annalena Baerbock. Wie empfinden Sie diese Worte, als israelischer und deutscher Staatsbürger?

    Es gibt wenige Sachen, die mich politisch und kulturell mehr aufbringen, als derlei erborgtes Judentum bzw. fremdbestimmte Israelsolidarität. Denn nicht nur kann es Frau Baerbock drehen und wenden, wie sie will – sie ist schlicht und ergreifend keine Israelin (weder in „diesen Tagen“ noch sonst wann), und es ist nicht klar, wer dieses ominöse „Wir“ sein soll, in dessen Namen sie spricht. Wenn schon wir Israelis kaum in der Lage sind, uns alle unter einen Hut zu bringen, dann nimmt sich der generalisierende Spruch der deutschen Politikerin wie hohles Gerede aus. Zu fragen wäre zudem, wenn Solidarität mit einer kollektiven Leiderfahrung ausgedrückt werden soll, wann die deutsche Außenministerin ein vergleichbares Mitgefühl mit den Palästinensern bekundet hat, die unter den Israelis seit Jahrzehnten (übrigens auch „in diesen Tagen“) Schlimmstes erleiden. Die Tragik des Nahost-Konflikts darf nicht zu populistischen Parolen verkommen.

    Das ist ein Beitrag, der im Rahmen unserer Open-Source-Initiative eingereicht wurde. Mit Open Source gibt der Berliner Verlag freien Autorinnen und Autoren sowie jedem Interessierten die Möglichkeit, Texte mit inhaltlicher Relevanz und professionellen Qualitätsstandards anzubieten. Ausgewählte Beiträge werden veröffentlicht und honoriert.

    #Israël #Allemagne #Palestine #politique #verts #philosemitisme #wtf

  • Grünen-Chef im ZDF : Nouripour für Begrenzung von Zuwanderung
    https://www.zdf.de/nachrichten/politik/migration-asyl-nouripour-gruene-100.html

    So sieht’s aus.

    1.10.2013 von Dominik Rzepka - Grünen-Chef Omid Nouripour spricht sich für die Begrenzung von Zuwanderung aus. Deutschland brauche Rückführungen und eine Steuerung bei der Migration, sagt Nouripour im ZDF.

    Der Co-Vorsitzende der Grünen, Omid Nouripour, beklagt eine Überforderung bei der Aufnahme von Geflüchteten in Deutschland. Nouripour sagt der ZDF-Sendung „Berlin direkt“: „Wir sehen, dass die Realität sich ändert. Wir sehen, dass beispielsweise in vielen Kommunen die Belastungsgrenze erreicht ist.“

    Es brauche jetzt mehr Geld für die Kommunen und schnellere Asylverfahren. Außerdem sprach sich Nouripour für eine Steuerung der Migration aus sowie Rückführungen und Migrationsabkommen. Nouripor sagt:

    Wenn wir Steuerung sagen, dann wird es natürlich zu Begrenzung führen. Das ist eine Binsenweisheit. Wer keine Begrenzung will, keine Steuerung will, der sagt, dass die Grenzen geöffnet werden sollen, das ist ja nicht die Realität.

    Muss Zuwanderung begrenzt werden? Bei den Grünen lehnen das viele kategorisch ab. Vizekanzler Habeck fordert: Man müsse nun die Wirklichkeit annehmen.

    Nouripour für sofortige Arbeitserlaubnis

    Nouripour fordert außerdem, dass Geflüchtete sofort in Deutschland arbeiten dürfen. Der Arbeitsmarkt sei schon immer der wichtigste Integrationsmotor gewesen. „Wir müssen die Leute in Arbeit bringen“, so der Grünen-Chef. Das werde auch laufend von der Wirtschaft gefordert.

    Kapazitäten seien nicht vorhanden, die Integration von Flüchtlingen funktioniere gerade nicht, sagt Matthias Schimpf, Grünen-Beigeordneter im Kreis Bergstraße.

    Hilferufe aus der Praxis

    Das Thema ist für die Grünen schwierig. Begrenzung von Migration entspricht nicht unbedingt der grünen DNA. Aus der Praxis kommen aber auch von Grünen Hilferufe. Kapazitäten seien ausgelastet, Integration gelinge gerade nicht, sagt etwa Michael Schimpf, Grünen-Beigeordneter im Kreis Bergstraße.

    Schäuble: „Menschen zurückschicken - das geht“

    In die Migrationsdebatte hatte sich an diesem Wochenende auch der ehemalige Bundestagspräsident Wolfgang Schäuble (CDU) eingeschaltet. Schäuble sprach sich bei „Zeit Online“ dafür aus, Menschen zurückzuschicken - auch, wenn das nicht schön und einfach sei.

    Man müsse „an der Grenze unterstützen“, um „kriminelle Schleuser aus dem Verkehr zu ziehen“, so Rasha Nasr, migrationspolitische Sprecherin SPD-Fraktion, zur aktuellen Migrationsdebatte.

    Kritisch hingegen hat sich Bundesentwicklungsministerin Svenja Schulze (SPD) geäußert - vor allem in Bezug auf den Begriff Belastungsgrenze, den auch Bundespräsident Frank-Walter Steinmeier benutzt hatte.

    Die Kommunen seien stark belastet und deshalb helfe die Bundesregierung ihnen mit ganzer Kraft, so Schulze in der Bild am Sonntag. „Es ist unsere humanitäre Verpflichtung, dass wir Menschen Schutz vor Krieg bieten.“

    Der CDU-Politiker Wolfgang Schäuble kritisiert die deutsche Asylpolitik. Diese könne sich Deutschland nicht mehr leisten. Es sei sehr wohl möglich, „Menschen zurückzuschicken“.

    Migration bestimmt den Landtagswahlkampf

    Das Thema Migration bestimmt auch den Wahlkampfendspurt in Hessen und Bayern, wo in einer Woche gewählt wird. CDU-Chef Friedrich Merz fordert Bundeskanzler Olaf Scholz (SPD) auf, spätestens nach den beiden Wahlen gemeinsam eine Lösung in der Migrationspolitik zu suchen. Man sollte dazu gleich am anderen Morgen zusammenkommen, so Merz.

    Bundesinnenministerin Nancy Faeser (SPD), die auch Spitzenkandidatin ihrer Partei in Hessen ist, reagierte skeptisch auf die Aufforderung des CDU-Vorsitzenden. Das Thema sei sicherlich nicht geeignet für Wahlkampf. „Ich hoffe, dass Herr Merz das beherzigt.“

    #Allemagne #réfugiés #asyle_politique #verts #Die_Grünen #SPD #CDU #politique

  • #Allemagne : l’accueil des #réfugiés au centre de la campagne des élections régionales – Libération
    https://www.liberation.fr/international/europe/allemagne-laccueil-des-refugies-au-centre-de-la-campagne-des-elections-re

    Même les écologistes, qui ont toujours défendu la responsabilité humanitaire de l’Allemagne, commencent à donner l’impression de douter de leur politique d’accueil. Omid Nouripour, le président du parti écologique, a parlé d’une « limite » des capacités alors que ce terme avait a toujours été tabou chez les Verts.

    • Qu’est-ce que tu veux, ce parti a perdu sa base, le mouvement écologique allemand s’est professionalisé en entreprise lucrative, alors les anciens écologistes agissent suivant les nécessités incontournables pour un parti politique qui défend son électorat contre ses concurrents. Dans ce processus le parti vert s’est transformé en représentant de la petite bourgeoisie bobo et n’aspire plus du tout à un changement radical de la société comme condition préalable de la transformation écologique.

      Chez eux tout n’est que façade comme c’est le cas de tous les partis compatibles avec la démocratie représentative occidentale. Appeller à limiter le nombre de migrants est monnaie courante en temps de crise pour ces fabricants d’illusions politiques.

      Voilà l’histoire à laquelle se réfère Libé : Nouripour für Begrenzung von Zuwanderung
      https://seenthis.net/messages/1020006

      #Allemagne #réfugiés #asyle_politique #verts #Die_Grünen #SPD #CDU #politique

  • Außenministerin war auf Weg nach Australien : Baerbock sitzt nach Flugzeugpanne in Abu Dhabi fest
    https://www.tagesspiegel.de/politik/aussenministerin-auf-weg-nach-australien-gestrandet-baerbock-sitzt-nach

    Quand on s’intéresse à la politique on rencontre parfois des chiffres impressionnants qui frôlent l’absurde. Ici c’est la maniére de dépenser de l’argent pour la mise en scène du personnage de notre ministre des affaires extérieures connue pour sa sagesse qui bat Chuck Norris à tous les niveaux.

    D’abord on la fait voyager dans un Airbus assemblé avec amour par les petites mains habiles d’ouvre:ièr:e:s toulousain:e:s. Cela aurait été un bon plan s’il n’y avait pas eu l’entretien de l’engin par les spécialistes de la Bundeswehr connus pour avoir augmenté ces dernières années la disponibilité de nos Eurofighters prèsque neufs à 70 pour cent. Autrement dit on peut compter avec trois interruptions de voyage de notre brillante ministre sur dix décollages.

    Passon sur les dizaines de milliers que la ministre facture chaque année au contribuable pour ses coiffeu:ses:rs et visagistes. Son voyage chez les assassins de Ned Kelly et leurs voisins pulverise des sommes nettement plus intéressantes. En bonne hypocrite verte elle ne partage pas les fauteuils étroits de première classe avec son équipe sur un vol de ligne mais elle profite de son Airbus personnel. Il faut bien dépenser les milliards d’Euros que son gouvernement a emprunté pour mener des guerres pendant qu’il soumet les enfants et retraités du pays aux mesures d’austérité systématiques digne d’une Margaret Thatcher.

    On pourrait continuer encore longtemps à dénoncer et ridiculiser la bêtise inhumaine de ce gouvernement. Sans exception chaque décision qu’il prend nuit aux intérêts des gens ordinaires et profite au capital transatlantique.Il faudrait arrêter de s’en moquer. Il faudrait commencer à terminer ce foutage de geule.

    14.9.2023 - Baerbock sitzt nach Flugzeugpanne in Abu Dhabi fest

    Wegen eines Defekts der Landeklappen ist die Außenministerin in Abu Dhabi gestrandet. Ihr Reiseplan ist durcheinandergewirbelt. Es ist nicht die erste Panne bei einem Regierungsflieger.

    Erneute Flugzeugpanne für Außenministerin Annalena Baerbock: Nach einer Zwischenlandung zum Auftanken in Abu Dhabi in den Vereinigten Arabischen Emiraten musste die Grünen-Politikerin am frühen Montagmorgen ihren Flug zu einer einwöchigen Reise nach Australien, Neuseeland und Fidschi abbrechen.

    Ein Sprecher des Auswärtigen Amts hatte zuvor an Bord erklärt: „Wegen eines mechanischen Problems müssen wir aus Sicherheitsgründen nach Abu Dhabi zurückkehren.“ Das Flugzeug landete um 5.33 Uhr Ortszeit (3.33 Uhr MESZ) wieder sicher in Abu Dhabi.

    Im Laufe des Tages soll entschieden werden, wann Baerbock ihre Reise in die Pazifik-Region fortsetzen kann. Unter anderem wegen der gesetzlich vorgeschriebenen Ruhezeiten der Flugzeugbesatzung wurde bei dem erzwungenen Zwischenstopp nicht damit gerechnet, dass sie noch im Laufe des Montags mit der Flugbereitschaft der Bundeswehr weiterfliegen kann.

    Auf dem Flughafen von Abu Dhabi prüften mitgereiste Techniker, ob der Defekt mit Bordmitteln zu beheben ist, Ersatzteile beschafft werden müssen oder ob eine Ersatzmaschine von Köln/Bonn, dem Standort der Flugbereitschaft, zum Golf-Emirat geflogen werden muss.

    Die Regierungsmaschine, ein Airbus A340-300, steht auf dem Flughafen von Abu Dhabi.
    Die Regierungsmaschine, ein Airbus A340-300, steht auf dem Flughafen von Abu Dhabi.

    Denkbar war auch, dass Baerbock mit einem kleinen Teil der Delegation einen Linienflug nimmt und der Rest der Mitreisenden mit einer Regierungsmaschine nachkommt.. Allerdings starten Linienflüge erst am Montagabend nach Australien.

    Das Flugzeug war nach einer Zwischenlandung zum Auftanken in Abu Dhabi um 3.33 Uhr Ortszeit wieder gestartet. Drei Minuten später wurde das Problem in der Luft bemerkt und der Flieger musste aus Sicherheitsgründen zurückkehren.

    Der Flugkapitän hatte zuvor über den Bordlautsprecher darüber informiert, dass es Probleme beim Einfahren der Landeklappen gebe.

    Um sicher in Abu Dhabi landen zu können, musste zunächst Treibstoff abgelassen werden. Der Airbus war für die lange Strecke mit 110 Tonnen Kerosin betankt. Davon mussten 80 abgelassen werden.

    Das Flugzeug war mit einem maximalen Startgewicht von 271 Tonnen gestartet. Für die Landung musste es auf ein Gewicht von unter 190 Tonnen kommen.

    Hintere Landeklappen defekt

    Nach der Landung begleitete die Flughafenfeuerwehr den Airbus. Der Flugkapitän sprach von einer normalen Landung, die für eine solche Situation im Simulator geübt werde. Er habe die Begleitung durch die Feuerwehr nicht beantragt.

    Der Kapitän sagte, er sei seit 35 Jahren Pilot und seit 30 Jahren bei der Flugbereitschaft. Ein solcher Fehler sei in der ganzen Zeit noch nicht aufgetreten.

    Den Angaben zufolge war eine der beiden hinteren Landeklappen defekt. Aus diesem Grund konnten diese nicht symmetrisch eingefahren werden. Dies erhöhte den Kerosinverbrauch. Zudem konnten weder die Reiseflughöhe noch die normale Reisegeschwindigkeit erreicht werden.

    Baerbocks Flugplan verschiebt sich deutlich

    Baerbock selbst wollte sich zunächst nicht öffentlich zu dem Vorfall äußern. Es wurde aber davon ausgegangen, dass sie die Reise fortsetzen will.

    Ursprünglich wollte die Außenministerin am Dienstagabend von der australischen Hauptstadt Canberra nach Sydney weiterfliegen. Am Donnerstagmorgen Ortszeit war der Weiterflug nach Neuseeland geplant. Noch am Donnerstagabend sollte es nach Fidschi weitergehen. Baerbock war am Sonntag zu einer einwöchigen Reise in die Pazifikregion aufgebrochen.

    Es ist nicht das erste Mal, dass die Außenministerin auf ihren Reisen aufgehalten wird. Erst Mitte Mai war Baerbock wegen eines Reifenschadens an ihrem Regierungsairbus in Doha im Wüsten-Emirat Katar gestrandet und musste ihre Reise in die Golfregion unfreiwillig verlängern.
    Bereits mehrere Pannen bei Regierungsfliegern

    Doch auch andere Regierungsmitglieder mussten bereits wegen Pannen an einer Maschine der Flugbereitschaft der Bundeswehr unplanmäßige Aufenthalte in Kauf nehmen.

    Beispielsweise musste der Luftwaffen-Airbus „Konrad Adenauer“ im November 2018 mit der damaligen Kanzlerin Angela Merkel (CDU) und dem damaligen Finanzminister Olaf Scholz (SPD) an Bord auf dem Weg zum G20-Gipfel in Buenos Aires umkehren. Unter anderem war das Funksystem lahmgelegt. Beide flogen Linie nach Argentinien.

    Im Oktober 2018 knabberten zudem Nagetiere bei einem Stopp in Indonesien wichtige Kabel der „Adenauer“ an. Scholz kehrte damals per Linienflug von der Tagung des Internationalen Währungsfonds zurück.

    Im Dezember 2016 strandete die damalige Verteidigungsministerin Ursula von der Leyen (CDU) auf dem Weg nach Mali. Wegen eines Computerproblems bei ihrem A340 in der nigerianischen Hauptstadt Abuja musste sie dort übernachten.

    Baerbocks jüngster Flug nach Australien war ursprünglich mit der Schwestermaschine der früheren „Konrad Adenauer“ geplant, einer nahezu baugleichen A340-300. Diese war jedoch ebenfalls kaputt. (dpa)

    #Allemagne #politique #relations_internationales #verts #qviation #Airbus #Abu_Dhabi #Australie #Nouvelle_Zélande #Fidji

    • Defekte am Regierungsflieger Baerbock bricht Pannenreise nach Australien ab
      https://www.spiegel.de/politik/deutschland/annalena-baerbock-bricht-pannen-reise-nach-australien-ab-a-0dfee713-b344-410
      C’est la fin. Même notre super-intelligente ministre des affaires extérieures ne peut rien y changer. Vol de ligne.
      https://www.youtube.com/watch?v=6FMGYycBAMU&pp=ygUNZG9vcnMgdGhlIGVuZA%3D%3D

      15.08.2023, 06.34 Uhr
      - Es geht nicht weiter: Nach zwei Pannen an der Regierungsmaschine hat Annalena Baerbock ihre geplante Reise nach Australien abgesagt. Die in Abu Dhabi gestrandete Außenministerin kehrt nun nach Berlin zurück – per Linienflug.

      Nach den wiederholten Pannen mit ihrem Regierungsflugzeug bricht Außenministerin Annalena Baerbock ihre geplante Reise zu einem einwöchigen Besuch in der Pazifik-Region ab. »Wir haben bis zuletzt geprüft und geplant, aber leider war es nicht mehr möglich, die geplanten Reisestationen der Indo-Pazifik-Reise nach dem Ausfall des Flugzeugs der Flugbereitschaft mit den noch verfügbaren Optionen logistisch darzustellen«, sagte ein Sprecher des Auswärtigen Amts am Dienstagmorgen.

      Da die Landeklappen nicht wie nötig vollständig und synchron eingefahren werden konnten, konnte das Flugzeug die normale Reiseflughöhe und -geschwindigkeit nicht erreichen – der Kerosinverbrauch auf der langen Strecke nach Australien wäre deutlich gestiegen. Da das Flugzeug für den knapp 14-stündigen Flug vollgetankt war, musste das Gewicht für die Landung stark reduziert werden.

      Ein zweiter Versuch scheiterte in der Nacht. Der Flieger war nach dem Start um 1.00 Ortszeit (23.00 Uhr MESZ) in Abu Dhabi zu Anfang zwar gestiegen, nahm aber kein Tempo auf. 15 Minuten nach dem Abheben drehte der Airbus vom Typ A340-300 dann erneut vom Kurs ab und flog zurück in Richtung des Wüstenemirats, wo er schließlich um 2.57 Uhr Ortszeit wieder landete.

      Laut Angaben aus ihrer Delegation hätte Baerbock wegen der defekten Luftwaffen-Maschine eigentlich am Vormittag von der Hauptstadt der Vereinigten Arabischen Emirate, Abu Dhabi, mit ihrem Tross per Linienflug direkt zur australischen Metropole Sydney aufbrechen sollen. Doch das erwies sich offenkundig als nicht praktikabel.
      Schwere Entscheidung

      Noch in der Nacht waren Baerbocks Delegation und die mitreisenden Journalisten gebeten worden, sich zur Abfahrt zum Flughafen um 08.00 Uhr in der Lobby des Hotels zu treffen. Die zu diesem Zeitpunkt völlig überraschende Entscheidung zum Abbruch der Reise fiel erst, als der gesamte Tross bereits abfahrbereit in der Lobby stand.

      Aus der Delegation war von einer am Ende schweren Entscheidung die Rede. »Das ist alles sehr misslich«, hieß es. In den kommenden Monaten werde es darauf ankommen, den entstandenen Schaden wieder gutzumachen. So müssten voraussichtlich hochrangige Beamte nach Australien, Neuseeland und Fidschi zu Gesprächen und wichtigen Terminen reisen. Die abgebrochene Reise müsse nachgearbeitet werden. Der Indo-Pazifik bleibe Schwerpunkt für die Bundesregierung.

      Baerbock war am Sonntag zu einer einwöchigen Reise nach Australien, Neuseeland und Fidschi aufgebrochen. Auch bei der Golfreise der Außenministerin im Mai hatte es technische Probleme mit der Regierungsmaschine gegeben . Damals musste Baerbock ihren Aufenthalt im Emirat Katar um einen Tag verlängern, weil der Luftwaffen-Airbus wegen eines platten Reifens nicht wie geplant den Rückflug antreten konnte.

  • Sonneborn trifft auf Gysi: „Die Grünen sind gefährlicher als die Reichsbürger“
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/martin-sonneborn-trifft-auf-gregor-gysi-die-gruenen-sind-gefaehrlic

    23.12.2022 von Liudmila Kotlyarova - Satire? Politik? Martin Sonneborn und Gregor Gysi werden vom Volk geliebt. Worüber die beiden Politiker am Donnerstagabend in Berlin gesprochen haben.

    Der eine ist das Gewissen der krisenbelasteten Linkspartei, der andere der oberste Satiriker der deutschen Europapolitik. Am Donnerstagabend sind der Bundestagsabgeordnete Gregor Gysi (74) und der Chef der Partei Die Partei Martin Sonneborn (57) in einem Saal in Berlin-Reinickendorf aufeinandergetroffen, um besinnlich-satirisch über das vergangene und das kommende Jahr zu plaudern. Moderiert wurde das Aufeinandertreffen von Reporter Ulli Zelle, der ab und zu Scherze über seinen Arbeitgeber RBB und dessen ehemalige Intendantin Patricia Schlesinger machte.

    „Missverstehen Sie mich richtig!“ heißt die Gesprächsreihe. Doch der Titel war dieses Mal eine Mogelpackung: Die beiden Gäste kennen sich gut, grundlegende Missverständnisse bleiben aus – dafür bieten sie einigen unterhaltsamen Erkenntnisgewinn. Wir haben die besten Zitate ausgesucht.

    Martin Sonneborn: Ich finde, dass wir überschätzt sind, wenn wir als Europa-Abgeordnete dort bestochen werden. Wir haben kein Initiativrecht und keine Möglichkeit, wirklich Gesetze durchzubringen. Ich glaube, das war ein Fehler (von Katar, Vizepräsidentin Eva Kaili zu bestechen – Anm. d. Red.). Ich glaube zudem nicht, dass ein Parlamentarier sich bücken würde, wenn 2000 Euro auf dem Flur liegen würden.

    Gregor Gysi: Sie bücken sich nicht, weil sie Assistenten dafür haben. Ich verstehe auch gar nicht, wie man eine Vizepräsidentin bestechen kann, denn wenn schon, dann braucht man da schon mehr. In Wirklichkeit ist es aber so, dass ein großer Teil unserer Bevölkerung bei der vorigen Bundestagswahl der etablierten Politik von der CDU bis einschließlich der Linken nicht mehr getraut haben. Das stört mich sehr. Die anderen beschäftigt das zu wenig, und all diese Korruptionsfälle tragen immer dazu bei, das Vertrauen in die etablierte Politik weiter zu zerstören. Das geht regelrecht kaputt und gefährdet die Demokratie. Deswegen muss man ernsthaft was dagegen unternehmen.

    Über russisches Gas

    Sonneborn: Wir haben aufgeschlüsselt, woher das Gas kommt, das wir nicht mehr aus Russland kaufen. Wir kaufen russisches Gas jetzt unter anderem aus Aserbaidschan, allerdings etwas teurer. Das aserbaidschanische Gas kommt seinerseits aus einem Gasfeld, an dem der russische Ölkonzern Lukoil 20 Prozent Anteil hat, neben Konzernen aus Großbritannien, der Türkei und dem Iran. Auch Indien verkauft russisches Öl teurer weiter nach Europa.

    Ich glaube, dass wir im Moment billiges Gas aus Russland kaufen könnten. Eine der Nord-Stream-Leitungen soll noch funktionsfähig sein (es geht um einen Strang der Nord Stream 2 – Anm. d. Red.). Ich würde einfach billiges Gas aus Russland kaufen, nicht teures russisches Gas aus Aserbaidschan, Indien oder Katar. Ich glaube, dass die Regierung dafür verantwortlich ist, dass wir eine bezahlbare Heizung haben. Das LNG, vor allem das Fracking-Gas, ist das schmutzigste Gas, das man sich vorstellen kann. Wenn ein LNG-Tanker in den Vereinigten Staaten losfährt, kostete seine Beladung vor vier Wochen etwa 40 Millionen US-Dollar. Wenn er hier ankommt, ist sie schon 245 Millionen wert. Manchmal drücken sich die Tanker an der europäischen Küste herum und wollen nicht anlanden, weil Gas morgen oder übermorgen teurer sein wird.

    Gysi: Es ist nicht gut, bei der Energieversorgung Deutschlands überwiegend von Russland abhängig zu sein. Aber es war eine der Säulen unserer Wirtschaft. Es war die günstigste Versorgung, die wir über Jahrzehnte hatten. Sie ist jetzt weggebrochen. Und das trifft nicht nur Bürgerinnen und Bürger, sondern auch kleine und mittelständische Unternehmen sowie große Konzerne. Ihnen wird erst ab dem 1. Januar geholfen.

    Es ist richtig, nicht nur von Russland abhängig sein zu wollen. Aber die Einstellung „nie wieder von Russland“ finde ich auch falsch. Denn hoffentlich ist der völkerrechtswidrige Angriffskrieg Russlands gegen die Ukraine bald beendet. Es sieht jetzt nicht danach aus, ich weiß. Aber wenn er beendet ist, müssen wir zu normalen Verhältnissen zurückkommen. Frieden und Sicherheit in Europa gibt es nie ohne und gegen Russland. Russland gehört zu Europa, und wir merken das jetzt an dem Krieg. Und wir haben zum Teil andere Interessen als die USA. Man muss auch den Mumm haben, das zu artikulieren.

    Gysi: Man muss mit diesen jungen Leuten reden. Gerade wenn man will, dass ihre Methoden aufhören. Sie fühlen sich nicht ernst genommen. Deswegen habe ich dem Bundeskanzler einen Brief geschrieben, er muss eine Delegation empfangen. Das ist nicht leicht, dieses Gespräch. Sie fordern zum Beispiel eine Geschwindigkeitsbegrenzung auf Autobahnen, da kriegen Sie die FDP nicht hin. Dann müssen die jungen Leute mit Lindner sprechen, und er muss sich rechtfertigen, weshalb er das nicht will. Wenn du mit ihnen ins Gespräch kommst, kannst du vielleicht auch verhindern, dass sie sich festkleben. Klar, ich werde genauso wütend wie die anderen Autofahrer oder die Flugpassagiere. Man muss aber mit ihnen reden, um die Radikalisierung zu verhindern. Mein Ziel ist Deeskalation statt Eskalation. Und deswegen versuche ich, zwischen ihnen und der Politik zu vermitteln, damit sie sich endlich ernst genommen fühlen.

    Sonneborn: Die „Letzte Generation“ war bei mir, und ich habe ihnen zur Radikalisierung geraten. Ich habe gesagt, es bringt nichts, wenn sie sich auf den Straßen festkleben. Sie sollen einen Schritt weitergehen und sich an Spitzenpolitikern festkleben. Ich glaube, dass der Ärger auf beiden Seiten dann mehr nützt. Das wird die Politiker aber dazu bringen, nachzudenken, bevor sie jemandem die Hand geben.

    Über Razzien bei den Reichsbürgern

    Sonneborn: Eine Kollegin von mir hat sich mit zwei Reichsbürgern für eine Reportage unterhalten. Aus einem Gespräch mit ihr konnte ich entnehmen, dass sich die beiden „Außenminister des Reiches“ schon gegenseitig zum Tode verurteilt hätten. Man kann das nicht ernst nehmen. Es wäre aus meiner Sicht viel gefährlicher, wenn die Titanic-Redaktion die Macht in Deutschland übernehmen würde als die 25 senilen Rentner.

    Gysi: Kann man das so zulassen oder geht von ihnen wirklich eine Gefahr aus? Ich habe zuerst gedacht, es sind nur Spinner, aber jetzt komme ich ein bisschen ins Schwanken. Ich bin da als Rechtsanwalt immer vorsichtig.

    Sonneborn: Wir reden von 25 senilen Rentnern, und dennoch gab es ein Riesenaufgebot bewaffneter Polizisten. Und dann haben sie noch eine falsche Tür gesprengt, morgens um 6 Uhr in Karlsruhe. Dabei war es so lange vorbereitet: Nach meiner Kenntnis wussten mehr als 100 Journalisten zwei Wochen vorher Bescheid, dass diese Razzien erfolgen werden. Ich glaube, gefährlicher als die Reichsbürger sind die Grünen. Wir haben den Wahlkampf bei der letzten Abgeordnetenhauswahl verloren, weil die Grünen einen Witz gemacht haben. Sie hatten Plakate, auf denen stand: Keine Lieferungen von Waffen in die Kriegs- und Krisengebiete. Ich habe erst vor wenigen Monaten verstanden, dass es ein absoluter Witz war.

    #politique #verts #extrême_droite #Allemagne #Ukraine #Reichsbürger #corruption #Europe #parlement_européen

  • Le réseau terroriste allemand Reichsbürger et la lutte contre le #fascisme - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2022/12/20/pers-d20.html

    […] plus l’opposition sociale d’en bas est importante, plus les partis procapitalistes se déplacent ouvertement vers la droite et s’appuient sur la violence d’État et la terreur d’extrême droite pour la réprimer.

    Le fait qu’ils soient de temps en temps obligés d’arrêter des fascistes trop zélés n’y change rien. Personne ne devrait céder à l’illusion que le système judiciaire allemand, qui, à partir de 1933, était pratiquement uni au service des nazis, arrêtera la conspiration de droite. Au contraire, les mesures et les lois qu’elle adopte au nom de freiner l’extrême droite sont inévitablement dirigées contre les opposants au capitalisme et à la guerre.

  • Moramo: l’onda verde della Serbia
    https://www.balcanicaucaso.org/aree/Serbia/Moramo-l-onda-verde-della-Serbia-217349

    Doppia intervista con Predrag Momčilović, coordinatore della segreteria internazionale di Ne Davimo Beograd e membro della coalizione verde Moramo che per la prima volta, dopo la tornata elettorale di domenica 3 aprile, siederà in Parlamento, e con Thomas Waitz, co-presidente del Partito Verde Europeo

  • Später Erfolg der Anti-Atomkraft-Bewegung (neues deutschland)
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1159291.atomausstieg-spaeter-erfolg-der-anti-atomkraft-bewegung.html

    L’usine nucléair de Brokdorf ferme à la fin de l’année 2021, 45 ans après le début des travaux de construction.

    Les manifestations contre sa construction ont marqué une génération qui peut considérer la fermeture de la centrale nucléaire comme succès tardif. Il faut ajouter que les années entre 1976 et 1980 constituent l’époque de plomb, « die bleierne Zeit » qui n’a fini que successivement grâce aux mouvements contre l’énergie atomique, les missiles de l’OTAN et l’emprise torale de la génération nazie sur la presse et l"économie allemande.

    Deux événements marquent le début d’une époque plus libre. C’est la fondation du journal proche des verts TAZ en 1979 et la décision de la cour de justice constitutionnelle en 1983 qui a défini les libertés fondamentales de l’age numérique à travers son évaluation du recensement national.

    Les mouvements pour la paix et contre le nucléaire ont donné une multitude de résultats depuis le début et voient leurs effortsfinalement récompensés par la fermeture du site nucléaire cintesté.

    5.12.2021 von Reimar Paul - Seit 36 Jahren versammeln sich an jedem sechsten Tag eines Monats Umweltschützer am Atomkraftwerk Brokdorf in Schleswig-Holstein. Am Montagabend findet die 425. und zugleich letzte Mahnwache statt. Außer Tee und Gebäck soll es auch Sekt geben - die Demonstranten wollen feiern, dass das AKW neben zwei weiteren Meilern zum Jahresende für immer abgeschaltet wird.

    Brokdorf war das am heftigsten umkämpfte deutsche Atomkraftwerk. Schon gegen den buchstäblich in einer Nacht- und Nebelaktion erfolgten Baubeginn demonstrierten am 30. Oktober 1976 rund 8000 Menschen aus der Region, einige Hundert besetzten das Gelände. Im Morgengrauen trieben Polizisten die Besetzer mit Hunden, Knüppeln und Tränengas vom Platz. »Die Polizei ging mit unfassbarer Brutalität vor«, hieß es in den NDR-Nachrichten.

    Trotz weiträumiger Straßensperrungen zogen zwei Wochen später 40 000 AKW-Gegner durch die Wilster Marsch zum Bauplatz. Der Versuch einer erneuten Besetzung misslang, denn Polizisten und Grenzschützer verteidigten das zu einer Festung ausgebaute Gelände, warfen Tränengas-Kartuschen aus tief fliegenden Hubschraubern in die Menge. Hunderte wurden verletzt.

    Waren die ersten bedeutenden Anti-AKW-Proteste in Wyhl 1975 noch stark regional geprägt - hier wurde vorrangig für den Schutz der eigenen Lebensumgebung demonstriert -, ging es in Brokdorf erstmals um eine grundsätzlichere Ebene: Die Auseinandersetzung entwickelte sich zu einer Rebellion gegen das kapitalistische System und gegen den technokratischen Obrigkeitsstaat - den »Atomstaat«. Weite Teile vor allem der städtischen und studentischen Bewegung verschmolzen die Ökologie- mit der Systemfrage, den Kampf gegen AKW mit dem Widerstand gegen Polizeistaat und Kapitalinteressen.

    Ende 1976 verfügte das Verwaltungsgericht Schleswig einen Baustopp für Brokdorf. »Richtersprüche machen AKW auch nicht sicherer«, hielt die Anti-Atomkraft-Bewegung dagegen. Trotz beispielloser Hetze und dem Heraufbeschwören einer »Schlacht um Brokdorf« in den Medien und trotz eines Versammlungsverbots fand im Februar 1977 die bis dahin größte Demo gegen das AKW statt. 50 000 Menschen zogen Richtung Bauplatz - und kehrten nach einer Kundgebung an der ersten Polizeisperre wieder um. Dem Aufruf des Kommunistischen Bundes Westdeutschland (KBW), der zum »Schleifen« der Festung aufrief, folgten die Massen nicht.

    Vier Jahre später protestierten in der Wilster Marsch sogar 100 000 Menschen gegen das Auslaufen des Baustopps - trotz Demo-Verbot. Ein gewaltiges Polizeiheer mit Hub-schraubern und Wasserwerfern empfing die Demonstranten, stundenlange Auseinandersetzungen folgten, es gab viele Verletzte und Verhaftete. Wenige Tage später veröffentlichte der »Stern« ein Foto: Es zeigte drei AKW-Gegner, die einen Polizisten verprügelten. Die Staatsanwaltschaft ermittelte wegen versuchten Mordes, zwei Männer wurden verhaftet und zu Gefängnisstrafen verurteilt.

    Die juristische Auseinandersetzung um das Demo-Verbot mündete im Mai 1985 zu einem Grundsatzurteil des Bundesverfassungsgerichts. Karlsruhe traf weitreichende Aussagen zur Bedeutung der Versammlungsfreiheit, Begriffe wie Eil- und Spontanversammlung wurden kreiert. Die Richter betonten, dass Bürokratie und Protest sich nicht gut vertrügen und dass es »seit jeher als Zeichen der Freiheit, Unabhängigkeit und Mündigkeit des selbstbewussten Bürgers galt, sich ungehindert und ohne besondere Erlaubnis mit anderen zu versammeln«.

    Zehntausende machen sich im Juni 1986 erneut auf den Weg nach Brokdorf. Wenige Wochen zuvor war Reaktor Nummer 4 des sowjetischen Atomkraftwerks Tschernobyl explodiert, eine radioaktive Wolke hatte sich über halb Europa ausgebreitet. Die Demo wurde von der Polizei zerschlagen. Den Hamburger Konvoi, acht Kilometer lang, mehr als 10 000 Leute, überfielen die Beamten schon auf dem Hinweg. Sie schlugen bei mehr als hundert Fahrzeugen die Scheiben ein, zerstachen die Reifen, brachen die Kofferräume auf oder schoben die Autos gleich ganz in den Graben. Die Straße glich einem Schrottplatz.

    Am 7. Oktober 1986 ging das AKW Brokdorf trotz aller Proteste in Betrieb, als erstes in Europa seit Tschernobyl. Ausgerechnet Brokdorf. Es war, zumindest gefühlt, eine der schlimmsten Niederlagen der Anti-AKW-Bewegung. Manche Aktivisten aus der Region resignierten, wandten sich anderen politischen Themen zu oder zogen sich ins Private zurück. Andere wie der Meteorologe Karsten Hinrichsen gaben nicht auf. Er organisierte Mahnwachen, nach der Fukushima-Havarie gründete er die Aktionsgruppe »Brokdorf Akut« mit. Über die Abschaltung des AKW zum Jahresende freut er sich natürlich, aber der Kampf ist aus seiner Sicht noch nicht vorbei. Er kündigt schon mal neuen Protest an: gegen die beim Abriss des Meilers geplante »Freimessung« radioaktiven Materials.

    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Volksz%C3%A4hlungsurteil

    #Allemagne #nucléaire #politique #énergie #verts

  • #Belgique : 15 daims tués sans doute par un loup dans le parc de loisirs Hengelhoef
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2021/10/24/15-daims-mordus-a-mort-sans-doute-par-un-loup-dans-le-parc-anima

    Dans le parc de la zone de loisirs Hengelhoef, dans la commune limbourgeoise de Houthalen-Helchteren, 15 daims ont été retrouvés morts. Le bourgmestre Alain Yzermans a confirmé l’information. Les cervidés ont probablement été mordus à mort par un ou plusieurs loups

    "Il y a deux carcasses et les autres daims ont été mordus à mort", a déclaré Alain Yzermans. Tout semble désigner le loup. "Les spécialistes supposent que c’est bien l’œuvre du loup. La manière d’aborder et les morsures ont été examinées", ajoute-t-il.


    Le pâturage d’Hengelhoef où se trouvent les daims a une superficie de trois hectares et est bien clôturé, mais cette clôture n’est pas "à l’épreuve des loups". "La zone était effectivement bien clôturée, mais le loup s’est glissé sous la clôture", raconte le bourgmestre.

    Les 30 à 35 cervidés restants du parc sont désormais regroupés sur une zone plus petite dont la clôture est à présent « à l’épreuve des loups". "L’équipe est là et les habitants de la commune ont mis en place des clôtures spéciales afin que nous soyons protégés contre une éventuelle nouvelle attaque dans les prochains jours", a déclaré le bourgmestre.

    "C’est très triste que cela se reproduise après plusieurs attaques ces dernières semaines Nous devrons réfléchir à la manière dont nous pourrons mieux protéger ces prairies à l’avenir", conclut Alain Yzermans. "Cela nécessite une approche ferme."
 

    Au moins dix loups vivent dans le Limbourg
    Au moins dix loups sont présents dans le Limbourg : six louveteaux, deux âgés de deux ans et deux adultes, ont indiqué mardi les bourgmestres des communes concernées, la ministre flamande de la Nature, Zuhal Demir (N-VA), et l’Agence flamande Nature et Forêts. Le décompte a été effectué à l’aide de photographies.

    #Loup #Loups #Nature #Ecologiste #ecologie #écologie #EELV #Verts #mort

  • Eine deutsche Tragödie - Ein aufschlussreiches Zeitdokument über das Weltbild eines aufstrebenden Politikers:
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1157640.robert-habeck-eine-deutsche-tragoedie.html

    15.10.2021 von Erik Zielke -Robert Habecks Theaterstück »Neunzehnachtzehn« über den Kieler Matrosenaufstand ist eine Verklärung von Gustav Noske.

    Aus dem Theaterstück »Neunzehnachtzehn« von dem grünen Pinscher Robert Habeck spricht große Sympathie für den sozialdemokratischen Bluthund Gustav Noske.
    Aus dem Theaterstück »Neunzehnachtzehn« von dem grünen Pinscher Robert Habeck spricht große Sympathie für den sozialdemokratischen Bluthund Gustav Noske.

    Sollte man die eine, bestimmende Eigenschaft des Grünen-Politikers Robert Habeck nennen, so könnte die Antwort nur lauten: Ehrgeiz. Diesen Wesenszug teilt er beispielsweise mit dem durchtriebenen Markus Söder, der wie er im Bundestagswahlkampf scheinbar in die zweite Reihe verschwunden war - allerdings in hoffnungsfroher Erwartung einer zentralen Stellung im Berliner Machtapparat. Habeck unterscheidet sich von Söder vor allem in Fragen des Stils. Söder ist ganz der bodenständige Politiker alten Schlags. Dass Habeck vor allem bei jungen Großstädtern punkten kann, verwundert nicht im Geringsten: Bei aller Unverbindlichkeit steht er irgendwie für das Gute, was auch immer das sein mag. Als Schriftsteller (das ist man wohl auf Lebenszeit) ist er Berufspolitiker, ohne so zu wirken wie einer. Seriös, aber nicht bieder.

    Unter seinen literarischen Schöpfungen, die er großteils gemeinsam mit seiner Frau Andrea Paluch verfasst hat, findet sich auch ein Theaterstück mit dem Titel »Neunzehnachtzehn«. Zum 90. Jubiläum des Kieler Matrosenaufstands verfasst, gibt es Aufschluss über das Welt- und Gesellschaftsbild des Robert Habeck. 2008 also, da war er bereits vier Jahre Vorsitzender des schleswig-holsteinischen Landesverbandes von Bündnis 90/Die Grünen und machte die ersten zielstrebigen Schritte nach oben.

    Im Vorwort zu dem Drama heißt es, ein Theaterstück vergegenwärtige Geschichte mit literarischen Mitteln. Und es gibt mitunter beredt Auskunft über die Geschichtsauffassung seines Autors, möchte man anfügen. Es sei eine »Parabel über Macht und Ideale«, ist weiter zu lesen. In seinem Kommentar zu dem Text hält Marcus Grube, der damalige Chefdramaturg am Theater Kiel, wo »Neunzehnachtzehn« uraufgeführt wurde, fest, man habe lange nach einem Drama gesucht, das die historischen Ereignisse in der Ostseestadt verhandele. Dabei sei man nur auf Ernst Tollers »Feuer aus den Kesseln« gestoßen, das sich als wenig geeignet herausgestellt habe, sei es doch stark geprägt von der politischen Einstellung seines Autors und stehe damit unter Ideologieverdacht. Das entbehrt insofern nicht einer gewissen Komik, als dass das bei Habeck in Auftrag gegebene Werk ein Musterbeispiel von regelrechter Tendenzliteratur darstellt.

    Die dramatische Situation ist schnell geschildert: Es ist das Jahr 1918, der Krieg ist verloren. Habeck findet keine szenische Entsprechung für Befehlsverweigerungen und Meuterei der Matrosen, sondern beginnt sein Stück fast unvermittelt inmitten der Kieler Unruhen. Matrosen und Arbeiter verbünden sich und treten hier in zwei Fraktionen auf: gemäßigte Kräfte und radikale Umstürzler. Als entschiedenes Gegengewicht lässt Habeck Vertreter der alten Macht und der Admiralität zu Wort kommen, die nicht in der Lage sind, die Zeichen der Zeit zu erkennen. Eingewoben wird eine etwas klischierte Liebesgeschichte, die an dieser Stelle keine weitere Rolle spielen soll. Für dieses literarische Gefüge braucht der Autor nun noch jemanden, der ihm zum Dramenhelden gereicht, einen geschickten, klugen Kopf, der ausgleichend wirkt und über den Dingen steht. Dafür ruft er ausgerechnet Gustav Noske auf den Plan, mit dem er wohl sympathisiert.

    Die politische Biografie von Noske mit dem Beinamen »Bluthund« - Habeck spielt ein paar Mal humorig darauf an - ist hinlänglich bekannt. Es bedurfte eines rechten Sozialdemokraten wie seiner zur Aufrechterhaltung der zweifelhaften Ordnung. Als konsequenter Antibolschewist - eine Haltung, die auch von seinem antisemitischen Ressentiment zehrte - hat er die Novemberrevolution begraben. Am liebsten aber hätte er das subversive Feuer schon im Keim, also in Kiel, erstickt.

    Es ist ein alter Konflikt: Jung gegen Alt, Vorsicht gegen Übermut. Verdeutlicht wird er anhand der etwas holzschnittartigen Figuren Fritz, ein junger Revolutionär, der - hört, hört! - sogar das Privateigentum für antastbar hält, und Thomas, ein alter, etwas müder Sozialdemokrat mit Sehnsucht nach einer bürgerlichen Monarchie ohne Monarchen. Da braucht es schon einen Noske, der beide auf ihren Platz verweist.

    »Die Gegenwart fordert all unsere Aufmerksamkeit. Etwas Altes geht zu Ende. Aber das Neue hat noch nicht begonnen. Wir befinden uns mitten in einer Zeit des Übergangs. Aber wir (…) gestalten den Übergang. Wir haben die Pflicht, ihn zu gestalten«, skandiert Gustav Noske im Stück - und trifft den vertrauten Ton eines routinierten Politikers zwischen Pathos und Allgemeinplatz. Erinnern diese Ausführungen nicht an Annalena Baerbocks Wahlkampf-Mantra, man könne abstimmen zwischen einem »Weiter-so« und »echtem Aufbruch«? So weit, so inhaltsleer.

    Spannender wird es dann, wenn Noske sein politisches Geschick zeigt, sich als verständnisvoller Freund aller Seiten zu verstehen gibt, der aber doch offenkundig eigene Absichten verfolgt. Und auch das wird deutlich: Veränderungen sind schön und gut, aber alles soll seine Ordnung haben. »Heißsporne auf beiden Seiten« sieht dieser Noske am Werk. Und als Thomas ihm bewundernd zuwirft: »Aber du kennst sie alle. Ebert, Scheidemann, Liebknecht, Luxemburg, sogar den Kaiser«, weiß dieser zu erwidern: »Die letzten drei sind kein Vergnügen.« Wir haben es hier mit der theatral aufbereiteten Hufeisentheorie zu tun. Es ist eine durchweg zynische Passage, bedenkt man die Rolle desjenigen, der sie in dem Stück spricht, bei der Ermordung von Rosa Luxemburg und Karl Liebknecht. Noske war so sehr Zentrist wie Habeck. Mit ihm war vieles zu machen, aber sicher keine Revolution. Habeck ist in verschiedensten politischen Konstellationen als Akteur denkbar - aber nur solange sie sich im bürgerlichen Komfortbereich zwischen Ampel- und Jamaika-Koalition bewegen.

    Geradezu komisch wirkt eine Textstelle, in der Noske räsoniert: »Ich bin jetzt fünfzig. Mir fehlt der Glaube, dass man einfach nur zwei, drei Hebel umlegen muss, um die Welt besser zu machen.« Der schreibende Politiker Habeck ist heute 52 Jahre alt, auch ihm wird wohl der Glaube abgehen. Immerhin, wir leben auch nicht in Zeiten, in denen er überhaupt den revolutionären Massen Einhalt gebieten müsste. Dass die aktuelle Klimabewegung aber durchaus das Attribut »Bewegung« verdient und auf vielzähligen Beinen steht, ist kaum zu leugnen.

    Interessant ist auch in dieser Hinsicht, wie Habeck die Figur Noske handeln und sprechen lässt. Sie weiß um die Anziehungskraft der Revolution, um die jugendliche Energie, aber auch, dass ihr eigener Platz in den Institutionen ist, wo man sich eventuell noch ideell verbunden fühlt, aber jeglicher Radikalität abschwören sollte. Das politische Geschick von Habeck-Noske besteht letztlich darin, sich immer noch als Teil der Bewegung zu inszenieren, der man durch politischen Reformismus den Tod zu bringen bereit ist.

    Eine Passage verdient allerdings gesonderte Beachtung: »Es ist merkwürdig, aber wenn man Verantwortung übernimmt, dann verändert das die Persönlichkeit. Ich hab das schon beim Kriegseintritt erlebt, als wir die Hand für die Gelder hoben. Es schien uns verantwortungsvoll. (…) Und selbst ein Krieg ist vorstellbar, um den Frieden zu retten. Wie würdest du denn entscheiden, wenn du ein paar Menschenleben opfern müsstest, um die vielen Unschuldigen zu schützen?«, heißt es da, und unwillkürlich sieht man - die Geschichte steckt voller Déjà-vus - mal wieder einen grünen Außenminister vor sich, der sich die Bundeswehr in den Balkan oder sonst wohin wünscht. Vorhang zu und alle Fragen offen.

    Robert Habeck, Andrea Paluch, Frank Trende: 1918. Revolution in Kiel. Boyens Buchverlag, 152 S., geb., vergriffen (als E-Book erhältlich, 11,99 €).

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