• des guillemets il en faut à chaque mot, non ? et puis bon hein, et la présomption d’innocence ?

      pour ce qui et du sévice public d’information, ma radio est calée sur france Q et je constate leurs présentations biaisées, leur tendance à la trivialité/vulgarité, leurs fautes de français comme à la télé, des choix terminologiques (volontaires et « spontanés ») qui puent l’idéologie dominante.
      leurs infos me mettent désormais souvent en colère autant que Finkielkraut himself pouvait le faire lorsque j’en écoutais des morceaux pour savoir à qui point la merde monte (depuis que je sais qu’une une vieille de mes connaissances est passée de la lutte contre la guerre d’Algérie et du féminisme ’70 à l’admiration de Finkielkaut -et bien sûr elle vote PS- je l’écoute plus, impression d’avoir suffisamment vérifié son efficacité).

      cet « historien » médiatique a un drôle de cv avec des bouts multiculturels et « de gauche » (AC le feu)

      #langue_effondrée #machisme #corporatisme #media

    • Le chroniqueur et historien François Durpaire mis en examen pour « viol » sur une ex-compagne

      @colporteur, c’est plus à l’intention des journalistes #pro-viol. Même si ta phrase est ironique, il n’y a aucune présomption d’innocence qui tienne pour utiliser des guillemets à cet endroir. Être mis en examen pour viol est une réalité,
      ce serait écrire machin a violé qui serait contraire à la présomption d’innocence.

      Retour de boomerang #backslash #victim_blaming

      Utiliser les guillemets pour un viol c’est semer le doute sur la réalité du crime, soutenir l’agresseur et nier ses droits à la victime. Comme l’usage des trois petits points, le guillemet est subjectif. Il suggère au lectorat qu’il peut y avoir mensonge et une interprétation différente, mais sans écrire réellement qu’il n’y a probablement pas eu de viol, ou pas vraiment, que la victime exagère un tant soit peu. Au final, c’est un soutien direct à l’agresseur, aux agresseurs. Le guillemet à cet endroit est une falsification du langage (il y a eu viol) tout en désignant la falsification (il n’y a pas eu viol) organisée par la victime sans possibilité de la contrer. C’est très pervers en fait. Si nous n’y prenons garde, mettre des guillemets sur un viol nous soumet inconsciemment au patriarcat, au droit des hommes à violer, à la détestation du féminisme puisque le viol serait une interprétation d’un rapport sexuel, nous excluant du jugement juridique en cours. Nous renvoie au silence du doute, du qui sommes nous pour juger sinon à vouloir modifier ces rapports intimes pourris ?

    • Bon, le problème étant bien entendu qu’il s’agit de créole haïtien. C’est le chant de guerre des armées de Dessalines lors de la Révolution haitienne qui s’étend de 1791 à 1804. Il y a juste 1290 kilomètres et au bas mot 70 ans entre les deux événements.
      […]
      Zaka : Haïti, la Martinique, la zone-là, le sucre, le maïs, le coton, c’est un peu la même chose. Si elle avait confondu la France et l’Autriche, République et Empire, là ça aurait été inacceptable !

    • Comme c’est dit au début, effectivement, ça a bien tourné sur le moment et ensuite plus rien… Mais c’est dingue que 2 ans plus tard ça en soit toujours au même point, et même du coup encore pire avec attaque en justice sur les victimes de départ ! Le parfait exemple de l’inversion ! De Cock et Politis se sont complètement décrédibilisés à jamais avec ça, c’est abusé…

      #appropriation #invisibilisation #Laurence_de_Cock #Politis #Zist #Zaka_Toto #renversionnite #victim_blaming #inversion_coloniale #plagiat

    • Raphaël Kempf
      @raphkempf
      8:32 PM · 30 mars 2022
      https://threadreaderapp.com/thread/1509237200591929348.html

      Je ne pensais pas avoir besoin de m’exprimer sur la procédure Laurence De Cock / Zaka Toto, mais la virulence des attaques contre elle et les mensonges qui sont colportés m’obligent à en dire quelques mots.

      #ZakaToto
      #LaurenceDeCock
      #diffamation

      1/
      Il y a 2 ans, j’ai conseillé à Laurence De Cock de déposer plainte en diffamation car Zaka Toto l’a accusé à tort de plagiat, dans des termes d’une violence inédite.

      J’ai pour cela eu recours à la loi de 1881 sur la liberté de la presse, rare loi dont je défends l’esprit.

      2/
      Ces plaintes me semblaient indispensables. En effet les propos de Zaka Toto étaient d’une telle virulence qu’il était impossible d’y répondre sereinement et publiquement, malgré les tentatives en ce sens de Laurence De Cock.

      3/
      Qu’on en juge : aux accusations infondées de plagiat, Zaka Toto ne craignait pas de comparer Laurence De Cock au raciste Kemi Seba, de la dépeindre en esclavagiste profitant du travail des « nègres », d’affirmer qu’elle faisait partie d’une « superstructure du pillage ».

      4/
      Les tweets et articles de Zaka Toto étaient tellement scandaleux et erronés qu’il n’était pas possible, pour l’honneur de Laurence De Cock, de ne rien faire.

      La procédure en diffamation me semblait donc la voie la plus appropriée.

      5/
      Zaka Toto fait mine de découvrir cette plainte aujourd’hui alors qu’il en est informé de longue date.

      Il mène désormais une campagne contre Laurence De Cock - ça peut se comprendre - mais il faut aussi rétablir les faits.

      6/
      Les faits sont simples : De Cock a écrit un article sur la base de nombreuses sources et de rencontres de terrain.

      Zaka Toto prétend avoir proposé une idée neuve : c’est faux, elle avait déjà été exprimée dans un article de presse (que, d’ailleurs, il ne cite pas).

      7/
      Je suis évidemment attaché à la liberté de la presse. Mais faire croire aujourd’hui qu’on cherche à couler une revue est mensonger.

      Je ne cherche qu’à faire constater, par la seule voie disponible vu la situation, que Zaka Toto a accusé Laurence De Cock à tort de plagiat.

      8/8

      https://twitter.com/raphkempf/status/1509237200591929348

    • « hyper-structure », pas « super-structure » de pillage... Lecture superficielle et biaisée d’un texte dont l’origine est de toute façon perçue comme a priori non légitime

      Par ailleurs concernant les propos suivants de Kempf :

      Les faits sont simples : De Cock a écrit un article sur la base de nombreuses sources et de rencontres de terrain.

      La réponse de Zaka Toto :

      Une captation intellectuelle : il ne peut y avoir de discours validé sur les Antilles (et au-delà) que s’il passe par le Monde Diplo, Streetpress, Reporterre, l’Humanité, le Monde, etc. ou de grandes maisons d’édition basées dans l’Hexagone. Or comment se passe cette production de discours ? Le grand classique : quelqu’un de passage, ou qui est envoyé, surtout quand ça pète, avec des connaissances souvent légères sur les sujets et les enjeux, fait une à deux semaines ici et couvre des sujets clés. Cette personne fait une ou quelques interviews avec des acteurs identifiés superficiellement et hop c’est parti ! Qui obtient le crédit dans tout ça ? Le média métropolitain. Le journaliste ou l’essayiste métropolitain. Et on passe à autre chose. Même si ce qui est raconté est faux, il n’y aura de toute façon pas de suivi.

  • « Nous, victimes de Nicolas Hulot et de PPDA, ne sommes pas les bourreaux, monsieur le président de la République »
    Tribune
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/12/08/nous-victimes-de-nicolas-hulot-et-de-ppda-ne-sommes-pas-les-bourreaux-monsie

    Quatorze femmes s’étant déclarées publiquement victimes de violences sexuelles de la part de l’ex-ministre et du journaliste Patrick Poivre d’Arvor réagissent, dans une tribune au « Monde », aux propos d’Emmanuel Macron, qui a salué la libération de la parole tout en s’inquiétant du risque d’une « société de l’inquisition ».

    Publié aujourd’hui à 02h42, mis à jour à 06h58 Temps de Lecture 3 min.

    Article réservé aux abonnés

    Tribune. Monsieur le président de la République, nous avons parlé des violences sexuelles que nous ont fait subir Nicolas Hulot et Patrick Poivre d’Arvor. « C’est bien que la parole se libère », avez-vous déclaré après nos témoignages [le 1er décembre]. Vous avez ajouté : « Nous ne voulons pas, non plus, d’une société de l’inquisition. »

    Quel est le rapport entre nos récits et l’Inquisition ? De nos intimités exposées naîtrait le risque de replonger la France dans une des périodes les plus sombres et les plus unanimement détestées de l’histoire occidentale ? L’Inquisition a emprisonné, torturé, supplicié, brûlé les hérétiques, ceux qui étaient soupçonnés de mettre en cause la toute-puissance divine et l’institution de l’Eglise. Le souvenir de ses juges ordonnant des traitements cruels pour des culpabilités inventées est resté comme le symbole de l’obscurantisme, de la terreur et de l’arbitraire.
    Lire aussi Article réservé à nos abonnés Affaire Patrick Poivre d’Arvor : 23 témoignages, 8 plaintes et un classement sans suite

    Vous nous mettez du côté des inquisiteurs, figures honnies de la mémoire collective, représentants des pires atrocités du passé. Nos récits porteraient en germe ces tribunaux de l’horreur et de l’injustice. Raconter nos histoires tristes serait nuisible au point qu’il vous faut affirmer votre volonté d’éviter ce très grave danger. Nous sommes des menteuses selon nos agresseurs, une menace pour le pays selon vous. De quel changement néfaste nos paroles seraient-elles les prémices ? Quel pouvoir avons-nous ? Pas celui de condamner, pas celui de priver de liberté. Nous ne sommes ni juges, ni puissantes, ni riches.
    Nos difficiles et coûteux témoignages

    Nous avons dit nos hontes les plus intimes, exposé nos larmes ravalées, expliqué nos silences imposés ou nos récits négligés. Ces témoignages ont été, pour beaucoup d’entre nous, difficiles et coûteux. Il nous a fallu des années pour avoir la force de les livrer. Nous l’avons fait pour soutenir les premières, celles qui avaient eu le courage de s’adresser à la justice. Par deux fois, l’institution judiciaire a classé les plaintes et ignoré nos témoignages sans chercher à savoir si d’autres femmes avaient pu être victimes des mêmes hommes.

    Nous avons parlé par devoir citoyen. Nous n’avons rien d’autre à y gagner que de dire une vérité, même dérangeante, et d’éclairer le pays sur le traitement des violences sexuelles, sur l’usage que font certains hommes de leur pouvoir, sur les complaisances qui les y autorisent, sur l’impunité dont ils jouissent. Nous l’avons fait dans le respect des institutions et des règles de la République.

    #blamer_la_victime #inquisition #victim_blaming #violophilie #backlash

  • Echange tendu sur Europe 1 : Sandrine Rousseau fière de « bousculer l’ordre » – Libération
    https://www.liberation.fr/politique/echange-tendu-sur-europe-1-sandrine-rousseau-fiere-de-bousculer-lordre-20

    De quoi éclipser Piolle, présent à ses côtés à l’université d’été. Très proche sur le plan des idées, son rival – qui se définit comme « radical et pragmatique » – a longtemps été considéré comme favori. Mais l’omniprésence médiatique de Rousseau pourrait rebattre les cartes. L’intéressée dément : « Je ne fais pas de stratégie politique là-dessus. Je porte une incarnation et j’entends la mener jusqu’au second tour de l’élection présidentielle. »

    A l’autre bout de la palette verte, Yannick Jadot. Plus centriste sur les questions sécuritaires et identitaires, il apparaît comme l’opposé de la candidate radicale et est souvent jugé plus à même de rassembler un public plus large en vue de la présidentielle. Mais le pari de Rousseau pourrait s’avérer gagnant dans une primaire resserrée où les militants les plus engagés votent. Environ 30 000 personnes pourraient participer au scrutin selon les estimations. Du côté de Jadot, on espère « entre 70 000 et 100 000 votants ».

  • Véra Nabokov Was the First and Greatest Champion of “Lolita”

    https://www.newyorker.com/books/page-turner/vera-nabokov-was-the-first-and-greatest-champion-of-lolita

    The long-suffering wife who stands at her husband’s side, lending moral cover, reliably serves to blot out another woman’s agony. Véra did just the opposite. She alone emphasized Lolita’s plight from the start. In interviews, among her husband’s colleagues, with family members, she stressed Lolita’s “complete loneliness in the whole world.” She had not a single surviving relative! Reviewers searched for morals, justifications, explanations. What they inevitably failed to notice, Véra complained, was “the tender description of the child’s helplessness, her pathetic dependence on monstrous Humbert Humbert, and her heartrending courage all along.” They forgot that “ ‘the horrid little brat’ Lolita was essentially very good indeed.” Despite the vile abuse, she would go on to make a decent life for herself. Readers, too, ignored Lolita’s vulnerability, her pain, the stolen childhood, the lost potential. Lolita was not a symbol. She was a defenseless child. The subversive book, as Donald Malcolm wrote in his New Yorker review of the novel, in 1958, “coolly prodded one of the few remaining raw nerves of the twentieth century.” No less transgressive, shockingly more familiar, it strikes different nerves in the early twenty-first. Véra complained of Lolita, “She cries every night, and the critics are deaf to her sobs.” We hear her loud and clear today, when, finally, she has come to stand at the center of the story that bears her name."

    • Un élément qui est toujours escamoté par les analyses que j’ai pu lire ou entendre autour de #lolita c’est que Humbert Humbert est l’assassin de la mère de Dolorès. C’est lui qui fait d’elle une orpheline et c’est lui qui deviens son tuteur légale, ajoutant l’inceste à la pédocriminalité. L’inceste est un autre élément oublié systématiquement. #inceste

    • Even the best of readers had a difficult time separating Nabokov from Humbert. Nadezhda Mandelstam, the writer and widow of the great poet Osip Mandelstam, insisted that the man who wrote “Lolita” “could not have done so unless he had in his soul those same disgraceful feelings for little girls.” Maurice Girodias assumed Nabokov to be Humbert Humbert. After all was said and done, having defended the novel in the most adoring and erudite terms, Lionel Trilling informed his wife, having observed the couple in action, that Véra was Lolita

    • Largely lost in the shuffle, in the manifold discussions of perversion, obscenity, and indecency, was the title character herself. Most found Lolita as unlikable in her way as they found Humbert deplorable in his. A writer for The New Republic dismissed her, alluding to “fragile little girls who are not really fragile.” Many blamed Lolita and felt sorry for Humbert. Few seemed willing to forgive her for being a spoiled, non-virginal nymphet. To Robertson Davies, the theme of the book was “not the corruption of an innocent child by a cunning adult, but the exploitation of a weak adult by a corrupt child.” The seduction would become hers, as the monster would become Frankenstein. Headlines wrote her off as a “naughty” girl or “an experienced hoyden.” In 1958, Humbert’s real perversity seemed to be that he could find himself drawn to “a Coke-fed, juke-box-operated brat with a headful of movie mags for a brain,” according to a reviewer for Time. The New York Post noted that Lolita generally came off as “a fearsome moppet, a little monster, a shallow, corrupt, libidinous and singularly unattractive brat.” Dorothy Parker found the book brilliant, funny, and anguished, but the anguish to which she responded was Humbert’s. Of Lolita, Parker wrote, “She is a dreadful little creature, selfish, hard, vulgar, and foul-tempered.” A Cornell colleague found her unrealistic: a self-respecting American girl would never have passively submitted to Humbert. She would have had the good sense to call the police.

  • L’e-monde titre

    Les témoignages de violences sexuelles fragilisent le judo français

    https://www.lemonde.fr/sport/article/2020/11/20/les-temoignages-de-violences-sexuelles-fragilisent-le-judo-francais_6060539_

    suite à des réactions de lecteurices l’e-monde donne finalement dans la branlée...

    Le judo français ébranlé par les accusations de violences sexuelles

    #victim_blaming #violophilie #inversion_patriarcale #deni #male_gaze #viol #culture_du_viol #vocabulaire

    cf https://seenthis.net/messages/887448

  • Un nouveau livre explique les raisons pour lesquelles les femmes sont blâmées pour tout.
    https://tradfem.wordpress.com/2020/05/13/un-nouveau-livre-explique-les-raisons-pour-lesquelles-les-femmes-

    « J’ai intitulé l’ouvrage « Pourquoi les femmes sont blâmées pour tout » parce que dans tous mes travaux et recherches, j’ai vu des femmes être blâmées pour leurs agressions, de leur harcèlement dans la rue à leur piégeage dans la traite et la vente de sexe, » explique #Jessica_Taylor. « Tout ce qui peut être utilisé contre elles, est utilisé contre elles. Même si elles n’ont jamais été en mesure de donner leur consentement. »

    Fondé sur de nouvelles données et recherches de la Dre Taylor, l’ouvrage propose un aperçu choquant de la fréquence des reproches adressés aux victimes dans notre société. Ses dix-huit chapitres explorent les théories psychologiques, les preuves en cause et des histoires réelles de blâme de femmes et de filles victimisées.

    « J’ai décidé d’inclure des chapitres regroupant des indices significatifs de la culpabilisation des femmes et des filles victimes de viols, d’abus et de violence. Dans le livre, je parle des façons dont le système de justice pénale, nos services de santé mentale et même nos écoles primaires encouragent et cautionnent la culture de la responsabilisation des victimes. »

    #violences_masculines #inversion_de_la_culpabilité #féminisme #troll_masculiniste

  • Crypto-porno, « ficha », sextorsion… Le nouveau visage du cyberharcèlement en confinement
    https://fr.aleteia.org/2020/04/30/crypto-porno-comptes-ficha-sextorsion-le-nouveau-visage-du-cyberharcelem
    https://aleteiafrench.files.wordpress.com/2020/04/shutterstock_627623021.jpg?quality=100&strip=all&w=12

    Revenge porn et comptes « ficha »

    Hébergés sur les réseaux sociaux comme Instagram, Twitter, Telegram, Hangouts ou Snapchat, les comptes « ficha », pour « affiche » en verlan, explosent depuis le début du confinement. Le but étant d’« afficher » des jeunes filles, ou, plus rarement, des homosexuels, sur la place publique virtuelle. Ils sont l’outil de prédilection de jeunes hommes qui se vengent d’une ex-petite amie en diffusant des photos ou vidéos compromettantes datant de leur relation, notamment des photos d’adolescentes dénudées appelées nude. Des contenus que l’on publie sur le compte « ficha » du lycée, de la ville ou du département. Un compte « ficha » a cette particularité de regrouper des utilisateurs d’une même entité géographique. De cette manière, les abonnés augmentent leurs chances de reconnaître une victime. Un outil au service du « revenge porn », revanche par le porno, et du « slut-shaming », humiliations publiques massives.

    Si cette pratique était déjà apparue en 2018 en Normandie, elle avait quasiment disparu en raison des plaintes déposées à l’époque. Mais ces dernières semaines, des dizaines de nouveaux comptes ont resurgi : « Nous avons très nettement vu cette thématique resurgir depuis le confinement, explique Justine Atlan. C’est très clair, et ça n’est pas spécifique à une zone géographique, même si ça touche davantage les grands centres urbains. » Un phénomène à prendre en considération afin de dissuader son adolescent d’envoyer des photos ou vidéos intimes à qui que ce soit, et de le sensibiliser à toujours dénoncer ce genre de pratique.

    #Cyberharcèlement

    • Le but étant d’« afficher » des jeunes filles, ou, plus rarement, des homosexuels, sur la place publique virtuelle.

      Donc c’est bien un comportement sexiste qui vise à dévaloriser la sexualité de tout ce qui n’est pas mec hétéro.

      Un phénomène à prendre en considération afin de dissuader son adolescent d’envoyer des photos ou vidéos intimes à qui que ce soit, et de le sensibiliser à toujours dénoncer ce genre de pratique.

      #victim_blaming
      (Je suis en train de regarder Unbelievable, cas d’école de plainte pour viol qui finit mal pour la victime, et vraiment, la seule chose qui peut « sensibiliser » les personnes victimes d’attaques sexistes ou sexuelles à porter plainte, c’est que ces dénonciations soient suivies d’effet et qu’elles n’en payent pas le prix...)

  • Ce que l’interview d’Adèle Haenel dit du rapport des adultes aux adolescentes | Slate.fr
    http://www.slate.fr//story/183933/adele-haenel-interview-hebephilie-agressions-sexuelles-adolescentes-age-defens

    Les accusés dans ce genre d’affaires ont des lignes de défense à peu près identiques. D’abord, c’est comme si, selon eux, on pouvait mesurer la maturité sexuelle d’une fille à la taille de ses seins. Si elle est formée, eh bien elle n’est pas innocente. (C’est ce qu’ont plaidé tous les défenseurs de Polanski.) Comme si on était soit une enfant, soit une jeune femme, mais qu’il n’existait rien entre les deux. Est-ce qu’il faut vraiment avoir été une fille de 12, 13, 14 ans pour se rendre compte d’à quel point cette idée est stupide ? Leur argument est de dire que si elles ont un corps de femme (ce qui déjà, se discute franchement), ils ne peuvent pas deviner qu’elles n’ont pas le cerveau d’une femme de 25 ans. Sérieusement ? La vérité, ce ne serait pas plutôt qu’ils n’ont jamais cherché à savoir ce qu’elles pensaient ? Ce dont elles avaient envie ? Elles ne sont que des surfaces sur lesquelles ils projettent leurs fantasmes. Pour eux, elles sont des corps à disposition. Elles ne sont pas des individus, mais des tentations.

    #femmes #viol #patriarcat #impunité #enfants

  • Misogynie, maternophobie, déni des victimes : LA PSYCHANALYSE, CONTRE- REVOLUTION PATRIARCALE ? – Révolution Féministe
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2019/06/16/misogyniematernophobie-deni-des-victimes-la-psychanal

    Je pense que la psychanalyse est la pierre angulaire du patriarcat, née à cette période où les femmes commençaient à vouloir s’émanciper à la fin du XIXème, avoir des droits élémentaires, comme le droit de sortir seule dans la rue. Il y a certains textes de Freud sur « les émancipées » qui montrent qu’il avait un gros problème avec la sexualité et avec l’émancipation des femmes, et son influence durable sur les sciences humaines empêche la société française de se décoloniser du patriarcat (1). Cette influence introduit un retour en arrière, ou au moins un empêchement d’évolution, un frein à l’évolution dès l’époque de Freud mais pour ce qui nous concerne, en France, c’est surtout Jacques Lacan qui a eu cet impact. L’influence des Lacaniens sur les Freudiens est colossale, les Freudiens sont colonisés par le Lacanisme, ça s’est produit à la fin des années 60 et c’est en effet un grand retour en arrière. Retour en arrière par rapport à l’évolution des mœurs et de la société, et par rapport à la deuxième vague du féminisme qui apparaît à la fin des années 60. C’est un grand retour en arrière, avec des mécanismes pervers de manipulation mentale, et c’est vraiment une logique sectaire.

    #psychanalyse #violophilie #misogynie #victim_blaming

  • Anti-humanismes du quotidien - freelifeuse
    http://freelifeuse.com/ligue-du-lol-de-lanti-feminisme-a-lanti-humanisme-chronique-dun-monstre

    Et si Vincent Glad[1], fondateur de la ligue du LOL, le #MeToo journalistique, était le Jérôme Kerviel du journalisme ? Devenu le symbole d’un système malade, lui et ses copains prennent pour tout le reste, mais d’autres aussi ont une responsabilité : tous ceux qui ont validé et participé à ce système cynique et malveillant, -hommes et femmes confondus-. Ceux qui savaient, ceux qui les ont embauchés, ceux qui ont liké, ceux qui les suivaient, ceux qui les ont érigés en stars à partir de rien. Ceux qui les ont formés, ceux qui les ont fait devenir des bêtes à concours, des bêtes à clics, des têtes à claques, ceux qui riaient à leur blague, ceux qui ont engendré le monstre. Briser le silence pour en finir avec la dictature des médiocres et des cyniques.

    • tous ceux qui ont validé et participé à ce système cynique et malveillant, -hommes et femmes confondus-

      Penserait-on à écrire de même « - blancs et noirs confondus - » sur la traite de l’esclavage ?

      N’y a-t-il pas une façon d’écrire sur le sexisme sans avoir toujours à en laver les responsables ? Pour éviter ce moment néfaste où les groupes minoritaires qui subissent les violences des dominants se voient responsabilisés de ce qu’ils subissent. Oh, certes, tu trouveras toujours des exceptions qui soutiennent la masse dominante en espérant ne pas se faire dévorer par elle, mais faut arrêter de nous faire détourner les yeux des véritables profiteurs de cette #culture_du_viol.

      #victim_blaming

  • Julia, victime d’une agression transphobe à Paris, livre son témoignage | Le Huffington Post
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/la-victime-de-lagression-transphobe-a-paris-son-temoignage_fr_5ca36f0

    TRANSPHOBIE - “La douleur part, mais l’humiliation reste”. Julia, dont l’agression transphobe à Paris a été filmée avant de faire le tour des réseaux sociaux ce mardi 2 avril, est toujours sous le choc.

    La jeune femme de 31 ans a cependant accepté de livrer son témoignage de la scène auprès du HuffPost. Malgré le traumatisme, Julia veut que son histoire soit connue afin de sensibiliser le public sur les agressions que subissent les personnes trans.

    Dimanche 31 mars, alors qu’elle allait prendre le métro place de la République, elle a été prise à partie par des hommes avant d’être agressée verbalement et physiquement pas une foule de personnes. Si les images de la vidéo sont violentes (ci-dessous) et ont soulevé une vague de réactions de politiques et anonymes, Julia nous apprend que son calvaire avait commencé plusieurs minutes avant et ne s’est pas arrêté là.

    “Je n’avais rien demandé. Je voulais prendre le métro. Là, trois hommes m’ont bloqué le passage et l’un d’eux m’a dit : ‘Hé, mais t’es un homme toi !‘. Je n’ai pas voulu répondre et j’ai tenté de les éviter, mais ils m’ont retenue en disant que je devais répondre à leur question. L’un d’eux m’a alors touché la poitrine en s’étonnant que j’aie effectivement des seins”, raconte Julia.

    Il a sorti son sexe et m’a demandé de "lui faire du bien"Julia

    “J’ai dégagé sa main en lui disant de ne pas me toucher. Il a alors sorti son sexe et m’a demandé de ‘lui faire du bien’. J’ai voulu partir et remonter les escaliers. D’autres hommes m’ont jeté de la bière du haut des marches, m’ont insultée. Un homme m’a giflée. Ensuite c’est là que la vidéo commence”.

    Dans cette vidéo, elle est bousculée, insultée, violemment frappée. Les manifestants, venus à l’origine pour protester contre le gouvernement algérien, entonnent un chant censé la sexualiser et l’humilier. Finalement, des agents de la RATP viennent à son secours et l’exfiltrent avant que les choses n’empirent.

    “Ils m’ont fait descendre et ont lancé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule”, se rappelle-t-elle. Mais c’est loin d’être la fin de l’humiliation.

    Il ne faut pas vous habiller comme ça, MonsieurJulia

    Après l’avoir mise à l’abri, les agents de la RATP auraient été extrêmement maladroits envers la victime et auraient même tenu des propos sexistes. “Même avec eux j’ai été humiliée. Ils m’ont appelée ‘Monsieur’, puis m’ont demandé pourquoi j’étais sur la place de la République pendant cette manifestation, vu les dangers que cela pouvait comporter pour moi”, assure Julia.

    “Ils m’ont ensuite dit ‘il ne faut pas s’habiller comme ça, Monsieur’, sous-entendant que si je n’avais pas mis ce short, je n’aurais pas été agressée”, se remémore-t-elle.

    Elle poursuit : “Déjà, j’ignorais totalement qu’il y avait cette manifestation. Ensuite je suis en France, je me promène où je veux en ville et je ne devrais pas avoir à craindre que l’on m’agresse parce que je porte un short”.
    “Ils ont détruit la confiance que j’avais en moi”

    Toutefois, Julia ne se fait pas d’illusion quant au motif de son agression. “Je suis transgenre, ça perturbe les gens. Cette attaque m’a d’autant plus choquée que c’est très récent pour moi, cela ne fait que cinq mois que j’ai commencé ma transition et que je prends des hormones. J’avais réussi à avoir confiance en moi et là ils ont tout détruit”, se désole-t-elle.

    Frappée plusieurs fois, Julia a eu mal plusieurs jours au côté gauche du visage, mais, déplore-t-elle :

    “Le plus traumatisant ce n’est pas les coups ou la douleur, mais l’humiliation. C’est ça qui est le plus dur à gérer. C’est un choc psychologique, je me suis sentie salie”.

    Mercredi 3 avril, elle portera plainte pour “tous les actes qui pourront leur être imputés. Agressions, injures, agression sexuelle, harcèlement, harcèlement sexuel...”, explique Julia avant d’ajouter : “Pourtant à la base je ne voulais pas, j’avais renoncé. Mais face à tout le soutien que j’ai eu, j’ai décidé de le faire pour que ça n’arrive pas à d’autres”.

    Malgré le choc, Julia ne veut pas se laisser abattre : “Ils ne m’empêcheront pas d’être qui je suis, ils n’arriveront jamais à me changer”.

    Une enquête a été ouverte dimanche du chef de violences commises à raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre de la victime.

    • #transphobie #sexisme #agression #domination_masculine #virilité #misogynie #racisme
      Les premières infos que j’ai vu sur cette agression ne mentionnent pas le comportement tout aussi transphobe des agents de la ratp. Cette histoire est du pain bénit pour les racistes. Sur le model de #homonationalisme et #femonationalisme il y a ici un risque de récupération par #transnationalisme .
      #double_peine #victim_blaming
      Sur le parisien la transphobie des agents RATP est un peu atténuée mais on peut lire les précautions de Julia pour ne pas être instrumentalisé par les racistes.

      Celle qui a démarré sa transition récemment dit avoir l’habitude des insultes. « C’est quotidien. » Mais les agressions, c’est une première. « Le plus difficile ce n’est pas les coups, c’est l’humiliation. C’est l’expérience la plus humiliante de toute ma vie. Ça entraîne beaucoup de colère. »

      Comment en 2019 à Paris peut-on encore être agressé pour son sexe, son genre, sa sexualité ? Comment comprendre que l’on puisse devenir victime juste pour ce que l’on est ? Julia lance les questions et assène pour toute réponse : « Ils ne m’empêcheront pas d’être qui je suis. On ne peut pas laisser passer ça. » Mais elle tient tout de suite à dissiper tout amalgame entre ses agresseurs présumés et la manifestation. « Je ne veux pas associer cette agression au rassemblement. »

      Arrêtée ce mardi après avoir tenté un retour difficile au travail lundi, Julia ne veut toutefois pas que cet événement l’empêche d’avancer. Au contraire. « Quand j’ai vu tous les messages de soutien, ça m’a fait du bien. Car on a l’impression que tout le monde est contre soi. Mais tout n’est pas perdu et il faut se battre. »

      http://www.leparisien.fr/paris-75/agression-transphobe-a-paris-le-plus-difficile-ce-ne-sont-pas-les-coups-c

      Merci pour Julia pour cette précaution et cette lucidité. Bravo pour ton courage.

  • Le patron du groupe de coiffure Dessange mis en cause pour harcèlement sexuel
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/08/11/le-patron-du-groupe-de-coiffure-dessange-mis-en-cause-pour-harcelement-sexue

    Elle avait bien noté une gêne, à l’issue de l’entretien, lorsqu’ils lui ont demandé ce qu’était devenue cette plainte pour harcèlement sexuel qu’elle avait déposée, en 2014, contre Benjamin Dessange, son ancien patron. Mais, comme elle et ses futurs potentiels employeurs s’étaient entendus sur le salaire, la voiture de fonction et sa date d’embauche, Annabel Talon est restée confiante. « On vous tient informée », ont-ils assuré. Les dirigeants de la société n’ont jamais rappelé. « Le monde de la coiffure est petit. Ils ont interrogé votre ancien employeur… », a fini par expliquer le cabinet de recrutement, trois semaines plus tard.

    Depuis le 11 juillet, Benjamin Dessange, 51 ans, président du groupe Dessange, est placé sous statut de témoin assisté pour « harcèlement sexuel » et « appels téléphoniques malveillants ». Le 2 août, les avocats d’Annabel Talon, Mes Patrick Maisonneuve et Charlotte Paredero, non satisfaits, ont demandé à la juge d’organiser une confrontation et de réentendre le PDG, en leur présence.

    #paywall #domination_masculine #violence_masculine #travail #harcelement_sexuel #culture_du_viol #omerta #victim_blaming

    Une plainte déposé en 2014, et rien ne bouge avant juillet 2018. La vicitime à par contre été pénalisé, perte d’emploi, complicité du milieu de la coiffure pour l’empeicher d’avoir à nouveau un emploi dans la coiffure. Le prévenu n’est même pas mis en examens, il est seulement « placé sous statut de témoin assisté ».

  • Les femmes de droite : qui sont-elles ? Quels sont leurs réseaux ?
    http://aucreuxdemoname.fr/blog/100-femmes-pour-la-liberte-de-harceler

    les femmes ont trois possibilités :

    Se soumettre dans le silence et la rage
    Se révolter, au risque d’être victimes de violence
    Pactiser avec l’ennemi pour être tranquilles
    Concrètement, nos femmes de droites ont choisi la troisième voie. Devant le constat de ces violences existantes, c’est une stratégie somme toute assez logique :

    Les hommes exercent une violence. Si je me révolte je subirai encore plus de violence. Je choisis donc de me mettre sous la protection du patriarcat pour ne pas subir cette violence. Et je fais en sorte de permettre que ce système perdure.

    [Dworkin] De la maison du père à la maison du mari et jusqu’à la tombe qui risque encore de ne pas être la sienne, une femme acquiesce à l’autorité masculine, dans l’espoir d’une certaine protection contre la violence masculine. Elle se conforme, pour se mettre à l’abri dans la mesure du possible. C’est parfois une conformité léthargique, en quel cas les exigences masculines la circonviennent progressivement, comme une enterrée vive dans un conte d’Edgar Allan Poe. Et c’est parfois une conformité militante. Elle sauvera sa peau en se démontrant loyale, obéissante, utile et même fanatique au service des hommes qui l’entourent. […]. Quelles que soient les valeurs ambiantes, elle les incarnera avec une fidélité sans faille.
    Les hommes respectent rarement leur part du marché tel qu’elle l’entend : la protéger contre la violence masculine.
    [Dworkin] Les femmes de droite ont examiné le monde ; elles trouvent que c’est un endroit dangereux. Elles voient que le travail les expose à davantage de danger de la part de plus d’hommes ; il accroît le risque d’exploitation sexuelle.[…] Elles voient que le mariage traditionnel signifie se vendre à un homme, plutôt qu’à des centaines : c’est le marché le plus avantageux. […]. Elles savent également que la gauche n’a rien de mieux à offrir : les hommes de gauche veulent eux aussi des épouses et des putains ; les hommes de gauche estiment trop les putains et pas assez les épouses. Les femmes de droite n’ont pas tort. Elles craignent que la gauche, qui élève le sexe impersonnel et la promiscuité au rang de valeurs, les rendra plus vulnérables à l’agression sexuelle masculine, et qu’elles seront méprisées de ne pas aimer ça. Elles n’ont pas tort. Les femmes de droite voient que, dans le système où elles vivent, si elles ne peuvent s’approprier leur corps, elles peu-vent consentir à devenir une propriété masculine privatisée : s’en tenir à un contre un, en quelque sorte.

    • Je cherche la liste complète de ces prétendues 100 femmes et dans le meilleur des cas je trouve une 15-20 ène de noms. Sur la tribune féministe qui y répond les signatures sont toutes mentionnées https://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/tribune-les-porcs-et-leurs-allie-e-s-ont-raison-de-sinquieter-caroline-

      Le titre de la tribune violophile de Peggy Sastre est quant même pas claire. « La liberté d’importuné » j’avais cru que c’était la revendication de la part de femmes d’avoir le droit d’agresser les agresseurs, de harceler les harceleurs et d’humilier les humilieurs, ou alors la revendication d’une sexualité féminine prédatrice.

      Mais bien sur il y a #inversion_patriarcale C’est pas la « liberté d’importuné » que ce femmes revendiquent, c’est pas une liberté pour elles mêmes, ni une liberté pour les femmes. C’est la liberté pour les hommes d’importuner n’importe quelle femme, n’importe ou, n’importe quant et n’importe comment.

      Parceque je vois pas trop ce qui empêche ces 20 femmes (prétenduement 100) d’être « importunées ». Elles peuvent très bien ne pas dénoncer les agressions qu’elles subissent et taire les viols qui ont été perpétrés contre elles. Elles peuvent aussi choisir d’interagir sexuellement avec des hommes qui se comportent comme des bourgeois du XIXeme.

      La liberté revendiqué ici c’est la liberté de ne pas être libre. Comme disait l’autre « la liberté c’est l’esclavage »

      Par rapport à Catherine Millet j’avais raté ses déclarations de décembre dernier sur le viol qui sont des enfilades de sophisme et d’inversion patriarcales
      http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/quand-catherine-millet-regrettait-pas-avoir-ete-violee-pas-grave-traumati

      Ça c’est mon grand problème, je regrette beaucoup de ne pas avoir été violée. Parce que je pourrais témoigner que du viol on s’en sort.

      Inversion car on ne peu pas consentir au viol.
      Sophisme car, on se sort de tout, tant qu’on en est pas mort·e. C’est un peu le principe d’être en vie, être en vie ca veut dire qu’on se sort de tout jusqu’au jour ou on s’en sort pas et on en crève.
      Cruauté cynique aussi puisque ce que veux dire cette phrase c’est que les victimes de viol qui dénoncent le viol qu’elles ont subi sont des puritaines qui font des histoires pour rien.

      Pour elle, « l’intégrité » des femmes n’est pas touchée après un viol puisque la conscience reste « intacte ». Elle a cependant souligné que « si la fille était vierge d’accord il lui manque désormais quelque chose » avant d’ajouter qu’elle considérait qu’il était « plus grave » de perdre un ou plusieurs membres dans un accident de voiture.

      C’est une variation du « y a pas mort d’homme ».

      On retrouve cette comparaison du viol à un accident qui est l’idée centrale du manifeste ; ne surtout jamais nommé les agresseurs quitte à prétendre qu’il n’y a pas d’agression, seulement des accidents.

      Pour le sophisme, d’un coté elle reproche aux victimes d’intégré une vision d’elles même qui serait traditionaliste et pourtant elle utilise le concept de virginité. La virginité c’est l’expression d’une souillure intrinsèque à la sexualité. En face de la vierge il y a la salope et rien d’autre. Elle parle d’un manque de quelquechose, et c’est pas si grave d’être violé une fois qu’on la perdu ce quelquechose. Si il manque quelquechose à une femme elle n’a plus de valeur ni d’alternative, la soumission et le silence. Angot dirait « On se débrouille ».

      Mais par contre ça m’est arrivé d’avoir des rapports sexuels avec des gens qui ne me plaisaient pas spécialement. Parce que voilà c’était plus facile de céder à la personne ou parce que c’était une partouze et qu’on était en groupe.

      Elle confirme cette idée, une fois que la vierges a été souillé par un homme, elle est irrémédiablement souillé. Plus aucun homme ne peut la salir. Les femmes dé-viérgées n’ont plus aucune raison de refusé la sexualité avec tout homme qui en ferais la demande.
      D’un coté Millet refuse aux femmes de pensé que la sexualité puisse être une souillure, mais de l’autre elle fonde son système de valeur sur la notion de souillure.

      #violophilie #anti-féminisme #victim_blaming #blâmer_la_victime #silenciation #victime #vierge #virginité

    • J’ai ôté le portrait de Catherine Deneuve suite à la lecture d’un message.
      Jusqu’à présent toutes les photos parues sont retouchées sauf celle qui illustre la tribune qui elle est brute.
      1 On replace CD dans son age pour assoir le texte de la tribune.
      2 On fait monter le commentaires sexistes sous le portrait pour annimer les débats.

    • http://www.le-blog-de-la-pintade.fr/2018/01/reponse-a-catherine-deneuve-pas-neuve-et-sa-clique.html

      – Sarah Chiche (écrivain, psychologue clinicienne et psychanalyste)
      – Catherine Millet (critique d’art, écrivain)
      – Catherine Robbe-Grillet (comédienne et écrivain)
      – Peggy Sastre (auteur, journaliste et traductrice)
      – Abnousse Shalmani (écrivain et journaliste)
      – Alexandra Alévêque (journaliste)
      – Kathy Alliou (curatrice)
      – Françoise Arnaud (historienne de l’art)
      – Celina Barahona (consultante marketing)
      – Sophie Bastide-Foltz (traductrice littéraire)
      – Marie-Laure Béraud (auteur-interprète, musicienne)
      – Marie-Laure Bernadac (conservateur général honoraire)
      – Léa Bismuth (critique d’art, curatrice)
      – Catherine Bizern (productrice et programmatrice indépendante)
      – Stéphanie Blake (auteur de livres pour enfants)
      – Linda Blake Pibarot (traductrice)
      – Sonia Bogdanovsky (chef monteuse cinéma)
      – Christine Boisson (actrice)
      – Ariane Bouissou (journaliste)
      – Odile Buisson (gynécologue-obstétricienne)
      – Sophie Cadalen (psychanalyste)
      – Farideh Cadot (galeriste)
      – Cristina Campodonico (responsable de l’action culturelle de la S.G.D. L.)
      – Nickie Caro (normalienne, agrégée de Lettres, ancien professeur de Khâgne)
      – Ingrid Caven (actrice et chanteuse)
      – Monique Chatenet (conservateur en chef du Patrimoine au Centre André Chastel)
      – Julie du Chemin (écrivain et sexologue)
      – Erika Maria Cool-Troch (manager Yak Immo)
      – Véronique Coquet-Caubère (productrice)
      – Sabine Dauré (viticultrice)
      – Catherine Deneuve (actrice)
      – Frederique Dolphijn (cinéaste, metteur en scène et romancière)
      – Christine Domine (professeur)
      – Nathalie Dray (journaliste)
      – Corinne Ehrenberg (psychanalyste)
      – Méline Engerbeau (entrepreneuse)
      – Caroline Faillet (experte en stratégie digitale)
      – Nouhad Fathi (journaliste et blogueuse)
      – Marguerite Ferry (paysagiste)
      – Adeline Fleury (écrivain)
      – Catherine Francblin (critique et historienne d’art)
      – Gloria Friedmann (artiste plasticienne)
      – Sophie Gaillard (présentatrice du 6-7h sur Sud Radio)
      – Bernadette de Gasquet (médecin et auteur)
      – Véronique Gérard-Powell (spécialiste de l’Art européen XVe-XVIIIe siècles, Centre André Chastel)
      – Christine Goémé (femme de radio)
      – Reine Grave (vidéaste)
      – Aliette Griz (écrivain et membre du Réseau Kalame)
      – Cécile Guilbert (écrivain)
      – Clarisse Hahn (réalisatrice, vidéaste et photographe)
      – Anne Hautecoeur (éditrice)
      – Marie Herbreteau (graphiste)
      – Brigitte Jaques-Wajeman (metteur en scène)
      – Claudine Junien (généticienne, membre de l’Académie de Médecine)
      – Brigitte Lahaie (actrice et présentatrice radio)
      – Rachel Laurent (artiste)
      – Sylvie Le Bihan (écrivain)
      – Anne-Marie Lesage (retraitée)
      – Myriam Le Strat (dentiste)
      – Martine Lerude (psychiatre, psychanalyste)
      – Elisabeth Lévy (directrice de la rédaction de Causeur)
      – Jacqueline Lichtenstein (philosophe)
      – Christine Lombard (créatrice de mode)
      – Joëlle Losfeld (éditrice)
      – Vanessa Luciano (chroniqueuse radio, sexothérapeute)
      – Mademoiselle A (chanteuse, comédienne et modèle)
      – Valérie Maës (actrice et vidéaste)
      – Abeline Majorel (responsable pédagogique et business developer)
      – Claire Margat (critique d’art, traductrice)
      – Isabelle Marlier (anthropologue et écrivain)
      – Isabelle Martin (enseignante)
      – Christelle Mata (attachée de presse)
      – Sophie de Menthon (présidente du Mouvement ETHIC et membre du CESE)
      – Karine Miermont (écrivain)
      – Anne Morelli (professeure à l’Université libre de Bruxelles)
      – Anne-Elisabeth Moutet (journaliste)
      – Latifa Najar (retraitée)
      – Natacha Nikouline (photographe)
      – Karine Papillaud (journaliste littéraire)
      – Julia Palombe (chanteuse, auteur)
      – Nelly Perotin (retraitée)
      – Camille Pier (auteure, compositeure et interprète)
      – Sylvie Pierson (secrétaire)
      – Francesca Piolot (productrice radio)
      – Barbara Polla (médecin, écrivain, commissaire d’exposition)
      – Joana Preiss (actrice, réalisatrice)
      – Isabelle Prim (réalisatrice et comédienne)
      – Nicole Priollaud (chargée de la communication de l’Académie nationale de Pharmacie)
      – Anne Rudisuhli (psychopraticienne)
      – Nora Sahara (journaliste et infirmière)
      – Sylviane Sainclair (retraitée)
      – Marie Sellier, (auteure, Présidente de la S.G.D.L. - Société des Gens de Lettres)
      – Joëlle Smets (journaliste et sexologue)
      – Hélène Soulodre (documentaliste)
      – Brigitte Sy (réalisatrice et actrice)
      – Catherine Thieron (auteure et vocaliste)
      – Catherine Titeux (architecte, Bruxelles)
      – Trinidad (humoriste, imitatrice, chanteuse)
      – Gabriela Trujilo (historienne du cinéma et critique)
      – Christine Van Acker (auteur)
      – Roxane Varone (chirurgienne)
      – Alexandra Varrin (écrivain)
      – Hélène Vecchiali (psychanalyste et coach)
      – Martine Vercruysse (animatrice)
      – Sonia Verstappen (travailleuse du sexe et anthropologue)
      – Caroline Vié (journaliste et romancière)
      – Bérengère Viennot (traductrice et chroniqueuse)
      – Evelyne Vitkine (consultante en marketing)

    • Merci @touti pour la liste
      Je voie qu’il y a – Odile Buisson (gynécologue-obstétricienne) - je me souviens d’une emission de radio dans laquelle elle niait les violences gynécologiques et obstétricales mais je le retrouve pas, ca a du disparaître avec @audeV

      J’en profite pour archiver ca :

      Mercredi soir, sur le plateau de BFMTV, Caroline De Haas, qui a elle-même été victime de viol, s’est retrouvée face à l’une des signataires de la tribune du Monde, Brigitte Lahaie. Dans l’émission NewséCompagnie menée par Nathalie Levy, les deux femmes s’interrogeaient sur la façon de redonner aux femmes la puissance de leur corps.

      « Il y a un truc très simple, c’est d’arrêter les violences, affirme alors Caroline De Haas. Parce que les violences, elles empêchent la jouissance. Quand vous avez été victime de viol, vous jouissez moins bien en fait, en général. » Brigitte Lahaie, qui a longuement animé sur RMC Lahaie, l’amour et vous, répond alors : « On peut jouir lors d’un viol, je vous signale. »

      https://www.lexpress.fr/actualite/medias/on-peut-jouir-lors-d-un-viol-je-vous-signale-brigitte-lahaie-choque-sur-bfm

      –---

      J’archive aussi les declaration de Deneuve sur le viol perpetré par polansky :

      « C’est une jeune fille qui avait été amenée chez Roman par sa mère, qui ne faisait pas son âge de toute façon », avait déclaré l’actrice le 16 mars dernier. « Et de toute façon, on peut imaginer qu’une jeune femme de 13 ans puisse faire 15, 16 ans. Il ne lui a pas demandé sa carte de visite. Il a toujours aimé les jeunes femmes. J’ai toujours trouvé que le mot de viol avait été excessif », avait-elle conclu.

      http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/07/05/03002-20170705ARTFIG00310-affaire-polanski-les-propos-de-catherine-deneuve-

      –----

      Meme sujet discuté ici aussi ; https://seenthis.net/messages/658841

    • Non c’est pas celui là car avec Taddei et Peggy Sastre je me serais pas infligé ca. C’est une autre emission probablement sur france culture. Je vais voire si je la retrouve.

      Je pense que c’était l’émission dont il est question ici : http://marieaccouchela.blog.lemonde.fr/2017/07/20/debat-sur-les-maltraitances-medicales-sur-france-inter-
      C’est pas france cul c’est france inter.
      https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-17-juillet-2017

    • Il est insupportable pour ces femmes, non qu’elles imaginent que le monde va s’écrouler si elles ne sont plus traitées comme des objets par les hommes, mais que d’autres femmes puissent sans autorisation réclamer leur libération. Quelle déchéance de perdre leur position de pouvoir de représentation face à l’ensemble les #meetoo qui ont gravé leur souffrance du patriarcat dans l’anonymat d’un mouvement de grande ampleur. Qui a besoin d’entendre déclamer d’une voix tellement égoïste ces femmes de droite, ultime ressort du patriarcat qui s’étouffe dans ces soubresauts fétides. A part le système lui même pour maintenir l’illusion de la liberté de quelques élues. Ce n’est pas pour elles qu’elles réclament la subordination face aux hommes,mais pour faire taire toutes ces femmes courageuses, les punir d’avoir oser prendre la parole sans les prévenir.

      Je vois bien un banquet de femmes, ou certaines refuseraient d’être serveuses, soubrettes, debouts toute la soirée et renverseraient les plats de bites en gelée sur la tête de ces privilégiées.

    • Jolie image @touti très inspirante !

      Je trouve quand même qu’elle font très fin d’époque comme le disait @odilon et qu’elles s’autosabotent merveilleusement toutes seules. Je rapportait toute à l’heure les propos de Millet et Lahaie à mes voisin·es qui trouvaient quand même un peu que la galanterie et la séduction sont a distingué. Mais illes ont été horrifiés et ont revu leur jugement sur ce manifeste (bon c’est des voisin·es cools et très à gauche celleux-là).

      Je pense que c’est une belle opportunité de poursuivre et affiner la discutions sur la sexualité patriarcale. Leur manifeste maintiens la tension et réactive l’attention sur les violences sexuelles et ca fait des exemples précis de culture du viol à déconstruire. J’ai presque envie de dire merci à ces femmes de droite tellement elles y vont franco de porc.

      En plus c’est un bon outil pour détecté les machos et les toxiques, y compris chez les gauchistes : https://seenthis.net/messages/659363

    • Deneuve hier a écrit dans libé pour essayé de se rattraper aux branches tout en réaffirmant ce qu’elle à écrit.
      D’abord elle ne manque pas de montrer son mépris pour Brigitte Lahaie, qui n’est manifestement pas de même monde que les autres signataires car les propose de Millet encore plus choquant ne sont pas dénoncés.
      Ensuite elle dit que le manifeste ne dit pas que le harcelement c’est bien mais il dit que le harcelement c’est pas grave et qu’il faut etre puritaine pour en faire une histoire et qu’on devrait avoir de la peine pour les frotteurs plutot qu’autre chose. Il dit aussi que les victimes confondent drague maladroite et harcelement alors que cette confusion on la trouve dans ce manifeste. Le texte dit aussi que les utilisatrices et utilisateurs (les hommes victimes sont totalement effacés par ce manifeste) sont dans la haine des hommes et la haine de la sexualité.
      En somme elle s’excuse de ce qu’elle a dit mais elle dit qu’elle a rien dit de mal (B.Lahaie a fait pareil). Technique de faux-cul qui a toujours rien compris au problème.
      Il y a quand meme une différence avec l’apologie de la séduction à la française de l’époque DSK, c’est que cette fois les signataires de ces tribunes pro-viol, pro-violences sexuelles sont contraintes de s’excusé, meme si elles le font hypocritement sans comprendre.
      Au passage j’étais étonné de pas trouvé Iacub sur ce manifeste mais elle a quand même fait un papier sur libé que j’ai pas lu et pas envie de lire.

    • contribution de B.B :

      « Concernant les actrices, et pas les femmes en général, c’est, dans la grande majorité des cas, hypocrite, ridicule, sans intérêt. Cela prend la place de thèmes importants qui pourraient être discutés. Moi, je n’ai jamais été victime d’un harcèlement sexuel. Et je trouvais charmant qu’on me dise que j’étais belle ou que j’avais un joli petit cul. Ce genre de compliment est agréable. Or il y a beaucoup d’actrices qui font les allumeuses avec les producteurs afin de décrocher un rôle. Ensuite, pour qu’on parle d’elles, elles viennent raconter qu’elles ont été harcelées… En réalité, plutôt que de leur profiter, cela leur nuit. »

  • De la promotion canapé, des oies blanches, des brebis, des chiens et des loups.
    https://eviewer.netmedia-europe.be/cache/server?type=image&origin=pb&source=promobutler_be%2Farticles

    Les commentaires des lecteurs du journal l’e-monde.fr sont une collection de perles misogynes, racistes et pro-viol de choix. La moderation pourtant à priori sur ce site, ne trouve rien à redire à tous ces éléments de justification et négation des violences sexuelles faites aux femmes. Mais c’est l’e-monde, la semaine dernière ils ont fait le promo de Cantat ( http://www.lemonde.fr/musiques/article/2017/10/06/le-retour-de-bertrand-cantat-passe-par-l-angleterre_5196831_1654986.html ) et deux jours plus tard dénoncé la une des inrock en oubliant de mentionné que l’e-monde à fait la même chose. ( http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/10/11/les-inrockuptibles-mettent-bertrand-cantat-en-une-et-le-debat-qu-on-connait- )

    Le commentaire d’un certain « bibifok » est exemplaire et je voudrais devellopé les idées sous entendus de ce discours :

    ont elles été victimes de harcèlement sexuelle, ou ont elles fait un deal : sexe contre avantage pour leur carrière. car, ce genre de chose est connu de tous et celles qui vont « se jetter dans la geule du loup » en sont conscience. Dans les milieux artistiques on a rarement affaire à des oies blanches sortant du couvent.
    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cinema/article/2017/10/11/les-accusations-pleuvent-contre-weinstein_5199053_3476.html#xVZTezicALjacKPX

    Cet affreux troll misogyne et violophile exprime en peu de mots un concentré de culture du viol basé sur de nombreuses #inversion_patriarcale -


    1 - « sexe contre avantage pour leur carrière »

    J’ai deja entendu des gens se plaindre de telle ou telle femme* qui aurait eu leurs postes par l’utilisation de leurs atouts sexuels et non pour leur compétences pro. Ce « sexe contre avantage pour leur carrière » dont parle bibifok et qui serait « connu de tous ».

    J’ai jamais entendu ces mêmes personnes se plaindre de tel ou tel homme qui aurais abusé de son pouvoir hiérarchique pour obtenir du sexe des femmes qui sont sous leur autorité hiérarchique.

    J’ai jamais entendu ces personnes critiqué un promoteur canapé, un homme qui promeut sur le critère de soumission d’une femme à ses désirs sexuels et non pour les compétences pro de cette femme.

    J’ai jamais entendu ces personnes parlé de harcélement sexuel au travail, phénomène qui touche pourtant massivement les femmes et commis massivement par les hommes dans le monde pro.

    J’ai jamais entendu ces personnes se plaindre des hommes qui font semblant d’être pote avec leurs supérieurs hiérarchiques pour avoir une promotion. On pourrait pourtant parlé de la « promotion bistrot » dont jouissent les mecs entre eux (qui pénalise les femmes dans leur carrière).

    Pourtant le promoteur canapé profite de son privilège hiérarchique. La promu canapé de son coté montre une motivation extrême pour réussir.

    Le promoteur canapé met l’entreprise en danger pour la satisfaction de son penis en plaçant à des postes élevés des personnes recrutés sur leur soumission sexuelle. C’est lui qui comment un dommage à la société et à l’entreprise, pas la femme qui aurait couché.

    L’existence même des toutes ces sois disant femme promu par le canapé est extrêmement douteuse. Sachant l’importance du harcelement sexuel sur le lieu de travail que subissent les femmes. Et le déni dans lequel les victimes sont plongé, j’imagine que la plus part de ces femmes que les gens évoquent quant ils me parlent de « promotion canapé » sont en fait probablement des victimes de viol par chantage.

    2 - « des oies blanches sortant du couvent »

    Voici la dichotomie vierge/salope. L’idée que le sexe est une salissure pour les femmes. L’inverse de oie blanche sortant du couvent c’est une femme qui a une connaissance de la sexualité. Qui a « vu le loup » comme on dit aussi en patriarchie. Là dedan il y a l’idée qu’une femme qui n’est pas vierge n’est pas violable, que la femme qui a connu un homme est à disposition de tous les hommes.


    3 - « se jetter dans la geule du loup »

    On a un loup, et une brebis. Le loup mange des brebis, ceci n’est pas remis en cause, c’est dans la nature du loup et le loup on ne lui reproche pas de manger des brebis. C’est même son régime alimentaire qui fait le loup, un loup végétarien c’est plus vraiment un loup. On trouve ici l’idée virilo-carniste que l’homme est un mangeur de viande, la femme de salade et la comparaison entre sexualité et alimentation.

    bibifok ne demande rien au loup. Le loup est libre, il habite la foret et le vaste monde. Les brebis par contre sont des animaux domestique qui doivent resté à la bergerie ou sous le contrôle d’un chien de berger et d’un berger. Si elles osent sortir de leur bergerie et se rendre dans la foret, c’est à dire être libre, aller travaillé, sortir du foyer et de la tutelle d’un chien de garde, la brebis est fautive, on peu pas en vouloir aux loups. Le loup est même encourragé à manger les brebis qui se sont aventuré hors de la bergerie. Plus un loup est vorace plus il sera gros et aura le respect de la meute.

    La tournure est « se jetter dans » est éloquente aussi, La brebis est active, le loup est passif. Le loup est là, la gueule ouverte à attendre dans la foret et des brebis j’y jettent et se mâchent toutes seule. Comment en vouloir aux loups avec une grammaire pareil.


    4 - Le « deal »... « connu de tous » + Elles « en sont conscience »

    Le deal c’est donc que si une femme sort du foyer de son homme propriétaire, si elle ose vouloir une carrière, des promotions, ou même simplement payer son loyer, elle est violable par n’importe quel homme. Car ici nous sommes bien dans le contexte de dénonciations de viols et harcelement sexuel au travail. Sois tu est une oie blanche au couvent qui ne verra jamais le loup ni de promotion, sois tu est une libre brebi qui sera doublement condamnée, dévorée/violée et culpabilisé d’avoir été dévorée/violée EN CONSCIENCE.

    Si tu veux pas être violé, tu reste enfermé chez toi, vierge et voilé nous dit bibifok. Et je suis certaine que ce bibifok si on l’interroge sur les femmes qui portent le voile, te sortira qu’il est pour la liberté des femmes.

    #culture_du_viol #virilo-carnisme #domination_masculine #déni #fraternité #victim_blaming #honte_sur_la_victime #troll #harcelement_sexuel

    • Le patron lubrique et la secrétaire sexy
      http://www.slate.fr/story/155804/patron-lubrique-secretaire-sexy-fantasme-harcelement

      Entre la fin du XXe siècle et l’avènement de la deuxième vague féministe dans les années 1970, les hommes ont rebondi sur leur malaise à l’égard de l’arrivée de femmes « respectables » dans des bureaux jusque-là réservés aux hommes pour faire de l’humour. Le sujet d’humour sur les « femmes actives » le plus profondément ancré est celui qui met en scène un patron ou un collègue lubrique « flirtant » avec une secrétaire en lui courant après dans un bureau ou en faisant des réflexions sur son physique. Même si cette situation est largement dépassée aujourd’hui, cette vénérable tradition de l’humour américain explique le rire gêné qui a émané du public en réaction à la réponse de Katie Couric.

      L’historienne Julie Berebitsky, à qui l’on doit l’essai Sex in the Office : A History of Gender, Power, and Desire, m’a expliqué qu’elle s’était intéressée à l’histoire des secrétaires, des sténographes et des dactylographes car leur entrée dans l’univers de l’entreprise au début du XXe siècle a constitué un tournant dans les relations entre les genres. En effet, pour la première fois dans l’histoire américaine, de nombreuses femmes de classe moyenne partageaient un espace de travail avec des hommes. Si les femmes pauvres, qui travaillaient depuis longtemps aux côtés des hommes dans les usines, les foyers et comme esclaves, subissaient les abus de ces derniers dans l’indifférence générale, les secrétaires étaient considérées comme des femmes éduquées dignes d’un petit peu de respect, raconte Julie Berebitsky. La tension entre cette attente de respect et le nouveau statut des femmes, soudain devenues collègues, a débouché sur une forme d’humour gêné. Les journaux publiaient des histoires drôles sur des secrétaires, les publicités pour les articles de bureau jouaient sur le stéréotype de la secrétaire sexy et les scénarios de films intégraient des secrétaires attirées par les hommes riches.

    • Nous avons regardé hier à la télévision des extraits des épisodes de Les petits meurtres d’Agatha Christie diffusés actuellement sur l’A2. Cette série https://www.france.tv/france-2/les-petits-meurtres-d-agatha-christie a été réalisée en 2017.

      Je regardais ce film parce que des amis ont travaillé sur les décors, ça pour dire que je n’avais pas d’apriori sur sa valeur, j’étais plutôt contente de le voir. Mais ça a a réactivé mon dégout pour les rôles débilitants offerts au femmes et pour le jeu unique de minauderie proposé aux actrices, la plupart des personnages féminins dans cette série sont des #secrétaires sous l’emprise d’un patron, (harcèlements et viols compris) ou répondent à ce schéma grossier et dévalorisant expliqué plus haut.
      Le ou les réalisateurices tentent d’y échapper en mettant quelques femmes plus fortes ou dites laides en scène pour harceler sexuellement les hommes, mais ça ne fait qu’empirer le propos sexiste caricatural diffusé tout au long.
      Cet aspect systémique est poussé par exemple jusqu’à des hallucinations du commissaire de police qui espérait une belle femme en place du médecin légiste vu de dos et en trouve une qui le dégoute (il fait une grimace) par sa laideur et son souhait de diner avec lui.
      J’ai fini par éteindre avant la fin parce que si on peut deviner d’avance la façon de dévaloriser les femmes cela me rend malade de colère, aucun acteur ni aucune actrice n’échappe à ce théatre misogyne, pas un plan qui ne donne pas des gages pour renforcer cette domination.
      Ce type de #film_patriarcal ne me fait pas rire, c’est un soutien aux comportements qui me pourrissent ma vie de femme, 24h/24 en fait, mon #allergie_au_sexisme n’a fait que s’amplifier au fur et à mesure du visionnage.

    • Oui j’ai « vu » certains épisodes des petits meurtres d’Agatha Christie, je suis toute à fait d’accord avec tout ce que tu en dit @touti
      Je dit « vu » car c’est une série que j’avais mise en bruit de fond pendant que je dessine, c’était un bruit de fond spécialement agaçant. Je me souviens plus si j’ai entendu beaucoup d’épisodes mais ceux que j’ai auditionné étaient vraiment gravement misogyne et sans aucun second degrés, ni 3ème, ni rien.
      Sinon, Agatha Christie, est-ce que c’est misogyne comme ça ou c’est la série qui en a rajouter des tonnes ? Je connais pas bien Agatha Christie, je suis pas très branché polars, même si j’en ai lu un peu.

    • Sinon, Agatha Christie, est-ce que c’est misogyne comme ça ou c’est la série qui en a rajouter des tonnes ?

      Je suis dans le même cas et me suis posée la question, pas lu, mais vu quelques adaptations au cinéma de ces romans quand je n’étais peut-être pas encore à ce point d’allergie.
      J’ai tranché par le fait que c’est une adaptation de 2017, et que rien ni personne n’oblige la réalisation de cette série a sombrer dans la misogynie même si Agatha Christie avait peut-être dépeint ces personnages dans de tels rapports.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Petits_Meurtres_d'Agatha_Christie

      Les Petits Meurtres d’Agatha Christie est une série de téléfilms policiers français créée par Anne Giafferi et Murielle Magellan, diffusée depuis le 9 janvier 2009 sur France 2.

      Les histoires sont inspirées des romans d’Agatha Christie.

      Les réalisateurs
      Éric Woreth (19 épisodes), Marc Angelo (4 épisodes), Olivier Panchot (2 épisodes), Stéphane Kappes (1 épisode) et Renaud Bertrand (1 épisode)

    • Un exemple parmi d’autres de cette inversion de culpabilité qu’est la « promotion canapé »
      Ici le chef de la police municipale est condamné à 4000€ de domages et interets après avoir agressé sexuellement et harceler sexuellement une collègue, et probablement beaucoup d’autres. L’agresseur a pu harceler sexuellement toutes femmes qui lui plaisait, durant sa longue et complète carrière. Ce dommage à la société lui coute 4000€ et l’inscription de son nom au registre des délinquants sexuels.
      Dans les témoignages rapporter par Médiapart, la victime est accusée de « promotion canapé ». Même si c’étais le cas, c’est le·a supérieur hiérarchique qui commet une faute grave d’abus de pouvoir.
      La parole de la victime n’a été respecté que parcequ’il y a de nombreux antécédents et témoignages passé sous silence qui ont tout de même laissé des traces.
      La hiérarchie reconnais n’avoir pas respecté la loi tant que la loi ne lui était pas tombé dessus à force d’acharnement de la victime pour obtenir justice. 8 ans de procès, l’agresseur à eu le temps de finir sa carrière...

      Mais le « premier déclic » n’a eu lieu que lorsque son mari de l’époque « a posé le mot ». « Il m’a dit “Karine, c’est une agression sexuelle”. Je ne savais pas. J’ai réalisé que c’était grave, mais je ne voulais pas déposer plainte, j’avais peur : peur de monsieur T., peur de la mairie, peur de perdre mon travail, de ce qui allait se passer. Mon mari m’a convaincue. »

      La bataille judiciaire sera difficile : une audition lors de laquelle « le policier m’a traitée comme une menteuse », relate-t-elle ; une confrontation avec son agresseur au cours de laquelle elle fait « une crise de tétanie » ; un premier classement sans suite en 2010, « le jour de [son] anniversaire ». « L’accueil des femmes qui dénoncent ces violences, encore aujourd’hui, ça ne va pas. On voudrait décourager une victime que l’on ne s’y prendrait pas autrement », se désole Lætitia Bernard, de l’AVFT.

      Karine Guigue fait une dépression et passe quatre années en arrêt maladie. Son mari la soutient, mais ses parents « ont du mal à l’entendre ».

      Si elle n’est jamais retournée travailler dans la police municipale – elle évolue depuis 2014 au service urbanisme de la mairie –, son agresseur, lui, a convoqué ses collègues après sa garde à vue. « Il a remercié tous les agents qui l’avaient soutenu. C’est là que j’ai su qu’il ne fallait pas dire la vérité », a déclaré aux enquêteurs une agente qui a alors « décidé de partir alors qu’[elle était] censée rester trois ans ». Une autre ex-policière a elle aussi pointé la crainte du personnel en place pour expliquer leur silence : « Ils ont peur de lui et surtout des répercussions par la suite quand ils iront au travail. » Karine Guigue déplore que nombre de ses collègues n’aient « pas voulu voir, pour ne pas se mettre en porte-à-faux, ne pas avoir de problèmes ». Devant la justice, Stéphane T. a fourni une dizaine d’attestations d’agents de la Ville. L’un d’eux, un adjoint, corrigera d’ailleurs son témoignage face aux enquêteurs, reconnaissant avoir été alerté de l’agression par Karine, « en pleurs, triste, abattue ».

      Pour Sivane Séniak, ce qui a permis à sa cliente de l’emporter devant la justice, « c’est la pluralité des victimes », qui a évité un « parole contre parole », configuration classique dans ce type d’affaires. L’enquête a en effet révélé l’existence d’autres victimes et témoins. Des femmes sans lien avec Karine qui, par le passé, avaient demandé leur mutation à cause du comportement de leur chef. C’est le cas de Muriel*, en poste dans ce service dans les années 1990 : la jeune femme a déclaré aux enquêteurs que Stéphane T. avait tenté de l’embrasser à plusieurs reprises, avait mis sa main sur son genou lors de patrouilles en voiture, lui avait touché les fesses plusieurs fois et mimait parfois « des relations sexuelles ». Elle aussi a relaté avoir été « coincée dans les vestiaires » à deux reprises par son supérieur, qui l’aurait « tripotée », dont une fois en étant « saoul ». « Au bout d’un moment, à force de refuser, il s’en est pris à moi. » Comme à Karine, Stéphane T. lui aurait lancé : « Juste un petit coup, personne ne le saura. » Comme Karine, Muriel dit avoir demandé à des collègues de ne pas la « laisser seule avec Stéphane ».

      Face aux enquêteurs, une autre ex-agente a raconté avoir été « mise en garde », à son arrivée, par des collègues au sujet du comportement de Stéphane T. avec « des femmes du service » et de l’existence de « précédents ». « Je savais qu’il fallait se méfier de [lui]. » Elle-même a déclaré avoir vu son supérieur « titiller » et « draguer » une agente qui était importunée mais « ne savait pas lui dire non ouvertement ». De son côté, Stéphane T. a fermement contesté tout comportement déplacé envers une seule de ses collègues féminines.

      Que savait la mairie de Vincennes, dont dépend la police municipale ? D’après les auditions menées par les enquêteurs, que Mediapart a pu consulter, la Ville a ignoré plusieurs alertes concernant le chef de sa police municipale. Muriel dit ainsi avoir écrit au maire de Vincennes dans les années 1990 – à l’époque Patrick Gérard – pour dénoncer la situation. Stéphane T. sera convoqué, sans aucune sanction. « C’était ma parole contre la sienne », a commenté la jeune femme face aux enquêteurs. Éprouvée par des années de « harcèlement » et se sentant « peu soutenue par [ses] collègues qui ne voulaient pas avoir de problèmes », Muriel n’a pas porté plainte : « Je n’en pouvais plus. Je ne voulais pas me lancer dans une procédure judiciaire, d’autant plus qu’il y a dix ans, les choses étaient plus difficiles que maintenant concernant ce genre d’affaires (...). De plus j’étais jeune et c’était mon premier travail. »

      La directrice de la réglementation à la mairie a elle-même reconnu, lors de son audition, que des agentes s’étaient déjà plaintes de l’attitude de Stéphane T. à leur égard. Mais aussi que Karine lui avait déclaré, en juin 2009, lors d’une réunion avec des agents reprochant à leur supérieur ses méthodes de travail, qu’il lui avait mis « la main aux fesses ». Malgré cela, aucune enquête interne n’a été réalisée, aucun signalement n’a été effectué.

      Pourquoi n’avoir rien fait ? Aux enquêteurs, la directrice de la réglementation a justifié sa décision par l’absence de plainte. « Je n’ai pas voulu me mêler de ces histoires », a-t-elle ajouté. Lorsque Karine Guigue a saisi la justice, la directrice de la réglementation a convenu, avec le maire de Vincennes – à l’époque le centriste Laurent Lafon – « de laisser faire la police et la justice ». Après l’agression, elle demandera simplement à Stéphane T. de prendre cinq jours de congés supplémentaires à Noël, « pour éviter qu’il ait des contacts avec les agents ». Puis il sera changé de service, et enfin suspendu après sa condamnation judiciaire, en 2017. Depuis le mois d’avril, il est à la retraite.

  • Aulnay-sous-Bois : oui, Théo est un type bien. Mais ce n’est pas la question - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/02/08/aulnay-sous-bois-oui-theo-est-un-type-bien-mais-ce-n-est-pas-la-question_

    Un homme noir a été grièvement blessé lors de son interpellation par quatre policiers le 29 janvier à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Un policier est mis en examen pour « viol » après avoir enfoncé sa matraque dans l’anus de la victime, provoquant d’importantes lésions. Les trois autres sont poursuivis pour violences volontaires en réunion. L’Aulnaysien de 22 ans, également blessé au crâne et au visage, dit avoir subi des insultes racistes.

    Les faits sont limpides, attestés par une vidéo, reconnus par le principal suspect, même si celui-ci parle d’un « accident ». Ils sont si graves que n’importe qui devrait ressentir un profond sentiment de colère et de révolte en en prenant connaissance. Et pourtant, dans cette « affaire Théo », du prénom de la victime, on a parfois l’impression, à lire des articles et des commentaires politiques, que ce qui rend tout cela vraiment scandaleux, c’est que Théo est un « type bien », qui « ne méritait pas ça ». C’est ce qui ressort de plusieurs reportages à Aulnay-sous-Bois, où des médias ont recueilli les propos d’habitants, qui ont tous témoigné des multiples qualités du jeune homme. Le maire (LR) de la commune, Bruno Beschizza, a régulièrement insisté sur le fait que Théo est « un jeune homme connu en bien », issu d’« une famille respectée dans un quartier en difficulté ». Le prestigieux club de foot italien l’Inter Milan l’a même invité, une fois rétabli, à revêtir son maillot avec « un sourire » dans le stade San Siro.

    On se pose des questions : s’il avait le casier judiciaire d’un dealer ou d’un voleur, cet homme aurait-il mérité d’être violé ? S’il avait fait de la prison, aurait-il reçu la visite du président de la République ? Lequel, dans sa grande bonté, a souligné que « Théo a réagi avec dignité et responsabilité ». Et s’il avait été au contraire envahi par la colère et la rage, ce qui serait parfaitement compréhensible, serait-il moins digne d’être entendu ?

    A trop souligner les « qualités » de Théo, on prend le risque de le faire passer pour une exception, le gentil noir, et de présenter son cas comme un acte isolé. Insister sur sa « gentillesse », c’est mettre du mascara sur le coquard d’une réalité française : celle des violences policières. Ces agressions aveugles, basées sur des préjugés racistes, ne s’embarrassent pas de savoir si un individu est digne d’un prix Nobel de la paix ou pas. Théo n’a pas besoin de circonstance atténuante et encore moins qu’on l’enferme dans le cliché colonial du bon noir sage, seulement coupable de n’être pas né sous la bonne étoile.

    Oui, Théo est un type bien. Mais ce n’est pas la question !

    #racisme #viol #violences_policières

  • Petits arrangements avec la #violence - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Petits-arrangements-avec-la-violence.html

    Le sous-titre du livre, « Et pourtant tout le monde savait », semble être une formule facile. La question est pourtant au centre du livre. Comme Léonore Le Caisne le démontre, la révélation de l’#inceste par la victime et les médias n’en est pas une pour le village, il n’y avait pas de « loi du #silence  ». La question n’est donc pas de déterminer si les habitants savaient ou pas, mais d’établir les modalités de ce savoir. Il ne faut pas surestimer l’importance de l’affaire au regard des enquêtés. Ceux-ci préfèrent parler à l’ethnographe de choses qui les concernent plus directement : des élections municipales ou du plan d’occupation des sols par exemple. Les positions des enquêtés déterminent leur savoir : ceux qui font partie du voisinage se sentent moins concernés que les autres ; les « anciens » savent plus que les nouveaux. Les jugements moraux prennent ainsi sens dans des partages et des intérêts locaux qu’ils produisent. L’affaire s’insère dans la série des autres histoires qui alimentent les commérages : « le “travesti” qui déboula un jour à la mairie un fusil à l’épaule pour se faire appeler Madame », la mère de famille qui « racolait dans les bois » (p. 86-87).

    Le fétichisme du fait violent permet finalement aux habitants de s’extraire de l’événement, soit en notant qu’ils ne connaissaient pas tout, et par exemple par les tortures ; soit en mettant en doute ce dont ils n’ont pas été les témoins : « c’est des on-dit, parce que j’y étais pas ! » (p. 96). Après la #médiatisation, c’est tout le village se retrouve coupable de n’avoir pas dénoncé. Les jeux du discrédit ne s’arrête pas là : l’indemnisation de Nelly font porter le soupçon sur ses intentions et sur celles de Sébastien. Pour certaines associations de lutte contre l’inceste, mettre en avant les conditions de logement, l’absence de nourriture, « ça n’apportait rien » (p. 327), en tous cas pas à la construction d’une cause collective : il ne faut pas seulement être une victime, il faut être une « bonne victime ». Les faits et les individus sont donc pris dans des logiques de qualifications qui aboutissent souvent à dénoncer la dénonciation de Nelly.

  • Slut shaming et prude shaming sont les 2 faces d’une même pièce
    Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps slut shaming comme prude shaming font partie de la culture du viol.
    Et je trouve dommage que dans pas mal de discussions féministes assez généralistes, on ne parle que d’une de ces faces et pas de l’autre.
    Certes, la culture du viol ne s’exerce pas de la même manière mais les deux restent intrinsèquement liés .
    Au sexisme s’ajoute souvent d’autres oppressions.
    On peut donc devenir soi-même oppressifve en remettant en question la capacité d’agir(certes dans un contexte patriarcal) et de choisir de la personne.
    De toute façon, quelque soit le choix que nous faisons,les oppresseurs s’en prendront à nous .

    Certains hommes cisgenres vont me dire qu’iels subissent ce genre de pressions qui ressemblerait à du prude shaming et slut shaming mais je trouve étrange(non) que ce genre d’arguments soit sur des sites connus pour leur masculinisme (assumé ou non) .
    Cependant, la pression est réelle et fait partie du continuum de la masculinité toxique.
    Mais la plupart du temps, dans les deux cas, les victimes du patriarcat trinquent.
    http://viedelamia.canalblog.com/archives/2016/09/05/34189259.html
    #consentement #oppressions #prude_shaming #slut_shaming #victim_blaming #violences_sexuelles

  • Psychologist Urges Caution In Speculation About Orlando Gunman’s Sexuality
    http://www.npr.org/2016/06/15/482206179/psychologist-urges-caution-in-speculation-about-orlando-gunmans-sexuality
    #orlando #prejugés

    SHAPIRO: What do you mean when you say it’s common that people associate this narrative with acts of anti-gay violence and prejudice? What do you mean by that?

    HEREK: Well, the idea of these repressed homosexual urges and personal conflicts about sexuality probably goes back to psychoanalytic theory. And it’s made its way into popular culture, so that people often make these assumptions. What it ignores, though, is that even today, homosexuality is still very stigmatized American society. And everyone grows up learning about that stigma and internalizing it, regardless of their own sexual orientation.

    SHAPIRO: So what does the research show about the connection between repressed sexuality and homophobia or anti-gay acts?

    HEREK: There isn’t a great deal of research. There’s a lot of speculation. But certainly there’s as much research suggesting that there is not some sort of underlying same-sex attraction associated with strong anti-gay attitudes as suggesting that there is.

    SHAPIRO: So you’re saying - I think a lot of people may have heard this idea that the most anti-gay people are themselves repressed homosexuals. Are you saying that’s got no founding in science?

    HEREK: I’m saying that that has happened, but, yeah, we don’t have support to say that that’s typically the case. And, in fact, we have much more evidence for saying that it’s not.

  • TW attouchements, victim blaming

    Tonton (ne te formalise pas de l’absence de « cher » dans cette lettre, ce serait hypocrite de ma part),
    Ce Noël, comme chaque année, je flippais à l’idée de te croiser au réveillon.
    Certes, la dernière fois que tu as commencé à me toucher les fesses, je me suis bien défendu-e : un bon coup de pied dans les couilles mais il n’y avait pas que moi qui risquais, cette année encore de subir ton « humour » douteux.
    Peut être que toi tu trouves ça drôle mais certainement pas tes victimes.

    Et puis, c’est avec soulagement que j’ai appris que tu étais malade ce jour là.
    Enfin, malade c’est ce qu’on m’a dit car quand j’ai demandé de tes nouvelles (pour savoir si j’aurai à te fuir pour le réveillon du Nouvel an ou non), j’ai appris qu’une fille avait riposté quand tu avais tenté de lui mettre la main aux fesses à elle aussi et qu’elle t’avait mis KO.
    On m’a dit que tu comptais aller porter plainte contre elle (enfin contre X vu que tu ne la connais pas).
    Si tu le fais, sache que je me ferai un plaisir de témoigner en sa faveur contre toi.

    Je ne suis pas là pour te dissuader de porter plainte car te connaissant, je sais que ça ne servira à rien mais juste que tu réfléchisses aux conséquences de tes actes.
    Je veux juste que, rien qu’à l’idée de me voir, tu flippes comme je flippais et flippe toujours.
    Je ne veux plus avoir peur ce qui nécessite que la peur change de camp vu que c’est que comme ça que tu sembles comprendre.
    http://viedelamia.canalblog.com/archives/2015/12/27/33122592.html
    #attouchements #autodéfense #culture_du_viol #féminisme #Noël #victim_blaming #violences #violences_faîtes_aux_femmes #violences_sexistes

  • Rock’n’viol.
    http://www.terrafemina.com/article/rock-viols-les-festivals-de-rock-anglais-souilles-par-une-epidemie-d-agressions_a284390/1

    Problème : lorsque les festivals s’emparent enfin de la question, le message est ambigu voire dévastateur.
    Ainsi, le site internet du festival Latitude, où deux cas de viols avaient été signalés en 2010, délivre une poignée de conseils de sécurité en prenant bien soin de ne jamais citer les mots « viol » ou « agression sexuelle » : « Gardez vos esprits- ne buvez pas trop et ne prenez pas de drogue », « Soyez vraiment clair à propos de ce pour quoi vous dites ’oui’ ou ’non’ », « Si vous rencontrez quelqu’un que vous ne connaissez pas, prenez une photo de cette personne avec votre portable et envoyez-la par SMS à un ami ».

    #culture_du_viol #viol #victim_blaming #culpabilisation

    • Cette asso a une page fesse-bouc et il y a peu de réactions sur cette campagne. Trois personnes font remarqué que c’est culpabilisant pour les victimes mais l’asso ne répond pas. La (ou les) personne qui anime la page parle de « la femme » et de « nos braves femmes » et il y a d’autres messages culpabilisants ainsi que des images misogynes dans les commentaires qui n’ont pas l’air d’être moderés. Je pourrais croire à une asso #bravepatriote mais je ne pense pas que ça soit un canular.

    • Je ne sais pas mais la personne qui s’occupe du fesse-bouc indique qu’elle est en Algérie.
      https://www.facebook.com/pages/SOS-FEMMES-BATTUES/325005639870?sk=info&tab=page_info
      https://fr-fr.facebook.com/pages/SOS-FEMMES-BATTUES/325005639870
      mais le contenu de la page à l’air de s’adresser à des femmes vivant en France car les adresses indiqué sont en France et non en Algerie et la communication est en français.

      sur la page « présentation de l’entreprise » il y a ceci :

      Le ruban blanc est le symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes.
      Porter un ruban blanc, c’est s’engager publiquement à :
      – ne jamais se rendre coupable de violence à l’égard des femmes,
      – ne jamais fermer les yeux ou cautionner cette violence,
      – ne pas chercher d’excuses aux agresseurs,
      ne jamais dire « les femmes l’ont bien cherché .

      Notre objectif est de venir en aide très rapidement à ces femmes qui subissent des violences conjugales.

      qui me semble très contradictoire avec leur campagne « faites vous respecter », « respecte toi en te faisant respecter » et « Vous devez apprendre à se lever de la table lorsque l’amour n’est plus servi » qu’on trouve sur la page de cette « entreprise »

      A part cette page fesse-bouc je ne trouve rien sur cette asso. Pas de site, pas d’adresse, pas de contact à part le fesse-bouc auquel je n’ai pas acces car je n ’ai pas de compte chez Zukerbeurk. Le compte est peu mis à jour et les personnes qui demandent de l’aide sur la page ne reçoivent pas de réponse. L’affiche que j’ai mis au début date de décembre 2014 et les premières réaction qui font part du message culpabilisant datent du 24 aout 2015 et n’ont fait l’objet d’aucun commentaire de l’asso.

      #facebook