• US Wars in Iraq, Afghanistan, and Pakistan Killed 500,000 People - News From Antiwar.com
    https://news.antiwar.com/2018/11/08/us-wars-in-iraq-afghanistan-and-pakistan-killed-500000-people

    Brown University has released a new study on the cost in lives of America’s Post-9/11 Wars, in Iraq, Afghanistan, and Pakistan. The study estimates between 480,000 and 507,000 people were killed in the course of the three conflicts.

    This includes combatant deaths and civilian deaths in fighting and war violence. Civilians make up over half of the roughly 500,000 killed, with both opposition fighters and US-backed foreign military forces each sustaining in excess of 100,000 deaths as well.

    This is admittedly a dramatic under-report of people killed in the wars, as it only attempts to calculate those killed directly in war violence, and not the massive number of others civilians who died from infrastructure damage or other indirect results of the wars. The list also excludes the US war in Syria, which itself stakes claims to another 500,000 killed since 2011.

    #victimes_civiles #États-unis #agressions #impunité


  • Le racisme anti-Blancs n’existe pas (Alain Policar, Libération)
    https://www.liberation.fr/debats/2018/10/22/le-racisme-anti-blancs-n-existe-pas_1687081

    Il va, certes, de soi que n’importe quel groupe humain est susceptible d’être #racialisé (perçu comme une race) et #racisé (soumis à des stigmatisations). Et il est indéniable que des insultes à caractère #raciste (parfois d’une insupportable violence) sont proférées à l’égard d’individus identifiés comme #Blancs. Ces événements sont pour l’essentiel limités à l’espace public. […] Une étude de l’Ined de janvier 2016 confirme que la population majoritaire ne déclare pas de #discriminations associées aux expériences de #racisme, que les réactions racistes sont peu nombreuses et ne se traduisent pas par des #préjudices matériels. Ainsi, le racisme explicite, qui vise les enfants d’#immigrés, est un racisme qui les discrimine en réduisant leur #accès_à_l’emploi et en dégradant leurs #conditions_de_travail, alors que le racisme visant la population majoritaire prend essentiellement (pas exclusivement) la forme d’insultes dans la rue ou les cours d’école.
    […]
    Bien qu’il existe des raisons pouvant conduire à nuancer la célèbre définition d’Albert Memmi, telle qu’elle est proposée dans la Nef en 1964, je pense souhaitable de partir de celle-ci : « Le racisme est la #valorisation, généralisée et définitive, de #différences réelles ou imaginaires, au profit de l’accusateur et au détriment de sa victime, afin de justifier ses #privilèges ou son #agression. » Nous avons là une remarquable synthèse des éléments constitutifs du racisme : l’insistance sur des différences, réelles ou imaginaires, leur valorisation au profit du raciste, leur #absolutisation par la #généralisation et leur caractère définitif et, enfin, leur utilisation contre autrui en vue d’en tirer profit. #Catégorisation, #hiérarchisation et #discrimination.
    […]
    Le #rejet et l’#exclusion que peuvent subir les Blancs relèvent, pour l’essentiel, des #émotions, de la #colère, du #ressentiment. Les insultes, voire les violences, dont ils peuvent être #victimes sont-elles équivalentes aux discriminations à l’embauche ou au logement, lesquelles sont le reflet de pratiques structurelles concrètes ? Les insultes et les préjugés que des non-Blancs peuvent avoir envers des Blancs sont, certes, dommageables et peuvent considérablement blesser, mais ils ne sont pas #historiquement chargés et, surtout, ne viennent pas en complément d’un #traitement_social défavorable envers les Blancs parce qu’ils sont blancs. Les actes « anti-Blancs » ne correspondent pas à une #idéologie essentialisante qui pourrait la relier à un véritable racisme. Reni Eddo-Lodge a donc parfaitement raison d’insister sur la notion de racisme structurel, racisme dont la population majoritaire ne peut être victime. Le concept de racisme anti-Blancs n’a donc guère de sens dans une société où les Blancs ne subissent pas un racisme institutionnalisé et une discrimination sociale à dimension historique.


  • The Tragedy of Saudi Arabia’s War - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2018/10/26/world/middleeast/saudi-arabia-war-yemen.html

    Chest heaving and eyes fluttering, the 3-year-old boy lay silently on a hospital bed in the highland town of Hajjah, a bag of bones fighting for breath.

    His father, Ali al-Hajaji, stood anxiously over him. Mr. Hajaji had already lost one son three weeks earlier to the epidemic of hunger sweeping across Yemen. Now he feared that a second was slipping away.

    It wasn’t for a lack of food in the area: The stores outside the hospital gate were filled with goods and the markets were bustling. But Mr. Hajaji couldn’t afford any of it because prices were rising too fast.

    “I can barely buy a piece of stale bread,” he said. “That’s why my children are dying before my eyes.”

    The devastating war in Yemen has gotten more attention recently as outrage over the killing of a Saudi dissident in Istanbul has turned a spotlight on Saudi actions elsewhere. The harshest criticism of the Saudi-led war has focused on the airstrikes that have killed thousands of civilians at weddings, funerals and on school buses, aided by American-supplied bombs and intelligence.

    But aid experts and United Nations officials say a more insidious form of warfare is also being waged in #Yemen, an economic war that is exacting a far greater toll on civilians and now risks tipping the country into a #famine of catastrophic proportions.

    #guerre_économique #civils #victimes_civiles


  • U.S.-led coalition kills over 3,000 civilians since 2014: war monitor - Xinhua | English.news.cn
    http://www.xinhuanet.com/english/2018-10/24/c_137553380.htm

    DAMASCUS, Oct. 23 (Xinhua) — The U.S.-led coalition has killed as many as 3,222 civilians since its operations started in Syria in 2014, a war monitor reported Tuesday.

    A total of 768 children and 562 women were among those killed by the strikes of the U.S.-led coalition in the northern provinces of Hasakah, Raqqa, Aleppo, Idlib and the eastern province of Deir al-Zour, said the Syrian Observatory for Human Rights.

    #civils #victimes_civiles #Syrie #Etats-Unis


  • 1,2 million d’e-mails et mots de passe en fuite après le piratage de huit sites pornographiques
    https://www.nextinpact.com/brief/1-2-million-d-e-mails-et-mots-de-passe-en-fuite-apres-le-piratage-de-hui

    Robert Angelini, propriétaire de huit sites pornographiques a eu une drôle de surprise ce week-end. Nos confrères d’Ars Technica l’ont contacté après avoir mis la main sur une base de données comprenant les adresses IP, les mots de passe, les noms et les adresses e-mail d’environ 1,2 million d’utilisateurs de ces sites. Si les mots de passe étaient chiffrés et salés, réduisant théoriquement le risque de découvrir les véritables clés, ils l’étaient à l’aide de Descrypt, une méthode créée en 1979, dont (...)

    #données #pornographie #hacking

    • http://www.slate.fr/story/168884/porno-amateur-consentement-actrices-bafoue-viol-youporn

      Vomir, c’est le mot qui vient en tête, au fur et à mesure que j’annote le livre dans la marge avec le mot « viol ». D’abord en petites lettres avec un point d’interrogation, puis sans point d’interrogation, puis carrément en lettres capitales, comme pour signifier une envie de crier. Et tous les arguments qui d’habitude viennent en tête pour ranger la réalité dans des cases bien claires s’effondrent face à ce questionnement béant : peut-on parler de consentement dans cet univers où les actrices ont subi dans leur enfance des violence familiales et/ou sexuelles, où elles cumulent des troubles du comportement voire de graves maladies psy avec une grande précarité économique ? Peut-on se laver la conscience avec le mot « contrat » face à des hommes en face qui puent le sexisme, le racisme, la domination masculine et qui jouissent d’humilier et de faire mal, qui sont nombreux à vouloir repousser les limites de ce que les filles acceptent de faire, en leur faisant comprendre que sinon, c’en est fini du gagne-pain ?

      Si le mot « consentement » ressort si affaibli de ce livre, et c’est un euphémisme, c’est d’abord parce qu’on ne s’embarrasse guère de leur demander leur avis, et que beaucoup de choses leur sont imposées, à moins qu’elles ne protestent. « Elle devait avoir deux mecs, finalement, elle en a quatre ! », balance un producteur à propos de Cindy, en forme de blague, comme si c’était un cadeau. Le consentement est ici la plupart du temps tacite, et jamais « positif », c’est-à-dire clairement exprimé, comme le conceptualise la philosophe Manon Garcia. Pire, il est même souvent carrément extorqué. « Non ça me brûle », se récrie Judy, qui refuse une nouvelle sodomie, pratique qui semble déplaire à l’ensemble des actrices interviewées dans le livre, qui se voient pourtant contraintes d’y « passer ». « Mais on a besoin de ces photos ! », insiste son boss, jusqu’à finalement la faire en partie céder. « J’avais dit pas d’anal et ils l’ont fait quand même », lâche Mandy.

      À cela s’ajoute une bonne dose d’inhumanité, qui n’est pas sanctionnable juridiquement à proprement parler, mais laisse comme un goût amer à ce faux consentement. Judy le dit à sa manière, en affirmant que pour elle, un consentement, « c’est vérifier que la fille va bien. Eux, ils ne vont pas aller creuser. Ils le font exprès, ils ne sont pas fous. Il faut qu’ils rentabilisent. Plus ils font de scènes, mieux c’est. Et plus c’est glauque, plus la fille a l’air de se demander ce qu’elle fait là, plus ça marche ». Le témoignage de Dimitri Largo, rédacteur à La Voix du X, distributeur indépendant, est un bon exemple de ce manque total d’empathie : « Les actrices, c’est de la chair à canon. Elles sont complément englouties dans une détresse affective. Et c’est des victimes. Mais t’es victime dans le porn comme t’es victime de faire caissière au Franprix. Moi j’ai pas de pitié pour les victimes. Si t’es perdue, t’es perdue ».

      #victimes #viol #porno


  • The strategies of the coalition in the yeman War.
    Aerial bombardment and food war.
    PDF : https://sites.tufts.edu/wpf/files/2018/10/Strategies-of-Coalition-in-Yemen-War.pdf

    This report gives an overview not available elsewhere of the impact
    of the Coalition bombing campaign on food production and
    distribution in rural Yemen and on fishing along the Red Sea coast.
    The timing of its release appears opportune. Press coverage of this
    forgotten war has increased; there is some diplomatic and political
    movement; and the report on human rights violations during the
    Yemen war, prepared under the aegis of the Group of Eminent Experts, has been submitted to the UN Human Rights Council in Geneva.¹
    Warnings of the risk of mass starvation echo ever more shrilly.²
    It is high time that citizens, parliamentarians and civil organisations
    to do all they can to end a conflict now well into its fourth year. On
    the 6 September, a new UN-appointed mediator had announced
    discussions between two major Yemeni parties in the war (the internationally
    recognized Government of Yemen led by Abd-Rabbuh
    Mansour Hadi, based between al-Riyadh and Aden, and the “Salvation/Rescue Government” of Ansarallah and allies based in Sanʿaʾ, internationally designated as “the Houthi rebels” or “the de-facto power”). Following this announcement, the talks were postponed in the wake of a failure to provide certain safe passage for the delegation from Sanʿaʾ.
    Mounting civilian casualties and recent atrocities resulting from
    Coalition bombing have brought press and political reaction to
    this long war.³ As part of the attack begun in June 2018 with the
    objective of taking the city of al-Hudayda, on 2 August the central
    fish market and the entrance to the main public hospital (to which
    wounded persons were being taken) were attacked.⁴ In the week


  • Sortir de l’oubli les lesbiennes victimes du nazisme

    En Allemagne et en Autriche, un groupe de féministes se bat sans relâche pour la #reconnaissance des lesbiennes comme #victimes du nazisme. Elles demandent à ce qu’une #sculpture commémorative soit installée à #Ravensbrück.


    https://360.ch/tendances/45393-sortir-de-loubli-les-lesbiennes-victimes-du-nazisme

    #LGBT #homoseuxalité #nazisme #Nazis #femmes #lesbiennes #mémoire #monument

    cc @albertocampiphoto

    via @isskein


  • Retrouve ton porc

    Six ans après, Anouk confronte un garçon qui s’était mal conduit avec elle. Entre temps, le mouvement #MeToo est passé par là et Damien a beaucoup réfléchi à son attitude envers les femmes. Anouk Perry réussit LE #podcast emblématique de 2018 !

    https://www.arteradio.com/son/61660257/retrouve_ton_porc

    #sexisme #femmes #culture_du_viol #Arte_Radio




  • Eugénie Bastié : « Après #MeToo, il y a un climat détestable de suspicion généralisée entre les sexes »
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-24-septembre-2018


    #backlash
    Odile Fillod partage :

    Hier matin, Eugénie Bastié était invitée sur France Inter pour parler du livre dans lequel elle fustige le mouvement #MeToo. Cette catholique conservatrice revendiquée, dont le militantisme suit consciencieusement le chemin tracé par le Vatican (anti-féministe, anti-"theorie du genre", anti-ABCD de l’égalité, pour une « écologie intégrale », etc), lancée dans l’arène médiatique en 2013 par le magazine Causeur, avait signé en avril dans ce dernier un vibrant appel : « Peggy Sastre, contre #balancetonporc, que nos luttes convergent ! ». En l’occurrence, leur point de convergence fondamental est ce qui motivait la tribune de Peggy Sastre & co : la croyance en une asymétrie naturelle du désir avec, en gros, d’un côté les hommes animés d’une pulsion sexuelle « par nature offensive et sauvage » se déclenchant à la vue du corps des femmes, et de l’autre les femmes animées du désir d’être désirées, attendant qu’un homme manifeste leur désir pour elles (c’est pourquoi il faudrait défendre la « liberté d’importuner » des hommes, qui serait « indispensable à la liberté sexuelle »). Bastié ne fait comme tant d’autres qu’afficher sans le savoir la pauvreté de sa propre sexualité, que son ignorance de la réalité biologique lui permet de prendre pour une généralité. Je la plains sincèrement de n’avoir jamais connu « l’équivalent de l’érection intempestive »... Verbatim d’un extrait de son itw :
    Léa Salamé : « Je comprends pas en quoi c’est incompatible de vouloir à la fois une liberté sexuelle et une sécurité sexuelle. Pourquoi c’est incompatible ? »
    Eugénie Bastié : « Moi, ce qui m’a marqué dans le discours de Natalie Portman, c’est cette idée... Enfin, c’est un peu son... Comment dire... Quand elle dit faisons la révolution du désir, je veux désirer, je veux afficher mon désir et en même temps que ce désir, finalement, ne suscite rien chez l’autre, et que ce désir ne... enfin... C’est la dimension complètement narcissique de cette... de cette.... de cette injonction. Finalement l’autre ne compte pas, il n’y a que ’moi moi moi’ qui expose mon désir, sans me soucier des conséquences que ça peut avoir sur l’autre. Et je pense, c’est ce que j’essaie d’expliquer dans le livre, qu’il y a une asymétrie du désir masculin et féminin et qu’en effet, la manière dont les hommes désirent et regardent le corps de la femme n’est pas la même que la manière dont les femmes désirent et regardent le corps des hommes. »
    Léa Salamé : « Pourquoi ? »
    Eugénie Bastié : « Parce que, il y a une asymétrie du désir. Par exemple, il n’y a pas l’équivalent de l’érection intempestive chez les femmes. Elle existe chez les hommes. [...] Non mais je veux dire, le corps des femmes affecte le regard des hommes, c’est une donnée. La question, c’est... évidemment, il faut empêcher ce regard, qui peut être concupiscent, de devenir un acte d’agression, c’est tout le travail de la civilisation, mais je pense qu’on peut pas effacer cette asymétrie radicale, au départ. »
    A écouter sur

    • Rappelons que la croyance affichée par Eugénie Bastié en une asymétrie naturelle fondamentale entre femmes et hommes en matière de désir sexuel (voir mon post précédent), avec les conséquences qu’elle en tire, est malheureusement largement partagée.
      Pour Bastié, cette « asymétrie radicale » a notamment pour conséquence la nécessité d’un côté d’apprendre aux hommes à « civiliser » la présumée concupiscence naturelle envahissante les poussant volontiers à l’agression, et d’autre part d’apprendre aux femmes à « se soucier des conséquences sur l’autre » - en clair, apprendre aux femmes à être pudiques, et à défaut leur faire comprendre qu’il est de leur responsabilité de soulager les hommes de l’excitation qu’elles ont causé chez eux, ou tout au moins leur apprendre à accepter sans « se victimiser » les initiatives que cela déclenche chez eux (d’ailleurs, « une main aux fesses n’a jamais tué personne », rappelle-t-elle si finement et si utilement).
      Pour Franck Ramus, membre du Conseil Scientifique de l’Education (on en frémit, mais ce n’est heureusement pas au titre de ses opinions sur ce sujet-là qu’il a été sollicité), c’est à peu près la même chose. Partant du principe que « les garçons et les filles ont des prédispositions différentes (en particulier en ce qui concerne la sexualité et la violence) », il appelle à fournir « aux hommes et aux femmes une éducation spécifique à ce sujet et en partie différenciée » : « Par exemple, éduquer les hommes 1) à mieux connaître leurs désirs sexuels, les conditions qui les déclenchent, les conséquences possibles, et les moyens de les gérer efficacement ; 2) à mieux connaître les biais cognitifs qui peuvent les conduire à mal interpréter les signaux des femmes ; et 3) les instruire de manière très explicite sur le fait qu’aucune pulsion sexuelle ne peut justifier de passer outre un consentement [...]. Symétriquement, éduquer les femmes d’une part sur les désirs sexuels des hommes et les conditions qui les déclenchent, d’autre part sur les signaux qu’elles émettent (volontairement ou pas) et la manière dont ils peuvent être interprétés (à tort ou à raison) par les hommes [...] »

      http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/ecueils-debat-differences-cognitives-cerebrales-sexes
      #victimes_bashing

    • J’ai le droit d’inventer le tag #érection_intempestive ? :-)))

      Ce qui est très frustrant quand on donne la parole à certain·e·s, c’est qu’on se dit qu’on devrait tous passer un permis d’émettre des pensées complexes et ne pouvoir parler dans le poste qu’à la condition d’avoir son permis. Et on pourrait même instituer un permis à point... comme ça, les Zemmour et cie pourraient enfin être dispensés de s’exprimer...

    • Les pauvres, en effet ! Le seul truc rassurant, c’est que Bastié a l’air gêné aux entournures, cette pauvre jeune femme qui attend qu’on la regarde pour désirer quelqu’un. J’aurais envie de lui prêter mon vibro (je l’ai très très peu utilisé, c’est pour ça que j’en parle à l’aise) pour lui faire découvrir que les meufs aussi, ça peut être on-off ! Et encore moins besoin d’être amoureuse. Merde, y’a une femme sur deux qui ne se masturbe pas, il y a encore plus de femmes qui ignorent être dotées d’un clitoris que d’hommes qui savent où c’est, c’est la misère ! Et c’est une misère qui est organisée pour mettre à disposition les femmes aux hommes. Alors leur nature humaine à deux balles... qu’ils s’en fassent des boules de geisha !


  • #Yémen : l’#ONU déclare « perdre le combat contre la #famine »
    https://www.senegaldirect.net/yemen-lonu-declare-perdre-le-combat-contre-la-famine

    L’effondrement du Yémen n’est plus qu’une question de temps. C’est le constat dressé par Mark Lowcock, le directeur des Affaires humanitaires de l’ONU : « Nous perdons notre combat contre la famine. Nous pourrions approcher un point de non-retour au-delà duquel il sera impossible d’éviter de nombreuses pertes de vies humaines dues à une famine généralisée dans le pays. »

    #civils #victimes_civiles



  • Queer attitude et incrimination.
    https://vacarme.org/article3177.html

    L’affaire Ronell/Reitman fait symptôme d’une difficulté à faire tenir ensemble police des mœurs et subversion de l’ordre patriarcal. Car la question du fameux Title IX, de son usage et mésusage, est aussi celle de sa dérive. En 1972, il s’agit de lutter contre des discriminations dues au sexe, à savoir l’interdiction faite aux femmes de pouvoir avoir les mêmes activités physiques, sportives, intellectuelles que les hommes. Aujourd’hui il semble être le point d’appui des plaintes pour abus de pouvoir (...)

    #Autour_d'Avital_Ronell

    / #Avital_Ronell

    • Je regroupe mes réaction aux 3 textes sur l’affaire Ronell proposé par vacarme ici :

      –----
      https://vacarme.org/article3176.html

      Dans le cas présent, il faut mettre en balance une femme de cœur, unanimement reconnue pour sa force et sa générosité, et un étudiant qui n’a pas réussi à obtenir la place qu’il souhaitait – à tort ou à raison – dans le monde redoutablement concurrent des chercheurs américains.

      Ca fait mal au coeur de voire le #victime_blaming utilisé par Nathalie Koble (même si je sais pas qui elle est, elle semble se revendiqué féministe).

      En l’occurrence, confondre sans discernement harcèlement – dans un cadre professionnel – et vie privée – hors de ce cadre - relève à la fois du lynchage et de l’atteinte aux droits de l’homme et de la femme : ira-t-on reprocher à une femme libre toute une vie intime, librement consentie, et ses affinités intellectuelles comme une opprobre, parce qu’elle est en procès avec un étudiant ? N’est-on pas là en train de confondre la liberté du consentement et le harcèlement pour verser dans un faux moralisme, puisqu’il ne prend les visages du puritanisme que pour n’être au fond que le prétexte à l’exposition la plus dégradante possible de l’intégrité d’une femme ?

      Elle est peut être féministe mais elle semble avoir raté l’idée que le privé est politique. Ce discours me semble malhonnete. Elle utilise exactement les technique de protection des dominant·es.
      – l’agresseur·e présumé est quelqu’un de respectable.
      – la personne qui dénonce l’agression est blamé (accusé de mentir pour chantage, vengeance, cupidité, ou par regrets pudibonds...)
      – C’est de la séduction mal comprise - drague un peu lourde
      – C’est une affaire privé -
      – C’est pas du vrai harcelement car la victime un homme et l’accusée une femme.

      Sinon sur ce texte, il est ecrit au masculin, avec l’expression « La femme » et « l’homme » qui témoigne d’une vision essentialiste. Du coup Nathalie Koble elle me semble modérément féministe mais ca me rassure pas pour autant. J’ai pas encor lu les autres textes de vacarme sur ce sujet mais j’espère qu’il n’y a pas que ce type de discours nauséabond.

      –------
      https://vacarme.org/article3177.html

      Car le projet d’une femme queer est d’agir en refusant les assignations normatives et les rapports de domination. Or chacun sait que quand un être domine, il n’est plus libre, et que la liberté ne consiste pas à dominer mais bien à refuser tout rapport de domination, qu’on soit dominant ou dominé socialement. D’où cette difficulté structurelle pour la liberté humaine du consentement des dominés ou de leur servitude volontaire ou de leur capacité à récupérer un statut victimaire, quand ils ont simplement renoncé à leur liberté. Pour un étudiant est-ce si impossible de dire non à son professeur ?

      Celui là est plus tordu. J’ai l’impression que là l’idée c’est qu’elle fesait de la poésie surréaliste ou une expérience BDSM queer et du coup c’est pas que agression. Elle est queer alors elle peu pas harcelé. Et la victime n’avait qu’a se défendre -

      Le final c’est le ponpon :

      Non l’affaire Ronell/Reitman n’est pas symétrique des affaires #MeToo. Et l’on peut s’étonner malgré tout de la célérité à sanctionner une femme quand tant d’hommes ne sont jamais inquiétés.

      Je suis pas d’accord sur ce deux poids deux mesures. Les harceleuses, agresseuses, violeuses... doivent etre dénoncé autant que les hommes qui commettent ces actes. Ni plus ni moins.

      #metoo dénonce le harcelement sexuel sur le lieu de travail. Entre collègues, dans la hiérarchie, vis à vis de client·es... Dès le début il y a eu des hommes victimes. Dans le travail les discriminations font que la position de pouvoir est plutot aux hommes, mais il y a des femmes qui ont du pouvoir et peuvent l’utiliser pour harceler. c’est pas possible de donner une autorisation de harcelé aux dominé·es (ni à personne !).

      Simone de Beauvoir avait été renvoyé de son poste d’enseignante pour avoir couché avec des élèves, ca lui vaut le titre de #grand_homme dans mes archives.

      –-----

      Le dernier :
      https://vacarme.org/article3175.html

      À titre personnel, mais peut-être parce que je suis viriliste, j’aurais tendance à penser que les femmes professeurs sont davantage en droit que les hommes professeurs à se sentir a priori protégées d’accusations de harcèlement sexuel et de contact sexuel : même en position d’autorité, elles ne bénéficient pas de cette menace constante de pouvoir pénétrer l’autre ou de le faire bander sans son consentement — à moins d’être sacrément équipée de prothèses technologiques et de breuvages magiques, ce qui est assez rare et compliqué (en d’autres termes, il me semble qu’il faudrait toujours tenir compte d’une inégalité de genre irréductible dans les affaires de harcèlement sexuel).

      Lui c’est le grand portnawak, le penis est donc un « genre » à ses yeux et il y a pas moyen pour une femme de commettre des violences sexuelles. Le vrai viol c’est avec un penis et sans penis pas de violence sexuelle possible.
      Les agressions sexuelles commises par des femmes ne sont pas de bourdes. Et parlé de bourde au sujet d’une femme ca me semble connoté sexiste. Ca me rappel les attaques sexistes contre S.Royal.
      –--------

      Je trouve tout ca malhonnete. Ces 3 textes utilisent quantité d’arguments qui sont justement ceux utilisé habituellement par les masculinistes. En fait ces trois personnes sont surtout 3 universitaires de pouvoir qui veulent garder leur droit à harceler les étudant·es et qui défendent ce droit à travers cette affaire.

    • J’avais raté celui là ! merci @marielle

      Voilà deux personnes qui flirtent (on efface ici toutes attributions de genre, toujours douteuses et modifiables). Deux adultes, en pleine possession de leurs droits et de leurs consciences. L’un est le professeur de l’autre et l’autre, par conséquent, son étudiant. Ils flirtent c’est-à-dire s’amadouent, se donnent de gentils noms, en paroles et en mails, se caressent un peu. Sur le plan du sexe et du sentiment ça ne va pas plus loin.

      C’etait pas un flirt puisque l’une des deux parties a porter plainte. On retrouve la thèse complotiste, la mise en cause de la victime, la négation du rapport hierarchique. C’est un peu moins bourrin que les autres car il y a un peu de contexte et de perspective dans celui là. Je vais pas y passer la journée, les profs qui flirts avec leurs etudiant·es sont en faute et celleux qui les harcelent sont bien sur encore plus et cela qu’illes soient queer ou pas.

    • @mad_meg,

      L’agression sexuelle est bien un rapport de domination structurel des hommes sur les femmes et non l’inverse. À ce titre le consentement ou non-consentement des dominés hommes ne peut quoiqu’on en dise, sinon avoir la même légitimité à être entendu, du moins être soumis à la même interprétation que celui des dominées femmes.
      De même que nous ne considérons pas qu’il est légitime dans les sociétés occidentales de parler de racisme anti-blanc quand structurellement les blancs dominent, de même il faut trouver d’autres lunettes pour comprendre l’accusation de harcèlement et d’abus sexuel d’un homme gay à l’égard d’une femme lesbienne queer.

      (#Sophie_Wahnich)

      J’ai déjà été accusée de « harcèlement » par un amant qui me gardait sous le coude au cas où et à qui je demandais d’être plus explicite sur la suite. « Reloue » aurait déjà été peu élégant, alors « harcèlement » était vraiment hors de propos. Depuis, je sais que les mecs se défendent bien plus facilement que les meufs et que pour en mettre un dans le même désarroi que les femmes vivent quand elles sont harcelées, il faut se lever tôt. Non, c’est pas les mêmes relations, c’est pas la même violence, sauf à multiplier les rapports de domination pour renverser le handicap fondamental d’être une meuf qui n’a pas appris à dire non avec autant d’assurance qu’un gars : race, âge, position sociale, rapport hiérarchique. Ce qui est peut-être le cas ici, j’en sais rien.

      Je n’ai toujours pas compris de quoi il était question, ça mouline grave mais sans explications terre à terre ou rappel des faits.

    • Bien d’accord sur le manque de contexte. Le figaro à l’air d’en parlé sous #paywall : http://www.lefigaro.fr/international/2018/08/22/01003-20180822ARTFIG00215-metoo-une-universitaire-feministe-reconnue-coupab
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      Non, c’est pas les mêmes relations, c’est pas la même violence, sauf à multiplier les rapports de domination pour renverser le handicap fondamental d’être une meuf qui n’a pas appris à dire non avec autant d’assurance qu’un gars : race, âge, position sociale, rapport hiérarchique. Ce qui est peut-être le cas ici, j’en sais rien.

      Ici on sais que c’était sa directrice de thèse et cette position de domination est évacué et niée par tou·tes les universitaires pro Ronell publié par Vacarme.

    • Plusieurs texte là dessus dans libé aujourd’hui dont un qui donne un peu le contexte.
      http://www.liberation.fr/debats/2018/08/24/l-excentrique-philosophe-avital-ronell-suspendue-de-l-universite-de-new-y

      Selon le New York Times, qui a sorti l’affaire mi-août, Nimrod Reitman, aujourd’hui âgé de 34 ans quand Ronell en a 66, lui reproche de lui avoir envoyé pendant trois ans des mails déplacés, mais aussi d’avoir eu des gestes à connotation sexuelle à plusieurs reprises. Reitman raconte ainsi une journée de 2012, à Paris, où la philosophe l’avait invité à l’accompagner. Elle lui aurait demandé de lui lire des poésies, dans sa chambre, pendant qu’elle faisait la sieste. Puis l’aurait invité dans son lit, lui aurait touché la poitrine, l’aurait embrassé. Reitman explique ne pas avoir osé réagir par peur de représailles sur son avenir universitaire. Dès le lendemain, il lui aurait pourtant dit son désaccord et sa gêne. Mais la situation se serait répétée à plusieurs reprises. Avital Ronell, elle, dément catégoriquement tout contact sexuel. Quant à ses mails : « Nos communications étaient entre deux adultes, un homme gay et une femme queer, qui partagent un héritage israélien, aussi bien qu’un penchant pour une communication imagée et familière, née de sensibilités et d’un contexte académique communs », a-t-elle déclaré au New York Times.
      Excentricité

      Au terme d’une enquête de onze mois, l’université a conclu que Ronell s’était bien livrée à du harcèlement sexuel et que son comportement avait été « suffisamment envahissant pour altérer les termes et les conditions de l’environnement d’apprentissage de M. Reitman ». Elle a en revanche rejeté les accusations d’agression sexuelle, estimant qu’elle n’avait pas de preuve.

      Au printemps, plusieurs dizaines d’intellectuels et de professeurs d’université avaient signé un texte de soutien, initié par Judith Butler, la grande figure des études de genre, destiné à l’Université de New York, pour plaider la cause de la philosophe lors de l’enquête interne de la fac. Le courrier confidentiel a fuité sur un blog - sans doute était-ce aussi l’occasion de porter un coup aux études de genre et au poststructuralisme. Très malhabile, le texte reprenait les arguments classiques de la défense des hommes harceleurs…

      ...

      Le véritable « abus fait du Title IX » n’est pas là pour l’historienne Joan Scott, qui a signé elle aussi la lettre de soutien à Ronell : « Le Title IX est récemment devenu uniquement centré sur le harcèlement sexuel, a-t-elle expliqué dans un mail à Libération. Depuis 1972, les universités confrontées à une plainte dans le cadre du Title IX ont répondu de manière diverse au fil des ans : elles ont protégé leurs éminents universitaires, choisissant d’ignorer les plaintes d’étudiants ; elles ont protégé leurs athlètes et tous ceux qu’elles considéraient comme vitaux pour leurs programmes ; elles ont parfois puni les accusés après une prudente investigation. Mais plus récemment, la réponse la plus typique est de considérer une plainte comme prouvée, sans trop d’efforts pour examiner les faits afin d’agir vite et de punir l’accusé. […] Au lieu d’un jury composé de ses pairs, l’accusé fait face à des équipes d’avocats décidés à protéger l’université de coûteuses poursuites en justice ou de la perte de fonds fédéraux. […] C’est ce qui s’est passé dans le cas Ronell. » Ce qui ne suffira peut-être pas : Nimrod Reitman réfléchit à porter plainte, cette fois en justice, contre Avital Ronell et l’Université de New York.

    • Aux Etats-Unis, l’affaire de la professeure Avital Ronell questionne #MeToo
      https://www.mediapart.fr/journal/international/280818/aux-etats-unis-l-affaire-de-la-professeure-avital-ronell-questionne-metoo

      Le pouvoir. Pour Corey Robin, figure de la gauche intellectuelle américaine, voilà bien la question centrale. « La question qui hante tous ces échanges est celle du pouvoir, écrit-il. Voilà un doctorant qui essaie de faire son chemin dans une institution où tout dépend d’un bon, ou d’un mauvais mot, de son superviseur. (...) Je ne doute pas que Ronell ait pu croire, parfois, que le langage qu’elle utilisait était partagé. Ceux qui sont en position de pouvoir, et qui abusent de ce pouvoir, le croient souvent. »

      « Ce qui me frappe dans cette histoire, c’est moins la dimension sexuelle que cette demande incessante, et fatigante, que Ronell exigeait de son élève, juge Claire Potter, professeur d’histoire à la New School de New York. Lorsque vous êtes professeur, vous devez penser aux barrières. Des amitiés fortes ne sont pas exclues. Mais il doit y avoir des barrières claires dans l’intimité. »

      Professeur à l’institut de French Studies de NYU, le sociologue Frédéric Viguier est frappé par la dimension générationnelle de la polémique, qui révèle les profondes disparités de condition dans l’université américaine, système hyperconcurrentiel et privé où des « stars » très bien payées dans les meilleures universités, souvent des centaines de milliers de dollars par an, disposent d’un pouvoir exorbitant sur des doctorants dont elles peuvent accélérer, ou entraver, les carrières.

      https://justpaste.it/5h1k4

    • Je vois. Évidemment que le système de compagnonnage qui a cours à l’université est super dangereux et que le premier boulot de profs féministes, c’est de ne pas abuser de la vulnérabilité de leurs élèves comme de gros cochons de mandarins.

    • Et le tout s’inscrit dans un contexte où les féministes ont montré que les violences sexuelles étaient un problème structurel là où on voulait entendre qu’il s’agissait de monstruosités. Le backlash, c’est de montrer que les femmes aussi sont prédatrices : Asia Argento, etc.


  • #Viol : pas la pulsion, la #prédation – Révolution Féministe
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2018/06/10/viol-pas-la-pulsion-la-predation

    Les #procédures judiciaires sont maltraitantes envers les #victimes de violence sexuelles. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un pour qui ça se soit bien passé. En France, quelqu’un qui a été violé n’obtient pas justice. Ou alors il faut que le violeur soit, comme dans mon cas, quelqu’un sur qui on puisse jeter l’opprobre ; si c’est un père de famille ou un notaire, c’est mort, on ne leur fera jamais rien.

    Quand vous parlez de confrontations, vous parlez de ces confrontations où on se retrouve face à face avec l’agresseur dans le bureau d’un juge avec les avocats ?

    F.S. : Oui, les confrontations qui font partie de la procédure avant le procès.

    A.B. : Heureusement, j’étais bien accompagnée, on m’avait prévenue : « si on te propose une #confrontation, tu dis non ». Quand j’ai été me faire expertiser, l’experte a essayé de m’extorquer une réponse positive. L’expertise psychologique, d’ailleurs, c’est souvent une nouvelle violence, j’avais beau être préparée, ça m’a complétement laminée. Ce passage figure in extenso dans mon #livre, pour prévenir les victimes des pièges qui nous sont tendus. A la fin de l’expertise, j’enfilais mon manteau, l’experte m’a posé la question de la confrontation comme s’il s’agissait d’une formalité. Soit elle est ignorante de ce qu’est la dissociation, et donc incompétente à expertiser des victimes de violence sexuelles, soit elle se fout royalement de la souffrance des victimes. Moi, face à Giovanni Costa (NDLR son agresseur), dans un bureau, je me serais dissociée immédiatement, rien qu’à croiser son regard – quelle marge de manœuvre aurai-je eu pour me faire entendre et obtenir justice ? Elle aurait été absolument nulle, je n’aurais rien pu dire, je n’aurais rien ressenti – j’aurais été dissociée. Le juge aurait pensé : « ah et bien, elle n’est pas si traumatisée finalement », et basta ! C’est ce qui se passe dans une confrontation. L’arsenal législatif existant indigent et si peu appliqué, la correctionnalisation massive des viols en agressions sexuelles, …, il y a mille raisons d’être en colère aujourd’hui – mais alors demander aux victimes d’être confrontées à leur agresseur, pour empêcher un peu plus leur parole et les exposer à une nouvelle violence, je trouve que c’est carrément criminel.

    #dissociation


  • Les copines du #patriarcat – Egalitaria
    https://egalitaria.fr/2018/06/09/les-copines-du-patriarcat

    Qu’est-ce qui justifie alors, de nos jours, la pérennisation d’un système patriarcal archaïque ? A quoi donc est due la soumission consentie de certaines femmes ?

    Plusieurs raisons peuvent ici être soulevées :

    La peur, en premier lieu. Primaire. Instinctive. Ce n’est pas forcément une peur consciente, mais la personne opprimée sait au fond d’elle-même qu’en se rangeant du côté de l’oppresseur, du discours dominant, elle se protège de contingences qui pourraient lui être défavorables (= être a minima méprisée, rabaissée, déconsidérée, et a maxima courir le risque d’être exhortée au silence, battue, agressée, violée). La complicité avec l’oppresseur est un mécanisme de protection classique.
    L’intériorisation du système sexiste. C’est le même mécanisme psychologique qui se retrouve chez les individus membres d’une secte : endoctrinement (dans le cas qui nous intéresse, il commence dès la naissance et s’en trouve donc d’autant plus fort), contrôle de la pensée, pressions, et, dans certains cas, mise sous dépendance. Tout en effet concourt, dès notre naissance, à nous persuader que le primat du masculin sur le féminin est une donnée naturelle. Ce sont les représentations sociales et culturelles, les normes de genre, les codes sociaux, l’éducation genrée, la pop culture, les attitudes individuelles et collectives. Ces femmes ont intériorisé non pas nécessairement leur supposée infériorité, mais le fait qu’il existe des caractéristiques propres à chaque sexe, et donc un rôle prédéfini pour les femmes et les hommes. Exemple : les hommes sont naturellement plus violents et ont des besoins sexuels pulsionnels, les femmes ont une inclination naturelle pour le care et la sphère privée, etc. Si vous lisez ce blog, vous êtes probablement déjà sensibilisé-e au féminisme. Mais rappelez vous que cela n’a probablement pas toujours été le cas. Peut-être avez-vous déjà eu, avant de vous renseigner sur le sujet et de voir votre structure de pensée se modifier lentement, des pensées, des idées, des convictions sexistes. Peut-être pensiez-vous que certaines femmes victimes de viol l’ont bien cherché. Peut-être pensiez-vous que les hommes sont naturellement plus autoritaires, plus courageux, plus ambitieux que les femmes. Peut-être trouviez-vous normal le fait que les femmes soient en charge de la majorité des tâches ménagères. C’était, à l’époque, votre vérité. Votre réalité. Celle dans laquelle vous aviez grandi. Et puis, un jour, vous avez ouvert les yeux. Pour les femmes sexistes, en revanche, la prise de conscience n’a jamais eu lieu, pour des raisons qui n’appartiennent qu’à elle et leur histoire.
    La volonté, consciente ou inconsciente, de se protéger du système patriarcal. Les femmes sexistes savent qu’en se montrant complices de ce système, elles assurent leurs arrières, et seront plus à même de recevoir des « récompenses » de la part des hommes. Cette récompense peut être le simple fait de ne pas être importunée par eux, ou bien simplement d’être considérée avec respect (ce qui ne va pas de soi, l’élément féminin étant socialement dévalorisé voire méprisé), mais elle peut aussi résider dans l’octroi d’une protection matérielle et financière. Les femmes étant discriminées sur le marché du travail et ayant généralement des salaires moindres, cette stratégie est on ne peut plus rationnelle.
    La frustration et la jalousie, sentiments malheureusement naturels. Certaines femmes ayant vécu des oppressions particulièrement difficiles peuvent transmettre, par résignation et frustration, la mécanique d’un système inégalitaire à leurs propres enfants. Parce qu’elles veulent que leurs propres filles expérimentent ce qu’elles-mêmes ont vécu, parce qu’elles refusent que d’autres femmes vivent plus facilement qu’elles-mêmes n’ont vécu, ou accèdent à des privilèges qui leur ont été refusés toute leur vie. Parce qu’il s’agit d’un « juste retour des choses ».
    Enfin, le sexisme des femmes peut également s’expliquer par leur refus de prendre conscience de la stigmatisation dont elles font l’objet. Là encore, il s’agit d’un mécanisme de protection classique et rationnel : on ferme les yeux pour ne pas voir une réalité qui nous dérange. Qui a envie de regarder en face sa propre infériorité sociale ? Qui a envie de se considérer comme une personne opprimée ? Par orgueil et confort mental, les copines du patriarcat préfèrent croire qu’elles vivent dans un monde égalitaire, ce qui leur permet ensuite de disqualifier le féminisme contemporain (« c’est devenu n’importe quoi ; elles exagèrent ; elles se victimisent ; il y a des luttes plus importantes »).


  • Tamara Nassar on Twitter: “Israeli newspaper Haaretz openly says Israel is targeting innocent civilians and densely populated areas to punish Hamas. An admission of open, collective, arbitrary massacre of civilians. https://t.co/f64meXitwu

    “After the rocket was fired at Beersheva, the IDF began to attack civilian targets, including population centers, with the goal of causing the residents to understand the price of escalation and placing Hamas in a problematic situation” (h/t MairavZ)."
    https://mobile.twitter.com/TamaraINassar/status/1027602753537945602

    Tamara Nassar
    @TamaraINassar
    ·
    12h
    « לאחר ירי הרקטה לעבר באר שבע החל צה »ל לתקוף יעדים אזרחיים, גם בריכוזי אוכלוסייה. המטרה : לגרום לתושבים להבין את מחיר ההסלמה ולהעמיד את חמאס במצב בעייתי"

    That’s the hebrew line in Haaretz.

    https://www.haaretz.co.il/news/politics/.premium-1.6363998

    #Gaza #civils #victimes_civiles #crimes #israel #impunité


  • Fusillade à Beaune : les autorités refusent de confirmer la piste raciste
    https://www.mediapart.fr/journal/france/310718/fusillade-beaune-les-autorites-refusent-de-confirmer-la-piste-raciste

    algré les témoignages de victimes et de témoins, les autorités se refusaient toujours, mardi, à qualifier de « racistes » les deux attaques survenues dans la nuit de dimanche à lundi contre des jeunes du quartier Saint-Jacques de Beaune (Côte-d’Or), qui ont fait sept blessés dont un grave.

    La première est survenue vers 1 h 15 du matin, lorsqu’une Clio rouge a tenté de renverser un groupe de mineurs et jeunes majeurs regroupés près du « city park » du quartier pour discuter et jouer à la console de jeux vidéo. « Ils nous ont coursés, a raconté à France 3 un des rescapés qui s’en est sorti avec quelques égratignures. Heureusement, il y a le banc qui m’a sauvé. Sans ce banc-là, je pense vraiment que c’était fini pour moi. Parce que dans la voiture, j’ai vu à leur regard qu’ils avaient une haine envers nous. Et le pire, c’était les propos, comme quoi on était des “bougnoules”, qu’on n’avait rien à faire dans ce pays et qu’ils allaient venir calibrés. »

    Vers 4 h 30, un second véhicule, une BMW noire, s’approche du même groupe de jeunes et, cette fois, les occupants sont effectivement armés, d’un fusil de chasse selon les premiers éléments de l’enquête. La voiture s’arrête et le passager tire quatre coups de feu. Sept jeunes sont cette fois blessés, dont un grièvement. Pour les victimes et leurs amis, il ne fait aucun doute que les deux attaques, racistes, sont liées. « Il ne s’agit pas d’un règlement de comptes », assure l’un deux au journal local Le Bien public. « Ce sont des racistes. Ils sont arrivés en criant “Sales Bougnoules, rentrez chez vous”. »

    #racisme #acab #police #agression #racisme_d'etat


  • « Simplement, il faisait des enfants à sa fille »
    http://www.zite.fr/simplement-il-faisait-des-enfants-a-sa-fille

    « Un inceste ordinaire »1, Léonore Le Caisne enquête auprès des habitants d’un village de Seine-et-Marne, témoins d’un cas d’inceste perpétré pendant vingt-huit ans. Un travail qui interroge les mécanismes collectifs banalisant les viols en famille et met en évidence le lien entre inceste et domination masculine.

    Propos recueillis par Julia Burtin Zortea Illustration de Yasmine Blum Pourquoi avez-vous choisi de réaliser une recherche sur l’inceste, et plus particulièrement à travers l’histoire singulière de Lydia G. ? En France, les sciences sociales ont participé à édifier le lieu commun selon lequel puisque l’inceste serait le tabou ultime et universel des familles, il n’existerait pas, ou alors de façon marginale [voir encadré ci-dessous]. N’existant pas, il ne saurait être un objet d’étude légitime. (...)

    #entretien #Z10


  • « Il nous a tous sauvés » : Willy D., 15 ans de prison pour avoir tué son père violent
    https://www.nouvelobs.com/justice/20180619.OBS8380/il-nous-a-tous-sauves-willy-d-15-ans-de-prison-pour-avoir-tue-son-pere-vi

    Sylvie H. est prise au piège. Pourquoi n’a-t-elle pas réagi ? Pourquoi s’est-elle laissée faire ? Pourquoi ne s’est-elle pas révoltée ? Pourquoi n’a-t-elle pas dénoncé ? Toutes ces questions qu’il est si facile d’asséner aux femmes battues et aux enfants martyrs. Ces questions qui font le jeu des bourreaux en enfermant les victimes dans la culpabilité de leur passivité.

    #violence


  • La place que l’on accorde aux #pauvres dans la #mondialisation est souvent oubliée ou expliquée de manière simpliste. Or les pauvres portent aussi la mondialisation… tout en la subissant.

    https://sms.hypotheses.org/11757

    #mondialisation, #pauvre, #pauvreté, #Afrique, #acteur, #riche, #richesse, #invisible, #inégalité, #classe, #victime, #asie, #commerce, #globalisation, #maghreb


  • Le frère de Théo et l’e-monde servitude

    Voici l’accroche sur la page d’accueil du e-monde.fr

    « Soupçons d’escroquerie à Aulnay-sous-Bois : un frère de Théo L. mis en examen »
    Mickaël L. a a été placé sous contrôle judiciaire, dans une vaste affaire d’escroquerie aux aides publiques. Théo, lui, est sorti libre de sa garde à vue. Il est la victime supposée d’un viol lors d’une interpellation par des policiers en ...

    Qu’est ce qu’on en a à faire du frère des victimes de viol ?! Ou est l’intérêt de l’info ?
    Un flic viol et provoque une déchirure anale de 10 cm devant caméra et devant témoins et l’e-monde parle de viol supposé et fait les gros titres sur la moralité du frère de la victime ...

    L’affaire est dite « vaste » mais pas « supposée » contrairement au viol qui est clairement remise en cause par la tournure choisie par l’e-monde.fr.

    Mickaël L. a a été placé sous contrôle judiciaire, dans une supposée affaire d’escroquerie aux aides publiques. Théo, lui, est sorti libre de sa garde à vue. Il est la victime d’un vaste viol lors d’une interpellation par des policiers en ...

    #viol #culture_du_viol #racisme_d'etat #violence_policière #déni #victime_blaming #blamer_la_victime #racisme


  • Civilians in war zones by UN Humanitarian - United Nations OCHA
    https://unocha.exposure.co/civilians-in-war-zones

    A total of 42,972 people were killed or injured by explosive weapons in 2017. Of these people, 31,904 (three out of every four) were civilians. This is a 38 per cent increase in civilian deaths compared to 2016. Moreover, 92 per cent of those reported harmed by explosive weapons in populated areas were civilians. Explosive weapons include aircraft bombs, artillery shells, missile and rocket warheads, mortar bombs and improvised explosive devices.

    #civils #victimes_civiles