• « Un porc, tu nais ? » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/01/12/un-porc-tu-nais_1621913

    La romancière Leïla Slimani, Prix Goncourt 2016, affirme n’être ni « une petite chose fragile », ni « une victime ». Et réclame « le droit de ne pas être importunée », sa liberté.

    Un très beau texte, sensible, pertinent et juste. Je ne le cite pas ici, car il faut le lire en entier, dans sa forme littéraire ; les extraits ne seraient pas assez significatifs.

    #Sexisme #Harcèlement #Mee_too #Leïla_Slimani

    • Je le trouve confus ce texte et je trouve qu’il passe plus de temps a flatter les hommes qu’autre chose. Moi j’ai pas été frappé par la remise en cause de leur comportement pas les hommes.
      Le fait de prétendre que les féministes disent que les femmes sont « de petites choses fragiles » est abusif. En fait j’ai l’impression qu’elle dit « je suis pas féministe, mais... » #victime #blamer_la_victime

  • Les femmes de droite : qui sont-elles ? Quels sont leurs réseaux ?
    http://aucreuxdemoname.fr/blog/100-femmes-pour-la-liberte-de-harceler

    les femmes ont trois possibilités :

    Se soumettre dans le silence et la rage
    Se révolter, au risque d’être victimes de violence
    Pactiser avec l’ennemi pour être tranquilles
    Concrètement, nos femmes de droites ont choisi la troisième voie. Devant le constat de ces violences existantes, c’est une stratégie somme toute assez logique :

    Les hommes exercent une violence. Si je me révolte je subirai encore plus de violence. Je choisis donc de me mettre sous la protection du patriarcat pour ne pas subir cette violence. Et je fais en sorte de permettre que ce système perdure.

    [Dworkin] De la maison du père à la maison du mari et jusqu’à la tombe qui risque encore de ne pas être la sienne, une femme acquiesce à l’autorité masculine, dans l’espoir d’une certaine protection contre la violence masculine. Elle se conforme, pour se mettre à l’abri dans la mesure du possible. C’est parfois une conformité léthargique, en quel cas les exigences masculines la circonviennent progressivement, comme une enterrée vive dans un conte d’Edgar Allan Poe. Et c’est parfois une conformité militante. Elle sauvera sa peau en se démontrant loyale, obéissante, utile et même fanatique au service des hommes qui l’entourent. […]. Quelles que soient les valeurs ambiantes, elle les incarnera avec une fidélité sans faille.
    Les hommes respectent rarement leur part du marché tel qu’elle l’entend : la protéger contre la violence masculine.
    [Dworkin] Les femmes de droite ont examiné le monde ; elles trouvent que c’est un endroit dangereux. Elles voient que le travail les expose à davantage de danger de la part de plus d’hommes ; il accroît le risque d’exploitation sexuelle.[…] Elles voient que le mariage traditionnel signifie se vendre à un homme, plutôt qu’à des centaines : c’est le marché le plus avantageux. […]. Elles savent également que la gauche n’a rien de mieux à offrir : les hommes de gauche veulent eux aussi des épouses et des putains ; les hommes de gauche estiment trop les putains et pas assez les épouses. Les femmes de droite n’ont pas tort. Elles craignent que la gauche, qui élève le sexe impersonnel et la promiscuité au rang de valeurs, les rendra plus vulnérables à l’agression sexuelle masculine, et qu’elles seront méprisées de ne pas aimer ça. Elles n’ont pas tort. Les femmes de droite voient que, dans le système où elles vivent, si elles ne peuvent s’approprier leur corps, elles peu-vent consentir à devenir une propriété masculine privatisée : s’en tenir à un contre un, en quelque sorte.

    • Je cherche la liste complète de ces prétendues 100 femmes et dans le meilleur des cas je trouve une 15-20 ène de noms. Sur la tribune féministe qui y répond les signatures sont toutes mentionnées https://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/tribune-les-porcs-et-leurs-allie-e-s-ont-raison-de-sinquieter-caroline-

      Le titre de la tribune violophile de Peggy Sastre est quant même pas claire. « La liberté d’importuné » j’avais cru que c’était la revendication de la part de femmes d’avoir le droit d’agresser les agresseurs, de harceler les harceleurs et d’humilier les humilieurs, ou alors la revendication d’une sexualité féminine prédatrice.

      Mais bien sur il y a #inversion_patriarcale C’est pas la « liberté d’importuné » que ce femmes revendiquent, c’est pas une liberté pour elles mêmes, ni une liberté pour les femmes. C’est la liberté pour les hommes d’importuner n’importe quelle femme, n’importe ou, n’importe quant et n’importe comment.

      Parceque je vois pas trop ce qui empêche ces 20 femmes (prétenduement 100) d’être « importunées ». Elles peuvent très bien ne pas dénoncer les agressions qu’elles subissent et taire les viols qui ont été perpétrés contre elles. Elles peuvent aussi choisir d’interagir sexuellement avec des hommes qui se comportent comme des bourgeois du XIXeme.

      La liberté revendiqué ici c’est la liberté de ne pas être libre. Comme disait l’autre « la liberté c’est l’esclavage »

      Par rapport à Catherine Millet j’avais raté ses déclarations de décembre dernier sur le viol qui sont des enfilades de sophisme et d’inversion patriarcales
      http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/quand-catherine-millet-regrettait-pas-avoir-ete-violee-pas-grave-traumati

      Ça c’est mon grand problème, je regrette beaucoup de ne pas avoir été violée. Parce que je pourrais témoigner que du viol on s’en sort.

      Inversion car on ne peu pas consentir au viol.
      Sophisme car, on se sort de tout, tant qu’on en est pas mort·e. C’est un peu le principe d’être en vie, être en vie ca veut dire qu’on se sort de tout jusqu’au jour ou on s’en sort pas et on en crève.
      Cruauté cynique aussi puisque ce que veux dire cette phrase c’est que les victimes de viol qui dénoncent le viol qu’elles ont subi sont des puritaines qui font des histoires pour rien.

      Pour elle, « l’intégrité » des femmes n’est pas touchée après un viol puisque la conscience reste « intacte ». Elle a cependant souligné que « si la fille était vierge d’accord il lui manque désormais quelque chose » avant d’ajouter qu’elle considérait qu’il était « plus grave » de perdre un ou plusieurs membres dans un accident de voiture.

      C’est une variation du « y a pas mort d’homme ».

      On retrouve cette comparaison du viol à un accident qui est l’idée centrale du manifeste ; ne surtout jamais nommé les agresseurs quitte à prétendre qu’il n’y a pas d’agression, seulement des accidents.

      Pour le sophisme, d’un coté elle reproche aux victimes d’intégré une vision d’elles même qui serait traditionaliste et pourtant elle utilise le concept de virginité. La virginité c’est l’expression d’une souillure intrinsèque à la sexualité. En face de la vierge il y a la salope et rien d’autre. Elle parle d’un manque de quelquechose, et c’est pas si grave d’être violé une fois qu’on la perdu ce quelquechose. Si il manque quelquechose à une femme elle n’a plus de valeur ni d’alternative, la soumission et le silence. Angot dirait « On se débrouille ».

      Mais par contre ça m’est arrivé d’avoir des rapports sexuels avec des gens qui ne me plaisaient pas spécialement. Parce que voilà c’était plus facile de céder à la personne ou parce que c’était une partouze et qu’on était en groupe.

      Elle confirme cette idée, une fois que la vierges a été souillé par un homme, elle est irrémédiablement souillé. Plus aucun homme ne peut la salir. Les femmes dé-viérgées n’ont plus aucune raison de refusé la sexualité avec tout homme qui en ferais la demande.
      D’un coté Millet refuse aux femmes de pensé que la sexualité puisse être une souillure, mais de l’autre elle fonde son système de valeur sur la notion de souillure.

      #violophilie #anti-féminisme #victim_blaming #blâmer_la_victime #silenciation #victime #vierge #virginité

    • J’ai ôté le portrait de Catherine Deneuve suite à la lecture d’un message.
      Jusqu’à présent toutes les photos parues sont retouchées sauf celle qui illustre la tribune qui elle est brute.
      1 On replace CD dans son age pour assoir le texte de la tribune.
      2 On fait monter le commentaires sexistes sous le portrait pour annimer les débats.

    • http://www.le-blog-de-la-pintade.fr/2018/01/reponse-a-catherine-deneuve-pas-neuve-et-sa-clique.html

      – Sarah Chiche (écrivain, psychologue clinicienne et psychanalyste)
      – Catherine Millet (critique d’art, écrivain)
      – Catherine Robbe-Grillet (comédienne et écrivain)
      – Peggy Sastre (auteur, journaliste et traductrice)
      – Abnousse Shalmani (écrivain et journaliste)
      – Alexandra Alévêque (journaliste)
      – Kathy Alliou (curatrice)
      – Françoise Arnaud (historienne de l’art)
      – Celina Barahona (consultante marketing)
      – Sophie Bastide-Foltz (traductrice littéraire)
      – Marie-Laure Béraud (auteur-interprète, musicienne)
      – Marie-Laure Bernadac (conservateur général honoraire)
      – Léa Bismuth (critique d’art, curatrice)
      – Catherine Bizern (productrice et programmatrice indépendante)
      – Stéphanie Blake (auteur de livres pour enfants)
      – Linda Blake Pibarot (traductrice)
      – Sonia Bogdanovsky (chef monteuse cinéma)
      – Christine Boisson (actrice)
      – Ariane Bouissou (journaliste)
      – Odile Buisson (gynécologue-obstétricienne)
      – Sophie Cadalen (psychanalyste)
      – Farideh Cadot (galeriste)
      – Cristina Campodonico (responsable de l’action culturelle de la S.G.D. L.)
      – Nickie Caro (normalienne, agrégée de Lettres, ancien professeur de Khâgne)
      – Ingrid Caven (actrice et chanteuse)
      – Monique Chatenet (conservateur en chef du Patrimoine au Centre André Chastel)
      – Julie du Chemin (écrivain et sexologue)
      – Erika Maria Cool-Troch (manager Yak Immo)
      – Véronique Coquet-Caubère (productrice)
      – Sabine Dauré (viticultrice)
      – Catherine Deneuve (actrice)
      – Frederique Dolphijn (cinéaste, metteur en scène et romancière)
      – Christine Domine (professeur)
      – Nathalie Dray (journaliste)
      – Corinne Ehrenberg (psychanalyste)
      – Méline Engerbeau (entrepreneuse)
      – Caroline Faillet (experte en stratégie digitale)
      – Nouhad Fathi (journaliste et blogueuse)
      – Marguerite Ferry (paysagiste)
      – Adeline Fleury (écrivain)
      – Catherine Francblin (critique et historienne d’art)
      – Gloria Friedmann (artiste plasticienne)
      – Sophie Gaillard (présentatrice du 6-7h sur Sud Radio)
      – Bernadette de Gasquet (médecin et auteur)
      – Véronique Gérard-Powell (spécialiste de l’Art européen XVe-XVIIIe siècles, Centre André Chastel)
      – Christine Goémé (femme de radio)
      – Reine Grave (vidéaste)
      – Aliette Griz (écrivain et membre du Réseau Kalame)
      – Cécile Guilbert (écrivain)
      – Clarisse Hahn (réalisatrice, vidéaste et photographe)
      – Anne Hautecoeur (éditrice)
      – Marie Herbreteau (graphiste)
      – Brigitte Jaques-Wajeman (metteur en scène)
      – Claudine Junien (généticienne, membre de l’Académie de Médecine)
      – Brigitte Lahaie (actrice et présentatrice radio)
      – Rachel Laurent (artiste)
      – Sylvie Le Bihan (écrivain)
      – Anne-Marie Lesage (retraitée)
      – Myriam Le Strat (dentiste)
      – Martine Lerude (psychiatre, psychanalyste)
      – Elisabeth Lévy (directrice de la rédaction de Causeur)
      – Jacqueline Lichtenstein (philosophe)
      – Christine Lombard (créatrice de mode)
      – Joëlle Losfeld (éditrice)
      – Vanessa Luciano (chroniqueuse radio, sexothérapeute)
      – Mademoiselle A (chanteuse, comédienne et modèle)
      – Valérie Maës (actrice et vidéaste)
      – Abeline Majorel (responsable pédagogique et business developer)
      – Claire Margat (critique d’art, traductrice)
      – Isabelle Marlier (anthropologue et écrivain)
      – Isabelle Martin (enseignante)
      – Christelle Mata (attachée de presse)
      – Sophie de Menthon (présidente du Mouvement ETHIC et membre du CESE)
      – Karine Miermont (écrivain)
      – Anne Morelli (professeure à l’Université libre de Bruxelles)
      – Anne-Elisabeth Moutet (journaliste)
      – Latifa Najar (retraitée)
      – Natacha Nikouline (photographe)
      – Karine Papillaud (journaliste littéraire)
      – Julia Palombe (chanteuse, auteur)
      – Nelly Perotin (retraitée)
      – Camille Pier (auteure, compositeure et interprète)
      – Sylvie Pierson (secrétaire)
      – Francesca Piolot (productrice radio)
      – Barbara Polla (médecin, écrivain, commissaire d’exposition)
      – Joana Preiss (actrice, réalisatrice)
      – Isabelle Prim (réalisatrice et comédienne)
      – Nicole Priollaud (chargée de la communication de l’Académie nationale de Pharmacie)
      – Anne Rudisuhli (psychopraticienne)
      – Nora Sahara (journaliste et infirmière)
      – Sylviane Sainclair (retraitée)
      – Marie Sellier, (auteure, Présidente de la S.G.D.L. - Société des Gens de Lettres)
      – Joëlle Smets (journaliste et sexologue)
      – Hélène Soulodre (documentaliste)
      – Brigitte Sy (réalisatrice et actrice)
      – Catherine Thieron (auteure et vocaliste)
      – Catherine Titeux (architecte, Bruxelles)
      – Trinidad (humoriste, imitatrice, chanteuse)
      – Gabriela Trujilo (historienne du cinéma et critique)
      – Christine Van Acker (auteur)
      – Roxane Varone (chirurgienne)
      – Alexandra Varrin (écrivain)
      – Hélène Vecchiali (psychanalyste et coach)
      – Martine Vercruysse (animatrice)
      – Sonia Verstappen (travailleuse du sexe et anthropologue)
      – Caroline Vié (journaliste et romancière)
      – Bérengère Viennot (traductrice et chroniqueuse)
      – Evelyne Vitkine (consultante en marketing)

    • Merci @touti pour la liste
      Je voie qu’il y a – Odile Buisson (gynécologue-obstétricienne) - je me souviens d’une emission de radio dans laquelle elle niait les violences gynécologiques et obstétricales mais je le retrouve pas, ca a du disparaître avec @audeV

      J’en profite pour archiver ca :

      Mercredi soir, sur le plateau de BFMTV, Caroline De Haas, qui a elle-même été victime de viol, s’est retrouvée face à l’une des signataires de la tribune du Monde, Brigitte Lahaie. Dans l’émission NewséCompagnie menée par Nathalie Levy, les deux femmes s’interrogeaient sur la façon de redonner aux femmes la puissance de leur corps.

      « Il y a un truc très simple, c’est d’arrêter les violences, affirme alors Caroline De Haas. Parce que les violences, elles empêchent la jouissance. Quand vous avez été victime de viol, vous jouissez moins bien en fait, en général. » Brigitte Lahaie, qui a longuement animé sur RMC Lahaie, l’amour et vous, répond alors : « On peut jouir lors d’un viol, je vous signale. »

      https://www.lexpress.fr/actualite/medias/on-peut-jouir-lors-d-un-viol-je-vous-signale-brigitte-lahaie-choque-sur-bfm

      –---

      J’archive aussi les declaration de Deneuve sur le viol perpetré par polansky :

      « C’est une jeune fille qui avait été amenée chez Roman par sa mère, qui ne faisait pas son âge de toute façon », avait déclaré l’actrice le 16 mars dernier. « Et de toute façon, on peut imaginer qu’une jeune femme de 13 ans puisse faire 15, 16 ans. Il ne lui a pas demandé sa carte de visite. Il a toujours aimé les jeunes femmes. J’ai toujours trouvé que le mot de viol avait été excessif », avait-elle conclu.

      http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/07/05/03002-20170705ARTFIG00310-affaire-polanski-les-propos-de-catherine-deneuve-

      –----

      Meme sujet discuté ici aussi ; https://seenthis.net/messages/658841

    • Non c’est pas celui là car avec Taddei et Peggy Sastre je me serais pas infligé ca. C’est une autre emission probablement sur france culture. Je vais voire si je la retrouve.

      Je pense que c’était l’émission dont il est question ici : http://marieaccouchela.blog.lemonde.fr/2017/07/20/debat-sur-les-maltraitances-medicales-sur-france-inter-
      C’est pas france cul c’est france inter.
      https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-17-juillet-2017

    • Il est insupportable pour ces femmes, non qu’elles imaginent que le monde va s’écrouler si elles ne sont plus traitées comme des objets par les hommes, mais que d’autres femmes puissent sans autorisation réclamer leur libération. Quelle déchéance de perdre leur position de pouvoir de représentation face à l’ensemble les #meetoo qui ont gravé leur souffrance du patriarcat dans l’anonymat d’un mouvement de grande ampleur. Qui a besoin d’entendre déclamer d’une voix tellement égoïste ces femmes de droite, ultime ressort du patriarcat qui s’étouffe dans ces soubresauts fétides. A part le système lui même pour maintenir l’illusion de la liberté de quelques élues. Ce n’est pas pour elles qu’elles réclament la subordination face aux hommes,mais pour faire taire toutes ces femmes courageuses, les punir d’avoir oser prendre la parole sans les prévenir.

      Je vois bien un banquet de femmes, ou certaines refuseraient d’être serveuses, soubrettes, debouts toute la soirée et renverseraient les plats de bites en gelée sur la tête de ces privilégiées.

    • Jolie image @touti très inspirante !

      Je trouve quand même qu’elle font très fin d’époque comme le disait @odilon et qu’elles s’autosabotent merveilleusement toutes seules. Je rapportait toute à l’heure les propos de Millet et Lahaie à mes voisin·es qui trouvaient quand même un peu que la galanterie et la séduction sont a distingué. Mais illes ont été horrifiés et ont revu leur jugement sur ce manifeste (bon c’est des voisin·es cools et très à gauche celleux-là).

      Je pense que c’est une belle opportunité de poursuivre et affiner la discutions sur la sexualité patriarcale. Leur manifeste maintiens la tension et réactive l’attention sur les violences sexuelles et ca fait des exemples précis de culture du viol à déconstruire. J’ai presque envie de dire merci à ces femmes de droite tellement elles y vont franco de porc.

      En plus c’est un bon outil pour détecté les machos et les toxiques, y compris chez les gauchistes : https://seenthis.net/messages/659363

    • Deneuve hier a écrit dans libé pour essayé de se rattraper aux branches tout en réaffirmant ce qu’elle à écrit.
      D’abord elle ne manque pas de montrer son mépris pour Brigitte Lahaie, qui n’est manifestement pas de même monde que les autres signataires car les propose de Millet encore plus choquant ne sont pas dénoncés.
      Ensuite elle dit que le manifeste ne dit pas que le harcelement c’est bien mais il dit que le harcelement c’est pas grave et qu’il faut etre puritaine pour en faire une histoire et qu’on devrait avoir de la peine pour les frotteurs plutot qu’autre chose. Il dit aussi que les victimes confondent drague maladroite et harcelement alors que cette confusion on la trouve dans ce manifeste. Le texte dit aussi que les utilisatrices et utilisateurs (les hommes victimes sont totalement effacés par ce manifeste) sont dans la haine des hommes et la haine de la sexualité.
      En somme elle s’excuse de ce qu’elle a dit mais elle dit qu’elle a rien dit de mal (B.Lahaie a fait pareil). Technique de faux-cul qui a toujours rien compris au problème.
      Il y a quand meme une différence avec l’apologie de la séduction à la française de l’époque DSK, c’est que cette fois les signataires de ces tribunes pro-viol, pro-violences sexuelles sont contraintes de s’excusé, meme si elles le font hypocritement sans comprendre.
      Au passage j’étais étonné de pas trouvé Iacub sur ce manifeste mais elle a quand même fait un papier sur libé que j’ai pas lu et pas envie de lire.

    • contribution de B.B :

      « Concernant les actrices, et pas les femmes en général, c’est, dans la grande majorité des cas, hypocrite, ridicule, sans intérêt. Cela prend la place de thèmes importants qui pourraient être discutés. Moi, je n’ai jamais été victime d’un harcèlement sexuel. Et je trouvais charmant qu’on me dise que j’étais belle ou que j’avais un joli petit cul. Ce genre de compliment est agréable. Or il y a beaucoup d’actrices qui font les allumeuses avec les producteurs afin de décrocher un rôle. Ensuite, pour qu’on parle d’elles, elles viennent raconter qu’elles ont été harcelées… En réalité, plutôt que de leur profiter, cela leur nuit. »

  • L’Armée a-t-elle irradié les gardiens du plateau d’Albion ?
    http://www.leravi.org/spip.php?article2908
    un tribunal militaire pour juger une affaire qui implique l’armée ?

    Il a perdu plusieurs procès devant le tribunal militaire de Pau, ville où il réside. Pour l’armée, c’est niet : « Il n’existait aucun risque d’exposition externe » ; elle dément toute « dose significative de #radioactivité pouvant avoir un impact sur la santé ». Fidèle à sa réputation, la Grande Muette s’est contentée d’un mél. laconique en réponse aux questions du Ravi.

    ...

    Leny Paris n’est pas la seule « victime » du #plateau_d’Albion. Il a créé une association en 2015, l’association des #victimes du plateau d’Albion (AVPA). Elle compte aujourd’hui une quarantaine de membres : Techniciens, pompiers, électriciens… Eux ou leurs enfants sont malades. L’AVPA a lancé cet été une enquête de recensement de potentielles victimes et de leur descendance avec un questionnaire à la clé. La Provence s’en est d’ailleurs fait écho et le téléphone de Leny Paris sonne régulièrement depuis. L’#Obsiven (Observatoire international des dispositifs de suivi des victimes des essais nucléaires et du #nucléaire civil et #militaire) accompagne l’association dans cette démarche.

    #santé #cancer

    • Ce fut la fierté de la France nucléarisée comme de Gaulle en avait rêvé. Ce rêve est finalement devenu réalité en 1971 aux confins de la région Paca, sur le plateau d’Albion, à cheval entre le Vaucluse, la Drôme et les Alpes-de-Haute-Provence. La base aérienne 200 Apt Saint-Christol sera pendant 25 ans, et sur plus de 400 hectares, le site terrestre de la force de dissuasion nucléaire française. Surprotégée, cette base comptait 18 silos tous équipés de missiles à tête nucléaire capables d’exploser tout malencontreux belligérant. Etant vieillissante et trop coûteuse en frais de maintenance, Jacques Chirac décide de sa fermeture en 1996 alors qu’il vient de relancer les essais nucléaires en Polynésie française. La déconstruction du site prendra trois ans. Rebaptisé Quartier Maréchal Koening, le plateau d’Albion abrite désormais un régiment de la légion étrangère, une station d’écoute de la DGSE ainsi qu’une base souterraine scientifique civile de géologie et de sismologie

      https://seenthis.net/messages/657998
      #nucléaire

  • Memorializing mass deaths at the border: two cases from Canberra (Australia) and Lampedusa (Italy)

    In this paper, we compare two seemingly very similar instances in which individuals and organizations within the borders of the global North have memorialized the deaths of irregular migrants at sea: the #SIEV_X_memorial in Australia’s national capital Canberra, and the #Giardino_della_memoria (Garden of Remembrance) on the Italian island of Lampedusa. Unlike ephemeral manifestations of grief, potentially these memorials have effects that reach well beyond their creation. We relate the differences between the memorials to the contexts within which they were created: an immediate local response involving people directly affected by the disaster’s aftermath, on the one hand, and a delayed nation-wide response involving people removed from the deaths at sea, on the other. We also discuss the difference between a memorial that names and thereby individualizes victims, and one that does not, and between one that celebrates an alternative, hospitable society, and one that does not.

    http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/01419870.2017.1394477
    #mémoire #Italie #migrations #Australie #réfugiés #asile #mémoriels #monuments #Canberra #Lampedusa #morts #décès #mourir_aux_frontières #victimes

  • Using Israeli data, study finds rubber bullets cause significant fatalities | The Times of Israel
    https://www.timesofisrael.com/using-israeli-data-study-finds-rubber-bullets-cause-significant-fatal

    A total of 1984 people were injured, they found, of whom 53 (three percent) died.

    “Some 300 (15.5 percent) of all survivors were left with permanent disability as a direct result of the rubber bullet impact they sustained — usually to the head and neck,” the team said in statement.

    “Blindness, and removal of the spleen, or a section of the bowel as a result of abdominal injuries, accounted for most of this disability.”

    Also known as kinetic impact projectiles (KIPs) or rubber baton rounds, rubber or plastic bullets were introduced by the British army in the 1970s for use against rioters in Northern Ireland, deployed against South African protesters in the 1980s, and adopted by the security forces of #Israel and further afield.

    #victimes_civiles #civils

  • Blâmer les victimes
    https://blog.monolecte.fr/2017/12/14/blamer-les-victimes

    L’un des mécanismes les plus efficaces et les plus pernicieux du système capitaliste, c’est avec quelles facilités et décontraction, il nous amène tou⋅te⋅s à blâmer ses victimes. Et tombent les anges en feu… Donc, l’autre jour, je tombe sur cette petite nouvelle insignifiante au détour d’un célèbre réseau social que l’on aime détester et je […] L’article Blâmer les victimes est apparu en premier sur Le Monolecte.

    • C’est un peu le même mécanisme qui prévaut lorsqu’une femme s’habille de manière séduisante pour se rendre à un entretien d’embauche pour une place de secrétaire rémunérée à peine 1 500 € mensuel (dans le meilleur des cas). Si il lui arrive « quelque chose », elle sera blâmée pour s’être ainsi « exposée inutilement » à la convoitise du mâle. Enfin, je généralise peut-être, quoique ...

      Dans le cas du jeune homme en Chine, c’est la première chose que je me suis dit : pourquoi faire ça ? Juste pour le fameux et warholien « quart d’heure de célébrité » sur la Toile ? Pour prouver sa « valeur » auprès de sa petite amie ? Ben non, aussi (et surtout) parce qu’il y avait de la #thune en jeu.

    • C’est un des piliers du patriarcat @sombre et c’est une technique de domination de base pour toutes les dominations (adulte, raciste, homophobe...). Par exemple quant tu te rend compte que « pute » et « ta mère la pute » sont des insultes alors que « putier » et « ton père le proxo » n’en sont pas, c’est le même mécanisme à l’œuvre. J’en ai archivé pas mal pour l’aspect féministe sous les tag #inversion_patriarcale et #renversionnite

    • Les Darwin Awards sont des récompenses humoristiques décernées aux personnes mortes ou ont été stérilisées à la suite d’un comportement particulièrement stupide de leur part, et sont ainsi remerciées (le plus souvent à titre posthume) pour avoir, de cette façon, contribué à l’amélioration globale du patrimoine génétique humain.

      Introduction particulièrement cynique (et bourrée de fautes de français) sur la page d’accueil de cette « franche » #saloperie qu’est le site « darwinawards.fr »

      Remarquez bien que leur propos a une certaine pertinence car lorsque tou·tes les jeunes (et moins jeunes) con·nes se seront auto-détruit·es, lorsque toutes les personnes « qui ne sont rien » auront mis leur vie en danger (et l’auront perdue) dans la course à la reconnaissance, à la survie, à l’estime de soi (ça aussi, en passant, une belle cochonnerie), et bien ne resteront que les vieux briscards du capitalisme et de la finance débridées en mode « no limit », la crème de l’humanité, quoi.
      Une chose me rassure, c’est que ceux-là seront condamnés à s’entretuer parce que fatalement, il y en aura toujours qui en mettront d’autres au défit pour jouer à celui qui pisse le plus loin.

  • Les femmes sont les premières victimes des changements climatiques

    Les impacts dévastateurs des changements climatiques sont de plus en plus connus. Mais ce que l’on sait moins, c’est que les femmes en sont le plus souvent les premières #victimes. Cette réalité doit d’ailleurs plus que jamais être prise en compte, ont rappelé lundi plusieurs intervenantes de différents horizons dans le cadre d’un événement organisé à la veille du One Planet Summit de Paris.

    http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/515222/les-femmes-premieres-victimes-des-bouleversements-climatiques

    #climat #changement_climatique #femmes #genre

  • U.S. airstrikes rise sharply in #Afghanistan — and so do civilian deaths – Los Angeles Times
    http://www.latimes.com/world/asia/la-fg-afghanistan-us-airstrikes-20171204-htmlstory.html

    The lone survivor of the Aug. 10 blast in Nangarhar province, and Afghan officials who visited the site, said the truck was hit by an American airstrike shortly before 5 p.m. Relatives expressed horror that U.S. ground forces and surveillance aircraft could have mistaken the passengers, who included women and children riding in the open truck bed — in daylight with no buildings or other vehicles around — for Islamic State fighters.

    #victimes_civiles #civils #etats-Unis

  • Pétition | Pour la reconnaissance du Protocole d’Istanbul
    https://asile.ch/2017/12/07/petition-reconnaissance-protocole-distanbul

    pour une meilleure protection des victimes de torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants Dans le cadre de sa campagne annuelle “journée des droits humains du 10 décembre 2017”, basée sur le thème “Torture et migration”, l’ACAT-Suisse a lancé une pétition destinée à Mme Simonetta Sommaruga, Conseillère fédérale en charge du département fédéral de […]

    • « Nous apprenons, au soir de ce jugement, qu’il est donc possible qu’un mineur soit jugé pour acte de rébellion simplement parce qu’il s’accroche aux grilles du lycée, qu’il soit frappé et porté KO dans un camion de police, qu’il passe 48 heures en garde à vue et soit relâché sans qu’à aucun moment son responsable légal en soit prévenu, et nous apprenons que ce même mineur, déjà cabossé par la vie à 17 ans à peine, doit désormais s’acquitter de 1 500 euros de dommages et intérêts envers les policiers. »

      Sachant que c’est systématique : qd on se fait blesser par un policier on a une accusation (rebellion, insulte à agent, truc sur la voie publique...)... en manif ou simple contrôle de routine, c’est la même chason visiblement.

  • Strong Evidence that U.S. Special Operations Forces Massacred Civilians in Somalia
    https://www.thedailybeast.com/strong-evidence-that-us-special-operations-forces-massacred-civilians

    The details that emerged paint a damning picture of at least one U.S. ground operation in the African nation. This includes U.S. Special Operators firing upon unarmed civilians, using human intelligence from sources widely considered untrustworthy to Somalis in the region as well as government officials, and instructing their Somali counterparts to collect weapons that were being stored inside a home—not displaced on the field in the course of the firefight—and placing them beside the bodies of those killed prior to photographing them. In the aftermath of the incident, according to our sources, American diplomats also pressured the Somali government to bury the unfavorable findings of a Somali Federal Government-led investigation.

    #Etats-Unis #africom #victimes_civiles #civils #impunité

  • Il “vicedittatore” eritreo, aggredito a Roma: è colui che ha ordinato il mio rapimento in Somalia

    Il 5 luglio scorso a Roma all’uscita da un ristorante l’ambasciatore dello Stato di Eritrea,
    Petros Fessazion, è stato aggredito da alcune persone, quasi certamente suoi connazionali
    stanchi di un regime repressivo che nega le libertà fondamentali dell’uomo.
    Ma con l’ambasciatore Petros, probabilmente c’era Yemane Gebrehab, il numero due della dittatura
    al potere nell’ex colonia italiana, rimasto gravemente ferito a uno zigomo.

    Ma nell’ospedale romano dove è stato ricoverato non risulta nessuno con quel nome.
    Che abbia dato generalità false per evitare di essere riconosciuto è assai probabile, ma, ovviamente
    non è certo. Per altro la presenza di Yemane era prevista in numerose iniziative in Europa
    dove il “vice-dittatore” non è comparso. Massimo Alberizzi scrive a Petros e a Yemane,
    che a suo tempo l’aveva condannato a morte e fatto rapire in Somalia.


    http://www.africa-express.info/2017/07/17/il-vicedittatore-eritreo-aggradito-roma-ha-ordinato-il-mio-rapiment

    #Petros_Fessazion #Erythrée #Yemane_Gebreab #Isaias_Afeworki

    Et quelques #victimes du régime:

    Dove sono finiti in miei amici #Petros_Solomon, #Haile_Woldensaye, #Mohammed_Sharifo , ex ministri, o #Isaac_Dawit, giornalista, solo per citarne alcuni, arrestati e messi in qualche arroventata galera dell’infuocato bassopiano? E Aster, la moglie di Petros? Avete ingannato anche lei, una combattente per la libertà, una vostra compagna d’armi.

    #Aster_Yohannes

    • Et un article sur Yemane Gebreab, numéro 2 du régime érythréen, reçu via la newsletter de Human Rights Concern Eritrea, 15.11.2017 :
      Yemane Gebreab’s Deadly Schemes and Network of Terror

      Various media outlets have reported that Yemane Gebreab (the Eritrean President’s Advisor) was not allowed to address the Eritrean government supporters’ public seminar, in Arlington, on 8 October 2017, during his visit in the United States. He was denied entry to the seminar venue by US law enforcement officers. It seems plausible that he was in violation of a US Executive Order which listed him as a person who threatened US national security and foreign policy with regard to the Somalia situation. Human Rights Concern Eritrea (HRCE) has previously written about the danger Yemane Gebreab poses to Eritreans inside and outside Eritrea and the international community at large. In particular, Yemane Gebreab set-up an unsuccessful assassination attempt in Somalia on an Italian journalist who lived to tell the story.

      Whilst the flier which was distributed to advertise the event at which Yemane Gebreab was going to be present, alongside Eritrean Foreign Minister Osman Saleh, the official website of the Eritrean Government reported that Osman Saleh alone conducted the seminar. Since the news that Yemane Gebreab was detained spread quickly, it appears the Eritrean Government tried to cover up this embarrassing turn of events. Manufacturing after-the-fact appearances is no new thing for the Eritrean government.

      The UN conducted an inquiry into human rights violations in Eritrea and concluded in June 2016 that crimes against humanity were both widespread and systematic. The country is a one-party state, run by the top members of the People’s Front for Democracy and Justice (PFDJ), whose chairman is also the current and only president since 1991, Isaias Afewerki. His personal advisor is Yemane Gebreab, the man who proposes policies and implements them. Except that he does much more.

      Yemane Gebreab is widely known as the Presidential Advisor in Eritrea and head of Political Affairs in the PFDJ. However, these titles are nominal and only some of the roles he plays. Not only is Yemane Gebreab one of the main political minds behind the PFDJ, but his activities also range as widely in scope and depth as they do in nefariousness. He is active both at national and international level. HRCE has previously called for his arrest, and has since spoken to and received confidential testimonies from agents who in the past were deployed by Yemane Gebreab himself. They confirmed what most Eritreans already knew about him, through word of mouth or partial first-hand experience.

      On the international front, Yemane Gebreab is perhaps most infamous for masterminding and establishing the Young PFDJ (YPFDJ), a youth organisation which has parallels with the Balilla organisation which existed in Fascist Italy during the first half of the 20th century. YPFDJ even has enforcers called Eri-Blood, who intimidate anyone who expresses discontent with the Eritrean government and its practices. However, intimidation is not the only purpose of this organisation. Through the YPFDJ, whose members are not necessarily only youth, the PFDJ organises propaganda campaigns and spreads misinformation among the diaspora and other groups which interact with the Eritrean community abroad. Just as the YPFDJ meetings, often headed by Yemane Gebreab himself, spread false propaganda, they also serve as a means to fundraise and host events where money is either directly collected or obtained through sales of tickets or other items. This alone should have landed Yemane Gebreab in a US jail in the years since the standing executive order was first issued in 2010 by the then president Barack Obama.

      Most of the funds raised by the YPFDJ and PFDJ in the diaspora come from the older segments of the Eritrean community abroad. Worryingly, however, Yemane Gebreab organises these supporters to act as his informants. The former-agents whom HRCE has spoken with say that even middle-aged or elderly women, or other members of the Eritrean community abroad who might not raise suspicion, are used to spy on fellow Eritreans in the diaspora. Though many Eritreans knew this already, the testimony HRCE has received confirms the extent to which this tactic is systematic and widespread. Whilst the ordinary civilian may be used as an informant for Yemane Gebreab, trained individuals ranging from youth to middle-aged are deployed in the diaspora community.

      These youth, invariably members of the YPFDJ, but not necessarily openly so, are individuals who are carefully selected and sent to training camps inside Eritrea, often under the pretence of a vacation visit. They are trained using a program run by Yemane Gebreab which is intended to produce cadres fiercely loyal to the regime. These youth are taken around the country in a program called Zura-Hagerka, to the youth festival in Sawa Military Camp, to Nakfa (the old bastion town during the war for independence) to camps around Asmara (such as Asha Golgol) and other towns where their training is conducted. Not all of these youth are selected to become Yemane Gebreab’s agents. However, those who are selected are deployed in the diaspora and made to inform on the community, infiltrate organisations or set-up money laundering businesses, or even become part of the Eri- Blood.

      It is worrying that Eritrean youth from the diaspora willingly and voluntarily choose to partake in these criminal affairs, although the PFDJ regime has become expert at targeting the more vulnerable and disillusioned amongst the youth abroad. Unlike them, however, there are other Eritreans who also operate in the diaspora but have no choice in the matter. These are conscripts who hail from within the country and are trained in special cadre programs. These Eritreans might get brainwashed to the level of accepting the rhetoric fed them by Yemane Gebreab, although most are deeply aware that they have no choice but to obey, for it is not only their lives which are endangered; they also fear for their families. Few who manage to escape the grip of Yemane Gebreab’s network manage to share inside information. They are unambiguous about the fact that Yemane Gebreab runs these programs, participates in training and brainwashing cadres, as well as being the person who has the final word in all decision-making.

      The cadres deployed outside Eritrea by Yemane Gebreab have a slightly different job from the YPFDJ youth who are trained in the country and then sent back to their diaspora communities, although it must be kept in mind that often their roles overlap. These agents are told the country depends on them and that their training and job has been entrusted to them by the Eritrean people. They are made to believe they are the true inheritors of the legacy which led to the country’s independence and are instructed in no uncertain terms to put the country before their lives. Of course, by “country” Yemane Gebreab means the interests of himself, Isaias Afwerki and their kleptocratic clique. In fact, veneration of Isaias Afwerki is part of their training as they are assured that if it were not for Isaias Afwerki and the PFDJ, the country would be lost.

      Thus trained, involuntarily conscripted men and women from Eritrea are often sent to work in embassies, consulates or other PFDJ offices around the world. The former agents whom HRCE spoke with clarify that these cadres are assigned the job of spying and watching every move of ambassadors, consuls and other staff in these offices. The sources recall how, during their training, Yemane Gebreab would warn them to watch very closely Eritrean officials, diplomats and other leadership figures who visit from Eritrea. He would caution them that they are to monitor these diplomats’ movements as if they were a cancerous tumour. Accordingly, he instructs the agents he sends abroad to record what Eritrean diplomats and officials say in meetings and at public events, keeping an eye out for any sign of dissent or criticism. If these officials show any hint of discontent, they are to be reported and are consequently recalled back to the country.

      While abroad, the cadres deployed from Eritrea are also made to monitor and report on Eritrean-owned businesses and Eritrean individuals. They may receive orders to repatriate individuals targeted by the PFDJ and Yemane Gebreab. In practice, this translates to finding ways to undermine these individuals and business owners so that either their immigration status or licences are revoked. It may even extend to outright abduction and enforced disappearance. This practice seems to be done more in African and middle-eastern countries, where some of governments might even co-operate with the PFDJ in deporting targeted individuals. Examples of this can be found in neighbouring countries such as Sudan, where, throughout the years, abductions of Eritreans from Sudanese territory are conducted by Eritrean agents.

      Moreover, agents who answer to and co-operate with Yemane Gebreab can also be foreign nationals. Recalling the assassination attempt on the Italian journalist mentioned above, the Somalis who allowed the journalist to escape were reprimanded by Yemane Gebreab. Furthermore, part of the reason his name is the only non-Somali name on the list in the Executive Order concerning the turmoil in Somalia is due to his and his agents’ work in the region.

      However, the international activities by Yemane Gebreab form only part of the picture, as he is also deeply entrenched in the terror his activities within the country cause to the Eritrean People. As mentioned in a previous article, Yemane Gebreab admits in an interview that he and the PFDJ arrested without due legal process and detained incommunicado a group of journalists and his former colleagues and senior ministers known as the G11 in 2001. (The G11 were part of the G15, a group of senior government officials who publicly called for democracy and change, but only 11 of them were in the country at the time of arrest, and few are thought to survive to this day). Though this case is the most famous internationally, Yemane Gebreab is co-perpetrator of other persecutions and enforced disappearances within the country.

      Inside Eritrea, Yemane Gebreab is one of the main political minds behind the PFDJ, and as such, he plans and implements various repressive internal policies. He plays a crucial role in the establishment and running of youth programs, including the national service and the National Union of Eritrean Youth and Students (NUEYS), the internal equivalent of the YPFDJ and the organisation which handles all Eritrean youth affairs before they are conscripted into the military, which occurs before they even finish secondary education. This includes participation in PFDJ organised events and the release or withholding of the ID card all students must have before they are conscripted, on penalty of detention and early conscription into the military.

      Whilst Gebreab partakes in shaping such national policies to the extent that he is known as second-in-command in the country after Isaias Afewerki, the cadres he controls are put to work even inside Eritrea. The espionage network in Eritrea is as unnerving as possible, but what makes it even more fearsome for those who have to live under it is that elements like those organised and deployed by Yemane Gebreab do not fall under the control of any normal intelligence agency. They receive orders and respond solely to the president’s office and to Yemane Gebreab. For years the Eritrean population has lived in dread of accidentally offending one of these informants or any other covert agents infiltrated within the population.

      A particular terrorising effect is achieved by the agents of Yemane Gebreab inside Eritrea by the fact that they not only spy on the population but also demand that citizens inform on each other. The testimonies received by HRCE clarify that the cadres and agents trained and deployed by Yemane Gebreab are often given quotas and targets to monitor. Consequently, they follow the target in public places such as cafes, places of work, churches, mosques, etc. In such places, these agents approach the persons running the locales, businesses or places of worship and force them to inform on the targeted citizens. This creates a daily atmosphere of terror in the population, because no one can be sure if their colleague, their waiter, their church leader or their imam is watching their every move and reporting to these agents. To use a recent development within the country as a further example, it appears that the PFDJ regime is now assigning one family in each neighbourhood to act as informants on a group of surrounding families, reporting the comings and goings of each member of the assigned families they watch.

      At this point it is important to remind the reader that Eritreans live in terror of the consequences that may befall them if they appear to know anything unauthorised or do not cooperate with the demands made of them. In such ways Yemane Gebreab instils fear among Eritreans so that no one dares to speak to their neighbour openly, let alone organise to demand their rights or change the system. There is now an entire generation born and raised in such conditions of fear, and Yemane Gebreab is the main actor pulling the strings of the mechanisms that have terrorised many of the young people as well as most of the adult population for their entire lives, both inside and outside Eritrea. Gebreab has committed crimes against humanity and used people who have been forced into slavery to partake in his schemes. He is one of the main persons, perhaps only the second after Isaias Afwerki, to have illegitimately detained and directly caused the deaths of hundreds accused of dissenting against the PFDJ, of whom the most famous are amongst the G11 and journalists forcibly disappeared in September 2001.

      It baffles the mind then that Yemane Gebreab has thus far been allowed to enter Europe and the United States of America freely. European leaders and representatives of other United Nations member states should refuse to interact with such a criminal and should denounce him. The UN has recommended that those who systematically perpetrate crimes against humanity in Eritrea should face prosecution and Yemane Gebreab should be one of the most wanted men in Eritrea, detained immediately upon setting foot outside Eritrea and prosecuted at the International Criminal Court (ICC). HRCE recognises that some steps such as sanction and seizure of financial assets have been taken by the United States. However, it is feared that the seriousness of Yemane Gebreab’s crimes are grossly underestimated by the leaders of such countries and international organisations.

      HRCE appeals to all countries to deny entry to Yemane Gebreab and to refuse political and financial cooperation with him and the party he represents. It seems that Yemane Gebreab has been set free losing a major opportunity to detain him. However, if the U.S, European or other country’s authorities get another chance to put him in custody, HRCE recommends that instead of being released to perpetrate further crimes against humanity, he should be detained until he is brought before the ICC to answer for the major role he has played in terrorising and eliminating innocent Eritreans.

  • The Uncounted - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2017/11/16/magazine/uncounted-civilian-casualties-iraq-airstrikes.html

    We found that one in five of the coalition strikes we identified resulted in civilian death, a rate more than 31 times that acknowledged by the coalition. It is at such a distance from official claims that, in terms of civilian deaths, this may be the least transparent war in recent American history. Our reporting, moreover, revealed a consistent failure by the coalition to investigate claims properly or to keep records that make it possible to investigate the claims at all.

    #victimes_civiles #civils #mensonges #etats-unis

  • Russie : Poutine inaugure un mémorial aux victimes des répressions - Europe - RFI
    http://www.rfi.fr/europe/20171030-russie-poutine-inaugure-memorial-victimes-repressions-politiques

    C’est le premier du genre en #Russie. En cette année du 100e anniversaire de la #révolution_de_1917, le président russe a inauguré, lundi 30 octobre, un #mémorial national en hommage aux #victimes des #répressions_politiques. « Un #mur_du_chagrin » se dresse désormais dans le centre de Moscou. Les participants à la cérémonie ont insisté sur la nécessité pour la société russe de se réconcilier.

    Un haut-relief monumental en bronze, d’où se détachent des centaines de silhouettes humaines et ces mots : « Souviens-toi », gravés en diverses langues. Les Moscovites ont désormais leur lieu de #mémoire des répressions politiques, sur l’avenue Sakharov, du nom du dissident soviétique, prix Nobel de la paix.

    ...

    L’événement a en revanche été vivement critiqué par une quarantaine d’anciens dissidents soviétiques, tels que Vladimir Boukovski. Ils s’en expliquent dans une lettre ouverte : « On ne peut pas participer aux événements commémoratifs des autorités qui disent regretter les victimes du régime soviétique, mais qui continuent de pratiquer la répression politique. »

  • #Michael_Fallon : criticising Saudi Arabia ’not helpful’ for UK arms sales | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2017/oct/25/michael-fallon-urges-mps-prioritise-arms-sales-human-rights

    Le ministre de la défense du #royaume_uni à des députés britanniques : il faut arrêter d’évoquer les #droits_humains parce que cela peut entraîner l’#arabie_saoudite à ne plus nous acheter des #armes.

    MPs have been outspoken in criticising Saudi Arabia over its intensive bombing campaign of Yemen which has resulted in heavy civilian casualties. Andrew Smith, spokesperson for the Campaign Against Arms Trade, said: “These comments from the secretary of state for defence are disgraceful. He is calling on other parliamentarians to join him in putting arms sales ahead of human rights, democracy and international humanitarian law.”

    #civils #victimes_civiles #monde_civilisé #Yemen

  • Théorie du genre humain | ARTE Radio
    https://www.arteradio.com/son/61657888/theorie_du_genre_humain

    Une création de Carla Green

    Pour la grammaire française, on le sait, « le masculin l’emporte ». Et même dans les podcasts de France Culture, on dit encore « homme » pour dire « humain ». Carla, ça la rend folle que les Français oublient comme ça la moitié de l’humanité. Un délicieux podcast féministe avec l’accent californien.

    #homme #langage #sexisme #invisibilisation #femmes #education #domination_masculine

  • Affaire Brisseau : le jour où l’actrice Noémie Kocher a brisé l’omerta sur le harcèlement - L’Obs

    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20171019.OBS6198/affaire-brisseau-le-jour-ou-l-actrice-noemie-kocher-a-brise-l-o

    Seul ? Dans un dossier épais, Noémie a gardé les coupures de presse de l’époque, comme autant de coups de poignard. Louis Skorecki dans « Libération », écrivant d’ailleurs que « Tippi Hedren, harcelée par Hitchcock ’avait dit non à ses avances. Mais ne l’avait pas traîné en justice’ ». « Les Inrocks » expliquant doctement que « les différentes parties dissimulaient leur ignorance profonde de ce qu’est le cinéma ». Le pire ? Cette pétition lancée en faveur du cinéaste, « artiste blessé », sans un seul mot pour ses victimes, qui rassemblait toute la fine fleur du cinéma d’art et d’essai, Olivier Assayas, les frères Dardenne, Claire Denis et tant d’autres. « Que des personnes dont j’admirais le travail. »

    (...)

    Claire Doubliez, avocate de Noémie Kocher et de Véronique H., se souvient. « Quand j’ai pris le dossier, je n’étais pas optimiste. C’est toujours très compliqué ces affaires car il faut démontrer le non-consentement. Et comme il s’agissait d’essais, avec rôles à la clé… Mais lors de l’instruction, on a exhumé tout un système. L’accumulation des témoignages nous a permis de démontrer cette relation d’emprise et d’obtenir une condamnation. » Car tous les témoignages étaient concordants. Comme pour Weinstein. Hélène de Fougerolles ou Marion Cotillard ont elles aussi témoigné. La mère de Vanessa Paradis a évoqué « un incident » lors du tournage de « Noce blanche », la toute jeune actrice conditionnant la poursuite du film à la présence constante de sa mère pendant le tournage.

    #harcèlement_sexuel #viol #cinéma

    • Au procès, Jean-Claude Brisseau, assuré certainement du soutien de ses pairs, n’a jamais exprimé la moindre culpabilité. On peut même dire qu’il a eu le dernier mot, puisqu’il a ensuite à nouveau justifié ses actes dans un livre, puis dans le film « les Anges exterminateurs », encensé par la critique. Les « Cahiers du cinéma » relevaient son « absolu respect pour les personnes qui sont filmées ». « Libération » martelait : « L’affaire Brisseau fut surtout un procès fait au cinéma français d’auteur », et s’enflammait dans un plaidoyer pro domo, signé Antoine de Baecque, auteur justement du livre d’entretiens avec le cinéaste.
      « Jean-Claude Brisseau est un homme dont la seule perversion est de vivre son cinéma comme perpétuellement coupable. Je ne crois donc pas une seconde à la vérité des accusations dont il a fait l’objet quand je vois ’les Anges exterminateurs’, film admirable et pleinement convaincant : la manière même dont il filme les jeunes femmes, [...] est d’une telle justesse, [...] qu’il est pour moi, c’est mon intime conviction, aux antipodes d’un harceleur, d’un violeur, d’un homme agressant une femme. Un appel en forme de film. Jean-Claude Brisseau a été sauvé et blanchi par son cinéma. »
      "J’ai brisé l’emprise"

      Un appel en forme de film ? Si en 2006, le cinéma a acquitté Brisseau, une nouvelle fois, la justice, elle, l’a condamné une nouvelle fois. Comme le relevait notre confrère Didier Jacob, dans le silence le plus total, Julie Q., qui avait été déboutée, a gagné en appel, condamnant le cinéaste pour agression sexuelle. Plus terrible. Deux comédiennes dont l’une joue dans « les Anges exterminateurs » vont accuser Brisseau de viol en 2007. Une information judiciaire a été ouverte, l’homme a été entendu comme témoin assisté, mais la procédure a été abandonnée, faute d’éléments permettant d’établir le « non-consentement ».


      #culture_du_viol #fraternité #artiste

    • Oui il y a toujours cette confusion (chez « le public » ou chez des victimes) de voir la victime comme un statut permanent, ou le résultat d’une action de la victime, alors que le fait qu’on soit active ou passive ne change strictement rien : on est victime parce qu’il y a un agresseur qui agresse, peu importe qu’on se soit défendu ou pas, on est victime de.

  • Derrière Bertrand Cantat en héros romantique, l’histoire d’une presse française machiste
    https://www.franceculture.fr/medias/derriere-bertrand-cantat-en-heros-romantique-l-histoire-d-une-presse-f

    O.J. Simpson, Oscar Pistorius, #Bertrand_Cantat... Ce n’est pas la première fois qu’en France, le traitement médiatique d’affaires de violences conjugales prend des allures de feuilleton romanesque. D’où vient cette tradition, très française, de romantiser les fémicides, de tenter de polir les contours d’une réalité terrible (rappelons que 123 femmes sont mortes de violences conjugales en 2016), avec des expressions vides de sens juridique, comme « crime passionnel » ?

    Nous avons posé la question à Annik Houel, professeure émérite en psychologie sociale à l’Université Lumière-Lyon 2, et auteur de Crime passionnel, crime ordinaire (2008), et Psychosociologie du #crime : à la vie, à la mort (2008), aux PUF. Elle a notamment travaillé sur le décalage entre ce que disait la #presse, et la réalité crue des dossiers d’assises.

    Que pensez vous de cette Une des #Inrockuptibles ?

    Barbu, les cheveux un peu dans tous les sens… il ressemble vraiment à un grand romantique, un héros. Il n’y a pas de doute sur la présentation qu’on en donne. Da manière générale, Cantat est très souvent présenté comme une #victime. Dans toutes ces histoires de #fémicides, ce qui est frappant c’est qu’il n’y a pas d’analyse sociale ou politique. Ça reste étonnant, passionnel, donc ça concerne tout le monde. Mais on n’analyse pas. Le Monde, à l’époque, avait traité l’affaire dans la rubrique « #fait_divers », celle des chats et des chiens écrasés. C’est un « fait divers », donc un truc qu’on n’analyse pas. Et puis ensuite, c’est devenu une affaire passionnée et passionnelle. On était au mois d’août 2003, et ça remplissait les pages. On voit qu’au tout début, cette histoire est présentée comme une histoire de passion à laquelle on ne comprend rien. On ne peut rien en dire car il s’agit de passion. Il faut savoir qu’en France il n’y a pas de « #crime_passionnel » dans la loi, ça n’existe pas ! Cantat s’est fait juger en Lituanie [où a eu lieu le meurtre de Marie Trintignant, NDR], où le crime passionnel existe comme catégorie juridique. En France ça ne se serait pas passé comme ça. Là-bas, il n’a écopé que de huit ans de prison. Il est sorti assez vite d’ailleurs, il n’a pas purgé entièrement sa peine, et il est sorti [au bout de trois ans de prison, NDR]. Si ça avait été reconnu en France comme « #violence_conjugale », il aurait pu prendre vingt ans.

    #femmes #sexisme via @mona

  • Draft U.N. blacklist names Saudi coalition for killing children in #Yemen
    https://www.reuters.com/article/us-yemen-security-saudi-un/draft-u-n-blacklist-names-saudi-coalition-for-killing-children-in-yemen-idU

    UNITED NATIONS (Reuters) - A confidential draft United Nations blacklist seen by Reuters on Tuesday names a Saudi Arabia-led military coalition for killing and maiming children in Yemen, though it notes that the alliance has put in place measures to improve child protection.

    In an effort to dampen controversy surrounding the annual children and armed conflict report, the draft blacklist - contained in an annex to the full report - is split into “listed parties that have put in place measures during the reporting period to improve the protection of children” and those which have not.

    “In Yemen, the coalition’s actions objectively led to the listing for the killing and maiming of children, with 683 child casualties attributed to this party, and, as a result of being responsible for 38 verified incidents, for attacks on schools and hospitals during 2016,” according to a draft explanation of the blacklist seen by Reuters.

    #arabie_saoudite #crimes #enfants #onu #civils #victimes_civiles

  • VIDEO - ONPC : Comment Angot et Moix ont violemment voulu réduire Sandrine Rousseau au silence
    https://www.marianne.net/societe/video-onpc-comment-angot-et-moix-ont-violemment-voulu-reduire-sandrine-rou

    https://www.dailymotion.com/video/x62q1im

    Je suis tombé sur des articles parlant de la sortie du livre de Sandrine Rousseau et la manière dont elle a été recu chez Ruquier.
    En plus du #male_gaze de Moix qui ne trouve pas violent d’écouter le récit de ce qu’a subit Sandrine Rousseau, la haine des victimes de Angot est incroyable. Cette émission est un concentré de la récéption de la parole des femmes. On reproche à Rousseau de ne pas dire les choses dignement cad comme le dirait un agresseur et non une victime ou, comme le dirait un écrivain et pas une écrivaine. En tout cas celui qui n’est pas poussé aux larmes et engueulé à la TV par Angot et Moix, c’est Baupin.

    #viol #culture_du_viol #victime #victime_blaming #domination_masculine

    • Je suis en train de lire cette défense du comportement d’Angot par un homme qui me file bien la haine :

      Peut-on hiérarchiser les souffrances ? On peine à s’en défendre. L’inceste est un trou noir. La violence que Sandrine Rousseau décrit semblait jadis bénigne, un outrage qu’une gifle suffirait à résoudre. Ce ne fut pas seulement un point de vue d’homme. En 1969, Chantal Ackerman réalisait le film féministe le plus vif de l’époque, quand s’ébrouait le MLF. Il s’appellait La fiancée du pirate. Bernadette Lafont y jouait une scandaleuse des campagnes, orpheline superbe et un peu sorcière, qui vendait ses charmes et tourneboulait un village moisi, et (à 1 heure et 4 minutes de projection) se débarrassait d’un mâle aviné d’un coup de genou bien placé. Le film célébrait la liberté d’une femme, sur une chanson écrite par Moustaki, Moi j’m’en balance, que chantait Barbara. Barbara évidemment, qui avait su ce que souffrir signifiait, étrange soeur d’Angot, rescapée d’un inceste, et qui n’avait pas pleuré…

      http://www.slate.fr/story/151976/il-ne-faut-pas-condamner-christine-angot-pour-les-larmes-de-sandrine-rousseau

      Ce bitard joue à donner des médailles de bonne et mauvaise victime aux différentes femmes. Angot, Barbara sont des bonnes victimes et Rousseau est une mauvaise victime. Et ce Askolovitch c’est une bonne ordure.

    • Interview d’une violence hallucinante où Christine Angot (qui n’a pas lu le livre ou pas au delà de la page 56 comme elle le dit), écrivaine qui si j’ai bien compris a largement écrit sur les viols que son père lui a fait subir, reproche à Sandrine Rousseau d’avoir cherché à lire d’autre récits de femmes racontant leur vécu, leur expérience, après avoir parlé publiquement des viols ou d’agressions sexuels qu’elles ont subit.

      Christine Angot : Est-ce que c’est pour autant que vous comprenez vous-même ce que c’est le viol. Ou ce que c’est que UN viol ! Car ça n’existe pas LE viol. [...] Et vous vous parlez DU viol et de la parole sur LE viol alors que ça n’existe pas.

      Sandrine Rousseau : Mon livre ne parle absolument pas du viol. Et je ne parle absolument pas du viol dans le livre. Absolument pas, je n’évoque pas du tout ça. Le livre porte uniquement sur le parcours une fois qu’on a déposé plainte et les bouleversements que ça génère.

      Laurent Ruquier (coupe la parole à Rousseau) : pardon je dois préciser qu’une agression sexuelle ne va pas forcément jusqu’au viol. Voilà c’est important de le préciser.

      Sandrine Rousseau : Bah non c’est deux juridictions différentes.

      Laurent Ruquier : Voilà, non mais c’est bien de le rappeler.

      Sandrine Rousseau : Et moi je ne prétend pas voler la parole à d’autre, au contrainte. Ce que je dis c’est qu’à partir du moment où on a dénoncé ça, on ne sait pas ce qui s’ouvre à nous. Et moi j’ai eu l’impression quand-même d’un bouleversement et d’une révolution très dérangeante. J’ai cherché des livres pour m’expliquer si ce que je ressentais était normale ou pas, si c’était commun ou pas, s’il y avait d’autres femmes qui ressentaient ça ou pas. Et je n’en ai quasiment pas trouvé. Il y a assez peu d’écrit sur ce parcours.

      Laurent Ruquier : Sur ce qu’on vit après en fait.

      Sandrine Rousseau :Oui ce qu’on vit après et ce qu’on vit après dans la parole. Parce que ce qu’on vit avant la parole c’est encore différent. Et là je pense que ce livre il est vraiment fait pour tendre la main à celles qui le veulent, à celles qui en ont envie. Pour dire « préparez-vous quand même un peu à cela ». Mais ce n’est pas du tout une injonction.

      Christine Angot : Mais pourquoi vous cherchez un exemple à coté ? Pourquoi vous cherchez dans un livre ? Pourquoi pour comprendre ce que vous ressentez vous cherchez un livre où quelqu’un aurait expliqué ce qu’il a ressenti ? Vous cherchez à l’extérieur de vous la réponse de ce qu’il y a à l’intérieur de vous ?

      Sandrine Rousseau :Je ne m’attendais pas à la violence de ce qu’on a subit une fois qu’on parle. Ça vraiment pour moi ça a été une surprise et plus qu’une surprise... enfin je ne sais pas comment dire autrement qu’un bouleversement. Je ne m’attendais pas à être confronté à cette violence là après la prise de parole.

      Tout dans ce passage montre que Ruquier et son équipe cherchent à délégitimer tout discours sur le viol, toute réflexion qui mettrait en relation les différents viols et les viols avec les agressions sexuelles.

      Dans la première partie de l’émission (qui commence à 40min30s et finie à 56min) Christine Angot et Yann Moix sont au moins aussi agressifs que dans la seconde partie mise en avant par Ruquier sur Youtube.

    • #société_du_spectacle : tout part de là, indirectement, Debord avait déjà tout dit. Même si ce n’est pas tout à fait l sujet de sa thèse, il me semble que des émissions poubelles comme ONPC font parti d’un système essentiellement destiné à faire du fric. Il faudrait simplement refuser de participer à ce cirque, Sandrine Rousseau, son récit et les propositions qu’elle porte méritent beaucoup mieux comme plateforme de débat que ces deux crapules, et ces plateformes existent. Mais elle a peut-être été poussée par la maison d’édition via l’attaché·e de presse qui voit dans cette émission la possibilité de buzz et de promotion. Je trouve que c’est déprimant, et cette histoire comme les autres fout le bourdon.

    • Angot / « On se débrouille » : le gouvernement saisit le CSA - Arrêt sur images
      https://www.arretsurimages.net/breves/2017-10-02/Angot-On-se-debrouille-le-gouvernement-saisit-le-CSA-id20869

      Ouverture d’une enquête au CSA. Après la séquence qui a opposé l’ancienne députée EELV Sandrine Rousseau à l’écrivaine et chroniqueuse Christine Angot dans l’émission On n’est pas couché samedi 30 septembre, la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a adressé ce lundi 2 octobre un signalement auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Dans la lettre, que s’est procurée France Inter, la secrétaire d’État dit trouver « éminemment regrettable qu’une victime ayant le courage de briser le silence autour des violences sexuelles soit ainsi publiquement humiliée et mise en accusation ».

    • Cet histoire en dit long sur la haine retourné contre soi et ses semblables qui détruit tant de femmes et de victimes.
      Au passage on ne parle plus que d’Angot et Moix s’en tire à bon compte alors que son attitude était aussi gerbante.

    • Marlène Schiappa cite une phrase de Guy Debord dans sa lettre

      « Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes médiatisé par des images »

      Le rapport social a été coupé au montage, Sandrine Rousseau se souviendra longtemps de son passage à #ONPC. Le seul point positif de ce buzz, pour l’auteure, serait qu’il fasse grimper les ventes de son livre. Guy Debord écrivait qu’il importe peu, à l’ère du spectacle, que l’on croie le mensonge auquel on se trouve continuellement exposé, l’essentiel étant qu’il soit la seule chose à laquelle on ai droit.
      http://www.gouvernement.fr/ministre/marlene-schiappa

    • Ce qui me taraude, c’est que beaucoup de femmes pensent en ces termes exprimés par Angot : « Je ne suis pas une victime, je suis une personne. » Comme s’il fallait choisir. Une personne victime dans une situation donnée n’est pas une victime à vie, en toutes circonstances. Victime, ce n’est pas une identité en soi. Etre renvoyée au miroir de la victime, à des schémas sociaux, est difficile, douloureux, révoltant. Mais je crois que cette étape de la reconnaissance de l’asymétrie entre les hommes et les femmes, donc de l’inégalité et des violences spécifiques, est un passage collectif nécessaire pour qui rêve d’égalité et de liberté. Je sais que les féministes sont de ce fait parfois accusées de porter un « discours victimaire », comme si nous voulions enfermer les femmes dans le rôle de victimes, les amalgamer dans un tout homogène, une « brochette », en niant les réalités individuelles évidemment si diverses, les chemins que chacune s’invente pour survivre, vivre dans le monde tel qu’il est. Que des femmes arrivent à se débrouiller toutes seules, tant mieux. Mais nous avons le devoir de tendre la main à celles, si nombreuses, qui en ont besoin. Nous devons modifier l’ordre existant pour que reculent les violences faites aux femmes, pour que ce ne soit plus « comme ça », pour que le désir masculin sorte d’un modèle prédateur. Ce que nous voulons, c’est que la société mesure, comprenne et déjoue les mécanismes à l’œuvre. Si nous voulons combattre le viol, le harcèlement sexuel, nous ne pouvons échapper à une entreprise de changement des normes.

      sur les victimes par C.Autain

    • Ce qui est pénible avec Angot c’est qu’elle refuse de voir le sexisme et la culture du viol comme un problème culturel et sociétal à combattre. Elle ne propose absolument rien pour faire reculer ce fléau, tout ce qu’elle répète c’est : « c’est comme ça, un point c’est tout. » Aucun argument ! Elle a trouvé refuge elle dans la littérature et ce faisant, elle voudrait faire de son cas une généralité. Mais tout le monde n’a pas les mêmes ressorts face à ces violences et de toute façon, ce combat doit être mené individuellement ET collectivement.

    • Angot à une posture ultra individualiste très viriliste et patriarcale. Elle est forte comme un homme avec des grosses couilles d’auteur-écrivain et elle s’en sort elle (le résultat est pas fabuleux pourtant) et si les autres victimes ne s’en sortent pas c’est leur faute à elles d’avoir subit une agression et Angot se fera une devoir de les agressée à son tour. Les agresseurs par contre pas de pbl, surtout si ils ont une belle plume comme Céline qui fait tellement bander les littérateurs.

      @aude_v je suis désolé pour ce que tu as enduré, mais ca fait pas de Rousseau une bonne ou mauvaise victime. Une femme victime de misogynie n’a pas été solidaire 100% du temps avec 100% des femmes. C’est pas cool mais ca n’a pas sa place ici.
      #procès_de_la_victime #sororité

    • Désolé @aude_v d’avoir été blessante et d’avoir minoré le harcelement et son déni que tu as enduré. Je te fait mes excuses. Je vais édité les parties qui donnent des infos par rapport à ton témoignage puisque tu l’as enlevé.

    • @aude_v : Les informations que tu donnes sur Rousseau sont intéressantes, si on souhaite juger Rousseau, mais en effet, je suis d’accord avec ce qu’exprime mad_meg, à savoir que les faits ONPC dépassent le cas particulier de Rousseau. Je doute que Moix et Angot se soient défoulés sur Rousseau parce qu’ils étaient au courant des faits que tu as subis ou de faits équivalents dont Rousseau serait coutumière (faits que personne ne remet en cause d’ailleurs, en tout cas pas moi).
      Ils se sont défoulés sur cette femme parce que femme.

    • Après Angot : la télé publique, c’est vraiment « comme ça » ? - Arrêt sur images
      https://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=10205

      Le message délivré par la télévision publique, par la chroniqueuse de la télévision publique, aux victimes d’agressions sexuelles, notamment de la part des puissants, et sans aucune atténuation de l’animateur sur le plateau, restera donc : face aux agressions sexuelles, « on se débrouille, c’est comme ça ». Autrement dit, rien à faire. Personne à qui parler, Aucune instance à laquelle s’adresser. Aucun recours. Aucune aide, aucune solidarité à attendre, aucun espoir. Rien. La soumission à la loi du mâle est immémoriale, pourquoi ça changerait ? Si tu en es capable, tu fais un livre. Sinon tu te débrouilles. C’est comme ça.

    • je consulte rarement slate.fr sauf parfois quand il est indiqué ici sur @seenthis J’ai trouvé ce lien sur tumblr ici : http://lechatfeministe.tumblr.com
      ce résumé me semble tellement juste que je le repost intégrale (sans les liens interne qui ne manque pas d’intérêts aussi)

      source : http://m.slate.fr/story/152003/christine-angotsandrine-rousseau-pas-clash

      Ne réduisons pas l’échange Christine Angot-Sandrine Rousseau à un vulgaire clash télé
      Le piège était grossier. On a pourtant sauté dedans avec entrain.
      Samedi soir, dans « On n’est pas couché », a eu lieu une « altercation » entre #Sandrine_Rousseau, qui accuse l’ex-député #Denis_Baupin d’agression sexuelle, et l’écrivain et chroniqueuse #Christine_Angot. Dès la veille, la « séquence », comme on dit désormais, était largement teasée dans la presse avec force ellipses…

      Pendant deux jours, nous avons été abreuvés d’articles écrits non sans gourmandise annonçant qu’un « violent clash » –une « violente altercation »– avait eu lieu lors de l’enregistrement de l’émission entre Sandrine Rousseau et Christine Angot. Que cette dernière a quitté le plateau, et que la première a pleuré.

      L’Express, avant même la diffusion de l’émission, concluait l’article ainsi :

      « Sans jamais que le mot d’“inceste” soit prononcé, la réaction épidermique de Christine Angot, qui est d’ailleurs citée dans le livre de Sandrine Rousseau, tient sans doute à son histoire personnelle. Mais cela autorisait-il la chroniqueuse à prendre à partie une invitée, victime elle-aussi d’une agression ? »

      « Je pensais presque qu’Angot avait pété les plombs et tapé sur Rousseau »

      La production, elle, a bien pris soin de tirer une autre grosse ficelle, en prévenant que le moment où Angot quitte le plateau a été coupé au montage, pour faire « faire preuve d’élégance » à l’égard de sa chroniqueuse –pourquoi, d’ailleurs, avoir pris soin de le dire ici, quand tant d’autres émissions ont été également coupés sans que cela fasse l’objet d’un communiqué de la prod’ ? L’élégance, cela aurait été de ne pas chauffer le téléspectateur à blanc, de ne pas dire que le départ d’Angot n’apportait « rien sur le fond » et donc vider de son sens la réaction de l’écrivain. L’élégance aurait et de ne pas scénariser en amont un échange qui avait déjà tout de tragique pour le rabaisser au niveau d’un vulgaire clash comme la télé sait les organiser. Avec en plus, cette façon de sous-entendre qu’un désaccord entre deux femmes est au mieux une simple bataille de chiffonière. Les termes « harpies », « hystériques » et « folles » n’auront d’ailleurs pas tardé.

      On s‘attendait donc à assister à une scène d’une violence inouïe. À une mise à mort. Un ami me confiait : « Je pensais presque qu’Angot avait pété les plombs et tapé sur Rousseau. » Mais en regardant l’échange –long, ample, fourni, et ne se résumant certainement pas à quelques phrases tirées de leur contexte qui ont permis à plusieurs sites web de continuer à faire leur beurre–, on réalise que ça n’est ni un clash, ni une altercation, et certainement pas un « bad buzz ». On a assisté à la rencontre de deux souffrances. Et constaté qu’une douleur + une douleur, ça ne s’annule pas.

      Ici, Claude Askolovitch écrit pourquoi « il ne faut pas condamner Angot pour les larmes de Rousseau ». Que ce sont bien deux souffrances, mais aussi deux manières de les intellectualiser qui se trouvent confrontées, sans jamais se rejoindre.

      Pas une grande communauté de victimes

      Pour Rousseau, il faut « parler ». Pour Angot, il faut se « débrouiller ». Et il y a, je crois, eu un grand malentendu sur l’emploi de ce verbe : « se débrouiller ». Angot n’impose pas, elle constate. Que quand on a été victime d’une agression sexuelle, on est seul, on se démerde. C’est terrible oui, mais c’est comme ça. Elle n’intime pas à Rousseau l’ordre de se taire, elle lui dit de lui foutre la paix, et à elle, et à toutes les autres victimes (Angot a été victime d’inceste paternel). De ne pas appeler à former une grande communauté de victimes, car chacun(e) doit se débrouiller. En écrivant des livres, en militant, en ne faisant rien…

      Tout cela est trop compliqué et trop peu commode : ça va beaucoup plus vite de décréter qu’il y a de bonnes et de mauvaises victimes. De décider que certaines sont audibles et légitimes, et d’autres trop dures

      Elle essaie aussi de nous dire quelque chose, et on est passés à côté. « Parler » n’est pas nécessairement moins violent que « se débrouiller ». Il y a, sur ces questions des violences faites aux femmes, une injonction à dire. Il suffit de voir ce que les femmes victimes de viols et d’agressions entendent systématiquement : « Porte plainte ! il ne faut pas se taire ! Sinon, cela arrivera à d’autres et cela sera de ta faute. » Voilà comme on passe de victime à coresponsable, simplement parce qu’on a préféré se taire, pour les raisons que ne devraient appartenir qu’à nous.

      Rousseau, elle, croit au collectif. Elle est optimiste, ou en tout cas, y met toutes ces forces. Elle veut que la parole se libère. Et dit comme ça, on ne peut qu’être d’accord. D’ailleurs, je suis d’accord avec les deux. Je comprends Angot et je comprends Rousseau. Même s’il est vrai, qu’après avoir vu l’échange, j’ai ressenti une peine immense pour Sandrine Rousseau, davantage que pour Angot, que je sens et sait plus costaude.

      Choisir son camp, pourquoi ?

      La question est de savoir qui nous a demandé nos avis. Pourquoi devrait-on choisir ? Pourquoi devrait-on élire notre victime préférée et disqualifier l’autre ? Peu importe que Sandrine Rousseau elle-même ait pris soin de préciser que ce n’est pas Angot qui l’a fait pleurer. Tout cela est trop compliqué et trop peu commode : ça va beaucoup plus vite de décréter qu’il y a de bonnes et de mauvaises victimes. De décider que certaines sont audibles et légitimes, et d’autres trop dures. Que leurs traits, leur rage, ne collent pas avec l’idée qu’on se fait d’une femme abusée. Nécessairement démolie mais vaillante.

      On a le sentiment aussi que l’imaginaire collectif veut décréter la sororité obligatoire. Que la solidarité féminine doit aller de soi. Et qu’une femme qui s’en prend à une autre femme est une traitresse. Un homme admonestant une femme sera bien souvent moins accablé. Une femme qui crie sur une femme, et c’est une faute morale, un canif dans le contrat qui ferait des femmes des sœurs unies dans la douleur. Contrat qu’on a jamais signé. Il est sidérant aussi de constater que les auteurs –supposés ou non– des violences dont Angot et Rousseau parlent, ont été eux, extraordinairement épargnés par les commentateurs.

      L’ironie de la chose, c’est que ceux qui se sont découverts une fibre féministe (coucou Rémi Gaillard) se sont pourtant acharnés sur Angot avec fiel et sexisme.

      Torrents de haine

      Il existe sur Facebook un événement « Cours de self contrôle avec Christine Angot ». Je m’y suis abonnée pour voir. Et c’est bien ce que je redoutais : blagues misogynes, remarques odieuses sur le physique, posts débiles sur Angot « qui a ses règles », des « Christine sera notre punching-ball ». Pour de nouveaux hérauts de la lutte contre les violences faites aux femmes, c’est assez cocasse.

      Pour finir, ce moment n’a rien a voir avec « TPMP » ou « Salut les Terriens », monuments de dégueulasserie cathodique. Ce moment est un crève-cœur, parce qu’on est impuissant face à tant de souffrances. Il est aussi symptomatique de notre besoin de choisir un camp, de façon forcément binaire : il faut être #TeamQuelquechose. C’est finalement la façon dont les femmes doivent réagir à la violence qui a été commentée ; pas les auteurs de violences. Ce qui donne tristement raison à Angot : « C’est tellement compliqué de parler. »

    • https://www.franceculture.fr/emissions/la-chronique-de-jean-birnbaum/la-chronique-de-jean-birnbaum-jeudi-5-octobre-2017

      Moi qui aime profondément Angot et ses textes, et qui supporte mal les attaques obscènes dont elle est la cible depuis si longtemps, je me suis souvenu d’un échange que nous avions eu, au cours duquel je lui avais demandé pourquoi elle n’avait jamais porté plainte contre son père qui avait abusé d’elle sexuellement. Elle m’avait révélé qu’en réalité elle avait porté plainte, juste avant ses 28 ans, avant la prescription. Elle avait été bien reçue par un commissaire qui lui avait expliqué que, vu l’ancienneté des faits, son père ne serait sans doute pas condamné. Angot avait donc renoncé et des années plus tard, me racontant cette scène, elle avait conclu, je la cite : « Je vous le dis, il n’y a qu’une seule chose de valable, c’est la littérature. La justice, la police, ce n’est rien. Il n’y a pas de vérité hors de la littérature ».

    • Sauver Angot ! Après l’essorage de Sandrine Rousseau par Christine Angot et Yann Moix chez Ruquier, après le cyber-lynchage consécutif d’Angot, ils sont deux à tenter de sauver l’écrivaine, sur le site Slate.

      D’abord, Claude Askolovitch, de la revue de presse de France Inter. Puis Nadia Daam (notamment chroniqueuse sur Europe 1). Ils disent sensiblement la même chose. Oui, Sandrine Rousseau a souffert, mais Christine Angot aussi. Souffrance contre souffrance. Que n’ont-elles réussi à se parler ! D’ailleurs, le terrible "on se débrouille, c’est comme ça" d’Angot, n’est pas vraiment un "on se débrouille, c’est comme ça", tente d’expliquer Daam. On l’aura mal comprise. Alors reprenons.

      Oui, Angot a souffert. Et elle en a fait un très grand livre, "L’inceste" (paru en 1999), suivi d’un autre, "Une semaine de vacances", paru en 2012. Oui, Angot est (à mon sens) un écrivain français majeur d’aujourd’hui. Mais parmi tous ceux qui auront vu l’agression insensée (et incompréhensible, après montage-charcutage) dont a été victime Sandrine Rousseau sur le plateau de Ruquier, qui l’auront vue en direct, en replay, dans les videos promotionnelles, qui en auront entendu parler dans les buzz préalables orchestrés par la prod de l’émission, combien SAVENT qui est Christine Angot ?

      Combien l’ont lue ? Un sur dix ? Un sur cinq ? Ce serait déjà énorme. Pour eux, cette personne hystérique est une snipeuse de Ruquier comme avant elle Salamé, Polony ou Pulvar. C’est une voix de la télé publique, rien de plus, rien de moins. Le message délivré par la télévision publique, par la chroniqueuse de la télévision publique, aux victimes d’agressions sexuelles, notamment de la part des puissants, et sans aucune atténuation de l’animateur sur le plateau, restera donc : face aux agressions sexuelles, "on se débrouille, c’est comme ça".

      Mission de la télé publique

      Autrement dit, rien à faire. Personne à qui parler, Aucune instance à laquelle s’adresser. Aucun recours. Aucune aide, aucune solidarité à attendre, aucun espoir. Rien. La soumission à la loi du mâle est immémoriale, pourquoi ça changerait ? Si tu en es capable, tu fais un livre. Sinon tu te débrouilles. C’est comme ça. Ce message est d’abord profondément de droite. Le "c’est comme ça", c’est la plus pure définition de la droite (la définition de la gauche étant par exemple "et si ça pouvait être autrement ?").

      Comme le dit très bien Clémentine Autain, si nous aspirons à être sujets de nos vies, c’est précisément pour que ce ne soit plus « comme ça ». Le point de vue politique est celui qui n’accepte pas la résignation et qui, loin de laisser chaque femme se débrouiller seule avec le violeur, entend fonder une réponse collective". Au moins, le "c’est comme ça" est-il cohérent avec la récente évolution vallso-macronienne d’Angot.

      Mais le "c’est comme ça" est surtout profondément incivique. Le harcèlement sexuel est puni par la loi. Non, le crime organisé, c’est pas "comme ça". La haine raciale, c’est pas "comme ça". La torture, c’est pas "comme ça". La fraude fiscale, c’est pas "comme ça". Il y a des lois nationales, des lois de la guerre, du droit international. La mission de la télévision publique est-elle d’en proclamer l’inefficacité radicale et absolue ? Le CSA a été saisi par le gouvernement. A lui de dire si la télé, "c’est comme ça".

      http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-nos-vies-connectees/20171003.OBS5457/le-on-se-debrouille-c-est-comme-ca-d-angot-profondement-inciviq

    • Pour celleux qu’auraient pas compris, je conseille de passer en mode essorage rapide sur RTL.
      http://www.rtl.fr/emission/les-grosses-tetes

      N°1 en France, RTL affiche une audience confortable de 12,2% avec une durée d’écoute élevée de 2H25 en moyenne, faisant mentir ceux qui prédisaient la chute de la maison de la Rue Bayard avec le vieillissement de son auditoire. Le meilleur exemple de sa recette gagnante est le rajeunissement des « Grosses Têtes » qui se sont appuyées sur l’arrivée de Laurent #Ruquier pour renouveler avec succès la formule de l’émission culte de Philippe Bouvard.

      Pas de doute, on est bien en France !

  • Caught in the crossfire. Civilians are bearing the brunt of conflict in Afghanistan

    The fact that no-one has taken responsibility for the deaths of 24 women and children offers an insight into the lack of accountability of America’s longest-running conflict, which it now fights largely from the air under opaque rules of engagement against 20-odd armed groups.


    https://www.thebureauinvestigates.com/stories/2017-09-30/caught-in-the-crossfire
    #guerre #violence #Afghanistan #décès #morts #victimes #liste #enfants #femmes #civils

  • Saudi Arabia Resists Independent Inquiry on Yemen Atrocities - NYTimes.com
    https://www.nytimes.com/2017/09/26/world/middleeast/saudi-yemen-atrocities.html

    UNITED NATIONS — Saudi Arabia and its allies are pushing back on a renewed effort to establish a United Nations-backed independent international panel to investigate human rights abuses in Yemen.

    Parmi les "alliés" de l’#Arabie_Saoudite il y a la #France

    #Yémen : « Il est de la responsabilité française de tout mettre en œuvre pour mettre un terme à ce conflit »
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/09/27/yemen-il-est-de-la-responsabilite-francaise-de-tout-mettre-en-uvre-pour-mett

    Lors de la Conférence des ambassadeurs fin août puis à la tribune de l’ONU le 19 septembre, Emmanuel Macron a redit son engagement en faveur de la protection des populations civiles et sa foi dans le multilatéralisme : « Ne pas écouter ceux qui nous appellent, c’est croire que les murs et les frontières nous protègent, mais ce ne sont pas les murs qui nous protègent, c’est notre volonté d’agir ». Pourtant la population yéménite appelle désespérément au secours mais la France refuse de l’entendre. Pas un mot pour elle devant l’Assemblée générale des Nations unies.

    Les #civils continuent de mourir sous les attaques des groupes armés et sous les bombardements indiscriminés – voire ciblés – de la coalition militaire conduite par l’Arabie saoudite lourdement armée, notamment par la France.

    Pire, la France tente de faire obstacle à l’adoption d’un mécanisme d’enquête indépendant , en cours de discussion devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies à Genève. Une résolution est soumise au vote le 28 ou le 29 septembre. Aux côtés d’autres ONG et du Haut-Commissaire aux Droits de l’homme (HCDH), Amnesty International appelle de ses vœux la mise en place d’un tel instrument, qui permettrait d’établir les responsabilités des crimes de guerre commis depuis deux ans et demi par toutes les parties au conflit.

    #victimes_civiles