• À #brest : après l’alliance des gauches aux #municipales, l’enjeu du contrat de sécurité avec la préfecture
    https://splann.org/brest-contrat-securite-integre

    Alors qu’un « accord technique » a été conclu entre #françois_cuillandre (PS) et Cécile Beaudouin (LFI) pour garder Brest à gauche, un autre temps fort risque de rythmer la vie politique locale, à l’issue du scrutin municipal : la signature du second contrat de sécurité intégré entre la Ville et la préfecture. La première mouture avait entériné l’installation de quinze sites de vidéoprotection dans les rues de la cité du Ponant. Alors même que le maire n’en voulait pas. L’article À Brest : après l’alliance des gauches aux municipales, l’enjeu du contrat de sécurité avec la préfecture est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Démocratie_locale #Libertés_et_droits_humains #briefcam #caméras_vidéosurveillance #contrat_de_sécurité_intégré #élections #élections_municipales #finistère #glen_dissaux #libertés_publiques #ligue_des_droits_de_l'homme #louis_le_franc #parti_socialiste #police #police_municipale #police_nationale #sécurité #surveillance #vidéosurveillance

  • #Insécurité : les #caméras_de_vidéosurveillance font-elles vraiment baisser la #délinquance dans les communes ?

    Les communes s’équipent de plus en plus de vidéosurveillance. Alors que la sécurité est la priorité numéro un des Français pour les élections municipales, les élus investissent des milliers d’euros dans les caméras. Mais sont-elles vraiment efficaces ? L’enquête de « L’Œil du 20h ».

    Dans toute la France, des communes s’équipent en vidéosurveillance et ça ne fait qu’accélérer. Ce sont de gros investissements pour des petites municipalités, malgré une efficacité qui reste toujours à prouver. À L’Arbresle, dans le Rhône, il y aura bientôt 41 caméras pour 6 500 habitants.

    Les #caméras sont attendues depuis longtemps par Nathalie Serre, candidate liste DVD et élue de l’opposition."La #criminalité évolue et je pense qu’il faut que nous aussi, on travaille avec notre temps. Je pense que ça peut aussi énormément servir pour tout ce qui concerne l’#incivilité", estime celle qui a toujours été favorable à leur déploiement.

    Le maire de gauche, Pierre-Jean Zannettacci, a toujours été contre. Il a cependant organisé en février 2025 un référendum sur l’installation d’un système de vidéosurveillance dans la commune, pour un montant total de 400 000 euros. 53% des habitants ont voté pour. La ville va donc s’équiper, au grand dam d’une partie de l’ex majorité de gauche, qui juge la dépense inutile.

    « Le maire a dit devant tout le monde, que de toute façon, on ne pouvait pas être sûr que ça marcherait. On va engager tout cet #argent_public sur un truc dont on n’est pas sûr de la réussite ? », s’interroge Sheila McCarron, candidate liste DVG, qui mène une liste d’opposition aux élections municipales à venir.

    Une solution promue par les gendarmeries

    Le maire n’a pas souhaité répondre à l’Œil du 20 Heures. Il nous a renvoyés vers l’un de ses adjoints. Et selon ce dernier, la mairie n’a pas eu l’idée toute seule. « Les gendarmes sont bien venus discuter avec nous. Les #statistiques, je ne les ai pas eues, je ne peux pas vous dire », répond Gilles Peyrichou, élu en charge du déploiement de la #vidéosurveillance. C’est à la demande de la gendarmerie que L’Arbresle s’est équipé.

    La commune n’est pas la seule dans ce cas-là. Il y a cinq ans, la CNIL, l’autorité de contrôle du numérique, pointait déjà, dans une étude, une forme de pression mise sur les mairies pour s’équiper. « Les forces de l’ordre mettent également en avant auprès des maires l’aide que leur procurent des caméras (...). Les maires sont ainsi incités à agir par les forces de police ou de gendarmerie locales qui promeuvent ces solutions », soulignait l’étude.

    Une efficacité discutée

    La gendarmerie locale a refusé toutes nos demandes d’interviews et n’a pas souhaité nous donner de chiffres sur la délinquance à L’Arbresle, pas plus que sur l’efficacité de la vidéosurveillance. Peu d’éléments factuels sont disponibles.

    Il y a 6 ans, la #Cour_des_comptes pointait l’absence de lien entre vidéosurveillance et baisse de la délinquance :"Aucune corrélation globale n’a été révélée entre l’existence de dispositifs de #vidéoprotection et le niveau de la délinquance commise sur la voie publique ou encore le #taux_d'élucidation".

    En 2021, une autre enquête a été réalisée pour le compte de la gendarmerie et a passé au crible près de 2 000 affaires judiciaires. « On n’a pas identifié de différence de niveau de résolution sur les communes équipées ou sur les communes non équipées de vidéoprotection de #voie_publique », explique son auteur, Guillaume Gormand, chercheur à Sciences Po Grenoble - Université Grenoble Alpes, qui en est arrivé aux mêmes conclusions.

    Un #lobby actif

    Si l’efficacité des caméras est encore discutée, comment ceux qui les vendent répondent-ils à cette question ? La réponse est dans ce document : le lobby du secteur a publié un livre blanc juste avant les municipales. On y apprend aux élus comment parler vidéosurveillance sans être anxiogène et comment répondre aux questions sur le #coût. À la question de l’efficacité, la réponse est surprenante. « La vidéoprotection n’a jamais eu vocation à éradiquer la délinquance », est-il écrit.

    Parmi les auteurs du livre blanc, un ancien député La République en marche, désormais lobbyiste, qui a gardé ses entrées à l’Assemblée nationale. « À ma connaissance, je n’ai pas de chiffres à vous donner sur l’efficacité de la vidéoprotection », reconnaît #Jean-Michel_Mis. Le ministère de l’Intérieur, qui dispose de chiffres précis via les préfectures, a refusé de communiquer le nombre de communes s’étant récemment équipées.

    https://www.franceinfo.fr/elections/insecurite-les-cameras-de-videosurveillance-font-elles-vraiment-baisser-l

    #efficacité #inefficacité #surveillance #sécurité

    signalé ici aussi : https://seenthis.net/messages/1160755

    • Evaluation de la contribution de la vidéoprotection de voie publique à l’élucidation des enquêtes judiciaires

      En 2020, les magistrats de la Cour des comptes indiquaient qu’ils n’avaient trouvé « aucune corrélation globale [...] entre l’existence de dispositifs de vidéoprotection et le niveau de la délinquance commise sur la voie publique, ou encore les taux d’élucidation ». Ils concluaient alors leur rapport annuel avec, entre autres, la recommandation #5 invitant à « Engager une évaluation de l’efficacité de la vidéoprotection de la voie publique, notamment dans l’élucidation des crimes et délits, avec le concours de chercheurs et d’experts ». Par la présente étude, la Gendarmerie Nationale apporte une réponse à cette demande des Sages de la rue Cambon. En soutenant et accueillant sans tabou une démarche d’analyse scientifique, la Gendarmerie est à l’origine d’une démarche inédite qui constitue à ce jour l’évaluation la plus complète et détaillée de la contribution de la vidéoprotection à l’élucidation d’enquêtes judiciaire en France. La démarche engagée a cherché, comme objectif principal, la mesure de la contribution au travail d’investigation et d’incrimination des auteurs de crimes et de délits de cette technologie installée dans les espaces publics. Au-delà de cette interrogation, les données collectées ont également permis de rendre compte d’un large spectre de l’utilisation de cet outil par les enquêteurs. Elle rend notamment compte du réflexe des enquêteurs à mobiliser cette ressource, décrit pour quels types d’infractions les caméras s’avèrent le plus pertinente ou, surtout, quelles sont les configurations les plus favorables à un bénéfice élevée de la vidéoprotection.

      https://hal.univ-lorraine.fr/CREOGN/hal-04875204v1

  • Data & Society — At the Digital Doorstep
    https://datasociety.net/library/at-the-digital-doorstep

    The doorstep has emerged as the new physical locale of consumption — the threshold at which purchased products become personal property. In this transformation, the porch has become a contested space: it is at once private property and, for delivery workers, their workplace. The growing popularity of Ring and other networked doorbell cameras has normalized home and neighborhood surveillance in the name of safety and security. But for delivery drivers, this has meant their work is increasingly surveilled by doorbell cameras and supervised by customers. The result is a collision between the American ideals of private property and the business imperatives of doing a job.

    At the Digital Doorstep: How Customers Use Doorbell Cameras to Manage Delivery Workers, by Data & Society’s Labor Futures program director Aiha Nguyen and research analyst Eve Zelickson, offers insights into the changing nature of delivery work as a result of increased doorstep surveillance. Investigating the changing relationships between corporations, workers, and customers as a significant share of retail shifts from brick-and-mortar establishments to the doorstep, Nguyen and Zelickson focus on Amazon’s fleet of gig workers, known as Flex drivers, and the popular Amazon Ring home security camera. They draw on interviews with delivery drivers and video doorbell users from across the United States to explore how surveillance designed to protect private property is used to manage the workforce outside of it. At the Digital Doorstep documents the spread of a technology marketed as a safety and security tool, but whose primary use in practice is the monitoring, instruction, and punishment of workers by customers.

    On October 27, 2022 join us for “Power and Retail at the Digital Doorstep,” a conversation about the hidden relational dynamics that shape how we shop today.

    #Ring #Videosurveillance

  • What Homeowners Need to Know About Smart Home Cameras - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2026/02/11/realestate/smart-home-cameras-nest-ring-privacy.html

    A new Super Bowl ad is raising questions about the power of doorbell cameras.
    Listen to this article · 6:41 min Learn more

    A Google Nest camera outside a home.
    Credit...Smith Collection/Gado/Getty Images
    Dorie Chevlen

    By Dorie Chevlen
    Feb. 11, 2026

    On Sunday, a Super Bowl ad promoting a new A.I.-powered “Search Party” feature for Amazon’s Ring camera, which activates all the cameras in a neighborhood to find lost dogs, was met with condemnation from Democratic politicians, right wing talking heads and thousands of social media users. The criticism came weeks after Ring announced a partnership with Flock Safety, a company that sells license-plate scanning devices and software, raising concerns that it could soon be used by ICE agents.

    And yesterday, authorities released Google Nest video taken the night of Nancy Guthrie’s abduction from her home showing a masked man at her front door. It is not clear yet why the footage took over a week to retrieve.

    These developments have many wondering what a smart security camera or doorbell does, who has access to the video they take — and what homeowners can do to secure their own data.
    What are you opting into with a smart security camera?

    A smart security camera promises a remote way to screen visitors, monitor pets and track package deliveries (or the porch pirates who are stealing them). Different models offer different functions however: Some cameras store video locally, meaning inside the camera or on a hub in your home, which is better for data security but also creates limits, including limits on how much video can be stored and access to more advanced features like A.I. detection. Other smart cameras may let you store video in the cloud, which allows you to access footage even if the camera is stolen or damaged.
    Is my footage private?

    It depends. As Wirecutter reported last week in response to questions about Ring’s possible cooperation with ICE (which the company has denied), all security camera makers may be compelled by law to share some recordings. Subpoenas, search warrants and court orders, for example, could all result in Ring, Nest or other companies handing over your video or audio. In some cases, this has included not just outdoor camera footage, but indoor as well.

    Companies can also share your videos at the request of law enforcement if a situation is deemed an emergency (one in which someone is in immediate danger of death or serious injury). And some companies, like Amazon Ring and Google Nest acknowledge that in some cases they may not disclose having shared user videos with authorities, because of legal restrictions in some instances.
    Why are people concerned about Ring’s new feature?
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    An image of a neighborhood from above with certain spots in the neighborhood lit up in blue.
    A screen grab from Ring’s Super Bowl ad suggested the abilities of neighborhood cameras to be turned on to search for a lost dog. Credit...Ring

    In an ad for Amazon’s Ring camera that ran during the Super Bowl, a new A.I.-powered feature called “Search Party” helps reunite a tearful little girl with her missing dog by activating all the cameras in the neighborhood to find him. The feature works by using A.I. to scan video captured by all the participating Ring cameras in a neighborhood, pinging the device’s user should the reported dog pass in view. The device’s user can then notify the pet’s owner (they can also decline).

    Scores of posters online have decried Ring’s new feature as dystopian and terrifying. In a rare unifying moment, members of the political right and left expressed their discontent. Senator Edward J. Markey, Democrat of Massachusetts, posted on X: “This definitely isn’t about dogs — it’s about mass surveillance.” And the conservative commentator Stephen L. Miller wrote, “The Ring cam lost dog ad is just propaganda for mass surveillance.”

    The company has clarified its employees “are not able to view, access, or control live streams.” Instead, Ring’s A.I. program analyzes videos automatically; if you’re notified that one of your videos is a match for the missing dog, you have to agree for it to be shared with whomever started the Search Party.
    How often do authorities take security camera footage?
    Image
    Three ring doorbells.
    Credit...Seth Wenig/Associated Press

    Amazon’s Ring cameras and Google’s Nest cameras are owned by tens of millions of people, and the security camera footage for most of them is left alone. However, a number of users each year do have their content shared, and usually without notification.

    Every six months Amazon releases a report on Ring’s law enforcement information requests. In the most recently available one (spanning July through December 2025) the company received 2,276 search-warrant information requests, 303 subpoenas, 33 court orders and another 3,013 information-preservation requests.

    Of those, Ring shared content (video, audio or other) for 1,077 of the requests and other data in 1,535 instances. Of those, only 653 Ring camera users were notified.

    In October of 2025, Ring announced a partnership with Flock Safety, a company that sells license-plate scanning devices and software. Ring has not specified when the partnership will go into effect, but it has said device owners will only have their footage shared if they volunteer it — the sharing of footage would be one-way, both companies have said.

    Google Nest also tracks law enforcement information requests, but after 2019 it stopped publishing a transparency report limited just to Nest. It now folds that data into its general report for all Google products.

    In the case of Ms. Guthrie, who did not pay for a Google Nest subscription, historical footage would probably have been stored only on a server, or across several servers, somewhere in one of Google’s data centers. It is possible that law enforcement was able to access it using a warrant or without one, as per their terms, since the case could be considered an exigent circumstance.
    Can I limit how my data is used and shared?

    In their guide to securing your security cameras, Wirecutter points out that beyond the manufacturers themselves, people should worry about hackers or stalkers accessing their camera footage. When possible, they advise, enable two-factor authorization and end-to-end encryption (if available), use unique passwords and disable access to accounts that allow shared access.

    Less common, but still concerning, are cases where a security camera company or its employees access your data. To prevent that, you can enable end-to-end encryption, which restricts viewing only to the owner of the video on a specifically authorized device. The downside of doing this is that you often forfeit features of the device; on Ring, this includes shared user access to video, A.I. video search, 24/7 recording, and live view from mobile devices, among others.

    Neither Nest nor Ring has yet responded to a request for comment.

    Dorie Chevlen covers real estate and the housing industry for The Times, and writes about home design and décor for Wirecutter.

    #Ring #Videosurveillance

  • With Ring, American Consumers Built a Surveillance Dragnet
    https://www.404media.co/with-ring-american-consumers-built-a-surveillance-dragnet

    It does not take an imagination of any sort to envision this being tweaked to work against suspected criminals, undocumented immigrants, or others deemed ‘suspicious’ by people in the neighborhood. Many of these use cases are how Ring has been used by people on its dystopian “Neighbors” app for years. Ring rose to prominence as a piece of package theft prevention tech owned by Amazon and by forming partnerships with local police around the country, asking them to shill their doorbell cameras to people in their neighborhoods in return for a system that allowed police to request footage from individual users without a warrant.

    Chris Gilliard, a privacy expert and author of the upcoming book Luxury Surveillance, told 404 Media these features and its Super Bowl ad are “a clumsy attempt by Ring to put a cuddly face on a rather dystopian reality: widespread networked surveillance by a company that has cozy relationships with law enforcement and other equally invasive surveillance companies.”

    #Ring #Vidéosurveillance

  • Amazon Ring : la sonnette connectée qui annonce la surveillance de masse ? | France Culture
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/un-monde-connecte/amazon-ring-la-sonnette-connectee-qui-annonce-la-surveillance-de-masse-5

    Le service Ring d’Amazon suscite de nouveau la polémique après la diffusion d’un film publicitaire qui promet de retrouver les chiens égarés grâce à l’intelligence artificielle embarquée dans la vidéosurveillance. De la traque des animaux domestiques à la chasse à l’homme, la crainte est légitime.

    Si le cadre légal français ne permet pas le développement total des sonnettes connectées Ring, il n’en est pas de même aux États-Unis, où Amazon a équipé des millions de foyers américains de ce système qui permet de filmer le perron d’une maison dès qu’un mouvement suspect est détecté. En un mot, il s’agit de caméras constamment braquées sur la voie publique car leur champ dépasse largement la stricte propriété privée.
    Publicité

    Les propriétaires peuvent partager les vidéos avec leurs voisins et des personnes peuvent être identifiées à l’image. Une option parfaitement adaptée pour les Américains vigilants qui veillent à assurer leur propre sécurité. Un produit qui a immédiatement séduit les polices locales qui ont vu ici, à moindre frais, l’accès à un important circuit court de vidéosurveillance.

    Dès 2018, Amazon a noué des partenariats avec des milliers de départements de police dans tout le territoire permettant aux agents de se saisir, sans mandat et dans le cadre d’enquêtes, d’une copie des enregistrements et de les conserver indéfiniment, voire de les partager librement avec des tiers. Cette alliance entre un GAFAM et les forces de l’ordre avait à l’époque provoqué l’inquiétude d’élus démocrates puis la pratique s’est installée.

    Mais la polémique autour de Ring a de nouveau sonné la semaine dernière suite à la diffusion d’une publicité lors de la finale du Super Bowl. Un spot de 30 secondes présente une petite fille attristée car elle a perdu la trace de son adorable chien Milo, on la voit coller des affiches dans tout le voisinage sous une musique pathos et puis le soleil revient grâce à Ring qui vient de nouer un partenariat avec l’entreprise Flock Safety. Vous pouvez maintenant télécharger la photo de votre animal de compagnie dans un logiciel et toutes les caméras Ring volontaires se mettent en marche pour détecter le toutou perdu grâce à la reconnaissance automatique et à l’intelligence artificielle.

    À écouter
    Safe cities : les enjeux d’une politique de surveillance
    Le Meilleur des mondes
    58 min
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-meilleur-des-mondes/safe-cities-les-enjeux-d-une-politique-de-surveillance-4747030
    –—

    De la traque d’un chien à la chasse à l’homme

    Évidemment, à la fin, Milo est sain et sauf et saute dans les bras de sa jeune propriétaire grâce à cette flopée de caméras Ring. Dans ce contexte de surveillance technologique accrue lié aux agissements de la police de l’immigration ICE, ce film a suscité sur les réseaux l’inquiétude de nombreux Américains qui ont tout de suite imaginé que l’outil qui permet de retrouver un chien peut rapidement se transformer en chasse à l’homme.

    Et même si le porte-parole de Ring a assuré que le service était « incapable de traiter les données biométriques humaines », le bad buzz s’est amplifié sur les réseaux sociaux.

    Le sénateur démocrate Ed Markey a exigé l’interruption de la fonctionnalité dans une lettre ouverte à Amazon. Face à la polémique, Amazon a décidé de mettre fin au partenariat avec Flock Safety, mais ce rétropédalage ne remet pas en question les accords noués depuis des années avec les polices locales. Le PDG de Ring, Jamie Siminoff, que l’on voit à l’image dans le film publicitaire, n’a jamais caché ses intentions de faire de ses produits un outil contre le crime. Dans son dernier livre publié en octobre 2025 titré Ding Dong, il assurait faire des sonnettes Amazon un géant de la sécurité domestique pour, je le cite : « éradiquer la criminalité d’ici 12 mois ».

    Toute la question est de savoir comment on définit un criminel ? Si Ring se cale sur la politique trumpienne anti-immigration, ces sympathiques sonnettes pourraient vite devenir de redoutables chiens de garde au service des forces de l’ICE.

    #Ring #Videosurveillance

  • Ring Ends Deal to Link Neighborhood Cameras After Backlash to Super Bowl Ad - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2026/02/14/business/amazon-ring-flock-partnership-super-bowl.html

    The Amazon-owned Ring home security company created a Super Bowl commercial around the tale of a lost dog being reunited with his family through information harvested from a web of doorbell cameras.

    Days later, after critics warned that the commercial felt more invasive than heartwarming, Ring said it was ending a recent partnership with a surveillance technology firm.

    Ring announced on Thursday that it would no longer work with the firm, Flock Safety, which deploys camera systems and license-plate readers for use by law enforcement.

    The two companies planned to link their technologies to power a feature called “Community Requests,” which would allow homeowners to decide whether to share footage from their Ring cameras with local police during investigations.

    #Ring #Videosurveillance

  • Ring cancels its partnership with Flock Safety after surveillance backlash | The Verge
    https://www.theverge.com/news/878447/ring-flock-partnership-canceled

    Following intense backlash to its partnership with Flock Safety, a surveillance technology company that works with law enforcement agencies, Ring has announced it is canceling the integration.

    In a statement published on Ring’s blog and provided to The Verge ahead of publication, the company said: “Following a comprehensive review, we determined the planned Flock Safety integration would require significantly more time and resources than anticipated. We therefore made the joint decision to cancel the integration and continue with our current partners … The integration never launched, so no Ring customer videos were ever sent to Flock Safety.”
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    The statement goes on to say that Ring’s mission to make neighborhoods safer “comes with significant responsibility — to our customers, to the communities we serve, and to the trust you place in our products and features.”

    Trust is the big one there. Over the last few weeks, the company has faced significant public anger over its connection to Flock, with Ring users being encouraged to smash their cameras, and some announcing on social media that they are throwing away their Ring devices.

    The Flock partnership was announced last October, but following recent unrest across the country related to ICE activities, public pressure against the Amazon-owned Ring’s involvement with the company started to mount.

    Flock has reportedly allowed ICE and other federal agencies to access its network of surveillance cameras, and influencers across social media have been claiming that Ring is providing a direct link to ICE.

    While that claim is not accurate, as the Flock integration has never gone live, Ring has a history of partnering with police, and the new partnership quickly came under intense criticism.
    Ring’s ad for Search Party showed cameras scanning a neighborhood.
    Ring’s ad for Search Party showed cameras scanning a neighborhood. Screenshot from Ring video

    Adding fuel to the fire, this weekend Ring aired a Super Bowl ad for its new AI-powered Search Party feature. While the company says the feature is designed to find lost dogs and maintains it’s not capable of finding people, the ad raised fears that Ring cameras were being used for mass surveillance. The ad shows dozens of Ring cameras in a neighborhood scanning the streets.

    On top of this, the company recently launched a new facial recognition feature, Familiar Faces. Combined with Search Party, the technological leap to using neighborhood cameras to search for people through a mass-surveillance network suddenly seems very small.

    Sen. Ed Markey (D-MA) – a longtime critic of Ring – sent an open letter this week calling on Amazon to cancel the company’s facial recognition feature.

    Ring spokesperson Yassi Yarger said in an email that its products are purpose-driven tech, “not tools for mass surveillance.” She added that “Familiar Faces is an opt-in feature designed to give customers more control over the alerts they receive (e.g., ‘Mom at front door’ instead of ‘Someone at front door’) while keeping their data protected.”
    Why did Ring partner with Flock?

    Ring’s partnership with Flock was announced in October 2025 as part of Ring’s Community Requests program, which launched last September. It was designed to allow local law enforcement agencies that use Flock’s software to integrate directly with the program.

    Community Requests launched after Ring ended its controversial Requests for Assistance (RFA) program, which consumer advocacy groups criticized for allowing video to be provided to police without a warrant, calling it a threat to civil liberties.

    In its statement about the Flock cancellation, Ring maintains that Community Requests will continue, claiming it helped authorities locate a suspect during the recent Brown University shooting:

    “When a shooting occurred near Brown University in December 2025, every second mattered. The Providence Police Department turned to their community for help, putting out a Community Request. Within hours, 7 neighbors responded, sharing 168 videos that captured critical moments from the incident. One video identified a new key witness, helping lead police to identify the suspect’s vehicle and solve the case. With a shooter at large, the community faced uncertainty about their safety. Neighbors who chose to share footage played a crucial role in neutralizing the threat and restoring safety to their community.”

    As with RFA, Community Requests still allows public safety agencies to request video footage from users in a certain area during an active investigation, but it differs from the previous program because law enforcement agencies are required to partner with a third-party evidence management system – such as Flock – to use the service. Ring says this is to better maintain the chain of custody. The previous system allowed police to request footage directly from a user.

    Flock was the second partner Ring announced for Community Requests, the first being Axon, a law enforcement technology company known for making Tasers. With the new service, only law enforcement agencies that use these companies’ software can submit requests. But the end result is the same: law enforcement gets video from users if they choose to share it.

    Ring spokesperson Yassi Yarger says the Axon partnership is unaffected by the end of the Flock integration. Additionally, she says no other integrations are currently being explored.

    #Ring #Videosurveillance

  • À Saint-Brieuc, une chasse aux dépôts d’ordures à coup de « pièges photographiques » à la légalité douteuse
    https://splann.org/saint-brieuc-ordures-cameras-vizzia

    La ville de Saint-Brieuc dirigée par #hervé_guihard (Place Publique) a récemment installé un dispositif de #vidéosurveillance algorithmique pour détecter les dépôts sauvages d’ordures et faciliter la verbalisation. Un dispositif dont la pratique et la légalité posent question. L’article À Saint-Brieuc, une chasse aux dépôts d’ordures à coup de « pièges photographiques » à la légalité douteuse est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Libertés_et_droits_humains #cnil #déchets #environnement #intelligence_artificielle #libertés_publiques #municipales #ordures #police #police_municipale #propreté #saint_brieuc #salubrité #start_up #vizzia

  • La police autorisée à utiliser des drones à Paris pour sécuriser les quarts de finale de la CAN 2025 disputée au Maroc
    https://www.rtl.fr/sport/football/la-police-autorisee-a-utiliser-des-drones-a-paris-pour-securiser-les-quarts-de-f

    L’annonce a été faite ce jeudi 8 janvier par la Préfecture de police sur son compte X. Un arrêté préfectoral autorise, à Paris, « l’enregistrement et la transmission d’images au moyen de caméras installées sur des aéronefs du 9 au 11 janvier ». Ce dispositif vise à encadrer les rassemblements liés aux quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, malgré le fait que la compétition se déroule au Maroc.

    Les quarts de finale débutent ce vendredi 9 janvier avec plusieurs affiches de prestige. Le Mali affrontera le Sénégal à 17 heures, suivi du choc entre le Maroc et le Cameroun à 20 heures. Le samedi 10 janvier, un match très attendu : l’Algérie qui rencontrera le Nigeria à 17 heures, avant un duel entre l’Égypte et la Côte d’Ivoire à 20 heures.

    L’arrêté publié le 8 janvier par la préfecture de police évoque « un risque sérieux que durant ces rencontres, en amont de celles-ci ou à leur issue, des supporters des équipes (...) se rassemblent dans le secteur des Champs-Élysées et fassent notamment usage d’engins pyrotechniques (...) que de précédentes éditions de cette compétition ont été le cadre de débordements, de dégradations de mobilier public et de troubles à l’ordre public sur les Champs-Élysées et dans leurs environs ; que ces #rassemblements ont donné lieu à plusieurs interpellations, notamment pour jets de projectiles et dégradations volontaires de biens privés ; que plusieurs gendarmes ont été blessés lors de rassemblements spontanés de supporters durant les précédentes éditions (...) » et que « des rassemblements spontanés de supporters sont susceptibles de menacer la sécurité des nombreux touristes présents et de troubler l’ordre public ».

    L’utilisation de drones doit permettre, selon les pouvoirs publics, « de disposer d’une vision en grand angle tout en limitant l’engagement des forces au sol, et le cas échéant, d’organiser de manière réactive et efficace leur déploiement opérationnel, notamment en cas de mouvement de foule ou d’actions violentes », peut-on lire dans l’arrêté. Parmi les objectifs poursuivis à travers ce déploiement, sont mentionnés « la prévention des atteintes à la sécurité des personnes et des biens », « la sécurité des rassemblements » et « la prévention des actes de terrorisme ».

    Un arrêté préfectoral (n°2025-00043) autorise, à #Paris, du 9 au 11 janvier 2026, l’enregistrement et la transmission d’images au moyen de caméras installées sur des aéronefs à l’occasion des quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. pic.twitter.com/PcA3nWb0Xz
    — Préfecture de Police (@prefpolice) January 8, 2026

    Ce nouvel arrêté s’inscrit dans la continuité d’un précédent dispositif. Entre le 30 décembre 2025 et le 7 janvier 2026, la Préfecture de police avait déjà autorisé la captation et la transmission d’images aériennes à Paris lors des premiers matchs de la Coupe d’Afrique des Nations.
    Ce n’est pas la première fois qu’un tel dispositif est déployé pour un match

    Le recours aux #drones pour sécuriser des événements sportifs n’est pas inédit. En mars 2024, lors de la rencontre entre l’Olympique de Marseille et le Paris-Saint-Germain au stade Vélodrome, le préfet de police des Bouches-du-Rhône avait renforcé le dispositif de sécurité face aux risques de troubles graves à l’ordre public. Des drones avaient alors été autorisés à survoler le secteur du stade pendant plusieurs heures.

    Quelques mois plus tard, en novembre 2024, un dispositif similaire avait été mis en place par le préfet de police de Paris pour sécuriser le match France-Israël au Stade de France. Cette rencontre jugé à haut risque avait donné lieu à l’instauration d’un double périmètre de protection et à un renforcement des moyens de #vidéosurveillance autour des accès du stade.

  • Greece a testing ground for smart surveillance technologies

    Europe is rapidly building an AI-ready smart-border regime — bankrolled by the EU, pushed by Germany and tested in Greece. Defense and security firms are among the biggest winners. Much of it is unfolding under the radar, with safeguards for people on the move lagging behind.

    Border guards patrolling Greece’s frontier with North Macedonia to prevent irregular crossings have long relied on an unusual early-warning system: the storks nesting on a bridge over the Axios River. When the birds suddenly scatter, officers know someone is likely moving in the bushes below – usually migrants trying to slip out of Greece and head toward Northern Europe. Soon, their role will be obsolete.

    Smart border technology, cameras and drones, will take their place – tireless, unblinking, and financed by Brussels. Greece plans to extend the high-tech surveillance model it built along the Evros land border with Turkey – designed to stop asylum seekers entering the European Union – to its northern frontier. The aim this time is to seal the exit routes used for secondary movement toward Western Europe.

    What is being planned here is part of a broader shift driven by Berlin, Brussels and Athens: Germany wants fewer arrivals, the EU is funding new technologies, and Greece has become the test bed for Europe’s AI-enabled border regime.

    This cross-border investigation by Solomon, Die Tageszeitung (Germany), SWI Swissinfo (Switzerland) and Inkstick Media (US) took us to eight countries – including on-the-ground reporting in seven – and involved interviews with more than two dozen officials, insiders and frontline officers. We also reviewed hundreds of pages of public and internal documents, freedom-of-information request responses, procurement records and technical documentation. Taken together, the findings show how Europe is rapidly building a smart border system, who profits from it, and what risks it creates. Among the key findings:

    - How Brussels’ efforts to seal the Balkan route, combined with Berlin’s demand to curb onward movement to Germany, are driving the expansion of Greece’s new border architecture;

    – Previously unpublished details about Greece’s plan to replicate the “Evros model” – the high-tech fence-and-sensor system along the Turkish land border – at its northern borders with North Macedonia and Albania;

    - How E-Surveillance, the EU-funded program backing Greece’s new automated border monitoring, reflects a wider European trend: powerful systems advancing with vague data rules and thin public oversight;

    - How defense giants, security firms, university labs and research institutions, backed by an influential Brussels lobby, profit from a new ecosystem of EU-funded border projects.

    Drones and AI at the border

    Last September, senior EU border officials attended an internal meeting to be briefed on innovation at the headquarters of Frontex, the EU border agency, in Warsaw. According to participants, a Frontex-tested drone surveillance network was presented. It featured vertical-take-off (V-BAT) drones hovering along the Bulgarian-Turkish border, transmitting real-time video to a command hub where the system alerted the police about migrant-crossing attempts and “criminal activities.”

    One of the contractors is Shield AI. The California-based company is run by a former Navy SEAL, Brandon Tseng. Tseng claimed that the 60-day pilot in Bulgaria – a country which, like Greece, is accused of systematically violating asylum seeker rights – significantly reduced irregular border crossings and crime, citing Bulgarian officials. Shield AI declined to answer questions about the system, its deployment, costs, or data use. Frontex confirmed in a written response that the pilot demonstrated a prevention effect “contributing to a visible reduction or temporary stop of criminal activities,” adding that the deployment had “comprehensive fundamental-rights safeguards” and that the preventive effect was “an indirect outcome.”

    Such pilots illustrate the agency’s strategy for deploying “next-generation European border surveillance capabilities” across the EU’s external frontiers – and how pilots can be hard to distinguish from operational deployments.

    Frontex has also created an internal AI Hub and an AI Roundtable to identify which of the agency’s AI systems could be classified as “high-risk” under the EU AI Act. According to the regulation, systems used in migration, asylum and border control management “affect persons who are often in particularly vulnerable positions” and should, “in no circumstances,” be used either to circumvent asylum seeker rights such as through surveillance-assisted pushbacks, in which people located with the help of drones and sensors are forced back across the border before they can apply for international protection.

    Frontex stated that it “does not operate or deploy high-risk AI systems.” Greece’s Hellenic Coast Guard also said it “does not operate artificial-intelligence systems” and that all procurements include data-protection clauses — even as it acknowledged using EU-provided “electronic platforms which have an AI mechanism.” The Coast Guard declined to specify which platforms it uses, citing the confidential nature of this information and the need to protect operations.

    The choice of words is not accidental, as authorities prefer to talk about “algorithms,” “automation” or “innovation,” says Dr. Niovi Vavoula, an Associate Professor and Chair in Cyber Policy at the University of Luxembourg. “They hide behind broader words to avoid scrutiny and to keep systems upgradeable without relabelling them as AI.”

    The European Commission has said that, contrary to deployed systems, research pilots remain outside the full legal framework — a distinction that Vavoula calls increasingly untenable. Pilots at live borders now closely resemble operations, yet are still shielded from full transparency, data protection impact assessments and public scrutiny. In her view, once such systems are tested on real people in uncontrolled, active operations (as in the Bulgaria pilot), “we are past the purely testing research phase” and any research exceptions “shouldn’t be applicable”.

    The Evros Model Goes North

    Such concerns are often dismissed at a time when migration has been reframed as a security threat across Europe. “Everything to do with borders is being more and more exempt from democratic oversight, accountability, transparency,” said Bram Vranken, a researcher at Corporate Europe Observatory, a Brussels-based watchdog tracking tech and defense lobbying.

    This new narrative is evident in the replication of the “Evros model” — the high-tech fence-and-sensor system Greece installed along its border with Turkey to spot and stop irregular migration, equipped with long-range cameras, thermal sensors, drones, and central command hubs.

    Under the EU’s €35.4 million“E-Surveillance” program, Greece is bringing the Evros system to its northern borders.

    Meeting minutes and technical and other documents reviewed for this investigation detail plans for Mobile Incident-Management Centers: 4×4 vehicles with thermal cameras, drones, and encrypted communications systems, operating alongside new fixed surveillance sites and feeding real-time alerts to regional and national command centers.

    Internal documents describe these units as “essential” for monitoring blind spots where “no other advanced electronic or automated surveillance systems” exist.

    Tender documents reviewed by our team include broad secrecy clauses and stiff penalties for disclosure – standard, officials say, for national security contracts. But the same documents are thin on key safeguards: for example, daytime footage has a 15-day deletion limit, but no such explicit rule exists for thermal images. Encryption and auditing requirements are exhaustive, while privacy and data protections for people caught in the system are not.

    Dr. Vavoula calls this a “second black box”: technical opacity layered with legal omissions.

    In Evros, the system has proven effective in deterring asylum seekers from reaching EU soil, according to Greek and EU officials, as shown in a previous Solomon investigation. Which is why Evros is now more of a blueprint than a test site: the same technology used to keep migrants out of Europe will be used to keep them inside Greece, limiting movement toward the Balkans and beyond.

    For years, Greece resisted EU pressure to bolster checks at its northern exits. After a scathing 2021 Schengen evaluation, the EU demanded upgrades. The new system is expected to be fully operational in 2027. Police sources briefed on the plans say the system will automate what once depended on human observation: a crossing detected on thermal camera, auto-tracked by drone, and relayed to a rapid-response unit.
    Ample funding and political pressure

    Greece’s northern frontier has long served as a quiet exit route for people trying to reach Western Europe via the Balkan corridor, and Greek policy was to tolerate the movement to a degree, seeing it as a way to ease pressure inside the country.

    Greece’s new rush to secure those exits is partly driven by German pressure, according to Greek migration and security officials involved in the deliberations. Berlin has taken one of Europe’s hardest lines on migration, tightening asylum rules and insisting on tougher border controls across the bloc.

    When Germany’s new chancellor, Friedrich Merz, met Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis in May 2025, the message was blunt: “Secondary migration from Greece to Germany must decrease. Returns must increase.” Germany received over 25,000 asylum applications in 2024 from people already recognized as refugees in Greece.

    Asked by this investigation whether the German Interior Ministry could confirm that it was putting pressure on Greece, the official line was: “The Federal Government supports measures that contribute to an effective protection of the EU’s external borders and the fight against inhumane smuggling.”

    A senior Greek official summed up the dynamics: “Brussels wants results. Berlin wants fewer arrivals. Athens delivers both – it is that simple.” The political pressure is palpable, driven by the fact that migration remains one of the top voter concerns across much of Europe.
    Smart border winners

    The EU money at stake is vast. For 2021-2027, Greece has over €1.5 billion in EU Home Affairs funding at its disposal. Greece’s border allocation (BMVI) is the largest in the EU. Its Home Affairs package is second only to Germany’s.

    Our investigation found that much of it is earmarked for surveillance and automation:

    – a unified maritime surveillance system using radars, cameras and patrol vessels;

    - new surveillance equipment;

    - encrypted police communications in border zones;

    - offshore patrol vessels with Vertical Take-Off and Landing (VTOL) drones;

    - €100 million to extend and equip the Evros fence.

    Greek officials say one of the goals is full coverage of the land border with Turkey through a mix of personnel and high-tech detection systems. Some 2,000 border guards are currently deployed there, assisted “by technology, equipment, the fence, which is an important means of deterrence,” said Michalis Chrisochoidis, Greece’s civil protection minister.

    Spending on high-tech deterrence dwarfs investment in search and rescue or services for asylum seekers. A Solomon investigation found that just €600,000 (or 0,07 percent) of total EU border management funding to Greece was earmarked for search and rescue. In October 2025 the Greek Migration Ministry decided to cut spending and benefits for asylum related services by a hefty 30 percent.

    Across the EU, member states plan to spend less than 0.04 percent of their border funds on assistance and protection for people on the move, funnelling nearly all resources into infrastructure and surveillance.
    A corporate windfall

    Defense and security companies are major beneficiaries of Europe’s border-security boom.

    Shield AI, the US company behind the Bulgaria pilot, sells its V-BAT drones not only to Greece but also to the Netherlands and the US Coast Guard and Navy.

    Israeli defense giants, long embedded in Europe’s border-security market, are also deeply involved. Israel’s Aerospace Industries (IAI) and Elbit Systems – the country’s biggest defense company – provide Heron and Hermes drones to Frontex and Greece, including for the monitoring of vessels departing Libya for Crete.

    In 2023, IAI acquired Greece’s Intracom Defense (IDE), embedding Israeli industry inside Greece’s defense ecosystem. Other Israeli companies — including Aeronautics and Rafael — supply UAVs, sensors and analytics to Greek and EU missions. Earlier investigations have documented the reach of Israeli-made surveillance tools in Europe’s border systems and in Greek refugee camps, with companies tied to Israel’s defense sector providing key software and hardware.

    Greek firms profit too. Construction giant GEK Terna helped extend the Evros fence; Space Hellas led a multi-million expansion of the Automated Border Surveillance System in Evros; And companies like ESA Security and Byte delivered the “smart” camp monitoring systems (Centaur and Hyperion).

    Behind the contracts is a powerful lobbying network in Brussels. A web of interlocking associations – including ASD (representing Europe’s aerospace, security and defense industries); EOS (the security-industry association); and ECSO (set up in 2016 as the European Commission’s cybersecurity public-private partner) – pushes for a tech-first agenda and more public money for security R&D. Industry figures often rotate across associations advising the Commission.
    The Great Tech Bazaar

    At a major defense expo in Athens last spring, the future of Europe’s border control was on full display: radar-fusion platforms, AI powered camera networks, “heat maps” predicting migration flows. Startups pitched tools that blur the line between civil and military tech – a trend encouraged by EU policy. Even the European Commission had a booth. Its Joint Research Centre is heavily involved in, among other things, migration-route forecasts.

    The line between civilian and military tech is increasingly blurred. Programs like the EU Defense Innovation Scheme bring start-ups, companies, research centers and universities into defense and policing supply chains, creating a pipeline where tools built for commercial use are quickly turned into surveillance products.

    One example is ROBORDER, an EU-funded project to build a “fully-functional autonomous border surveillance system.” Its consortium spanned major research institutions — including the center for Research and Technology Hellas, the University of Athens and a German R&D behemoth (the Fraunhofer Society) — as well as NATO and Greece’s Defense Ministry. The project’s results then fed into REACTION, the EU-funded AI border surveillance program coordinated by Greece’s Migration Ministry. Due by the end of 2025, it promises an “automated picture” of Greek land and sea borders for early warning and response.

    Beyond winning contracts, the real prize, according to experts, is data. Dr. Vavoula said migration has become “a primary testing ground” for harvesting mass amounts of personal data that can be used to train AI models predicting movements or “riskiness” — with huge potential for bias.
    EU “set on” AI

    The EU sets the technological direction, funds it, and expects member states to align. Greece has become one of the most enthusiastic adopters.

    The EU’s Integrated Border Management Strategy is backed by the €6.7 billion BMVI fund (2021–27), while Horizon Europe adds hundreds of millions for security and border-tech research.

    Greece is building its own AI-powered surveillance hub, THORAX – a nearly €49 million system fusing radar, drone, and sensor data from the army, police and coast guard, using machine learning to flag and deal with threats.

    In 2025, the Commission proposed tripling overall home-affairs funding to €81 billion for 2028–2034, including €15.4 billion for border management, €12 billion for migration and €11.9 billion for Frontex. One of the explicit goals is to “fully digitalise border control management” and modernise law-enforcement capacities.

    Lobbying has played a key role: Companies like Airbus, Thales, Leonardo and Indra lobbied for a unified security market and then won many of the resulting contracts.

    “The EU is set on the idea of imposing AI in border management,” said Theofanis Papadopoulos, head of Greece’s Managing Authority for Migration and Home Affairs Funds. “They make these calls, fully oriented toward AI and e-surveillance. They provide funding, launch calls with this very specific orientation and this gives reason for the Member States to move towards this direction.”

    Minutes from a meeting of the committee that oversees how Greece uses EU migration and home-affairs funds confirm it: a Hellenic Police official described an integrated surveillance system as “a requirement of the European Commission” for closing the northwest route and curbing secondary migration.

    Similar tools are already being tested outside the EU — including in Britain, where a Home Office pilot using facial-age estimation algorithms on asylum seekers, uncovered through freedom-of-information requests, has raised concerns about bias and reliability and the checkered track record of some of the companies involved.
    The Human Cost

    Hans Leijtens, the executive director of Frontex, has said cutting-edge technologies can “sav[e] lives that otherwise may have been lost.” The Commission has argued they will enhance efficiency while respecting fundamental rights.

    But on the ground, the record is troubling. In June 2023, an overcrowded fishing vessel carrying hundreds of migrants from Libya sank inside Greece’s search and rescue zone. The deadliest shipwreck in the Mediterranean in recent history unfolded in plain view of Europe’s surveillance systems — not for lack of sensors or aircraft, but amid what critics describe as a failure of political will. In a written response, the Hellenic Coast Guard insisted its primary mission is the protection of life at sea, noting that its crews have rescued more than 268,000 people in over 6,500 incidents.

    Rights groups warn that “technology contributes to the growing trend of human rights violations at borders,” and that drones and cameras frequently support pushbacks and abuse. “These tools are not trained to show compassion,” Dr. Vavoula cautions. At the border, she added, the rationale is deterrence, not protection.

    Safeguards remain minimal. Tender files for Greece’s E-surveillance program this investigation reviewed are detailed on technical requirements but vague on oversight, data retention, or remedies.

    Insiders described the paperwork involved in data protection impact assessments as box-ticking exercises.

    In 2024, Greece’s Data Protection Authority issued a record fine on the country’s Migration Ministry for deploying two EU-funded camp surveillance systems without proper safeguards – violations first exposed by Solomon journalists.

    Other EU projects show similar weaknesses. Nestor, a “next generation” pre-frontier surveillance system detecting movements well before people reach the EU’s borders, relied heavily on self-assessment, with an ethics board made up mostly of consortium members, according to documents reviewed for this investigation. The European Commission said that the project was evaluated by independent experts through the European Research Executive Agency.

    Stergios Aidinlis, associate professor of AI law at the University of Durham, argues that ethics and legal oversight in such programs can be “too formalistic” and warns about the potential conflicts of interest when governments or companies are the ones doing the oversight, as in the case of NESTOR, where the Athens-based, state-affiliated Center for Security Studies heads the ethics advisory board. The center declined to comment.

    From Warsaw’s conference rooms to the Evros riverbanks the same trend appears: systems are expanding faster than the safeguards meant to govern them. Across Europe, billions in public money are flowing into an increasingly automated border infrastructure. Oversight and projections, officials and experts acknowledge, have not kept pace.

    https://wearesolomon.com/mag/format/investigation/greece-a-testing-ground-for-smart-surveillance-technologies
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  • Au prétexte des Jeux olympiques 2030, l’Assemblée prolonge la #surveillance_algorithmique au moins jusqu’en 2027

    #Vidéosurveillance algorithmique, interdiction de paraître… L’Assemblée nationale a adopté mercredi le volet sécuritaire du projet de loi sur l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2030 dans les Alpes françaises. Au grand dam de députés de gauche qui ont dénoncé des mesures liberticides.

    Les événements sportifs, toujours un bon prétexte à la surveillance de masse pour le gouvernement. L’Assemblée nationale a adopté mercredi le volet sécuritaire du projet de loi sur l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2030 dans les Alpes françaises.

    L’examen du texte, qui contient également des #mesures_dérogatoires, par exemple en matière d’#urbanisme, devrait se poursuivre jusqu’à jeudi ou vendredi. Un vote solennel sur l’ensemble du texte est prévu le 6 janvier. Les députés ont adopté mercredi la prolongation jusqu’en 2027 de l’expérimentation d’un dispositif de #vidéosurveillance_algorithmique (#VSA), testé notamment lors des Jeux olympiques de Paris-2024, mais qui a pris fin en mars 2025.

    Concrètement, une analyse des #images est réalisée par un #algorithme, censée permettre de détecter plus facilement certains #comportements comme un #mouvement_de_foule, la présence d’une personne dans une zone interdite, ou encore un objet abandonné. Il s’agit d’aider « nos agents de la force de sécurité derrière les écrans à repérer ces situations », a expliqué la rapporteure du texte, Véronique Riotton (Renaissance).

    La vidéosurveillance algorithmique jusqu’à 2027, au moins

    Mais plusieurs députés ont pointé les résultats mitigés de l’#expérimentation jusqu’ici, et le fait que le texte prévoit qu’elle soit réalisée en 2026 et 2027, soit bien avant les JO. « L’étape d’après cette vidéosurveillance algorithmique, c’est la #reconnaissance_faciale à la chinoise », a également lancé la députée insoumise Gabrielle Cathala.

    La ministre des sports, Marina Ferrari, a elle défendu le « besoin » de récolter « davantage de données ». Le gouvernement avait tenté de prolonger l’expérimentation dans un texte sur la sécurité dans les transports, mais la disposition avait été retoquée par le Conseil constitutionnel, considérant qu’elle ne présentait pas de lien avec le texte.

    Les députés avaient auparavant adopté mardi d’autres dispositions sécuritaires, notamment la possibilité pour les agents privés de sécurité de procéder à l’inspection visuelle des véhicules et leur coffre, avec le consentement de leur propriétaire.

    Également adoptée : une « #interdiction_de_paraître » sur les lieux d’un grand évènement ou rassemblement, qui pourra être prononcée envers toute personne pour laquelle il existe « des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la #sécurité_publique ».

    Cette interdiction, limitée à deux mois, serait prononcée par le ministre de l’Intérieur « aux seules fins de prévenir la commission d’actes de #terrorisme ». Mais des députés à gauche ont assuré que cette mesure pourrait être utilisée par exemple contre des militants écologistes.

    « Cette mesure sera permanente et applicable à tout grand rassemblement », et représente « une atteinte disproportionnée aux #libertés_publiques », a lancé le député écologiste Jean-Claude Raux.

    https://www.humanite.fr/politique/cybersurveillance/au-pretexte-des-jeux-olympiques-2030-lassemblee-prolonge-la-surveillance-al
    #JO #JO_2030 #Alpes #France #jeux_olympiques #surveillance

  • Le musée du Louvre braqué à la disqueuse, des bijoux « d’une valeur inestimable » dérobés [ces blaireaux on repris le terme de Dati, mais c’est cambriolé, cassé]
    https://www.liberation.fr/culture/arts/braquage-au-musee-du-louvre-letablissement-ferme-pour-la-journee-20251019

    Les faits se sont déroulés, selon les premiers éléments de l’enquête, entre 9 h 30 et 9 h 40 ce dimanche matin. Selon une source proche de l’établissement culturel parisien, quatre personnes ont installé un monte-charge Quai François Mitterrand, afin d’accéder à la fenêtre du 1er étage, qu’ils ont ouverte au moyen d’une scie mécanique. Sur France Inter à midi ce dimanche, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a confirmé le modus operandi de « trois ou quatre auteurs » qui ont utilisé « une nacelle sur un camion » ainsi qu’une « disqueuse ».

    Le casse a duré 7 minutes

    Avec cette même disqueuse, les malfaiteurs auraient ouvert deux vitrines dans la galerie Apollon qu’ils ont vidées de leur contenu. Les deux vitrines ont pour nom « Bijoux Napoléon » et « Bijoux des souverains ». Elles abritent notamment des éléments précieux des parures des impératrices Marie-Louise puis Eugénie. « Le préjudice est en cours d’évaluation », fait savoir le parquet de Paris. Leur forfait accompli, les quatre auteurs ont pris la fuite sur deux puissants scooters T-max. Le casse « a duré 7 minutes », a assuré Laurent Nunez, signe d’« une équipe chevronnée qui avait fait des repérages ».

    #performance

    edit

    Un des bijoux dérobés a été retrouvé aux abords du musée, abandonné dans leur fuite par les malfaiteurs, a annoncé Rachida Dati sur TF1. Selon Le Parisien, il s’agit de la couronne de l’impératrice, qui a été brisée.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/10/19/le-louvre-victime-d-un-braquage-et-ferme-pour-la-journee-des-bijoux-d-une-va


    1 354 diamants et 56 émeraudes

    « La criminalité organisée aujourd’hui s’attaque aux objets d’art » et « les musées sont devenus des cibles », a reconnu Rachida Dati.

    Fenwick au ministère, disqueuse un peu partout, monte-charge ici, qu’on ne dise pas que la réaproppriation de l’outil de travail a disparu du paysage. En revanche, sur ce coup, les commanditaires vont pas être jouasses de la perte de la couronne.

    #musées

    • Le spectaculaire cambriolage du Louvre met en lumière les failles de sécurité du plus grand musée du monde
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/10/20/le-spectaculaire-cambriolage-du-louvre-met-en-lumiere-les-failles-de-securit

      DÉCRYPTAGE Le collier de la parure de saphirs de la reine Marie-Amélie et de la reine Hortense, composé de huit saphirs et 631 diamants, et le diadème de l’impératrice Eugénie, qui compte près de 2 000 diamants, ont notamment été volés par un commando de quatre malfaiteurs, passé par une fenêtre de l’établissement parisien.

      Un cambriolage éclair d’une efficacité sidérante, perpétré avec une facilité déconcertante, en sept minutes et en plein jour, dans le plus grand musée du monde… Le Louvre (1er arrondissement de Paris) était ouvert au public depuis trente minutes, dimanche 19 octobre, vers 9 h 30, quand un commando de quatre malfaiteurs, peut-être inspiré par les audaces criminelles de Fantômas, en tous les cas éminemment bien préparé, lesté d’un aplomb saisissant, a atteint la galerie d’Apollon. Située au premier étage, elle abrite notamment les joyaux de la couronne de France.

      Une ascension effectuée en pleine rue, grâce à une banale échelle électrique de déménageur positionnée côté Seine, quai François-Mitterrand. Les cambrioleurs ont le temps de fracturer une porte-fenêtre, puis de fracasser deux vitrines haute sécurité pour dérober « huit objets d’une valeur patrimoniale inestimable », selon un communiqué du ministère de la culture publié dimanche. Avant de redescendre par le même chemin et de s’échapper à scooter.

      Dans le butin, figurent le collier de la parure de saphirs de la reine Marie-Amélie et de la reine Hortense, composé de huit saphirs et 631 diamants, et le diadème de l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, qui compte près de 2 000 diamants. Seul loupé, pour le moment, des cambrioleurs toujours recherchés : après l’effraction, mis en fuite, selon le musée, par l’intervention des agents du Louvre, ils ont laissé tomber la couronne de l’impératrice Eugénie, composée de 1 354 diamants et 56 émeraudes. La parure a été récupérée, endommagée.

      Cambrioleurs « chevronnés »

      Une enquête pour « vol en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de commettre un crime » a été ouverte et confiée à la brigade de répression du banditisme. Le ministre de l’intérieur, ancien préfet de police de Paris, évoque des cambrioleurs « chevronnés » qui pourraient être « étrangers ».

      Selon Laure Beccuau, la procureure de la République de Paris, invitée dimanche par BFM-TV, la possibilité qu’une puissance étrangère soit la « commanditaire » du vol n’« est pas exclue »[thèse immédiatement reprise par Hollande]. « Nous retrouverons les œuvres et les auteurs seront traduits en justice », a promis Emmanuel Macron dimanche dans un message diffusé sur X.

      Le ministère de la culture a publié un communiqué en fin d’après-midi pour souligner une absence de dysfonctionnement du système de protection : « Les alarmes (…) se sont déclenchées. Au moment de l’effraction, particulièrement rapide et brutale, les cinq agents du musée, présents en salle et dans les espaces adjacents, sont immédiatement intervenus afin d’appliquer le protocole de sécurité. »

      Toutefois, l’enquête devra déterminer la chaîne de responsabilités qui a permis un cambriolage aussi spectaculaire, à l’ampleur quasiment inédite depuis le vol de la Joconde, en 1911, par un vitrier italien. Le tableau de Leonard de Vinci sera retrouvé en Italie deux ans plus tard. Le dernier vol recensé au Louvre a eu lieu en 1998 : une toile de Camille Corot, volée en pleine journée et jamais retrouvée.

      « Pièces invendables en l’état »

      Cette fois-ci, est-ce le casse du siècle ? « On dit que la valeur du butin est inestimable… Bien sûr qu’elle est estimable !, précise Alexandre Léger, expert agréé en joaillerie et montres de collection. Son montant est astronomique avec des milliers de diamants à plus de 500 euros le carat. Mais c’est la valeur patrimoniale qui rend ce vol insupportable. Les pièces sont invendables en l’état mais il y a de forts risques qu’elles soient démontées, l’or d’un côté, les diamants de l’autre. »

      Une fois le vol constaté, le musée a été immédiatement fermé au public tandis que Laurence des Cars, la présidente du Louvre, s’est adressée aux personnels, à 14 h 30, dans l’auditorium. Un discours mal accueilli par certains agents, qui ont hué la dirigeante et ont accusé l’administration muséale d’un manque d’anticipation.

      Soulignant que le plan « sûreté », qui doit moderniser le système de sécurité du musée, a été reporté dans le contrat de performance 2025-2029, les agents pointent un manque récurrent de moyens qui engendre des failles fatales dans la sécurité. Dans un communiqué publié dimanche, la CFDT-Culture appelle à « un audit complet et indépendant des dispositifs de sûreté et de prévention (…) à un renforcement des moyens humains de surveillance et d’accueil (…) et à une transparence totale sur les conclusions de l’enquête ».

      Le syndicat SUD-Culture, dans son propre communiqué, rappelle qu’il n’a eu « de cesse de dénoncer les arbitrages internes constatés depuis trois ans, ceux-ci ne prenant pas en compte la mission première de notre établissement : la préservation du patrimoine, du bâtiment, des collections et des personnes. (…) La responsabilité de la direction est écrasante, et il est grand temps que le président de la République et la ministre de la culture prennent en considération les alertes lancées par les personnels ».

      En outre, selon les informations du Monde, les travaux « Louvre nouvelle renaissance », visant à améliorer l’accueil et créer une nouvelle entrée dans la colonnade Perrault, ne concerneront qu’en 2034-35 l’aile Denon, qui abrite La Joconde ainsi que la galerie d’Apollon, lieu du cambriolage, la plus sensible pour les agents car la plus fréquentée. Ces mêmes agents déplorent, depuis longtemps, des effectifs globalement insuffisants et les conditions de travail problématiques de la galerie d’Apollon.

      « Grande vulnérabilité dans les musées français »

      Selon un salarié du Louvre contacté par Le Monde, cette galerie n’est plus surveillée que par cinq agents aujourd’hui, au lieu de six traditionnellement. Et ils ne sont que quatre lors de la première pause du matin qui dure trente minutes. Précisément le moment utilisé par les malfaiteurs pour agir. « On sait très bien qu’il y a une grande vulnérabilité dans les musées français », a convenu le ministre de l’intérieur qui a rappelé qu’un « plan de sécurité » récemment lancé par le ministère de la culture « n’épargnait pas » le musée du Louvre.

      Après son intervention chahutée par les personnels, Laurence des Cars leur a adressé un e-mail pour préciser que, depuis sa « prise de fonction, [elle a] été alertée sur la nécessité de renforcer notre architecture de sécurité. A cet égard, et à [sa] demande, des études précises ont été menées par la préfecture de police. Leurs conclusions [lui] ont été remises tout récemment. Elles viendront s’ajouter aux mesures déjà initiées ».

      L’affaire ravive le traumatisme des musées parisiens, qui n’avaient subi pareil cambriolage depuis un autre « casse du siècle » survenu en 2010 au Musée d’art moderne de Paris. Cinq tableaux de maître avaient été subtilisés par Vrejan Tomic, alias « l’homme-araignée ». Aucune de ces œuvres n’a été retrouvée. On assiste, depuis plusieurs mois, à une recrudescence de #cambriolages de musées. Mi-septembre, six kilos d’or natif d’une valeur de 600 000 euros étaient dérobés au Muséum d’histoire naturelle.

      En septembre encore, un musée de Limoges a subi un cambriolage dont le préjudice est estimé à 6,5 millions d’euros. La plupart du temps, les objets en or sont fondus et transformés par les malfrats. Mais parfois la chance sourit aux enquêteurs : mi-octobre, cinq des sept tabatières dérobées en novembre 2024 lors d’un braquage à main armée au musée Cognacq-Jay, à Paris, ont été retrouvées.

    • Cambriolage au Louvre : le préjudice des joyaux dérobés évalué à 88 millions d’euros, selon le musée
      https://www.lemonde.fr/culture/article/2025/10/21/cambriolage-au-louvre-le-prejudice-evalue-par-le-musee-a-88-millions-d-euros

      La conservatrice du Musée du Louvre a évalué, mardi 21 octobre, le préjudice des joyaux dérobés dimanche dans la galerie d’Apollon, à 88 millions d’euros, selon la procureure de Paris, Laure Beccuau. Une somme « extrêmement spectaculaire » mais qui « n’a rien de parallèle et de comparable au préjudice historique », a ajouté sur RTL la procureure, précisant que les malfaiteurs « ne gagneront jamais cette somme considérable « s’ils avaient la très mauvaise idée de dessertir et faire fondre ces bijoux ».

      L’enquête progresse, selon la procureure, « les expertises sont en cours, quatre personnes ont été identifiées comme présentes sur les lieux, sans certitude qu’il n’y ait pas eu une équipe pour les aider », a-t-elle par ailleurs déclaré, sans écarter non plus « la piste d’une complicité à l’intérieur » du musée.

      [...]

      [Le] cabinet [de Dati] a, par ailleurs, reçu mardi les organisations syndicales (CGT, SUD, CFDT, CFTC, FSU) du musée pour leur annoncer que l’enquête administrative évoquée la veille était confiée à l’inspection générale des affaires culturelles (IGAC), selon les syndicats. Ceux-là ont à cette occasion déploré la baisse des effectifs consacrés à la sûreté et à la sécurité des musées, en diminution de_ « 25 % en dix ans »_, selon Elise Muller de SUD-Culture.

      #ADN #police #emploi_public

      edit

      ... Dati a [évoqué] la question de la surveillance de la voie publique alors que les voleurs ont pénétré dans l’institution muséale via une fenêtre à l’aide d’un monte-charge stationné sur la route côté Seine. « Peut-être qu’on devrait s’interroger, et c’est une réflexion que nous avons avec le ministre de l’intérieur [Laurent Nuñez], mais aussi avec la Mairie de Paris, s’agissant justement de la sécurité sur la voie publique, qui n’existait pas à ce stade »

      C’est le classement aux Monument historiques qui interdit ici le barreaudage des fenêtres.

      #surveillance #tourisme #patrimoine #ville

    • « Les bijoux volés au Louvre, qui ne valent que pour leurs métaux précieux, sont surtout des objets désuets et encombrants », Michel Guerrin, Réac en chef au « Monde », et pourtant...
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/10/24/les-bijoux-voles-au-louvre-qui-ne-valent-que-pour-leurs-metaux-precieux-sont

      Les bijoux volés, dimanche 19 octobre, au Louvre, dont personne ou presque ne connaissait l’existence , ont provoqué un émoi tutoyant l’hystérie, en France comme à l’étranger. Quand un sujet culturel déborde à ce point, c’est rarement pour enrichir le débat esthétique. C’est souvent pour nourrir un scandale, qui, en l’espèce, se voit dopé par le climat ambiant : il est idéologisé, identitaire même.

      Pour le dire autrement, ce ne sont pas seulement des bijoux qui ont été dérobés, mais l’âme française. Pas des bijoux mais le Louvre, le plus grand musée au monde et l’ancien palais des rois. C’est le hold-up de notre mémoire, d’une certaine idée de la nation, celle d’hier et d’aujourd’hui. Depuis dimanche, la droite et surtout l’extrême droite, notamment via des médias, multiplient les figures de style pour dire ce que signifie le braquage : « Jusqu’où ira le délitement de l’Etat ? » (Jordan Bardella, sur X) ; « Une nouvelle épreuve pour notre pays » (Marine Le Pen, sur X) ; « Une nation menacée » (Eric Ciotti, sur X) ; « Une France en décadence » (un anonyme cité par Europe 1) ; « Un désastre français » (Valeurs actuelles).
      Le croquis d’une nation humiliée, incapable de protéger sa population comme ses trésors, a fait tache d’huile. La photo de la nacelle dressée vers la fenêtre du palais est devenue virale, agrémentée de commentaires moqueurs. « L’assaut du Louvre dresse le portrait d’un pays conscient de ses problèmes, mais incapable de les résoudre », résume El Pais, le 21 octobre.

      Le moment est d’autant plus pénible qu’il est associé à un autre, survenu le 15 avril 2019, quand le pays a regardé, impuissant, la cathédrale Notre-Dame de Paris se consumer. Se retrouvent dans la même barque du discrédit nos deux plus importants fleurons patrimoniaux, au croisement de l’art et de l’histoire, du pouvoir et de la religion. C’est d’autant plus désastreux que leur public est en grande majorité constitué de touristes étrangers. Stewart Chau, directeur clientèle du groupe Verian et spécialiste de l’analyse des sentiments des Français, clôt l’affaire des bijoux dans L’Opinion du 22 octobre : « Les Français ont honte de ce qui s’est passé, mais surtout honte de l’image que cela produit de leur pays, et même d’eux-mêmes. »

      Diable ! Peut-on encore dire que l’avalanche des réactions est disproportionnée et qu’elle est alimentée par d’autres ressorts ? Hors des frontières, l’occasion est belle de titiller l’arrogance française, voire celle du Louvre. Chez nous, les mots s’inscrivent souvent dans le calendrier électoral. Ajouter un vernis identitaire à l’affaire, c’est faire l’impasse sur la nature des objets dérobés.

      Avant le vol, ces bijoux étaient exposés dans un océan d’indifférence. Chaque fois qu’on a mis les pieds dans la galerie d’Apollon, le peu de monde venait surtout pour l’exceptionnel éclat de la salle et ses 61 mètres de long. Sinon la France républicaine n’envoie pas ses écoliers communier devant des joyaux désuets. On ne va pas au Louvre pour des diadèmes, broches, colliers, boucles d’oreilles. On y va pour Léonard de Vinci, Poussin, Delacroix, Géricault. Pour Vermeer. Pour les arts d’Egypte ou de l’islam.

      Comme le dit avec son humour britannique Jonathan Jones, dans The Guardian, le 20 octobre, « heureusement que les voleurs du Louvre avaient un goût atroce en matière d’art ». Ils ont snobé tant de chefs-d’œuvre « au profit de bibelots royaux sans intérêt ». L’Anglais y va fort, mais vise juste. Outre la valeur symbolique, que d’autres transforment en parure identitaire, ces objets ont une « valeur inestimable », comme on a pu l’entendre, non au regard de l’art ou de l’histoire, mais du cours des métaux précieux – saphirs, émeraudes, or, diamants. « L’art est fragile, les diamants sont éternels », écrit Jonathan Jones.

      Les réactions au casse du Louvre ignorent une bascule qui tourmente les musées depuis une dizaine d’années, soulignée dans le New York Times du 20 octobre : au XXe siècle, on a beaucoup volé des tableaux, aujourd’hui, on vole des métaux rares. Les premiers sont invendables, les seconds recyclables.

      Inquiétude et vulnérabilité

      Les casses se répètent, portant à croire que le #grand_banditisme s’invite au banquet. Des bijoux d’une valeur dépassant les 100 millions d’euros sont volés, le 25 novembre 2019, au Musée de la Voûte verte, à Dresde (Allemagne). Le 22 novembre 2022, toujours outre-Rhin, 483 pièces d’or sont dérobées au Musée d’art celtique et romain de Manching, au nord de Munich. Le Royaume-Uni est également frappé par une vague de vols similaires depuis les années 2010. A Paris, le 16 septembre, des pépites d’or d’une valeur d’environ 1,5 million d’euros sont subtilisées au Muséum national d’histoire naturelle.

      Sécuriser des bijoux dans un lieu inadapté, qui plus est gigantesque, devenu un barnum à touristes, qui accueille 30 000 visiteurs par jour et près de 9 millions de personnes par an (de quoi, en passant, faire fuir les amateurs d’art), devient compliqué. Que les autres grands musées du monde restent très discrets, du moins publiquement, sur le vol à Paris, traduit leur inquiétude et leur vulnérabilité.
      Tous sont devant une équation complexe : une ouverture généreuse au public et la sécurisation d’objets encombrants, plus à leur affaire dans une banque. Mais « personne ne souhaite entrer dans un musée comme s’il entrait dans un coffre-fort », dit, le 20 octobre au New York Times, James Ratcliffe, un responsable, à Londres, de l’Art Loss Register, qui gère une base de données des objets volés.

      Laurence des Cars, la présidente du Louvre, est prête à installer un commissariat de police au sein de l’établissement, et ce serait une petite révolution. Mais aucun responsable ne veut transformer son musée en bunker, juste pour des bijoux.

      Alors que le Louvre va dépenser 400 millions d’euros pour creuser une salle consacrée à La Joconde, afin que le tableau ne vampirise plus la visite, les objets rehaussés de métaux précieux ne doivent-ils pas être externalisés ? Au Royaume-Uni, les joyaux de la couronne ne sont pas exposés à la National Gallery mais dans la Tour de Londres. Donc dans une prison. Il est vrai que, du côté d’Albion, l’affaire est sérieuse.

      #tourisme (ses faux frais)

    • Thomas Schlesser, historien de l’art : « Penser qu’un musée pourrait se défendre à coups de pistolet, c’est symptomatique d’une bêtise démagogique galopante »

      Pour l’auteur du roman « Les Yeux de Mona », le cambriolage au Louvre ne fait que rappeler la vulnérabilité du patrimoine.

      Lors de l’audition de la présidente-directrice du Louvre au Sénat, mercredi 22 octobre, l’élue UDI Annick Billon a interrogé Laurence des Cars : « Est-ce qu’il est question d’armer du personnel » dans le musée ? Cette piste de réflexion a été aussitôt écartée par Dominique Buffin, chargée de l’accueil et de la sécurité des lieux récemment dépouillés de huit bijoux estimés à 88 millions d’euros. Mais cette option faisait, de manière stupéfiante, un peu son chemin depuis le déclenchement de l’affaire.
      Ainsi, sans recevoir de démenti strict en plateau, Didier Giraud, une des « Grandes Gueules » de l’émission de débats de RMC, pouvait déclarer au mépris de toute réalité factuelle qu’au Royaume-Uni, « les mecs auraient pris une balle ». Le chroniqueur assume clairement son inclination pour un système de gardiennage avec des agents munis d’armes à feu. RMC a même cru bon d’isoler fièrement cette spéculation délirante sur ses réseaux.

      [Des Cars a évoqué l’implantation dune commissariat de police dans le Louvre, ndc]

      L’immense et légitime émoi du vol au Louvre, parce qu’il est en effet une catastrophe et qu’il y a eu des défaillances manifestes nécessitant des améliorations, offre sa surenchère d’idées douteuses, alors même que ces bijoux relèvent d’une histoire et d’une mémoire dont il serait d’abord honnête de dire qu’elles sont ignorées de la plupart. Interrogez donc quelqu’un au hasard sur la reine Hortense, le Second Empire ou même la définition d’un diadème… [Même le droitard] Sylvain Tesson a eu le mérite de la sincérité au micro de France Inter : « J’habite moi-même à 300 mètres du Louvre. Je n’étais jamais allé voir les joyaux de la Couronne. »

      Mais maintenant que les experts de la veille sont légion et que certains voudraient protéger les trésors nationaux avec des fusils dans les salles, il est temps de rappeler qu’un musée traduit la vulnérabilité ontologique de ce qui constitue un patrimoine. Celui-ci est d’autant plus à choyer, avec déférence et décence, sans imaginaire oppressif, qu’il est une matérialité fragile dont l’aura d’éternité est une pure illusion et, insistons, une illusion qu’entretient sa muséification. Le musée apparaît, fallacieusement, comme un sanctuaire existant depuis toujours et à jamais, capable de conserver des œuvres et des objets des contingences et des altérations du temps. D’où l’immense stupéfaction, d’ordre quasiment métaphysique et religieux, quand il y a une effraction en ses murs.

      Une invention récente

      En réalité, loin d’être immémoriaux, les musées sont une invention récente. Ils naissent entre la fin du XVIIIᵉ et le début du XIXᵉ siècle, dans le sillage des révolutions politiques et scientifiques qui, pour la première fois, organisent la conservation comme un acte public et rationnel. Le Louvre, dans sa forme moderne, est créé à la fois dans un climat d’iconoclasme révolutionnaire et avec l’ambition d’une transmission collective à travers les siècles. Comme l’écrit Krzysztof Pomian, historien majeur de l’institution muséale, il s’agit d’« une collection publique, s’adressant à tous, destinée à un avenir indéfiniment éloigné ». Mais cette pérennité absolue est évidemment un leurre.

      Dès la naissance du Louvre, l’artiste Hubert Robert avait matérialisé cette ambivalence, en peignant en 1796 un extraordinaire tableau montrant sa célèbre Grande Galerie en ruine, voûtes effondrées, sculptures décelées (pour les amateurs, le tableau est d’ailleurs… au Louvre, salle 932 de l’aile Sully). Comme si, à l’origine même de ce fantasme d’un patrimoine figé dans sa splendeur, il y avait la vision de sa finitude. Oui : même les musées, même La Joconde, de Léonard de Vinci, et La Liberté guidant le peuple, d’Eugène Delacroix, un jour, dans trois décennies ou dans cinq cent mille ans, redeviendront poussière.

      Ce que l’on croit conservé ne l’est pas indéfiniment. La conservation n’est jamais qu’un sursis qui n’ose pas dire son nom. Le musée n’est pas un refuge hors-sol, hors temps, hors d’atteinte ; il doit encore moins être une enclave sécuritaire. C’est un espace d’exposition au sens plein – où les œuvres sont à la fois montrées et exposées aux risques, irréductiblement.

      Penser qu’un musée pourrait se défendre à coups de pistolet, c’est symptomatique d’une bêtise démagogique galopante, et c’est trahir la vocation de tels lieux, qui appellent à la dignité et à la contemplation, et plus encore, à une prise de conscience humble et engageante. Ce que l’humanité a produit de plus beau, et de supposément impérissable, est un matériau précaire. Il convient de soigner ce patrimoine avec des regards instruits et aimants, du mieux que nous le pouvons, sans être les dupes d’un fantasme d’éternité, ni les complices de quelque brutalité que ce soit.


      Hubert Robert - Vue imaginaire de la Grande Galerie du Louvre en ruines, Paris, Musée du Louvre

      #histoire_de_l'art

    • [ADN et pédigrée] Cambriolage au Louvre : ce que l’on sait des deux suspects interpellés
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/10/26/cambriolage-au-louvre-ce-que-l-on-sait-des-deux-suspects-interpelles_6649691

      L’un des suspects a été interpellé à l’aéroport de Roissy alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire pour l’Algérie. Les deux hommes étaient déjà connus des services de #police pour des faits de vols.

      Les enquêteurs de la BRB, qui surveillaient les deux suspects depuis quelques jours en espérant remonter jusqu’au butin et identifier leurs complices, ont alors précipité leurs opérations. Le deuxième suspect a été interpellé concomitamment en Seine-Saint-Denis.

      Agés d’une trentaine d’années, tous deux étaient connus des services de police pour des vols sophistiqués, précise une source au Monde. Leur garde à vue pour vol en bande organisée et association de malfaiteurs criminelle peut durer jusqu’à quatre-vingt-seize heures. A ce stade des investigations, les enquêteurs de la #BRB et de l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC), chargés des investigations, sont toujours à la recherche du butin, estimé à 88 millions d’euros, et des autres complices.

      [...]

      Plus « de 150 prélèvements de traces ADN, papillaires et autres ont été réalisés » sur les lieux du cambriolage, avait annoncé jeudi Laure Beccuau. Dans leur fuite, les malfaiteurs avaient notamment abandonné des gants, un casque, deux disqueuses, un chalumeau, un gilet jaune et un talkie-walkie sur lesquels des prélèvements ont été effectués. Les voleurs n’ont pas eu le temps d’incendier le camion-élévateur, qui a aussi été examiné par les enquêteurs.

      La procureure avait également expliqué que la #vidéosurveillance avait « permis de suivre » le parcours des malfaiteurs à Paris et dans des départements limitrophes, évoquant aussi des images disponibles grâce aux caméras publiques ou privées (autoroutes, banques, entreprises…) à exploiter. Autant d’éléments qui ont permis d’identifier les deux suspects interpellés samedi.

      https://justpaste.it/a5bg6

  • #Scanners à l’entrée des #lycées : la #région #Auvergne‐Rhône‐Alpes poursuit sa surenchère sécuritaire
    https://www.mediacites.fr/decryptage/lyon/2025/09/02/scanners-a-lentree-des-lycees-la-region-auvergne-rhone-alpes-poursuit-sa-

    Après avoir installé des centaines de #portiques de #sécurité à l’entrée des lycées ces dernières années, la collectivité de Laurent #Wauquiez a testé, ce lundi 1er septembre, un #scanner #corporel similaire à ceux utilisés dans les #aéroports. Elle souhaite aller encore plus loin en déployant de la #vidéosurveillance #algorithmique et des détecteurs à ondes millimétriques, plus performants.

    Par contre, si tu as besoin d’un scanner pour un diagnostic médical, tu permets, va falloir attendre, et payer ta franchise.

  • Appel à cartographie des caméras de #Vidéosurveillance
    https://nantes.indymedia.org/posts/146969/appel-a-cartographie-des-cameras-de-videosurveillance

    Les caméras de surveillance sont un des outils du contrôle social et de la répression. Elles sont toujours utilisées à charges contre les minorités / les opposant.es. Il n’y a aucune corrélation entre le nombre de caméra dans une ville et la soit disant « sécurité » promise. Elles permettent…

    #Anti-répression #Ici_et_partout #Global

  • Appel à cartographie des caméras de #vidéosurveillance

    Présentation du site #Surveillance_under_Surveillance, un outil permettant de répertorier et cartographier les caméras partout dans le monde.

    Les caméras de surveillance sont un des outil du contrôle social et de la répression. Elles sont toujours utilisées à charges contre les minorités / les opposants. Il n’y a aucune corrélation entre le nombre de caméra dans une ville et la soit disant « sécurité » promise. Elles permettent de démultiplier l’action des policiers sans augmenter leur effectif. Leurs capacités atteignent alors celles qu’auraient bien plus de policiers et on se rapproche du ratio police/population typiques des Etats policiers.

    Cartographier et documenter les caméras est un moyen de contre-surveillance essentiel !

    Le site « SURveillance UNDer Surveillance » répertorie les caméras de vidéosurveillance de partout dans le monde : leur géolocalisation, leur type, leur angle de vue, etc.

    La manière la plus sécurisé de consulter le site est d’utiliser Tor (ou Orbot sur Android ?)
    http://sunders.ahcbagldgzdpa74g2mh74fvk5zjzpfjbvgqin6g3mfuu66tynv2gkiid.onion

    SUNDERS utilise les données cartographiques d’OpenStreetMap, et son fonctionnement est participatif : n’importe qui peut contribuer en ajoutant des informations

    Si la cartographie semble relativement à jour dans les grandes villes, il manque de nombreuses informations sur le positionnement des caméras dans les zones rurales.

    Du coup, c’est toujours bienvenu si vous avez envie de checker si les caméras dans les petites villes et villages près de chez vous (ou non) y sont répertoriées, et si c’est pas le cas de les ajouter à la cartographie !

    Comment contribuer (de manière anonyme) ?

    Depuis Tor visualiser sur Sunders les caméras déjà référencées de la zone de votre balade

    Sortir avec un calepin et un stylo

    Pour chaque nouvelle caméra non-référencée, noter leur adresse précise, leur type, la hauteur et la direction pointée (en degré par rapport au nord)

    Depuis Tor se connecter à MapComplete avec le compte collectif et ajouter les caméras :

    https://mapcomplete.org/surveillance.html?z=13&lat=44.902862309021174&lon=6.646870182698422#

    Par simplicité, voici un compte à usage collectif à disposition :
    Nom d’utilisateur : cartographie-surveillance
    Mot de passe : crametacamera

    Pour infos, les types de caméras sont les suivantes :
    https://wiki.openstreetmap.org/wiki/Key:camera:type

    On recommande pour approfondir le sujet la super brochure pas vu.e pas pris.e
    https://infokiosques.net/spip.php?article2019

    https://bourrasque-info.org/Appel-a-cartographie-des-cameras-de-videosurveillance-2666
    #cartographie #cartographie_participative #surveillance #caméras_de_surveillance #OSM #openstreetmap

    ping @fil @reka

  • Toulouse dévisse du ciboulot. Carnaval surveillé par des drones
    https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/toulouse-les-autorites-craignent-des-debordements-cette-manifestation-va-etre-s

    #drones_pour_un_carnaval

    Dimanche 30 mars 2025 a lieu le carnaval « sauvage et populaire de Bonnefoy ». Les autorités vont utiliser des drones pour surveiller cet événement interdit au centre-ville.

    (…)

    La préfecture s’attend à voir défiler environ 500 personnes.

    #ouhlala #prétextes_sécuritaires #surveillance #contrôle_social #notre_argent #toulouse #militarisation #fichage #biométrie #vidéosurveillance #reconnaissance_faciale #police

  • Faute de résultats, l’expérimentation de la #vidéosurveillance #algorithmique est prolongée - Next
    https://next.ink/176833/faute-de-resultats-lexperimentation-de-la-videosurveillance-algorithmique-est-

    Les deux députés chargés de l’auditer n’ont identifié qu’ « un cas seulement où la #vidéoprotection_algorithmique a été utile et encore c’était un ramasseur de champignons qui s’était égaré ». Initialement censée se terminer fin mars 2025, elle vient d’être prolongée jusqu’à fin mars 2027, dans le cadre d’une proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports, afin que la SNCF et la RATP, notamment, puissent continuer à l’expérimenter. Philippe Latombe avance qu’il va saisir le Conseil constitutionnel.

    #shadoks

  • #Italie : fuite en avant répressive du gouvernement #Meloni

    La #loi_1660, approuvé par les députés italiens en septembre 2024, envoyait un message clair : #ordre et répression. Elle dévoile toute sa dimension anti-sociale. Prévoyant de sanctionner plus fermement les #contestations, elle durcit également les conditions imposées aux détenus dans les prisons – et ouvre la voie aux entreprises dans le système pénitentiaire. Par Carlotta Caciagli, traduction Letizia Freitas [1].
    Radicalisation de mesures pré-existantes

    De nombreuses larmes de crocodile ont été versées, de Marco Minniti [ancien ministre de l’Intérieur NDLR] et Maurizio Lupi [ancien ministre des Infrastructures et des Transports NDLR] jusqu’au dernier maire ayant mis en application le décret Daspo [qui interdit d’accès à un lieu déterminé pour des raisons d’ordre public NDLR]. Parmi les voix qui, aujourd’hui, s’indignent, de nombreuses ont soutenu des décrets répressifs ces quinze dernières années.

    De quelle manière le débat a-t-il pu se détériorer au point que la question des inégalités sociales et de la pauvreté puisse être traitée comme un simple problème d’ordre public ? Les mesures auparavant en vigueur étaient déjà inadaptées et, à bien des égards, anticonstitutionnelles. Une détérioration ultérieure était difficile à imaginer, mais le gouvernement italien y est parvenu. Comment ? Principalement par des modifications ad hoc et quelque peu artificielles du code de procédure pénale.

    Le projet de loi intervient essentiellement dans trois domaines : gestion des comportements individuels et collectifs dans l’espace public, conditions imposées aux détenus dans les prisons et prérogatives des forces de l’ordre. Si chacune des mesures se traduit par une réduction des droits sociaux et humains, elle sous-traite également à des acteurs privés des tâches autrefois assumées par les pouvoirs publics.

    En ce qui concerne l’espace public et urbain, des actions telles que « l’occupation arbitraire d’immeubles destinés à l’habitation d’autrui » sont qualifiées de criminelles. Une peine allant de deux à sept ans de réclusion est prévue pour toute personne qui occuperait des habitations ou des dépendances (garages, jardins, terrasses). Le projet ne prévoit pas de circonstances atténuantes pour l’occupant, mais uniquement des circonstances aggravantes fondées sur le profil du propriétaire dont le bien est occupé.

    Mais sur cette mesure comme sur d’autres, il faut bien reconnaître que Giorgia Meloni ne part pas de zéro. L’ancien ministre Maurizio Lupi n’avait-il pas ouvert la voie à l’actuelle réforme avec le Piano Casa, ce décret de 2014 visant à protéger le droit de propriété des immeubles contre les mouvements sociaux en faveur du droit au logement ?

    L’introduction d’une règle surnommée « anti-Gandhi » est plus digne d’attention encore. Elle vise à punir d’emprisonnement quiconque bloque une route ou une voie ferrée. Si les participants sont nombreux – c’est-à-dire si l’action prend une dimension politique – les peines sont durcies. Si, au cours de la manifestation, des dommages (de toute nature, y compris morale) sont causés à des agents publics, la peine est majorée. Tout comme elle l’est si « la violence ou la menace est commise dans le but d’empêcher la réalisation d’un ouvrage public ou d’une infrastructure stratégique ».

    Stratégique, comme le pont du détroit de Messine, comme la Tav [Treno ad alta velocità, TGV, NDLR] Turin-Lyon, et comme tous les incinérateurs, gazéificateurs et bases militaires que l’on tente régulièrement d’implanter sur le territoire. De plus, le Code pénal sera à son tour modifié afin de punir davantage les auteurs de délits commis à proximité des gares.
    Américanisation du système pénitentiaire ?

    En ce qui concerne la prison, le projet de loi intervient de deux manières. Tout d’abord, en tentant de réglementer les émeutes dans les établissements pénitentiaires – caractérisées comme des actes de violence, de menaces ou de résistance aux ordres – en introduisant le délit de « résistance passive ». Par « résistance passive », il faut entendre « les conduites qui, compte tenu du nombre de personnes impliquées et du contexte dans lequel opèrent les agents publics ou les chargés d’une mission de service public, empêchent l’accomplissement des actes nécessaires à la gestion de l’ordre et de la sécurité ». Sont ainsi visées les révoltes contre la malnutrition et les conditions dégradantes d’incarcération.

    Mais il y a plus : désormais, l’organisation du travail des détenus est révisée par décret. Les initiatives de promotion du travail entendent davantage impliquer… les entreprises privées. En somme, il s’agit de préparer une force de travail docile et peu chère à se mettre au service du privé.

    Limitations généralisée des droits ? Pas pour les forces de l’ordre. En plus de permettre aux policiers et aux gendarmes de porter leur arme en-dehors des heures de service, le projet introduit la possibilité, sans aucune contrainte, pour le personnel de police, de s’équiper de « dispositifs de vidéosurveillance portables adaptés à l’enregistrement de l’activité opérationnelle et de son déroulement ». Des appareils qui peuvent également être utilisés dans n’importe quel lieu où sont détenues des personnes soumises à une restriction de leur liberté personnelle.

    Ces mesures pourront être financées grâce à une autorisation de dépenses pour les années 2024, 2025 et 2026. Pour promouvoir le travail en milieu carcéral, on y fait entrer les entreprises, tandis que pour les « body cam » des agents de la Police ferroviaire, l’addition sera payée par les contribuables…

    Face à une attaque aussi massive contre les droits individuels et sociaux, s’indigner et dénoncer les « mesures fascistes » ne suffira pas. Il est nécessaire de reconstruire des organisations professionnelles, des syndicats et des partis d’opposition. Un exercice face auquel l’opposition italienne bute depuis des décennies.

    Note :

    [1] Article initialement publié par notre partenaire Jacobin Italia sous le titre « La repressione è servita »,

    https://lvsl.fr/italie-fuite-en-avant-repressive-du-gouvernement-meloni
    #Giorgia_Meloni #répression #détention #conditions_de_détention #forces_de_l'ordre #police #privatisation #espace_public #criminalisation #occupation #Piano_Casa #Maurizi_Lupi #droit_de_propriété #droit_au_logement #anti-Gandhi #emprisonnement #blocage #américanisation #système_pénitentiaire #émeutes #résistance_passive #vidéosurveillance #Etat_policier

  • Loi narcotrafic : HAUTE SURVEILLANCE NUMERIQUE
    https://nantes.indymedia.org/posts/140340/loi-narcotrafic-haute-surveillance-numerique

    Contre la loi surveillance et narcotraficotage Au milieu du tumulte médiatique sur le trafic de drogues, une loi relative au « narcotrafic » est en train de passer au Parlement. En réalité, ce texte ne s’applique pas seulement à la vente de stupéfiants et conduit à renforcer lourdement les…

    #Surveillance_policière #vidéosurveillance_algorithmique #France #Global

  • La #justice confirme enfin l’#illégalité de #Briefcam

    #Victoire totale aujourd’hui au tribunal administratif de Grenoble ! L’affaire opposant La Quadrature du Net à la ville de #Moirans, en Isère, s’achève par une décision reconnaissant l’illégalité du logiciel de #vidéosurveillance algorithmique Briefcam. La justice ordonne à la commune de cesser immédiatement l’utilisation de ce #logiciel.

    Le logiciel de Briefcam est installé en toute opacité dans de très nombreuses communes de France. Techniquement, il permet d’appliquer des #filtres_algorithmiques sur les images de vidéosurveillance pour suivre ou retrouver les personnes en fonction de leur apparence, leurs vêtement, leur genre ou encore leur visage via une option de reconnaissance faciale. Depuis des années, nous dénonçons la dangerosité de cette #vidéosurveillance_algorithmique (#VSA) qui est un outil inefficace et utilisé surtout pour le contrôle des populations dans l’#espace_public. En parallèle, nous rappelons constamment son illégalité manifeste et le laisser-faire des pouvoirs publics.

    Ainsi, nous avons récemment critiqué la prise de position de la CNIL venue au secours de la police et la gendarmerie nationale, qui utilisaient ce logiciel depuis 2015 et 2017 sans l’avoir déclaré. La CNIL avait validé leur interprétation juridique farfelue pour sauver leur utilisation de ce logiciel dans le cadre d’enquête.

    Or, dans cette affaire contre l’utilisation de Briefcam à Moirans, la CNIL était opportunément intervenue quelques semaines avant l’audience pour affirmer que Briefcam serait légal si utilisé par une commune pour répondre à des réquisitions judiciaires. La décision du #tribunal administratif de Grenoble vient donc contredire frontalement cette position : il estime que le logiciel Briefcam met en œuvre un traitement de #données_personnelles disproportionné et qui n’est pas prévu par la loi, y compris dans le cas particulier d’enquêtes judiciaires.

    Cette décision d’illégalité est une #victoire sans précédent dans notre lutte contre la VSA. Les habitant·es de toute ville, à l’instar de Saint-Denis, Reims ou encore Brest qui ont choisi de mettre en place ce type de #surveillance_algorithmique, peuvent légitimement en demander l’arrêt immédiat. Les promoteurs politiques et économiques de la #Technopolice doivent faire face à la réalité : leurs velléités de #surveillance et de #contrôle de la population n’ont pas leur place dans notre société. La CNIL n’a plus d’autre choix que d’admettre son erreur et sanctionner les communes qui continueraient d’utiliser de la VSA.

    https://www.laquadrature.net/2025/01/30/la-justice-confirme-enfin-lillegalite-de-briefcam
    #efficacité #inefficacité #algorithmes

  • The gendered forest: Digital surveillance technologies for conservation and gender-environment relationships - Trishant Simlai, Chris Sandbrook, 2024
    https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/26349825241283837

    The above sections of this article aim to illustrate the complex and gendered relationships between nature and society in the forests of the CTR. Furthermore, the argument presented herein posits that gendered practices of forest produce collection extend beyond merely fulfilling material or livelihood needs but are also shaped by culturally specific practices that shape identities and gendered social relations. Women residing around the CTR use the forest as a multifaceted space for material requirements, cultural associations, seeking privacy or escaping patriarchal violence. The forests of the CTR are hence not a fixed space but constitute a landscape with multiple meanings and relations. It is important for scholars doing research on forests, conservation or environmental governance to account for these locally specific and multiple constitutions of forests. In the following sections of this article, we will demonstrate how digital technologies of surveillance in gendered spaces such as the forests of CTR impact women’s interactions with the forest multiple and the myriad of social relations discussed in this section. We start by engaging with the literature on feminist surveillance studies and connecting it to the use of digital technologies for conservation.

    Gendered surveillance: Voyeurism and control
    Research on video surveillance has provided the basic framework for addressing gender issues in surveillance practice. Surveillance by video has been broadly interpreted as part of ‘male policing’ (Brown, 1998, 2007). Such research has pointed out the voyeuristic uses of video surveillance where men, sitting comfortably in control rooms, have the power to monitor unsuspecting women and others from a distance. Studies have shown that voyeurism is one of the primary motivations for surveillance operators to watch women (Norris and Armstrong, 2020 [1997]). Koskela (2000) described such voyeuristic practices through video surveillance as the masculinization of space, where women are subjected to increased scrutiny without necessarily receiving any protection from sexual assault or harassment.
    Murray (2018) argued that surveillance results in women conforming to gendered expectations and becoming acutely aware of the consequences of not doing so. Murray’s analysis reveals that surveillance exacerbates structural violence against women by determining their every move even when they manage to stay safe from direct physical violence. Such surveillance practices are closely connected to stalking and can have extremely serious consequences that perpetuate violence against women.
    In their landmark paper on surveillance and violence against women, Mason and Magnet (2012) demonstrated how surveillance technologies reflect the cultural context in which they are deployed. These contexts are often rife with entrenched gender inequalities and violence against women. Yet, the implications of surveillance technologies on physical and structural violence against women are understudied within the discipline of surveillance studies, barring a few notable exceptions (Harris and Vitis, 2020; Monahan, 2017; Shelby, 2020).
    Surveillance technologies leading to voyeurism and violence against women may be the clearest point for feminist critique.

  • Les trajets les moins surveillés à Manhattan aux environs de 2001
    https://www.visionscarto.net/manhattan-video-surveillance

    Titre Les trajets les moins surveillés à Manhattan aux environs de 2001 Mots-clés #cartographie_radicale #cartographie_expérimentale #États-unis #New_York #contrôle Source Institute of Applied Autonomy (IAA) with Site-R Apparition(s) An Atlas of Radical Cartography, Journal of Aesthetics and Protest Press, 2007 (Edited by Lize Mogel et Alex Baghat) Auteur Steve Rowell Date de création 2001 #Cartothèque