• « On replace là le citoyen au cœur du problème » – Libération
    https://www.liberation.fr/medias/2013/03/12/on-replace-la-le-citoyen-au-coeur-du-probleme_888077/?redirected=1

    On retrouve toujours des choses complètement oubliées.
    Bon, visiblement, le rapport n’a pas été suivi d’effets aussi probants ;-(

    Interview
    « On replace là le citoyen au cœur du problème »
    Hervé Le Crosnier. chercheur au CNRS :
    par Camille Gévaudan
    publié le 12 mars 2013 à 20h56

    Chercheur à l’Institut des sciences de la communication du CNRS, Hervé Le Crosnier a coécrit avec Valérie Schafer la Neutralité de l’Internet. Un enjeu de communication.

    « C’est l’un des premiers rapports que je lis qui prend en compte la bi-directionnalité de l’Internet. On n’a pas d’un côté les producteurs et de l’autre des consommateurs : aujourd’hui, tout le monde peut devenir émetteur d’informations en ligne - et plus il y a de gens qui parlent, plus on va voir émerger de qualité… Il est donc très intéressant que l’avis veuille lier la neutralité du Net à une question de communication, et l’inscrire dans le cadre des droits fondamentaux au lieu de le restreindre à la question des négociations économiques entre les acteurs de l’Internet.

    « On replace là le citoyen au cœur du problème. Si le gouvernement applique ce qu’il y a dans le rapport, s’il va jusqu’à fixer des responsabilités aux opérateurs de services comme Facebook et Apple, et pas seulement aux opérateurs de réseau, et si on traite de manière indifférenciée l’Internet fixe, l’Internet mobile et l’Internet des objets, alors la France aura la loi la plus avancée au monde sur la neutralité du Net. A mon avis, il faudrait même étendre cette logique, pour y inclure le débat autour de la protection de la vie privée… Un autre droit fondamental de l’internaute. »

    #Neutrallité_internet #vie_privée #Communication

  • Des territoires pour tous les âges
    https://metropolitiques.eu/Des-territoires-pour-tous-les-ages.html

    Comme les enfants, les aînés sont souvent perçus à l’aune de leur incapacité et de leur vulnérabilité supposées. Angélique Giacomini invite à repenser les territoires pour favoriser le #vieillissement en bonne santé physique et mentale, et à mieux intégrer la parole et l’expertise des aînés dans leur fabrique. Comme de nombreux pays, la France connaît une révolution démographique. Nous n’avons jamais vieilli autant et aussi longtemps : en nombre, en part et en âges très avancés. Cette situation inédite #Débats

    / #âge, #démographie, vieillissement, #personnes_âgées

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-giacomini.pdf

  • « Dark patterns » : « la grande majorité des sites Web » manipulent leurs usagers, selon une étude internationale
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2024/07/11/dark-patterns-la-grande-majorite-des-sites-web-manipulent-leurs-usagers-selo

    De nombreux éditeurs de sites web ne proposent pas de politique de confidentialité claire, découragent le refus du suivi publicitaire et empêchent parfois la désinscription.

    Le Monde
    Publié le 11 juillet 2024 à 14h29

    Partout dans le monde, la quasi-totalité des sites web sont présentés d’une façon malhonnête, qui entrave les droits des usagers. C’est la conclusion du rapport sur les « dark patterns » (« interfaces trompeuses ») publié le 9 juillet par le Global Privacy Enforcement Network (GPEN), un réseau d’agences nationales de protection des données regroupant des dizaines d’agences – en France, la CNIL a d’ailleurs participé à cette étude.

    Un millier de sites Internet et d’applications ont été étudiés sur tous les continents : 97 % présentaient au moins un mécanisme de conception trompeur. A commencer par leur page de politique de confidentialité, problématique dans 89 % des cas, puisque trop longues (plus de 3 000 mots) ou contenant des « termes techniques et déroutants », nécessitant la capacité de lecture d’un étudiant en université trois fois sur quatre.
    « Incitation » et « obstruction »

    A la première connexion, la plupart des sites et des applications offraient aux utilisateurs un choix relatif au suivi de leur vie privée, mais 70 % d’entre eux compliquaient la sélection de l’option la plus protectrice, et 46 % imposaient plusieurs clics pour la confirmer.

    Certains offraient la possibilité de créer un compte, mais, dans 16 % des cas, le bouton de déconnexion était introuvable, et, dans 55 % de cas, il était impossible de désactiver son compte. Parmi ceux qui le permettaient, 29 % tentaient d’en dissuader les utilisateurs en employant un langage de « manipulation émotionnelle », comme « ça serait dommage de vous voir partir ». En outre, 35 % « harcelaient » leur usager en l’invitant plus d’une fois à reconsidérer son intention, et 27 % faisaient « obstruction » en imposant une étape peu commode, comme le remplissage d’un formulaire, qui exigeait 9 % du temps de nouveaux renseignements personnels.

    Parmi les sites auxquels on pouvait se connecter, 54 % recommandaient de le faire à travers un compte tiers, comme celui d’un réseau social, leur permettant un « meilleur suivi de l’utilisateur » ou de « recueillir plus d’information sur lui », déplore le GPEN.
    La France meilleure élève ?

    Dans un communiqué, et consécutivement à l’analyse des sites français, la CNIL livre des observations légèrement plus optimistes. A la première connexion, il paraît plus facile de choisir l’option la plus protectrice pour la vie privée, et, lorsqu’on s’inscrit à un site, on parvient plus souvent à se déconnecter.

    Mais ces observations doivent être considérées avec prudence car elles concernent un tout petit échantillon de dix-huit sites mobiles : six services commerciaux, six sites audiovisuels et six éditeurs de presse.

    Dans son communiqué, la CNIL laisse entendre que les manquements les plus graves ne resteront pas impunis : « les préoccupations soulevées cette année serviront à alimenter des travaux de la sensibilisation auprès d’organismes, mais aussi à l’orientation de la politique contrôles pour les cas les moins satisfaisants ».

    #Vie_privée #Cnsentement #Dark_patterns

  • Pflegebedürftige in Berlin getötet : Eine letzte Zigarette – dann erschlug Axel L. seine Frau
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/pflegebeduerftige-in-berlin-getoetet-eine-letzte-zigarette-dann-ers

    Vous avez vu « Amour » de Michael Haneke ? Vous n’avez rien vu.

    Les actes de blessure sont nombreux entre personnes agés dans un contexte d’isolement et d’incapacité. Voici quelques liens supplémentaires vers des articles sur des faits divers récents.

    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/30-hammerschlaege-auf-den-kopf-warum-ein-mann-seine-93-jaehrige-ehe

    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/83-jaehrige-demenzkranke-soll-in-koepenick-ehemann-mit-schere-ersto

    7.7.2024 von Katrin Bischoff - Am Landgericht Berlin wird kommenden Freitag das Urteil gegen einen 72-jährigen, kranken Mann erwartet, der mit der Pflege seiner Frau überfordert gewesen sein soll.

    Am Vormittag des 31. Dezember vergangenen Jahres geht bei der Berliner Polizei ein Notruf ein. „Ich möchte einen Mord gestehen“, sagt der Anrufer. „Wen haben Sie ermordet?“, fragt der Beamte am anderen Ende der Leitung. „Meine Frau, sie liegt im Kinderzimmer“, lautet die Antwort. Auf Nachfrage erzählt der Mann, er habe sie nicht vergiftet, sondern für die Tat einen Hammer, ein Kabel und ein Messer benutzt. Er nennt seinen Namen, die Adresse: Axel L., Neue Grottkauer Straße. Als das Gespräch nach 55 Sekunden endet, sind bereits Funkstreifenwagen unterwegs nach Hellersdorf.

    Axel L. wohnt mit seiner Frau seit 14 Jahren in einer Dreizimmerwohnung, die in der dritten Etage eines Plattenbaus liegt. Es gibt keinen Fahrstuhl. Polizeibeamte eilen hinauf; eine Polizistin steht als Erste vor der Wohnungstür, sie hat die Hand an der Waffe. Mit allem habe sie gerechnet, nur nicht mit dem, was dann geschehen sei, wird die 28-Jährige später als Zeugin vor Gericht aussagen.

    Als die Beamtin klopft oder klingelt, so genau kann sie sich Monate später nicht mehr erinnern, geht die Wohnungstür ein wenig auf. Ein kleiner, älterer Herr steht im Türspalt – normal gekleidet, ruhig, freundlich, noch mit dem Telefon in der Hand, so wird ihn die Polizistin beschreiben. Ihr Kollege empfindet ihn als sehr sachlich, emotionslos. „Ja, ich habe es getan“, sagt der Senior sofort. Etwas wackelig auf den Beinen, bittet er die Uniformierten herein.

    Im Wohnzimmer zwitschern Kanarienvögel. Eine Reisetasche steht dort bereit, in die Axel L. Pantoffeln, einen Schlafanzug und eine Kosmetiktasche gepackt hat. Er ist vorbereitet, weiß, dass ihn die Polizisten mitnehmen werden. Dann weist er auf die geschlossene Tür des einstigen Kinderzimmers.
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    Auf dem Boden hinter der Tür liegt seine Ehefrau, ihr Gesicht ist mit einem Handtuch abgedeckt. Birgit L. war nach einem Schlaganfall pflegebedürftig. Das Laufen fiel ihr schwer, der rechte Arm war gelähmt, die Sprache beeinträchtigt. Nun ist die 59-Jährige tot. Mit einem Hammer wurde ihr der Schädel eingeschlagen, mit einem Kabel die Luft abgedrückt, mit einem Küchenmesser 18-mal in den Oberkörper gestochen.

    Jede Tatwaffe hinterließ tödliche Verletzungen, wird die Obduktion ergeben. Ein Overkill. Begangen 48 Stunden zuvor. Auf die Frage, warum er zwei Tage mit dem Notruf gewartet habe, antwortet Axel L. bei der Mordkommission erschreckend emotionslos: Sie fange ja irgendwann mal an zu riechen. Und zum Motiv sagt er, sie seien 26 wundervolle Jahre verheiratet gewesen. Doch nach ihrem Schlaganfall sei sie eine unmögliche Person geworden.
    Nach der Tat trank Axel L. zwei Flaschen Jägermeister

    Seit Mitte Juni muss sich Axel L. vor einer Schwurgerichtskammer des Berliner Landgerichts verantworten. Jeden Verhandlungstag wird der Angeklagte im Rollstuhl, in dem er kauernd zu versinken scheint, in den Saal geschoben. Ein kleiner Mann mit Glatze, Brille, zusammengepressten Lippen und gefalteten Händen, der wesentlich älter aussieht, als er mit seinen 72 Jahren ist. Die Staatsanwältin wirft ihm heimtückischen Mord vor. Er sei mit der Pflege seiner Frau überfordert gewesen.

    Axel L. ist ein kranker Mann. Zwei Schlaganfälle hat er relativ gut überstanden, den letzten vor drei Jahren. Er leidet an einer schweren, unheilbaren Lungenerkrankung im Endstadium und beginnender Demenz. Alkoholiker ist er, seit 23 Jahren trocken. Erst nach dem gewaltsamen Tod seiner Frau holte er sich nach eigenen Angaben zwei große Flaschen Jägermeister aus dem nahen Supermarkt. Dann ging er noch einmal zum Kiosk, um sich zwei Taschenflaschen Minzlikör zu kaufen. Die leeren Flaschen standen noch auf dem Wohnzimmertisch, als die Polizei kam.

    Im Prozess schweigt der Angeklagte auf ausdrücklichen Wunsch, wie seine Anwältin sagt. Nur einmal erhellt der Schimmer eines Lächelns sein Gesicht, als sein sechs Jahre jüngerer Bruder aus Sachsen-Anhalt vor Gericht erscheint und seine Zeugenaussage macht.

    Der Bruder erzählt, dass Axel L. gerade im letzten halben Jahr vor der Tat nervlich am Ende und immer verzweifelter gewesen sei, abgenommen habe er und im neuen Jahr habe er die Vormundschaft für die kranke Ehefrau abgeben wollen. „Was soll ich machen?“, habe ihn Axel L. Heiligabend in einem Telefonat gefragt. „Du musst jetzt durchhalten wegen der Feiertage“, sei seine Antwort gewesen. Über Birgit habe sein Bruder aber nie geklagt.

    Axel L. und seine Frau haben einen gemeinsamen Sohn, doch der Kontakt zu dem mittlerweile 29-Jährigen soll vor vielen Jahren abgebrochen sein. Der junge Mann sprach den Ermittlern gegenüber von einem gewalttätigen Vater und einer devoten Mutter. Er weigerte sich, im Prozess auszusagen. Freunde hatte das Paar nicht.

    Doch es gab durchaus Hilfe. Birgit L. hatte nach ihrem Schlaganfall Pflegegrad drei. Ein Pflegedienst kam zweimal in der Woche, um die Frau zu duschen. Die Mitarbeiterinnen können vor Gericht nur Gutes über den Angeklagten berichten. Ein liebevoller, total netter, toller Mensch sei er. Er habe beim Eincremen und Anziehen immer geholfen, seiner Frau danach ab und an ein Küsschen gegeben und sie mit einem „Siehste, haste es wieder geschafft“ aufgemuntert. Birgit L. habe nie von Gewalt geredet, es habe auch keine Anhaltspunkte dafür gegeben.

    Als Axel L. wegen seiner Lungenkrankheit Anfang Dezember vorigen Jahres ins Krankenhaus musste, hatte er eine Verhinderungspflege vereinbart. Der Pflegedienst kam nun viermal am Tag zu seiner Frau in die Wohnung. Birgit L. habe sich gefreut, als ihr Mann nach elf Tagen wieder bei ihr gewesen sei, erzählt eine Pflegekraft. Die professionelle Hilfe sei dann wieder auf zwei Besuche wöchentlich reduziert worden.

    „Wir hätten mehr leisten können“, sagt die Chefin des Pflegedienstes als Zeugin. Unterstützung im Haushalt, Spaziergänge, Einkaufen. Sie habe es angeboten, weil sie um die Belastung für pflegende Angehörige wisse. „Das war aber nicht erwünscht.“ Weder von Axel L. noch von seiner Ehefrau. Sie kämen zurecht, so die Begründung.

    Doch sie kamen nicht zurecht. Am Morgen des Tattages, dem 29. Dezember, kam der Pflegedienst ein letztes Mal. Die Mitarbeiterin blieb 35 Minuten und verließ die Wohnung gegen 9.25 Uhr wieder. Ihr sei an diesem Tag nichts aufgefallen, außer dass Axel L. diesmal nicht beim Anziehen geholfen habe, sagt sie vor Gericht.

    Allein fünf der 18 Messerstiche gingen ins Herz

    Was danach geschah, erzählte der Angeklagte den Mordermittlern. Die Vernehmung wurde aufgezeichnet und im Prozess abgespielt. Axel L. legte sich einen Hammer, ein Küchenmesser und ein Kabel zurecht. Mit seiner Frau rauchte er im Wohnzimmer noch eine letzte Zigarette. Dann bat er sie, mit ihm nach nebenan zu kommen, um am geöffneten Fenster frische Luft zu schnappen.

    Im Kinderzimmer soll Birgit L. ihren Mann gefragt habe, wozu auf dem Bett ein Hammer liege. Axel L. soll das Werkzeug ergriffen und geantwortet haben: „Um dich zu erschlagen.“ Wie seine Frau reagiert habe, wollte der Ermittler wissen. Gar nicht, antwortete der Rentner. Er habe „gleich den Arm gehoben und auf sie eingedroschen“. Als sie noch röchelte, nahm er das Kabel. Dann griff er zum Messer. Allein fünf Stiche gingen ins Herz.

    Axel L. sprach davon, dass er mit seiner Frau 26 Jahre verheiratet war – wundervolle Jahre seien es gewesen. Doch warum dann dieser Gewaltausbruch? Eine Antwort darauf versucht die psychiatrische Sachverständige zu geben. Sie spricht von einer schizoiden Persönlichkeitsstörung mit emotionaler Kühle, von leichten kognitiven Beeinträchtigungen des Angeklagten und ersten Anzeichen einer Demenz. Von Schicksalsschlägen. All das könne die Tat erklären.

    Nach ihren Worten war Axel L. ein Einzelgänger, einer, der in jungen Jahren die Menschen als unverlässlich und missbrauchend kennengelernt und gesehen habe, dass es besser ohne sie geht. Der Vater ging ohne die Familie in den Westen, die Mutter war gewalttätig. Der Angeklagte baute eine Abneigung gegen zu viel Nähe auf.

    Die Schule verließ er nach der achten Klasse, machte eine Ausbildung zum Apparatefahrer. Mit 19 Jahren versuchte er, aus der DDR zu fliehen. Er wurde gefasst. Die erste Haftstrafe brach seine Biografie, sagt die Gutachterin. Axel L. begann zu trinken, es folgten in der DDR zahlreiche Gefängnisaufenthalte wegen asozialen Verhaltens. Insgesamt wurden daraus 18 Jahre Haft. Nicht die Arbeit sei das Problem gewesen, so die Psychiaterin – sondern die Vorschrift, wo er zu arbeiten habe.

    Mit der Wende änderte sich dieses Verhalten schlagartig und Axel L. arbeitete immer – bis zur Rente. Für eine schizoide Persönlichkeit sei es typisch, sich einen Seelenverwandten zu suchen, erklärt die Psychiaterin. Axel L. fand ihn in seiner Ehefrau. Mit der zwölf Jahre jüngeren Birgit L. war er „völlig im Reinen“. Die lebenslustige Frau war das Fenster zur Welt.
    Axel L. zeigte Anzeichen einer depressiven Episode

    Dann kamen die Schicksalsschläge, die die Sachverständige aufzählt: Im Juni 2022 starb die Schwiegermutter von Axel L., die wichtigste Kontaktperson des Paares. Im November desselben Jahres erlitt Birgit L. den Schlaganfall. Aus der lebenslustigen Frau, die bis zu ihrer Erkrankung als Küchenhilfe gearbeitet hatte, wurde ein Pflegefall. Damit brach für Axel L. der wichtigste Mensch im Leben weg. Im Dezember starb der Hund.

    Die Hoffnung, dass sich seine Frau von dem Schlaganfall erholen würde, schwand bei Axel L. So wurde für ihn aus der geliebten Frau die unmögliche Person – damit entmenschlichte der Angeklagte seine Partnerin. Zudem mehrten sich laut Gutachterin ab Oktober 2023 Anzeichen einer depressiven Episode: Er klagte über Antriebslosigkeit, Schlafstörungen und er verlor Gewicht.

    Hinzu kamen weitere gesundheitliche Probleme und die beginnende Demenz. Er habe die weitergehende Hilfe des Pflegedienstes abgelehnt, weil er eine gesunde Frau und weniger Sorgen gebraucht habe. „All das konnte ihm der Pflegedienst nicht bieten.“

    Die Psychiaterin gibt an, dass der Angeklagte in seiner Steuerung nicht vollständig, aber erheblich eingeschränkt gewesen sei. Das spräche für eine verminderte Schuldfähigkeit. Axel L. habe nur wenige Möglichkeiten gesehen, vorhandenen Impulsen etwas entgegenzusetzen. Das Übertöten spreche für eine absolute Wut. Für die Vernichtung einer Hülle, einer unmöglichen Person, die ihm das Wichtigste, seine Frau, genommen habe.

    Axel L. verfolgt die Verhandlung reglos in seinem Rollstuhl sitzend. Er reagiert auch nicht, als Staatsanwältin Silke van Sweringen am bisher letzten Verhandlungstag in ihrem Plädoyer von einer wohlüberlegten und keineswegs spontanen Tat des Angeklagten spricht. Davon, dass Axel L. durch den Genuss von Alkohol die Erleichterung über den Tod seiner Frau habe auf sich wirken lassen.
    Am Freitag soll das Urteil über Axel L. gesprochen werden

    Van Sweringen fordert, den Angeklagten wegen Mordes zu verurteilen. Sie geht von einer verminderten Steuerungsfähigkeit aus, verlangt deswegen eine Haftstrafe von zehn Jahren. Verteidigerin Silvia Dukpa-Wüst verweist in ihrem Schlusswort darauf, dass Birgit L. schon etwas verwirrt gewesen sei und auch öfter den Wunsch geäußert habe, aus dem Leben zu scheiden.

    „Mein Mandant hatte keinen Lebensmut mehr, seine Frau hatte keinen Lebensmut mehr“, so die Anwältin. Axel L. habe in seinem Leben immer alles allein gemacht, deswegen sei er auch nicht auf den Pflegedienst zugegangen. Sie will, dass ihr Mandant lediglich wegen Totschlags schuldig gesprochen wird und fordert eine Freiheitsstrafe von sechs Jahren.

    Am kommenden Freitag hat Axel L. die Gelegenheit zum letzten Wort, das ihm als Angeklagter zusteht. Noch am selben Tag will die Kammer ein Urteil sprechen. Vermutlich wird der 72-Jährige die nächsten Jahre im Justizvollzugskrankenhaus verbringen, in dem er sich schon seit seiner Festnahme befindet.

    Pflegebedürftige in Berlin

    In Berlin gab es Ende 2021 rund 185.500 Menschen, die Leistungen nach dem Pflegeversicherungsgesetz bezogen. Das entsprach laut Statistikamt fünf Prozent der Bevölkerung. Fast jeder Dritte davon war 85 Jahre alt oder älter. Rund 85 Prozent der Pflegebedürftigen in Berlin wurden zu Hause gepflegt, davon 94.386 durch ihre Angehörigen. Bis zum Jahr 2040, so die Prognose, werden in Berlin mindestens 208.000 Menschen pflegebedürftig sein.

    #Berlin #vieillesse #social #maladie #justice

    • Rentner aus Berlin-Hellersdorf für Mord an pflegebedürftiger Ehefrau zu Haft verurteilt
      https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/rentner-aus-berlin-hellersdorf-fuer-mord-an-pflegebeduerftiger-ehef

      12.7.2024 von Katrin Bischoff - Der Berliner Richter spricht nicht von Überforderung. Vielmehr habe der 72-jährige Angeklagte Hilfsangebote ausgeschlagen und sich durch Mord seiner Frau entledigt.

      Es ist ein hartes Urteil, und der Vorsitzende Richter Thomas Groß begründet es sehr gut. Der angeklagte Axel L. habe einen Menschen getötet, der ihm besonders vertraute – seine pflegebedürftige Ehefrau, sagt Groß am Freitag. Er verurteilt den angeklagten schwer kranken 72-Jährigen wegen heimtückischen Mordes zu neun Jahren Haft. Die Schwurgerichtskammer des Landgerichts Berlin geht davon aus, dass Axel L. zum Zeitpunkt der Tat wegen einer beginnenden Demenz erheblich in seiner Steuerungsfähigkeit eingeschränkt war.

      Am 29. Dezember des vergangenen Jahres lockte der Angeklagte seine Frau, die nach einem Schlaganfall pflegebedürftig war, in das einstige Kinderzimmer der gemeinsamen Dreizimmerwohnung in Hellersdorf. Dort hatte sich Axel L. einen Hammer, ein Kabel und ein Messer zurechtgelegt, um seine Ehefrau Birgit, mit der er 26 Jahre verheiratet war, zu töten. Axel L. schlug seiner Frau den Schädel ein, dann würgte er sie mit dem Kabel und stach anschließend 18-mal auf sie ein.

      Der Angeklagte sei bei der Tat gnadenlos vorgegangen, sagt Groß. Erst zwei Tage später, am Silvestertag, rief Axel L. die Polizei. Zwar hatte der Angeklagte vor Gericht geschwiegen, bei der Mordkommission jedoch die Tat eingeräumt. Das Video der Vernehmung war im Prozess abgespielt worden.

      Der Vorsitzende Richter erwähnt in seiner Urteilsbegründung nicht ein einziges Mal das Wort Überforderung, das in der Anklage als Tatmotiv angeführt wird. Die Pflege seiner Frau sei ihm einfach zu viel geworden, sagt Groß. Dabei hätte sich Axel L. jederzeit Hilfe holen können, gibt der Richter die Überzeugung der Kammer wieder.
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      Der Pflegedienst, der nach einem Schlaganfall zweimal in der Woche gekommen sei, um Birgit L. zu duschen, habe dem Angeklagten mehr Unterstützung offeriert. „Sie haben konkrete Angebote bekommen“, sagt Groß zu dem im Rollstuhl sitzenden Angeklagten. Die Situation sei für Axel L. daher nicht ausweglos gewesen. „Sie aber entscheiden sich anders, sie entledigten sich Ihrer Frau“, sagt der Richter.
      Birgit L. hatte durchaus noch Lebensfreude

      Groß betont, dass Birgit L. kein schwerer Pflegefall gewesen und gerade einmal 59 Jahre alt geworden sei. Durchaus habe sie noch Lebensfreude gehabt. Birgit L. in das Kinderzimmer zu locken, um angeblich gemeinsam frische Luft zu schnappen, sei schändlich gewesen, erklärt der Richter und spricht davon, dass der getöteten Frau in diesem Verfahren nur wenig Platz eingeräumt worden sei. Es habe leider keine Nebenkläger gegeben, sagt Groß. Birgit und Axel L. haben einen gemeinsamen Sohn, der aber schon vor Jahren den Kontakt zu seinen Eltern abgebrochen und eine Aussage vor Gericht verweigert hatte.

      Mit seinem Urteil wolle er ein klares Signal setzen, betont der Vorsitzende Richter. Das Geschehene – ein alter Mensch bringt seinen pflegebedürftigen Partner um – mache ihm Angst für die nächsten Jahre. In schlechten Zeiten könne man nicht einfach seinen Ehepartner ermorden, nur weil es schwer werde, sagt der Richter.

      Axel L., der an einer unheilbaren Lungenkrankheit leidet, zwei Schlaganfälle überlebt hat und nun im Rollstuhl sitzt, hatte in seinem letzten Wort geäußert, er bedaure, dass er am Tattag so ausgerastet sei.

      Mit dem Urteil bleibt die Schwurgerichtskammer unter der Forderung der Staatsanwältin. Sie hatte für den Angeklagten wegen heimtückischen Mordes eine Verurteilung zu zehn Jahren Haft gefordert.

      Die Verteidigerin von Axel L. war in ihrem Plädoyer von Totschlag ausgegangen und hatte für ihren Mandanten eine Freiheitsstrafe von sechs Jahren verlangt. Unklar ist, wie der Angeklagte seine Strafe verbüßen wird. Seit seiner Festnahme ist er im Justizvollzugskrankenhaus untergebracht.

      Noch ist das Urteil nicht rechtskräftig.

  • Lecture d’un extrait du livre « Tout ce qui nous était à venir » de Jane Sautière, paru aux Éditions Verticales, en 2024.

    https://liminaire.fr/radio-marelle/article/tout-ce-qui-nous-etait-a-venir-de-jane-sautiere

    Jane Sautière aborde dans ce récit autobiographique les effets de l’âge, de la maladie, elle se fait la voix d’une génération qui vieillit (dans ses désirs, ses engagements sociaux et politiques et jusqu’à son langage). Elle décrit ce qui avant lui était possible et qui désormais lui échappe inexorablement. Une lente disparition qui prend la forme d’une depossession. « Nous ne savons plus comment rendre visible notre présence au monde, un déficit d’existence ». Le diagnostic de sa maladie dans les dernières pages du livre, déplace cette réflexion sur le vieillissement en précipitant l’imminence de la fin, dès lors c’est la question de sa mort qu’elle envisage comme une nouvelle expérience. « Notre passé est une constellation d’étoiles mortes dont la persistance de la lumière ne nous leurre pas ». Un texte puissant, lumineux, d’une beauté éclatante.

    (...) #Radio_Marelle, #Écriture, #Livre, #Lecture, #En_lisant_en_écrivant, #Podcast, #Art, #Politique, #Littérature, #Mémoire, #Portrait, #Vieillesse, #Mort (...)

    https://liminaire.fr/IMG/mp4/en_lisant_tout_ce_qui_nous_e_tait_a_venir_jane_sautie_re.mp4

    https://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Verticales/Minimales-Verticales/Tout-ce-qui-nous-etait-a-venir

  • Législatives en France : pour les aides à domicile, le manque de main d’œuvre étrangère inquiète - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/58142/legislatives-en-france--pour-les-aides-a-domicile-le-manque-de-main-do

    Législatives en France : pour les aides à domicile, le manque de main d’œuvre étrangère inquiète
    Par RFI Publié le : 02/07/2024
    À la veille du second tour des législatives, le Rassemblement national (RN) caracole toujours largement en tête des sondages et pourrait arriver au pouvoir pour la première fois. Plusieurs secteurs d’activité, déjà sous tension quant à la problématique de la main d’oeuvre, résisteraient-ils à une réduction des flux migratoires ? Plusieurs entreprises d’aide à la personne ont fait part de leur inquiétude, rappelant qu’elles souffrent déjà d’un manque de personnel.
    Renée, 95 ans, est très dépendante. Si elle peut encore vivre chez elle dans son appartement du nord-est parisien, c’est parce que des dizaines de personnes, soignants et aides à domicile, comme Olga, se relaient à son chevet. « J’ai beaucoup de personnes qui m’aident le matin pour me lever, puis pour me laver, l’après-midi pour me changer, le soir pour me coucher, énumère Renée. Tu te rappelles, Olga ? Presque toutes sont du Cameroun », dit-elle. Des femmes en majorité, pour la plupart immigrées. « Sur 30, peut-être une Française ou deux », précise-t-elle.
    Olga, 35 ans, est Moldave. Elle est arrivée en France en 2016. « Depuis que je suis venue ici, je travaille tous les jours ». Olga tente de se rassurer, mais le climat politique l’inquiète. « Si j’ai bien compris, les personnes qui sont en règle, qui respectent la loi, qui payent les impôts, elles ne vont pas être touchées. J’espère que ça va être comme ça, comme ils disent, qu’on va pouvoir rester ici, parce qu’on est venus ici pour nos enfants, pour leur donner une plus belle vie », explique-t-elle.
    « Parce que s’ils enlèvent tout, il n’y a plus personne pour soigner », ajoute Renée. D’après l’Insee en Île-de-France, six aides à domicile sur dix sont immigrées.

    #Covid-19#migration#migrant#immigration#economie#care#politiquemigratoire#extremedroite#sante#vieillissement

  • Elvis (* January 8, 1935) is alive.
    https://www.youtube.com/watch?v=QClj1WbIseQ


    And he is a gay communist now !

    La preuve

    https://www.youtube.com/watch?v=96V_gsINmko

    https://www.youtube.com/watch?v=RuBAqCBFNF8

    https://www.youtube.com/watch?v=Tyzv7GR6YUg

    Comme diraient mes copains amerloques : Only a dead communist is a good communist .

    Discussion scientifique : pourquoi il n’est pas le seul.
    https://www.youtube.com/watch?v=8eraNZHM1to

    Question : Pourquoi Elvis est vivant ?
    Réponse : C’est facile à prouver. Elvis est bon. C’est évident. Puisqu’on ne peut pas être et bon et communiste et mort à la fois (il n’y a pas d’intérêt une fois qu’on est mort), Elvis est vivant.
    QED.

    P.S. Elvis gay ? Bah évidemment. Vous avez regardé attentivement ses vidéos ? Alors !

    #rock_n_roll #wtf #crowdsourcing
    #sagesse_des_mouches #vie_éternelle #religion

  • Si vous ne voulez pas que #facebook utilise vos infos et photos pour son IA, il faudra remplir au plus vite ce formulaire - Geeko
    https://geeko.lesoir.be/2024/06/10/si-vous-ne-voulez-pas-que-facebook-utilise-vos-infos-et-photos-pour-son

    Exemple de texte de motivation : Cette utilisation me parait non conforme aux informations communiquées par l’Autorité de protection des données de Belgique, notamment, relativement au GDPR. Dans tous les cas, je souhaite faire valoir mes droits en m’opposant à un telle exploitation de mes données personnelles. https://www.autoriteprotectiondonnees.be/citoyen

    -- Permalien

    #vieprivée #ai

  • Photoshop und Premiere Pro : Adobe Creative Cloud wird nun als Spyware bezeichnet
    https://www.golem.de/news/photoshop-und-premiere-pro-adobe-creative-cloud-wird-nun-als-spyware-bezeichne

    Adobe t’espionne et exige le droit de « vendre » tout ce qui est sauvegardé sur leurs serveurs.

    7.6.2024 von Oliver Nickel - Adobe hat vor Kurzem einige Änderungen an den Nutzungsbedingungen für die Creative Cloud vorgenommen. Kunden sollten diese akzeptieren. Ansonsten können Programme wie Photshop, Lightroom und Premiere Pro nicht genutzt werden. Das Problem: Einige Medienprofis halten die neuen Änderungen für problematisch und haben ihren Unmut im Internet geteilt (via 9to5mac).

    „Ausschließlich zum Zweck des Betriebs oder der Verbesserung der Dienste und Software erteilen Sie uns eine nicht exklusive, weltweite, gebührenfreie und unterlizenzierbare Lizenz zur Nutzung, Vervielfältigung, Anzeige, Verbreitung, zur Erstellung abgeleiteter Werke und öffentlichen Aufführung und Übersetzung der Inhalte“, heißt es in der Lizenzänderung. Adobe hat in einem kurzen Patch-Notes-Fenster auf die Neuerungen hingewiesen.
    Kritik aus sozialen Medien

    „Wir stellen klar, dass wir auf Ihren Inhalt über manuelle und automatisierte Methoden zugreifen können, beispielsweise über Inhaltsprüfungen“, heißt es. Adobe gibt nicht an, für welche Produkte die Daten genutzt werden können. In der Theorie könnten damit beispielsweise KI-Modelle trainiert werden. Unabhängig davon scheint der Eingriff nicht allen zu gefallen. So äußerte sich der Filmregisseur Duncan Jones dazu auf X (Post mittlerweile entfernt): „Wir arbeiten hier an einem verdammten Film, und NEIN, Sie haben nicht plötzlich Rechte an der Arbeit, die wir daran leisten, nur weil wir Sie für die Verwendung von Photoshop bezahlen.“

    Die Diskussion wird von vielen weiteren Menschen auf X fortgeführt. Eine Suche nach dem Thema ergibt viele Posts, die Photoshop und Co. als Spyware bezeichnen. Auch im Reddit-Subforum r/creativecloud sprechen viele User die neuen Nutzungsbedingungen an. Stimmen User dem nicht zu, dann können sie die Software erst einmal nicht weiterverwenden. Es wird sich zeigen, ob und wie Adobe auf die Kritik reagiert.

    #sécurité #commerce #vie_privée #espionnage #AI #monopoles

  • Comment les Vietnamiens sont devenus parmi les principaux migrants sur les « small-boats » vers l’Angleterre - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57420/comment-les-vietnamiens-sont-devenus-parmi--les-principaux-migrants-su

    Comment les Vietnamiens sont devenus parmi les principaux migrants sur les « small-boats » vers l’Angleterre
    Par Louis Chahuneau Publié le : 30/05/2024
    Depuis le début de l’année, les migrants vietnamiens sont de plus en plus nombreux à traverser la Manche en direction du Royaume-Uni. Depuis le drame du camion charnier en 2019 où 39 Vietnamiens avaient trouvé la mort par asphyxie en se rendant de manière irrégulière au Royaume-Uni, les exilés originaires du Vietnam continuent de tenter d’atteindre les côtes britanniques, mais par voie maritime.
    Au Royaume-Uni, 10 Downing street tremble. À cinq semaines des élections législatives britanniques, le Premier ministre conservateur Rishi Sunak ne parvient pas à limiter le nombre de migrants arrivant par bateau au Royaume-Uni : elles ont atteint un record sur les premiers mois de l’année 2024 avec 10 000 passages.Récemment, le ministère de l’Intérieur britannique a constaté un autre phénomène inquiétant. Depuis le début de l’année, la part de migrants vietnamiens sur les « small-boats » a considérablement augmenté. Entre janvier et mars 2024, 1 060 personnes originaires du Vietnam ont débarqué au Royaume-Uni par bateau, soit 14% du total des arrivées. Selon les médias britanniques, ils représentent désormais la plus large communauté qui traverse la Manche.
    « Une théorie sur l’augmentation récente des traversées en bateau est que l’autre itinéraire irrégulier, à l’arrière d’un camion à travers le tunnel sous la Manche, est devenu plus difficile en raison des réglementations récemment mises en œuvre dans le cadre du Brexit. Cela a poussé les migrants vietnamiens à emprunter les petites embarcations », explique à InfoMigrants Seb Rubsy, sociologue britannique à l’Université de Birmingham et spécialiste de cette communauté. « Avec le Brexit, les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l’Europe continentale ont été réduits, ce qui a entraîné une diminution du nombre de camions transportant des marchandises entre les deux régions », complète Mimi Vu, experte indépendante sur le trafic d’êtres humains.
    En 2019, la Grande-Bretagne a par ailleurs été marquée par la tragédie du camion charnier retrouvé dans l’Essex, dans lequel 39 migrants vietnamiens avaient trouvé la mort par asphyxie. Un drame qui a également participé au changement de méthode. Chez les bénévoles français qui maraudent sur les plages du nord, c’est un peu la sidération. « À notre grande surprise, on a constaté depuis le début de l’année beaucoup de Vietnamiens sur la côte. C’est incroyable, c’est une population qu’on ne croisait pas du tout avant », raconte à InfoMigrants Olivier Ternisien d’Osmose 62 qui patrouille sur les plages dans le Boulonnais et le Montreuillois.
    « On croise autant de femmes que d’hommes, des personnes plutôt jeunes mais je n’ai pas vu de familles avec enfants », ajoute Sophie Roux, de la même association, qui se souvient d’une communauté un peu plus argentée que d’autres : « Quand ils échouent à traverser, ils ne cherchent même pas à négocier le prix des taxis pour rentrer vers Dunkerque », se souvient-elle. Même écho chez les bénévoles d’Utopia 56. « Depuis l’été dernier, on voit de plus en plus de Vietnamiens sur le littoral nord, surtout à Grande-Synthe et Dunkerque », commente Angèle Vettorello, coordinatrice de l’association à Grande-Synthe.
    Dans les années 2010, les Vietnamiens se regroupaient essentiellement vers Angres (Pas-de-Calais), à une centaine de kilomètres des côtes françaises. Les médias avaient même surnommé cette ville « Vietnam city » en raison de l’entraide qui régnait entre l’ex-municipalité communiste et cette communauté asiatique à qui elle avait mis un local à disposition. Mais les temps ont changé et le hangar a fermé en 2018. Désormais, les Vietnamiens se mélangent d’avantage aux autres communautés (kurde, bangladaise ou encore soudanaise). « Il y a de plus en plus de Vietnamiens qui viennent sur les points de distribution, ce qui nous a poussé à traduire nos textes de prévention en vietnamien », explique encore Salomé Bahri d’Utopia 56. « Parfois on voit des Kurdes et des Vietnamiens prendre un bateau ensemble. Je pense que les communautés se mélangent de plus en plus car le nombre de passagers par ’small-boat’ est de plus en plus élevé ». (...)
    Les migrants vietnamiens peuvent aussi compter sur l’appui d’une communauté historiquement établie en France. Fin mai, une opération de police conjointe menée par les services de l’Office central de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM) et la police anglaise ont permis de démanteler une filière de passeurs de migrants entre la France et le Royaume-Uni. Douze personnes, soupçonnées d’être des logeurs ou des convoyeurs, ont été arrêtées en banlieue parisienne, tandis que quatre autres ont été interpellées en Angleterre. Parmi eux, un jeune homme de 25 ans, surnommé
    Cette opération de police a permis de comprendre comment fonctionne les réseaux de passeurs vietnamiens. « Pour diminuer leurs frais de passages clandestins, les migrants transportaient de la métamphétamine, afin d’alimenter les trafiquants asiatiques du Val-de-Marne », expliquent les enquêteurs français dans un document consulté par InfoMigrants. Lors d’une perquisition, les policiers ont notamment découvert chez l’un des suspects 218 grammes de kétamine, 102 grammes de méthamphétamine et 36 grammes d’ecstasy, des drogues de synthèse.
    "Depuis la tragédie de l’Essex, les trafiquants demandent dorénavant 50 000 dollars [environ 46 000 euros, ndlr], voire plus, et prétendent garantir la sûreté du voyage jusqu’au Royaume-Uni avec un emploi à la clé, expliquaient dans une étude parue en 2020 les expertes indépendantes Nadia Sebatoui et Mimi Vu. « Les familles empruntent au moins la moitié de la somme totale pour payer la première partie du voyage du Vietnam jusqu’à un pays européen (…) Les trafiquants et les groupes criminels utilisent cette situation d’endettement pour exercer un contrôle sur le migrant tout au long du voyage, ce qui l’oblige à se soumettre en route à des situations d’exploitation, par exemple en étant forcé de travailler dans un atelier clandestin ou de vendre des médicaments contrefaits. »
    Le réseau franco-britannique logeait des migrants dans plusieurs communes du Val-de-Marne, à Thiais, Choisy-le-Roi ou encore Ivry-sur-Seine. « L’un des interpellés a confié aux policiers que le coût de la traversée était d’environ 20 000 euros par migrant. Son rôle était de réceptionner des migrants vietnamiens fraîchement arrivés en France avec des visas hongrois de deux ans. Il devait ensuite leur trouver des hébergements et un emploi dans des ongleries. »
    D’après les études publiées ces dernières années, il apparaît que les migrants vietnamiens profitent des relations diplomatiques entre leur pays et les anciens États du bloc communiste (Hongrie, Roumanie, Slovaquie, Pologne...) pour atteindre l’Europe. « Entre 1981 et 1990, 217 183 Vietnamiens ont été employés sous contrat dans ces pays », expliquent notamment deux chercheurs dans une enquête de terrain publiée en 2017."La majorité des nouveaux arrivants sont originaires de quelques provinces du centre du Vietnam, comme Nghệ An et Hà Tĩnh, qui ont été négligées sur le plan économique et présentent des taux de chômage élevés. Ils sont généralement issus de milieux pauvres, ruraux ou urbains, et n’ont probablement pas de diplôme universitaire", analyse le chercheur britannique Seb Rusby. Actuellement, il semblerait que la Hongrie tienne la corde pour attirer les migrants vietnamiens.
    Il y a quelques années, des passeurs ont ainsi profité d’un partenariat entre le Vietnam et Malte pour inscrire de jeunes Vietnamiens au Malta College of Arts, Science and Technology. Selon le quotidien britannique The Guardian, sur les 265 étudiants vietnamiens qui ont obtenu ce visa, seuls deux sont depuis rentrés au Vietnam."Ces enfants, à la merci des réseaux de passeurs, ont été retrouvés par la police dans des pays comme la Belgique, l’Allemagne et la Suisse, réduits en esclavage dans des salons de manucure et exploités", explique l’experte indépendante Mimi Vu. Depuis, l’université a fermé son visa.
    Lorsqu’ils arrivent au Royaume-Uni, les Vietnamiens sont employés dans des bars à ongles, ou plus rarement dans des fermes à cannabis, que la police britannique ferme régulièrement. Au début des années 2000, la diaspora vietnamienne a importé au Royaume-Uni le concept des bars à ongles très populaire aux États-Unis. « Depuis, ils représenteraient plus de 60% des commerces montés par la communauté vietnamienne », constatent des chercheurs.
    Les réseaux de passeurs vietnamiens récupèrent directement leurs clients à la sortie des « small-boats ». « Ce qu’on comprend c’est qu’il y a une grosse organisation côté anglais, ils savent où ils vont. Tout est organisé de l’autre côté », explique Olivier Ternisien de l’association Osmose 62. Pour tenter de décourager les Vietnamiens de monter sur les frêles embarcations, le gouvernement britannique a lancé il y a quelques semaines une campagne de communication sur les réseaux sociaux pour les sensibiliser aux dangers de la traversée de la Manche. De quoi remédier au phénomène ? Au moins 16 migrants sont morts en tentant de traverser la Manche depuis le début de l’année 2024.

    #Covid-19#migrant#migration#vietnam#royaumeuni#routemmigratoire#mineur#famille#traversee#manche#reseau#sante#trafic

  • Heinrich Böll : An der Brücke (1949)
    https://sa87031424f97a8dc.jimcontent.com/download/version/1531237226/module/9547382885/name/An%20der%20Br%C3%BCcke.pdf

    Ce texte du lauréat du prix Nobel de littérature Heinrich Böll décrit l’unique raison humaine de la revendication d’une vie sans surveillance par l’état, les institutions et du refus de d’entrer non pas dans l’étetnité mais dans les statistiques - on est des êtres humains en chair et en os, avec des émotions et une vie éphémère qui n’a rien de comparable. Mort à Google cinquante ans avant sa mise au monde comme crachat de businessman états-unien.

    Die haben mir meine Beine geflickt und haben mir einen Posten gegeben, wo ich sitzen kann: ich zähle
    die Leute, die über die neue Brücke gehen. Es macht ihnen ja Spaß, sich ihre Tüchtigkeit mit Zahlen zu
    belegen, sie berauschen sich an diesem sinnlosen Nichts aus ein paar Ziffern, und den ganzen Tag,
    den ganzen Tag geht mein stummer Mund wie ein Uhrwerk, indem ich Nummer auf
    5 Nummer häufe, um ihnen abends den Triumph einer Zahl zu schenken.
    Ihre Gesichter strahlen, wenn ich ihnen das Ergebnis meiner Schicht mitteile, je höher die Zahl, um so
    mehr strahlen sie, und sie haben Grund, sich befriedigt ins Bett zu legen, denn viele Tausende gehen
    täglich über ihre neue Brücke ...
    Aber ihre Statistik stimmt nicht. Es tut mir leid, aber sie stimmt nicht. Ich bin ein unzuverlässiger
    10 Mensch, obwohl ich es verstehe, den Eindruck von Biederkeit zu erwecken. Insgeheim macht es mir
    Freude, manchmal einen zu unterschlagen und dann wieder, wenn ich Mitleid empfinde, ihnen ein paar zu
    schenken. Ihr Glück liegt in meiner Hand. Wenn ich wütend bin, wenn ich nichts zu rauchen habe, gebe ich
    nur den Durchschnitt an, manchmal unter dem Durchschnitt, und wenn mein Herz aufschlägt, wenn ich
    froh bin, lasse ich meine Großzügigkeit in einer fünfstelligen Zahl verströmen. Sie
    15 sind ja so glücklich! Sie reißen mir förmlich das Ergebnis jedes Mal aus der Hand, und ihre Augen
    leuchten auf, und sie klopfen mir auf die Schulter. Sie ahnen ja nichts! Und dann fangen sie an zu
    multiplizieren, zu dividieren, zu prozentualisieren, ich weiß nicht was. Sie rechnen aus, wieviel heute jede
    Minute über die Brücke gehen und wieviel in zehn Jahren über die Brücke gegangen sein werden. Sie
    lieben das zweite Futur, das zweite Futur ist ihre Spezialität - und doch, es tut mir leid,
    20 daß alles nicht stimmt ...
    Wenn meine kleine Geliebte über die Brücke kommt - und sie kommt zweimal am Tage -, dann bleibt mein
    Herz einfach stehen. Das unermüdliche Ticken meines Herzens setzt einfach aus, bis sie in die Allee
    eingebogen und verschwunden ist. Und alle, die in dieser Zeit passieren, verschweige ich ihnen. Diese
    zwei Minuten gehören mir, mir ganz allein, und ich lasse sie mir nicht nehmen. Und auch wenn
    25 sie abends wieder zurückkommt aus ihrer Eisdiele, wenn sie auf der anderen Seite des Gehsteiges
    meinen stummen Mund passiert, der zählen, zählen muß, dann setzt mein Herz wieder aus, und ich fange
    erst wieder an zu zählen, wenn sie nicht mehr zu sehen ist. Und alle, die das Glück haben, in diesen
    Minuten vor meinen blinden Augen zu defilieren1, gehen nicht in die Ewigkeit der Statistik ein:
    Schattenmänner und Schattenfrauen, nichtige Wesen, die im zweiten Futur der Statistik nicht mitmar-
    30 schieren werden...
    Es ist klar, daß ich sie liebe. Aber sie weiß nichts davon, und ich möchte auch nicht, daß sie es erfährt.
    Sie soll nicht ahnen, auf welche ungeheure Weise sie alle Berechnungen über den Haufen wirft, und
    ahnungslos und unschuldig soll sie mit ihren langen braunen Haaren und den zarten Füßen in ihre
    Eisdiele marschieren, und sie soll viel Trinkgeld bekommen. Ich liebe sie. Es ist ganz klar, daß
    35 ich sie liebe.
    Neulich haben sie mich kontrolliert. Der Kumpel, der auf der anderen Seite sitzt und die Autos zählen muß,
    hat mich früh genug gewarnt, und ich habe höllisch aufgepaßt. Ich habe gezählt wie verrückt, ein
    Kilometerzähler kann nicht besser zählen. Der Oberstatistiker selbst hat sich drüben auf die andere Seite
    gesteilt und hat später das Ergebnis einer Stunde mit meinem Stundenplan verglichen. Ich hatte
    1 (franz.) feierlich vorbeiziehen oder marschieren
    40 nur einen weniger als er. Meine kleine Geliebte war vorbeigekommen, und niemals im Leben werde
    ich dieses hübsche Kind ins zweite Futur transponieren2 lassen, diese meine kleine Geliebte soll nicht
    multipliziert und dividiert und in ein prozentuales Nichts verwandelt werden. Mein Herz hat mir geblutet,
    daß ich zählen mußte, ohne ihr nachsehen zu können, und dem Kumpel drüben, der die Autos zählen
    muß, bin ich sehr dankbar gewesen. Es ging ja glatt um meine Existenz.
    45 Der Oberstatistiker hat mir auf die Schulter geklopft und hat gesagt, daß ich gut bin, zuverlässig und treu.
    „Eins in der Stunde verzählt", hat er gesagt, „macht nicht viel. Wir zählen sowieso einen gewissen
    prozentualen Verschleiß hinzu. Ich werde beantragen, daß Sie zu den Pferdewagen versetzt werden."
    Pferdewagen ist natürlich die Masche. Pferdewagen ist ein Lenz3 wie nie zuvor. Pferdewagen gibt es
    50 höchstens fünfundzwanzig am Tage, und alle halbe Stunde einmal in seinem Gehirn die nächste
    Nummer fallen zu lassen, das ist ein Lenz! Pferdewagen wäre herrlich. Zwischen vier und acht dürfen
    überhaupt keine Pferdewagen über die Brücke, und ich könnte spazierengehen oder in die Eisdiele,
    könnte sie mir lange anschauen oder sie vielleicht ein Stück nach Hause bringen, meine kleine
    ungezählte Geliebte ...
    Böll, Heinrich: An der Brücke, in: Erzählungen, Kiepenheuer & Witsch, Köln 2006.
    2 (lat.) in eine andere Tonart übertragen, hier ironisch gemeint
    3 redensartlich: ein angenehmes, ruhiges Leben führen

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Heinrich_B%C3%B6ll

    #Allemagne #vie_privée #statistiques #guerre #mutilation #surveillance

  • Child abuse & chat control : la dark side de la data
    Manon Vadja

    En parcourant les petites annonces du dernier Médor, j’ai été interpellée par un appel à pétition : sur la plateforme stopscanningme.eu , on encourageait citoyen·nes et organisations à se mobiliser contre le vote d’un règlement européen visant à lutter contre la pédo-pornographie. La protection de l’enfance est-elle inconciliable avec le droit à la vie privée ?

    Éclairage en trois questions avec Siméon – de la Commission « Nouvelles Technologies et Vie Privée » de la Ligue des droits humains.

    https://www.curseurs.be/numeros/numero-2/article/child-abuse-chat-control-la-dark-side-de-la-data

    #data #vie_privee #messageries #pedopornographie

  • « Agent orange » au Vietnam :
    « Ce procès historique est celui de la dernière chance pour obtenir justice »

    A l’initiative du Collectif Vietnam Dioxine, des personnalités politiques, syndicales et associatives apportent leur soutien, dans une tribune au Monde, à la Vietnamienne Tran To Nga, victime de cette arme chimique, dans le procès qui l’oppose notamment à l’entreprise Monsanto.

    Le 7 mai 2024 aura lieu un procès digne d’un combat de David contre Goliath. Tran To Nga, âgée de 82 ans, assigne en justice 14 multinationales agrochimiques, dont la célèbre Monsanto, pour avoir produit et commercialisé l’agent orange, un herbicide employé comme arme chimique par l’armée étasunienne durant la Guerre du Vietnam. Ce procès historique est celui de la dernière chance pour obtenir justice et permettre aux victimes d’envisager la reconstruction individuelle et collective, près de 50 ans après la fin du conflit.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/04/01/solidarite-avec-tran-to-nga-et-les-victimes-vietnamiennes-de-lagent-orange-dioxine/#comment-60845

    #vietnam #agentorange

  • Surveillance et #Hadopi : la justice européenne enterre un peu plus l’anonymat en ligne – La Quadrature du Net
    https://www.laquadrature.net/2024/04/30/surveillance-et-hadopi-la-justice-europeenne-enterre-un-peu-plus-lanon

    Dans son arrêt du 30 avril 2024, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) vient de rendre sa décision concernant la légalité du système de surveillance massif de la Hadopi. Cet arrêt est décevant. La CJUE tempère très fortement sa précédente jurisprudence, au-delà du cas de la Hadopi. En considérant désormais que l’accès aux adresses IP n’est pas sensible, elle admet la possibilité de surveiller massivement Internet.

    La Cour de justice de l’Union européenne vient d’autoriser l’accès massif et automatisé à l’adresse IP associée à l’identité civile et au contenu d’une communication. Le tout pour des finalités triviales et sans contrôle préalable par un juge ou par une autorité administrative indépendante.

    L’arrêt du 30 avril 2024 est un revirement de jurisprudence. La CJUE vient d’autoriser un accès massif aux adresses IP associées à l’identité civile de l’internaute. Les polices de toute l’Europe, après une décennie de combat où les États ont délibérément choisi de ne pas appliquer les nombreuses décisions précédentes de la CJUE, viennent de l’emporter. C’est une prime à l’abus, un signe très fort lancé aux pays autoritaires : la CJUE admet qu’elle finira par changer sa jurisprudence si ses décisions ne sont pas appliquées. C’est un affaiblissement inquiétant de l’autorité de la Cour face à la pression des États membres.

    Alors qu’en 2020, la CJUE considérait que la conservation des adresses IP constitue une ingérence grave dans les droits fondamentaux et que ces dernières ne peuvent faire l’objet d’un accès, associé à l’identité civile de l’internaute, seulement dans des cas de criminalité grave ou d’atteinte à la sécurité nationale, tel n’est aujourd’hui plus le cas. La CJUE renverse son raisonnement : elle estime désormais que la conservation des adresses IP n’est, par défaut, plus une atteinte grave aux libertés fondamentales, et que dans certains cas seulement cet accès porte une ingérence grave qu’il faut entourer de garanties.

  • Digitalzwang bei Bahncard, Bankkonto & Co. : Wer kein Handy hat, muss bald draußen bleiben
    https://www.berliner-zeitung.de/zukunft-technologie/digitalzwang-wer-kein-handy-hat-muss-draussen-bleiben-li.2206745

    L’espionnage par l’app de la Deutsche Bahn et l’impossibilité d’obtenir des billets de train à des prix abordables si on n’a pas de smartphone et de compte auprès de DB me poussent à n’utiliser plus que des moyens de transport individuels.

    Je vais acheter une voiture de l’ère quand la géolocalisation n’était pas encore obligatoire et quand n’importe quel mécanicien pouvait la réparer sans devoir passer par le service numérique du producteur pour identifier la raison d’un problème technique.

    C’est ennuyeux car j’aime les voyages en train, mais la qualité des wagons a tellement baissé que la perte de temps que représente la conduite d’une voiture est largement compensée. Lors de mon dernier voyage de nuit entre Paris à Berlin, j’avais acheté un ticket première classe, je n’ai pas pu dormir parce qu’il était impossible d’éteindre les lumières du compartiment.

    Désormais je ferai comme dans le passé et je conduirai en écoutant de la musique à fond pour me tenir éveillé.

    Mon but est de revenir à une vie cent pour cent analogue, sans paiement par carte d’ici quatre ans. C’est un projet politique. La lutte pour une #vraie_vie vient de commencer.

    Ceci ne signifie pas de me débarasser de mes outils. Je veux seulement qu’ils m’appartiennt vraiment et qu’on ne puisse rien m’imposer à travers ces objets.

    22.4.2024 von Adrian Lobe - Ob BahnCard, Parkplatz oder Bankkonto – ohne App geht im Alltag immer weniger. Für Menschen ohne Smartphone ist dies ein ernsthaftes Problem.

    Wer künftig mit der Deutschen Bahn reisen und die BahnCard für Rabatte nutzen will, braucht ein Smartphone oder Tablet: Ab dem 9. Juni gibt es die BahnCard nur noch digital. Die Bahn schafft die Plastikkarte ab. Aus Gründen des Umweltschutzes, wie es offiziell heißt: „Tschüss Plastikkarte – Hallo Nachhaltigkeit.“ So würden über 30 Tonnen Plastik pro Jahr eingespart. Um die digitale BahnCard zu erhalten, benötigen Kunden die App „DB Navigator“, in der auch Verspätungen und Anschlusszüge angezeigt werden. Knapp zwei Drittel der Bahnfahrer würden die Karte schon jetzt in der App nutzen, so die Bahn.

    Der Schritt kommt nicht überraschend. So gibt es das Bahn-Kundenmagazin DB Mobil nur noch digital (die gedruckte Ausgabe wurde Ende 2022 eingestellt), und auch Tickets im Zug können Spontanreisende nur noch mit ihrem Smartphone lösen – die Papier-Fahrkarten wurden abgeschafft. Doch was ist mit Menschen, die kein Smartphone haben?

    Als Alternative zur digitalen BahnCard können sich Kunden auf bahn.de ein PDF-Dokument herunterladen, heißt es bei der Bahn. Dieses Ersatzdokument könne dann ausgedruckt und bei Bahnreisen mitgeführt werden. Das setzt aber voraus, dass man ein Kundenkonto bei der Deutschen Bahn besitzt und das Internet nutzt. Doch es gibt Menschen, die gar nicht wissen, wie man das Internet bedient. Nach Angaben des Statistischen Bundesamts waren 3,4 Millionen Deutsche zwischen 16 und 74 Jahren noch nie im Internet. Und laut einer repräsentativen Studie des Digitalverbands Bitkom nutzt mehr als die Hälfte der Menschen über 65 Jahren kein Smartphone. Schon jetzt fühlen sich viele Menschen abgehängt.

    Beim Thema Datenschutz ist bei der Bahn schnell Endstation

    Dass Senioren, die Überweisungen noch in Papierform am Bankschalter durchführen, sich einen – nicht gerade benutzerfreundlichen – Online-Account bei der Deutschen Bahn zulegen, ist eher unwahrscheinlich. Sozial- und Verbraucherschutzverbände sehen daher in der Umstellung auf digital eine Altersdiskriminierung. „Mit der Ankündigung der Deutschen Bahn, die BahnCard nur noch digital anzubieten, werden Menschen ohne digitalen Zugang von der Rabattmöglichkeit ausgeschlossen“, kritisiert Ramona Pop, Vorständin des Verbraucherzentrale-Bundesverbands. Die BahnCard müsse für alle verfügbar sein. „Der ersatzweise gültige Papierausdruck muss auch für Menschen ohne digitales Kundenkonto zugänglich sein, etwa indem es im Reisezentrum ausgehändigt wird“, so Pop.

    Der Verein Digitalcourage hat kürzlich Klage gegen den „DB Navigator“ eingereicht. Der Vorwurf: Die App sei voller Tracker, die Nutzer überwachen. So würden bei der Nutzung der App ohne Einwilligung des Nutzers zahlreiche Informationen an Dritte – unter anderem an die Adobe Marketing Cloud – übermittelt: Anzahl der Reisenden, Mitfahrt eines Kindes, Abfahrtstag, Start- und Zielbahnhof. Eine Möglichkeit zu widersprechen gebe es nicht. So werde der Bahnfahrer gezwungen, Daten von sich preiszugeben, obwohl er dies unter Umständen gar nicht möchte. Beim Thema Datenschutz ist bei der Bahn schnell Endstation.

    So wie mit der Bahn geht es einem in ganz vielen Bereichen des täglichen Lebens. Ob Parkplatz, Supermarktrabatt oder Bankkonto – ohne Smartphone-App geht immer weniger. Beispiel DHL: Das Logistikunternehmen stellt seine Packstationen schrittweise auf App-Betrieb um – Scanner, Eingabefeld und Drucker werden ausgebaut. Kunden, die ein Paket abholen oder verschicken wollen, benötigen eine App. Die Versandmarke, die man bislang bequem an der Packstation ausdrucken konnte, wird durch einen Code ersetzt. Der Verein Digitalcourage spricht von einem „Digitalzwang“ – und verlieh der DHL Group im vergangenen Jahr den „Big Brother Award“. Eine Auszeichnung, die alles andere als ein Ruhmesblatt ist.
    Sogar Speisekarten in Restaurants gibt es oft nur noch digital

    Auch in der Gastronomie ist man ohne Smartphone verloren. In zahlreichen Cafés und Restaurants gibt es Speisekarten nur noch in digitaler Form: Wer wissen will, was auf der Tageskarte steht, muss erst einen QR-Code scannen. Und das geht nur mit Smartphone.

    Im Ausland sieht es nicht anders aus: Rom-Touristen, die das Forum Romanum mit seinen historischen Sehenswürdigkeiten besuchen wollen, müssen ihre Eintrittskarte online kaufen und auf dem Handy speichern – der Ticket-Verkauf vor Ort wurde im Zuge der Corona-Pandemie eingestellt. Wer kein Handy hat, muss draußen bleiben.

    Das Problem an dem digitalbasierten Zugang zum öffentlichen Leben besteht auch darin, dass man sich in regelmäßigen Abständen ein neues Smartphone kaufen muss, um die aus Sicherheitsgründen erforderlichen Software-Updates aufspielen zu können. Das kann und will sich nicht jeder leisten. So leistet das Handy einer sozialen Ausgrenzung Vorschub.

    Und es gibt auch eine weltweite Kluft. Nach Angaben der Internationalen Fernmeldeunion (ITU) sind auf der Erde immer noch 2,7 Milliarden Menschen offline. Diese Menschen, die in staubigen Dörfern in der Sahelzone oder in Indien leben, haben keinen Internetanschluss und müssen oft mehrere Kilometer zu Fuß zurücklegen, um ins nächste Internetcafé zu gelangen. Aber auch in wohlhabenden Industrienationen gibt es Menschen, die das Internet nicht nutzen, obwohl sie Zugang dazu hätten. In den USA sind dies immerhin sieben Prozent der Erwachsenen. Die Gründe dafür sind unterschiedlich: mangelndes Interesse, zu hohe Kosten, Datenschutzbedenken. Unter den Nichtnutzern befinden sich interessanterweise auch ehemalige Nutzer: Menschen, die am Ende ihres Berufslebens noch mit E-Mails in Berührung kamen, im Ruhestand aber das Interesse verloren haben und lieber den analogen Weg gehen.
    Kritiker fordern das Recht auf ein analoges Leben

    Kritiker fordern daher schon seit einiger Zeit ein „Recht auf analoges Leben“: Bürger müssten das Recht haben, sämtliche Rechtsgeschäfte und Verwaltungsangelegenheiten – von der Kontoeröffnung bis zur Steuererklärung – in analoger Form durchzuführen. Das Bargeld müsse erhalten bleiben, einen Zwang zu einer digitalen Präsenz dürfe es nicht geben.

    Das Recht auf analoges Leben kollidiert allerdings mit dem Recht auf digitale Verwaltung: Das jüngst vom Bundesrat blockierte Onlinezugangsgesetz soll Bürgern Behördengänge in ein paar Mausklicks ermöglichen. Während die einen das Medium Papier als Quell der Bürokratie sehen, ist es für die anderen ein Garant für Datenschutz – und Teilhabe am öffentlichen Leben.

    #exclusion_digitale #vie_privée #numérisation #vraie_vie

  • Rassemblement devant le siège social de Adoma
    https://vimeo.com/937878275


    https://i.vimeocdn.com/video/1838625422-35e4381199ad1dfdf036978f820b1c7e8faa5f328066efd9dc8e5e87ab111

    Le vendredi 19 avril 2024, un rassemblement de 500 personnes s’est tenu à côté du siège social de la société #ADOMA, intégré au groupe CDC Habitat, et nouvel avatar de l’iconique gestionnaire de #Foyers de Travailleurs Immigrés, la #Sonacotra.

    Soutenu par le Copaf, le DAL et la Coordination des Sans Papiers du 74, une coordination de délégués des foyers ADOMA avait appelé à ce rassemblement pour accompagner une délégation composée de 6 personnes, chargée de discuter 5 points qui provoquent la colère des résidents :

    1) l’absence de respect des délégués élus et de la parole des #comités_de_résidents qui doivent être concertés sur chaque problème de la vie du foyer ou de la résidence ;

    2) la poursuite d’une campagne d’#expulsions massives et qui cible tout résident qui héberge un membre de sa famille ou un proche dans sa chambre. Sont particulièrement visés les vieux #retraités, contraints de vivre sur un double espace, en France et au pays pour pouvoir maintenir leurs droits et leurs revenus ;

    3) respect de la vie privée et notamment du droit de changer sa serrure et de dupliquer sa clef, respect de la vie collective avec la signature de conventions partout permettant aux comités de résidents de gérer la #vie_collective du foyer en leur donnant l’accès aux salles polyvalentes ;

    4) la non-intégration des préoccupations des résidents concernés et de leurs élus dans les processus de reconstruction et de transformation des anciens foyers en « #résidence_ sociales » ;

    5) l’absence de transparence sur la #facturation de l’eau, arrêt de la facturation abusive d’eau chaude à un tarif plus élevé que le cout de revient de de l’eau froide, tarif spécifié dans les textes législatifs.

    Boubou Soumaré au nom de la Coordination donne ici le compte rendu des discussions et appelle à la poursuite de la mobilisation. Si la nécessité de discuter systématiquement avec les comités de résidents semble prise en compte, il n’y a eu aucune avancée sur les autres questions.

    #migrants #travailleurs_immigrés #luttes_collectives

  • Comment préparer sa retraite
    http://carfree.fr/index.php/2024/04/22/comment-preparer-sa-retraite

    On ne va pas se mentir, il va falloir travailler de plus en plus longtemps et au bout de la route, si vous êtes encore vivant à 64, 65 ou Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Vélo #Vie_sans_voiture #2000 #économie #humour #politique #sans_voiture #société #Solutions #travail #Vivre_sans_voiture

  • Germany prepares to widen fixed border checks

    (automne 2023 —> pour archivage)

    Germany is expected to notify the EU about plans to introduce fixed border checks on the Polish, Czech Republic and Swiss borders. Previously, this had only been possible at the Austrian frontier.

    The German Interior Ministry is expected to register fixed border controls with Poland, the Czech Republic and Switzerland with the European Commission in light of a high number of refugees entering Germany.

    The intention of the checks is to more effectively fight against people smugglers and to detect and stop unauthorized entries.
    What we know so far

    According to government sources, the necessary notification in Brussels was being prepared on Monday.

    The plan is an extension of police checks directly at the border in place at the border with Austria since 2015.

    German Interior Minister Nancy Faeser had long rejected permanent fixed contro points, citing, among other things, the effects on commuters and freight transport. The norm in the EU’s Schengen Zone is for open borders but with police reserving the right to check anybody crossing at random, but not at set checkpoints.

    Interior ministers of the eastern German states of Brandenburg and Saxony have pressed Faeser to implement fixed checks.

    Germany had introduced additional controls at border crossings with Poland and the Czech Republic in September, but these were not intended to be permanent.

    German municipalities have urged the federal government to provide more funding to cope with the surge in migrant arrivals. They have pointed to stretched accommodation and services that seem similar to the events of 2015, when Germany took in over 1 million refugees mainly fleeing war in the Middle East.

    Opposition parties in Germany have also called on the government to limit the number of asylum-seekers, with Bavaria’s conservative Premier Markus Söder suggesting an annual upper limit on asylum seekers of 200,000.

    https://www.dw.com/en/germany-prepares-to-widen-fixed-border-checks/a-67109731

    #Allemagne #Pologne #Suisse #République_Tchèque

    #Allemagne #Suisse #contrôles_systématiques_aux_frontières #France #frontières_intérieures #frontières #asile #migrations #réfugiés #frontière_sud-alpine #prolongation #2023 #2024 #contrôles_frontaliers #frontière_sud-alpine

    –—

    ajouté à cette métaliste sur l’annonce du rétablissement des contrôles frontaliers de la part de plusieurs pays européens :
    https://seenthis.net/messages/1021987

    • 15.12.2023 : L’Allemagne prolonge de trois mois les contrôles aux frontières suisses

      L’Allemagne estime que la protection des frontières extérieures de l’UE est déterminante pour limiter l’immigration irrégulière. Elle prolonge donc les contrôles à la frontière avec la Suisse jusqu’au 15 mars 2024 au moins. Les frontières allemandes avec la Pologne et la République tchèque sont également concernées.

      Afin de lutter encore plus fortement contre la criminalité liée au trafic de migrants et de limiter la migration irrégulière, les contrôles seront poursuivis et ont été notifiés à la Commission européenne, a annoncé vendredi le ministère allemand de l’Intérieur.

      Berlin avait introduit en octobre des contrôles aux frontières avec la Pologne, la République tchèque et la Suisse, en raison de la nette augmentation du nombre de réfugiés en Allemagne. Cette mesure a été prolongée à plusieurs reprises.

      Mesures efficaces

      Le nombre d’entrées non autorisées en Allemagne a diminué de 60%, passant de plus de 20’000 en octobre à 7300 entrées non autorisées en novembre. « Nos mesures sont efficaces », a déclaré la ministre de l’Intérieur Nancy Faeser.

      Les contrôles aux frontières intérieures entre l’Allemagne et l’Autriche, qui avaient déjà commencé à l’automne 2015, durent actuellement jusqu’au 11 mai 2024.

      Les contrôles aux frontières ne sont en fait pas prévus au sein de l’espace Schengen et doivent être notifiés à Bruxelles. S’il ne s’agit que de quelques jours, il est possible de le faire à court terme, mais cette possibilité prend fin après deux mois, soit vendredi 15 décembre dans le cas de l’Allemagne.

      https://www.rts.ch/info/monde/14556738-lallemagne-prolonge-de-trois-mois-les-controles-aux-frontieres-suisses.

    • 17.10.2024 : Face à l’immigration illégale, l’Allemagne réinstaure des contrôles à la frontière suisse

      Le ministère allemand de l’Intérieur a notifié lundi auprès de la Commission européenne « des contrôles temporaires aux frontières avec la Pologne, la République tchèque et la Suisse »

      Le gouvernement allemand a annoncé le renforcement de sa surveillance aux frontières au sud et à l’est. Depuis lundi, des contrôles stationnaires aux passages douaniers avec la Pologne, la République tchèque et la Suisse ont été instaurés, indique le ministère allemand de l’Intérieur. Cette mesure exceptionnelle, qui nécessite l’aval de Bruxelles, est destinée à durer 10 jours, et peut être prolongée pour deux mois, précise le ministère.

      Des contrôles de ce type ont été mis en place à la frontière autrichienne depuis 2015, au moment de l’afflux sans précédent d’immigrants vers l’Allemagne, une décision dont la prolongation de six mois à compter du 12 novembre a également été annoncée ce lundi. « La police fédérale peut utiliser les mêmes moyens aux frontières avec la Pologne, la République tchèque et la Suisse que ceux déjà en place avec l’Autriche », précise le ministère. Les voyageurs transfrontaliers ne devraient cependant pas être confrontés à des contrôles systématiques : « un paquet de contrôles fixes et mobiles » sera mis en œuvre « de façon flexible et selon la situation », a déclaré la ministre allemande Nancy Faeser, citée dans le communiqué.

      Une importante hausse des arrivées en Allemagne

      L’Allemagne est confrontée à une forte hausse de l’immigration illégale. De janvier à début octobre, la police a comptabilisé environ 98 000 arrivées illégales dans le pays, dépassant déjà le nombre total des arrivées pour l’année 2022 qui était d’environ 92 000. Pour justifier les mesures décidées, l’Allemagne s’appuie sur un article de la réglementation de Schengen qui permet d’introduire pour une période limitée des contrôles intérieurs aux frontières en cas « de menace sérieuse à l’ordre public ou à la sécurité intérieure ».

      Nancy Faeser s’était pourtant jusqu’ici montrée réticente à l’idée d’instaurer des contrôles fixes, en raison notamment de leur impact sur les travailleurs frontaliers ainsi que sur les échanges commerciaux avec les pays voisins : ces mesures ralentissent en effet considérablement le trafic et créent des embouteillages. Mais la hausse des arrivées illégales provoque un vif débat en Allemagne, dont les capacités d’accueil s’épuisent. Les communes et les régions, qui ont aussi absorbé l’arrivée d’un million de réfugiés ukrainiens depuis février 2022, se disent à la limite de leur capacité d’accueil, alors que la situation profite à l’extrême-droite, qui a obtenu des résultats records dans deux scrutins régionaux il y a une semaine.

      « Le nombre de personnes qui viennent actuellement chez nous est trop élevé », avait récemment martelé le chancelier Olaf Scholz, en présentant des mesures pour accélérer les expulsions de personnes déboutées de l’asile. La décision était donc attendue, et « la ministre de l’Intérieur […] a apparemment attendu les élections législatives polonaises avant de rendre publique sa décision », note le Tages-Anzeiger.
      Poursuite de la collaboration avec les douaniers suisses

      Nancy Fraeser « a assuré à [Elisabeth] Baume-Schneider que le trafic frontalier serait entravé aussi peu que possible », indique le Département fédéral de justice et police (DFJP) à Keystone-ATS. La conseillère fédérale et la ministre allemande ont par ailleurs convenu lundi de renforcer la « collaboration fructueuse » entre les deux pays dans le cadre du plan d’action mis en place en 2022 qui prévoit des patrouilles en commun et un meilleur échange d’informations pour enrayer les migrations secondaires, ajoute le DFJP. Au parlement, l’annonce allemande semble être accueillie avec compréhension : « ce n’est pas un secret que de nombreux migrants utilisent la Suisse comme pays de transit, tous ceux qui prennent le train de Milan à Zurich le voient », a réagi dans la Neue Zürcher Zeitung le président de la Commission de politique extérieure du Conseil national, Hans-Peter Portmann (PLR/ZH).

      Un porte-parole du gouvernement allemand a par ailleurs confirmé au quotidien zurichois que les contrôles avaient commencé à être mis en place ce lundi, et qu’ils « seront renforcés dans les jours à venir en fonction de l’évaluation de la situation par la police fédérale » allemande. « Les contrôles fixes aux frontières présentent l’avantage […] que les personnes peuvent être refoulées par la police fédérale dès qu’elles tentent de franchir la frontière », poursuit la NZZ. « Elles sont alors considérées comme n’étant pas entrées sur le territoire » et nécessitent un investissement bureaucratique « incomparablement plus faible » que dans le cas d’un processus d’expulsion du territoire, argumente le journal.

      « Les spécialistes, les politiciens et les policiers sont loin d’être d’accord » sur l’efficacité des contrôles, tempère le Tages-Anzeiger qui rappelle qu’il y a quelques semaines encore, Nancy Faeser qualifiait les contrôles fixes de « fausses solutions ». Reste, conclut le Tagi, qu’il est « pour l’instant impossible d’estimer » les effets concrets des nouvelles mesures à la frontière suisse, notamment sur le trafic important des pendulaires avec le Bade-Wurtemberg.

      https://www.letemps.ch/suisse/face-a-l-immigration-illegale-l-allemagne-reinstaure-des-controles-a-la-fron

    • La Suisse accusée de « #laisser_passer » les migrants

      Le président du Conseil national Martin Candinas est en visite à Berlin ce vendredi, dans un climat tendu : l’Allemagne reproche à la Suisse de faciliter le transit des demandeurs d’asile.

      Le nombre des réfugiés arrivant en Europe atteint un nouveau record… et l’Allemagne est une fois de plus en première ligne. Elle accuse ses voisins de « laisser passer » des demandeurs d’asile de Syrie, d’Afghanistan, du Pakistan ou d’Irak, voire de leur faciliter le transit comme en Suisse. La télévision suisse alémanique avait révélé fin 2022 comment la compagnie ferroviaire CFF avait mis en place des « wagons réservés aux étrangers » avec des portes fermées à clé pour conduire les réfugiés jusqu’à Bâle.

      « Ça ne peut plus continuer ! […] Il nous faut une protection plus efficace à la frontière entre l’Allemagne et la Suisse. » (Thomas Strobel, ministre de l’Intérieur du Bade-Wurtemberg)

      La situation est particulièrement dramatique à la frontière avec la Pologne avec 14’303 illégaux arrêtés dans les sept premiers mois de l’année (+143% par rapport à 2022). En provenance de Suisse, la progression est encore plus importante : +200%, soit plus de 6000 illégaux arrêtées à la frontière avec le #Bade-Wurtemberg. « Les passages entre la Suisse et l’Allemagne n’ont jamais été aussi élevés depuis 2016 », s’est plaint le Ministère de la justice de la région frontalière dans un communiqué officiel.

      « Nos villes et nos communes ont atteint leurs capacités d’accueil. Ça ne peut plus continuer ! […] Il nous faut une protection plus efficace à la frontière entre l’Allemagne et la Suisse », a insisté avant l’été Thomas Strobel, le ministre conservateur (CDU) de l’Intérieur du Bade-Wurtemberg. Pour le chef du groupe parlementaire des libéraux (FDP), Hans-Ulrich Rülke, il n’est « pas normal qu’un État non-membre de l’UE comme la Suisse introduise des réfugiés en Allemagne par le Bade- Wurtemberg ».

      Menace de l’opposition

      Lors du débat de politique générale à l’assemblée fédérale (Bundestag), mercredi 6 septembre, Friedrich Merz, le leader de l’opposition conservatrice (CDU), a attaqué lui aussi la Suisse en l’accusant de ne pas respecter le « règlement de Dublin » qui l’oblige à traiter les demandes d’asile chez elle ou à renvoyer des réfugiés dans le premier pays d’enregistrement (la plupart des demandes sont faites en Autriche).

      « Vu le nombre de passages illégaux, nous sommes prêts à rétablir des contrôles aux frontières. » (Friedrich Merz, leader de l’opposition conservatrice (CDU))

      « Notre volonté n’est pas de réinstaller des barrières douanières aux frontières polonaises, tchèques et suisses. Mais vu le nombre de passages illégaux, nous sommes prêts à rétablir des contrôles », at- il menacé dans l’hémicycle sous les huées de la gauche gouvernementale.

      Une déclaration qui met le président du Conseil national dans l’embarras. Martin Candinas rencontre ce vendredi à 9 heures la vice-présidente du Bundestag, Yvonne Magwas (CDU), pour un entretien bilatéral. « La Suisse respecte le règlement de Dublin », nous a-t-il assuré jeudi, ne voulant pas davantage commenter cette crise. Il ne compte pas aborder le sujet avec les officiels allemands, sauf si ces derniers souhaitent lui en parler. Du côté allemand, on reste également discret sur la teneur de l’entretien.

      Le président du Conseil national Martin Candinas, qui doit rencontrer vendredi la vice-présidente du Bundestag, assure que « la Suisse respecte le règlement de Dublin ».

      La tension est sensible aux frontières polonaises et tchèques. La Saxe a décidé d’envoyer sa propre police pour épauler les agents fédéraux chargés de contrôler seulement les passages frontaliers officiels. Le ministre de l’Intérieur de Saxe, Armin Schuster, a estimé qu’il n’avait pas d’autre choix que d’employer cette méthode. Dès la première semaine, ses agents ont arrêté 307 clandestins et 7 passeurs sur un total de 514 personnes contrôlées… « Vous le voyez, le principe des accords de Dublin ne fonctionne pas », regrette-t-il. Friedrich Merz abonde : « Cela me fait mal au coeur de voir que nous ne sommes même pas en mesure de protéger nos propres frontières, d’autant plus que celles de l’Europe ne sont toujours pas sécurisées. »

      Épargner les frontaliers

      Mais la ministre fédérale de l’Intérieur, la social-démocrate Nacy Faeser, refuse catégoriquement la mise en place de contrôles permanents, surtout vers la Suisse. Les experts les considèrent comme inefficaces. La Bavière a mis en place 5 points de contrôle à la frontière autrichienne en 2015. « Ces contrôles n’ont aucun sens », estime Andreas Roßkopf du syndicat de la police (GdP).

      « Ils bouleversent surtout le quotidien des frontaliers. Le personnel soignant, les artisans et de nombreux pendulaires des deux pays sont concernés. Ils affectent durablement notre économie », ajoute la ministre. Elle a en revanche ordonné le renforcement des contrôles aléatoires aux frontières.

      https://www.tdg.ch/tensions-avec-lallemagne-la-suisse-accusee-de-laisser-passer-les-migrants-428988

    • A #Buchs, « porte d’entrée orientale du pays », la banalité de l’immigration

      Sorti ce lundi, le baromètre des préoccupations Ipsos réalisé par « Le Temps » place l’immigration en quatrième position. A Buchs, où plus de 26 000 personnes « illégales » ont été contrôlées l’an dernier, le phénomène fait désormais partie du paysage.

      La scène est devenue parfaitement ordinaire : il est un peu moins de 10h à la #gare de Buchs (SG) ce mardi 23 août et une cinquantaine d’hommes en training sont alignés contre un mur par les gardes-frontières suisses. Les voyageurs – des Afghans fuyant les talibans, des Nord-Africains en quête d’une vie meilleure et d’autres compagnons d’infortune internationaux – affluent tous du même endroit : #Vienne, d’où les trains de nuit rallient régulièrement Zurich (notre reportage sur la question : https://www.letemps.ch/suisse/rails-entre-vienne-zurich-migrants-route-balkans).

      L’année dernière, pas moins de 26 000 « entrées illégales » ont été enregistrées par l’Office fédéral de la douane à la frontière orientale suisse. Ce qui représente deux fois la population de Buchs, 13 000 habitants. Dans la petite localité saint-galloise, cet afflux ininterrompu laisse cependant froid. Les nouveaux arrivants ne sont pas là pour rester, alors à quoi bon s’en soucier ? Et qu’importent les Accords de Schengen-Dublin.

      « Les journaux n’en parlent plus »

      L’immigration. Politiquement, la thématique est omniprésente. Toutefois, rares sont les lieux en Suisse où le phénomène est aussi visible qu’à Buchs. « Porte d’entrée orientale » du pays comme il est souvent qualifié, le gros bourg est connu pour son joli château surplombant un petit lac, sa vieille ville bucolique. Mais surtout pour sa gare où, ce mardi, à quelques centaines de mètres d’écart, deux réalités s’affrontent. Sur le quai 5, des migrants dépenaillés cheminent en file indienne, entourés par des douaniers et des policiers… alors qu’à deux pas du quai 1, des ouvriers s’affairent pour préparer la 39e édition de la Buchserfest. Agendée trois jours plus tard, la manifestation annonce « concerts, spectacles de danse et restauration variée pour petits et grands ». Et c’est surtout cette perspective qui anime les bistrots de la rue centrale.

      « C’est une gare de transit, dit avec fatalité Barbara Gähwiler-Bader, présidente du PS de la commune, attablée au Café Wanger. Pour être franche, à moins de prendre le train, rien ne laisse penser que des milliers de personnes mettent un premier pied en Suisse ici chaque année. La politique locale ne s’intéresse pas au sujet, les journaux du coin n’en parlent plus, ni vraiment les habitants. C’est parfois à se demander si le phénomène est encore là. Ici tout va bien, et tant que c’est le cas, rien ne bouge. Réfléchir à la situation de ces gens, c’est réfléchir à ses propres privilèges. Et tout le monde n’a pas envie de faire l’effort. » Dans la station frontière, seul un panneau en persan indiquant les toilettes signale la spécificité des lieux. Le centre d’asile le plus proche est à plus de 30 kilomètres.

      « Rien n’est vraiment entrepris dans la commune, admet la socialiste, mais que faire ? C’est une situation tragique mais ils ne font qu’entrer et sortir. Très peu souhaitent s’attarder en Suisse. Les autorités les chargent dans le train suivant et ils partent pour la France, l’Allemagne, le Royaume- Uni. Voilà. » Si les arrivants dénués de papiers sont censés être identifiés, enregistrés et contrôlés, la police saint-galloise reconnaît laisser passer nombre d’entre eux sans intervenir. La plupart des vagabonds (contrôlés ou non) poursuivent ensuite leur chemin – avec ou sans billet – vers Zurich, puis Bâle, avant de sortir des frontières de la Suisse. Et de la liste des problèmes du pays.

      « On se sent en danger à la gare »

      Une attitude laxiste, selon Sascha Schmid, représentant local de l’UDC, membre du législatif cantonal et candidat au Conseil national aux élections fédérales 2023. « Il y a des lois en Suisse et elles doivent être respectées, tonne le vingtenaire, banquier au Liechtenstein. Ces gens ne restent peut-être pas à Buchs mais qui sait s’ils sortent vraiment du pays ? Il n’y a aucune garantie. Et qui nous dit que l’Allemagne ou la France ne durciront pas un jour les contrôles à leurs frontières ? Nous nous retrouverions dans une situation intenable. » Le politicien dénonce particulièrement le laisser-faire autrichien… tout en reconnaissant que Berne agit grosso modo comme Vienne, une étape plus loin.

      « Le problème est global, poursuit-il. Mais il existe des solutions. L’UDC aimerait une mise en oeuvre stricte des Accords de Schengen-Dublin (le renvoi des étrangers dans leur premier pays d’enregistrement). Toutefois, comme ces accords sont cliniquement morts, j’estime qu’il faut faire preuve de courage et considérer d’autres options. De très nombreux Autrichiens viennent travailler chaque jour dans la région. Il doit être possible de mettre la pression sur leur gouvernement pour qu’il respecte les accords internationaux. Il n’est pas acceptable d’enrichir les frontaliers sans contrepartie. » Si la plupart des migrants ne s’attardent pas à Buchs, Sascha Schmid considère tout de même qu’ils font « grimper l’insécurité à la gare et que la criminalité augmente en ville, tout comme les cambriolages et les vols ».

      « Ici la vie continue »

      Un diagnostic que Rolf Pfeiffer, président indépendant de la ville de Buchs depuis mars, réfute en bloc. « Les arrivants ne sont mêlés à aucun souci local, dit-il. Tout est calme. Tout se passe bien.

      C’est un non-sujet. Buchs surgit régulièrement dans les médias parce que nous sommes situés à la frontière, mais la ville est concentrée sur d’autres problèmes. » Jouxtant le Liechtenstein – dont la place financière attire de nombreux habitants optant pour une résidence en Suisse voisine – mais également proche de Saint-Gall, Coire (GR), Zurich (ZH), Feldkirch (AU) et Bregenz (AU), la petite cité grandit vite et il s’agit d’adapter ses infrastructures, précise-t-il. Un défi bien plus pressant que ce qui se trame au bord des rails.

      « Si le besoin surgit, complète le Saint-Gallois, nous nous mettons à disposition des membres de la protection civile pour monter quelques tentes destinées à accueillir les migrants qui en ont besoin. Généralement pendant une nuit tout au plus. Les coûts engendrés nous sont ensuite remboursés par la Confédération. Comprenez-moi bien, d’un point de vue humanitaire, la condition des arrivants est certainement triste. Ils sont là, nous les voyons. Nous n’ignorons pas la chose. Mais ici la vie continue. Nous ne pouvons pas influencer la situation, qui doit être réglée entre Etats. » Le jour de notre visite, la Confédération annonçait justement une nouvelle contribution de 300 millions d’euros sur sept ans destinée à « l’amélioration de la protection des frontières extérieures de l’espace Schengen ». Une décision qui fait suite au plébiscite (71,6% de oui) des Suisses à une participation élargie de Berne aux activités de Frontex en 2022. Et aux difficultés de la Suisse à gérer cette problématique.

      Car même si beaucoup de migrants poursuivent leur chemin, pas moins de 14 000 demandes d’asile ont été enregistrées par le Secrétariat d’Etat aux migrations en juillet 2023 et, au vu des pronostics – le nombre total pourrait monter à plus de 30 000 d’ici à la fin de l’année –, les centres d’accueil fédéraux craignent d’atteindre leurs limites. Vendredi dernier, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider annonçait avoir arraché 1800 places supplémentaires aux cantons sur un objectif de 3000 – sans pour autant rassurer sur le long terme. Au centre de l’Europe, la Suisse mise cependant sur une autre solution : déléguer. « Une protection efficace des frontières extérieures de l’espace Schengen contribue à la sécurité et à la gestion migratoire de la Suisse, affirmait mercredi dernier le Conseil fédéral. Mieux les contrôles aux frontières extérieures fonctionneront, moins il y aura besoin de contrôles aux frontières nationales suisses. » Et, à l’instar de Buchs, moins il faudra se préoccuper de la chose.

      https://www.letemps.ch/suisse/suisse-alemanique/a-buchs-la-banalite-de-la-migration

      #statistiques #chiffres #2023

  • « L’Amérique a besoin de plus de migrants »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/04/10/l-amerique-a-besoin-de-plus-de-migrants_6226983_3232.html

    « L’Amérique a besoin de plus de migrants »cAnne Krueger
    Economiste
    L’immigration figure au sommet des préoccupations des électeurs américains à l’approche de l’élection présidentielle de novembre. Paradoxalement, ce débat monte en intensité au moment même où l’économie américaine se porte beaucoup mieux que les autres économies développées, en partie grâce à une croissance de la population alimentée par l’immigration.
    Le cas du Japon devrait pourtant nous mettre en garde. Après avoir connu une croissance rapide après la seconde guerre mondiale, la population y a atteint un pic de 128,1 millions d’habitants en 2010 avant de retomber à 124 millions début 2024, et elle devrait passer sous la barre des 100 millions d’ici à 2055. La stagnation économique du Japon depuis les années 1990 s’explique en partie par ces difficultés. La population en âge de travailler est passée de 86,8 millions de personnes en 1993 à 81,5 millions en 2010. Initialement opposé à l’immigration, Tokyo a finalement mis en place des mesures destinées à l’encourager, sans grands résultats.
    De nombreux pays développés et en voie de développement, dont la Chine, sont également aux prises avec le déclin démographique. En Corée du Sud, le président de l’Assemblée nationale a récemment qualifié de « crise nationale » le faible taux de natalité du pays. Dans l’Union européenne, la population en âge de travailler devrait diminuer de 20 % d’ici à 2050.
    Le taux de fécondité aux Etats-Unis étant passé de 2,1 naissances par femme en 2007 à 1,64 en 2020, l’Amérique devrait, pour maintenir le niveau actuel de sa main-d’œuvre, accueillir chaque année 1,6 million de migrants. Sans immigration, la population et la main-d’œuvre diminueraient d’environ 0,5 % par an. Selon les projections du Bureau du recensement des Etats-Unis, la population en âge de travailler augmenterait de seulement 2 % en 2035, à flux d’immigration inchangé. Mais dans un scénario « zéro immigration », la main-d’œuvre diminuerait de 5 % et la population totale de 32 % d’ici 2100.
    Une population et une main-d’œuvre en diminution sont susceptibles d’entraver la croissance parce que l’investissement se détourne des nouveaux biens d’équipement, qui stimulent la productivité des travailleurs, vers le remplacement des travailleurs eux-mêmes. Par ailleurs, le niveau d’études moyen des nouveaux arrivants sur le marché du travail étant supérieur à celui des retraités, lorsque les premiers deviennent moins nombreux que les seconds, la productivité diminue. D’autant que la demande de soins de santé et les pensions de retraite augmentent plus vite que la population.
    Malheureusement, l’immigration devient de plus en plus impopulaire alors même que ses effets économiques deviennent de plus en plus nécessaires. Les migrants, qui arrivent souvent à un jeune âge, apportent des compétences intermédiaires essentielles à des secteurs tels que la santé, le bâtiment et l’hôtellerie. Mais ils ne sont pas seulement cruciaux pour remplacer les personnes âgées qui partent à la retraite ; ils améliorent également la productivité des professionnels hautement qualifiés, comme les médecins, les ingénieurs et les enseignants.
    Alors que le chômage est historiquement bas et que persistent les pénuries de main-d’œuvre, il est absurde d’affirmer que les migrants « voleraient » des emplois aux Américains. En dépit de potentielles perturbations à court terme, l’immigration est économiquement bénéfique pour les pays d’accueil à long terme. Plutôt que de s’engager dans des débats contreproductifs sur les effets négatifs de l’immigration, la réflexion politique devrait se concentrer sur la détermination du taux d’immigration optimal, sur l’impératif de légalité de cette immigration, sur la promotion d’une intégration fluide et sur la dynamisation de la productivité.
    Anne Krueger, ancienne économiste en chef de la Banque mondiale et ancienne directrice générale adjointe du Fonds monétaire international, est professeure d’économie internationale à la Johns-Hopkins University School of Advanced International Studies de Washington et chercheuse au Center for International Development de l’université Stanford.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#economie#vieillissement#immigration#productivite#maindoeuvre#sante

  • « Les pays membres de l’UE suivent l’agenda de l’extrême droite en dépeignant les migrants et les réfugiés comme des ennemis dont il faudrait se défendre »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/04/11/les-vingt-sept-suivent-l-agenda-de-l-extreme-droite-en-depeignant-les-migran

    « Les pays membres de l’UE suivent l’agenda de l’extrême droite en dépeignant les migrants et les réfugiés comme des ennemis dont il faudrait se défendre »
    Le chercheur Sergio Carrera, du groupe de réflexion Centre for European Policy Studies, décrypte l’évolution du débat politique sur l’immigration après l’adoption du pacte asile et migration.
    Sergio Carrera, chercheur chargé de la politique migratoire et des droits de l’homme au Centre for European Policy Studies (CEPS), un groupe de réflexion de Bruxelles, revient sur l’évolution du débat public, en Europe, sur les politiques liées à l’immigration, sous l’influence croissante des partis d’extrême droite.
    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le Parlement européen valide le pacte sur la migration et l’asile
    Le thème de l’immigration est-il présent dans la campagne électorale européenne qui commence ?
    De longue date, le pacte asile et migration a été présenté comme une solution pour régler la question de l’immigration irrégulière en Europe et ainsi couper l’herbe sous le pied de l’extrême droite, qui a fait de ce thème son étendard. Mais, en dramatisant ces enjeux, les Etats et les gouvernements ont progressivement incorporé les idées de l’extrême droite et ils suivent son agenda en dépeignant les migrants et les réfugiés comme des ennemis dont il faudrait se défendre. Aujourd’hui, les grands partis historiques de la droite et du centre voire, dans certains pays, de gauche, comme dans le nord de l’Europe, ont été aspirés par la rhétorique de l’extrême droite.
    L’arrivée de centaines de milliers de personnes sur les côtes européennes de manière irrégulière pose question à beaucoup d’électeurs…
    En 2023, l’agence Frontex de l’Union européenne [UE] a décompté quelque 380 000 personnes arrivant, selon elle, de manière irrégulière. Sur un continent de 450 millions d’habitants, cela reste modéré. Cela représente moins de 1 % de tous les franchissements de frontières extérieures de l’UE pour l’année 2021. De plus, une partie de ces personnes peuvent bénéficier du statut de réfugié ou d’une protection temporaire. Parler d’invasion comme l’extrême droite le fait est tout simplement faux. Enfin, rappelons que l’essentiel des réfugiés dans le monde ne viennent pas en Europe. Ils sont généralement déplacés dans leur propre pays ou dans les pays voisins. Remettons un peu de rationalité dans ce sujet. En deux ans, l’Europe a su accueillir 4,5 millions de réfugiés ukrainiens.
    Dans certains pays, ces arrivées ont créé une pression supplémentaire sur les logements, comme en Irlande, aux Pays-Bas, ou commencent à peser dans les pays d’Europe centrale.
    On peut accueillir des Ukrainiens, mais pas des réfugiés d’Afrique… Il y a des sujets bien plus profonds en jeu, comme une institutionnalisation du racisme, aujourd’hui ancrée dans nos sociétés.
    Selon une étude du Conseil européen pour les relations internationales (ECFR), la question migratoire n’est pas centrale pour l’opinion dans la campagne actuelle. Est-ce votre point de vue ?
    Le sujet est en débat mais pas nécessairement sur les termes exposés par les grands partis. Toutes les recherches sur l’opinion publique démontrent une vision généralement positive de l’immigration. Les Européens ne sont pas opposés à l’idée d’offrir une protection aux migrants et d’aborder la question migratoire d’une façon humaine. Personne n’est favorable à l’emprisonnement des migrants dans des centres de détention. C’est pourtant ce que le pacte prévoit. Quand vous montrez les conséquences de ce type de politique, vous voyez une réaction très éloignée des débats politiques traditionnels.
    Le Parti populaire européen (conservateurs) propose de développer l’externalisation des demandeurs d’asiles…
    C’est la preuve de ce que j’avance. Fin 2023, l’Italie de la première ministre d’extrême droite, Giorgia Meloni, a présenté un protocole d’accord entre l’Italie et l’Albanie pour que les migrants sauvés en mer soient envoyés, contre leur gré, dans ce pays, avec lequel ils n’ont aucun lien et où il y a fort à parier qu’ils ne voudront pas aller. Une fois là-bas, ils seront enfermés dans un camp. Face à ce projet, la Commission n’a pas fait de commentaire. Et désormais, la droite propose le même type d’externalisation dans des Etats tiers dit « sûrs ». Toutes nos recherches sur les exemples existants montrent que l’externalisation conduit à des traitements inhumains et dégradants, à la détention arbitraire de personnes, à d’énormes souffrances.
    Le groupe des sociaux-démocrates souhaite développer les voies légales pour venir en Europe, qui est en plein vieillissement démographique. Comment jugez-vous cette idée ?
    Nous en avons absolument besoin. Que ce soit pour l’emploi, pour les demandeurs d’asile, pour les réinstallations pour raison humanitaire. Pour les étudiants, les chercheurs, tout cela est très bien. Néanmoins, l’Europe développe aujourd’hui une vision très utilitariste des voies légales de travail avec sa « carte bleue » et ses programmes de recrutement dans les pays tiers. Très sélective, l’Europe ne veut prendre que des personnes dont elle a besoin pour combler les pénuries et les lacunes du marché du travail, et uniquement ceux qui disposent d’assez des compétences. Les personnes hautement qualifiées peuvent venir. Il s’agit d’une approche très discriminatoire, qui laisse de côté certaines personnes qui n’ont pas accès à ces canaux de recrutement. En particulier les personnes originaires d’Afrique et du Moyen-Orient.

    #Covid-19#migrant#migration#UE#immigration#economie#vieillissement#sante#refugie#frontex

  • Solidarité avec Trần Tố Nga et les victimes vietnamiennes de l’agent orange-dioxine

    Trần Tố Nga, était, pendant la Guerre du Vietnam, journaliste à l’Agence d’information du Front national de libération du Sud Vietnam. Elle a été victime, comme des millions de vietnamiens, des épandages d’agent orange-dioxine de l’armée américaine sur le Vietnam. En 2014, Nga, française d’origine vietnamienne a intenté un procès devant les tribunaux français contre les firmes chimiques américaines, dont Monsanto, qui ont fourni l’agent orange-dioxine.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/04/01/solidarite-avec-tran-to-nga-et-les-victimes-vi

    #international #vietnam #santé