• Quand tu as dépassé soixante dix ans, tu n’es plus une femme, tu deviens une septuagénaire ou une octogénaire , surtout quand tu es victime de la #répression policière. Le titre de femme c’est quand tu es jeune et que tu peux encore faire des enfants, tu imagines les titres des médias genre une trentenaire grièvement blessée ? Ben non.

    Courage à cette femme, #soutien_aux_victimes #violences_policières #vieillisme
    #gilets_jaunes #femmes #vieillir #disparaitre #marchandisation


  • [ActeursPublics] Débat : L’État face aux géants du Web
    https://www.laquadrature.net/2019/03/24/acteurspublics-debat-letat-face-aux-geants-du-web

    Chaque mois, Écrans publics propose de débattre autour de documentaires qui interrogent les politiques publiques. Ce mois-ci, la diffusion du documentaire Apple, Google, Facebook, les nouveaux maîtres du monde, de Yannick Adam de Villiers, a…

    #censure_et_filtrage_du_Net #Cite_La_Quadrature_du_Net #liberté_d'expression #Revue_de_presse #Surveillance #Vie_privée_-_Données_personnelles #revue_de_presse


  • [BFMTV] 30 ans du Web : HTTP, URL… ce que signifient ces acronymes qui nous connectent
    https://www.laquadrature.net/2019/03/23/bfmtv-30-ans-du-web-http-url-ce-que-signifient-ces-acronymes-qui-nous-

    Créées à la fin des années 80, ces technologies constituent encore aujourd’hui les bases du Web, tel qu’il est utilisé par la plupart des internautes dans le monde. “Vague, mais prometteur”. C’est ainsi que le projet…

    #Cite_La_Quadrature_du_Net #liberté_d'expression #Revue_de_presse #Vie_privée_-_Données_personnelles #revue_de_presse


  • [LeDevoir] ll y a 30 ans naissait le Web
    https://www.laquadrature.net/2019/03/20/ledevoir-ll-y-a-30-ans-naissait-le-web

    « On a connecté le monde, mais on a aussi connecté toute la merde qui allait avec. » Au téléphone, Ben Segal, ingénieur au laboratoire du CERN, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, est tout sauf lénifiant…

    #Cite_La_Quadrature_du_Net #Revue_de_presse #Vie_privée_-_Données_personnelles #revue_de_presse


  • [Contexte] La Quadrature du Net : « Emmanuel Macron n’est pas pour l’Europe des libertés, mais pour l’Europe des Gafam »
    https://www.laquadrature.net/2019/03/19/contexte-la-quadrature-du-net-emmanuel-macron-nest-pas-pour-leurope-de

    [Série] Un an et demi après l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir et alors que se profilent les européennes, Contexte donne la parole à des acteurs privés français impliqués sur les sujets numériques. Quel bilan font-ils…

    #censure_et_filtrage_du_Net #Cite_La_Quadrature_du_Net #Revue_de_presse #Vie_privée_-_Données_personnelles #revue_de_presse


  • Hier, à vélo en ville, je croise un homme qui marche en claudiquant, la tête légèrement penchée, il me regarde, mais non, il ne me regarde pas, il a les yeux dans le vague sous ses cheveux hirsutes, ses vêtements sont déchirés des nuits qu’il doit passer couché sur le trottoir. Il ne s’adresse pas à moi, il parle tout seul, il dit et répète inlassable en reprenant l’intonation de son interlocuteur passé « Cela fait plaisir à voir, vous allez beaucoup mieux maintenant, vous avez retrouvé le moral. »

    J’ignore qui était cet homme mais sa voix résonne encore, elle révèle une part masquée du temps politique actuel qui égrène ses mensonges cruels devant la misère et la pauvreté.

    #révélateur_social #microfilm


  • Participation de Véronique Bonnet aux états généraux du numérique. Table ronde : Défendre l’Europe des libertés numériques contre l’économie de la surveillance. Espace Niemeyer. Place du colonel Fabien.
    https://www.april.org/participation-de-veronique-bonnet-aux-etats-generaux-du-numerique-table-ronde

    Début : 22 Mars 2019 - 16:00Fin : 22 Mars 2019 - 18:00

    L’April, Association francophone pour la défense et la promotion du logiciel libre, mène, depuis 22 ans, un travail de veille pour que soit respectée l’autonomie des personnes, leur vie privée, la liberté d’utiliser, étudier, améliorer, copier les logiciels, redistribuer des copies améliorées. Voulant faire prévaloir une informatique de l’émancipation, elle s’inscrit dans une articulation entre informatique libre et société libre. Sa participation à une table ronde qui oppose libertés numériques et économie de la surveillance correspond à son cœur de métier : être force de vigilance et de proposition pour l’autonomie de l’utilisateur dans toutes ses dimensions. Table ronde : "Défendre une Europe des libertés (...)

    #Vie_privée_-_données_personnelles #Philosophie_GNU


  • [20Minutes] Cambridge analytica : « Le scandale a montré que les politiciens sont aussi malhonnêtes que les autres »
    https://www.laquadrature.net/2019/03/18/20minutes-cambridge-analytica-le-scandale-a-montre-que-les-politiciens

    INTERVIEW. Benjamin Bayart, cofondateur de la Quadrature du Net, revient sur le scandale Cambridge analytica et ouvre les portes à la démocratie du futur. […] Benjamin Bayart, cofondateur de la Quadrature du Net, animera la conférence…

    #Cite_La_Quadrature_du_Net #Revue_de_presse #Vie_privée_-_Données_personnelles #revue_de_presse


  • Comment La Poste tente de constituer une base de données géante sur « tous les Français »
    https://www.bastamag.net/Comment-La-Poste-tente-de-constituer-une-base-de-donnees-geante-concernant

    Une entreprise française sait beaucoup de choses sur vous : où vous habitez, quand vous déménagez, de combien de membres se compose votre famille, quel type de colis vous recevez et de qui… Cette entreprise, c’est La Poste, déjà connue pour revendre des fichiers d’adresses à des entreprises pour leurs prospections commerciales. Un nouveau cap pourrait être franchi : La Poste a racheté une start-up grenobloise spécialisée dans l’intelligence artificielle, qui permet de collecter et d’organiser des (...)

    #Décrypter

    / A la une, Surveillance, fichage, censure : la démocratie en danger ?, #Enquêtes, Surveillance et (...)

    #Surveillance,fichage,_censure:la_démocratie_en_danger ? #Surveillance_et_biométrie


  • AUTOSTOP
    http://carfree.fr/index.php/2019/03/12/autostop

    Voici une contribution d’Ivan Illich et Jean Robert à un symposium sur les libertés du #Vélo à Berlin durant l’été 1992. Nous voulons raconter une #histoire qui reflète un non-sens Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Autopartage #Fin_de_l'automobile #Marche_à_pied #Vie_sans_voiture #autopartage #économie #ivan_illich #mexique #piétons #société #transport


  • [France3] Un livre un jour « Algorithmes, la bombe à retardement »
    https://www.laquadrature.net/2019/03/11/france3-un-livre-un-jour-algorithmes-la-bombe-a-retardement

    Présenté par : Adeline Alexandre, Delphine Chaume. Entretien avec Benjamin Sonntag, co-fondateur de La Quadrature du Net’ pour le livre « Algorithmes, la bombe à retardement », de Cathy O’Neil (Les Arènes). https://www.france.tv/france-3/un-livre-un-jour/910845-algorithmes-la-bombe-a-retardement-de-cathy-o-neil-les-arenes.html NDLRP : réalisé par Olivie’r Chevillard. Les illustrations sont…

    #Parle_de_La_Quadrature_du_Net #Revue_de_presse #Vie_privée_-_Données_personnelles #revue_de_presse


  • L’île des pêcheurs
    http://carfree.fr/index.php/2019/03/11/lile-des-pecheurs

    Quatorzième épisode d’une série consacrée aux #îles_sans_voitures. Vous souhaitez passer des vacances réellement sans voitures ? Vous voulez voir comment la vie sans voitures est possible ? Visitez les îles Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Îles_sans_voitures #Vie_sans_voiture #2000 #géographie #histoire #italie #tourisme #villages #Vivre_sans_voiture #voyage


  • Mark Zuckerberg’s Plans to Capitalize on Facebook’s Failures | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/tech/annals-of-technology/mark-zuckerbergs-plans-to-capitalize-on-facebooks-failures

    On Wednesday, a few hours before the C.E.O. of Facebook, Mark Zuckerberg, published a thirty-two-hundred-word post on his site titled “A privacy-focused vision for social networking,” a new study from the market research firm Edison Research revealed that Facebook had lost fifteen million users in the United States since 2017. “Fifteen million is a lot of people, no matter which way you cut it,” Larry Rosin, the president of Edison Research, said on American Public Media’s “Marketplace.” “This is the second straight year we’ve seen this number go down.” The trend is likely related to the public’s dawning recognition that Facebook has become both an unbridled surveillance tool and a platform for propaganda and misinformation. According to a recent Harris/Axios survey of the hundred most visible companies in the U.S., Facebook’s reputation has taken a precipitous dive in the last five years, with its most acute plunge in the past year, and it scores particularly low in the categories of citizenship, ethics, and trust.

    While Zuckerberg’s blog post can be read as a response to this loss of faith, it is also a strategic move to capitalize on the social-media platform’s failures. To be clear, what Zuckerberg calls “town square” Facebook, where people post updates about new jobs, and share prom pictures and erroneous information about vaccines, will continue to exist. (On Thursday, Facebook announced that it would ban anti-vaccine advertisements on the site.) His new vision is to create a separate product that merges Facebook Messenger, WhatsApp, and Instagram into an encrypted and interoperable communications platform that will be more like a “living room.” According to Zuckerberg, “We’ve worked hard to build privacy into all our products, including those for public sharing. But one great property of messaging services is that, even as your contacts list grows, your individual threads and groups remain private. As your friends evolve over time, messaging services evolve gracefully and remain intimate.”

    This new Facebook promises to store data securely in the cloud, and delete messages after a set amount of time to reduce “the risk of your messages resurfacing and embarrassing you later.” (Apparently, Zuckerberg already uses this feature, as Tech Crunch reported, in April, 2018.) Its interoperability means, for example, that users will be able to buy something from Facebook Marketplace and communicate with the seller via WhatsApp; Zuckerberg says this will enable the buyer to avoid sharing a phone number with a stranger. Just last week, however, a user discovered that phone numbers provided for two-factor authentication on Facebook can be used to track people across the Facebook universe. Zuckerberg does not address how the new product will handle this feature, since “town square” Facebook will continue to exist.

    Once Facebook has merged all of its products, the company plans to build other products on top of it, including payment portals, banking services, and, not surprisingly, advertising. In an interview with Wired’s editor-in-chief, Nicholas Thompson, Zuckerberg explained that “What I’m trying to lay out is a privacy-focused vision for this kind of platform that starts with messaging and making that as secure as possible with end-to-end encryption, and then building all of the other kinds of private and intimate ways that you would want to interact—from calling, to groups, to stories, to payments, to different forms of commerce, to sharing location, to eventually having a more open-ended system to plug in different kinds of tools for providing the interaction with people in all the ways that you would want.”

    L’innovation vient maintenant de Chine, en voici une nouvelle mention

    If this sounds familiar, it is. Zuckerberg’s concept borrows liberally from WeChat, the multiverse Chinese social-networking platform, popularly known as China’s “app for everything.” WeChat’s billion monthly active users employ the app for texting, video conferencing, broadcasting, money transfers, paying fines, and making medical appointments. Privacy, however, is not one of its attributes. According to a 2015 article in Quartz, WeChat’s “heat map” feature alerts Chinese authorities to unusual crowds of people, which the government can then surveil.

    “I believe the future of communication will increasingly shift to private, encrypted services where people can be confident what they say to each other stays secure and their messages and content won’t stick around forever,” Zuckerberg tells us. “This is the future I hope we will help bring about.” By announcing it now, and framing it in terms of privacy, he appears to be addressing the concerns of both users and regulators, while failing to acknowledge that a consolidated Facebook will provide advertisers with an even richer and more easily accessed database of users than the site currently offers. As Wired reported in January, when the merger of Facebook’s apps was floated in the press, “the move will unlock huge quantities of user information that was previously locked away in silos.”

    Le chiffrage des messages est loin d’être une panacée pour la vie privée, ni pour la responsabilité sociale des individus.

    Zuckerberg also acknowledged that an encrypted Facebook may pose problems for law enforcement and intelligence services, but promised that the company would work with authorities to root out bad guys who “misuse it for truly terrible things like child exploitation, terrorism, and extortion.” It’s unclear how, with end-to-end encryption, it will be able to do this. Facebook’s private groups have already been used to incite genocide and other acts of violence, suppress voter turnout, and disseminate misinformation. Its pivot to privacy will not only give such activities more space to operate behind the relative shelter of a digital wall but will also relieve Facebook from the responsibility of policing them. Instead of more—and more exacting—content moderation, there will be less. Instead of removing bad actors from the service, the pivot to privacy will give them a safe harbor.

    #facebook #Cryptographie #Vie_privée #Médias_sociaux #Mark_Zuckerberg


  • [korii] Alexa va-t-elle devenir un membre de notre famille ?
    https://www.laquadrature.net/2019/03/07/korii-alexa-va-t-elle-devenir-un-membre-de-notre-famille

    Nos assistants vocaux nous connaissent aussi bien (voire mieux) que les personnes qui composent notre foyer, où ils occupent une place bien particulière. […] Malgré sa voix humaine, malgré son côté sympa et disponible, Alexa n’éprouve aucune…

    #Cite_La_Quadrature_du_Net #Revue_de_presse #Vie_privée_-_Données_personnelles #revue_de_presse


  • Piètres conditions de travail, rémunérations faibles... l’aide aux personnes âgées ne parvient plus à recruter, Francine Aizicovici
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/03/06/l-aide-aux-personnes-agees-en-souffrance_5432155_3234.html


    Une aide soignante et la résidente d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, à Paris, le 20 septembre 2017. Céline Gaille / HansLucas

    Embaucher un aide-soignant ou une auxiliaire de vie sociale est une gageure. Cette situation sociale tendue génère de la « souffrance au quotidien ».

    « Chez une personne âgée valide, le matin, je devais en une demi-heure l’aider à sa toilette, préparer son petit-déjeuner, mettre ses médicaments dans le pilulier, faire son lit et, si j’avais le temps, passer un coup de balai », raconte Annie (le prénom a été modifié), qui explique à quoi ressemblaient ses journées. Et si l’ex-auxiliaire de vie sociale pour une association des Vosges dépassait la demi-heure, elle n’était « pas payée plus, bien sûr. En revanche, la personne payait le dépassement à l’association » .

    L’aide aux personnes âgées et/ou dépendantes se concentre au moment du lever, des repas et du coucher de la personne. Il faut tout faire vite. Faute de personnel suffisant, les salariés s’épuisent. Annie a fini par quitter cet emploi où l’amplitude de sa journée s’étendait de 8 heures à 20 heures, coupée en quatre tranches de deux heures de travail. « Je faisais au moins 100 kilomètres par jour pour aller dans huit petits villages, se souvient-elle. C’était très fatigant. » Depuis le 1er janvier, elle travaille dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), au sein d’« une bonne équipe ».

    Le secteur des services aux personnes âgées manque cruellement de personnel, et offre de piètres conditions de travail et des rémunérations faibles. A la suite d’une #grève très suivie, le 30 janvier 2018, dans les #Ehpad, le gouvernement avait annoncé le déblocage progressif de 360 millions d’euros pour ces établissements, une enveloppe de 100 millions pour les services d’aide à domicile ainsi qu’une loi autonomie avant la fin de 2019. Mais ces mesures n’ont pas suffi à apaiser les tensions.

    « Pression budgétaire »

    La loi autonomie arrivera « bien trop tard », estime Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) : « Nous parlons de ces problèmes depuis au moins quinze ans. Nous attendons des mesures très urgentes et concrètes. » Le financement public de l’aide à l’autonomie des personnes âgées représentait, en 2016, 22,8 milliards d’euros. Il faudrait « 10 milliards d’euros supplémentaires », selon lui, pour faire face aux besoins. « La pénurie grandissante de personnel résulte d’une pression budgétaire due aux choix des conseils départementaux et aux lois de financement de la sécurité sociale qui, depuis trois décennies, visent à raréfier les ressources du secteur », accuse Evelyne Rescanieres, secrétaire générale de la fédération CFDT Santé-sociaux.

    Or, il faut préparer l’avenir car avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes en perte d’autonomie devrait passer de 1,255 million actuellement à 1,6 million en 2030 et 2,45 millions en 2060. Selon le site Emploipublic.fr, 300 000 emplois nouveaux seraient à pourvoir dans les onze ans qui viennent.

    Cela n’ira pas de soi. L’enquête de Pôle emploi sur les besoins en main-d’œuvre 2018 révèle, en effet, que les Ehpad s’attendaient à rencontrer des difficultés dans 47 % de leurs projets de recrutement. Cette proportion montait à 58 % pour les aides-soignants et à 83 % pour les médecins coordinateurs. Dans l’aide à domicile et l’aide ménagère, associations, entreprises, organismes publics et plates-formes numériques anticipaient 76,8 % de recrutements difficiles (contre 70 % en 2017 et 60,6 % en 2016) alors que pour l’ensemble des projets d’embauche, la moyenne était de 44,4 %.

    Peu de candidats recrutés

    Aides à domicile, aides ménagères et aides soignants figurent en outre dans le Top 10 des métiers les plus recherchés. Un sondage réalisé en 2018 par le principal réseau d’aide à domicile, l’UNA, auprès de 256 de ses structures, indique, selon l’agence AEF, que 47 % d’entre elles n’ont pu pourvoir leurs postes vacants.

    Pôle emploi incite pourtant les chômeurs à se tourner vers ces professions « en tension », qui ne demandent pas toutes des qualifications. Mais « l’aide à domicile est un métier difficile, compliqué, où un certain comportement est attendu de la part des intervenants », tels la disponibilité, le sens des responsabilités, etc., prévient Quentin Duvivier, responsable du développement des relations avec les entreprises à Pôle emploi. Or, « certains demandeurs d’emploi imaginent qu’il suffit de s’être occupé de sa grand-mère pour savoir s’occuper d’une autre personne âgée… »

    « Beaucoup de candidats sont reçus par nos associations mais peu sont recrutés, observe Hugues Vidor, directeur général d’Adessadomicile, qui réunit 350 structures employant 30 000 salariés. Nos postes à pourvoir sont en concurrence avec ceux de secteurs comme l’industrie où les salariés sont à temps plein et n’ont pas de déplacements à faire. » « C’est difficile de valoriser un travail fragmenté, mal rémunéré, où les conseils départementaux nous imposent des temps d’intervention de plus en plus courts , ajoute-t-il. Passer d’une heure à quinze minutes pour faire la même chose, cela veut dire aller directement aux gestes utiles sans accompagnement social de la personne. »

    « Du travail à la chaîne »

    Dans les Ehpad, « quand il n’y a qu’une infirmière pour 40 personnes, le minimum est fait, mais la qualité du #soin relationnel n’y est pas, regrette une ancienne infirmière. Ça fait perdre le sens de notre métier. On n’a plus le temps de faire de l’individualisation. Cela devient du travail à la chaîne ».
    Pour une grande partie des salariés, les rémunérations avoisinent le smic ou lui sont « inférieures à domicile, où les emplois sont à #temps_partiel », précise M. Champvert. Julien Jourdan, directeur général de la Fédération des services à la personne (Fédésap), qui représente des entreprises du secteur, estime que le système actuel des aides « ne permet pas de rémunérer [les salariés] à un juste niveau ».

    Selon les départements, les aides varient entre 17 et 25 euros de l’heure. Les niveaux les plus bas ne couvrent pas le coût de revient des services aux personnes âgées et les hausses des tarifs sont maigres. « Pour 2019, le ministère de l’économie a fixé cette augmentation à 1,42 % quand le smic a été réévalué de 1,5 %, déplore Olivier Péraldi, directeur général de la Fédération du service aux particuliers (FESP). Cela fait cinq ans que l’augmentation est inférieure à celle du smic. »
    « On ne peut pas dire, comme le fait le gouvernement et comme le désire une très grande partie des gens, que la priorité est le maintien à domicile des personnes âgées et ne pas mettre en face les financements qui vont avec », résume Aline Mougenot, secrétaire générale adjointe à la CFTC Santé-sociaux.

    « Souffrance au quotidien »

    En établissement, les conditions de travail sont parfois difficiles, y compris psychologiquement. « Dans mon Ehpad, qui accueille 200 résidents dépendants, dont 20 souffrent de la maladie d’Alzheimer, un poste d’#aide-soignante et un d’infirmière ont été supprimés en un an et demi, calcule Isabelle (prénom modifié), infirmière dans un établissement de l’Aude. Mais on n’a pas moins de résidents ! Nous gérons beaucoup de fins de vie, avec des soins palliatifs, sans avoir le temps nécessaire pour le relationnel. On va accorder peut-être cinq minutes à une personne qui sait qu’elle va mourir. C’est de la maltraitance ! » « Heureusement, la bonne cohésion de l’équipe nous sauve, ajoute-t-elle. Mais si les conditions ne changent pas, je partirai. Je n’ai pas envie d’être dégoûtée de mon métier. »

    Dans ce climat pas vraiment porteur, une délégation des dix syndicats du secteur et de représentants de l’AD-PA a tenté, jeudi 21 février, de se rendre à l’Elysée pour remettre à Emmanuel Macron 30 000 « cartes-pétitions » revendiquant en urgence l’augmentation des salaires et des effectifs. Face au refus de les recevoir, l’intersyndicale et l’AD-PA ont dénoncé un « mépris vis-à-vis des salariés » et promis de revenir.

    Cette situation sociale tendue, aggravée par la suppression des contrats aidés, génère de la « souffrance au quotidien » pour les personnes âgées et leur famille comme pour les salariés. Conséquence : une mauvaise image continue de coller aux services d’aide aux personnes âgées qui, par ricochet, voient leur pénurie de candidats à l’embauche s’aggraver. Et ce, alors que les premières générations de papy-boomers atteindront, en 2030, 85 ans, âge moyen d’entrée en Ehpad aujourd’hui.

    Le président du Haut conseil du financement de la protection sociale, Dominique Libault, doit remettre d’ici à la fin mars au premier ministre, Edouard Philippe, ses propositions sur l’amélioration de la prise en charge des personnes dépendantes, issues de la concertation conduite depuis le mois de septembre 2018. L’amélioration de leurs conditions d’accompagnement devrait en faire partie. En attendant, l’union Aide à domicile en milieu rural (ADMR, 2 700 associations locales d’aide à domicile employant 94 000 salariés), a lancé le 4 février sa première campagne de publicité radio-télé, sur le thème : « Les gestes qui vous aident sont les liens qui nous unissent. » Des liens, à l’évidence, de plus en plus fragiles.

    #femmes #travail #vieilles #vieux #horaires_en_coupures #care

    • Or, « certains demandeurs d’emploi imaginent qu’il suffit de s’être occupé de sa grand-mère pour savoir s’occuper d’une autre personne âgée… »

      D’un côté on affirme que ces boulots sont trop peu qualifiés pour être correctement rémunérés et de l’autre... c’est des boulots, les gens s’y investissent et y apportent leurs compétences.

      #service #servitude



  • Wie vietnamesische Agenten mitten in Berlin ein Paar entführten - SPIEGEL ONLINE
    http://www.spiegel.de/spiegel/wie-vietnamesische-agenten-mitten-in-berlin-ein-paar-entfuehrten-a-1204272.h

    A Berlin comme à Dubaï on traque les criminels avec la vidéosurveillance. Les enquêteurs se heurtent aux les résultats médiocres des systèmes de reconnaissance de visages et plaques d’immatriculation. Les succès connus sont le fruit d’efforts humains considérables pour identifier et analyser les sources d’information. Les reportages mentionnent surtout les systèmes GPS installés dans des voitures de location et la vérification du contenu des caméras de surveillance le long d’un parcours enrégistré des suspects. Dans le Brandebourg, où est situé la ville de Berlin, la police enrégistre les plaques d’immatriculation des voitures avec un système appellé KESY qui produit plein de faux positives.

    23.04.2018 - Von Martin Knobbe - Vietnamesische Agenten entführen einen ehemaligen Parteifunktionär und dessen Geliebte aus Berlin. Die Täter können fliehen, nur ein Gehilfe steht jetzt vor Gericht.

    Das Kommando, das sich am Vormittag des 19. Juli 2017 in der Ankunftshalle des Berliner Flughafens Tegel trifft, ist hochrangig besetzt. Duong Minh Hung, der Vizechef eines vietnamesischen Geheimdienstes, ist angereist, ein Zwei-Sterne-General mit randloser Brille. Auch der Geheimdienstresident an der vietnamesischen Botschaft in Berlin erscheint. Zwei weitere Helfer kommen mit dem Flugzeug aus Paris, andere mit dem Auto aus Prag, am Ende sind sie wohl zu acht. Sie wissen, dass auch eines ihrer Opfer mit einer Maschine aus Paris landen wird, sie wissen nur nicht, wann. Also warten sie, rund drei Stunden lang.

    Das Flugzeug der Zielperson setzt mit 16 Minuten Verspätung um 12.56 Uhr auf, Thi Minh P. D. nimmt ein Taxi. Eine knappe Stunde später checkt sie im Hotel Sheraton beim Berliner Tiergarten ein. Dort ist sie mit ihrem Geliebten verabredet, dem vietnamesischen Geschäftsmann Trinh Xuan Thanh.

    Der heute 52 Jahre alte Trinh spielte einmal eine bedeutende Rolle in der Kommunistischen Partei Vietnams und gehörte zu den Reformern, die dem Westen zugeneigt waren. Doch die Konservativen, eher nach China orientiert, gewannen die Oberhand, Trinh fiel beim Regime in Ungnade. Womöglich auch, weil er die Vorzüge des Kapitalismus allzu sehr genoss.
    Vietnamesische Ermittler warfen ihm Korruption und finanzielle Unregelmäßigkeiten in seiner Zeit als Chef einer staatlichen Baufirma vor. Es ging um hohe Summen, ihm drohte die Todesstrafe. Er floh nach Deutschland und beantragte Asyl. Seine Affäre mit der 24 Jahre jüngeren Frau aus Hanoi pflegte er weiter. Die Männer aus der Ankunftshalle folgen der Frau zum Hotel und lassen die beiden nun nicht mehr aus den Augen. Nicht, als sie ein Brillengeschäft betreten. Nicht, als sie am Abend beim Italiener essen. Nach vier Tagen schlagen sie zu.

    Es ist Sonntag, der 23. Juli, der Himmel ist bewölkt. Um 10.39 Uhr verlässt das Paar das Hotel und geht im Tiergarten spazieren.

    Die Operation dauert keine Minute. Die Männer packen die Frau, die sich so heftig wehrt, dass Augenzeugen glauben, sie erleide einen epileptischen Anfall. Auch der Mann boxt um sich, selbst dann noch, als er in einem silberfarbenen VW-Bus zu Boden gedrückt wird. Auf dem Gehweg bleiben seine Sonnenbrille und sein Smartphone zurück. Als Passanten es aufheben, leuchtet auf dem Display das Bild einer Blume.

    Bei der Polizei gehen an diesem Morgen mehrere Notrufe ein. Ein Augenzeuge verfolgt den VW-Bus bis zum Brandenburger Tor. Als er an einer roten Ampel aus seinem Auto springt, auf mehrere Polizisten zurennt und ihnen erklären will, was er gerade gesehen hat, rast der VW-Transporter weiter. Um 11.13 Uhr erreicht er die vietnamesische Botschaft in Berlin-Treptow. Dort bleibt der Wagen fünf Stunden lang geparkt.

    Der Fall erschüttert die Berliner Politik, nicht nur, weil die Szenen an einen schlechten Agentenkrimi erinnern. Dass ein fremder Geheimdienst Menschen auf deutschem Boden am helllichten Tag kidnappt, geschah zuletzt vor 27 Jahren. 1991 entführten US-Agenten den ehemaligen Geheimdienstmitarbeiter Jeffrey Carney, der sich 1986 nach Ost-Berlin abgesetzt und für die Stasi gearbeitet hatte. Die Bundesregierung protestierte nur verhalten. Diesmal sind ihre Worte scharf: Die Tat sei ein „präzedenzloser und eklatanter Verstoß gegen deutsches Recht und gegen das Völkerrecht“, erklärt das Auswärtige Amt.

    Der entführte Geschäftsmann wird später nach Hanoi geflogen, womöglich über Moskau, womöglich als Krankentransport getarnt. Das staatliche Fernsehen jedenfalls präsentiert ihn am 3. August 2017 als reuigen Sünder. Richter des Volksgerichtshofs verurteilen ihn Anfang dieses Jahres zweimal zu lebenslanger Haft.

    Die vietnamesische Führung hat am Ende ihr Ziel erreicht und einen lästigen, womöglich auch korrupten Gegner ausgeschaltet. Öffentlich entschuldigt, wie von der deutschen Regierung gefordert, hat sie sich für die brutale Aktion nicht.

    Auch strafrechtlich werden die meisten der Täter wohl nicht belangt. Zwar beginnt am 24. April vor dem Berliner Kammergericht der Prozess gegen den vietnamesischen und tschechischen Staatsbürger Long N. H. aus Prag, dem der Generalbundesanwalt geheimdienstliche Agententätigkeit und Beihilfe zur Freiheitsberaubung vorwirft. Doch spielte der 47-Jährige, wie die Ankläger selbst einräumen, innerhalb der Gruppe eine nur untergeordnete Rolle. Er tat, was man ihm befahl.

    Ob er wusste, um was es ging, wie es die Staatsanwälte behaupten, oder ob er ahnungslos war, wie er selbst sagt, müssen die Richter klären. Angesetzt sind 21 Verhandlungstage.

    Die anderen Tatverdächtigen sind vermutlich längst geflohen, wie der General und die Helfer aus Paris. Oder sie genießen diplomatische Immunität, wie jene Mitarbeiter der vietnamesischen Botschaft in Berlin, die an der Tat beteiligt gewesen sein sollen. Zwei von ihnen wies die Bundesregierung aus, darunter den offiziellen Vertreter des Geheimdienstes. Ein symbolischer Akt, mehr nicht.

    Es gibt in diesem Fall kaum Beteiligte, die aussagen, auch keine Opfer, die erzählen können. Dennoch gelang es den Ermittlern, die Entführung über weite Strecken auf die Minute genau zu rekonstruieren. Geholfen hat ihnen die Überwachungstechnik: Die Leihwagen der Entführer waren an ein GPS-Sicherheitssystem angeschlossen. So war es möglich, die Route nachzuzeichnen. Videoaufnahmen aus Tankstellen verrieten, wer wann in welchem Auto fuhr. Ein automatisches Erfassungssystem von Kennzeichen namens Kesy, das in Brandenburg gegen Kfz-Diebe eingesetzt wird, lieferte weitere Informationen. Daraus entwarfen die Ermittler ein Bewegungsbild der Täter und ihrer Autos.

    Der Plan, Trinh Xuan Thanh aus Deutschland zu entführen, entstand vermutlich ein Dreivierteljahr vor der Tat. Neben Berlin war Prag eine wichtige Basis für die geplante Operation.

    Wie der Verbindungsbeamte des Bundeskriminalamts in Tschechien seinen Kollegen in Deutschland mitteilte, reiste bereits im September 2016 eine Delegation hochrangiger vietnamesischer Polizisten der Fahndungsabteilung C52 nach Prag. Sie wollten dort Quellen, teilweise aus dem „kriminellen Milieu“, aktivieren, um herauszufinden, wo sich Trinh genau aufhielt.

    Am 16. September hatten die vietnamesischen Ermittlungsbehörden einen Haftbefehl gegen den Geschäftsmann erlassen. Als Manager bei einer Tochtergesellschaft des staatlichen Öl- und Gaskonzerns PetroVietnam sei er für Verluste in Höhe von umgerechnet 130 Millionen Euro verantwortlich. Er habe trotz zahlreicher Warnungen „leichtsinnig“ gehandelt und mehrere Fehler begangen.

    Am 30. September ging in Deutschland ein internationales Festnahmeersuchen der vietnamesischen Behörden ein. Wie in solchen Fällen üblich, prüften das Auswärtige Amt und das Bundesamt für Justiz das Begehren. Sie reagierten zurückhaltend: Zunächst sollte nur der Aufenthalt von Trinh ermittelt werden.

    Dessen ungeachtet reiste im Oktober 2016 eine vietnamesische Delegation aus dem Ministerium für Öffentliche Sicherheit nach Deutschland, wie der Verbindungsbeamte der Bundespolizei in Hanoi in einem Bericht festhielt. Ihr Ziel: den flüchtigen Trinh Xuan Thanh zu finden. Am 4. November teilte das Ministerium dem deutschen Beamten Vollzug mit: Man wisse nun, dass Trinh sich in Deutschland aufhalte. Aus heutiger Sicht klingt es wie eine letzte Warnung.

    Noch Jahre zuvor sah es so aus, als habe Trinh Xuan Thanh eine glänzende Karriere in Vietnam vor sich. Der Architekt, der bereits Anfang der Neunzigerjahre als Asylbewerber drei Jahre lang in Deutschland lebte, trat 2003 in die Kommunistische Partei ein und war in der Baubranche tätig. Er arbeitete eng mit Nguyen Tan Dung zusammen, der 2006 Premierminister des Landes wurde und dem westlich orientierten Reformflügel der Kommunistischen Partei angehörte. Unter ihm wuchs die Wirtschaft, aber auch die Korruption.

    2009 wurde Trinh Vorstandsvorsitzender des Baukonzerns PetroVietnam Construction, einer Tochter des staatlichen Öl- und Gaskonzerns mit 3000 Mitarbeitern. Er arbeitete außerdem in führender Stellung im Ministerium für Industrie und Handel und sollte dort, so erzählt es ein enger Freund Trinhs in Berlin, stellvertretender Minister werden.

    Doch Anfang Januar 2016 war es mit der steilen Karriere vorbei: Auf dem 12. Parteitag der Kommunistischen Partei setzte sich der konservative Flügel durch. Dem scheidenden Premierminister misslang der Sprung ins mächtige Zentralkomitee. Die Reformer waren entmachtet.

    Erste Vorwürfe gegen Trinh wurden ein halbes Jahr später laut, im Juni 2016. Er sei als Parteivertreter mit einem teuren Wagen der Marke Lexus durch die Gegend gefahren und habe sich lukrative Immobilien angeschafft. Dann folgten die Ermittlungen wegen der Verluste bei der Baufirma. Monate später warfen ihm die Behörden Veruntreuung vor.

    In einem offenen Brief vom 4. September 2016 wies Trinh die Vorwürfe zurück und erinnerte daran, dass sie bereits geprüft worden seien. Die Parteileitung habe sich mehrheitlich gegen ein Disziplinarverfahren ausgesprochen. Die Sache sei längst vom Tisch. In dem Schreiben erklärte Trinh auch, dass er aus der Partei austreten werde. Das Land hatte er kurz zuvor verlassen.

    Über Laos und Thailand floh Trinh in die Türkei und von dort mit seinem Diplomatenpass nach Deutschland. Dort traf er mit seiner Frau und den zwei jüngeren Töchtern zusammen, die beiden Söhne blieben in Vietnam. Er wolle kein „Bauernopfer in einem schmutzigen Machtkampf“ sein, schrieb Trinh Monate später, als er am 29. Mai 2017 seinen Antrag auf Asyl stellte. Er erinnerte daran, dass ihm zu Hause die Todesstrafe drohe. Das Bamf lud ihn zu einer Anhörung ein. Der Termin war am Tag nach der Entführung angesetzt, Trinhs Anwalt wartete vergebens.

    In Berlin lebte die Familie zurückgezogen in einem Einfamilienhaus in Spandau. Die offizielle Meldeadresse im Berliner Wedding war nur eine Tarnung. Kontakt zu anderen der 16.000 Vietnamesen in der Hauptstadt vermieden sie. Nur manchmal gingen Trinh und seine Ehefrau mit einem engen Freund zum Golfen in einen Klub nach Gatow. Sie waren dort Schnuppermitglieder. Von einer Geliebten ahnte die Ehefrau offenbar nichts.

    Im vorigen Sommer erhöht die vietnamesische Regierung den Druck auf die Deutschen. Es bestehe offenbar „ein erhebliches Strafverfolgungsinteresse im Rahmen des Antikorruptionskampfes“, heißt es in einem Polizeibericht. Auf dem G-20-Gipfel in Hamburg Anfang Juli spricht der vietnamesische Premierminister Nguyen Xuan Phuc angeblich die Kanzlerin auf den Fall an. Doch Angela Merkel macht ihm wohl wenig Hoffnung, dass der Ex-Funktionär ausgeliefert werden könnte.

    Spätestens jetzt beschließt die Führung des Geheimdienstes Tong cuc An ninh, Trinh mit Gewalt aus Berlin zu entführen. Die Agenten wissen, dass Thi Minh P. D., die Trinh noch aus dem Handelsministerium kennt, im Juli wieder zu ihrem Geliebten fliegen will, wie immer über Paris. Eine gute Gelegenheit für die streng geheime Operation.

    Von wem der nun in Berlin angeklagte Long N. H. den Auftrag erhält, können die Ermittler nicht genau sagen. Am 18. Juli 2017 leiht er bei einem Autovermieter auf dem vietnamesischen Sapa-Markt in Prag einen BMW aus. Er betreibt nur wenige Meter entfernt eine Geldwechselstube.

    Als Gastarbeiter hat Long N. H. noch die DDR erlebt, allerdings nur für kurze Zeit. 1990 kehrte er nach Vietnam zurück, 1991 stellte er in Deutschland einen Asylantrag, der erst 1996 endgültig abgelehnt wurde. Seit 1999 lebt er in Tschechien, zusammen mit seiner Freundin und deren Kindern.

    Er übergibt den Wagen an einen anderen Vietnamesen, der gemeinsam mit einem weiteren Mann damit nach Berlin fährt. Das Auto wird zum Observieren des verliebten Pärchens benötigt. Zwei Tage später leiht er beim selben Anbieter das spätere Entführungsauto aus, den silberfarbenen VW-Bus. Er fährt ihn selbst nach Berlin. Am Morgen der Tat allerdings wird ihn ein anderer steuern.

    Die Entführer versuchen vergebens, ihre Identitäten zu verschleiern. Sie wechseln zwar spontan die Hotels, stornieren kurzfristig die Zimmer und zahlen oft in bar, doch geben sie bei der Reservierung ihre echten Namen an.

    Auch die Überwachungskameras in den Hotels scheinen sie nicht weiter zu interessieren, ihre Gesichter sind später gut zu erkennen. Nur Duong Minh Hung, der General, agiert etwas vorsichtiger. Sein Zimmer im Sylter Hof hat ein anderer des Teams angemietet, es wird die Kommandozentrale für die Aktion. Der hochrangige Geheimdienstmann verlässt nur selten den Raum und bekommt spärlich Besuch, etwa von seinem Geheimdienstkollegen aus der Berliner Botschaft.

    Am Morgen der Entführung geht Duong um 8.18 Uhr aus dem Hotel und kehrt nicht wieder zurück. Noch am selben Tag wird Long N. H. an der Rezeption das Zimmer für die restlichen Tage stornieren, ein anderer Helfer aus Prag holt das Gepäck des Generals ab.

    Nur wenige Stunden nach dem Überfall im Tiergarten wird Thi Minh P. D., die Geliebte, außer Landes geschafft. Ein Botschaftsmitarbeiter fährt mit einem Freund zum Hotel Sheraton, der dort ihr Gepäck aus ihrem Hotelzimmer holt. Ein Koffer, das Schminkzeug, Papiertaschen von Louis Vuitton und Chanel. Nur ein Herrenhemd übersieht er. Sie bringen das Gepäck zum Flughafen Tegel.

    Zwei vietnamesische Aufpasser begleiten die Geliebte via Peking und Seoul nach Hanoi, den Flug hatte die Botschaft in Berlin gebucht. Einer Freundin schreibt Thi Minh P. D. später aus Hanoi, sie habe sich den Arm gebrochen und ins Krankenhaus gemusst. Möglicherweise wurde sie beim Kampf mit ihren Entführern verletzt. Wie es ihr heute geht, wissen die deutschen Behörden nicht.

    Auch General Duong hat es nun eilig, das Land zu verlassen. Er lässt sich von einem Helfer im Porsche nach Prag chauffieren. Long N. H. fährt den Entführungsbus zurück in die tschechische Hauptstadt.

    Am Abend treffen sich alle drei in einem vietnamesischen Restaurant. War es die gemeinsame Abschlussfeier für die erfolgreiche Operation?

    Man habe viel Bier getrunken, erinnert sich Long N. H. bei der Polizei. Am nächsten Tag reist der General über Moskau zurück nach Hanoi. Die Ermittler wissen bis heute nicht, wann und wie Trinh Xuan Thanh ausgeflogen wurde.

    Die Bundesregierung bestellt später den vietnamesischen Botschafter ein und weist zwei Botschaftsmitarbeiter aus. Außerdem setzt sie ihre strategische Partnerschaft mit Vietnam aus. Vietnamesische Diplomaten dürfen nicht mehr visafrei einreisen. Auch die Ratifizierung des Freihandelsabkommens zwischen der Europäischen Union und Vietnam ist durch den Entführungsfall ins Stocken geraten.

    Der Druck hat zunächst Wirkung: Zu den zwei Prozessen gegen Trinh Xuan Thanh in Hanoi werden Beobachter aus der deutschen Botschaft zugelassen. Auch die Todesstrafe ist vom Tisch.

    Zu schärferen Reaktionen, etwa den Botschafter auszuweisen, können sich die Deutschen nicht durchringen. Zu eng sind die politischen und wirtschaftlichen Beziehungen zu Vietnam, man will die Gesprächskanäle offen halten. Auch für die deutschen Nachrichtendienste ist Vietnam ein wichtiger Partner, wegen seiner Nähe zu China.

    Trinh Xuan Thanh sitzt in einem Sicherheitsgefängnis in Hanoi. Es gehe ihm den Umständen entsprechend gut, sagt der enge Freund in Berlin. Einmal im Monat dürfen ihn Verwandte besuchen, einer der Söhne konnte zur Mutter nach Deutschland ausreisen. Im anstehenden Prozess gegen einen seiner mutmaßlichen Entführer wird Trinh als Nebenkläger auftreten, auch wenn er persönlich nicht anwesend ist.

    „Der Prozess wird den Beweis erbringen, dass mein Mandant durch ein Geheimdienstkommando gewaltsam aus Berlin entführt worden ist - was die vietnamesische Seite immer bestritten hat“, sagt seine Rechtsanwältin Petra Schlagenhauf. Sie fordert die deutschen Behörden auf, sich für die Freilassung ihres Mandanten einzusetzen. „Ein solch ungeheuerlicher Vorgang kann nicht ohne deutliche Reaktion vonseiten der Bundesregierung bleiben.“

    Das Bundesamt für Migration und Flüchtlinge hat mittlerweile über den Asylantrag Trinhs entschieden, gut vier Monate nach der Entführung.

    Das Ergebnis ist positiv.

    Assassination of Mahmoud Al-Mabhouh - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/Assassination_of_Mahmoud_Al-Mabhouh#Alexander_Varin_aka_Alexander_Veri

    The assassination of Mahmoud al-Mabhouh (Arabic: محمود المبحوح‎, Maḥmūd al-Mabḥūḥ; 14 February 1961 – 19 January 2010) was an assassination that took place on 19 January 2010, in a hotel room in Dubai. Al-Mabhouh—a co-founder of the Izz ad-Din al-Qassam Brigades, the military wing of Hamas—was wanted by the Israeli government for the kidnapping and murder of two Israeli soldiers in 1989 as well as purchasing arms from Iran for use in Gaza; these have been cited as a possible motive for the assassination. He also had other enemies, including Fatah. He had spent some time in prison in Egypt in 2003, and was sought by Jordanian intelligence.

    #Allemagne #Berlin #Prague #Vietnam #services_secretes #crime


  • CounterMail - protecting your privacy - encrypted pgp email webmail
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    #sécurité #vie_privée #email


  • [FranceCulture] Civic tech, fake news : les algorithmes, amis ou ennemis de la démocratie ?
    https://www.laquadrature.net/2019/03/02/franceculture-civic-tech-fake-news-les-algorithmes-amis-ou-ennemis-de-

    Comment fonctionnent les algorithmes ? Comment après la vie privée, les algorithmes s’installent-ils dans la vie publique ? La contestation sociale dépend-elle aujourd’hui des algorithmes ? Quelles innovations pourraient permettre de lutter contre les fake news ? […] Pour en parler…

    #Cite_La_Quadrature_du_Net #Revue_de_presse #Vie_privée_-_Données_personnelles #revue_de_presse


  • News | #NASA Study Reproduces Origins of Life on Ocean Floor
    https://www.jpl.nasa.gov/news/news.php?feature=7340

    Scientists have reproduced in the lab how the ingredients for life could have formed deep in the #ocean 4 billion years ago. The results of the new study offer clues to how life started on Earth and where else in the cosmos we might find it.

    #origine #vie


  • How much does your government spy on you? U.N. may rank the snoopers | Reuters
    https://uk.reuters.com/article/uk-un-cyber-rights-idUKKCN1QH1YU
    https://s2.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20190228&t=2&i=1361381786&w=1200&r=LYNXNPEF1R144

    Joseph Cannataci, the U.N. special rapporteur on the right to privacy, submitted the draft questionnaire - touching on everything from chatrooms to systematic surveillance - to the U.N. Human Rights Council, and invited comments by June 30.

    Cannataci’s role investigating digital privacy was created by the council in 2015 after Edward Snowden’s revelations about U.S. surveillance, and he has strongly criticised #surveillance activities by the United States and other countries.

    As the first person in the job, Cannataci set out an action plan for tackling the task and said he planned to take a methodical approach to monitoring surveillance and privacy laws to help him to decide which countries to investigate.

    The council’s 47 member states are not be obliged to agree with his findings, but special rapporteurs’ reports are generally influential in a forum where governments are keen to appear to have an unblemished human rights record.

    #vie_privée #onu


  • Commandes git à la demande
    https://aris.papatheodorou.net/commandes-git-a-la-demande

    Plus besoin de faire une recherche sur le Web pour trouver la commande git dont on a vraiment besoin et dont on a, de bien entendu, oublié la syntaxe exacte… L’outil en ligne Git Command Explorer propose une interface simple, élégante, accessible et fonctionnelle pour trouver en quelque secondes la formule cabalistique qui nous est nécessaire.

    Cet outil est particulièrement pratique pour les débutant⋅e⋅s, mais aussi celles et ceux qui, comme moi, n’utilisent pas git assez souvent pour en mémoriser toutes les subtilités.

    #vie_pratique #fiches_hacking #git #web_utile


  • Fritz !Box mit einem VPN-Service verbinden ? Warum das nicht geht.
    https://vpn-anbieter-vergleich-test.de/fritzbox-mit-vpn-verbinden


    L’entreprise berlinoise AVM produit des routeurs, téléphones et modules « smart home ». Elle trés présente dans les grandes surface allemandes et vend bien parce que ses appareils correspondent à la plupart des besoins des PMU. Malheureusement on est obligé de choisir un routeur d’une autre marque quand on doit réaliser des connexions avancées. L’accès aux réseaux VPN internationaux en fait partie.

    AVM unterstützt bei den Fritz!box Geräten eine “VPN Verbindung zu einem Firmennetzwerk“, was damit gemeint ist, dass sich die Fritz!box zu Hause über eine VPN-Verbindung zu einer anderen Fritz!box in einem kleinen Firmennetzwerk verbinden kann.

    Dabei wird das von der Fritz!box verwendete VPN-Protokoll “IPsec x-auth” verwendet. Praktisch gesehen nutzt dieses Protokoll aber kein professioneller VPN-Anbieter. Darum ist es auch nicht möglich die Fritz!box direkt mit einem VPN-Service zu verbinden.

    Ce site recommande les routeurs ASUS et le service VyprVPN.
    https://vpn-anbieter-vergleich-test.de/anleitung-asus-router-vpn-vyprvpn

    #internet #vpn #vie_privée #auf_deutsch


  • Fins de mois difficiles, impayés, vente de patrimoine... Des familles asphyxiées face au « coût faramineux » des Ehpad, Béatrice Jérôme
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/27/de-tres-chers-parents-dans-de-trop-chers-ehpad_5428949_3224.html

    Pour une personne âgée sur deux, la facture s’élève à au moins 1 850 euros par mois. Parfois, les liens familiaux n’y résistent pas.

    Parfois, les liens familiaux n’y résistent pas. « Nous formions jusqu’à ce jour la famille modèle, très soudée, très solidaire, raconte Thierry Dormeau, 50 ans, contrôleur de gestion en Seine-et-Marne. Il aura suffi de trois mois pour que ce bonheur soit détruit. » Pauline, sa mère, souffre d’Alzheimer. Fin 2016, il a dû se résoudre à l’installer, à 83 ans, dans une maison de retraite proche de chez lui.
    Très vite, entre les quatre enfants de Pauline, la brouille a éclaté. Invoquant des dettes, des fins de mois plus difficiles, deux d’entre eux n’ont ni voulu – ni pu – partager la facture de l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (#Ehpad), qui s’élevait à plus de 1 200 euros mensuels. Les impayés se sont accumulés. Aujourd’hui, l’établissement réclame plus de 11 000 euros. Quant à Pauline, elle est placée sous #tutelle depuis neuf mois et l’établissement souhaite son départ. « Je verse 300 euros par mois à l’Ehpad, 10 % de mon salaire, confie Thierry Dormeau, qui n’a pas les revenus suffisants pour consentir un effort supplémentaire. J’attends, inquiet de savoir qui va payer le dû final. C’est l’engrenage du système qui a détruit notre fratrie. »

    Vente de leur patrimoine

    Comme M. Dormeau, ils sont une quarantaine à avoir répondu à l’appel à témoignages lancé sur le site du Monde, début février, sur le casse-tête du financement du séjour d’un parent en maison de retraite. Autant de récits qui montrent des familles soudées plus souvent qu’elles ne se divisent. Mais qui vivent toutes des affres financières face au coût « faramineux » des Ehpad au regard de leurs ressources.

    Le « #reste_à_charge » dont doivent s’acquitter les 585 560 personnes âgées qui vivent dans ces établissements est parmi les plus élevés d’Europe.

    « Les plus mal loties sont les classes moyennes inférieures, qui ne sont ni assez pauvres pour avoir des aides sociales, ni assez riches pour faire face au coût. En somme, les catégories modestes, profil type des “gilets jaunes” ! », observe Serge Guérin, sociologue, spécialiste du vieillissement.

    Pour une personne âgée sur deux, la facture d’un Ehpad s’élève à au moins 1 850 euros par mois, selon une étude de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la santé (Drees), publiée en novembre 2018. Alors que le montant moyen des #retraites était d’environ 1 500 euros net mensuels, fin 2016. La majorité des résidents a donc une retraite inférieure au coût du « reste à charge ».

    L’enquête de la Drees révèle aussi que seul un tiers des personnes en Ehpad dispose de revenus ou d’aides sociales suffisants pour payer. Les deux autres tiers se disent contraints de vendre leur patrimoine ou de mettre leur entourage à contribution. Reste que près d’un quart des personnes âgées interrogées indique ne pas savoir qui paye la facture, ni comment… Le coût d’une place en Ehpad est variable d’un département à l’autre. Il est aussi plus élevé dans le secteur privé lucratif où, selon la Drees, il dépasse 2 440 euros dans la moitié des établissements.

    « Les Ehpad, c’est cher payé pour le service rendu, regrette Annie Legoff, habitante de Saclay (Essonne). D’autant qu’il y a un manque énorme, mais vraiment énorme de personnel », déplore-t-elle. Elle constate à chaque visite « la lourde tâche » des équipes qui prennent soin de sa mère, Suzanne, 97 ans, et des résidents de l’Ehpad où elle vit depuis bientôt neuf ans. Pour financer son séjour dans cet établissement privé de Saclay, Annie Legoff a dû vendre l’appartement de Suzanne.

    D’ici deux ans à peine, elle n’aura pourtant pas d’autre choix que de puiser dans ses propres économies. « J’y pense tous les jours, appréhende cette ancienne secrétaire administrative à l’université. J’aurai à débourser 600 euros chaque mois, soit 15 % des revenus de mon ménage. Mon frère et ma sœur compléteront comme ils pourront. C’est un sacrifice normal mais ce sera au détriment de beaucoup de choses que nous ne pourrons plus financer », dit-elle.

    « 1 900 euros par mois »

    Les Ehpad publics – 45 % du parc – sont meilleur marché. La moitié d’entre eux pratiquent des tarifs inférieurs à 1 790 euros. Las ! Pour y entrer, les #listes_d’attente sont longues. Antoine Acquaviva n’a pas eu le choix. Faute de place dans un établissement public, près de chez sa mère, Noëlle, 74 ans, qui vit dans le Cher, cet informaticien nantais de 42 ans a dû opter pour un Ephad privé à Bourges. Le coût de l’hébergement – 2 700 euros – est hors de portée des 800 euros de retraite de Noëlle. Fils unique, M. Acquaviva verse « 1 900 euros par mois à l’Ehpad. Mon budget personnel ne pourra pas suivre longtemps », confie-t-il, avec la crainte d’être « sans solution si ma mère devait rester en établissement sur le long terme ».

    Comme lui, face à l’urgence et faute de chambres libres dans les Ehpad publics, Mireille Chabineau, habitante de Clion (Charente-Maritime), a installé son père, René, 86 ans, dans un établissement privé au Creusot (Saône-et-Loire). La retraite d’ancien ouvrier chez Schneider de son père et les petites économies de sa mère sont « entièrement » prélevées par l’Ehpad, « sans suffire à couvrir les frais », raconte-t-elle. Cette infirmière partage la charge totale de 1 300 euros, chaque mois, avec trois des quatre enfants de René.

    « On se retrouve à devoir payer pour notre père mais aussi pour notre mère, qui, sinon, n’aurait plus un euro pour vivre. »

    Pour Annie Lemer, le tribut est encore plus lourd. En 2015, elle a choisi de placer sa mère, Chelbia, dans un Ehpad privé non lucratif à Paris. « La première fois qu’on m’a indiqué le tarif, j’ai manqué de m’asseoir par terre ! », confie dans un sourire cette ancienne professeure agrégée d’hébreu. La facture s’élève à plus de 3 600 euros par mois. La retraite de Chelbia est de 1 400 euros. « Fille unique, j’assume seule le reste de la dépense, soit 2 200 euros par mois, en y consacrant, dit-elle, pratiquement entièrement mes quelque 3 000 euros de retraite. »

    Sa demande d’#aide_sociale à la Ville de Paris a reçu un « refus catégorique », au prétexte que sa « fille qui vit à Londres a des revenus élevés. Ce motif de refus ne me paraît vraiment pas juste », soupire Mme Lemer. « Ma fille a de jeunes enfants à charge. Je ne me vois pas lui demander de financer l’hébergement de sa grand-mère, même si elle a eu le beau geste de me le proposer », s’indigne-t-elle.

    Reprise d’activité

    Parfois, pour pourvoir payer l’établissement, certains conjoints sont obligés de reprendre une activité à la retraite. C’est le cas du père de Julie Guiader, cardiologue à Montrouge, dont la mère vit dans un Ehpad public qui facture un « reste à charge » de 2 500 euros, alors que la retraite de sa mère s’élève à 1 700 euros. « A 73 ans, mon père a repris son activité de médecin du travail pour payer la différence. Et je l’aide pour continuer à payer son loyer et les impôts », confie Mme Guiader.

    Pour soulager momentanément les proches, plus de 80 % des Ehpad sont habilités à délivrer une #aide_sociale_à_l’hébergement (ASH) aux résidents dont les revenus sont inférieurs au coût du séjour. Mais pour beaucoup de familles, le mécanisme de l’ASH est dissuasif. Car les conseils départementaux qui versent et financent cette aide sont en droit d’exiger son remboursement total ou partiel auprès des enfants, voire des petits-enfants, en fonction de leurs ressources, après le décès de son bénéficiaire. « Les gens hésitent à demander l’ASH, confirme Laurent Dumas, vice-président (PS) chargé de l’autonomie des établissements pour personnes âgées au conseil départemental du Puy-de-Dôme. Ils sont freinés par l’idée qu’après leur mort le département puisse demander de l’argent à leurs descendants. »

    « On n’a pas souhaité demander l’ASH, raconte ainsi Marie Pruvost, qui a installé fin juin sa mère, Rafaela, 88 ans, à l’Ephad hospitalier de Riom (Puy-de-Dôme). Même si ça fait cher, nous préférons payer au fur et à mesure plutôt que de prendre l’ASH et d’avoir à rembourser d’un coup une somme importante après sa mort », explique cette aide-soignante à l’hôpital de la ville.

    Alors que 75 % des résidents en Ehpad sont éligibles à l’ASH, seuls 20 % d’entre eux perçoivent cette allocation, ont calculé les députées Monique Iborra (LRM) et Caroline Fiat (FI) dans un rapport parlementaire sur la crise de ces établissements paru en mars 2018. Le mécanisme de l’ASH « est kafkaïen pour les familles et pour les départements qui doivent faire des enquêtes longues et coûteuses pour évaluer les moyens des descendants. C’est un système aberrant qu’il faut réformer », estime Monique Iborra.

    Pourtant, certains des 7 000 établissements français voient le nombre de dossiers d’ASH augmenter. « Depuis 2015, la courbe des demandes d’ASH grimpe de manière très forte. Un indice évident des difficultés financières croissantes des familles », relève Xavier Relandeau, directeur de la maison d’accueil du Bois-Hercé, Ehpad privé à but non lucratif à Nantes, où, depuis des générations, les habitants d’un quartier populaire de la ville viennent vivre leurs vieux jours.

    #vieux #dépendance #obligation_alimentaire #dette


  • [FranceCulture] Peut-on repartir de zéro sur les réseaux sociaux ?
    https://www.laquadrature.net/2019/02/26/franceculture-peut-on-repartir-de-zero-sur-les-reseaux-sociaux

    Chaque seconde, près de 6000 tweets sont postés sur Twitter. Ceux qui ne seront pas effacés deviendront vite obsolètes. Mais culture de l’instantané ne veut pas dire culture de l’oubli. Les vieux messages peuvent toujours…

    #Cite_La_Quadrature_du_Net #Revue_de_presse #Vie_privée_-_Données_personnelles #revue_de_presse