• Avec les #canicules, « des dégradations importantes des fonctions physiologiques et cognitives apparaissent »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/08/02/canicule-82-des-europeens-se-disent-prets-a-changer-d-horaires-en-fonction-d

    Par exemple, une étude parue en 2022 dans la revue Science of the Total Environment a montré qu’à New York, chaque degré supplémentaire au-delà de 26,1 °C génère 1,58 % d’accidents de la route supplémentaires en moyenne par vingt-quatre heures – et c’est exponentiel. Mais pourquoi y a-t-il plus d’accidents quand il fait chaud alors qu’a priori, la voiture roule toujours de la même manière ? La réponse, justement, c’est cette perte de concentration induite par la chaleur.

    Concrètement, quels sont les réflexes ou les compétences que l’on peut perdre quand il fait chaud ?

    Les premières fonctions à se dégrader sont celles qui ne paraissent pas indispensables à l’humain pour son fonctionnement vital. En premier lieu, la mémoire à court terme. Ce que vous avez mangé au petit déjeuner ce matin, ce n’est pas si important, et vous pouvez faire l’impasse. Mais quand il s’agit de se souvenir de certaines fonctions un peu plus complexes, cela peut devenir embêtant.

    Ensuite, ce sont les fonctions sociales qui vont être mises en retrait. Parler, écouter, regarder l’autre, ses expressions faciales, interagir requiert du #cerveau qu’il traite une quantité d’informations considérable. Avec, à la clé, un risque de « surchauffe ». Tout ceci explique pourquoi, lors de fortes chaleurs, on peut se sentir plus irritable, moins sociable et avoir des réactions surprenantes. Assez logiquement, quand ces fonctions de mémoire, de concentration, d’interactions sociales sont dégradées, on est moins attentif à ce qui nous entoure, et le risque d’accidents potentiels augmente.

    https://justpaste.it/b4hxx

    #chaleur #physiologie

  • Au #Vietnam, la scène #punk en dialogue avec les autorités communistes : #reportage
    https://lvsl.fr/au-vietnam-la-scene-punk-en-dialogue-avec-les-autorites-communistes-reportage

    Contrairement à de nombreux pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est, le Vietnam n’a pas connu les soulèvements de la génération Z, en dépit de son système autoritaire et des inégalités persistantes. À Hanoï, capitale du pays profondément marquée par l’empreinte communiste, la jeunesse des scènes underground apparaît plus patiente et légitimiste que radicale et portée à la révolte. Reportage.

    #Culture #communisme #Scène_underground

  • Immigration : l’Insee rétablit la vérité sur les flux migratoires et bat en brèche l’#intox de la « submersion migratoire »

    L’Institut national de la statistique a publié, jeudi 4 juin 2026, sa dernière étude sur les immigrés en France. Une parution d’utilité publique, face aux flux continus de désinformations sur le sujet.

    L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a levé le voile, jeudi 4 juin, sur sa dernière radiographie de l’immigration en France. À l’heure où des milliardaires comme Elon Musk relaient complaisamment sur leur réseau le fantasme xénophobe d’un « quadruplement » de la population étrangère en Europe, ces nouvelles données sonnent comme un rappel à l’ordre.

    En 2025, selon l’Insee, la France compte 8 millions d’immigrés, soit 11,6 % de sa population totale. Parmi ces 8 millions d’immigrés, un tiers, soit 2,6 millions, a déjà acquis la nationalité française et n’est donc plus comptabilisé comme étranger. Une précision importante à rappeler car souvent, l’extrême droite aime jeter le flou en semant la #confusion dans le #vocabulaire. Lorsque l’Insee emploie le terme « immigré », elle évoque une personne née étrangère à l’étranger, tandis que le terme « étranger » définit simplement le fait de ne pas posséder la #nationalité française.

    La « subversion migratoire » battue en brèche

    L’augmentation de la part d’immigrés dans la population est réelle depuis 1999, mais demeure très progressive. Surtout, loin des vagues de la « submersion migratoire » fantasmée, les flux sont en décélération. En 2024, 313 000 immigrés sont arrivés en France, un chiffre en net recul par rapport aux 347 000 entrées enregistrées en 2023.

    Les flux retrouvent ainsi leur niveau d’avant la crise sanitaire de 2020, absorbant le pic exceptionnel de 2022 – lié à l’accueil des réfugiés qui fuyaient la guerre en Ukraine. L’Insee précise par ailleurs que cette baisse de 10 % des arrivées en un an concerne des personnes originaires de toutes les régions du monde, qu’il s’agisse de l’Afrique, de l’Asie… ou de l’Europe.

    Balayant d’un revers de main les clichés, l’étude révèle la #surqualification de ces femmes, hommes et enfants qui rejoignent notre territoire. Plus de la moitié, 51 %, des immigrés de plus de 25 ans arrivés en 2024 sont diplômés de l’enseignement supérieur.

    Ce chiffre grimpe même à 54 % pour les personnes originaires du Maghreb. Ces personnes s’intègrent, en outre, presque immédiatement dans la vie sociale et économique. 55 % des nouveaux arrivants de plus de 15 ans sont en emploi ou en études dès le début de l’année 2025, indique le rapport de l’Insee.

    Le visage de cette immigration est aussi profondément féminin. Les #femmes représentent aujourd’hui 52 % des immigrés vivant en France et 53 % des arrivées enregistrées en 2024. Par ailleurs, 58 % des immigrés entrés en 2024 vivent en famille et près d’un quart des arrivants (22 %) sont des enfants qui, souvent, cherchent à rejoindre un parent déjà installé à l’issue de son parcours d’exil.

    Face au #vieillissement de la nation, l’Insee confirme que depuis 2022, l’immigration maintient le pays à flot sur le plan démographique, en compensant l’effondrement du #solde_naturel. Entre le 1er janvier 2022 et le 1er janvier 2023, la population résidant en France a crû de 322 000 personnes.

    Sur ce total, le #solde_migratoire a pesé pour 271 000 individus, sauvant littéralement un solde naturel (51 000 personnes) plombé par la hausse des décès. En somme, ces travailleuses et travailleurs, loin d’être la menace brandie sur les plateaux des chaînes Bolloré et dans les trends de la fachosphère, sont aujourd’hui les piliers stabilisateurs de notre société.

    https://www.humanite.fr/politique/immigration/immigration-linsee-retablit-la-verite-sur-les-flux-migratoires-et-bat-en-br
    #INSEE #France #migrations #statistiques #chiffres #fact-checking #désinformation #préjugés #idées-reçues #démographie #afflux #invasion
    ping @reka @karine4

    • L’essentiel sur... les immigrés et les étrangers

      1. Combien y a-t-il d’immigrés ou d’étrangers en France ?

      En 2025, 8,0 millions d’ immigrés vivent en France, soit 11,6 % de la population totale. 2,6 millions d’immigrés, soit 33 % d’entre eux, ont acquis la nationalité française.

      La population étrangère vivant en France s’élève à 6,3 millions de personnes, soit 9,1 % de la population totale. Elle se compose de 5,3 millions d’immigrés n’ayant pas acquis la nationalité française et de 1,0 million de personnes nées en France de nationalité étrangère.

      1,7 million de personnes sont nées de nationalité française à l’étranger. Avec les personnes immigrées (8,0 millions), au total 9,6 millions de personnes vivant en France sont nées à l’étranger, soit 14,0 % de la population.

      2. Comment évolue la population étrangère et immigrée en France ?

      En effectif et en pourcentage de la population totale, la population immigrée en France est plus élevée en 2025 qu’en 1946, 1975 ou 2010. L’évolution de la part des immigrés dans la population totale vivant en France n’est pas régulière. Après une diminution entre 1931 (6,6 %) et 1946 (5,0 %), elle a augmenté jusqu’en 1975 (7,4 %). Elle s’est ensuite stabilisée jusqu’à la fin des années 1990, notamment à la suite des chocs pétroliers et du ralentissement de l’immigration de travail. Depuis le début des années 2000, le nombre d’immigrés croît à nouveau plus rapidement que la population totale, du fait de l’augmentation de la population immigrée et de la baisse de la fécondité : la part d’immigrés passe ainsi de 7,3 % en 1999 à 11,6 % en 2025.

      La population étrangère vivant en France représente 9,1 % de la population totale en 2025, contre 6,5 % en 1975 et 4,4 % en 1946.

      Entre le milieu des années 1940 et le milieu des années 1970, les flux d’immigration étaient majoritairement masculins, comblant les besoins de main-d’oeuvre nés de la reconstruction d’après-guerre, puis de la période des Trente Glorieuses. En 1974, dans un contexte économique dégradé, l’immigration de travail a été ralentie. Depuis cette date, la part des femmes parmi les flux d’immigration a crû que leurs arrivées soient dues au regroupement familial ou à d’autres motifs (suivre des études, trouver un emploi, etc...). En 2025, 52 % des immigrés vivant en France sont des femmes, contre 44 % en 1975 et 45 % en 1946.

      3. Où sont nés les immigrés vivant en France ?

      En 2025, près de la moitié des immigrés vivant en France sont nés en Afrique (49,2 %) et près du tiers en Europe (30,3 %). Les pays de naissance les plus fréquents des immigrés sont l’Algérie (12,6 %), le Maroc (11,7 %), le Portugal (7,2 %), la Tunisie (4,9 %), l’Italie (3,5 %), la Turquie (3,5 %) et l’Espagne (3,0 %). Près de la moitié des immigrés sont originaires d’un de ces sept pays (46,3 %).

      4. Où sont nés les immigrés arrivés en France en 2024 ?

      En 2024, 313 000 immigrés sont entrés en France, contre 347 000 en 2023. 45,9 % des immigrés arrivés en France en 2024 sont nés en Afrique, 26,6 % en Europe. Les pays de naissance les plus fréquents pour les immigrés entrés en France en 2024 sont l’Algérie (7,9 %), le Maroc (7,4 %) et la Tunisie (4,8 %). Les pays et continents d’origine les plus représentés parmi les immigrés vivant en France (stock) et arrivés récemment (flux) sont les mêmes, mais ils représentent une plus faible proportion du flux que du stock : les pays d’origine des immigrés tendent donc à se diversifier.

      Depuis 2006, les sorties d’immigrés sont relativement modestes au regard de leurs entrées. En moyenne entre 2006 et 2021, trois immigrés entrent sur le territoire tandis qu’un en sort, par exemple à la fin d’une expérience scolaire ou professionnelle en France, ou encore au moment de la retraite.

      https://www.insee.fr/fr/statistiques/3633212

  • SGB XII & Haus-Schenkung : Muss ich das Elternhaus vor Sozialhilfe verkaufen ?
    https://www.anwalt.de/rechtstipps/sgb-xii-und-haus-schenkung-muss-ich-das-elternhaus-vor-sozialhilfe-verkaufen-

    Vendre la maison familiale pour payer les soins des parents et l’EHPAD ?

    Viele Kinder übernehmen früh ein Haus oder eine Wohnung von ihren Eltern. Später werden die Eltern pflegebedürftig und die Kosten für Heim oder ambulante Pflege übersteigen schnell die eigenen Mittel. Dann stellt sich die drängende Frage: Muss das von den Eltern geschenkte Haus zuerst verkauft werden, bevor das Sozialamt Hilfe zur Pflege nach dem SGB XII zahlt – oder kann das Eigentum in der Familie bleiben? In diesem Beitrag erkläre ich verständlich, welche Rolle geschenktes Immobilienvermögen spielt, wie die Zehnjahresfrist bei Schenkungen funktioniert und in welchen Konstellationen das Sozialamt auf das Haus nicht zugreifen darf. So können Sie besser einschätzen, welche finanziellen Folgen ein Pflegefall in der Familie hat und wie Sie rechtzeitig gestalten können.
    Inhaltsverzeichnis

    Grundprinzip: Nachrang der Sozialhilfe und Vermögenseinsatz
    Schonvermögen: Wann bleibt das Eigenheim trotz SGB XII geschützt?
    Geschenktes Haus von den Eltern: Wer ist Vermögensinhaber?
    Schenkungsrückforderung: Die Zehnjahresfrist nach §§ 528, 529 BGB
    Wohnrecht, Nießbrauch und Pflegeverpflichtungen als Gegenleistung
    Muss ich mein geschenktes Haus für die Pflegekosten meiner Eltern verkaufen?
    Unterhaltspflicht der Kinder und Abgrenzung zum Vermögensrückgriff
    BSG- und BGH-Rechtsprechung zur Verwertbarkeit von Immobilien
    Gestaltung im Vorfeld: Was bei Hausübertragungen zu beachten ist
    Fazit: Kein Automatismus zum Hausverkauf – aber hoher Prüfungsbedarf
    Quellen

    référencé dans https://seenthis.net/messages/1183752

    #Allemagne #droit #social #viellesse

  • Aujourd’hui est le jour de la disparition de seenthis.net des indexes des moteurs de recherche, pas vrai ?

    Bing
    https://www.bing.com
    site:seenthis.net -> rien

    Startpage
    https://www.startpage.com/sp/search
    site:seenthis.net -> rien
    seenthis.net -> n’importe quoi sauf du comtenu de seenthis.net

    Ecosia
    https://www.ecosia.org
    host:seenthis.net -> n’importe quoi sauf du comtenu de seenthis.net
    site:seenthis.net -> rien

    Qwant
    https://www.qwant.com
    pareil

    Lilo
    https://www.lilo.org
    Recherche de : seenthis.net -> O.K. pertinent
    Loin d’être complet, je ne sais pas, si Lilo archive les pages seenthis.
    Le recherche pour « seenthis.net #Attualità » de donne aucun résultat et je ne trouve pas de documentation de la syntaxe de Lilo.

    Google
    https://www.google.com/search?q=host%3Aseenthis.net+Taxinotruf
    site:seenthis.net -> rien
    site:seenthis.net Taxinotruf -> pareil sauf que Google me pose des questions sur l’endroit où je me trouve etc. ...

    Duckduckgo
    https://duckduckgo.com
    site:seenthis.net -> rien
    seenthis.net -> n’importe quoi sauf du comtenu de seenthis.net

    Duck.AI
    https://duckduckgo.com/#chat

    Question :

    Est-ce que duckduckgo connaît le site web https://seenthis.net ?

    Réponse GPT 5.4. :

    Oui, DuckDuckGo (et donc l’interface Duck.ai) peut connaître et référencer des pages de seenthis.net via son moteur de recherche, comme pour beaucoup d’autres sites.

    Question :

    Alors montre moi le lien vers un billet seenthis avec l’expression Taxinotruf

    Réponse GPT 5.4 nano :

    Je n’ai pas trouvé de billet seenthis.net qui contienne l’expression “Taxinotruf”. Si tu veux, je peux réessayer avec une variante (maj/min, “Taxino truf”, ou juste une partie du mot).

    Recherche dans seenthis :
    https://seenthis.net/recherche?recherche=Taxinotruf
    Résultats
    https://seenthis.net/messages/1156583 (c’est précis, il y 6 mois))
    https://seenthis.net/messages/799490 (c’est précis. 31/08/2019)

    Je n’ai pas testé davantage et il est possible que cette situation dure déjà depuis un certain temps.

    J’ai testé avec d’autres domains tld et j’obtiens des résultats pertinents. Conclusion : les moteurs n’indexent plus seenthis.net.

    Je crois que depuis l’installation d’Anubis qu’il y a un problème d’archivage de seenthis.net par archive.org ...

    Recherche dans archive.org
    https://web.archive.org
    https://web.archive.org/web/20260000000000*/https://seenthis.net
    Ca y est mais ce n’est pas complet. Il faudrait compléter les archives suivant cette page d’explications :
    https://help.archive.org/help/uploading-a-basic-guide

    Sur la page https://web.archive.org on peut simplement indiquer l’URL à archiver. J’ai l’impression qu’Anubis crée un problème ici car archive.org produit un message avertissant l’utilisateur d’un délai inattendu. En chechant pour la page à archiver on obtient un message qui indique que la page n’a pas été archivée.

    Cette page est assez compréhensible :
    https://help.archive.org/help/using-the-wayback-machine

    L’archive internet étant sous pression cette page ne correspond plus exactement à l’interface il faudrait se référer à ce guide ou creuser davantage :
    https://archive.org/developers/internetarchive

    Conclusion : Le projet de seenthis.net est plus important que jamais car il faut recommencer à construire ses propres archives et indexes après la disparition d’un nombre important de fonctions des moteurs de recherche. Ce processus a commencé avec le « personnalisation » des résultats de Google et prend des formes hallucinantes depuis le rempacement des méthodes de recherche avancée par l’IA industrielle. Cette IA est utile entre autres pour les condensés de pages web, mais les monopoles de l’internet rendent de plus en plus difficile d’identifier des sources précises et de raconter les histoires sur base de résultats des recherches dans l’internet.

    Pour rendre plus utile et efficace #seenthis.net il faudrait revoir qui peut l’indexer et ouvrir un peu les portes pour archive.org et les autres #white_hat de l’internet.

    #seenthis #archives #moteur_de_recherche #IA #Anubis

  • Étude Mozilla : comment Windows sabote Firefox et vos choix de navigation
    https://goodtech.info/etude-mozilla-deceptive-design-windows-microsoft-edge-firefox

    Votre #PC #Windows vous manipule-t-il à votre insu ? La passionnante étude « Over The Edge 2.0 », publiée par #Mozilla, démontre comment #Microsoft utilise des designs trompeurs et l’#IA #Copilot pour étouffer #Firefox et saboter la libre concurrence. Enfin, pas partout, notamment en #Europe : merci le #DMA ! 🦊🔓

    Si la Commission européenne a contraint la firme de #Redmond à lever une partie de ses barrières anticoncurrentielles au sein de l’Union, le reste du monde subit un harcèlement d’interface d’une agressivité rare. C’est l’une des conclusions de la nouvelle étude de Mozilla, intitulée Over The Edge 2.0 et rédigée par les experts en design éthique Dr. Harry Brignull et Cennydd Bowles, met à nu les techniques de #manipulation psychologique et technique de Microsoft. L’objectif sous-jacent est limpide : neutraliser la #concurrence et retenir de force les utilisateurs au sein du #navigateur #Edge, au détriment de solutions indépendantes et respectueuses de la #vie_privée comme Firefox.

  • ePA mit neuer Funktion : Berliner Patienten sehen Vorteile, die meisten nutzen die Akte aber nicht
    https://www.berliner-zeitung.de/article/epa-mit-neuer-funktion-berliner-patienten-sehen-vorteile-die-meiste

    La gestion numérique des patients est actuellement complétée par ume nouvelle fonction pratique. On maintient en place le système qui met les données des patienta à disposition des vendeurs de données et on essaye de le rendre assez attractif pour enfin obtenir les données complètes de tout le monde.

    Le problème de base n"est même pas identifié : avec l’ePA les patients ne sont plus que la source du pouviir et des revenus des médecins. En fournissant leurs données à l’exploitation commerciale et scientifique la transformation totale et totalitaire des patients en marchandise avance d’un grand pas pendant que les responsables font progresser leur domination de la population.

    14.7.2026 von Christian Schwager - AOK-Umfrage zum Medikationsplan: 91 Prozent der gesetzlich Versicherten halten ihn für sinnvoll. Doch die ePatientenakte spielt in Praxen kaum eine Rolle. Das sind die Gründe.

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    Ein Hausarzt bespricht mit einer Patientin den Inhalt ihrer ePA. Die Mehrheit der Berliner verfügt über eine digitale Akte. © Daniel Karmann/dpa

    Deutschland und die elektronische Patientenakte (ePA): Noch scheinen gesetzlich Krankenversicherte und niedergelassene Ärzte ein gespaltenes Verhältnis dazu zu haben. Das zeigt eine repräsentative Forsa-Umfrage im Auftrag der Krankenkasse AOK. Einerseits begrüßt die Mehrheit hierzulande bestimmte Funktionen der ePA. Andererseits befasst sich eine Minderheit mit dem Thema.

    Zwei Daten stehen für diesen Zwiespalt: Am 15. Juli beginnt die Pilotphase für einen digital gestützten Medikationsplan. Er soll helfen, unerwünschte Wechselwirkungen zu vermeiden. In Berlin sind 91 Prozent der Ansicht, dass ein solcher Plan dafür das richtige Mittel ist. 87 Prozent erwarten mehr Überblick über die Medikation bei ihren Ärzten. Die große Mehrheit der Pflegenden Angehörigen erkennt ebenfalls Vorteile.

    Mehr als ein Drittel nimmt drei oder mehr Medikamente

    Insgesamt 36 Prozent der Befragten gaben an, regelmäßig drei oder mehr ärztlich verordnete Medikamente einzunehmen. Die Patientengruppe hat bereits heute Anspruch auf einen Medikationsplan in Papierform. Von den Betroffenen in Berlin verfügen 56 Prozent über einen solchen Plan erhalten, 44 Prozent nach eigenen Angaben bisher noch nicht.

    „Besonders Menschen mit mehreren Erkrankungen oder einer komplexen Arzneimitteltherapie können vom elektronischen Medikationsplan profitieren, wenn er konsequent genutzt und aktuell gehalten wird“, sagt Daniela Teichert, Vorstandsvorsitzende der AOK Nordost. „Für den Erfolg kommt es auf eine stabile technische Umsetzung ebenso an wie auf eine verständliche Kommunikation. Versicherte müssen erkennen können, welchen konkreten Nutzen der Medikationsplan für ihren Alltag hat.“

    Das zweite Datum war der Oktober 2025. Seitdem sind Ärzte verpflichtet, eine ePA zu befüllen. Sie existiert für jeden gesetzlich Versicherten, sofern er nicht widersprochen hat. In Berlin verfügen laut Umfrage 89 Prozent über eine ePA.
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    Spargesetz

    Darin werden schon jetzt Medikationslisten geführt. Der Medikationsplan umfasst zusätzlich Angaben zur Einnahme von Arznei, etwa zur Dosierung. In den Plan können zudem Präparate aufgenommen werden, die nicht rezeptpflichtig sind.

    Die wenigsten Inhaber einer ePA tauschen sich darüber mit ihren Ärzten aus. Von denjenigen, die in diesem Jahr eine Praxis aufsuchten, gaben 80 Prozent an, die ePA sei in ihrer Praxis kein Thema gewesen. Nur rund jeder Achte wurde vom Personal der Praxis auf darauf angesprochen, gut jeder Zehnte ergriff selbst die Initiative. Lediglich 47 Prozent fühlen sich sehr gut oder eher gut über die elektronische Patientenakte informiert, 52 Prozent weniger oder gar nicht gut.

    Befragt wurden zwischen dem 13. und 27. April dieses Jahres 501 gesetzlich Krankenversicherte ab 18 Jahren in Berlin, kombiniert telefonisch und online. Die Ergebnisse decken sich tendenziell mit bundesweiten Untersuchungen aus der jüngeren Vergangenheit. So ergab eine repräsentative Befragung im Auftrag der Verbraucherzentrale Bundesverband zum Jahresbeginn, dass 94 Prozent die ePA kennen, davon jedoch 71 Prozent ihre Akte nicht aktiv verwalten.
    Medikationsplan: Berliner Praxen fehlt nötige Software

    Die Bundesbeauftragte für die Datensicherheit und Informationsfreiheit wiederum stellte im vergangenen Herbst eine Erhebung zum Nutzungsverhalten vor. Demnach sahen 42 Prozent keinen Sinn darin, ihre Akte zu nutzen. Begründung: Sie seien gesund oder zu selten krank. 26 Prozent teilten mit, sie seien noch nicht dazu gekommen, die ePA zu aktivieren. Und elf Prozent fanden die Handhabung zu kompliziert. Neun Prozent fühlten sich unzureichend informiert.

    Der Medikationsplan wird zunächst in Modellregionen erprobt. Bis alle Berliner Arztpraxen über die notwendige Software verfügen, wird es bis zum Herbst dauern.

    #Allemagne #assurance_maladie #numérisation #surveillance #contrôle #vie_privée #iatrocratie

  • Berlins berühmteste DDR-Ruine verschwindet – hier sollen mehr als 1000 Wohnungen entstehen
    https://www.berliner-zeitung.de/article/berlins-beruehmteste-ddr-ruine-verschwindet-hier-sollen-mehr-als-10

    Wie alles anfing - die Völkerfreundschaft mit Vietnam wurde in der DDR gelebt auch von der Familie. Immer wieder wurde gesammelt, Päckchen und wertvolle Pakete gesnd. Nach einiger Zeit waren Freundschaften entstanden und es bedurfte keiner stastlichen oder politischen Intervention., um sie zu pflegen Nach 1989 folgten schwierige Zeiten, weil die BRD die nun unerwünschten Ausländer loswerden wollte.

    Dass sie blieben ist heute eine große Bereicherung für unsere Gesellschaft. Aus diesem Grund ist das Verschwinden der Vertragsarbeitersiefdung ein Verlust eigener Geschichte.

    13.7.2026 von Oliver Weinlein - An der Gehrenseestraße in Alt-Hohenschönhausen wird der bekannte Lost Place abgerissen – die DDR-Vertragsarbeitersiedlung. HOWOGE plant über 1.000 Wohnungen.

    An der Gehrenseestraße in Alt-Hohenschönhausen stehen die ersten Bagger. Nach mehr als zwei Jahrzehnten Leerstand hat der Abriss der bekannten DDR-Vertragsarbeitersiedlung begonnen.

    Auf dem Gelände in Lichtenberg soll ein neues Quartier mit mehr als 1.000 Wohnungen entstehen – dazu eine Schule, Kitas und Gewerbe. Das Projekt trägt den Namen „Gehrenseehöfe“.
    Der Verfall täuscht: Hinter dem Bauzaun geht es los

    Wer heute an der Gehrenseestraße vorbeikommt, sieht Ruinen. Fenster und Türen fehlen, Graffiti bedecken die Fassaden, Büsche und junge Bäume haben das Areal zurückerobert.

    Der sichtbare Verfall täuscht jedoch über die laufenden Arbeiten hinweg. Am östlichen Rand des Geländes werden bereits erste Gebäudeteile entfernt.

    Dort soll zuerst eine Schule entstehen. Geplant ist eine sogenannte 2-in-1-Schule mit Sporthalle auf dem Dach. Nach den bisherigen Planungen soll sie 2028 fertig werden und zum Schuljahr 2028/29 öffnen.

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    Blick über das Areal an der Gehrenseestraße: Neun leerstehende Plattenbauten prägen den Lost Place in Alt-Hohenschönhausen. Hier plant die HOWOGE ein neues Quartier. © Jörg Carstensen/Imago
    Mehr als 1.000 Wohnungen zwischen Gehrensee- und Wollenberger Straße

    Auf dem über 6,3 Hektar großen Areal planen die landeseigene HOWOGE und der private Partner Belle Époque ein Hof- und Hochhausquartier. 274 Wohnungen übernimmt die HOWOGE selbst, die Hälfte davon öffentlich gefördert.

    Vorgesehen sind Ein- bis Fünfzimmerwohnungen mit barrierefreien Zugängen. Hinzu kommen rund 4.900 Quadratmeter Gewerbefläche.

    Das städtebauliche Konzept stammt von MLA+ Architecture und Atelier Loidl. Es orientiert sich an klassischen Berliner Wohnhöfen mit geschützten Innenbereichen und einzelnen höheren Gebäuden.

    Neben den Wohnungen sollen zwei Kitas, Spielplätze, Läden und Angebote für Studierende, ältere und pflegebedürftige Menschen entstehen. Auch Flächen für soziale, kulturelle und medizinische Nutzungen sind eingeplant.
    Vom Vertragsarbeiterheim zum Lost Place

    Das Gelände ist mehr als eine Brache. Es ist ein Stück DDR-Geschichte, das lange dem Vergessen preisgegeben war.

    Der Komplex entstand zwischen 1977 und 1980, zunächst als Unterkunft für Bauarbeiter der großen Neubaugebiete im Berliner Osten. Ab 1982 zogen Vertragsarbeiterinnen und Vertragsarbeiter aus Vietnam, Mosambik, Angola und Kuba ein.

    In neun sechsgeschossigen Blöcken lagen rund 1.000 kleine Wohneinheiten. Die Gehrenseestraße wurde zum größten Wohnstandort der vietnamesischen Gemeinschaft in der DDR. Grundlage war das Regierungsabkommen zwischen der DDR und Vietnam vom 11. April 1980.

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    Blick aus dem Wohnheim Gehrenseestraße, 1998: Ein vietnamesischer Vertragsarbeiter schaut über die damals noch bewohnten Plattenbauten in Alt-Hohenschönhausen. Er kam 1987 in die DDR – nach der Wende wurde die Existenz vieler Vertragsarbeiter prekär. © Imago / Christian Ditsch

    Die Bedingungen waren beengt. Häufig teilten sich drei bis vier Menschen ein Zimmer von rund 16 Quadratmetern, Küche und Sanitärräume wurden gemeinsam genutzt.

    Integration in die Stadtgesellschaft war nicht vorgesehen. Von rund 60.000 vietnamesischen Vertragsarbeitern in der DDR blieben etwa 16.000 nach der Wende – Lichtenberg gilt bis heute als Zentrum der vietnamesischen Community in Deutschland.

    Nach 1990 dienten die Häuser als Unterkunft für Geflüchtete aus dem ehemaligen Jugoslawien, für Spätaussiedler und Asylsuchende.

    2003 endeten die letzten Mietverhältnisse. Danach standen die Blöcke leer, wurden entkernt und verfielen. Mehrere Eigentümerwechsel und gescheiterte Planungen zogen die Entwicklung über Jahre hin.

    Warum der Wohnungsbau erst 2028 beginnt

    Der Teilabriss bedeutet noch nicht, dass die Wohnungen unmittelbar gebaut werden. Für den südlichen Bereich läuft weiterhin das Bebauungsplanverfahren 11-165.

    Nach Angaben des Berliner Senats stehen unter anderem eine erneute Behördenbeteiligung, städtebauliche Verträge, die öffentliche Auslegung und der politische Beschluss noch aus. Erst danach folgen die konkrete Gebäudeplanung und das Genehmigungsverfahren.

    Die HOWOGE nennt Oktober 2028 als Baubeginn und September 2032 als Fertigstellung ihres Bauabschnitts. Bis dahin sollen auch Teile der Wollenberger und der Gehrenseestraße umgebaut werden.

    Mit dem Abriss beginnt nun die schrittweise Neuordnung eines Areals, das über 20 Jahre ungenutzt blieb.

    #Berlin #Alt-Hohenschönhausen #Gehrenseestraße #Stadtentwicklung #DDR #Geschichte #Vietnam #Migration #Vertragsarbeiter

  • Beben bei Volkswagen : Warum der Sparkurs ganze Regionen bedroht
    https://www.telepolis.de/article/Beben-bei-Volkswagen-Warum-der-Sparkurs-ganze-Regionen-bedroht-11360943.ht

    Le modèle économique capitaliste allemand touche à sa fin. Le gouvernement et les industriels essaient d’arrêter le déclin et l’accélèrent ce-faisant. Les manifestations et protestations se multiplient au rythme des communes approchant la banqueroute.

    10.7.2026 von Luca Schäfer - Die IG Metall mobilisiert gegen den Stellenabbau bei Volkswagen. In Wolfsburg und Neckarsulm formiert sich massiver Widerstand. Ein Überblick.

    Etwas scheint sich zu bewegen auf den Plätzen und in den Werkshallen der Republik. In Mainz etwa demonstrierten heute Studenten gegen den Abbau des Gesundheitssystems, insbesondere der kostenlosen Psychotherapie. In Hamburg zogen vergangenes Wochenende Tausende gegen Sozialabbau durch die Innenstadt. Und in und um die Werke der Autoindustrie formiert sich Widerstand.

    Ein Zusammentreffen mehrerer Protestwellen – Rentenreform, Teuerung, Jobangst. Wird der Sommer politisch, industriell und sozial so heiß wie die avisierten Rekordtemperaturen?

    In wenigen Tagen verabschiedet sich das Parlament in die fast zweimonatige Sommerpause. Sollte das Timing unbeliebter Reformen und Kündigungswellen bewusst gewählt worden sein, um Aufmerksamkeit zu vermeiden, droht dieses Kalkül nicht aufzugehen. Ein kritisches Quorum scheint langsam erreicht.
    Regionen vor dem Aus

    Vor dem Audi-Werk in Neckarsulm ist die Wut auf dem Siedepunkt. Der Standort mit über 15.000 Beschäftigten steht in Gänze zur Disposition – zusammen mit den VW-Werken in Hannover, Emden und Zwickau. Ohne Audi, zitiert die Stuttgarter Zeitung einen Betroffenen, gehe in der Region „alles kaputt“.

    Im Werk und in den benachbarten Böllinger Höfen arbeiten fast so viele Menschen wie die 27.000-Einwohner-Stadt Neckarsulm selbst zählt; Zulieferer, Logistik und Handwerk hängen ebenso wie die kommunale Gewerbesteuer, aus der sich Schulen und soziale Projekte finanzieren, vom Werk ab. Geht bei Audi 2034 das Licht aus – könnte es auch in der Region düster werden.

    Weltweit könnten bis zu 100.000 VW-Stellen wegfallen. Gestern wollte der Aufsichtsrat konkreter werden; der Blick richtet sich gen Wolfsburg, noch ist offiziell dennoch nichts kommuniziert worden. Unsicherheit, Wut, Verzweiflung, Existenzangst dürften somit mindestens das Wochenende für Tausende Familien bestimmen.

    Dagegen regt sich Widerstand: An mehr als einem Dutzend Standorten kam es zu Kundgebungen, in Wolfsburg direkt vor dem Vorstandshochhaus. Die IG Metall sprach nicht von einem Auftakt, von einem Marathon anstelle eines Sprints.
    Und Porsche sprach: Es werde Loch

    Seit 2012 gehört auch Porsche zur VW-Familie, auch die Leipziger Porsche-Beschäftigten blickten somit nach Wolfsburg – Leipzig, dort, wo bis Ende August trotz eigentlicher Standortsicherung bis 2030, rund 200 Stellen im Stammpersonal wegfallen sollen, ein Novum.

    Und der Adressat der Wut trägt bei Porsche noch einen weiteren Namen: Wolfgang Porsche, aktuelles Oberhaupt des milliardenschweren Porsche-Piech-Clans.

    Der Aufsichtsratschef der Porsche Automobil Holding ließ sich für seine Salzburger Millionen-Villa – einst Wohnsitz von Stefan Zweig sowie zuvor einer Schwester Mozarts – einen 500 Meter langen Privattunnel bauen, weil ihm die vorhandene Zufahrt zu schmal war.

    Für das Recht jenen zahlte er der österreichischen Stadt rund 40.000 Euro; Aktivisten kritisieren ein Sonderrecht für Super-Reiche, monierten Umweltschutz und hissten in unmittelbarer Nähe ein Transparent mit der Aufschrift „Und Porsche sprach: es werde Loch“.

    Was als Provinzposse des Salzkammergutes und Porsche-Privatsache abgetan werden könnte, wird im Rahmen der Verzichtsforderungen des Konzerns an seine Beschäftigten politisiert. Ohnehin gelten derlei Appelle wohl nur für das Band, die Konzernspitze genehmigte sich Millionenboni: 7,4 Millionen Euro für CEO Blume, 9 Millionen für Ex-Chef Diess. Dass diese Zahlen trotz eingebrochener Gewinne kaum sinken, stößt auf Unverständnis – die Konsequenzen der Krise werden nach unten durchgereicht. Das Glück ist bei VW nicht mit den Tüchtigen.
    Strukturwandel und Sozialprotest

    Die Krise der Autoindustrie ist dennoch viel eher Ausdruck eines tiefen Strukturwandels: Der Umstieg auf Elektromobilität entwertet alte Stärken im Verbrennerbau. Werden betriebswirtschaftlich entscheidende Parameter, wie der massive Zwang zur Dividenausschüttung, politisch an die Kandare genommen (so in etwa, solange dies noch möglich ist, durch die Sperrminorität des Landes Niedersachsen), dürften die deutschen Stellen kaum zu retten sein.

    Die Zeichen der Zeit scheinen so langsam auch im Hans-Böckler-Haus angekommen: DGB ruft vermehrt, unter dem Motto „Erst unsere Jobs, dann eure Profite“, zu Protesten gegen die Deindustrialisierungstendenz auf. Noch sind die Aufrufe zaghaft – doch als Kanzler Merz auf dem DGB-Bundeskongress im Mai forderte, man müsse sich „zusammenreißen“, schlugen ihm wütende Buhrufe entgegen. Die Basis scheint ein anderes Empfinden für die aktuelle Situation zu haben, als die weitgehend sozialpartnerschaftlich-korporatistische DGB-Führung um Yasmin Fahimi (SPD).

    Interessant ist, dass hier mehrere, bislang autonome Protestbewegungen zusammenlaufen: linke Sozialproteste gegen Kürzungen, gewerkschaftliche Mobilisierung in den Betrieben und die AfD, die im Osten zu einer Wahlstimmung gegen „Altparteien“ mobilisiert. Der gemeinsame Nenner ist eine Verdichtung sozialer Konflikte in einer Phase aus Industriekrise, Sparpolitik und politischer Polarisierung.
    Von der Werkshalle in die Mietwohnung?

    Hinter den Aufrufen zu bundesweiten Sozialprotesten steckt vor allem die Linke. Unter dem Titel „Es reicht“ rahmt die Partei, die nach einem deutlichen Mitgliederzuwachs und kleineren Wahlerfolgen Oberwasser verspürt, ihre Kampagne als Abwehrkampf gegen die „massivsten Angriffe auf unseren Sozialstaat seit der Agenda 2010“ und adressiert dabei bewusst Mieten, Pflege und Renten. Der Name AfD taucht in den Aufrufen kaum auf, doch der Versuch, sich als Antwort und wie eine soziale Kümmererpartei a la Grazer KPÖ zu profilieren, ist unübersehbar.

    Ob die Strategie aufgeht, bleibt fraglich. Bislang fehlt die Verbindung zwischen Straßenprotest und der erwarteten Massenmobilisierung in der Industrie. Die Mietskaserne und die Werkshalle sind oftmalig bewohnt von den selben Adressaten, die jedoch durch die urban-woke Akademikerpartei kaum ausreichend repräsentiert werden.
    Ausgeklammerte Gretchenfrage

    Zweitens spart die Kampagne den Zusammenhang zur Aufrüstung weitgehend aus. Wer nur beklagt, dass Milliarden fehlen, aber verschweigt, wohin sie fließen, führt Protestierende an der Nase herum.

    Die Korrelation ist eindeutig: Bis 2030 soll fast jeder dritte Haushalts-Euro in Rüstung fließen, während im Sozialbereich gekürzt wird – selbst der monatliche 25-Euro-Zuschlag für arme Kinder soll entfallen. Dass die massive Aufrüstung zugleich eine intergenerationelle Schuldenfalle darstellen könnte, wird in der öffentlichen Debatte ohnehin weitgehend ausgeblendet.
    Dreifache Krise

    Ein dritter, oft vernachlässigter Proteststrang kommt hinzu: Deutschlands Kommunen könnten bald den Notstand ausrufen. Die kommunale Steuerlast der Bewohner steigt, während die Einnahmen für die Daseinsvorsorge dennoch kaum ausreichen, selbst der Bundestag reagierte heute, will finanzielle Abhilfe schaffen.

    Kommen dann in Städten wie Neckarsulm Werksschließungen und Gewerbesteuerausfälle hinzu, dürfte kaum jemand um das Amt des Kämmerers beneidet werden.

    Noch laufen die drei Krisenstränge – Industrieproteste, Sozialproteste und kommunale Nöte – weitgehend getrennt voneinander. Doch angesichts festgefahrener politischer Prioritäten, einer Ausrichtung auf Kriegstüchtigkeit, hat dieser dreifache Krisenmoment das Potenzial, eine ähnliche Wucht zu entfalten wie die Hartz-Proteste des Sommers 2004 oder die Anti-Irak-Krieg-Proteste – es könnte ein heißer Tanz werden.

    #Allemagne #industrie_automobile #licenciements #manifestations #vie_chère #polycrise

  • Miete in Berlin : Das kosten Wohnungen jetzt in allen 97 Ortsteilen
    https://www.berliner-zeitung.de/article/miete-berlin-kosten-wohnungen-97-ortsteilen-10157015

    Quand à Berlin on n’est pas membre d’une association de logement ( Wohnungsbaugenossenschaft ) donc propriétaire d’une part de l’organisme en possession de l’immeuble qu’on habite, on paye trois fois plus cher. Ceci signifie un prix moyen du mètre carré de presque quinze Euros par mois chauffage et charges en plus. La capitale allemande est en train de devenir inhabitable pour le peuple et de se transformer en aire de prédateurs et leurs serviteurs à l’image de Londres et Paris.

    Le sujet principal de la campagne électorale municipale est alors l’augmentation continue les loyers, mais ce n’est qu’on tohu-bohu des bandes de traîtres du peuple, les « partis politiques » connus pour leurs fausses promesses. L’extrême droite s’en réjouit car elle profite de l’abandon de l’état de providence et des mensonges des autres politiciens. Elle propose de suivre l’exemple nazi en se débarrassant des étrangers (des juifs à l’époque) et de mettre les appartements vidés à disposition des bons allemands. Problème : c’est un mensonge aussi. Ils ne feront rien sauf enfoncer davantage dans le misère leur électorat populaire.


    Suivant le graphique la solution pour les moins fortunés et un déménagement à Duisburg. C’est un endroit romantique mais seulement pour les vieux qui connaissent encore le commissaire Schimanski (Götz George).
    https://de.wikipedia.org/wiki/Tatort:_Duisburg-Ruhrort

    2.7.2026 von Oliver Weinlein - Neue Zahlen zeigen, was Wohnen in Berlins Ortsteilen kostet: Zwischen dem günstigsten und dem teuersten Kiez liegen über 500 Euro im Monat.

    Wer in Berlin umzieht, zahlt drauf. 14,39 Euro pro Quadratmeter kostet eine Bestandswohnung bei Neuvermietung im Schnitt – nur in München, Frankfurt am Main und Stuttgart ist es teurer. Das geht aus dem aktuellen Mietkompass des Immobilienportals Immowelt hervor, der die Angebotsmieten in 97 Berliner Ortsteilen einzeln ausweist.

    https://www.immowelt.de/ueberuns/presse/pressemitteilungenkontakt/immoweltde/2026/mieten-steigen-seit-3-jahren-viermal-so-schnell-wie-realloehne-grossstaedte

    Die Auswertung basiert auf einer Beispielwohnung: 75 Quadratmeter, drei Zimmer, erster Stock, Baujahr in den Neunzigern. Und sie zeigt, wie brutal die Adresse über den Kontostand entscheidet.
    Märkisches Viertel günstig, Wilmersdorf an der Spitze

    Am unteren Ende der Liste steht das Märkische Viertel mit 10,51 Euro pro Quadratmeter. Es folgen Waidmannslust (10,84 Euro), Buchholz (11,02 Euro), Haselhorst (11,55 Euro), Hellersdorf (11,74 Euro) und Spandau (11,83 Euro). Nur diese sechs Ortsteile bleiben unter der Marke von zwölf Euro.

    Am anderen Ende thront Wilmersdorf mit 17,42 Euro. Dahinter liegen Grunewald und Wilhelmstadt (je 17,06 Euro), Tiergarten (16,71 Euro) und Halensee (16,68 Euro).

    Für die 75-Quadratmeter-Wohnung bedeutet das: Zwischen dem Märkischen Viertel und Wilmersdorf liegen rechnerisch 518 Euro Kaltmiete – jeden Monat.
    Gropiusstadt teurer als Kreuzberg und Prenzlauer Berg

    Die Liste räumt mit alten Gewissheiten auf. Die Faustregel „innen teuer, außen günstig“ gilt nur noch bedingt.

    Bestes Beispiel: die Gropiusstadt. Die Neuköllner Großsiedlung liegt mit 15,30 Euro über Kreuzberg (14,95 Euro) und Prenzlauer Berg (14,91 Euro). Auch die Spandauer Wilhelmstadt spielt mit 17,06 Euro plötzlich in der Grunewald-Liga.

    Umgekehrt kostet der Wedding mit 13,58 Euro weniger als das brandenburgnahe Kladow mit 15,24 Euro. Wer sparen will, muss also genau hinsehen – der Bezirk allein sagt wenig.
    Mieten steigen viermal so schnell wie die Reallöhne

    Seit 2023 sind die Berliner Angebotsmieten um 11,9 Prozent gestiegen. Im Städtevergleich ist das Platz 13 von 15 – klingt moderat, ist es aber nicht. Das langsame Tempo ist keine Entspannung, sondern Stillstand auf hohem Niveau.

    Denn die Reallöhne wuchsen im selben Zeitraum bundesweit nur um 5,1 Prozent. Gleichzeitig liegen die Berliner Durchschnittseinkommen rund acht Prozent unter dem Bundesniveau. „Die Mieten steigen von einem bereits hohen Niveau weiter“, sagt Immowelt-Geschäftsführer Theo Mseka. Für die rund 1,9 Millionen Berliner Mieterhaushalte wirkt jede Erhöhung deshalb doppelt.

    Konkret heißt das: Wer heute die 75-Quadratmeter-Beispielwohnung neu anmietet, zahlt im Mittel 115 Euro mehr als noch 2023.
    Elf Wochen vor der Wahl: Wohnen entscheidet den Wahlkampf

    Die Zahlen erscheinen zur Unzeit für den Senat. Am 20. September wählt Berlin ein neues Abgeordnetenhaus – und Wohnen ist das beherrschende Thema: Die Linke wirbt mit der Enteignung großer Wohnkonzerne, SPD-Spitzenkandidat Steffen Krach verspricht einen Mietendeckel und 20.000 neue Wohnungen pro Jahr.

    Das Grundproblem lösen Versprechen allein nicht. 2025 wurden bundesweit nur 206.600 Wohnungen fertiggestellt, 18 Prozent weniger als im Vorjahr. Das politische Ziel von 400.000 Wohnungen wurde um fast 40 Prozent verfehlt. Solange zu wenig gebaut wird, dürfte die nächste Ortsteil-Liste noch teurer ausfallen.

    #Allemagne #Berlin #capitalisme #loyers #inflation #politique #vie_chère

    • Vous les aimez les fonds de pension américains qui investissent dans (ou possèdent déjà depuis des décennies) le logement allemand ?
      Qui parlent d’augmenter les loyers sans justification (à part la pression de leurs investisseurs).
      Et la classe politique qui leur donne toutes les garanties et leur assure la réussite.
      C’est la voie à suivre, hein ?

  • La #lutte pour la #baignade ou le mépris de la gauche pour une jouissance populaire

    La récente canicule a ouvert des questions politiques et #pratiques nouvelles, parmi elles, celle de l’usage des #cours_d’eau et donc de la possibilité même de se baigner et de se rafraîchir. La bataille du #canal_Saint-Martin a forcé le pouvoir à accepter des #usages nouveaux (mais en réalité ancien), pendant qu’un peu plus loin sur les bords de la Marne, les autorités ont mobilisé des drones pour surveiller et réprimer les baigneurs. Depuis son expérience politico-aquatique danoise Jens Philip Yazdani propose de réinventer une politique communiste anticapitaliste et sauvage de la baignade.

    Lorsque j’ai appris, l’année dernière, que des travaux étaient en cours pour rendre la Seine baignable, je m’en suis tout de suite réjoui : enfin, les Parisiens.es allaient pouvoir profiter pleinement de leur ville, sans être contraints de fuir vers la campagne pendant l’été ni de subir une chaleur devenue insupportable.

    Je viens de Copenhague et, pour moi, il allait de soi qu’un tel projet était non seulement souhaitable, mais qu’il méritait d’être défendu. J’ai pourtant vite déchanté. Parmi mes ami.es parisiens — je n’en connais pas un seul qui ne se réclame pas de la gauche radicale — la réaction allait de l’indifférence la plus complète à une franche #hostilité.

    À une époque, j’ai habité à #Vienne, une ville qui a su se réapproprier son rapport à l’eau (y compris grâce à d’immenses projets d’aménagement des cours d’eau dont je ne suis pas capable d’évaluer les conséquences écologiques) — et où le Danube fait désormais partie intégrante de la #vie_urbaine. Dès le printemps, on s’y retrouve pour se baigner, profiter des berges, faire des barbecues, se promener à vélo ou simplement lire un livre à l’ombre des arbres, au bord de l’eau.

    C’est l’un des éléments qui font de Vienne une ville si agréable à vivre. Pour ce que valent ce genre de classements, elle a été élue de nombreuses reprises ville la plus agréable du monde, au coude à coude avec Copenhague. Qu’ont en commun ces deux villes ? Peut-être une forme de social-démocratie de la baignade (et du logement). L’histoire de la Vienne rouge est fascinante, y compris dans ses échecs. Et le fait est qu’elle reste une des rares capitales européennes où la vie populaire est encore agréable, voire même possible.

    Une partie du Danube (le #Donaukanal) restait interdite à la baignade officiellement, bien que parfaitement praticable. Il y a donc eu un mouvement (plus ou moins) populaire pour que l’accès à cette zone soit libéré, que son usage redevienne commun. Le même genre de mouvement existe aujourd’hui à #Berlin, qui organise des manifs en mode natation dans la #Spree et pour réclamer le droit de pouvoir se baigner et revendiquer le nettoyage de l’eau. Ce dernier point est essentiel : pourquoi l’eau est-elle devenue impropre à la baignade ? Qui est responsable de sa #pollution ?

    Revendiquer la #dépollution des cours d’eau est, à mes yeux, une revendication profondément anticapitaliste. Ce sont les entreprises qui dégradent la #qualité_de_l’eau ; c’est l’agriculture industrielle qui produit la pollution ; ce sont, plus largement, les formes contemporaines d’exploitation de la nature qui nous privent de ce que Dieu (sive Natura) nous a donné.

    Que l’eau soit devenue impropre à la baignade est un phénomène historiquement très récent. Pendant des millénaires, les êtres humains se sont baignés dans les rivières, les lacs et les fleuves dont l’eau était également potable. L’eau était une source de vie, pas une menace permanente pour la santé.

    J’ai parfois l’impression que les parisiens d’aujourd’hui ont un peu perdu le fil de l’histoire. Est-ce qu’à tout hasard on aurait pas fondé cette ville ici du fait même qu’y passait un très gros cours d’eau ? Ou c’était juste pour le joli paysage ? Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de remonter si loin dans le temps. Il suffit de suivre le canal de l’Ourcq au-delà de la proche banlieue pour retrouver les traces d’un passé beaucoup plus récent et qui raconte une toute autre histoire.

    À Sevran, plusieurs panneaux présentent d’anciennes photographies en noir et blanc montrant les habitants qui se baignaient dans le canal pendant l’été : on y voit des cyclistes, des enfants, ils ont l’air heureux, soulagés, profitant pleinement de la vie commune et des possibilités plus ou moins naturelles de l’endroit (c’est Napoléon 1er qui fit creuser, à d’autres, le canal).

    En remontant le cours d’eau jusqu’à l’écluse de Vignely, on tombe sur un autre panneau installé par la Ville de Paris (qui reste la propriétaire de tout le canal). Son titre : « La vie autour du canal au XIXᵉ siècle » et a pour légende : « Le dimanche, la pêche et la baignade font oublier le dur labeur de la semaine. »

    Je tombe sur ce panneau un dimanche en pleine canicule : les berges sont vides, il n’y a plus personne si ce n’est quelques rares individus de-ci de-là. Les baigneurs ont été remplacés par des des panneaux omniprésents : BAIGNADE INTERDITE. Eux, par contre, suivent tout le trajet de canal, de Bastille jusqu’à Meaux. La Marne aussi, sur de longues portions, demeure interdite à celles et ceux qui souhaiteraient simplement s’y rafraîchir.

    Le Maire a d’ailleurs trouvé judicieux d’installer une plage artificielle sans le moindre arbre et donc sans la moindre ombre, uniquement accessible au début du mois de juillet et à la condition d’être muni d’un bracelet fourni par ses services municipaux (en échange d’un justificatif de domicile). Pour celles et ceux qui ne résident pas sur la commune, ce sera payant. Il existe une règle au Danemark : aucune plage ne peut être privatisée, l’accès y est libre et gratuit pour toutes et tous (ce que recouvre le concept de plage est néanmoins questionnable). Lorsqu’on écoute M. le Maire de Meaux, on s’aperçoit qu’il parle comme ses panneaux : BAIGNADE INTERDITE – DANGER DE MORT – COURANTS FORTS. Et c’est un peu comme l’enfant qui crie au loup. S’il fallait croire aux panneaux, n’importe quelle baignoire représenterait un danger de mort ; et ce serait factuellement vrai mais intenable au quotidien.

    Mais d’où vient cette hyper-biopolitisation du paysage français ? Et comment expliquer qu’elle soit si largement acceptée ? La mairie de #Meaux, encore, est allée jusqu’à réaliser une vidéo dans laquelle est mise en scène la (fausse) noyade d’un jeune homme. Il s’agit d’effrayer. Mais pourquoi personne n’a pensé à faire une vidéo pédagogique pour expliquer comment se baigner en sécurité et prévenir les noyades ? C’est en tous cas ce qui se fait au Danemark, royaume de la social-démocratie parfaitement en phase avec toutes les nécessités biopolitiques. Et c’est aussi ce que font les militants de la baignade viennois eux-mêmes : la mise en partage de connaissance et de savoir-faire d’en-bas. Each one teach one. Les autorités françaises ont-elles trop lu Foucault ? Ou est-ce la gauche qu’il l’a trop peu lu pour ne pas se rendre compte que la vie était déjà bien assez régulée, surveillées, construite, défaite, contrôlée et colonisée par les autorités ?

    À mesure que l’on remonte vers le nord de l’Europe, certaines évidences françaises deviennent plus difficiles à comprendre. Les parcs y sont par exemple rarement fermés la nuit. Il est exceptionnel qu’il soit interdit d’y fumer. Et il est plus rare encore que l’accès à un lac, à une rivière ou à un rivage soit interdit. Pendant ces derniers jours de canicule à Paris les parcs sont d’ailleurs restés exceptionnellement ouverts, mais qui a pris cette décision ? Qui décrète quand il y a une crise et quelles sont les mesures à prendre ? Dans la tradition marxiste, les situations de crises ont toujours été interprétés comme des possibilités d’une autre politique. Ce que cette canicule a démontré se rapproche pourtant plus de la pensée de Carl Schmitt : le souverain est celui qui peut décréter l’état d’exception (et la gauche reste à la ramasse).

    Que dire des drones de police qui surveillent certaines zones pourtant parfaitement praticables afin de repérer, verbaliser et réprimer ceux qui osent mettre la tête dans l’eau. Dans quel monde est-il devenu subversif de plonger dans une rivière lorsqu’il fait quarante degrés ? Peut-être faut-il voir ici un rapprochement possible entre Foucault et Adorno : Die Verwaltete Welt, le monde administré, mais avec un accent sur Walt, peut-être, de Gewalt, la #violence : on peut même parler de vergewaltigte Welt, le monde violé, le #droit_au_monde usurpé, dérobé, aliéné, dont on nous a dépossédé.

    Il existe un droit en Suède, en Norvège et en Finlande, qui s’appelle l’ « #allemandsret », le « droit de chacun.e ». Il garantit à toute personne la possibilité de circuler librement dans la nature, d’y planter une tente pour une nuit ou de se baigner dans un lac, y compris lorsque les terrains sont privés. Le #droit_de_propriété s’efface devant un droit plus fondamental : celui de l’usage commun de la nature. En France, il y a des panneaux : PROPRIÉTÉ PRIVÉE.

    La gauche française s’accommode-t-elle réellement de cet état de fait ? Je n’ai en tous cas jamais entendu parler de la moindre #manifestation ou même pétition qui conteste cette mise sous tutelle autoritaire et cette fermeture généralisée des espaces communs (et aquatiques). Ce que j’ai vu par contre, c’est la spontanéité littéralement anarchiste, avec laquelle les jeunes et les immigrés (donc le prolétariat) emmerdent ce quadrillage de l’espace de public.

    À chaque fois que je me suis baigné à Paris (et il y a des endroits vraiment super !), je me suis toujours retrouvé en compagnie d’arabes, de bengalis, de jeunes mais presque jamais ou beaucoup plus rarement avec des français. Y compris celles et ceux que l’on croise en manifestation ou à la fac, voire à des présentations des livres très radicaux dans des librairies très radicales elles-aussi.

    La blanchité empêche-t-elle la baignade ? Est-ce la peur des coups de soleil ? Ou est-ce que la gauche blanche parisienne a les moyens d’échapper à la ville en se réfugiant dans une petite maison familiale à la campagne, en bord de mer ou à proximité d’un cours d’eau plus propre qu’à Paris ? Je pose la question.

    Mais peut-être que la baignade ne fait juste plus partie de la #culture parisienne (un « juste plus » très récent j’en suis sûr). Et c’est un drôle de paradoxe : l’oubli de l’histoire est devenu une évidence culturelle. Ce que les enfants et les immigrés viennent mettre au jour c’est à la fois l’#oubli (d’une culture passée. Comme disait Nietzsche, il faut savoir oublier pour savoir vivre) et le #souvenir (de cette dimension normale de la vie humaine qui consiste à profiter de l’eau quand il fait chaud). J’ai plusieurs fois invité des parisiens à venir se baigner avec moi et ils ont toujours été ravis de m’avoir accompagné. Mais c’est tout de même étrange qu’il revienne à un danois de leur enseigner une façon si simple et évidente de profiter de leur propre ville.

    Quand bien même la baignade ne ferait plus partie de la culture parisienne, comment s’expliquer cette #résistance diffuse aux projets d’aménagements des cours d’eau ? On se souvient de l’appel à déféquer dans la Seine avant l’inauguration des baignades parisiennes par Anne Hidalgo, l’initiative était drôle. Mais est-ce la meilleure manière de se rapporter à un projet qui pourrait contenir une telle possibilité populaire ?

    Bien sûr, il faudrait commencer par le canal de l’Ourcq qui est probablement déjà assez propre, sauf que nous n’en savons rien. À Vienne ou à Copenhague, la qualité de l’eau est analysée quotidiennement et ces informations sont facilement accessible à tous. Ici, personne ne sait de quoi il en retourne, on préfère se fier aux panneaux de la mairie : INTERDICTION DE SE BAIGNER – RISQUE DE NOYADE - DANGER DE MORT. Même si à quelques brasses de là, tel Maire fait cadeau d’une petite plage payant de merde qui ne s’avère pas si dangereuse et dont l’eau n’est a priori pas trop impropre.

    Avec un peu d’ambition, on pourrait aussi envisager de transformer le quai Bercy en un gigantesque parc urbain de baignade plutôt que cette autoroute moche, polluante et bruyante dédiée à l’industrie du ciment. Une sorte de Donauinsel ou de Central Park traversé par la Seine. Pourquoi pas ?

    J’ai le sentiment qu’il s’agit ici moins d’un manque d’#imagination_politique (bien réel évidemment) que d’une #résistance. Par-delà ou en-deçà des petits privilèges de certains (ceux qui peuvent aller se mettre au frais avec leur famille ou leurs amis), j’ai parfois l’impression que les parisiens veulent souffrir. Normalement, quand on est danois, plus on va vers le sud, plus on prend la mesure de son protestantisme et d’une vie clivée entre temps de travail et temps de loisir.

    En France, comme plus généralement dans le sud de l’Europe (désolé pour cette géo-analyse globale un peu rapide), cette division et compartimentation de la vie est généralement moins stricte. Ici on prend le temps de déjeuner ensemble plutôt que chacun dans son coin replié sur son ordinateur et son tupperware, on répond à ses messages sur Whatsapp pendant son temps de travail et c’est une bénédiction si l’on peut rentrer un peu plus tôt chez soi ou sortir voir des amis. La vie n’est pas strictement séparée entre deux sphères qui ne se mélangent jamais. pas chacune individuellement avec son petit truc ramené depuis chez eux replié sur leur ordinateur : ou on s’en fout du fait qu’on est censé être au travail et on regarde son smartphone quand même, on ferme le magasin un peu plus tôt, on invite des amies à venir, on ne partage pas la vie strictement entre deux sphères qui ne se mélangent jamais. Mais : il y a au moins un endroit où ce partage se fait, c’est entre la campagne et la ville.

    Il y a deux semaines, je proposais à une amie de passer chez un glacier. Elle m’a répondu que non, ça n’existe pas à Paris. Quand je lui ai la demandé, si les Français ne mangeaient pas de glace quand il fait chaud, elle m’a répondu « Si si ! – à la campagne ». Selon elle, il existe belle et bien des glaciers mais juste pas à Paris. La séparation de la vie est entretenue : pas dans le quotidien, mais par les saisons (Est-ce que cela pose des problèmes ? Oui : pour ceux qui ne sont pas capables de mener leur vie de saisonniers bien à l’aise à la Proust).

    Il faut quand même que je le dise : il est quand même assez cocasse que l’on puisse trouver des glaces pas chères partout à Vienne (un peu plus cher au Danemark, mais quand même accessibles aux ouvriers en sueur), alors qu’il y fait beaucoup moins chaud. Faut-il encore y voir l’un des mirages de la social-démocratie ? Oui, peut-être. Copenhague et Vienne sont devenues des villes agréables l’été, ce qu’elles n’ont toujours pas été.

    Il y a une dizaine d’année, Copenhague a été élue meilleure ville où se baigner du monde (par un autre sondage à la con mais le résultat n’est pas faux). Pourtant, le détroit qui sépare la Suède de Copenhague, Øresund, a longtemps été appelé Pløresund (littéralement, le détroit au liquide dégueulasse). Pendant des années, les déchets et pollutions industriels et agricoles s’y déversaient, jusqu’à ce que cela soit pris au sérieux, s’arrête : et là, une nouvelle ville est apparue.

    Pourquoi ne pourrait-on pas faire la même chose à Paris ? M’est avis que c’est plutôt que l’on ne veut pas faire pareil et que cette absence totale de projets d’aménagement radical de la ville laisse le champ libre aux politiques social-démocrates autant qu’aux propriétaires industriels.

    Cet abandon de la ville vient peut-être de l’idée selon laquelle il faudrait déserter la métropole, lutter contre elle. On peut paraphraser Adorno : pendant que les gauchistes font la révolution dans leur commune près d’un lac quelque part au milieu de la campagne, le PS et les capitalistes ont géré la plus grande ville l’Union européenne. Pourtant, qu’on le veuille ou non, la ville est un fait, bien réel, des millions de gens y vivent, y sont coincés, y souffrent. Et ce sont eux qui, faute d’un projet politique plus large, prennent l’initiative spontané d’en altérer la géographie imposée. Je ne dis pas qu’il nous faudrait embrasser le destin métropolitain mais que nous ne pouvons pas y laisser le champ libre aux forces réactionnaires.

    Reprenons les coordonnées du problème : s’il existe bien une logique capitaliste et industrielle de destruction des communs (de l’eau, de la possibilité de se baigner, de l’enclosure), une social-démocratie de la baignade (Vienne, Copenhague et très partiellement Paris), et une anarchie populaire et spontanée, non-blanche, de la baignade sauvage en ville ; alors à quoi pourrait ressembler une politique communiste de la baignade urbaine ?

    Une anecdote pour finir. L’été dernier à Copenhague, au bord d’un ponton depuis lequel tout le monde plonge comme il est possible de le faire partout en ville, je discutais avec deux vieilles femmes prolétaires. Je leur ai demandé de me raconter comment, selon elles, la ville avait changé. Elles m’ont répondu que ce n’était pas possible de comparer tant la ville d’aujourd’hui n’était en fait plus la même. Et vraiment pour le mieux.

    Une dernière anecdote pour vraiment conclure cette fois. À #Berne en Suisse, l’#Aar qui traverse la ville est utilisé au quotidien comme un transport commun. Grâce au courant, les habitants se jettent à l’eau avec un sac imperméable et vont au cinéma, au boulot ou n’importe où ailleurs. Une sorte de RER aquatique jamais bondé et toujours frais.

    Paris peut donc mieux faire, à commencer par sa gauche radicale. C’est désormais un fait accompli, la canicule comme le rapport de force populaire ont permis de faire rouvrir le canal Saint-Martin. Cette #réappropriation de l’#espace_public a fait de la place pour de nouvelles manières de vivre, il n’est donc pas trop tard pour en faire un projet politique commun (et ne pas le laisser aux forces réactionnaires et ennemies). Il nous faut nourrir et déployer une vraie politique communiste de la baignade et de l’usage des biens communs et naturels pour tous.

    En attendant la prochaine canicule, puis la suivante et encore celle d’après…

    https://lundi.am/La-lutte-pour-la-baignade
    #urbanisme #villes #chaleur #canicule #France #répression #surveillance #interdiction #géographie_culturelle

    voir aussi (@rastapopoulos) :
    https://seenthis.net/messages/1179924

    • J’aime « allemandsret » le droit de monsieur tout le monde.

      Il existe un droit en Suède, en Norvège et en Finlande, qui s’appelle l’ « #allemandsret », le « droit de chacun.e ». Il garantit à toute personne la possibilité de circuler librement dans la nature, d’y planter une tente pour une nuit ou de se baigner dans un lac, y compris lorsque les terrains sont privés. Le #droit_de_propriété s’efface devant un droit plus fondamental : celui de l’usage commun de la nature. En France, il y a des panneaux : PROPRIÉTÉ PRIVÉE.

      #nature #baignade #liberté #communs

  • Jean-Pierre Dupuy, Un ordre sans designer, 2023 [lecture critique de]
    https://sniadecky.wordpress.com/2026/06/30/dupuy-designer

    Lorsque les cybernéticiens parlent d’« ordre » à propos de ce qu’ils nomment les « systèmes vivants », ils désignent en fait l’organisation des êtres vivants, mais ils ne la reconnaissent pas comme telle, puisqu’ils veulent à toute force en faire une machine. Faire la différence entre l’ordonnancement d’un appareil et l’organisation d’un organisme ne les intéresse pas : pour eux, en toutes circonstances « ordre (ou organisation) = machine ». C’est une confusion malheureusement très classique, mais ce n’est pas parce que l’on peut identifier des mécanismes à l’œuvre (c’est-à-dire une suite de causes et conséquences) que l’on a affaire nécessairement à une machine.

    Cette différence est pourtant fort simple à appréhender. Dans une machine les différentes pièces ont des rapports fixes et déterminés une fois pour toutes par son concepteur ; elles ont un ordre d’agencement bien précis et immuable. Chez un être vivant – et particulièrement dans l’unité de base de tous les êtres vivants, la cellule vivante – les différents éléments ont des rapports fluides et dynamiques, les processus physico-chimiques sont capables de se recomposer en fonction des circonstances internes ou externes à la cellule.

    #Jean-Pierre_Dupuy #cybernétique #biologie #philosophie #vie #machine #homme-machine #recension #critique

  • La population française en 2070 : faut‑il s’inquiéter d’un #déclin_démographique ?

    En 2025, la France a enregistré plus de décès que de naissances. Que nous dit cette situation inédite depuis 1945 de l’avenir démographique du pays ? Dans quelle mesure peut-on évaluer les évolutions de population ?

    L’année 2025 aura marqué la fin de la croissance naturelle de la population française : les #naissances sont désormais inférieures aux #décès, à la fois parce que le nombre d’enfants diminue et parce que la génération du baby-boom commence à arriver à la fin de sa vie. La croissance démographique du pays dépend donc désormais, comme dans presque tous les pays européens, de son #solde_migratoire.

    Une partie des observateurs de ces tendances soulèvent la question de la pérennité du système social français, qui reposerait sur les actifs et serait voué à disparaître avec leur diminution.

    Sans nous engager dans une discussion sur le financement de la solidarité nationale, qu’on pourrait envisager par exemple de se faire aussi sur les revenus du capital et non pas uniquement sur le travail (et donc le nombre d’actifs), nous nous proposons ici de voir si le devenir de la population française est prévisible ou non, et comment.

    Des modèles de projection et des incertitudes

    Concernant le futur des populations, il est d’usage de proposer ce que l’on appelle des projections de population. Cela consiste à produire des modèles, qui vont estimer les changements de population dans le temps, en prenant en compte le nombre et la structure par âge des personnes présentes aujourd’hui, et en faisant varier la natalité, la mortalité, l’immigration et l’émigration en fonction de scénarios spécifiques. C’est la méthode « par composante ». Plus on s’éloigne du jour présent, plus l’incertitude augmente et plus les différents scénarios divergent.

    Les instituts statistiques et démographiques nationaux et internationaux s’adonnent à cet exercice régulièrement. Cela permet de proposer des données chiffrées aux décideurs politiques. À l’échelle mondiale, l’Organisation des Nations unies (ONU) publie régulièrement des projections pour l’ensemble des pays, en Autriche le Wittgenstein Centre fait de même avec d’autres paramètres et en proposant en sus des projections sur l’éducation.

    En France, l’Insee produit régulièrement des projections à l’échelle nationale, régionale et locale. Localement, c’est le modèle Omphale qui est mobilisé. Il s’agit d’un modèle qui s’appuie sur les données locales d’un instant donné pour projeter à plusieurs décennies les évolutions de la population. La dernière révision d’Omphale date de 2022, s’appuie sur les données de 2018, et projette jusqu’en 2070.

    L’exercice qui consiste à regarder les projections passées est toujours douloureux puisqu’il montre les erreurs commises. En France, il s’agit le plus souvent depuis les années 1970 d’une sous-estimation de la population, liée à des hypothèses de fécondité basse (qui ne sont pas révélées exactes), d’arrêt des flux migratoires (qui n’ont pas eu lieu) et de faible progression de l’espérance de vie (qui a finalement été plus importante).
    Quelques scénarios pour 2070

    Pour envisager l’avenir de la population, il faut donc se poser la question de ce qu’il va advenir en termes de natalité, de mortalité, et de migrations internationales. La natalité correspond au nombre de naissances observées. Elle dépend donc d’une part au nombre de femmes en âge de procréer, ce qui est assez facile à connaître, puisque, d’après l’Insee, il y a environ 14,7 millions de femmes âgées de 15 à 50 ans – et même en partie à prévoir.

    On sait ainsi ce qu’il en est pour les 15-20 années à venir, puisque l’on peut compter les filles de 0 à 15 ans : elles sont 5,5 millions. D’autre part la natalité dépend aussi de la fécondité (combien les femmes ont d’enfants). Ce second élément est sujet à plus de précautions, car ses déterminants sont difficiles à prévoir. Ainsi, la récente chute de la fécondité française, si elle avait été envisagée par quelques démographes, n’avait pas été anticipée correctement.

    Hors période de crise sanitaire ou de guerre, la mortalité est un élément dont l’évolution est assez stable. On peut, en connaissant la structure par âge de la population, faire des prévisions de mortalité assez réaliste. Il n’en reste pas moins que des accidents majeurs peuvent arriver, comme la survenue d’une épidémie.

    On peut néanmoins faire des hypothèses sur l’amélioration de la durée de vie, puisque l’espérance de vie continue d’augmenter encore aujourd’hui (la baisse de la consommation de tabac, notamment chez les jeunes, est une bonne nouvelle), ou d’une stagnation, voire d’une baisse de celle-ci (par exemple en lien avec l’augmentation de la sédentarité).

    Les mouvements migratoires (immigrations et émigrations) sont aussi difficiles à prévoir, puisqu’ils dépendent de décisions individuelles d’une part, mais aussi de contextes économiques et politiques, voire environnementaux, d’autre part. Par exemple, la guerre en Syrie ou celle en Ukraine, ont provoqué un afflux inattendu de personnes réfugiées dans l’Union européenne. Néanmoins, on constate que les flux migratoires en France restent relativement stables dans le temps.

    C’est donc avec des scénarios, simples à comprendre, et explicables que l’Insee peut proposer des projections pour les années à venir. Le 8 juin dernier, l’Insee a proposé sa vision jusqu’en 2070.

    Ces projections rappellent que, selon les scénarios, à l’échéance de presque 40 années, la population française pourrait être de 55 millions ou 78 millions de personnes contre 69 millions aujourd’hui. Néanmoins, beaucoup de scénarios envisagent une bascule à la fin de la décennie 2030 vers une décroissance.

    Pour bien comprendre les enjeux en termes de composition de la population, l’Insee propose un outil dédié en ligne pour explorer les effets des différents scénarios, ainsi qu’une déclinaison à l’échelle des régions et des départements. On peut les envisager comme réalistes, si l’on n’oublie pas l’incertitude liée à cet exercice.
    La difficulté des estimations locales

    Si l’on souhaite envisager le devenir des populations de manière plus fine, à l’échelle des territoires communaux par exemple, il devient plus compliqué de mettre en œuvre des projections.

    En effet, si les mouvements naturels de la population restent prévisibles dans les mêmes mesures qu’à une échelle plus élargie, les mouvements migratoires sont, eux, plus difficiles à prendre en compte.

    D’une part, on ne peut pas se baser sur les flux observés dans le passé pour envisager ceux à venir. Un territoire peut attirer à un moment donné, et ne plus attirer par la suite, ou être saturé et ne plus être en mesure d’accueillir de nouveaux habitants.

    D’autre part, les migrations locales sont aussi liées à la disponibilité ou non de logements. Les changements de politiques de construction peuvent avoir des impacts locaux forts, complètement imprévisibles.
    Arrêter l’immigration : une accélération du vieillissement

    L’être humain a toujours cherché à se protéger, et les projections démographiques font partie des outils pour appréhender le futur. Elles peuvent néanmoins parfois effrayer, bien qu’elles ne constituent que des futurs possibles, sur lesquels il est en partie possible d’agir, et qui doivent surtout nous amener à anticiper.

    Selon toute vraisemblance, la dynamique naturelle de la population ne devrait pas repartir à la hausse d’ici à plusieurs décennies. Les flux migratoires, quant à eux, sont sujets à plus d’aléas, mais on peut envisager qu’ils ne changeront pas radicalement la donne en matière de croissance démographique. S’ils continuent de la sorte, ils vont offrir une forme d’amortissement aux changements à l’œuvre.

    On doit d’ailleurs alerter sur les conséquences d’un arrêt de l’immigration, qui accélérerait à la fois l’entrée en décroissance démographique du pays, mais aussi son vieillissement et ses conséquences.

    Quant à s’inquiéter des conséquences possibles de ces changements démographiques, oui, cela peut sembler nécessaire. Mais il ne s’agit pas tant de craindre un avenir qui déchante que de s’adapter aux changements en cours et à venir, par exemple en prenant mieux en compte la démographie et ses conséquences dans la nécessaire réorientation des politiques sociales et économiques.

    https://theconversation.com/la-population-francaise-en-2070-faut-il-sinquieter-dun-declin-demog
    #démographie #France #déclin #projection #scénario #statistiques #chiffres #vieillissement_de_la_population

  • Journée de solidarité : la grande arnaque intergénérationnelle ?
    https://lvsl.fr/journee-de-solidarite-la-grande-arnaque-intergenerationnelle

    L’inadaptation de la France face aux canicules interroge à nouveau le bien-fondé de la « journée de solidarité » créée après la vague de chaleur de 2003. Plus largement, l’importance des transferts financiers vers les plus âgés alors que les actifs ont de plus en plus de mal à boucler les fins de mois questionne : s’agit-il de protection des plus fragiles ou de clientélisme électoral ? Alors que la France vieillit, l’intransigeance des plus âgés à faire des efforts alors que les plus jeunes ont du mal à se projeter dans l’avenir alimente une mécanique délétère pour la cohésion sociale.

    #Société #boomer #EHPAD #générations #gérontocratie #Retraites #Vieillissement #vieux

  • L’Assemblée nationale revoit l’allocation de solidarité aux personnes âgées pour diminuer le non-recours
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/06/11/l-assemblee-nationale-revoit-l-allocation-de-solidarite-aux-personnes-agees-

    Les députés ont approuvé à l’#unanimité [comme le RMI en 1988...] en première lecture jeudi une proposition de loi du groupe communiste et ultramarin visant à diminuer le non-recours à l’allocation de solidarité aux personnes âgées.

    L’#ASPA, qui a remplacé le minimum vieillesse en 2006, est une allocation versée à partir de 65 ans, destinée à compléter les pensions des retraités disposant de faibles revenus ou d’aucun revenu, dans la limite de 1 043 euros pour une personne seule et 1 620 euros pour un couple. Elle bénéficie aujourd’hui à près de 750 000 personnes, selon le ministre du travail et des solidarités Jean-Pierre Farandou.
    Actuellement, l’Etat récupère les sommes versées au titre de l’ASPA sur la succession des personnes âgées si la valeur nette de leur patrimoine successoral dépasse un certain montant (108 586 euros pour une personne seule en métropole). Cela entraîne un fort #non-recours, avec plus de 300 000 personnes âgées éligibles qui y renoncent chaque année, selon la rapporteuse du texte, la députée de La Réunion Emeline K/Bidi (GDR).

    Le texte adopté jeudi instaure un « forfait logement » qui permettra de baisser le montant de l’ASPA pour les retraités propriétaires de leur logement ou hébergés à titre gratuit, et d’annuler dans ce cas la récupération des sommes. Le montant de ce forfait devrait être de quelques dizaines d’euros selon le gouvernement.
    La mesure résulte d’un amendement du gouvernement qui a complètement réécrit le texte.
    Elle aura un coût « neutre » pour les finances publiques, selon M. Farandou. Dans sa version initiale, la proposition de loi de Mme K/Bidi proposait d’extraire le domicile principal du bénéficiaire du calcul de l’actif net successoral.
    Un amendement de la rapporteuse adopté en commission avait étendu la mesure en supprimant complètement la #récupération_sur_succession des prestations versées au titre de l’ASPA. Une suppression qui aurait soulevé une question d’équité, mais aussi de coût, l’Etat récupérant actuellement environ 120 millions d’euros par an sur les allocations versées, selon M. Farandou.

    Endetter ses descendants est une telle malédiction qu’on en oublie de compter (j’en ai connu qui refusait l’ASPA pour une baraque à 70 000 balles qui était leur domicile principal et leur seul « capital » ; tout comme de nombreux gens de gauche pas riches défendent l’héritage contre sa taxation bien qu’il soit exonéré à hauteur de 100 000 balles par descendant).
    Un texte « de gauche » pour diminuer le non recours débouche sur une diminution de l’ASPA pour pas mal de vieux. Comme c’est peut-être pas ces vieux qui votent bien, le sénat trouvera certainement d’autres mesures pour égayer ce mille-feuilles à la merde.

    #forfait_logement

    • Endetter ses descendants est une telle malédiction qu’on en oublie de compter

      Surtout que les descendants peuvent toujours refuser la succession, ils n’ont pas l’obligation d’accepter les dettes.

    • Ils ont aussi l’option d’accepter la succession avec les dettes limitées au montant des actifs de la succession. Donc, leur capital n’est pas touché.
      Mais l’enjeu, c’est la résidence principale. C’est en gros le max de ce que les prolos les + chanceux peuvent espérer laisser à leurs gosses après une vie de sacrifices.
      Donc, les gens vont préféré la piquouse gratuite du gouvernement (ben oui, tout se tient) plutôt que de laisser leur survie bouffer le seul bien de la famille.

    • Question : Est-ce qu’il y a des « prolos » qui possèdent leur logement ?
      Tu n’achètes pas avec un salaire d’ouvrier.

      La génération qui a disparu autour de 2000/2010 en avait encore l’occasion à condition d’avoir trimé pendant toute sa vie et seulement dans les parties riches de la RFA (Bavière, Bade-Wurtemberg, Hambourg) mais pas à Berlin-Ouest.

      Cela m’a lair de sortir d’une légende thatcherienne . Nous, on ne possède rien, strictement rien sauf nos souvenirs de luttes à léguer à ceux de nos enfants qui n’ont pas choisi de faire cause commune avec l’ennemi.

      Ici les petit bourgeois se plaignent quand ils sont obligés de vendre ou d’hypothéquer leur baraque quand il tombent malades pour cause de vieillesse, mais ce sont des petits bourgeois pas des prolos.

      #vieilesse #allocations_sociales

    • Oui, des prolos. certains ont bénéficié de conditions qui permettait l’accès à la propriété : les luttes gagnaient une hausse du salaire ce qui entretenait une inflation qui elle grignotait le poids de traites immobilières (emprunts parfois payés par la CAF au titre le l’allocation logement, mécanisme qui tombe en désuétude).
      La mise en cause du pouvoir du Patron, du Propriétaire-loueur et de la Banque était matérielle. Il y avait même des « fils du peuple » employés de banque pour faire connaitre la martingale.

      Quant aux « petits bourgeois », pas mal d’entre eux avaient des salaires bien inférieurs à ceux des ouvriers hautement qualifiés et des catégories ouvrières centrales pour le capitalisme, ne serait-ce qu’en raison de leur capacité de blocage : nucléaire, ports, armements, imprimerie, et d’autres encore.

    • Dans les années 60-80, il y avait une inflation à deux chiffres mais les salaires étaient encore indexés sur cette inflation (et réciproquement comme le dit justement @colporteur). Ce qui fait que lorsque mes parents ont emprunté (à taux fixe bien sûr) pour financer la construction de leur maison (chantier achevé en 1970), à la fin des échéances du crédit, ils payaient peau de balle en mensualité de remboursement.

  • L’immigration, un sujet politique et une nécessité économique dans le contexte du déclin démographique en France
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/06/11/l-immigration-un-sujet-politique-et-une-necessite-economique-dans-un-context

    L’immigration, un sujet politique et une nécessité économique dans le contexte du déclin démographique en France
    Par Julia Pascual
    C’est un nombre, parmi beaucoup d’autres, dans la grande projection démographique, à l’horizon 2070, réalisée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), publiée lundi 8 juin. Mais c’est un nombre, plus que d’autres, qui constitue une matière politiquement inflammable. Les projections de l’Insee tablent sur un solde migratoire positif (le nombre d’entrées moins le nombre de sorties) de 150 000 personnes par an. Un scénario, tempère l’Insee, à plus ou moins 80 000 personnes, tant la prévision, en la matière, dépend de multiples paramètres.
    Le raisonnement est le suivant. Selon l’hypothèse principale de cette étude, la population française devrait décroître à partir de 2037. Face à cette tendance, liée au recul de la fécondité et au vieillissement de la population, l’immigration apparaît incontournable, même si elle ne suffit pas à contrecarrer le déclin. Pour les opposants à l’immigration, c’est cependant la promesse d’un flux dangereux. Pour la plupart des acteurs économiques, qui ont besoin de bras et de cerveaux, c’est à l’inverse du bon sens. Pour les démographes, enfin, c’est le scénario le plus probable, mais en aucun cas une certitude : les politiques publiques, ou des bouleversements géopolitiques, peuvent changer la donne.
    D’un point de vue démographique, la recherche d’un équilibre de la population n’a pas de justification scientifique. « En démographie, l’homéostasie [processus de retour naturel à l’équilibre] est un modèle idéologique », rappelle François Héran, professeur honoraire au Collège de France et ancien directeur de l’Institut national d’études démographiques. Cependant, note-t-il, « beaucoup de pays engagés dans la seconde transition démographique [espérance de vie élevée et fécondité durablement faible] mènent des politiques d’immigration utilitaristes, à l’image de l’Allemagne, à des fins économiques, car les politiques natalistes ne peuvent enrayer les baisses de population ».
    Outre-Rhin, en effet, où les décès l’emportent sur les naissances depuis 1972, la politique migratoire a permis de faire en sorte que la population, alors de 78,5 millions d’habitants, passe à 84,4 millions en 2023, relève le démographe Hervé Le Bras, dans un article de la revue Politique étrangère, de l’IFRI (juin 2026).
    La réponse de la France au déclin démographique relèvera d’un choix politique. Et, à moins d’un an de l’élection présidentielle, les candidats déclarés ou pressentis affirment leur position sur l’immigration, souvent dans un sens restrictif. Récemment, le ministre de la justice, Gérald Darmanin, a défendu un « moratoire » de trois ans sur l’ensemble des flux, le candidat et ex-premier ministre Gabriel Attal a affirmé vouloir réduire l’immigration familiale au profit de la seule immigration économique, tout comme le candidat Edouard Philippe, qui prône une immigration économique « choisie et contrôlée ». Le patron des Républicains, Bruno Retailleau, répète vouloir réduire « drastiquement » les arrivées. Le Rassemblement national, lui, laboure depuis longtemps ce terrain.« Il y a une méconnaissance très répandue de la classe politique à propos de la migration économique », regrette Gilles Spielvogel, maître de conférences à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Les acteurs de l’économie plaident en effet, eux, pour plus d’immigration, dans de nombreux secteurs.
    « Le premier frein à la réindustrialisation de la France, ce sont les tensions dans le recrutement, souligne par exemple Philippe Mutricy, directeur des études de la banque publique d’investissement Bpifrance. On fait face à un besoin structurel de compétences, surtout au niveau des techniciens et des ouvriers qualifiés. » « Dire qu’on ne veut plus d’immigrés, c’est une bêtise économique immédiate, appuie Michel Picon, le président de l’Union des entreprises de proximité (U2P), qui représente les artisans, les commerçants et les professions libérales. Dans la restauration, l’hôtellerie, le bâtiment, les services à la personne… répondre à nos besoins passe par l’immigration. »
    L’U2P fait partie des organisations patronales qui, au côté de syndicats de salariés, ont été reçues le 26 mai par les ministres du travail et de l’intérieur pour aborder la question migratoire. Lors de cette réunion, les difficultés rencontrées par les entreprises et les travailleurs migrants dans les démarches d’obtention ou de renouvellement de titres de séjour ont été abordées. Un sujet sur lequel, après le passage Place Beauvau de Bruno Retailleau, tenant d’une ligne dure, son successeur Laurent Nuñez entend faire « bouger les lignes ». Un décret et une circulaire sont attendus, pour simplifier les démarches d’autorisation de travail des immigrés et la régularisation de ceux exerçant, sans papiers, une activité salariée. « On a besoin d’une immigration de travail dans ce pays », a aussi défendu lundi sur LCP le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou.
    L’observation n’a rien de nouveau. Le 29 avril, l’Union européenne a adopté un règlement sur la création d’un réservoir de talents, visant à faciliter la venue de travailleurs étrangers qualifiés. « Compte tenu de l’ampleur actuelle des pénuries sur le marché du travail et des évolutions démographiques (…), la migration légale et ordonnée est essentielle pour (…) garantir la qualité des systèmes de protection sociale, la compétitivité et une croissance économique soutenue », affirme le règlement dans son introduction.« Dans un marché mondialisé des talents, dans lequel 75 % des employeurs dans le monde disent avoir des difficultés à recruter, l’immigration est plus stratégique aujourd’hui qu’hier », soutient Violaine Jaussaud, avocate au sein de Vialto, un cabinet spécialisé dans la mobilité internationale.
    Selon une note de conjoncture internationale de l’Insee, parue en décembre 2025, « les dynamiques migratoires ont largement soutenu l’emploi depuis 2019 dans trois des principales économies européennes » – l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie.
    D’après le dernier rapport au Parlement sur les étrangers en France, il y avait fin 2024 plus de 450 000 titres de séjour en cours de validité émis pour un motif économique, sur un ensemble de 4,3 millions. Ce volume a quadruplé en dix ans. « La tendance est forte », convient Ludovic Guinamant, sous-directeur du séjour et du travail au sein du ministère de l’intérieur.Axelle Bodmer, secrétaire générale de l’Union des armateurs à la pêche de France, raconte par exemple comment, chaque année, « le nombre de marins étrangers progresse », en provenance d’Espagne, du Portugal, mais aussi, de plus en plus, du Sénégal et de l’Indonésie. « Il faut compléter les équipages pour éviter que les bateaux restent à quai », explique-t-elle. En cause : la désaffection pour un métier difficile. Pour faciliter le recours à ces travailleurs, l’organisation a plaidé auprès du ministère de l’intérieur pour que les métiers de matelot et de mécanicien figurent dans les listes des métiers en tension révisées en 2025, dans des régions comme la Bretagne, ce qui permet un allègement des procédures de recrutement des ressortissants extra-européens.C’est aussi ce dont bénéficie le Seasonal Businesses in Travel (SBIT), un syndicat britannique d’entreprises de voyages qui fait venir des travailleurs dans les stations de ski alpines, où les métiers de l’hôtellerie sont classés « en tension ». En 2025, les quelque 1 400 Britanniques employés dans ces stations ont représenté le troisième contingent de saisonniers étrangers en France.
    Pour consolider leurs ressources humaines, certains secteurs ont entrepris de structurer, depuis plusieurs années, des filières de recrutement à l’étranger. A l’image de l’agriculture, qui ne tournerait pas sans l’apport de plus de 10 000 saisonniers marocains et 3 000 tunisiens. « Le travail de la terre a toujours été dur et a attiré les groupes de population les plus pauvres, constate Sylvestre Bertucelli, le directeur de Légumes de France, qui représente 32 000 exploitations pour lesquelles il a participé au recrutement de quelque 800 ouvriers agricoles marocains en 2025. Sur les dix dernières années, on a recruté beaucoup de Polonais, puis des Roumains, des Bulgares, des Moldaves. Au fur et à mesure que leur niveau de vie augmentait, ils sont allés faire autre chose. » Le manque de main-d’œuvre est toujours important.

    #Covid-19#migration#migrant#france#demographie#vieillissement#economie#travailleurmigrant#migrationqualifiee#sante

  • CAF : accusée de vivre avec son ex-conjoint, elle perd toutes ses allocations et saisit le tribunal
    https://actu.orange.fr/france/caf-accusee-de-vivre-avec-son-ex-conjoint-elle-perd-toutes-ses-allocatio

    Cette habitante de Creil, dans l’Oise, est privée depuis un an et demi d’environ 1 100 euros d’aides mensuelles : près de 800 euros de revenu de solidarité active (#RSA) et 300 euros d’aide personnalisée au logement (#APL). En cause ? Des soupçons de #fraude formulés par la Caisse d’allocations familiales de l’Oise, qui estime qu’elle aurait continué à vivre avec son ancien compagnon sans le déclarer.

    Une version que la mère de famille réfute catégoriquement
    « Pourtant, tout est à mon nom dans l’appartement », assure-t-elle aujourd’hui. Selon elle, leur séparation remonte à 2013. L’affaire est désormais examinée par le #pôle_social_du_tribunal_judiciaire de Beauvais. Une audience sur le fond est prévue le 11 juin. Selon les éléments rapportés par Le Parisien, le dossier comporte de nombreuses pièces censées attester que les deux anciens conjoints ne vivent plus ensemble depuis plus d’une décennie : relevés bancaires, avis d’imposition, documents administratifs ou encore éléments liés à la liquidation de son entreprise.

    Malgré cela, la CAF maintient ses soupçons. Pour son avocat, Maître Mestre, les éléments transmis à la CAF auraient dû permettre d’écarter les accusations de fraude. « Le #contrôleur chargé du dossier a estimé que les éléments apportés étaient faux et il a tout coupé », déplore-t-il. Le conseil de la jeune femme demande désormais l’annulation de la notification de fraude ainsi que le rétablissement des prestations suspendues. L’affaire soulève également, selon lui, la question du dialogue entre les allocataires et l’administration.

    En attendant l’issue judiciaire, l’ancienne cheffe d’entreprise affirme avoir dû fermer sa société faute de ressources suffisantes. Son dossier de #surendettement a été accepté en février dernier. Elle dépend désormais de plusieurs dispositifs d’aide pour subvenir à ses besoins et à ceux de son enfant. Selon La Voix du Nord, les Restos du Cœur, les aides d’urgence du Département, le Centre communal d’action sociale de Creil ou encore le soutien financier de ses frères et sœurs lui permettent de tenir.

    Les textes prévoient pourtant que c’est à la caisse d’apporter la preuve d’une #vie_maritale.

    #CAF contrôle #agent_contrôleur_CAF #indu #allocation #suspiscion_de_faude

    • « La CAF a ruiné ma vie » : on lui coupe RSA et APL car son ex apparaît sur une assurance, elle saisit la justice
      https://econostrum.info/la-caf-coupe-rsa-et-apl-ex-apparait-assurance/#google_vignette

      La CAF, de son côté, s’appuie sur plusieurs éléments pour justifier ses soupçons. L’un des points relevés concerne le fait que l’ex-conjoint n’a reconnu officiellement la paternité de l’enfant qu’en 2022, soit plusieurs années après la naissance. Un autre élément concerne la présence du nom de cet ex-conjoint sur une assurance habitation liée à l’ancienne activité professionnelle de la mère de famille. Ces incohérences ont conduit l’organisme à maintenir sa position, malgré les contestations et les pièces fournies par l’allocataire.

      Ce type de situation illustre la complexité des contrôles effectués par la CAF, qui s’appuie sur des croisements de données administratives pour vérifier la cohérence des déclarations des allocataires. Les prestations familiales étant financées par des fonds publics, l’organisme est tenu de vérifier régulièrement l’exactitude des informations déclarées afin d’éviter les versements indus.

  • Monde académique 1/5 - Le privé fait la leçon

    Les #coupes_budgétaires sont drastiques depuis des années dans les universités suisses. En 2027, 2,4 milliards de francs devront être coupés. Or qui dit moins de #soutien_public, dit augmentation des #taxes_d'études et augmentation des #financements_privés. Quels risques pour la #liberté_académique ? Alors que l’Université de Fribourg inaugure un centre financé par la Mobilière, une manifestation a lieu, à Genève, contre l’#austérité qui vise le monde académique.

    https://www.rts.ch/audio-podcast/2026/audio/monde-academique-1-5-le-prive-fait-la-lecon-29250571.html
    #ESR #université #privatisation #Suisse #facs
    #audio #podcast

  • La Cour suprême espagnole refuse de suspendre le décret royal sur la régularisation d’un demi-million d’étrangers - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71583/la-cour-supreme-espagnole-refuse-de-suspendre-le-decret-royal-sur-la-r

    La Cour suprême espagnole refuse de suspendre le décret royal sur la régularisation d’un demi-million d’étrangers
    Par La rédaction Publié le : 27/05/2026
    Saisie par le parti d’extrême droite Vox, trois associations ultra conservatrices et la Communauté de Madrid, la Cour suprême espagnole a refusé de suspendre le décret royal permettant de régulariser un demi-million d’étrangers en situation irrégulière dans le pays.
    La Cour suprême espagnole a décidé, vendredi 22 mai, de ne pas suspendre le décret royal permettant de régulariser un demi-million d’étrangers dans le pays. La haute juridiction avait été saisie par le gouvernement régional de Madrid, dirigé par le Parti populaire (PP, droite), le parti d’extrême droite Vox et trois associations ultra conservatrices (Hazte Oír, Liberté et Justice, et l’Association pour la réconciliation et la vérité historique).La Cour ne s’est pas prononcée sur la mesure en elle-même mais sur ses effets potentiels, agités par les opposants pour justifier leur demande de suspension.
    Au cours des cinq audiences tenues par la Cour suprême, les requérants ont fait valoir que cette régularisation exceptionnelle va « affecter gravement » l’accès aux services publics (santé, éducation…) jusqu’à provoquer son « effondrement ». « Ce sont des gens qui vont exiger des avantages, donc ces services doivent être redimensionnés ou un conflit social va éclater », a déclaré l’avocat de la Communauté de Madrid lors de l’audience. « Ces personnes résidant en Espagne accédaient déjà à ces droits. Le sujet est de savoir si nous tolérons ou non leur situation de vulnérabilité », a rétorqué l’avocat représentant l’État.
    Selon l’exécutif espagnol, cette régularisation permettra aux bénéficiaires d’accéder au « plein exercice des droits reconnus par le système juridique », y compris le travail, qui favorisera non seulement leur intégration, mais augmentera également les cotisations sociales grâce à leur incorporation sur le marché du travail.Les effets du dernier plan de régularisation en Espagne, en 2005, donnent raison au gouvernement de Pedro Sanchez. D’après une étude menée par Joan Monras, professeur à l’université Pompeu Fabra à Barcelone, les dépenses publiques consacrées à la santé et à l’éducation n’ont pas augmenté de manière significative après le plan de régularisation de cette même année. Et un rapport de 2023 indique que, jusqu’à cette date, la régularisation de 600 000 immigrants, encouragée en 2005 par le gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero, a généré 2,3 milliards d’euros supplémentaires par an, grâce aux cotisations sociales, rapporte le site El Periodico.
    Par ailleurs, les requérants, et en première ligne Vox, estiment que cette mesure va provoquer la ruée d’étrangers sur le sol espagnol. « Ici, nous ne parlons pas d’entrée, mais de personnes qui, le 1er janvier 2026, étaient en Espagne et peuvent prouver au moins cinq mois de résidence », a rappelé l’avocat de l’État.Et sur ce sujet aussi, les précédents plans de régularisation menés en Espagne (entre 1986 et 2005) démontent les arguments des opposants. Ces mesures n’ont en effet pas entraîné d’augmentation significative des arrivées les années suivantes. Après la décision de la Cour suprême de ne pas suspendre ce décret royal, la ministre des Migrations, Elma Saiz, s’est félicité de cette « bonne nouvelle pour la société, pour les personnes, pour les entreprises ». « C’est la justice face à l’irresponsabilité de certains », a-t-elle insisté.
    Depuis le 16 avril - et jusqu’au 30 juin -, les guichets sont ouverts en Espagne pour les immigrés souhaitant déposer une demande de régularisation. Ce vaste plan, présenté comme « une nécessité » face au vieillissement de la population et comme un levier pour soutenir l’économie espagnole, attire nombre de candidats. Le gouvernement a déjà reçu près de 550 000 demandes de régularisation. Parmi elles, plus de 91 000 ont été admises au traitement

    #Covid-19#migration#migrant#espagne#politiquemigratoire#regularisation#economie#vieillissement#sante

  • En Italie, l’émigration des jeunes aggrave le vieillissement de la population
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/05/18/en-italie-l-emigration-des-jeunes-aggrave-le-vieillissement-de-la-population

    En Italie, l’émigration des jeunes aggrave le vieillissement de la population
    Allan Kaval
    Le premier décret pris par Giorgia Meloni à son arrivée au pouvoir en Italie avait de quoi surprendre. Adopté le 31 octobre 2022, il était porteur de mesures urgentes visant à interdire un certain type de fêtes. Baptisé « décret anti-rave », il punissait les fêtes dites « invasives » de plus de cinquante participants, prévoyant jusqu’à six ans de prison pour les organisateurs.Ce même jour, en Emilie-Romagne, avait tranquillement pris fin un rassemblement où des personnes – dont l’âge, 49 ans, était inférieur à la moyenne italienne, la plus élevée d’Europe – avaient dansé au rythme de la musique électronique. Au cours des jours précédents cependant, le voisinage s’était plaint, attirant l’intérêt des médias.
    Le ton de l’ère Meloni était donné et se confirmerait par la suite. Il s’agissait de la première traduction d’une méthode consistant à légiférer par décret pour rebondir sur des faits divers, en se prévalant d’une urgence contestable. Mais ce décret inaugurait aussi le durcissement répressif qui allait accompagner son mandat, à chaque fois justifié par la désignation d’un ennemi de l’intérieur.
    Après les jeunes amateurs de musique électronique, les militants pour le climat furent les suivants sur la liste, bientôt rejoints par les fils d’immigrés arabes, les féministes de la quatrième vague, les partisans de l’émancipation des groupes marginalisés et les étudiants solidaires de la Palestine. Certains sont des adversaires idéologiques, d’autres des cibles stigmatisées, mais la plupart ont un point commun : ils appartiennent à une minorité peu coûteuse à prendre pour cible car réputée inoffensive sur le plan électoral : la jeunesse.
    Si les personnes âgées de 65 ans et plus représentaient un cinquième de la population en 2005, elles en formaient le quart en 2025 et, selon les prévisions, pourraient en constituer le tiers en 2045. Les jeunes, en revanche, n’ont jamais été aussi rares. Les moins de 25 ans ne représentent que 12 % de la population du pays, la proportion la plus basse d’Europe. Et ils sont de moins en moins nombreux – leur part a baissé de 5 points de pourcentage entre 2004 et 2024.
    D’abord parce que les Italiens font moins d’enfants, mais aussi parce que, lorsqu’ils grandissent, ceux-ci ont tendance à quitter le pays. Entre 2011 et 2024, le pays a perdu 630 000 jeunes, partis pour des horizons plus cléments, fuyant la précarité sans issue et les bas salaires, caractéristiques d’un marché du travail particulièrement hostile aux jeunes générations. En augmentation, le taux de chômage des jeunes était de 18,1 % en mars, contre 5,2 % dans la population générale.
    Ignorés politiquement, les jeunes ont cependant contribué à mettre fin à la phase ascendante de la législature de Giorgia Meloni. La défaite qu’elle a subie en mars lors du référendum constitutionnel, censé transformer l’organisation de la magistrature, a notamment été permise par la mobilisation de cet électorat, pourtant perçu comme quantité négligeable. Et 61 % des 18-34 ans ont voté contre, pour un score global de 54 % en faveur du non.
    Ces résultats arrivaient après plus de trois ans d’un gouvernement qui n’avait mené aucune réforme orientée vers l’amélioration de la situation économique de ce groupe démographique. Celui-ci était plutôt la cible d’offensives hostiles de la part de l’exécutif. Dès 2022, les actions des militants écologistes d’Ultima Generazione – des blocages de rues ou des jets de peinture – leur avaient valu d’être réprimés par de nouvelles lois qui les ont fait disparaître de la circulation.Au moment des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, les jeunes Italiens d’origine arabe étaient confondus par le camp gouvernemental et ses alliés sous le terme infamant de « maranza », l’équivalent italien de « racaille ». De son côté, le chanteur Ghali, d’origine tunisienne, très populaire chez les plus jeunes, avait été censuré par la télévision publique. Le chef d’orchestre de la cérémonie d’ouverture, un partisan de Giorgia Meloni, lui avait interdit de dire quelques vers en arabe d’un poème pacifiste.
    Dans le même temps, on faisait passer des étudiants par ailleurs progressistes pour complaisants avec le Hamas, du fait de leur opposition aux crimes de guerre israéliens contre les Palestiniens. Les matraquages lors d’une manifestation, en 2024, avaient choqué le pays, mais laissé Giorgia Meloni inflexible. Elle était allée jusqu’à critiquer le rappel à l’ordre démocratique du président de la République, Sergio Mattarella, face aux violences policières.
    Alors que l’ère Meloni est entrée dans un nouveau cycle, dans la perspective des élections législatives prévues pour 2027, la majorité a l’occasion de rattraper le temps perdu et de s’adresser à cet électorat. Mercredi 13 mai, la présidente du conseil a déclaré souhaiter qu’un jour, pour les jeunes, « rester en Italie soit un choix compétitif et non un acte de courage », tout en considérant leur émigration comme un phénomène « structurel ».« Il ne faudrait pas que ce soit un alibi pour dire qu’on ne peut pas y faire grand-chose », lui a répondu, dans le quotidien La Stampa, le démographe Alessandro Rosina, de l’Université catholique du Sacré-Cœur de Milan. « Retourner en Italie après un début de carrière à l’étranger n’est pas un acte de courage, c’est suicidaire », a-t-il ajouté, en référence aux données du marché du travail. Ce constat pessimiste, qui est aussi celui de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, dans une étude publiée fin avril, appellerait des politiques publiques en matière de formation et de transition entre les études et l’activité professionnelle – des sujets qui ne sont pas à l’ordre du jour du gouvernement de Giorgia Meloni

    #Covid-19#migration#migrant#italie#demographie#vieillissement#emigration#sante#economie

  • L’Antarctique est pillé et le Krill sacrifié pour les pilules anti-âge - Faune Sauvage
    https://www.faunesauvage.fr/sinformer/sinformer-articles/la-releve-et-la-peste-lantarctique-est-pille-et-le-krill-sacrifie-pour-

    Pour produire des capsules d’#oméga-3 censées ralentir le #vieillissement, l’#industrie des #compléments #alimentaires s’attaque à l’une des pierres angulaires de l’#écosystème #antarctique : le #krill. Ce minuscule #crustacé, « pilier de toute la #chaîne_alimentaire de l’#océan_Austral et l’une des plus grandes #biomasses de la #planète », est aujourd’hui #pêché à grande échelle.

  • Radio Parleur accueille des stagiaires au printemps !
    https://radioparleur.net/2026/04/21/radio-parleur-stage-podcast

    L’association La Porte à Côté, éditrice du média Radio Parleur et porteuse de projets sonores d’éducation populaire, dits d’éducation aux médias et à l’information, et pourra accueillir un·e stagiaire en mai et juin 2026 pour aider sur ces projets, et se former aux ateliers EMI. Vous avez des notions techniques en radio, en podcast, en […] L’article Radio Parleur accueille des stagiaires au printemps ! est apparu en premier sur Radio Parleur.

    #Carousel_1 #Vie_de_la_rédaction

  • En Allemagne, l’immigration ne compense plus le déclin démographique
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/15/en-allemagne-l-immigration-ne-compense-plus-le-declin-demographique_6680317_

    En Allemagne, l’immigration ne compense plus le déclin démographique
    Par Elsa Conesa (Berlin, correspondante)
    Près de trente-six ans après la réunification, l’Allemagne est à nouveau confrontée à l’un de ses fantômes : le déclin démographique. En 2025, le pays a perdu près de 100 000 habitants, l’immigration ne suffisant plus à compenser le recul des naissances. Et les projections montrent qu’il ne s’agit pas d’un accident, cette tendance est là pour durer. L’institut pour l’économie allemande de Cologne (DIW), réputé proche du patronat, a publié lundi 13 avril un scénario d’évolution estimant la population à 81 millions d’habitants en 2045, contre 83,5 millions à fin 2025. Dans ses prévisions précédentes, il tablait encore sur une croissance modérée de la population allemande jusqu’en 2040.
    Le recul de la population en Allemagne n’est pas inédit. Mais les derniers épisodes de baisse démographique prolongée remontent au début des années 2000, dans la période qui a suivi la réunification, alors que l’économie du pays souffrait. L’année de la pandémie de Covid-19, en 2020, a aussi été marquée par une baisse ponctuelle des chiffres du fait de la fermeture des frontières. Mais, hormis cette année particulière, la population en Allemagne avait augmenté de façon continue depuis 2011, principalement du fait de l’immigration.
    Le retournement est cette fois perçu comme durable parce qu’il est lié non pas à la baisse de la natalité, mais à la diminution des flux migratoires, qui résulte à la fois de tendances de fond et de choix de politique publique.
    La chute de la natalité en Allemagne remonte aux années 1970. « Le baby-boom a été plus tardif en Allemagne qu’ailleurs en Europe, explique Philipp Deschermeier, économiste au DIW. Depuis 1972, il y a chaque année plus de décès que de naissances. » Cet écart n’a cessé de se creuser depuis la réunification et, depuis 2022, il manque chaque année plus de 300 000 naissances pour compenser le nombre de décès. En 2025, cet écart a atteint 350 000 naissances.
    L’immigration avait largement compensé ce phénomène, notamment au cours des dix dernières années, avec l’arrivée de deux millions à trois millions de personnes dans le sillage des « printemps arabes » puis de la guerre en Ukraine. En 2025, toutefois, le solde migratoire n’a pas suffi à effacer le recul des naissances. Selon les statistiques officielles publiées par Destatis, celui-ci a reculé de 40 % en 2025, même s’il est resté positif, à la fois du fait du tour de vis mené par le gouvernement à Berlin et parce que l’Europe est devenue moins attractive. En 2025, le solde migratoire a avoisiné 250 000 personnes, contre plus de 430 000 en 2024. Il était, en moyenne, de 356 000 personnes chaque année entre 1990 et 2024.
    « La démographie est une force très sous-estimée, poursuit Philipp Deschermeier. Nous continuons à considérer que le changement va se produire dans le futur sans tirer les conclusions qui s’imposent. Or, nous subissons déjà les conséquences de ce changement de paradigme sur le marché du travail et la prospérité en Allemagne. Nous devons reconnaître que notre population est désormais en déclin. »Les répercussions économiques d’un recul démographique sont de fait considérables. Dans le scénario central de l’institut de Cologne, la population active diminuera de plus de 8 % dans les vingt prochaines années, amputant la capacité du pays à générer de la croissance et créer de la richesse, tandis que la population âgée de plus de 67 ans passera de 17 millions à plus de 20 millions de personnes.
    L’Allemagne compte aujourd’hui 33 retraités pour 100 personnes en âge de travailler, selon les statistiques officielles parues fin 2025. D’après l’Institut de recherche sur le marché du travail et la formation professionnelle (IAB), le pays perd chaque année environ 460 000 travailleurs du seul fait de l’évolution démographique. Cette évolution menace la viabilité du système de financement de la protection sociale allemand, lequel repose, comme en France, largement sur le travail. « Le marché du travail et la sécurité sociale pourraient être soumis à une pression beaucoup plus forte et beaucoup plus tôt que ce que l’on craignait jusqu’à présent, résume Philipp Deschermeier. Les responsables politiques doivent faciliter l’immigration de main-d’œuvre qualifiée, par exemple en accélérant les procédures de visa et en simplifiant la reconnaissance des diplômes étrangers. »
    Le gouvernement du chancelier conservateur Friedrich Merz, sous pression du fait de la progression du parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD), a promis, pendant la campagne pour les élections législatives de 2025, de restreindre fortement l’immigration. Cherchant à rompre avec la politique d’accueil incarnée par Angela Merkel à partir de 2015, accusée d’avoir alimenté la popularité de l’AfD, il espère même inciter les réfugiés syriens et ukrainiens installés en Allemagne à rentrer dans leur pays d’origine, y compris ceux qui sont bien intégrés.
    Mardi 14 avril, alors que le chancelier recevait le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Berlin, son ministre de l’intérieur, Alexander Dobrindt, inaugurait ainsi dans la capitale un centre destiné aux Ukrainiens vivant en Allemagne, et dont l’un des objectifs est « de discuter avec eux des perspectives d’un éventuel retour », a expliqué le ministre allemand.« L’immigration est essentiellement liée au développement économique, indique Philipp Deschermeier. Mais le contexte politique joue aussi un rôle dissuasif sur les personnes qui envisagent de venir en Allemagne et dont nous avons peut-être un besoin urgent. » L’exécutif est, par ailleurs, déjà confronté à la nécessité d’une réforme des retraites et du système de santé, percutés par le vieillissement de la population, et qui s’annonce très impopulaire. Ce vieillissement démographique a longtemps été plus marqué à l’Est qu’à l’Ouest. Alors qu’en 1990, les Allemands de l’Ouest étaient quatre fois plus nombreux que les Allemands de l’Est, ils étaient en 2024 plus de cinq fois plus nombreux, selon Destatis, l’Est ayant notamment subi un exode de jeunes femmes qui se répercute encore aujourd’hui sur les indicateurs de fécondité. Désormais, « l’Allemagne dans son ensemble se dépeuple », résume Philipp Deschermeier.

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#immigration#demographie#vieillissement#sante#economie