#vie_chère


  • Gilet ou gilet pas ? Il faut de l’essence pour tout cramer - 19h17.info
    http://www.19h17.info/2018/11/23/gilet-ou-gilet-pas-il-faut-de-lessence-pour-tout-cramer

    L’objectif de cette adresse est d’offrir un autre point de vue sur les évènements et de comprendre en quoi, si le mouvement prend le tour de la critique de la #vie_chère, la présence des partisans de la révolution y est logique.

    Apparition

    La pétition à l’origine de la mobilisation date de mai 2018. Elle n’a donc pas tout de suite fait le buzz. C’est à la suite d’une nouvelle hausse du prix du carburant que cette pétition prend une ampleur considérable et se transforme en point de départ d’une mobilisation réelle, dans les rues et sur les routes contre la hausse du prix du carburant. Il faut dire qu’en un an, le gazole a pris 24 % d’augmentation, et l’essence 14 %. C’est bien sûr les prolétaires qui sentent le plus clairement cette hausse et voient leur reste à vivre se réduire comme peau de chagrin. Face à la fatalité des fluctuations du cours du pétrole, la principale cible évoquée pour agir sur le prix du carburant a été l’État, lequel a la main sur les différentes taxes qu’il ajoute au prix de marché des carburants, en particulier le gazole.

    Une lutte contre une nouvelle taxe offre deux déterminants initiaux majeurs : on s’adresse à l’État et on s’y adresse de la façon la plus légitime possible aux yeux de cet État : le citoyen. C’est sur ce terrain que va se développer toute la logorrhée autour de la France, des Français, du Peuple, de Notre Police, des taxes de l’État, de ceux qui paient tout et qui n’ont le droit à rien, de ceux qui ont le droit à tout alors qu’ils ne font rien. C’est typiquement le terrain que les militants d’extrême droite peuvent investir parce qu’il leur permet d’afficher haut et fort leur volonté d’accéder au pouvoir politique, seule issue de leur logiciel. Au même titre que la France Insoumise. C’est d’ailleurs eux qui insistent sur la personne de Macron. Ils veulent tuer le Roi, mais pas les Rois. Nous ne pouvions donc qu’être méfiant d’un tel cocktail, mêlant poujadisme, nationalisme, populisme dans une vague d’expression virtuelle peu ragoûtante, et évidemment inter-classiste à la Bonnet Rouge. D’autant que le traitement policier, gouvernemental et médiatique était d’une bienveillance à toute épreuve. Mais nous ne pouvions pas rejeter en bloc quelque chose qui n’avait ni finitude, ni unité. Il fallait attendre de voir. Nous devions prendre le prix de l’essence comme un thermomètre de l’étranglement quotidien des prolétaires, là où d’autres ne voyaient que la grossière démonstration de force des lobbys automobilistes. Déjà nous avions des indices qui pouvaient nous laisser penser que le mouvement des gilets jaunes ouvrait une brèche autour d’une complainte simple : ici on crève. De la dénonciation d’une taxe, on passait surtout aux causes de la dénonciation : la dégradation de nos #conditions_de_vie. C’est à partir de toutes ces lacunes et ces grands absents que nous avons observé la journée du 17.

    « GILETS JAUNES », ACTE 2 / ET MAINTENANT, C’EST QUI LES CASSEURS ? LA MEUTE·
    https://www.facebook.com/notes/lameute/-gilets-jaunes-acte-2-et-maintenant-cest-qui-les-casseurs-/464981860572814

    Premièrement, il y avait finalement très peu de Parisien·nes, voire de Francilien·nes lorsque l’on compare à la journée du 17. Et la catégorie sociale de celleux-ci a fini de confirmer ce que nous avancions déjà la semaine dernière. Celles et ceux de Région Parisienne qui sont venu·es sur les Champs étaient essentiellement des travailleur·euses #précaires, des gens des quartiers populaires périphériques, smicard·es ou chômeur·euses. Beaucoup de personnes racisé·es, ayant répondu à l’appel à former un « Front Antiraciste des Gilets Jaunes ». Sur toutes les lèvres, un refus catégorique d’être assimilé·es à « l’ultradroite » que Castaner venait d’instrumentaliser sur BFMTV. Pour ces personnes-là, la question de la violence n’était absolument pas problématique, elle se posait légitimement, et s’exécutait en toute logique.

    Le deuxième élément observé est lié à la très majoritaire présence de personnes venant d’autres régions. LaMeute a pu discuter avec des salarié·es de Lorraine, une infirmière de Lens, un agriculteur de Haute-Savoie, des salarié·es Breton·nes, des étudiant·es Bordelais·es… Nous avons donc eu un échantillon de la colère qui s’est exprimée au niveau national durant plus d’une semaine, et donc de la matière à commenter, pour tailler définitivement en pièces quelques a priori. Toutefois, il convient de ne pas oublier que tout le monde n’a pas eu les moyens de monter sur la capitale pour manifester sur les Champs, et donc que toute une frange plus précaire encore a échappé à nos observations. Pour ces « Gilets Jaunes » donc, c’est du 50/50. Quand c’est la première mobilisation pour celui-ci, celle-là est rompue à la contestation sociale depuis des années. On valorise souvent, à raison, la présence de personnes plus âgées pour mesurer la capacité fédératrice d’une mobilisation, vis-à-vis des différentes catégories sociales engagées dans celle-ci. Comment ne pas évoquer cette Normande de 68 ans au micro de Franceinfo pour illustrer ce propos ? Il demeure en tout cas qu’il s’agit toujours de personnes des catégories socio-professionnelles précarisées, vivant avec l’angoisse du licenciement, ou la pression du découvert bancaire.

    Troisième point d’observation : la présence de l’extrême-droite. Soyons clair·es d’emblée, il ne s’agit pas pour nous de la minimiser, bien au contraire, mais l’honnêteté que nous devons à travers notre travail nous pousse à certains constats. Ce n’est pas, comme l’a affirmé Castaner à BFM, l’extrême-droite qui est à l’origine des #barricades et des affrontements sur les Champs. Point à la ligne. Si elle était présente, et parfois organisée, il faut commencer par dire qu’elle n’avait pas, ou presque pas d’emprise sur le reste de la foule. Tout au plus pouvait-elle faire entonner massivement la Marseillaise. Mais, non, personne ne reprenait les « On est chez nous ». Personne, à part eux-mêmes. La plupart de l’extrême-droite observée s’amassait autour des caméras de télévision, cherchant à s’exprimer au nom du mouvement. Il y avait également des petits groupes clairement identifiés, mais qui ne participaient pas au gros de la #révolte sur l’Avenue des Champs-Élysées, mais restaient en retrait dans les rues parallèles. Au contraire, il faut se rendre à l’évidence que les éléments plus apparentés « gauchistes » ont eu bien plus de facilités à s’assumer tel quel et à l’afficher (drapeaux anarchistes, guévaristes, références à mai 68 qui n’est certainement pas le domaine de l’extrême-droite, tags anticapitalistes etc…).

    #gilets_jaunes


  • « Gilets jaunes », un peuple qui vient  ? Par Patrick Cingolani — 20 novembre 2018 à 12:13

    On aura beau dénoncer la dimension d’arriération du mouvement quant à l’enjeu écologique, c’est bien l’égalité sociale contre l’iniquité du traitement de faveur fait aux plus riches qui est l’objet central de cette contestation.

    Le mouvement des « gilets jaunes » ­demande de réfléchir sur la précarité et sur un processus de précarisation qui fait plus écho à la lutte de la jeunesse contre la loi travail qu’aux manifestations antiparlementaires des droites dans l’histoire nationale. Il appartient à ces mouvements qui, ­depuis 1995, sont préoccupés par une insécurité ­sociale de plus en plus endémique et qui par contrecoup, comme en 1995, sont composés de gens qui se soucient tout autant de leur sort que de celui de leurs proches, enfants ou petits-enfants, qui souvent ne peuvent vivre sans leurs aides. On aura beau dénoncer la ­dimension d’arriération du mouvement quant à l’enjeu écologique, il s’inquiète bien de l’avenir et ne fait que le questionner autrement que ne le font d’autres. Si la jeunesse scolarisée et étudiante confrontée à des transitions professionnelles de plus en plus longues, faites de petits boulots, de travail gratuit, d’espoir frustrés, se préoccupait de son avenir, ce mouvement s’inscrit dans la configuration des sociabilités populaires et des ­solidarités de phratrie, de voisinage et de quartier d’une société française traversée par les inégalités de territoire et où l’on s’alarme de tel voisin chômeur, de telle famille appauvrie, autant que de la fille ou du fils qui n’ar­rive pas à joindre les deux bouts.

    Cette précarisation, cette précarité diffuse sont des expériences endémiques ressenties par les foyers et par leurs réseaux familiers. C’est l’incertitude des emplois, des petits boulots, de l’intérim, quand ce n’est pas du chômage ; les difficultés pour se loger et les fins de mois difficiles, « parce qu’on paie les taxes et que l’on n’a pas droit aux aides ».

    C’est la vie chère et la lésine qui ronge le ­revenu des ménages parce que le salaire n’augmente pas, c’est la maison achetée à crédit que l’on arrive plus à payer, c’est fina­lement le coût des ­dépenses de carburant sur le budget. Car la « fracture sociale » d’hier est aussi devenue une fracture territoriale, non seulement parce que de nombreux ménages modestes vivent à l’écart des grandes métropoles technolo­giques et tertiaires, ne jouissant ni de leurs bassins d’emplois ni de leurs réseaux de transports en commun, mais parce que, pour des raisons économiques, ils ont préféré s’installer dans les zones périurbaines où la vie était moins chère et le logement plus acces­sible, même si parfois l’emploi y était plus rare. Une voiture, voire selon les milieux deux voitures, avec ce que cela suppose comme frais, sont devenus des moyens nécessaires pour ces foyers dont chacun des conjoints doit faire plusieurs dizaines de kilomètres pour rejoindre son lieu de travail, mais aussi les centres commerciaux d’un espace qui s’est progressivement vidé de ses commerces de proximité, notamment à mesure du dumping ravageur de ces mêmes grandes surfaces.

    Besoin d’intégrer le social à l’environne­mental

    Ce n’est pas en ironisant sur ces défilés de ­voitures tonitruantes dans les agglomérations, et sur la résistance contre les taxes sur le carburant, dans un contexte de gravité de la crise environnementale, que l’on renverra ce mouvement à l’arriération. Voilà plus d’un demi-siècle que les impasses de la civilisation de la voiture ont été dénoncées. Qu’est-ce qui a été fait ? Croit-on vraiment que des taxes dont on ne sait pas exactement quels budgets elles abondent suffiront à régler une crise ­environnementale dont le président d’une des nations les plus puissantes nie encore avec outrance l’existence ?

    Que cette machine – l’automobile – qui a hanté l’imaginaire du XXe siècle puisse être encore un moyen de socialisation, et que la mécanique puisse être une activité constituante de certaines sociabilités des cités et des quartiers, qui peut s’en étonner, compte tenu de la profondeur historique et du ­caractère populaire de ce moyen technique ? Qui sont ceux, au demeurant, qui tout au long du siècle précédent ont construit des voitures, sinon les ouvriers ? Le problème n’est pas là. Il est dans la difficulté que nous avons à associer la question sociale et la question environnementale. Il est dans le ­besoin d’intégrer le social à l’environne­mental et dans un imaginaire du lien producteur d’expériences alternatives au regard des modèles contemporains.

    Mais cette double question, qui associe crise écologique et crise de civilisation, et dont l’élite dirigeante ne saurait être à la hauteur, ne peut trouver d’issue que dans un sursaut de la revendication égalitaire. L’égalité sociale contre l’iniquité du traitement de faveur fait aux plus riches, qui en dernier ressort est ­l’objet central de ce mouvement des « gilets jaunes », en lutte contre le mépris d’en haut. L’égalité démocratique dans des modalités de mobilisation et de décision qui prennent effectivement en compte l’avis des citoyens sur les questions écologiques plutôt que de laisser celles-ci à l’arbitraire de décisions technocratiques. Une égalité quant aux ini­tiatives ­sociétales, qui fasse droit aux formes expérimentales de vie sociale et environnementale qui naissent ici et là. On ne se sortira pas de la crise civilisationnelle face à laquelle nous sommes par la verticalité du pouvoir. C’est, au demeurant, moins d’une pensée de la prise du pouvoir que de l’horizontalité de la politique égalitaire dont nous avons aujourd’hui besoin.

    Mouvement éruptif

    On aura beau pointer le caractère conservateur, voire réactionnaire de certains acteurs de ce mouvement, il s’agit de comprendre ­politiquement sa polysémie et les diverses ­dimensions de la révolte dans une politique de la précarité qui ne peut être qu’une poli­tique d’alliance, de convergence et d’hori­zontalité. A tout le moins, plutôt que de ­bouder ce mouvement éruptif, il s’agit de l’éprouver dans sa teneur et dans sa portée. Dans la ­dynamique des mouvements sociaux de ces dernières années, de la lutte contre la loi travail aux occupations de la place de la Répu­blique, qui ont constamment conjoint social et démocratique, on pourrait dire que ce mouvement pose pour la première fois, mais comme à l’envers, la question sociale et celle de l’environnement. Le moment est en ce sens sinon décisif du moins important et ne doit pas être perdu dans la reconduction de contradictions et de divisions qui devraient être surmontées : ­entre métropoles et périphéries, entre villes et campagnes, entre les luttes pour la liberté des styles de vie et les luttes sociales, entre classes populaires et classes moyennes, etc. Si le mot « peuple » a encore un sens, ce n’est pas seulement dans son surgissement événe­mentiel, mais surtout dans sa capacité à dire le rassemblement.

    Patrick Cingolani professeur de sociologie, Laboratoire de changement social et politique université Paris-Diderot

    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/20/gilets-jaunes-un-peuple-qui-vient_1693139

    #giletsjaunes » #peuple #mouvement #écologie #égalité #contestation #précarité #loi_travail #insécurité_sociale #territoire #emploi #chômage #taxes #vie_chère #salaire #carburant #fracture_sociale #fracture_territoriale #métropoles #périurbain #voiture #automobile #horizontalité #alliances #convergence #périphérie


  • Hartz IV Teilhabechancengesetz : Die Zwangsarbeit für ALG II-Bezieher kommt
    https://www.gegen-hartz.de/hartz-iv-teilhabechancengesetz-die-zwangsarbeit-fuer-alg-ii-bezieher-kom

    Le gouvernement allemand lance encore une attaque contre les salaires trop élevés. A partir de 2019 les employeurs profiteront d’une nouvelle lois qui obligera les chômeurs à accepter n’importe quel travail. Ce n’est pas une nouvelle en soi mais cette fois l’état paiera les salaires pendand deux à cinq ans. La rémunération au niveau du SMIC allemand (Mindestlohn, Milo) exposera les employés actuels à la concurrence par de la main d’oeuvre prèsque gratuite qui sera embauchée d’office. Cette nouvelle forme de travail forcé constitue une étape supplémentaire dans la lutte du patronat et de l’état contre les intérêts des salariés.

    Mit der großspurig als „Teilhabechancengesetz“ (10. SGB II-ÄndG) betitelten Änderung des SGB II wird de facto die Zwangsarbeit für ALG II-Bezieher eingeführt und legitimiert. Danach sollen „sehr arbeitsmarktferne“ Personen, welche seit sechs Jahren ALG II erhalten, für die Dauer von 5 Jahren zwangsweise einem Arbeitgeber zugewiesen werden.
    Hartz IV-Bescheid prüfen

    Lediglich Aufstocker, die in diesem Zeitraum durchgehend abhängig vollzeitbeschäftig waren, sind davon ausgenommen. Alle anderen ALG II Bezieher – die in Teilzeit arbeiten, wiederholt nur kurzfristige Beschäftigungsverhältnisse hatten, selbständig erwerbstätig sind (auch in Vollzeit), oder arbeitslos – müssen damit rechnen, vom Jobcenter zwangsrekrutiert zu werden. Und natürlich erwirbt der Zwangsarbeiter dabei keinen Anspruch auf ALG I.

    Als Dank der Nation werden dem Arbeitgeber in den ersten zwei Jahren 100% der Lohnkosten aus Steuermitteln erstattet, danach wird die Lohnkostenerstattung jährlich um 10% reduziert. Auf die fünfjährige Dauer der Zwangsbeschäftigung gerechnet erhält der Arbeitgeber insgesamt 88% der Lohnkosten aus Steuermitteln erstattet.

    Und natürlich wird der Zwangsrekrutierte auch im ersten Beschäftigungsjahr vom Jobcenter beschäftigungsbegleitend zwangsbetreut, d.h. das Jobcenter mischt sich in alle Belange des nun nicht mehr Arbeitslosen ein, sowohl private als auch berufliche. Damit offenbart sich auch der Gesetzestitel „Teilhabechancengesetz“ als Teilhabe des Jobcenters am Leben des Zwangsbetreuten.

    An was der zwangsbetreute Zwangsarbeiter selbst teilhaben soll, der als kostenlose Arbeitskraft wettbewerbsverzerrende Wertschöpfung erbringt, erschließt sich jedoch nicht, denn als potentiellem Vernichter von Arbeitsplätzen wird die übrige Belegschaft dem Zwangsarbeiter kaum wohlgesonnen sein.

    Damit wird, nach den regulär Beschäftigten und den Leiharbeitern, eine dritte Klasse an abhängig Beschäftigten erschaffen und auf der untersten Stufe des Arbeitsmarktes etabliert. (Ottokar, hartz.info)

    Pour notre journal populaire de droite B.Z. Berlin le côté coercitif du programme n’existe pas. Au contraire ils communiquent une nouvelle ouverture pour sortir de leur problèmes financiers à leurs lecteurs victimes de la crise permanente et les attirent vers le piège du travail subventionné.

    Lohn-Zuschüsse sollen Weg aus Hartz IV erleichtern

    Milliarden-Euro-Programm für Langzeitarbeitslose beschlossen
    B.Z. vom 19.7.2018, Seite 5
    Neue Chance für Hartz-IV-Empfänger – das Kabinett hat gestern ein Vier-Milliarden-Euro-Programm beschlossen, das Langzeitarbeitslosen mit staatlichen Lohnzuschüssen zu einem regulären Job verhelfen soll. Verschiedene Verbände übten Kritik.

    Das von Arbeitsminister Hubertus Heil (45, SPD) vorgelegte „Teilhabechancengesetz“ soll am 1. Januar in Kraft treten. Es rich
    tet sich an Hartz-IV-Bezieher ab 25 Jahren. Die zwei Instrumente:

    Sozialer Arbeitsmarkt:
    Jene, die seit mindestens sieben Jahren arbeitslos waren, sollen für fünf Jahre einen staatlichen Lohnkostenzuschuss bekommen. In den ersten zwei Jahren von 100 Prozent – allerdings nur auf Höhe des gesetzlichen Mindestlohnes (derzeit: 8,84 Euro/Stunde). Wenn Arbeitgeber zur Zahlung höherer Tariflöhne verpflichtet sind, müssen sie die Differenz übernehmen. Ab dem dritten Jahr sinkt der Staats-Zuschuss dann jährlich um 10 Prozent.

    Allgemeiner Arbeitsmarkt:
    Für jene, die seit mindestens zwei Jahren arbeitslos waren, erhaltem Arbeitgeber zum rgulär gezahlten Lohn für 24 Monate einen Zuschuss - 75 Prozent im ersten und 50 Prozent im zweiten Jahr. Zudem ist der Arbeitgeber zur Weiterbeschäftigung für sechs Monate nach Förderende Verpflichtet.

    Der Deutsche Städtetag und der Paritätische Wohlfahrtsverband brgrüßten das Vorhaben, kritisierten aber die Förderung in Höhe des Mindestlohns. „Das schafft falsche Anreize und öffnet Lohndrückerei Tür und Tor und ist eine Benachteiligung für betriebe, die nach Tarif zahlen“, warnt Paritätischer-Chef Werner Hesse (61). „Eine Orientierung am regulären Lohn sollte deshalb der Maßstab sein!“

    ver.di – Teilhabechancengesetz
    https://arbeitsmarkt-und-sozialpolitik.verdi.de/ueber-uns/nachrichten/++co++faa64368-8110-11e8-a976-525400f67940


    Le syndicat Ver.di revendique une mise en pratique non coercitive de la nouvelle lois et met en garde contre les « Mitnahmeeffekte » sous forme de remplacement d’emplois rémunérés suivant les conventions collectives par des jobs au niveau du SMIC.

    Die Erfahrungen, die viele Erwerbslose jedoch bisher mit den Jobcentern gemacht haben, dämpfen die Erwartungen der Arbeitssuchenden – sie sehen das neue Programm mit einer gehörigen Portion Skepsis.

    Deshalb ist für uns klar, dass die Rahmenbedingungen klar definiert sein müssen:

    Die Teilnahme an dem Programm muss auf freiwilliger Basis erfolgen, der Einsatz sollte sich adäquat an den jeweiligen Fähigkeiten und Fertigkeiten orientieren und selbstverständlich muss das Entgelt den tariflichen Vereinbarungen für die jeweilige Aufgabe entsprechen.

    Vorstellbar sind viele verschiedene Einsatzmöglichkeiten für die unterschiedlichsten Qualifikationen. Insbesondere bei den – möglichen – Einsätzen jenseits kommunaler bzw. öffentlicher Auftraggeber ist darauf zu achten, dass bloße Mitnahmeeffekte vermieden werden und für alle Arbeitsplätze muss gelten, dass sie zusätzlich sind und keine anderen verdrängen. Dafür sollten die Sozialpartner mit ihrer Expertise in die Zuweisung miteingebunden werden.

    #Allemagne #politique #travail #vie_chère #SMIC


  • Au #Maroc, un #boycott surprise contre la #vie_chère - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2018/06/05/au-maroc-un-boycott-surprise-contre-la-vie-chere_1656798
    #pouvoir_d_achat

    suivi par 42% de la population !

    D’abord, Aziz Akhannouch, propriétaire de la société de distribution de carburant Afriquia, est aussi ministre de l’Agriculture, milliardaire et proche du roi. Ensuite, Miriem Bensalah-Chaqroun, à la tête des Eaux minérales d’Oulmès, distributeur de Sidi Ali, est l’ancienne présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc, l’équivalent du Medef en France. « La campagne de boycott est l’expression d’un ras-le-bol généralisé qui s’inscrit dans la suite des protestations du Rif, de Zagora et de Jerada [trois régions qui ont connu des mouvements sociaux ces dernières années, ndlr] », estime Omar Balafrej, député de la Fédération de la gauche démocratique, qui soutient le boycott.

    • https://orientxxi.info/magazine/maroc-les-patrons-de-sa-majeste-boycottes-par-le-peuple,2487

      Un récent communiqué de Transparency Maroc (19 mai) résume bien la situation : « L’analyse d’un tel mouvement à travers le seul facteur des prix est forcément réductrice. C’est toute la gouvernance d’une économie minée par la rente, la corruption et l’interférence du pouvoir politique avec celui de l’argent, qui est visée. Ce mouvement prolonge les contestations du #Rif, de #Zagora et de #Jerada, qui ont porté des revendications sociales et économiques basiques et se sont retrouvées en butte à une forte répression. Le succès évident de l’appel au boycott exprime un malaise profond en même temps qu’une prise de conscience citoyenne et interpellent, en premier lieu, les pouvoirs publics. »

      Dans son épicerie du quartier Mabella, Lahcen attend toujours que les camions de Sidi Ali, d’Oulmès et ceux de la Centrale laitière le débarrassent de la marchandise. En vain. « Hier mon cousin, qui a une épicerie pas loin d’ici, m’a informé qu’ils ne récupèrent plus les invendus. Il m’a conseillé de ne plus en prendre et c’est ce que je vais faire, en attendant la fin de cette mouqataa … »