• Comment Françoise Dorin a souffert le martyre avant de mourir dans l’EPHAD le plus cher de France
    A la Résidence des Bords de Seine (groupe Orpea) , à Neuilly-sur-Seine, l’hébergement coûte entre 6 000 et 12 000 euros par mois.

    Extrait du livre Les Fossoyeurs  de Victor Castanet (Fayard) :

    "Chaque soir, Jean Piat, aussi faible et âgé qu’il était, venait rendre visite à son grand amour, à « la Dorin ». Un taxi le déposait devant la résidence des Bords de Seine. Un déambulateur l’attendait derrière l’accueil pour prendre le relais de cette canne qui ne le portait plus. Il se rendait à pas lents à la chambre de sa bien-aimée et y restait des heures durant, jusqu’après la fermeture de l’accueil et l’arrivée de l’équipe de nuit. Il lui prenait la main et écoutait sa respiration, à défaut d’autre chose ; ses mots, après s’être désarticulés, étaient devenus des borborygmes. Le Grand Piat veillait sur elle, ne se plaignant jamais de rien, ayant un mot pour tous, un sourire pour chacun. (…)

    (…) Françoise Dorin a été admise aux Bords de Seine le 24 octobre 2017. Si elle souffrait de troubles cognitifs importants, elle se portait bien physiquement, affichant même un léger embonpoint. Le 12 janvier 2018, soit deux mois et demi plus tard, elle décédera des suites d’un choc septique causé par la dégénérescence d’une escarre. (...)
     
    Une aide-soignante qui passe chaque jour faire la toilette de Françoise Dorin remarque, deux semaines après son admission, l’apparition de rougeurs sur la peau fragile de la résidente et le signale à Amandine [un pseudonyme, à sa demande], la maîtresse de maison [membre du personnel], qui préconise alors l’installation d’un matelas « anti-escarre ». Nous sommes aux alentours du 14 novembre 2017. (…)
     
    [La résidence n’ayant pas de matelas de ce type en stock, il faut attendre quarante-huit heures de plus pour en obtenir un et l’installer.]
     
    Le lendemain de sa mise en place, l’équipe du week-end du deuxième étage, composée d’une maîtresse de maison et d’un infirmier, entre dans la chambre de Mme Dorin et se rend compte que le matelas livré est défectueux. C’est Amandine elle-même (…) qui me fera cette révélation (…) : « Ça bipait dans tous les sens ! Le matelas n’avait pas gonflé. La pauvre Mme Dorin était allongée sur de la ferraille. »
     
    (…) En parallèle, l’état de son escarre, qui se situe au niveau du sacrum, se détériore d’heure en heure ; la plaie devient de plus en plus profonde. Pourtant, durant plus de dix jours, personne aux Bords de Seine ne prendra la peine d’en informer la famille. C’est pourtant une procédure des plus élémentaires. (…)
     
    Vis-à-vis de la famille, c’est le black-out le plus total. Personne ne les tient au courant de l’évolution de l’escarre. Alors même que, chaque jour, l’un d’entre eux est présent à la résidence, que ce soit Thomas et sa compagne, son frère Julien, ou l’ancienne aide à domicile de Françoise Dorin. Sans parler de Jean Piat, qui continue de se rendre tous les jours à la résidence, entre 17 heures et 21 heures, qu’il vente ou qu’il pleuve.
    (...)

    Les jours passent, et le mal devient de plus en plus profond. Le 27 décembre, Françoise Dorin est envoyée par l’équipe médicale des Bords de Seine à l’hôpital Beaujon pour valider la pose d’un pansement VAC, un dispositif qui aspire les impuretés d’une plaie pendant plus d’une heure et nécessite l’intervention d’une infirmière extérieure à l’Ehpad. Sa fille, Sylvie Mitsinkidès, assiste au rendez-vous médical.
     
    Ce qu’elle découvre, ce matin-là, la marquera à vie : « L’infirmière de l’hôpital Beaujon soulève le drap, et là, je vois un trou béant, au niveau du sacrum, plus gros que mon poing. C’était terrible. » (…) Même l’infirmière aura un mouvement de recul. (...)
     
    A son retour aux Bords de Seine, il ne reste plus que deux semaines à vivre à Françoise Dorin. (…) Le 12 janvier, elle décède, après des semaines de souffrances indicibles, à l’âge de 89 ans. Sans un bruit.

    Source : http://bernard-gensane.over-blog.com/2022/02/comment-francoise-dorin-a-souffert-le-martyre-avant-de-mo

    #Femme #Vielles #ehpad #orpea #france #or_gris #santé #korian #vieux #retraite #fin_de_vie #ephad #vieillesse #hospice #civilisation #ars #maisons_de_retraite #maltraitance #psychiatrie #maison_de_retraite

  • L’Ephad et ses fantômes : l’expérience de MSF en France pendant la crise sanitaire. Entretien Par Caroline Izambert
    https://mouvements.info/lephad-et-ses-fantomes-lexperience-de-msf-en-france-pendant-la-crise-sa

    Au début du printemps 2020, l’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) a lancé une mission dans les Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) d’Ile-de-France, touchés de plein fouet par la pandémie de Covid-19. Après avoir réfléchi à la mise en place de soins palliatifs de nuit, l’organisation s’est finalement orientée, suite à une phase exploratoire, vers un appui en journée à des Ehpad en difficulté. Puis à partir de l’été, une fois la crise terminée, les équipes de MSF ont proposé aux personnels des établissements un accompagnement en santé mentale. Retour le 28 septembre 2020 sur cette expérience avec quatre membres de la mission, Olivia Gayraud (coordinatrice projet), Jean-Hervé Bradol (médecin, membre du CRASH-Centre de Réflexion sur l’Action et les Savoirs humanitaires attaché à MSF), Marie Thomas (psychologue) et Michaël Neuman (membre du CRASH)

    . . . . . il vaut mieux mourir confortablement dans un Ehpad que mal installé sur un brancard dans un couloir d’un service d’urgences ». Le tableau brossé par notre collègue du Samu correspondait à la saturation de certains hôpitaux en mars-avril. Nous ne parlons pas de lits de réanimation, qui la plupart du temps ne correspondent pas aux besoins des résident·es d’Ehpad, mais de simples lits de gériatrie aiguë pour une prise en charge de l’infection et, éventuellement, des soins de fin de vie. En face, dans les Ehpad, les personnels nous disaient qu’ils avaient peu de moyens pour accompagner les personnes vers la mort, qu’un lit d’Ehpad, ce n’est pas la même chose qu’un lit d’hôpital, les soins aigus y sont difficiles. Même dans les Ehpad où l’on réussit à mettre les personnes sous oxygène et sous antibiotiques – des mesures qui ont permis à certains·es résident·es de s’en sortir –, on restait loin des standards d’un lit de gériatrie à l’hôpital. C’est de ce décalage entre ce que l’on demandait aux Ehpad et ce qu’ils pouvaient faire qu’est née la mission. . . . .

    . . . . . Olivia Gayraud : Ce qui m’a frappé et m’a motivée dans cette mission, c’était l’absence criante de présence médicale dans les Ehpad. Certaines institutions n’avaient plus de médecins coordonnateurs, beaucoup étaient âgés et devaient donc se confiner, d’autres étaient tout simplement déjà tombés malades. Les médecins de ville qui suivent les résidents-es ne venaient plus. Il n’y avait plus aucune continuité de soins alors qu’il s’agit de personnes très âgées avec de lourdes pathologies chroniques. Par rapport à la situation de la nuit, c’était un véritable appel au secours. Des aides-soignant·es se retrouvaient seul·es à devoir accompagner des personnes âgées en train de mourir dans des circonstances extrêmement difficiles. J’ai trouvé cela terrible un tel manque d’accès aux soins, un tel traitement des personnes âgées et du personnel dans un pays comme la France. On a demandé aux Ehpad de devenir des unités de soins mais sans logistique, sans ressource et sans compétence. Une fois la problématique connue, nous avons constitué une équipe mobile médicale et nous sommes allés visiter les Ehpad qui avaient été identifiés et qui acceptaient de recevoir de l’aide. . . . .

    . . . . . Ce qui s’est passé au printemps était l’exacerbation d’une crise institutionnelle déjà présente depuis plusieurs années. Avec la Covid-19, le nombre de personnes touchées étaient sans commune mesure avec les épisodes précédents : parfois, dans un même établissement, on avait jusqu’à trente ou quarante personnes âgées très malades. Ensuite, le manque de personnel était criant et les protocoles impossibles à respecter. Une partie du personnel était infectée ou avait fui par peur de se contaminer. Quand vous avez deux aides-soignantes pour 90 résident·es, même les soins de conforts comme les toilettes ne peuvent être faits correctement. Enfin, ces lieux étaient devenus de véritables bombes virales. . . . .

    . . . . . Ce qui m’a marqué, c’est le décalage entre l’obsession sur les lits de réanimation au niveau national alors que sur le terrain, ce dont avaient besoin les résident·es des Ehpad, c’était de simples lits d’hospitalisation avec de l’oxygène et quelques prescriptions standardisées ou des soins palliatifs. Et puis le 28 mars, il y a eu la demande faite par Olivier Véran, ministre de la Santé de confiner les personnes non seulement dans les établissements mais dans leur chambre. . . . . .

    . . . . . écouter les vieux des Ehpad, ça n’a jamais été au programme. Malgré le plébiscite des résident·es, sous la pression des autorités sanitaires régionales, une directrice d’Ehpad a du démanteler un dispositif de visites pour les proches. Peu de gens y ont vu quelque-chose à dire, surtout parmi les mandarins, les grands professeurs de réanimation qu’on entendait toute la journée à la télévision.

    Cela est rentré en résonance avec d’autres expériences d’incarcération ou d’enfermement dans des lieux comme des prisons ou des orphelinats que nous rencontrons très régulièrement en tant qu’humanitaires, des expériences aux conséquences souvent catastrophiques. . . . .

    . . . . . Ceux et celles qui ont le plus souffert, sont ceux et celles qui avaient initialement le moins de troubles cognitifs et dont l’état s’est beaucoup aggravé pendant la crise. L’enfermement a été meurtrier sur le plan psychique comme physique. Aujourd’hui (en septembre 2020), il n’y a plus de consignes nationales, l’État s’est déchargé sur les directions en leur disant que c’était à elles de décider si le confinement se poursuivait ou pas. C’est un stress et une responsabilité énorme pour les équipes. Il y a des endroits où l’on arrive à des situations ubuesques : si le directeur ou la directrice part trois jours en week-end et bien on confine trois jours pour rouvrir ensuite…

    . . . . . L’expression « ballet de cercueils » est revenue à de nombreuses reprises. Dans les Ehpad, les plus touchés, il y a eu en 10 jours le nombre de morts qu’il y a habituellement en 18 mois, c’est normal de ne pas pouvoir l’intégrer et accepter. D’autant que la relation entre le personnel et les résidents-es n’est pas du tout la même qu’à l’hôpital. Elles – je dis elles parce que ce sont à 80% des femmes – parlent souvent de « leurs résident·es » et les appellent par leur prénom. Au départ, cela surprend mais il y a de grandes relations d’attachement dans ces lieux avec des personnes qui se voient tous les jours pendant des années et partagent les joies et les peines du quotidien. Elles évoquent les sacs mortuaires comme des sacs poubelles dans lesquels ont été mises les personnes ainsi que l’empêchement d’accompagner les personnes âgées jusqu’à la mort. . . . . .

    . . . . . es scènes extrêmement intolérables et choquantes notamment dans les Ehpad où l’oxygène a manqué. Des corps retrouvés bleus par terre, des personnes recroquevillées dans des positions fœtales (signe de douleur), des choses difficiles à entendre même pour nous. Les réminiscences sont également auditives : le bruit des cercueils qu’on scelle, un souvenir qui est évoqué par beaucoup comme insupportable. Les refus du Samu de se déplacer ont aussi été très mal vécus par les équipes. Et malgré ce traumatisme, il a fallu continuer à travailler sur une longue période. Beaucoup de personnes parlent de changer de métier, de retraite anticipée, d’arrêt maladie. . . . . .

    . . . . . par rapport à des mots qu’utilisent les personnels dans les groupes de parole. Dans six groupes différents, dans six lieux différents, les personnes ont comparé ce qui s’est passé à l’élimination des handicapé·es par les nazis. Cette comparaison montre bien à quel point ce qu’ils ont vécu a été violent et ils-elles se sont senti·es abandonné·es du reste de la société. . . . . .

    . . . . . en Belgique comme en Espagne, les dirigeants des pays ont accepté l’idée qu’ils avaient été dépassés par les événements. En France, le discours officiel a été : « l’hôpital a tenu », il n’y a jamais eu aucune reconnaissance du fait d’avoir été débordé par la situation. La doctrine de l’infaillibilité de l’État et son corollaire, le système de soins français le « meilleur du monde » (sic), a prévalu tout au long de la crise. Les pouvoirs publics n’ont jamais laissé entendre qu’ils avaient besoin d’aide et ils ont même réussi à le faire croire. . . . . .

    #msf #santé #covid-19 #France #Ehpad #coronavirus #vielles #vieux #confinement #masques #vieillesse #soignants #femmes #crise_sanitaire

  • Razzia gegen Pflegedienste Millionenfacher Abrechnungsbetrug bei Intensivbetreuung
    https://www.berliner-zeitung.de/berlin/polizei/razzia-gegen-pflegedienste--millionenfacher-abrechnungsbetrug-bei-i
    Voilà comment on peut faire des millions quand on n’a pas la moindre qualification formelle. En faisant travailler des immigrées de l’Est comme infirmières spécialisées dans des centres de soins intensifs pour personnes agées on participe à un secteur économique en plein expansion. Avec une petite opération de photocopieuse on transforme des fermières ukrainiennes en infirmières spécialisées et le tour est joué. Le chiffre d’affaires à prévoir tourne autour des 20.000 Euros par patient et mois.

    Depuis sa privatisation le secteur des soins intensifs gériatriques est particulièrement vulnérable aux abus car les patients ne parlent pas. Ce problème est assez répandu pour avoir déjà servi de contexte pour un film policier de la série Tatort . Malheureusement dans la réalité la brutalité et l’ampleur du phénomène dépassent largement la trame d’un film qui raconte une histoire particulière. Les soins industrialisés eencouragent le crime à une échelle industrielle.

    De nos jours l’exploitation industrielle jusqu’à la mort des prisonniers organisée par la SS sert d’exemple aux concepts et pratiques libérales dépourvus de toute morale humaine. L’arrestation d’une parraine du crime organisé ne met sous les projecteurs que la pointe de l’iceberg. Dans les institutions légales la situation est à peine meilleure.

    Berlin - Die Polizei hat während einer Razzia drei Frauen verhaftet, die sich eines groß angelegten Abrechnungsbetrugs in Pflegediensten schuldig gemacht haben sollen. Der finanzielle Schaden für die Pflegekassen beträgt nach Mitteilung der Berliner Staatsanwaltschaft mindestens 1,5 Millionen Euro. Es ist davon auszugehen, dass auch schwer kranke Patienten Schaden genommen haben, weil sie von nicht qualifizierten Pflegern betreut wurden. Hauptbeschuldigte ist Andrea K., eine verwitwete Freifrau, die in ihrer Berliner Wohnung verhaftet wurde. Die 63-Jährige mit spanischem Hauptwohnsitz soll seit 2013 Arbeitskräfte vorwiegend aus Osteuropa nach Deutschland gebracht und mit gefälschten Qualifikationsnachweisen ausgestattet haben.

    Damit sollen sie als vorgebliche Intensivpflegekräfte an mindestens neun Pflegedienste vermittelt oder direkt dort eingesetzt worden sein. Die mutmaßlichen Betrüger sollen sich einen besonders lukrativen Bereich der Pflege ausgewählt haben. Betreut wurden vorwiegend Patienten in Pflegeheimen, die beatmet und rund um die Uhr betreut werden müssen.

    Milliarden-Schaden Berlin ist die Hauptstadt krimineller Pflegedienste
    Pflegeberaterin Cornelia Neubert während eines Beratungsgesprächs.
    Beratungsstelle Zu Besuch in einem Berliner Pflegestützpunkt

    Dafür werden durchschnittlich 20.000 Euro im Monat abgerechnet. Die Hauptbeschuldigte soll vor der Betrugsserie mehrere Pflegedienste über Strohleute betrieben haben, die zahlungsunfähig wurden. Deshalb soll sie sich auf das neue kriminelle Betätigungsfeld konzentriert haben. Seit Monaten wurde deshalb gegen zwölf Personen ermittelt.

    Am Dienstag schwärmten dann 130 Polizisten in Berlin, Brandenburg und Schleswig-Holstein aus, durchsuchten 19 Orte, darunter sechs Pflegedienste. Drei von fünf Haftbefehlen konnten vollstreckt werden. Neben Andrea K. wurde in Berlin und Hamburg jeweils eine mutmaßliche Komplizin festgesetzt. Die Frauen, 44 beziehungsweise 61 Jahre alt, sollen seit Jahren für die Hauptbeschuldigte tätig gewesen sein. Beide waren selber als Pflegekräfte tätig und nicht dafür qualifiziert.

    #Allemagen Berlin #crime #viellesse #maladie #santé #soins

  • War hero must sell his house to pay for care because ’he’s survived too long’ | Metro News
    https://metro.co.uk/2018/11/10/war-hero-must-sell-his-house-to-pay-for-care-because-hes-survived-too-long-
    https://metrouk2.files.wordpress.com/2018/11/pri_54645003-cd692.jpg?quality=90&strip=all&w=1200&h=630&c
    Cet homme doit vendre sa maison parce qu’il a vécu trop longtemps. C’est encore un exemple pour la détérioration du système de soins au Royaume Uni.

    Bob Frost, from Sandwich, Kent, had hoped to pass the £300,000 property to his children but this may no longer be possible after his NHS funding was withdrawn when he recovered from an illness.

    Mr Frost is now in the care of Kent County Council social services, who told him he will have to contribute to his care.

    Mr Frost’s partner Mildred Schutz, 94, who is a former British spy, said he had saved £25,000 for himself but a relative stole it. The couple met 20 years ago but they don’t live together. Ms Shutz lives in London and visits him several times a month. Ms Shutz added: ‘I suppose you could say that we have become inseparable.’

    Mr Frost, who grew up in Camden, north London, was shot down by Nazis in 1942 while operating as a rear gunner in a jet for the RAF. He managed to evade capture until he was eventually smuggled to Spain and then made it to the British embassy. He added: ‘The Germans were after me, and the resistance were trying to help me,’

    #santé #retraites #viellesse #Royaume_Uni #guerre

  • Gastbeitrag: Das Lebensende wird zur Planungsaufgabe - Wissen - Tagesspiegel
    http://www.tagesspiegel.de/wissen/gastbeitrag-das-lebensende-wird-zur-planungsaufgabe/4156540.html
    nouveau tag : #sénicide

    Einfache Gesellschaften kennen nicht nur den Respekt vor den Alten, sondern durchaus auch die Altentötung. Die erwächst meist aus einer Notwendigkeit, die mit dem Überleben der Gruppe zu tun hat, da – bei Nomaden zumal – kranke, schwache, alte Gruppenmitglieder nicht mit auf die Reise können. Deswegen werden sie dann mit einem Topf Honig im Busch zurückgelassen oder sie werden auf dem Berge ausgesetzt oder mit dem Eisbärknochen erwürgt. Die Tradition, die einmal mit (vielleicht bisweilen fragwürdigen) Notwendigkeiten begründet war, kehrt im Nationalsozialismus wieder, der neben den bekannten Gruppen auch Hochaltrige ermorden ließ, um die Gesamtheit des Volkes von Schwachen zu ‚entlasten’. Es kann wohl kein Zweifel darüber bestehen, dass eine Gesellschaft, die so auf Konkurrenz, Leistungsfähigkeit, Flexibilität und Geld hin orientiert ist wie die unsere, Pflegebedürftige, speziell Demente, eigentlich als belastende Außenseiter ansehen muss. Objektiv und subjektiv sind sie gefährdet – welche Barrieren sorgen eigentlich bisher dafür, dass sie von der Gesellschaft nicht verworfen werden? (Die Selbstverwerfung findet ja oft genug statt.) Und werden diese Barrieren auch unter den Bedingungen einer demographisch alternden Bevölkerung und unter dem Druck ökonomischer Krisen halten und die Betroffenen davor schützen, lebensverkürzenden Maßnahmen ausgesetzt zu sein? (Die Rationierung von Gesundheitsleistungen findet ja schon statt).

    Säkularisierung und Individualisierung des modernen Menschen haben indessen noch eine weitere Konsequenz: Verlorengegangen ist die Einbindung des Einzelnen in ein familiäres Woher und Wohin, in einen sozialen und kulturellen Zeitzusammenhang. Wir leben in einer ahnenlosen Zeit, in der die Erinnerung an die Vorangegangenen und an die, die nach uns kommen, kaum eine Rolle spielt. Die Asche wird anonym verstreut. Man versammelt sich nicht zu den Ahnen, das eigene Schicksal hat keine Transzendenz und deshalb spielt die Entscheidung für die Beendigung des Lebens, für den Suizid, auch nur für das Individuum selbst eine Rolle. Sie ist nicht vor Gott, den Göttern, den Ahnen oder anderen Instanzen zu verantworten.

    Der Medizin kommt in diesem gesellschaftlichen Kontext eine Sonderrolle zu. Sie hat längst Kultstatus. Sie übernimmt heute neben der lebenslangen Begleitung eine besondere Rolle am Anfang und am Ende des Lebens, der Mensch mit dem weißen Kittel im Sprechzimmer löst gewissermaßen den Mann mit dem weißen Bart im Himmel ab. Die quasi priesterlichen Funktionen der Mediziner legen es nun nahe, dass Anfang und Ende des Lebens endgültig in ihre Hände geraten. Die wachsende Bedeutung der Reproduktionsmedizin, die Zunahme von Kaiserschnittgeburten, die Exzesse der Neonatologie sind Signale, die immer deutlicher ihre Entsprechung am Lebensende finden. Wer den Anfang macht, macht auch das Ende. Und die Einwände vieler Mediziner, die sich gegen den assistierten Suizid aussprechen, wollen das Lebensende nicht etwa für eine bürgerschaftliche und zivilgesellschaftliche Umsorgung öffnen, sondern das Lebensende in eine optimierte palliativmedizinische Abteilung verlegen und damit für sich reklamieren. (Dabei wird in beiden Bereichen die Durchsetzung neuer medizinischer Technologien und Eingriffe fast immer mit dem Verweis auf Extremfälle legitimiert. Der Extremfall ist die Speerspitze der Durchsetzung neuer Standesinteressen.)

    Dass das Lebensende sich im Allgemeinen eher unspektakulär, gewissermaßen von selbst ereignet, wird schon nachgerade zum ärgerlichen Tatbestand, gegen mit wachsender Vehemenz das palliative Betreuungsprojekt in Stellung gebracht wird. „Priester und letzte Ölung waren noch ein Überbleibsel der Gemeinschaftlichkeit des Sprechens über den Tod. Heute haben wir ein black-out. Jedenfalls wird diese Funktion – auch wenn der Priester nur ein Leichenfledderer war – heute weitgehend durch die Medizin erfüllt, die jeden am Sprechen hindert, indem sie ihn mit Pflege und Betreuung überhäuft. Ein infantiler Tod, der nicht mehr spricht, ein unartikulierter, überwachter Tod. Das Serum und die Laboratorien, die ganze Heilung ist nur ein Vorwand für das Sprechverbot.“

    Das säkularisierte Individuum, das sich nicht mehr als Geschöpf oder als ein Element in einer sozialen Konstellation sieht, begreift sich zunehmend als System. Sein Lebensende betrachtend, muss es sich dementsprechend als versagendes System diagnostizieren. „Man kann den sinnlich erfahrbaren Körper der Vergangenheit auslöschen, indem man sich als selbstregulierendes und selbstkonstruierendes System versteht, das einer Behandlung bedarf.“ (Ivan Illich: Die Nemesis der Medizin, 4. Auflage München 1995, S.207). Dies ist fast zwangsläufig der Augenblick, in dem die Idee unvermeidlich wird, dass im Leben des Systems Mensch eine Zeit kommen kann, in der es naheliegt, das ohnehin versagende System abzuschalten. Recht betrachtet ist der assistierte Suizid die logische Konsequenz gesellschaftlicher Entwicklungen. Dass und wie da von „Assistenz“ die Rede ist, könnte misstrauisch machen. Der Assistent, übersetzt: der „Herantretende“ will ja nie Assistent bleiben, sondern zielt auf die Hauptrolle, auf Übernahme. Und so darf man den assistierten Suizid wohl als einen Schritt zur medizinisch organisierten, überwachten, kontrollierten, projektierten Tötung ansehen. „Die Medikalisierung der Gesellschaft hat die Epoche des natürlichen Todes ihrem Ende zugeführt. Der westliche Mensch hat das Recht verloren, beim letzten Akt selbst Regie zu führen. ... Die technische Tod hat den Sieg über das Sterben davongetragen. Der mechanisierte Tod hat alle anderen Todesarten besiegt und vernichtet“ schreibt Ivan Illich (Ivan Illich: Die Nemesis der Medizin, 4. Auflage München 1995, S. 149). Der assistierte Suizid – der noch eine überraschend „krasse“ Bezeichnung trägt - öffnet den Weg in einen Wellness-Freitod, bei dem der Betroffene das tut, was er schon immer gelernt hat zu tun: Sich als Konsument von Gesundheitsdienstleistungen zu verstehen. Er ist tot, weil er nicht mehr konsumiert und er zelebriert den Übergang ins Nichts durch einen letzten Konsumakt. Beichte und letzte Ölung öffneten einmal den Blick, der Suizid-Mix schließt ihn.

    Diejenigen, die widersprechen, sind fast zwangsläufig zum Scheitern verurteilt. Das radikal individualisierte, von religiösen Barrieren sich befreit denkende Individuum, klopft sich gewissermaßen begeistert auf die Schultern. Es wird sich das technische Instrument des assistierten Suizids, auf den es meint, einen Anspruch zu haben, nicht mehr aus der Hand nehmen lassen. Es kommt zudem dem Dominanzanspruch eines Gesundheitswesens entgegen, das sich längst zu einer monolithischen Weltreligion entwickelt hat.

    Zwei Fraktionen leisten noch Widerstand: 1. Religiöse Institutionen, speziell die katholische Kirche, die auf den Schöpfungszusammenhang verweist. (Immanuel Kant hat den Versuch gemacht, der „Selbstentleibung“ philosophisch zu widersprechen und die alte Argumentation gegen den Suizid so aufrechtzuerhalten - und zwar aus der Autonomie des Individuums heraus. „Das Subjekt der Sittlichkeit in seiner eigenen Person zu vernichten, ist ebenso viel, als die Sittlichkeit selbst ihrer Existenz nach, so viel an ihm ist, aus der Welt vertilgen, welche doch der Zweck an sich selbst ist.“

    2. Die Hospiz- und Palliativbewegung, die – vermutlich mittelfristig illusorisch – darauf verweist, dass eine gute hospizliche und palliative Versorgung den Wunsch nach Sterbehilfe verschwinden lässt. Demgegenüber stützen vor allem neoliberale Kräfte , die – ob grün, rot oder gelb, vielleicht sogar schwarz – in der individualisierten Zivilisation verankert sind, das „Recht“ auf den selbstbestimmten Tod und damit auf den assistierten Suizid. Den Weg in den selbstgewählten Tod wird man niemandem verbieten können oder wollen. Aber wir arbeiten gerade an der Verstaatlichung und Verdienstleistung des Suizids.

    Josef Hörl, Reingard Spannring Gewalt in der Familie
    https://www.bmfj.gv.at/dam/jcr:79e28844-d17d-4812-8b2d-f2418bb90c0e/gewaltbericht4.pdf

    Teil IV: Gewalt gegen alte Menschen

    Der Umgang vorindustrieller Gemeinschaften mit dem Alter war jedenfalls durch zwei Elemente geprägt: einerseits durch eine starke Abhängigkeit von der natürlichen Umgebung – was die stets vorhandene Gefahr einer Hungersnot impliziert – andererseits durch eine stabile soziale Ordnung, die jedem Mitglied einen festen Platz und Aufgabenbereich zuwies.

    Die objektiv vorzufindende Gewalt gegen die Alten, insbesondere die historische Praxis der Altentötung, der Senizid, widersprach nicht dieser sozialen Ordnung, sondern hielt sie vielmehr in bestimmten Situationen aufrecht. Das wichtigste Ergebnis der klassischen Studien von Koty und Simmons (Elwert 1992) ist, dass die Tötung immer nur jene alten Personen traf, die nach dem kulturimmanenten Verständnis als siech bezeichnet wurden und beispielsweise nicht mehr in der Lage waren, lange Märsche zur Nahrungsbeschaffung mitzumachen. Die Altentötung, z.B. bei den Tschukschen in Sibirien durch das überfallsartige Erwürgen mit einem Seehundknochen (de Beauvoir 1977), ging keineswegs mit einem Mangel an Respekt einher. Im Gegenteil, die Tötung war stets von einem feierlichen Ritus umgeben, es fand ein Fest unter zustimmender Beteiligung des Todesopfers statt.

    Somit war die Altentötung Bestandteil und Ausdruck einer bestimmten moralischen Ordnung mit religiöser Verankerung. Simmons (1945) berichtet, dass unter 39 unter diesem Gesichtspunkt untersuchten Stämmen 18 die Altenvernachlässigung zum Verhaltensrepertoire zählten, doch blieb die Altentötung sicher auf Extremsituationen beschränkt.

    Eine ganz andere Form der kollektiven Altentötung stellten die Hexenverfolgungen dar, die ja sehr häufig in der Ermordung alter Menschen, namentlich Frauen, mündeten (Soldan/Heppe 1997). Die Hexereivorstellungen unterstellten den heimlichen individuellen Kauf eines Schadenszaubers und eigneten sich gut, marginalisierte Personen als Sündenböcke zur Erklärung von Unglück auszusondern und zu verfolgen. Allenfalls vorhandene Vorstellungen von der magischen Macht der Alten boten offensichtlich keine Gewähr für einen Schutz vor Verfolgung.

    Aus interkulturell vergleichender Sicht können vier allgemeine Typen von Altersgliederungen und -definitionen von nicht-industriellen Gesellschaften unterschieden werden (Elwert 1992) und daraus ein jeweils spezifisches Statusund Machtpotenzial der Alten abgeleitet werden:

    – Physisch-funktionale Differenzierungen, die rein auf die physischen Fähigkeiten abstellen; wenn etwa in Jäger- und Sammlergesellschaften die Männer nicht mehr zu weiten Jagdzügen und die Frauen nicht mehr zur Versorgung von Kleinkindern im Stande sind, dann sind sie alt.

    – Alters- und Generationsklassensysteme, in denen jeder Mensch zu einer Gruppe gehört, die mit ihm im gleichen Verhältnis zur vorhergegangenen Generation steht. Gemeinsam rücken die Menschen in rituell bestimmten Zyklen in andere Alterskategorien auf, womit die kollektive Weitergabe des Status an die nächste Generationsklasse verbunden ist. Dieses System hat zur Folge, dass sich innerhalb einer Klasse Menschen stark unterschiedlichen Lebensalters befinden. Ein Sohn kann erst in die erste Altersklasse eintreten, wenn sein Vater die letzte Altersklasse verlassen hat, worunter der Sohn unter Umständen sehr leiden kann.

    – Differenzierungen nach Positionen im Reproduktionszyklus, wenn vor allem bei Frauen nicht das Alter, sondern der Ehestatus die dominante Ordnungskategorie im Lebenslauf darstellt.

    – Senioritätssysteme, in denen das Alter relativ im Verhältnis zu den Nachgeborenen definiert wird. In solchen Gesellschaften ist das Vorrücken im Alter üblicherweise mit Machtzuwachs verknüpft. In den Senioritätssystemen kommt die Vorstellung von „alt“ der modernen Vorstellung vom chronologischen Altern am nächsten.

    Die Auswertungen der historischen und ethnologischen Quellen (de Beauvoir 1977; Borscheid 1987; Elwert 1992; Mitterauer 1982; Rosenmayr 1990) führen übereinstimmend zu der Auffassung, dass im Verlaufe der Menschheitsgeschichte der Status und die Machtposition der Alten grundsätzlich immer dann relativ hoch waren, wenn bestimmte Bedingungen gegeben waren, darunter insbesondere:

    – Kontrolle des Privateigentums durch die Alten;
    – materielle Unabhängigkeit der Alten in der Lebensführung;
    – Monopol der Alten über strategisch wichtige Erfahrungs- und Wissensvorräte;
    – Traditionsorientierung der Gesellschaft;
    – Vorherrschen von Subsistenzwirtschaft bzw. primitiver Arbeitsteilung;
    – kleinräumig-stabile Organisation der Gesellschaft;
    – große Bedeutung von Verwandtschaft und religiöser Ahnenverehrung;
    – persönlicher Kontakt als Interaktionsgrundlage;
    – feste Zuschreibung bestimmter Rollen für bestimmte Altersgruppen.

    Viele dieser sozialen Konstellationen lagen offensichtlich in den frühen, schriftlosen Kulturen eher vor als in modernen Industriegesellschaften. Insbesondere war in jenen Kulturen die Lösung des Problems der Wissensüberlieferung ganz besonders bedeutsam, woraus eine privilegierte Stellung der wissenden und erfahrenen Alten gleichsam selbstverständlich als Notwendigkeit erfloss. Darüber hinaus waren alte Menschen immer dann relativ gut geschützt, wenn Ökonomien auf so niedriger Stufe organisiert waren, dass die produktive Kapazität der Alten ihre Kosten überstieg. Weiters führten vormoderne, traditionelle Verwandtschaftsund Großfamiliensysteme auf magisch-religiöser Grundlage gegenüber den Alten eher zu institutionalisierten, normativen Verpflichtungen, die nur schwer zu umgehen waren.

    Es ist allerdings hinzuzufügen, dass im Falle von Gebrechlichkeit und der damit verbundenen Unfähigkeit, einen Beitrag zum Überleben der Gemeinschaft leisten zu können, der Schutzmechanismus zu Gunsten der Alten immer schon rasch seine Wirksamkeit verlieren konnte.

    E.Ruschenbusch, PLUTARCHSS OLONBIOGRAPHIE
    http://www.uni-koeln.de/phil-fak/ifa/zpe/downloads/1994/100pdf/100351.pdf

    Auf der Insel Keos, und bestimmt nicht nur auf Keos, ließ man alle Sechzigjährigen den Giftbecher nehmen, um allen Jüngeren die Nahrung zu sichern. Auf den ersten Blick erscheint das ungaublich, doch vor dem Hintergrund von Ernteerträgen, Erbrecht und Überbevölkerung klingt das völlig plausibel. Zudem ist die Altentötung auch für Athen, für Sardinien und den germanischen Raum gut bezeugt.

    Maco Polo
    https://www.researchgate.net/profile/Heidi_Peter-Roecher/publication/265379686_Kannibalismus_in_der_prahistorischen_Forschung_Studien_zu_einer_paradigmatischen_Deutung_und_ihren_Grundlagen/links/58f24e97aca27289c216998f/Kannibalismus-in-der-praehistorischen-Forschung-Studien-zu-einer-parad

    In einem anderen Königreich sollen die Kranken getötet werden, wenn keine Aussicht mehr auf Gesundung besteht. „Dann schneiden sie den Leichnam in Stücke, richten ihn zum Mahle her und verzehren ihn im großen festlichen Kreis, wobei nicht einmal das Mark in den Knochen übrigbleibt. Würde nämlich noch ein Stückchen übrig bleiben, so würden Wür-mer daraus; diese würden aus Mangel an weiterer Nahrung sterben, und ihr Tod würde für die Seele des Verstor-benen entsetzliche Strafen zur Folge haben.“ Fangen sie einen Fremden, der kein Lösegeld zahlen kann, töten und fressen sie ihn auch. Ein früherer Reisender, Wilhelm Rubruk, berichtete von den Tibetanern ähnliches - sie sollen ehemals aus Pietät die Leichen ihrer Eltern verzehrt, zu seiner Zeit jedoch nur noch Schalen aus deren Schädeln angefertigt haben.

    Altentötung
    http://aha-live.de/altentoetung

    In verschiedenen Kulturkreisen und Gesellschaftsstrukturen der Naturvölker finden wir den Brauch der Altentötung, den Senizid. Er reicht vom Lebendbegraben, Verhungernlassen, Erwürgen oder Erschlagen bis hin zum rituellen Verspeisen. Auch das Aussetzen und der Altenselbstmord waren weit verbreitet. Bei diesen Völkern waren Rentner nicht vorgesehen.

    Während sich der Sage nach »lebensmüde« Hyperboreer nach einem üppigen letzten Mahl fröhlich und mit Kränzen geschmückt von der Klippe stürzten, sollen bei den am Roten Meer beheimateten Volk der Troglodyten Alte und Schwache mit einem Ochsenschwanz erwürgt worden sein.
    Für das iranische Reitervolk der Massageten war es, wie der griechische Geschichtsschreiber Herodot beschreibt, üblich, im Alter von ihren Angehörigen getötet und regelrecht »wiederverwertet«, nämlich zu einem schmackhaften Mahl zubereitet und verspeist zu werden.
    Die kaukasischen Kaspier setzten ihren Alten eine Grenze bis zum 70. Lebensjahr, um sie dann verhungern zu lassen.
    Die Baktrer aus dem Hindukusch-Gebirge sollen »Totengräber« gehalten haben – große Hunde, die schwach und hilflos gewordene Personen zum Fraß vorgeworfen bekamen.
    Neben etlichen Indianerstämmen setzten ferner die Lappen ihre bis dahin gut betreuten Alten aus, wenn sie ernstlich erkrankten.
    Auf Samoa im Südpazifik hatten die Alten, bis weit in das 19. Jahrhundert hinein, die Pflicht, sich lebendig begraben zu lassen, sobald sie sich krank und hinfällig fühlten. Auf Tahiti wurden die 60-Jährigen mit einem Blumenkranz geschmückt, der die Aufforderung darstellte, sich im Ozean zu ertränken.
    In der Ukraine setzte man die Alten auf einen Schlitten und stieß sie von einem Berg.

    Aus: Die Alten 3.0 von Roger Harrison und Roswitha Casimir. Weitere Informationen unter http://die-alten.jimdo.com

    Es gibt noch weitere Beispiele: In der Arbeit Altgermanische Religionsgeschichte von Jan de Vries wird ebenfalls über die Sitte der Greisentötung berichtet. Es heißt dort:

    Die Berichte aus späterer Zeit setzen die Anschauung voraus, daß es sich nur um besondere Maßnahmen handele, wodurch man sich die erwerbsunfähigen Sippengenossen in Zeiten der Mißernte und Hungersnot vom Halse geschafft hat; ökonomische Motive haben ja öfters die Erklärung für des religiösen Sinnes beraubte Bräuche hergeben müssen. Auch die Greisentötung war ursprünglich von Glaubensvorstellungen bedingt; sie wurde von dem Opfer selbst als notwendig und wünschenswert betrachtet.

    Die Gebrüder Grimm haben als Sprach- und Literaturwissenschaftler nicht nur Märchen geschrieben, Jacob Grimm gilt als Begründer der deutschen Philologie und Altertumswissenschaft. In seiner Arbeit Deutsche Rechtsaltertümer befasst er sich mit mittelalterlicher Rechtspraxis, Rechtsanschauung und Rechtssymbolik. Das Kapitel Alte Leute beginnt er mit der Feststellung:

    Dem heidenthum schien das leben nichts ohne gesundheit des leibs und vollen gebrauch aller glieder; darum galt es für recht, schwächliche kinder auszusetzen, unheilbare kranke durch den tod ihrer qual zu erledigen und aus diesem grundsatz folgte auch eine geringschätzung des gebrechlichen alters … Es galt für erwünscht, im bewußtsein letzter kraft, ehe siechthum nahte, zu sterben, wie wir den krieger preisen, welchen der tod auf dem schlachtfeld, ohne unmännliche krankheit, dahin rafft.

    Grimm führte unter anderem auch die bereits erwähnte Sage von Gauti, König von Gautland an, ferner die Tötungen bei den Herulern, den Bericht von Festus über das Töten alter Römer sowie das Geschehnis im Wendland, bei dem die Gräfin von Mansfeld versucht, das Leben eines Greises zu verlängern. Er zeigt an weiteren Beispielen, wie verbreitet das Töten alter Eltern gewesen ist. Danach wurden die Alten nicht nur erschlagen oder in Abgründe gestürzt, sondern auch ertränkt, lebendig begraben, geschlachtet und gegessen.

    Senizid in der Geschichte der Ostslawen
    https://medienportal.univie.ac.at/uniview/forschung/detailansicht/artikel/meine-forschung-senizid-in-der-geschichte-der-ostslawen

    Die Ostslawen, die vor 1.000 Jahren auf dem Gebiet der heutigen Ukraine, Russlands und Weißrusslands lebten, schickten ihre „Alten“ als „Botschafter“ ins Jenseits – zum Wohle der Gemeinschaft. Nataliya Korotkykh untersucht die Rechtsgeschichte des Phänomens Altentötung: vom Brauch zum Delikt.
    ...
    Weil die Ostslawen eine agrarische Gesellschaft waren, hing ihr Überleben wesentlich von Umweltfaktoren ab. So bedeuteten z.B. Naturkatastrophen eine Gefahr für die Gemeinschaft. Um diesen entgegenzuwirken, schickte man Botschafter in das Jenseits. Diese Rolle füllten die ältesten, wichtigsten und hochrespektierten Mitglieder der Gemeinschaft aus. Sie „starben“ nach Vorstellung der Ostslawen nicht im eigentlichen Sinne, sondern wurden in ein anderes Leben geschickt und halfen somit der Gemeinschaft.
    ...
    Nur durch Vergleichsanalysen folkloristischer und ethnographischer Materialien aus dem Archiv der Russischen Geographischen Gesellschaft, Berichten ausländischer Reisender und einigen archäologischen Quellen lässt sich feststellen, dass die Altentötung auf verschiedene Weise ausgeführt wurde. Dabei spielten die Jahreszeiten eine wichtige Rolle. Im Winter wurden die alten Menschen häufig im Wald oder der Steppe sich selbst überlassen. Im Sommer hingegen ertränkte man sie in Seen, Flüssen oder im Moor. Es finden sich Belege, dass die Alten der Opferung freiwillig zustimmten, mit dem Ziel, dadurch der Gemeinschaft hilfreich zu sein.

    Den Senizid auszuführen war die Aufgabe der Kinder der Opfer. Die Führer und Häuptlinge der Gesellschaft kontrollierten den Vollzug des Rituals. Sie gaben die entsprechenden Anordnungen. Falls die Kinder sich weigerten, die Eltern zu töten, wurden sie unter massiven Druck gesetzt. In ukrainischen Sagen werden sie für ihren Ungehorsam bestraft.

    Die Transformation und Aussterben des Brauches

    Nach der Christianisierung im 10. Jh. finden sich kaum mehr Erwähnungen des Senizids. Zwar enthält die Nestorchronik – die älteste erhaltene ostslawische Chronik und damit eine der wichtigsten Quellen für die Geschichte der Kiewer Rus – episodische Berichte über die Tötung alter Frauen, aber die allgemeine gesellschaftliche Funktion der Altentötung verschwand aus den Quellen. Der Senizid als Element des Gewohnheitsrechts in der vorchristlichen ostslawischen Gesellschaft wurde durch die Rezeption der byzantinischen gesetzlichen Doktrin in der christianisierten Kiewer Rus zum strafrechtlichen Delikt.

    Senizid und Altentötung | springerprofessional.de
    https://www.springerprofessional.de/senizid-und-altentoetung/15436500

    Buchreihe: essentials
    Autor: Raimund Pousset
    Verlag: Springer Fachmedien Wiesbaden
    Print ISBN: 978-3-658-20877-6
    Electronic ISBN: 978-3-658-20878-3

    Raimund Pousset gibt in diesem essential eine knappe Darstellung des Senizids, die moderne Form der kulturellen Altentötung. Er beleuchtet sowohl die Geschichte als auch die aktuelle Situation einer uralten Methode. Diese seit Jahrtausenden fast überall auf der Welt praktizierte Sitte, alte ‚nutzlose‘ Menschen aktiv zu beseitigen oder sich passiv selbst zu Tode zu befördern, wird heute zunehmend wiederbelebt. Der Senizid ist in unserer modernen, aufgeklärten Gesellschaft ein namenloser und stiller Skandal. Der Autor möchte diesen stillen Tod in den Fokus einer achtsamen Fachöffentlichkeit stellen, denn die Segregation des Alters und die Kostenlawine im Gesundheitswesen lassen vermuten, dass der Senizid weiter an trauriger Bedeutung gewinnen wird.

    À la recherche de la vieillesse dans l’Antiquité gréco-romaine
    http://www.persee.fr/doc/antiq_0770-2817_2005_num_74_1_2580

    #viellesse #euthanasie #auf_deutsch

  • http://www.b-a-m.org/2015/10/o-s-contre-lagisme-a-labordage

    Emission du 16 octobre 2015, nous avons discuter d’âgisme, avec Elise de la revue #Labordage. L’#âgisme c’est toutes les discriminations liées à l’âge. « L’âgisme, ce n’est pas pour nous juste un concept ou un outil d’analyse, c’est un mot qui recouvre des discriminations et des oppressions que l’on dénonce. Nous sommes #anti-âgistes car nous sommes contre cette différence qui serait pour beaucoup naturelle entre enfant et adultes, personnes âgées et adultes, #mineurs et majeurEs : contre les pouvoirs prêtés à l’Adulte, contre la subordination de certaines personnes à d’autres sur critère d’âge. »

    Playlist :
    ‪Mini-Star – Faut pas, faut pas‬
    Daman & HighSmile HiFi – Children’s Oppression
    Graeme Allwright – Qu’As-Tu Appris A L’Ecole ?
    Dtracks feat La Gale – Enfants du désespoir
    Casey – Rêves illimités
    François Béranger – Le Vieux
    Jacques Dutronc – Fais Pas Ci Fais Pas Ça
    Oxmo Puccino – L’enfant seul
    AL – Il ne reste que l’espoir