• Roma, la musica degli artisti di strada vietata in centro: “Ora le piazze sono vuote, presentiamo ricorso al Tar”

    Alcune delle piazze più famose del centro storico di Roma off limits per la musica degli artisti di strada: è il contenuto di una delibera approvata dal Municipio I della Capitale il 1 agosto scorso e contro la quale i musicisti passano all’azione, raccogliendo fondi per presentare ricorso al Tar. “Servono intorno ai 5mila euro per le spese legali”, spiega Italo Cassa, marionettista del movimento Strada Libera Tutti, mentre al centro sociale Forte Prenestino si alterano sul palco gli artisti romani “per portare la loro arte e la loro gioia, certi che il pubblico sarà solidale con loro”. Le vie e le piazze proibite da delibera sono tra le più famose e frequentate del centro di Roma: Piazza di Santa Maria in Trastevere, Piazza di Sant’Egidio, Piazza della Rotonda, Via dei Pastini, Via delle Muratte, Via del Corso (nel tratto compreso tra Largo dei Lombardi e San Carlo e quello tra Via di Gesù e Maria e Via di San Giacomo), area Piazza della Madonna dei Monti “ivi compresi i tratti facenti parte della stessa area pedonale (via degli Zingari e via dell’Angeletto)” e Via della Pace. “Ora le piazze sono vuote, mentre gli artisti si concentrano nelle altre dove il divieto non c’è con tutti i problemi che ne conseguono”, dice il violoncellista Massimo Di Vita.

    https://www.ilfattoquotidiano.it/2018/09/17/roma-la-musica-degli-artisti-di-strada-vietata-in-centro-ora-le-piazze-sono-vuote-presentiamo-ricorso-al-tar/4630561
    #Rome #musique #musique_de_rue #art #espace_public #villes #urban_matter #géographie_urbaine #interdiction #Italie



  • La #police et les #indésirables

    Les #pratiques_policières de contrôles-éviction, visant à évincer certaines populations de l’#espace_public, participent aux processus de #gentrification. M. Boutros met en lumière le rôle central des forces de l’ordre dans les dynamiques de #transformation_urbaine.

    En décembre 2015, dix-huit adolescents et jeunes adultes du 12e arrondissement de Paris déposaient une plainte pénale collective à l’encontre de onze policiers d’une même brigade : le #Groupe_de_Soutien_de_Quartier (#GSQ), surnommé la « #brigade_des_Tigres » du fait de son écusson représentant un tigre fondant sur une proie. Les plaignants reprochaient aux policiers des #violences physiques, des #attouchements sexuels, des #arrestations_arbitraires, des destructions de biens et des #injures_racistes, à l’occasion de #contrôles_d’identité entre 2013 et 2015 [1]. Le 4 avril 2018, trois des policiers mis en cause ont été condamnés en première instance pour violences volontaires aggravées [2].

    La #plainte, parce qu’elle concernait un grand nombre de faits, reprochés aux mêmes policiers sur plusieurs années, a donné lieu à une enquête qui n’a pas seulement porté sur les faits dénoncés mais a également interrogé les pratiques quotidiennes de cette brigade, et les instructions qui lui étaient données. Au delà des preuves des faits de #violence, l’enquête de la police des polices a révélé une pratique policière jusqu’ici peu connue, que les policiers appellent le « #contrôle-éviction ». Il s’agit de #contrôles_d’identité dont l’objectif est de faire quitter les lieux à des personnes considérées comme « indésirables », même en l’absence d’infraction. Bien qu’il n’y ait aucune base légale à cette pratique, l’enquête a montré que la brigade des Tigres était missionnée par sa hiérarchie pour contrôler et « évincer » de l’espace public certaines populations, notamment des « #regroupements_de_jeunes », composés principalement d’adolescents #Noirs et #Maghrébins issus des #classes_populaires.

    Comment expliquer la perpétuation de telles pratiques policières en plein cœur de #Paris ? On le sait, en #France, le contrôle d’identité est un outil central du travail policier, et il cible de manière disproportionnée les jeunes hommes perçus comme Noirs ou Arabes et issus de #quartiers_populaires [3]. D’après des enquêtes ethnographiques, les policiers rationalisent ces pratiques discriminatoires sur trois modes : ces #contrôles_au_faciès permettraient de trouver des infractions, de recueillir des informations, et d’affirmer le #pouvoir_policier envers des jeunes en instaurant un rapport de force physique [4]. Si les enquêtes existantes ont examiné les rationalités policières des contrôles discriminatoires, on en sait peu sur les dynamiques locales qui façonnent ces pratiques. L’affaire de la brigade des Tigres permet d’analyser comment ces pratiques s’inscrivent dans une dynamique urbaine plus large, dans laquelle la police participe à l’instauration et au maintien d’un certain #ordre_social urbain.

    À partir d’une analyse de l’affaire de la brigade des Tigres (examen du dossier de l’enquête judiciaire, observation du procès, entretiens avec plaignants, habitants et avocats), cet article propose d’examiner la pratique du contrôle-éviction telle qu’elle s’inscrit dans une dynamique urbaine de gentrification, processus par lequel un quartier anciennement populaire se transforme progressivement avec l’arrivée de nouveaux habitants de classes moyennes ou supérieures [5].

    Des enquêtes étatsuniennes ont montré que, dans les quartiers en voie de gentrification, on observe une augmentation des contrôles policiers proactifs et agressifs ciblant les populations perçues par les nouveaux arrivants comme source de désordres et d’incivilités, notamment les SDF et les jeunes Noirs et Latinos [6]. Le procès des policiers du 12e arrondissement indique qu’une dynamique similaire existe à Paris. L’analyse montre que les plaignants étaient la cible de contrôles répétés et violents, souvent sans motif légal, parce qu’ils étaient considérés comme « indésirables » dans l’espace public, du fait de leur origine sociale et ethnique. Dans ce quartier où persistent des zones d’habitat social au sein d’un quartier largement gentrifié, des tensions grandissantes ont émergé sur la question de l’occupation de l’espace public. Certains habitants des classes moyennes et supérieures, majoritairement Blancs, ne toléraient pas la présence de jeunes hommes Noirs et Maghrébins des classes populaires dans l’espace public, surtout en groupes, car cette présence était perçue comme source d’incivilités et de désordres. Ces habitants réclamaient régulièrement des autorités des actions pour assurer la « tranquillité publique ». Pour répondre à ces demandes, le GSQ était envoyé pour procéder à des « contrôles-éviction » sur certains secteurs. Mais loin de cibler uniquement ceux les auteurs d’infractions, ces contrôles ciblaient les groupes d’adolescents issus de l’immigration et des classes populaires, quel que soit leur comportement.

    Ainsi, par les contrôles-éviction, la police accompagne le processus de gentrification et se met au service des acteurs qu’elle perçoit comme légitimes dans le quartier en leur garantissant un espace public libéré des « indésirables ».
    Contrôles violents, détentions illégales, injures racistes

    En décembre 2015, 17 garçons et une fille, âgés de 15 à 24 ans, tous issus de l’immigration et de familles populaires, déposaient collectivement plainte pour dénoncer 44 faits de violence commis entre 2013 et 2015 par les policiers du Groupe de Soutien de Quartier (GSQ) du 12e arrondissement de Paris. Les plaignants dénonçaient des agressions physiques lors des contrôles d’identité, tel que des coups de poing, coups de matraque, claques, clés de bras, et usage excessif de gaz lacrymogène. Plusieurs plaignants faisaient également état d’agressions sexuelles, notamment des attouchements des parties génitales lors des palpations de sécurité, accompagnés de coups et railleries si le contrôlé se débattait. Plusieurs plaignants dénonçaient également des injures racistes de la part de certains policiers (« sale noir », « espèces de singes », « je pisse sur le Ramadan »). Enfin, la plainte évoquait de nombreuses conduites au poste sans motif et hors du cadre légal, que les avocats qualifiaient d’« arrestations arbitraires et séquestrations ». L’enquête a en effet révélé que le GSQ emmenait régulièrement des adolescents au commissariat, sans se conformer aux procédures d’interpellation ou de vérifications d’identité. Dans leurs auditions, les plaignants racontent qu’on leur demandait le plus souvent de s’asseoir sur le « banc de vérif’ », et au bout de quelques heures, sans avoir vu d’Officier de Police Judiciaire ou fait l’objet de procédure de vérification d’identité, on appelait leurs parents pour venir les chercher.

    Suite à l’enquête de la police des polices, quatre policiers ont été renvoyés au tribunal correctionnel pour trois faits de violences physiques, pour lesquels il existait des preuves matérielles (certificats médicaux, photos, témoignages concordants). Les autres faits ont été classés sans suite pour insuffisance de preuves. Si les conduites au poste abusives n’ont pas été poursuivies pénalement, elles ont fait l’objet d’un avertissement ferme de la part du Procureur de la République. Dans un courrier au Directeur de la Sécurité de Proximité de l’Agglomération Parisienne, le Procureur s’alarmait d’un « grave dysfonctionnement sur le cadre des conduites au poste et des procédures de vérification d’identité au sein du commissariat du 12e arrondissement », et prévenait que l’absence systématisée de respect des procédures de vérification d’identité pouvait donner lieu à des poursuites pénales pour atteinte arbitraire à la liberté individuelle par dépositaire de l’autorité publique.

    Il ressort du dossier de l’enquête que les humiliations, les violences, et les conduites au poste hors cadre légal, avaient pour objectif de faire partir les personnes contrôlées de l’espace public. En effet, le GSQ était explicitement missionné par la hiérarchie du commissariat pour procéder à des « contrôle-éviction » sur certains secteurs ; et les éléments du dossier montrent que les contrôles se terminaient systématiquement soit par une injonction à quitter les lieux, soit par une conduite au poste. « La phrase qui revenait le plus souvent », raconte un plaignant, « c’était : ‘si on vous revoit ici, c’est commissariat direct !’ » (Entretien avec l’auteure, 24 mai 2018). Au procès, un des policiers confirmera : « On passe notre temps à expliquer aux jeunes qu’ils sont dans un lieu où ils n’ont pas à être ».

    Pour les avocats des plaignants, ces pratiques policières représentent un dévoiement des outils juridiques donnés aux policiers, et ont pour objectif non pas la lutte contre la délinquance mais le « nettoyage » des espaces publics. Comme l’explique Maître Felix de Belloy :

    Les policiers, pendant le procès, ont quasiment fait l’aveu qu’ils utilisent les catégories du code de procédure pénale pour faire un travail de nettoyage ou de gardiennage... Ils ont pris des bouts de code de procédure pénale, par exemple le contrôle, et ils ajoutent « contrôle-éviction ». On fait un contrôle pas pour contrôler leur identité mais pour qu’ils déguerpissent. Ou on les emmène au poste et on utilise la procédure de verif’ uniquement pour les mettre au frais quelques heures. C’est de la séquestration mais on appelle ça de la vérif’. Entretien avec l’auteure, 18 avril 2018

    Le dossier de l’enquête révèle que ces contrôles ciblaient toujours les mêmes personnes, que les policiers désignaient par le terme « indésirables ».
    Les jeunes Noirs et Maghrébins, des « indésirables » à évincer

    Dans le dossier de l’enquête figurent toutes les mains courantes d’intervention des brigades de l’unité d’appui de proximité, dans lesquelles les policiers résument leurs interventions. Sur environ 300 mains courantes d’intervention, aux côtés des interventions pour tapage ou vol, un tiers concernent des interventions pour des « indésirables ». Au procès, les avocats des plaignants ont interrogé les policiers mis en cause sur ce terme :

    Avocat : Dans la main courante que vous avez rédigée, vous avez écrit à « nature de l’affaire », en majuscules, « INDESIRABLES », et pour « type d’événement », « Perturbateurs - Indésirables ». Qu’est-ce que ça veut dire, « indésirables » ? (...) C’est qui les indésirables ?
    Policier : C’est un trouble à la tranquillité publique.
    Avocat : Donc les indésirables c’est les jeunes ?
    Policier : Ça peut être n’importe qui, ça peut être des jeunes, ça peut être des SDF. C’est des indésirables pour les gens qui habitent le quartier.

    En effet, les mains courantes pour « indésirables » indiquaient toutes que l’intervention ciblait soit des jeunes soit des SDF. Au procès, le chef de brigade a affirmé que le terme « indésirables » figure dans le logiciel de main courante, une information qui nous a été confirmée par plusieurs policiers dans d’autres commissariats [7].

    Le terme « indésirables » est apparu en France à la fin du XIXe siècle dans le cadre des débats sur l’immigration [8]. Il a désigné, au fil du temps, diverses populations considérées comme étrangères au corps national (les nomades, les juifs, et les Français Musulmans d’Algérie), et a justifié des politiques d’expulsion et d’internement. Dans les années 1930, le terme a été explicitement mobilisé dans les textes gouvernementaux et les lois sur l’immigration illégale, qui faisaient de « l’élimination des indésirables » une nécessité pour protéger le corps national. L’historien E. Blanchard note la disparition du terme des textes officiels et du langage bureaucratique après la deuxième guerre mondiale. Cependant, des enquêtes récentes montrent que le terme continue d’être employé de manière informelle par des agents publics pour désigner des populations perçues comme problématiques et dont il faut gérer la présence dans les espaces publics. Par exemple, pour les agents des transports publics, le terme indésirables peut désigner les SDF, les pickpockets, ou les vendeurs à la sauvette, et dans les politiques de logement, les indésirables sont les personnes étrangères ou d’origine immigrée dont il faut éviter la concentration dans les mêmes immeubles [9].

    Le procès des policiers du 12e arrondissement a révélé que le terme est également employé par l’administration policière pour désigner des catégories de personnes dont la présence dans les lieux publics est considérée comme problématique. Au procès, les policiers mis en cause ont affirmé que les « indésirables » sont des personnes commettant des incivilités ou causant un trouble à la tranquillité publique. Cependant, les éléments de l’enquête montrent qu’en réalité, ce ne sont pas uniquement les adolescents perpétrant des infractions qui sont ciblés, mais bien tous les jeunes hommes Noirs et Maghrébins issues de familles populaires présents dans l’espace public.

    Dans certaines mains courantes, les policiers justifient ces interventions par le fait que les jeunes « traînent toute la journée » et « causent diverses nuisances (tapage, incivilités en tout genre) ». Cependant, lors des interventions policières, aucune distinction n’est faite entre ceux commettant des infractions et ceux qui sont simplement là pour se retrouver entre amis. Dans une grande partie des résumés des mains courantes, il n’est fait mention d’aucune infraction qui aurait justifié le contrôle et il est noté que le contrôle s’est fait dans le calme et sans incident. Et pourtant, systématiquement, les jeunes « indésirables » sont contrôlés et évincés. Certaines mains courantes mentionnent simplement « Contrôle et éviction d’une dizaine d’indésirables. Pas d’incidents. RAS ». Ou encore : « Sur place nous avons constaté la présence de quatre individus discutant calmement. Nous leur avons demandé de quitter les lieux, ce qu’ils ont fait sans incident » [10].

    Ainsi, pour les policiers du GSQ, la simple présence d’adolescents Noirs et Maghrébins dans l’espace public est considérée comme « indésirable » et justifie un « contrôle-éviction », même si les adolescents sont calmes et ne commettent aucune infraction. Ce n’est donc pas l’infraction ou la suspicion d’une infraction qui justifie le contrôle, mais bien l’identité des personnes contrôlées, leur origine raciale et sociale. Cette stratégie policière assumée s’inscrit dans une dynamique urbaine plus large, dans laquelle la police est mandatée pour garantir à certains habitants un espace public libéré des « regroupements de jeunes ». Si les policiers contrôlent ces adolescents à répétition, les humilient, les frappent, les agressent sexuellement, et les conduisent au poste sans motif, c’est pour les chasser des espaces publics, pour leur signifier qu’ils n’y ont pas leur place.
    Le harcèlement policier et le processus de gentrification

    Au tribunal, les policiers et leur avocat ont expliqué que les contrôles répétés envers les mêmes adolescents répondaient à une demande des habitants du quartier, qui s’en plaignaient régulièrement. L’enquête a en effet montré que certains habitants appelaient la police et envoyaient des courriers de plainte à propos des nuisances causées par des regroupements de jeunes. Sur trois ans, vingt-six courriers ont été envoyés réclamant des autorités davantage de fermeté envers des « bandes » qui occupent certains espaces. La majorité des doléances dénoncent des nuisances sonores tard dans la soirée et réclament des verbalisations systématiques. Certains courriers mentionnent également des rodéos, des trafics, et des vols. En réponse à ces doléances, le commissariat envoyait des effectifs avec l’instruction d’effectuer plus de rondes, plus d’interpellations, et comme le montre le dossier de l’enquête, plus de contrôles-éviction.

    Les courriers de plainte, ainsi que les contrôles répétés, se concentraient sur un petit nombre de rues et places du quartier Reuilly-Montgallet, correspondant aux rues où des bâtiments HLM ont été conservés au sein d’un quartier qui a fait l’objet d’une forte gentrification depuis les années 1980 [11]. Avec l’arrivée d’habitants de classes moyennes ou supérieures dans ce quartier anciennement populaire, des tensions sont apparues entre les habitants, notamment sur la question de l’occupation de l’espace public. Dans mes entretiens avec des habitants du quartier, personne ne nie que les regroupements de jeunes sont parfois bruyants et que certains commettent des délits. Cependant, les tensions ne sont pas uniquement liées au bruit ou à la délinquance. En l’absence de lieux où ils peuvent se rassembler sans consommer, les jeunes des classes populaires se rassemblent en bas de chez eux, sur les places du quartier. Cette présence de « jeunes qui traînent » et qui occupent l’espace public n’est pas tolérée par certains habitants. Comme l’explique un militant du quartier, la transformation du quartier a amené une nouvelle catégorie de personnes « qui sont beaucoup plus dérangés par cette mixité sociale et qui finalement souhaitent faire en sorte que les anciens habitants quittent le quartier parce qu’ils ont l’impression que ça dévalorise, au niveau patrimonial, le quartier » (Entretien avec l’auteure, 31 janvier 2018.). Pour certains habitants, ces groupes de jeunes, majoritairement Noirs et Maghrébins, sont considérés comme potentiellement source d’incivilités et de bruit.

    Les éléments de l’enquête montrent que, pour régler les tensions entre les habitants, les politiques municipales et policières se sont centrées sur la répression et le harcèlement des adolescents en question. La mairie renvoyait systématiquement les courriers de plainte vers le commissariat, considérant que ce « problème » devait être réglé par la police (et non pas, par exemple, par la consultation des jeunes sur leurs besoins en termes d’espaces de socialisation). De plus, la mairie a fait enlever les bancs publics et installer des caméras de surveillance pour dissuader les jeunes de rester dans les rues où les tensions se concentrent.

    De son côté, le commissariat envoyait le GSQ « tenir le terrain » face aux jeunes. Le GSQ est une « police de la tranquillité publique », c’est-à-dire une brigade chargée de gérer les petits désordres urbains et de garantir la coexistence pacifique entre les gens [12]. À la différence des brigades anti-criminalité (les BAC), son objectif premier n’est pas la lutte contre la délinquance ; elle effectue des missions de sécurisation des secteurs sensibles. En particulier, le GSQ est une des brigades crées pour gérer les « jeunes qui traînent en bande » en bas des immeubles avec une approche purement répressive de harcèlement [13]. Bien que les doléances des habitants concernent des délits (tapage nocturne, rodéos), la police considérait que la simple présence de jeunes dans les rues, même en petits groupes calmes, était un problème à régler. Les bilans annuels du commissariat, inclus dans le dossier, mentionnent les « regroupements de jeunes » comme un « problème récurrent » ; les mains courantes d’intervention déplorent régulièrement la présence de jeunes qui « reviennent systématiquement sur ces secteurs malgré nos évictions répétées tout au long de la vacation » ; et les plaignants interrogés confirment que les contrôles se terminaient systématiquement par une injonction à dégager, même lorsque leur présence ne gênait personne et que le contrôle se passait bien. Ainsi, la police se basait sur les plaintes de certains habitants pour des problèmes de tapage et de délits pour justifier des pratiques de harcèlement policier envers les adolescents Noirs et Maghrébins du quartier, sans qu’aucune distinction ne soit faite entre ceux commettant des infractions et ceux simplement présents dans l’espace public.

    Dès 2013, certains adolescents du 12e et leurs éducateurs ont tenté d’alerter la municipalité, le commissariat, et les services de protection de l’enfance, sur les violences, y compris sexuelles, commises par les policiers du GSQ. Plusieurs réunions ont eu lieu, avec le conseil municipal de la sécurité et de la prévention, l’adjoint au maire chargé de la jeunesse et des sports, et avec la cellule de prévention du commissariat du 12e. Aucune autorité n’a réagi pour protéger ces enfants.

    En somme, les éléments de l’enquête laissent apparaître que, si le terme « indésirables » provient de l’administration policière (puisqu’il figure dans le logiciel informatique des mains courantes), la catégorie des « indésirables » est produite localement par une dynamique qui implique la police, certains habitants, et la municipalité. Indépendamment de la commission d’une infraction, les « indésirables » sont les adolescents et jeunes adultes qui se retrouvent en bas des immeubles, majoritairement des Noirs et des Maghrébins issus des classes populaires, et que la police doit « évincer ». Les contrôles-éviction s’inscrivent donc dans la dynamique urbaine locale où la police se met au service du processus de gentrification, en légitimant la présence de certains, et l’éviction d’autres, des espaces publics.
    Conclusion

    Les violences policières racistes sont de plus en plus visibles en France, notamment grâce à de fortes mobilisations autour d’affaires telles que la mort par asphyxie d’Adama Traoré lors d’un contrôle d’identité en 2016, ou le viol de Théo Luhaka lors d’un contrôle d’identité en 2017. Pour comprendre ces violences policières discriminatoires, des chercheurs se sont penchés sur l’héritage colonial de la police française, et sur les politiques policières contemporaines qui mettent l’accent sur l’anti-criminalité et le « chiffre » plutôt que sur la prévention [14]. Cet article met en lumière la contribution d’un facteur supplémentaire, le processus de gentrification. La transformation de quartiers anciennement populaires en quartiers bourgeois crée un terrain propice à des pratiques de #harcèlement_policier envers des jeunes issus des classes populaires et de l’immigration, qui sont catalogués « indésirables », et que la police tente d’ « évincer » des espaces publics, à force de contrôles, de coups, d’humiliations, et de conduites au poste abusives.

    http://www.laviedesidees.fr/La-police-et-les-indesirables.html

    #éviction #discrimination #urban_matter #géographie_urbaine #villes #xénophobie #racisme #éviction



  • Territoires en débat. Discussing landscape(s) in contemporary metropolitan realities

    Les nombreuses mutations qui intéressent les villes et les territoires contemporains nous interrogent sur la viabilité des outils conceptuels et opératoires, des catégories et des paradigmes utilisés jusqu’à présent pour comprendre et pour agir sur les paysages et sur les réalités socio spatiales qu’elles génèrent.
    Cet ouvrage restitue et prolonge le dialogue qui est né autour de ces thématiques lors de la rencontre entre différents chercheurs réunis dans le cadre du séminaire international « Territoire en débat : la montagne comme jardin urbain ? » organisé à l’ENSA – Paris La Villette.


    http://www.professionaldreamers.net/?p=3678
    #paysage_urbain #paysage #villes #métropoles #urban_matter #livre #géographie_urbaine

    Le pdf est téléchargeable gratuitement :
    http://www.professionaldreamers.net/_prowp/wp-content/uploads/978-88-908130-4-7-web.pdf


  • Envisaging #L’Aquila. Strategies, spatialities and sociabilities of a recovering city

    L’Aquila, a city of about 70,000 inhabitants located in central Italy, was hit by a devastating earthquake on April 6th, 2009. The disaster killed 309 people, left 50,000 homeless and shut down entire areas of its sprawling urban system.

    The public debate and policy interventions that followed the disaster raised the question of what kind of city should be rebuilt. Which new visions for the city could be put forward?

    Envisaging L’Aquila brings together the results of a large and articulated research project carried out at the Gran Sasso Science Institute to document the reconstruction process.

    The book provides a broad overview of the emerging visions and spatial strategies unfolding at the local level, documenting the everyday life public spaces, civil society movements, and the relaunch of the knowledge economy in the local territorial system.


    http://www.professionaldreamers.net/?p=3821
    #tremblement_de_terre #reconstruction #post-disaster #urban_matter #villes #désastre #catastrophe

    cc @albertocampiphoto


  • The wall and the city / Il muro e la città / Le mur et la ville

    The book explores the intersections between the material artifact ‘wall’ and its strategic and tactical relevance in the contemporary city. It deals with urban spatiality, public places, trajectories, and territoriality; visibility, urban surfaces, and urban visual landscape; materiality and immateriality; governmental and corporate strategies in the use of walls; writings in public space, graffiti, murals, street art, public art, outdoor advertisement, logos; use of space, right to the city, social practices, social actors, resistance, subcultures.

    Table/contents/indice

    Introduzione / Introduction
    Béatrice Fraenkel, Actes d’écriture: quand écrire c’est faire
    Ella Chmielewska, Writing on the ruins, or #graffiti as a design gesture
    Lorenzo Tripodi, Towards a #vertical_urbanism. Space of exposure as a new paradigm for public space
    Andrea Mubi Brighenti, Walled urbs to urban walls – and return? On the social life of walls
    Cristina Mattiucci, Il muro come dispositivo percettivo
    Claudio Coletta, Francesco Gabbi, Giovanna Sonda, Muri come trame e infrastrutture urbane. Organizzare la città attraverso sensi, pratiche, narrative, controversie
    Francesca Cozzolino, Un exemple de prise de parole sur le mur. Les #peintures_murales d’#Orgosolo
    Luciano Spinelli, Un regard vidéo participatif: les #graffitis sur le web
    Marco Solaroli, Illegal business? La costruzione dell’identità culturale dei #graffiti_writers nella pubblicità visuale: il caso #Montana
    Ricardo Campos, On urban graffiti. #Bairro_Alto as a liminal space


    http://www.professionaldreamers.net/?p=9
    #murs #villes #urban_matter #géographie_urbaine #espace_public #identité_culturelle #livre #géographie_urbaine

    Pour télécharger la version pdf, gratuitement:
    http://www.professionaldreamers.net/images/OutNow/pdf/the%20wall%20and%20the%20city.pdf


  • Schweizer Revue : Éditions > 2018 > Juillet 4/2018
    https://www.revue.ch/fr/editions/2018/04/detail/news/detail/News/les-passerelles-discretes-des-chats-helvetiques

    Un objet typique des quartiers résidentiels suisses fait – enfin – l’objet d’une analyse approfondie.

    Les échelles pour chats des zones résidentielles suisses sont un phénomène urbain à la fois typique et méconnu. Nulle part au monde, elles sont aussi nombreuses à s’intégrer discrètement au milieu urbain sous des formes si variées. Une grande habileté architectonique permet de bricoler des passerelles entre l’espace de vie en liberté et le domicile douillet : escaliers en colimaçon, ponts à bascule étroits et périlleux, dispositifs en zigzag permettant aux chats de monter ou petits balcons rembourrés avec de la fourrure vissés sur les façades des maisons. Pourtant, malgré la grande densité de constructions aménagées pour les chats, les échelles n’ont encore fait l’objet d’aucune étude. Cela va changer, car l’auteure et graphiste Brigitte Schuster écrit actuellement un ouvrage de référence sur les échelles pour chats, et donc sur les relations entre les citadins et cet animal domestique. Un projet surprenant ? Brigitte Schuster le prend très au sérieux. Pour analyser les échelles pour chats, elle combine approche sociologique, architectonique et esthétique. Son examen du sujet l’amène à se demander si, finalement, les escaliers ne seraient pas plus importants pour les individus que pour les chats : elles montrent la nécessité qu’ont les humains à offrir à leurs animaux un accès dans leur domicile. Les chats pourraient sans doute vivre au quotidien sans ces aides. L’ouvrage artistique de Brigitte Schuster paraîtra début 2019 en allemand et en anglais, mais il est possible de le réserver dès à présent.


  • « Ce n’est pas un logement, c’est un cercueil »

    🏚️📈À Barcelone, des promoteurs immobiliers construisent des appartements de 1 mètre sur 2, pour + de 150 000 € à l’achat, et 200 € de loyer📈🏚️

    Pendant ce temps la touristification & AirBnB continuent de mettre les habitant·es dehors...

    Via https://twitter.com/HiginiaRoig/status/1037280742185861122

    Et voir ici : https://www.elperiodico.com/es/barcelona/20180831/una-empresa-trata-de-implantar-los-pisos-colmena-en-barcelona-7012344

    et ici : https://beteve.cat/economia/pisos-rusc-habitatge-barcelona


  • #Villes_méditerranéennes, passé, présent, futur

    Deux habitants sur trois vivent en ville dans les pays du pourtour méditerranéen. Vers 2030, ils représenteront les trois quarts de la population totale. Selon un rapport du Plan Bleu, dans l’ensemble des vingt et un pays du pourtour méditerranéen, la population urbaine – résidant dans des agglomérations de plus de 10 000 habitants – est passée de 94 millions en 1950 (44 % de la population) à 274 millions en 2000 (64 %).

    Comment gérer ce développement ? Que nous apprennent l’histoire et l’évolution de nos villes pour bâtir un futur durable ? 15–38 place les villes méditerranéennes au centre du viseur estival. Comme l’année dernière, nous prenons le temps et publions les reportages, analyses, images, balades sonores, au fil des semaines jusqu’à la fin du mois d’août. Pour ce premier opus direction la Syrie, en passant par Marseille, Barcelone et Tel Aviv.

    À Marseille, l’enchevêtrement de villages et de barres d’immeuble de la 2ème ville de France interroge. Comment en est-on arrivé à une telle organisation ? Quelles conséquences sur la vie quotidienne des habitants ? Cet ensemble disparate s’est constitué au grès d’une urbanisation que les spécialistes nomment de « comblement », ou comment combler les trous entre les noyaux villageois existants, en y plantant des tours.

    Quelle vie économique et sociale dans les centres villes avec l’ubérisation de la société, et des logements, comme à Barcelone en Espagne où les habitations sont de plus en plus louées aux touristes à la nuitée, entraînant une hausse conséquente des loyers ? Le conseil municipal de Ada Colau (Podemos) a déclaré la guerre aux locations illégales des appartements touristiques, comme Airbnb et similaires. Comment tout cela s’est produit, comment se passe l’action contre le tourisme de masse. Comment cela change la ville et qu’en pensent les résidents ?

    En Israël, l’histoire nous apprend comment les premières populations se sont installées et organisées. Tel Aviv, concentre plus de 4000 bâtiments de style Bauhaus (dont 1 000 ont été classés au patrimoine de l’UNESCO en 2003). La “ville blanche” abrite ainsi le plus grand ensemble d’architecture moderne au monde et le mieux préservé. Une particularité qui fait le charme de la ville mais raconte aussi son histoire. Des architectes avaient alors immigré après avoir été formés dans divers pays d’Europe et conçu les bâtiments. A l’époque, le choix du minimalisme était davantage motivé par des enjeux pratiques qu’esthétiques : il s’agissait de construire rapidement et à moindre coût pour accueillir les nouvelles vagues de migrants.

    Enfin, en Syrie, l’enjeu actuel de la reconstruction se trouve dans des lois sur la propriété décidées par le régime syrien en 2012 et 2018. Ces réglementations excluent de nombreux syriens déplacés à l’intérieur et réfugiés à l’extérieur du pays. Avocats, architectes et collectifs se constituent aujourd’hui pour informer la population et dénoncer l’injustice de ces décisions destinées à changer le visage de la Syrie.


    https://www.1538mediterranee.com/14-villes

    #villes #urban_matter #géographie_urbaine #Méditerranée #Syrie #Marseille #Barcelone #Tel-Aviv #Bauhaus #Immeuble_Gaza #Beyrouth #Egypte

    cc @reka



  • Deux #courts-métrages vus sur l’avion de retour du Cambodge... Les deux portants sur la #rénovation_urbaine à #Hong_Kong

    #A_Long_Ride de #Ng_Chun

    Oscar Ng Chun’s film takes a subtler approach to consider a changing Hong Kong, but is no less powerful for it. Here we find Nine – played by stage actor Au-Yeung Chun with few film credits to his name – the sole employee of a laundry set for closure, sent out to return a washed suit and the broken watch it contained to its original owner. He soon discovers that a more difficult task than he would expect, with the owner moved on and local area almost unrecognisable from redevelopment. But amid stores that advertise discounts for Chinese tourists, there are local resident who seek to preserve the areas unique charm. Unable to reunite the suit and watch with their owner, he agrees to look after the watch.

    https://www.easternkicks.com/reviews/fresh-wave-2015-the-long-ride

    #Still_on_the_bridge de #Pako_Leung

    Every day, Cheong, the widowed man sells on the bridge an old school candy snack his wife loved. He stays in the old community, meeting the old neighbors and living on the ordinary life.

    That is a hot year, even Liqiu has already begun. Community reconstruction is Ongoing and becoming faster. The flat Cheong rented has to be sold. Even worst, Cheong receives more warnings when he is selling on the bridge. Facing all these vicissitudes, shall Cheong insist on staying in this place, a place full of memories?


    http://www.naehk.com/2017/en/success/content.php?u=NjE=
    #stree-food #villes #urban_matter
    #géographie_urbaine #film


  • Suisse : Vélos vandalisés, un gros dégât d’image pour PubliBike à Berne Alain Arnaud/oang - 16 Aout 2018 - RTS
    http://www.rts.ch/info/regions/berne/9777953-velos-vandalises-un-gros-degat-d-image-pour-publibike-a-berne.html

    Le vandalisme cause de gros dégâts d’image pour les vélos PubliBike de Berne La Matinale / 1 min. / à 06:00
    La moitié des 700 vélos en libre-service de la ville de Berne ont été vandalisés ou volés le week-end dernier. C’est un coup dur pour la société PubliBike et la polémique enfle dans les médias alémaniques.
    Le délégué vélo de la ville de Berne, qui déplore la vulnérabilité des cadenas de ces vélos en libre-service, estime qu’il s’agit d’un « gros dégât d’image » pour une ville qui se veut capitale de la mobilité douce.

    Mais c’est aussi un dégât d’image pour PubliBike, filiale de CarPostal, alors que bien d’autres fournisseurs convoitent le marché suisse.

    Le directeur de la société, Bruno Rohner, confirme que pratiquement la moitié de la flotte a été vandalisée en l’espace d’un seul week-end. « Nous n’avons pas connaissance d’un tel phénomène dans d’autres villes comme Lausanne ou Morges ou Fribourg », précise-t-il.

    Des cas ont en revanche également été signalés à Zurich. Apparemment, forcer les cadenas de ces vélos en libre-service est un jeu d’enfant et les auteurs des vols se sont passé le mot.

    Problème technique à résoudre
    « Avec notre fournisseur de cadenas, on a pu détecter le point faible », précise Bruno Rohner. « On est en train de tester des solutions, mais pour l’instant c’est encore trop tôt pour dire combien de temps cela va prendre et quelles mesures on va mettre en place. »

    PubliBike annonce qu’il en saura plus vendredi, mais certains estiment qu’il faudra des mois pour résoudre les problèmes. En attendant, les esprits s’échauffent à Berne. Beaucoup reprochent à la Ville d’avoir misé sur un fournisseur unique, pour un programme qu’elle subventionne largement et dont les vélos ne sont pas équipés de puces GPS.

    #Suisse #vélo #mobilité #transport #urbanisme #PubliBike #Globalisation #capitalisme #Transport #vélib #espace_public #free_floating #désordre #villes #smartcity #greenwashing #dégage


  • [Appli] Carto.metro.tramway.funiculaire | F. Jarrier

    Voila un site assez impressionnant vu la précision et le niveau de détail de ces différents réseaux (infrastructures) de transport, portant sur plusieurs villes françaises, quelques unes d’Europe et du monde.

    L’application est accessible ici : http://carto.metro.free.fr/cartes/rer-idf

    #réseau #transport #infrastructure #application #RER #métro #Villes





  • Alors que les #Etats-nations (notamment l’#Italie dans ce cas précis) ferment les portes aux exilés, les #villes semblent aujourd’hui faire preuve de #solidarité.

    Il y a eu l’exemple de #Valence, mais #Barcelone et #Berlin se disent prêtes à accueillir les personnes sauvées par les navires des #ONG en #Méditerranée.

    Ici, des liens sur les #villes-refuge :
    http://seen.li/eh64

    Et ci-dessous, dans le fil de la discussion, des liens plus récents.

    #Etat-nation #villes #urban_matter #migrations #réfugiés #asile

    • Barcelona urges Spain to allow migrant ship to dock

      Barcelona Mayor Ada Colau is calling on Spain’s prime minister to grant the city docking rights to help a Spanish aid boat that rescued 60 migrants in the Mediterranean near Libya.

      The Open Arms boat, run by Spanish aid group Proactiva Open Arms, was the cause of a political row Saturday between Italy and Malta, who both rejected taking in the aid boat’s migrants.

      Mr Colau tweeted that Spanish Prime Minister Pedro Sanchez should “save lives” because Barcelona “doesn’t want to be an accomplice to the policies of death of Matteo Salvini,” referring to Italy’s hard-line interior minister.

      Mr Salvini, head of an anti-migrant party in the Italian coalition government, has vowed that no more humanitarian groups’ rescue boats will dock in Italy.

      The Spanish vessel said it rescued the migrants Saturday — including five women, a nine-year-old child and three teenagers — after it spotted a rubber boat patched with duct tape floating in the sea. All the migrants appeared in good health.

      "Despite the hurdles, we continue to protect the right to life of invisible people,’ said Open Arms.

      Mr Salvini quickly declared that the rescue boat “can forget about arriving in an Italian port” and claimed the boat should go to Malta, the nearest port.

      But Malta swiftly pushed back, with its interior minister contending that the tiny Italian island of Lampedusa, south of Sicily, was closer to the boat.

      Earlier this month, Rome rejected the Aquarius ship carrying 630 migrants, forcing it to eventually dock in Spain.

      “For women and children really fleeing the war the doors are open, for everyone else they are not!” Mr Salvini tweeted.

      https://www.thenational.ae/world/europe/barcelona-urges-spain-to-allow-migrant-ship-to-dock-1.745767
      #villes-refuge

    • Migrants rescue boat allowed to dock in Barcelona

      A Spanish rescue boat which plucked 60 migrants from a patched-up rubber dinghy in the Mediterranean Sea near Libya has been given permission to sail to Barcelona, following another political row between Italy and Malta over where the vessel should dock.

      The boat, Open Arms, run by Spanish aid group Proactiva Open Arms, said it rescued the migrants – including five women, a nine-year-old child and three teenagers – after it spotted a rubber boat patched with duct tape floating in the sea. All the migrants appeared in good health.

      Italy’s right-wing interior minister Matteo Salvini quickly declared that the rescue boat “can forget about arriving in an Italian port”, and claimed it should instead go to Malta, the nearest port.

      Malta swiftly pushed back, with its interior minister contending that the tiny Italian island of Lampedusa, south of Sicily, was closer to the boat.

      http://www.itv.com/news/2018-06-30/migrants-rescue-boat-allowed-to-dock-in-barcelona

    • #Palerme:

      La Commission régionale de l’Urbanisme a rejeté le projet de pré-faisabilité du “#hotspot” à Palerme, confirmant l’avis du Conseil municipal de Palerme. L’avis de la Commission régionale reste technique. Le maire de Palerme a rappelé que « la ville de Palerme et toute sa communauté sont opposés à la création de centres dans lesquels la dignité des personnes est violée (...). Palerme reste une ville qui croit dans les valeurs de l’accueil, de la solidarité et des rencontres entre les peuples et les cultures, les mettant en pratique au quotidien. En cela, notre “non” à l’hotspot n’est pas et ne sera pas seulement un choix technique, mais plutôt un choix relatif à des principes et des valeurs ».
      > Pour en savoir plus (IT) : http://www.palermotoday.it/politica/hotspot-zen-progetto-bocciato-regione.html

      – Leoluca Orlando, le maire de Palerme, continue de défier le gouvernement et les politiques migratoires de Salvini. La nouvelle querelle fait suite à une circulaire envoyée aux préfets et présidents de commissions sur la reconnaissance de la protection internationale. Matteo Salvini souhaite une accélération de l’examen des demandes et un accès plus strict au titre de séjour pour motif(s) humanitaire(s), un des avantages les plus accordés (cette année, ils représentaient 28% des trois titres de séjour prévus par la loi). La circulaire invite les commissions à être plus rigoureuses dans l’examen de la vulnérabilité.
      > Pour en savoir plus (IT) : www.palermotoday.it/politica/migranti-polemica-orlando-salvini-querela.html ?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

      – 8 Juillet, 18h : manifestation citoyenne des oppressé.es à Palerme.
      > Pour en savoir plus (IT), lien vers l’évènement : http://palermo.carpediem.cd/events/7342024-prima-le-oppresse-e-gli-oppressi-at-piazza-giuseppe-verdi

      –-> Reçu via la mailing-list Migreurop

    • Migranti: parte l’offensiva degli amministratori locali contro la deriva xenofoba e razzista del Governo

      Primo firmatario dell’appello «inclusione per una società aperta» Nicola Zingaretti; tra gli aderenti Sala, Pizzarotti e De Magistris.

      Trentatré episodi di aggressioni a sfondo razzista da quando il governo Salvini - Di Maio si è insediato, tre solo nelle ultime ore; porti chiusi e criminalizzazione delle Ong; ruspe sui campi rom e una narrazione costante e diffusa che parla di invasione, sostituzione etnica, pericolo immigrazione: qualcuno ha deciso di non restare in silenzio e mostrare che esiste anche un’Italia che rifiuta tutto questo, rivendica lo stato di diritto e sostiene l’inclusione sociale come valore assoluto.

      Per questo oggi stato lanciato - e ha già raccolto più di 200 adesioni in tutta Italia - il manifesto «Inclusione per una società aperta», ideato e promosso dai consiglieri regionali del Lazio Alessandro Capriccioli, Marta Bonafoni, Paolo Ciani, Mauro Buschini e Daniele Ognibene e rivolto a tutti gli amministratori locali che rifiutino «la retorica dell’invasione e della sostituzione etnica, messa in campo demagogicamente al solo scopo di ottenere consenso elettorale, dagli imprenditori della paura e dell’odio sociale; rifiutino il discorso pubblico di denigrazione e disprezzo del prossimo e l’incitamento all’odio, che nutrono una narrazione della disuguaglianza, giustificano e fanno aumentare episodi di intolleranza ed esplicito razzismo», col fine di costruire «una rete permanente che, dato l’attuale contesto politico, affronti il tema delle migrazioni e dell’accoglienza su scala nazionale a partire dalle esperienze e dalle politiche locali, con l’obiettivo di opporsi fattivamente alla deriva sovranista e xenofoba che sta investendo il nostro paese», come si legge nell’appello diffuso quest’oggi.

      «In Italia viviamo una situazione senza precedenti», ha spiegato Alessandro Capriccioli, capogruppo di +Europa Radicali durante la conferenza stampa di lancio dell’appello insieme ai colleghi Paolo Ciani, Marta Bonaforni e Marietta Tidei. «Attraverso una strategia quasi scientifica è stato imposto un racconto sull’immigrazione che alimenta l’odio e lo sfrutta per ottenere consensi. Questo manifesto si rivolge agli amministratori locali che affrontano sul campo il tema dell’immigrazione con risultati virtuosi che spesso smentiscono quel racconto, ed è uno strumento per formare una rete istituzionale che potrà diventare un interlocutore autorevole e credibile in primo luogo di questo Governo, dettando indicazioni, strategie e proposte».

      Paolo Ciani, capogruppo di Centro Solidale, ha sottolineato come «questa narrazione distorta sta portando a un imbarbarimento della nostra società. Gli episodi di questi giorni rappresentano solo la punta dell’iceberg di un atteggiamento diffuso: sappiamo tutti che esistono degli istinti bassi che appartengono a tutti gli esseri umani e che, se trovano una loro legittimazione nelle istituzioni, diventano un problema». Marietta Tidei, consigliera regionale del Pd ha posto l’attenzione sul fatto che «oggi viene raccontato solo il brutto dell’immigrazione, ma noi siamo qui per dire che c’è anche molto che ha funzionato: il programma Sprar è un esempio virutoso», mentre la capogruppo della Lista Civica Zingaretti Marta Bonafoni ha sottolineato come ciò che conta sia «la quantità e la pronta risposta che stiamo avendo: la distribuzione geografica ci dice che c’è un’altra italia, che con questo appello diventa una rete istituzionale che si pone come interlocutrice del Governo».

      Oltre al Presidente della regione Lazio hanno già sottoscritto l’appello Beppe Sala, sindaco di Milano, Federico Pizzarotti, sindaco di Parma, Luigi De Magistris, sindaco di Napoli e più di 200 tra assessori e consiglieri regionali, sindaci, presidenti di municipi e consiglieri comunali e municipali da ogni parte d’Italia.

      http://www.repubblica.it/solidarieta/immigrazione/2018/08/03/news/migranti_parte_l_offensiva_degli_amministratori_locali_contro_la_deriva_x
      #xénophobie #racisme #anti-racisme

    • Espagne : #Bilbao accueille de plus en plus de migrants

      Dernière étape avant la France ou une autre destination, Bilbao accueille de plus en plus de migrants débarqués sur les plages du sud de l’Espagne. Le Pays basque, connu pour être doté d’un réseau de solidarité citoyenne très développé, prend en charge le sort de ces migrants en transit. C’est le cas de l’association #Ongi_Etorri_regugiak - « Bienvenue réfugié » - qui depuis trois mois aide un groupe de 130 subsahariens livrés à eux-mêmes.

      Dans la cour de récréation, une vingtaine d’Africains jouent au football en attendant l’heure du dîner. C’est dans cette ancienne école primaire du quartier populaire de Santuxtu, transformée en centre social, que sont hébergés ces migrants âgés de plus de 18 ans. Tous ont débarqué en zodiac sur les côtes espagnoles, puis ont été transportés jusqu’à Bilbao dans des bus affrétés par les autorités espagnoles. Mais à leur arrivée, ils sont très vite livrés à eux-mêmes.

      La solidarité d’une centaine de personnes a permis d’aider ces migrants et de prendre la relève des autorités locales comme le souligne Martha, une des volontaires. « On a ouvert ce dispositif entre personnes qui n’ont aucun moyen économique, c’est autofinancé, et on apprend sur le tas un peu de tout, explique-t-elle. Il y a des gens qui restent dormir pour voir si tout se passe bien. On est là pour les accompagner, pour créer aussi le lien avec les gens d’ici, avec la ville. C’est très émouvant de voir comment s’est créée une chaîne de solidarité entre différents quartiers peu à peu, qui ne devrait pas s’arrêter là et on espère qu’elle ne va pas se rompre ».

      Parmi ces migrants, Zacharia, un Camerounais de 29 ans, désigné chef cuisinier. C’est lui qui prépare les repas pour les 130 personnes avec les vivres donnés par les habitants du coin. Il espère l’obtenir l’asile politique, mais il va devoir attendre six mois pour avoir son premier rendez-vous avec les autorités, ce qui le préoccupe.

      Les autorités basques ont promis de se pencher sur le sort de ces migrants, mais d’ordinaire, ils sont très peu à choisir de rester au Pays basque. La plupart décident de continuer leur périple vers le nord de l’Europe avec ou sans aide.

      http://www.infomigrants.net/fr/post/11498/espagne-bilbao-accueille-de-plus-en-plus-de-migrants


  • A Paris, l’association Survie débaptise une station de métro dans le cadre de la campagne « #Faidherbe_doit_tomber »

    Alors que se termine la campagne « Faidherbe doit tomber » menée parallèlement en #France et au #Sénégal à l’occasion du bicentenaire de la naissance de cette figure du colonialisme, l’association Survie a symboliquement rebaptisé ce matin la #station_de_métro #Faidherbe-Chaligny en « Faidherbe Ça suffit ! », en demandant « Qui veut (encore) célébrer le #colonialisme ? ». Cette action symbolique s’inscrit dans le cadre de la campagne collective « Faidherbe doit tomber », qui fait le lien entre l’hommage public à ce serviteur zélé du colonialisme et la façon dont ses idéaux polluent encore notre présent.


    https://survie.org/l-association/mob/article/a-paris-l-association-survie-debaptise-une-station-de-metro-dans-le-cadre-de
    #toponymie #Faidherbe #décoloniser_la_ville #urban_matter #villes #colonisation #post-colonialisme #décolonialisme
    cc @isskein


  • Forced displacement at record high of 68.5 million, UNHCR #Global_Trends report reveals

    UNHCR released its Global Trends report this week to coincide with World Refugee Day, detailing the latest statistics on forced displacement across the world. According to the report, over 68.5 million people are currently displaced from their homes for reasons of conflict, violence and other forms of persecution. This figure represents a record high for the fifth consecutive year.

    In 2017 alone, over 16.2 million people were forcibly displaced, a figure which translates to 44,500 people a day, or one person every two seconds. Over two thirds of the world’s refugees originate from just five countries: Syria, Afghanistan, South Sudan, Myanmar and Somalia.

    The report found that over half of those displaced are children, many of whom are unaccompanied or separated from their parents. In 2017 173,800 children sought asylum on their own, although UNHCR states that this figure is likely an underestimation.

    The report dispels a number of common misconceptions about forced displacement, such as the belief that most of those displaced are hosted in countries in the Global North. UNHCR affirms that in fact the opposite is true, stating that “approximately 85 per cent of all refugees at the end of 2017 were granted protection in countries in developing regions, which included nine of the 10 largest refugee-hosting countries”. Turkey hosts the largest number of refugees, now reaching 3.5 million, while Lebanon hosts the greatest number in proportion to its own population.

    Another misconception the report addresses is the number of cross-border displacements. Almost two thirds of those forced to flee are internally displaced within their own borders. In addition, most of those who do cross a national border settle as close as possible to their home.

    The EU also launched its Annual Report from EASO, the European Asylum Support Office, providing an overview of asylum related policie