• #Domination pour tout le monde !
    https://joellepalmieri.org/2021/11/24/domination-pour-tout-le-monde

    Je suis ravie de retrouver le vendredi 3 décembre 2021 à 19h le cycle de conférences du Cercle des savoirs organisé au Moulin à huiles par la médiathèque de La Roquebrussanne dans le Var. Après le genre en 2019, j’interviens cette année sur la domination. On causera violence, pouvoir, force, puissance, obéissance, appropriation, colonialité…. et on … Lire la suite →

    #Interventions_publiques #Colonialité #Féminisme #Pensée #Racisme #Violences


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  • La tuerie rose bonbon
    https://laviedesidees.fr/La-tuerie-rose-bonbon.html

    La série, qui triomphe partout dans le monde, particulièrement auprès du jeune public, offre une métaphore sur les ravages du #capitalisme et la faillite des illusions démocratiques. Ses modernes jeux du cirque reflètent notre condition, à la fois victimes sacrifiées et consommateurs insatiables.

    #Arts #cinéma #violence #consommation #massacre #Asie #Corée_du_Sud
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20211125_squidgame.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20211125_squidgame.pdf

  • Des soldates auraient été « prostituées », admet le chef de la prison de Gilboa Par Times of Israel Staff 24 novembre 2021
    https://fr.timesofisrael.com/le-chef-de-la-prison-gilboa-semble-admettre-que-des-soldates-aurai

    Des geôlières ont raconté avoir été mises en contact avec des détenus afin d’être reluquées ou agressées en échange de concessions ; l’enquête a été classée et les plaintes enterrées.


    Le commandant de la prison de Gilboa, Freddy Ben Shitrit, arrive pour son témoignage devant le comité d’inspection du gouvernement pour enquêter sur l’évasion des prisonniers de sécurité de la prison de Gilboa, à Modiin, le 24 novembre 2021. (Crédit : Flash90)

    Le commandant de la prison de Gilboa, Freddy Ben Shitrit, a semblé confirmer mercredi des informations rendues publiques en 2018 qui avaient laissé entendre que des soldates qui effectuaient leur service militaire en tant que gardiennes dans la milieu carcéral avaient été « prostituées » et contraintes à avoir des relations sexuelles avec des terroristes palestiniens.

    Plusieurs anciennes gardiennes de la prison ont déclaré avoir été utilisées comme monnaie d’échange avec les détenus et délibérément mises en danger par leurs supérieurs afin d’obtenir des concessions de la part des prisonniers.

    M. Ben Shitrit a déclaré que la prison « faisait du proxénétisme avec les soldates » et « qu’elle remettait des femmes soldats à des terroristes à des fins sexuelles », faisant apparemment référence à une pratique présumée consistant à placer les femmes soldats en contact étroit avec les prisonniers comme des objets sexuels à reluquer, voire à agresser.

    « L’incident de proxénétisme a été un incident massif », a-t-il déclaré.

    Ce drame aurait eu lieu avant l’arrivée de Ben Shitrit à la tête de la prison.

    Ces accusations avaient été rapportées pour la première fois en 2018 par la Vingtième chaîne et fermement démenties par le service pénitentiaire. Une première enquête a été classée en raison d’un manque de preuves, ont rapporté les médias israéliens mercredi soir.

    Ben Shitrit a tenu ces propos alors qu’il témoignait devant un panel du gouvernement concernant les défaillances qui ont permis l’évasion de terroristes palestiniens, au mois de septembre. L’évasion a révélé des défaillances généralisées dans la prison, essentiellement liées à la pénurie de ressources humaines et matérielles.

    L’une des soldates qui a déclaré avoir été agressée sexuellement lors de l’incident a réclamé mercredi la réouverture de l’enquête.

    La soldate, dont le nom n’a pas été révélé, a déclaré à Walla qu’elle et d’autres gardiennes avaient été agressées sexuellement par un terroriste palestinien nommé Muhammad Atallah. Les gardiens ont affirmé que la direction de la prison était au courant de ces abus et les a couverts jusqu’à ce que des reportages médiatiques sur l’affaire les révèlent en juin 2018.


    Un gardien de prison dans une tour de surveillance à la prison de Gilboa, dans le nord d’Israël, le 6 septembre 2021. (Crédit : Flash90)

    Selon ces informations, un agent de renseignement de la prison aurait placé des gardiennes dans le quartier de sécurité de l’établissement à la demande du terroriste.

    La Douzième chaîne a déclaré que trois soldates étaient impliquées dans cette affaire.

    La soldate qui a témoigné a déclaré qu’elle avait reçu l’ordre d’accompagner Atallah dans l’établissement, ce qui lui donnait l’occasion de l’agresser, notamment en lui tripotant les fesses, tandis que ses supérieurs fermaient les yeux.

    En échange, Atallah, une figure puissante parmi les autres prisonniers, assurait la tranquillité de l’établissement pour le personnel de la prison, selon la Douzième chaîne.

    « Ils m’ont envoyée faire des missions que je n’étais pas censée faire pour être un objet sexuel afin d’obtenir des renseignements », a déclaré l’une des victimes présumées à la Douzième chaîne. « L’un des prisonniers de la sécurité a agi comme il le voulait envers moi. Insultes, offenses sexuelles, agressions verbales. Chaque fois que je venais prendre mon service, j’étais déprimée. »

    Elle a dit qu’elle était utilisée « comme un objet, comme une jolie fille, comme une tentatrice. Pour être juste un objet sexuel pour obtenir des informations d’eux ».

    « Mes commandants ne se souciaient pas de ce que je ressentais ou de ce que je vivais », a-t-elle déclaré.


    Une gardienne de prison avoir été utilisée par ses supérieurs comme monnaie d’échange avec les détenus. (Capture d’écran/Douzième chaîne)

    L’officier a reconnu avoir mis des gardiennes avec le prisonnier après que celui-ci a réclamé leur présence spécifique, a rapporté Walla.

    L’officier a été suspendu, mais a depuis réintégré l’administration pénitentiaire.

    L’ancienne soldate qui a demandé une enquête a déclaré : « J’attends du ministère public et de la police qu’ils rouvrent le dossier d’enquête. Ils doivent déposer un acte d’accusation contre l’officier de renseignement qui nous a livrées à des terroristes et contre tous ceux qui étaient au courant et se sont tus, et il y avait beaucoup de gens comme ça dans la prison. Nous nous sommes plaints que le prisonnier nous agressait sexuellement et on nous a dit de ne pas faire de commentaires. »

    L’avocate de la soldate, Galit Smilovitch, a déclaré que les commentaires de Ben Shitrit mercredi confortaient les accusations de sa cliente.

    « Il s’agit essentiellement d’un aveu indiquant que tout était planifié », a-t-elle déclaré. « Le ministère public doit s’occuper du problème à sa racine et ordonner la réouverture du dossier et le dépôt d’actes d’accusation contre toutes les personnes impliquées. »

    L’administration pénitentiaire a déclaré mercredi que les allégations ravivées étaient une tentative de détourner l’attention du témoignage de Ben Shitrit sur la mauvaise gestion de la prison.

    L’affaire a été « instruite sous la direction d’un précédent commissaire et classée par le bureau du procureur de l’État », a déclaré l’administration pénitentiaire dans un communiqué.

    « Si Ben Shitrit a entre les mains de nouvelles informations qui justifient la réouverture de l’enquête, il doit immédiatement les transmettre aux autorités chargées de l’application de la loi. »

    La ministre des Transports, Merav Michaeli, a qualifié les propos de Ben Shitrit de « choquants » et a déclaré que le ministre de la Sécurité intérieure, Omer Barlev, avait formé une commission chargée d’enquêter sur cette affaire.

    « Je suis sûre que tous les manquements et toutes les atrocités qui se sont produits dans la prison ces dernières années seront découverts et rectifiés », a-t-elle déclaré.

    #femmes #israël #Palestine #prison #prisons #soldates #proxénétisme  #prostitution #culture_du_viol #sexisme #exploitation #patriarcat #violence
     #femmes_soldats #objets_sexuels #atrocités

  • Cette critique de la #fait-diversification des médias date de septembre 1906. La rubrique « chiens écrasés » ou les titres putaclics ne datent pas d’hier.
    Il y a tout dans cette Une de « l’#assiette_au_beurre » :
    – la place des #médias dans le colportage de l’#insécurité
    – le #voyeurisme de la foule
    – la satisfaction bien baveuse de la maréchaussée
    Darma-nain apprécierait !
    (trouvé dans « quand le crayon attaque »- Images satiriques et opinion publique en France 1814-1918 - Éditions autrement)

    • La « fait-diversification » c’est aussi beaucoup de violences systémiques, ce sont les violences faites la plus part du temps par les hommes aux femmes et aux enfants qu’on dépolitise alors qu’il s’agit de faits de société. Ce sont aussi souvent des faits de voisinages car les hommes violents s’en prennent aussi souvent à leur voisinage et aussi aux animaux. Le fait que les hommes des classes populaires méprisent les faits divers sert le maintiens dans l’invisibilité de leurs privilèges et domination sur la famille et les femmes de leur quartier.
      C’est aussi souvent utilisé comme outil de controle sociale des femmes. On l’a vu recement avec le retour des injonctions faites aux joggeuses de ne plus courir seules la nuit sous couvert d’un fait divers sans aucune mise en perspective par les journalistes.
      cf https://www.crepegeorgette.com/2021/11/11/le-gendarme-la-coureuse-et-les-bonnes-ames

    • Hello @mad_meg :

      les hommes des classes populaires méprisent les faits divers

      J’ai une impression inverse en matière de classe sociale. Je serai curieux de lire des études :
      – Sur la lecture des faits divers par classe et par genre
      – Sur le mépris des faits divers par classe et par genre (nuance qui doit être plus dur à trouver).

      Tu as des billes là-dessus ?

    • Pour les lectures par genre je te renvoie au tag #féminicide ou #violences_parentales et #violences_conjugales on peu aussi y ajouter les violences sexuelles dans le couple et dans la famille qui ont été politisés par les féministes.
      Ces violences concernent toutes les classes sociales ce qui fait que ca concerne aussi les classes populaires et pour le mépris pour les faits divers le poste auquel je réagit qui souligne l’ancienneté de la problématique et son aspect negatif (chiens écrasés, voyeurisme, colportage d’insecurité...) qui remonte au moins jusqu’à l’assiette au beurre. Peut etre que tu es un bourgeois et que l’assiette au beurre etait un canard bourgeois mais je peu me trompé. J’ai vu souvent un mépris pour les faits divers et je pense que la catégorie « faits divers » est problématique car elle cache la plus part du temps de la violence conjugale et parentale la plus part du temps venant des hommes. Les hommes de toutes les classes ont interets à cette « fait diversification » car elle rend invisible le carracère systémique. Rien que le fait de parler de « chiens écrasés » montre que ces faits concernent des personnes à peine humaines (femmes, enfants, personnes racisées, catégories pauvres de la populations, personnes neuroatypiques...)

    • J’aurais du dire « les dominants méprisent les faits divers » plutot que « les hommes des classes populaires », car c’est une dépolitisation qui leur est profitable à tous. Si j’ai précisé les hommes des classes populaires c’est à cause des critiques et des sources que tu fournis. Il y a aussi une critique élitiste des faits divers, qui consiste à trouvé que s’interessé à ces faits est vulgaire et qu’il n’y a pas de temps à perdre avec les « chiens écrasés ».

  • Exils sans fin - Chantages anti-migratoires le long de la route des Balkans

    Depuis plus de 20 ans, l’UE développe une coopération avec des pays non-membres (dits « tiers ») pour externaliser le contrôle de ses frontières. Identifiés comme des pays de départ puis comme des pays de transit des migrations à destination de l’UE, les pays des Balkans ont été rapidement intégrés au cœur de cette stratégie d’externalisation. Ce, particulièrement depuis la malnommée « crise migratoire » de l’année 2015 lors de laquelle près d’un million de personnes venues principalement du Moyen-Orient ont été compatibilisées le long de la route des Balkans, itinéraire reliant la Grèce à des pays de l’UE situés plus à l’Ouest, et notamment l’Allemagne.

    Prétendant résoudre une crise que l’UE a elle-même engendrée, les politiques migratoires européennes dans la région sont celles de pompiers pyromanes. Zone tampon ou zone de « sécurité migratoire », cela fait plusieurs décennies que la région des Balkans est utilisée par l’UE pour la sous-traitance du contrôle de ses frontières, au détriment tant de la population locale que des personnes exilées. Sommés de s’ériger en gardes-frontières et en véritables « #hotspots » au service de l’UE, les pays des Balkans sont aujourd’hui le théâtre d’une multitude de violations de droits et de #violences exercées à l’encontre des personnes exilées.

    Fruit d’un travail in situ réalisé entre janvier et avril 2021 pour le réseau Migreurop, le présent rapport documente ce processus d’externalisation des frontières européennes dans la région des Balkans. Il s’appuie sur des observations de terrain et plus d’une centaine d’entretiens réalisés avec des personnes exilées, des représentant·e·s d’ONG locales et internationales, des chercheurs et des chercheuses, des militant·e·s, des avocat·e·s, des journalistes, ainsi que des actrices et acteurs institutionnels.

    Le rapport se décompose en trois parties. La première examine la manière dont les dirigeant·e·s européen·ne·s instrumentalisent le processus d’adhésion des pays des Balkans à des fins de contrôle migratoire. La deuxième s’intéresse à la transformation de ces pays en véritables « chiens de garde » des frontières de l’UE, en accordant une attention particulière aux pratiques de #refoulements et aux violences comme outils normalisés de gestion des frontières. La troisième partie documente la mise en place de « l’approche hotspot » dans la région.

    https://migreurop.org/article3069.html
    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #frontières #Balkans #route_des_Balkans #contrôles_frontaliers #zone_tampon #pays_tiers #push-backs #rapport #Migreurop #refoulements #violence

  • L’extrême droite s’attaque à coup de ceinture à la manif #NousToutes
    21 novembre 2021

    https://linsoumission.fr/2021/11/21/lextreme-droite-sattaque-a-la-manifestation-contre-les-violences-faite

    Ce samedi 20 novembre, alors que des milliers de personnes défilaient dans la manifestation contre les violences faites aux femmes à l’initiative du collectif Nous Toutes, un petit groupe fasciste et violent est venu menacer des militantes, armé de barres et de ceintures.

    Dans ce groupe, nous pouvons notamment reconnaître Stanislas d’Elloy, responsable du syndicat étudiant d’extrême-droite La Cocarde Nanterre. Sont également identifiables des membres du service d’ordre du collectif Nemesis, luttant pour un « féminisme identitaire ».

    La lutte contre le patriarcat ira toujours de pair avec celle contre l’extrême-droite !

  • Violences conjugales : 40 % des femmes victimes n’obtiennent pas d’hébergement
    https://www.sudouest.fr/societe/feminisme/violences-conjugales-40-des-femmes-victimes-n-obtiennent-pas-d-hebergement-

    D’après un rapport de la Fondation des femmes, cette situation conduit les victimes de violences conjugales à ne pas quitter leur conjoint violent ou à retourner au domicile conjugal

    Environ 40 % des #femmes victimes de #violences_conjugales ne se voient proposer aucune solution d’hébergement lorsqu’elles veulent fuir leur conjoint, et seules 12 % obtiennent une place adaptée, avec un accompagnement juridique et psychologique, selon un rapport publié jeudi par la Fondation des femmes.

    • Tina Turner, ex-femme battue : à 81 ans, elle reste traumatisée

      Dans un nouveau documentaire, cité par The Daily Mail ce mardi 16 mars, Tina Turner s’est confiée sur les séquelles laissées par les violences conjugales et sexuelles dont elle a été victime durant son premier mariage avec Ike Turner.

      Un traumatisme à vie. Elle est des femmes qui ont survécu au pire, armées de résilience et d’un instinct de survie imparable, mais Tina Turner subit encore les séquelles psychologiques laissées par des années de violences conjugales. Les souvenirs restent vifs et l’illustre chanteuse se revoit subir les coups (et les violences sexuelles) de son premier époux et père de ses deux enfants cadets (son premier fils, Craig, était issu de sa relation avec le saxophoniste Raymond Hill), Ike Turner. « Cette scène revient, vous rêvez, la vraie image est là - c’est comme une malédiction », a-t-elle confié dans le documentaire sobrement intitulé Tina, cité par le tabloïd britannique The Daily Mail ce mardi 16 mars et diffusé sur HBO le 2 mars 2021.

      Seize années de calvaire dont Anna Mae Bullock de son vrai nom a tout dévoilé dans les années 1980, lorsque les médias n’ont pu la dissocier de son ex-mari, malgré leur séparation survenue en 1978. Une revanche sur l’homme qui l’avait tant brisée. « Après tout le succès que j’ai eu, les gens parlaient encore d’Ike et de Tina », s’est rappelée la star de 81 ans. « Je ne voulais pas raconter cette histoire ridiculement embarrassante de ma vie. Mais j’ai senti que c’était une façon de me débarrasser des journalistes. » Tina Turner a fini par trouver un réconfort dans les bras du producteur allemand Erwin Bach mais, là aussi, les blessures n’ont pu être dissimulées. Durant les débuts de leur idylle, celui-ci a remarqué que la chanteuse se comportait tel « un soldat revenant de la guerre. » Une attitude qui peut être expliquée par le diagnostic d’un syndrome de stress post-traumatique, décelé chez des survivantes et survivants de violences conjugales.

      https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/tina-turner-ex-femme-battue-a-81-ans-elle-reste-traumatisee_465108
      #violences_masculines #hétérosexualité

    • c’est en 1957, qu’elle fera la rencontre de Ike Turner, qui la fait monter sur scène et deviendra son mentor, son manager, puis son époux. C’est lui qui transforme la jeune Anna en « Tina », en référence au personnage Sheena, reine de la jungle apparue dans un magazine britannique à la fin des années 30. Tina Turner est née.
      https://www.hbo.com/documentaries/tina
      Tina’s gun

    • Je découvre un championnat sportif qui m’avait jusqu’ici échappé :

      « Il y a une dizaine d’années déjà, il nous avait aidés avec un chèque pour le championnat de France de karting des prêtres », raconte l’abbé Pierre Amar.

    • Vincent Bolloré, le catholique | Enquête de « La Croix » par Héloïse de Neuville et Mikael Corre (12/11/2021)

      Le grand patron est surtout « sincèrement inquiet » pour la France, selon plusieurs sources qui le disent soucieux d’en freiner la déchristianisation. « Pour lui, une certaine vision de l’homme est aujourd’hui menacée », croit savoir Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, qui le voit régulièrement (Vincent Bolloré possède un pied-à-terre à Saint-Tropez).

      (…) Le haut fonctionnaire se serait agacé auprès du grand patron que Pascal Praud et ses chroniqueurs parlent sans cesse des problèmes d’insécurité et d’islamisme à Trappes. Vincent Bolloré aurait alors demandé à son présentateur vedette de calmer le jeu. Et quelques semaines plus tard, la chaîne recontactait la préfecture avec comme projet de mettre en valeur des « initiatives positives » du territoire, si possible chrétiennes, et de retransmettre la messe de Noël. Un projet validé par le diocèse de Versailles.

      Mais Vincent Bolloré ne peut pas tout gérer en direct. Pour le seconder sur certains sujets, il s’est adjoint les services d’un chapelain : l’abbé Gabriel Grimaud. Ce prêtre atypique, ordonné en1977, est d’abord passé par plusieurs paroisses parisiennes avant de devenir aumônier dans l’enseignement scolaire, notamment à la Maison d’éducation de la Légion d’Honneur à Saint-Denis(2000-2021). Réputé bon prêcheur, il cultive la discrétion. Il n’a pas répondu à La Croix L’Hebdo et refuse toute interview, mais laisse courir sa plume sous divers pseudonymes (Défendente Génolini, Alexamenos…) dans plusieurs titres catholiques, dont ceux de Vincent Bolloré.

      (…) Ce goût pour la piété apparaît parfois loin de l’actualité. La liste des dernières émissions d’« En quête d’Esprit » en dit quelque chose. 19 septembre : « Comment sauver les églises de France. » 29 septembre : « Les anges sont-ils de retour ? » Le 10 octobre, cinq jours après la publication du rapport sur la pédocriminalité dans l’Église, l’émission est intégralement consacrée au film Fatima .

      Aucune mention de ce qui secoue alors les catholiques français. « Notre silence est-il un déni ?, s’interroge dix jours plus tard le présentateur Aymeric Pourbaix, dans un édito de France catholique intitulé « Se taire ou parler ? ». Non, bien sûr. (…) Parfois même, le silence est une indication à demeurer prudents. Et il est aussi permis de se poser la question, sans pour autant tomber dans le complotisme : quand toutes les ondes tiennent le même discours, qui leur a appris cet hymne à l’unisson ? Ne peut-il y avoir un chef d’orchestre caché, et à quelles fins ? » Et l’émission de spiritualité, tout à la piété, apporte ainsi, et par omission, sa contribution au combat contre-culturel, anti-« politiquement correct », mené plus largement sur CNews.

    • Et dans l’article du Monde :

      Qui a haussé la voix lorsque, en février 2019, il est intervenu pour annuler un projet pourtant déjà validé : l’achat de Grâce à Dieu, un film de François Ozon inspiré de l’affaire Preynat, ce prêtre reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement des enfants pendant vingt ans ?

    • Éric Zemmour escorté en gare de Marseille

      https://www.bfmtv.com/politique/eric-zemmour-escorte-en-gare-de-marseille-devant-les-huees-de-militants-antif

      Le polémiste d’extrême droite Éric Zemmour, qui doit annoncer sa candidature à la présidentielledans les prochains jours, a subi plusieurs déconvenues lors de sa visite à Marseille. Lors de son retour en gare ce samedi, il a été hué par des militants antifascistes et escorté par les CRS jusqu’au train.

      le charlot du chouan de l’île du Loch’ échoue

  • Dans le monde du cinéma, quatre ans après #metoo, le lent et sinueux chemin vers plus de parité
    https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/11/15/dans-le-monde-du-cinema-quatre-ans-apres-metoo-le-lent-et-sinueux-chemin-ver

    Seuls 25 % des films réalisés en 2020 en France l’ont été par des femmes, selon le Centre national du cinéma et de l’image animée, qui publie le 16 novembre son bilan des mesures instaurées pour plus d’égalité sur les plateaux.

    Les premiers frémissements d’un changement se sont fait sentir au printemps. Le 4 mai, aux Etats-Unis, la réalisatrice Chloé Zhao remporte l’Oscar de la meilleure réalisatrice, pour Nomadland. Deux mois plus tard, Julia Ducournau devient la deuxième femme à décrocher la Palme d’or à Cannes, avec Titane – en 1993, Jane Campion l’avait obtenue ex aequo avec Chen Kaige. Début septembre, la Française Audrey Diwan reçoit le Lion d’or à la Mostra de Venise, pour son film L’Evénement, adaptation du roman d’Annie Ernaux sur l’avortement.

    Quatre ans après #metoo, le cinéma aurait-il amorcé sa mue vers davantage de reconnaissance des femmes ? Alors que le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) devait publier un bilan, le 16 novembre, des mesures prises en faveur de la parité depuis 2019, et dont Le Monde a eu connaissance, les acteurs du secteur évoquent un changement certain de mentalité, autant que des résistances farouches.

    Les chiffres en attestent. Selon le bilan 2020 du CNC publié en juin, seuls 25 % des 190 films réalisés ou coréalisés en 2020, l’étaient par des femmes. En 2017, avant #metoo, ce chiffre s’élevait à 23 %. « En sociologie, tout groupe en dessous des 30 % est considéré comme invisibilisé », rappelle Sandrine Brauer, productrice de cinéma indépendante et cofondatrice du Collectif 50/50, dont l’un des leitmotivs est de « compter les femmes pour qu’elles comptent ». Seule Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, a suivi les recommandations du collectif, en instaurant un quota minimal de 30 % d’œuvres audiovisuelles réalisées par des femmes au sein du service public.

    « Nous n’avons jamais autant parlé d’invisibilisation des femmes, mais les chiffres montrent que la situation stagne quand aucune mesure n’est prise », poursuit la productrice, dont le collectif a notamment lancé « un annuaire en faveur de la diversité et de la parité », qui regroupe plus de 700 professionnels.

    #paywall #metoo #discrimination #invisibilisation #femmes #violences_sexuelles #domination_masculine

  • Hollow Water, Bonnie Dickie, 2000, 48 min
    https://www.nfb.ca/film/hollow_water

    This documentary profiles the tiny Ojibway community of Hollow Water on the shores of Lake Winnipeg as they deal with an epidemic of sexual abuse in their midst. The offenders have left a legacy of denial and pain, addiction and suicide. The Manitoba justice system was unsuccessful in ending the cycle of abuse, so the community of Hollow Water took matters into their own hands. The offenders were brought home to face justice in a community healing and sentencing circle. Based on traditional practices, this unique model of justice reunites families and heals both victims and offenders. The film is a powerful tribute to one community’s ability to heal and create change.

    Une présentation du film : LA JUSTICE TRANSFORMATRICE EN ACTION : ABUS SEXUELS À HOLLOW WATER
    https://www.hacking-social.com/2021/02/01/jr6-la-justice-transformatrice-en-action-abus-sexuels-a-hollow-water

    Voici un processus de JR et de JT (#Justice_Restauratrice / #Justice_Transformatrice) à « demi » institutionnalisé, qui vise et amène à une transformation communautaire : au Canada, dans une communauté Ojibway à Hollow Water d’environ 450 personnes (une réserve amérindienne), des membres de celle-ci ont commencé à vouloir mettre fin à un cycle de violence qui paraissait sans fin : dans un contexte marqué par les drogues et l’alcoolisme, la violence et les abus sexuels étaient partout, même si personne ne parlait ouvertement de l’aspect sexuel. Certains se sont d’abord eux-mêmes soignés à l’extérieur de la communauté (contre l’alcoolisme notamment), ont pris conscience des problèmes ayant lieu à l’intérieur de celle-ci , et ont voulu faire quelque chose.

    Dans une optique d’aide aux #victimes et de sensibilisation sociale (notamment via des ateliers dans les écoles), ils ont d’abord interrogé les enfants : le constat était cauchemardesque. Lors d’un atelier, il y a eu 60 divulgations d’abus sexuel. Les 2/3 de la communauté avaient subi des abus sexuels par des membres de leur famille, et il y avait une loi du silence intense qui cachait cela. La #justice de Manitoba semblait ne pas réussir à arrêter ce cercle vicieux de violence ; la #prison semblait n’avoir aucun effet selon les habitants :

    « On ne voit pas ça comme une punition [la prison], car ils vont dedans et rien ne s’y passe, ils deviennent juste de plus en plus en colère puis ils reviennent dans la communauté et font la même chose encore, donc le cycle continue »

    « On ne pouvait pas travailler juste avec les victimes, parce que les offenseurs étaient le cœur du problème. Et travailler seul avec les victimes, comme c’est fait dans la société, et ne pas travailler avec les offenseurs, ce n’est que régler la moitié du problème. Cela nous a aidé d’avoir une vision globale, de ne pas se centrer uniquement sur les individus, mais aussi de travailler avec les familles des deux »

    « Tout le monde vit dans la communauté, il n’y a pas moyen de mettre l’offenseur dehors, on a à vivre avec »

    « Ce qui a changé mon déni était le groupe des hommes, ils m’ont mis dedans, j’étais assis avec d’autres offenseurs et c’est le jour où j’ai compris que je n’étais pas seul ».

    #film #documentaire #agressions #violences_sexuelles #inceste #communauté #justice_communautaire

  • Franck Lavier, acquitté d’Outreau, renvoyé devant les assises pour le viol de sa fille
    https://www.lefigaro.fr/faits-divers/franck-lavier-acquitte-d-outreau-renvoye-devant-les-assises-pour-le-viol-de

    Aujourd’hui âgé de 43 ans, il est accusé de « viols et agressions sexuelles » sur l’une de ses filles, âgée entre 15 et 16 ans au moment des faits.

    Franck Lavier, l’un des acquittés de l’affaire d’Outreau, est renvoyé devant les assises du Pas-de-Calais pour des faits de « viols et agressions sexuelles » sur l’une de ses filles, alors âgée entre 15 et 16 ans, a-t-on appris vendredi 12 novembre auprès du procureur. « Je vous confirme la décision de renvoi devant la cour d’assises de Franck Lavier pour des faits de viols et d’agressions sexuelles », a déclaré à l’AFP le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer Guirec Le Bras, confirmant une information du Parisien, sans plus de précisions.

    L’affaire avait débuté en 2016 avec un signalement de l’Éducation nationale adressé au parquet, « faisant état de révélations d’agressions sexuelles sur la jeune C., âgée de 16 ans », d’après les déclarations du parquet à l’époque. Selon une source proche du dossier, le parquet a finalement requis dans cette affaire, en juillet dernier, le renvoi de Franck Lavier devant le tribunal correctionnel pour des faits d’agressions sexuelles, commis entre septembre 2015 et mai 2016.

    Franck Lavier a de son côté toujours contesté toute agression à l’encontre de sa fille. Aujourd’hui âgé de 43 ans, Franck Lavier faisait partie avec sa femme Sandrine des accusés d’Outreau. Il avait été acquitté par la cour d’appel de Paris en 2005, après avoir été condamné en 2004 à six ans de prison pour le viol de sa belle-fille et des agressions sexuelles sur quatre enfants, par la cour d’assises de Saint-Omer (Pas-de-Calais).

    #inceste #outreau #violences_sexuelles

  • Chronique judiciaire. Alexandra Richard humiliée, niée et condamnée : un procès sous le signe de la toute-puissance masculine et du déni de la parole des femmes

    La justice refuse une nouvelle fois la légitime défense à une femme victime de violences conjugales. Retour sur un procès honteux, théâtre d’humiliations et de dénigrements, qui culpabilise et revictimise les victimes .

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/11/09/chronique-judiciaire-alexandra-richard-humiliee-niee-et

    #féminisme #justice #violence

  • Violences sexuelles : huit femmes accusent PPDA – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/droits-des-femmes/violences-sexuelles-huit-femmes-accusent-ppda-20211108_ABJ4KZEJWRB5NNSE2H
    https://www.liberation.fr/resizer/oUaAsLdJ3_eHPW8ZAEOfwFvat3k=/1200x630/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/VRW6HQSYJNHZXHA7LEQ7WJYPHA.jpg

    Viols, agressions, harcèlement sexuel... Après le classement sans suite de l’enquête préliminaire visant Patrick Poivre d’Arvor, elles ont accepté de témoigner dans « Libération ». Leurs récits et les procès-verbaux que nous avons pu consulter esquissent un mode opératoire rodé et un sentiment de totale impunité.

    #paywall

  • Abus sexuels dans l’église : la justice française au pied du mur

    L’Église de France a couvert un crime massif, mais quid de la justice qui se trouve placée au pied d’un mur – celui de la prescription ? Sous le choc du rapport Sauvé, le ministre de la Justice a demandé aux procureurs d’ouvrir des enquêtes même si les faits sont prescrits. D’autres solutions, plus innovantes, sont déjà à l’étude.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/11/07/abus-sexuels-dans-leglise-la-justice-francaise-au-pied-

    #droit #eglise #violence

  • STOP aux violences sexistes et sexuelles !

    Communiqué CGT, FSU, Solidaires.

    En cette journée internationale de luttes contre les violences faites aux femmes, la CGT, FSU, Solidaires réaffirment leur soutien et leur solidarité à toutes les femmes et tous les peuples qui combattent les régimes autoritaires, réactionnaires et libéraux visant à toujours limiter les droits des femmes et organiser leur domination. Nos syndicats condamnent avec la plus grande fermeté les inactions des gouvernements contre ce fléau et le recours toujours impuni aux viols de femmes et de filles toujours utilisés comme arme de guerre dans les zones de conflit. Elles rappellent que l’accès à l’éducation, à la santé, à l’alimentation, au logement, au travail… sont des leviers incontournables d’émancipation.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/11/05/stop-aux-violences-sexistes-et-sexuelles

    #féminisme #violence

  • Jusqu’à ce que la vie vaille la peine d’être vécue

    Il est nécessaire d’analyser à chaque fois les contextes historiques et socio-politiques des rapports sociaux, des violences exercées par le groupe social et par des hommes en particulier sur le groupe social des femmes et sur des femmes en particulier. Les violences de genre et les résistances sont inscrites dans des environnements qu’il convient de décrypter, « saisir les mécanismes qui tout à la fois produisent, articulent et occultent la violence » (Aurélie Leroy). Pour autant, si ces violences peuvent être des violations des droits humains de groupes ou communautés, elles sont – et il ne faut l’oublier – en premier lieu une violation des droits des êtres humains femmes.

    Note sur : Alternatives sud : Violences de genre et résistances

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/11/02/jusqua-ce-que-la-vie-vaille-la-peine-detre-vecue

    #féminisme #violence

  • Rwandan ‘#peace_camps’, persecution and the struggle to be believed

    S is a Hutu-Tutsi girl who, like many young Rwandans was called to go to the #Ingando camps. Described by the Rwandan government as “programmes for peace education” for Rwandan youth and as aiming to be a form of “education for good governance”, the idea of the Ingando camps seems in line with the stance that Rwanda has taken on grassroots, community led transitional justice. However, despite this description, there is strong evidence that Ingando camps are highly militarized. S, being of mixed descent was ascribed Tutsi identity by her community, yet still found herself in a position of inbetweenness. Upon arrival at the Ingando camp she was subject to high levels of #violence, #discrimination, and repeated abuse, experiencing sexual harassment and multiple episodes of rape. She found herself pregnant twice by the same aggressor and was forced to abort the first of her children. Rejected by her family, unheard by her school principal and afraid to denounce the facts to the police, she fled to Cameroon in 2006, where she later married a Rwandan refugee of Hutu origin – causing her further marginalisation and rejection by her family.

    When the weighted words, “peace education” are used to describe a programme of transitional justice, assumptions are formed in the mind. Hailed by local and international media as a progressive and locally based method of dealing with the atrocities, grief and suffering left behind by genocide, the Ingando programme fits into a story of long awaited good following a gruelling period of tragedy. Despite the lifetime of persecution faced by S, when she applied for asylum in Europe the authorities were not immediately convinced of her need for protection.

    After the initial rejection, S’s legal representative came to Asylos requesting information on the reality of the Ingando camps and for information to substantiate her claim. Using a variety of research techniques for data collection, such as academic sources and (social) media analysis, Asylos’ researchers were able to uncover and highlight the highly politicised nature of the Ingando programme as well as the sometimes violent and abusive behavior of the authorities involved in the camp. The research meant the context of S’s story, with all its nuances and the power dynamics involved could be more clearly seen, thus adding a layer of credibility to a complicated story. After a long and difficult struggle, S was granted asylum in France. It is because of the hard work and dedication of Asylos’ volunteers and the legal representative, that stories such as S’s, are given a chance at equal access to justice based on proof and not upon prejudice.

    https://www.asylos.eu/blog/asylum-stories-rwandan-peace-camps?omhide=true

    #Rwanda #viols #harcèlement #harcèlement_sexuel #paix #rééducation #FPR #Front_patriotique_rwandais
    #COI #asile #réfugiés #réfugiés_rwandais

  • Allocution de la philosophe Kathleen Stock à Brighton

    La philosophe britannique Kathleen Stock s’est adressée il y a quelques jours à un auditoire réuni à Brighton par l’organisation féministe A Woman’s Place UK pour discuter des droits des femmes et des transfemmes. Elle nous a accordé la permission de traduire et afficher les Notes préparatoires à ses propos, qualifiés d’inacceptables par un lobby qui a cherché à empêcher par des pressions et du piquetage la tenue de cette conférence. Jugez-en, et veuillez diffuser ce texte dans votre réseau si vous en aimez la qualité.

    La vidéo de cette conférence est maintenant en ligne : https://www.youtube.com/watch?time_continue=29&v=bg4_E6Y4POc

    On trouvera plus bas une entrevue de Mme Stock accordée à un journal local.

    Bonjour à toutes et à tous.

    Je suis universitaire à l’Université du Sussex, au département de philosophie.

    L’un de nos domaines est celui de la philosophie politique, le fait de discuter de ce qui est juste ou injuste dans les conventions sociales et politiques, y compris les lois. Avoir des opinions, mais aussi soutenir ces opinions avec des arguments rationnels.

    Au cours des derniers mois, j’ai décidé de faire un peu de philosophie politique publique. J’ai commencé à écrire sur les problèmes que posent des changements proposés à la Loi sur la reconnaissance de l’identité sexuelle, et sur leur interaction avec la Loi sur les égalités.

    J’ai affiché une série d’essais sur la plate-forme Medium, qui se trouve facilement en cherchant mon nom et le mot « Medium », ou en cliquant sur le tweet épinglé en haut de mon fil Twitter. J’ai aussi écrit un certain nombre de textes pour le journal The Economist, qui sont aussi épinglés sur mes pages Internet.

    J’énonce clairement dans mes écrits que j’appuie entièrement les droits des personnes trans à vivre sans subir de violence, de discrimination ou de haine.

    Je tiens également à faire la distinction entre les transactivistes et les personnes transgenres.

    Par « transactivistes », je désigne des organisations comme Stonewall, Gendered Intelligence, etc., qui sont socialement très visibles, politiquement puissantes et ont beaucoup d’argent. Elles ont un message politique central, assez simpliste. Elles promeuvent agressivement le mantra « les transfemmes sont des femmes », qui signifie apparemment pour elles « littéralement des femmes, dans tous les sens possibles », et elles sont partisanes du critère d’auto-identification. Il est important de noter que ce ne sont pas toutes les personnes trans qui sont d’accord avec ces organisations ou considèrent qu’elles parlent en leur nom.

    Un des thèmes de mes écrits concerne les conflits d’intérêts possibles entre deux groupes, dans une société qui est déjà sexiste :

    d’une part, les femmes biologiques, en tant que catégorie de personnes

    de l’autre, les transfemmes auto-identifiées.

    Des conflits d’intérêts se produisent entre des groupes lorsqu’on accorde à un groupe quelque chose qui enlèverait quelque chose d’important à un autre. De tels conflits sont une caractéristique standard de la vie sociale et politique : pour prendre un autre exemple familier, les groupes religieux d’une société peuvent être en conflit d’intérêts avec des groupes laïques.

    Les transactivistes voudraient vous amener à croire qu’il n’y a pas de conséquences importantes ou de conflits d’intérêts pour les femmes biologiques si les transfemmes auto-identifiées sont acceptées comme des femmes au sens propre dans tous les contextes possibles. Je ne crois pas que ce soit vrai.

    Je pense qu’il existe certaines autorisations, protections et ressources qui, si elles sont accordées aux transfemmes sur une simple autodéclaration, enlèvent quelque chose aux femmes biologiques ; et, en raison du sexisme, elles enlèvent en fait des choses qui sont DÉJÀ déficientes.

    Par exemple :

    – Prenons la sécurité des femmes concernant la violence sexuelle (qui est déjà déficiente) ; si les espaces non mixtes réservés aux femmes, des endroits où elles se déshabillent ou dorment, se trouvent à être réduits ou même supprimés, cela risque de réduire la sécurité des femmes biologiques, qui ont besoin de ces espaces pour protéger leur sécurité et leur intimité.

    – Ou prenons la représentation politique des femmes (encore une fois déjà déficiente) : si les listes restreintes réservées aux femmes pour des postes de députés sont ouvertes aux transfemmes, comme elles l’ont été au Parti travailliste, alors cela réduit les possibilités déjà limitées de représentation politique des femmes.

    On peut faire le même type d’observations au sujet du sport féminin ou de la représentation féminine dans les médias.

    Si les ressources dans un domaine particulier souffrent déjà de lacunes, en raison d’une société sexiste, leur ouverture aux transfemmes les rendent encore plus limitées.

    Si les transfemmes sont littéralement des femmes, non seulement au plan juridique, mais de toutes les autres façons – et plus encore, s’il suffit de s’auto-identifier pour devenir des femmes au sens propre – alors cela ne fait rien de moins que forcer la société à une refonte complète de la catégorie des femmes ; et cela a pour les femmes biologiques toutes sortes d’effets matériels, qui nécessitent une analyse attentive.

    Alors voilà le genre de choses à propos desquelles j’écris. Mais ce dont je veux surtout parler ce soir, c’est d’un problème qui explique en partie pourquoi les choses que je viens de décrire échappent à une discussion conséquente.

    Il s’agit du silence relatif des universitaires qui voudraient critiquer les récits mis en avant par les transactivistes.

    Pour vous donner une idée de la façon dont ce silence a lieu, je vais vous parler brièvement des réactions suscitées par mon travail : gardez à l’esprit que j’ai seulement commencé à écrire à ce sujet il y a 10 semaines. Ces réactions ont pris diverses formes.

    Une d’entre elles consiste en des réactions publiques colériques et agressives de la part de collègues universitaires ; par exemple :

    On m’accuse de causer du tort et même des violences aux trans par mes écrits, malgré que je réaffirme constamment le droit de toutes les personnes trans à vivre sans subir de violence et de discrimination.

    On me dit que j’essaie de susciter une « panique morale » à propos des transfemmes, même si je répète constamment que je ne crois PAS qu’il s’agit d’un groupe particulièrement dangereux ; je rappelle simplement que ces personnes sont de sexe masculin, et que les hommes biologiques ont en général des comportements violents envers les femmes.

    On me dit que je « débats de l’existence même des personnes transgenres ». Ce n’est pas du tout ce que je fais. Je discute d’un changement proposé à la loi pour faciliter l’obtention d’un certificat de reconnaissance d’identité sexuelle. Je ne sous-entends pas qu’il faille se débarrasser complètement de la loi existante.

    On me reproche de ne pas être « gentille » ou « inclusive » (il s’agit, bien sûr, de stéréotypes sexistes, et les gens me font ces critiques parce qu’ils supposent que je suis la femme aimable qui culpabilisera de ne pas être considérée comme gentille).

    On me dit que je joue à « des jeux intellectuels » avec la vie des gens. (Croyez-moi : je ne suis pas le genre de personne qui affronterait toute cette hostilité pour m’amuser. Je ne suis pas une psychopathe ! Je fais cela parce que je crois que c’est très important.)

    Alors voilà le genre de réactions auxquelles j’ai eu droit. Cela dit, la critique des positions de chacun est absolument normale pour les philosophes. Mais ces réactions ne ressemblent pas à la critique universitaire normale. Elles portent surtout sur ma personnalité ou les motivations qu’on me prête ; on ne s’adresse pas vraiment à mes arguments de base ou aux conflits d’intérêts dont je parle.

    Plus récemment, il y a eu aussi des protestations publiques à mon sujet, par exemple sur le site Web de l’association étudiante, sur mon campus et dans la presse locale.

    Je crois déceler dans tout cela certains objectifs communs :

    1) m’humilier publiquement.

    2) m’isoler socialement d’autres partisans de mes thèses.

    Le but ultime est, bien sûr, de me convaincre de me taire.

    En d’autres termes, si je généralise à partir de mon cas, l’humiliation sociale me semble être l’une des armes les plus puissantes utilisées pour bâillonner en général les universitaires qui essaient d’apporter une contribution critique sur cet enjeu.

    Je crois en particulier que ce genre de réaction vise délibérément les femmes, comme moi, car on tient pour acquis que nous avons été socialisées d’une manière qui nous rend particulièrement enclines à ressentir de la honte. Les gens qui veulent que les femmes cessent de parler se servent de l’humiliation comme arme pour y parvenir. Je vois des hommes soulever certains arguments comme moi, mais ne rien subir d’équivalent comme réaction.

    En tout cas, je suis heureuse de dire que cela n’a pas fonctionné : je ne ressens aucune honte de ce que j’ai écrit. Je crois qu’il s’agit de propos justes et importants. Et je suis absolument convaincue que je devrais avoir le droit de dire ces choses sans subir d’attaques personnelles et de harcèlement.

    Cependant, je tiens à poser une question : quelles sont les conséquences matérielles de ce type d’environnement pour les universitaires, de façon plus générale ? Eh bien, une de ces conséquences est que ces personnes ne se sentent à l’aise de parler qu’en privé, ou parfois de façon anonyme. Si elles en parlent sur Internet, ce sera parfois sous un pseudonyme. Mais plus souvent, elles garderont le silence. Depuis que j’ai commencé tout cela, j’ai littéralement arrêté de compter les courriels que j’ai reçus de collègues qui m’assurent de leur sympathie, mais n’osent pas exprimer leurs idées publiquement.

    Donc : parce que la plupart de mes collègues gardent le silence, je vais maintenant énumérer quelques domaines de recherche où la discussion, l’analyse et l’observation semblent manquer actuellement ; ce qui a un grave impact sur l’état du débat public à propos du sexe et du genre.

    En premier lieu : le droit.

    De la part des juristes, nous avons besoin, entre autres, d’une discussion publique sur l’interaction ambiguë de la Loi sur les égalités avec la Loi sur la reconnaissance de l’identité sexuelle. Mais plus fondamentalement, nous avons besoin d’une clarification publique du fait que le droit ne peut pas changer la biologie. Vous pouvez, bien sûr, changer légalement de sexe avec un certificat de reconnaissance d’identité sexuelle, mais les législateurs n’ont jamais eu l’intention de se prononcer par là sur la biologie ou, d’ailleurs, sur la nature de la féminité non plus. À mon sens, c’est ce qu’on appelle une « fiction juridique » et c’est un terme technique : c’est-à-dire que l’intention de cette loi était que les transfemmes soient traitées comme les personnes de leur sexe de préférence pour certaines fins juridiques définies. Mais cela est complètement différent du nouveau mantra selon lequel « les transfemmes sont des femmes » dans tous les contextes possibles.

    Parlons ensuite du domaine de la médecine et de la biologie.

    Désormais, certaines personnes croient apparement que les transfemmes peuvent être biologiquement des femmes, du fait de prendre des hormones. En fait, être biologiquement de sexe féminin implique d’avoir des chromosomes XX, ainsi que la totalité ou une partie d’un ensemble de caractéristiques sexuelles primaires. C’est un peu plus complexe chez les personnes qui sont nées intersexuées, mais cette exception n’est aucunement pertinente pour quiconque est né de sexe biologique masculin et commence, plus tard, à prendre des hormones. Si les universitaires n’en arrivent pas à rappeler ce fait plus clairement, le public deviendra de plus en plus confus. Nous perdrons une puissante explication de l’oppression des femmes basée sur le sexe ; nous perdrons également la capacité de parler de la santé et de la reproduction des femmes, et de bien d’autres choses encore. Par exemple, j’ai vu l’autre jour un message sur Internet selon lequel les transfemmes pouvaient avoir des règles. Et ce message affichait plus de 1000 « J’aime ».

    Parlons maintenant de l’histoire.

    Les transactivistes ont tendance à réécrire les récits d’histoire, pour y déceler ce qu’ils appellent des personnes trans (leur priorité), alors même qu’on peut soutenir que ce concept « trans » n’a vraiment émergé que dans les années 1990. Cette année, par exemple, j’ai dû voir des centaines de fois l’affirmation qu’une « transfemme », Marsha P Johnson, avait « lancé » l’émeute de Stonewall en 1969 à New York. (Ce soulèvement a contribué à catalyser l’activisme entourant les droits des homosexuels.) Mais cette affirmation au sujet de Marsha Johnson apparaît inexacte à deux égards :

    a) de son propre aveu, Johnson n’est arrivé sur place qu’après le début de l’émeute ; en fait, ce soulèvement a été amorcé par une lesbienne butch, Stormé Delaverie, même si on mentionne rarement son nom.

    Et, fait tout aussi important :

    b) Marsha s’identifiait comme homme gay et drag queen.

    J’aurais pensé que des historiens ayant un souci de vérité voudraient s’atteler à ce problème.

    Passons maintenant à la psychologie :

    Dans les discussions sur les espaces non mixtes, on voit souvent des statistiques sur la vie des transfemmes utilisées pour justifier politiquement l’idée que celles-ci devraient avoir accès aux espaces réservés aux femmes. On utilise par exemple à cette fin des chiffres sur les taux de violence contre les personnes trans, les crimes haineux, les tentatives de suicide, etc.

    La plupart des statistiques citées proviennent de sondages téléphoniques ou par Internet commandés par des organisations comme Stonewall. Les résultats sont ensuite interprétés dans les communiqués de presse de cette organisation et utilisés sans réserve pour étoffer des reportages ; ils sont même cités par des membres du gouvernement pour décider des politiques. J’aimerais voir un examen critique de ces statistiques et, idéalement, des études universitaires qui ne soient pas financées par des organismes communautaires ayant un intérêt direct dans leurs résultats (de la même manière que le risque de partialité est discuté ouvertement en ce qui concerne les essais de médicaments financés par des sociétés pharmaceutiques). Nous devons nous renseigner sur la vie des personnes trans, tout comme nous devons nous renseigner sur la vie des femmes, et nous avons besoin d’universitaires pour faire correctement ces observations et ces analyses.

    Je vais terminer en parlant de mon propre domaine, la philosophie. Elle traite des distinctions conceptuelles et des analyses précises. Ce serait d’une grande aide pour la conversation publique si les philosophes pouvaient parler plus librement, en abordant toutes les perspectives, plutôt que de s’en tenir à une seule. En voici juste quelques exemples.

    La philosophie peut nous aider à comprendre une distinction entre i) un droit fondamental des personnes et ii) un moyen de réaliser ce droit. De sorte que, pénétrer dans un espace créé pour protéger des femmes n’est pas un droit fondamental pour une transfemme. Mais c’est un droit fondamental pour les transfemmes de ne pas subir de violence. La revendication d’accès aux espaces réservés aux femmes est une proposition de solution pour réaliser le droit de ne pas subir de violence, mais ce n’est pas la seule façon d’y arriver.

    La philosophie peut aussi nous aider à comprendre la différence entre ce que l’on appelle « mégenrer délibérément » une personne trans (c-à-d. la désigner comme un homme), d’une manière insultante, et parler de la réalité biologique et politique des femmes. Il faut qu’il existe un contexte dans lequel il est permis de parler des femmes, en tant que telles, sans que cela constitue une insulte pour d’autres personnes. Si on nous prive de mots pour décrire les différences entre les femmes et les transfemmes, alors nous ne pouvons plus nommer nos propres corps, nos vécus et notre oppression.

    La philosophie peut aussi nous aider à examiner ce qu’est une « lesbienne ». La catégorie des lesbiennes peut-elle inclure une transfemme préopératoire, dotée d’un pénis, qui est exclusivement attirée par des femmes ? Les transactivistes répondent oui ; beaucoup de lesbiennes, y compris moi-même, répondons non – pas parce que nous sommes mesquines, mais parce que nous avons besoin d’une catégorie pour l’orientation homosexuelle entre femmes (l’attraction du même sexe). Cette catégorie a une fonction politique et conceptuelle. Si nous la rejetions, nous devrions simplement la réinventer à nouveau.

    Voilà donc quelques-unes des questions d’ordre universitaire qui doivent être abordées dans ce débat.

    Pourquoi faut-il que les universitaires possédant des compétences s’expriment dans ces domaines ? Je peux penser à trois raisons, et je vais terminer avec elles.

    La première, au risque d’être barbante, c’est que les faits sont importants et devraient compter avant tout pour les universitaires. La vérité compte. Si la plupart des universitaires qui ont des compétences se voient réduire au silence, ou se l’imposent, nous nous retrouvons avec un récit unilatéral, sans parler d’affirmations et de théories débridées, inexactes et confuses, parce que presque personne n’est là pour les corriger. Cette situation nuit déjà aux femmes et risque même de porter éventuellement préjudice aux personnes trans. Beaucoup de trans s’inquiètent en effet de la tendance du discours dominant. Ils et elles craignent que tout cela ne se termine par une réaction violente à leur encontre.

    La deuxième raison pour laquelle les universitaires doivent s’exprimer, c’est que nous devons donner l’exemple. Beaucoup de jeunes aujourd’hui – pas seulement des universitaires, mais aussi des enfants et des adolescent-e-s – fréquentent Internet. Et plusieurs éprouvent une impression d’étouffement, et même de crainte, quant à ce qu’elles et ils peuvent dire ou ne pas dire à propos des enjeux politiques et éthiques. Ces jeunes ont leurs propres opinions et leurs réflexions personnelles, mais ressentent une répression et ont peur de dire la mauvaise chose ; ils et elles sont encore plus sensibles à la culpabilisation sociale que les adultes. On voit se développer des phénomènes de comportement grégaire et de pensée unique. Si les universitaires ne font pas de leur mieux pour montrer au monde ce que peut être une discussion mesurée et nuancée sur le sexe et le genre, et comment gérer calmement les désaccords, nous échouons à nos responsabilités envers ces jeunes.

    La dernière raison pour laquelle les universitaires ont besoin de s’exprimer est que, sans exagération aucune, ce climat de peur permet à des tendances fascistes de croître socialement. Le traitement que subit A Woman’s Place UK jusqu’à maintenant – le harcèlement des salles qu’elle loue et de ses sites de billetterie, la menace d’une bombe, les menaces proférées sur les médias sociaux, les manifestations parfois violentes (et même le piratage de mon compte de messagerie aujourd’hui !) – ne devraient pas se produire dans une société libre et démocratique. Des femmes qui se réunissent pour discuter de la loi et de la façon dont elle les affecte sont délibérément intimidées. Les universitaires sont censés être un élément clé de la société civile, dans un pays soi-disant démocratique, et franchement, il est temps qu’ils et elles se montrent à la hauteur de ce rôle.

    Version originale : https://medium.com/@kathleenstock/notes-for-my-talk-to-a-womans-place-uk-brighton-17th-july-2018-f1b607414119

    #censure #harcelement #violences_masculines #silenciation #invisibilisation #transactivisme

  • Le CHU de Saint-Étienne réintègre des agents hospitaliers non vaccinés contre le Covid-19
    https://www.francebleu.fr/infos/societe/le-chu-de-saint-etienne-reintegre-des-agents-hospitaliers-non-vaccines-co

    C’est une victoire pour les trois agents suspendus des hôpitaux de Roanne et de Saint-Étienne. Non vaccinés contre le Covid-19, ils avaient contesté en référé leur suspension devant le tribunal administratif de Lyon. Et dans sa décision rendue vendredi 22 octobre, le tribunal leur a donné raison, en invalidant leur suspension, notamment parce que ces agents travaillent dans les cuisines des deux hôpitaux. 

    Le CHU « prend acte » de la décision du tribunal administratif
    Si dans un premier temps le CHU de Saint-Étienne avait déclaré appliquer la loi sur l’obligation vaccinale des soignants en refusant de réintégrer les agents, l’établissement a finalement fait marche arrière. Dans un communiqué publié ce jeudi, le CHU et le CH de Roanne déclarent prendre « acte des ordonnances prises par le juge des référés du TA de Lyon. Ces ordonnances suspendent la décision de suspension prise pour trois agents hospitaliers ne satisfaisant pas à l’obligation vaccinale posée par la loi du 5 août 2021. » Les deux établissements précisent qu’ils se sont pourvus en cassation.

    Les trois soignants vont donc pouvoir retourner au travail, même si les conditions sont encore à préciser. C’est une victoire selon leur avocat Thomas Bénagès, et cela crée surtout un précédent, « pour ceux qui ne travaillent pas au contact des malades ou du public et qui auraient la possibilité d’être reclassés. » C’est ce que souhaite au moins une trentaine d’agents et pompiers non vaccinés défendus par Thomas Bénagès. Ils sont actuellement en attente d’une autre décision du tribunal administratif, cette fois sur le fond.

    #Tribunal #Justice #Hôpital #CHU #coronavirus #covid-19 #pandémie #santé #violence #emmanuel_macron #covid #crise_sanitaire #macron #vaccin #Saint-Étienne

  • Industrie pornographique : quatre acteurs mis en examen pour viol, dont trois écroués
    https://www.lavoixdunord.fr/1091202/article/2021-10-28/industrie-pornographique-quatre-acteurs-mis-en-examen-pour-viol-dont-tr

    Ce serait la première fois que des acteurs sont poursuivis pour viol dans les investigations visant l’industrie pornographique, en France. Une cinquantaine de victimes auraient été identifiées, selon la source proche du dossier.

    Quatre acteurs ont été mis en examen le 22 octobre pour viol, dont trois incarcérés, dans l’enquête à Paris sur la plateforme de vidéos pornographiques « French Bukkake », ont fait savoir ce jeudi une judiciaire et proche du dossier, confirmant une information de BFMTV.

    Ce serait la première fois que des acteurs sont poursuivis pour viol dans les investigations visant l’industrie pornographique, en France, selon la source proche du dossier. Une cinquantaine de victimes auraient été identifiées, selon la source proche du dossier.
    La plateforme « French Bukkake ».

    « Quatre personnes ont été présentées le 22 octobre au juge d’instruction en charge de l’affaire et ont été mises en examen du chef de viol », a indiqué une source judiciaire. « Trois d’entre elles ont été placées en détention provisoire. La dernière personne a quant à elle été placée sous contrôle judiciaire », a-t-elle précisé.

    Le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire début 2020, puis une information judiciaire le 17 octobre visant la plateforme « French Bukkake ».

    Au total, huit personnes sont poursuivies dans ce dossier, dont les investigations ont été confiées à la section de recherches de la gendarmerie de Paris.

    Mi-octobre 2020, quatre personnes avaient été mises en examen pour « proxénétisme » et « traite d’êtres humains » aggravés, dont les producteurs surnommés « Pascal OP » et « Mat Hadix ».
    « Pascal OP » et « Mat Hadix »

    « Pascal OP », en détention provisoire, est aussi poursuivi pour « blanchiment de proxénétisme aggravé et blanchiment de fraude fiscale » ainsi que pour « travail dissimulé », avait indiqué à l’époque une source proche du dossier.

    Il est connu pour sa plateforme de vidéos pornographiques « French Bukkake », où « il produit ses contenus qu’il va vendre, mais il peut aussi bosser comme cadreur, rabatteur d’actrices, ou producteur pour d’autres plateformes », avait détaillé le journaliste Robin D’Angelo, auteur d’un livre-enquête sur son infiltration dans l’industrie du porno amateur.

    Le second producteur, Mathieu L. surnommé « Mat Hadix », avait été incarcéré en décembre pour ne pas avoir respecté son contrôle judiciaire.

    Le site « Jacquie et Michel », incarnation en France du porno amateur, est aussi visé par une enquête depuis le 10 juillet 2020 pour « viols » et « proxénétisme ».

    Après les révélations sur les violences et pratiques imposées lors des tournages, de grands groupes français du secteur, comme « Jacquie et Michel » et Dorcel, avaient annoncé en novembre 2020 leur volonté d’adopter des chartes éthiques et déontologiques.