• Quand un syndicat de gynécologues menace le droit à l’IVG
    https://www.francetvinfo.fr/sante/grossesse/quand-un-syndicat-de-gynecologues-menace-le-droit-a-livg_3231505.html

    Jean Mart : « Nous voulons manipuler la menace d’une grève à l’IVG pour être entendus »
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    « Préparez-vous à ce que le syndicat vous donne l’ordre d’arrêter les IVG si la ministre de la Santé refuse de nous recevoir », a déclaré le Syndicat des gynécologues et obstétriciens français (Syngof) dans un mail envoyé à ses 1.600 adhérents le 12 mars. Pourquoi cet avertissement ? Pour des raisons purement financières. Depuis des années, le syndicat demande à ce que le fonds de garantie de la profession couvre les sinistres déclarés entre 2002 et 2012. Actuellement, ce ne serait pas le cas. Le Syngof souhaite donc être reçu par Agnès Buzyn, et a même proposé un amendement au projet de loi Santé. En attendant, le syndicat entend créer le scandale pour faire parler de lui.
    « Nous voulons manipuler la menace d’une grève à l’IVG pour être entendus »

    C’est Jean Marty, ancien président du Syngof, qui a eu l’idée de ce chantage. « Notre société a un problème avec l’IVG. […] La profession, dans son écrasante majorité, trouve normal de pratiquer des IVG, mais c’est un sujet ultra sensible, donc nous voulons manipuler la menace d’une grève à l’IVG pour être entendus » a expliqué le praticien au journal Causette.

    Ces propos ont aussitôt déclenché la colère des défenseurs des droits des femmes et de plusieurs professionnels de santé. La ministre de la Santé a « condamné » une menace « inadmissible », tandis qu le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a « condamné fermement, au nom de la déontologie, l’expression d’une telle menace mettant en cause les droits des femmes et portant atteinte à l’indépendance des professionnels, qu’aucun conflit avec les autorités ne saurait justifier » dans un communiqué publié le 13 mars. Le Cnom juge qualifie ainsi l’arrêt des IVG « d’acte inexplicable et injustifiable, aux conséquences potentiellement dramatiques ». Osez le féminisme et France Assos Santé, entre autres, ont également réagi.

    J’espère que ce syndicat ne sera pas reçu et que leurs demandes serons rejetés. Les gynecos et obstericien·nes qui appliquent ces menaces devraient êtres radiés de l’ordre des médecins pour mise en danger de la vie des femmes. Ce syndicat devrait être dissout et ses membres enregistrés comme personnes dangereuses car utilisé le chantage sur la vie de ses patientes pour racketter les assurances pour couvrir leurs erreurs médicales ca mérite d’être surveillé de très près.
    #misogynie #IVG #chantage #racket #violence_gynecologique #sexisme #culture_du_viol (car imposer une grossesse c’est du viol) #cupidité #violence_médicale

    • Mise à jour

      L’Ordre des médecins a fermement rappelé à l’ordre le Syngof dans un communiqué dénonçant une « contravention claire aux obligations déontologiques » des gyncologues.

      https://www.causette.fr/le-mag/lire-article/article-2309/le-syngof-prend-en-otage-les-femmes-qui-ont-besoin-da-une-ivga.html

      Si « la contravention est claire aux obligations déontologiques », je ne comprend pas que l’ordre ne prenne pas des mesures plus strictes. Les gynecos et obstertricien·nes qui suivent le mot d’ordre du Syngof devraient être prevenus qu’illes serons radié·es. Il serait juste aussi d’augmenter les frais d’assurance vu le nombre d’erreurs commises par cette corportation et de réduire les indemnités en cas d’erreur médicale pour les adhérent·es de ce syndicat. Pas de seconde Tesla ni de vacances prolongées à Courchevel pour les membres du syndicat des erreurs médicales.


  • Le #Syngof (le 1er syndicat des #gynécologues obstétriciens avec plus de 4000 membres) appelle à la grève de l’#IVG !

    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10215182554337813&set=a.1631126818667&type=3&permPage=1

    Voici le courrier envoyé à leurs membres hier.

    Il s’agit d’un appel au #délit d’entrave à l’IVG et au non respect de la #loi sur l’IVG.

    Il est inadmissible que des gynécologues obstétriciens exercent un #chantage aux droits des #femmes et une menace de plus à l’accès à l’IVG, pour défendre des positions corporatrices.

    Le SYNGOF est habitué aux prises de positions hostiles à l’IVG, comme je le détaillais ici : http://marieaccouchela.blog.lemonde.fr/2018/09/13/quand-les-representants-des-gynecologues-sont-hostiles-

    Quand l’Ordre des Médecins et la Ministre de la #Santé agiront pour radier de la profession ces gynécologues manifestement hostiles aux femmes ? Quand virera-t-on les #anti-IVG de la profession de gynécologue obstétricien, notamment en abrogeant la clause de conscience spécifique à l’IVG dont ils abusent ?

    https://twitter.com/Marianntoinette/status/1105563859094511616

    • Le Conseil national de l’Ordre des médecins condamne fermement la menace du Syngof de demander à ses adhérents d’arrêter la pratique des IVG.

      L’Ordre des médecins a été alerté via les réseaux sociaux au sujet d’une newsletter du Syndicat national des Gynécologues et Obstétriciens de France, dans laquelle ce syndicat se dit prêt à « donner l’ordre » à ses adhérents « d’arrêter la pratique de l’IVG » si la ministre des Solidarités et de la Santé refusait de les recevoir.

      Le Conseil national de l’Ordre des médecins condamne fermement, au nom de la déontologie, l’expression d’une telle menace mettant en cause les droits des femmes et portant atteinte à l’indépendance des professionnels, qu’aucun conflit avec les autorités ne saurait justifier.

      Quelle que soit les revendications des médecins adhérents au Syngof quant à leur couverture assurantielle, ils ne sauraient à ce seul motif mettre en difficulté des femmes, en se retirant de soins auxquels la loi leur donne accès.

      Menaçant de priver des femmes de l’accès à l’IVG, une telle attitude serait en contravention claire avec les obligations déontologiques. Cela serait un acte inexplicable et injustifiable, aux conséquences potentiellement dramatiques.

      https://www.conseil-national.medecin.fr/node/3160

    • Faudrait pensé à radier ces 4000 gyneco misogynes du Syngof
      Aucune femme ne mérite d’étre soigné par des gens qui mettent la vie des femmes en danger pour se garentire du fric en cas d’erreur médicale.

      A l’origine de la « provocation » du Syngof, la demande que le fonds de garantie de la profession (FAPDS) couvre mieux les praticiens condamnés pour des erreurs médicales. Une quinzaine d’entre eux, condamnés entre 2002 et 2012, sont particulièrement concernés, car le fonds était, à cette époque, plafonné à hauteur de 3 à 6 millions d’euros, pour des condamnations pouvant dépasser 10 à 12 millions d’euros. « On a l’impression que ce fonds est un leurre, car il ne fonctionne pas avec les douze premiers cas », déplore Jean Marty. L’ancien président du Syngof se dit, par ailleurs, « inquiet du bon fonctionnement pour les cas à venir, aucune de la trentaine de demandes déposées depuis 2012 n’ayant été accordées ».

      #feminicie #violence_gynecologique #violence_médicale #misogynie #sexisme

    • Tu sais quoi, ça me fait penser à la drastique interdiction des mutuelles d’entraide pour couvrir les amendes dans les transports (inscrite dans la loi et que tu retrouves dans l’amende qu’on t’a remise, parce qu’aller à un enterrement d’un être cher n’est pas suffisant pour avoir oublié de composter, et si tu es au sol car tu as fait un malaise les voyageurs t’enjambent comme leur a dit de faire le contrôleur, donc on te remet l’amende et c’est bien marqué dessus dans la loi l’entraide coorganisée est interdite si t’avais pas bien compris)

      Mais pour ces pourritures de gynécos du syndicat des misogynes, tout va bien, ils réclament que leurs erreurs médicales soient toujours et encore mieux subventionnées par l’état. Ils sont subventionné·es pour marcher sur la tête ?

      A l’origine de la « provocation » du Syngof, la demande que le fonds de garantie de la profession (FAPDS) couvre mieux les praticiens condamnés pour des erreurs médicales.

      #erreurs_médicales #corporatisme #pourritures #Syngof

    • On peu s’entraider qu’entre dominants @touti
      Du coup je leur ai envoyé un mail fraternel.
      syngof@syngof.fr

      Messieurs Bernard de ROCHAMBEAU, Jean Marty et Yves VERHAEGHE,
      Je vous félicite pour le respect que vous exprimez vis à vis des femmes qui sont vos patientes. Bravo à vous pour cette mise au point de vos priorités et de celles de vos adhérents. Ceux ci ne manquerons pas de vous remercier pour la seconde Tesla qu’ils vont pouvoir s’offrir contre cette prise d’otage des femmes les plus vulnérables. En effet que vaut une grossesse forcée face à l’urgence de rentabiliser les erreurs médicales afin d’enrichir les plus négligeant d’entre vous ? Heureusement, pour vous, la question ne se pose plus ! Vous faites honneur au serrement que vous avez prêter en voulant prolongé les vacances d’hivers de vos épisiotomistes les plus acharnés. Vos actions d’éclat rejaillissant sur toute votre corporation, j’espère qu’elle sera vous en donner la rétribution qui vous reviens. Vous devriez toutefois vous rebaptiser car vous êtes plutôt une organisation mafieuse de bouchers misogynes et engrosseurs de force, qu’un syndicat de médecins.
      Cordialement,

    • Le syngof à supprimer ses e-mail, les deux messages que je leur ai envoyé me sont revenus.

      Pour mémoire voici les propos tenus par Jean Marty au sujet du « point du mari » une mutilation du sexe des femmes qui vise au confort sexuel des hommes hétéro.

      Pour Jean Marty, président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof), le « point du mari », c’est surtout « dans la tête des femmes » que cela se passe. « Vous avez des femmes qui ont été victimes, incontestablement », reconnaît-il. « La chirurgie est du domaine de l’art, on peut penser que certains médecins ont eu l’idée qu’en modifiant un peu leur façon de suturer, ils amélioreraient un peu la sexualité, et ça, ça ne nous choque pas », tente-t-il d’expliquer, soulignant néanmoins le caractère anecdotique, voire fantasmatique de cette pratique.

      « On est dans l’absurde, le fantasme, c’est un sujet qui réveille l’excitation », et dont il ne faudrait pas trop parler – conseil d’accoucheur expérimenté – pour ne pas provoquer un peu plus la somatisation vaginale, ou l’expression physique d’un problème psychique, selon lui très fréquente chez les femmes. « Vous avez aussi des femmes qui sont bien dans la victimologie, qui se retrouvent dans une forme de souffrance parce qu’elles arrivent à susciter l’intérêt », estime-t-il.

      Une théorie qu’il a étayée pendant ses études, en écrivant sa thèse sur la qualité des relations sexuelles après une intervention chirurgicale dans la zone périnéale. Selon ses recherches, le plus souvent, les douleurs ne viennent pas d’un problème anatomique – la flexibilité du vagin s’adapte au fur et à mesure de la reprise des relations sexuelles – mais sont liées à l’acceptation psychologique de sa vie sexuelle. Une sexualité épanouie, ce « n’est pas un cadeau que la nature donne à tout le monde », conclut-il, citant une vieille chanson de Georges Brassens, La Femme s’emmerde en baisant.

      https://www.lemonde.fr/sante/article/2014/04/18/derriere-le-point-du-mari-le-traumatisme-de-l-episiotomie_4403470_1651302.ht

    • Grève des IVG : sanctions réclamées contre les gynécologues
      http://www.lefigaro.fr/flash-actu/greve-des-ivg-sanctions-reclamees-contre-les-gynecologues-20190318

      Une vingtaine de militantes féministes ont envahi aujourd’hui le siège de l’Ordre des médecins pour réclamer des sanctions disciplinaires contre les responsables du syndicat des gynécologues Syngof, qui a brandi la semaine dernière la menace d’une grève des avortements, ont constaté des journalistes de l’AFP.

      Une partie des militantes - et également quelques militants - avaient symboliquement revêtu des blouses blanches, tachées de faux sang, pour dénoncer la « prise en otages » des femmes par le Syngof. « Libérez nos IVG », scandaient les manifestantes, qui portaient des pancartes proclamant « Respecte mes droits, ou gare à toi ! », « Simone n’est plus là mais nous on veille », ou encore « Un conseil, mettez de l’ordre ».

      Le Syngof avait provoqué un tollé mercredi dernier, lorsqu’il avait invité ses 1.600 adhérents à « être prêts à arrêter la pratique des IVG » pour pousser le gouvernement à régler le cas de 15 médecins condamnés à de lourds dommages pour erreur médicale. Le syndicat avait fait machine arrière le lendemain, en affirmant qu’il ne comptait pas « arrêter la pratique » des IVG. Mais son initiative avait suscité de vives réactions, y compris de l’Ordre des médecins qui avait « fermement » condamné une menace « totalement contraire à la déontologie médicale », et pointé les « conséquences potentiellement dramatiques » d’un passage à l’acte. Toutefois, pour les manifestants mobilisés lundi, une telle prise de position ne suffit pas. En plus de condamner, l’ordre des médecins « doit sanctionner les manquements à la déontologie », a dit aux journalistes la militante féministe Anaïs Leleux.

      Selon cette militante, près de 12.000 personnes ont d’ailleurs envoyé un mail à l’Ordre des médecins, via un formulaire en ligne, pour demander « les sanctions qui s’imposent », selon elle, notamment contre le président du Syngof, le Dr Bertrand de Rochambeau, déjà à l’origine d’une vive polémique en septembre lorsqu’il avait assimilé l’IVG à un « homicide ». Après avoir fait irruption de manière un peu mouvementée au siège parisien de l’Ordre des médecins, les manifestants ont eu un temps d’échange dans un couloir avec le secrétaire général de l’Ordre, le Dr Walter Vorhauer. « Vous vous trompez de cible », leur a dit ce responsable. Le communiqué du Syngof « est scandaleux, je ne peux pas vous dire plus ! Vous voulez des sanctions, mais les sanctions, ça ne se décrète pas comme ça », a-t-il ajouté. M. Vorhauer a souligné que le Conseil national de l’Ordre ne pouvait pas « s’auto-saisir », mais qu’il devait respecter les règles en la matière : en l’occurrence, il revient d’abord aux instances départementales de l’Ordre d’examiner d’éventuelles plaintes contre des praticiens.

    • wawawa le beau corporatisme que voila M. Vorhauer
      et donc pour déposer plainte ce sera individuellement et auprès d’une instance départementale pour avoir subi un préjudice personnel de la part d’un praticien nommément accusé et dont il faudra prouver la faute devant l’ordre, qui n’aura aucun mal à débouter les plaignantes dans ce cas là puisque c’est LE syndicat qu’il faudrait pouvoir dissoudre. Le serpent de l’ordre des médecins, vous croyez qu’il a été choisi pour quoi à part se mordre la queue ?

      Il faudrait se procurer pour la publier la liste des gynécologues inscrits au SYNGOF pour lancer le boycott.


  • Pourquoi vous ne savez presque rien du clitoris ou de l’endométriose ? - FRUSTRATION - Corps médical vs corps des femmes

    https://www.frustrationlarevue.fr/pourquoi-vous-ne-savez-presque-rien-du-clitoris-ou-de-lendometrio

    Quel est ce corps caverneux, mesurant entre 11 et 15 centimètres au repos, uniquement dédié au plaisir, composé de plus de 8 000 terminaisons nerveuses, de la forme d’un papillon ou d’un poulpe, capable de produire plusieurs orgasmes consécutifs ? Le clitoris. Ce grand machin, enserrant le vagin et l’urètre, qui a souvent été limité, dans les manuels scolaires et les cours d’anatomie, à sa partie externe, petite, et ne rendant pas du tout compte de sa taille ni de sa fonction dans le plaisir des femmes.

    Vous ne le saviez pas ? Ne vous inquiétez pas, plus de 90 % des jeunes filles ne le savent pas non plus, une fille sur quatre de 16 ans ignore qu’elle a un clitoris.

    L’homme, quel étalon !

    Le clitoris est une illustration de ce que l’on ne connaît le corps des femmes qu’en comparaison à celui des hommes : c’est à l’aune du corps de ceux-ci qu’a été déterminée la norme anatomique. En conséquence, les différences physiques des femmes ont largement été analysées comme étant des défaillances. Des dysfonctionnements. Des monstruosités à cacher, des tabous à taire. Cela semble évident lorsque l’on évoque les règles ou le clitoris, autour desquels subsiste le halo de la honte pour celle qui les évoque. Ces différences ont induit des normes culturelles à l’effet considérable : beaucoup de cultures dans le monde ont cherché à dissimuler les particularités physiques des femmes et s’en sont servies comme prétextes pour les exclure et les dominer.

    • Puisqu’elles ont d’un statut d’infériorisées dans l’ensemble du corps social, les femmes ont fait l’objet d’expérimentations scientifiques que les hommes ont subies dans une moindre mesure : elles n’ont pas seulement été ignorées par la médecine, elles ont aussi été maltraitées. En témoigne par exemple le nombre de lobotomies – exploratoires plus souvent que curatives. Le 30 août 2017, une étude de la revue Nature démontre que 84 % des lobotomies pratiquées en France, en Belgique et en Suisse entre 1935 et 1985 l’ont été sur des femmes. Avec des conséquences considérables sur leur personnalité et leur santé.

      La méconnaissance du corps des femmes n’est pas due au hasard ou à la flemme. Quand il a été utile pour la médecine, qui avait besoin de cobaye, de se pencher sur des corps féminins, cela a été possible. Cette maltraitance résulte bien entendu de la position dominante des hommes dans la société – et dans les professions médicales – qui avaient et ont toujours un pouvoir immense sur le corps des femmes, disposant de leur sexualité, de leurs organes reproductifs et de leur liberté.

      J’avais trouvé une étude sur la pratique des électrochocs au Canada (les chiffres sont introuvables en France) et en particulier utilisé comme mesure punitive par le personnel psychiatrique à l’encontre des femmes et qui est utilisé aussi pour effacer les souvenir des traumatismes vecus par les femmes et les renvoyés à leurs foyer.
      c’est ici : https://seenthis.net/messages/143771

      Intéressant de voire que la médecine ne fait des expériences sur les femmes que lorsque ces expériences sont profitables aux hommes (par exemple en obstétrique et génétique pour leur garantir des fils et en psychiatrie-psychologie pour leur facilité la domination sur les femmes).
      Par rapport à la contraception, qui a été expérimenté sur des femmes, le fait que la pilule ait été commercialisé pour les femmes malgré le fait qu’elle donnait le cancer et faisait baisser la libido, alors que ce sont ces mêmes raisons qui justifient l’absence de commercialisation de la pilule masculine.
      La plus grande espérance de vie des femmes (très récentes liée aux mesures d’hygiène pratiqué depuis la fin du XIX lors des accouchements) par rapport à l’espérance de vie des hommes est toujours montré comme un scandale.

      Dans le livre « Cobayes humains - Le grand secret des essais pharmaceutiques », Sonia Shah parle longuement des testes sur les femmes enceintes séropositives afin d’évité la contamination du fœtus. Dans ce cas là les testes pratiqués sur les femmes l’étaient au bénéfice des enfants qu’elles portent et non pour elles-mêmes.

      –----

      Gynécologie – À quand une andrologie ?

      Que l’on imagine ces sévices subis par des hommes, convoqués une fois par an, pour qu’ils prennent une contraception qui leur convienne (et donc mangent des hormones quotidiennes et prennent une part de la responsabilité de l’enfantement), se voient rappeler qu’ils ne doivent pas fumer, qu’ils ont pris du poids, puis qu’on leur inflige un doigt permettant de vérifier le tonus de leur prostate, sans les prévenir bien sûr. Qu’on les laisse nus, barboter devant des spécialistes qui commenteraient leurs parties. Qu’on leur découpe, parfois à vif, le périnée, sans le leur demander. Impossible à imaginer, n’est-ce pas ? On se dit tout de suite qu’il s’agirait d’une société barbare. Il est temps que l’on ait le même niveau d’exigence pour l’intégrité physique des femmes que pour celle des hommes.

      Et encore, parmi les femmes, certaines souffrent plus que d’autres.

      #mégèrisme #andrologie #racisme #classisme #médecine #violence_médicale #violence_gynecologique


  • Un médecin argentin dit qu’il pratiquera l’avortement « sans anesthésie », et se fait virer | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/163319/medecin-argentin-avortement-sans-anesthesie-virer

    Le 14 juin, les députés argentins ont adopté à une courte majorité le projet de loi visant à légaliser l’avortement. Quelques heures plus tard, rapporte le journal colombien El Espectador, un médecin exerçant dans la province de la Rioja, dans le Nord de l’Argentine, a cru bon de poster ce statut sur son compte Facebook : « Avec moi, les avortements se feront sans anesthésie ».

    Aussitôt, les commentaires fusent, et l’auteur initial passe ses publications sous statut privé. Trop tard : des internautes ont eu le réflexe de faire des captures d’écran, et le post devient viral.

    Ce médecin, du nom de Facundo Segovia Barcena, exerce en tant qu’anesthésiste dans un hôpital de la ville de La Rioja. Il est également secrétaire général d’une association regroupant ses confrères de la région. Ou plutôt pourrions-nous écrire au passé : après avoir été informé de ces déclarations, le ministère de la Santé de la province de La Rioja a tout bonnement décidé de virer le praticien « de manière immédiate ». L’institution a même informé l’association et l’Ordre des Médecins des propos qu’avait tenus Barcena.

    #violence_obstétricale #violence_gynécologique #torture #sexisme #IVG


  • #Roumanie : les #femmes fuient l’hôpital pour accoucher (illégalement) à domicile

    Pour accoucher dans un hôpital roumain, mieux vaut préparer de l’argent à distribuer aux médecins et aux infirmières, et s’attendre à subir une césarienne, comme dans 40% des cas. Ce qui incite beaucoup de mères à donner illégalement naissance à leur enfant à la maison, avec un risque accru d’accidents et de complications.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/Roumanie-le-marche-noir-des-accouchements-a-domicile
    #accouchement #grossesse


  • Un livre sur la grossesse demande aux femmes de ne pas faire leur « chochotte »
    http://www.bfmtv.com/societe/un-livre-sur-la-grossesse-demande-aux-femmes-de-ne-pas-faire-leur-chochotte-1

    La controverse sur les violences obstétricales redémarre de plus belle. Après la polémique sur le taux d’épisiotomies, et alors que Marlène Schiappa a demandé un rapport au Haut Conseil à l’égalité sur la pratique, un livre vient relancer le débat sur les violences que subissent les femmes lors de l’accouchement. Initialement publié en 2009, le guide intitulé La Grossesse des paresseuses évoque, avec une légèreté dénoncée par certains internautes, les touchers vaginaux qui permettent d’évaluer la dilatation du col de l’utérus.
    « Ce n’est pas le moment de faire sa chochotte »

    À la question, dont la formulation peut surprendre, « mon intimité va se transformer en hall de gare. Vrai/faux ? » le guide répond :

    « La sage-femme va souvent passer pour mesurer la dilatation de votre col, par un toucher vaginal. Il se peut que d’autres personnes, que vous n’avez jamais vues de votre vie, passent par là et hop ! vous tâtent aussi (...) vous aurez ainsi la chance de vous laisser tripoter par une demi-douzaine de personnes. »

    Le livre estime par ailleurs qu’il « suffit de penser à autre chose » et ajoute : « ce n’est pas le moment de faire sa chochotte ».

    Alors qu’elle dénonce sur son blog « la mainmise sur le sexe des femmes », Marie-Hélène Lahaye indique à BFMTV.com ne pas être surprise par ce type de publication.

    « C’est tellement caractéristique des publications sur la grossesse. On retrouve ce type de message dans beaucoup de livres, plus ou moins édulcoré. Ce qui frappe, c’est que l’on dit aux femmes qu’elles vont subir l’inacceptable et qu’elles doivent l’accepter. À aucun moment on ne rappelle aux femmes le droit de dire non et le principe de consentement libre et éclairé. Derrière tout cela, il y a l’idée que le corps des femmes est à disposition et que tout le monde peut le toucher. »

    #accouchement #violence_gynécologique #femmes