• Contrôles intrusifs et menaces de radiation : la peur de la sanction PARALYSE les allocataires du RSA
    https://www.mediapart.fr/journal/france/151225/controles-intrusifs-et-menaces-de-radiation-la-peur-de-la-sanction-paralys

    Le décret « sanctions » concernant le RSA est entré en vigueur cet été. Depuis, des allocataires font face à des exigences accrues de la part de France Travail et des départements. Un système de contrôle « abusif et déroutant », dénoncent des bénéficiaires.

    À 42 ans, Marie n’avait pas imaginé qu’elle devrait demander à son père, octogénaire, d’écrire une lettre manuscrite indiquant qu’il était bien à l’origine d’un virement récurrent de 38,11 euros sur son compte bancaire. Une lettre à accompagner d’une copie de sa carte d’identité et à adresser au #département, qui gère le versement du revenu de solidarité active (#RSA). Même procédure pour justifier le remboursement d’un prêt d’une centaine d’euros à une amie.

    Marie est agricultrice dans la presqu’île de Crozon (Finistère) ; elle perçoit le RSA en complément du revenu tiré de son exploitation. La somme oscille entre 100 et 500 euros, en fonction de la prime pour l’emploi. À ce titre, le département lui réclame de justifier la moindre ligne de ses relevés de compte. Depuis l’été, elle le sent, les contrôles se durcissent.

    Elle en veut pour preuve les courriers qu’elle reçoit dans le cadre du « contrôle du juste droit au RSA ». À chaque fois, des dizaines de lignes d’opérations bancaires à justifier une par une. Des copies de documents lui sont demandées : bilan comptable et compte de résultat du dernier exercice de son exploitation, relevés bancaires professionnels, livret d’épargne et livret A des années 2023 et 2024… À chaque fois, des relevés « probants » sont exigés.

    « Plutôt à l’aise » avec la chose administrative, l’agricultrice commence toutefois à perdre patience face à cette surenchère. « J’envoie les documents réclamés, j’en suis au quatrième courrier. La dernière fois, j’ai envoyé un dossier de cinquante pages, ils ont tout épluché. »

    Avant son entrée en vigueur, il y a presque un an, les associations de solidarité avaient alerté : la loi dite « plein emploi » risquait de fragiliser les #allocataires du RSA. Le décret « #sanctions » reste particulièrement décrié. Entré en vigueur le 31 mai, il conditionne l’obtention et le maintien du RSA à la réalisation de quinze heures d’activité hebdomadaire. Mais en dehors même de cette disposition, les #contrôles et demandes de documents justificatifs s’accroissent.

    #CAF

    • Wenn morgens die Truppe mit den Handschellen klingelt
      https://www.zeit.de/arbeit/2025-12/buergergeld-empfaenger-nordhausen-poizei-arbeit-sanktionen

      In Nordhausen werden Bürgergeldempfänger von Beamten geweckt – um zur Arbeit gefahren zu werden. Wer sich weigert, wird sanktioniert. Geht es wirklich nur noch so?

      Bevor Christian Klein klingelt, sucht er offene Fenster. Nur dann hat er überhaupt Hoffnung, dass ihm an diesem Montagmorgen jemand aufmacht. „Wer im Winter sein Fenster aufhat, kann nicht so tun, als sei er nicht zu Hause“, sagt Klein. Genau darin seien die Menschen, bei denen er vor der Tür steht, oft Meister.

    • Espérance de vie : l’écart se creuse entre les personnes les plus aisées et les plus modestes
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/12/15/esperance-de-vie-jusqu-a-dix-sept-ans-d-ecart-entre-les-personnes-modestes-e

      Un homme modeste a ainsi sept fois plus de risques de décéder dans l’année de son 50e anniversaire qu’un homme aisé. Chez les femmes, qui vivent en moyenne plus longtemps que les hommes, c’est à 65 ans que l’écart entre les catégories sociales est le plus fort : les plus modestes ont six fois plus de risques que les plus aisées de décéder dans l’année.

      L’Insee a pris en compte l’évolution de l’espérance de vie entre deux périodes : 2012-2016 et 2020-2024. Ces périodes de quatre ans permettent de prendre en compte un nombre de décès suffisant pour établir des données solides. Premier constat : l’espérance de vie, entre ces deux périodes, n’a progressé que faiblement. Les femmes ont gagné 0,2 an et les hommes 0,6 an. Cela s’explique d’une part par la pandémie de Covid-19, et d’autre part par un effet de génération. Les personnes nées entre 1941 et 1955, qui arrivent à partir de 2020 dans ce qu’il est convenu d’appeler le troisième âge, ne voient pas leur mortalité diminuer, contrairement aux générations suivantes, car cette génération est fortement touchée par les maladies liées au tabac ou à l’alcool.
      Surtout, aussi faible soit-elle, cette évolution de l’espérance de vie entre les deux périodes considérées n’a pas touché les classes sociales de la même manière. Pour le quart le plus modeste de la population, elle a même globalement diminué, tandis qu’elle progressait pour les plus aisés. L’écart entre les 5 % les plus modestes et les 5 % les plus aisés est ainsi passé de 8,3 à 8,7 ans chez les femmes et de 12,7 à 13 ans chez les hommes.

    • ... la peur de la sanction PARALYSE les allocataires du RSA

      Avant son entrée en vigueur, il y a presque un an, les associations de solidarité avaient alerté : la loi dite « plein emploi » risquait de fragiliser les allocataires du RSA. Le décret « sanctions » reste particulièrement décrié. Entré en vigueur le 31 mai, il conditionne l’obtention et le maintien du RSA à la réalisation de quinze heures d’activité hebdomadaire. Mais en dehors même de cette disposition, les contrôles et demandes de documents justificatifs s’accroissent.

      Fin octobre, les associations et syndicats ont formulé un recours contre ce volet spécifique. Vincent Lalouette, secrétaire général adjoint de la FSU Emploi, partie prenante de l’action, n’est pas étonné par le récit fait par Marie.
      L’archéologie administrative est une « nouveauté » de la loi « plein emploi », a-t-il constaté. « C’est une #violence_institutionnelle, c’est d’abord du contrôle pour ensuite forcer les gens à prendre n’importe quel boulot. On est clairement dans l’idéologie libérale et patronale, qui juge que ceux qui ne travaillent pas sont des fainéants. Et là, effectivement, ils ont décidé de taper du poing. » [pas "sur la table" mais dans d’innombrables faces, ndc].

      Une atmosphère inquisitrice

      Marie se démène pour élever seule ses deux enfants, âgés de 9 et 12 ans, depuis la mort de son compagnon, il y a sept ans. Elle compte le moindre euro et lutte pour maintenir à flot l’exploitation qu’elle gérait avec son époux. En colère, elle a l’impression de subir « un contrôle fiscal » invasif, comme si elle avait fauté. À la fin de ces lettres figure en effet cet avertissement, surligné en gras : « À défaut de la réception de tous les documents demandés […], votre allocation RSA sera suspendue. »

      À 54 ans, Catherine, qui travaille et réside dans le Vaucluse, craint plus que tout de subir le même sort : un contrôle poussé de la part du département, qui verrait que sa mère lui verse « 100, 200 euros » par mois pour la dépanner. Même si c’est improbable, elle craint qu’on lui demande de rembourser ces sommes, peu rassurée par cette atmosphère inquisitrice.
      Catherine propose des ateliers d’éveil et d’initiation musicale pour les tout-petits. « J’apporte dans les structures de petite enfance tous les instruments de musique pour que les enfants puissent les découvrir et favoriser leur ouverture d’esprit. » Seulement, les contrats se font rares et elle vit dans « l’incertitude permanente ».

      Grâce à cet emploi, elle gagne 200 euros par mois et touche en complément 150 euros de #prime_d’activité, ainsi que 300 euros d’aide pour le logement (sur un loyer de 460 euros). Elle a pendant un temps reçu en alternance le #chômage puis l’allocation de solidarité spécifique, destinée à celles et ceux qui ont épuisé leurs droits, pour trois mois. Depuis septembre, Catherine est passée au RSA : 83 euros mensuels.

      Mais en octobre, le département lui a écrit qu’elle était radiée, faute d’avoir fourni en temps et en heure les documents réclamés. Un « contrôle abusif et déroutant », raconte-t-elle : elle ne disposait que d’ un seul jour pour remplir sa « démarche RSA ». La liste des documents requis, avis d’imposition, fiches de paie, et surtout quatre mois d’extraits bancaires, la surprend. « Je ne savais pas qu’ils avaient le droit. J’ai vérifié, apparemment si. Mais je trouve ça très intrusif. »

      Stressée, elle commet une erreur : « Le 31, j’ai fait ça vite. Au lieu d’envoyer les extraits de compte, j’ai envoyé les impôts. » Quatre jours plus tard, la sanction tombe : radiation immédiate. « Ils ne m’ont pas dit : “Vous vous êtes trompée, renvoyez les bons documents.” Ils ont juste clos le dossier. » Une absence de droit à l’erreur qu’elle juge incompréhensible. « Partout ailleurs, même aux impôts, on peut se tromper. À France Travail aussi. Mais au RSA, non. »

      Sans comprendre comment, elle continue pourtant de recevoir une somme d’argent, et la Caisse d’allocations familiales lui indique qu’elle n’est pas radiée. Finalement, le droit à l’erreur a fonctionné, et elle a pu fournir les documents demandés. « Ça m’a donné un gros coup de stress, je ne dors plus. »
      Seulement, Catherine doit de nouveau fournir de nouvelles pièces comme la copie des statuts de son association, ses derniers bulletins de salaires de 2025 ou les copies des relevés bancaires de l’ensemble de ses comptes depuis le printemps. Et ceci avant Noël. Des requêtes sans fin pour elle.

      Suivis de très près

      Marie, illustratrice et artiste, qui a déjà livré son témoignage dans notre chronique « À découvert », perçoit le RSA couple avec Charles. En octobre, sa conseillère #France_Travail lui demande de signer un contrat d’engagement réciproque, avec toutes les obligations afférentes. Elle explique qu’elle percevait l’allocation spécifique de solidarité (ASS) et qu’elle ne pouvait pas rentrer dans le dispositif. « Je m’étais dit qu’ils allaient m’oublier. »

      En réalité, on lui annonce qu’elle a un reliquat de 1,37 euro de RSA et doit donc, au titre de cette somme, se plier au contrôle de France Travail. « Effectivement, c’est bien marqué que j’ai potentiellement du RSA, mais que c’est tellement petit qu’ils ne me le donnent pas, ce 1,37 euro. Mais ce n’est pas hyper clair. » Pour elle, « symboliquement, c’est assez hallucinant, on dirait qu’ils veulent remettre tout le monde sur le droit chemin ».

      Son compagnon, Charles, a aussi signé son contrat d’engagement réciproque en juin, alors qu’il touchait encore le RSA. Il est accompagné par « un conseiller un peu zélé » et un cabinet de conseil. En septembre, il a fait les vendanges et averti son conseiller qu’il ne pourrait peut-être pas honorer leur rendez-vous. Puis, pris dans sa tâche, il a oublié de prévenir son interlocuteur de son absence effective. Il s’en excuse platement mais dépasse aussi le délai pour justifier sa non-présentation.

      Résultat : un message de France Travail qui lui « fait la leçon ». Le conseiller écrit : « Travailler de façon épisodique ou par intermittence OK, mais vous devez tendre vers quelque chose de stable et durable. » Et d’inciter Charles à se reconvertir pour devenir professeur d’arts plastiques ou peintre décorateur, afin de devenir « autonome financièrement ». Charles a fait amende honorable. « J’ai dû faire des courbettes en leur disant que j’étais très motivé. »

      Outre les conséquences sur les allocataires, Vincent Lalouette, le responsable syndical, souligne que la pression exercée rejaillit aussi sur les conseillers et conseillères de France Travail chargé·es de la mise en œuvre de ces contrôles. « Cela crée des problèmes éthiques chez les collègues, dit-il. Ils ne sont pas entrés à France Travail pour contrôler les chômeurs mais pour essayer de leur trouver un projet professionnel. Mais là, on a changé de paradigme. C’est-à-dire qu’on est désormais passés à du contrôle administratif, plutôt que de s’occuper directement des gens qui en ont vraiment besoin. »

      Des politiques variables selon les départements

      D’un département à l’autre, l’approche change, certains se révélant plus souples dans l’application du volet sanctions. Contacté, le Finistère, géré par une majorité de droite, met en avant son plan RSA et « se félicite d’une baisse du nombre d’allocataires », passé·es de 18 000 en 2021 à 13 500 aujourd’hui, dont 1 078 radiations liées aux contrôles. Une baisse drastique.

      Le département assure se situer dans la moyenne nationale « sur le plan des sanctions » et précise que « 14 % des allocataires radiés ont réintégré le dispositif RSA après avoir justifié de leur situation ». Un médiateur a été recruté, insiste le département.

      La Loire-Atlantique, gérée par la gauche, est un des territoires qui ont [gentiment] mené l’expérimentation de la réforme avant son déploiement total. En septembre 2025, elle comptait 29 929 ménages allocataires du RSA. Personne n’a été radié depuis. Sous l’ancien régime de sanctions, de janvier à août 2025, une trentaine de radiations ont été dénombrées. Le département a mis en place « une procédure de suspension de six mois minimum avant la décision de radiation ». Il se dit « convaincu que le RSA n’a de sens que s’il est assorti d’un accompagnement soutenu, adapté et respectueux des personnes ».

      Le Vaucluse, présidé par la droite, comptait 13 227 foyers allocataires du RSA en 2024, et 11 008 foyers aujourd’hui. Durant l’année 2024, 3 799 allocataires ont fait l’objet d’une suspension du versement de leur allocation (le délai de recours est de trente jours), contre 3 471 à fin novembre 2025. La baisse est imputable, selon le département, à sa « politique volontariste ». Les documents demandés, à savoir les quatre derniers relevés bancaires du foyer, permettent de vérifier la « situation déclarée », d’« identifier d’autres droits plus avantageux », enfin de « lutter contre la fraude », indique encore le département.

      Marie, l’agricultrice du Finistère, veut dénoncer une pression qui confine au harcèlement : « J’ai le sentiment que l’État essaie de retirer de l’argent à des gens qui n’en ont pas. Les courriers se font de plus en plus menaçants, avec toujours plus d’exigences. Comme si les personnes au RSA allaient faire de l’épargne… Quand on touche 500 euros, on les dépense dans le mois. »

      À force, elle craint d’être radiée. « L’État veut nous faire penser qu’on ne serait pas dans notre droit, qu’on est des voleurs d’argent public, poursuit-elle. C’est un État déshumanisé où personne ne se présente, où personne n’est responsable de rien. C’est pour cette raison qu’il faut se battre. »

      Catherine pense que le contrôle poussé qu’elle a subi l’a mise aussi dans le radar de France Travail. Là-bas, on lui a dit qu’à compter de janvier elle devrait venir dans les locaux trois heures le matin, cinq jours par semaine. Une manière de réaliser les quinze heures d’activité hebdomadaire prévues par la loi. « Je travaille parfois le matin pour mes ateliers et, le reste du temps, je prospecte déjà », explique-t-elle, désemparée face à cette contrainte supplémentaire. Elle s’est résolue à prendre « n’importe quel travail » dans l’attente de projets musicaux à venir. « C’est une catastrophe. On bascule dans un État de non-droit. »

      #le_plus_froid_des_monstres_froids

    • Norden Gail
      https://bsky.app/profile/nordengail.bsky.social/post/3ma6zvtxcac2t

      Ma collègue est au téléphone avec la CAF pour un bénéficiaire, je l’entends dire à l’agent de la CAF : Mais vous ne prévenez plus les gens par courrier ou notification quand vous clôturez leur dossier maintenant ?
      L’agent : Ah ben, ils le verront bien quand ils ne toucheront plus d’argent

      Pas de notification c’est jours mieux qu’une notification illégale (non motivée en fait et en droit) ?

    • Excellent article.

      L’informatisation massive de France Travail amène à de plus en plus d’erreurs de calcul d’#indemnisation_chômage, les algorithmes répétant en boucle des dysfonctionnements sans que ceux-ci ne soient corrigés. Dans la moitié des dossiers des #chômeurs, aucun conseiller indemnisation humain n’intervient.

      France Travail entretient en plus un manque total de transparence sur ses calculs d’indemnisation, les conseillers eux-mêmes ne comprenant plus le système informatique, et bien que l’organisation corrige parfois les dysfonctionnements révélés, elle ne rembourse jamais les usagers lésés pendant des années.

      Avec l’automatisation amenée à se développer encore dans le futur, ces erreurs risquent d’empirer. Et même actuellement, combien de « bugs » et d’erreurs passent encore entre les filets ?

      [...]

      « Leurs droits terminés, les intermittents ne recevaient pas le formulaire automatique pour les Allocations de Solidarité Spécifique », se remémore [Yann Gaudin]. Une aide, d’environ 550 euros par mois à l’époque, normalement accessible à tous les demandeurs d’emploi éligibles après l’épuisement de leurs droits #ARE (Allocation de retour à l’emploi, le nom donné aux indemnités chômage). A l’époque, il pense à une simple erreur. Mais son signalement au service interne n’amène aucun changement. Lorsqu’il contacte de lui-même 8.000 intermittents bretons pour les informer, sa direction lui assène un avertissement pour son excès de zèle. Son initiative jouera dans son licenciement pour faute grave et insubordination aux yeux de l’institution.
      Ce n’est qu’en 2024, 10 ans après l’avertissement de Yann Gaudin et quatre ans après l’avoir licencié, que France Travail adaptera son site pour informer chaque usager de ce droit.

      [...]

      Car les algorithmes sont imparfaits. Par exemple, un usager qui quitte un CDI pour un autre mais est « coupé » après sa #période_d’essai se retrouve exclu des indemnités ARE, alors qu’il y a droit. Il en va de même pour de nombreux inscrits automatiquement à France Travail en tant que bénéficiaires du RSA, alors qu’ils sont éligibles au droit au chômage, plus rémunérateur, sans en être notifiés.

      (...) les algorithmes ont tendance à supprimer automatiquement les plus hauts #salaires des usagers, car jugés suspects. Une alerte est donnée pour un salaire 10 % supérieur à la médiane des revenus de l’année précédente et le salaire est automatiquement supprimé s’il est 20 % plus élevé, sans la moindre justification, suivant un peu trop à cheval les recommandations de l’Unédic**. Treizième mois, primes et autres heures supplémentaires sont donc supprimés des calculs de droit, sans que l’usager n’en soit notifié, faisant fatalement baisser ses indemnisations. (...) ce dysfonctionnement est particulièrement dommageable pour les usagers ayant eu des arrêts maladie. Tout salaire « normal » apparaît alors comme suspect par rapport à la médiane et est enlevé. Ce qui amène à des incongruités : « J’ai déjà ouvert des droits à 1,4 euro par jour, car la personne avait été en #arrêt_maladie deux ans et le système avait exclu tous les vrais salaires. Le système n’avait validé qu’un seul bulletin de salaire, le divisant par 365 jours »

      [...]

      Si de nombreux dysfonctionnements révélés par Yann Gaudin ou d’autres lanceurs d’alerte internes ont été réparés avec le temps, ces corrections n’ont jamais donné lieu à des remboursements collectifs. A propos de la correction d’un de ses dysfonctionnements, l’institution évoquait noir sur blanc dans une note interne, que 20 Minutes a pu consulter, qu’il n’y aurait « pas de reprise de stock » [sic] pour les personnes lésées pendant des années par cette erreur - comprendre pas de compensations financières.

      Il arrive que des journalistes reçoivent des informations et en fassent quelque chose.

      La sanction financières des arrêts maladies n’est pas un dysfonctionnement mais un modèle dont on voit ce que les projets de budget lui doivent.

      Faire des économies par tous les moyens nécessaires, en détail, et en masse (ce que le titre de l’article élude spectaculairement).

      #arnaque_institutionnelle #Illégalisme_institué #violence_institutionnelle #ASS #salaire_journalier_de référence (explosé par la loi et par les calculs) #SJR #médiateur_de_France_travail

    • Yann Gaudin #lanceur_d'alertes
      https://blogs.mediapart.fr/yann-gaudin/blog/051025/1100-victimes-de-france-travail

      Un recensement a été effectué en ligne de septembre 2024 à septembre 2025 et plus de 1100 victimes de défaillances de Pôle emploi / France Travail y ont répondu. Souffrance, erreurs de l’institution, absence d’explications règlementaires, dérapages : le rapport révèle des faits très inquiétants et présente des solutions pour sécuriser les services de France Travail.

      https://www.labonneetoile.fr/post/1100-victimes-de-france-travail-rapport-de-recensement

    • Entre paranoïa et tactique du mort du côté de France Travail, les usagers dans l’impasse pour obtenir leurs droits
      https://www.20minutes.fr/economie/4169845-20251024-entre-paranoia-tactique-mort-cote-france-travail-usagers-

      « France Travail vous impose son narratif »
      1 % des fraudes sociales valent-elles tant de paranoïa ?
      Des prélèvements de France Travail totalement illégaux
      « On tremble à chaque fois qu’on y va »
      Une explosion du nombre de médiations [or le médiateur est juge et partie... ça sert rarement de le saisir, mieux vaut un RAPO puis une procédure]

      https://www.20minutes.fr/journaliste/jean-loup-delmas

      #France_travail #indus #fraude #guerre_aux_pauvres

    • « Tout ce que je voulais, c’était travailler » … Quand France Travail rate son rôle de tremplin de retour à l’emploi
      https://www.20minutes.fr/economie/4170232-20251025-tout-voulais-travailler-quand-france-travail-rate-role-tr

      Les formations sont également très compliquées à obtenir. Dans le cadre de son PPAE (Parcours Personnalisé d’Accès a l’Emploi), Julien* a monté un dossier complet de financement de #formation pour devenir sophrologue. « Après m’avoir exigé un dossier complet, France Travail a refusé mon financement sur la base de motifs internes sans base légale, avant d’en changer plusieurs fois : une Aide individuelle à la formation (AIF) antérieure jamais démontrée, une non-conformité du projet, ou encore l’absence de retour rapide à l’emploi – alors que mon projet était entrepreneurial. ». Commence alors le même parcours du combattant que pour les usagers lésés face à un France Travail qui joue la montre et les refus de dialogue.
      « J’ai demandé un entretien avec la direction, qui n’est jamais arrivé. Lorsque j’ai demandé une réponse écrite comme l’avait demandé le médiateur et comme l’exige la loi - les décisions à caractère individuelles doivent faire l’objet d’une réponse écrite, la réponse écrite n’est jamais venue. » France Travail n’a rien répondu pendant deux mois, avant de réapparaître enfin. Deux mois, soit pile la durée du recours gracieux, au-delà de laquelle la formation ne peut plus être financée.
      Un système critiqué dans de nombreux rapports

      Un cas fréquent, dénoncé dans les rapports annuels du médiateur national de France Travail. En 2023, est cité le « problème récurrent des motifs de refus de financement de formation, qui sont souvent incompris par les candidats. Ils expriment parfois des motifs différents de ceux exprimés en agences. » En 2024, il pointe une iniquité de traitement et des blocages administratifs qui empêchent les usagers d’accéder à des formations validées dans leur Projet Personnalisé d’Accès à l’Emploi (PPAE). Dès 2018, la Cour des comptes étrillait dans son rapport La formation des demandeurs d’emploi « une juxtaposition de dispositifs et à une augmentation de moyens sans stratégie globale ni coordination des acteurs » et « des résultats décevants » pour les demandeurs d’emploi.
      Ces difficultés génèrent des réclamations récurrentes, souvent liées à des refus non motivés. Sylvaine*, conseillère France Travail, confirme le problème : « Débloquer une formation, c’est forcément du budget. On a l’impression d’accorder une faveur, et beaucoup de conseillers sont réticents à dépenser » … Un aspect « cadeau » alors qu’il s’agit d’un droit, dénoncé par de nombreux usagers. Laura s’en souvient : « Lorsque j’ai demandé une formation, on m’a dit que je devais fermer ma gueule si je voulais avoir mes droits. »
      « Rien n’avance et on nous empêche de faire »

      Sans compter une gageure administrative pour les conseillers : les formations sont souvent cofinancées par les régions, demandant une collaboration qui peut s’avérer très chronophage et complexe, comme le rappelle le rapport annuel du médiateur France Travail 2024. Reviennent alors les problèmes de temps et le rythme des conseillers (voir notre article précédent).

    • Pour les formations, c’est très simple  : le gros des fonds est pompé par des trucmuches de margoulinades spécialement pensés pour pomper le max des enveloppes prévues pour des trucs fumeux en face.

      Qaliopi devait mettre de l’ordre dans ce foutoir, à la place de quoi, c’est un bidule à valider ceux qui sont bons à monter des dossiers aux normes, indépendamment de l’utilité des contenus.

  • « Pendant que les structures de soins aux exilés ferment, les budgets ­alloués au contrôle migratoire explosent »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/10/22/pendant-que-les-structures-de-soins-aux-exiles-ferment-les-budgets-alloues-a

    Dans un silence pesant, les financements publics affectés à l’accompagnement des personnes exilées, en particulier dans le domaine de la santé mentale, s’effondrent. Ces derniers mois, un nombre croissant d’associations, œuvrant depuis des décennies à la croisée du soin, du droit et de l’accueil, voient leurs budgets amputés, parfois de manière brutale, arbitraire et sans explication.

    Les crédits alloués par le ministère de l’intérieur sont arrêtés ou réduits. Dans d’autres cas, ce sont les subventions de collectivités locales qui disparaissent. Les premières victimes de cette politique de rétraction sont les plus vulnérables : femmes, hommes et enfants en exil, survivants de conflits, de violences, de tortures, qui peinent déjà à retrouver une vie digne. Ces coupes ne sont pas de simples ajustements budgétaires, mais la mise à mort méthodique d’un secteur essentiel de notre société, une attaque frontale contre les structures de soin et de solidarité, et une insulte à l’intelligence collective.

    Les chiffres sont connus : près de 70 % des personnes en exil ont vécu des violences le long de leur parcours – guerre, torture, violences sexuelles, enfermement –, selon le Comité pour la santé des exilés, entre autres ; et une personne sur cinq souffre de troubles psychiques sévères dont des psychotraumatismes et des dépressions, d’après une étude de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé. Faute de soins, ces pathologies s’aggravent et deviennent chroniques. Elles condamnent à l’isolement, entravent les parcours d’insertion et pèsent sur l’ensemble du tissu social.

    Dans ce contexte, saborder les structures spécialisées dans l’accueil et le soin psychique est un acte de violence et un non-sens médical, économique et social. Les associations concernées reposent en général sur des modèles mixtes, mêlant fonds publics, bénévolat et dons.

    Le désengagement de l’Etat provoque un effet domino : perte des équipes expérimentées, réduction de l’accueil, augmentation des délais de soins, puis fermeture. Ce sont des vies qu’on condamne. Ce ne sont pas des ajustements techniques : c’est un choix politique délibéré qui se traduit par la fragilisation des acteurs de terrain, l’invisibilisation des souffrances, le report sur des structures saturées ou l’abandon pur et simple.

    Mission de service public

    Pendant que les structures de soins ferment, les budgets alloués au contrôle migratoire explosent : plus de 150 millions d’euros par an seraient mobilisés pour l’évacuation des #campements, selon le rapport sur les campements et bidonvilles en France du Conseil de l’Europe en 2020 ; et des centaines de millions pour bloquer les #frontières. Depuis 1998, plus de 1 milliard d’euros ont été dépensés pour empêcher les exilés de traverser la Manche. A lui seul, ce budget pourrait financer plus de 500 centres de soins spécialisés. Soigner coûte moins cher qu’exclure. Et surtout, soigner sauve des vies.

    Nous ne faisons pas face à une crise passagère, mais à un tournant : celui où l’Etat choisit de sacrifier les structures associatives, pourtant indispensables à la santé publique, à la cohésion sociale et à l’hospitalité. Les associations ne sont pas des supplétifs. Elles sont des piliers créatifs pour proposer des soins essentiels.

    Le paradoxe est glaçant : la santé mentale a été érigée en « grande cause nationale » de l’année 2025, sans que celle-ci soit au cœur des enjeux financiers et politiques de l’Etat. Partout en France, les associations tiennent à bout de bras un tissu de soins, d’écoute, d’orientation, de médiation et de défense des droits. Elles remplissent une mission de service public. Elles innovent, forment, accompagnent, soignent et ce, malgré l’épuisement, le mépris institutionnel et les coupes. C’est aujourd’hui que se décide quel type de société nous voulons être : une société de soin ou une société de rejet.

    Parmi les signataires : Sabrina Aït-Aoudia, directrice exécutive de l’association Parcours d’exil ; Jean-François Corty, président de Médecins du monde ; Jean-Jacques Férigoule, président de l’association Osiris ; Monique Guyot-Berni, présidente de l’association La Cimade ; Hélène Leroy, directrice médicale du réseau Louis Guilloux ; Camille Niel, cheffe de la mission France de Médecins sans frontières ; Guillaume Rossignol, directeur de l’association Jesuit Refugee Service France ; Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky, présidente du Centre Primo Levi ; Nathalie Tehio, présidente de la Ligue des droits de l’homme ; Sylvestre Wozniak, directeur général de l’association Forum Réfugiés. Liste complète des signataires à retrouver ici. [https://primolevi.org/letat-sacrifie-les-structures-associatives-pourtant-indispensables-a-la-s

    #exilés #étrangers #crédits #subventions #soins #accueil #contrôle_migratoire

  • Migrants : « Dix ans de non-accueil des personnes exilées en France »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/02/03/migrants-dix-ans-de-non-accueil-des-personnes-exilees-en-france_6529292_3232

    Migrants : « Dix ans de non-accueil des personnes exilées en France »
    Tribune Collectif
    Il est urgent de résoudre dix ans d’une situation intenable : celle du non-accueil et de la violence institutionnelle envers les personnes exilées. En 2015, le nombre de personnes venues demander l’asile en Europe augmente soudainement. Cette situation, rendue visible à Paris par l’installation de centaines puis de milliers de personnes dans des campements de rue, est depuis qualifiée de « crise migratoire ». Une appellation que nous rejetons, constatant quotidiennement sur le terrain que c’est le système d’accueil qui est en crise. Pour les familles, les enfants, les femmes et les hommes qui survivent dans ces lieux de vie informels, les conditions de vie sont délétères pour leur santé physique et psychique et parfois fatales.
    Bien que très visible à Paris, cette situation a des répercussions nationales : le cycle infernal de démantèlement de ces campements et d’opérations de « mise à l’abri » s’accompagne de la délocalisation en bus de ces personnes vers d’autres régions, la plupart du temps sans concertation avec elles. Elles subissent alors une perte de repères, de ressources et d’opportunités dans un contexte déjà précaire d’hypermobilité. Par ailleurs, Paris est souvent un lieu d’étape avant le littoral des Hauts-de-France, où les atteintes aux droits fondamentaux sont innombrables et mortifères.
    Un état de fait intolérable, auquel le président Emmanuel Macron disait précisément souhaiter mettre un terme lorsqu’il déclarait, le 27 juillet 2017 : « La première bataille, c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d’ici à la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus. »
    Cette situation de non-accueil, c’est aussi dix ans de victoire idéologique de l’extrême droite, car elle est pensée structurellement pour éviter un supposé « appel d’air ». Cette théorie infondée, largement infirmée depuis des années par les chercheurs qui travaillent sur ces questions, propose une lecture erronée des dynamiques de l’exil consistant à croire que l’on fuirait les persécutions et la pauvreté non pas en dernière mesure pour se sauver, mais plutôt pour venir profiter à Paris d’une place d’hébergement ou de minima sociaux. Les équipes gouvernementales successives ont ainsi appliqué une politique de non-accueil systématique et fait de la vie des nouveaux arrivants un enfer. Le passage par la case sans-abrisme est devenu à leurs yeux obligatoire pour supposément dissuader de venir, ou de rester, toutes celles et ceux qui viennent demander une protection dans notre pays.
    Ces dix dernières années ont été marquées par la maltraitance des personnes exilées à Paris et en Ile-de-France. Diverses modalités de gestion de l’enregistrement des personnes ont été expérimentées : des files d’attente interminables devant des dispositifs sous-dimensionnés, notamment durant l’épisode de la « bulle » humanitaire à Porte de la Chapelle de 2016 à 2018 ; la dématérialisation du guichet de demande d’asile, devenu un numéro de téléphone payant en 2017, et qui participe à l’invisibilisation des personnes exilées des espaces publics sans pour autant faciliter leur accès aux dispositifs et à leurs droits.
    L’encampement des personnes exilées se traduit par l’existence de nombreux lieux de vie informels, et notamment de campements regroupant parfois jusqu’à 4 000 personnes à Paris et en petite couronne. Les nombreuses tentatives des autorités de mettre fin à ce phénomène par une politique de « zéro points de fixation » se sont matérialisées par des scènes de violence répétées lors et à la suite des démantèlements de ces lieux de vie. A l’instar du nettoyage social organisé à l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques (JOP), la réponse politique a toujours été plus policière qu’humanitaire, dévoyant l’usage initial prévu du service public policier. Les expulsions et le harcèlement par les forces de l’ordre sont ainsi devenus l’une des conditions structurelles du quotidien des personnes exilées à Paris.
    Mais cette décennie a aussi été marquée par plusieurs épisodes de prise en charge d’ampleur ; pendant la pandémie de Covid-19 en mars 2020, lors de l’arrivée des 3 000 Afghans qui fuyaient la prise de Kaboul par les talibans en août 2021, ou à l’occasion de l’accueil inconditionnel des Ukrainiens dès le mois de mars 2022.Au-delà de ces deux moments précis, le non-accueil semble être la méthode préfectorale envisagée pour encore de nombreuses années. Les conséquences en sont bien connues : le renforcement du sans-abrisme dans notre pays et de son traitement partiel et très court-termiste dans une urgence perpétuelle, légitimée par l’emploi du terme de « crise ».
    En effet, depuis 2015, les préfectures d’Ile-de-France ont organisé a minima 405 opérations de « mise à l’abri » de ces campements. Pourtant, dans une France qui se disait « prête à accueillir le monde » pour ces JOP et qui a vu, lors de la cérémonie d’ouverture, Filippo Grandi, le haut-commissaire des Nations unis pour les réfugiés, recevoir les lauriers olympiques, les campements et la rue restent le seul recours pour les futurs arrivants.
    Il y a urgence à mettre un terme à une décennie de non-respect des droits humains et de nos engagements en droit international. Pour cela de nombreuses solutions existent : ouvrir des dispositifs de premier accueil inconditionnels à Paris et dans d’autres villes d’arrivée, calqués sur ceux prévus pour les Ukrainiens. Réquisitionner des bâtiments vides pour agrandir le parc de logement et d’hébergement au niveau national. Et, enfin, mettre des moyens financiers et humains à la hauteur des besoins, afin de faciliter l’insertion dans la société des personnes exilées dès leur arrivée, en rendant effectif leur accès au marché du travail, à des cours de français, à un logement digne et à un réel accompagnement social et sanitaire

    #Covid-19#migrant#migration#france#politiquemigratoire#immigration#asile#droit#sante

  • Notation algorithmique : l’Assurance Maladie surveille les plus pauvres et harcèle les mères précaires
    https://www.laquadrature.net/2024/12/05/notation-algorithmique-lassurance-maladie-surveille-les-plus-pauvres-e

    Depuis 2021, nous documentons via notre campagne France Contrôle les algorithmes de contrôle social utilisés au sein de nos administrations sociales. Dans ce cadre, nous avons en particulier analysé le recours aux algorithmes de notation.…

    #Surveillance

  • « Madame, si on était racistes, on aurait pas choisi ce travail » | Le Club
    https://blogs.mediapart.fr/bernardetbianca/blog/110423/madame-si-etait-racistes-aurait-pas-choisi-ce-travail

    Ce texte date de 2020, je l’ai écrit en plein confinement, lorsque je travaillais en accueil de jour dans une banlieue de Seine-Saint-Denis. Il est suivi d’une partie 2.

    Aujourd’hui, nous sommes en pleine crise de coronavirus. Une dame vient chercher une aide d’urgence pour ses enfants. C’est la direction qui s’occupe de la distribution des couches et du lait, les femmes qui se présentent doivent expliquer pourquoi elles ont besoin de cette aide, décrire leurs situations, avant la distribution.

    D’habitude, cette dame va aux restos du cœur, mais là ils ont fermé. Elle nous explique qu’elle fréquentait notre lieu d’accueil avant, qu’elle est en grande difficulté financière, qu’elle voulait s’inscrire au programme d’aide d’urgence pour enfants mais que la professionnelle en charge du programme lui a demandé d’aller voir ailleurs, lui demandant si elle ne voulait pas aussi qu’elle aille “elle-même à la pharmacie avec son argent lui acheter ces couches et ce lait”. Une chose à savoir sur cet endroit : les personnes doivent prouver qu’elles méritent l’aide. 

    Cette dame nous raconte cette histoire, avec de la colère et de la tristesse oui, mais sans agressivité aucune, comme un poids qu’elle a sur le cœur depuis longtemps, une histoire de domination vécue, pas digérée et jamais racontée. Elle avait simplement arrêté de venir. Et là, catastrophe, elle prononce le mot interdit, le mot qui fait frémir les professionnels ici, elle parle de racisme. Elle dit qu’elle pense avoir été victime de racisme. La réponse que lui donne la direction ? “Madame, si nous étions racistes, nous n’aurions pas choisi ce travail”, d’ailleurs, c’est “trop facile de dire que c’est du racisme”. Une fois la dame partie, on dira que décidément “c’est toujours compliqué avec les maghrébins”. La personne ayant prononcé cette phrase s’adressait à un collègue maghrébin.

    Nous travaillons dans un accueil de jour, dans le département de la Seine-Saint-Denis, le département le plus pauvre de France, et le plus touché par l’épidémie. D’ordinaire, nous recevons les personnes sous forme collective, proposons des services de première nécessité et activités diverses, et sous forme individuelle, avec des entretiens de suivi social.

    Durant cette crise, nous ne proposons qu’une aide au compte-goutte, distribution de nourriture à l’extérieur, quelques douches, quelques machines à laver, des cafés et des couches.
    Pour la peine, pour avoir osé partager son ressenti, dénoncer cette situation, pour avoir parlé de racisme, cette femme est repartie avec la moitié de ce qu’elle aurait dû recevoir. L’autre partie de l’aide d’urgence est restée par terre, cachée. On ne lui a pas dit qu’on ne lui donnait que la moitié, on ne lui a juste pas donné, elle ne l’avait pas mérité après tout. 

    Bénéficier d’une aide d’urgence et oser parler de racisme ? Quel affront madame ! 

    La collègue accusée de racisme avait lâché un jour, pensant que la phrase résonnerait dans le vide, ou que ça ferait rire, que ce serait juste une blague (oh-ca-va-on-peut-plus-rien-dire), “de toute façon moi je déteste les africains”. Les africains et africaines constituent très majoritairement le public que nous recevons, la plupart étant en situation de migration, hébergées au 115, sans papier, sans ressource. Mais c’est bon, c’est ok, on a le droit de dire ça, on est forcément quelqu’un de bien vu qu’on travaille dans le social, non ?

    #arbitraire #pauvres #travail_social #racisme

  • [Plein la tête pour pas un rond] Fatima Ouassak
    https://www.radiopanik.org/emissions/plein-la-tete-pour-pas-un-rond/fatima-ouassak

    Politologue et activiste, Fatima Ouassak a formulé dans son premier ouvrage (La puissance des mères. Pour un nouveau sujet révolutionnaire, 2020) et avec l’ouverture de la maison Verdragon à Bagnolet, une proposition politique écologiste à partir d’un point de vue apparemment minoritaire et périphérique : celui des mères des quartiers populaires comme sujets politiques.

    Avec son nouvel ouvrage, Pour une #écologie pirate, elle revient plus spécifiquement sur l’instrumentalisation de l’écologie contre les habitants des quartiers populaires, et sur les obstacles politiques et symboliques à renverser pour qu’émergent d’autres trajectoires écologiques, menées à partir de ces territoires.

    Les mondes de nos ancêtres se sont déjà effondrés. Et pourtant nous sommes là, nous rions avec nos enfants. Nous résistons (...)

    #quartier_populaire #justice #migation #justice_environnementale #écologie_populaire #écologie,quartier_populaire,justice,migation,justice_environnementale,écologie_populaire
    https://www.radiopanik.org/media/sounds/plein-la-tete-pour-pas-un-rond/fatima-ouassak_15683__1.mp3

  • #Simon_Springer : « A un moment donné, il faut juste dire "#fuck !" au #néolibéralisme dont la fonction première est de créer des #inégalités »

    Pour cet activiste du quotidien, lire #Kropotkine et #Reclus, c’est revenir aux sources de la géographie comme de l’#anarchisme. La #géographie_radicale propose de penser toutes les histoires, en s’éloignant du seul point de vue anthropocentrique. Cela inclut l’histoire des animaux, des plantes… Et surtout la prise en compte des #interactions et des #coopérations.

    L’affiche ressemble à s’y méprendre à celle de la tournée d’un groupe de hard rock. Si Simon Springer est bien fan de ce genre musical, les 28 dates du tour d’Europe qu’il a honorées avant l’été ont invité le public non pas à des concerts, mais à des conférences autour de son dernier ouvrage, Pour une géographie anarchiste (Lux éditeur, 2018). Professeur depuis 2012 à l’université de Victoria, au Canada, il rejoindra en septembre l’université de Newcastle, en Australie. Géographe radical, spécialiste de la pensée anarchiste et du Cambodge, Simon Springer se présente comme athée, végan, pacifiste, « straight edge » (sous-culture punk qui bannit la consommation de psychotropes) et « super-papa ». Cet activiste du quotidien revient pour Libération sur la nécessité d’une lutte à petits pas afin d’enrayer toute forme de domination.

    Qu’est-ce qu’est une géographie anarchiste ?

    Les systèmes de hiérarchie et de domination qui structurent nos vies découlent d’un apprentissage. Devenir anarchiste, c’est les désapprendre. J’ai trois enfants, qui détiennent de manière inhérente beaucoup de valeurs anarchistes. Ce sont mes plus grands professeurs. La géographie est un champ très vaste qui va de la géographie physique à la géographie humaine. Si vous revenez à Pierre Kropotkine et Elisée Reclus, aux sources de la géographie comme de l’anarchisme, il n’y a pas de séparation claire. Doreen Massey, une géographe radicale britannique, considère que la géographie raconte l’histoire, les histoires. Il s’agit de penser toutes les histoires collectées, pas uniquement d’un point de vue anthropocentrique. Cela inclut l’histoire des animaux, des plantes, et toutes les interconnexions qui font de la Terre ce qu’elle est.

    On ne conçoit pas l’espace de manière générale, mais de manières particulières, au pluriel. Doreen Massey considère que les lieux forment des constellations, comme un squelette des interconnexions que nous expérimentons. Cet ensemble de relations sociales, politiques et économiques est en évolution permanente. Il y a la grande histoire, et il y a le canevas des petites histoires. Rien n’est figé, accompli.
    En quoi l’anarchisme et ses idées permettent-ils de repenser notre rapport à l’espace et aux histoires des uns et des autres ?

    L’anarchisme est une manière d’être au monde, une question de liberté, d’émancipation. Dès lors qu’il y a une forme de hiérarchie, il y a un positionnement critique à avoir, et pas uniquement au sujet des relations que les humains ont entre eux. La pensée des Lumières a longtemps positionné l’homme au sommet de l’évolution des espèces. Chez Kropotkine et Reclus, dès le XIXe siècle, il s’agit de lui redonner une juste place : non pas supérieur, mais simplement existant aux côtés des autres espèces vivantes. Kropotkine pensait la mutualisation, la collaboration et la réciprocité à l’échelle de l’évolution entière. Afin de s’opposer au darwinisme, interprété comme une nécessaire compétition et la suprématie d’une espèce sur une autre, il souligne qu’un autre pan de la pensée de Darwin met en avant l’interdépendance des êtres vivants. Le processus d’évolution est lié à cela : certaines espèces survivent uniquement en vertu des liens qu’elles ont avec d’autres. Cette perspective permet de réimaginer la notion de survie, en réorientant la lecture de Darwin de la seule compétition à la coopération. L’anarchisme est aussi une question d’association volontaire et d’action directe. La première relève du choix, du libre arbitre, la seconde en découle : nous n’avons pas besoin d’attendre que des leaders élus, qu’une avant-garde, que quelqu’un d’autre nous autorise à repenser nos vies si nous avons envie de le faire. Selon Doreen Massey, il s’agit d’influer sur l’histoire, sur les histoires, pour qu’elles correspondent plus à nos désirs, nos intérêts et nos besoins.
    En quoi cette pensée peut-elle être actuelle ?

    Oppression raciale, violence d’Etat, violence capitalistique : les formes de violence dues aux hiérarchies se multiplient et se perpétuent aujourd’hui. L’anarchisme est beaucoup plus large que le proudhonisme originel. Il ne s’agit pas seulement d’une remise en cause de l’Etat, de la propriété, mais de toutes les formes de domination, en terme de genres, de sexualités, de races, d’espèces. L’anarchisme doit contribuer à forger une autre forme d’imagination, plus large, à mettre en avant les connexions entre les êtres plutôt que de leur assigner des étiquettes.
    Vous avez écrit un pamphlet intitulé « Fuck neoliberalism » (1), littéralement, « emmerdons le néolibéralisme »…

    A un moment donné, il faut juste dire « fuck it ! » [« merde ! », ndlr]. Car on a beau étudier dans le détail le fait que le marché avantage certains et en désavantage d’autres, un grand nombre de gens continueront de ne pas se sentir concernés. Donc il faut dire stop et s’atteler à renverser la tendance. Le capitalisme est fondé sur la domination, sa fonction première est de produire des inégalités. Dans ce système, certains réussissent, les autres restent derrière. En tant qu’universitaires, combien d’articles devrons-nous encore écrire pour dénoncer ses méfaits à tel endroit ou sur telle population ?

    C’est une provocation pour attirer l’attention sur le problème plutôt que de continuer à tourner autour. C’est le texte le plus lu de ma carrière. Il porte un message profondément anarchiste. Or, la réponse à cet article a été massivement positive dans le monde universitaire. Peut-être car le terme d’« anarchisme » n’apparaît jamais. La plupart des gens qui ont intégré des principes anarchistes à leur vie quotidienne ne l’identifient pas nécessairement comme tel. La coopération, la réciprocité, l’aide mutuelle, tout le monde les pratique chaque jour avec ses amis, sa famille. Lancer un jardin partagé, rester critique face à ses professeurs, interroger l’individualisme qui va de pair avec le néolibéralisme, cela fait partie d’une forme d’éthique de la vie en communauté. Nous sommes tous coupables - moi compris - de perpétuer le système. L’un des piliers du néolibéralisme est cette volonté de se focaliser sur l’individu, qui entraîne une forme de darwinisme social, les « tous contre tous », « chacun pour soi ».
    Vous évoquez un activisme de la vie quotidienne. Quel est-il ?

    L’activisme ne se résume pas à être en tête de cortège, prêt à en découdre avec la police. Il passe par des gestes très quotidiens, ce peut être de proposer à vos voisins de s’occuper de leurs enfants un après-midi. A Victoria, il existe un groupe de « mamies radicales » qui tricotent des vêtements pour les sans-abri. Mieux connaître ses voisins, aider quelqu’un à traverser la route, lever les yeux de nos téléphones ou débrancher notre lecteur de musique et avoir une conversation avec les gens dans le bus ou dans la rue : ces choses très simples font peser la balance dans l’autre sens, permettent de court-circuiter l’individualisme exacerbé produit par le néolibéralisme. Si vous vous sentez de manifester contre le G20, très bien, mais il faut également agir au quotidien, de manière collective.

    Une des meilleures façons de faire changer les gens d’avis sur les migrants est de leur faire rencontrer une famille syrienne, d’engager un échange. Frôler leur situation peut être le moyen de réhumaniser les réfugiés. Cela implique d’avoir un espace pour enclencher cette conversation, un lieu inclusif, libre des discours haineux. En s’opposant au nationalisme, l’anarchisme encourage le fait de penser le « non-nationalisme », de regarder au-delà des réactions épidermiques, d’élargir le cercle de nos préoccupations et notre capacité à prendre soin de l’autre, à se préoccuper de l’humanité entière.
    Cet ethos permet-il de lutter contre la violence institutionnelle ?

    Je me considère pacifiste, mais ça ne veut pas dire que les gens ne devraient pas s’opposer, lutter, pratiquer l’autodéfense. Pour moi, l’anarchisme est fondamentalement non-violent - un certain nombre d’anarchistes ne sont pas d’accord avec cela. Un système de règles et de coercition est intrinsèquement violent. L’Etat revendique le monopole de cette violence. Quand des groupes d’activistes, d’anarchistes ou n’importe qui s’opposent à l’Etat, c’est un abus de langage d’appeler cela de la violence. C’est un moyen pour l’autorité de discréditer la dissidence. Si l’Etat revendique le monopole de la violence, acceptons-le en ces termes. La violence est répugnante, vous en voulez le monopole ? Vous pouvez l’avoir. Mais alors n’appelez pas « violence » notre réponse. Le but d’un anarchiste, d’un activiste, ce n’est pas la domination, la coercition, mais la préservation de son intégrité, la création d’une société meilleure, de plus de liberté. L’autodéfense n’est pas de la violence.
    D’une certaine façon, un Black Bloc ne serait pas violent, selon vous ?

    Chaque Black Bloc, dans un contexte donné, peut être motivé par de nombreuses raisons. Mais de manière générale, je ne crois pas que son objectif soit la violence. La première raison pour laquelle le Black Bloc dissimule son visage, c’est parce qu’il ne s’agit pas d’intérêts individuels, mais d’un mouvement collectif. La majorité des médias parle du Black Bloc uniquement en terme de « violence », or c’est d’abord une forme de résistance, d’autodéfense, non pas uniquement pour les individus qui forment à un moment le Black Bloc, mais une autodéfense de la communauté et de la planète sur laquelle nous vivons. Qu’est-ce que va changer, pour une banque, une vitrine brisée, très vite remplacée ? Condamner la violence des Black Blocs, ça permet d’occulter la violence de la police, vouée à la domination, la coercition, la suppression de la liberté de certains individus dans le seul but de préserver la propriété d’une minorité puissante.

    (1) « Fuck le néolibéralisme », revue Acme, 2016, en libre accès sous Creative Commons sur www.acme-journal.org

    https://www.liberation.fr/debats/2018/08/20/simon-springer-a-un-moment-donne-il-faut-juste-dire-fuck-au-neoliberalism

    #géographie_anarchiste #hiérarchie #domination #histoire #histoires #espace #liberté #émancipation #mutualisation #réciprocité #collaboration #darwinisme #compétition #interdépendance #survie #association_volontaire #action_directe #choix #libre_arbitre #violence #imagination #fuck #fuck_it #capitalisme #domination #aide_mutuelle #individualisme #darwinisme_social #chacun_pour_soi #tous_contre_tous #activisme #résistance #non-nationalisme #nationalisme #pacifisme #autodéfense #non-violence #dissidence #monopole_de_la_violence #coercition #Black_Bloc #violence_institutionnelle

    • Pour une géographie anarchiste

      Grâce aux ouvrages de David Harvey, Mike Davis ou même Henri Lefebvre, on connaît aujourd’hui la géographie radicale ou critique née dans le contexte des luttes politiques des années 1960 aux États-Unis et qui a, comme le disait Harvey, donné à Marx « la dimension spatiale qui lui manquait ». Dans ce livre, Simon Springer enjoint aux géographes critiques de se radicaliser davantage et appelle à la création d’une géographie insurrectionnelle qui reconnaisse l’aspect kaléidoscopique des espaces et son potentiel émancipateur, révélé à la fin du XIXe siècle par Élisée Reclus et Pierre Kropotkine, notamment.

      L’histoire de l’humanité est une longue suite d’expériences dans et avec l’espace ; or aujourd’hui, la stase qui est imposée à ces mouvements vitaux, principalement par les frontières, menace notre survie. Face au désastre climatique et humain qui nous guette, il est indispensable de revoir les relations que nous entretenons avec le monde et une géographie rebelle comme celle que défend Springer nous libérerait du carcan de l’attentisme. Il faut se défaire une bonne fois pour toutes des géographies hiérarchiques qui nous enchaînent à l’étatisme, au capitalisme, à la discrimination et à l’impérialisme. « La géographie doit devenir belle, se vouer entièrement à l’émancipation. »

      https://luxediteur.com/catalogue/pour-une-geographie-anarchiste

      #livre

  • Chine, Shangaï : propagande US ou propagande chinoise ? emmanuel macron doit réver d’imposer cela à celles et ceux qui ne sont rien. Vidéos Twitter
    La Chine sous la dictature dite sanitaire

    Si twitter affiche l’écran « Voir plus de twitt »
    Cliquez sur « Se connecter » ou « S’inscrire » et fermez l’écran qui s’affiche en cliquant sur le X en haut à gauche.

    Voici à quoi risque de ressembler la France de Macron.
    Ce dernier aime prendre exemple sur la Chine en terme de confinement, injection, gestes barrières…


    Le pays des devoirs avant les droits !
    Les camps apparaissent, les enfants sont séparés des parents, les animaux sont exterminés, la liberté n’est plus qu’un mot et vous opposer à ce système peut vous coûter très cher.
    La situation à Shanghai est effrayante.
    Des millions de personnes ont du mal à se nourrir, des personnes âgées sont incapables d’accéder aux médicaments, des vidéos d’émeutes qui éclatent circulent sur les réseaux sociaux.
    De nombreux foyers dépendent de livraisons alimentaires inadéquates du gouvernement.
    Les habitants vont donc eux-mêmes chercher leur nourriture et pillent les magasins.
    Ils sont confinés depuis le 1er avril. Il y a un cadenas sur la porte donc ils ne peuvent absolument pas sortir de leur immeuble.
    C’est anxiogène, disproportionné par rapport à ce qui se passe. Avoir la porte d’entrée scellée…

    Starving Shanghai residents loot the supermarket.  : https://twitter.com/cam_l/status/1512646118575812612

    Rues quadrillées par les gentils costumés en blanc  : https://twitter.com/fangshimin/status/1514121862103457792

    Un peu d’intimité durant les 2 semaines de confinement  : https://twitter.com/wuli62199317/status/1513363200389300227

    Confiné, confinés https://twitter.com/AnGuoDang667/status/1513273036937388033

    Promenade au clair de lune  : https://twitter.com/fangshimin/status/1514372542886076418

    They are killing all the cats and dogs in Shanghai  : https://twitter.com/DonnaWongHK/status/1512471545213440000

    Chinese people like kneeling very much, I don’t know why ?  : https://twitter.com/DonnaWongHK/status/1512472953455185924

    Ré invention du happe-chair  : https://twitter.com/MuYangLee_XWKD/status/1514326109806108672

    Politesse et gentillesse ne peuvent nuire  : https://twitter.com/DonnaWongHK/status/1512473590918103041

  • #Harcèlement et #maltraitance institutionnelle à l’#université

    Le harcèlement est devenu un véritable #fléau dans les universités. Il touche tous les personnels. Les #femmes en sont les premières victimes. En cause un #management de plus en plus délétère, des conditions de travail qui brisent les #solidarités, des mesures de prévention très insuffisantes et des plans d’action pour l’#égalité professionnelle qui restent anémiques.

    L’université va mal. Alors que Frédérique Vidal, dans une conférence de presse de rentrée totalement hors sol, célébrait récemment son bilan sur un air de « Tout va très bien Madame la Marquise », des enquêtes et analyses montrent que cette rentrée universitaire est la plus calamiteuse qui soit : la #précarité_étudiante reste dramatique en l’absence de toute réforme des bourses - promise et oubliée -, les #burnout explosent chez les personnels, eux aussi de plus en plus précaires, et les jeunes docteurs sont nombreux à considérer que « la #France est un pays sans avenir pour les jeunes chercheurs ». Significativement une enquête en 2020 auprès d’un millier de personnels de l’Université de Strasbourg nous apprenait que 46 % des enseignants-chercheurs, enseignants et chercheurs considéraient que les conditions d’exercice de leurs missions étaient mauvaises alors que 49% d’entre eux étaient pessimistes quant à leur avenir professionnel.

    En 2021, avec 30 000 étudiants supplémentaires sans les moyens nécessaires pour les accompagner, les universitaires en sont réduits à gérer la #pénurie et à constater une dégradation inexorable des conditions d’étude et de travail. La crise sanitaire a certes fonctionné comme un démonstrateur et un accélérateur de cette dégradation, mais elle ne saurait masquer la #violence_institutionnelle et la responsabilité historique de l’État lui-même. Depuis 20 ans au moins, les politiques publiques ont méthodiquement saigné, privatisé et précarisé les #services_publics de la santé et du savoir, l’hôpital et la #recherche. L’ironie est cruelle : beaucoup de celles et ceux qui prennent soin de nos corps et de celles et ceux qui fécondent notre esprit sont aujourd’hui en grande souffrance physique et psychique. Si un tel contexte affecte au sein de l’université et de la recherche les personnels de tous statuts, il n’en reste pas moins que les inégalités sont exacerbées et que les salariés les plus touchés sont les précaires et les femmes.

    Les 18 observations qui suivent sont issues d’une expérience de dix années d’accompagnement d’enseignantes et d’enseignants qui sont en difficulté ou en souffrance. De plus en plus souvent en grande souffrance. Elles ne portent que sur des situations de personnels enseignants - mais certaines d’entre elles pourraient aussi être pertinentes pour des personnels Biatss - et ne traitent pas du harcèlement au sein de la communauté étudiante ou entre personnels et étudiants, un sujet tout aussi grave. Cet accompagnement de personnels enseignants est réalisé à titre syndical, mais aussi comme membre d’un CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail). J’estime aujourd’hui que la souffrance des personnels a atteint et dépassé les limites de ce qui est humainement et éthiquement admissible. Afin de comprendre la nature de ces limites, je formule une série de réflexions, à partir de notes prises au fil des années. Il me semble qu’elles portent un sens, même si elles ne peuvent être généralisées et n’ont pas une valeur de vérité absolue. Il s’agit ici d’un témoignage reposant sur une expérience, possiblement partageable, certainement partagée par d’autres collègues, une expérience également informée par des échanges avec des représentants de personnels de diverses universités. Ces observations sont suivies d’une brève réflexion sur les plans d’action pour l’égalité femmes-hommes dans les universités, plans dont l’institution se sert trop souvent pour créer un effet de masque sur des pratiques intolérables.

    1. S’il arrive que des hommes soient victimes de situation de présomption de harcèlement ou de pression au travail, je constate que sur 10 dossiers ce sont en moyenne 8 femmes qui sollicitent un accompagnement. Cette moyenne est relativement constante d’une année à l’autre.

    2. Les situations de présomption de harcèlement moral dont les femmes sont victimes comportent souvent une dimension sexiste, si bien que les frontières entre harcèlement moral et harcèlement sexuel sont poreuses.

    3. La difficulté la plus grande pour prouver une situation de harcèlement, qu’il soit moral ou sexuel, consiste dans le recueil de témoignages qui ne soient pas anonymes.

    4. Quand les personnels sollicitent un accompagnement syndical, ils sont en souffrance depuis de nombreux mois, souvent plus d’un an, parfois plusieurs années. On peut en déduire que les procédures de prévention, d’alerte et de signalement ne fonctionnent pas bien.

    5. Les situations de présomption de harcèlement ou de pression au travail procèdent le plus souvent par « autorité hiérarchique », l’auteur appartenant à une direction de composante, d’institut ou de laboratoire. Ces membres de la direction de structures peuvent, en certains cas, être eux-mêmes victimes de pression au travail, voire de harcèlement. Ils subissent en particulier une pression forte des directions des universités et ont la responsabilité de gérer la pénurie.

    6. On observe depuis la loi LRU et la généralisation des appels à projet et de la concurrence entre les universités, laboratoires et collègues, un exercice de plus en plus bureaucratique, solitaire et autoritaire de la gestion des différentes structures d’enseignement et de recherche : alors que les enseignants-chercheurs et chercheurs en responsabilité sont des pairs élus - et non des supérieurs hiérarchiques directs de leurs collègues -, ils se comportent de plus en plus comme des chefs d’entreprise.

    7. Il est rare qu’une situation de harcèlement implique seulement deux personnes : l’auteur du harcèlement et sa victime. Le harcèlement se développe dans un collectif de travail qui présente des problèmes organisationnels et prospère avec la complicité active des uns et le silence des autres.

    8. Le nombre et la gravité des situations de pression au travail et/ou de harcèlement sont proportionnels au degré de sous-encadrement, de sous-formation des encadrants et de restriction budgétaire que subit une composante.

    9. Les moyens les plus fréquemment utilisés dans le cadre d’un harcèlement d’un.e enseignant.e par voie hiérarchique sont les suivants : le dénigrement et la dévalorisation, parfois en direction des collègues, voire des étudiants, l’imposition d’un service non souhaité, l’imposition de tâches administratives, l’évaluation-sanction, la menace de modulation du service à la hausse pour cause de recherche insuffisante, le refus d’accès à des responsabilités ou à des cours souhaités, le refus de subventions ou de soutien financiers pour la recherche, les menaces de sanctions disciplinaires.

    10. Le harcèlement administratif peut prendre trois formes. Soit un retard ou une incapacité durable de l’administration à résoudre une situation en raison d’un sous-encadrement des services - c’est très fréquent. Soit des erreurs ou des fautes de l’administration qu’elle ne reconnaît pas - c’est régulier. Soit un refus politique de reconnaitre les torts de la hiérarchie, et par conséquent de l’établissement lui-même – c’est systématique.

    11. Le harcèlement d’un personnel peut être organisé avec comme objectif de le faire quitter la faculté ou le laboratoire à des fins de réorganisation des formations ou de la recherche, ou encore pour des raisons de postes.

    12. La saisine des sections disciplinaires pour des fautes ou des comportements déviants qui pouvaient être traités dans le cadre d’une médiation, est de plus en plus fréquente, ce qui témoigne d’une dérive autoritaire des présidents d’université qui n’hésitent plus à utiliser et à abuser des pouvoirs que leur attribue la LRU.

    13. Le traitement des situations de harcèlement conduit le plus souvent les DRH à déplacer la victime dans une autre composante alors que le personnel harcelant est confirmé dans son poste et ses responsabilités. La victime subit alors une triple peine : le changement professionnel qui implique soit un surtravail, soit un désoeuvrement dans le cas d’une placardisation ; l’absence de reconnaissance du préjudice et l’absence de réparation ; l’injustice, la révolte et la souffrance provoquées par le maintien du personnel harceleur dans ses responsabilités.

    14. Les personnels de santé – médecins de prévention, psychologues du travail – avouent leurs difficultés ou même leur impuissance à aider efficacement les victimes. Ils finissent par conseiller à la victime de s’en aller, de démissionner, de changer de poste. Il arrive aussi que des militants syndicaux formulent le même conseil afin de protéger la victime.

    15. L’administration passe plus de temps et d’énergie à construire son irresponsabilité qu’à traiter les situations de souffrance au travail. Elle estime tour à tour que ce sont les directeurs de composantes qui n’aident pas la DRH, que les médecins sont impuissants ou que le CHSCT est responsable de l’enquête en cours et de ses résultats. Tout est fait pour dédouaner les équipes politiques et les directions administratives en place. Chacun pense à se protéger juridiquement avant de protéger la victime.

    16. Au premier rang du travail de déresponsabilisation de l’institution par elle-même, il y a l’imputation presque systématique de la responsabilité de la vie privée du personnel dans la cause de sa souffrance, et en particulier dans les facteurs qui ont déclenché une tentative de suicide ou un suicide.

    17. Les cabinets d’expertise en risques psychosociaux, les formations au management et le développement des pratiques de coaching traitent rarement les causes du harcèlement et de la souffrance au travail : ils ont pour fonction principale de remettre les personnels au travail.

    18. Les « Assises des ressources humaines » et autres procédures participatives qui se mettent en place dans les universités, de même que les proclamations de « bienveillance » qui accompagnement les discours des directions et présidences, constituent les derniers avatars du management néolibéral, principalement destinés à auréoler les DRH des universités d’une vertu éthique et démocratique.

    C’est aussi cette dernière question qui traverse le communiqué de presse du SNESUP-FSU de l’université de Strasbourg sur la politique sociale et la stratégie de cet établissement. A quoi donc peuvent servir des « Assises des Ressources humaines » si le président qui les propose distribue de manière discrétionnaire des primes d’intéressement à 9 professeurs des universités dont 8 hommes et une femme ? Parallèlement, je poserais aussi la question suivante : à quoi donc peuvent servir tous les plans de parité et d’égalité professionnelle qui sont adoptés en ce moment dans les universités si les établissements d’enseignement supérieur sont incapables d’éradiquer en leur sein les multiples pratiques de pression au travail, de dénigrement, de discrimination ou de harcèlement ?

    Ces Plans d’action pour l’égalité professionnelle femmes-hommes dans l’Enseignement supérieur et la recherche existent depuis 2013, ont été relancés en 2018 et inscrits en 2019 dans la loi de Transformation de la fonction publique. Les universités ont donc l’obligation de les adopter. Ces plans d’action, tels qu’ils sont actuellement conçus et mis en œuvre par les institutions, ne doivent pas nous leurrer : même si certains dispositifs sont propres à faire avancer les causes de l’égalité et de la parité – la lutte contre les inégalités salariales en particulier -, ils constituent d’abord les produits d’une communication et d’une politique néolibérale qui ont pour fonction de donner une apparence féministe et humaniste à un management qui reste fondamentalement masculin et autoritaire. Soyons aussi attentif à ceci : il se pourrait que se mette en place un management « diversitaire ». Vous serez managés et « ménagés », certes en fonction des multiples évaluations que vous subissez, mais aussi en fonction de votre genre, de votre statut, de vos orientations et bien sûr de vos conceptions et pratiques des libertés académiques.

    Pour finir, j’insiste sur ceci : le silence doit cesser. Des drames humains se déroulent à bas bruit au sein des universités. Ce silence n’est plus supportable. L’état de mal-être et de souffrance des personnels est tel qu’il est grand temps de tirer le signal d’alarme. Les administrations, en protégeant les harceleurs, font plus que mépriser les victimes : elles légitiment et favorisent toutes les formes de violence au travail, de discrimination et de sexisme. Mais les administrations ne sont pas séparables des agents qui les composent, des enseignants qui sont parfois devenus, malgré eux ou volontairement, des administrateurs à mi-temps et à temps plein. Il n’y aura pas d’amélioration des relations de travail au sein des facultés et laboratoires sans une réflexion collective qui conduise à des amendements dans les comportements individuels, à une promotion et une défense active de la collégialité qui ne peut exister sans le respect de l’intégrité de chaque personne. C’est à ces conditions que l’on pourra faire de la recherche et de l’enseignement l’invention d’un sujet collectif qui ne peut exister sans ce qui est au fondement de l’éthique : être un sujet pour un autre sujet.

    https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/111021/harcelement-et-maltraitance-institutionnelle-l-universite

    #facs #précarisation #privatisation #souffrance #harcèlement_moral #sexisme #harcèlement_sexuel #autorité_hiérarchique #loi_LRU #concurrence #appels_à_projets #silence #sous-encadrement #sous-formation #restrictions_budgétaires #dénigrement #dévalorisation #évaluation-sanction #menace #sections_disciplinaires #médiation #dérive_autoritaire #placardisation #réparation #injustice #silence #irresponsabilité #déresponsabilisation #bienveillance #coaching #management_néolibéral #mal-être

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  • How the Culture of the University Covers Up Abuse

    My task in Complaint! is relatively simple. I listen to, and learn from, those who make complaints about abuses of power within universities. Many of the stories I share in the book are about institutional violence, that is, the violence directed by the institution toward those who complain about violence within the institution. Those who try to complain are often warned about the costs of complaint or threatened with retaliation for complaining. We might assume warning and threats are used by management as top-down bullying tactics. They are. But many complaints are stopped not by senior managers or administrators but by colleagues, sometimes acting on behalf of colleagues or in order to protect colleagues.

    https://lithub.com/how-the-culture-of-the-university-covers-up-abuse
    #impunité #silence #complicité #collègues #harcèlement #abus #université #facs #violence_institutionnelle

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    • Complaint !

      In Complaint! Sara Ahmed examines what we can learn about power from those who complain about abuses of power. Drawing on oral and written testimonies from academics and students who have made complaints about harassment, bullying, and unequal working conditions at universities, Ahmed explores the gap between what is supposed to happen when complaints are made and what actually happens. To make complaints within institutions is to learn how they work and for whom they work: complaint as feminist pedagogy. Ahmed explores how complaints are made behind closed doors and how doors are often closed on those who complain. To open these doors---to get complaints through, keep them going, or keep them alive---Ahmed emphasizes, requires forming new kinds of collectives. This book offers a systematic analysis of the methods used to stop complaints and a powerful and poetic meditation on what complaints can be used to do. Following a long lineage of Black feminist and feminist of color critiques of the university, Ahmed delivers a timely consideration of how institutional change becomes possible and why it is necessary.

      https://www.dukeupress.edu/complaint
      #plainte #livre #Sara_Ahmed #pouvoir #victimes #abus_de_pouvoir #bullisme #pédagogie_féministe

    • Also : her #blog

      #feministkilljoys

      About

      My name is Sara Ahmed, and this is my research blog. I am a feminist killjoy. It is what I do. It is how I think. It is my philosophy and my politics.

      I was the inaugural director of the Centre for Feminist Research (CFR) at Goldsmiths. You can find further information about the CFR here.

      I am now working as an independent feminist scholar and writer. You can find my cv, links to my articles, description of my new projects, details of forthcoming lectures and information on all of my books on my personal website. If you need to get in touch with me please fill in my contact form.

      I recently completed a book Living a Feminist Life, which draws on everyday experiences of being a feminist to re-think some key aspects of feminist theory. I began this blog when I began the book: they were written together.

      I will however keep the blog even though the book is finished! In fact I will be sharing material from my new project on complaint which I have just begun.

      The work of a feminist killjoy is not over.

      https://feministkilljoys.com/about

    • And not yet read but called the ’bible’ by some colleagues:

      LIVING A FEMINIST LIFE

      In Living a Feminist Life Sara Ahmed shows how feminist theory is generated from everyday life and the ordinary experiences of being a feminist at home and at work. Building on legacies of feminist of color scholarship in particular, Ahmed offers a poetic and personal meditation on how feminists become estranged from worlds they critique—often by naming and calling attention to problems—and how feminists learn about worlds from their efforts to transform them. Ahmed also provides her most sustained commentary on the figure of the feminist killjoy introduced in her earlier work while showing how feminists create inventive solutions—such as forming support systems—to survive the shattering experiences of facing the walls of racism and sexism. The killjoy survival kit and killjoy manifesto, with which the book concludes, supply practical tools for how to live a feminist life, thereby strengthening the ties between the inventive creation of feminist theory and living a life that sustains it.

      All books: https://www.saranahmed.com/books-1

      Her website: https://www.saranahmed.com

  • Limousin : Association de malfaiteurs du 15 juin
    https://lundi.am/Gentioux-Association-de-malfaiteurs-du-15-juin

    Le 15 juin dernier, environ deux cents agents de la Section des recherches de la Gendarmerie, du Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie (PSIG), du SRPJ de Limoges et de la Sous-direction Anti-Terroriste (SDAT) de Paris prenaient d’assaut les villages de Gentioux, Cieux et Bussière-Boffy en Creuse et en Haute-Vienne. Six personnes de 50 à 70 ans étaient interpellées et placées en garde à vue : une directrice d’école, une potière, un plombier, une menuisière, un chargé de cours à l’université et une infirmière.

    #antiterrorisme #terrorisme_d_état #violence_institutionnelle

  • The macho state: coercion, patriarchy and resistance

    When police officers themselves are responsible for so many cases of gender-based violence and when so many cases are never addressed by the judicial system, what does that say about both the institution of the police, the state and their coercive apparatus?

    https://longreads.tni.org/stateofpower/the-macho-state-coercion-patriarchy-and-resistance

    #machisme #partiarcat #résistance #violences_sexuelles #justice #impunité #insitutions #police #coercition #féminicide #féminicides #femmes #viols #culture_du_viol #violence #invisibilisation #genre #Etat #omission #violence_institutionnelle

    ping @_kg_

    • To paraphrase Paulo Freire, it seems to varying degrees that we are coming to the realisation of our condition of oppression. The moment is ripe to also realise that “nobody liberates themselves all alone. People liberate themselves in fellowship with each other.” Invoking the appeals of abolitionists who see not only the need but also the potential for the world to transform itself, it is time to forge ties of solidarity, communities of care, but above all communities of understanding, to come closer to the one another and find our own humanity in this otherness. This we owe to ourselves, to those who came before, but above all to those who will come after.

      ajouté ici —> https://seenthis.net/recherche?recherche=%23metalist+%23gender

  • Spirale de la violence
    http://romy.tetue.net/spirale-de-la-violence

    Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

    La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.

    La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.

    Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue.

    #Vous_moi_nous #violences
    #ViolenceInstitutionnelle
    #ViolenceRévolutionnaire
    #ViolenceRépressive

    • Ah oui les droits de l’homme de la part d’un mec qui bosse et qui est gradé dans une secte misogyne et homophobe et autrice de milliers de viols d’enfants.

      Hélder Pessoa Câmara (1909-1999), plus couramment appelé Helder Camara, est un archevêque catholique brésilien, défenseur des droits humains, proche des mouvements non-violents et se référant à Gandhi et Martin Luther King, connu pour sa lutte contre la pauvreté dans son diocèse et dans le monde.

      Dans Spirale de la violence (1971), il décrit le lien qui unit l’injustice structurelle (violence de niveau 1) à rébellion (violence de niveau 2) et la réaction répressive (violence de niveau 3). Câmara y appelle les jeunes du monde entier à prendre des mesures pour briser cet engrenage, affirmant que leurs aînés sont devenus dépendants de ces escalades.

      Un archeveque complice des viols d’enfants, les femmes et les hommes, couverts par son institution. Institution dont il est et qui persécuté les homosexuels, et regarde crevé les femmes et les filles qui veulent avorté.

      #catholicisme #hommaniste
      #sexisme #homophobie #violophile #féminicide #violence_institutionnelle

      De plus son idée de « violence révolutionnaire » c’est une belle inversion de dominant.
      Par exemple si tu as des archeveques qui violent des enfants, l’institution les déplace afin qu’ils échappent à toute forme de violence institutionnelle d’état jusqu’au délai de prescriptions. Les victimes qui arrivent parfois à demander justice, seraint donc dans la violence révolutionnaire selon son shéma trinitaire. Et après tous ces crimes institutionnels il y a des mecs pour rester archeveque en 2019 et te faire des discours hommaniste sur la violence institutionnels.

    • C’est un gradé dans une institution violeuse et misogyne et homophobe. C’est deja assez déguelasse et je tiens tous les cathoiques pour résponsables des exactions de leur secte car contrairement à d’autres religion les catho reconnaissent l’autorité du pape et la hiérarchie misogyne de son armée pedosexuel.

      Ensuite il se revendique de Gandhi qui etait hors limite avec les petites filles et pour un archeveque membre d’une institution multirécidiviste de viols d’enfants ca passe moyen.

      Enfin sur le fond, il dit ;

      Dans Spirale de la violence (1971), il décrit le lien qui unit l’injustice structurelle (violence de niveau 1) à rébellion (violence de niveau 2) et la réaction répressive (violence de niveau 3). Câmara y appelle les jeunes du monde entier à prendre des mesures pour briser cet engrenage, affirmant que leurs aînés sont devenus dépendants de ces escalades.

      Ca c’est toute à fait de l’idéologie chretienne de domination. Les vieux comme lui ont fait de la grosse merde, et exigent des jeunes de tendre l’autre joue. Si ce mec avait une once de décence il ne serait pas archevêque.
      Les conseils aux jeunes par des gourous de la secte du pedo-viol non merci. Les analyse sur la violence d’un mec qui pratique la discrimination des femmes à chaque instant en tant qu’il est archevêque c’est niet. Qu’il montre l’exemple et quitte l’institution abjecte dont il est un ponte et qu’il lache la grappe aux jeunes. Les jeunes qui écoutent des archeveque il y en a pas, et à mon avis si il y en a ce sont des survivant·es du viol et illes exigent réparation qu’ils ne sont pas près d’obtenir si on écoute leurs archevêques.
      Enfin c’est pas comme si il y avait que ces pédocriminels capable de parler de violences institutionnelle, il doit bien y avoir des pacifistes ailleurs que chez l’amical misogyne du viol.

      Un archevêque qui demande des efforts aux jeunes ca me fait le meme effet qu’un nazi qui demanderait des efforts aux juifs, peut etre que le nazi qui demande n’a pas commis d’actes antisémite lui même mais ca va pas me donner envie de l’écouté pour autant.
      #a_bas_la_calotte
      #viols_institutionnels #misogynie_institutionnelle #homophobie_institutionnelle

    • Comme homme d’Eglise, Camara avait des positions très différentes de son institution sur beaucoup de sujets. Pour l’anecdote il avait par exemple suggéré que le Pape transfère le Vatican et tous ses trésors à l’UNESCO, et aille habiter dans une baraque un peu plus modeste.

      En Amérique latine il a été un des moteurs de l’« option préférentielle pour les pauvres » (théologie de la libération) demandant que l’église choisisse le camp des pauvres et s’inscrive dans les luttes sociales — position « tiers-mondiste » qui a culminé avec Vatican II en 1962-65, et qui lui a valu d’être traité de communiste, évêque rouge etc.

      Camara a aussi été l’un des principaux opposants à la dictature brésilienne dans les années 60 à 80.

      Concernant les droits des femmes : il était pour l’égalité, le droit au divorce, le droit à la contraception, et aussi pour l’ordination des femmes. Dans son entourage on trouvait des hommes prêtres ayant quitté l’église pour se marier, et des militantes de choc comme Rose Marie Muraro, décrite comme la « première » féministe brésilienne https://en.wikipedia.org/wiki/Rose_Marie_Muraro

      La droite catholique est revenue en force par la suite avec Jean Paul 2 puis Benoit 16. Quand Camara a pris sa retraite, JP2 a nommé à sa place (en guise de revanche, sans aucun doute) José Cardoso Sobrinho, un évêque bien réactionnaire qui s’est présenté le jour de sa nomination en « patriarche » avec croix en or et tout l’habit d’apparat, pour bien montrer le contraste avec Camara qui était toujours habillé de façon modeste. Cardoso Sobrinho s’est illustré par la suite en excommuniant la famille et les médecins d’une petite fille de neuf ans qui avait avorté après un viol — et sans excommunier le beau-père violeur car "L’avortement est beaucoup plus grave que le viol".

      Je n’ai rien trouvé concernant la position de Camara sur les droits des homosexuels, mais dans quelques posts anti-Camara on décrit son mouvement comme “pro-abortion, homosexualist, and socialist” (sic), et tu peux trouver un texte de Frei Betto, un des « fils spirituels » de Camara, qui demande “¿Hasta cuándo serán discriminados los homosexuales por quien se considera discípulo de Jesús ?.”

      Dernier point, les biographies révélant les actes et propos abjects de Gandhi sont relativement récentes (2010 je crois…), Camara est mort en 1999.

    • Merci pour ces infos @fil
      Ce Camara est manifestement moins abjecte que l’institution pour qui il travaillait ce qui est tout de meme pas bien difficile. Au final en restant catholique il a fait venir des gens dans cette secte misogyne qui excommunie les victimes de viol mais pas les violeurs. La mesquinerie avec lequel il fut remplacé montre que rester catholique c’est méprisé ce prêtre. Au final son action me semble nocive aux femmes, aux enfants, aux homos, et pour le mariage des prètres je suis contre c’est seulement leur donner accès à des privilège masculins supplémentaires et ajouté le viol conjugale ainsi que le viol incestueux à la gamme de leurs pedoviols routiniers.

      Ca me fait un peu comme si on discutait de gentil fascistes, il y en a qui sont surement sympas et qui sont fafs par tradition sans trop avoir questionné ce que leur parents leur ont appris et qui ont passé leur vie à faire du fascisme un peu moins misogyne ou du fascisme gay-friendly. C’est vrai que c’est mieux que le fascisme ordinaire mais ca reste du fascisme et je reste opposé meme aux gentil fafs tout comme je reste opposé même aux gentils catholiques.

  • Quelque 60’000 internés administratifs en Suisse jusqu’en 1981 Stéphanie Jaquet et l’ats - 19 Mai 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/10443579-quelque-60-000-internes-administratifs-en-suisse-jusqu-en-1981.html

    C’est l’estimation d’une commission indépendante d’experts, qui publie lundi les cinq premiers livres issus de quatre ans de recherche. Le Matin Dimanche et la NZZ am Sonntag s’en font l’écho.

    https://www.youtube.com/watch?v=0I8KJDE2b-E

    Des innocents privés de liberté au seul motif que ces personnes étaient pauvres, alcooliques, mères illégitimes, rebelles, mendiantes, homosexuelles, réfugiées ou jugées trop fainéantes. Ce chiffre de 60’000 victimes pour le XXe siècle est une estimation prudente.

    Travail forcé, stérilisation, prison, violences sexuelles
    Certaines ont été enfermées dans des établissements pénitentiaires, d’autres contraintes au travail forcé, au mariage et parfois à la stérilisation. Presque toutes les femmes internées ont subi des violences sexuelles.

    Selon le rapport, 648 institutions ont participé à ces internements : il a fallu établir une topographie des établissements https://www.uek-administrative-versorgungen.ch/interactivereport/fr répartis dans le pays. Le phénomène était de grande « ampleur », note Markus Notter, le président de la Commission indépendante d’experts « internements administratifs » (CIE) : « La manière dont l’Etat a traité ces personnes va au-delà de ce qu’on pensait jusqu’à présent », explique-t-il au Matin Dimanche. « On doit se demander comment cela a été possible et pourquoi il n’y a pas eu davantage de résistance », ajoute-t-il.

    Les cinq premiers volumes scientifiques seront publiés dès lundi ; trois autres paraîtront en juillet et la CIE livrera ses recommandations en septembre. Une exposition itinérante nommée « Exclus & Enfermés », accompagnée d’un site internet comportant nombre d’archives, permet de se plonger de manière approfondie dans les contenus de la Commission indépendante.

    Le passé sombre de la Suisse
    L’internement administratif https://www.notrehistoire.ch/medias/65360 ne constitue qu’une partie du passé sombre de la Suisse. Des enfants ont aussi été placés dans des foyers ou ont dû travailler dans des fermes jusqu’en 1981.

     #darwinisme_social #domination #internement_administratf #différence #hospices_de_pauvres #maisons_de_travail

    • L’étude de squelettes jette la lumière sur les victimes de placements forcés Alain Arnaud/gma - 15 Mai 2019 - RTS
      https://www.rts.ch/info/regions/autres-cantons/10431990-l-etude-de-squelettes-jette-la-lumiere-sur-les-victimes-de-placements-f

      Les victimes de placements forcés dans le canton des Grisons souffraient de maltraitance, selon l’étude de nombreux squelettes par des chercheurs. Plus de 100 tombes ont ainsi été excavées du centre de correction cantonal Realta à Cazis.


      Toilette pour des enfants de l’« Institut de sauvetage pour la jeunesse abandonnée et négligée » du château de Kasteln (AG) en 1941. Image : Keystone

      Les chercheurs ont profité de la construction d’un nouveau bâtiment pénitentiaire pour excaver les 103 tombes. Des centaines de pensionnaires internés depuis le milieu du XIXe siècle y sont enterrés. S’ils s’y trouvaient, c’est parce qu’ils passaient pour débauchés, réfractaires au travail, fous ou simplement s’écartant de la norme.

      Les nouvelles analyses révèlent que certains y étaient aussi pour raisons de santé, notamment pour la syphilis congénitale ou des maladies génétiques. Elles indiquent surtout que les conditions de vie y étaient rudes, et que l’état physique des internés s’y détériorait rapidement.

      Côtes cassées
      Beaucoup de pensionnaires ont contracté la tuberculose. Le nombre "extrêmement élevé" de côtes cassées révèle par ailleurs les mauvais traitements qui y étaient légion.

      Les Grisons comptent plusieurs milliers de victimes de placements forcés, un monument en leur mémoire leur rend hommage depuis peu sur les hauts de Coire. En Suisse, les estimations font état de 50’000 à 60’000 victimes des mesures de coercition à des fins d’assistance. La pratique n’a cessé qu’au début des années 1980.
      #violence_institutionnelle

  • Christian Estrosi exige que la militante d’Attac blessée rembourse le nettoyage de son sang laissé sur le trottoir La Rédaction - 26 Mars 2019 - Le GORAFI
    http://www.legorafi.fr/2019/03/26/christian-estrosi-exige-que-la-militante-dattac-blessee-rembourse-le-nettoy

    Nice – Christian Estrosi est en colère. Ce matin sur Sud Radio, il a exigé que la militante d’Attac grièvement blessée dans un mouvement de foule lors de la manifestation des gilets jaunes rembourse les frais de nettoyage de son sang sur le trottoir. Reportage.

    « Nos agents municipaux ont travaillé jusqu’à tard dans la nuit pour effacer ce sang. Et je vous rappelle que c’est compliqué de nettoyer du sang, ça part très mal » a-t-il rappelé aux journalistes. « De plus nous hésitons à déposer plainte, car un de nos agents a failli se blesser en glissant sur du sang caillé, cela aurait pu être dramatique ! » affirme-t-il, soulignant que le plot qui avait été heurté à la tête de la militant était « analysé pour déterminer des dommages internes ». « Elle a heurté le plot très violemment, il y a un peu de peinture qui a été éraflée, cela sera à payer bien sûr. Je me pose aussi la question évidemment de savoir si elle n’a pas heurté volontairement ce plot ».

    #christian_estrosi #violences_policiéres #violence_institutionnelle #aménagements_urbains

  • #Plogoff

    Après le choc pétrolier de 1973, la France passe au tout nucléaire. Plogoff, commune de Bretagne, est retenue pour l’établissement d’une centrale. De l’incompréhension des habitants naît la contestation puis la résistance. Ce n’est qu’en 1981 que le projet est stoppé par Mitterrand, comme promis durant sa campagne. À l’instar de Fukushima, la centrale de Plogoff devait se situer sur une faille sismique.


    https://www.editions-delcourt.fr/serie/plogoff.html
    #BD #bande_dessinée #livre #nucléaire #résistance #Bretagne #France #EDF #centrale_nucléaire #énergie #violence #violences_policières #CRS #police #justice #ordre #Pentecôte_antinucléaire #anti-nucléaire

    Sur la violence des manifestants/opposants et celle des institutions :


    #violence_institutionnelle #violence_organisée #hypocrisie

    « Le procureur cherche une décision politique. L’essentiel est de savoir pourquoi la violence naît dans une société. Elle est le #cri de ceux qui ne peuvent plus parler »

  • Les premiers portillons anti-fraude du métro ont été inaugurés La voix du Nord - Benjamin Duthoit - 30 Novembre 2017
    http://www.lavoixdunord.fr/276274/article/2017-11-30/les-premiers-portillons-anti-fraude-du-metro-ont-ete-inaugures

    Les premiers portiques anti-fraude du métro de l’agglomération lilloise ont été mis en service ce jeudi matin à la gare Lille-Europe. Ils ont été inaugurés par Damien Castelain, président de la MEL (Métropole européenne de Lille), Gérald Darmanin, vice-président de la MEL en charge de la sécurité dans les transports, et le préfet Michel Lalande. D’ici fin 2020, toutes les stations du réseau Transpole seront équipées.

    Ce jeudi matin, Damien Castelain, président de la MEL (Métropole européenne de Lille), Gérald Darmanin, vice-président de la MEL en charge de la sécurité dans les transports, et Michel Lalande, préfet du Nord, ont inauguré les premiers portiques anti-fraude du métro du réseau Transpole, à la gare Lille-Europe.

    Dès la fin de la cérémonie, la mise en service de ce nouvel outil a été activée. Il vous faudra donc être munis d’un titre de transport valide pour pouvoir pénétrer dans la station. L’objectif de cette installation est de lutter encore plus efficacement contre la fraude, en baisse depuis quelques années.

    En 2018, six autres stations de métro seront équipées de portiques (Lille Flandres, Porte des Postes, République Beaux-Arts, Eurotéléport, Tourcoing Centre et Porte de Douai). Toutes les stations seront pourvues d’ici la fin 2020, a précisé Damien Castelain.

    #Kéolis #transports #métro #Lille #violence #violence_institutionnelle #Damien_Castelain #Gérald_Darmanin #Transpole #Tourcoing #guerre_aux_pauvres #gaspillage

    • Quand les entreprises ne paient pas leur juste part d’impôt, les pays en développement sont privés de fonds cruciaux pour financer des services vitaux comme les services hospitaliers.

      On estime à 100 milliards de dollars la somme que perdent chaque année les pays les pauvres à cause de l’évasion fiscale.
      Et ce sont les personnes les plus pauvres qui en souffrent le plus.

      Partagez cette vidéo et exigez que votre gouvernement agisse contre l’évasion fiscal : https://www.oxfamsol.be/fr/exigez-une-fiscalite-plus-transparente

      Eradiquons la pauvreté tous ensemble

    • Il n’y a pas que dans les pays pauvres.
      4 000 milliards d’euros gérés au Luxembourg L’Essentiel - 30 Octobre 2017
      http://www.lessentiel.lu/fr/economie/story/4-000-milliards-d-euros-geres-au-Luxembourg-31051256

      LUXEMBOURG – Les Fonds installés au Grand-Duché ont franchi la barre des quatre trillions d’euros. Ce qui place le pays en deuxième position au niveau mondial.

      https://seenthis.net/?debut_messages=25#message641099

    • L’ÉVASION FISCALE PRIVE 8 MILLIONS DE PERSONNES DE SOINS DE SANTÉ, SELON OXFAM - En langage normal, L’ÉVASION FISCALE TUE 8 MILLIONS DE PERSONNES EN LES PRVANT DE SOINS DE SANTÉ.
      (Oxfam ne parle que des pays pauvres, pas des pays riches, les USA, l’europe, la France . . . où l’on détruit aussi les hopitaux)

      Un tiers des 100 milliards de dollars par an que les multinationales ne paient pas dans les pays les plus pauvres suffiraient à couvrir la facture des soins de santé dans ces pays, d’aprés Oxfam.

      Couvrir les frais médicaux des vaccinations, des sages-femmes ou du traitement de la diarrhée coûterait au niveau mondial. Environ 30 milliards d’euros, selon Oxfam. Si ces frais étaient couverts, 7,8 millions d’enfants et 210.000 femmes pourraient être sauvés chaque année.

      « Les grandes entreprises qui pratiquent l’évasion fiscale privent les pays en développement de ressources financières essentielles. En parallèle, les personnes les plus pauvres à travers le monde se retrouvent exclues de systèmes de santé qui pourraient pourtant leur sauver la vie. Il n’y a pas la moindre excuse à ne pas s’attaquer à l’évasion fiscale », affirme Maaike Vanmeerhaeghe, responsable du plaidoyer Justice fiscale d’Oxfam-Solidarité.

      Pour l’organisation, c’est avant tout la responsabilité des autorités politiques de mettre en place des mesures légales permettant de lutter efficacement contre l’évasion fiscale. Or celles-ci, laissent l’intérêt des multinationales primer sur l’intérêt général, selon Oxfam.

      La mondialisation néo libérale c’est ça.

      https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_l-evasion-fiscale-prive-8-millions-de-personnes-de-soins-de-sante-selon-

  • Whose Security is it Anyway ?

    Guide sur la violence institutionnelle à l’encontre des racisé.e.s ou LGBT & « sécurisation » dans les centres sociaux/de soin

    http://www.thepicis.org/whose-security

    The non-profit industrial complex increasingly governs the lives of marginalized young people who are being criminalized by institutions like schools, hospitals, detention centers, and correctional facilities. Young people in group homes, at drop in centers, in homeless shelters, and recreational facilities are finding highly securitized spaces that are quick to punish and expel them. Our current social context is characterized by heightened racialized surveillance and increasing state violence particularly against people of color.

    Institutional violence within community centers, healthcare organizations, and social services, in concert with the “helping” industry’s increasing collusion with and reliance on law enforcement, fuels the prison pipeline.

    In response to pervasive institutional violence and increasing policing, surveillance, and targeting of queer and TGNB (trans and gender non-binary) youth of color, street-based youth, and youth experiencing homelessness, Project NIA created a toolkit to share strategies of resistance to the increased securitization of non-profit spaces. We hope our experiences, which are specific, activate organizations and the individuals working within them to reflect and take action, implementing both short- and long-term strategies to prevent, interrupt, and transform violence.

    Working in collaboration with youth workers from across Chicago, this toolkit evolved from practicing violence prevention in complex spaces, youth and adult workshops, thousands of conversations, meetings convened from organizational crisis due to the impact of policing and surveillance, strategies used at the Broadway Youth Center (BYC), and research released by Young Women’s Empowerment Project (YWEP) and Project NIA.

  • Injugeable.
    http://maitremo.fr/injugeable

    Un an plus tard, j’ai de nouveau été saisie de la situation de Cyril par le Parquet, qui me demandait son placement car Mme VanVé osait avoir l’exigence que son fils, à qui la société ne proposait au demeurant aucune scolarité permanente et adaptée, rentre chez elle le soir plutôt que d’être accueilli en internat lorsqu’un établissement l’accepterait. Elle se disait prête à déménager n’importe où, Lille, Marseille, Toulouse, Strasbourg, pour être à proximité de son enfant et le voir rentrer à la maison chaque soir. Le Conseil général demandait donc qu’on place Cyril d’ores et déjà. Logique, non ?

    #violence_institutionnelle