• Nationalspielerin : Müller kritisiert Playboy-Shooting ihrer Kolleginnen - Frauenfußball-WM - Stuttgarter Zeitung
    https://www.stuttgarter-zeitung.de/inhalt.nationalspielerin-mueller-kritisiert-playboy-shooting-ihr

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    C’est un mensonge.

    Alors là, ils me prennent pour pour qui ? D’abord je me demande pourquoi le-service-de -paiement-en-ligne-incontournable m’envoie une pub pour le Playboy. J’ai besoin d’un moment pour comprendre que d’après eux je corresponds au profil suivant :

    – Je suis un homme donc je m’intéresse au football
    – En tant que mâle j’aime regarder des femmes à poil.
    –> on m’impose une pub pour des photos de l’équipe de foot nationale (f) sans uniforme.

    Eh bien non, je n’ai plus 16 ans et je pense que l’unique mérite du Playboy c’est d’avoir publié une série d’articles sur les Illuminati.
    https://en.wikipedia.org/wiki/The_Illuminatus!_Trilogy#Publishing_history

    The trilogy was originally written between 1969 and 1971 while Wilson and Shea were both associate editors for Playboy magazine. As part of the role, they dealt with correspondence from the general public on the subject of civil liberties, much of which involved paranoid rants about imagined conspiracies. The pair began to write a novel with the premise that “all these nuts are right, and every single conspiracy they complain about really exists”.

    Le foot ? Euh, je sais que ca existe et qu’à l’école j’ai pu participer aux matchs sans trop de blessures après avoir compris qu’il faillait surtout frapper dur (foul !) afin de se faire respecter et de se venger des agressions de l’adversaire.

    Fußball-Weltmeisterschaft 2006
    https://de.wikipedia.org/wiki/Fu%C3%9Fball-Weltmeisterschaft_2006

    Depuis je me rappelle de l’été 2006 quand l’asso nationale de foot avait acheté le championnat du monde et toute la ville de Berlin s’était transformée dans une masse qui beuglait les plus beaux slogans nationalistes. On a gagné et patati et patata !

    Les femmes nues ? Oui, je suis pour, mais en vrai et à partir d’un age qu’on ne rencontre que rarement sur les pages du playboy ;-)

    Est-ce que j’ai le droit de me plaindre ?

    Auf dem Playboy-Cover der Juli-Ausgabe des Männermagazins zeigen sich fünf Nationalspielerinnen in sexy Posen. Foto: Playboy

    Wolfsburg - Fußball-Nationalspielerin Martina Müller hat die bewusste Vermarktung weiblicher Reize einiger ihrer jüngeren Team-Kolleginnen kritisiert. Auch für die Nackt-Aufnahmen von Nachwuchs-Nationalspielerinnen im Magazin „Playboy“ habe sie kein Verständnis, sagte die derzeit verletzte Stürmerin vom Bundesligisten VfL Wolfsburg der „Braunschweiger Zeitung“ in einem Interview.

    „Ich weiß nicht, ob ich da eher prüde bin, aber ich zeige lieber meine Leistung auf dem Spielfeld“, sagte die 31-Jährige in Bezug auf die erotischen Fotos unter anderem ihrer Wolfsburger Mitspielerin Selina Wagner.

    Playboy Special Edition : Alles über 007, die schönsten Bond-Girls und eine rekordverdächtige Laura Müller
    https://www.stuttgarter-zeitung.de/inhalt.nationalspielerin-mueller-kritisiert-playboy-shooting-ihr

    Mit der Lizenz zum Verführen

    Für die Online-Version klicken Sie bitte hier: http:// cv.motormagazin.com/blablabla

    Lieber Klaus,
    COVID-19 hat unsere ungeteilte Aufmerksamkeit. Wer spricht heute (noch) über Greta, Fridays for Future, CO2-Bilanz, die Wahl des künftigen CDU-Vorsitzenden oder den Wendler? Innerhalb von nicht mal zwei Wochen hat der neuartige Coronavirus faktisch alle anderen Themen aus unserem Bewusstsein verdrängt. Und aus unserem Alltag. Kaum fassbar, wie die Entscheidungen unserer Politiker alleine in den letzten vierzehn Tagen unser berufliches wie auch privates Leben auf den Kopf gestellt haben. Da gibt es dieser Tage vermutlich Wichtigeres zu vermelden als eine weitere Magazin-Neuerscheinung. Einerseits. Andererseits gibt es vermutlich kaum einen besseren Zeitpunkt für gute NachrichtendAwcoF. Und dieses Heft ist nicht nur für eingefleischte 007-Fans ein absoluter Gewinn:

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    Ab sofort ist die neue Playboy Special Edition im Zeitschriftenhandel erhältlich. Das aufwändig produzierte Printmagazin befasst sich auf 132 Seiten mit dem berühmtesten Geheimagenten der Filmgeschichte: James Bond. Opulent präsentieren wir in dieser Playboy Special Edition sämtliche Darsteller – von Sean Connery bis Daniel Craig –, rezensieren alle Filme, zeigen die besten Gadgets und die spektakulärsten Autos, huldigen den schönsten Bond-Gespielinnen der Actionreihe und verraten, wer sich hinter dem Milliarden-Imperium verbirgt. Alles über den 007-Kult in einem Heft gibt’s ab JETZT für 7,50 Euro am Kiosk – und in unserem Magazin Shop.

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    „Es gibt keine Zeit ohne Kummer und Leid. Es gibt aber auch Ecken, wo Freude und Glück sich verstecken.“ (Fred Ammon)

    Ich möchte Ihnen deshalb auch heute meine persönlichen Highlights der Woche nicht vorenthalten. Und bleiben Sie gespannt, denn wir haben viele spannende Angebote geplant, um Sie auch in dieser schwierigen Zeit mit bester Männer-Unterhaltung zu verwöhnen.

    Viel Vergnügen und bleiben Sie gesund!
    Ihr
    Florian Boitin
    Chefredakteur Playboy

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    Rekordverdächtige Laura!

    Die Februarausgabe mit Laura Müller brach alle Rekorde: Nie zu vor waren alle verfügbarem Hefte schon vor dem offiziellen Verkaufsstart im Playboy-Magazinshop ausverkauft. Nie zuvor hatten wir so viele Menschen auf der Playboy-Website – zwischenzeitlich ging sogar unser Server in die Knie. Kein Wunder, dass der Laura-Müller-Playboy bereits heute ein begehrtes Sammler-Objekt ist …

    #sexisme

    • T’inquiète @klaus : en ce moment, sur une de mes boîtes mail (ma plus exposée vu que c’est celle que je renseigne sur les formulaires administratifs et/ou chez les boutiquiers), je reçois plein « d’info-publicités » pour m’assurer une bonne érection. Donc ils savent que je suis de « sexe masculin » (enfin, je crois), que j’ai plus de 60 piges au compteur, et que je suis en couple. Le reste (les « égouts » et les « couleuvres »), ils en ont rien à carrer. faut pas croire : les algorithmes c’est du basic (instinct) et ça fonctionne avec des « bits » (binary digits pour les intimes).

      #business_as_usual

    • Je trouve #hypocrite de remettre l’image si elle te semble problématique. C’est pas comme si on en avait jamais vu et que ca avait un intérêt documentaire. Si ca te semble sexiste ton texte pouvait suffire pour évoqué le spam à putiers non ?

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      Cette phrase suffit largement pour comprendre ton problème.

    • Voila ce qu’est un #allié
      C’est profité de la pseudo dénonciation du sexisme pour renforcer sa domination sur les femmes. Peut être que tu n’a pas imaginé que partagé une image que tu qualifie toi même de sexiste et de pédosexuelle est pas top top. Mais quand tu as le retour certain que cette image met une femme en inconfort tu va pas faire l’effort incommensurable d’édité l’image. Tu préfère faire une blague pour m’envoyer chier et profité de la solidarité de @sombre pour te foutre de la gueule d’une bourgeoise.
      Ton message tout ce qu’il dit c’est que tu préfère consommer des prostituée plus agées et que tu est accoutumé à la lecture de playboy depuis des décennies et que tu es donc un vrai mec qui va pas se laisser emmerder par une grognasse. T’as raison c’est le bon moment pour rétablir ta domination sur les femmes et ton droit à les humilier et les instrumentaliser en te faisant passé pour antisexiste.
      #backlash #privilège #violence_masculine #mâle_gaze #fraternité

  • Hausse des violences conjugales pendant le #confinement
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/03/30/hausse-des-violences-conjugales-pendant-le-confinement_6034897_3224.html

    Annotations :

    « Nous observons qu’il y a + 32 % de signalements de violences conjugales en zone gendarmerie en une semaine et + 36 % dans la zone de la Préfecture de police de Paris en une semaine également, a déclaré Mme Schiappa les centres d’hébergement pour les femmes victimes de violences « accueillent toujours de nouvelles personnes, dans le respect des mesures barrière ». Mille places supplémentaires devaient être ouvertes

    Tags : #violence_masculine confinement (...)

    #France

  • Grenoble. Il incendie les locaux de l’association d’aide aux femmes qui avait accueilli sa compagne
    https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/grenoble-il-incendie-les-locaux-de-l-association-d-aide-aux-femmes-qui-
    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDAyNDgyMmM4N2QwMDg4YzIwMzFjNjlhZjAwZmQwOGU0YWY
    Ces types sont des dangers publics.

    Il a dit aux policiers avoir « pété les plombs » en « pensant à ses enfants ». France 3 Régions rapporte, ce mercredi 19 février, qu’un homme âgé de 35 ans a reconnu être l’auteur de l’incendie survenu dans les locaux de l’association Solidarité Femmes Miléna, à Grenoble (Isère).

    Ce collectif était venu en aide à sa compagne, qui avait été placée en urgence dans un foyer près de la gare grenobloise, indique cette même source.

    Les faits remontent au 17 décembre 2019. Les pompiers avaient été appelés peu après 5 h du matin. Rejoints par la police, ils avaient constaté plusieurs départs de feu. La porte d’entrée avait été forcée et les locaux fouillés.

    Il avait « bien bu »

    Lors de son audition, le suspect a déclaré avant de retourner les lieux « sans but précis » avant de confectionner un cocktail molotov à l’aide d’une bouteille de bière, d’un produit inflammable et d’un chiffon.

    D’après France 3 Régions, il a aussi affirmé avoir « bien bu » ce soir-là et regretté son geste. Il devrait être jugé en comparution immédiate ce jeudi.

    #violence_masculine

  • Féminicides : Etat coupable, justice complice - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/11/04/feminicides-etat-coupable-justice-complice_1760812

    Nous exigeons des mesures pour protéger ces femmes. Nous ne pouvons plus nous contenter de promesses qui ne sont jamais appliquées. Nous ne pouvons plus nous satisfaire de plans d’actions prenant effet dans deux ans. Maquiller un budget pour donner une illusion d’amélioration ne sera pas suffisant. Il faut agir maintenant.

    Pour chacune d’entre elles, nous lutterons jour après jour, jusqu’à ce que l’Etat s’empare de ce qu’il prétend être la « grande cause du quinquennat », jusqu’à ce qu’il investisse un budget digne de nos vies et qu’il mette en place des mesures à la hauteur. Il est temps que la peur et la honte changent de camp.

  • Noël à Chambord d’Émilie Lanez : Ce « pacte » avec les chasseurs que Macron aurait voulu garder secret | Vanity Fair
    https://www.vanityfair.fr/pouvoir/politique/story/noel-a-chambord-demilie-lanez-ce-pacte-avec-les-chasseurs-que-macron-aurait-voulu-garder-secret/10615

    Aussi, Willy Schraen assure que la période des gilets jaunes aurait été bien plus violente – voire sanglante – s’il n’avait pas convaincu les chasseurs de ne pas aller manifester. Dès les premiers jours de la gronde, en novembre 2018, le président de la fédération nationale a reçu des centaines d’appels de ses adhérents qui se disaient prêts à occuper les ronds-points. « Si j’avais pas stoppé tout de suite, ils étaient 500 000 sur les ronds-points et y aurait eu des gars armés. J’ai beaucoup parlé, beaucoup écrit, mes gars ils étaient tous gilets jaunes au début, tous. Mais eux, ils ont des fusils », confie-t-il, comme pour faire trembler le lecteur de Noël à Chambord, et prouver que même en 2019, les chasseurs ont toujours de l’influence.

  • Violences conjugales et Protection des victimes. Usages et condition d’application dans les tribunaux français des mesures judiciaires de protection des victimes de violence au sein du couple

    http://www.gip-recherche-justice.fr/publication/vioco-provic-violences-conjugales-et-protection-des-victimes-u

    Qu’elles soient physiques, psychologiques, matérielles, sexuelles, économiques ou administratives, les violences entre partenaires intimes constituent désormais des infractions condamnées par la loi. Ce rapport propose d’étudier un aspect encore peu étudié de la judiciarisation des violences conjugales : la volonté du législateur de développer une justice de la « protection » et de la « sécurisation » de celles (ou, plus rarement, de ceux) qui, à un moment donné de leurs trajectoires, sont confrontés à la violence de leur (ex-)partenaire intime. Pour ce faire, les premiers chapitres se concentrent sur les conditions de mise en œuvre et d’appropriation à l’échelle nationale de l’ordonnance de protection (OP), un dispositif civil doté d’implications pénales. Les derniers chapitres s’intéressent plutôt à l’expression de cette préoccupation dans l’ordinaire d’une juridiction correctionnelle, ainsi qu’au sein d’un dispositif dédié tel que le téléphone grand danger (TGD). Au travers de ces trois configurations procédurales, il s’agit de saisir la manière dont les magistrats se sont ou non approprié l’injonction du législateur de contribuer à la « lutte contre les violences conjugales », non plus uniquement en réprimant les auteurs de ces violences, mais également en protégeant celles qui en sont les victimes. L’enquête repose sur la collecte de données de natures statistiques, ethnographiques et jurisprudentielles.

    Au terme de ce travail d’évaluation, la configuration de violences la plus courante, à savoir un cumul de violences physiques et psychologiques, est reconnue comme parfaitement vraisemblable dans sept cas sur dix. Les accusations de grave cumul de violences comprenant des allégations de violences sexuelles sont celles qui sont le plus fréquemment requalifiées à la baisse ou considérées comme non vraisemblables (une fois sur quatre).

    –—

    . Au final, ce sont 72,6% des mères d’enfants mineurs obtenant une ordonnance de protection qui se retrouvent contraintes d’exercer leur autorité parentale avec le conjoint qui, selon les mêmes autorités judiciaires, les a vraisemblablement violentées et mises en danger, elles et leurs enfants.

    –---

    Au sein de la juridiction étudiée, l’injonction de prise en charge psychologique concerne des violences sans incapacité ou suivies d’incapacité n’excédant pas huit jours et des affaires de harcèlement. Le plus souvent, les auteurs n’ont pas d’antécédent judiciaire et sont insérés socialement et professionnellement.

    –—

    Dans la juridiction enquêtée, les individus poursuivis pour des faits de violences au sein du couple sont quasi-exclusivement des hommes. À la différence de ce que l’on observe dans les dossiers d’alternatives aux poursuites, on remarque au sein de cette population de justiciables une nette surreprésentation des inactifs en âge de travailler ainsi qu’une sous-représentation des catégories cadres et professions intellectuelles supérieures et professions intermédiaires.

    –---

    Dans la juridiction étudiée, nous avons constaté un décalage entre la sévérité des peines théoriquement encourues par les hommes mis en cause et la relative clémence dont les juges font preuve quant au choix et au quantum des peines finalement retenues à leur encontre par les juges.

    Le choix des peines se concentre surtout autour de la peine d’emprisonnement, suivie de la peine d’amende et de jours-amendes. Le sursis simple apparaît comme la modalité d’exécution privilégiée de la peine d’emprisonnement, loin devant la peine ferme ou mixte. Les peines d’emprisonnement, sursis simple ou ferme, sont en outre de très courte durée, en comparaison des peines d’emprisonnement mixtes plus longues.
    ...
    À ce titre, sans doute convient-il de s’interroger sur le peu de poursuites que suscitent les violations d’interdiction d’entrer en contact. Alors que le panel retenu dans le cadre de notre enquête représente un quart des affaires de violences dans le couple traitées sur l’année 2015au sein de la juridiction enquêtée, nous n’avons relevé qu’une seule affaire dans laquelle un prévenu est poursuivi pour la violation de l’interdiction d’entrer en contact avec la victime.

    #violence_masculine #féminicide #violophilie #injustice #couple #inégalité

  • Améliorons les débats sur le genre, le sexe et les droits des transgenres. | TRADFEM
    https://tradfem.wordpress.com/2019/10/05/ameliorons-les-debats-sur-le-genre-le-sexe-et-les-droits-des-tran

    Nous sommes un collectif de philosophes universitaires féministes radicales, critiques du concept de genre. Certaines d’entre nous affirment, dans leurs travaux, que les femmes sont, par définition, les êtres humains adultes femelles. Selon ce point de vue, une “transfemme” ne peut être classée comme femme, puisqu’elle n’est pas un être humain adulte femelle. Le reste d’entre nous sont présentement agnostiques sur cette question, hésitant entre 1) adopter exclusivement cette première position et 2) adopter également une position qui affirmerait l’existence d’un autre sens, significatif, à donner au concept de « femme », soit son application aux personnes occupant un certain rôle social féminin, sur la base d’une appartenance perçue à la catégorie de sexe féminin.

    Contrairement à la première acception, cette seconde définition implique qu’une partie des transfemmes comptent comme femmes, en au moins un sens. Néanmoins, cette inclusion est limitée, puisqu’un grand nombre de transfemmes n’occupent pas un rôle social féminin sur la base d’une appartenance perçue à la catégorie du sexe féminin.

    Le grand enjeu, ce sera d’accepter les femmes trans qui occupent ce rôle féminin et de se protéger des autres.

    Nous reconnaissons deux ensembles de droits et d’intérêts : ceux des transfemmes et ceux des femmes. Nous sommes décidés à favoriser une conversation publique qui prenne en compte ces deux ensembles.

    Par contre, pour les raisons précédemment énoncées, nous pensons qu’autoriser des personnes de sexe masculin à s’auto-identifier socialement et/ou juridiquement comme femmes dans des espaces et des centres réservés aux femmes, enlèvera quelque chose d’important aux femmes, compte tenu d’un contexte social de misogynie généralisée. C’est précisément ce que nous voulons dire. Nous demandons donc à la société de trouver un autre et meilleur moyen pour réaliser les droits des transsexuels, et qui soit compatible avec les droits des femmes à une vie sans préjudice.

    Les femmes ne constituent pas un groupe culturellement dominant, mais plutôt un groupe culturellement subordonné. Lorsqu’elles agissent pour maintenir des espaces réservés aux femmes, nous jugeons qu’elles agissent pour s’assurer des lieux protégés qui sont importants compte tenu de leur condition. Au mieux, les transfemmes sont un groupe subordonné distinct ; au pire, les transfemmes sont membres du groupe dominant.

    D’aucuns affirment que la motivation des transfemmes à vouloir utiliser les espaces réservés aux femmes est d’y trouver une sécurité face à la menace de la violence masculine. Mais si c’était le cas, la menace pourrait être résolue avec des espaces tiers plutôt qu’en autorisant aux transfemmes l’accès aux espaces réservés aux femmes.

    Pour d’autres transfemmes, il s’agit moins de sécurité que d’identité : du fait de leur conviction d’être des femmes (sur la base de leur identité de genre), ces trans croient que les espaces de femmes sont leur place. Mais comme nous l’avons déjà suggéré, nous soutenons que les espaces réservés aux femmes sont justifiés en raison du sexe et non de quelque identité de genre. Les sentiments d’une personne à l’égard de son identité ne déterminent pas automatiquement son inclusion, et ne nous semblent pas l’emporter sur l’intérêt légitime que les femmes ont envers l’existence de tels espaces.

    #femmes #transidentité #genre #transgenre

  • La pornographie, c’est de la prostitution filmée, et totalement dépénalisée. Cela ne la rend pas sûre. | TRADFEM
    https://tradfem.wordpress.com/2019/10/01/la-pornographie-cest-de-la-prostitution-filmee-et-totalement-depe

    C’était un secret de polichinelle. À l’époque, les deux artistes les plus prisées de l’industrie y avaient été introduites à l’âge de 14 et 15 ans. J’ai entendu des pornographes discuter de l’obtention de fausses cartes d’identité pour y amener des mineures, et j’ai assisté à une conversation qui stipulait que les jeunes femmes « fraîchement sorties du système d’aide sociale » étaient les plus susceptibles de travailler dans l’industrie. Ces flagrantes manipulation et mise au pas de filles et de jeunes femmes vulnérables, je ne l’ai jamais entendu condamner une seule fois par ceux – principalement des hommes – qui organisaient, produisaient et distribuaient des films pornographiques.

    Le monde du porno n’est pas différent de la prostitution. Il y a d’autres personnes impliquées et l’une d’elle a une caméra qui enregistre chaque minute des violences infligées, mais en définitive il s’agit simplement de prostitution devant une caméra. Il y a aussi beaucoup de dédoublement de rôles entre les personnes impliquées : la plupart des actrices du porno sont également « escortes » et inversement. Bon nombre des pornographes que j’ai rencontrés géraient également des agences d’escortes, des bordels ou des sites d’annonces. Les bordels étaient bien sûr considérés comme les commerces les plus risqués, du fait de leur illégalité au Royaume-Uni. Le fait de les décriminaliser ne rendra pas les femmes qui y sont exploitées moins vulnérables aux violences, mais légitimera davantage les profits pour ceux qui exploitent et violentent déjà sexuellement des femmes et, souvent, des filles.

    Le fait que la pornographie devient de plus en plus violente n’est pas un secret et pourtant j’entends souvent prétendre que « c’est seulement un jeu de scène ».

    Ce n’est pas un jeu. La fille étranglée est vraiment étranglée. La femme de la scène « enculage douloureux » implore vraiment l’auteur de son viol anal d’arrêter, parce que ça lui fait mal. L’indice est dans le nom donné à la scène. Les violences au visage, les viols collectifs et la torture ne sont pas factices ; et pourtant, l’écran arrive à jouer un rôle de tampon qui aide le spectateur à déshumaniser la femme à qui ces violences sont infligées.

    J’ai, pratiquement, subi un viol collectif devant une caméra. C’est sans aucun doute toujours en train de circuler dans la pornosphère, pour que des hommes se masturbent. L’une des « actrices » les plus populaires mentionnées ci-dessus a pleuré sur mon épaule après un tournage dans lequel elle avait été forcée de ramper dans des excréments alors qu’on la couvrait d’insultes. Et ça, c’était dans l’industrie classique, considérée par beaucoup comme étant plus sûre et même « glamour » que le porno amateur style « gonzo ».

    Cela affecte également les femmes qui se retrouvent dans d’autres secteurs de la prostitution et qui ne s’approcheront sans doute jamais d’un plateau de tournage porno. En effet, les prostitueurs cherchent souvent une femme prostituée pour reproduire les scènes violentes qu’ils ont vues dans un film porno, en lui infligeant les violences à partir desquelles ils ne pouvaient alors que se masturber.

    Comme la femme prostituée, l’actrice porno constate que son « non » n’a pas grande importance une fois que les caméras tournent. En fait, son « non » peut même être une condition pour répondre à la demande de scénarios de plus en plus violents. J’ai appris à mes dépens que, quelles que soient les limites établies à l’avance, une fois que la caméra commence à tourner, toutes les promesses s’envolent.

    Dans certains cas, les « acteurs » masculins ne sont en réalité que des prostitueurs ordinaires. Les « soirées sexuelles » filmées où des hommes ordinaires peuvent venir et payer pour participer au « gangbang d’une star du porno » sont devenues populaires dans les sex-clubs du pays. Les pornographes et les proxénètes qui créent ces entreprises s’enrichissent de façon toujours plus ingénieuse, ouvrant de nouveaux boulevards pour l’exploitation et la violence. Les prostitueurs et les spectateurs exacerbent, bien sûr, la demande pour des images et des expériences plus brutales, plus dures et plus extrêmes.

    J’ai quitté l’industrie du porno après que l’on ait mis de la drogue dans mon verre pendant un tournage. À ce jour, je n’ai aucune idée de ce qui m’est arrivé lorsque j’étais inconsciente, mais je ne doute pas que ces scènes ne flottent quelque part sur un site Web.

    Au fait, la « porno du viol » n’est pas illégale, tant que la violence physique montrée n’est pas assez extrême pour porter atteinte à la vie.

    La pornographie et la prostitution se moquent de nos lois sur le consentement sexuel.

    Alors, expliquez-moi encore comment cette décriminalisation assurerait la sûreté des femmes…

    Voilà, c’est dit.
    #pornographie #prostitution #violence_masculine

  • Violences conjugales : enquête ouverte après une « défaillance » suivie en direct par Macron - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/violences-conjugales-enquete-ouverte-apres-une-defaillance-suivie-en-dire

    Le chef de l’Etat a entendu un gendarme refuser son assistance à une femme en détresse qui venait de porter plainte pour menaces contre son mari.

    #féminicide #acab #masculinisme #violence_masculine #violence_policière #sexisme #sexisme_d'etat #police

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    South Korea bans men with history of abuse from marrying foreign women

    Legal amendment brought in after footage of man beating his Vietnamese wife sparked outcry

    Kate Lamb

    Fri 11 Oct 2019 03.56 BST
    Last modified on Fri 11 Oct 2019 04.00 BST
    bride signs register

    South Korea is to enact legislation that will ban men with a history of domestic violence from marrying foreign women, the justice ministry has confirmed.

    The ministry said the change was prompted by national outcry over footage that emerged in July showing a 36-year-old South Korean man physically and verbally assaulting his Vietnamese wife in front of their young child.

    About 6,000 Vietnamese women marry men in South Korea every year, overtaking China as the country sending the largest number of foreign brides to South Korea, according to the South Korean embassy in Hanoi.

    The amendment will prohibit South Korean men from inviting foreign women to the country for the purpose of marriage if they have a criminal record of domestic violence, irrespective of when that occurred.
    South Korea: woman reportedly kills herself after being secretly filmed by doctor
    Read more

    Anyone sentenced to a sexual crime against a child within the past 10 years, or who has received a jail term in the same time, will also be subject to the newly amended law.

    The new amendment to the country’s immigration control laws will take effect in October next year, the ministry said in a legislative note published on Thursday.

    Video of the July incident was posted on social media and caused widespread public outrage, highlighting the vulnerable position of foreign women who marry abusive spouses.

    In 2018 a study by the National Human Rights Commission found that of 920 foreign wives in South Korea, 42% had suffered domestic violence, while 68% had experienced unwanted sexual advances.

    Footage of the assault, which occurred in the south-western county of Yeongam, shows the man slapping and kicking his wife and then repeatedly punching her in the head in front of their young child. “Didn’t I tell you that you are not in Vietnam,” he shouts.

    Later the Vietnamese woman is seen slumped in the corner of her home as her two-year-old son cries next to her.

    In interviews with police the husband said he was drunk at the time and assaulted his wife because “she did not speak fluent Korean”.

    Following the assault the victim fled to a women’s shelter with her son and treated for a fractured rib.

    Activists say that while a high proportion of migrant wives experience abuse, few report their cases to the police.

    South Korea’s justice ministry said the legal revision to the country’s immigration control law was intended to prevent domestic violence from occurring and protect the rights of migrant spouses.

    https://www.theguardian.com/world/2019/oct/11/south-korea-bans-men-with-history-of-abuse-from-marrying-foreign-women

    • Bravo à @mad_meg pour le N°800000 :)
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      Elle vient de porter plainte pour violences, à nouveau, et veut passer récupérer ses affaires chez elle mais a peur de son mari. Ce moment-là est souvent celui qui exacerbe les violences du mari.
      « Vous êtes à la gendarmerie ? Vous êtes en danger, votre mari est au domicile. Les gendarmes peuvent vous accompagner », la rassure Elena. Mais non, les gendarmes refusent catégoriquement, se désole la victime.

      C’est assez courant ce refus de #non_assistance à femme en danger. Je peux témoigner de la même situation de refus au commissariat central de Toulouse. J’avais relaté sur seenthis (en Juillet 2017) avoir soutenu une inconnue qui venait d’être frappé par son compagnon à aller porter plainte. Elle a demandé devant moi de l’aide pour aller récupérer ses affaires. La réponse a été « Retournez chez vous et si ça se passe mal, vous n’avez qu’à nous appeler. » Elle m’a regardé l’air désemparé : « tu vois je te l’avais dit, ils ne feront rien ». Son agresseur était chez elle, et elle était sans portable pour joindre des proches chez qui elle espérait se réfugier.

  • The fatal, hateful rise of choking during sex | Society | The Guardian
    https://www.theguardian.com/society/2019/jul/25/fatal-hateful-rise-of-choking-during-sex

    Since December last year, a group of women have attempted to gather “sex games gone wrong” defence killings under one place – the website We Can’t Consent to This. In the decade since Vicky’s murder, such killings have risen by 90%. Two thirds involve strangulation.

    In the UK, it’s routinely minimised at every level. It’s presented as a momentary loss of control

    Strangulation – fatal and non-fatal – “squeezing”, “neck compression” or, as some call, it “breath-play” – is highly gendered. On average, one woman in the UK is strangled to death by her partner every two weeks, according to Women’s Aid. It is a frequent feature of non-fatal domestic assault, as well as rape and robbery where women are the victims. It is striking how seldom it is seen in crimes against men.

    Numerous studies have shown that non-fatal strangulation is one of the highest markers for future homicide, which is why Australia, New Zealand, Canada and most US states have developed preventative legislation to strengthen police, prosecutorial and sentencing policies that surround it. In most US states, for example, it is now compulsory for police to charge strangulation assaults as felonies. Yet in the UK, they can fall under battery – the mildest assault possible.

    #hétérosexualité #violence_masculine #féminicide #amour

  • « Sur les violences sexuelles, je me sens désemparée »
    https://lesjours.fr/obsessions/violences-femmes-travail/ep7-inspectrices-travail

    Des inspectrices du travail déplorent le manque de temps et de formation à leur disposition pour traiter les cas de harcèlement sexuel.

    Au moment de #MeToo, j’ai entendu une salariée harcelée sexuellement raconter son histoire à la radio. Elle expliquait : “L’inspection du travail m’a dit qu’elle ne pouvait rien faire pour moi.” Si on est passés à côté de ça, on ne remplit pas notre mission. » L’amertume est palpable. Comme plusieurs autres de ses collègues que Les Jours ont rencontrées, Sophie Poulet, inspectrice du travail et secrétaire nationale du syndicat SUD, regrette que l’institution qu’elle représente ne soit « pas forcément repérée comme un acteur-clé » dans les enquêtes sur des situations de harcèlement et ne soit pas plus sollicitée sur le sujet.

    #femmes #travail #violence_masculine #discrimination

  • #Toula_Drimonis : Nous avons un problème de racisme.
    https://tradfem.wordpress.com/2019/08/14/toula-drimonis-nous-avons-un-probleme-de-racisme

    Il y a quelques semaines, deux vidéos ont atteint le stade viral au Québec. Dans l’une d’elles, un musulman raconte l’attaque au couteau dont il a été victime à Québec — un crime présumé haineux. La seconde vidéo montre une femme harcelée verbalement par un homme, alors qu’elle venait de récupérer de la garderie sa fille de trois ans.

    Le fait d’avoir parlé en arabe à sa fille aurait provoqué la colère de l’homme. On voit dans la vidéo l’homme s’approcher de l’enfant en pleurs et se pencher vers elle en lui disant : « Demande à ta mère si je peux la fourrer. »

    Les deux vidéos ont beaucoup circulé et la seconde s’est rapidement propagée à l’international pour une foule de raisons évidentes. Le harcèlement saute aux yeux. Non seulement cette attaque est injustifié et gratuite envers cette femme et son enfant, mais elle est également extrêmement troublante à regarder.

    Bien que la vue de ce pleutre terrorisant une mère et sa fillette soit dérangeante, ce qui m’a perturbée davantage, ce sont les efforts qui ont été déployés dans les médias sociaux pour nier les faits et en pervertir le sens. La plupart des gens ont heureusement condamné le geste et dit espérer que le service de police de Montréal (avec l’aide des internautes) trouve rapidement le coupable, mais beaucoup de gens ont aussi immédiatement opté pour le déni.

    « Cet homme ne peut pas être d’ici », ont dit certains. Cette vidéo a-t-elle été trafiquée ? » a demandé quelqu’un d’autre. « On n’a pas vu la cause de la dispute et ce qui a pu être dit pour l’énerver », ont rétorqué d’autres personnes, faisant écho à ce qu’affirmait Trump, après que des néo-nazis portant des torches Tiki aient défilé dans les rues de Charlottesville : « il y a des gens bien des deux côtés ». Comme s’il était possible de justifier de terroriser une enfant et de la faire fondre en larmes.

    Traduction : Johanne Heppell et #TRADFEM
    Version originale : https://cultmtl.com/2019/07/quebec-racism
    #racisme #agression_raciste #agression_sexiste #violence_masculine #québec

  • Garde à vue levée pour le « gilet jaune » Jérôme Rodrigues, soupçonné de violences conjugales
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/le-gilet-jaune-jerome-rodrigues-en-garde-a-vue-dans-une-affaire-de-violence

    Un peu comme pour Julian Assange, les flics ont quelque chose à faire de la violence faite aux femmes uniquement si ca peu leur servir à enfoncer un opposant politique.
    #état_policier #instrumentalisation #violence_masculine #violence_policière #violence_conjugale #harcelement

  • #NORDIC_MODEL_NOW : LETTRE OUVERTE adressée aux hommes de gauche
    https://tradfem.wordpress.com/2019/07/19/lettre-ouverte-adressee-aux-hommes-de-gauche

    Il y a environ un an, notre organisation, Nordic Model Now a été invitée à proposer une conférencière pour une réunion de circonscription du Parti travailliste qui se proposait de débattre de leur politique en matière de prostitution. #Rebecca_Mott, militante survivante, a accepté d’y prendre la parole et j’y ai été pour la soutenir. Son discours s’est avéré puissant et a clairement fait en sorte que certaines personnes voient la prostitution différemment. Voici un très court extrait de ce qu’elle a dit :

    « Je ne faisais que de la prostitution à l’intérieur — la façon sécuritaire d’être prostituée, selon un mythe répandu. J’ai découvert à mes dépens que ce n’était jamais sûr, seulement un peu moins pénible de temps à autre. Parce qu’être en prostitution pratiquée derrière des portes closes, c’est être placée dans une pièce avec une série d’étrangers autorisés. La liberté de choix, ce sont les prostitueurs qui l’ont. Chacun peut choisir d’être aussi violent qu’il le désire ou faire semblant d’être le chic type. Il sait en effet que sa violence n’aura aucune conséquence, et qu’il n’y aura aucune ingérence extérieure. »

    Après le débat, les membres de cette circonscription ont été invité-e-s à voter sur une motion demandant d’appuyer le modèle nordique. Le vote s’est fait à main levée. J’étais assise à l’avant, je me suis retournée et j’ai été confronté à une succession de rangées d’hommes, chacun d’entre eux la main levée, votant contre la motion. J’ai ressenti une sorte de rage. Comment pouvaient-ils ne pas tenir compte de ce que Rebecca venait de dire au sujet des terribles répercussions de la prostitution sur sa vie ? Et de la sagesse des autres femmes qui avaient parlé en faveur de la motion ?

    Et comment pouvaient-ils tomber dans le panneau des réponses simplistes et de la désinformation promulguée par les opposants de la motion, qui réclamaient tous une décriminalisation intégrale de tout le commerce du sexe, y compris les proxénètes, les tenanciers de bordels et les prostitueurs ? Les hommes aux mains levées croyaient-ils réellement que la dépénalisation des proxénètes conférerait plus de sécurité aux femmes ? Avaient-ils pris le temps de se demander comment cela rendrait les femmes plus en sécurité ? Personne n’a expliqué cela. Ils ne le font jamais. Parce que de réelles études menées dans les pays qui ont suivi cette voie n’ont pas révélé que les femmes étaient soudainement et miraculeusement en sécurité.

    Depuis ce soir-là, je parle à ces hommes dans ma tête. Récemment, j’ai pensé qu’il était temps de me sortir ça de la tête et de le mettre sur papier. Ou plutôt sur Internet.


    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://nordicmodelnow.org/2019/07/19/a-message-to-left-wing-men
    #système prostitutionnel #prostitueur #homme_de_gauche #féminisme #violence_masculine #droit

  • Mère de famille fauchée à #Montpellier : « La catastrophe est arrivée ! » https://www.midilibre.fr/2019/07/15/mere-de-famille-fauchee-a-montpellier-la-catastrophe-est-arrivee,8312922.p

    « Cette route est dangereuse, accidentogène », explique Ali, voisin de la victime, le premier à prendre la parole hier. « Il faut mettre des ronds-points, des ralentisseurs… Il faut la couper. Cette route, c’est la seule comme ça sur Montpellier, à cause du stade... », dira-t-il plus tard, lui, le patron d’une auto-école. Et d’enchaîner : « Il faut que les voitures arrêtent de passer à 140 km/h. Il y a une éducation à faire, la vitesse concerne tout le monde. La police aussi doit faire son travail. Il faut être dur. Chaque fois, il y a des accidents. Un jour, ce sera nous. »

    Abderrahmane En-Nour, l’oncle des enfants blessés, ira dans le même sens : « La catastrophe est arrivée ! J’envoie un message. Il faut de la sécurité dans tout le quartier. »

    En s’attardant depuis deux jours, les langues se délient. La tension est palpable. Bien au-delà de l’avenue de Heidelberg. Rodéo nocturne, vitesse excessive, gymkhana, freins à main, drift, moto-cross, quad, roue arrière avec ou sans casque... David et Astrik habitent non loin du stade. « Depuis trois ans ici, j’ai vu de tout. Cela devait arriver.

    Ils débarquent comme des balles, à fond la caisse. Et la nuit, trois ou quatre fois par semaine, il y a des rodéos de voitures ou des deux-roues qui tournent en boucle. On travaille et, la nuit, on ne dort pas. Il y a deux ans, il y en a un qui a pris ma chienne, Didi. Ma fille est à l’école là, en face. J’ai peur à chaque fois qu’elle traverse la route. Notre rue, vous savez comment on l’appelle ? La rue des assurances ! Les gens viennent là et brûlent leur voiture. Regardez les marques au sol. La police, on l’appelle mais elle ne vient pas ! »

    Le soir des délires du foot, une maman a été tuée, et son bébé blessé, par un jeune chauffard de Montpellier. Le type prétend qu’il n’était pas en train de faire la fête après le match, des éléments de l’enquête sembleraient indiquer le contraire (mais bon, c’est de la rumeur autour d’une enquête). Mais ce qui est intéressant, c’est qu’il y a eu cette manifestation des habitants de la Paillade, qui dénoncent non pas les abrutis du foot, mais la configuration de l’avenue et l’absence de systèmes permettant d’éviter que les types déboulent à 140 km/h.

    • Berlin : Warum die Ku’damm-Raser wegen Mordes schuldig gesprochen wurden - SPIEGEL ONLINE
      https://www.spiegel.de/panorama/justiz/berlin-warum-die-ku-damm-raser-wegen-mordes-schuldig-gesprochen-wurden-a-125


      Après plusieurs morts suite aux courses automobiles en ville le justice condisère des accidents avec des morts comme des meurtres. La loi permet aujourd’hui à la police de saisir des véhicules quand les chauffeurs dépasssent la limitation de vitesse ou se conduisent d’une manière agressive.

      Große Strafkammer des Landgerichts Berlin verurteilt die beiden Männer wegen gemeinschaftlichen Mordes zu einer lebenslangen Freiheitsstrafe.
      ...
      Hamdi H. und Marvin N. trafen sich um kurz nach halb eins zufällig in ihren Autos am Adenauerplatz, ganz im Westen des Kurfürstendamms. Sie kurbelten die Scheiben runter und seien sich einig gewesen, ein Rennen von einer roten Ampel zur nächsten zu fahren. Zweimal ging das so, beide Male gewann Marvin N. Sein Mercedes, 381 PS, war deutlich leistungsstärker als der Audi von Hamdi H., 225 PS.

      „Selbstverliebt und rücksichtslos“

      „Hamdi H. erträgt es nicht, zweimal geschlagen worden zu sein“, sagt Richter Schertz. „Er rast weiter, jetzt auch über rote Ampeln.“ Marvin N. habe kurz gezögert, dann jagte er Hamdi H. hinterher. Zweieinhalb Kilometer den Ku’damm und die Tauentzienstraße entlang, mit Spitzengeschwindigkeiten von bis zu 170 km/h.

      „Wir ficken die Straße“ - so sagte es Marvin N. in einem Video, das auf seinem Handy gespeichert war. Der Richter wiederholt die Worte. Mit dieser Haltung seien die beiden in jener Nacht über den Ku’damm gerast, „selbstverliebt und rücksichtslos“.

    • Mère de famille mortellement fauchée à la Mosson : déjà 22 morts dans l’Hérault en agglomération
      https://www.midilibre.fr/2019/07/17/mere-de-famille-mortellement-fauchee-a-la-mosson-deja-22-morts-dans-lherau

      Depuis le début de l’année, les chiffres de la mortalité routière sont inquiétants dans l’Hérault. […]

      Mais pour faire passer un message : "On voit un relâchement des comportements sur nos routes et tout particulièrement en agglomération. Depuis le début de l’année, 22 personnes sont tuées en ville. C’est plus que sur l’ensemble de l’année passée.

  • Le Figaro titre « Benalla se serait fait passer pour le chauffeur de Cazeneuve » mais ca aurais pu être « benalla aurais séquestré sa compagne et usurper le statu de policier pour échapper aux poursuites partant du principe que la police est au dessus des lois et que les flics et chauffeurs de ministres peuvent séquestré leurs compagnes !!! » Après avoir constaté cet usurpation les flics ont laissé partir Benalla.... Le lendemain nouveaux cris et appel du voisinage, pas plus de réaction de la police...
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/alexandre-benalla-se-serait-fait-passer-pour-le-chauffeur-de-bernard-cazene

    En 2016, face à des agents alertés pour des cris provenant de son appartement, l’ex-collaborateur de l’Élysée aurait affirmé être un policier et le chauffeur du ministre de l’Intérieur de l’époque, selon Le Monde.

    Alexandre Benalla aurait fait parler de lui bien avant l’affaire de la Contrescarpe. Selon des informations du Monde ce vendredi soir, l’ancien conseiller de l’Élysée, mis en examen pour violences volontaires en réunion et immixtion dans l’exercice d’une fonction publique pour les faits survenus le 1er mai 2018, aurait déjà tenté de se faire passer pour un policier pour se sortir d’une salle affaire.

    La scène se serait déroulé le 21 septembre 2016, soit huit mois avant sa nomination au cabinet de l’Elysée. Ce matin-là, vers 5 heures, des policiers se rendent au domicile d’Alexandre Benalla et sa compagne, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Ils auraient été alerté par des cris. Dans la main courante que Le Monde a pu consulter, les agents indiquent qu’une « jeune femme serait séquestrée à domicile » et que « son conjoint serait violent et qu’il la maintiendrait de force à domicile ».
    Les policiers frappent à la porte. Alexandre Benalla finit par leur ouvrir. Le jeune homme, qui n’occupe pas encore un poste à responsabilité au sein du mouvement En marche ! nouvellement créé, aurait manifesté « un énervement palpable » et adopté « un ton belliqueux ». Pour se sortir de ce mauvais pas, Alexandre Benalla dit être « un fonctionnaire de police », et brandit une « carte professionnelle comportant une ligne tricolore ». Le policier aurait alors découvert qu’il ne s’agissait pas d’une vraie carte. Le jeune homme dit alors être un ancien policier et le chauffeur du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. L’entourage de ce dernier a confirmé au Monde que ces affirmations étaient fausses.

    Mais Alexandre Benalla va encore plus loin, et aurait menacé le policier de le faire renvoyer grâce à des relations qu’il aurait avec le directeur de cabinet du premier ministre de l’époque, Manuel Valls. Finalement, le policier décide de rentrer pour s’assurer que personne n’est séquestré dans l’appartement. La compagne de Benalla affirme pour sa part qu’il ne s’agit que d’un simple « différend de couple ». Rien à signaler dans ce logement. Les policiers repartent.
    Nouvel emportement

    Toujours selon Le Monde, les policiers d’Issy-les-Moulineaux auraient reçu un nouvel appel le lendemain, indiquant que des cris sont à nouveau audible dans cet appartement. Une autre équipe se rend sur place. Ils croisent une femme avec une valise dans le hall, avant de se rendre devant l’appartement d’Alexandre Benalla. Ce dernier les reçoit et leur dit qu’il vit seul. Mais, selon les mains courantes des policiers, des « objets jonchent le sol de manière désordonnée, nous laissant penser qu’une dispute a eu lieu ».

    L’affaire en était restée là. Mais en 2019, lorsqu’il est interrogé par les juges d’instruction sur cet épisode, Alexandre Benalla avait botté en touche : « Je ne vois pas le rapport avec le 1er-Mai. Le seul constat que je fais, c’est qu’il n’y a pas eu de poursuites judiciaires. Les faits relatés ne sont pas établis. Je n’ai jamais été entendu sur ces faits-là ». L’homme se serait ensuite emporté de manière virulente au point d’interrompre l’interrogatoire. « Mentionnons que nous effectuons une suspension à 14 h 57, car M. Benalla ne cesse de nous couper la parole et qu’il est impossible de retranscrire ses propos », indique le procès verbal de cette audition.

    #benalla #violence_masculine #police

    • La police est tellement misogyne et corrompu qu’avoir une carte de la maison permet de sequestré des femmes tranquillou. Le Figaro n’y voie aucun problème, le problème c’est l’usurpation d’ID.

    • « Je ne vois pas le rapport avec le 1er-Mai. Le seul constat que je fais, c’est qu’il n’y a pas eu de poursuites judiciaires. Les faits relatés ne sont pas établis. Je n’ai jamais été entendu sur ces faits-là »

      je vois bien le rapport et encore j’ai pas tout vu !

    • J’ai l’impression que la police a quand même vérifié la bonne volonté de la meuf en question...

      La bonne volonté d’une femme séquéstrée par un homme qui fait de l’usurpation d’identité et menace les flics. Tu parle d’une vérification ! Le minimum c’est de prendre ce mec menaçant et usurpant des fonctions et de le coller en GAV pour laisser le temps à sa victime présumé de faire le point et poursuivre ce mec pour outrage et usurpation si la femme ne veux pas porté plainte pour séquestration, violences...

  • La violence conjugale plus répandue chez les policiers ? | JDM
    https://www.journaldemontreal.com/2015/11/01/la-violence-conjugale-plus-repandue-chez-les-policiers

    La publication récente d’un livre prétendant qu’il y a une « épidémie secrète » de violence conjugale chez les policiers fait sursauter les forces de l’ordre québécoises.

    « Un nombre bouleversant de cas de violence conjugale se déroule derrière les murs des maisons de policiers alors que la plupart des services de police font très peu pour les contrer », écrit d’entrée de jeu l’auteur Alex Roslin dans son livre intitulé Police Wife, qu’il co-signe avec Susanna Hope.

    Pour appuyer son propos, l’auteur québécois cite deux études américaines datant du début des années 1990 montrant que 40 % des policiers auraient été violents avec leur conjointe au cours de l’année précédente.

    En entrevue avec Le Journal, Roslin avance que ses années de recherche sur le sujet lui permettent de conclure que les proportions et la « culture de police » sont les mêmes au Canada. Le fléau serait toutefois caché derrière un « mur bleu du silence ». Une affirmation qui ne trouve pas écho auprès des différents acteurs des milieux policier et sociocommunautaire québécois (voir autre article).

    15 fois plus élevé

    Trois causes expliqueraient ce taux de violence conjugale 15 fois plus élevé que celui de la population générale, d’après Roslin.

    Il y a d’abord le pouvoir et le contrôle. « Beaucoup entrent dans la police avec les meilleures intentions. [...] Mais certains peuvent être attirés pour d’autres raisons, parce qu’ils aiment le pouvoir que confère le fait d’avoir une arme, un badge et un uniforme, parce qu’ils sont insécures ou ont une rage d’être en contrôle », croit-il.

    Roslin évoque aussi une « attitude dérogatoire envers les femmes ». À titre d’exemple, un sondage réalisé auprès de 873 policiers américains en 2006 indiquerait que seulement 7,1 % acceptent que « les femmes sont aussi capables que les hommes de penser logiquement ».

    Enfin, « la troisième raison pour laquelle autant de policiers sont violents à la maison semble être simplement le fait qu’ils peuvent s’en tirer », note Roslin, prétendant que les agents se protègent entre eux lors d’une enquête.

    Criblée de balles

    L’auteur cite l’exemple de Jocelyn Hotte, un policier de la GRC qui a tué son ex-conjointe Lucie Gélinas sur une autoroute montréalaise en 2001. Cette dernière avait porté plainte à la police de Laval une semaine avant sa mort, une plainte qui avait été jugée infondée.

    « Ce n’est pas seulement la police de Laval et la GRC qui n’ont pas agi. [...] Aucun autre service de police ou gouvernement au Canada n’a tiré les leçons de cette tragédie, d’après ce que je peux voir », déplore-t-il, précisant qu’aucun policier n’est automatiquement congédié s’il est reconnu coupable de violence conjugale.

    Roslin va même jusqu’à dire que le Canada « traîne 20 ans derrière les États-Unis en laissant des armes dans les mains des abuseurs ».

    « Peut-être qu’il y aura un autre incident grave si rien ne change », a prévenu l’auteur en entrevue avec Le Journal.

    Une des raisons du grand nombre de féminicide et viol est peut être à chercher dans le fait que les policier sont environ 15 fois plus violents avec leurs conjoint·es que la moyenne.

    #violence_masculine #couple #police #féminicide #culture_du_viol #patriarcat

  • En Inde, des ablations de l’utérus forcées
    https://www.courrierinternational.com/article/violences-faites-aux-femmes-en-inde-des-ablations-de-luterus-

    Les autorités viennent de découvrir dans le centre de l’Inde une proportion excessivement élevée d’ablations de l’utérus (hystérectomies) pratiquées sur les coupeuses de canne à sucre, afin d’améliorer leur rendement aux champs.

    Scandale médical dans les plantations de canne à sucre du Marathwada, une région du centre de l’Inde. “Au mois d’avril, une ONG du nom de Tathapi a tiré la sonnette d’alarme après avoir eu vent d’un nombre disproportionné d’hystérectomies dans le district de Beed”, raconte le site d’information Firstpost dans son édition du vendredi 14 juin.

    Après deux enquêtes de terrain réalisées par le gouvernement régional en 2018, il s’est avéré que “36 % des femmes” travaillant aux champs avaient subi une ablation de l’utérus, “alors que la moyenne en Inde s’établit à 3,2 %”. Depuis le début de 2019, le recensement de ces interventions chirurgicales se poursuit et sur les cinq premiers mois de l’année, la proportion a atteint 21 %, “un chiffre à nouveau très élevé”.

    En trois ans, ce sont 4 500 ablations qui ont été réalisées à Beed et aux alentours. Dans la plupart des cas (85 %), “ce sont des cliniques privées qui pratiquent les opérations”. Elles sont une dizaine et l’une d’entre elles, où 24 hystérectomies ont eu lieu l’an dernier, ne compte même pas de gynécologue dans ses équipes. Une nouvelle effrayante pour les coupeuses de canne à sucre, “qui subissaient déjà des discriminations en termes de salaire, de conditions de travail et de harcèlement sexuel”.

    Ce sont leurs employeurs qui les poussent apparemment à se faire enlever l’utérus, “dans le but que leurs ouvrières n’aient plus leurs règles et puissent ainsi travailler sans discontinuité”. Avec la complicité du corps médical : certains témoignages de victimes indiquent que des médecins instrumentalisent la peur du cancer du col de l’utérus pour arriver à leurs fins.

    Pendant la moisson, les coupeuses de canne à sucre “commencent leur journée entre 2 heures et 4 heures du matin”, pour gagner “30 000 à 35 000 roupies” sur toute la saison (de 380 à 450 euros). Les victimes d’hystérectomie abusive disent avoir payé l’intervention forcée “entre 20 000 et 40 000 roupies” (entre 250 et 500 euros), sans bénéficier d’aucune assurance-maladie pour couvrir ces frais.

    source originale :
    Beed: High hysterectomy rate among sugarcane cutters signals unethical medical practices, poor work conditions
    https://www.firstpost.com/india/beed-high-hysterectomy-rate-among-sugarcane-cutters-signals-unethical-med

    #violences_faites_aux_femmes #violence_patronale #violence_masculine #stérilisation #travail #mutilation_sexuelles #femmes #patriarcat #domination_masculine #capitalisme

  • 1969, « Que je t’aime » devient le succès de l’année - Archives vidéo et radio Ina.fr
    https://www.ina.fr/contenus-editoriaux/articles-editoriaux/1969-que-je-t-aime-devient-le-succes-de-l-annee

    Que je t’aime, le titre culte de Johnny Hallyday souffle ses cinquante bougies. Cette chanson est l’un des plus grands succès du chanteur et elle est toujours plébiscitée par le public.

    « Quand on a fait l’amour. Comme d’autres font la guerre. Quand c’est moi le soldat. Qui meurt et qui la perd ». La chanson Que je t’aime, l’autre héritage de Johnny...

    Nous sommes le 22 juin 1974 sur le plateau de l’émission de variétés Top à. Johnny Hallyday interprète ce jour-là l’un de ses plus grands tubes intitulé Que je t’aime. Il est accompagné par son orchestre dirigé par Tommy Brown.

    Que je t’aime est sorti en 1969, c’est une chanson d’amour écrite par le compositeur Jean Renard et le parolier Gilles Thibaut qui, fou amoureux, l’avait écrit en une nuit pour exprimer ses sentiments. Il envoie ce texte avec d’autres à Johnny Hallyday qui recherche justement un titre fort pour sa rentrée au Palais des sports. Touché par ces paroles à la fois tendres et sauvages, le chanteur la transmet à son compositeur Jean Renard. Il lui aurait dit « Tu verras, c’est un truc qui parle d’amour ».

    Jean Renard, à l’inverse de l’auteur des paroles, traverse une crise sentimentale compliquée et compose une musique plutôt nostalgique qu’il réservait d’ailleurs à un autre titre fourni par Johnny, Ceux que l’amour a blessé, également proposé par Thibaut en même temps que Que je t’aime.

    Le contraste paroles enflammées sur musique dépressive ne séduit pas l’idole des jeunes. Il juge la tonalité trop haute pour lui. Jean Renard apporte quelques modifications à sa composition. De son côté, sur les conseils de Johnny, Thibaut modifie l’agencement des paroles. A l’origine « que je t’aime » était placé au début de chaque couplet. Modification faite, le titre fonctionne parfaitement.

    Que je t’aime est créé à la scène lors du spectacle de Johnny Hallyday au Palais des sports du 26 avril au 4 mai 1969. A chaque fois, il provoquera l’hystérie parmi les spectatrices. Même sur les plateaux télé, si on en juge par le niveau sonore des cris dans l’émission Cadet Rousselle en 1973.

    L’année de sa sortie, le titre sera n° 1 des ventes durant 16 semaines, le 45t s’écoule à plus de 700 000 exemplaires en France, devenant la meilleure vente de singles de l’année 1969. La version italienne sera également n° 1 en Italie.

    #Musique #Johnny_Hallyday

  • Comment sont tués les cyclistes à Paris - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/04/24/comment-sont-tues-les-cyclistes-a-paris_1722899

    Les accidents mortels dans la capitale sont très genrés : toutes les femmes cyclistes tuées l’ont été par des poids lourds.

    Comment sont tués les cyclistes à Paris


    Comment sont tués les cyclistes à Paris ? Pour le savoir, nous avons étudié la base de données des accidents corporels de la circulation qui court de 2005 à 2017. Sur cette période, 42 cyclistes ont été tués à Paris (soit moins de 2% du total de cyclistes morts sur les routes en France).
    Les femmes cyclistes principalement tuées par des poids lourds tournant à droite

    Dans la capitale, 24 cyclistes sont morts après une collision avec un poids lourd, parmi lesquels 16 femmes. Presque toutes les femmes cyclistes tuées à Paris l’ont été par un poids lourd. Les femmes cyclistes à Paris sont donc deux fois plus nombreuses à avoir été tuées par des poids lourds que les hommes (16 contre 8). Dans la quasi-totalité des cas, elles sont victimes d’un poids lourd tournant à droite à un carrefour. En revanche, contrairement aux hommes, aucune femme n’a été victime de véhicule particulier sur cette période.

    Infographie : les cyclistes tués à Paris selon le type de véhicule impliqué

    Un phénomène similaire se produit en banlieue proche (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), où les femmes sont plus nombreuses que les hommes à être victimes de poids lourds. Et lorsqu’on prend en compte les blessés graves, les femmes sont encore près de deux fois plus nombreuses à être victimes de poids lourds (60 contre 34). Il s’agit d’une particularité de la capitale et des départements proches étant donné que dans la France entière, les femmes cyclistes sont plus de deux fois moins nombreuses à êtres tuées par les poids lourds que les hommes.
    La situation parisienne ressemble beaucoup à celle d’autres grandes villes, et notamment à celle du centre de Londres. Un rapport des transports en commun londoniens émettait l’hypothèse que les femmes sont surreprésentées dans les cyclistes tués par des poids lourds parce qu’elles sont moins susceptibles de griller les feux rouges que les hommes. En effet, les cyclistes hommes sont généralement plus enclins à prendre des libertés avec le code de la route lorsqu’il s’agit de se rendre visibles des autres engins motorisés, et à se mettre devant eux pour redémarrer. Et dans certains cas, le respect strict du code de la route force à rester dans un angle mort. Par ailleurs, indique le rapport, le cycliste est plus en sécurité dans le flux de circulation s’il se déplace à la même vitesse que les motorisés. A Londres, dans la plupart des cas, les accidents se produisent lorsque le poids lourd renverse le cycliste en tournant à gauche (et à droite à Paris).

    On peut espérer que les sas vélos, lorsqu’ils seront réellement respectés par les véhicules motorisés, permettront de réduire ce genre de drame. Au Parlement, des députés prévoient à ce sujet de discuter d’amendements à la loi mobilité pour réduire le danger des poids lourds pour les cyclistes et les piétons. L’un, qui aura probablement peu d’impact, a pour but d’imposer des autocollants sur les angles morts des poids lourds. L’autre, probablement plus efficace mais moins succeptible d’être adopté, proposerait l’interdiction de la circulation aux poids lourds sans dispositifs de détection.
    De plus en plus de cyclistes tués en France

    Si l’on prend l’évolution du nombre de tués sur la route en France depuis une dizaine d’années, on constate une baisse suivie d’un plateau à partir de 2014. En revanche pour la population cycliste, c’est une autre histoire : le nombre de tués est resté stable des années mais il augmente drastiquement depuis l’année 2017.

    Infographie : les tués sur la route en France

    Quand on représente l’évolution en base 100 depuis décembre 2007, cela permet de voir le décalage entre les cyclistes tués et l’ensemble des tués sur la route. Certes, en valeur absolue, ils ne représentent qu’entre 2,9% et 5,75% des tués selon les mois. Mais l’augmentation est de 34% depuis décembre 2007 alors que le nombre tous usagers confondus est en baisse de 31%.

    Infographie : évolution du nombre de cyclistes tués sur la route (base 100)

    L’on peut supposer que la pratique du vélo a augmenté récemment, comme en témoignent les chiffres de vente du secteur, ce qui expliquerait le décalage avec le reste des usagers. Selon la sécurité routière sur ces derniers mois, c’est surtout sur les routes hors agglomération que l’on compte les cyclistes tués. La remontée globale est aussi attribuée à un relâchement des comportements.

    Ces chiffres ne doivent pas vous décourager de faire du vélo, notamment pour vous rendre au travail, car plus les cyclistes sont nombreux sur la route, moins il y a d’accidents, selon le principe de la masse critique. Les premières victimes de la route à Paris sont d’ailleurs les piétons, suivis de près par les deux-roues motorisés, puis les automobilistes.

    • Cet article élude totalement la question de la #violence_au_volant, surtout pour un sujet qui traite de #genre. Il parle des comportements des personnes tuées, pas du tout des conducteurs, c’est donc toujours à charge contre les victimes. Peut-être qu’il y a un vide total de ce côté là, qu’il n’y a aucune étude sur la #violence_masculine favorisée par les publicités de bagnole et pousse les hommes à exacerber leur #masculinité au volant au mépris de la vie des autres, et surtout des femmes.
      Je ne vois pas comment une société favorisant le féminicide ne donnerait pas lieu à ce genre de répercussions sur la route.
      En tout cas, si on voit comme moi la bagnole ou le poids lourd comme un instrument de domination.
      D’autant que ces tanks civils permettent de tuer en toute impunité juridique, attention je ne dis pas que c’est volontaire, je souligne juste que la justice relaxe les criminels de la route.

    • La situation parisienne ressemble beaucoup à celle d’autres grandes villes, et notamment à celle du centre de Londres. Un rapport des transports en commun londoniens émettait l’hypothèse que les femmes sont surreprésentées dans les cyclistes tués par des poids lourds parce qu’elles sont moins susceptibles de griller les feux rouges que les hommes. En effet, les cyclistes hommes sont généralement plus enclins à prendre des libertés avec le code de la route lorsqu’il s’agit de se rendre visibles des autres engins motorisés, et à se mettre devant eux pour redémarrer. Et dans certains cas, le respect strict du code de la route force à rester dans un angle mort. Par ailleurs, indique le rapport, le cycliste est plus en sécurité dans le flux de circulation s’il se déplace à la même vitesse que les motorisés. A Londres, dans la plupart des cas, les accidents se produisent lorsque le poids lourd renverse le cycliste en tournant à gauche (et à droite à Paris)

    • ...ces gros signaux de présence d’autrui vont invisibiliser les autres usagèr·es.

      Tout à fait d’accord avec toi @aude_v
      Il faut se souvenir qu’au moment de l’instauration de cette mesure (l’allumage permanent des phares ) l’argument mis en avant par l’administration française était : « En Scandinavie où l’allumage des phares de jour est la règle, le taux d’accident est plus faible »
      Sauf qu’en Scandinavie cette mesure répond à une situation particulière : la moitié de l’année le soleil est très bas sur l’horizon entrainant un éblouissement (qu’on expérimente occasionnellement en France au moment du coucher du soleil) et c’est pour palier à ce manque de visibilité dû à l’éblouissement que l’allumage permanent des phares a été instauré dans les pays nordiques.
      Le taux d’accidents est en réalité totalement décorrélé, les conducteurs scandinaves étant déjà à l’époque beaucoup plus respectueux des autres usagés.
      L’administration française à juste trouvé dans l’exemple scandinave un biais de confirmation dont on mesure aujourd’hui les effets délétères.

    • Je note pour ma part que la grosse majorité des morts sont des hommes - la violence masculine est aussi une violence des hommes contre les autres hommes (et contre soit, donc, j’imagine, pour un certain nombre de ces morts...).

      J’étais en Allemagne ces jours-ci. C’est particulier la quiétude que l’on ressent dans les rues des villes. Les voitures s’arrêtent et te laissent passer, sans besoin de forcer le passage. Et même quand toi même tu conduis, les autres véhicules te laissent manœuvrer tranquillement. Sans parler des autoroutes, où les chauffards roulant à 170 te laissent tranquillement faire tes manœuvres de dépassement à ton rythme de français (130), sans cligno comminatoires (illégal là bas, figurez-vous) ni appels de phares. De retour en France, la différence était flagrante et désespérante.

    • @biggrizzly, les combats de zizi font beaucoup de victimes, la violence est une gloire débile de la masculinisation. Quand on sait que de +90% des prévenus sont des hommes, c’est très inquiétant sur l’état de l’éducation française où on continue de ne pas respecter les enfants et de les frapper.
      Il y a toujours une source d’enfance pourrie, et dans la violence une façon inconsciente de frôler la mort qui pue la douleur de ne pas être autre chose qu’un amas de frustration et de développement pas bien terminé.
      En corollaire il y avait une étude, mais je ne remets pas la main dessus, qui montrait que le nombre de victimes de la route ayant subies des violences enfants étaient plus nombreuses, un contre-coup des traumatismes subis.

      Et je m’éloigne un peu, mais quand même. La route est un espace public fortement inconscient avec 10 morts par jour en france. Il n’y a aucune étude ou campagne qui aborde la dimension culturelle ou qui se questionne sur ce qui génère cette violence. Moi j’aimerai bien comprendre pourquoi je trouve que c’est la même inconscience que pour l’espace du sexe, maintenant que l’on a commencé à lever le voile et reconnu que le sexe est politique, pour sortir de l’inconscient faudrait peut-être s’atteler à voir que la conduite aussi est politique.
      #victimes

    • Oui elles ont eu a une époque des frais d’assurances moins chers que les hommes mais les hommes dans un soucis d’égalité ont exigés que les frais soient identique et cela même si les hommes sont pour ceux qui conduisent des dangers publiques qui coute très chère à la collectivité et surtout aux femmes et aux enfants.

  • En Algérie, le « carré féministe » essaye de s’imposer dans la marche
    4 avril 2019 Par Sabrina Kassa
    https://www.mediapart.fr/journal/international/040419/en-algerie-le-carre-feministe-essaye-de-s-imposer-dans-la-marche

    Depuis trois semaines, des voix féministes cherchent à se faire entendre en Algérie, considérant que le changement « du système » passe aussi par une reconnaissance des droits des femmes. Malgré les réactions hostiles qu’il suscite, un « carré féministe » descendra dans la rue vendredi pour revendiquer « l’égalité ».

    Alger (Algérie), de notre envoyée spéciale.- Comme chaque vendredi matin, depuis le 22 février, Alger se prépare à aller manifester. L’hélicoptère tourne en rond au-dessus de la Grande Poste, les vendeurs de drapeaux s’installent rue Didouche-Mourad et, devant les magasins restés fermés, des bouteilles d’eau sont en libre accès.

    En cette matinée du vendredi 29 mars, les premiers manifestants commencent à affluer, mais la foule ne sera au rendez-vous qu’en début d’après-midi, après la grande prière.

    Alors que la ville est encore calme, des féministes algériennes et tunisiennes discutent chez l’écrivaine et militante, Wassyla Tamzaly. « En Tunisie, on est dans la déprime, c’est la contre-révolution. On est venues ici pour s’enivrer du sang nouveau de la rue. Si l’Algérie réussit, ça sauvera tout le Maghreb », ose espérer la sémillante Khadija Chérif, ex-présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD).

    Autour de la table, il y a aussi la comédienne Adila Bendimerad, non pas pour son engagement féministe, mais parce qu’elle est une des figures féminines du mouvement à Alger depuis qu’elle organise des rassemblements avec des artistes, ouverts au public, chaque lundi après-midi, devant le Théâtre national algérien. La réunion commence par son témoignage.

    « Le 22 février, j’ai marché jusqu’à la place du 1er-Mai. C’était formidable, c’était comme un accouchement. Nous n’étions pas beaucoup de femmes, il y avait seulement des artistes, des militantes et des féministes. Je suis partie de Belcourt. Dans les petites ruelles, c’était mystérieux, les gens marchaient sans se parler. Ils n’avaient pas le look de manifestants. Et là, juste après un virage, comme par miracle, j’ai découvert une marée humaine silencieuse. On s’est mis à marcher sans se parler, ni se regarder. On n’avait pas l’habitude de manifester ensemble. J’étais avec une amie, au milieu de cette marée. Les femmes étaient à leur balcon, en pyjama. »

    « Le 1er mars, nous étions plus nombreuses, mais ce n’était pas encore massif. En revanche, avec mes amies, nous avons massivement communiqué sur les réseaux sociaux. C’était un petit mensonge pour susciter le désir et pour que les hommes se disent : “Moi aussi je veux voir ma femme, mes sœurs et mes filles dans la marche.” Et puis le 8 mars est arrivé, les femmes sont descendues massivement, et encore plus le 14. Les gars des stades n’aiment généralement pas les youyous, mais là ils en redemandaient. Et maintenant nous sommes devenues indispensables… »

    À ce moment-là de son récit, elle est coupée net par Fadila Boumendjel Chitour du réseau algérien Wassila, un collectif né en 2000 pour défendre l’égalité et dénoncer les violences faites aux femmes : « Je te trouve bien optimiste ! Il ne faut pas confondre les icônes et la réalité. Depuis toujours, quand on cherche le consensus, il y a deux sujets qui posent problème : le culte et les femmes. Ce ne sera pas facile d’intégrer la question de l’égalité dans le mouvement… »

    Les autres féministes l’approuvent et regrettent que les revendications sur le Code de la famille ne soient apparues que le 8 mars. Seule Adila Bendimerad persiste dans son optimisme : « Ce mouvement répare les femmes. Elles sont dehors, ça va nous permettre de recruter pour la cause ensuite. »

    Forte de son expérience tunisienne, Yosra Fraous, l’actuelle présidente de l’ATFD, revient à la charge : « Le peuple, ça dure un temps, après on redevient une population avec des femmes, des LGBTI, des pauvres… C’est maintenant qu’il faut travailler les liens entre les dominés. Sinon la déception risque d’être forte. Les femmes vont dire : “Vous nous avez utilisées pour aller dans le rue, et maintenant vous nous laissez tomber.” Il faut revendiquer nos droits tout de suite. »

    Une posture qu’approuve entièrement Nadia Ait Zaï du Ciddef, le Centre d’information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme, qui a fait du combat pour l’égalité dans l’héritage une de ses obsessions, depuis les années 1990.

    « On doit surtout se mettre d’accord sur notre projet et ne pas s’arrêter à des droits formels, outre le Code de la famille [qui inscrit dans la loi que les femmes sont des mineures à vie et que l’époux est le seul détenteur de l’autorité parentale], c’est la pratique du pouvoir qui pose problème. Le régime l’a monopolisé et a utilisé les hommes pour tout verrouiller. Et en même temps, il a communiqué sur les droits des femmes. Aussi les gens du peuple pensent que Bouteflika nous a tout donné alors qu’il n’a cédé que des miettes. Pour beaucoup d’hommes, notre liberté les gêne. Ils se sentent atteints dans leur dignité. »

    Des féministes tunisiennes et algériennes réunies chez Wassyla Tamzali, le vendredi 29 mars, avant la sixième grande marche. © SK Des féministes tunisiennes et algériennes réunies chez Wassyla Tamzali, le vendredi 29 mars, avant la sixième grande marche. © SK

    Wassyla Tamzali enchaîne : « Les gens qui habitent à l’étranger me demandent souvent si les islamistes sont en embuscade et s’ils risquent de rafler la mise. Il faut comprendre que le mouvement islamiste a été étêté [– été quoi ? demande Adila Bendimerad]. Oui, le pouvoir a coupé leurs têtes, mais il a repris leurs idées. Mon souci, c’est qu’aujourd’hui, ceux qui se disent révolutionnaires ont complètement intégré le statut actuel de la femme. »

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    « Quant aux femmes, elles aussi, elles sont très nombreuses à l’avoir accepté, par commodité, pour survivre. Il faut accepter l’idée qu’une partie de la population va évoluer doucement et que cela va nécessiter un travail en profondeur sur les mentalités. Et de notre côté, nous devons faire évoluer notre discours pour allier nos revendications sur les droits des femmes à ceux sur la justice sociale. »

    Il est midi, c’est l’heure de rejoindre la manifestation, les Tunisiennes sortent leur drapeau, les Algériennes le leur. La rue Didouche-Mourad est déjà bondée. De nombreux manifestants arrêtent la délégation tunisienne pour être pris en photo avec elle.
    L’histoire d’un corps à corps dans le carré féministe

    Direction le très contesté « carré féministe », installé devant le portail de la Faculté centrale, au bas de la rue Didouche-Mourad.

    Ce « carré » n’est pas une expression spontanée, il résulte de l’initiative de nombreuses féministes aguerries, parmi lesquelles, entre autres, Fatma Oussedik, Fatma Boufenik, dont la déclaration du 16 mars a été reproduite sur le blog Mediapart de Jean-Marc B. C’est la deuxième fois que ces féministes manifestent le vendredi, et elles suscitent déjà des discussions enflammées sur les réseaux sociaux.

    Celles qui tiennent « le carré » sont jeunes, étudiantes pour la plupart et sont considérées comme « radicales » parce qu’elles ont décidé de manifester pour la fin du régime, et aussi, pour l’égalité (moussawat) entre les hommes et les femmes.

    Quand la délégation menée par Wassyla Tamzali arrive devant la Faculté centrale, la rue est déjà compacte. On entend crier « Silmiya, silmiya… » (« pacifique »). Mais cette fois-ci, le mot d’ordre du mouvement, répété avec force, n’est pas adressé aux forces de l’ordre, mais par des manifestants qui veulent faire descendre la tension.

    Les féministes du « carré » viennent tout juste de s’installer et d’accrocher leurs banderoles (aidées en cela par des jeunes hommes) sur les grilles du portail de la Faculté et déjà les voilà engagées dans des discussions houleuses.

    Trois types de réactions s’expriment. Il y a ceux qui disent calmement : « Ce n’est pas le moment ! Nous sommes là pour faire dégager le système, pas pour revendiquer des droits particuliers. » Sur le même registre, mais sur un ton plus agressif, certains leur demandent de partir. « Vous n’avez rien à faire là, c’est de la provocation, vous êtes en train de diviser le mouvement, ce n’est pas un problème que l’on peut régler maintenant. »

    Et puis il y a ceux, en rage, qui leur hurlent dessus (les femmes hurlent aussi) pour les déloger de force en les aspergeant d’eau, et en les bousculant. Très rapidement, des garçons grimpent à la grille pour décrocher leur banderole, où le mot « moussawat » (égalité) est écrit.

    Les féministes dorénavant regroupées devant le portail crient à l’unisson « Djezair, horia, dimocratia » (Algérie, liberté, démocratie). Face à elles, les hommes hurlent dans leur direction : « FLN dégage ». Elles répliquent, en reprenant le même message « FLN dégage, FLN dégage », en agitant les bras dans leur direction.

    La tension monte. Il n’est plus question de message, mais d’un corps à corps où l’enjeu consiste à ne pas céder l’espace. Un garçon grimpe sur la grille pour remettre leur banderole. Un autre arrive, hilare, avec un cachir (symbole de la trahison) attaché au bout d’une perche, pour les humilier.

    À ce moment-là, plusieurs hommes, restés près des féministes pour les protéger, leur demandent de s’engager dans la marche. « Partez, s’il vous plaît, sinon on va être obligés de se battre… » Le carré féministe décide de marcher, il aura tenu un plus d’une heure devant la Faculté.

    Discussions houleuses dans le carré féministe, le vendredi 29 mars. © SK Discussions houleuses dans le carré féministe, le vendredi 29 mars. © SK

    Wassyla Tamzaly et les autres féministes tunisiennes sont déjà parties. Seule Adila Bendimerad suit la marche pendant près d’une heure. « Je n’avais pas prévu de manifester avec elles. Ce n’est pas ma manière de faire, je préfère m’imposer mine de rien, sans revendiquer pour ne pas braquer les hommes récalcitrants. Mais quoi que l’on pense de leur démarche, ce n’est pas normal qu’elles se fassent agresser. Elles sont contre le système elles aussi… »

    Elle reconnaît aussi avoir eu peur. « Ce qui s’est passé est le signe d’une violence latente. Cela révèle là où l’on en est. Dans la mêlée, un type m’a dit : “Mais si la femme a des droits, comment je vais faire pour me marier.” C’est déprimant. Je me sens un peu trahie… »

    Le « carré féministe » défile dans la marche du 29 mars, rue Didouche-Mourad, à Alger. © SK Le « carré féministe » défile dans la marche du 29 mars, rue Didouche-Mourad, à Alger. © SK

    Le féminisme en délibération

    En fin de journée, alors que la manifestation touche à sa fin, Adila Bendimerad et Fadila Boumendjel Chitour du réseau algérien Wassila rejoignent les jeunes femmes du « carré » dans leur local, à 500 mètres de la place Audin, sur la route menant à la présidence (la Mouradia).

    Elles ont prévu de faire un Facebook live le lendemain pour expliquer ce qui s’est passé et rappeler leur démarche et leurs revendications. Elles chantent pour se donner du courage et s’installent en cercle autour d’une petite table pour écrire leur communication.

    Elles sont interrompues par les gaz lacrymogènes qui montent de la rue, où un face-à-face entre des manifestants jetant des pierres et des policiers s’est déroulé durant 20 minutes, montre en main, des premières pierres des manifestants à la charge des policiers, jusqu’au nettoyage des rues par les comités de quartier en gilets oranges. Les jeunes femmes suivent tout cela derrière leurs fenêtres, téléphones en main, pour filmer la scène.

    Cinq minutes plus tard, une fois l’émotion retombée, elles reprennent avec calme et discipline leur réunion, non mixte, en vue d’écrire ensemble un communiqué.

    C’est un pur moment de délibération collective, à l’image de ce qui se passe un peu partout à Alger, dans les rues, les parcs et les places publiques.

    Tous les sujets sont sur la table, même celui de la pertinence du maintien du carré féministe. « Il faut absolument que la semaine prochaine nous soyons plus nombreuses pour que personne ne puisse remettre en cause notre légitimité », insiste Intissar Bendjabellah, une étudiante de Constantine. L’ensemble de l’assemblée approuve. Fadila Boumendjel Chitour les rassure : « La chose positive, c’est que nous avons créé le débat, entre les hommes aussi. C’est ça aussi l’intérêt du carré féministe. »

    Et en effet, le lendemain, tout le monde parle, dans les réseaux sociaux, la presse nationale, internationale et les espaces publics de ce qui s’est passé avec les féministes, celle du « carré », mais aussi de l’intervention d’un autre groupe de jeunes femmes qui ont collé des affiches dans la rue pour dénoncer le Code de la famille. En confondant souvent les deux initiatives.

    Prise de parole sur la Constitution, lors du troisième débat organisé par Nabni, le samedi 30 mars, au parc de la Liberté. © SK Prise de parole sur la Constitution, lors du troisième débat organisé par Nabni, le samedi 30 mars, au parc de la Liberté. © SK
    En marge du troisième débat organisé par Nabni (lire le compte rendu de l’acte II), au parc de la Liberté, sur les avantages et les inconvénients de s’appuyer sur la Constitution pour réfléchir à la transition, une discussion s’engage sur le carré féministe avec Hakim Ouhadj, 37 ans, venu avec Yasmine, son épouse, et Tarik, son frère. Tous condamnent les agressions subies par les féministes, mais Hakim considère que la démarche est « maladroite » :

    « Nous sommes à un tournant historique, dit Hakim. Le peuple se reparle, les jeunes s’intéressent à la politique partout dans le pays. Il y a toutes sortes de sujets en débat, dans la justice, les syndicats des grandes entreprises, etc. Aujourd’hui, incroyable, il y avait même un rassemblement contre la souffrance animale devant la Grande Poste. Mais le vendredi, c’est particulier, nous sommes tous unis autour d’un même objectif : faire dégager le système. Aussi, il n’y a pas de place pour les revendications particulières. Et puis, le sujet est tellement énorme, qu’il vaut mieux en reparler quand on aura fait sauter ce régime. Maintenant c’est trop tôt. »

    « Il faut se rendre compte que, moi par exemple, je ne peux même pas faire les papiers de mon fils », intervient Yasmine qui, à la différence de son mari, précise qu’elle se « passionne depuis peu pour la Constitution et les discours politiques ».

    « Oui, bien sûr, reprend Hakim, sans parler du fait que les femmes ne peuvent pas sortir dans la rue comme elles veulent, fumer une cigarette en public… Et je n’ai même pas parlé de la question de l’héritage. Mais voilà, dans la société actuelle, la proportion est de 80 % de conservateurs pour 20 % de progressistes. Il va falloir prendre le temps, expliquer tout ça dans le détail, l’histoire de cette domination des hommes, les conséquences du Code de la famille… Si on fait le forcing, les islamistes vont se sentir offensés dans leur chair et ça va tout bloquer. Il va falloir dix à quinze ans pour installer la démocratie, et délier les langues… »

    Yasmine soupire quand on glisse que quinze ans, c’est long…

    « Bon, oui, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, c’est vrai, c’est dégueulasse d’être une femme en Algérie ! », lance Hakim.

    « Je pense que ça prendra moins de temps, glisse Tarik. Une fois que nous aurons engagé la transition, chacun va revendiquer ses droits. Il faut juste que l’on reste unis jusqu’au départ du système. »

    Si la plupart des féministes et beaucoup de « femmes du peuple », selon Intissar Bendjabellah du carré féministe, ont apporté leur soutien, il y a aussi des militantes qui considèrent le sujet « nuisible ».

    Thiziri Dehbia Maames, engagée de longue date dans différents collectifs politiques, ne cache pas son agacement : « Tout le monde aujourd’hui veut parler des femmes ! C’est énervant. Moi, ça ne m’intéresse pas de parler du Code de la famille, en ce moment. Je défends une ligne politique, je veux que le hirak reste uni pour faire dégager le régime. Tous les sujets sociétaux, corporatistes et identitaires n’ont pas lieu d’être aujourd’hui. En plus, on a adopté la mixité dans le mouvement, il est de fait progressiste. »

    « Un carré féministe est pour moi complètement rétrograde dans ce contexte. Il faut arrêter maintenant ! Cela dit, il n’y a aucune raison de les agresser, moi j’irai leur parler vendredi prochain, car par l’intermédiaire des réseaux sociaux, c’est impossible, chacun se renvoie des caricatures. D’habitude, c’est moi qui passe pour la féministe de service. Aujourd’hui, je me fais traiter d’antiféministe, c’est le comble ! »
    Les agressions et les menaces se multiplient

    Mais loin des espaces organisés, les féministes qui s’engagent dans ce combat s’exposent désormais à une violence inouïe.

    Le mardi 2 avril, Sonia Gassemi s’est fait bousculer pendant la manifestation des étudiants à Alger parce qu’elle tenait une pancarte où on pouvait lire : « On ne peut pas libérer le pays tant que les femmes ne sont pas libérées. » Puis, elle a été de nouveau chahutée, lors du quatrième débat devant le Théâtre national, organisé par Adila Bendimerad, en fin de journée.

    La comédienne a dû élever la voix (« la première fois de ma vie », explique-t-elle, troublée) pour exiger que l’assistance laisse parler Sonia Gassemi.

    Post Facebook de Sonia Gassemi, mercredi 3 avril. © DR Post Facebook de Sonia Gassemi, mercredi 3 avril. © DR

    Plus inquiétant encore, le mercredi 3 avril, en fin de journée, un Algérien basé à Londres a appelé dans une vidéo sur Facebook à attaquer à l’acide les féministes qui manifestent. « Les filles de “Houriyati” [ma liberté, allusion aux féministes], si vous venez vendredi, coller des affiches, hurler sur les gens, et dire que vous cherchez la liberté de la femme, l’acide va vous manger ! », a-t-il menacé.

    Une pétition internationale a aussitôt été lancée en vue de porter plainte. L’homme s’est alors fendu d’une nouvelle vidéo pour s’excuser. D’autres menaces de ce type se sont ensuite multipliées.

    Adila Bendimerad a écrit ce message sur Facebook, jeudi 4, à midi :

    Facebook de la comédienne Adila Bendimerad, jeudi 4 avril. © DR
    À la veille du septième vendredi de marche du 5 avril, le carré féministe veut toujours aller manifester. Mais « nous avons peur ! », reconnaît Intissar Bendjabellah.

    #femmes #féminisme #lutte #violence_masculine

  • Meurtre de Julie Douib : « Elle vivait dans la peur permanente » - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/meurtre-de-julie-douib-elle-vivait-dans-la-peur-permanente-05-03-2019-802

    Meurtre de Julie Douib : « Elle vivait dans la peur permanente »
    Les proches de la jeune femme, tuée dimanche à L’Ile-Rousse, assurent qu’elle était harcelée et menacée par son ex-conjoint. Témoignages.

    Je ne sais pas si c’est un effet de l’approche du 8 mars ou un vrai changement mais ici pour une fois on parle bien de meurtre et le recit est centré sur la victime.

    Le figaro utilise même le mot féminicide dans son titre

    Julie Douib, trentième victime de féminicide depuis le 1er janvier

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/03/05/01016-20190305ARTFIG00215-julie-douib-trentieme-victime-de-feminicide-depui

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    La procureure de Bastia, de son côté, assure que « les éléments portés à la connaissance des services de gendarmerie ne corroborent pas des faits de harcèlement et de violences au quotidien ». En tout, entre fin octobre et le 1er mars, plusieurs « plaintes croisées » ont été déposées par Julie, son père et par Bruno, pour des faits de violences sans ITT et avec ITT de moins de 8 jours, pour vol, dégradations, menaces de mort et injures non publiques, sur fond de « conflit autour la garde des enfants ». « Toutes ont été traitées », assure la magistrate. Le 28 janvier, le Juge aux affaires familiales, saisi après échec de la médiation pénale, a fixé « provisoirement la résidence chez le père, en attente des résultats de l’enquête sociale ». Des résultats que Julie, selon ses amies, attendait avec beaucoup d’espoirs. Une marche blanche est organisée samedi à L’Ile-Rousse.

    La fin de l’article du parisien on nous apprend que la justice envisageait de confier une garde alterné à ce tueur misogyne et organisait des médiations.

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    Sur le figaro

    Pourquoi cette augmentation ? D’après une administratrice du groupe bénévole qui recense les meurtres de femmes, « plus les femmes revendiquent leurs droits et leur liberté et plus les hommes sont violents. Tous ces messages qui disent aux femmes de partir, de porter plainte mais rien pour les protéger ensuite. Les juges aux affaires familiales qui laissent des droits de visite aux hommes violents ce qui met les mères encore plus en danger. Avec de moins en moins de places en foyer d’hébergement, l’aide sociale à l’enfance qui ne fonctionne pas, les femmes sont livrées à elles-mêmes avec leurs enfants. Nous avons beaucoup de femmes en danger qui nous contactent via la page, on les oriente vers les centres d’information sur les Droits des Femmes et des Familles (CNIDFF) mais là aussi quels sont leurs moyens ? », interpelle-t-elle.

    #sexisme_d'etat #injustice #féminicide #violence_masculine

  • Des prêtres ont agressé sexuellement des sœurs, reconnaît le pape François

    https://www.france24.com/fr/20190205-pape-francois-eglise-catholique-admet-pretres-agression-sexuelle-

    Le pape François n’avait jamais abordé le sujet directement. Dans l’avion qui le ramenait au Vatican, le Saint-Père a convenu mardi 5 février qu’"il y a eu des prêtres et aussi des évêques qui ont fait cela", tout en reconnaissant que le sujet des agressions sexuelles sur des sœurs était encore d’actualité au sein de l’Église.

    Selon lui, ce phénomène peut se rencontrer « partout », mais il est plus présent dans « quelques congrégations nouvelles et dans quelques régions ». « Cela fait longtemps que nous travaillons sur ce dossier. Nous avons suspendu plusieurs clercs qui ont été renvoyés en raison de cela », a dit le pape François, sans citer de noms ou de pays.

    « Je ne sais si le procès (canonique) est terminé, mais nous avons aussi dissous quelques congrégations religieuses féminines qui ont été très liées à cette corruption », a-t-il ajouté, notant que l’Église ne pouvait pas se réfugier dans le déni. « Devons-nous faire quelque chose de plus ? Oui ! En avons-nous la volonté ? Oui ! », a encore déclaré le pape.

    #catholicisme #viols #criminalité_religieuse

  • Edition Belfort-Héricourt-Montbéliard | A Audincourt, il s’incruste dans le lycée et frappe son amie
    https://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2019/01/26/a-audincourt-il-s-incruste-dans-le-lycee-et-frappe-son-amie

    Même avec un peu de recul, il ne voit pas, dans son comportement, où est le mal. Pourtant, l’homme reconnaît avoir frappé son amie. « Enfin, je lui ai juste mis des gifles. C’était la troisième ou quatrième fois », se vante presque le Doubien, âgé de 18 ans. Vendredi, les violences qu’il a commises ont eu pour cadre le lycée Nelson-Mandela d’Audincourt.

    #violences_conjugales

  • Depuis le 1er janvier, neuf femmes ont été tuées par leur compagnon ou leur ex
    https://www.bastamag.net/Depuis-le-1er-janvier-neuf-femmes-ont-ete-tuees-par-leur-compagnon-ou-leur

    Le 16 janvier dernier, Séverine, 46 ans a été tuée par son compagnon qui l’a étranglée avant de se suicider. Victime de violences conjugales depuis longtemps, elle était en clinique de repos depuis plusieurs semaines et venait d’obtenir un nouveau logement. C’est en allant récupérer ses affaires au domicile familial que son mari l’a assassinée. Il est souvent reproché aux femmes battues de ne pas partir mais c’est souvent au moment où elles quittent leur conjoint violent qu’elles sont tuées. Selon des (...)

    En bref

    / #Féminisme, #Inégalités, #Justice, #Droits_fondamentaux