• Entretien avec Raphaëlle Manière, pilote de la cellule contre la violence sexiste et sexuelle dans la CGT – nvo
    https://www.nvo.fr/entretien-avec-raphaelle-maniere-pilote-de-la-cellule-contre-la-violence-sexiste

    Qu’est-ce que cette cellule ?

    La résolution des situations de violences sexistes et sexuelles est un prérequis à l’égalité entre les #femmes et les hommes. Or, on sait que c’est un phénomène massif et grave et la CGT n’est pas en dehors de la société. La direction confédérale de la CGT a décidé, en novembre 2016, de créer une cellule interne qui permette de ne laisser sur le carreau aucune militante ou syndiquée qui aurait subi des violences. Nous pouvons être contactés par mail (celluleviolences@cgt.fr). Écouter est notre premier objectif. Ensuite, [...]

    #syndicat #viol #violence_sexiste #sexisme


  • #Suisse, #grève_féministe 14.6.2019

    Parce que nous en avons assez des #inégalités_salariales et des #discriminations dans le monde du #travail. Parce que nous voulons des rentes qui nous permettent de vivre dignement. Parce que nous voulons que le #travail_domestique, éducatif et de soins soit reconnu et partagé, de même que la charge mentale. Parce que nous nous épuisons à travailler, nous voulons réduire le #temps_de_travail.

    Parce que le #travail_éducatif et de soins doit être une préoccupation collective. Parce que nous revendiquons la #liberté de nos #choix en matière de #sexualité et d’#identité_de_genre. Parce que notre #corps nous appartient, nous exigeons d’être respectées et libres de nos choix. Parce que nous refusons la #violence_sexiste, homophobe et transphobe, nous restons debout ! Parce que nous voulons que la honte change de camp. Parce que lorsque nous venons d’ailleurs, nous vivons de multiples discriminations. Parce que le #droit_d’asile est un droit fondamental, nous demandons le droit de rester, lorsque nos vies sont en danger. Parce que l’école est le reflet de la société patriarcale, elle renforce les divisions et les hiérarchies fondées sur le sexe. Parce que nous voulons des cours d’#éducation_sexuelle qui parlent de notre corps, du #plaisir et de la #diversité_sexuelle. Parce que les espaces relationnels doivent devenir des lieux d’échange et de #respect réciproque. Parce que les institutions ont été conçues sur un modèle patriarcal et de classe dans lequel nous n’apparaissons qu’en incise. Parce que nous, actrices culturelles, sommes trop souvent peu considérées et reconnues. Parce que nous vivons dans une société qui véhicule des représentations stéréotypées de « la femme ». Parce que nous sommes solidaires avec les #femmes du monde entier. Parce que nous voulons vivre dans une société solidaire sans #racisme, sans #sexisme, sans homophobie et sans #transphobie. Pour toutes ces raisons et d’autres encore, nous ferons grève le14 juin 2019 !


    https://frauenstreik2019.ch
    #respect #homophobie #patriarcat #résistance #stéréotypes #solidarité #féminisme #14_juin_2019


  • La cour Suprême espagnole ordonne à l’État de dédommager la mère d’une enfant assassinée par son père lors d’une visite non surveillée
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/01/la-cour-supreme-espagnole-ordonne-a-letat-de-dedommager-la-mere-d

    Andrea, la fille d’Ángela, est née en 1996. Le partenaire d’Ángela l’a soumise à de fréquentes violences physiques et psychologiques. Ángela a déposé pas moins de 30 plaintes à la police et au tribunal. Son partenaire a été reconnu coupable d’une infraction mineure et a été condamné à payer une petite amende pour harcèlement. Une seule ordonnance judiciaire a protégé la mineure et a duré deux mois.

    La séparation conjugale a été ordonnée en novembre 2001. Le juge n’a pas mentionné la violence comme cause de la séparation. L’ordre autorisait des visites non supervisées entre père et fille, et le père avait droit à l’utilisation de l’habitation familiale. Ángela a interjeté appel de la décision mais a échoué. Andrea avait exprimé à plusieurs reprises son désir de ne pas voir son père. En avril 2003, le père a tué la fillette de 7 ans et s’est suicidé lors d’une visite non surveillée.

    Après des mois de deuil, Ángela a déposé une demande d’indemnisation pour erreur judiciaire. Le ministère de la Justice a rejeté la demande en 2005. Des appels administratifs et judiciaires ont suivi jusqu’à la Cour suprême, en 2010, et la Cour constitutionnelle, en 2011, a rejeté la demande.

    Ángela a alors déposé une plainte auprès du Comité CEDAW des Nations Unies en 2012 après avoir épuisé tous les recours internes. Dans sa décision finale sur le fond de 2014 (affaire 47/2012), le Comité a conclu que « la décision d’autoriser des visites non supervisées avait été prise sans les garanties nécessaires et sans tenir compte (…) de la violence domestique qui caractérisait les relations familiales pendant des années « (paragraphe 9.5) ; Ángela « a subi un préjudice de la plus grande gravité et un préjudice irréparable à la suite de la perte de sa fille et des violations décrites » (paragraphe 9.8). L’Espagne n’a pas agi avec la diligence voulue dans un cas particulièrement tragique de violence sexiste et cela équivaut à de la discrimination et à la violation des droits humains d’Ángela.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.ejiltalk.org/supreme-court-of-spain-un-treaty-body-individual-decisions-are-legally-binding/comment-page-1/#comment-261297

    #justice #cour_Suprême #droit #féminicide #violence_sexiste


  • Violences contre les femmes : Dr Dre fait son mea culpa (et protège son business) - Libération
    http://next.liberation.fr/next/2015/08/23/violences-contre-les-femmes-dr-dre-fait-son-mea-culpa-et-protege-son

    Les Américains ont eu la surprise de découvrir, ce week-end, à la une du quotidien The New York Times, cette étonnante phrase du rappeur Dr Dre, annonçant : « Je m’excuse auprès des femmes que j’ai blessées ». Un mea-culpa aussi tardif que surprenant, car si le rappeur et businessman américain est notoirement connu pour sa brutalité passée envers la gent féminine (il fut condamné pour des faits de violence au début des années 90), il est également réputé pour soigneusement éluder la question en interview.

    Cette fois, les excuses sont aussi plates que formelles : « Il y a vingt-cinq ans, explique Dre au New York Times, j’étais un jeune homme qui buvait trop, à tort et à travers, et je n’avais rien pour structurer ma vie. Cela dit, ce n’est pas une excuse pour ce que j’ai fait. Je suis marié depuis dix-neuf ans maintenant et chaque jour, je travaille à être un homme meilleur pour ma famille, cherchant, au fil de ma route, à demander conseil autour de moi. Je fais tout ce qui m’est possible de faire pour ne plus jamais ressembler à cet homme. Je m’excuse auprès des femmes que j’ai blessées. Je regrette profondément ce que j’ai fait et je sais que cela a eu des conséquences sur nos vies ».
    Contexte commercial crucial

    Ces excuses interviennent dans un contexte commercial crucial pour le rappeur et businessman, qui aligne les succès depuis deux semaines. Straight Outta Compton, le biopic très attendu retraçant l’histoire de N.W.A, groupe de gangsta rap qu’il forma avec Eazy-E et DJ Yella en 1986, cartonne aux Etats-Unis depuis sa sortie le 14 août (selon des chiffres publiés ce dimanche, il a rapporté 26,7 millions de dollars pour sa deuxième semaine sur les écrans, portant les recettes totales à 111,4 millions de dollars, soit environ 97 millionss d’euros. En France, il sera en salles le 16 septembre). Signalons que le rappeur est à la fois le sujet du film, mais aussi son coproducteur. Par ailleurs, son album surprise, Compton, sorti le 7 août sur Apple Music et iTunes, se vend très bien. Ses ventes seraient mêmes boostées par la sortie du biopic (ajoutons qu’il est également globalement salué par la critique).

    Il y a aussi la chanteuse de r’n’b, Michel’le, ancienne compagne du rappeur et mère de son fils Marcel, qu’il a également battue, et ce à plusieurs reprises ; et enfin Tairrie B, alias Theresa Murphy, une chanteuse que Dr Dre a frappée au visage lors d’une soirée post-Grammys en 1990, furieux qu’elle ait enregistré une chanson où elle l’insultait (ici, une vidéo de la fameuse chanson).

    https://www.youtube.com/watch?v=c2wQaa-ckCI

    Tairrie B étant à l’époque signée sur le même label que Dre, Ruthless Records, elle raconte que le lendemain de la violente altercation, une réunion fut organisée avec des membres de N.W.A, le manager du groupe et l’un des fondateurs de Ruthless Records. Elle raconte au New York Times qu’on lui aurait dit alors : « C’est une affaire de famille, tu ne portes pas plainte ».

    #violence #violence_sexiste #rap


  • prenez ce couteau (Lorsqu’un homme violent me dit qu’il est devenu...)
    http://prenezcecouteau.tumblr.com/post/125257695638/lorsquun-homme-violent-me-dit-quil-est-devenu

    Lorsqu’un homme violent me dit qu’il est devenu violent parce qu’il a perdu le contrôle de lui-même, je lui demande pourquoi il n’a pas fait quelque chose d’encore pire. Par exemple, je pourrais dire “Tu l’as traitée de sale pute, tu as arraché son portable de sa main et tu l’as lancé à travers la pièce, ensuite tu l’as poussée et elle est tombée. Elle était là, à tes pieds, tu aurais facilement pu lui donner un coup de pied à la tête. Tu viens de me dire que tu a ‘complètement perdu le contrôle’ à ce moment-là, mais tu n’as pas donné de coup de pied pourtant. Qu’est-ce qui t’a arrêté ?” Et le client me donne toujours une raison. Voici quelques unes des explications que j’entends le plus :

    “Je ne voulais pas qu’elle soit blessée gravement.”
    “J’ai réalisé qu’un des enfants nous regardait.”
    “J’avais peur que quelqu’un appelle la police.”
    “J’aurais pu la tuer si j’avais fait ça.”
    “On commençait à faire beaucoup de bruit, j’avais peur que les voisins entendent.”

    Et la réponse la plus fréquente :

    “Oh non, je ne ferais jamais ça ! Je ne lui ferais jamais une chose pareille.”

    La réponse que je n’ai presque jamais entendue - je me souviens ne l’avoir entendue que deux fois en quinze ans - est : “Je ne sais pas.”

    Ces réponses toutes faites révèlent la fausseté de l’excuse de la perte de contrôle. Lorsqu’un homme se livre à un déchaînement de violence, verbale ou physique, son esprit se maintient sur un certain nombre de questions : “Est-ce que je suis en train de faire quelque chose que les autres pourraient découvrir, est-ce que ça me ferait passer pour quelqu’un de muvais ? Est-ce que je suis en train de faire quelque chose qui pourrait me causer des ennuis juridiques ? Est-ce que je pourrais me blesser ? Est-ce que je suis en train de faire quelque chose que je considère moi-même comme trop cruel, grave, ou violent ?

    Un regard critique s’est infiltré en moi après avoir travaillé avec mes douze premiers clients : un agresseur ne fait presque jamais quelque chose qu’il considère comme moralement inacceptable. Il peut très bien cacher ce qu’il fait parce qu’il pense que les autres ne seront pas d’accord avec ce qu’il fait, mais il trouve cela justifié. Je ne me souviens pas d’un seul client me disant "Je ne peux en aucun cas défendre ce que j’ai fait. C’était totalement inacceptable.” Invariablement, il a une raison assez bonne pour justifier son comportement. En résumé, le problème de fond d’un agresseur est que son sens de ce qui est bon et mauvais est complètement tordu.

    Parfois, je pose cette question à mes clients : “Parmi vous, qui s’est déjà senti tellement en colère qu’il a eu envie de traiter sa mère de salope ?” Habituellement, la moitié du groupe ou plus lève la main. Puis je demande “Parmi vous, qui l’a fait ?” Toutes les mains redescendent, et les hommes me lancent des regards épouvantés, comme si je venais de leur demander s’ils vendent de la drogue devant les écoles primaires. Alors ensuite, je demande “Eh bien, pourquoi ne l’avez vous pas fait ?” La même réponse fuse à chaque fois : “Mais vous ne pouvez pas traiter votre mère comme ça, peu importe à quel point vous êtes énervé ! Vous ne pouvez juste pas faire ça !”

    Ce qui reste tacite dans cette déclaration, et que nous pouvons aisément comprendre ici, est “Mais vous pouvez traiter votre femme ou votre copine comme ça, du moment que vous avez une raison assez bonne. C’est différent.” En d’autres mots, le problème de l’agresseur réside avant tout dans la croyance selon laquelle contrôler ou abuser de sa partenaire est justifiable…

    When [an abusive man] tells me that he became abusive because he lost control of himself, I ask him why he didn’t do something even worse. For example, I might say, “You called her a fucking whore, you grabbed the phone out of her hand and whipped it across the room, and then you gave her a shove and she fell down. There she was at your feet where it would have been easy to kick her in the head. Now, you have just finished telling me that you were ‘totally out of control’ at that time, but you didn’t kick her. What stopped you?” And the client can always give me a reason. Here are some common explanations:

    “I wouldn’t want to cause her a serious injury.”
    “I realized one of the children was watching.”
    “I was afraid someone would call the police.”
    “I could kill her if I did that.”
    “The fight was getting loud, and I was afraid the neighbors would hear.”

    And the most frequent response of all:

    “Jesus, I wouldn’t do that. I would never do something like that to her.”

    The response that I almost never heard — I remember hearing it twice in the fifteen years — was: “I don’t know.”

    These ready answers strip the cover off of my clients’ loss of control excuse. While a man is on an abusive rampage, verbally or physically, his mind maintains awareness of a number of questions: “Am I doing something that other people could find out about, so it could make me look bad? Am I doing anything that could get me in legal trouble? Could I get hurt myself? Am I doing anything that I myself consider too cruel, gross, or violent?”

    A critical insight seeped into me from working with my first few dozen clients: An abuser almost never does anything that he himself considers morally unacceptable. He may hide what he does because he thinks other people would disagree with it, but he feels justified inside. I can’t remember a client ever having said to me: “There’s no way I can defend what I did. It was just totally wrong.” He invariably has a reason that he considers good enough. In short, an abuser’s core problem is that he has a distorted sense of right and wrong.

    I sometimes ask my clients the following question: “How many of you have ever felt angry enough at youer mother to get the urge to call her a bitch?” Typically half or more of the group members raise their hands. Then I ask, “How many of you have ever acted on that urge?” All the hands fly down, and the men cast appalled gazes on me, as if I had just asked whether they sell drugs outside elementary schools. So then I ask, “Well, why haven’t you?” The same answer shoots out from the men each time I do this exercise: “But you can’t treat your mother like that, no matter how angry you are! You just don’t do that!”

    The unspoken remainder of this statement, which we can fill in for my clients, is: “But you can treat your wife or girlfriend like that, as long as you have a good enough reason. That’s different.” In other words, the abuser’s problem lies above all in his belief that controlling or abusing his female partner is justifiable….

    #violence #violence_sexiste #féminisme #agresseur


  • Publicis et Tefal invitent à la violence conjugale
    http://blogs.mediapart.fr/blog/patricjean/060115/publicis-et-tefal-invitent-la-violence-conjugale

    On notera le slogan « Respect your clothes » qui montre bien que la femme est punie pour une faute.
    Le « your » montre que la pub s’adresse à des hommes puisque c’est une chemise d’homme que la femme repassait et non ses propres habits. C’est donc une pub pour un fer à tabasser et non à repasser.

    #Patriarcat #bad_market #misogynie #violence_sexiste #repassage #sexisme

    via le forum du site @le_cinema_est
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/forums


  • Comprendre la violence sexiste à l’ère du néolibéralisme
    Tithi Bhattacharya
    http://revueperiode.net/comprendre-la-violence-sexiste-a-lere-du-neoliberalisme

    « Dans cet article, Tithi Bhattacharya se propose d’historiciser et donner une compréhension d’ensemble à la progression des crimes sexistes dans le monde depuis la crise économique. Elle expose les liens complexes entre l’idéologie de la tradition, les difficultés d’accès au produit social et les stratégies du capital à l’ère du néolibéralisme. »

    Question personnelle, est il judicieux de rapprocher les courbes de l’augmentation des violences sexistes avec celle des violences faites aux enfants ?
    Il y a des années j’avais lu un article d’une analyse non marxiste :
    Les rapports sociaux génèrent une certaine forme de violence, violence exacerbée par la crise économique. L’espace public permettait une expression de cette violence et donc la canalisait un tant sois peu. L’espace public ne le permet plus et la violence exprimée reste restreinte à la sphère privée avec la famille comme univers privilégié. Les violence sexistes deviennent admissibles par le pouvoir à la condition qu’elles ne sortent pas du cadre de la famille. La violence consécutive aux violence politiques et sociales trouve son expression, même extrême à condition qu’elle ne remette pas en cause l’ordre politique et la facade pacifiée des relations sociales. Voire aussi la privatisation de l’espace public...

    #violences_faites_aux-femmes #neo_libéralisme #analyse #marxisme #espace_privé #espace_public