• «  IL Y A LA VOLONTÉ QUE LES COLLÈGUES SE LÂCHENT  »

    Le mouvement des gilets jaunes ébranle les forces de police. Certains fonctionnaires, comme Martin, #CRS, ont décidé de se mettre en #arrêt_maladie pour ne plus se sentir du mauvais côté de la barricade.

    Martin (1) est CRS depuis de nombreuses années. Des #manifestations et des interventions parfois violentes, il en a connu un nombre incalculable. Malgré des conditions de travail difficiles et des doutes occasionnels, il a toujours appliqué les directives avec #discipline et #obéissance, comme le veut la profession. Mais la réponse policière aux manifestations de ces dernières semaines ordonnée par le ministère de l’Intérieur l’a tellement écœuré qu’il a préféré se mettre en arrêt maladie pour ne plus cautionner cette #répression_aveugle. «  Je ne me voyais pas taper sur des gens qui n’ont rien fait. L’usage de la #force est censé être proportionné. Même si ce terme est subjectif, ça veut dire qu’on n’a pas le droit de tout faire. Or, quand on nous dit de gazer sans sommation des #lycéens qui manifestent pacifiquement, c’est un #ordre_illégal. Dans le mouvement des gilets jaunes, ce ne sont plus des groupes de #casseurs bien identifiés qu’on a en face de nous, c’est le #peuple  : des gens qui ont un réel #combat ou même qui se retrouvent en situation de #légitime_défense face à la police  », s’insurge-t-il.

    «  On se demande si notre devoir ne serait pas d’être avec le peuple. On subit la même #violence_sociale...  »
    D’après lui, il y a une réelle volonté politique de jeter de l’huile sur le feu. «  Quand on voit dans les comptes rendus opérationnels le nombre de lacrymos ou de #Flash-Ball utilisés, on est à des niveaux exceptionnels, alors qu’on a vécu des manifestations beaucoup plus dangereuses pour nous où on avait interdiction d’utiliser les lanceurs de balles de défense (nom officiel du Flash-Ball – NDLR)  », affirme-t-il. «  Et ça, ce sont des décisions qui viennent du #ministère_de_l’Intérieur  », souligne-t-il. En parallèle, «  aucune #consigne de mesure n’est donnée aux CRS, contrairement à d’autres manifestations où on nous met la pression. Là, il y a une volonté que les collègues se lâchent  », estime-t-il. D’autant que l’état physique des fonctionnaires de police n’arrange pas vraiment les choses. «  Quand on doit se lever à 2 heures du matin pour rejoindre sa compagnie à 3 heures et être sur les Champs-Élysées de 7 heures du matin à 22 heures, c’est sûr qu’on est épuisé et qu’on n’a plus le même discernement ni le même self-control  », rappelle-t-il.

    Et ce n’est pas la prime promise par Emmanuel Macron qui suffira à apaiser les tensions. «  Tous les collègues auxquels j’en ai parlé se sont sentis insultés. On l’a ressenti comme si c’était un susucre qu’on nous donnait pour qu’on ferme notre gueule et qu’on aille faire le #sale_boulot  », lâche-t-il. D’après lui, le mouvement des gilets jaunes a fait naître des débats inédits dans sa compagnie. «  Certains taperaient sur père et mère si on leur en donnait l’ordre. Mais il y a une vraie #crise_existentielle pour d’autres. On se demande si notre devoir ne serait pas d’être avec le peuple. On subit la même #violence sociale en termes de salaire, et on est doublement #victimes de l’#autoritarisme de l’État parce qu’en plus c’est notre patron et qu’on est muselés  », souligne le fonctionnaire, qui a observé plusieurs arrêts maladie dans sa compagnie ces derniers jours. «  Il ne manque pas grand-chose pour que les flics refusent de retourner en manif la prochaine fois  », estime-t-il.

    Concernant le revirement annoncé dans la #stratégie_de_maintien_de_l’ordre mise en place par la préfecture de police de Paris – d’un dispositif plus statique samedi dernier à celui prévu comme plus mobile et offensif pour ce samedi –, Martin estime qu’il s’agit là d’une «  décision politique habituelle  ». «  C’est ce qui a été fait lors des dernières manifestations contre la loi travail ou le 1er Mai  : on nous donne l’ordre de laisser casser pour que le mouvement devienne impopulaire, et la fois d’après on y va fort parce que l’#opinion_publique attend une réaction de #répression_policière.  »

    (1) Le prénom a été modifié.

    http://www.frontsyndical-classe.org/2018/12/un-crs-temoigne-on-nous-donne-l-ordre-de-laisser-casser-pour-q
    #CRS #gilets_jaunes #police #témoignage #résistance


  • Dax : condamné à un mois de prison pour avoir volé 7 euros de merguez - Sud Ouest.fr
    https://www.sudouest.fr/2018/05/24/condamne-a-un-mois-de-prison-pour-avoir-vole-7-euros-de-merguez-5083937-335

    Le prévenu de 43 ans, déjà condamné à 35 reprises et placé en détention provisoire pour une autre affaire de vol, a écopé d’un mois de prison supplémentaire jeudi au tribunal correctionnel de Dax pour un vol de merguez

    #vol #justice #prison


  • Un SDF reçoit 200 euros d’amende pour « mendicité » dans le métro la voix du nord -Morgane Baghlali-Serres - 15 Mars 2018
    http://lavdn.lavoixdunord.fr/336122/article/2018-03-15/un-sdf-recoit-200-euros-d-amende-pour-mendicite-dans-le-metro

    L’association Une touche d’espoir a publié lundi sur Facebook une photo rapidement devenue virale : celle d’une amende Transpole reçue par un sans-abri, parce qu’il était assis dans le métro de la gare Lille-Flandres. Les bénévoles déplorent une amende d’un montant excessif (200 euros), Transpole répond que c’est le règlement.

    Dimanche, en maraude dans le centre-ville, sept bénévoles d’Une touche d’espoir rencontrent un sans-abri devant la gare, qui leur raconte une drôle d’histoire. Alors qu’il était assis en bas de l’escalator de l’arrêt de métro Lille-Flandres, l’homme s’est vu verbalisé d’une amende de 200 euros. « Il nous a sorti l’amende de sa poche, apparemment il en avait déjà reçu d’autres. Est-ce une pratique courante ou un excès de zèle ? », s’interroge un bénévole de l’association. La publication émeut les internautes. Ils sont plus de 1 500 personnes à la partager.

    Contacté, Transpole répond dans un communiqué qu’ils « travaillent main dans la main avec l’association ABEJ Solidarité pour aider les plus vulnérables. Deux éducateurs de l’ABEJ sont ainsi présents quotidiennement sur le réseau et opèrent des maraudes (…) » Cependant, Transpole justifie que ses agents « veillent au respect du règlement d’utilisation du réseau (…) » Et parmi les dispositions « figure l’interdiction de pratiquer toute forme de mendicité dans l’enceinte des transports guidés de voyageurs. Toute personne contrevenant à cette disposition s’expose à une amende prévue pour les contraventions de 4e classe (décret nº2016-541 du 3 mai 2016) ».

    « C’est commode de parler de règlement mais ce n’est pas suffisant, réagit un bénévole de l’association Une touche d’espoir. 200 euros d’amende pour un SDF c’est une aberration.  »

    #sdf #mendicité #Transpole #kéolis #agression #violence #Lille la #ville du #PS et de Madame #martine_aubry #haut_de_france #mel


  • « La violence des riches atteint les gens au plus profond de leur esprit et de leur corps » (Monique Pinçon-Charlot, BastaMag)
    https://portail.bastamag.net/Monique-Pincon-Charlot-La-violence

    C’est une forme d’#esclavage dans la liberté. Chacun est persuadé qu’il est libre d’organiser son destin, d’acheter tel téléphone portable, d’emprunter à la banque pendant 30 ans pour s’acheter un petit appartement, de regarder n’importe quelle émission stupide à la télévision. Nous essayons de montrer à quel système totalitaire cette #violence aboutit. Un système totalitaire qui n’apparaît pas comme tel, qui se renouvelle chaque jour sous le masque de la démocratie et des droits de l’homme. Il est extraordinaire que cette classe, notamment les spéculateurs, ait réussi à faire passer la #crise financière de 2008 – une crise financière à l’état pur – pour une crise globale. Leur crise, est devenue la crise. Ce n’est pas une crise, mais une phase de la guerre des classes sans merci qui est menée actuellement par les #riches.
    […]
    C’est une #domination dans les têtes : les gens sont travaillés en profondeur dans leurs représentations du monde. Cela rend le changement difficile, parce qu’on se construit en intériorisant le social. Ce que vous êtes, ce que je suis, est le résultat de multiples intériorisations, qui fait que je sais que j’occupe cette place-là dans la société. Cette intériorisation entraîne une #servitude involontaire, aggravée par la phase que nous vivons. Avec le #néolibéralisme, une manipulation des esprits, des cerveaux, se met en place via la publicité, via les médias, dont les plus importants appartiennent tous à des #patrons du CAC 40.
    […]
    C’est pour cela que cette classe est tout le temps mobilisée : les riches ont sans cesse besoin de légitimer leur fortune, l’arbitraire de leurs #richesses et de leur #pouvoir. Ce n’est pas de tout repos ! Ils sont obligés de se construire en martyrs. Un pervers narcissique, un manipulateur, passe en permanence du statut de bourreau à celui de victime, et y croit lui-même. C’est ce que fait l’#oligarchie aujourd’hui, par un renversement du discours économique : les riches seraient menacées par l’#avidité d’un peuple dont les coûts (salaires, cotisations...) deviennent insupportables. On stigmatise le peuple, alors que les déficits et la dette sont liés à la baisse des impôts et à l’optimisation fiscale.

    #inégalités #violence_sociale #lutte_des_classe


  • Buxy | SDF, il avait volé des sandwiches dans la poubelle d’Atac
    http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2018/01/05/sdf-il-avait-vole-des-sandwiches-dans-la-poubelle-d-atac

    Un SDF de Buxy a échappé à une peine sévère [sic]. Il était accusé d’avoir volé, en récidive , de la nourriture dans le magasin Atac le 28 décembre et le 1er janvier.

    Du haut de son mètre quatre-vingt-dix, Antoine*, 24 ans, s’explique clairement, sans chercher d’échappatoire, lors de sa comparution immédiate au tribunal de Chalon, jeudi : « Oui, je me suis introduit dans la réserve du magasin, le 28 décembre et le 1er janvier. J’ai volé des sandwiches et des mini-pizzas dans la poubelle, des canettes de soda et une nappe pour me couvrir quand il fait froid », déclarait-il.

    Itinéraire d’un jeune SDF
    La première fois, l’homme a bénéficié de la complicité de deux mineurs qui ont profité du butin sans s’introduire dans le magasin. La seconde, il a agi seul : « Ce n’est pas la première fois. Je m’introduis dans la réserve en escaladant un mur. » Le jeune a expliqué être titulaire d’un baccalauréat des systèmes électroniques et numériques, mais aussi être à la rue depuis ses 17 ans, avoir arrêté les stupéfiants et dormir dans la rue.

    Pour Charles Prost (ministère public), Antoine* « a un profil inquiétant, car il a déjà été condamné pour des faits analogues. Il a été violent avec sa mère. Il n’a pas hésité à entraîner deux mineurs dans le larcin et il a déjà fait l’objet d’une contrainte pénale qu’il ne respecte pas. » Le procureur a demandé trois mois ferme et la révocation de son sursis à hauteur de deux mois.

    « Faute morale »
    L’avocat du prévenu, Me Julien Marceau, très combatif, voyait le dossier autrement : « C’est inquiétant, je suis d’accord sur ce point, mais pas pour les mêmes raisons : ce qui est inquiétant, c’est de voir un homme de 24 ans, en short, livré à lui-même. Qu’est-ce qu’on fait pour lui ? Dans ce dossier, le gérant du magasin et les deux mineurs ont commis une faute morale plus grande que mon client : le premier refuse de donner les sandwiches voués à la poubelle et les seconds, qui ne sont pas dans le besoin, auraient pu lui donner de la nourriture plutôt que de profiter du maigre vol. L’état de nécessité était évident. Le mettre en prison ? Oui. Au moins, il mangera. Il aura un toit, mais derrière les barreaux. Ce n’est pas un prévenu lambda, il a un profil très particulier. Je pense qu’une mesure de travail d’intérêt général lui offrirait au moins une perspective. »

    Le tribunal a décidé de s’inspirer à la fois des réquisitions et de la plaidoirie : trois mois avec sursis et un travail d’intérêt général de 210 heures, avec obligation de travail et de soins. « C’est votre ultime chance », a prévenu la présidente du tribunal, Catherine Grosjean.

    Taule avec sursis (donc risque de récidive légale à la prochaine infraction semblable, dont la violation de domicile, pas citée mais probablement présente) et en même temps travail gratuit à la demande de la « défense ».


  • Pas déclaré par son patron, il travaillait 63 heures par semaine... pour 200€ par mois - La Voix du Nord
    http://www.lavoixdunord.fr/253128/article/2017-10-26/pas-declare-par-son-patron-il-travaillait-63-heures-par-semaine-pour-20

    « Si on calcule, cet homme a travaillé trois ans avec un salaire horaire d’un euro », souligne le procureur de la République qui a requis dix mois de prison avec sursis contre le gérant de la supérette. Le prévenu a finalement été condamné à six mois de prison avec sursis et 3 000 € d’amende.

    Si on calcule bien, on a vachement intérêt à ne plus du tout respecter la loi…


  • En marche ou crève.

    interruption du séminaire au collège de france de monsieur start-up nation, le conseilller de la présidence Philippe Aghion.
    D’une pierre trois coups. En dénonçant pour le prime time des « multirécidivistes du refus d’emploi », #Macron criminalise tous ceux qui n’acceptent pas de travailler dans n’importe quelles conditions et à n’importe quel tarif. Il prépare une vague de #radiations des #chômeurs et, en même temps, par ce choix du terme pénal « multirécidiviste », menace toute opposition qui ne serait pas sans conséquences .

    Mardi 31 octobre, des chômeuses, intermittentes et précaires, sont intervenues au séminaire de #Philippe_Aghion au Collège de France [1], conseiller « officieux » de la présidence, pour y diffuser le tract qui suit et prendre la parole pour en restituer l’argument : le discours de cet économiste du régime a pour fonction de masquer la terrible #violence_sociale_organisée par les dirigeants économiques en charge de l’entreprise France.

    Une partie d’un public nombreux constitué majoritairement de septuagénaires à l’allure bourgeoise sans doute venus vérifier la qualité de leur placement a tenté de mettre fin à la main à cette intervention rapidement relayés par les vigiles maison. Refusant de participer au pugilat qui s’annonçait et menaçait de tourner au lynchage, les contradicteurs ont alors décidé d’aller prendre l’air.

    Tout ce que nous souhaitons à Macron et à ses semblables est d’avoir à subsister en conduisant un fenwick dans un entrepôt frigorifique en équipe de nuit.

    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=8788#nb1

    Dans le projet de loi de finances de 2018, les entreprises se voient accorder des baisses massives d’impôts : réduction de l’impôt sur les sociétés à 25% d’ici 2022, suppression de la tranche supérieure de la taxe sur les salaires, suppression de la taxe sur la distribution de dividendes. Au total, le gouvernement Macron offre aux entreprises des réductions d’impôts de 15 à 17 milliards d’euros… qui iront pour une bonne part grossir les dividendes distribués à leurs actionnaires (45,8 milliards d’euros déjà distribués en 2016, soit 57 % des bénéfices des entreprises).

    Pas de justice, pas de paix.


  • Interruption du séminaire au Collège de France de monsieur start-up nation , le conseiller de la présidence Philippe Aghion - Quelques travailleurs du dimanche et multirécidivistes du refus
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=8788

    D’une pierre trois coups. En dénonçant pour le prime time des « multirécidivistes du refus d’emploi », Macron criminalise tous ceux qui n’acceptent pas de travailler dans n’importe quelles conditions et à n’importe quel tarif. Il prépare une vague de radiations des chômeurs et, en même temps , par ce choix du terme pénal « multirécidiviste », menace toute opposition qui ne serait pas sans conséquences .

    Mardi 31 octobre, des chômeuses, intermittentes et précaires, sont intervenues au séminaire de Philippe Aghion au Collège de France, conseiller « officieux » de la présidence, pour y diffuser le tract qui suit et prendre la parole pour en restituer l’argument : le discours de cet économiste du régime a pour fonction de masquer la terrible violence sociale organisée par les dirigeants économiques en charge de l’entreprise France.

    Une partie d’un public nombreux constitué majoritairement de septuagénaires à l’allure bourgeoise sans doute venus vérifier la qualité de leur placement a tenté de mettre fin à la main à cette intervention rapidement relayés par les vigiles maison. Refusant de participer au pugilat qui s’annonçait et menaçait de tourner au lynchage, les contradicteurs ont alors décidé d’aller prendre l’air.

    Tout ce que nous souhaitons à Macron et à ses semblables est d’avoir à subsister en conduisant un fenwick dans un entrepôt frigorifique en équipe de nuit.

    À quoi peut donc servir un économiste du régime ? (...)

    On peut voir le clip de #Philippe_Aghion à droite de cette page
    http://www.college-de-france.fr/site/philippe-aghion/course-2017-2018.htm

    #toctoc #militants_de_l'économie #start_up_nation #violence_sociale #économiste ##ghion #luttes #chômeurs #précarisation #croissance


  • De l’usine au ring, le rituel de la virilisation - Libération
    http://www.liberation.fr/sports/2017/10/14/de-l-usine-au-ring-le-rituel-de-la-virilisation_1602999

    Pourquoi les sports dits « virils » connaissent le succès dans les quartiers populaires ? Ils ont remplacé l’usine, avance le sociologue Akim Oualhaci.

    (...) dans l’espace des salles où j’ai enquêté, les pratiquants peuvent se transformer assez rapidement en véritables ascètes. Très vite, des jeunes, sans être compétiteurs, s’astreignent à une rigueur extrême, tant au niveau corporel (cadence d’entraînement, travail musculaire, alimentation, footing) qu’au niveau mental (courage, endurance, persévérance) en basculant d’un mode de vie peu contraint à une routine ultracadrée. Indéniablement, il y a une volonté de donner un sens au contexte de vie et aux conditions socio-économiques plus difficiles que dans des milieux plus aisés – une recherche de dignité et de reconnaissance qu’il est possible de trouver dans une salle de sport. Dans les quartiers populaires, l’ascétisme – c’est une hypothèse à creuser – pourrait aussi être lié à la figure du père. Le papa ouvrier dur au mal, qui bosse toute sa vie, qui souffre en silence, qui s’octroie peu de plaisirs. Un héritage de la culture ouvrière d’antan et surtout, de la représentation que les plus jeunes s’en font : pour être un homme, il faudrait savoir souffrir.

    (...) Vos travaux rendent aussi compte d’une tendance : à certains égards, la culture populaire, à travers l’exemple des sports de combat, tend à se gentrifier…

    Cette tendance s’observe à travers un nouveau rapport au corps et à la santé. Il y a vingt ans, après l’entraînement, les pratiquants allaient dans la foulée manger un frites-merguez en France ou du fried chicken aux Etats-Unis sans se focaliser sur leur bedaine. Dans les clubs où j’ai enquêté, on entend désormais des propos assez réfléchis sur ce qu’il faut avaler avant et après les entraînements (pas de gâteaux, pas de boissons gazeuses, etc.), y compris dans la bouche de novices. Ces considérations étaient auparavant réservées aux compétiteurs. Idem pour les motivations : avant, on allait à la salle pour cogner dur. Dorénavant, il est de plus en plus question de bien être, de ligne, de souplesse, de cardio. Depuis le début des années 2000, le profil des pratiquants a évolué. Ils sont plus diplômés, sortent beaucoup plus facilement du quartier. Certains ont déjà un emploi voire, pour les plus âgés, sont en ménage.

    L’essort de la pratique de la musculation, une activité (propédeutique ?) de taulard ? Le passage par ce lieu disciplinaire étant programmé, un aléa probable qui exige préparation.

    #sport #boxe #masculinité #corps_et_âme #culture_populaire #virilisation #violence_sociale


  • La #justice française n’est pas juste
    https://www.inegalites.fr/La-justice-francaise-n-est-pas-juste

    Toutes choses égales par ailleurs donc, les personnes privées d’emploi ont 1,5 fois plus de risque d’être condamnées à de la #prison ferme que celles qui ont un emploi et 1,8 fois plus d’être placées en comparution immédiate [4]. Les prévenus dont le revenu est inférieur à 300 euros mensuels sont 3,2 fois plus souvent condamnés à de la prison ferme que ceux dont le revenu mensuel est supérieur à 1 500 euros mensuels. Même sévérité accrue pour les étrangers qui sont trois fois plus souvent orientés en comparution immédiate et 4,8 fois plus souvent placés en détention provisoire pour une même infraction que les personnes nées en France. Cela signifie qu’ils iront plus souvent en prison, même si, à caractéristiques socio-démographiques et procédure équivalente, ils ne sont pas plus souvent condamnés à de la prison ferme.

    #inégalités


  • Encore un suicide d’un camarade Goodyear, le 16ème...
    https://www.facebook.com/FrontSocialUni/posts/177556506127991

    Encore un suicide d’un camarade Goodyear, le 16ème...

    FAUT QUE CELA CESSE .....
    Mickael Wamen

    Y a vraiment des jours de merde, j’apprends une
    Nouvelle fois qu’un ancien pote de Goodyear à mis fin à ces jours, mon pote Jeremy notre pote, ami et frère, a décidé d’en finir hier ....

    Mais putain, Ca va s’arrêter quand, il y a quelques semaines Regis lui Aussi à mis fin à ses jours, broyé par les conditions de travail, inapte à tous travaux depuis des années , il vivait sous médocs H 24 la souffrance était telle qu’il a préféré y mettre un terme !!!

    Combien de nos copains se sont flingués depuis cette fermeture violente, les saloperies qui ont décidé de nous mettre dehors broyant ainsi nos vies sont coupables, nous perdons des potes et des familles perdent des papas, des époux, des frères .....

    J’ai la haine quand je pense aux deux enfants et l’épouse que Jeremy laisse, envie de gerber, putain Jeremy était jeune Bien trop jeune pour nous quitter, , il faut sacrément être à bout pour en arriver là,.

    La fin du chômage, l’arrivée au galop du RSA, Goodyear devrait être obligé de payer de suite les indemnités réclamées aux prudhommes et ou sont les promesses de reclassement, revitalisation ????

    Du vent, en attendant deux nouvelles familles sont anéanties, pour nous, ni Regis, ni Jeremy et tous nos autres amis, potes et frangins auraient dû en arriver là, les actionnaires qui ont décidé de faire fermer notre usine sont de vraies pourritures, ils se font un max de fric et continuent à broyer d’autres familles en toute impunité .

    #restructuration #usine #travail #violence_sociale #suicide


  • Dix-huit mois de prison avec sursis pour avoir violé sa fille de ses 9 ans à ses 15 ans
    Un père de famille a été condamné en juillet dernier à dix-huit mois de prison avec sursis et de 3000 euros d’amende pour avoir violé à plusieurs reprises sa fille, de ses 9 ans à ses 15 ans. Sa femme a écopé de neuf mois de prison avec sursis et de 1000 euros d’amende pour ne pas être intervenue pendant ces 6 ans, alors qu’elle était au courant des faits. Le père a dû également reverser 500 euros à son fils, coupable de violences sur celui-ci.

    http://www.revolutionpermanente.fr/Dix-huit-mois-de-prison-avec-sursis-pour-avoir-viole-sa-fille-d

    VS

    Voiture de police incendiée à Paris : jusqu’à sept ans de prison prononcés

    Concernant les six autres prévenus, les peines sont les suivantes : cinq ans de prison dont deux et demi avec sursis pour Nicolas Fensch, l’homme qui a frappé le policier avec une tige en fer ; cinq ans de prison dont deux et demi avec sursis pour Ari Rustenholz, reconnu coupable d’avoir frappé par deux fois l’arrière de la voiture avec un plot métallique ; quatre ans dont deux avec sursis pour Kara Brault, pour avoir lancé un plot métallique dans le pare-brise avant ; deux ans dont un avec sursis pour Thomas Richaud, auteur de coups de poing et de coups de pied sur le véhicule ; un an avec sursis pour Leandro Lopes, pour « participation à un groupement en vue de la préparation de violences volontaires » ; et sept ans pour Joachim Landwehr, reconnu coupable d’avoir lancé le fumigène ayant causé l’incendie de la voiture...

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/10/11/voiture-de-police-incendiee-7-des-9-prevenus-juges-coupables-jusqu-a-7-ans-d


  • Une employée de la CSC tuée par un chômeur en colère ? Les relations pourraient encore s’aggraver (OPINION) - La Libre
    http://www.lalibre.be/debats/opinions/une-employee-de-la-csc-tuee-par-un-chomeur-en-colere-les-relations-pourraien

    Une opinion de Cédric Leterme pour le collectif Riposte.Cte.

    Il y a une tension extrême entre les hors-emploi et les travailleurs sociaux auxquels ils ont affaire.

    En tant que membres d’un collectif qui organise les travailleurs hors-emploi, nous lançons un appel aux travailleurs auxquels nous sommes régulièrement confrontés, que ce soit au Forem, aux CPAS ou aux services « chômage » des syndicats. Nous sommes en effet inquiets de la détérioration de nos relations qu’un incident comme le meurtre récent d’une employée de la CSC de Diest par un chômeur en colère ne pourra qu’aggraver. C’est que ce dernier pourrait bien renforcer le sentiment, déjà largement répandu chez bon nombre de travailleurs ayant affaire à des hors-emploi, que ceux-ci deviennent de plus en plus agressifs. Pourtant, cette montée en agressivité ne vient pas de nulle part. Elle découle directement des attaques croissantes dont les hors-emploi font l’objet depuis au moins 10 ans de la part des gouvernements successifs et qui rendent leur quotidien de plus en plus invivable.

    D’un côté, en effet, on les somme de « s’activer » en multipliant les contrôles et les exigences qui visent à s’assurer qu’ils passent bien leur temps à chercher un emploi pourtant largement inexistant. En psychologie, ce type d’injonction paradoxale, « fais pour ton bien ce que je te dis même si cela ne (te) sert à rien », cela s’appelle de la perversité. De l’autre côté, on ne cesse de durcir les conditions d’accès aux allocations, d’en limiter les bénéfices (en termes de montants ou dans le temps), ce qui accroît mécaniquement le nombre de personnes en situation de précarité (ou sur le point d’y basculer), et d’autoriser les intrusions de plus en plus nombreuses dans la vie privée de celles-ci sous couvert de lutte contre la « fraude sociale »… Dans ce contexte, et au risque de choquer, on peut dès lors s’étonner qu’il n’y ait pas plus d’incidents violents impliquant des hors-emploi tant la violence qu’ils subissent est inédite.

    Cela ne signifie évidemment pas que nous souhaitons voir des drames comme celui de Diest se multiplier. Nous savons trop bien qui sont les vrais responsables de cette situation et vers qui notre révolte doit donc se diriger en priorité. Mais cela ne doit pas pour autant empêcher les travailleurs qui « s’occupent » des hors-emploi de s’interroger sur leur rôle dans la perpétuation de leur calvaire.

    Il y a quelques semaines, le nouveau ministre wallon de l’Emploi, M. Jeholet, accusait ainsi les travailleurs du Forem d’être laxistes en les exhortant à être encore plus fermes dans leur contrôle des chômeurs. Du côté des CPAS, la généralisation récente du Projet individualisé d’intégration sociale (PIIS), avec ses pressions à accepter de travailler gratuitement en échange d’un revenu social de subsistance (RIS), est également de nature à envenimer les relations entre usagers et travailleurs sociaux. Enfin, on peut craindre que la mise en cause récurrente du rôle des syndicats dans le paiement des allocations de chômage ne soit de nature à les rendre de plus en plus intransigeants vis-à-vis de leurs affiliés hors-emploi…

    #chômeurs #travailleurs_sociaux #revenu #violence_sociale #meurtre


  • Les bacheliers professionnels et technologiques, naufragés d’APB (LeMonde.fr)
    http://www.lemonde.fr/bac-lycee/article/2017/09/11/les-bacheliers-professionnels-et-technologiques-naufrages-d-apb_5183935_4401

    Comme elle, ils sont encore 3 000 naufragés d’APB, titulaires d’un bac technologique ou professionnel pour la plupart , sans orientation, alors que l’heure de la rentrée a, pour beaucoup, déjà sonné. Comme elle, ils sont des centaines à devoir examiner les solutions proposées par l’enseignement privé et payant, quitte à mettre à contribution leur famille ou à s’endetter.
    […]
    Cela ira mieux demain ! C’est en substance le message envoyé par le gouvernement à ces jeunes en déshérence.
    […]
    Débordé par l’afflux de 40 000 étudiants supplémentaires pour cette rentrée, APB a calé, livrant aux bacheliers les moins armés une fin de non-recevoir.
    […]
    Dans les Salons de rentrée étudiante, il y a également ceux qui se sont vu attribuer une affectation improbable, portant sur un de leurs derniers voeux, et finalement éloignée ou déconnectée de l’orientation souhaitée.
    […]
    Enfin, il y a ceux qui savent que le choix que l’algorithme a fait les conduit à l’échec.

    #éducation #supérieur #fabrique_de_l'échec #inégalités #violence_sociale #sélection #université #exclusion_scolaire



  • #France #Justice #Injustice #Vol #Prison #discrimination_sociale
    #violence_sociale #pauvreté #ultra_violence_sociale
    #ça_rend_malade #guerre_aux_pauvres
    #recension

    Délit de solidarité : Claire, 72 ans, condamnée pour un peu d’humanité
    David Nakache, Médiapart, le 18 décembre 2015
    https://seenthis.net/messages/441811

    Il vole du riz et des pâtes parce qu’il “avait faim” : 2 mois de prison ferme
    Fabrice Valery, France 3 Occitanie, le 13 mai 2016
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/lot/cahors/il-vole-du-riz-et-des-pates-parce-qu-il-avait-faim-2-mo

    Florilège de août 2016 :
    Un SDF prend trois mois ferme pour un vol de yaourts
    Licenciée pour 0.85 centimes chez Auchan
    Un caissier de 56 ans licencié pour une erreur de caisse : « Pour 18 euros ?! »
    Deux ans de prison pour consultation de site terroriste
    187.000 Euros d’amende pour ne pas avoir ouvert le 14 juillet
    https://seenthis.net/messages/520950

    3 mois de prison ferme pour vol d’un fromage pour un homme qui avait faim à Toulouse
    Fabrice Valery, France 3 Occitanie, le 22 novembre 2016
    https://seenthis.net/messages/602399

    Prison ferme pour vol d’une valeur de 20 euros
    Le Figaro, le 25 avril 2017
    https://seenthis.net/messages/593354

    Six mois de prison pour avoir volé un rouleau de papier aluminium à Liège (1,99 euros)
    RTBF - Belga - 27 Avril 2017
    https://seenthis.net/messages/593905

    Un Laonnois condamné à de la prison ferme pour avoir volé… 20 centimes
    Lucie Lefebvre, Le Courrier Picard, le 28 avril 2017
    https://seenthis.net/messages/594109

    Justice Complice
    Marcia, Retard, mai 2017
    https://seenthis.net/messages/603036

    Agde : condamné à de la prison pour le vol... d’une canette à 80 centimes
    J.-P. A, Le Midi Libre, le 21 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/609494

    Dix-huit mois de prison avec sursis pour avoir violé sa fille de ses 9 ans à ses 15 ans
    Lise Plassans, Révolution Permanente, le 9 octobre 2017
    vs.
    Voiture de police incendiée à Paris : jusqu’à sept ans de prison prononcés
    Le Monde, le 11 octobre 2017
    https://seenthis.net/messages/636634


  • La Brique Lille sur les ondes - le numéro 50 : Les chiens ne font pas des chats
    On a pris le magnétophone, l’escalier (400 marches) , et on a frappé à la porte, au milieu du chant des sirènes lilloises.
    – Présentation du N° 50 : Ré création Permanente et de son dossier : L’enfance et l’éducation, l’offensive.
    
- Le collège sécuritaire de Lille Moulin : Bienvenue à Alcatraz ! Chacun(e) à sa place.

    – Le beau bar de génération identitaire : La Citadelle à Lille.
    
- Métro de Lille, drôle d’odeur à Saint Maurice Pellevoisin.

    – Plus il y a de riches au M2, plus il y a d’arbres : L’Argent des Mulliez planqué chez les 3 Suisses. Notre bourgeoisie locale.


    Les Soeurs Chamots (Ta geule)
    https://www.youtube.com/watch?v=6TVYc-nylf8

    Leur Soundcloud : https://soundcloud.com/les-chamots

    Loïc Lantoine : Quand les Cigares
    https://www.youtube.com/watch?v=GFzmO5_KMoQ


    Rappel : Les Willot, quatre frères dans le vent (Images d’archive INA)
    https://www.youtube.com/watch?v=IN5k6zx_4ik

    A propos du rachat des usines Boussac par la société Ferinel (Bernard Arnault)
    https://www.youtube.com/watch?v=2hgBYD10MZs

    #La_Brique #Lille #Enfance #Education #Ecole #Lille_Moulin #Collège #identitaire #fn #Métro #kéolis #Parfum #Mulliez #Croix #3_Suisses #Immobilier #Audio #Radio #Radios_Libres #Radio_Campus_Lille #violence_sociale


  • Six mois de prison pour avoir volé un rouleau de papier aluminium à Liège (1,99 euros) RTBF - Belga - 27 Avril 2017
    https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_six-mois-de-prison-pour-avoir-vole-un-rouleau-de-papier-aluminium-a-lieg

    Un Géorgien âgé de 36 ans a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Liège à une peine de 6 mois de prison avec sursis pour le surplus de la détention préventive après avoir commis le vol d’un rouleau de papier aluminium d’une valeur de 1,99 euro. Pour ces faits, le prévenu avait déjà effectué plus de 40 jours de détention.

    Le prévenu avait été surpris en flagrant délit de vol d’un rouleau de papier aluminium par le vigile d’un magasin Aldi de Liège le 27 janvier 2015. Plutôt que de rendre le produit d’une valeur de 1,99 euro ou de le payer, il avait utilisé cet objet pour tenter de frapper le vigile et de prendre la fuite.
    Maîtrisé, l’homme avait ensuite été enfermé dans l’attente de l’arrivée de la police. L’individu, un réfugié géorgien, était en situation précaire. Il avait été jugé par défaut avant d’être arrêté en mars dernier, d’être placé en détention préventive et de faire opposition. Son avocat, Me Simonis, avait dénoncé une forme de démesure et avait critiqué l’habilitation des agents de sécurité à exercer la séquestration d’un suspect dans le cadre d’un vol au préjudice aussi peu élevé.

    La valeur peu importante de l’objet dérobé n’exonère cependant pas le prévenu de la prévention de vol. Le tribunal a déclaré les faits établis et a condamné le prévenu à une peine de 6 mois de prison avec sursis pour le surplus de la détention préventive. Le prévenu a donc bien effectué 40 jours de détention pour un vol de faible importance.  « Le parquet a été brutal dans le cadre de cette affaire » , a estimé l’avocat du prévenu, Me Simonis.

    #violence_sociale #Belgique #justice #aldi #prison #pauvreté #ultra_violence_sociale #prison


  • Le changement c’est pareil ! Radio Campus Lille - C’est l’heure de l’mettre - 26 Avril 2017
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/le-changement-c-est-pareil

    Lundi matin, il flottait sur le pays, comme un souffle d’air frais. On eut l’impression qu’un profond soupir de soulagement nous tombait dessus. D’où venait ce soulagement pensez-vous ? De la présence du parti fasciste au second tour ?

    Comment expliquer la délivrance boursière, et l’envolée enthousiaste des valeurs bancaires en ce jour de printemps où nous vîmes éclore de si nombreux bourgeois ?

    L’éditorialiste était férocement guilleret, le socialiste aux anges, l’économiste portait sa grisaille avec euphorie, le MEDEF dansait sur le cadavre de nos espérances. Ouf !

    L’hiver de ce tout petit monde bénéficiait d’un mince rayon de soleil, ce soleil noir qui est tout leur programme et que nous éteindrons bientôt.
    Eux, ils continuent, comme avant, à nous entraîner, tantôt graves, tantôt légers, vers le précipice. En marche ! disent-ils...

    Et ils ajoutent : « le changement, c’est pareil ! »

    Ce à quoi nous répliquons : « c’est l’heure de l’mettre ! »

    (Ce mercredi nous rirons ensemble de la médiocrité qui nous domine et de nos malheurs, avant de recevoir, dans nos studios, des militants de la CGT, à quelques jours du 1er mai.)

    L’heure de l’mettre

    #Audio #Radio #Radios_Libres #Radio_Campus_Lille #Présidentielles_2017 #Roubaix #Tourcoing #Quartiers_Populaires #Témoignages #violence_sociale


  • C’est ma période Arte radio…
    Celui-là dure 3 mn et je trouve la fin du laïus de la proviseur du lycée professionnel totalement dingue…
    L’éducation nationale est à brûler c’est certain, il n’y a rien de bon à en retirer.
    Voix de garage | ARTE Radio
    https://www.arteradio.com/son/616248/voix_de_garage

    #racisme #éducation_nationale #audio #radio #orientation_scolaire #Marseille #mépris_de_classe #discrimination #violence_sociale


  • Agression de Théo : la violence sociale d’un système barbare | L#éditorial de #Lutte_Ouvrière
    http://journal.lutte-ouvriere.org/2017/02/15/agression-de-theo-la-violence-sociale-dun-systeme-barbare_77

    L’agression dont le jeune Théo a été victime à Aulnay-sous-Bois est révoltante. Ce passage à tabac par quatre policiers, ce viol avec une matraque, ces humiliations racistes sont insupportables.

    Et l’injustice continue : un viol ayant entraîné une déchirure de 10 centimètres est jugé « non-intentionnel » par l’IGPN ! Des jeunes accusés d’avoir jeté des pierres sont déjà condamnés par des tribunaux à de la prison ferme, tandis que les quatre policiers sont laissés en liberté. Au nom de la présomption d’innocence ? Mais de quelle présomption Théo a-t-il bénéficié ? Aux yeux de la police, les jeunes qui passent un moment en bas de leurs immeubles sont présumés coupables, voire sont des « bamboulas », comme l’a justifié un syndicaliste policier !

    Fillon a expliqué que « la police, la gendarmerie, les forces de sécurité […] n’ont rien à voir là-dedans » ! En prenant le parti des bourreaux contre leur victime, il est dans son rôle de défenseur de l’ordre social capitaliste. Et Le Pen aussi, qui a pris la défense des policiers, tandis qu’un responsable du FN traitait Théo de « racaille » !

    Théo a survécu et peut témoigner. Mais qu’a subi le jeune Adama Traoré, mort le 19 juillet dernier dans la gendarmerie de Beaumont-sur-Oise ? La bavure d’Aulnay n’est pas un cas isolé. Chaque année, des jeunes et des moins jeunes meurent à la suite de l’intervention de la police. Les interpellations qui tournent mal parce que certains policiers se comportent comme en territoire ennemi sont légion. C’est ce que dénonçaient samedi ceux qui ont manifesté à Bobigny, et qui ne se résument pas aux casseurs.

    Les policiers sont certes en première ligne face à bien des violences qu’engendre la désagrégation de notre société. Mais renforcer leurs pouvoirs ne fera qu’empirer les choses. Le PS est revenu sur la mesure symbolique qu’aurait été la délivrance d’un récépissé lors d’un contrôle d’identité. Il veut assouplir les règles d’utilisation des armes, reprenant ainsi, avec le soutien de la droite et du FN, les revendications policières. La société que cela nous prépare, c’est celle des États-Unis, où les policiers ont un permis de tuer.

    Il faut au contraire lutter contre les inégalités et contre ce chômage de masse qui gangrène la société et confisque toute perspective d’avenir aux jeunes des quartiers populaires.

    Théo a 22 ans et est au chômage, comme tant de jeunes des classes populaires. À 22 ans, Charles, le fils de François Fillon, étudiant en droit, avait un job d’étudiant : il était assistant de son père sénateur, et gagnait 4 846 euros par mois… pour un travail qui n’a laissé aucune trace. Tout comme sa sœur Marie, payée 3 806 euros mensuels ! Aujourd’hui, le fils Fillon est avocat d’affaires et peut gagner en une année ce que Théo ne gagnera pas en une vie.

    La voici, notre société : le racisme, l’exclusion et la répression pour la jeunesse des classes populaires ; les passe-droits et les privilèges pour les fils à papa !

    Cette injustice, entre la jeunesse brisée de Théo et celle, dorée, des enfants Fillon, n’est qu’un exemple criant de celle qui traverse toute la société, entre ceux qui tentent de vivre de leur travail, et ceux qui considèrent que tout leur est dû. Les grandes fortunes reçoivent chaque jour en dividendes ce qu’une famille ouvrière ne peut gagner en une année, voire en une vie. Liliane Bettencourt, une des grandes fortunes françaises, empoche chaque semaine plus d’un million d’euros de dividendes de L’Oréal et ne paie même pas l’impôt sur la fortune.

    Les affaires Fillon et Théo sont des leçons de choses : les riches ont tous les droits et les pauvres n’ont que des devoirs. La police et la justice, l’appareil de l’État sont au service des premiers contre les seconds. Cette expérience, bien des manifestants contre la loi travail l’avaient faite au printemps 2016, et des dizaines d’entre eux sont poursuivis. Ce que vivent les jeunes des quartiers, c’est un autre aspect de cet ordre social injuste.

    Alors, soyons nombreux, dans les semaines et dans les mois à venir, à exprimer notre colère contre l’ordre social de la bourgeoisie. Soyons nombreux à dire que nous ne voulons plus de ces inégalités, de l’exploitation, et du racisme qui va avec. Soyons nombreux à faire entendre le camp de ceux qui, quelles que soient leur nationalité, leur religion, la couleur de leur peau, combattent la domination des plus riches sur cette société et toutes les violences qu’elle charrie.

    Éditorial des bulletins d’entreprise du 13 février 2017


  • Se battre contre la corruption systémique ou attendre la catastrophe ?, Par Roberto Boulant – Blog de Paul Jorion
    http://www.pauljorion.com/blog/2017/02/03/se-battre-contre-la-corruption-systemique-ou-attendre-la-catastrophe-par

    L’actualité de ses dernières heures est là pour nous rappeler une évidence qu’il n’est plus possible de nier : la corruption des politiciens professionnels par les plus puissants des intérêts privés.

    Et peu importe que cette corruption soit légalisée sous la forme du lobbying, qu’elle se présente sous la forme d’aller-retour grassement rémunérés entre fonction publique et secteur privé, qu’elle paye des centaines de milliers d’euros un conférencier pour un discours de quelques dizaines de minutes, ou bien même qu’en dehors de toute légalité, elle distribue des enveloppes sous prétexte d’emplois fictifs. Le fait est que des politiciens professionnels s’enrichissent ainsi au-delà de toute mesure, pendant que les populations voient leur standard de vie reculer et l’avenir de leurs enfants hypothéqué.

    Et comme tout système mafieux, le capitalisme ne rémunère pas de la même manière les petites mains et les premiers couteaux. Nul doute que sur le marché, le prix du député de base soit inférieur à celui du ministre, mais peu importe ! Le cheminement a été démontré depuis longtemps -notamment par les travaux de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot -, à la fin c’est la voix de la ploutocratie qui s’impose. Comme le prouve jusqu’au dégoût la violence sociale déployée tout au long du quinquennat qui s’achève.

    Laissons aux historiens le soin de qualifier l’attitude de M Hollande quant à son comportement : convient-il de parler de trahison, ou bien alors de l’aboutissement d’un plan de carrière cynique ? Celui d’un jeune énarque qui pensa en son temps que le parti socialiste offrait les plus belles opportunités de carrière.

    Bien plus intéressant sera sans doute pour les historiens le parcours de Myriam El Khomri, qui transfuge de classe finançant ses études grâce à des bourses et honnête élue de terrain, finira par voir son nom accolé à une loi de régression sociale. Un exemple chimiquement pur du fonctionnement de notre machine institutionnelle. Faites-y entrer quelqu’un d’animé par les meilleures intentions et vous obtiendrez tout de même une horreur juridique en fin de processus ! Mais comment en vouloir à Mme El Khomri ? Comment imaginer un instant qu’elle puisse résister, seule, à l’énorme pression de son gouvernement et de son administration ? Elle n’avait le choix qu’entre la démission, c’est-à-dire le sacrifice de sa carrière et de tous les efforts consentis pour s’élever socialement, et la soumission…

    Maintenant élevons-nous de plusieurs crans dans notre monarchie, et imaginons M Hamon élu Président de la république en mai prochain. Imaginons que l’homme soit honnête, et qu’à l’inverse de ses prédécesseurs, il ne soit pas mû par le cynisme et l’ambition maladive. Imaginons même qu’il parvienne à s’entourer de ministres aussi sincèrement dévoués que lui au bien commun. Combien de temps pourront-ils résister à l’infernale pression et aux efforts conjugués des oligarques de leur parti, de leur administration et de l’Eurogroupe, avant de rendre les armes en rase campagne comme le fit M Tsipras ?

    Penser qu’il est possible de se battre contre le TINA, tout en restant à l’intérieur de ce système corrompu et verrouillé, me semble être une idée absurde. Tout aussi absurde que de penser pouvoir stopper l’effondrement d’une société où les équilibres sociaux reposent entièrement sur un travail qui disparait, où les limites de ce que peuvent supporter les écosystèmes sont dépassées, et où 8 êtres humains sont aussi riches que la moitié la plus pauvre de l’humanité.

    Un état des lieux qui relève de l’évidence, mais tellement angoissant qu’il est très tentant de fermer les yeux ! De se mentir en se disant que le système est réformable et que moyennant un peu de courage et quelques mesures d’accompagnement pour maintenir la tête hors de l’eau des plus fragiles, il sera possible de tout continuer comme avant. Peut-être même certains préfèrent-ils la certitude de la catastrophe à l’inconnu et à la terrifiante perspective de la liberté ?

    Mais peu importe finalement leur choix. Qu’ils essayent de freiner avec M Hamon ou qu’ils choisissent d’accélérer avec M Macron, ils gagneront peut-être quelques dizaines de mois, mais ils finiront submergés par le vote populiste d’extrême-droite. Là également, il n’y a pas à porter de jugements moraux : chacun sait bien qu’à force de battre son chien, on le rend fou.

    L’effondrement démocratique provoqué par la machine à concentrer les richesses et à faire exploser les inégalités devient de toute évidence, inévitable. Mais avec la surveillance généralisée et l’état d’exception se profile la réponse de la ploutocratie : l’État policier. Le rêve de Friedrich Hayek finalement réalisé : le renard libre dans le poulailler libre, avec un état réduit à l’unique fonction régalienne de l’application de la violence légale.

    Ce cauchemar orwellien qui s’approche à grands pas ne nous laisse d’autre choix que celui de se soumettre ou de se battre. Un choix détestable et encore totalement inimaginable hier, dans ce monde maintenant disparu, où un Donald Trump à la Maison Blanche ou une Marine Le Pen au pouvoir étaient des scénarios burlesques.

    Mais se battre n’est pas synonyme de verser le sang. Si pour échapper à l’État policier il n’est d’autre choix possible que de détruire la corruption systémique, de briser le lien de vassalité entre nos élus et l’argent, cela peut encore se faire pacifiquement. En prenant le pari que Jean-Luc Mélenchon et le FG appliqueront le programme de la France insoumise en cas de victoire. Programme dont la Constituante me semble être le seul moyen réaliste de combattre la corruption et les pleins-pouvoirs de la ploutocratie, avec entre autres moyens, la possibilité de révoquer le mandat d’un élu si celui-ci trahit ses engagements.

    Une situation qui pourrait se résumer au choix de celui qui est prisonnier d’une pièce en flammes : rester et avoir la certitude de se faire carboniser, ou bien sauter par la fenêtre en espérant qu’il sera possible d’amortir la chute et de se retrouver à l’air libre. L’avantage que nous avons encore sur ce malheureux et que lui doit décider dans l’instant, alors que nous autres avons encore 79 jours pour y réfléchir tranquillement. Le temps n’est-il pas le plus grand des luxes pour les simples mortels que nous sommes ?

    Tic-tac, tic-tac…

    #France #Démocratie #Corruption #violence_sociale #mafia #lutte des classes #TINA


  • Avec ou sans ton sang ? La Brique - Lille - 1 décembre 2016

    « C’est Bill qui le premier me parla de la fameuse maladie, je dirais en 1981. […] Il se laissa tomber par terre de son canapé, tordu par une quinte de fou rire : "un cancer qui toucherait exclusivement les homosexuels, non, ce serait trop beau pour être vrai, c’est à mourir de rire !". Il se trouve qu’à cet instant Muzil était déjà contaminé par le rétrovirus ». C’est par ces mots, qu’Hervé Guibert1, écrivain, décrit sa découverte du Sida. Virus qui l’emporte dix ans plus tard à l’âge de 36 ans.
     
    À l’époque, personne ne sait encore ce qu’est réellement cette épidémie qui décime en particulier certaines populations. Ce qu’on appellera la « règle des 4 H » pour Homosexuels, Hémophiles, Héroïnomanes, Haïtiens. Basée sur cette observation empirique, une circulaire de la direction générale de la santé du 20 juin 1983 établit que « le syndrome d’immunodépression acquise représente un risque nouveau et grave pour la santé qui pourrait être dû à un agent infectieux dont la transmission par le sang et les produits dérivés du sang a pu être suspectée mais non établie ».
     
    Homosexuel.les dans le même sac


    l a fallu attendre 19 ans, en 2002 pour que certaines recommandations de la direction générale de la santé proposent de supprimer le caractère discriminatoire du refus du don du sang par l’EFS. Ainsi ce n’est plus la population homosexuelle qui est concernée, mais les « pratiques à risques » et particulièrement les « relations homosexuelles masculines » , ce qui permet l’ouverture du droit du sang aux lesbiennes, jusqu’ici injustement montrées du doigt, car celles-ci sont considérées comme sujettes à risque de part leur proximité avec leurs homologues homos ayant des relations homosexuelles masculines.
    Jusqu’en 2012, on note une période de flottement sur cette question de l’ouverture du don du sang de la part du ministère de la santé. Un certain Xavier Bertrand, ministre de la Santé (de juin 2005 à mars 2007, de novembre 2010 à mai 2012) déclare même pendant 5 ans vouloir mettre fin à ce qu’il appelle une « injustice », sans que cela soit suivi des faits.

    En 2012, un questionnaire de l’association SOS Homophobie est envoyé aux candidats de l’élection présidentielle. À la question du don du sang, le candidat Hollande déclare « [qu’il] est dévastateur à tous les niveaux d’accréditer une forme de présomption de séropositivité des hommes homosexuels » . Il faudra attendre la promulgation le 26 janvier 2016 de la loi Santé par Marisol Touraine déclarant, suite à un amendement, que « nul ne peut être exclu du don du sang en fonction de l’orientation sexuelle ».
    . . . . .

    La suite : http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/840-avec-ou-sans-ton-sang
    #Lille #La_Brique #violence_sociale #Harry_Cover #Lutte_des_classes #sang #sida #ségrégation


  • Le prix du sang La Brique - Lille - 1 décembre 2016

    Ça fait belle lurette que le sang collecté n’est plus transfusé directement aux malades. Depuis le scandale du sang contaminé des années 80, les pouvoirs publics ont opté pour le tout médicament. Votre corps sera bientôt réduit à une vulgaire marchandise.
     
    Après avoir répondu à une batterie de questions plus saugrenues les unes que les autres, que sait ce donateur du parcours du sang définit par l’établissement français du sang (EFS) ? Une fois extrait, il est d’abord centrifugé pour séparer les globules rouges de ses autres composants : globules blancs, plaquettes et plasma. Les globules rouges sont filtrés, analysés et envoyés aux hôpitaux afin d’être transfusés aux patient.es. Les plaquettes servent aux patient.es souffrant d’un déficit, alors que les globules blancs, difficiles à purifier, sont remplacés depuis les années 80 par des antibiotiques. Enfin, le plasma, non utilisable ou presque sous sa forme brute, prend la route du Laboratoire Français du Fractionnement et des Biotechnologies (LFB). Cette entreprise - intégralement financée par l’État - synthétise le plasma pour le transformer en médicament. Il reste que l’EFS et LFB, bien que tous deux publics, voient leurs échanges monétisés. En effet, lorsque le sang quitte l’EFS, la valeur d’une poche est fixée à 113€ HT1.


    Du plasma aux médocs, le privé en embuscade
    . . . . . 

    La suite : http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/839-le-prix-du-sang

    #Lille #La_Brique #violence_sociale #Riton #Lutte_des_classes #sang #EFS


  • Quand l’État administre le désastre La Brique - Riton, Hala Zika - 23 novembre 2016

    Depuis sa création en 2007, La Brique analyse régulièrement la situation des réfugié.es bloqué.es sur le littoral du nord de la France. Au fil des années, nous avons recueilli dans nos colonnes leurs paroles et réalisé des reportages sur leurs conditions d’accueil déplorables, et sur la surenchère sécuritaire qu’illes subissent. Nous avons choisi de dénoncer dans ces pages1 la manière dont les gouvernements – à droite comme à gauche – s’emploient depuis quinze ans, au travers de dispositifs logistiques alliant le sécuritaire à l’humanitaire, à maintenir les réfugié.es dans la non existence.

     

    Hiver 2002 : Sangatte est sur tous les écrans, dans tous les esprits, sur toutes les lèvres. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, entérine la fermeture définitive du centre d’accueil de la ville. Celui-ci a vu passer en trois années près de 68 000 personnes, forcées à l’exil par les guerres de l’ancienne Yougoslavie. Quinze ans plus tard, Sangatte demeure le sinistre emblème de la violence des politiques d’immigration européennes et de l’incapacité de l’État français à apporter une réponse humaine à la présence des réfugié.es sur son territoire. Peu avare de triomphalisme, Sarkozy déclare alors : « Nous mettons fin à un symbole d’appel d’air de l’immigration clandestine dans le monde ». Les mots sont choisis, tournent en boucle à la télévision, l’appel d’air est un symbole, l’immigration y est désignée comme clandestine. C’est un mensonge, bien assis sur le fantasme de l’invasion massive. Derrière cela se cache l’idée de surnuméraires à dissoudre en dehors d’un monde porté par le triomphe de l’exclusion et de l’indifférence. C’est aussi évacuer un peu vite l’idée que la fixation des réfugié.es sur les verrous de l’Europe – Calais, Lesbos, Ceuta, Lampedusa, etc. – est d’abord et avant tout la traduction d’une interdiction arbitraire à la liberté de circulation. Mais c’est là une autre bataille, que les militants et les militantes associé.es de près ou de loin au réseau No Border se sont engagé.es à conduire. Sur le terrain, la conséquence de cette décision à visée politicienne est dramatique. Elle force des milliers de réfugié.es à errer sur le littoral sans aucune ressource et à trouver refuge dans les squats, les « jungles » et autres campements disséminés dans les plis des territoires du nord de la France. En quinze ans, rien n’a changé, ou si peu.
     
    L’exil devient criminel

    . . . . . . .
    La suite : http://labrique.net/index.php/thematiques/hors-canard/851-quand-l-etat-administre-le-desastre
    #Lille #La_Brique #Calais #Réfugiés #Camps #violence_sociale