• Le « label bientraitance » du CNGOF : de la poudre aux yeux pour ne pas changer les pratiques
    http://marieaccouchela.net/index.php/2019/10/18/le-label-bientraitance-du-cngof-de-la-poudre-aux-yeux-pour-ne-pas-c

    Le CNGOF vient de sortir son « label bientraitance » pour les maternités, à grand renfort de communication dans la presse.

    Les gynécos auraient-ils compris les femmes, et prennent-il le taureau par les cornes pour changer de fond en comble les pratiques afin de respecter les accouchements ? Y aurait-il enfin une volonté de respecter les recommandations basées sur l’état de la science ? Les médecins se mettraient-il à appliquer la loi sur les droits des patients ?

    Au risque de vous surprendre, la réponse est non.

    Aujourd’hui, lorsqu’on examine le contenu des critères permettant d’obtenir ce label, se dégage un sentiment situé entre la stupéfaction de voir le piètre résultat de deux ans de travaux et le rire face au contenu de ces critères. Je vais vous les présenter.

    Cette idée de label de bientraitance implique que les maternités qui n’ont pas ce label sont par définition des lieux de maltraitance.
    #violences_gynécologiques #violences_médicales
    Sinon je remarque que le Syngof à changé de nom,

    • @mad_meg oui, bienvenue :)
      Je suis outrée que les avortements sans anesthésie de #Karman pratiqués avant la loi sur l’avortement ne soient pas enseignés et pratiqués dans les hopitaux : ce serait un gain pour tout le monde, à commencer par les patientes.

      Si on ne prend que l’avortement dans le suivi gynéco …

      D’abord les tests pratiqués avant l’avortement où le/la gynéco force à une échographie faite avec pénétration d’une sonde vaginale en forme de bite technologique et écran tourné parfois vers la patiente.
      Ensuite, si je ne m’abuse, il y a deux méthodes d’avortement pratiquées en hôpitaux publics ou privés : l’aspiration sous anesthésie ou les hormones dite RU.

      Deux terribles façons de montrer aux femmes qu’elles ne sont pas là pour qu’on prenne soin d’elles, il faut bannir le terme « soignées » de la gynécologie, prendre soin c’est accorder de l’importance à l’autre et là ce n’est vraiment pas le cas.

      Pour l’aspiration sous anesthésie, c’est un séjour à l’hôpital pour l’opération avec de la chimie injectée dans les veines et dans les poumons suivi d’un forçage de l’ouverture du col de l’utérus pour brancher un tuyau et aspirer les cellules indésirées. En plus du risque de se faire violer par des étudiants venus pratiqués le touché vaginale sans consentement pendant l’anesthésie.

      Pour l’IVG médica_menteur, ce sont des cachets d’hormones à haute dose : la mifépristone (ou RU486) et le misoprostol à prendre à plusieurs heures d’interval. Au moment de l’expulsion, c’est le plus souvent dans la solitude que la femme se retrouve devant le placenta et l’embryon, mais qu’importe « elle a eu ce qu’elle voulait » et elle peut retourner bosser.

      De cette technicité médical de l’avortement découle maltraitances et empoisonnement car ces hormones sont cancérigènes. Sans parler du risque létal de l’anesthésie.

      Donc, quelque part, d’avoir spolier et continuer d’ignorer que les femmes peuvent avorter en 20 minutes, sans anesthésie, en souriant, pour conserver ces méthodes barbares, je trouve que c’est dans la continuité de la souffrance infligée aux femmes parce qu’elles ont un utérus.

      Je viens de recevoir l’annonce de la fermeture du Planning Familial de l’Aude, il n’y a donc plus d’endroit dans ce département pour s’informer dignement.

      #karman

  • LEEP Procedure to Prevent Cervical Cancer Can Ruin Women’s Sex Lives
    https://www.cosmopolitan.com/health-fitness/a28798959/leep-side-effects-risks-sexual-pleasure-loss

    Thousands of women undergo LEEPs every year without being informed of a potentially devastating result: the loss of their ability to enjoy sex. Cosmo investigates why doctors aren’t taking this side effect more seriously.

    #femmes #cancer #excision #violences_medicales

  • Médecin de la police accusé d’agressions sexuelles : « C’est un pervers », lance un de ses patients - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/prison-avec-sursis-requise-contre-le-medecin-chef-de-la-police-14-05-2019

    Comme un Dieu tout-puissant pendant plus de trente ans, qui serait brutalement redescendu de son Olympe. S’il n’était qu’une manifestation de cette chute, ce serait la voix de Christian Frey. À la barre du tribunal de Reims, où il comparaissait ce mardi après-midi pour des agressions sexuelles par personne ayant autorité, l’ex-médecin chef de la police pour le Grand Est de la France était comme éteint. À de multiples reprises, il a fallu que le procureur, Matthieu Bourrette, le rappelle à l’ordre pour éviter un huis clos sonore. « Là, il est très calme, mais dans son cabinet, il était égoïste et très directif », se souvient l’une de ses victimes, avant d’aller s’effondrer en larmes dans les bras de ses parents.

    Elles s’appellent Manon, Juliette, Anaïs, Virginie ou même Corentin. Neuf femmes et deux hommes passés un jour entre les mains de ce praticien aujourd’hui âgé de 64 ans. Toutes et tous ont gardé un souvenir amer de cette visite médicale « statutaire », le plus souvent prescrite pour vérifier leur aptitude à rentrer dans la police. Des visites que les filles ont passé « entre la moitié et la totalité du temps sans soutien-gorge », rappelle le président, quand les deux garçons se sont vus palper les testicules sans plus de sommations.

    De longues palpations des seins

    « Parce que dans leur métier, ils sont amenés à courir et se déplacer », plaide le médecin. Les seins, eux, avaient généralement droit à plusieurs minutes de palpation, quand bien même certaines victimes avaient vu leur gynécologue la semaine précédente. Cette fois, il s’agissait de « déceler une pathologie existante, type cancer », ainsi que de s’assurer qu’« un éventuel kyste ne serait pas comprimé par le port du gilet pare-balles lourd », décrit l’homme de l’art. « Et pour celle qui venait juste faire proroger un permis poids lourd ? », interroge le président, perfide.

    Faux airs de Clint Eastwood, mâchoire carrée et yeux bleus délavés, Christian Frey semble bouillir de colère rentrée quand les élèves ou jeunes gardiennes de la paix défilent devant lui. Résumant le sentiment général, l’une raconte comment elle s’est sentie « humiliée », en sous-vêtements toute la visite. « C’est un pervers, complète une autre. Il aurait pu me demander de me rhabiller plus vite. »

    Alors que depuis des années, les futurs élèves policiers se passaient le mot d’une visite médicale façon « conseil de révision des années 1930 », dixit le président, c’est en 2017 qu’un premier rapport est venu alerter sur les curieuses pratiques du docteur Frey. À deux reprises, une élève a eu affaire à lui. S’en ouvre à une infirmière, qui fait remonter l’information. Avant qu’en juin 2018, plusieurs élèves sur le point d’intégrer l’école de police de Reims ne signalent le même type de faits. Mais le médecin-chef, comme intouchable, n’en a jamais démordu, malgré de nombreuses alertes.
    « Il se comportait davantage comme un vétérinaire »

    À ce collègue qui lui indique un jour que certains s’étonnent de ses « gestes déplacés », il répond que les intéressés « sont des cons. » À un autre, il réplique que ses pratiques « sont normales. » Que lui, contrairement à ses douze collègues médecins statutaires de la police à travers l’Hexagone, fait « de la vraie médecine. » Son expertise psychiatrique pointera « un homme au mode de pensée peu souple, acceptant difficilement d’être remis en cause. » « Il se comportait davantage comme un vétérinaire que comme un médecin envers les hommes », tranche le procureur.

    Au-delà de la morale, le magistrat, qui a géré le dossier de bout, rappelle le droit : « Pardon, s’excuse-t-il auprès des victimes. Avait-il envie de vous ? Je ne le pense même pas. Mais peu importe qu’il s’agisse de pulsions, d’un jeu sadique ou d’humiliations. » D’après le même, la jurisprudence en la matière est constante depuis dix ans. L’absence de consentement de « ces patients devenus victimes » s’ajoute au contact avec « les parties sexuelles », par surprise, ainsi que par contrainte, la visite étant « l’ultime obstacle pour devenir policier. » À l’encontre de cet « agent infectieux de l’institution policière. », il requiert 18 mois de prison avec sursis, et l’interdiction définitive d’exercer. Le jugement a été mis en délibéré.

    « Depuis quarante ans je fais comme ça et je n’ai jamais eu d’histoires », balbutie le docteur à la barre. « Depuis, la parole s’est libérée, docteur », lui répond le président. Douze autres plaintes font l’objet d’une nouvelle enquête.

    #violences_sexuelles #violences_masculine #violences_médicales #violences_policières

  • Violences gynéco : des étriers à l’épisio, un rapport douloureux - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/06/28/violences-gyneco-des-etriers-a-l-episio-un-rapport-douloureux_1662694

    Une enquête du Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes, publiée ce vendredi, met en lumière le sexisme dans le suivi gynécologique et obstétrical. Des cabinets d’examen aux plus hautes instances, les dysfonctionnements persistent.

    Présentez un spéculum vaginal à un homme. Demandez-lui de le toucher, puis de dire ce qu’il ressent. « C’est primitif, effrayant, froid », s’exclame l’air médusé l’un d’entre eux dans le documentaire Paye (pas) ton gynéco, réalisé par Nina Faure (1). L’objectif du court-métrage : mieux faire entendre la voix des femmes victimes de violences gynécologiques et demander des explications aux représentants de la profession. Et là, on n’est pas déçu, quand un ponte affirme que « non, un toucher vaginal n’est pas invasif » ou lorsqu’un gynéco après une auscultation prend la tension (plutôt basse) de la patiente en s’exclamant : « Hé ben, je vous excite pas des masses. » Tellement délicat. Tellement vrai ? Ce docu, disponible depuis le 27 juin, tombe à pic alors que le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (#HCE) saisi par la secrétaire d’Etat à l’Egalité publie ce vendredi un rapport intitulé : « Les actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical. Des remarques aux violences, la nécessité de reconnaître, prévenir et condamner le sexisme ». Compilant des remarques faites à des parturientes - c’est-à-dire des femmes en train d’accoucher - ou patientes (du style « Vous avez mal pendant les rapports ? Mettez-y un peu du vôtre »), les 170 pages de cet état des lieux assorti de préconisations sont le fruit de neuf mois d’une enquête très attendue après la polémique qui monte depuis près de cinq ans.

    Lancé sur Twitter en 2014, le hashtag #PayeTonUtérus a fait affleurer plus de 7 000 témoignages de femmes en vingt-quatre heures. Dans la foulée, en 2015, le blog « Je n’ai pas consenti » recense une centaine de témoignages de patientes ayant subi des actes non consentis dans un cadre médical.

    Scandale, toujours cette année-là : des documents de la faculté de médecine de l’université Lyon-Sud révèlent qu’il est attendu, dans le cadre de leur formation, que les étudiants pratiquent des touchers vaginaux sur des patientes « endormies », sans leur consentement donc. Depuis, les témoignages n’ont cessé de se multiplier sur ces violences qui méritent d’être reconnues pour mieux être combattues. L’an passé, le Tumblr et la page Facebook « Paye ton gynéco » se sont créés simultanément, recensant des « témoignages de sexisme et/ou de violences gynécologiques/obstétricales ». Un pic est atteint l’été dernier lorsque la secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène #Schiappa, s’insurge contre le taux exorbitant (et en fait surévalué par la secrétaire d’Etat) d’#épisiotomies pratiquées lors des accouchements : tempête sur les réseaux sociaux.

    C’est dire s’il était temps qu’une enquête au-dessus de tout soupçon fasse le point. Mette au jour toutes ces fois « où les femmes ne sont pas considérées comme des êtres pensants et vivants mais seulement comme des corps » par le monde médical, comme l’explique Margaux Collet, corapporteure de ce travail qui recommande au gouvernement de réaliser la première enquête de santé publique dédiée au suivi gynécologique. Il souligne aussi la nécessité de renforcer la formation initiale et continue des professions médicales et paramédicales en matière de bientraitrance, de respect du consentement et de dépistage des violences sexistes et sexuelles ou encore de faciliter et améliorer les procédures de signalements lorsque violence il y a eu.

    En attendant, zoom sur quelques points de ce rapport.

    Accouchement : episio, c’est toujours trop

    Le chiffre évoqué l’été dernier par Marlène Schiappa avait fait l’effet d’une bombe : 75% de taux d’épisiotomies en France ? « Foutaises ! » avaient scandé les organisations représentatives des gynécologues-obstétriciens. Selon le dernier rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médiale (Inserm), cette intervention clinique - une incision du périnée sur quelques centimètres effectuée pour agrandir la taille de l’orifice vulvaire et faciliter l’expulsion du bébé - concerne 20% des accouchements par voie basse. Ce taux atteint 34,9% pour les primipares (premier accouchement) et descend à 9,8% pour les multipares. Oui mais problème : c’est encore beaucoup trop. Car cette « routine » dite « préventive » ne diminuerait en rien les possibilités de déchirures graves et entraîne des complications non négligeables (pertes importantes de sang, infection). En 2005, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français avait même confirmé l’absence de bénéfices de cette pratique. Certaines maternités ont réduit drastiquement la pratique. C’est le cas du centre hospitalier de Besançon et son fameux 0,3% de taux d’épisiotomies, malgré sa spécialisation dans « l’accueil de grossesses pathologiques et à grands risques ». D’autres en revanche frôlent encore les 45%. Et surtout, sans prévenir en amont les premières concernées. Selon le HCE, une femme sur deux « déplore un manque (16%) ou l’absence totale d’explication (31%) sur le motif de l’épisiotomie ».

    Absence de consentement : violences ordinaires

    Refuser de poser un stérilet à une nullipare (qui n’a jamais eu d’enfant) en bonne santé. Introduire un spéculum sans informer la patiente en amont. Palper les seins sans demander l’autorisation. Imposer la position du décubitus dorsal (allongée sur le dos, les pieds dans les étriers) pour un examen gynécologique sans même proposer la position latérale (qui existe). Réaliser un frottis sur des femmes jeunes, au premier rendez-vous, sans nécessité médicale. Pratiquer une épisiotomie sans l’accord explicite de la femme qui accouche. Puis la recoudre légèrement plus serrée, de manière à rendre plus étroit le canal vaginal (le fameux « point du mari »)…

    Les témoignages recueillis par le Haut Conseil à l’égalité recouvrent une multitude de pratiques mais soulèvent une unique problématique : celle des violences ordinaires. Celle du mépris pour le consentement, aussi. Il y a bien la fameuse loi Kouchner de 2002, qui formule « qu’aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé » du patient. Mais dans les faits, la parole des femmes est trop souvent bafouée par les professionnels de santé. Mais comment leur apprendre à entendre une patiente dire « non, je ne veux pas » ? La question se pose quand on sait que, en moyenne, une femme va avoir 50 consultations gynécologiques et obstétricales au cours de sa vie (#frottis réguliers, renouvellement de #contraception, #IVG…).

    Instances : que d’hommes, que d’hommes

    Bien sûr, si les témoignages de #femmes mal traitées, mal respectées ou mal informées affluent, nul ne songerait à jeter l’opprobre sur celles et ceux qui accompagnent les patientes et parturientes. Un monde d’ailleurs largement féminin.

    Les hommes ne représentent que 2,6% des sages-femmes. Les femmes sont majoritaires (94%) au sein de la gynécologie médicale. Et depuis peu, la #gynécologie-obstétrique est exercée à 51% par des femmes. La parité est donc enfin atteinte.

    Mais c’est au-dessus, là où les impulsions doivent être données ou les sanctions prononcées (lire ci-dessous) que cela se gâte. Près de 90% des membres du Conseil national de l’Ordre des médecins sont des hommes ; ils représentent également 89% des doyens des facultés de médecine ; 74% des membres du bureau du Collège national des #gynécologues et #obstétriciens français et 100% des membres du bureau, du conseil d’administration, des présidents de comité, des présidents et secrétaires des commissions de l’Académie nationale de médecine.

    Autre fait préoccupant, en dépit de l’augmentation importante de la part des femmes dans le secteur médical, les relations entre les deux sexes demeurent empreintes de sexisme : 86% des internes de médecine (95% des femmes et 68% des hommes) déclarent avoir été exposés à du sexisme et près d’un interne sur dix déclare avoir été victime de harcèlement sexuel.

    Avertissements, suspensions, radiations : des plaintes qui se perdent

    C’est peut-être le constat le plus fâcheux relevé par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes : les violences sexistes (remarques sexistes et/ou à connotation sexuelle, harcèlements, agressions, viols) dans le suivi gynécologique et obstétrical font encore trop peu l’objet de signalements et aboutissent rarement à des sanctions ou condamnations. Qui peut s’en étonner ? L’institution a étudié les 104 plaintes portées devant la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins de 2007 à 2016. Sur l’ensemble des poursuites, seules 29% ont conduit à une radiation du professionnel de santé. Pour le reste, on parle d’avertissement, d’interdiction temporaire d’exercer (d’un mois à trois ans), voire d’absence totale de condamnation (22 %). Des chiffres qui concernent uniquement les femmes qui ont osé porter plainte.

    Et toutes les autres ? Celles qui se sont murées dans le silence ? Qui méconnaissent leur droit ? Qui redoutent l’expertise judiciaire car elle comprend un examen gynécologique ?

    Difficile d’évaluer leur nombre. Mais le HCE est clair sur un point : tant que l’Ordre des médecins et des sages-femmes organisera des réunions de conciliation entre les victimes et leur agresseur, « un nombre conséquent de plaintes ne verront jamais le jour ». Pour rappel : ce mode de médiation est formellement interdit par la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Que la France a ratifiée en 2014.

    Le petit documentaire :
    https://www.youtube.com/watch?v=fsRZ59Urc2I


    Et au détour des commentaires on apprend que Nisand donne des conférences sur la sexualité dans les collèges !!!! À l’aide !

    #santé_publique #sexisme #violences_obstétricales #violences_médicales

  • « D’habitude, les gens comme vous se roulent par terre » : patients et médecins dénoncent les préjugés racistes du monde médical
    https://www.francetvinfo.fr/sante/mort-de-naomi-musenga/d-habitude-les-gens-comme-vous-se-roulent-par-terre-patients-et-medecin

    Les histoires de Karima et Asma ne sont pas uniques. Depuis l’affaire Naomi Musenga, les témoignages pullulent sous les hashtags #MédecineRaciste ou #SyndromeMediterranéen. Et les témoignages ne proviennent pas seulement des patients. Sous couvert d’anonymat, une gynécologue raconte à franceinfo comment elle a assisté, plusieurs fois, à des scènes racistes alors qu’elle était encore interne. Elle évoque ainsi les remarques d’un professeur lors d’une visite à ses patientes. « Nous passons devant une femme noire qui poussait des cris à chaque contraction. Jusque-là, rien d’anormal », raconte-t-elle. Quand la sage-femme s’interroge sur une éventuelle péridurale, « la réponse du gynécologue a été : ’Oh ces gens-là n’en ont pas besoin, ils ont l’habitude, ils endurent la douleur bien plus facilement que nous.’ »

    Une attitude décriée par la gynécologue qui évoque « une loi du silence ». « C’est véritablement un sujet délicat et les médecins ne se dénoncent pas entre eux. » Ce genre de comportements découle pourtant d’une expression bien connue dans le monde médical : le « syndrome méditerranéen ». « Ce n’est pas quelque chose qu’on apprend à la faculté de médecine, mais dont on peut nous parler pendant les stages », confirme le médecin Baptiste Beaulieu. « C’est un terme officieux qui sert à désigner les comportements d’exagération dans l’expression de la douleur qu’on retrouverait chez les personnes du pourtour méditerranéen. »

    #racisme #violences_medicales #discrimination

  • Histoire de fesses
    http://www.atoute.org/n/article329.html

    Je n’ai jamais raconté d’histoires de patients. Ce n’est pas mon truc et d’autres le font mieux que moi. Si je publie ici le calvaire qu’a vécu une de mes patientes, c’est parce qu’elle m’a demandé de le faire, tant la façon dont elle a été traitée l’a bouleversée. Voici comment j’ai découvert son histoire, lors d’une consultation où elle me l’a racontée en détails puis retranscrite avec ses propres mots.

    #santé #hôpital #cancer #violences_médicales #médecine

  • #Témoignage d’un #frottis vaginal. ça c’est passé hier, à Grenoble. Les protagonistes : une biologistes d’un laboratoire d’analyse biologique et moi-même.

    Je m’y rends suite à un courrier de ma gynéco, qui dit :

    « Votre frottis cervico-vaginal est normal mais inflammatoire, ce qui peut être dû à la présence d’une infection vaginale. Il faut donc faire partiquer un prélèvement vaginal en #laboratoire (ordonnance ci-jointe). Dès réception du résultat, je vous ferai parvenir une ordonnance si une infection vaginale était mise en évidence. Dans le cas contraire, il n’y aura rien de plus à faire »

    Je décide d’aller au laboratoire qui se trouve à quelques dizaines de mètres de chez moi (pour des raisons de praticité).

    Je n’y avais jamais mis le pied avant.

    A noter que j’ai quand même fait pas mal traîné ce moment... car après avoir fait un premier frottis chez la gynécologue, je n’avais vraiment pas envie d’en faire un autre quelques semaines plus tard... j’y suis donc allée de manière plutôt récalcitrante et 2 mois après avoir reçu la lettre.

    Je rentre, on me fait patienter quelques minutes, puis on me dit d’aller dans une petite salle, où j’attends encore quelques minutes.
    Jusque là, tout normal.
    La biologiste arrive. Une dame d’une cinquantaine d’années. Je ne sais même pas son nom, car elle ne s’est même pas présentée (premier truc un peu bizarre).

    Voici le dialogue et les gestes qui ont suivi son arrivée.

    Biologiste : « Pourquoi vous êtes là ? »
    Moi : « C’est ma gynécologue qui m’a dit de faire un frottis »
    Biologiste : « Oui, mais suite à quoi ? »
    Moi : « Suite à un premier frottis qui... » (et elle ne m’a pas laissé terminer)
    Biologiste : « Ok. Suite à un frottis. »
    Elle écrit cela sur un papier.
    Moi : « C’est ça que vous vouliez savoir ? »
    Biologiste : « Oui. Bon. On fait un nouveau frottis. Si il y a un problème on mettra en place un traitement adéquat. »
    Moi : « Ok »
    Biologiste : « Déshabillez vous. Que en bas. »
    Je me déshabille dans la petite salle, que en bas, comme demandé par la biologiste.
    Biologiste : « Allongez-vous. »
    Je m’allonge.
    Biologiste : « Pliez les jambes. » Et elle me prend une jambe pour la plier.
    Mais je n’ai presque pas eu le temps de pliez les deux jambes que le coton tige était déjà dans mon vagin. Ce coton tige qui frottais partout dans le vagin.
    Evidemment, vu la vitesse et le manque d’empathie dans laquelle tout s’est passé, je n’étais pas à l’aise du tout. Et du coup, c’était très désagréable et douloureux.
    Après quelques secondes la biologiste prononce un « ça va ? » de routine.
    Je lui réponds : « Bhein, disons qu’il y a des choses plus agréables à faire dans la vie. »
    Biologiste : « C’est sûr »

    Et après avoir encore bien remué le coton tige dans mon vagin pendant un temps qui m’a semblé très long mais que je ne saurais pas évalué, la biologiste me dit « C’est bon. Habillez vous. On va envoyer le matériel pour les analyses. Vous pouvez venir chercher les résultats en début de semaine prochaine. Au revoir. »
    Sur ce, elle quitte la salle alors que je n’avais pas encore remis mes culottes. Je suis sortie de la salle en me sentant très seule.
    Je passe dans le couloir, et puis devant l’accueil.
    La biologiste se trouve derrière le comptoir de l’accueil, avec le dos tourné vers moi, car elle était en train de ranger quelque chose dans l’armoire derrière.
    Je me suis arrêtée quelques secondes.
    La biologiste s’ est retournée et m’a dit : « Tout est bon. Au revoir. »

    Fin de l’histoire.

    En sortant de là, je me suis dite que ce n’était quand même pas normal ce que j’ai vécu.
    Et j’ai tout de suite pensé que si moi j’ai passé un moment très désagréable, je pouvais quand même assez facilement surmonter ce moment, car dans ma vie, heureusement, je n’ai pas subi de violences. Mais toutes les autres femmes ? Cette dame ne sait rien de moi, rien, absolument rien. Une parfait inconnue. Cela aurait pu être vraiment traumatisant (ou re-traumatisant).
    Du coup, j’ai pris la décision que je n’allais pas me taire. Je vous écris donc ce #témoignage ici, sur seenthis. Mais je vais aussi envoyer ce récit à ma gynéco et à mon médecin traitant.

    Affaire à suivre. Je ne m’y attends rien. Mais au moins je n’aurais pas tu.

    #violence #violences_médicales #femmes #Violences_gynécologiques #maltraitance_médicale #gynécologie

    • Je ne vais plus voir de gynéco, veux plus
      Quand j’ai voulu faire poser un stérilet, ma gynéco me l’a posé en forçant parce que mon col est trop petit. J’ai fait un malaise mais ça ne l’a pas dérangé, elle m’a juste dit de rester allongée le temps que ça passe. Ça semblait habituel.
      J’ai fini par repartir avec mais je ne l’ai jamais supporté.
      J’avais des saignements entre mes règles et des douleurs au ventre. J’y suis retourné pour qu’elle me l’enlève ce qui m’a aussi fait mal. C’est la dernière fois que j’ai mis les pieds chez un·e gynéco.

    • Ça me rappelle ma dernière visite chez une gynéco, je n’y vais plus non plus. Les fois d’après je suis allée voir une sage femme. À l’époque je prends encore la pilule mais j’en ai marre et je me suis tapé les 500 pages du bouquin de Winckler sur la contraception pour essayer d’avoir le plus d’infos possibles. C’est un peu mon truc l’obsession de l’information lol. Je lui dis que je réfléchis à me faire poser un stérilet sans hormones. Elle me dit c’est pas possible vous n’avez pas d’enfant. Alors je lui dis ben si c’est possible je l’ai lu, il y a même un type de stérilet spécialement conçu pour les nullipares. Et là elle me répond ah mais c’est comme vous voulez, je peux tout à fait vous le poser et ça vous fera très, très mal parce que vous n’avez jamais eu d’enfant. Mais si vous aimez avoir mal il n’y aucun problème !
      Bon je n’ai rien répondu alors que d’habitude je suis une grande gueule finie, je suis sortie et me suis promis qu’elle ne me reverrait plus.

    • cool @sandburg
      Si une personne a l’accès au contenu de cet article sous #paywall je suis preneuse.
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      edit - voici un extrait :

      Que reprochez-vous aux acteurs de la gynécologie et de l’obstétrique ?

      De ne pas écouter les femmes. Depuis des mois, il y a vrai un mouvement dans l’opinion public au sujet des violences gynécologiques. On en parle dans la presse, dans des livres, sur les réseaux sociaux. Et ces professionnels-là sont totalement déconnectés de la réalité et des revendications qui font écho en France. Comment est-ce possible qu’aucun de tous ces médecins ne songe à en parler plus ? Jusqu’à présent, la seule chose que le CNGOF a fait, c’est une petite conférence de presse jeudi dernier suite à la polémique sur ces violences. Ils en ont surtout profité pour faire la promotion de leur futur label « bientraitance » des maternités qu’ils aborderont d’ailleurs vendredi lors du congrès pendant une heure trente seulement ! La bientraitance c’est une chose, mais l’application des recommandations médicales et de la loi, c’en est une autre. Visiblement, ils n’ont pas pris la mesure du sujet.

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      Le label en question existe aujourd’hui

      https://www.liberation.fr/france/2019/10/18/marie-helene-lahaye-un-label-pour-les-maternites-bienveillantes-c-est-de-

      En réponse aux accusations de violences obstétricales, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français a présenté jeudi un label, destiné aux maternités « bienveillantes ». Une réponse inadaptée pour la militante féministe et juriste Marie-Hélène Lahaye.

      Est-ce qu’il faut vraiment labelliser des maternités pour qu’elles respectent les recommandations médicales, pour qu’elles soient gentilles, bienveillantes, polies avec les femmes ? Ce sont des choses qui devraient être au cœur même des maternités. Deux ans plus tard, je découvre ce label ridicule. Il comporte douze critères pas du tout élaborés. Ce label ne montre pas de volonté de sélectionner les maternités les plus à la pointe pour tirer les autres vers le haut.
      Que pensez-vous des critères établis ?

      Les critères sont soit tellement évidents qu’ils devraient être pratiqués dans toutes les maternités, soit des incitations à ne pas respecter la loi. Chaque point est problématique. Un exemple sur le premier : la transparence. Il faut afficher son taux d’épisiotomie, de césarienne, de déclenchement. C’est bien, mais c’est juste un affichage de taux par rapport à la moyenne nationale. Par exemple, on sait qu’en France, une césarienne sur deux est inutile. On aurait donc pu penser qu’ils n’attribueraient ce label qu’aux maternités s’inscrivant dans ces critères de diminution.

      Un critère veut aussi que « toute intervention en urgence donne lieu à une explication avant la sortie de la maternité ». La loi Kouchner de 2002 dit qu’il faut le consentement libre et éclairé du patient avant chaque acte médical. La femme doit donc avoir obtenu toute l’information nécessaire en amont pour accepter ou non cet acte. Ici, on promet une explication trois jours plus tard. Ce critère ne respecte pas la loi voire incite à ne pas la respecter. Même en cas d’urgence, il faut deux conditions cumulatives pour passer outre le consentement : une urgence vitale avérée et l’impossibilité à donner son consentement, donc que la patiente soit inconsciente. Autre point : un projet de naissance modèle sera proposé à toutes les patientes. C’est un document où les femmes expliquent comment elles voient leurs accouchements, une base de dialogue servant à orienter la prise en charge. Qu’est-ce que contient ce modèle ? Est-ce que ce n’est pas une manière de cadrer les patientes pour éviter qu’elles demandent des choses en dehors des protocoles ? Rien n’est dit non plus sur ce qui est fait de ce document. Après deux ans de travail, sa prise en compte aurait pu être généralisée à toutes les maternités.

  • Durant 50 ans, 84 % des lobotomies furent réalisées sur des femmes, en France, Belgique et Suisse | Lynda Zerouk
    http://information.tv5monde.com/terriennes/durant-50-ans-84-des-lobotomies-furent-realisees-sur-des-femme

    Une étude, menée par trois neurochirurgiens français, révèle que sur 1129 patients lobotomisés entre 1935 et 1985 en Belgique, en France et en Suisse, 84% des sujets étaient des femmes. Un chiffre qui montre combien les discriminations et les préjugés liés au genre influencent les pratiques médicales et comment la psychiatrie s’insère dans les rapports de domination. Source : Terriennes

    • #sexisme #femmes #psychiatrie #lobotomie #medecine #violences_medicales #violences_masculines

      La première à passer sur la table d’opération sera une femme. Egas Moniz pratique, le 12 novembre 1935, sa première lobotomie sur une ancienne prostituée de 63 ans, souffrant de mélancolie et d’idées paranoïaques. Son histoire ou plutôt son triste sort, Carlos Parada le raconte en détail dans Toucher le cerveau, changer l’esprit (Editions PUF) et le neurochirurgien Marc Lévêque dans son ouvrage, La chirurgie de l’âme (JC Lattès), co-écrit avec Sandrine Cabut. On y apprend que la patiente avait été transférée la veille, « de l’asile de Bombarda vers le service de Moniz », qui avait programmé cette intervention dans le plus grand secret. Deux mois après l’opération, le médecin conclut « au succès ». La femme étant devenue plus « docile », « le bilan n’est pas si négatif ».

      L’absence de consentement d’une femme ou d’une jeune fille était moins grave que pour un homme.
      David Niget, historien
      Qui viendra la plaindre ? « C’est l’une des clés de la lobotomie explique David Niget, maître de conférence en Histoire à l’université d’Angers et chercheur au Laboratoire CERHIO. Cette pratique était controversée, mais l’absence de consentement d’une femme ou d’une jeune fille était moins grave que pour un homme, qui par ailleurs pouvait demander plus facilement une intervention chirurgicale sur son épouse que l’inverse. Et socialement, le corps des femmes est davantage considéré comme disponible à l’expérimentation. »
      Un traitement différencié dès l’adolescence
      Loin d’être l’unique facteur, cet universitaire, co-auteur avec Véronique Blanchard de l’ouvrage Mauvaises filles (Editions Textuel), rappelle que le tout début du 20 ème siècle est marqué par « une progressive médicalisation de la déviance juvénile féminine ». La science va se conjuguer avec la morale pour renforcer le contrôle de leurs comportements.

      « A travers les statistiques des institutions dites d’observation de l’époque et qui appartiennent au champ de la justice des mineurs, on va s’apercevoir qu’il existe des prises en charge psychiatriques beaucoup plus fréquentes pour les filles que pour les garçons, souligne David Niget. En effet, quand le comportement des garçons est un peu irrégulier, erratique, ou violent, on considère que le problème est social. Qu’il peut se régler avec de l’encadrement, la réinsertion par le travail et puis une bonne hygiène de vie. » Les garçons pouvaient même être facilement « héroïsés ». Comme on peut le voir aujourd’hui autour de la figure du « bad boy » censé représenter la virilité.

      « Pour les filles, de manière très différenciée, on demeure dans le registre de la moralité, du danger social, d’un problème mental psychiatrique qu’il faut prendre en charge, poursuit-il. Avec l’idée générale que l’objet à traiter c’est le corps. Un corps problématique, dangereux, malsain dévié d’une certaine manière de sa finalité qui est de donner la vie, de procréer. »

      Lire aussi :
      > Qui sont "ces mauvaises filles " ? Des rebelles subversives
      En outre, les filles séjournent bien plus longtemps dans ces institutions et développent par conséquent des comportements anti-institutionnels. « Dans cette logique, poursuit le chercheur, elles vont être étiquetées comme « des incorrigibles » ou encore comme des hystériques - terminologie qui signifiait par étymologie une excitation anormale de l’utérus qui produit des comportements désordonnés - ou bien comme des déprimées et des suicidaires qu’il faut protéger d’elles-mêmes, ce qui va, là encore, justifier et même imposer un mode de traitement lourd. »
      La lobotomie hors contexte psychiatrique
      Aussi n’est-il pas étonnant de voir certains patients subir une lobotomie sans qu’aucune maladie psychiatrique ne soit diagnostiquée. Comme le rapporte Louis-Marie Terrier, « des personnes ont également été lobotomisées pour des problèmes de douleurs secondaires découlant de cancers et qui résistaient aux traitements médicaux ».

      Un cas est d’ailleurs resté célèbre, celui d’Eva Peron, la femme du dirigeant populiste argentin
      Eva Peron, épouse du dictateur argentin, Juan Peron lobotomisée pour soulager des douleurs provoquées par un cancer de l'utérus. (c) DR
      Eva Peron, épouse du dictateur argentin, Juan Peron lobotomisée pour soulager des douleurs provoquées par un cancer de l’utérus. (c) DR

    • « A ce moment-là, la lobotomie perd de son effet de mode et de sa pertinence, parce que la chimie va permettre d’intervenir sur le cerveau des malades, explique l’historien David Niget. « Ce qui est clair, c’est qu’on va beaucoup plus utiliser les neuroleptiques à l’égard des filles qu’à l’égard des garçons et ce, dès la fin des années 1950 et de manière assez massive. »

  • Je suis une publication sexiste - Interne, je n’ai pas envie de voir des fresques porno dans les salles de garde
    http://je-suis-une-publication-sexiste.tumblr.com/post/167868803799/interne-je-nai-pas-envie-de-voir-des-fresques

    Ah les fameuses salles de gardes dans les hôpitaux et leurs fresques… Vaste débat qui se poursuit depuis plusieurs années maintenant et qui revient un peu d’actualité en ce moment avec les révélations de sexisme et de harcèlement un peu partout, et y compris dans le milieu médical. 86% des internes féminines sont victimes de sexisme à l’hôpital.
    86%

    Je vais donc vous parler d’une BD que Vie de Carabin a publié récemment sur son site web et son facebook où elle a été censurée (à tort, parce que pour le coup ça relevait de l’expression d’une opinion même si je suis en désaccord avec celle-ci). Vie de Carabin est quelqu’un dont j’apprécie beaucoup le travail dans 98% des cas…mais pas dans celui-ci. J’ai choisi cette BD parce qu’elle expose totalement l’opinion dominante dans le monde carabin et qu’il y a absolument tout les arguments que les internes utilisent habituellement pour se défendre, ce qui est assez pratique pour moi vu que c’est tout les arguments que je compte contester. D’ailleurs je me prépare déjà à en prendre plein la tronche en écrivant cet article, mais au moins personne pourra m’accuser de vouloir persécuter le milieu médical ou de ne pas le connaître, puisque j’entame ma neuvième année dans ce milieu…

    #violences_médicales #sexisme #culture_du_viol #harcelement_sexuel #domination_masculine #male_gaze #travail

  • En 2017, on dissuade encore des victimes de viol de déposer plainte | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/153032/depot-plainte-viol

    Seule une victime de viol ou de tentative de viol sur dix dépose plainte. Mais même une fois la porte du commissariat ou de la gendarmerie poussée, l’accueil est encore trop souvent inadapté, voire traumatisant.

    Sauf que dans les faits, seules 11% des victimes d’un viol ou d’une tentative de viol (soit environ 98.000 cas chaque année) et 2 % des victimes d’agression sexuelle se déplacent dans un commissariat ou à la gendarmerie pour déposer plainte, selon l’enquête « Cadre de vie et sécurité » de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, qui étudie la période 2011-2015.

    De plus, 82% des victimes ont mal vécu le dépôt de plainte et 70% ne se sont pas senties reconnues comme victimes par la police et la justice, selon l’enquête « Impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte » (2015) menée par l’association Mémoire traumatique et victimologie.

    C’est ce qui est arrivé à Aline, 31 ans. Violée par son ex-copain, elle a passé la porte d’un commissariat un samedi soir de 2010. « Le policier m’a demandé pourquoi je ne m’étais pas “mieux défendue”. Il m’a dit qu’il n’y avait pas d’éléments pour déposer plainte. » Ses interlocuteurs ne prendront qu’une main courante.

  • Election de Miss Chaudasse, réalisation d’un film porno... Un syndicat dénonce le bizutage à la fac de médecine de Caen
    http://www.francetvinfo.fr/societe/justice/election-de-miss-chaudasse-realisation-d-un-film-porno-un-syndicat-deno

    Que se passe-t-il à la fac de médecine de Caen ? La présidence de l’université a annulé le week-end d’intégration des étudiants après des soupçons de bizutage potentiellement graves, rapporte France Bleu Normandie, mardi 24 octobre. A la fin septembre, le syndicat SUD Education Calvados avait envoyé un dossier avec des témoignages, photographies et vidéos pour alerter les autorités. Franceinfo revient sur ces actions qui pourraient tomber sous le coup de la loi.
    Une affiche « incitant au viol »

    L’enquête du syndicat remonte à février dernier. A cette époque, deux jeunes étudiantes alertent le syndicat SUD-éducation, après la diffusion d’une affiche faisant la promotion du gala des étudiants en médecine. L’image est inspirée d’une toile du XIXe siècle représentant une scène de martyre chrétien, sur laquelle avait été ajoutée des scènes grivoises « représentant Marisol Touraine, un professeur de l’université et la responsable de la prévention », révèle Le Monde. Au centre, une femme nue entourée d’hommes la montrant du doigt était représentée. « Une quasi-incitation au viol », selon le syndicat.

    Le président de l’université ordonne alors le retrait de l’affiche et l’élaboration d’une charte sur l’organisation des événements festifs par les instances étudiantes. Mais le syndicat d’étudiants va constater des actions de bizutage encore plus graves, héritées des promotions précédentes et qui auraient dû probablement se renouveler cette année.
    Soixante-neuf commandements

    Sur un groupe Facebook privé, le syndicat découvre l’existence de « commandements » imaginés par « La Corpo », l’association des étudiants en médecine qui organise le week-end d’intégration. Il s’agit de soixante-neuf actions, en majorité à caractère sexuel et délictuel, que les étudiants de deuxième année étaient incités à réaliser et à filmer, en vue de gagner des points pour le week-end bizutage, en 2016, rapporte Le Monde.

    Parmi ces actions, les étudiants devaient mimer une masturbation, exploser un préservatif avec le nez, exhiber leur pénis en regardant une fille droit dans les yeux, courir nu en centre-ville, ou encore, "se faire bifler par Rosy [un salarié de « La Corpo »] avec son gode", selon un étudiant. « J’ai pris plaisir à réaliser les commandements », écrit un étudiant en sixième année, au Monde.

    Parmi les « activités » proposées aux étudiants de deuxième année par la promo précédente, on retrouve aussi l’élection de « Miss Chaudasse » et l’affichage de photocopies de la poitrine d’étudiantes. « Ça va jusqu’à la réalisation d’un film porno », s’alarme notamment Clément, membre du syndicat étudiant, à Sud Ouest.

    #bizutage #sexisme #misogynie #médecine #violences_médicales #culture_du_viol #domination_masculine #violences_sexuelles #université

    Exemple de la formation d’agresseurs sexuels par milliers en 2017.
    #éducation

    • En fac de médecine, de l’« intégration » à l’« humiliation »
      http://www.liberation.fr/france/2017/10/24/en-fac-de-medecine-de-l-integration-a-l-humiliation_1605453

      Ces week-ends, plus ou moins extrêmes, ont lieu dans la plupart des facs de médecine. Interrogée par Libération, une ancienne étudiante de Lille explique ainsi : « Quand on passe en deuxième année, on ne connaît pas beaucoup de monde car il y a très peu de gens de la première année qui réussissent. On se met dans des groupes d’intégration où chacun a son parrain ou sa marraine. C’est un moyen de se faire des amis. » Pendant une semaine, il y a donc les fameux défis et beaucoup de soirées qui débouchent sur le week-end d’intégration. « On commence à boire dès le début de la journée mais ce n’est pas forcé. » Rien d’ailleurs, selon elle, n’est imposé. Ni les flambys gobés sur les seins des étudiantes - elles peuvent demander que l’on réalise l’opération sur leur ventre - ni les séances de verres avalés cul sec sur un tourniquet. Selon l’étudiante lilloise, il y a bien des rumeurs - un étudiant aurait sodomisé un poulet l’année avant la sienne -, des actes de violence - un autre s’est vu « enfoncer une fourchette dans les fesses » l’année après la sienne -, mais généralement « c’est bon enfant ». « Il faut se mettre dans l’esprit », juge-t-elle.

      La plupart des étudiants interrogés ont le même discours : ce sont simplement « deux ou trois connards qui font n’importe quoi ». Normalement, rien n’est jamais forcé et il est de toute façon possible de ne pas aller aux soirées. « Le nouveau n’a pas vraiment le choix, il n’a pas envie de se mettre en marge », juge de son côté Marie-France Henry, présidente du Comité national contre le bizutage.

      Chaque année offre en tout cas son lot de faits divers sordides et certains récits décrivent ce qui s’apparente plutôt à un système. Se répètent, comme une tradition, les insultes et les défis humiliants et écœurants, le tout sur fond de sexisme. Il y a par exemple l’élection de « miss chaudasse ». « Il y a des femmes qui se font harceler, voire agresser sexuellement, et ce dans le plus grand secret. Enfin non, en fait, parce que ce n’est pas secret pour les autres étudiants qui parfois assistent à la scène sans broncher. Mais il règne dans ce milieu un tel déni de considération des femmes et un tel système de protection des personnalités "populaires" de la promo ou des supérieurs, que c’est souvent la victime elle-même qui est blâmée dans ces cas-là », décrit ainsi une étudiante.

      « Défouloir ».
      « En médecine, il y a un type de bizutage assez tourné sur la nudité, des bizutages sexistes et sexuels », confirme Marie-France Henry. En guise de défense, beaucoup d’étudiants convoquent « l’esprit carabin ». Les carabins, ce sont les aspirants médecins et l’esprit qui va avec, un concentré de blagues sexuelles et morbides. « Dès que l’internat a été créé, au début du XIXe siècle, des activités sont nées pour faire office de défouloir et se sont ritualisées, explique Emmanuelle Godeau, anthropologue et médecin qui a travaillé sur le sujet. Ce sont des études pendant lesquelles on travaille sur des gens morts, nus. On est confrontés à des tabous qui s’expriment ensuite dans le groupe par des pratiques coutumières. Les étudiants aujourd’hui vont chercher dans ces rites qui participent à la construction symbolique du personnage du médecin ».

      « On aime bien les trucs à connotation sexuelle, teintés de tradition carabine, confirme un ancien étudiant, aujourd’hui médecin. On a beaucoup de chansons paillardes par exemple. Il y a un folklore autour du sexe et de la mort censé être un exutoire. » Un « folklore » qui, parfois, franchit les limites.

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      Etre "intégré" dans la corporation médical c’est donc apprendre à se défoulé sur les femmes via la violence sexuelle. Le rituel de bizutage permet d’éduquer à la domination. Les étudiant·e·s qui arrivent et ne sont pas encore admis dans la corporation sont humilié. Ca envoie le message que l’humiliation des personne qui ne sont pas diplomés de médecine est normal/possible et ca envoie aussi le message que selon la hierarchie, les individus du bas de la pyramide sont là pour que le haut de la pyramide se "défoule".
      C’est pas par hasard que la plus parts des étudiants interrogés parlent d’amusement bon enfant et que la plus part des étudiantes parlent de violences sexuelle, de honte et de dégoût.

    • “Bourrées, elles sont plus faciles à bourrer.”
      Ecole - Aube - Une phrase parmi d’autres, sur un post du groupe Facebook de l’école, accompagné d’une photo de l’auteur de la “blague”, tout fier, avec des bouteilles de bière à la main.

      “Je les fait boire pour les faire taire.”
      “L’alcool c’est comme les femmes, il faut les déboucher pour que ça mousse.”
      https://payetafac.tumblr.com/post/166812717826/bourr%C3%A9es-elles-sont-plus-faciles-%C3%A0-bourrer

  • Violences gynecologiques et obstétricales | Comme un poisson sans bicyclette
    http://www.radiorageuses.net/spip.php?article753

    Dans cette émission, nous avons profité de la tenue du festival « Ovaire et contre tout » à Forcalquier pour parler des violences gynécologiques et obstétricales. Laëtitia Négrié et Béatrice Cascales, autrices du livre « L’accouchement est politique » nous ont présenté leur travail. Puis le témoignage d’une amie ayant vécu un accouchement et des violences à l’hopital de Manosque, il y a quelques mois, a illustré leur propos. Nous avons ensuite débattu avec toutes les magnifiques intervenantes présentes autour de la table qui étaient là pour le festival. Durée : 1h06. Source : Radio Zinzine via Radiorageuses

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/CUP/2017/CUP2017-02-17-cup16violencesGyneco.mp3

  • La #médecine a un problème avec la #diversité | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/138401/la-medecine-un-probleme-avec-la-diversite

    Et quand ce n’est pas la couleur de peau qui pose problème, c’est la langue. « Face à un patient non francophone, les soignants ont la possibilité de faire appel à un service de traduction par téléphone, explique Dorothée Prud’hommes. Mais avec la course à la rentabilité imposée par les récentes réformes hospitalière, beaucoup de professionnels font le choix de s’en passer pour gagner du temps. Certains m’ont raconté comment ils étaient devenus experts en mime, même si on voit mal comment demander à une femme à quand remontent ses dernières règles juste avec les mains ».

    Et la pratique est devenue si courante qu’elle porte un nom : « entre eux, ils appellent ça la médecine vétérinaire »

    #racisme #sexisme #homophobie #pauvrophobie #transphobie #domination #hiérarchie

    • Toujours selon David Frenkel, une équipe des urgences psychiatriques est arrivée peu après au commissariat : « Les médecins ont voulu que je change de chaise. J’étais assis juste en-dessous d’une caméra de vidéo-surveillance, et je ne voulais pas changer de place, pour ma propre sécurité, ce que je leur ai expliqué. Ils ont essayé de me changer de chaise de force. J’ai résisté, et un médecin s’est mis à m’étrangler, alors que deux infirmiers me tordaient les doigts et me liaient les bras avec une corde. Mais ils n’ont pas réussi à me déplacer : je suis resté sur ma chaise. Ils ont aussi tenté de prendre le sac où je range mon appareil photo, que je retenais avec mes coudes. Je leur ai dit qu’ils devraient me passer sur le corps pour l’avoir. Ils ont répondu : Pas de problème. Durant tout ce temps, je criais et j’appelais à l’aide – et les policiers riaient et filmaient la scène. Les infirmiers me chuchotaient qu’ils allaient m’enculer et me frapper les couilles. Les médecins, comme les membres du NOD avant eux, se sont moqués du fait que je suis juif : ils m’ont posé des questions sur le Séder de Noël et fait plusieurs plaisanteries sur la circoncision. »